130 ans avec un patro de banlieue
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Description

En 1883, un groupe de modestes concitoyens et ardents patriotes, tous membres de la loge maçonnique, fonde en Seine-et-Oise une société de gymnastique et d'instruction militaire : La Fraternelle Union. Dès l'année suivante deux vicaires de la Basilique Saint-Denys y répondent par la création d'un des tout premiers patronages paroissiaux de l'évêché de Versailles. A travers l'histoire locale, c'est à la fois une page de l'histoire du sport et du catholicisme français que vous êtes invitéS à tourner.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 septembre 2014
Nombre de lectures 1
EAN13 9782336356105
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
Collection « Héritage et Mémoire des Associations »
dirigée par Laurence Munoz
Le monde associatif comporte mille et une facettes en évolution continue. Soumis à la diversité des motifs-mêmes qui le génèrent, et des mutations qu’il subit autant qu’il provoque, il charrie un héritage riche, dense et bigarré. Fortes des mouvements de célébration de leur centenaire, ces histoires d’associations, héritières de la loi 1901, restent avant tout le fruit d’un travail de dirigeants, d’érudits et de passionnés. Au cœur d’un patrimoine local, elles mettent en valeur la contribution méconnue, voire mésestimée de celles qui se constituent comme un véritable ciment de la vie collective. La Collection Héritage et Mémoire des Associations offre aussi l’occasion au monde associatif de se constituer comme porteur d’un savoir populaire. Joyau de chacun, patrimoine de tous, modestes et indispensables courroies de sociabilité, les associations trouvent ici leur terrain d’expression.

déjà paru

Jean-Marie JOUARET, la fédération des sections sportives des patronages catholiques (1898-1998). Que sont les patros devenus ? , 2012.
Titre
Claude Piard



130 ans avec un « patro »
de banlieue


La Saint-Georges d’Argenteuil
1884-2014
Du même auteur
Gymnastique féminine , col. avec Roseline Piard, Paris, éd. Amphora, 1968.
Agrès masculins , Paris, éd. Amphora, 1968.
Gymnastique scolaire , col. avec Roseline Piard, Paris, éd. Amphora, 1972.
Acrobatie et saut de cheval , Paris, éd. Amphora, 1973.
Vers une nouvelle politique sportive , Paris, éd. Amphora, 1974. Thèse de IIIe cycle publiée.
La gymnastique sportive féminine, Paris, éd. Vigot, 1978.
Fondements de la gymnastique, Paris, éd. Vigot, 1982.
Gymnastique et enseignement programmé , Paris, éd. Vigot, 1990.
Science et technique de l’éducation gymnique , Paris, éd. P.U.F., 1992. Thèse d’état publiée.
Réflexions sur le socio-cognitivisme , brochure, Lyon, éd. Se former, 1994.
L’éducation gymnique féminine , Paris, éd. Vigot, 1994.
Où va la « gym » ? Paris, L’Hamattan, 2000.
Éducation physique et Sports, petit manuel d’histoire élémentaire . Paris, éd. L’Harmattan, 2001.
Psychopédagogie des adolescents , col. avec Jaoued BOUSLIMI, éd. L’Harmattan, Paris, 2002.
Copyright

© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

EAN Epub : 978-2-336-70621-4
Merci
à ceux qui, il y a plus de 100 ans, ont commencé à écrire cette histoire par le 25 e anniversaire du patronage,

à celles et ceux qui ont réactivé leurs souvenirs personnels pour ajouter de précieux témoignages,

à la Société d’histoire et d’archéologie d’Argenteuil et du Parisis (SHAAP) qui nous a donné accès à ses riches archives,

à Corinne et Ouzéna qui ont permis la parution de ce travail en assurant la relecture rigoureuse du manuscrit.
Sommaire Couverture 4e de couverture Collection « Héritage et Mémoire des Associations » Titre Du même auteur Copyright Merci Sommaire AVANT-PROPOS LE CATHOLICISME SOCIAL 1884 - Le patronage Saint-Denys d’Argenteuil 1898 - La “ Fédé ” est créée par le docteur Michaux LA GYM POUR LA FRANCE 1907 - L’association Saint-Georges d’Argenteuil 1914 - La guerre LES HEURES DE GLOIRE 1919 - L’ère Batut 1928 - Un virage sans conséquences LES ANNEES NOIRES 1934 - Un tournant plus difficile 1940 - L’Occupation L’ERE DU PERE SPAHN 1944 - Le 52 Grande Rue... et les filles 1950 - 5 rue de la Liberté ... L’ERE DES LAICS 1957 – Un chanoine trop possessif 1968 – Une laïcisation forcée VERS UN SECOND SIECLE 1984 - Cent ans... déjà En attendant le cent cinquantenaire ANNEXES Les “ dates” de la Saint-Georges : Les “ lieux ” de la Saint-Georges : Les directeurs de la Saint-Georges : Les cadres techniques de la Saint-Georges : La Saint-Georges au service de la Fédé : Palmarès U.R.S.O. masculin Challenge d’Ile de France féminin BIBLIOGRAPHIE TRAVAIL SOCIAL AUX ÉDITIONS L’HARMATTAN Adresse
AVANT-PROPOS
Le premier document relatif à l’histoire de cette association remonterait aux festivités de son vingt-cinquième anniversaire en 1909. Depuis une brochure qui reprend la précédente en la complétant a été publiée à chaque occasion importante. Dans ce cadre commémoratif, le parti pris des premiers rédacteurs a été de ne citer aucun nom pour se limiter à la célébration d’une grande dame : la Saint-Georges . Lors du centenaire de 1984, lorsque nous avons repris le témoin pour compléter le texte du soixante-quinzième anniversaire, nous nous en sommes tenus à cette tradition. Et il en fut de même en 2004 pour les cent vingt ans (SAINT-GEORGES D’ARGENTEUIL, 2003).
Mais dès 1986, une jeune monitrice de l’association, Alice POUSSET, soutenait à Paris-X-Nanterre un mémoire universitaire qui en relate l’histoire jusqu’à la guerre de 1914. Et depuis d’autres travaux (PIARD, 1998 - FROISSART, 2002, 2003) y ont aussi fait référence. Plus récemment un membre de la société d’histoire d’Argenteuil, Pierre DUCOURET, a attiré notre attention sur de nouvelles sources d’informations encore inexploitées. Il nous a alors semblé important d’écrire et de publier l’ensemble d’une saga qui dépasse l’intérêt local tant elle se révèle une illustration fidèle de l’histoire d’une des grandes composantes de l’histoire du sport français : les « patros ».
Ces associations sportives un peu particulières qui font l’objet d’études contemporaines (AUGUSTIN, AVANZINI, CALLEDE, CHOLVY, DUBREUIL, GRONINGER, LAGREE, MUNOZ, TRANVOUEZ …) ont pris le relais des patronages. Ceux-ci, longtemps définis comme des lieux où l’on joue et l’on prie, apparaissent à Marseille dès la fin du Consulat avec l’abbé Jean-Joseph Allemand (AVANZINI, 2001). Cette idée est reprise et amplifiée dès 1820 par Timond David (id.) puis à partir de 1830 par les Salésiens de Jean Bosco (id.), les Frères des Ecoles Chrétiennes (id.), les Fils de la Charité (id.) et puis par le tiers-ordre dominicain.
A l’origine les jeux traditionnels de course, d’échasses et de ballon composent l’essentiel des activités physiques proposées aux jeunes. Mais avec Timond David la gymnastique, développée en France sous la Restauration par le colonel Amoros, devient une composante forte de l’activité des patros et cette tendance est renforcée par les Frères des Ecoles Chrétiennes, ordre enseignant qui l’inscrit dans le cadre de ses activités scolaires. Cette pratique semble déboucher assez vite sur des fêtes ou des concours regroupant plusieurs établissements. Ainsi le docteur Paul Michaux 1 , fondateur de la FGSPF ancêtre de l’actuelle FSCF, reconnaît avoir participé ou collaboré à vingt-cinq fêtes gymnastiques, sportives et militaires entre 1872 et 1897, c’est-à-dire bien avant la création de la fédération.
Ces premiers patronages, dus à des ordres religieux à vocation sociale ou enseignante, datent des dernières années du XVIIIe. Mais ce n’est que cent ans plus tard, après les élections de 1877 et 1879 et l’arrivée des Républicains au pouvoir, que les patronages paroissiaux se développent. Soutenus par le haut-clergé, la part des activités physiques y prend alors une telle importance qu’ils seront un des moteurs, tant à travers leurs organisations civiles que scolaires, de l’essor de la gymnastique et de la naissance du sport en France. Le prieur de l’institut dominicain Albert-le-Grand d’Arcueil, le père Didon, auquel Pierre de Coubertin empruntera la devise olympique, citius, altius, fortius (plus vite, plus haut, plus fort) en reste un exemple célèbre.
L’anticléricalisme de la IIIe République et surtout celui de l’Union des Sociétés de Gymnastique de France 2 incite rapidement l’épiscopat français à réunir ses ouailles gymniques au sein d’une organisation spécifique. Ce qui fut fait en 1898, deux ans après les premiers Jeux Olympiques d’Athènes et l’année même de la révision du procès Dreyfus. Cependant bon nombre de sections sportives des patronages continuèrent à adhérer encore tant à l’Union des Sociétés de Gymnastique de France qu’à l’Union Sportive Française des Sports Athlétiques qui les accueillaient jusque-là.
C’est l’hostilité des pouvoirs publics à l’égard des associations ayant répondu à l’invitation du pape en 1906 et participé au concours de gymnastique de Rome qui achèvera le regroupement des sociétés catholiques au sein de cette Union devenue trois ans plus tôt Fédération Gymnique et Sportive des Patronages de France (F.G.S.P.F.). Et si le sport proprement dit n’est apparu timidement dans les patros qu’à la fin du XIXe siècle, ceux-ci n’en ont pas moins pris une place déterminante dans le développement du football bien avant la guerre de 1914 et du basket immédiatement après. Et en 1947, la fédération devient Fédération Sportive de France (HERVET, 1948) avant d’aboutir à l’actuelle Fédération Sportive et Culturelle de France (F.S.C.F.) 20 ans plus tard.
Aux origines, l’œuvre ne s’adressait qu’aux garçons, les filles étant laissées aux soins des “ bonnes sœurs ” qui leur faisaient cependant pratiquer divers exercices physiques dans leurs établissements. Ce n’est qu’en 1919, après la Grande Guerre, que les Filles de la Charité lancèrent une véritable organisation sportive féminine : le Rayon Sportif Féminin (MATHIEU, 1984). Elles sont alors vivement encouragées par l’épiscopat qui demande l’élargissement du Rayon aux autres ordres et aux paroisses. Cela devient effectif au début du Front Populaire avec une éphémère Fédération Nationale Gymnastique et Sportive Féminine.
Sous l’Occupation, le régime de Vichy imposant la fusion des organisations masculines et féminines, cette F.N.G.S.F. - que tout le monde continue d’appeler Le Rayon - adhère à la F.G.S.P.F. dès octobre 1940. C’est cette fusion, confirmée après-guerre, qui donnera naissance en 1947 à la Fédération Sportive de France, la F.S.F. qui ne conservera que trois des quatre lettres communes aux deux anciennes fédérations. Mais pourquoi pas le G ?
1 Editorial de palmarès du septième concours international de gymnastique des 10 et 11 avril 1904
2 Ancêtre de l’actuelle Fédération Française de Gymnastique
LE CATHOLICISME SOCIAL
1884 - Le patronage Saint-Denys d’Argenteuil
Tony FROISSART (2003), historien du sport valdoisien 3 situe la naissance d’un sport populaire dans l’ex-Seine-et-Oise aux débuts des années 1880. A Argenteuil c’est bien en 1883, alors que la naissance du Stade Français et puis celle du Racing Club de France marquent l’émergence du sport à Paris, qu’un groupe de modestes concitoyens et ardents patriotes - trente membres de la loge maçonnique - y fondent une société de gymnastique et d’instruction militaire : La Fraternelle Union . Et dès l’année suivante deux jeunes et dynamiques vicaires de la basilique, les abbés Dacheux et Guérin, y répondent en demandant au curé-doyen Tessier (POUSSET, 1986) l’autorisation de fonder un des tous premiers patronages paroissiaux de l’évêché de Versailles.
La première réunion pour quelques parties de barres et de ballon dans les jardins du presbytère (au 45 rue de Saint-Germain, aujourd’hui 18 rue Henri Barbusse) un beau dimanche après-midi ne concerne que sept jeunes gens qui viennent de chanter vêpres dans la chorale paroissiale. Associés aux deux vicaires cités, ils sont considérés comme les neufs pères fondateurs de l’association. Parmi eux on note déjà René Alexandre, futur président de la Saint-Georges qui en assurera la survie pendant la Grande Guerre. Des activités plus calmes terminent l’après-midi : lectures de Monsieur le curé, souvent empruntées à Paul Féval ou Rudyard Kipling, puis à 19 heures la prière clôt la journée. La direction de l’œuvre revient vite au seul abbé Guérin qui oriente alors les activités vers le théâtre, la musique et les parties de canot en Seine.
Mais le patronage Saint-Denys - du nom même de la paroisse - croît si vite que deux ans plus tard il faut l’expatrier au pavillon de Roquelaure, 66 rue de Saint-Germain et lui affecter totalement un jeune prêtre récemment ordonné, l’abbé Soltan. Tant la disposition des nouveaux lieux que les goûts et compétences de l’abbé entraînent l’évolution des activités et l’année suivante les jeux athlétiques et la gymnastique, celle-ci pratiquée dans la cour , apparaissent dans les statuts. De santé précaire, l’abbé Soltan s’épuise à la tâche et à son décès en 1889 à l’âge de 33 ans, le Vendredi Saint - et à 3 heures de l’après-midi - l’effectif dépasse la centaine. Il revînt donc à son successeur, l’abbé Grilliard, d’assurer en 1890 le transfert au 5 rue de la Liberté, où le patronage rejoint l’école des Frères, expulsée du bâtiment communal de la rue de Calais.
Dès sa sixième année l’œuvre se trouve implantée dans de somptueux locaux : une salle des fêtes, une salle de gymnastique et une salle de théâtre qui peut accueillir mille deux cents personnes et possède une scène éclairée à l’électricité avec tous les accessoires possibles . Le tout a coûté 8.351 francs-ors et il a fallu trois souscriptions pour les couvrir. On relève en tête des plus généreux bienfaiteurs le nom de la famille Joly, puissants industriels argenteuillais, puis celui de Defresne-Bast. Epouse du maire franc-maçon protecteur de la Fraternelle Union mais néanmoins bonne paroissienne, Madame soutient le patronage sur sa fortune personnelle. Ce qui n’est pas sans créer des problèmes à son époux, vivement mis en cause en plein conseil municipal par ses amis et alliés pour cette incongruité.
Pour gérer ce prestigieux complexe, un conseil devient nécessaire. Son premier président en est le curé-doyen Tessier, cheville ouvrière du chantier. Dès 1891, alors que l’encyclique Rerum novarum du pape Léon XIII conforte le bien-fondé de ce choix pastoral, la mise en commun des moyens de l’école des Frères et du patronage permettent d’acheter le matériel nécessaire au développement de la gymnastique. Pour sceller cette collaboration le frère Aidans, directeur de l’école, est nommé vice-président. Un premier drapeau est confié en 1892 à la section de gymnastique balbutiante : neuf étoiles y commémorent encore aujourd’hui les neuf fondateurs. Et en juin de la même année, le périodique national Patronage consacre plusieurs pages de son Supplément pratique au règlement sportif de la Saint-Denys : Argenteuil et ses installations sont une référence pour l’œuvre du patronage bien avant la création de la F.G.S.P.F.
En cette année 1892 un jeune monté de province pour un emploi de clerc 4 retrouve au patronage d’Argenteuil le sport et l’amitié qu’il a connus chez lui à la Saint-Joseph d’Auxerre. Ancien président de celle-ci, il seconde Henri Martin comme vice-président quand celui-ci succède à l’abbé Tessier en 1894. Puis, revenu chez lui début 1896 pour accompagner son père dans ses derniers moments, il entrera ensuite au séminaire. Son nom et son histoire restent certes attachés à la cathédrale et au stade de cette ville, haut-lieu du football français (DEMEAUX, 1999). Mais on peut lire aussi le nom du chanoine Deschamps sur le mur de droite de la chapelle de la Sainte-Tunique de la basilique d’Argenteuil où une plaque posée en 1934 pour l’ostension de cette relique et le cinquantenaire de la Saint-Georges honore les prêtres que la Saint-Georges a donnés à la Sainte Eglise à cette date.
La pratique de la gymnastique s’intensifie dès 1893 où on note une importante facture d’ustensiles gymnastiques (POUSSET, 1986). En 1894 paraît un bulletin calligraphié, Le Trait d’Union , qui renseigne sur la vie du patro. Le numéro de février 1894 cite : une séance théâtrale, une partie de barres entre les permissionnaires de l’infanterie et ceux de la cavalerie, avec la participation des président, vice-président, aumônier 5 . Le prêtre directeur rappelle sans cesse l’exigence d’une vraie vie communautaire pour que nos ennemis eux-mêmes soient forcés de reconnaître que nous méritons l’estime des gens honorables : il faut répondre au sectarisme anticlérical militant. Cet esprit communautaire baptisé aussi esprit de corps , comme à la guerre, est précisé dans le Trait d’Union de septembre de la même année :
Les ceusses (sic) qui ont les moyens de se payer des plaisirs aussi dispendieux tels que les parties de vélo, de canot, voyages etc… s’ils sont animés de cet esprit de corps tiendront à l’honneur de ne pas se livrer à leur sport favori et viendront alors partager les jeux économiques des autres. Ceux encore qui ont en poche les fonds suffisants pour se payer, je ne dirais pas des absinthes au sucre, mais des mêlé-cass, se contenteront par esprit de corps de venir siroter avec leurs camarades une grenadine ou un citron à l’eau de seltz à la buvette et tout le monde y gagnera. Sans compter qu’elle fait un commerce du diable, la buvette. Disons commerce et non bénéfice .
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