background image

Une étonnante diaspora libanaise , livre ebook

79

pages

Français

Ebooks

2020

Écrit par

Publié par

icon epub

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Découvre YouScribe et accède à tout notre catalogue !

Je m'inscris

Découvre YouScribe et accède à tout notre catalogue !

Je m'inscris

79

pages

Français

Ebooks

2020

icon jeton

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

C’est une fraction de l’histoire du Liban oubliée ou méconnue ! Celle de la magnifique idée de Rafic Hariri qui a consisté, entre 1983-1990, alors que la guerre civile perdurait dans tout le pays, à sauver une génération de jeunes gens aux têtes bien faites, en leur proposant de les aider à faire ou poursuivre leurs études à l’étranger à travers la Fondation Hariri. La subtilité et l’ouverture de l’homme politique furent de n’exclure aucun milieu social, ni même de confessions religieuses. Le livre raconte en particulier la transplantation et l’expérience étonnante de ces jeunes étudiants de vingt ans, vers la France, l’Europe, les USA, le Canada et les pays arabes. La dernière partie raconte et explique le chemin vers la double nationalité franco-libanaise et le développement extraordinaire de la diaspora du Pays des Cèdres. Un regard sociologique est posé sur les millions d'expatriés, trois ou quatre fois plus nombreux que la population actuelle du pays. Le livre rappelle aussi des éléments de l’histoire commune et des relations amicales France-Liban...
Voir icon arrow

Publié par

Date de parution

07 décembre 2020

EAN13

9782386473623

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Une étonnante diaspora libanaise
Les "enfants" de la Fondation Rafic Hariri
Du même auteur
Le garçon qui dessinait des Baobabs (Autoédition)
Levez vos ardoises ! (Presses du midi)
Ça tangue sur l’île aux Nattes à Madagascar (Édition du Net)
Ça tangue sur l’île Sainte-Marie (Mon petit éditeur)
Les Condisciples du Pentagone (Presses du midi)
Le Net a disparu ! (5 Sens éditions)
© Éditions Complicités, 15 rue Emile Duclaux, 75015 Paris, 2020 ISBN : 9782351203132
Dépôt légal : 1 er trimestre 2021
www.editions-complicites.com
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5.2° et 3°a), d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (Art. L-1222-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Christian Becquet
Une étonnante diaspora libanaise
Les "enfants" de la Fondation Rafic Hariri













Éditions Complicités




Savez-vous pourquoi, lorsque vous êtes malade ou hospitalisé, vous avez de bonnes chances d’être pris en charge par un médecin libanais ? Peut-être ce livre vous l’expliquera…

L’auteur s’explique…
Il se trouve que je suis un homme curieux et qu’au fil des décennies, j’ai pris l’habitude de voyager avec une préférence pour les pays ensoleillés. Mais j’avoue cependant, que mes choix de destinations vers les pays d’Hélios ne sont pas tous judicieux ni argumentés et qu’un jour j’irai sans faute, découvrir les pays nordiques. C’est promis !
Sachez aussi que je suis devenu un auteur par accident. Je n’ai pas de spécialité éditoriale particulière, j’écris généralement et simplement sur des sujets de société, que je trouve importants et sur lesquels l’actuelle jeune génération et la future devraient méditer pour ne pas disparaître écologiquement et socialement. Je milite donc dans l’esprit et conformément à l’alarme lancée par un chef d’État à Johannesburg en 2002 qui s’écriait : « La planète brûle et nous regardons ailleurs ! »
Mes livres sont des bouquins curieux, puisqu’ils ne sont ni de vrais romans ni de vrais essais, ce sont des hybrides ou encore des « middle ».
Mais revenons à l’ouvrage que vous avez entre les mains, lequel était improbable puisque son histoire n’est plus d’actualité depuis trente ans, quoique… Pourtant, le thème s’est imposé à moi au fil des années et précisément dès l’entrée d’un jeune homme étranger dans ma famille. C’était à la toute fin du vingtième siècle.
À l’époque, ce courageux étudiant au français hésitant entamait son cursus de médecine à Rouen dans la Haute-Normandie française. Originaire d’un petit pays du Proche-Orient largement ensoleillé, bordé par la Méditerranée, où émergent aussi de belles montagnes et/ou a priori sur la mappemonde, tout semble réuni pour y vivre heureux…
Or, de ce pays depuis des générations on s’en évade et l’on immigre, car les événements douloureux se multiplient, comme les assassinats, les enlèvements, la guerre civile pendant quinze ans, sans oublier les fréquentes et tonitruantes invasions des voisins. Au point que depuis le vingtième siècle, la diaspora est devenue trois fois supérieure (le chiffre exact est inconnu) à la population locale. Ce nombre est d’autant plus imprécis que son autre spécialité, involontairement d’ailleurs, est d’accueillir aussi et généreusement des centaines de milliers de réfugiés, ou des hommes politiques pourchassés par des dictateurs de la grande région voisine.
Ce que je recherche dans mes voyages, c’est d’être avant tout surpris par une nation. Être étonné par sa géographie, mais également par son peuple. Je veux être dépaysé par le mode de vie, par les coutumes, par la diversité des gens et de leurs religions. Tenter aussi de percevoir si le peuple en question est heureux et solidaire. Connaît-il la liberté d’écrire et de publier pour la presse et les auteurs ? Quels sont les éventuels ressorts et tensions de la société ? Lesquels, comment et pourquoi ?
Petit détail, mais il est important… Je n’aime pas lire les guides touristiques avant de partir, car je crains de faire décroître ma curiosité, mes étonnements, mes surprises. En revanche, à mon retour, je dévore généralement les manuels, la cartographie, toutes ces informations que j’aurais dû parcourir en amont pour préparer mon voyage.
Mais assez de digressions, venons-en au vrai sujet de cet ouvrage où mon objectif n’est pas de vous « vendre » le pays dont je vous parle déjà dans les premières lignes de ce livre, mais de vous raconter une page de son histoire méconnue des années 1980, laquelle est à l’initiative d’un grand homme, que l’on appelle aujourd’hui un mécène ou un serviteur d’État. Ce personnage « haut en couleur » a en effet sauvé le futur de son pays à travers une génération de jeunes gens qui avaient « la tête bien faite » et de la volonté à revendre.
J’ai visité ce pays lointain à deux reprises et à treize ans d’intervalle. Le premier voyage en 2004 était une découverte de sa géographie, de sa société que j’avais trouvée agitée, peu citoyenne dans les esprits et assez désorganisée, parfois même dangereuse.
Où par exemple, le fait de s’arrêter aux feux rouges de la capitale présentait des dangers. Où les nombreuses communautés religieuses séparent et classifient le peuple, tout en imprimant un mode de vie, des règles impératives à suivre, un destin tout tracé d’avance et incontournable…
Mon second et très récent voyage ne fut pas touristique, mais une immersion totale dans la capitale, les villages, les familles. J’ai vécu des soirées de rencontres et d’échanges me permettant aussi de mesurer et de quantifier combien ce pays, que j’apprécie, avait bougé et évolué dans le bon sens de l’organisation et de la sérénité. Mais aussi… qu’une mauvaise étincelle est toujours à craindre !
Il est vrai aussi qu’ayant déjà commencé à écrire mon histoire, je venais chercher de la « matière », des précisions et des témoins particuliers pour ajouter des pages et des sensations…
J’ai souhaité que ce livre soit transverse et fasse des allers et retours entre le Liban et la France. Certes, au-delà de l’histoire particulière et unique qu’il raconte, le lecteur français pourra compléter sa connaissance sur le pays du Cèdre et son peuple.
Le lecteur libanais, lui, trouvera les détails de la mise en œuvre et des témoignages d’une grande et belle opération de « sauvetage intellectuel » d’une génération de jeunes gens dans leur vingtaine d’années, au sortir de la guerre civile libanaise des années 1980-1990…
Peut-être aussi que ces étudiants de l’époque, devenus des quinquagénaires, retrouveront à la lecture de ces lignes quelques émotions ?
En 2005, l’attentat
Une énorme déflagration envahit la ville entière. Une explosion monstrueuse, laquelle engendre une onde de choc immesurable, peut-être même a-t-elle duré plus de trois secondes ?
Dans les esprits choqués, ce vacarme et son écho se propagent bien au-delà du bruit réel, par les rues et les avenues de toute la capitale. Une peur incontrôlée parcourt alors les corps et immobilise tous les habitants.
Dans ce pays perturbé depuis trente ans, régulièrement en état de choc, le premier instinct des habitants jeunes et surtout âgés est de lever les yeux au ciel et de se poser la question : « Que nous arrive-t-il encore sur la tête ? »
Pourtant, comment les étonner encore, les gens d’ici ?
Ils en ont assez, de se souvenir d’avoir entendu souvent des bruits énormes et douteux venant, semble-t-il, du ciel, sans savoir réellement s’ils venaient de là-haut, du sol ou de la mer. S’agit-il d’un mur du son franchi, là, pour faire peur, juste au-dessus de la capitale ou plus grave encore du retour des avions de chasse venant cracher des bombes sur le front de mer ou sur la banlieue sud, comme ce fut le cas dans les années passées et même récentes ?
Outre le premier réflexe qui est l’instinct de conservation de toute vie humaine menacée, le deuxième est d’espérer que la toiture et les murs de son habitation personnelle vont tenir debout si les événements devaient s’enchaîner et perdurer, le troisième est de chercher immédiatement un abri au cas où des largages tragiques s’ensuivraient.
Puis, un énorme panache mystérieux de fumées noires et de tous les gris à la fois, s’élève de la corniche, comme une colonne monstrueuse, dantesque et tourbillonnante qui s’échappe en prenant du volume et s’empare délibérément du ciel. L’intuition fait penser rapidement à un impact au sol mystérieux, car seule la partie haute de l’hôtel Saint-Georges semble émerger de la fumée, comme si celle-ci flottait sur le nuage insoluble qui maintenant recouvre une partie de la ville. Des dizaines de gens hébétés courent en criant comme des zombies dans toutes les directions, blessés ou indemnes, ils s’éloignent des restaurants où ils déjeunaient ou encore des boutiques devant lesquelles ils flânaient.
Tous, sans doute, ne pensent qu’à se précipiter chez eux, à s’enfermer entre leurs murs de béton, à se boucher les oreilles, à clore leurs yeux, à prier avec ferveur dans ce pays si religieux. Puis, fébrilement, tourner le bouton de leur radio et accepter dans l’heure qui vient, d’entendre le pourquoi et le comment de la catastrophe. De revoir sur leur téléviseur les images du chaos qu’ils viennent de vivre en direct, pour enfin comprendre ce qui vient de se passer dans cette capitale renommée, mais aussi très particulière du Proche-Orient, en ce jour normalement heureux de la Saint-Valentin…
Ce soir-là, un homme raconte :
« Il était 12

Voir icon more
Alternate Text