Souvenirs dramatiques – suivi d annexes
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Souvenirs dramatiques – suivi d'annexes , livre ebook

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Description

Nouvelle édition 2019 sans DRM de Souvenirs dramatiques de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son œuvre par de Bury).

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Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9791027303076
Langue Français

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Exrait

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©Tous droits réservés Arvensa Éditions ISBN : 9791027303076
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LISTE DES TITRES
SOUVENIRS DRAMATIQUES
ALEXANDRE DUMAS – SA VIE, SON TEMPS, SON ŒUVRE
Alexandre Dumas : Œuvres complètes Retour à la liste des œuvres
SOUVENIRS DRAMATIQUES
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SOUVENIRS DRAMATIQUES Liste des titres Table des matières du titre
Table des matières
Les mystères I Les confrères de la passion II Le mystère de la passion Le théâtre des anciens et le nôtre William Shakespeare De la subvention des théâtres Corneille etle Cid I II III IV V VI Pichat et son Léonidas La littérature et les hommes d’État Mon Odyssée à la Comédie-Française I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV XVI XVII XVIII Les trois Phèdre Action et réaction littéraire Le baron Taylor I II III L’Œdipede Voltaire et l’Œdipede Sophocle Othello La camaraderie Le Louis XI de Mély-Janin et le Louis XI de Casimir Delavigne De la critique littéraire Les auteurs dramatiques au conseil d’État Dix ans de la vie d’une femme ou la moralité de M. Scribe
À propos de Mauprat Henri V et Charles II De la nécessité d’un second Théâtre-Français I II III L’Ulysse de Ponsard
SOUVENIRS DRAMATIQUES Liste des titres Table des matières du titre
Les mystères
I Les confrères de la passion Quand on songe aux combinaisons multiples qu’exige la représentation d’un ouvrage dramatique, on est tenté de croire que l’invention d’uneœuvre théâtralene peut appartenir qu’à une société sinon vieillie, du moins complète. En effet, nulle autre exécution artistique ne réclame un pareil concours d’arts différents : la musique, la peinture, la pantomime ; nulle autre co nception de l’esprit n’exige une plus large application des facultés données par Dieu à l’homme : la poésie, l’imagination, le style. Il n’en est point ainsi cependant. À peine le roman a-t-il tracé un faible sentier dans le champ de l’imagination, à peine la poésie a-t-elle bégayé ses premières paroles rythmées, à pei ne la musique a-t-elle échelonné sa gamme imparfaite que l’esprit impatient de l’homme, devançant la marche tardive de l’art, s’empare d’une intrigue décousue, traduit ses pensées par des vers boiteux, accompagne l’entrée et la sortie de ses personnages avec une musique criarde, et, de trois parties incomplètes, fait un tout plus incomplet encore, mais dont les progrès suivront de près l’application de ces principes, qui vivra de leur triple vie, se développera dans sa force unitaire, tandis qu’ils se développeront dans leur force individuelle et, à peine en retard sur eux à sa naissance, arrivera presque en même temps qu’eux à sa perfection. Les cantiques spirituels que chantaient, en les accompagnant de gestes et de postures, les pèlerins qui revenaient de Jérusalem et de Saint-Jacques de Compostelle sont les premiers essais mimiques dont nous retrouvions la trace dans notre histoire. Comme quelque scène tirée de l’Évangile ou de la Passion faisait ordinairement les frais de cette re présentation en plein air, on appela les scènes mystères, et ceux qui les représentaient,confrères de la Passion. Les jeux des clercs de la Basoche leur succédèrent ; puis enfin vinrent les pièces des Enfants sans Souci, dont le chef se nommait le ro i des Sots. Outre ces trois ordres successifs d’acteurs, il est aussi question, dès la seconde race, dedanseurs, farceurs et bateleurs. Il existait des jeux du temps de Karl le Grand, puisqu’il les supprima par une ordonnance de 799. Chassées des rues, ces représentations grotesques se réfugièrent dans les églises sous le nom de fête des Fous ; en 1198, Eudes de Sully fit un mandement contre elles. Cependant ces hommes, à qui les représentations publiques étaient interdites, étaient appelés dans les fêtes pour donner des représentations particulières. Vers le IXe siècle, une nouvelle classe, nomméejongleurs, renforce la corporation : ces derniers répétaient les chants des poètes et remplaçaient l’intervention des personnages bouffons par celles d’ours ou de singes dressés à leur servir de compères. Un édit de saint Louis, qui règle le droit de péage pour l’entrée dans Paris, porte que tout marchand qui entrera dans la ville avec un singe payera, s’il l’apporte pour le vendre, la somme de quatre derniers ; que tout bourgeois le passera gratis s’il l’a acheté pour son plaisir ; et enfin, que tout jongleur qui vivra des tours qu’il lui fait faire acquittera l’impôt en le faisant jouer devant le péager. Quand le jongleur entrait sans singe, il pouvait au ssi acquitter son péage en faisant le récit d’un couplet de chanson. Cet édit, que l’on pourrait croire fait tout au pro fit du plaisir des préposés de l’octroi, avait un but plus intéressé cependant : c’était de s’assurer qu’il n’y avait pas de fraude dans la qualité des singes que l’on passait et qu’ils appartenaient bien, soit à un marchand qui devait payer un droit pou r le vendre, soit à un bourgeois qui était libre de posséder un singe comme animal domestique, soit enfin à un jongleur qui, ayant déjà grand-peine à vivre de son commerce, ne devait pas payer de contribution pour l’exercer.
Peu à peu le nombre des jongleurs augmenta considérablement ; les femmes se mêlèrent à ces troupes joyeuses. Elles se rassemblaient dans une rue qu’elles peuplèrent si complètement qu’elle prit leur nom, et où l’on était si sûr d’en trouver que quiconque en avait besoin allait les chercher là. C eci nous est attesté par une ordonnance de Guillaume de Germond, prévôt de Paris, en date du 14 septembre 1341, qui défend à tous les jongleurs ou jongleresses qui auraient été loués pour venir jouer dans une assemblée d’en envoyer d’autres à leur place. En 1395, une seconde ordonnance leur défendit de ri en chanter sur les places publiques et ailleurs qui pût causer du scandale, sous peine d’amende, de prison et de deux mois de pain et d’eau. Cette défense développa un nouveau genre de talent, ce fut celui des bateleurs qui faisaient des tours de corde et avalaient des épées. Cependant quelque chose d’informe qui ressemblait à l’art dramatique était né, comme nous l’avons dit, sous le nom demystère: le premier essai de ces pièces sur un théâtre se fit, on ne sait trop à quelle époque, à Saint-Maur ; le sujet en était la passion de Notre-Seigneur. Ces représentations duraient déjà depuis fort longtemps lorsqu’en 1398, défense est faite par la police aux habitants de Paris et à ceux de Saint-Maur de représenter, sans permission du roi, aucuns jeux dont les personnages soient tirés ou de la vie des saints, ou de la passion de Notre-Seigneur. Cette permission est accordée par ordonnance du 4 décembre 1402. Peu de temps après avoir obtenu cette faveur et maî tres de ces précieuses lettres patentes, les confrères de la Passion, qui avaient déjà fondé le service de leur confrérie religieuse à l’hôpital de la Trinité, bâti hors de la porte Saint-Denis par deux gentilshommes allemands nommés Guillaume Escacob et Jean de la Pasisée, dans le but de recueillir les pèlerins qui arrivaient devant les portes après leur fermeture, louèrent une salle de ce même hôpital pour y représenter les pièces que leur privilège les autorisait à jouer. Cette salle avait vingt-et-une toises de long sur six de large ; elle était au rez-de-chaussée et soutenue par des arcades : les confrères y élevèrent un théâtre et y donnèrent, les dimanches et fêtes (les fêtes solennelles exceptées), divers spectacles tirés du Nouveau Testament. Ces spectacles plurent tellement au public que les prêtres, pour ne pas voir déserter les églises, furent obligés de changer l’heure des vêpres et de les avancer. Bientôt, les villes de province voulurent avoir un théâtre, à l’instar de la capitale : Rouen, Angers, le Mans et Metz furent les quatre premières villes qui suivirent l’exemple de Paris. Mais pendant ce temps, les confrères de la Passion avaient vu s’élever des concurrences redoutables : les premiers étaient les clercs de la Basoche, dont l’établissement s’était fait dès l’an 1303, sous le règne de Philippe le Bel, dans la gra nde salle du palais de justice. Le chef de la juridiction prit le nom ambitieux de roi de la Baso che, et parodiant la royauté jusque dans ses attributs et ses privilèges, il établit toute une hiérarchie d’officiers que l’on nomma chanceliers, maîtres des requêtes, avocats, procureurs généraux, grands référendaires, grands audienciers, secrétaires, greffiers, huissiers ; le roi de la Basoche avait le droit de porter la toque royale, et ses chanceliers, la robe et le bonnet ; et ce ne fut qu e sous Henri III que les titres de roi et de royaum e furent abrogés. Le chancelier devint alors le chef de la juridiction. Les sceaux sur lesquels étaient gravés ses armes étaient d’argent, et les armes étaienttrois écritoires d’or en champ d’azur, timbrées de casques. Les pièces que représentaient ces nouveaux venus ét aient en harmonie avec la grotesque organisation de leur hiérarchie ; elles n’essayèrent même pas de dissimuler sous un nom exceptionnel la différence des avantages qui existaient entre elles et les graves et religieux mystères, leurs frères aînés. – Ce mot nous paraît trop expressif pour que nous croyions nécessaire de le commenter. Entre ces deux modes de littérature dramatique qui représentaient la tragédie et la comédie essayant leurs premiers pas, bégayant leurs premiers mots, jouant pour ainsi dire ensemble comme l’auraient fait Héraclite et Démocrite enfants, et qui, se partageant la faveur populaire, attiraient à eux, chacun, les partisans de leur genre, se glissa une troisième confrérie qui conçut le projet ambitieux d’enlever aux confrères de la Passion leu rs spectateurs dévots, aux clercs de la Basoche leurs spectateurs joyeux, et de s’en faire un seul et unique auditoire en réunissant dans des pièces d’une nouvelle composition la gravité religieuse des mystères à la joyeuse bouffonnerie des sottises. Cette fusion dramatique fut connue sous le nom expressif dejeux de pois pilés; et dès lors, le drame, ce frère puîné de la tragédie et de la comédie, qui réunit en lui l’énergie terrible de la première et la gaieté mordante de la seconde, eut aussi son représentant. Bientôt, les confrères de la Passion virent la foul e déserter leur théâtre pour courir à celui des innovateurs ; ils ne perdirent cependant point courage et continuèrent de lutter, malgré l’incertitude
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