J ai de la Chance, j ai un cancer
59 pages
Français

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J'ai de la Chance, j'ai un cancer , livre ebook

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Description

Cancer : La maladie du siècle (on a dit pareil pour les problèmes de dos plus jeune, mais on a changé de siècle parait-il, donc ça reste logique).
Celle que certains nomment un crabe - ce qu’elle n’envisage pas, puisque c’est bon le crabe - d’autre le K, on dirait presque un nom de céréales, ou de boite de nuit, un truc matinal quoi.
Sa boule, elle, elle l’a appelée Marguerite, c’est fleuri, plus joli.
Parce que ce que ce cancer ne savait pas, c’est qu’en ce début d’été 2015, il prenait ses quartiers dans le sein d’une aventurière-guerrière aux humeurs-humours particulières.
Elle a décidé de livrer sur bout de papier son quotidien farfelu pour montrer que l’on peut aborder les choses différemment, et même y trouver certains « avantages ». Elle en a caché 53 dans ces pages.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 juillet 2017
Nombre de lectures 4
EAN13 9782956135012
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0350€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

J ai de la chance, j ai un cancer
Ou comment j ai appris à voir la vie en rose!

Stéphanie JONTE

2017
ISBN:9 782956 135005
Cet ebook a été réalisé avec IGGY FACTORY. Pour plus d'informations rendez-vous sur le site : www.iggybook.com
Remerciements  
 

 
A toi, qui a découvert ma tumeur.
Au bon endroit, au bon moment. Et m’a donné la chance d’être encore ici pour raconter mes histoires, mais surtout pour tendre à être encore meilleure.  
A vous tous qui avez été là, de près, de loin, amis, professionnels de santé, patients, connaissances, collègues, étudiants et j’en oublie, qui avez dû supporter mes coups de gueule, mes larmes, ma distance, et surtout mon insupportable optimisme, et toute la folie qui va avec.  
A mes deux Marie, qui en plus de leur amitié m’ont offert leur présence et leur aide pour tenir et aussi rendre concrets ces bouts de papiers.  
A toi, Fabuleux Coloc, plus connu sous le nom de Vincent P. pour avoir été le seul à vivre cette période dans la réalité du quotidien, et à en avoir assumé beaucoup quand je ne pouvais pas.  
A mon passé, qui m’a permis d’être celle que je suis aujourd’hui.  
A la vie, mon tout, qui me donne chaque jour l’opportunité de vivre des choses ordinaires ou pas, qui a le don de me surprendre et de m’aider à apprendre, et qui m’a appris l’amour inconditionnel.  
 
Indication au   (x ?) lecteur(s ?)  
 

 
Vous entrez à vos risques et périls !   (Ou   comment vous faire fuir tout de suite !)  
Si vous avez vécu vous-même cette expérience, ou si l’un de vos proches a été dans cette situation (oh, et puis, zut, même si vous êtes « vierges » de la canceritude), je vous invite à garder l’esprit ouvert.  
Trouvez ce que vous voulez, ou pouvez, dans ces quelques pages, mais n’y voyez   jamais une offense de ma part, si je me moque, ce n’est jamais méchant. Il ne s’agit ici que de ma vision de ma propre histoire, avec mon propre prisme, celui de l’humour et de l’autodérision.  
Après tout, si j’avais un souhait, ce ne serait pas d’être épargnée par la maladie dans l’avenir, mais plutôt   que les Hommes soient capables   de ne pas prendre ombrage de ce que les autres expriment, même si cela va à l’encontre de leurs principes ou convictions, de la pensée politiquement correcte, ou encore d’une vérité scientifique.  
Alors, ne prenez rien personnellement…  
Et si vous ne voulez pas tout lire, j’ai listé les points positifs   après la conclusion…vous n’aurez pas le contexte, juste le résultat.   
A vous de choisir si c’est le chemin plus que la destination qui vous importe, ou la destination…
 
 
Voyez cette boule que je ne saurais cacher!
 

 
Salut !  
Je suis une jeune femme de 32 ans, plutôt bien dans ses baskets, et tout aussi à l’aise dans ses talons, qui aime la vie de manière inconditionnelle.  
Mes passions ?
Apprendre, enseigner, voyager, découvrir et partager.
J’aime lire aussi.  
 
Et j’étais justement tranquillement en train de me plonger dans l’Apprentissage de l’Imperfection, de Tal Ben Sahar, quand la main de mon voisin de lecture s’égare malencontreusement sur mon sein gauche. 
 
« La Main : – Hey t’as une boule là. 
Bibi : -oui, ça s’appelle un sein…y’en a un autre là si tu veux. 
La Main :  – non j’déconne pas, touche ! 
Bibi : – ok, c’est effectivement étrange, mais ça doit être les hormones. 
La Main : – non, ça peut être grave, imagine que c’est une tumeur ! Tu devrais appeler le médecin. 
Bibi : – Il est vingt-trois heures, tu ne veux pas plutôt être romantique, on verra ça demain.  »  
Une tumeur, il est ouf lui, ce sont sûrement mes règles qui arrivent ! Au pire un kyste !  
 
***************
Le lendemain matin, la Main insiste pour que j’appelle mon médecin…ma seule préoccupation est d’attendre que mon thé refroidisse pour éviter de me brûler la langue et d’avoir cette horrible petite sensation de picotement qui gâcherait mes prochains repas.  
Après une première tentative d’appel à huit heures trente-quatre, vouée à l’échec, le secrétariat n’ouvrant qu’à neuf heures, j’arrive à siroter ledit thé et manger mon gâteau avant qu’elle me relance. 
 
09h04. La charmante jeune femme du secrétariat décroche enfin et me donne un rendez-vous pour le lendemain après-midi. Facile. Tranquille. 
 
La main part travailler. Je pars écrire des histoires sur comment atteindre ses objectifs pour réveiller mes étudiants. 
 
****************
Une journée de plus s’écoule et je rentre donc à Lyon, me pointant toute guillerette chez mon médecin traitant, femme que j’adore, et qui est pour moi le top de la crème des médecins (même si je devais déménager à l’autre bout de la France ce serait elle, et personne d’autre). 
On se raconte les derniers potins, et je lui explique ensuite pourquoi je suis là. 
On se déshabille – enfin juste moi – et elle commence l’auscultation. Lors de la palpation, elle constate effectivement la présence d’une chose qui n’est pas censée se trouver là.
Son discours est simple et logique : il faut faire des tests pour savoir ce que c’est au cas où ce soit « grave », mais que ça peut être tellement de choses, boule de gras, kyste, adénofibrome, ou autre.  
 
Dans mon petit cerveau de moineau, je suis persuadée qu’il s’agit simplement d’un hématome suite à la chute d’une petite falaise turque alors que j’avais mon sac de rando sur le dos. Une vague histoire de coquelicot… 
 
L’inquiétude ne me gagnant pas (on perd souvent quand c’est le cas), je ressors de là, zen, avec, en poche, le document ordonnant une échographie du sein sur lequel a été collé un post-it avec l’adresse d’un cabinet de radiologie où l’effectuer.  
 
Si c’est toujours un plaisir de voir mon docteur, je dois m’activer un peu aujourd’hui car je suis de mariage ce week-end, et dois retourner en Haute-Savoie.  
L’ordonnance va alors trainer quelques jours au fond de mon sac, et c’est en posant mon vernis pour aller au-dit mariage que j’y repense, et alors que mon bleu givré sèche, je compose le numéro du cabinet.  
Démarche simple, échange poli et efficace, le rendez-vous est fixé au lundi d’après. 
Je profite de mon week-end très agréable, et je me pointe jupette et tongs entre doigts de pieds au guichet d’accueil du centre de radiologie. 
 
Bonus cancer n° 1  : Tu vis de nouvelles expériences ! Médicales pour commencer. 
 
C’est parti pour l’échographie ! Le médecin est une femme sympathique qui arrive tout sourire et me parle de ce qu’elle va faire. Le contact du gel sur ma peau me fait frissonner. Elle fait rouler sa bille de lecture et l’image apparait sur son moniteur.  
 
Bonus cancer n° 2  : Tu ouvres ton esprit et tes perspectives en réalisant que l’utilisation des lubrifiants est plus large que ce que tu en connais… 
 
Alors que je m’amuse des sensations provoquées par le roll-on, je vois sa tête se crisper légèrement. Elle prend son ton le plus calme, et prend le temps de choisir ses mots pour m’annoncer qu’il y a bien une masse (tumeur, c’est trop négatif…on fait les choses par étapes).
Une belle masse irrégulière (c’est là qu’elle tique) de 2,2 centimètres.  
Elle me demande

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