Sténopé
156 pages
Français

Sténopé , livre ebook

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Description

Un photographe européen au bout du rouleau échoue à Iamé, village malien. Cet homme est malade : quelque chose pousse dans la poitrine. Deux interprétations s'affrontent à ce sujet : celle du village traditionnel africain, pour qui cet homme est porteur de fécondité, et celle de la science occidentale, pour qui un amas de cellules prolifère en son sein. Laurent Contamin offre dans une langue énigmatique une fable simple où se côtoient le village africain et le village mondial, le mythe originel et le clonage ; où se mêlent poétique et politique, charnel et spirituel.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 février 2015
Nombre de lectures 7
EAN13 9782336368665
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0090€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

359
Laurent Contamin
STÉNOPÉ UNE ANNONCIATION
Sténopé
Théâtre des 5 Continents Collection dirigée par Robert Poudérou et Fanette Vendeville Dernières parutions 358 – Cyrille GODEFROY,Tout est foutu, réjouissons-nous, 2014. 357 – Fadi A. AZAR,Le téléphone, 2014. 356 – Olivier DEMIGNÉ,Un diner, rue Göring, 2014. 355 – Lou FERREIRA,Les invités du diable, 2014. 354 – Alexandre NIKOLAÏEVITCH OSTROVSKI,Le mariage de Balzaminov, 2014. 353 – Pierre-Alexandre BOURGINE,Le repentir des Ménines, 2014. 352 – Pierre TAMINIAUX,La faille, 2014 351 – Michel VIVIER,Le bout du monde, 2014 350 – Jo PAPINI,Nous on vit là, 2014. 349 – Catherine C. LAURENT,Les jours perdus, 2014. 348 – Emmanuel LAMBERT– Bulles de Zinc,Match retour, 2014. 347 – Jean-Paul INISAN,Ecrans et miroirs, 2014. 346 – Claude MILON,Un magicien nommé Mozart. Évocation dramatique en 33 tableaux, 2014. 345 – Laurence HUARD,Et le jour..., 2014. 344 – LaetitiaBOQUI-QUENI, Le grand Malbar, 2014. 343 – François AURORE,Je voudrais mourir en pleurant ,2014. 342 – Henri FABRE,L’héritière ,2014. 341 – Henri FABRE,Le maître et le marteau ,2014. 340 – Florestan VERHAEGEN,Un incroyable bijou ,2014. 339 – Hélène VRIGNAUD-MASUREL,La Pelle de la terre ,2014. 338 – Bernard FAIDUTTI,39-45… Décisions nucléaires, 2014. 337 – Monique LANCEL,La tentation du capitaine Lacuzon, 2014. 336 – Marie-Aimée LEBRETON,Au fil des jours, 2014. 335 – Richard TSOGANGFOSSI,Le gibier humain, 2014. 334 – Ivan GAVRILOFF,La dernière pilule, 2014. 333 – BernardMARTINFARGIER,Bonheur voyage,2014. 332 – Lou FERREIRA,Pour l’éternité,2014. 331 – Jean-Luc TABARD,La truite aux amandes, 2014. 330 – Koshi AKOUBIA,Grinini, 2014. 329 – Nicky ATTIKI,Le sculpteur, 2014.
Laurent Contamin Sténopé
Une annonciation
Du même auteur Etre (ou ne pas être, etc.)– Théâtre, L’Agapante & Cie Hérodiade– Théâtre, L’Harmattan Le Rendez-vous de Tulle– Théâtre, Librairie Théâtrale La petite Odyssée, 1(avec G. Callies)– Théâtre, Le Cerisier Sweet Summer Sweat, L’Autre Chemin– Théâtre, Théâtrales Babel ma belle– Théâtre, L’Agapante & Cie Partage des Eaux– Poésie, Eclats d’Encre Un Loup pour l’Homme ? –Théâtre, Art et ComédieTobie– Théâtre, Lansman Les Veilleurs de Jour– Théâtre, Le Bonhomme vert Une petite Orestie– Théâtre, Lansman La Cigalière– Théâtre, Le Jardin d’Essai Carnets extimes– Poésie, Eclats d’Encre Noces de Papier– Théâtre, Lansman Dédicace– Théâtre, L’Harmattan Il est interdit aux Poissons…– Conte, Le Jardin d’Essai Chambre noire– Théâtre, Lansman Brèches– Nouvelles, Eclats d’Encre
Liminaire Les Dogon croient qu’à l’origine du monde, l’harmonie a été brisée à cause de la brouille de deux frères jumeaux (Nommo et Yourougou) : dès lors, la mort est arrivée sur la Terre. La fête dusiguià la fois cette rappelle origine du monde, de la vie et de la mort. C’est une cérémonie expiatoire de la part des hommes, dans l’espoir d’une réconciliation entre le monde humain et le monde céleste. Le sigui est la fête la plus importante parmi les fêtes traditionnelles et les rituels dogon. Elle a lieu tous les soixante ans : pendant cette fête, une langue secrète est apprise à la caste de la société des hommes. Une femme, la yassiguiné (« femme du sigui »), est la seule femme concernée par la fête. Transmis de village en village, le sigui s’étale sur sept années environ. La fête proprement dite dure de trois à cinq jours. Dans la mesure où le sigui commémore la mort du premier ancêtre (Dyongou Sérou), il ne peut y avoir d’autres funérailles fêtées en même temps. Les jeunes initiés font vrombir des rhombes et tinter les clochettes aux abords du village. Puis on danse avec les masques (qu’on a fabriqués le mois précédent), on chante, les hommes revêtent des attributs féminins, on boit, on mange. Le grand masque est sorti de la chambre des masques (une caverne dans la falaise) ; il est exposé sur le lieu de la fête.
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Le sigui est aussi l’occasion de resserrer des liens entre les familles, de faire des promesses de mariage, etc. Le fait que la durée du cycle, d’un sigui à l’autre, soit de soixante ans, admet plusieurs significations. L’une d’elles met en relation cette durée avec la période de révolution d’un satellite de Sirius. Un lexique avec quelques mots et expressions utilisés dans la pièce est proposé à la fin de l’ouvrage.
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Un espace nu où s’inscrivent les images nées de la parole Deux occidentaux, fuyant une société où l’humain a de moins en moins sa place, se retrouvent face à face au Mali, dans un village traditionnel. Chez les Dogon, le monde s’organise autour de l’Homme, de la dualité qu’il porte en lui, mettant en jeu sa fécondité et sa capacité de destruction. Dans la cosmogonie dogon figurent deux jumeaux originels, dont l’un a mangé l’autre, avant que ce dernier ne ressuscite et ne donne naissance à toute la lignée des humains. Les actes des hommes s’inscrivent dans un cycle temporel. Tous les soixante ans, le sigui, grande fête du pardon, expie la faute originelle. La pièce commence à l’approche du siguiLa pureté de cette Afrique traditionnelle, préservée de toute influence extérieure, n’existe plus que dans l’esprit des touristes. A la recherche d’une virginité fantasmatique, ils courent les rares îlots épargnés par leur propre influence. Le tourisme culturel, à la recherche de l’enfance du monde et du paradis perdu, bâtit une mythologie des origines ; la photo ne cadre plus que l’authentique. La pièce évoque ce fantasme, et son
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