Clochemerle en Bourbonnais , livre ebook
15
pages
Français
Ebooks
2023
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Clochemerle en Bourbonnais
© Éditions Complicités, Chez Pierres de Paris, 44 rue Rouelle, 75015 Paris, 2023
ISBN : 9782351206461
Dépôt légal : 3 e trimestre
www.editions-complicites.com
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5.2° et 3°a), d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (Art. L-1222-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Richard Alain Marsaud de Labouygue
Clochemerle en Bourbonnais
Éditions Complicités
Je remercie, mes amis, mes camarades d’école, les enfants de chœur et mes compagnons de jeux, sans eux ce livre n’aurait pas été écrit.
Avant-propos
Nous assistons à une offensive massive de destruction de notre Nation, à travers les mœurs, la culture et la religion qui ont fait notre Pays la France, de même, nos familles, nos fratries. L’Homme, est agressé, déconstruit dans sa différence avec la femme, par une idéologie venue d’Outre-Atlantique, le wokisme.
Un bref retour historique nous amène à considérer que nos maux, certes, ont pour origine la Révolution Française de 1789 dans tous ses excès, mais plus près de nous, la conception américaine et plus particulièrement l’idéologie du Président Roosevelt considérant la France comme un dominion américain qu’il s’apprêtait à inonder matériellement de billets de la monnaie américaine, le Dollar, si Winston Churchill, le général de Gaulle, le général Leclerc de Hautecloque, ne s’étaient pas opposés vigoureusement à cette invasion qui cachait bien son nom. 1962, pour Vatican II, 1968, pour la libéralisation des mœurs sont à bien regarder que des épiphénomènes de ce grand dessein de destruction conçu dès les années 1950.
Aujourd’hui, il nous semble utile de revenir aux fondamentaux et nous souvenir que nous sommes aussi issus de cette culture, de cette religion qui portent un nom qui nous dépasse, la Civilisation gréco-latine, léguée par nos aïeux.
Les petites fratries, celles qui ont fait l’histoire de nos villages, en sont encore un témoignage vivant. Avant que tout disparaisse dans l’oubli qui est imposé aux nouvelles générations, cherchons ces repères.
Le village un des chefs-lieux de cantons de l’arrondissement de Montluçon était dit-on, entouré de murailles et rempli de canailles. Même si la qualification était quelque peu exagérée, les réputations sont tenaces, pour les individus ainsi que pour les cités. Il se disait aussi, lorsqu’un projet visait à la suppression de la présence de la maison de la gendarmerie et de leurs occupants, gendarmes, qu’il ne fallait pas y songer, le village se classant dans les espaces sensibles, où une pareille présence était nécessaire pour la tranquillité du secteur.
Un village situé aux confins du Massif Central, dans cette zone reculée des Combrailles, entre Auvergne et Bourbonnais, et occupée par des Gaulois réfractaires derniers occupants des métairies qui deviendraient bientôt, des propriétaires accomplis, lorsque les anciens maîtres, châtelains et bourgeois céderaient à la pression de l’impôt et des charges.
Au lendemain de la grande guerre de 1914-1918, où beaucoup des jeunes du village avaient trouvé la mort au champ d’Honneur, quelques-uns, peu nombreux, étaient revenus pour raconter leurs souffrances, mais aussi comment ils s’en étaient sortis vivants ou estropiés, avec des actes héroïques parfois qui faisaient dire qu’ils avaient rempli leur devoir, envers la Patrie et envers leurs familles qui pouvaient être fières d’eux.
La principale activité était l’agriculture, avec de petites parcelles de dizaines d’hectares, où alternaient les cultures céréalières et l’élevage des vaches laitières ; quelques chèvres pour la production locale de fromages.
Le maire, de cette époque, après 1914, vétérinaire de son état, aux accents radicaux, n’avait néanmoins, pas intégré les souffrances du village et se risquait consciemment ou inconsciemment, dans des propos décalés en observant la population qui faisait la queue à la boucherie du bourg : « les ouvriers mangent de la viande ? », le résultat de tels propos venait conforter l’existence d’une cellule communiste dans ce petit village de mille trois cents habitants.
La guerre de 1939-1945, intervenait avec la période 1940-1945 pendant laquelle le village situé dans la zone non occupée, connaissait une ouverture vers d’autres populations venues d’ailleurs. D’abord, les cousins et parents parisiens ainsi que les Juifs de Belgique qui fuyaient la zone occupée par les armées allemandes, les Italiens anti-Mussolini et les républicains ainsi que les Carlistes Espagnols opposés à Franco. Enfin, une présence militaire composée de cette armée résiduelle, dite Armée d’Armistice, où les trois armes confondues : Terre, Air, Mer, se trouvaient juchées sur les édifices les plus hauts du village, notamment la tour médiévale du château du Ludaix, réquisitionnée au comte de Durat, pour surveiller les alentours et prémunir la zone libre des attaques aériennes des alliés qui étaient devenus ennemis. Les activités militaires consistaient aussi à préparer la jeunesse à la reconquête du territoire national, lorsque le moment serait venu.
Les Chantiers de Jeunesse, étaient encadrés, par ces officiers, sous-officiers, qui montaient des équipes sportives de basket et de divers sports collectifs, en ne négligeant rien de la formation militaire, du maniement des armes et de la discipline. Chacun et chacune, sachant que la discipline reste et restera la force principale des Armées. Officiers et sous-officiers, travaillaient concomitamment pour certains, avec les services de renseignements alliés, dans le réseau du Bureau Central de Renseignements et d’Action (BCRA) crée en 1940 et qui fusionnera en 1943, avec les Services de l’Armée en Algérie, au sein de la Direction Générale des Services Spéciaux.
Ces mélanges détonants se retrouvèrent à la Libération, dans les bois et les clairières du village et bien au-delà, à la tête des maquis d’Auvergne, pour les militaires qui rejoignirent les maquis des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) et pour les Communistes et leurs sympathisants les forces des Francs-Tireurs Partisans (FTP).
Les mariages des natives du village, la fille du cafetier, celle de la postière, de la mercière-épicière… avec ces jeunes soldats, ces Italiens et ces Espagnols, allaient créer des familles dont les apports génétiques étaient moins connus que ceux des animaux des fermes alentours. En attendant, cette jeunesse du village, accompagnée de l’accordéoniste Riton, du clarinettiste Giolat et quelques autres bénévoles, montait des représentations théâtrales et de chants au bénéfice des prisonniers militaires internés en Allemagne.
Les guerres contribuent à la rupture non seulement économique mais sociale de nos fratries qui réunies constituent la Nation Française.
Depuis la Grande Guerre et la Conscription qui appelait les jeunes gens et particulièrement ceux des campagnes à rejoindre les champs de batailles où beaucoup perdraient leurs vies, la France continuait de se vider de ses forces vives et de ses bras nécessaires à l’Agriculture et à l’Industrie. Dans ce domaine particulier, depuis la Révolution et les deux Empires, la pérennité du sacrifice donnait de plus belle, sous les apparences de sauver la Patrie.
La défaite de 1940, entraînait la dislocation de nos Armées, entre les soldats capturés par l’ennemi et internés prisonniers en Allemagne, les marins qui purent rejoindre Alger, avant le sabordage de la Flotte Française dans le port de Toulon, tous n’ont pas entendu l’appel du 18 juin du général de Gaulle, à Londres. Se mit en place alors, ce qui restait des troupes des trois Armes, réparties sur le territoire de la France non occupée, l’Armée d’Armistice avec ses chefs, le Maréchal Weygand, l’Amiral Darlan à Vichy siège de l’État Français sous la présidence du Maréchal de France Philippe Pétain.
Le poste de guet de Ludaix
Les postes de guets furent établis pour la surveillance du territoire et le renseignement. C’est ainsi que fut connu celui du village, dans la tour du Moyen-Âge, à créneaux du château du Ludaix, propriété historique des comtes auvergnats et bourbonnais de la famille de Durat. Le château du Ludaix ayant été considéré comme l’édifice le plus haut du village, il fut réquisitionné, et un beau matin un convoi de véhicules avec ses occupants militaires se présentait pour occuper les lieux. L’objectif étant la surveillance aérienne de l’espace montluçonnais et celui des productions électriques du Pont de Menat. Lesquels soldats scrutaient du haut de la tour l’horizon avec leurs jumelles.
Ces officiers et sous-officiers de carrière, avaient été confrontés quelques mois et jours plutôt, à l’entraînement sur le plateau de Gergovie, par le Général de Lattre de Tassigny et quelques autres, à la formation militaire qu’ils enseigneraient aux nouvelles recrues afin de préparer la relève des troupes pour une offensive dont on ignorait tout.
Il appartenait à l’encadrement militaire la mise en place des Chantiers de Jeunesse, promus par le colonel de La Roque.
Dès les premiers jours de leur installation au château, ils eurent à répondre et peut-être suite à des contacts que leur donnaient les réseaux militaires, aux demandes d’exercices de tirs des personnalités locales du canton issues des vétérans de la grande guerre. Des séances de tirs furent ainsi organisées au château.
L’accueil sympathique de la population n’avait d’égal que l’amabilité des militaires qui consommaient les produits loc