Purins & macérations
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Description

Réaliser soi-même des traitements à base de végétaux se révèle être un choix judicieux, tant pour le porte-monnaie que pour le jardin : ils renforcent la résistance des plantes et permettent de lutter contre les maladies et parasites, tout cela sans produits chimiques.
L'auteur vous explique d'abord comment réaliser et utiliser les macérations, décoctions, infusions et purins à l'aide de dessins en pas à pas. Elle vous présente ensuite 45 plantes que vous pouvez utiliser pour réaliser ces préparations : pour chacune, vous trouverez une fiche de culture, les recettes possible ainsi que leurs effets sur les végétaux.
Des tableaux récapitulatifs en fin d'ouvrage vous donnent pour chaque problème la plante adaptée.
Au sommaire :
- Les principes de base : Les éléments indispensables ; Les préparations.
- Les préparations plante par plante : Absinthe, Achillée millefeuille, Ail, Algues marines, Bardane, Bégonia, Betterave, Bouleau verruqueux, Camomille, Capucine, Cataire, Chêne, Chou, Ciboulette, Consoude, Fougère, Genêt, Lavande, Lierre grimpant, Mélisse, Menthe, Navet, Noyer, Oignon, Origan, Ortie, Oseille, Piment, Pissenlit, Prêle, Raifort, Reine-des-prés, Rhubarbe, Rue, Santoline, Saponaire, Sarriette, Sauge, Serpolet, Souci des jardins, Sureau, Tagète, Tanaisie, Tomate, Valériane.
- Tableaux récapitulatifs : Les maladies, parasites et ravageurs ; Les plantes aux vertus stimulantes ; Les plantes soignantes ; Les plantes aux vertus répulsives et insecticides.
- Bibliographie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 mai 2013
Nombre de lectures 7
EAN13 9782815304047
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Purins & macérations
Toutes les préparations plante par plante
Purins & macérations
Pierrette Nardo
Illustrations : Iwona Seris

rustica éditions
Avant-propos
Depuis des millénaires, les humains utilisent les plantes sous formes d’emplâtres ou en préparations liquides (infusions, décoctions ou macérations) pour se soigner. Avec bien souvent les mêmes plantes, et à peu près les mêmes procédés très simples, il est possible de maintenir la beauté des végétaux cultivés et d’entretenir tout le jardin, des massifs floraux aux arbres fruitiers, en passant par le nourricier potager. Aux éventuels problèmes rencontrés dans le jardin démarrage difficile de quelques végétaux, attaques d’insectes prédateurs pouvant compromettre une récolte, légumes gourmands longtemps en place… correspondent des « supers potions » (stimulantes, insecticides, nourrissantes…).
Facilement mises en œuvre (de l’eau, des plantes et quelques récipients), ces efficaces préparations naturelles et écologiques vous permettent de prendre soin de tout votre paradis végétal. Elles sont l’avenir en ce qui concerne les traitements du jardin, car outre le grand intérêt d’être à la portée de tous les budgets, la matière première végétale en est naturellement renouvelable, tout comme l’eau de pluie. De plus, ces actifs purins et macérations ne polluent pas l’environnement, ni n’empoisonnent pour des décennies la terre et les nappes phréatiques...
Ces efficaces préparations écologiques offrent en outre le grand intérêt d’être à la portée de tous les budgets : la matière première (les végétaux) peut être récoltée gratuitement dans la nature lors d’agréables promenades, et l’eau de pluie… tombe du ciel !
Le petit côté « mixture magique » c’est l’impression que j’ai lorsque je touille avec un grand bâton mes diverses préparations ajoute un intérêt ludique non négligeable à ces breuvages de sorcière moderne destinés à garder les plantes en pleine forme.
Pouvoir faire efficacement face aux divers besoins et petits bobos du jardin, le tout avec un grand respect de Dame nature et sans faire rougir le compte en banque, c’est naturellement inestimable !
Floradiane

chapitre 1
Les principes de base
Les éléments indispensables

Les préparations à base de plantes et d’eau, faciles à réaliser, permettent de soigner, traiter et nourrir efficacement le jardin. Très économiques, elles ne demandent que des plantes, qui peuvent être en général récoltées dans la nature, quelques récipients, du matériel souvent présent dans une cuisine ou un jardin ainsi que des matériaux de récupération pour filtrer.
Les plantes
Les plantes sont très nombreuses à posséder des vertus utiles au jardin et certaines ont des vertus similaires : il n’est donc pas nécessaire d’avoir toutes les plantes présentées dans cet ouvrage ! Faites en fonction de votre région : les algues, si faciles à obtenir lorsque l’on habite à quelques kilomètres d’une côte, ne sont guère évidentes à trouver si l’on habite à la montagne… Généralement, dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres, vous trouvez déjà un large choix de végétaux sauvages, suffisant pour diversifier vos préparations.
Vous pouvez aussi cultiver certaines plantes au jardin, en veillant toutefois à vous approcher de leur mode de vie au naturel : des plantes méditerranéennes trop arrosées et poussant dans une terre de jardin sont beaucoup moins riches en principes actifs que les végétaux luttant pour leur survie dans la nature, tels l’achillée, la sarriette, l’origan…

Un peu de variété
La variété facilite aussi la réussite : il est préférable d’alterner différents modes de préparations et de varier les plantes utilisées, l’équilibre se fait ainsi naturellement. Mais rassurez-vous, vous n’avez pas besoin de trouver toutes les plantes présentées dans cet ouvrage, car il n’y a pas d’accoutumance aux traitements avec des végétaux : la variété est plutôt conseillée pour les préparations nutritives afin de ne pas faire toujours les mêmes apports (azote/ortie et potasse/consoude, par exemple) ou pour faire fuir différents insectes. Ceux-ci n’étant pas sensibles à la même plante, alternez afin de brouiller les pistes, en masquant l’odeur de leurs plantes préférées.
L’eau
Utilisez, autant que possible, de l’eau de pluie ou de source. Si vous utilisez de l’eau de ville, donc chlorée, laissez-la reposer 2 ou 3 jours dans un seau largement ouvert et agitez-la une fois par jour, afin d’évacuer le chlore.
Si vous avez un puits, assurez-vous que l’eau n’est pas trop calcaire, ni très riche en nitrate, car cela pourrait compromettre la réussite de vos préparations végétales.
Le matériel
Peser et couper
Pour peser, une simple balance de cuisine suffit.

Pour couper, prévoyez des ciseaux de cuisine ou une cisaille, ainsi qu’une planche et un grand couteau.

La cuisson
Cette étape concerne les décoctions et infusions. Suivant le volume, utilisez un faitout ou une casserole en verre ou en inox, mais jamais en aluminium ou en fer. En effet, le fer est incompatible avec certaines plantes et l’aluminium s’oxyde très vite : cette oxydation produit des sels d’aluminium, considérés nocifs pour la santé humaine.
La macération
Dans le cadre des macérations et des purins, l’idéal serait d’utiliser des récipients en inox, mais ils coûtent assez cher : plus de 30 euros le seau de 15 litres. Restent les tonneaux en bois, bien que ceux-ci soient très lourds et difficiles à nettoyer. Les poubelles et les contenants en plastique (de 30 à 80 litres et plus) sont certes très pratiques et souvent fournis avec des couvercles, mais leur innocuité totale n’est pas certaine : d’éventuelles réactions chimiques entre les purins et les matières plastiques pourraient être nocives. Cependant, c’est la solution la plus pratique (récipients légers et faciles à nettoyer) et économique.
Filtrer
Conservez des bas et des collants usagés, des tee-shirts fins hors d’âge, du voilage…, qui sont tous très pratiques pour filtrer les préparations.
Le filtre à café ne convient pas pour les purins, car les particules décomposées le bouchent aussitôt.
Pour les purins, vous pouvez également mettre les plantes dans un filet de pommes de terre ou d’agrumes. L’essentiel des végétaux se retire ainsi facilement et la préparation peut servir pour les arrosages.
Toutefois, pour les pulvérisations, il est absolument nécessaire de filtrer finement pour ne pas boucher les buses du pulvérisateur.

Doser
Une éprouvette (de 5 à 200 ml) ainsi qu’un gobelet doseur (au rayon articles de cuisine), peu onéreux, permettent de mesurer précisément les quantités nécessaires en cas de dilution en petite quantité (1 ou 2 litres pour arroser les jardinières, par exemple).
La conservation
Prévoyez un entonnoir à large ouverture pour le remplissage des contenants (voir dessin ci-dessus). Un porte-bouteilles s’avère très utile pour cette manipulation, car, ainsi, les bouteilles restent stables…
Les contenants doivent être opaques de préférence : vous pouvez utiliser des cubitainers ayant servi à du vin, par exemple. Et n’oubliez pas de les étiqueter, car, au nez, l’identification est difficile 3 mois plus tard !
Les utilisations
Pour les arrosages, utilisez des casseroles usagées de contenance 1 et 2 litres associées à des arrosoirs de 13 litres, ce qui évite de les remplir à ras bord…
Les vêtements
Lors des récoltes de plantes
Portez un tee-shirt à manches longues, un pantalon, des bottes et des gants, car, outre les orties qui se dissimulent parfois parmi d’autres plantes, il y a aussi de jeunes ronces aux épines acérées qui peuvent vous blesser et certains feuillages de plantes qui peuvent irriter la peau.
Lors de l’utilisation des traitements
Lorsque vous utilisez des traitements quelque peu odorants, prévoyez des vêtements usagés, ne servant qu’en ces occasions, ainsi que des gants.
Lorsque vous traitez des arbres, mettez un chapeau ou une charlotte pour protéger vos cheveux (voir dessin ci-dessous) : en effet, certaines odeurs sont tenaces et nettement moins flatteuses que le parfum d’un jasmin en fleur !


Protection du visage
Lorsque je traite les arbres, j’ai pris l’habitude de m’enduire le visage d’huile d’olive (plus couvrante que l’huile de tournesol qui est fluide) : les pulvérisations terminées, le nettoyage s’effectue facilement, sans laisser aucun effluve de « purin de bardane » sur le visage !
Les préparations

Il existe plusieurs modes de préparation aux vertus parfois différentes, qui sont fonction des plantes et du temps disponibles, du but recherché… ou bien encore de l’urgence de la situation !
Les récoltes
Quand récolter ?
Au jardin comme dans la nature, les récoltes s’effectuent après que la rosée s’est évaporée, mais avant que le soleil ne chauffe les plantes, c’est-à-dire généralement en cours de matinée. Ne récoltez jamais de plantes après une grosse période de pluie : les végétaux sont alors gorgés d’eau et moins riches en principes actifs.
Où récolter ?
Bien entendu, si les plantes dont vous avez besoin sont présentes dans votre jardin, vous pouvez les récolter sans aucun problème.
Sinon, direction la campagne : lors de récoltes dans la nature, veillez à sélectionner des plantes vigoureuses et indemnes de maladies (feuilles jaunies, pustules sur les feuilles). En outre, choisissez des plantes poussant loin des routes à grande circulation, des zones industrielles et des champs cultivés, sources de pollutions diverses.

Respecter la nature
Ayez à l’esprit de récolter vos plantes sauvages en respectant la nature : munissez-vous d’un sécateur, de cisailles ou d’une faucille afin de couper proprement les plantes, sans les arracher, pour qu’elles puissent continuer de se reproduire (voir dessin ci-dessus).
Laissez une partie de l’espèce des plantes que vous récoltez, afin d’assurer leur pérennité : si vous récoltez la totalité des plantes sur une zone, vous risquez de déséquilibrer un espace naturel. De plus, l’année suivante, vous n’aurez rien à récolter.
Rationaliser les récoltes
Essayez de faire une « tournée » regroupant diverses récoltes. Munissez-vous de grands cartons et de vieux draps pour y déposer vos végétaux. En revanche, n’utilisez jamais de sacs en plastique, car les plantes risqueraient d’y macérer rapidement, perdant ainsi une partie de leurs propriétés. En revenant avec la voiture pleine de divers végétaux, vous économiserez du carburant et du temps.
Des réserves pour l’année
Penser au cycle des saisons
Pensez à faire des provisions de plantes, que vous ferez sécher. En effet, certaines plantes sont abondantes ou fleurissent pendant une courte période de l’année : si vous les récoltez à ce moment-là, vous aurez toujours sous la main de quoi préparer rapidement vos produits de traitement, quel que soit le mois de l’année.
Le séchage et la conservation
Le séchage s’effectue toujours dans un lieu bien aéré et à l’ombre. Pour faire sécher vos plantes, attachez-les en petits bouquets si les bouquets sont gros, l’intérieur restera humide alors que les plantes autour seront sèches et suspendez-les sur un étendoir à linge. Veillez à assurer un léger courant d’air dans la pièce. Vous pouvez également faire sécher les plantes à plat dans des cartons : il faudra veiller à les retourner ou à les brasser chaque jour, afin de faciliter un séchage rapide et régulier en évitant que des zones restent humides et deviennent sources de moisissures.
Conservez les plantes sèches dans des cartons, des caisses en bois non traité (voir dessin ci-dessus) ou des sacs en papier kraft qui protègent de la poussière, mais laissent les végétaux respirer. Évitez la conservation dans des récipients hermétiques : la moindre trace d’humidité restée sur un morceau de plante risque de tout faire moisir.

Les différentes préparations
La macération
Il s’agit d’une préparation à froid rapide à réaliser, mais qui ne se conserve pas. Surtout utilisée pour ses vertus fongicides, la macération agit avec douceur et est particulièrement adaptée aux petits jardins et balcons, car elle est difficile à produire en très grandes quantités.
1 Récoltez les plantes.
2 Pesez-en la quantité nécessaire à l’aide d’une balance de cuisine.
3 Coupez finement les plantes avec des ciseaux de cuisine ou hachez-les menu avec un couteau sur une planche en bois.
4 Versez les plantes dans un récipient en verre, en inox ou en bois rempli d’eau froide. Laissez macérer 24 heures.
5 Ensuite, filtrez deux fois : une fois grossièrement avec une passoire, puis finement avec un filtre à café, un collant ou un voile de rideau.
6 Pulvérisez sur les plantes à traiter. Suivant les plantes, vous devrez parfois diluer la préparation.
La décoction
La décoction destinée au jardin est différente d’une décoction de plante à usage médicinal.
Ce mode de préparation, particulièrement bien adapté aux plantes coriaces (racines, prêle, sauge…), est également le seul permettant l’extraction de certains principes actifs.
Utilisées de façon préventive ou curative contre certains indésirables (pucerons, limaces…) et certaines maladies, les décoctions offrent une large palette d’utilisations : engrais, insecticide, traitement fongicide…, qui sont précisées dans les fiches des plantes concernées.
1 Récoltez les plantes. Pesez-en la quantité nécessaire à l’aide d’une balance de cuisine. Coupez finement les plantes avec des ciseaux de cuisine ou hachez-les avec un couteau sur une planche en bois.
2 Versez les plantes dans un récipient en plastique, en inox, en verre ou en bois rempli d’eau froide. Idéalement, laissez macérer 24 heures.

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