Une adolescence perdue dans la nuit des camps
134 pages
Français

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Description

« Le 10 Mai 1940 toute mon existence a basculé. 1150 jours en enfer dans onze camps de la mort, ainsi que la disparition tragique de tous les miens m’ont marqué à jamais. Soixante ans plus tard, sur les conseils de ma fille cadette Irène, je me suis enfin décidé à coucher sur le papier mon douloureux périple. Servi par une mémoire sans faille, mon but n'est pas d’apitoyer les lecteurs, mais surtout - dans un monde en totale dérive - de les mettre en garde contre ce mal récurent, la haine et l’esprit du mal. »



Préfacé par Serge Klarsfeld et par André Flahaut, le récit d’“Une adolescence perdue dans la nuit des camps” est une belle leçon de courage et d’endurance aux pires traitements inhumains. Et un antidote contre le retour de la haine et l’esprit du mal...
Christian Laporte, La Libre Belgique

“Une adolescence perdue dans la nuit des camps” se dévore comme un livre d’exception, comme un témoignage hors du commun que salue dans sa préface Serge Klarsfeld, le pourfendeur français des bourreaux nazis [...].
Marc Vanesse, Le Soir

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 31
EAN13 9782507052591
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Henri Kichka
Une adolescence perdue
dans la nuit des camps
Une adolescence perdue dans la nuit des camps
Henri Kichka
5e édition revue et corrigée
Renaissance du Livre
Avenue du Château Jaco, 1 – 1410 Waterloo
www.renaissancedulivre.be
Couverture : aplanos
Mise en pages : cwdesign
Droits de traduction et de reproduction réservés po ur tous pays.
Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage est strictement interdite.
Préface
Quel livre exemplaire, quel destin exemplaire, quel homme exemplaire.
Je n’ai pas sauté une seule ligne de cet extraordin aire témoignage d’un ancien déporté sur l’enfant de 16 ans qui en septembre 194 2 fut projeté dans l’univers concentrationnaire.
Henri Kichka n’est pas parti seul de la caserne Dos sin à Malines en Belgique à destination d’Auschwitz. Ses parents et ses deux sœ urs Bertha, 13 ans, et Nicha, 9 ans, ont également été déportés. Lui seul est rev enu.
Henri Kichka a été pendant longtemps le porte-drape au de l’Union des anciens déportés juifs de Belgique ; son livre sera désorma is leur porte-drapeau.
J’ai lu des dizaines de témoignages sur la déportat ion, c’est à coup sûr celui qui nous a fait le mieux et le plus précisément connaît re ce que fut cet enfer. Henri Kichka nous prend par la main dès le début de son récit et nous ne le lâchons plus jusqu’au motfinours un militant, qui n’est pas la fin puisqu’Henri Kichka est touj actif de la mémoire, partageant son temps entre les établissements scolaires et la participation aux voyages de groupes à Auschwitz.
Je suis certain que lorsque nos générations auront disparu, la connaissance de ce que fut la Shoah s’acquerra plutôt à l’aide du text e d’Henri Kichka et de quelques autres doués des mêmes qualités : authenticité et s implicité, qu’à l’aide d’auteurs qui sont aujourd’hui considérés comme ayant le plus de valeur.
Aucun souci littéraire chez Henri Kichka mais quell e profondeur de sincérité pour narrer la tragique épopée et celle de sa famille : l’exode de Belgique, l’internement dans les camps d’Agde et de Rivesaltes par une Fran ce ayant trahi les Juifs ; le retour à Bruxelles ; l’arrestation, la déportation ; la séparation de la famille : le père et le fils dans les camps de Haute-Silésie ; la mèr e et ses deux filles assassinées à Auschwitz. Le talentueux adolescent, assoiffé de lectures et d’études, polyglotte et dessinateur plongé avec son père dans la bestial ité des camps nazis où règnent la barbarie, la cruauté, le sadisme, la faim qui to rture, le froid insupportable, le travail épuisant, les coups incessants, la promiscu ité, les atteintes permanentes à la dignité, la misère physiologique. Inoubliable es t l’amour que se vouent Henri et son père à travers tous les camps annexes d’Auschwi tz qu’ils traversent pendant trois ans côte à côte et où ils subissent de terrif iantes péripéties : Sakrau, Klein Margesdorf, Tarnowitz, Sint-Annaberg, Shoppinitz, B lechammer puis Gross Rosen et Buchenwald où, après l’épouvantable marche de la mort, le père qu’Henri a protégé jusqu’à l’épuisement de ses forces le quitt e pour toujours. Désormais Henri est seul pour affronter les ultimes épreuves de la guerre et celles de l’immédiat après-guerre, quand aucun organisme juif ne s’intéresse à lui, quand intégré dans un sanatorium puis dans un orphelinat, il ne reçoit aucune visite, aucun colis, pas un franc.
Henri les affronte avec le courage et la combativit é dont il a toujours fait preuve dans les circonstances les plus inhumaines et le bo nheur revient dans sa vie avec un grand amour et une heureuse famille.
Cet ouvrage devrait être diffusé dans tous les étab lissements scolaires : Henri Kichka, je peux en témoigner personnellement, touch e tous les jeunes quand il évoque son voyage au bout de l’enfer ; son livre se ra tout aussi efficace pour leur faire comprendre les crimes des nazis et les souffrances des Juifs.
Dans le domaine de la Shoah, un très grand livre à ne pas manquer.
SERGE KLARSFELD
Avant-propos
Les mots suffisent-ils pour appréhender l’indicible ? Pas vraiment sans doute ! Et pourtant, avec son histoire authentique et boulever sante, Henri Kichka nous emmène aux confins d’une horreur à peine imaginable
tellement incroyable que certains l’existence.
tentent déjà d’en travestir ou d’en nier
Les nazis ont volé l’adolescence d’un être humain. Aujourd’hui, cet homme se dévoile enfin, au nom de tous les siens et des mill ions d’autres victimes de la barbarie.
On côtoie l’immonde. On en appelle à la vengeance… mais la vie est la plus forte, malgré tout. Et c’est l’espoir que l’on rencontre a u fil d’un récit qui nous renvoie sans complaisance l’image de notre propre conscienc e.
Le message de ce survivant est à présent transmis. Il réveille en nous l’obligation de rester vigilants et l’urgence de résister à tous ces prédateurs de libertés qui imposent la haine et le mépris d’une idéologie aux contours définitivement inacceptables !
Notre Centre d’Éducation à la Tolérance et à la Rés istance s’associe avec respect à cet irremplaçable témoignage.
LES TERRITOIRES DE LA MÉMOIRE, ASBL
Quelques mots d’André Flahaut
Henri Kichkal’horreur, a, cet homme hors du commun qui dans les sillons de planté les fleurs de l’Espoir et de la Paix…
Henri Kichka fait partie de ces gens qui vous marqu ent à jamais dès l’instant où le destin vous a amené à croiser leur chemin. À peine sorti de l’enfance insouciante, ce jeune garçon de seize ans se retrouve au cœur de la tourmente et de la folie meurtrière des bourreaux nazis.Toute raison, tout b on sens, toute logique ont désormais fait place à l’arbitraire, à la haine, à une brutalité gratuite et aveugle brisant peu à peu chacun de ses proches.
Durant 38 mois, Henri Kichka passera d’un enfer à l ’autre, s’enfonçant chaque fois plus dans l’horreur, la souffrance et la faim. Ce p arcours a forgé en lui une volonté à toute épreuve et une soif ardente de liberté.
Au fond de cet homme, la guerre n’a jamais vraiment cessé et même s’il a pardonné l’impardonnable, il a fait de la Mémoire u n combat de tous les jours, un combat qu’il a mené partout où c’était possible, ch aque fois que c’était possible.
De notre rencontre est né un projet que nous contin uons de mener à bien : parler aux jeunes, leur dire l’odeur du sang et des plaies , leur dire cette douleur qui jaillit à chaque coup, leur dire le déchirement de voir mou rir d’épuisement son père et de désespoir son ami, leur dire que la Paix et la L iberté ne sont jamais définitivement acquises et qu’une vigilance de tout moment seule permet de les garantir, leur dire encore le danger et l’hypocrisi e des discours faciles, leur dire enfin que la vie vaut néanmoins la peine d’être véc ue et qu’il faut se battre et garder espoir.
Ensemble, mon ami Henri Kichka et moi avons ainsi p arlé à des milliers de jeunes, nous les avons sensibilisés aux valeurs de la Démoc ratie et en avons fait des ambassadeurs de Paix et de Fraternité.
Ce livre, témoin de ces années les plus sombres de notre histoire, est et restera un outil des plus précieux pour que la Mémoire puisse longtemps encore être perpétuée de génération en génération. Inlassableme nt, Henri Kichka poursuit son œuvre et rencontre encore et encore des adolescents dès que l’occasion se présente. Ses mots simples, francs, émouvants mais sans jamais tomber dans la sensiblerie résonnent dans un silence impressionnan t.
Les yeux s’écarquillent, les mains se crispent, la gorge se noue en une heure, Henri Kichka partage quatre années de souffrances e t cette volonté grande et belle de toujours garder l’espoir et la confiance en l’au tre et en demain.
Lorsque sa voix n’aura plus la force de porter le p oids de ses souvenirs, Henri Kichka poursuivra son devoir de mémoire au travers de ces pages, inlassablement. À l’heure où les extrémismes se déc haînent aux quatre coins du monde et que la peste brune revient hanter nos hémi cycles, l’ouvrage de mon ami Henri Kichka prend une fois de plus des allures de combat.
Pour toutes les générations à venir, pour avoir eu le courage de ne pas laisser l’oubli faire son œuvre, je voudrais te remercier, Cher Henri, et te dire oh combien
nous avons besoin de toi.
ANDRÉ FLAHAUT
MINISTRE DE LA DÉFENSE
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