Gagner aux paris sportifs
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Description

Ce guide s'adresse à tous les joueurs et à tous les parieurs débutants. Il commence par balayer les idées reçues en exposant rapidement les principales notions. Il décrit ensuite les différentes offres disponibles sur Internet. Enfin, il analyse les pièges à éviter en dégageant une stratégie claire. Pariez et gagnez grâce à ce guide complet, malin et pratique.




  • Tous les sites décryptés


  • Toutes les techniques expliquées


  • Tous les pièges décrits


  • Toutes les astuces pas à pas




  • J'aimerais bien parier, mais...


  • Vos débuts dans le monde du pari sportif


  • Le pari, le jeu à informations incomplètes


  • Les produits en rayon


  • Le pari, un jeu à informations incomplètes et fausses...


  • Le bookmaker, ami ou ennemi ?


  • Gagner à tous les coups, le surebet


  • Une stratégie claire pour jouer comme un pro

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de lectures 357
EAN13 9782212152050
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Dans la collection Eyrolles Pratique
301 énigmes mathématiques , Marie Berrondo-Agrell
Jeux de culture générale , Yann Caudal
Jeux de mémoire , Yann Caudal
Jeux d’intelligence , Marc et Yann Caudal
Jeux de lettres , Yann Caudal
Jeux d’enquête , Yann Caudal et Maguy Ly
Tests de logique , Valérie Clisson et Arnaud Duval
Premiers pas au poker , Romain Dammène
Premiers pas au bridge , Martine Evraud
Premiers pas aux échecs , Franck Lohéac
S’entraîner aux échecs , Franck Lohéac
Jeux de logique , Maguy Ly
Jeux de mathématiques , Maguy Ly
Jeux de géométrie , Maguy Ly
Jeux de grilles logiques , Nicole Masson
Tests psychotechniques d’intelligence , Horst H. et Renate Siewert
Jeux et quiz avec la géographie , Patrice Ronceret
Jeux et quiz avec le patrimoine , Patrice Ronceret
Jeux de langue française , Albert Taïeb
Jeux de mots, Tirimo , Gilbert Thiry
Jeux d’énigmes , Arnold Vincent
Jeux de cour d’école , Arnold Vincent

Éditions Eyrolles61, bd Saint-Germain75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com Mise en pages : Istria
Le Code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans les établissements d’enseignement, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles 2011 ISBN : 978-2-212-54830-3
Sommaire Avant-propos 7 Partie 1 : J’aimerais bien parier, mais… 9 Chapitre 1 : Le pari, une nouveauté vieille comme le monde 11 Chapitre 2 : Je n’y connais rien en sports, est-ce grave, docteur ? 17 Chapitre 3 : L’inconnu dans la maison, radiographie du bookmaker 23 Partie 2 : Vos débuts dans le monde du pari sportif 37 Chapitre 4 : Parier, c’est choisir une cote 39 Chapitre 5 : Parier, c’est choisir un bookmaker 53 Partie 3 : Les produits en rayon 79 Chapitre 6 : Des sports pour tous les goûts 81 Chapitre 7 : Des paris en paquets, au poids, à la demande et sur mesure 91 Partie 4 : Le pari, un jeu à informations incomplètes et fausses… 111 Chapitre 8 : Éliminer les mauvaises informations 115 Chapitre 9 : Maximiser les bonnes informations 127 Partie 5 : Le bookmaker, ami ou ennemi ? 149 Chapitre 10 : Ne pas aider le bookmaker 151 Chapitre 11 : Mettre les bookmakers en concurrence pour comparer les cotes 167 Chapitre 12 : Apprendre à faire ses courses : le valuebet 173 Partie 6 : Gagner à tous coups, le surebet 179 Chapitre 13 : Le surebet " sauvage " 183 Chapitre 14 : Le surebet d’" élevage " 189 Partie 7 : Une stratégie claire pour jouer comme un pro 207 Chapitre 15 : Adopter une démarche claire 209 Chapitre 16 : Se donner les moyens de gagner 219 Chapitre 17 : Les dix commandements du pro du pari 225 Conclusion 233 Glossaire 235 Table des matières 241
Avant-propos
Il était une foi…
S’il existait une méthode miracle pour gagner aux paris sportifs, nous n’aurions pas écrit un livre, nous nous serions contentés d’amasser une petite fortune en jouant sur Internet ou aurions monnayé notre silence auprès des bookmakers du monde entier. À l’heure qu’il est, nous serions aux Seychelles, tranquillement allongés sur un transat en teck, un cocktail à la main.
Alors à quoi bon un livre s’il n’existe pas de méthode miracle ?
Tout d’abord parce que les experts, les commentateurs sportifs, les gourous, les sportifs du dimanche, les chroniqueurs roués, les joueurs de casino, tous pullulent sur les ondes et dans les journaux pour proposer des pronostics qui n’engagent pas leur argent. On les paie même pour ça. On les écoute religieusement. On en attend des oracles. Pourtant, aucun ne propose de méthode qui puisse nous permettre de parier avec plus de chances de l’emporter à terme qu’à un jeu de hasard.
Pour dire ensuite, répéter et démontrer que les paris sportifs ne sont justement pas une affaire de méthode miracle mais d’analyse, de réflexion et de statistiques. C’est pourquoi nous vous donnerons des outils pour comprendre la fabrication d’une cote et comment travaille un bookmaker.
Pour affirmer que parier ce n’est pas pronostiquer. Personne n’est capable de miser sa vie sur un résultat sportif, aussi probable soit-il. Il s’agit d’un jeu où vous devrez éliminer les informations inutiles ou fausses et accumuler les informations utiles et correctes, mais aussi analyser l’offre du bookmaker et la nature des sports sur lesquels vous allez parier.
Pour vous faciliter la tâche dans votre relation conflictuelle avec votre ou vos bookmakers. Nous vous donnerons quelques pistes pour ne pas l’aider à vous mettre en difficulté. Surtout, nous vous présenterons ce qui pour nous reste la seule façon de gagner (ou ne pas perdre trop vite !) sur le long terme en prenant le bookmaker au défaut de sa cuirasse, le surebet .
Pour vous inciter à adopter une stratégie claire, de long terme, fondée sur le respect de quelques idées simples, mais dont l’application vous permettra de ne pas naviguer à vue et de savoir quoi faire en cas de gain ou en cas de perte.
Il s’agit en définitive pour nous de vous rappeler que la seule foi qu’un joueur doit garder, ce n’est pas la foi en la logique sportive, pas la foi en une martingale quelconque, pas la foi en des gains rapides et importants, mais la foi dans le jeu.
Seule cette foi vous donnera du plaisir. C’est le pari que nous faisons.
Partie 1 J’aimerais bien parier, mais…
À l’approche d’un grand match de l’équipe de France de football, à la veille de Roland-Garros, vous seriez prêt à parier que… vous aimeriez parier que… mais…
• Vous n’y connaissez rien en pari.
• Vous vous y connaissez encore moins en sport.
• Vous avez toujours fui comme la peste les PMU enfumés.
• Vous n’avez jamais rien compris aux grilles de paris absconses remplies à la hâte sur un coin de comptoir.
• Vous avez peur d’y laisser mise et chemise en engraissant d’habiles tripots maquillés en sous-sols clinquants du cyberespace.
• Vous avez peur de vous emmêler la souris au moment de cliquer sur le bon pari.
Nous vous dédions cette première partie. Elle vous guidera pas à pas dans cet univers neuf et vieux comme le monde et vous rassurera : non seulement, vous êtes normal, mais vous n’êtes pas le ou la seul(e).

Les paris sportifs, un marché nouveau
Les paris sportifs en ligne sont une nouveauté en France… mais pas pour tous les Français. Beaucoup de joueurs invétérés pariaient en effet depuis des mois ou des années sur des sites anglo-saxons. Et nous ne parlerons pas des passionnés qui téléphonaient à Londres pour passer des ordres en livres sterling comme on en passe en Bourse…
Pour encadrer cette pratique illégale qui remettait en cause le monopole de la Française des Jeux sur l’organisation des paris sportifs, l’État a décidé de légaliser une pratique qui prenait de l’ampleur et amputait les comptes de la Nation de mannes providentielles en temps de crise.
Le législateur s’est donc penché sur la question. La représentation nationale suivit son avis et les paris furent légalisés en France le 8 juin 2010, veille du début de la Coupe du monde de football. Le pari sportif devenait un produit de consommation courante, comme la machine à laver des années 1950, la télévision des années 1970 ou le téléphone portable des années 2000.
Les projections attestaient d’un double phénomène : un intérêt massif des grands groupes de communication et des maisons de jeux traditionnelles et un engouement non moins massif auprès des joueurs français, connus pour être environ " 60 millions de sélectionneurs ".
Le marché du jeu
L’ouverture des paris sportifs à la concurrence a provoqué des regroupements industriels et des alliances comme dans tout secteur (voir ci-dessous).


Un marché appelé à se développer fortement et sur lequel la concurrence fait rage. Comme dans d’autres secteurs, il ne devrait plus rester à terme que trois ou quatre opérateurs majeurs. Pour se faire connaître et attirer les clients, les sites de paris sportifs auraient d’ailleurs dépensé entre juin et septembre 2010 près de 59 millions d’euros en publicité, hors Internet. Un chiffre qui donne l’idée des enjeux…
Les joueurs
D’après un sondage récent de l’institut Mercureo, près d’un internaute sur trois serait allé faire un tour sur un site de paris en ligne légal depuis le 8 juin 2010. Certes, visiter n’est pas s’inscrire. Et il faudra sûrement du temps pour que cette pratique se répande dans la société française. Mais on a dit la même chose de la téléphonie mobile il y a une quinzaine d’années avec le résultat que l’on connaît.
Il n’en reste pas moins que plus de 80 millions de paris sportifs en ligne ont été enregistrés et 1 million de comptes ouverts dans les quatre premières semaines d’exploitation, d’après Jean-François Vilotte, président de l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne). À titre d’exemple, le PMU compte 500 000 clients, dont 200 000 nouveaux parieurs et les montants des paris sur Internet ont augmenté de 32 %.
Une autre étude propose des projections qui vont bien au-delà de ces chiffres. Selon Francis Merlin, délégué général du Monaco igaming exchanges , on comptait déjà 1,2 million de parieurs avant l’ouverture du marché à la concurrence : 400 000 auprès de la Française des Jeux et 800 000 sur des sites illégaux. Avec l’ouverture du marché à la concurrence, 1,8 à 2,3 millions de joueurs sont présents dès 2010 sur les sites légaux en France. Leur nombre passerait à près de 3 millions à l’horizon 2011. Selon une étude du cabinet Xerfi, enfin, le secteur devrait " au moins doubler de taille à l’horizon 2013 " avec une explosion des paris sportifs, qui pourraient se monter à 800 millions d’euros en 2013, contre 280 millions à l’heure actuelle.


Et ailleurs en Europe ?
Le prochain pays européen à libéraliser son marché des jeux d’argent en ligne devrait être le Danemark, en 2011. Le Royaume-Uni avait fait figure de précurseur en ouvrant dès 2005 son marché à la concurrence. On compte désormais 6,9 millions de joueurs en ligne au pays de David Beckham. C’est davantage le modèle italien qui a inspiré la France. L’Italie a ouvert le marché des paris sportifs en 2006. Le chiffre d’affaires des jeux d’argent en Italie a été de 54 milliards d’euros en 2009 dont 1,2 milliard pour les paris sportifs en ligne.
Tout le monde parie, a parié ou pariera…
Tout le monde parie.
Mais soyons d’abord d’accord sur le terme de pari. Qu’est-ce qu’un pari ? C’est un choix incertain fondé sur une série d’éléments objectifs et/ ou subjectifs. Rien de plus, rien de moins.
Jouer au tiercé est un pari, évidemment. Jouer au loto ou à tout autre jeu est un pari. Jouer au poker est aussi un pari ou une suite de paris complexes. En revanche, jouer aux échecs ou à un jeu de stratégie ne constitue pas un pari : vous pouvez certes jouer un coup en pariant que votre adversaire ne verra pas la bonne parade… Mais il ne s’agit pas d’une bonne façon de jouer ! Tout choix reposant sur des données aléatoires est un pari.
De fait, en pratique, dans la vie, tout choix est un pari. Quand vous vous habillez le matin en regardant les nuages ou en vous tâtant sur la qualité du fond de l’air, vous faites un pari : si vous pensez qu’il va pleuvoir, vous vous habillerez en conséquence. Si vous faites le pari qu’il ne pleuvra pas, vous arborerez une magnifique chemise à manches courtes et il vaudrait mieux que le ciel vous donne raison ! Quand vous choisissez une caisse plutôt qu’une autre au supermarché, quand vous choisissez une route, quand vous achetez des actions en Bourse, quand vous choisissez un plat au restaurant, etc.
Et d’ailleurs, il y a fort à parier que vous êtes adepte des paris dans votre vie quotidienne : " Je te parie que ce chemin est plus court ", " Je te parie que le magasin est fermé ", " Je te parie qu’elle va dire non ", " Je te parie qu’Untel va devenir ministre dans le prochain gouvernement ", " Je te parie qu’il va porter sa veste pied-de-poule ", " Je te parie qu’il va encore nous sortir une excuse foireuse ".
Rien de nouveau à cela, l’histoire du pari se perd au fond des âges. Anticiper le futur, le prédire, l’entrevoir, c’est pour certains défier les dieux, s’en faire les interprètes ou les intercesseurs. La Pythie grecque et Pierre Ménès même combat ? D’une certaine façon, oui. Les paris sportifs existent quasiment depuis l’invention du sport lui-même. Chez les Grecs, déjà, le sport est financé par les entrées au stade et par les paris. Jean-Paul Thuillier, spécialiste du sport antique et professeur à l’ENS, a mis en lumière le lien intrinsèque entre sport et argent dès l’Antiquité. À Rome, les vedettes des jeux de cirque (auriges et cochers) gagnent des millions de sesterces. Les cochers sont transférés d’une faction (sorte de club ou de franchise) à l’autre. L’argent des paris finance ce sport-spectacle dont Hérodote lui-même fustige le développement.
Vous le voyez, nous n’inventons rien en misant 1 euro sur Nadal ou l’OM !

Paradoxalement, votre virginité en la matière n’est pas nécessairement un désavantage. Ne pas connaître les finalistes de la coupe d’Europe 1991-1992 est même plutôt un point positif : vous ne serez pas influencé par des mythes ou par l’ombre encore vivace de la gloire passée de telle équipe ou de tel champion.
Un traitement de choc…
Le diagnostic pourrait faire peur : parier sur du sport sans rien y connaître semble pour le moins imprudent. Mais vous avez déjà vraisemblablement déjà joué au tiercé sans pour autant être un pilier des paddocks et au Loto sans connaissance particulière de la loi des grands nombres !
Plusieurs bonnes raisons de ne pas paniquer face aux paris sportifs
Ce livre va vous donner quelques pistes et quelques clefs vous permettant de comprendre rapidement quels sports vous conviendront le mieux . On ne parie en effet pas de la même façon sur le football, le rugby, le volley-ball, la Formule 1 et le tennis.
Vous allez très vite progresser. Votre connaissance du sport n’égalera pas celle des spécialistes du ballon rond ou de la petite balle jaune mais peu importe. Leur connaissance du sport ne les prémunit en rien de se tromper comme vous le constaterez à la lecture de cet ouvrage.
Votre avis vaut bien celui d’un autre. En soirée, si la conversation glisse sur le sport, annoncez " Bordeaux a les moyens de gagner ", " Sochaux est une équipe joueuse. Sur un match, ils peuvent faire quelque chose ", " Je vois bien Toulouse ramener quelque chose de son prochain déplacement ", " Bourgoin reste sur une mauvaise série mais ils ont besoin de se ressaisir ". Effet garanti ! Certes, les spécialistes argumenteront et vous feront savoir vertement qu’ils ne sont pas d’accord mais personne ne rira aux éclats. Cinq fois sur dix, d’ailleurs, la réalité confirmera vos dires. En revanche, si vous annoncez " avec 9 et 10 de trèfle, je relance de 300 pré-flop parce que j’aime bien les trèfles " ou " 1.h4 est un super coup pour débuter une partie d’échecs ", vous risquez les sarcasmes et vous vous exposez aux démentis cinglants des experts en présence.
Tout le monde peut avoir une opinion, un élan, une certitude. L’expérience et la connaissance des sports nourrissent le jugement du parieur mais n’empêchent pas ceux qui en sont dépourvus de tenter leur chance. C’est un des avantages des paris sportifs, mais pas le seul.
Cinq bonnes raisons de parier en ligne sur le sport
1. En pariant en ligne sur le sport, vous aurez plus de probabilités de gains qu’au Loto et autres jeux de grattage traditionnels. Les Français sont adeptes de jeux de grattage. Sachez que la Française des Jeux reverse entre 54,6 et 66 % des mises globales avec, suivant les jeux, d’une chance sur six à une chance sur vingt-neuf de remporter un gain qui vous rembourse votre mise. Vous êtes turfiste ? Sachez que le PMU reverse environ 72 % des gains seulement.
Dans les paris sportifs, vos chances de gagner sur un match de football équilibré sont d’une sur trois (victoire de l’équipe 1, match nul ou victoire de l’équipe 2), vos chances de gagner sur un match de tennis équilibré sont d’une sur deux (victoire du joueur 1, victoire du joueur 2). Des pourcentages considérablement plus élevés, même en jouant au hasard ! Sachez enfin qu’en moyenne un bookmaker est tenu par l’ARJEL de reverser 85 % des sommes jouées.
Vous aimez le Loto ? Voici vos chances de l’emporter !
Nombre de numéros
Chances de gain
5 bons numéros + le numéro chance
1 chance sur 19 068 840
5 bons numéros
1 chance sur 2 118 740
4 bons numéros + le numéro chance
1 chance sur 86 677
4 bons numéros
1 chance sur 9 631
3 bons numéros + le numéro chance
1 chance sur 2 016
3 bons numéros
1 chance sur 224
2 bons numéros + le numéro chance
1 chance sur 144
2 bons numéros
1 chance sur 16
1 bon numéro + le numéro chance
1 chance sur 28 pour un gain de 2 euros
Uniquement le numéro chance
1 chance sur 18 pour un gain de 2 euros
2. En pariant en ligne sur le sport, vous aurez plus de chances de gains car vous pourrez vous appuyer sur la logique sportive. Jusqu’à preuve du contraire, la boule 37 n’a pas plus de chances d’être tirée que la boule 13 au Loto. Jusqu’à preuve du contraire, vous achetez des jeux de grattage sans pouvoir les choisir en connaissance de cause (à moins que le buraliste complaisant ne vous autorise à gratter avant de payer !). Quand vous pariez sur Lyon en championnat de France, vous savez sur qui vous misez et vous pouvez rassembler des éléments objectifs vous permettant de prendre votre décision. La chance est pondérée par la logique sportive, ce qui augmente vos chances de gain et accroît votre pouvoir de décision.
3. En pariant en ligne sur le sport, vous aurez plus de choix qu’au Loto sportif ou au Loto foot traditionnels. Vous pourrez parier sur une multitude de sports, de compétitions, d’épreuves ; vous pourrez parier sur le résultat d’un match ou sur une action (le buteur, le nombre de buts marqués…). Cet éventail de choix donnera plus de poids encore à vos connaissances et aux statistiques, ce qui accroît automatiquement vos chances de gains.
4. En pariant en ligne sur le sport, vous serez plus acteur qu’au Loto ou au Loto sportif traditionnel. Vous pourrez parier à tout moment, un an avant l’événement, deux semaines avant, une minute avant et parfois même au cours du match ! On peut en effet désormais parier en direct sur certains matchs. Vous aurez tout loisir de voir si votre équipe est en forme ou pas avant de placer votre pari. Un avantage considérable sur toute autre forme de jeu.
5. En pariant en ligne sur le sport, vous bénéficierez de plus de confort et tirerez plus de plaisir. Remplir une grille ou gratter un ticket sur un coin de comptoir peut être amusant, mais pas toujours confortable. En pariant en ligne, vous pourrez parier de chez vous ou de chez un ami, le soir, l’après-midi, quand vous voudrez, entre la poire et le fromage et sans avoir besoin de monnaie en poche. En outre, votre plaisir sera prolongé : gratter un jeu prend quelques secondes ; miser 1 euro sur un match et le suivre vous donnera des sensations fortes pendant une heure et demie !

" La différence, c’est ce silence ", comme chantait Michel Polnareff… Face au bookmaker, vous allez peut-être vous sentir seul : aucun buraliste bienveillant ne viendra à votre secours. Aucun client ne vous tapera gentiment sur l’épaule pour vous indiquer que vous faites fausse route. Vous pourrez certes naviguer sur les forums et consulter la FAQ de votre site de paris, mais rien ne dit que vous trouverez rapidement une réponse précise à votre question. Alors faisons rapidement un tour rapide de la maison de jeux virtuelle.
Avant d’entrer, sachez où vous mettez les pieds
Internet est une jungle mondiale. Mais vous l’avez compris, seuls quelques sites de paris en ligne ont pour le moment reçu l’agrément de l’ARJEL. Leur liste est susceptible d’évoluer sensiblement dans les prochains mois, de même que la liste des sports et des compétitions sur lesquels il est possible de parier. Nous vous invitons à fréquemment vous tenir au courant de ces évolutions en consultant le site de l’ARJEL à l’adresse suivante : www.arjel.fr
Comme vous pouvez l’imaginer, les bookmakers qui ont obtenu le précieux sésame ont répondu à un appel d’offres et rempli les conditions d’un cahier des charges exigeant. Nous vous invitons à le lire mais pour résumer, l’ARJEL insiste sur trois points :
la clarté des transactions (aussi bien pour la sécurité du joueur que pour des questions sensibles de blanchiment d’argent sale) ;
l’information aux joueurs sur les risques de dépendance et leur protection (limitation des dépôts, mise en place d’un numéro Vert, notamment) ;
le respect de la fiscalité et des droits d’exploitation (l’État prélève une partie des gains à la source et les fédérations sportives reçoivent 1 % des mises).
En jouant sur des sites légaux, vous êtes donc protégé. L’ARJEL peut même prendre des sanctions contre un site non agréé qui permettrait à des joueurs français d’ouvrir un compte ou ferait de la publicité à cette fin. Le site NetBet s’est ainsi attiré les foudres de l’autorité de régulation. Le club de football de Montpellier-Hérault a dû retirer de ses maillots le logo du site de cette société après une mise en demeure en septembre 2010.
Pour des raisons évidentes de sécurité, nous vous enjoignons formellement de ne pas ouvrir de compte chez des bookmakers non agréés. N’oubliez pas que vous allez entrer vos coordonnées de cartes de crédit sur ces sites.
Vous aurez donc le choix entre ces six premiers opérateurs actifs :
PMU ;
BetClic ;
Bwin ;
Sajoo ;
Parionsweb ;
Eurosportbet.
Six hypermarchés de l’adrénaline prêts à vous ouvrir leurs portes… Il est temps de voir à quoi ressemble un site de paris…
Le look du book


Voici un exemple parmi d’autres, tiré du site Betclic.fr
Comment s’organise la page ?
Vous remarquerez un premier bandeau dans la partie supérieure de la page de présentation divisé en trois signets : sport, turf, poker. Il est possible d’avoir un compte commun pour ces trois activités même si les bonus ne peuvent pas être transférés du poker vers le sport, par exemple. Restons-en au sport puisque vous êtes là pour ça…
Dans cette partie de la page, vous aurez noté plusieurs informations relatives à votre protection et à celle de vos proches : un numéro de téléphone si vous pensez être dépendant du jeu, l’heure (introuvable dans les salles de jeu de Las Vegas…) pour vous inciter à ne pas perdre contact avec la réalité et un bandeau vous demandant de vous connecter avec un pseudonyme et un mot de passe.
Venons-en au sport proprement dit : un grand déroulé central propose les paris du moment dans plusieurs rubriques.
Les matchs en direct dont vous pouvez suivre l’évolution et sur lesquels vous pouvez parier, en dépit du fait qu’ils ont déjà commencé ! Il va de soi que le bookmaker révise les cotes en fonction de l’évolution du score.


À retenir
Un petit logo vert indique la possibilité de parier « Live ». Il est parfois agrémenté d’un petit triangle noir et de la mention vidéo. Cela signifie ni plus ni moins que vous pourrez regarder le match en direct chez le bookmaker (certains matchs vous sont proposés à discrétion, vous ne pourrez en regarder d’autres qu’à condition d’avoir placé une mise de 5 euros minimum et ce afin de dédommager les détenteurs des droits et l’organisateur de l’événement).
Hormis ces paris en direct, vous aurez d’autres rubriques :
Les affiches : choix éditorial pur et simple du bookmaker. Ce sont les matchs vedettes de la journée… ou ceux sur lesquels il souhaite vous voir jouer !
Les opportunités : le bookmaker propose des paris alléchants comme un hypermarché proposerait des promotions en tête de gondole. Ce sera à vous de voir si ces promotions sont vraiment intéressantes ou si votre site de paris cherche simplement à se débarrasser de ses invendus !
Dernière minute : les matchs sur le point de commencer sont indiqués avec un compte à rebours. À cinq minutes de la fin, un petit rectangle clignote pour indiquer l’urgence de parier avant la fermeture du guichet…
Le Top des Paris : le bookmaker vous indique les matchs les plus joués. Vous constaterez qu’il s’agit très fréquemment de football.
Deux longues colonnes encadrent ici notre menu principal.
Un long menu à gauche récapitule l’ensemble des sports sur lesquels vous pouvez parier et précise éventuellement les compétitions ouvertes au pari. Il se peut qu’une compétition qui débute dans trois semaines ne soit pas encore ouverte aux paris car le bookmaker attend de rassembler un maximum d’informations avant de proposer les cotes. Football, golf, tennis, rugby, Formule 1, basket-ball, volley-ball, boxe, ski, moto, hockey sur glace, athlétisme, football américain… vous verrez que chaque site ne propose pas les mêmes sports.
Une série d’encadrés à droite vous permet d’obtenir des informations pratiques :
Bonus : quels sont vos bonus en cours, comment en obtenir, sous quelle forme, à quelle condition ?
Parrainage : si vous parrainez un ami, vous vous verrez crédité de 10 euros en guise de récompense. Si vous parrainez deux amis, 20 euros, trois 30 euros et ainsi de suite…
Statistiques : certains bookmakers proposent aux joueurs pléthore de statistiques pour les aider à parier. Ce sera à vous de faire la part des choses entre les statistiques utiles et les statistiques moins pertinentes. Nous vous donnerons des pistes de réflexion sur ce point capital plus loin. Vous ne parierez plus comme avant après avoir compris que les paris sont avant tout un jeu fondé sur les statistiques. Mais il est encore tôt pour cette découverte. Penchonsnous sur votre premier pari.
Mon premier pari pas à pas
Quelques conditions préalables sont à remplir impérativement : avoir plus de 18 ans (vous devrez fournir une photocopie de votre pièce d’identité sous peine de voir le bookmaker bloquer votre compte) et une carte Nationale d’Identité en cours de validité. Il vous faudra aussi un compte bancaire approvisionné, cela va sans dire…
Le formulaire d’inscription est sensiblement le même suivant qu’on s’inscrive sur tel ou tel site. Il est bien entendu orienté vers des préoccupations liées à la sécurité (votre âge, votre mot de passe, etc.) et vers des questions utilitaires (adresse, téléphone…).
Vous pouvez commencer à jouer, mais vous ne pourrez accéder à tous les services et encaisser vos gains qu’après avoir reçu par courrier un code personnel qui vous permettra de valider définitivement votre inscription.
Mais dès à présent vous pourrez faire un dépôt et jouer :


Vous ne pourrez pas créditer votre compte de moins de 10 euros chez ce bookmaker. Pour protéger les joueurs de l’endettement, un dépôt maximal de 150 euros a été fixé (ce seuil peut être modifié à votre demande mais il nous semblerait peu raisonnable de jouer des sommes supérieu res à 150 euros). Des frais de 2 % seront prélevés automatiquement. En revanche, à partir de 100 euros de dépôt, les frais sont supprimés.


La rubrique Mon compte, une rubrique importante à consulter fréquemment


La rubrique Mon compte vous permet de modifier vos options de jeu, de jouer par exemple en mode débutant (le bookmaker vous guidera alors dans vos premiers paris), de bloquer votre compte si vous souhaitez que le casinotier vous interdise de franchir la porte de son cyberétablissement, de consulter vos mouvements financiers, de faire le point sur vos bonus, etc. C’est en quelque sorte votre dossier administratif. Tenez-le à jour !
Votre compte crédité, vous pourrez vous lancer dans votre premier pari. Vous avez décidé de parier sur la Ligue 1 de football. Rien de plus simple, il suffit de cliquer sur " Ligue 1 " dans la rubrique football de la colonne de gauche. Une page s’affiche alors, proposant des matchs et des chiffres.


À retenir
Il vaut donc mieux créditer votre compte de 100 euros d’un coup plutôt que de faire deux dépôts de 50 euros… Vous gagnerez 2 euros.


La page est très simple à lire : un titre indique la compétition, un résumé fait le point sur le déroulement et les enjeux de la compétition ; à droite, le classement rappelle les équipes en forme et les équipes en difficulté. Enfin, au centre, la liste des matchs proposés et la cote de chaque possibilité.
Si je veux jouer sur une victoire de Lyon contre Lille, la cote sera de 1,9. Cela signifie que mon gain sera calculé en multipliant ma mise par 1,9. Si je mise 10 euros, je gagnerai 19 euros en cas de victoire de Lyon. Si Lyon perd, je perds mes 10 euros.


À retenir
Il existe une mise minimum chez chaque bookmaker. En général, elle est de 50 centimes. Sur EurosportBet, elle est de 10 centimes. Une bonne façon de commencer à jouer sans prendre trop de risques, mais attention : les petits ruisseaux font les grandes rivières !
Comme vous l’aurez remarqué, une fenêtre est apparue en haut à droite de l’écran : c’est mon panier. On y voit apparaître la cote sur laquelle je viens de cliquer. Attention, cela ne signifie pas que j’ai parié. Il s’agit juste d’une sélection. Une case " mise " me permet d’entrer " à blanc " une mise quelconque. Le bookmaker fait alors apparaître le gain possible. Si je clique en suite sur le bandeau " Parier maintenant ", le pari sera effectivement enregistré et la mise déduite de mon compte de façon irréversible.
Une fois le ou les paris enregistrés, je peux consulter mes paris en cours dans la rubrique " Mes paris ", sous-rubrique " En cours ". Vous y verrez vos paris présentés comme suit :

La date et l’heure de la prise du pari sont précisées à gauche, ainsi que la référence du pari. Au cas où un litige vous opposerait au bookmaker, ce numéro de référence accélérera le traitement de votre question ou de votre requête.
La mention " simple " indique qu’il s’agit d’un pari sur un événement unique, pris avant le début de la rencontre.
La compétition est rappelée en gras juste en dessous du sport concerné. Mon pari est indiqué en dessous encore.
La mise est indiquée ensuite, repérable au sigle accolé, suivie de la cote et de l’espoir de gain, qui correspond à la cote multipliée par la mise.
Une icône " impression " indique que vous pouvez imprimer d’un clic ces informations.
Une fois que vous aurez placé votre premier pari et vérifié qu’il a bien été pris par le bookmaker, il ne vous reste plus qu’à suivre le match ou attendre en faisant tout autre chose. Piqué par la curiosité, vous chercherez sûrement à savoir si vous avez gagné. Il vous suffira de vous rendre dans la sous-rubrique " Terminés " dans la rubrique " Mes paris ". Voici comment vous seront présentés les résultats :

La date et l’heure de prise du pari sont rappelées, ainsi que la référence.
Le type de pari est indiqué : " Simple " pour les paris sur un événement sportif pris avant le début du match, " Live " pour les paris pris au cours du match.
La compétition est rappelée en gras, juste en dessous du sport concerné. Mon pari est indiqué est en dessous encore.
Une nouvelle colonne apparaît : Le résultat . S’il correspond à mon pari, cela signifie que j’ai gagné. S’il ne correspond pas, j’ai perdu.
La mise est suivie du signe €, ce qui permet de la distinguer de la cote sur la colonne adjacente. Enfin, la dernière colonne n’est pas celle des gains potentiels mais des gains réels , indiqués si le pari est gagné. Si rien n’est indiqué, c’est que le pari est perdu.
Il suffit d’additionner les chiffres de la colonne des mises et les comparer à la somme de la colonne des gains pour savoir si ma journée a été positive. C’est le cas ici…
Le bookmaker crédite ensuite automatiquement vos gains sur votre compte, qui apparaît sur la page d’accueil. Il peut vous créditer en quelques secondes ou prendre plusieurs dizaines de minutes. Tout dépend du volume d’affaires à traiter…
Vous savez presque tout… de ce que vous ne pouviez ignorer ! Le plus dur commence ici. Pourquoi Lyon est coté à 1,9 ? Comment se calcule cette cote ? Ai-je intérêt à toujours parier sur les favoris ? Y a-t-il une martingale ? Quel expert écouter ? Sur quel sport parier ? Combien dois-je miser sur chaque pari ? Que faire si je perds ? Que faire si je gagne ?
Si ces questions vous brûlent les lèvres, les réponses attendent peutêtre dans les pages qui suivent… Vous pariez combien ?
Partie 2 Vos débuts dans le monde du pari sportif
Vous avez décidé d’entrer dans l’hypermarché sportif. Avant de commencer à remplir fébrilement votre caddie, nous vous proposons de comprendre quels hypermarchés vous pourrez fréquenter et comment y sont fixés les prix.

Lire une cote
Avant toute chose, il est primordial de savoir lire une cote. Il existe plusieurs systèmes de cotations. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les Anglais ont leur propre système. De même, les Américains utilisent un système de cotation différent du nôtre. Le système retenu pour la France est le système de cotation dit " européen ". Ce système de cotation fonctionne de la façon suivante :


Le Trophée des champions oppose Marseille à Paris. La victoire de Marseille est à 2,25, le match nul à 3 et la victoire de Paris à 2,75. Cela signifie tout simplement que si vous misez 10 euros sur une victoire de Marseille et que les Phocéens l’emportent, vous gagnerez 10 x 2,25, soit 22,50 euros. Si vous misez 1 euro, vous gagnerez 2,25 euros, si vous misez 100 euros, vous gagnerez 225 euros, etc. Il suffit donc de multiplier votre mise par la cote pour connaître votre espoir de gain. C’est le système de cotation le plus simple qui soit et vous n’aurez aucun mal à vous y habituer.


Attention
Il s’agit de votre recette et pas de votre bénéfice ! N’oubliez pas de déduire votre mise de votre recette pour calculer votre bénéfice. Si vous avez misé 10 euros sur Marseille dans le cas présent, votre recette sera de 22,50 euros et votre bénéfice de 12,50 euros une fois l’investissement de 10 euros déduit. C’est une évidence, mais les joueurs ont tendance à oublier l’investissement de départ lorsqu’ils gagnent un pari…
Qu’est-ce qu’une cote ?
Une cote, c’est deux choses : c’est une estimation et c’est un prix.
C’est d’abord l’estimation de la probabilité de réalisation d’un événement sportif.
Une estimation
On la calcule comme suit :
100/Pb = cote brute
Pb est ici la probabilité de réalisation de l’événement selon le bookmaker.
Si un bookmaker détermine par exemple que la chance de gagner d’une équipe A est de 40 %, sa cote brute sera alors de 100/40 soit 2,5. De même, une cote brute de 3 représente un événement qui a une chance sur trois de se produire soit 33 % de chances.
De fait, plus la réalisation de l’événement est probable, et plus la cote sera basse. Inversement, plus la réalisation de l’événement sera improbable, et plus la cote sera haute. Par exemple, la cote d’Alberto Contador avant le Tour de France était de 1,48, ce qui est très bas car le champion espagnol avait toutes les chances de dominer la Grande Boucle. A contrario , la cote d’un Sylvain Chavanel pour la victoire finale était de 250, ce qui est très élevé et indique la faiblesse des chances du coureur français, à savoir 0,4 % de chances. Attention, cela ne signifie pas que Sylvain Chavanel n’a aucune chance de bien figurer dans cette épreuve. Cela signifie qu’il n’est pas un concurrent de premier ordre pour remporter le maillot jaune à l’issue des 23 étapes. Cela ne signifie pas non plus que la hiérarchie entre Contador et Chavanel est gravée dans le marbre. La cote indique une probabilité, pas une certitude. Ainsi, la cote d’Andy Schleck était de 6 avant le début du Tour. En réalité, il a terminé l’épreuve à une poignée de secondes d’Alberto Contador. Peut-être le champion espagnol était-il sous-coté et le champion luxembourgeois surcoté. Mais fixer la cote, c’est justement le cœur du métier de bookmaker. Si le joueur choisit parmi des cotes, il choisit parmi les cotes que le bookmaker a fixées. N’oubliez pas que le bookmaker est le maître du jeu d’abord parce qu’il est le maître des cotes.


Attention
Il ne faut pas confondre langage du pari et langage usuel. Dans la vie de tous les jours, quand on dit que la cote d’une personne remonte en flèche, cela signifie que cette personne se distingue, qu’elle marque des points. Dans le monde des paris, cela signifie au contraire que sa victoire devient de plus en plus improbable. De même, dire que Schleck est surcoté ne signifie pas pour un parieur que sa réputation est surfaite. Cela signifie que sa cote est élevée plus que sa probabilité de victoire et qu’il est donc intéressant de parier sur lui.
Un prix
Ces cotes sont aussi un prix. C’est le prix du risque que vous allez prendre. Si Alberto Contador avait eu une cote de 10 et Andy Schleck une cote de 50, il va sans dire que votre bookmaker préféré n’aurait plus eu qu’à mettre la clef sous la porte, ruiné par les parieurs ! Si en revanche, Contador était donné à 1,1 et Schleck à 1,3, vous n’auriez eu aucun intérêt à parier et votre bookmaker aurait été boudé par les joueurs. Le bookmaker doit donc fixer des cotes reflétant les probabilités les plus… probables ! En d’autres termes, il doit proposer des prix reflétant la réalité du marché. Il vous propose un produit (l’événement sportif) et fixe le prix du risque. À vous de voir si ce prix est trop élevé (la cote est trop basse), si ce prix est raisonnable (la cote est " normale ") ou si ce prix est bas (la cote semble haute).
Comme au supermarché, seule votre expérience vous permettra de juger à la longue si le prix est trop élevé ou s’il est suffisamment bas pour vous permettre l’achat. Dans le langage des parieurs, on appelle une cote intéressante un valuebet . Nous vous expliquerons ultérieurement comment partir à la recherche du valuebet dans les rayons l’hypermarché bookmaker.
Comment le bookmaker gagne-t-il sa vie ?
Le bookmaker jouit d’un immense avantage sur les autres hypermarchés : un hypermarché classique achète des produits à des fournisseurs et nous revend ces produits plus chers qu’il ne les a achetés. Il en tire sa marge bénéficiaire. Un bookmaker n’achète rien à personne et fixe librement ses prix.


Si le bookmaker décide que la victoire de Marseille sera payée 2,15 ou 2,2, rien ne l’en empêche. Il ne doit rémunérer aucun fournisseur en amont et dispose d’une liberté totale de ce point de vue. En revanche, comme nous l’avons déjà dit, si un bookmaker propose des cotes trop basses, il sera aussi désert qu’un hypermarché proposant des prix deux fois plus élevés que ses concurrents. Il doit donc trouver un savant équilibre entre les cotes pour offrir un produit attrayant pour vous et rémunérateur pour lui.
Il faut donc qu’il soit gagnant à tous les coups et vous de temps en temps. Sinon il n’y aurait pas de modèle économique viable pour lui. Le bookmaker prélève donc son bénéfice à la source sur les cotes. Ce prélèvement est visible à l’œil nu dans l’exemple choisi. S’il vous prend de miser sur tous les résultats possibles, vous serez inévitablement perdant (ce serait trop facile !). Essayons tout de même : 2,25 × 3 × 2,75 = 18,56. En jouant toutes les possibilités de façon équilibrées, vous pouvez espérer un gain de 18,56 euros. Combien faut-il miser pour cela ?
Il faut miser 3 × 2,75 euros (8,25 euros) sur la victoire de Marseille pour obtenir 18,56 euros de gain.
Il faut miser 3 × 2,25 euros (6,75 euros) sur la victoire de Paris pour obtenir 18,56 euros de gain.
Il faut miser 2,25 × 2,75 (6,18 euros) sur le match nul pour espérer 18,56 euros de gain.
Donc pour gagner à coup sûr vos 18,56 euros, il faudra miser 8,25 + 6,75 + 6,18, soit 21,18 euros. Dans notre exemple, votre tentative de tout jouer se soldera par un déficit de 2,62 euros au bénéfice du bookmaker et… de l’État !
C’est la base de tout pari. La multiplication des cotes sera nécessairement inférieure à la somme de 1xN, 1x2 et Nx2.
Autrement dit, le bookmaker gagne de l’argent car :
C1 × C2 × C3 < (C1 × C2) + (C1 × C3) + (C2 × C3)
Avec C1, cote de l’équipe 1
Avec C2, cote du match nul
Avec C3, cote de l’équipe 2
Mais combien le bookmaker gagne-t-il sur chaque pari ? Cela dépend. Ce taux est variable. Il tient compte des recettes de l’État prélevées à la source (voir encadré page 47) et du bénéfice que s’octroie le bookmaker à l’instar des machines à sous programmées pour " reverser " entre 80 et 85 % des mises aux joueurs. L’ARJEL, Autorité de Régulation des Jeux En Ligne, a demandé aux bookmakers de reverser en moyenne 85 % des gains. On appelle ce pourcentage de reversement aux parieurs gagnants le taux de déboursement ou payout .
Pour un événement sportif proposant trois résultats possibles, on le calcule ainsi :
D = 100 × (1/[(1 / cote de 1) + (1/cote de N) + (1/cote de 2)])
D représente ici le payout ou déboursement.
Un exemple concret devrait nous permettre d’y voir plus clair. Reprenons notre classico entre Paris et Marseille.


Combien le bookmaker reversera-t-il aux parieurs de ce match en moyenne ?
100 × (1/[(1/2,25) + (1/3) + (1/2,75)]) = 87,6
Le bookmaker reversera donc aux parieurs en moyenne 87,6 % de ce qui a été misé.
Plus ce taux de déboursement est faible, moins le jeu en vaut la chandelle. En effet, plus le bookmaker se paie et moins il vous paie.
Ce taux de déboursement bouleverse aussi le calcul de probabilité d’un événement.
Ici, le match nul coté à 3 représente en théorie une probabilité de 33 %. En réalité, le fait que le bookmaker se paie modifie la probabilité réelle que l’événement se produise. En effet, si on s’en tient aux cotes proposées, la victoire de Marseille serait probable à 44,44 %, le match nul à 33 % et la victoire du PSG à 36,36 %. Au moment de parier, j’ai tout lieu de croire que la victoire de Marseille représente quasiment une chance sur deux.
À ceci près qu’un rapide calcul me permet de me rendre compte que 44,44 % + 33 % + 36,36 = 113,8 %, alors que le total des possibilités ne devrait pas pouvoir dépasser 100 %. À cause du payout , les cotes sont plus basses et donc les probabilités sont tronquées !
Pour retrouver les probabilités réelles de l’événement, il suffit d’appliquer la formule suivante :
Pr = D/C
Pr représente ici la probabilité réelle.
D représente ici le taux de déboursement.
C représente ici la cote de l’événement.
Revenons maintenant à notre exemple et calculons la probabilité réelle de chaque résultat. La victoire de Marseille est cotée à 2,25 avec un déboursement de 87,6. Donc, Pr = 87,6/2,25 soit 38,9 %. Marseille n’a pas presque une chance sur deux de l’emporter mais à peine quatre chances sur dix. Ce n’est pas tout à fait la même chose, vous en conviendrez !
La probabilité du match nul est de 87,6/3, soit 29,2 % et la probabilité de victoire du PSG est de 87,6/2,75 soit 31,85 %. Si on additionne ces trois probabilités, on arrive cette fois bien à 100 (99,95 à cause des longues suites de chiffres après la virgule).


Le saviez-vous ?
La légalisation des paris en France s’est accompagnée d’une taxation des bénéfices de 7,5 %, obligeant de fait le bookmaker à baisser les cotes de 7,5 % pour ne pas entamer sa marge bénéficiaire. En d’autres termes, en jouant aux paris en ligne, vous payez un nouvel impôt. Il existe donc des différences de cotations chez un même bookmaker suivant qu’il s’adresse à un client français ou à un autre client. Pour ne pas (trop) pénaliser le parieur hexagonal, l’ARJEL a fixé le déboursement moyen à 85 %. C’est sans doute vrai en moyenne, mais ce taux n’est pas atteint sur tous les paris…
Le parieur français est davantage taxé


Le bookmaker pourrait s’amuser à jouer lui aussi au pronostiqueur et se dire que puisque Marseille est favori, il peut revoir les cotes ainsi et proposer : Marseille 1,2, Nul 4 et Paris 10. Mais justement, en sport, rien n’est sûr et le bookmaker ne connaît pas plus que vous ou moi le résultat de l’événement sportif. Une victoire du PSG est moins probable qu’une victoire de Marseille, mais la différence de niveau n’est pas telle qu’on ne puisse imaginer une victoire des Parisiens.
À la différence des joueurs, même des plus assidus, le bookmaker joue sur tous les événements qu’il propose. Il doit donc, globalement, gagner peu, mais souvent et sur un nombre maximum de parieurs. Le bookmaker n’est pas un pronostiqueur. Le bookmaker est un statisticien : il gagne sur le long terme. Mais sur quel principe se fonde-t-il pour gagner à long terme ? Sur le principe qu’à la fin, et sauf exception, le plus fort gagne plus souvent que le plus faible. Cette lapalissade doit nous faire réfléchir : sur le long terme, en dépit des surprises, le plus fort gagne. Sur le long terme. C’est-à-dire sur des millions de paris par an. Ce modèle économique est d’autant plus rationnel qu’il se fonde sur une masse considérable de paris. Si vous pariez une fois par an sur le favori d’un match, la chance qu’une surprise vous prive de votre gain est plus grande que sur 10 ou 100 ou 10 000 paris.
Une preuve concrète ? En dépit des surprises, des craintes, des moments difficiles, de marges parfois ténues, Alberto Contador a remporté le Tour de France, l’Espagne est championne du monde de football et Rafael Nadal s’est imposé à Roland-Garros, à Wimbledon et à l’US Open. En sport, il y a des surprises mais il n’y a pas de surprise. Leur cote était suffisamment basse pour que le bookmaker ne se ruine pas et la cote des autres participants suffisamment attrayante pour attirer des masses d’argent importantes vers ces investissements alléchants mais réduits à néant par l’armada espagnole.
Doit-on en déduire que nous vous conseillons de vous calquer sur le mode de fonctionnement du bookmaker ? S’il gagne sa vie de cette façon, ne dois-je pas emboîter son pas, miser mes économies sur tous les favoris, chaque jour de l’année ? Peut-être. Vous en êtes libre. Mais ne perdez pas de vue deux éléments de la plus haute importance : vous ne jouez pas au même jeu que le bookmaker. D’une part, il encaisse de l’argent à tous les coups, que les parieurs gagnent ou perdent, et vous, vous n’encaissez que quand vous avez raison. Autrement dit, il encaisse de l’argent sur chaque pari. Pas vous. D’autre part, quand mille parieurs jouent 100 euros sur un gros favori coté à 1,05, le bookmaker va redistribuer 1 000 x 0,05 x 100, soit 5 000 euros si le favori gagne mais encaissera 1 000 x 100, soit 100 000 euros si le favori perd. En ce qui vous concerne, si vous jouez 100 euros sur ce gros favori, vous gagnez 5 euros s’il gagne mais perdez 100 s’il perd. Schéma quasiment inverse : au pire le bookmaker perd un peu, au mieux il gagne beaucoup ; au mieux vous gagnez peu, au pire vous perdez beaucoup. Vous l’aurez compris, on peut difficilement calquer sa stratégie sur un modèle jouant à contrecourant de nous !


Les bookmakers recrutent !
Il y a en effet des hommes derrière les cotes… Ingénieurs, passionnés de sport, experts en statistiques, ils ont été recrutés pour jouer avec ou contre vous. Ils sont mobilisés une bonne partie de la journée et de la soirée pour fixer les cotes et les faire évoluer en direct en suivant le match en même temps que vous ! Leur métier a quelque chose de comparable à celui des traders des grandes places boursières.
Comment les cotes sont-elles fixées ?
Les cotes sont fixées par le bookmaker en fonction de la probabilité de réalisation d’un événement sportif. La probabilité de réalisation de cet événement est évaluée en fonction de la qualité du joueur ou de l’équipe en question, de la qualité de l’opposition, du lieu de la rencontre, de l’enjeu, de la compétition et surtout de statistiques précises (sur le pourcentage de matchs gagnés à domicile en championnat de France de football depuis dix ou vingt ans, par exemple). Une fois fixées, ces cotes ne sont pas intangibles. Elles peuvent évoluer. Voici par exemple le tableau des cotes si vous souhaitez parier sur le vainqueur de l’Euro 2012 de football.


Comment les cotes évoluent-elles ?
Il va sans dire que si l’Espagne venait à perdre ses dix prochains matchs, le bookmaker aurait un doute de plus en plus grand sur cette équipe et changerait son fusil d’épaule en proposant une cote beaucoup plus élevée. A contrario , si la France remporte tous ses matchs de qualification par 4 buts d’écart, sa cote baisserait considérablement car elle deviendrait un des favoris de l’événement.
Existe-t-il d’autres facteurs faisant évoluer la cote sur le long, le moyen ou le court terme ? Oui. La capacité d’une équipe à présenter son effectif au complet ou non au jour de l’événement. La blessure de Didier Drogba avant la Coupe du monde de football a ainsi fait passer la cote de la Côte d’Ivoire de 25 à 35 en l’espace d’une conférence de presse. Dans la semaine qui précède une finale de grand événement, comme la finale de championnat de France de rugby, par exemple, les déclarations des joueurs, des entraîneurs, la liste des joueurs retenus, la tactique mise en place, la ferveur des supporters, leur capacité à se déplacer en masse sur les lieux du match, la météo, sont autant d’éléments à prendre à compte pour le bookmaker. Aussi est-il particulièrement intéressant de noter scrupuleusement l’évolution des cotes au jour le jour dans la semaine qui précède ce genre d’événements : dans la semaine qui a précédé la finale du Top 14 de rugby entre Clermont et Perpignan, la cote des Auvergnats n’a cessé de baisser, passant graduellement de 2,05 à 1,85. Cette évolution de la cote a quelque chose d’intéressant pour le parieur, quand bien même il n’aurait jamais vu de match de rugby. Elle lui indique une tendance. Le bookmaker est parfois une pythie. Son oracle est le résultat du travail de ses employés. En l’occurrence, leur travail joue pour vous : il vous informe. Pour la petite histoire, Clermont a gagné. Rien d’inéluctable à cela. Aucune règle systématique à en retenir, mais un élément supplémentaire pour vous aider à prendre vos décisions.
Petit classement des cotes
Ce tableau vous propose un classement des cotes en fonction de la probabilité qu’elles représentent. Pour être parfaitement précis, il faudrait faire un tableau par sport car les cotes et leur valeur peuvent considérablement varier en fonction de la spécialité. À titre d’exemple, la cote d’Alberto Contador pour être vainqueur du Tour de France était de 1,48 avant le départ, ce qui représente une très forte probabilité en cyclisme tandis que c’est juste une probabilité assez forte en football.
Tennis
1,01 à 1,1 très probable sauf incident
1,1 à 1,25 probable
1,25 à 1,6 assez probable mais doutes
1,6 à 1,8 tendu
1,8 à 2 chances égales
2 à 2,5 des chances
2,5 à 3,5 ne devrait pas être en mesure de l’emporter
3,5 à 6 faibles chances
6 à 10 très faibles chances
10 à 30 improbable
Football
1,01 à 1,1 très probable sauf incident
1,1 à 1,2 probable
1,2 à 1,4 assez probable
1,4 à 1,7 bonnes chances
1,7 à 2 a priori favorable
2 à 3 possible
3 à 3,5 demi-surprise
3,5 à 4 surprise
4 à 6 grosse surprise
6 à 10 très grosse surprise
10 et au-delà énorme surprise
Rugby
1,01 à 1,1 quasiment sûr
1,1 à 1,25 très probable sauf incident
1,25 à 1,4 probable
1,4 à 1,6 bonnes chances
1,6 à 1,8 tendu avec d’assez bonnes chances
1,8 à 2 chances quasi égales
2 à 2,5 des chances
2,5 à 3,5 peu probable
3,5 à 5 très peu probable
5 et au-delà énorme surprise
Cyclisme
1,01 à 1,3 sûr sauf chute ou incident
1,3 à 2 très probable
2 à 8 bonnes chances
8 à 15 outsider possible
15 à 30 possible
30 à 100 peu probable
100 à 300 grosse surprise
Ces chiffres mériteraient d’être affinés et surtout expliqués. Pourquoi avons-nous classé différemment les cotes ? Premier point : parce que les sports proposés ne sont pas de même nature. Lors d’une étape du Tour de France, les prétendants sont très nombreux et les circonstances de course déterminantes. Lors d’une rencontre de football, il n’y a que trois résultats possibles, la victoire d’une équipe, de l’autre ou le match nul. Si les sports ne sont pas de même nature, la stratégie sera donc de fait sensiblement différente. Mais par ailleurs les cotes entre bookmakers aussi varieront fréquemment, ce qui implique de choisir le ou les bookmakers qui vous conviennent.

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