L’Afrique est régulièrement en proie aux coups d’État, et à des violences de tout genre. Cette œuvre intitulée L’Afrique des coups d’État met en exergue le mode de transmission du pouvoir politique : le pouvoir est souvent transmis dans la violence et le bain de sang, et sans véritable esprit démocratique. L’événement qui se déroule dans cette pièce est marqué par des crispations et manifestations populaires, la dénonciation du système politique en place, la désolidarisation, le massacre, la démission, l’ingérence extérieure, des coups d’État tragiques. Depuis les indépendances de la plupart des pays africains, la vie publique africaine est ainsi rythmée, surtout par des coups d’État militaires ou constitutionnels. À chaque fois qu’un coup d’État, quelle que soit sa nature, renverse le système politique en place, un autre surgit et le détruit, puisque le pouvoir est « sucré » en Afrique, semble-t-il. À travers ses pages, L’Afrique des coups d’État démontre clairement l’incertitude dans le devenir de nombreux coups d’État sur le continent africain. Les coups d’État sont finalement une hantise permanente pour l’Afrique. Une question : l’Afrique est-elle maudite par le dieu des coups d’État ?