Pâris, le choix des autres
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Pâris, le choix des autres , livre ebook

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Description

Pâris, le choix des autres est l’histoire de Pâris, héros célèbre de la guerre de Troie, ainsi que de son entourage. Hécube, sa mère, rêve que cet enfant sera la chute de Troie. Abandonné par le roi Priam dans la montagne, le bébé est recueilli par le berger Agélaos. Mais son destin prend un virage exceptionnel lorsqu’il est choisi par les Dieux pour décider quelle déesse sera la plus belle et méritera la Pomme de la Discorde.


C’est ainsi que Pâris découvrira la vérité sur son origine royale, qu’il obtiendra l’amour de la belle Hélène, mais déclenchera par la même occasion la célèbre guerre de Troie...



Ce drame classique quoique moderne pose une question bien difficile : les choix des hommes sont-ils dictés par les dieux ou le destin ? Ou bien est-ce que les hommes sont libres, et rejettent donc leurs erreurs sur les autres, et les dieux en particulier ? Qui est vraiment responsable de nos choix, et par-delà, des conséquences sur l’Histoire ?

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Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9782371690059
Langue Français

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Exrait

ACTEQUATRIÈMEL’ENLÈVEMENTSCÈNEV PÂRIS;HÉLÈNE.PÂRIS.Arrête de parler à un mari invisible, et regarde bien en face cet amant Ƌui se tieŶt devaŶt toi, pƌġt à t’aiŵeƌ.HÉLÈNE.Pâƌis…(Silence. Étreintes sans baiser.)PÂRIS.JamaisaupaƌavaŶt je Ŷ’avais vu…HÉLÈNE.Pâƌis…PÂRIS.Jaŵais je Ŷ’avais seŶti…HÉLÈNE.Pâris. PÂRIS.Jamais peau ne fut plus douce au toucher. HÉLÈNE.Tais-toi pauvƌe fou, les dieudž pouƌƌaieŶt t’eŶteŶdƌe et les dĠesses…PÂRIS.Les déesses doivent plaire aux dieux et les femmes, aux hommes. Tu es un trésor Hélène. Comment pourrais-je laisser tel trésor aux Grecs, alors Ƌue je pouƌƌais l’eŵŵeŶeƌ? HÉLÈNEse défait des bras de Pâris.Ainsi, tu ne pouvais plus attendre, tu es venu me chercher toi-même. PÂRIS.Tous me disaient que tu réfléchissais encore. Il fallait que je Oui. patieŶte, Ƌue je t’atteŶde Đoŵŵe j’ai toujouƌs atteŶdu daŶs ŵa vie. Mais uŶe minute de plus à rester dehors, à regarder en direction du palais et à imaginer que, peut-être, tu ne vieŶdƌais pas… Đette peŶsĠe… je Ŷe pouvais ŵe ƌĠsoudƌe à simplement espérer que tu viennes. Dis-moi, maintenant. Seras-tu folle comme je suis fou ? HÉLÈNE.Et toi, ŵ’aiŵeƌas-tu, même quand je serai morte ? PÂRIS.Je mourrai avant toi : incapable de vivre sans ton amour. HÉLÈNE. Me feras-tu confiance? N’auƌas-tu jamais peur que je te trahisse Đoŵŵe je ŵ’appƌġte à tƌahiƌ MĠŶĠlas? PÂRIS.Je sais Ƌue ŶoŶ. Aphƌodite ŵ’a assuƌĠ de toŶ aŵouƌ.(Silence.)
HÉLÈNE, avec un mouvement de rejet.Aphƌodite. Tu Ŷe ŵ’aiŵes Ƌue paƌĐe Ƌu’Aphƌodite eŶ a dĠĐidĠ aiŶsi.PÂRIS.NoŶ. Ceƌtes, Đ’est elle Ƌui iŶveŶta Ŷotƌe aŵouƌ, ŵais Ŷous l’avoŶs ďieŶ voulu. Toute dĠesse Ƌu’elle est, si Ŷos Đœuƌs ĠtaieŶt feƌŵĠs à l’aŵouƌ, elle Ŷ’auƌait eu auĐuŶe eŵpƌise suƌ Ŷous. Je voulais t’aiŵeƌ, HĠlğŶe.HÉLÈNE.Elle dit l’iŶveƌse. Je vieŶs de la voiƌ et elle ŵ’a dit Ƌue Ŷous auƌioŶs pu lutter de toutes nos forces, nous serions tombés, faibles, sous le poids écrasant de son pouvoir. PÂRIS.Elle nous a fait gagner du temps. Mais avec ou sans sa flèche... Hélène, l’aŵouƌ Ŷe fait pas toŵďeƌ, il Ġlğve; il Ŷ’affaiďlit pas, il ƌeŶd plus foƌt.(Silence. Long silence.)HÉLÈNE.Je savais Ƌu’uŶ pƌiŶĐe ĠtƌaŶgeƌ vieŶdƌait ƌeŶdƌe visite audž ƌois de Grèce on disait que le roi Pƌiaŵ avait ƌetƌouvĠ uŶ de ses fils Ƌu’il peŶsait mort. Ménélas devait accueillir ce garçon, un certain Pâris. On venait de ŵ’aŶŶoŶĐeƌ Ƌue le ďateau tƌoLJeŶ avait atteiŶt Ŷoscôtes quand nous nous soŵŵes ƌeŶĐoŶtƌĠs, paƌ hasaƌd…PÂRIS.Je ŵ’eŶ souvieŶs: Đe Ŷ’Ġtait pas uŶ hasaƌd, j’Ġtais pƌessĠ de ƌeŶĐoŶtƌeƌ Đelle Ƌu’Aphƌodite ŵ’avait pƌoŵise.(Silence bref, Hélène sourit, soupirante.)HÉLÈNE. La cérémonie allait commencer, je me dirigeais vers la place puďliƋue, ƋuaŶd tu ŵ’es apparu. PÂRIS.Nous étions seuls. Deux proies faciles à atteindre pour un archer. HÉLÈNE.Je t’ai deŵaŶdĠ: « qui êtes-vous ?» et tu ŵ’as fait Đƌoiƌe Ƌue tu Ġtais un berger. PÂRIS.Ce Ŷ’Ġtait Ƌu’uŶ lĠgeƌ ŵeŶsoŶge pouƌ ŵieudž appƌĠĐieƌ le ŵoŵeŶt où…HÉLÈNE.Où tu allais te déclarer. PÂRIS.Oui. C’Ġtait faĐile pouƌ ŵoi, de ŵeŶtiƌ: j’Ġtais ďeƌgeƌ avaŶt d’ġtƌe…HÉLÈNE.AvaŶt d’ġtƌe uŶ pƌiŶĐe. Je Ŷe te ĐƌoLJais pas: j’Ġtais attiƌĠe paƌ toi, Đoŵŵe la ŵeƌ l’est paƌ la LuŶe, et je savais Ƌue je Ŷe pouvaisressentir un tel sentiment pour un berger, surtout après quelques instants à simplement te ƌegaƌdeƌ. Je ĐƌoLJais Ƌue tu Ġtais uŶ dieu ĐaĐhĠ sous les tƌaits d’uŶ hoŵŵe. (Pâris rit.) Ne ris pas. Certaines amours ont commencé comme ça. Mais tu
Ŷ’Ġtais pas uŶdieu. Tu persistais. Je voulais te démasquer en te demandant où était ton troupeau mais il était temps pour moi de rejoindre Ménélas pour la cérémonie. PÂRIS.Tu ŵ’as deŵaŶdĠ si Ŷous allioŶs Ŷous ƌepaƌleƌ et je t’ai ƌĠpoŶdu Ƌue j’allais gaƌdeƌ eŶ ŵoi lesouvenir de ton visage et ainsi te revoir tous les jours. HÉLÈNE.Et puis, la ĐĠƌĠŵoŶie a ĐoŵŵeŶĐĠ. OŶ a aŶŶoŶĐĠ l’iŶvitĠ de MĠŶĠlas, le prince troyen, Pâris. Tu es apparu. PÂRIS.J’ai vu toŶ ƌegaƌd posĠ suƌ ŵoi, Đoŵŵe si dĠjà tu te seŶtais fautive.HÉLÈNE.Je ŵ’aĐĐusais d’avoiƌ ƌegaƌdĠ aveĐ dĠsiƌ uŶ ĠtƌaŶgeƌ, uŶ TƌoLJeŶ Ƌui plus est. AvaŶt Ƌue MĠŶĠlas paƌte pouƌ la Cƌğte, j’ai Đoŵďattu eŶ vaiŶ les flaŵŵes Ƌui s’ĠtaieŶt alluŵĠes eŶ ŵoi. J’avais ďeau essaLJeƌ de les ĠteiŶdƌe, elles ne faisaient que croître ; de jour en jour mon fol amour, pour toi, grandissait, attisĠ paƌ des ŵots… des ŵots iŶŶoĐeŶts pouƌ tout autƌe, ŵais coupables pour qui savait les comprendre. Hélas, je ne comprenais que trop. J’allais jusƋu’à iŶteƌpƌĠteƌ ta ƌespiƌatioŶ, tes ƌegaƌds,tes gestesŵġŵe s’ils Ŷ’ĠtaieŶt pas diƌigĠs veƌs ŵoi. J’iŵagiŶais ĐoŶŶaîtƌe le laŶgage de tout toŶ ġtƌe, aloƌs Ƌue Ŷous Ŷ’ĠtioŶs Ƌue des iŶĐoŶŶus. Je voulais tout de toi, je voulais Ƌue tu ŵ’appaƌtieŶŶes Đoŵŵe dĠjà je t’appaƌteŶais, je voulais Ƌue Ŷous soyons ĐhaĐuŶ l’esĐlave de l’autƌe. Mais…PÂRIS.Mais Ménélas était encore là, entre nous. HÉLÈNE.Iŵpossiďle d’ġtƌe sûƌe Ƌue tout Đe Ƌue je voLJais veŶaŶt de toi Ġtait ďieŶ des pƌeuves d’aŵouƌ. Et il LJ eut Đe ďaŶƋuet.PÂRIS.Moi aussi je lisais dans ton regard, je voyais bien que tu avais toujours uŶ doute. Et Đ’est pouƌ le dissipeƌ Ƌue j’ai ĠĐƌit «je vous aime ». HÉLÈNE.« Je vous aime », sur la table, du bout du doigt avec du vin. Quelle preuve pouvais-je attendre, sinon celle-là? Ces ŵots ŵ’oŶt délivrée et eŶĐhaîŶĠe eŶ ŵġŵe teŵps…;SileŶĐe, uŶe fois daŶs les ďƌas l’uŶ de l’autƌes, ils s’eŵďƌasseŶt.ͿPÂRIS.HĠlğŶe… paƌtoŶs.HÉLÈNE.Attends. PÂRIS.Doutes-tu encore? Je peŶsais pouƌtaŶt Ƌue tout…
HÉLÈNE.Je veux regarder une dernière foisĐes ŵuƌs Ƌui Ŷe ŵ’eŵpƌisoŶŶeƌoŶt plus. Leur faire comprendre que je les ai vaincus. PÂRIS.C’eŶ est assez. Je Ŷ’ai plus de teŵps, je paƌs ŵaiŶteŶaŶt.HÉLÈNE.Partirais-tu là-bas, sans moi ? PÂRIS. Non.;L’iŵitaŶt. [Il sait Ƌu’elle vieŶdƌa, il peut donc se permettre de « jouer ».])Resterais-tu ici sans ton immoral et ignoble amant ? HÉLÈNEà son jeu. répond  Non. Ce palais serait une prison si mon ignoble aŵaŶt le Ƌuittait, saŶs ŵoi. J’aƌƌive, paƌs devaŶt.(Il lui prend la main et va pour sortir, il se retourne juste avant.)PÂRIS.J’ai hâte de te faiƌe eŶtƌeƌ daŶs Tƌoie.(Il sort.)
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