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Arthur Conan Doyle : Médecin, Ecrivain et Spirite , livre ebook

23

pages

Français

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2021

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Pour la majorité des lecteurs, Arthur Conan Doyle reste avant tout associé à Sherlock Holmes, le célèbre détective de l’époque victorienne. Mais ce personnage mythique, que son auteur finira par juger trop encombrant, ne représente qu’une infime partie de sa vie remplie d’aventures, de voyages et de combats. D’origine irlandaise, les parents d’Arthur habitent l’Ecosse. Mais, au fil des ans, le père est devenu alcoolique. Au sein de sa nombreuse fratrie et vivant avec très peu d’argent, le jeune Arthur a une enfance difficile. Malgré cela, encouragé par sa mère, il réussit sa scolarité et, à la faculté d’Edimbourg, il obtient un doctorat de médecine. Après avoir exercé quelque temps comme praticien, il décide de se consacrer à l’écriture, sa véritable passion. Extrêmement prolifique, il sera l’auteur de centaines d’histoires et de plusieurs chefs-d’œuvre, avec ou sans Sherlock Holmes, comme, par exemple : Le Monde Perdu, un ouvrage fantastique qui inspirera King Kong et, surtout, Jurassic Park. A chaque fois qu’une cause lui semble juste, c’est avec enthousiasme et détermination qu’Arthur Conan Doyle s’engage pour la défendre, quel qu’en soit le prix à payer. A l’époque de grands bouleversements économiques et politiques, entre la fin du XIXe siècle, la Première Guerre mondiale et les Années Folles, les sujets ne manquent pas. Durant la dernière partie de sa vie, l’écrivain deviendra un fervent adepte du Spiritisme, en particulier pour rester en contact avec des proches disparus. Cela lui coûtera beaucoup d’argent et lui vaudra aussi de nombreuses critiques, y compris chez certains de ses amis les plus proches...
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Publié par

Date de parution

14 mai 2021

EAN13

9782386473821

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

5 Mo

Arthur Conan Doyle
Médecin, Ecrivain et Spirite

© Éditions Complicités, Chez Pierres de Paris, 44 rue Rouelle, 75015 Paris, 2021.
ISBN : 9782351203651
Dépôt légal : 3ème trimestre 2021
www.editions-complicites.com
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5.2° et 3°a), d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (Art. L-1222-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Béatrice Balti
Arthur Conan Doyle
Médecin, Ecrivain et Spirite
Éditions Complicités


A ma famille

A Tom Chambers

A Michel Humann




IL’année 1859
L’enfance, cette époque divine où l’on peut entrer dans la peau d’un personnage imaginaire, être son propre héros, danser et rêver en même temps…
Gilbert Keith Chesterton
Les aventures formidables du Major Brown

En 1859, à Londres, Lord Palmerston devenait pour la deuxième fois Premier ministre et la reine Victoria venait de fêter ses 40 ans. Elle régnait sur un empire immense qui s’étendait sur quatre continents où, disait-on avec fierté, le soleil ne se couchait jamais .
L’Exposition universelle, qui s’était déroulée huit ans plus tôt dans le flambant neuf Crystal Palace , avait consacré la grandeur du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. Au nord du pays, dans la turbulente Ecosse, la situation s’était apaisée. Les blessures causées par le rattachement du pays à l’Angleterre en 1707 et, surtout, par les violences après la défaite Jacobite de Culloden en 1746, semblaient peu à peu se cicatriser. À Glasgow et à Édimbourg, l’industrialisation était en marche. Dans ses romans historiques comme Rob Roy ou Ivanhoé, le grand Walter Scott évoquait le passé glorieux de l’Ecosse et, ces derniers temps, les Anglais fortunés se pressaient pour aller séjourner dans les Highlands sauvages, au milieu des Glens et des Braes. La reine Victoria et le Prince Albert ne faisaient pas exception à la règle. Depuis peu, ils avaient achevé les transformations du château de Balmoral situé dans l’Aberdeenshire , au milieu d’un domaine immense qui s’étendait sur 20 000 ha.
Mais en Irlande, à la même époque, la situation était beaucoup plus critique. Durant sept ans, entre 1845 et 1852, le pays venait de vivre une crise majeure à cause du Mildiou de la pomme de terre qui s’était abattu sur le pays. Cette maladie avait entraîné une grande famine, causé la mort d’un million d’Irlandais et provoqué le départ d’un autre million d’habitants, en particulier vers l’Amérique. Une gestion hasardeuse de la crise depuis Londres avait favorisé l’émergence de mouvements nationalistes comme Young Ireland , dirigé par un certain John Mitchel, ainsi que le mouvement des Fenians ou Irish Republican Brotherhood, la future IRA.
C’est durant cette même année 1859, le 22 mai, que naquit à Édimbourg le futur écrivain et père de Sherlock Holmes : Arthur Ignatius Conan DOYLE. Ses parents, Charles et Mary Doyle, habitaient un petit appartement situé au 11, Picardy Place, tout près de la Ville Nouvelle et à deux pas de l’Église catholique St Mary . Arthur était le second enfant d’une fratrie qui allait en compter neuf, mais dont seulement sept allaient parvenir à l’âge adulte. Du côté paternel et maternel, la famille était d’ascendance irlandaise et majoritairement catholique. Au moment de la naissance d’Arthur, la famille jouissait d’une excellente réputation dans le milieu des Arts. John Doyle, son grand-père, avait quitté à dix-huit ans la ville de Dublin pour Londres, et il y était devenu un portraitiste renommé. Ses succès les plus marquants venaient de ses dessins de personnalités politiques qu’il signait systématiquement avec les initiales . Grâce à son talent, les personnalités les plus en vue de la capitale défilaient régulièrement chez lui. Aujourd’hui, John Doyle est considéré comme étant l’un des pionniers de la caricature politique.

John Doyle (1797-1868)
L’homme eut quatre fils dont trois réussirent dans le milieu artistique. James, l’aîné, commença par peindre avant de devenir un historien réputé. Henry, le cadet, devint directeur de la National Gallery de Dublin. Quant à Richard, dit Dickie , il devint un célèbre illustrateur de livres de contes de fées, mais son succès découla surtout de ses croquis d’hommes politiques dans la revue humoristique PUNCH 1 qui venait d’être créée. C’est l’un de ses dessins qui allait servir pour la couverture du journal pendant près d’un siècle.

Si les trois aînés réussirent brillamment leur carrière, ce ne fut pas le cas pour le dernier fils et père d’Arthur : Charles Altamont Doyle. Le jeune homme, qui était également doué pour le dessin, avait quitté Londres pour Édimbourg à l’âge de dix-neuf ans, après avoir décroché un poste au Bureau des Travaux Publics d’Ecosse. Au départ, le sensible et introverti Charles semblait donner satisfaction : il participa à la conception d’une nouvelle fontaine dans la cour de Holyrood, le château de Mary Stuart, et dessina même un vitrail pour la cathédrale de Glasgow. Mais ce ne furent là que des réalisations isolées.
Dans les mois qui suivirent son arrivée à Édimbourg, il devint l’un des « piliers de pub » les plus assidus de la ville. Très vite, il se mua en alcoolique chronique que rien, ni la conduite exemplaire de sa femme ni même les naissances de ses nombreux enfants, n’allait pouvoir enrayer. Cette situation eut aussi un impact dans son travail et aucun avancement n’allait jamais lui être proposé.
Charles s’était marié à 22 ans avec la jeune Mary Foley qui, elle, n’avait que dix-sept ans. Plutôt menue, avec un visage rond, c’était la fille de sa logeuse irlandaise à Édimbourg et le très réservé Charles avait été rapidement séduit par la vivacité, le naturel et la culture de cette jeune fille aux yeux pétillants. Des années plus tard, son fils Arthur, devenu écrivain, la dépeindra comme ayant été : …  la quintessence de la maîtresse de maison et de la femme de lettres. Restant toujours une dame, qu’elle discutât avec le boucher… ou qu’elle préparât le porridge, et je me souviens d’elle avec la cuillère de bois dans une main et l’autre tenant la « Revue des deux mondes » à quelques centimètres de ses yeux ( The Stark Munro Letters ). Malgré son travail, elle prenait chaque soir le temps de raconter des histoires à ses enfants. Elle affectionnait particulièrement les récits médiévaux où l’honneur et l’esprit chevaleresque prédominaient comme la Quête du Graal, et les épreuves qui devaient être affrontées. À plusieurs reprises, Arthur évoquera son talent né lorsqu’elle décrivait les dangers qui menaçaient les chevaliers, « …  en baissant soudain sa voix jusqu’à en faire un murmure glaçant… ».

Mary Foley Doyle jeune femme
Grâce à ce monde parallèle dans lequel elle plongeait ses enfants, elle tentait de les préserver de la dure réalité du quotidien, en particulier de l’alcoolisme de leur père. En une dizaine d’années, la famille avait dû se résoudre à déménager sept fois dans des appartements toujours plus modestes. Les naissances se succédaient et, inexorablement, la situation des Doyle devenait de plus en plus critique. Mary travaillait dur pour sauver les apparences et elle tentait de rester gaie et avenante pour ses enfants et ses amis. Le manque de caractère de Charles, qui ne savait pas refuser une seule invitation à boire, donnait une piètre image paternelle. La courageuse Mary devait tout assumer…

Arthur à cinq ans

Arthur à 6 ans, avec son père, Charles… Qui pourrait se douter sur la photo que ce dernier était déjà devenu alcoolique ?
Arthur avait eu neuf ans. Soucieux d’éloigner le jeune garçon d’une mauvaise atmosphère familiale, ses oncles de Londres, Richard et James Doyle, ainsi que Michael Conan, son parrain qui vivait à Paris, proposèrent d’aider financièrement Mary en payant l’internat d’Arthur. Pour de fervents catholiques comme ses oncles paternels, qui vivaient dans un pays à majorité protestante, il ne pouvait y avoir qu’une seule alternative : aller étudier dans un collège de Jésuites. Cet ordre était réputé pour l’excellence de son enseignement et il pouvait se mesurer avec celui des Public Schools anglaises comme Harrow ou Eton. L’an passé, Mary avait elle-même tenté d’y inscrire son fils. Les Jésuites lui avaient alors proposé des études gratuites à la condition qu’Arthur s’engageât ensuite à mener une vie religieuse à leurs côtés, ce que Mary avait refusé. Cette année-là, l’aide financière des oncles Doyle était donc la bienvenue. À l’automne 1868, Arthur se rendit à la gare de Waverley et, de là, il dut dire adieu à sa famille et à Édimbourg. Il fit seul le long voyage en direction du Lancashire où se trouvait Hodder, cette école qui, durant deux ans, préparait à l’entrée du Collège de Stonyhurst. Quitter les siens lui brisait le cœur et, des années plus tard, il se rappellera avoir sangloté tout le long du trajet…
Après les premiers jours de tristesse, Arthur commença à s’intégrer. Lui, qui n’avait connu jusque-là qu’un environnement pollué et parfois violent dans cette ville d’Édimbourg surnommée Auld Reckie (la Vieille Enfumée) à cause de la couleur noire de ses pierres, se retrouvait aujourd’hui au milieu d’un parc avec une rivière, non loin de landes immenses et à proximité d’une forêt. Ses camarades étaient des catholiques de plusieurs nationalités dont les parents résidaient souvent à l’étranger. Les Jésuites ne faisaient aucune différence entre les élèves, mais certains enfants issus de milieux fortunés recevaient beaucoup plus de co

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