Georges Feydeau - Oeuvres
2646 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Georges Feydeau - Oeuvres

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
2646 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Le Classcompilé n° 108 contient la quasi intégralité des oeuvres de Georges Feydeau (66 titres et 3 annexes)


Georges Feydeau (né Georges Léon Jules Marie Feydeau), né à Paris 9e le et mort à Rueil-Malmaison le , est un auteur dramatique, peintre et collectionneur d'art français, connu pour ses nombreux vaudevilles . (Wikip.)


Les lci-eBooks sont des compilations d’œuvres appartenant au domaine public. Les textes d’un même auteur sont regroupés dans un volume numérique à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera la liste complète des volumes sur le site lci-eBooks.



CONTENU :


LES GRANDES PIÈCES
La Lycéenne (1887)
Tailleur pour dames (1886)
À qui ma femme ?
Un bain de ménage (1889)
Chat en poche (1888)
Les Fiancés de Loches (1888)
L’Affaire Edouard (1889)
Le Mariage de Barillon (1891)
Monsieur chasse ! (1892)
Champignol malgré lui (1892)
Le systeme Ribadier (1892)
Un fil à la patte (1894)
Le Ruban (1894)
L’Hôtel du Libre Echange (1894)
Le dindon (1895)
La Dame de chez Maxim (1899)
La duchesse des Folies-Bergère (1902)
La main passe ! (1904)
L’Age d’or (1905)
Le Bourgeon (1906)
La Puce à l’oreille (1907)
Le Circuit (1909)
Je ne trompe pas mon mari (1914)
Cent millions qui tombent
LES COURTES PIÈCES
L’amour doit se taire
Par la fenêtre (1882)
Amour et piano (1883)
Gibier de potence (1885)
L’Homme de paille
Fiancés en herbe (1886)
Deux Coqs pour une poule
C’est une femme du monde (1890)
Monsieur Nounou (1890)
Notre futur (1894)
Les Pavés de l’ours (1896)
Séance de nuit (1897)
Dormez, je le veux ! (1897)
Feu la mère d eMadame (1908)
Léonie est en avance ou le mal joli (1908)
On purge bébé ! (1910)
«Mais n’te promène donc pas toute nue!» (1911)
Léonie est en avance (1911)
On va faire la cocotte (1913)
Hortense a dit : « Je m’en fous ! » (1916)
LES MONOLOGUES
La petite révoltée (1880)
Le mouchoir (1881)
Un coup de tête (1882)
Un monsieur qui n’aime pas les monologues (1882)
Trop vieux (1882)
J’ai mal aux dents (1882)
Le potache (1883)
Patte en l’air (1883)
Aux antipodes (1883)
Le petit ménage (1883)
Les Célèbres (1884)
Le volontaire (1884)
Le colis (1885)
Le billet d emille (1885)
Les Réformes (1885)
L’Homme intègre (1886)
L’Homme économe (1886)
Les enfants (1887)
Tout à Brown-Séquard !.. (1890)
Le Juré (1898)
Un monsieur qui est condamné à mort (1899)
Complainte du pauv’ propriétaire (1916)
AUTRES
La Mi-carême (Conte)
Le vaudeville et le mélodrame sont-ils morts ? (Lettre, 1905)
comment je suis devenu vaudevilliste (Article, 1908)


Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d’œuvres appartenant au domaine public : les textes d’un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 46
EAN13 9782918042280
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Paris 9e le et mort à Rueil-Malmaison le , est un auteur dramatique, peintre et collectionneur d'art français, connu pour ses nombreux vaudevilles . (Wikip.)


Les lci-eBooks sont des compilations d’œuvres appartenant au domaine public. Les textes d’un même auteur sont regroupés dans un volume numérique à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera la liste complète des volumes sur le site lci-eBooks.



CONTENU :


LES GRANDES PIÈCES
La Lycéenne (1887)
Tailleur pour dames (1886)
À qui ma femme ?
Un bain de ménage (1889)
Chat en poche (1888)
Les Fiancés de Loches (1888)
L’Affaire Edouard (1889)
Le Mariage de Barillon (1891)
Monsieur chasse ! (1892)
Champignol malgré lui (1892)
Le systeme Ribadier (1892)
Un fil à la patte (1894)
Le Ruban (1894)
L’Hôtel du Libre Echange (1894)
Le dindon (1895)
La Dame de chez Maxim (1899)
La duchesse des Folies-Bergère (1902)
La main passe ! (1904)
L’Age d’or (1905)
Le Bourgeon (1906)
La Puce à l’oreille (1907)
Le Circuit (1909)
Je ne trompe pas mon mari (1914)
Cent millions qui tombent
LES COURTES PIÈCES
L’amour doit se taire
Par la fenêtre (1882)
Amour et piano (1883)
Gibier de potence (1885)
L’Homme de paille
Fiancés en herbe (1886)
Deux Coqs pour une poule
C’est une femme du monde (1890)
Monsieur Nounou (1890)
Notre futur (1894)
Les Pavés de l’ours (1896)
Séance de nuit (1897)
Dormez, je le veux ! (1897)
Feu la mère d eMadame (1908)
Léonie est en avance ou le mal joli (1908)
On purge bébé ! (1910)
«Mais n’te promène donc pas toute nue!» (1911)
Léonie est en avance (1911)
On va faire la cocotte (1913)
Hortense a dit : « Je m’en fous ! » (1916)
LES MONOLOGUES
La petite révoltée (1880)
Le mouchoir (1881)
Un coup de tête (1882)
Un monsieur qui n’aime pas les monologues (1882)
Trop vieux (1882)
J’ai mal aux dents (1882)
Le potache (1883)
Patte en l’air (1883)
Aux antipodes (1883)
Le petit ménage (1883)
Les Célèbres (1884)
Le volontaire (1884)
Le colis (1885)
Le billet d emille (1885)
Les Réformes (1885)
L’Homme intègre (1886)
L’Homme économe (1886)
Les enfants (1887)
Tout à Brown-Séquard !.. (1890)
Le Juré (1898)
Un monsieur qui est condamné à mort (1899)
Complainte du pauv’ propriétaire (1916)
AUTRES
La Mi-carême (Conte)
Le vaudeville et le mélodrame sont-ils morts ? (Lettre, 1905)
comment je suis devenu vaudevilliste (Article, 1908)


Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d’œuvres appartenant au domaine public : les textes d’un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

" />

AVERTISSEMENT

Le contenu de cet ouvrage appartient au patrimoine littéraire des siècles révolus. Par conséquent, toutes les informations pratiques mentionnées comme étant d’actualité (adresses, évènements, etc...) sont aujourd’hui tout à fait obsolètes ; de même, les éléments à caractère scientifique qui s’y trouvent peuvent être très largement dépassés.
En outre, cet ouvrage peut renfermer des points de vue qui ne s’accordent pas avec l’étique du présent siècle ; certaines des opinions qui y sont professées peuvent s’avérer datées ou désuètes : en particulier les prises de position ayant trait à la condition humaine (en matière de mœurs, politique, religions, ethnies…) ou même à la condition animale. Il est donc nécessaire à la lecture de faire preuve de discernement, de détachement, de sens critique, et de restituer les œuvres dans leurs contextes : cet ouvrage ne doit pas être jugé d’après le monde d’aujourd’hui et le monde d’aujourd’hui ne doit pas être jugé d’après cet ouvrage.
Enfin, et plus largement, les auteurs et artistes ayant contribué à cet ouvrage sont seuls responsables de leurs œuvres. Toutes opinions, jugements, critiques, voire injures, caricatures ou stéréotypes qu’elles renferment, n’appartiennent qu’à eux et ne représentent aucunement le point de vue de l’éditeur, qui transmet l’héritage culturel mais n’en cautionne pas le fond.
GEORGES FEYDEAU ŒUVRES N° 108
Les Classcompilés sont des compilations d’auteurs classiques : les ouvrages d’un même auteur sont regroupés dans un livre numérique à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur.
MENTIONS
(1) © 2016-2021 Les eBooks Classiques Illustrés (www.lci-ebooks.e-monsite.com), à l’exclusion du contenu appartenant au domaine public ou placé sous licence libre. (2) Toutes autres marques ou entités mentionnées par l’éditeur dans cet ouvrage ne le sont qu’à des fins de citation des sources ; il n’existe aucune relation d’aucune sorte entre l’éditeur et ces marques ou entités. (3) L’orthographe originelle a été généralement respectée et peut se trouver différer de celle en vigueur.
ISBN : 978-2-918042-28-0
pour la version 1.x au format EPUB et sans DRM.
Historique des versions : 1.5 (30/05/2021), 1.4 (02/01/2020), 1.3 (10/11/2019), 1.2 (12/12/2017), 1.1 (03/03/2017), 1.0 (02/04/2016).
SOURCES
Cet eBook a été confectionné à partir des ressources suivantes sur le Web. Pour accéder à l’aide d’hyperliens à chacune d’entre elles, on consultera la page générale des ressources sur le site internet. Toutes les marques citées appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
— Sources des textes : Theatre gratuit, exceptés :
— Libre Theatre : Le colis, les enfants, Tout à Brown-Sequard., Le volontaire, Le billet de mille, Comment je suis devenu vaudevilliste (Gallica / BnF [Bibliothèque nationale de France]) , Le vaudeville et le mélodrame sont-ils morts ?, Léonie est en avance.
— Wikisource : Par la fenêtre, Léonie est en avance, Les célèbres, L’amour doit se taire, L’homme de paille, Deux coqs pour une poule, A qui ma femme?, Monsieur Nounou, La mi-carême .
— Source des informations sur chaque pièces : Libre Théâtre. Le site aLaLettre a été également consulté.
— Couverture  : Portrait de Georges Feydeau, auteur dramatique, par Carolus-Duran (1837-1917). Musée des Beaux-Arts de Lille. (Wikimedia Commons (Vassil).)
— Page de titre  : Cliché Félix Nadar. Collection Félix Potin (vers 1900) (Wikimedia Commons.)
Si vous estimez qu’un contenu quelconque (texte ou image) de ce livre numérique n’a pas le droit de s’y trouver ou n’est pas attribué correctement, veuillez le signaler à travers le formulaire de contact du site internet .
LISTE DES TITRES
G EORGES F EYDEAU (1862-1921)
LES GRANDES PIÈCES

LA LYCÉENNE
1887
TAILLEUR POUR DAMES
1886
À QUI MA FEMME ?

UN BAIN DE MÉNAGE
1888
CHAT EN POCHE
1888
LES FIANCÉS DE LOCHES
1888
L’AFFAIRE EDOUARD
1889
LE MARIAGE DE BARILLON
1890
MONSIEUR CHASSE !
1892
CHAMPIGNOL MALGRÉ LUI
1892
E SYSTEME RIBADIER
1892
UN FIL À LA PATTE
1894
LE RUBAN
1894
L’HÔTEL DU LIBRE ECHANGE
1894
LE DINDON
1895
LA DAME DE CHEZ MAXIM
1899
LA DUCHESSE DES FOLIES-BERGÈRE
1902
LA MAIN PASSE !
1904
L’AGE D’OR
1905
LE BOURGEON
1906
LA PUCE À L’OREILLE
1907
LE CIRCUIT
1909
JE NE TROMPE PAS MON MARI
1914
CENT MILLIONS QUI TOMBENT

LES COURTES PIÈCES

L’AMOUR DOIT SE TAIRE

PAR LA FENÊTRE
1882
AMOUR ET PIANO
1883
GIBIER DE POTENCE
1883
L’HOMME DE PAILLE

FIANCÉS EN HERBE
1886
DEUX COQS POUR UNE POULE

C’EST UNE FEMME DU MONDE
1890
MONSIEUR NOUNOU
1890
NOTRE FUTUR
1894
LES PAVÉS DE L’OURS
1896
SÉANCE DE NUIT
1897
DORMEZ, JE LE VEUX !
1897
FEU LA MÈRE DE MADAME
1908
LÉONIE EST EN AVANCE OU LE MAL JOLI
1908
ON PURGE BEBE !
1910
«MAIS N’TE PROMÈNE DONC PAS TOUTE NUE!»
1911
LEONIE EST EN AVANCE
1911
ON VA FAIRE LA COCOTTE
1913
HORTENSE A DIT : « JE M’EN FOUS ! »
1916
LES MONOLOGUES

LA PETITE RÉVOLTÉE
1880
LE MOUCHOIR
1881
UN COUP DE TÊTE
1882
UN MONSIEUR QUI N’AIME PAS LES MONOLOGUES
1882
TROP VIEUX
1882
J’AI MAL AUX DENTS
1882
LE POTACHE
1883
PATTE EN L’AIR
1883
AUX ANTIPODES
1883
LE PETIT MÉNAGE
1883
LES CÉLÈBRES
1884
LE VOLONTAIRE
1884
LE COLIS
1885
LE BILLET DE MILLE
1885
LES RÉFORMES
1885
L’HOMME INTÈGRE
1886
L’HOMME ÉCONOME
1886
LES ENFANTS
1887
TOUT À BROWN-SÉQUARD !..
1890
LE JURÉ
1898
UN MONSIEUR QUI EST CONDAMNÉ À MORT
1899
COMPLAINTE DU PAUV’ PROPRIÉTAIRE
1916
AUTRES

LA MI-CARÊME (CONTE)

LE VAUDEVILLE ET LE MÉLODRAME SONT-ILS MORTS ?   (LETTRE)
1905
COMMENT JE SUIS DEVENU VAUDEVILLISTE (ARTICLE,
1908
PAGINATION
Ce volume contient 946 919 mots et 3 728 pages.
01. L’amour doit se taire
21 pages
02. La petite révoltée
8 pages
03. Le mouchoir
6 pages
04. Un coup de tête
6 pages
05. Un monsieur qui n’aime pas les monologues
5 pages
06. Trop vieux
5 pages
07. J’ai mal aux dents
5 pages
08. Par la fenêtre
15 pages
09. Amour et piano
21 pages
10. Le potache
5 pages
11. Patte en l’air  
7 pages
12. Aux antipodes
5 pages
13. Le petit ménage
6 pages
14. Les Célèbres
5 pages
15. Le volontaire
7 pages
16. Gibier de potence
27 pages
17. L’Homme de paille
20 pages
18. Les Réformes
5 pages
19. Le colis
8 pages
20. Le billet de mille
18 pages
21. Fiancés en herbe
18 pages
22. L’Homme intègre
6 pages
23. L’Homme économe
5 pages
24. Tailleur pour dames
78 pages
25. Les enfants
6 pages
26. Deux Coqs pour une poule
21 pages
27. À qui ma femme ?
62 pages
28. La Lycéenne
83 pages
29. Un bain de ménage
23 pages
30. Chat en poche
83 pages
31. Les Fiancés de Loches
78 pages
32. L’Affaire Edouard
75 pages
33. C’est une femme du monde
27 pages
34. Monsieur Nounou
27 pages
35. Le Mariage de Barillon
96 pages
36. Tout à Brown-Séquard !...
7 pages
37. Monsieur chasse !
120 pages
38. Champignol malgré lui
120 pages
39. Le systeme Ribadier
80 pages
40. Un fil à la patte
129 pages
41. Notre futur
13 pages
42. Le Ruban
96 pages
43. L’Hôtel du Libre Echange
115 pages
44. Le dindon
125 pages
45. Les Pavés de l’ours
32 pages
46. Séance de nuit
42 pages
47. Dormez, je le veux !
35 pages
48. Le Juré
7 pages
49. La Dame de chez Maxim
212 pages
50. Un monsieur qui est condamné à mort
7 pages
51. LA Duchesse des Folies-Bergère
149 pages
52. La main passe !
170 pages
53. L’Age d’or
185 pages
54. Le Bourgeon
155 pages
55. La Puce à l’oreille
156 pages
56. Occupe-toi d’Amélie
197 pages
57. feu la mère de Madame
42 pages
58. Le Circuit
120 pages
59. On purge bebe !
66 pages
60. «Mais n’te promène donc pas toute nue!»
43 pages
61. Léonie est en avance ou le mal joli
57 pages
62. On va faire la cocotte
36 pages
63. Je ne trompe pas mon mari
137 pages
64. Hortense a dit :« je m’en fous ! »
39 pages
65. Complainte du pauv’ propriétaire
5 pages
66. Cent millions qui tombent
91 pages
67. La Mi-carême
5 pages
68. Le Vaudeville Moderne / De la paresse à la gloire : comment je suis devenu vaudevilliste
5 pages
69. Le vaudeville et le mélodrame sont-ils morts ?
4 pages
L’AMOUR DOIT SE TAIRE
Drame en un acte
1878
(Inédit)
Première pièce de Georges Feydeau.
21 pages
TABLE
Personnages
Scène première
Scène II  Robert, puis René
Scène III  René, puis Madame de Sorges et Germaine
Scène IV  Les mêmes, plus Robert
Scène V  Madame de Sorges, Germaine
Scène VI  Germaine, puis René
Scène VII
Scène VIII  Germaine, Madame de Sorges.
Scène IX  Les mêmes, René, la redingote jetée sur les épaules, les bras hors des manches, Robert, soutenant René.
Scène X  Les mêmes, moins Madame de Sorges
Scène XI  Robert, René
Scène XII  Les mêmes, Madame de Sorges, Germaine.
Titre suivant : LA PETITE RÉVOLTÉE
PERSONNAGES
René
Robert
Madame de Sorges
Germaine
SCÈNE PREMIÈRE
Un grand salon de château. Grandes portes vitrées au fond, donnant sur une terrasse. — On aperçoit le parc - A droite second plan, une grande porte donnant sur les appartements. — A droite, premier plan, une porte donnant chez Germaine. — A gauche, second plan, une porte donnant sur les communs. A gauche, premier plan, une grande cheminée. — A droite, au milieu de la scène, une table chargée de journaux et de papiers, deux ou trois chaises près de la table. — A gauche, au milieu de la scène, un petit guéridon avec un grand fauteuil faisant face au public et un canapé un peu éloigné du guéridon, à gauche.
ROBERT, GERMAINE
ROBERT. — Là ! Monsieur René m’a dit : «va m’attendre au salon ! j’ai à te parler». Il ne peut tarder : attendons !
GERMAINE, en costume de pêche, tenant une ligne et un filet vide. — Bonjour Robert !
ROBERT. — Mademoiselle ! déjà levée !
GERMAINE. — Oh ! Et depuis longtemps !… j’arrive de la pêche. Oh ! mais bredouille, mon ami, absolument bredouille ! et comme dans le parc il n’existe pas le moindre marchand de poissons, on est bien forcé de convenir honteusement de son échec.
ROBERT. — Alors, pas la plus petite morsure !
GERMAINE. — Si, une fois… un petit imprudent, gourmand comme on l’est à son âge, s’est jeté sur mon hameçon… Mais je l’ai rejeté à l’eau. Ils étaient là une bande, c’étaient des truites… et je les apercevais à travers cette eau courante, transparente comme du cristal… Une truite plus grosse était au milieu de tout ce frétillon… je me suis dit que c’était la mère… et alors… c’est bête n’est-ce-pas, mais je ne sais pourquoi, je me suis vue dans l’avenir, j’étais la femme de René, et j’avais des bébés blancs et roses, puis soudain l’on m’arrachait l’un d’eux… et alors… oh ! alors j’ai bien vite rejeté son petit à la vieille truite.
ROBERT. — Oh bien ! si tous les pêcheurs avaient de ces sentimentalités là… Je ne sais pas trop ce que l’on mangerait en carême.
GERMAINE. — Oui, je te dis, cela n’a pas de raison d’être, et franchement quand on aime la pêche et la chasse on ne s’érige pas en protecteur des animaux. Je me fais l’effet d’un Mandrin doublé d’un Saint Vincent de Paul.
ROBERT. — je ne connais pas !
GERMAINE. — Ça ne m’étonne pas !… Dis donc, tu n’as pas vu mon cousin, ce matin ?
ROBERT. — Monsieur René, justement je l’attends en ce moment : c est pourquoi je suis dans ce salon… il a quelque chose de particulier à me dire…
GERMAINE. — De particulier… Oh ! oh ! du mystère… C’est à dire qu’il faut que je te laisse !… Oh ! c’est bien, c’est bien, je m’en vais.
ROBERT. — Mais mademoiselle…
GERMAINE. — Oh ! non, non, non, je m’en vais… Quelque chose de particulier ! voyez vous ça ! (avec importance.) Ah ça ! est-ce qu’il aurait commis l’impardonnable oubli de te demander ton consentement à notre mariage… Oh ! en ce cas ne sois pas cruel ! (riant) Allons, allons ! puisque je suis de trop, je me retire. (Elle se sauve en courant.)
SCÈNE II   ROBERT, PUIS RENÉ
ROBERT. — La chère petite… est-elle gentille… je la considère comme mon enfant. Une enfant que j’appelle mademoiselle, voilà tout… (Il se promène de long en large puis, après un moment.) Non, mais qu’est-ce que Monsieur René peut avoir à me dire… il avait un air grave, lui si gai d’habitude !… Ah ! ma pauvre défunte disait toujours : «Mon Robert, n’est pas un nigaud, il y voit clair, avec ses petits yeux en vrille ! Eh bien ! je suis sûr qu’il se passe ici quelque chose… Voilà deux jours qu’il est préoccupé, mon maître ; il s’enferme, et travaille sans cesse, il écrit, et madame elle-même a l’air tout soucieux. Ah ! non, ça n’est pas naturel !
RENÉ, arrivant avec des papiers. — Ah ! te voilà ! tu m’attendais !
ROBERT. — je ne fais que d’arriver, monsieur René.
RENÉ. — C’est bien ! Robert, j’ai une confidence à te faire.
ROBERT. — A moi !
RENÉ. — A toi ! Mais tu me jures de me garder le plus grand secret ! donne-moi, ta main, tu m’aimes bien, n’est-ce pas ?
ROBERT. — Si je vous aime, mon cher maître ! Ah ! Dieu du ciel ! vous que j’ai élevé, vous que j’ai fait sauter sur mes genoux !
RENÉ. — Robert, je vais me battre.
ROBERT. — Vous ?…
RENÉ. — Moi !
ROBERT. — Avec de vraies armes !
RENÉ. — Avec de vraies ! Tu comprends que tout le monde l’ignore ici, et que personne ne doit le savoir ; dans un quart d’heure mes témoins seront là… tu les feras entrer dans mon cabinet, sans qu’on les remarque et aussitôt, tu viendras me prévenir ! Est-ce dit ?
ROBERT. — Mais !…
RENÉ. — Est-ce dit ?…
ROBERT. — C’est bien, monsieur René, mais…
RENÉ. — Oh ! Il n’y a pas de mais… Tu prépareras mes armes, les fleurets qui sont dans ma chambre.
ROBERT. — Les pointus ?
RENÉ. — Dame !
ROBERT. — Oh ! ils sont si piquants !
RENÉ, souriant. — Ah ! bon Robert, va ! (Il lui serre la main.)
ROBERT, brusquement. — Eh bien ! non, ce combat n’aura pas lieu. je ne veux pas que vous vous battiez, moi… laissez-moi aller le trouver, votre adversaire ! Je lui parlerai ! je lui dirai… je ne sais pas ce que je lui dirai, mais j arrangerai tout.
RENÉ. — Merci, mon pauvre ami ! Il est des choses qu’on n’arrange pas !… Ce duel, personne ne peut l’empêcher, il s’agit de la plus grave des insultes, entends-tu, une insulte qui suffirait à ternir notre réputation, et ce sont là de ces choses qui ne s’effacent que dans le sang.
ROBERT. — Une insulte ! monsieur ! Est-ce qu’on se bat pour une insulte ? Mais moi qui vous parle, j’en ai reçu plus d’une dans ma vie et je ne me suis jamais battu ! je ne m’en porte pas plus mal, voyez-vous. Tenez : un jour, Emile, votre ancien cocher, m’a appelé, je ne sais pas pourquoi, «vieux dindon ! « savez-vous, ce que j’ai fait, je l’ai traité de «grand veau». Nous, nous en sommes dit de toutes les couleurs, nous avons eu chacun notre part, de sottises, et nous n’avons pas pour ça versé une goutte de notre sang.
RENÉ. — Ce n’est pas la même chose, mon bon Robert : ici, c’est une affaire d’honneur ! le nom de ma mère a été calomnié indignement par un journaliste infâme… un de ces écrivassiers tarés qui trouvent un renom facile en versant le venin sur tout ce qu’il y a de saint et de respectable ! Ma mère a été cruellement blessée, je le sens, je le vois… Mais son amour pour moi la force à se taire ! son cœur saigne en silence et elle préfère se sacrifier dans sa tendresse aveugle plutôt que de me voir exposer ma vie… Heureusement, cet article, je l’ai lu ; et avant peu, vois-tu, ma mère aura été vengée et notre honneur satisfait.
ROBERT. — Calmez-vous, monsieur René !
RENÉ. — Oh ! je suis calme !… Ecoute, Robert, j’aime à croire que tout se passera bien… Cependant on ne peut répondre de rien, n’est-ce pas ?… Si, par hasard, quelque malheur arrivait… (essuyant une larme) si je ne devais plus vous revoir, voici certains papiers que tu remettrais à ma mère ainsi que cette lettre, une lettre où je lui demande pardon pour toute la douleur que je lui aurai causée, et cette autre pour ma petite Germaine, ma fiancée ; les deux seuls êtres que j’aime au monde avec toi, mon bon Robert. (Il lui serre les mains avec effusion.)
ROBERT, essuyant une larme. — Mon cher maître !
RENÉ. — Allons, n’est-ce pas, je puis compter sur toi !…
ROBERT. — Ce sera pour moi, une chose sacrée.
RENÉ. — C’est bien, mon ami, va, et surtout, ne dis rien à personne !
ROBERT. — je ne dirai rien ! (Il va pour sortir puis se retourne avant de s’en aller et avec une tendresse pleine d’admiration.) Se battre, lui ! si c’est Dieu possible ! un gamin que j’ai vu, c’était gros comme rien !
SCÈNE III   RENÉ, PUIS MADAME DE SORGES ET GERMAINE
RENÉ. — Pauvre Robert ! En voilà un qui m’aime vraiment ! Ah ! l’on n’en trouve plus beaucoup comme lui ! (Madame de Sorges entre, suivie de Germaine.)
RENÉ, va à la rencontre de sa mère et lui baise la main. — Ma mère !
MADAME de Sorges. — Mon cher enfant !… (Elle va s’asseoir sur le fauteuil.)
GERMAINE. — Bonjour, monsieur mon fiancé.
RENÉ, la baisant au front. — Vous allez bien, ma petite Germaine ?
GERMAINE. — Mais oui… Ah ! je suis bien aise de vous trouver… A nous deux, peut-être parviendrons nous a dissiper ce vilain nuage de tristesse qui assombrit le visage de ma tante… Oh ! ne dites pas non, ma petite maman, vous êtes toute chagrine depuis deux jours. (Elle embrasse Madame de Sorges.)
MADAME de Sorges. — Mais non, je t’assure… J’ai un peu de migraine, voilà tout.
GERMAINE, à René. — Ah ! vous savez, j’ai réfléchi.
RENÉ. — Vraiment, cela m’étonne.
GERMAINE. — Vilain !… Oui ! nous n’allons pas en Italie, c’est trop banal ! je préfère l’Espagne !
RENÉ, tristement. — Ah ! pour notre voyage de noces ?
GERMAINE. — Eh ! bien oui ! L’on dirait que cela vous est indifférent. Croyez-vous que je n’y pense pas, à notre mariage, moi… Allons, venez ici ! (Elle s’assied sur le divan.) Asseyez-vous là, près de moi, et tenez cet écheveau. (René s’assied près de Germaine et lui tient son écheveau pendant que Germaine enroule sa laine.)
MADAME de Sorges, à part. — je tremble que René ne sache tout ; il n’est plus le même depuis deux jours ; en vain je lui ai caché cet article odieux… quelque âme charitable se sera trouvée pour le lui adresser… et s’il l’a lu… Oh ! je le connais, il est fier… et il fera son devoir. Ah ! je souffre bien !
RENÉ. — A quoi songez-vous ainsi, ma mère ?
MADAME de Sorges. — Moi ! A rien, mon enfant ! Je vous regarde et je suis heureuse ! Vous faites un si joli petit couple tous les deux !
GERMAINE. — N’est-ce pas ? quel beau mari !
RENÉ, lui prenant les mains. — Et quelle jolie petite femme… Que je vous trouve de grâces et de séductions ! et aujourd’hui surtout, je ne sais pourquoi, il me semble que jamais je ne vous ai vue plus belle, je vous regarde, je vous admire et j’éprouve en vous contemplant une impression étrange.
GERMAINE. — Ah ! Flatteur !… d’abord, aujourd’hui, j’ai la coiffure que vous aimez… et je tiens à vous plaire.
RENÉ. — Ma chère Germaine ! Ah ! combien nous allons être heureux tous les deux ! Vous serez mon enfant gâtée à moi ; tous vos caprices seront des ordres, je vous aimerai, je vous cajolerai, et ces jolis yeux où mes regards se perdent, ignoreront toujours ce que c’est qu’une larme !… Ah ! ce sera le bonheur… et ce bonheur n’est pas loin. Encore quinze jours d’attente et vous serez à moi, rien qu’à moi !… qu’il me tarde, mon Dieu, que ce rêve charmant devienne la réalité…
GERMAINE, à voix basse. — René, je suis heureuse !
MADAME de Sorges. — Oui. Et moi l’on me laisse dans mon coin pendant ce temps là. Oh ! les enfants, quels ingrats !…
RENÉ. — Ma mère !
MADAME de Sorges. — Allez, je ne suis pas jalouse ! Aimez-vous ! vous ne savez pas combien je suis heureuse.
SCÈNE IV   LES MÊMES, PLUS ROBERT
ROBERT, entrant avec précipitation. — Monsieur René… Pardon mesdames… Monsieur René !
RENÉ, allant au devant de Robert. — Quoi !
ROBERT, bas à René. — Ces messieurs sont là… ils vous attendent dans votre cabinet.
RENÉ. — Ah ! C’est vrai… (à part.) Ce rêve m’avait fait un moment tout oublier… (haut.) C’est bien, dis-leur que je suis à eux.
MADAME de Sorges, inquiète. — Qu’y a-t-il, René ? et que nous veut Robert ?
RENÉ, embarrassé. — Oh ! Rien, ma mère ! une affaire importante… un ami !… pardonnez-moi, il faut que je vous quitte.
MADAME de Sorges. — Que dit-il ?
GERMAINE. — Vous partez si brusquement !
MADAME de Sorges, allant à René. — Et pourquoi faut-il que tu sortes ?…
RENÉ, très troublé. — C’est indispensable, ma mère.
MADAME de Sorges. — René, tu me caches quelque chose.
RENÉ. — Moi, mais je vous certifie…
MADAME de Sorges. — René, tu ne me dis pas la vérité ! n’essaie pas de mentir… quand il s’agit de toi, mon cœur ne se trompe jamais et d’ailleurs ton trouble te trahit… je veux tout savoir entends-tu ?…
RENÉ. — Mais je vous assure, ma mère, que vous vous inquiétez à tort.
MADAME de Sorges. — Non ! te dis-je, non ! (à Robert.) Robert ! où va mon fils ?
RENÉ, vivement. — Robert, tais-toi !
MADAME de Sorges. — Ah ! tu vois bien que tu me caches quelque chose !… René, je ne veux pas que tu sortes. (Elle l’étreint dans ses bras.)
RENÉ, avec effort. — Ah ! laissez-moi, ma mère !
MADAME de Sorges. — je ne veux pas que tu me quittes.
RENÉ. — Ma mère il le faut ! je vous aime et je vous vénère… mais je ne puis vous obéir. (Il l’embrasse avec...

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents