L automne précoce
157 pages
Français

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L'automne précoce , livre ebook

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Description

La pièce est un va-et-vient entre passé et présent dans un même appartement d'une tour de banlieue. Le destin d'une jeune fille du passé, Leila, passionnée de danse, croise celui d'une jeune femme enceinte, du présent, Lola...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2010
Nombre de lectures 256
EAN13 9782336270357
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0079€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Théâtre des 5 Continents
Collection dirigée par Kazem Shahryari et Robert Poudérou
Dernières parutions
231 — Pierre GROU, Le goinfre , 2009.
230 — Robert POUDÉROU, La trappe , 2009.
229 — Ahmed HAFDI, Cette belle poussière jaune d’Uruk , 2009.
228 — Jaime Salazar SAMPAIO, La Bataille Navale , 2009.
227 — Thierry MICHAËLIAN, La manipulation , 2009.
226 — Jacques MONDOLONI, L’étoffe des femmes , 2009.
225 — Pierre CASSARD, Raguse an 01 , 2009.
224 — Hugues BERNARD, Nouvel arrivage , 2009.
223 — Benjamin OPPERT, Entre père et maire , 2009.
222 — Essindi MINDJA, Le Mvet : La Guerre du fer , 2009.
221 — Nazly SADEGHI, Spenta , 2009.
220 — Danielle DUMAS, Ce héros au sourire si doux , 2009.
219 — Mohamed BOUNOUARA, La Machine à aigrir , 2009.
218 — Thais COUSIGNE, Pêle-mêle de sentiments , 2008.
217 — Nicolas NERCAM (textes réunis par), Théâtre bengal i moderne, Quatre pièces de Dinabandhu Mitra , Rabindranath Tagore , Badal Sircar et Utpal Dutta , 2008.
216 — Jean-Luc JEENER, La tragédie de Gilles de Rais. Pièce en 18 tableaux , 2008.
215 — Henri Michel BOCCARA, Trois pièces closes , 2008.
214 — Carlotta CLERICI, Le Grand Fleuve. Comédie de mœurs en quatre saisons , 2008.
213 — Clément DILI PALAI, Foyer de tensions , 2008.
212 — Solo NIARÉ, La Tirelire de maman , 2008.
211 — Pierre GROU, Les tribulations de Scapin , 2008.
210 — Solo NIARÉ, Le Temps d’un mensonge , 2008.
209 — Jean-Pierre TOUBLAN et Zémanel, Le Graal du cochon . Tragédie porcine , 2008.
208 — Gérald GRUHN, (La Belle et la Bête ) Chapitre 1704, 2008.
207 — Bruno GALLISA, Le bruit du silence , 2008.
206 — Nordine MEGHASLI, Une valise dans la tête , 2007.
L'automne précoce

Kazem Shahryari
Couverture
Portrait de l’Automne (Peinture de Kazem Shahryari)
Eté 2008 Pantin-Eupen-Jalhay
Le Fond de Soutien de la SACD a distingué la pièce de Kazem Shahryari L’automne précoce en lui accordant une aide pour sa production et sa diffusion.
La pièce a également été distinguée par le jury de Infuenscènes qui lui a décerné une mention spéciale pour la qualité de son écriture, son style et son sujet sensible.
© L’HARMATTAN, 2010
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
9782296114791
EAN : 9782296114791
Sommaire
Théâtre des 5 Continents Page de titre Couverture Page de Copyright Préface RESUME Le premier indice de l’automne, hors murs. Le deuxième indice de l’automne, hors murs. Le troisième indice de l’automne, hors murs. Le quatrième indice de l’automne, hors murs. Le cinquième indice de l’automne, hors murs. Le sixième indice de l’automne, hors murs. Première suture de l’automne, intérieur, passé. Deuxième suture de l’automne, intérieur, présent. Troisième suture de l’automne, intérieur, passé. Quatrième suture de l’automne, intérieur, passé. Cinquième suture de l’automne, intérieur, passé. Sixième suture de l’automne, extérieur, présent. Septième suture de l’automne, intérieur, passé. Huitième suture de l’automne, intérieur, passé. Neuvième suture de l’automne, intérieur, passé. Dixième suture de l’automne, intérieur, passé. Onzième suture de l’automne, intérieur, présent. Douzième suture de l’automne, intérieur, passé. Treizième suture de l’automne, intérieur, passé. Quatorzième suture de l’automne, intérieur, présent. Pistes pour une exploitation pédagogique avec des collégiens et/ou des lycéens Notes de mise en scène
Préface
Kazem Shahryari a l’art du montage , qui est l’une des conditions de la poésie, mais n’est pas tout à fait d’évidence au théâtre, particulièrement au théâtre français, engoncé au départ dans la règle des trois unités (le temps, l’espace et l’action).
C’est lui, voici quelques années à présent, qui proposait à Dermot Bolger, le dramaturge irlandais, de croiser les écritures et les fictions : Bolger écrivait le départ d’une jeune irlandaise enceinte sans mari refoulée de son pays par des idées arriérées, Shahryari l’arrivée, cinquante ans plus tard, d’une jeune kurde dans ce même pays pour y trouver refuge… Brassage des temps et des espaces qui permet de lire, de prendre distance. C’est Shahryari qui organisa le tressage.
Ce montage était déjà le propre de “Au revoir et bonjour Monsieur Brecht”, devenu ensuite “Pâle comme la lune”, commande du Théâtre Jean-Vilar pour honorer ceux qui luttèrent dans les camps de concentration nazis.
On le retrouve dans le premier volet de “Couleurs de femmes”, “L’été”, où les morts, c’est-à-dire ceux d’ailleurs et d’avant, côtoient les vivants comme pour en donner raison.
L’art du poète a rencontré la démarche d’un lieu de création , l’Iranien français rencontré la commune multiforme de Vitry et un théâtre qui ramifie la ville avec sa planète. Ancrés par une résidence de trois ans soutenue par l’organisme régional ARCADI, l’écrivain et son lieu de compagnonnage s’accordèrent à tisser relations avec des femmes, de Vitry, de sa région, et d’un pays proche et lointain tout à la fois : la Roumanie, à la langue sœur.
Ce furent des voyages, dans une loge du Théâtre Jean-Vilar aménagé en salle de thé, à Oradea ou Cluj, dont les sourires, l’hospitalité, la générosité des cœurs livrèrent des confidences, des vies entières à travers quelques mots, quelques phrases, quelques regards. L’écriture de l’auteur, les couloirs et la salle du Théâtre en résonnent encore, comme en résonnent probablement encore les sensibilités des femmes ici et là-bas rencontrées.
Car il s’agit bien de rencontres . Non pas que Kazem Shahryari ait trouvé avec le Théâtre de Vitry la chair et la forme de son écriture déjà là dès les premières lignes de son histoire, mais qu’il ait trouvé là sans doute une porte libérant son chemin. En effet l’écriture, si audacieuse qu’elle soit, ne peut agir sa forme que si elle est accompagnée dans le monde. Il en fut ainsi pour les grands peintres de la Renaissance et Molière ; Claudel doit beaucoup à ses ambassades, Vinaver à sa fonction de PDG, Genet à … la prison.
Ainsi se croisent, “dans le salon de l’appartement d’une grande tour d’un ensemble immobilier de la banlieue parisienne”, tour “Balzac” ou “Manet” “12 étages, 338 appartements, 1352 fenêtres… 2366 habitants”, Lola et la gardienne et l’Homme noir suspendu ; Lola qui vient habiter le salon où périrent quelques années plus tôt Leïla de n’avoir pu danser et Moa son mari fou de n’avoir pu la saisir.
Ainsi des rencontres avec les femmes de Vitry et d’ailleurs qui ont accepté de livrer une part de leur vie à l’auteur cet “Automne” semble plus que proche de “L’été”, comme s’il avait fallu au dramaturge le temps d’une saison pour faire sien et autre ce qu’il avait partagé d’elles.
La première phrase de cet “Automne précoce” (“première suture”) nous avertit de la difficulté de l’enjeu : “Nous avons cru entendre, mais on n’entendait que notre propre voix…”. Le brassage des temps et des espaces dans le montage de l’écriture est condition pour lire et prendre distance, mais que faut-il pour entendre  ?
Et alors que le monde de Leïla est un monde d’autistes, celui de Lola va cheminer vers la conciliation, par le démantèlement des frontières. L’appartement de Leïla est réinvesti ; la gardienne consent à appeler l’Homme noir par son nom Africa et celui-ci, après moult injonctions, à passer lui-même de Mme Vesta à Jeannine, qui le convie avec Lola à partager une bouteille de champagne pour son anniversaire et ose avouer qu’elle est “même d’accord pour épouser un étranger”. La communication s’établit avec le mari de Lola, depuis le Canada par téléphone portable, avec le passé, le futur, par les sign

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