Chantecler
256 pages
Français

Chantecler , livre ebook

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Description

Pièce en quatre actes, en vers, représentée pour la première fois au héâtre de la Porte-Saint-Martin, le 7 février 1910.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 1994
Nombre de lectures 257
EAN13 9782296299665
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0120€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

CHA.NTECLERNos lecteurs sauront excuser quelques Imperfections
soit dans les caractères soit dans certaines pagel très
pAies; elles traduisent les difficultés techniques propres
à la reproduction de textes anciens épuisés dont
l'impression est, parfois, très mauvaise et dont ilest, par
définition difficile de choisir l'exemplaire ê rééditer.
Nous faisons toujours aussi bien que l'édition d'origine;
nous ne pouvons faire mieux.
Le texte de cette réédition est conforme à celui de "édition
Librairie Charpentier et Fasquelfe, Paris 1910
(cent-vingt.huitlème miIfe).EDMOND
ROSTAND
---CHANTECLER
PIÈCE EN QUA'fRE AC1'ES, EN VEI\S
Représenlée pour la prcmièr«:- roi~
au TnÉATI\E 1m J.A Pornr::-SAINT-!\(U\'rlN,le fth"rier 19107
LES IN7ROUVABLESLa collection" Les Introuvables" se propose de
rééditer des ouvrages épuisés, voire inédits, d'auteurs
connus ou oubliés sur différents sujets touch4nt les ans.
l'histoire, les sciences humaines et l'ésotérisme. Son seul
souci est d'offrir aux amateurs des livres 'curieux ou
originaux que les aléas de l'édition ont rendus
indisponibles.
Jean-Philippe Bouil1oud et Thierry Paquot
ISBN: 2-7384-3079-1
Editions L 'Harl11llttan
5- 7 Rue de l'Ecole-Polytechnique
75 005 Paris A/ON FILS JEANPERSONNAGES:
CIIANTECLER . . . . . . . . . . 1\1~f . Toi UCII~:-f G UITR T .
PArraU. . . . . . . . . . . . . . J RAft COQURLlft.
LaPtt ERLE.. . . . . . . . . . . F~LIX GALIPAUX.
LuPAON. . . . . . . . . . . . . DAUCIIY.
m_LB ROSSIGNOL. . T\I ~IAI\TIIB l\JSLLOT.
LHGRAND-I)tJC. . . . . . . . . ~1 ~f. DORI" AL.
LHCIIAT-IIUANT. . . . . . . . . RENOIR.
LHPETIT SCOPS. . . . . . . . . . ~fOSlUER.
Ls.COQ DECO~If).\T . . . . . . . . S\'n~EY .
Lu Cn(J~NDRcn.\sge. . . . . . . . ~lt)S~IEI\.
UIf PIGBON vor AGEUn . . . . . . . f..AU~IO~IER.
Ls r IVEnT. .. . . . . . . 'V,U,TER.
I.,sCil1\.T . . . . . . . . . . . . . CUAnBRT.
LBDINDON. . . . . . . . . . . . Il.\ IUIE~T.
LBCANAUD . . . . . . . . . . . 8.: "nEZ.
LE P INTAUE1\ u. . . . . . . . . . 1)ÛA~.
LBJJ\fiS. . . . . . . . . . . .... AO\M.
UNCIIAPON . . . . . . . . . . . P~l\so=t.
UNI)OULET. . . . . . . . . . . 'l'AL!.IO:iT.
UNAUTI\EPOULET.. . . . . . . PLAN.
Vif VIEUX. . . . . . . Il\:tEQUI:f.
URJEUNECOQ.. . . . . J ACOD.
GILUERT.. . .
UE.\LT.TaOls POULETS SAUTIL~IITS.
AnTIIUS.
~
LH CYGNE. . , . . . . . JACQUI'.
L'HUISSIER-PIE. . . . . . . . . NAtTIBR.
TIIO)IE:f .LHCOUCOU. . .
PREMIER LA.P IN. . . . . . . . . . LAURIBR.
D£uXti~YB LAPIN. . . . . . . . . DUTAI".
PeLite Rsnés Pnj.
DBuxPOUSSINS.. ~ . . . . . . . .
PéLit GUERRIER.,......... . . . . . ~Iltl.Gn.'VIER..'
. . . . . . . . LOJ,lo:f.
LEnOy.
LB. NOCTURNES. DER~A Y.
Ltvy.........
1\fIG:tARD.
G VII.LAValS, cto.
........ ~Jltf. LATOVR.
ltIOLLtK.
........ DvPtu.lrf .
~fORBt......... RBT.
LB'COQS. . . DOMn"Ev&.r..
TOTAn.
yLI~DE .
JARNAC.........
LAVTEI'. etc.
DORIVA.t.\........
~IOS,",JER.
REffOIR.
LES CRAPAUDS. ' IIAnaJEffT.)
DOMnnEv AL.: : : :: : : :
{ ....... PAU, T, etc..
LA. FAISANE. . . . . . . . . . . ~I." 8010"8.
LA. PINTADE. . . . . . . . . . . LERICIIB.
LA. VIEILLE POULE.. . . . . . . BOUCIIST At.
CAR)IE~ DBRAI!f.LAPOULEBLANCII(~. . . . . . .
LJ.GRISE. . . . . . . . . LORSY.
LAPOULENOIRE.. . . . . . . . FAORS.
LAPOULEBEIGE. . . . . . . . . SVZAff"B IIENfeRa.
LA IJ£HOUDAN. . DEnÉv A'~.
LA DIN 1)1~ . . . . . . . . It'R~DtRIQvB F ADRB.
DEROY.1..,'0 [E . . . . . . . .'. . . . . .
LA. TAU PE . . . . . . . . . GVILLAV)II:f.. .'.LAFAUVETTE DES JARDINS. . . . 8ErIlORA. ~Iossj.
LA FAUVETTE DIS ROSEA.UX . . . UZIAGO.
UnsARAl (;NÉE.. . . . . . . . Il DOUR1' .
PIGEO:C, un CODAYB.u. II~I\ON, tl1'
A..UI1VX DB n.\~SK.COUI\.
BêTBS DB LA F 01\iT.
LIS LAP.fts, LIS OISEAUX, ",ES AntiLLES, LES Gutp.l, US CICALa.
!)U~ Vt'IX.PRÉLUDEPRÉLUDE
On rrarre les trois cours. I.e rÎcll'au friR:aonnc et commence .1 Je leve,.
:\ ce moment, un cri éclate dan~ la sAlie: Cf Pn! encor I .. Et
LE DIRECTEUR DU "1I1~A1'nE,
j:\il1i~t:nnt (1e 80n avanl-~cène. ~nule dnns l'orchestre. C'est un homme
irnl'()J'lnnt et en Ilnbit noir, (lui court vers la scène en ré~lant :
Pas encor t
te ric1C"nu retombo, 1.0 n...ec(rur se lournQ vcrs lA pu1,lic. El comm'
il 8'c~t "rpt1)'6 \tn inslnnl ;. ln ')OHo du ~nnm~\1r, il BCmot" f:.rlf!r en
,'e r~.
Le riùeau, c'est un tnnr qui s'envoIe 1
Et qunnd un mu!" va s'enyo]cr, <{n'on en est si1r,
()n ne saurait 8yoir cl'irl1palicncc folle;
Et c'est chnrmnnl d'nUcndre en regardant cc mur!
C'est charmant d'être assis dcvant un grand Jnur rouge
Qui frissonne au-dcssous d'un masque et d'un handcflu 1
Ah! )c 111l'illcl1r monlrnl, ~'csl qnond Jo rideau honge
Et qu'on entend du bruit derrière le rideau IC Il ANT 8 C L B 1\.4
Or, ce bruit, nous voulons que, ce soir, on l'écoule,
Et, pour se mettre un peu, déjà, dans le décor,
Qu'on rêve, en l'écoutant.
Pench~, le Directeur tend roreillo aux bruits qui commencent Avenir
de la Icène.
UIl pas... est-ce une route?
Une aile... est.-ce un j..rdin?
Et comme le rideau ~'pite, il crie pracipitamment :
Ne levez pas encor I
Pencha de nouveau, l'oroiJ10 tendue, il continue, notant 1.. hruitt,
vagues ou pœcis, mêlés ou distinctl, CJai De vont plul ceuer d'arriver 1
travers la toile.
Une pie, en jetant SODcri, prend la volée,
Et l'on entend courir de gros sabots de bois:
C'est une cour... mais qui don1ine une vallée
Puisqu'on entend monter des chants et des abois.
Voici que peu à peu l'acLion se sÎlue.
Rien ne crée aussi bien l'atmosphère qu'un SOD.
Une vague clarine a tinté, puis s'est
tue:Puisqu'une chèvre broute, il y a du buisson.
Il doit même y avoir un alobredans la brise
Puisclu'un bouvreuil dit l'nir qu'il a dans le gosier.
Et puisqu'un merle sirne une chanson apprise,
Il faut bien qu'il y ait une cage d'osier.
Le bruit qu'eo remuant fait une carriole...
Le bruit pesant d'un seau qui remonte trop plein...
Le bruit léger d'un toit qui' joue à pigeon-vole...
Oui, c'est bien une cour de ferme ou de moulin.
De la paille s'agite; un loquet se déclenche:
On lestprès d'une étable ou d'un grenier à foin.
La cigale: il fait beau. Des cloches: c'est dirnanche.
Deux geais ont ricané :' la forêt n'est pas loin.PRÉLUDE. 5
Chut I Avec toURles bruits d'un beau jour, la Nature
Fait une rumeur vaste et compose en rê\rant
Le plus mystérieux des morceaux d'ouverture.
Orchestré par le soir, la disLance et Je VOD t I
Et tous ces bruits - chanson d'une fille flui passe, --:.
Rires d'enfants scandés au Lrot des bourriquots, -
Coups de fusil lointains, - notes de cor de chasse, -
Oui, tous ces bruits sont bien des bruits dOD1inicaux.
Une fenêtre s'ouvre. Une porle se ferme.
On entend les grelots du vieux harnais frén1Ï1-.
N'est-ce pas qu'oll la voit, ]~ vieille cour de rern1e~
Le chien dort, et le chat fait senlhlant de dormir.
Dimanche I Les fcrlnic!"s vont partir pour la fête.
Le vieux cheval piétine. :
UNE V 0 I X nu DE, derrière la toile, parmi des piaO'emenlJ.
IIo! la Grise!
UNE A:V T n E v 0 I x, commo 8(1(\o1ant quelqu'un (lui ,.attarde.
Viens-tu?
On ,.cntrcra très tard celle lluil.
U:iE VOIX lM PA 1'IEN'fE.
Es-lu pl'êl,,' :>
UNE AUTRE YOIX.
Itlcls la barre aux volcls.
UNE V 0 I X D ' 110 )1 ~I E.
Oui.
UNE VOIX DJ~ FEM ~IE.
~~/on olnbrellc:...
ME, dans un chtquemen& de foncl.u ~ E V 0 l:t l)' Il 0 "1
l/ul
I.6 CIIANTEQLUR.
LE DlnECTEUR.
La carriole, au bruit du vieux harnais qui sonne,
S'éloigne en secouant des chansons... Un tournant
Casse en deux le refrain Il n'y a plus personne.
Nous pouvons c ,Jnmcncer )a pj~cc Inaintenant.
Malebranche dirait qu'il n'y a plus une âme:
Nous pensons humblclnent qu'il reste encor des cœurs.
Les Ilommes avec cux n'cmporlent pas le drame:
On peut rire et souffrir pendant qu'ils sont ailleurs.
Il prlle encore l'oreille.
Un gros bourdon velu (lui de bruit s'enveloppe
l'ourne... et plus ricn : il vient d'entrer dans une fleur.
Nous pouvons commencer. C'est la bosse d'Ésope
Qui remplace ce soir la botte du souffleur.
Nos personnages sont pelits, mais...
Criant 'Yers les frise..
Alexandre 1
Au public.
C'cst mon chef machiniste...
Criant de nouveou.
Envoyez I
UNE VOIX, des frises.
Ça descend!
LE DIRECTEUR.
Entre la scène el YOUS nous avons fait descendre
L'invisible rideau d'un verre grossissant.
II ~cou te encore.
l\lais voici que déjà s'accordent dans la brume
Des stradivarius aux archets de crisLal :
Chut I Il faut maintcnant que ln rampe s'allume,
Car les petits grillons sont partis nu signal)'nÉLUDE. 7
D'un che! d'orcbestre brun' qui sc lisse une antenne I
- Frrrt I Le bourdon ressort, secouant du pollen.,
1.:ne poule survient, comme dans La Fontaine.
Un coucou chaute au loin, comme dans Beethoven.
Chutl Il faut maintenant que le lustre p~1isse,
Car le mystérieux avertisseur des bois
Dont rappel semble fuir de coulisse en coulisse
A, pour nous avertir, chanté trois fois deux fois I
Et puisque la Nature entre dans not.re rêve,
Puisque pour régisseurs nous avons les coucous,
Chut I... il faut maintenant que le rideau sc lève,
Car le bec d'un pivert a frnppé Jcs trois coups I
I.e ridoau se lève.IJE DÉCOlt
Intérieur d'une cour de (erine.
Les bruils nous ('ont déerit d'uno façon e13do.
Portail croul:mt. ~Iur ba~ fleuri rl'omllellos. Foin.
Fumier. ~feulo do palllo. Et la campagne Ali loin.
Los détails vont 80 préciser au cours de J'acte.
Sur lm maison, glJcino en mauvo cataracto.
La niche du vieuI chien de ganle, (taus un coin,
£pars, tous res outils dont la T Cfl'e a besoin.
Des poulos vont, lovant un pie(t qui so contrncle.
Un merle (1305 SRcage. Uno charrette. Un puits.
Canant.. Soleil. PnrrOi9 UDe nite bat, et puis
Une plume, un instant, vole, toute l)e\ile.
Des pou5Sins. pour un ver, se disputent entre ~UI.
Le dmdon ~rto an bec sa rouge stalactite.
Silence chaud, rempli de gloussements Lculeux.-AC1'E PRE~IIER
LE SOIR DE LA FAISJ\NEACTE PREMIER. 13
SCÈNE. PREMIÈRE
TOUTB LA. BASsE-Coun, POULES, POULETS, se
promenant ou montanl et descendant la petite échcll!) du
poulailler, POUSSINS, CANARDS, DINDONS, etc.;
LE 1\IERLE dons S8 coge qui est nccrochée parmi les
glycines;, LE CrIA T cndol"lni sur Je n1ur; puis UN
PAPILLON sur l~s Oeurs.
LA POULE DLANCltE, picorant.
Ah! c'est exquis!.
UNE AUTRE POULE, acconr:\ot.
Que cro(luez-Vous~
TOUTES LES rOULES, accournnt.
Quo croque-t-elle?
J.A POUI.E DI.A:cellE.
C'est ce pelit insecte nppelé cicintlè]c
Qui parfume le bec de rose et de jasmin!
LA. POULE NOIRE, arrêtée devant la cage du ~lerI8.
"rnirnent, ce l\lcrlC' siffle avec l'art...
LA POULE nLANcnr~.
])'un gnluin I
LE DINUON, rectifinnt su!~nnit6.n'"oc
D'un gamin qui sCl"aitun plâtre de Sicile I
J.E CANARD.
Il ne finit jamais son nir...
LE DINDON.
C'est lrop facile,
Finir ICIIANTECLEn.14
que simo le ~Icrle.II chantonne l'air
)« Qu'il fait donc bon cueillir... cueillir... Canard,
Sache qu'il faut savoir ne pas finir, en art I
« Cueillir... » Bravo I
Le ~Ierle IOrt, et, posé sur une branche de gtJcine, 8alue.
UIf POU S SIN, ..t\lonnt\.
Il sorl?
LE MERI..E, s31uant.
Oui, quand le public vibr~.
Je suis apprivoisé I
Il rentre.
LE POtJSSIN.
1\Iais sa cage?
LE DINDON.
Il est libre
D'en sortir brusqucrncnt et d'y rentrer soudain,
Car la porre n'a pas de ressort à boudin.
( ))...Cueillirl ...Cc n'cst plus rien si l'on dit ce qU'ODcueillel
LA. pou LEN 0 I nE, opcrcovant 10 Parillon poso 8ur Jes fteura qui.
an rone1, dépassent le mur.
Oh J le beau papillonl
J...A POULE 81..ANCDE.
Où?
LA PO U J.oE NOIRE.
Sur le chèvrefeuille I
LE DIN DON, doctoral.
Ce papillon s'appell~ un I\Iars.
LE POU S S 1}If, 8ui vantdes )'eux le Papillon.
Ah I sur l'œilletl
LA POULE BLANCHE, au Dindon.
Un Mars I Pourquoi?
)[
~E E 1\ LE, passant 8&tlte entre le. bureauz.
~Iais parce qu'il vient en juillet I
LA. POULE BLANCHE.
Ce ~Icrlc... il est roulant IACTE rREttIIER. 15
LE DI ft DON, hochant la tête.
l\lieux. que roulant, ma ch~re I
AUTnE POULE, regardant le Papillon.V"E
C'est chic, un papillon t
LE ~IEn I~E.
C'est très facile à faire:
On prend un W qu'on met sur un Y.
UNE 1'0 Ut. E, ravie.
Il dessine UDe charge en quatre coups de becI
LE DINDON.
Il Cait mieux que charger, il schénlalise I Poule,
Ce Merle veut qu'on pense au n10ment qu'on se roule:
C'est un ~'Iatlre qui se déguise en bnsochienI
UN POUSSIN, A uno poute.
Maman, pourquoi le Chat délcstc-l-il le Chien?
tB MERLE, passant sa tête entre los barreaux.
Mais parce qu'il lui prend son fauteuil au théâtre I
LEP 0 U S SIN, 8nrpris.
Ils ont un théAtrc~
I.E ?IEnl,E.
Oui. De féerie.
LE POUSSIN.
IIcin ~
I~E MÈnl~E.
C'est l'Atre,
Où tous deux veulent voir la DlÎchc-au-Dois-I)ormant
Rougir de s'éveiller près du Prince Sarment I
LE DInDON, lourdement ~bloui de eel pr6ten(1ues IégèreUa.
Comme il snit indiquer que les haines de races
Ne sont jamais, au fond, que des haines de placesl
Il est très forti
LA. POULE DEI GE, .Ia Potl1e Dlanche. qui picore.
1~u prends du piment~
LAP 0 U I~E DL A N C JI E.
Oui, beaucoup.16 CIIA~1'ECLE1t.
LA r 0 U I..EnE I G J~.
PourCjuoi~
LE)) I;A Nell E.LA r 0 U
Ça fait t'osir Je plulllngc.
LA l'OU '..E DE tG E.
Ah?. .
o :f E ri E ~ Dell ANT E It .~ U LOI N.'f .
Coucou!
LA POULE III..ANCIIE.
1'iens I
(
I..E ell ANT A U I..0 ~ .
Coucou!
LA pour..~ DJ..A~CIIE.
Le Coucou I
UNE POU LEG n ISE, accourant, fébrile.
Lequel ~ Cclui qui loge
Dans les bois, ou celui qui loge dnns l'horloge~
I..E ell ANT, P r,v s 1..0IN.
Çoucou I
LA. POUJ..E BLANCHE, R)"Qntécouht
Celui des bois.
.
l,A PO U LE G RI SE, ro"pirant,
Ah I je crniSllais d'avoir
Manqué l'autre I
LA. pou LED l..ANell E, sornpprocl':int.
C'est vrai, lu l'aimes?
LA. POULE GRISE, mélancolique.
Sans le voir!
Il habite un chalet pendu dans ln cuisine
Au-dessus du Cusil et de la limousinc.
Dès qu'il chante, j'accours... niais je n'art"ive, hélas!
Que pour Ie voir fermer son petit y:\sislas I
Ce soir, je vais rester sur le seuil.
Elle S8 met sur 1e seuil de la porte.
UNE VOIX.
Poule Blanche!AOTE PREIIIEn. l'
SCÈiNE II
LES ltltMES, UN PIG EON sur le toit,
puis CIIAN1'ECLEI\.
LA. POULE BLANCIIE, regardant autour d'olle
par mouvements (1e tête aaccau1és.
Qui m'appellc~
LA VOIX.
Un pigeon I
LA. POU LE B LAN C Il E, chercllftn t.
Où~
LE PIGEON.
Sur Je toit qui penche I
LA POULB BLANCIIE, 18":10&la tate et l'Aperc8,'auat.
Ahl
LE l'IGEON.
Dien que d'un billet pressé je sois pOI.teur,
Je m'arrête. Donjour, poule.
LA. POU I.B DLANCIIE.
Bonjour, facteur.
LE PIGEON.
Oui, puisque mon service aux Postes de l'Espace
Fait qu'en ce soir d'été par votre ciel je passe,
Je serais bien heureux de pouvoir...
LA POULE DJ"ANCIIE, qui aperçoit. un grain.
Un nl0nlcnll
UN B A.UT nE 0 U LE, courant curicusernclI &vera elle.l'
Que croquez-vous~
TO UTES LES rOUJ..ES, AccourAnt.
Que croquc-t-clle ~
LA. POULE BLANCIIE.
Du froDIcnt.
I.

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