Alpes 2020-2021
2974 pages
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Description

Une des plus grandes et des plus touristiques parmi les régions françaises où le Petit Futé met en avant le pluriel que les Alpes accrochent à leur nom. Des sommets, des vallées, des lacs. Sur les cimes, les stations de ski ne sont plus tournées que vers la saison d'hiver, elles ouvrent leurs portes aux estivants en proposant de plus en plus d'animations sportives et culturelles. Si vous ne savez plus où donner de la tête, plongez dans ce Petit Futé. Le guide s'ouvre sur une vaste présentation générale des Alpes, leur histoire, leur géographie, leurs produits des terroirs alpins. Puis de département en département, on parcourt les Alpes du nord au sud à travers les pays. Si les deux grands départements alpins (Haute-Savoie et Savoie) monopolisent la quasi-totalité des stations de ski, l'accent est mis dans cette édition sur les régions des "basses-Alpes" : Alpes-de- Haute-Provence et Alpes-Maritimes. Méconnues, ces régions qui se partagent entre Provence et Alpes recèlent pourtant des merveilles : stations de ski familiales, torrents propices aux sports d'eau vive, trésors archéologiques patrimoine architectural...et un grand parc naturel commun, le Mercantour. Hiver comme été, ce guide des Alpes offre un panorama complet de la plus grande chaîne de montagnes d'Europe.Découvrir la France autrement, jouir d'un patrimoine culturel, naturel et gastronomique d'une infinie richesse, tels sont les atouts de nos guides régions et départements. Sites phares, balades inoubliables, rencontres inattendues, sans oublier les meilleures adresses, laissez-vous guider par le Petit Futé : vous ne le regretterez pas !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 juin 2020
Nombre de lectures 125
EAN13 9782305036540
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Bienvenue dans les Alpes !
Découverte
Carte d’identité
Les immanquables
Nature
Économie
Histoire
Patrimoine et traditions
Les Alpes gourmandes
Sports et loisirs
Festivals et manifestations
Alpes-de-Haute-Provence
Alpes-de-Haute-Provence
Alpes-Maritimes
Alpes-Maritimes
Haute-Savoie
Haute-Savoie
Hautes-Alpes
Hautes-Alpes
Isère
Isère
Savoie
Savoie
Organiser son séjour
Se rendre dans les Alpes
S’informer sur les Alpes
Galerie photos
Galerie cartes
Alpes


Praz-de-Lys-–Sommand - Lac de Roy Sommand.
© Gilles Piel
Bienvenue dans les Alpes !
Du lac Léman à la Méditerranée pour leur partie française, les Alpes offrent une mosaïque de pays intégrés dans la plus belle chaîne de montagne du monde. Les Alpes sont différentes d'Annecy à Nice et le Petit Futé Alpes veut vous faire découvrir leur diversité. Chaque ville, chaque village, chaque vallée porte fièrement ses traditions, son patrimoine unique. Dans l'immensité d'une nature encore sauvage, préservée par une dizaine de parcs nationaux et régionaux, l'homme a fait sa place face à l'hostilité des éléments. Les Alpes sont d'une richesse incroyable et pas seulement grâce à l'or blanc ! Bien sûr, le Petit Futé va vous emmener dans les plus grandes stations de ski avec leurs équipements dernier cri, mais aussi dans les stations plus familiales. Et si ça glisse sur toutes sortes de planches en hiver, ça roule en été sur les routes du Tour de France et sur les sentiers balisés pour les VTT. Des sentiers sur lesquels les sportifs font du trail, pendant que d'autres randonnent ou grimpent vers les sommets.
Rêvez et remontez le temps dans la surprenante vallée des Merveilles aux accents du Sud ! Plongez dans les lacs glacés de la Vanoise comme dans le Grand Nord ! Partez au bout du monde en traversant le Vercors et ses forêts inexplorées ! Les Alpes, c'est toute une aventure que le Petit Futé vous propose de partager selon vos envies. Tous les types d'hébergement sont à votre disposition dans notre guide : faites une halte dans un refuge, reposez-vous dans une chambre d'hôtes ou dans un hôtel haut de gamme avec piscine et spa. Et comme la montagne, ça creuse, savourez l'une des nombreuses spécialités montagnardes, dont les secrets de préparation se transmettent de génération en génération dans des petits restaurants sélectionnés par nos auteurs. Des fondues des pays de Savoie aux tourtons des Hautes-Alpes, avec des plateaux de fromages et de charcuteries de nos montagnes, régalez-vous avant ou après une bonne session de ski, un vol en parapente ou une baignade dans un lac. Chaque massif, chaque vallée dévoile ses spécificités dans cette unité alpine. Prenez une grande respiration et partez, votre guide Petit Futé en poche, en voyage dans les Alpes comme vous ne les avez jamais vues.
Découverte


Découverte - Le lac d'Allos dans le parc national du Mercantour.
© Gilles Ehrmann – stock.adobe.com

Carte d’identité


Grenoble - Grenoble nichée dans les Alpes.
© RossHelen


Carte d'identité

Population (INSEE 2019)  :
Alpes-de-Haute-Provence (04) : 161 980 habitants
Hautes-Alpes (05) : 141 784 habitants
Alpes-Maritimes (06) : 1 082 440 habitants
Drôme (26) : 517 414 habitants
Isère (38) : 1 262 060 habitants
Savoie (73) : 432 716 habitants
Haute-Savoie (74) : 829 017 habitants
La population globale des Alpes ne peut se résumer à la somme des habitants des 7 départements qui composent ce territoire. Les Alpes n'occupent, par exemple, qu'une faible partie des Alpes-Maritimes ou de la Drôme, dont les populations sont concentrées à Nice ou Valence, hors zone. Ainsi, sur un total théorique d'environ 4,3 millions d'habitants, il ne faudrait en retenir environ que 2,5 millions pour le territoire alpin.
Démographie :
L'essentiel de la population des Alpes se trouve dans les Alpes du Nord, bien plus peuplées que les Alpes du Sud. On note une forte progression démographique des départements de la région Auvergne Rhône-Alpes (Isère, Drôme, Savoie et Haute-Savoie), alors que la démographie des départements concernés dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes) croît faiblement. Cet écart se constate au classement français des départements par population où l'Isère est classée au 16 e  rang, la Haute-Savoie au 28 e  rang, alors que les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes sont classées respectivement aux 95 e  et 100 e  rangs sur 102 départements !
Densité :
La plus forte densité de population sur le territoire des Alpes est pour l'Isère avec 168 hab./km 2 , largement au-dessus de la moyenne nationale. La plus faible densité de population est pour les Hautes-Alpes avec 25 hab./km 2  et les Alpes-de-Haute-Provence avec 23 hab./km 2 . Pour rappel : la densité de la population française est d'environ 100 hab./km 2 .
Superficie :
Les Alpes occupent une superficie globale d'environ 200 000 km 2 , dont (selon la Convention Alpine) 21,4 % seulement se situent en France, soit une superficie pour les Alpes françaises d'environ 40 800 km 2 .
Préfectures – sous-préfectures :
04 - Préfecture : Digne-les-Bains. Sous-préfectures : Barcelonnette, Castellane, Forcalquier.
05 - Préfecture : Gap. Sous-préfecture : Briançon.
06 - Préfecture : Nice. Sous-préfecture : Grasse.
26 - Préfecture : Valence. Sous-préfectures : Die, Nyons.
38 - Préfecture : Grenoble. Sous-préfectures : Vienne, La Tour-du-Pin.
73 - Préfecture : Chambéry. Sous-préfectures : Albertville, Saint-Jean-de-Maurienne.
74 - Préfecture : Annecy. Sous-préfectures : Bonneville, Saint-Julien-en-Genevois, Thonon-les-Bains.
Nombre de communes :
Avec la création de nouvelles communes pour regrouper villes et villages, le nombre de communes a chuté. Désormais l'Isère compte 512 communes au lieu de 553, les Alpes-Maritimes en comptent toujours 163, les Hautes-Alpes 172 au lieu de 177 et les Alpes-de-Haute-Provence 200. La Savoie abrite désormais 273 communes au lieu de 305 et la Haute-Savoie 279 au lieu de 294. On peut estimer que les Alpes comptent environ un millier de communes et de nombreux hameaux.
Départements composant les Alpes :
Les Alpes sont composées par deux régions françaises : une partie de la région Auvergne Rhône-Alpes au nord et une partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur au sud.
04 Alpes-de-Haute-Provence – 05 Hautes-Alpes – 06 Alpes-Maritimes – 26 Drôme – 38 Isère – 73 Savoie – 74 Haute-Savoie.
Point culminant :
Le point culminant des Alpes est le mont Blanc à 4 808 m d'altitude (variable selon l'enneigement, le pic rocheux affichant 4 792 m) sur la commune de Saint-Gervais (74). Les Hautes-Alpes sont le premier département français pour l'altitude moyenne (avec une moyenne à 1 665 m, suivent la Savoie, les Alpes de Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et la Haute-Savoie, tous au-dessus des 1 000 m d'altitude de moyenne) et Saint-Véran (05) est le plus haut village de France à 2 042 m d'altitude. Cependant, la station de Val Thorens à 2 300 m est probablement le lieu habité à l'année le plus élevé des Alpes françaises.
Cours d’eau principaux :
Le Rhône est un fleuve typiquement alpin. Prenant sa source dans les glaciers suisses, il longe la Haute-Savoie, la Savoie et l'Isère, avant de retrouver la Drôme sur toute sa longueur vers le sud. Les autres grands cours d'eau sont l'Isère et la Durance, se jetant toutes les deux dans le Rhône.

Les immanquables


Immanquables, tous les massifs des Alpes ! Avec un patrimoine tellement riche qu’on pourrait s’arrêter dans chaque ville, chaque village, chaque station pour y trouver un trésor, avec des paysages si sublimes qu’on vient du monde entier pour les admirer, difficile de faire une sélection des « Immanquables » des Alpes. Voici l’essentiel à visiter, sachant que tout le reste est à voir… Enfin, n’oublions pas que les Alpes du Nord et les Alpes du Sud réunies représentent 90 % d’un espace neige français, peu menacé par le réchauffement climatique en raison de son altitude élevée, où la neige tombe en abondance chaque saison ! Alors, ne manquez pas de chausser vos skis, vos raquettes et vos chaussures de randonnée à la découverte de toutes ces merveilles en hiver, mais aussi en été.

A travers les Alpes


GRANDE TRAVERSÉE DES ALPES
www.mongr.fr

La Grande Traversée des Alpes, communément nommée GTA, est le chemin mythique qui mène le voyageur du Léman à la Méditerranée. Que ce soit, à pied (GR®5 qui travers), en cyclo, à motos, en auto, découvrez toutes les richesses d’une route mythique qui traverse des lieux de vie authentiques et des lieux naturels exceptionnels ! A noter que si l'association Grande Traversée des Alpes a fermé ses portes en 2019, ne proposant donc plus ses itinéraires thématiques à travers nos montagnes, il est toujours possible de prendre une carte routière (ou un GPS) et de tracer sa route.

Alpes de Haute-Provence

Réserve naturelle géologique de Haute-Provence


MUSÉE PROMENADE
Maison du Géoparc de Haute-Provence
10, montée Bernard-Dellacasagrande
Dans la maison des remparts du Parc Saint-Benoît
Digne-les-Bains
✆  04 92 36 70 70
www.geoparchauteprovence.com
geoparcdehauteprovence@hotmail.com
Ouvert du1 er avril à fin novembre 7j/7 de 9h à 12h et de 14h à 17h30. Juillet et août ouvert 7j/7 de 9h à 19h. Fermeture de la caisse 1h30 avant la fermeture de la Maison des remparts. Gratuit jusqu'à 7 ans. Adulte : 8 €. Enfant (de 7 à 14 ans) : 5 €. Durée moyenne de visite 2h à 2h30. Accès à toutes les zones du Musée Promenade, à un parking gratuit (limité au jour de la visite et aux heures d'ouverture) et à 2 visites guidées par jour sur le sentier des papillons (de mi-avril à mi-septembre sauf we). Chèque Vacances. Fiches Randoland à se procurer auprés de l'OT de Digne-les bains. Boutique. Animations : Randoland, ce sont des jeux et énigmes pour les enfants et des informations touristiques pour les parents. circuits ludiques, les enfants se joignent à la visite avec plaisir. Disponible pour les 4/6 ans, 7/9 ans et 9/12 ans.

Le Géoparc de Haute-Provence est le premier géoparc créé par l'Unesco en 2000. Ce site naturel qui regroupe 60 communes de département des Alpes de Haute-Provence a servi de modèle au développement de nombreux Géoparcs dans le monde. Pour le parcourir dans sa globalité, prévoyez un certain temps : 1 989 km 2  et plus de 80 zones ouvertes au public à partir de routes thématiques sont accessibles. Il unit les rives du lac de Sainte-Croix aux sommets enneigés de Dormillouse et comprend une diversité unique de paysages où se côtoient caractères alpins et provençaux. Traditionnellement, le départ se fait du musée-promenade qui est aussi le siège du géoparc. Ce lieu unique qui domine la ville de Digne du haut de son piton de tuf permet une plongée progressive dans la mémoire de la terre, des hommes et de la formation des Alpes. Partez ensuite vers les clues de Barles : attention, ramassage des fossiles interdit ! Dalle aux ammonites, squelette de l'ichtyosaure ou empreintes de petits pas d'oiseaux… Vous en prendrez plein les yeux !

Barcelonnette


Barcelonnette - Barcelonnette et la vallée de l'Ubaye
© Marc CECCHETTI – Fotolia

Barcelonnette est sans doute la ville la plus « inattendue » des Alpes. Au pied des stations de l’Ubaye, Barcelonnette est une ville de montagne aux ruelles étroites. Entourée de sommets, la ville n’est pourtant pas repliée sur elle-même et c’est son extraordinaire ouverture sur le monde, notamment son aventure mexicaine, qui en fait une ville d’exception à découvrir hiver comme été, lors de fêtes magiques et colorées.
L’histoire de cette petite ville de l’Ubaye, fondée en 1231 par Raymond Bérenger IV de Barcelone, se confond avec celle des « Barcelonnettes ». En 1812, des habitants de Barcelonnette et de ses proches environs ont décidé, selon la grande tradition de colportage de la région, de conquérir de nouvelles terres. Ils choisirent le Mexique pour faire valoir leur savoir-faire commercial et technique dans les métiers de la laine et de la soie. Les débuts seront difficiles mais, dès le Second Empire, ceux que l’on appelle les Barcelonnettes réussirent à créer et à entretenir un réseau très puissant dans tout le pays. La présidence de Porfirio Diaz, entre 1876 et 1911, va permettre aux émigrants français de connaître un véritable âge d’or. Les Barcelonnettes ouvrent d’immenses fabriques, certaines comptant plusieurs milliers d’ouvriers et, parallèlement, s’investissent de plus en plus dans la direction des grandes banques mexicaines. La longue révolution mexicaine marque le début du déclin industriel des Barcelonnettes. Les immigrants continuent pourtant d’arriver – au total, entre 1850 et 1950 ils seront plus de 2 500 à quitter l’Ubaye pour tenter l’aventure –, aujourd’hui, il y aurait environ 60 000 descendants de Barcelonnette au Mexique.
Le centre historique de Barcelonnette regorge de superbes maisons, les Villas des Mexicains, pour la plupart construites entre 1880 et 1930. Commandées par des fils du pays ayant réussi dans le commerce du textile au Mexique, elles sont à l’origine d’un véritable nouvel urbanisme, s’approchant de celui des villes d’eaux. Les Barcelonnette les plus riches ont rivalisé, surtout au tournant du siècle, pour construire des villas toujours plus grandes et plus belles. Elles sont, pour la plupart, dans la partie est de la ville.
Site Internet  : www.barcelonnette.com

Alpes-Maritimes

La vallée des merveilles


VALLÉE DES MERVEILLES
103, avenue du 16-Septembre-1947
Tende
✆  04 93 04 73 71
www.tendemerveilles.com
tende-tourisme@menton-riviera-merveilles.fr
Renseignements sur le site auprès de l'office de tourisme et de la maison du Mercantour.

Le Parc national du Mercantour regroupe 6 vallées, 28 communes, un patrimoine historique, culturel et économique exceptionnel, une quantité d'ouvrages moins connus du petit patrimoine traditionnel bâti, une faune sauvage protégée abondante très variée ainsi qu'une flore hors du commun dont la diversité est unique en Europe. La Vallée des Merveilles et le val de Fontanalbe forment l'un des plus grands sites archéologiques en plein air du monde. Ce vaste territoire, émaillé de lacs glaciaires et dominé par le mont Bégo (2 872 m), est un véritable sanctuaire païen issu de l'âge du bronze qui concentre des milliers de gravures rupestres sur des blocs de pierre. La vallée de la Valmasque possède trois remarquables lacs d'altitude (le lac Vert, le lac Noir et le lac du Basto). Pour protéger ce patrimoine inestimable, il est interdit aux randonneurs de sortir des sentiers autorisés. Pour accéder à la totalité du secteur protégé, il faudra partir avec un accompagnateur agréé Merveilles (pas de réservation, les accompagnateurs en polo rouge se tiennent à votre disposition au refuge CAF des Merveilles et à Fontanalba au chalet du Parc National du Mercantour de mi-juin à fin septembre).


VALLÉE DES MERVEILLES - Ruisseau dans la Vallée des Merveilles
© GUILLAUME BESNARD – FOTOLIA

Parc National du Mercantour


PARC NATIONAL DU MERCANTOUR
www.mercantour.eu
Accès réglementé. Se renseigner sur les conditions météo avant toute randonnée.

Créé en 1979 au sein du massif auquel il a emprunté son nom, le parc national du Mercantour est naturellement enserré dans un ensemble de montagnes qui semblent avoir été placées là pour le protéger. Avec une superficie totale de 685 km 2 , il s’étend sur deux départements : les Alpes-Maritimes (53 100 ha), dont il occupe toute la partie nord, et les Alpes-de-Haute-Provence (15 400 ha). On y accède au sud par les vallées du Var, de la Vésubie, de la Tinée et de la Roya ; au nord par les vallées du Verdon et de l’Ubaye. Le parc est très peu peuplé : il ne comporte que quelques hameaux habités uniquement pendant l’été. Vaste réserve naturelle, le parc a pour but de protéger la faune, la flore et les paysages. Depuis 1987, le parc national du Mercantour est jumelé au parc italien Parco Naturale Alpi Maritime, permettant ainsi la transhumance naturelle de certaines espèces protégées : bouquetins, mouflons, chamois. C'est certainement par cette porte naturelle que le loup est revenu en France. De nombreux sentiers et GR ® ont été aménagés et balisés pour permettre la découverte de ce parc naturel. Le GR ® 5 et le GR ® 52 le traversent de part en part.
Site Internet  : www.mercantour.eu


PARC NATIONAL DU MERCANTOUR - Parc national du Mercantour.
© Alessandro Cristiano – stock.adobe.com

Haute-Savoie

Annecy et le lac


Annecy - Parapente sur le lac d'Annecy.
© thdk – stock.adobe.com

Comment résister d’emblée à l’attraction exercée par Annecy qui s’offre aux visiteurs comme une carte postale ? Le vieil Annecy s’ouvre devant le visiteur avec ses ponts fleuris enjambant le canal du Thiou qui se sépare sur la proue du Palais de l’Ile. Autre plongeon dans les petites rues au maillage irrégulier, héritées du Moyen Âge. Dans chacune d’entre elles, de vieilles maisons aux fenêtres à meneaux géminées, des arcades où se tenaient déjà hier des commerces et des portes en bois surmontées d’un arc en accolade. En toutes saisons, il se dégage de ces ruelles un charme fou, alors que le Thiou et d’autres canaux s’amusent à serpenter dans une ville qui semble fuir le temps. Le surnom de « Petite Venise » n’est pas usurpé, mais dans un monde liquide et minéral, on a ajouté une touche de verdure. On ne se sent jamais prisonnier de la Vieille Ville et les ruelles nous invitent à l’évasion en direction du château, sur les hauteurs. Pour le rejoindre, on franchit la porte Perrière, celle qui contrôlait autrefois le passage en direction de Faverges. Le château, construit par étapes du XII e au XV e siècle, raconte l’histoire de la ville, de l’exil des comtes de Genève à l’installation du premier duc de Savoie
A Annecy, on ne reste jamais enfermé bien longtemps. Surnommée la « Perle des Alpes » par l’imminent géographe Raoul Blanchard, Annecy aurait avantage à être comparée à un « collier de perles », tant les beautés se succèdent dans un ensemble qui se prolonge tout autour du lac. Le lac d’Annecy est, avec la Vieille Ville, l’autre point d’intérêt incontournable d'une ville devenue agglomération. Avec 32 km de rives, il est le second plan d’eau naturel de France de par ses dimensions, mais incontestablement le premier par ses activités touristiques et sportives. Souvent qualifié, à juste titre, de lac aux « eaux les plus pures d’Europe », il offre aujourd’hui un visage radieux tant en surface qu’en profondeur. Un lac qui n’est pas qu’un miroir touristique, mais qui participe à la vie locale quand il « contribue » chaque premier samedi du mois d’août à la fabuleuse fête du Lac, spectacle pyrotechnique parmi les plus beaux de France.
Site Internet  : www.lac-annecy.com

Le Mont-Blanc et Chamonix


Le Mont-Blanc et Chamonix - Le Mont-Blanc
© Gillou – Fotolia
A tout seigneur, tout honneur. Lorsqu’on évoque les Alpes, on pense de suite au mont Blanc, emblème de toute une région ! Tous les yeux sont tournés vers cette sommité blanche qui domine Chamonix, meilleur endroit pour l’observer toute l’année. Une montagne qui ne cesse de faire parler d’elle, car son altitude pose bien des questions. Il faut savoir que ce géant est régulièrement mesuré par des laboratoires qui l’ont grandi une première fois en 2001 à 4 810,44 m, pour le rabaisser ensuite à sa hauteur « scolaire » de 4 807 m, pour nous annoncer ensuite qu'il mesure 4 808,72 m avant les résultats d'une nouvelle campagne de mesure menée cette année. Pourquoi ? Non pas à cause d’un déplacement des roches, mais bien à cause du réchauffement climatique. Le mont Blanc est recouvert d’un manteau – d'une dizaine de mètres – de glace et de neige, d’où son nom. Sans cette couverture, qui a tendance à fondre ou à croître selon les années, le pic rocheux ne mesure que 4 792 m – ce qui lui ferait perdre son titre de gloire au profit d’un autre pic rocheux, toujours français, situé plus à l’ouest. Autre particularité du site, il est à la frontière entre la France et l'Italie, ainsi qu'à la limite entre les communes de Saint-Gervais (où se trouve officiellement le mont Blanc) et Chamonix. Mais tout ceci n’est qu’anecdotes au regard de l’histoire – les Chamoniards Balmat et Paccard arrivent ensemble à la crête de neige sommitale en 1786 – et de la beauté de ce site unique.
Site Internet  : www.chamonix.com

Hautes-Alpes

Briançon et la Ville-Haute
Site merveilleux au cœur des Alpes du Sud, Briançon, la « ville la plus haute d’Europe » est une place animée, base appréciée par tous les amateurs de montagne qui ont les yeux tournés vers les sommets environnants dont certains à plus de 4 000 m. Les activités varient à l’infini dans l’environnement naturel de Briançon-Serre-Chevalier 1 200, mais la ville elle-même, avec sa citadelle et son histoire propose une visite tout à fait passionnante. Ce n’est pas un hasard si Briançon peut fièrement arborer le label Villes et Pays d’Art et d’Histoire et que ses fortifications de Vauban sont inscrites par l’Unesco depuis juillet 2008 au Patrimoine mondial de l’Humanité. Briançon est célèbre notamment pour sa structure de fortifications rendue nécessaire par son statut de ville frontalière avec l’Italie. La plus célèbre campagne est certainement celle amorcée par Vauban, à la fin du XVII e siècle, les ouvrages fortifiés qui gardent la ville et les vallées sont nombreux. Fortifiée depuis 1371, la Ville-Haute en a conservé une structure typiquement médiévale, dans le dessin des rues comme dans l’architecture des maisons, tout en hauteur. On s’y promène avec bonheur, sans cesse à découvrir vieux bâtiments, fontaines, ruelles typiques. L’ensemble constitue un des plus beaux exemples de fortifications en montagne, unique par son ampleur.
Site Internet  : www.ville-briancon.fr

Le lac de Serre-Ponçon


LAC DE SERRE-PONÇON
Office de Tourisme du Pays de Serre-Ponçon
Rousset
✆  04 92 54 41 18
www.serreponcon-tourisme.com

C’est en 1895 que l’on établit le projet définitif du barrage sur le site de Serre-Ponçon, contraignant à l’exode 1 500 habitants. La construction du barrage ne commencera qu’un demi-siècle plus tard, en 1955, pour s’achever en 1961. Avec une digue de 120 m de haut, le barrage de Serre-Ponçon est la seconde plus grande retenue d’eau artificielle d’Europe avec des chiffres impressionnants : 1,2 milliard de m 3  d’eau et 2 800 ha de superficie alimentent 16 centrales hydroélectriques, assurant 10 % de la production hydroélectrique française et 50 % de la production de la Région PACA. Il assure également l’alimentation en eau potable de ville comme Marseille, Sisteron et de nombreuses communes du littoral varois. Si l’on peut visiter le barrage, les activités de loisirs ne manquent pas sur et autour de ce pôle touristique. Vous y trouverez ainsi à votre guise 9 plages Pavillon Bleu (le lac le plus labellisé de France et le seul labellisé « Ports propres ») aménagées et surveillées en été. On ne compte pas les sites remarquables tout autour d’un lac qui fait le lien entre Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence : les demoiselles coiffées, l’abbaye de Boscodonn, Embrun, le parc national des Ecrins et les nombreux panoramas d’un lac à découvrir en famille.

Le Queyras et Saint-Véran


Le Queyras et Saint-Véran - Le col d'Izoard, dans le massif du Queyras
© AM stock nature

Tout au bout de la route, au milieu des montagnes, il y a Saint-Véran. Un village où l’on n’arrive pas par hasard à plus de 2 000 m d’altitude – il paraît qu’un autre village aurait détrôné Saint-Véran au titre du plus haut d’Europe, mais on n’ose y croire – qui fut, une des premières communes à être équipées d’un téléski (en 1936). Mais Saint-Véran, c’est d’abord un village charmant où l’on a plaisir à se balader au milieu des maisons traditionnelles à l’architecture si particulière – la base en pierre servait d’habitat, l’étage en bois de mélèze servait à conserver les récoltes. En plus de ces maisons typiques, on trouve dans Saint-Véran de nombreux témoignages de la vie paysanne : fontaines en bois, fours à pain et cadrans solaires. Saint-Véran, village où l’homme montrera au cours des siècles ses facultés d’adaptation face à un milieu extrême, a su préserver les richesses de son passé en les protégeant des visiteurs – Saint-Véran n’est joignable par la route que depuis un siècle –, mais les dévoile volontiers aujourd’hui à tous ceux qui aiment les Alpes. Attention, l’accès à Saint-Véran est réglementé pour protéger ce site unique.
Site Internet  : www.queyras-montagne.com

Isère

Le Vercors


Le Vercors - Le Vercors
© MurielleD – Fotolia
Partagé entre l'Isère et la Drôme, le Vercors est cette fameuse citadelle blanche couronnée d'un océan de forêts. Plongeant ses racines calcaires dans les profondeurs d’une ancienne mer, déchirant la plaine de ses lumineuses falaises, le Vercors s’élève en majesté. Sur ces terrains poreux façonnés par l’eau, une nature généreuse abrite une faune et une flore d’une richesse remarquable à la confluence des climats alpin et méditerranéen. Riche de son milieu vivant, mais aussi riche de son isolement, barrière naturelle contre les ennemis, le Vercors a toujours attiré l’homme. Terrain de chasse des hommes préhistoriques, ce massif montagneux doit encore sa notoriété à l’une des pages les plus tragiques et les plus glorieuses de notre histoire : le Maquis du Vercors. Si l’époque contemporaine a vu se développer les activités de loisirs, notamment le ski nordique ou la randonnée pédestre sur les pentes et les alpages du Vercors, ce territoire a su préserver son caractère sauvage. La plupart des acteurs du développement touristique, nécessaire à l’économie locale, recherchent un développement respectueux de l’environnement. En toutes saisons, le Vercors plonge ses hôtes dans un monde où se mêlent l’admiration collective pour le courage des hommes et l’émerveillement solitaire face à une nature intacte.
Site Internet  : www.vercors.fr

La Bastille


FORT DE LA BASTILLE
3, quai Stéphane-Jay
Grenoble
✆  04 76 44 33 65
www.bastille-grenoble.fr

Grenoble, capitale des Alpes, ne manque pas de relief. Pour admirer le paysage alentour, la nature a bien fait les choses en plaçant aux abords de l’agglomération une pente vertigineuse permettant à l’homme de prendre de la hauteur face aux éléments : la Bastille. Site emblématique de Grenoble et de l'Isère auquel on ne peut manquer de rattacher les fameuses bulles du premier téléphérique urbain inauguré en 1934, la Bastille est prise d’assaut très paisiblement par un demi-million de personnes chaque année, ce qui en fait l’un des tout premiers sites touristiques en Isère. Attention, si la Bastille offre un point de vue incomparable sur la ville et les chaînes montagneuses qui l’entourent de toute part, sa nature et son patrimoine bâti sont bien plus riches qu’il n’y paraît d’en bas. Classés Zone naturelle d’intérêt écologique et faunistique, ces pentes abritent une étonnante colonie méridionale et alpine avec plus de 200 espèces présentes.


FORT DE LA BASTILLE - La Bastille
© Xiongmao – Fotolia

Savoie
Savoie, terre du baroque
Dans le duché de Savoie, aux XVII e et XVIII e siècles, foi des habitants et talent d’artistes locaux conjugués, ont offert aux vallées savoyardes de nombreux chefs-d’œuvre de l'art baroque dans un style régional très spécifique. Les hautes vallées rurales sont particulièrement riches de retables, peintures et sculptures remarquables. Dans le cadre du label « Villes et Pays d'Art et d'Histoire », la Fondation Facim, en lien avec le Conseil général de Savoie, a mis en place le circuit les Chemins du baroque ® . Plus de 80 édifices en accès libre ou guidé à découvrir à travers les hautes vallées de la Tarentaise, de la Maurienne, du Beaufortain et du Val d'Arly. Parfois d'apparence ordinaire, églises, chapelles ou encore oratoires renferment des trésors qui méritent le détour à travers leurs ornements, dorures, statues, colonnes, trompe-l'œil, tableaux..., et ce même dans les plus petites chapelles de montagne.
Site Internet  : www.fondation-facim.fr


Les Forts de l’Esseillon, merveilles architecturales

Cinq fortifications déployées sur la commune d’Aussois, en Maurienne, constituent la Barrière de l’Esseillon en amont de Modane et protègent l’accès au col du Mont-Cenis. Construits au XIX e  siècle, pour protéger le royaume de Sardaigne des éventuelles invasions françaises, ces forts sont classés au titre des Monuments historiques. Conçus pour se protéger mutuellement par tirs croisés, ils n’ont finalement jamais eu à essuyer le moindre combat. Le plus grand, qui pouvait accueillir 1 500 hommes, est le fort Victor-Emmanuel. Le plus élevé et proche d’Aussois est le fort Marie-Christine, devenu gîte-auberge. Le seul à avoir été partiellement démantelé est le fort Charles-Félix. Celui qui n’a pas été achevé est le fort Charles-Albert. Enfin, le plus isolé est la redoute Marie-Thérèse. Un sentier des bâtisseurs permet en une balade de 4h, agrémentée de bornes pédagogiques, de découvrir la barrière fortifiée. Des activités via ferrata, escalade et parcours aventure existent à proximité immédiate de la redoute Marie-Thérèse.

Le lac du Bourget et l'abbaye de Hautecombe
Le lac du Bourget est le plus grand lac naturel de France. Le lac du Bourget est en soi une pure merveille. Que n’a-t-on pas écrit à son sujet qui ne nous inviterait pas au silence et à l’admiration ? On ne peut contourner Lamartine qui a sa statue sur les rives nord du lac, mais on ne peut oublier tous les autres romantiques venus se recueillir entre les montagnes.
Pour les érudits et les curieux, le lac du Bourget est le plus grand lac naturel (4 400 ha – 18 km de longueur) entièrement français, contrairement au Léman (plus grand, mais dont une partie se situe en Suisse). Il se trouve à une hauteur de 232 m et sa profondeur maximale est de 145 m. Mais si sa surface mérite toute notre attention, il ne faut pas oublier que sa richesse se trouve encore dans ses eaux avec plus de 30 espèces de poissons répertoriés, dont le gardon, la perche, la truite ou l'omble chevalier. Tout autour du lac du Bourget, on trouvera une dizaine de plages, dont la plupart se situent sur la rive est entre Brison et Viviers-du-Lac.
Patrimoine unique sur les rivages du lac, l’abbaye de Hautecombe est un pur joyau. Seule au bord du lac, elle semble sortie des eaux. Célèbre pour être la demeure éternelle des princes de Savoie – qui y vécurent avant d’y être ensevelis… – et plus encore pour contenir les tombes du dernier roi d’Italie – Humbert II mort en 1983 – mais encore du roi Charles-Félix et de la reine Marie-Christine, Hautecombe n’est pas qu’un lieu consacré aux souvenirs des défunts, fussent-ils princiers ! Dans la beauté magistrale d’un cadre exceptionnel, les hommes ont construit une église hors du temps et hors mesures. L’abbaye de Hautecombe est le monument le plus visité de Savoie, mais on ne peut que vous inciter à assister à l’un des offices – 8h Laudes, 12h Eucharistie et 19h Vêpres (messes accessibles selon certains jours) – pour mieux entrer en communion avec ce lieu d’une profondeur troublante.


Abbaye de Hautecombe, haut lieu de recueillement

L'Abbaye de Hautecombe, située au bord du lac du Bourget est l'un des sites les plus visités en Savoie. Majestueuse, la grande bâtisse se voit de loin et l'on peut s'y rendre aussi bien par la route que depuis le lac, grâce à son embarcadère. La communauté religieuse du Chemin Neuf occupe toujours les lieux. Classée Monument historique, seule l'abbatiale se visite avec un audio guide. Et la grange batelière, une bâtisse remarquable en elle-même, située à proximité de l'embarcadère, accueille ponctuellement événements et expositions temporaires. Une quarantaine de princes et de princesses de la Maison de Savoie reposent en ces lieux.


LAC DU BOURGET
Aix-les-Bains
✆  04 79 88 68 00
www.aixlesbains-rivieradesalpes.com
accueil@aixlesbains-rivieradesalpes.com

Le lac du Bourget est le plus grand lac naturel d'origine glaciaire en France. Il s'étire sur 18 km et peut atteindre jusqu'à 3,5 km de large par endroits pour une profondeur pouvant aller jusqu'à 145 mètres. Il est bordé de montagnes propices à de belles randonnées et abrite quelques trésors et panoramas magnifiques. On y observe de nombreux oiseaux, on y protège certaines espèces telles que la tortue cistude, notamment au sud, à travers sa vaste roselière. Les sportifs se promènent tout autour, les activités nautiques et touristiques animent sa surface. Dans les airs les amateurs de vol libre colorent le ciel alentour. Les bases de loisirs et plages postées ça et là permettent d'en profiter à la belle saison. L'abbaye de Hautecombe, ainsi que quelques châteaux dominent sur ses hauteurs. Les ports sont nombreux tout autour du lac.


LAC DU BOURGET - Le lac du Bourget
© Aurélien ANTOINE – Fotolia

Bonneval-sur-Arc


Bonneval-sur-Arc - Bonneval-sur-Arc
© Clodio – iStockphoto.com
Bonneval-sur-Arc est un village situé au fond de la vallée de la Haute-Maurienne, à la porte du Parc National de la Vanoise et au pied du plus haut col d’Europe, l’Iseran (2 770 m d'altitude). Bonneval-sur-Arc est ainsi, avec une altitude moyenne de 2 713 m, le plus haut village de France. Et sûrement l'une des plus belles ! Le village, à 1 850 m d'altitude, fait partie des « Plus Beaux Villages de France », unique en Savoie. Les habitations à l'année se répartissent sur le vieux village et le hameau de Tralenta qui le jouxte. Son architecture traditionnelle et son urbanisme à taille humaine donnent une agréable sensation d’être dans un environnement « authentique », d’autant plus qu’ici, les activités agricoles de montagne (élevage de vaches, de chèvres et de moutons) n’ont pas disparu avec l’arrivée du tourisme familial. Le vieux village présente des bâtiments trapus en pierres de taille, certains étant ornés d’un balcon de bois, que l’on nomme galerie, et couverts de lauzes (ardoises de pierre épaisse) résistantes à la neige, sur une charpente de mélèzes. Les fenêtres sont étroites et verticales, sans volet. Les nombreuses ruelles de Bonneval-sur-Arc sauront ainsi être l'occasion de belles et agréables balades. Loin des foules des grandes stations et des grandes villes, Bonneval vous accueillera ainsi dans son ambiance familiale et chaleureuse. Dépourvu de tout cadre contemporain et dans un environnement authentique entouré par la magie des vieilles pierres, Bonneval-sur-Arc offre un caractère unique.
Site Internet  : www.bonnevalsurarc.fr


Bonneval-sur-Arc, le plus beau village de France en Savoie

Tout au bout de la Haute-Maurienne, alors que vous avez passé Bramans, la porte d’entrée de la Haute-Maurienne, que vous avez passé Sollières-Sardières puis Termignon et ensuite Lanslebourg et Lanslevillard, vous arriverez à Bessans. De là, il faudra encore pousser jusqu’au « plus beau village de France » de Savoie : Bonneval-sur-Arc. Une merveille qui, été comme hiver, ne peut laisser indifférent. Murs en pierres, toits de lauzes et balcons en bois traditionnels… petites rues étroites et soin de chacun à préserver l’authenticité du si photogénique village : Bonneval-sur-Arc est le village-station du fond de la vallée. Mais ça n’est pas encore terminé, car une fois arrivé là, il est encore possible d’aller un peu plus loin encore. À pied en été et en raquettes ou skis en hiver, une petite balade très facile en tout cas, permet de pousser jusqu’à ce hameau étonnant, hors du temps : l’Écot. On ne peut pas aller en Haute-Maurienne sans avoir poussé au moins jusque-là !

Nature


Nature - Le Pont de la mariée, dans les Gorges de Daluis.
© Tomfry

La nature des Alpes compte parmi les plus riches et les plus protégées de l'Hexagone avec un nombre exceptionnel de parcs naturels pour préserver une faune et une flore exceptionnelles. Avec des espèces rares et menacées comme le chamois, le bouquetin, mais aussi le loup qui a fait son grand retour sur le territoire par l'Italie, avec une rare diversité de fleurs – les Alpes contiennent plus de la moitié des espèces poussant en France –, les Alpes conservent un patrimoine naturel vivant à découvrir avec respect et prudence.

Géographie


Praz-de-Lys-–Sommand - Col de la ramaz Sommand.
© Gilles Piel
Les Alpes ne sont pas nées de la dernière pluie et il n’est qu’à regarder ces montagnes majestueuses pour lire un peu de l’histoire de notre planète. De la Méditerranée à l’Europe centrale, l’arc alpin se déroule sur 1 200 km formant un gigantesque croissant dont la largeur varie entre 100 et 200 km.
Et si l’on a bien en tête ces chiffres, on comprend encore mieux l’importance de ce massif en regardant une photo satellite qui montre les sommets enneigés décorant l’Europe de l’Autriche jusqu'à la Méditerranée, de Vienne jusqu'à Nice. D’ailleurs, il ne faut pas parler de géographie alpine mais bien de géographie des Alpes car, si la formation de ces montagnes, les plus importantes en Europe, s’explique facilement au moyen de la tectonique des plaques, elles possèdent tant de particularités qu’on ne peut généraliser à l’ensemble d’un massif pluriel.
Les Alpes sont nées d’un océan – ce qui explique que l’on trouve tant de fossiles dans ces montagnes aujourd’hui éloignées de la mer – lui-même massif ancien décapé et recouvert par les eaux. Composé d’un matériel sédimentaire tout neuf, ce massif a subi au début de l’ère tertiaire – environ 40 millions d’années – un soulèvement incroyable, pris entre le mouvement de la plaque portant l’Espagne et le mouvement de la plaque portant l’Italie. Compressées entre ces deux plaques qui avancent en direction du nord, les Alpes vont littéralement sortir de terre pour atteindre les sommets que l’on connaît aujourd’hui et qui ne cessent leur progression sous la pression continue de ces plaques qui n’ont pas terminé leur poussée fantastique.
En ce qui concerne les Alpes françaises, objet de ce guide, elles courent sur près de 350 km des rivages de la Méditerranée un peu au-dessus de Nice jusqu’au lac Léman, frontière naturelle avec la Suisse, sur une largeur variant entre 80 et 150 km. Aussi belles que diverses, faites de formes tantôt érodées tantôt saillantes, les Alpes ne se laissent jamais prendre au piège de l’uniformité. Il suffit parfois de passer une arête pour passer d’un paysage lunaire de haute montagne à la verdure des pâturages, il suffit parfois de franchir un col pour quitter la neige et trouver un champ d’oliviers, il suffit parfois de faire un détour par un sentier de randonnée pour se laisser surprendre par des Alpes insaisissables.

Climat


Climat - Chamechaude en hiver, comme un balcon dans les nuages
© Lionel MONTICO

Comme on parle de montagnes au pluriel, on est bien obligé de parler de différents climats tout au long de la chaîne des Alpes. Et s’il paraît évident que les données climatiques seront différentes selon l’altitude – n’oublions pas que l’on perd environ 1 °C tous les 250 m à partir de 1 000 m –, il existe des nuances beaucoup plus subtiles, des courants aériens différents pour chaque vallée, des différences de précipitations considérables d’un versant à l’autre, des microclimats que l’homme a su repérer depuis longtemps pour implanter certaines cultures.
Précipitations. En France, la majorité des précipitations viennent de l’Atlantique, traversent le pays d’ouest en est et butent sur la barrière naturelle que représentent les Alpes. Ce barrage a pour effet d’amplifier l’activité pluvieuse, neigeuse et orageuse des perturbations surtout sur les premiers massifs – Préalpes –, alors qu’il s’estompe à mesure que l’on pénètre vers le sud-est où l’on peut, au contraire, évoquer un effet d’abri. Les massifs comme la Chartreuse ou le Vercors ont une pluviométrie record, alors que le Mercantour manque cruellement d’eau.
Les étés sont souvent très secs et notamment le mois de juillet où l’on peut parler de sécheresse quasi constante. Mais attention aux orages qui, s’ils éclatent encore plus volontiers à la fin de l’été voire à l’automne avec les flux venus de la Méditerranée, sont toujours violents en soirée. La foudre, avec la neige, est l'un des phénomènes météorologiques les plus importants dans les Alpes. Bien connue des randonneurs, il n’en reste pas moins que la foudre continue à faire des victimes chaque année. Les étés sont généralement très chauds – avec des records pour les « cuvettes » dont celle de Grenoble – marqués par l’influence continentale d’un climat plutôt sec.
Températures moyennes. Dès la fin du mois de juillet, les températures marquent une tendance à la baisse qui se poursuivra jusqu’en janvier. Les premières gelées arrivent vite et le mois de novembre ouvre la saison des gelées. Ainsi, les saisons estivales et hivernales sont-elles très contrastées, avec des extrêmes – on a relevé + 40 °C à Grenoble en juillet et – 20 °C en janvier– très marqués. Naturellement, ces différences sont encore plus marquées avec l’altitude qui amplifie ces phénomènes.
Phénomènes naturelles. Le phénomène climatique important de ces dernières années – en fait constaté depuis une vingtaine d’années –, c’est bien entendu le réchauffement de la planète qui a pour conséquence des hivers moins froids et normalement moins enneigés qu’auparavant. Attention, ces derniers hivers nous obligent à constater que la neige tombe en abondance sur le massif alpin. Mais la durée d'enneigement, de décembre à avril, premières chutes plus tardives et fonte précoce, se réduit régulièrement. Les Alpes peuvent garantir 4 mois d’enneigement – contre 5 mois il y a encore 50 ans – selon les périodes, avec des années où la neige sera abondante et des années sans. Le réchauffement s’installe sur les Alpes comme sur l’ensemble de l’Est de la France dominé par un climat continental. Selon une étude prévisionnelle de Météo France, si la température augmente de 1,8 °C d’ici le siècle prochain – ce qui est une moyenne basse –, l’enneigement pourrait être supérieur au-dessus de 2 500 m – car les prévisions notent également une pluviométrie plus grande –, mais très insuffisant pour la pratique des sports d’hiver en dessous de 1 800 m. Dans le Mercantour, on ne pourrait plus skier qu’un mois par an, tandis que le Chablais perdrait plus d’un mois d’enneigement ! Mais nous n’en sommes pas encore là et le climat pourrait bien nous surprendre car d’autres spécialistes annoncent un refroidissement de l’Europe qui réjouirait beaucoup de petites stations.
Vents. La plupart des vents alpins sont des vents dits « thermiques », dus aux variations thermiques en fonction de l'altitude. En règle général, les Alpes sont parcourues par deux grands vents. Un vent froid et sec de secteur Nord à Nord-Est : la bise. Un vent chaud : le foehn ou « effet de foehn ». Ce dernier vent peut faire disparaître le manteau neigeux en quelques heures.

Relief


Relief - Le mont Granier
© Minicel73 - Fotolia

Paysages caractéristiques
Puisque l’on dit « les Alpes », on comprend bien que l’on ne peut ranger toutes ces montagnes sous la même appellation. Il existe d’abord deux grandes divisions qui partagent les Alpes entre le Nord – départements de la Haute-Savoie, de la Savoie et de l’Isère – région Auvergne-Rhône-Alpes – et le Sud – départements des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes – région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Puis, il existe une division dans la largeur qui sépare les Préalpes vertes de forêts des hautes Alpes blanches avec leurs sommets recouverts des neiges éternelles. Entre les deux, s’insinuant entre les montagnes, il existe des sillons ou vallées qui sont des voies de communication incontournables. Voici donc les principales divisions géographiques des Alpes.
Les Alpes du Nord. Divisées historiquement entre les provinces de la Savoie et du Dauphiné, les Alpes du Nord présentent une juxtaposition de zones parallèles orientées du sud-ouest au nord-est : les Préalpes, le Sillon alpin et les hautes Alpes. Les Préalpes . Plissées et calcaires, les Préalpes forment cinq chaînes – Chablais, Bornes, Bauges, Grande Chartreuse et Vercors –, séparées les unes des autres par des cluses. Elles constituent de hauts plateaux ondulés, bordés de corniches abruptes, et profondément remaniés par l’érosion. Très humides, les Préalpes sont recouvertes de forêts de sapins et d’épicéas, activement exploitées, et de prairies destinées à l’élevage bovin, qui donne notamment le célèbre reblochon. Peu peuplés, ces massifs ne possèdent pas de grandes industries. Les cluses des Préalpes – Faucigny, cluses d’Annecy, de Chambéry, de Grenoble – sont constituées par des vallées taillées en auges par les glaciers. Elles portent de riches cultures : vignes, cultures maraîchères et fourragères. La plus célèbre de ces formations est sûrement le Vercors, véritable forteresse naturelle qui abrite dans son sous-sol comme à sa surface des richesses qu’il faut mériter. Le Sillon alpin . Le Sillon alpin est une grande dépression située au contact des Préalpes et des massifs centraux cristallins. Formé, au centre, des larges plaines du Grésivaudan et de la Combe de Savoie, il se relève au nord – gorges de l’Arly – et au sud – vallée du Drac. Le Sillon alpin, très peuplé, porte des cultures spécialisées – tabac, vergers, cultures maraîchères – et doit sa richesse à son équipement hydroélectrique : aluminium à Ugine, chimie à Chedde, industries électromécaniques dans la cluse de Grenoble. Les Hautes Alpes . Les Hautes Alpes sont composées, à l’est, des massifs centraux cristallins du Mont-Blanc, du Beaufortain, de Belledonne et de l’Oisans, et, à l’ouest du massif de la Vanoise. De profondes vallées, à la fois voies de passage et foyers industriels, séparent les massifs : Tarentaise – Haute Isère –, Maurienne – Arc –, Oisans – Romanche. C’est dans ces montagnes, pour pallier la désertification, que sont nés les sports d’hiver et le tourisme hivernal – Chamonix, Megève, Saint-Gervais.
Les Alpes du Sud. Plus basses que celles du Nord et exposées à l’influence méditerranéenne, les Alpes du Sud sont beaucoup plus sèches – les précipitations n’y dépassent pas 80 millimètres par an. C’est là une différence fondamentale, car ces montagnes arides et caillouteuses représentent, pour les hommes, des zones hostiles qui nécessitent d’importants travaux de mise en valeur. Les Préalpes . Elles sont composées des barres calcaires du Diois, du Dévoluy, des Préalpes de Digne, des alignements des Baronnies, de la montagne de Lure, du Lubéron et du causse des Plans de Provence. Pauvres et faiblement peuplées – 15 habitants au km 2  –, les Préalpes ne constituent que des terrains de parcours pour les moutons transhumants. Cependant, le tourisme – canyon du Verdon, route Napoléon – et l’aménagement hydroélectrique de la vallée du Verdon ouvrent de nouvelles possibilités économiques pour la région. Les Hautes Alpes . Les hautes Alpes sont peu étendues. La zone des massifs cristallins se limite au petit massif granitique de l’Argentera, la zone intra-alpine, aux schistes cristallins du Briançonnais, du Queyras et de l’Embrunais. Ces régions se consacrent à un élevage bovin et ont implanté de grandes stations touristiques pour accueillir les nombreux visiteurs venus chercher la neige mais aussi le soleil qui brille ici plus de 300 jours par an ! La vallée de la Durance . Il s’agit du seul axe vital des Alpes du Sud. L’irrigation y a permis la culture du blé, de plantes fourragères, de fruits et de légumes. L’aménagement hydroélectrique de la Durance – barrage réservoir de Serre-Ponçon – est à l’origine de la régularisation de son débit, de l’irrigation de la vallée et de la production d’énergie électrique, qui a favorisé le retour d’une population qui désertait la région.
Sommets et cols
Le titre convoité le plus célèbre parmi toutes les montagnes européennes est remporté depuis plus de deux siècles – avant on ne savait pas le mesurer – par le mont Blanc qui culmine à 4 808,72 m – mesure effectuée en 2017. A noter que le sommet, composé d’un manteau neigeux d’environ 14 m perd de l’altitude depuis quelques années en raison de l’ensoleillement et se déplace vers le nord-ouest – dans les Alpes du Nord. Vaincu le 8 août 1786 par Paccard et Balmat, il doit en grande partie sa renommée au Suisse Horace-Bénédict de Saussure qui l’a longtemps étudié puis gravi à son tour dès 1787 avant de le faire connaître à travers ses écrits dans toute l’Europe.
Chamonix, au pied du géant blanc, est la capitale mondiale de l’alpinisme d’où l’on peut atteindre parmi les plus grands sommets – par leur altitude et par leur difficulté – d’Europe : Dôme du Goûter (4 304 m), Aiguille du Midi (3 842 m), Aiguille Verte (4 122 m), Grandes Jorasses (4 208 m) et barrière des Aiguilles Rouges. Autour du mont Blanc, c’est un concentré de hautes montagnes qu’un large public vient admirer surtout en été – plus de 100 000 personnes défilent chaque jour à Chamonix pendant la saison estivale ! La haute montagne, qu’il faut toujours aborder avec la plus grande prudence, s’offre au plus grand nombre depuis des points d’observation uniques – téléphérique de l’Aiguille du Midi notamment.
Parmi les autres hauts sommets , il ne faut pas manquer du nord au sud la Pointe de la Grande Casse – 3 852 m – qui domine majestueusement le Parc de La Vanoise, la reine Meije – 3 983 m – et la Barre des Ecrins – 4 102 m – qui semble protéger le massif et le parc du même nom, l’Aiguille de Chambeyron – 3 411 m – qui fait partie de ces plus de 3 000 qui ont dessiné la frontière avec l’Italie ou le mont Pelat – 3 051 m – qui ouvre le Parc du Mercantour et regarde déjà vers la Provence.
Entre ces hauts sommets, ce sont les cols à plus de 2 000 m qui se sont faits aussi de grands noms : col de l’Iseran – plus haut col d’Europe à 2 770 m –, col du Galibier – haut lieu du cyclisme à 2 642 m –, col du Lautaret, col d’Izoard ou col de la Madeleine. Permettant la circulation entre les vallées, ils ont ouvert à tous l’accès aux montagnes et offrent une voie routière unique à travers les Alpes de Thonon sur le lac Léman jusqu’à Menton sur la Méditerranée.
Mais la montagne n’a pas besoin d’être si proche des nuages pour être belle et que l’on soit amoureux des nombreuses Demoiselles coiffées, des Aiguilles à la verticale parfaite, des plateaux érodés, les Alpes semblent contenir toutes les montagnes dont on peut rêver. Parmi celles-ci, vous aurez sans doute un coup de cœur pour le mont Aiguille – 2 086 m – qui est devenu une montagne emblématique non seulement en raison de sa forme étrange – on dirait comme une gigantesque molaire de pierre qui se détache nettement –, mais encore parce que sur son sommet tabulaire vivraient des créatures magiques qui s’envolent dès l’arrivée du jour… Il faut dire que c’est là, en 1492, que quelques aventuriers du roi Charles VIII inventèrent l’alpinisme en parvenant à ce sommet qui intriguait tant.
Grottes et gouffres
Le Vercors , massif calcaire par excellence, est aussi un paradis pour les spéléologues : le gouffre Berger, situé au nord du massif, est mondialement connu. Même les non-spécialistes des galeries souterraines, peuvent profiter des beautés cachées sous nos pieds. La Grotte de la Luire, la 6 e grotte de France avec un développement de 40 km et 547 m de profondeur, fut le lieu d’un épisode sanglant dans la bataille peu équitable que se livrèrent nazis et résistants fin juillet 1944. Mais la grotte de la Luire ne vaut pas seulement d’être visitée comme un haut lieu de la Résistance, mais encore comme une superbe cavité souterraine aux développements particulièrement étendus. Autre grotte à visiter, la Draye-Blanche. Cette grotte aux dimensions impressionnantes (100 000 m 3 ) est une étape obligée de la découverte du Vercors. Là, au cœur du Vercors, on se retrouve dans le noir pour mieux se retrouver à la façon d’un homme sans repères. Déroutant ! On admire une dernière fois le trou béant par où de nombreux animaux préhistoriques ont chuté (15 000 os retrouvés de 45 espèces différentes) et dont l’histoire est exposée. On revient à la surface pour retrouver la lumière du Vercors.
Le Haut-Giffre , massif en Haute-Savoie. Sur la commune de Samoëns, on trouve deux des gouffres les plus profonds au monde (respectivement classés au 2 e et 4 e rang) : le gouffre Mirolda (-1 733 m) et le gouffre Jean-Bernard (-1 602 m).
Géologie
Issues d'un soulèvement des profondeurs océaniques, les Alpes ont gardé de nombreuses traces d'un passé géologique qui se lit parfois à ciel ouvert. C'est notamment le cas dans l'incroyable réserve naturelle géologique de Haute-Provence où se dévoilent en affleurements les squelettes fossilisés d'animaux préhistoriques et les lignes géologiques. Les roches les plus communes dans les Alpes sont les sédiments marins (calcaire, dolomies), du granite, du gneiss, la molasse ou les flyschs. Les Alpes regorgent également de minéraux, notamment en Oisans où des mines d'or et d'argent produisent parmi les plus beaux spécimens de quartz.
Forêts
La forêt est omniprésente dans les Alpes, sauf dans les étages alpins les plus élevés bien entendu. Cette immense forêt joue un rôle de protection des milieux, mais assure également un fort approvisionnement en sapin-épicéa, procurant aux communes forestières des ressources durables. Parmi les plus grandes forêts des Alpes, citons la remarquable forêt de la Grande Chartreuse (38), la forêt de Boscodon (05) et la forêt du Vercors (38 et 26) qui couvre environ 365 km 2 .
Lacs
Si les Alpes sont avant tout connues pour les montagnes, il ne faut jamais oublier une autre particularité géographique de ce massif : les lacs. Ces lacs, immenses ou minuscules, forment un chapelet tout au long de la chaîne alpine et sont une source de vie tant pour une faune particulière que pour les touristes qui se déplacent en été pour admirer les couleurs (bleu profond, vert émeraude, noir insondable, etc.) des lacs de montagne et y pratiquer les mêmes activités nautiques qu’en bord de mer. Nous présentons les lacs du nord au sud des Alpes.
Lac Léman . Au nord de la chaîne, on ne peut manquer le lac Léman, parmi les plus grands lacs d’Europe. Partagé entre la Suisse et la France – 234 km 2  et 53 km de rives côté français – c’est un véritable petit océan intérieur qui, derrière son calme apparent, cache bien des tempêtes qui ont coulé de nombreuses embarcations.
Dans ce lac où le Rhône vient se laver – le Rhône arrive effectivement tout boueux des montagnes du Valais pour ressortir limpide du côté de Genève –, on trouve quantité de poissons – une cinquantaine de pêcheurs professionnels vivent sur la rive française – et parmi la vingtaine d’espèces recensées les fameux ombles-chevaliers, truites, féras, brochets ou perches qui font le régal des gastronomes.
Le lac Léman est bordé de petits villages charmants – Yvoire, Meillerie, Rives ou bien Thonon et Evian – où vous pouvez profiter d’une vue à vous couper le souffle en dégustant une eau minérale ou un vin de Savoie du Château de Ripaille.
Lac d’Annecy . Le lac d’Annecy est réputé pour être le lac le plus pur d’Europe. Il faut dire qu’il était sûrement le plus pollué au milieu du XX e siècle et que c’est au prix de travaux d’assainissement considérables qu’il a retrouvé sa belle couleur bleue. Traversé par le Fier – tout le monde connaît la célèbre photo du palais de l’Isle, vaisseau de pierre dans la ville sur le canal du Thiou –, le lac d’Annecy mérite largement que l’on en fasse le tour pour contempler de petits villages charmants, Talloires, Doussard, Sévrier ou Veyrier-du-Lac célèbre dans le monde entier pour son auberge gastronomique. Il mérite aussi que l’on s’y arrête longuement pour savourer le temps d’une « baignade bronzage » et la qualité de ses eaux et de ses plages.
Lac du Bourget . Le lac du Bourget est le plus grand lac naturel de France avec ses 18 km de long, ses 3,5 km de large – au maximum – et sa profondeur moyenne de 85 m. Ce lac, comme celui d’Annecy, fut très pollué et si sa faune est d’une richesse exceptionnelle (34 espèces de poissons y vivent) c’est qu’elle est aujourd’hui préservée par le projet Grand Lac. On peut faire le tour de ce lac – 60 km – dont les principales étapes sont Aix-les-Bains et ses thermes (deuxième station thermale de France) et l’abbaye de Hautecombe qui abrite le tombeau du dernier roi d’Italie. Bien sûr, il faut faire des haltes sur les nombreuses plages et aux nombreux ports pour pratiquer de multiples activités nautiques.
Lac de Serre-Ponçon . Le lac de Serre-Ponçon à 800 m d’altitude est un autre genre de lac, de la race de ceux formés par l’homme pour retenir l’eau pour générer de l’électricité. Le lac de retenue de Serre-Ponçon est plus grand que celui d’Annecy et son barrage en terre mesure 120 m de haut ! Serre-Ponçon sert à maîtriser le cours d’une rivière capricieuse, la Durance, à produire de l’énergie électrique et à irriguer la Provence. Ce sont deux villages qui ont été détruits par la montée des eaux en 1960. Aujourd’hui, on peut admirer le travail de l’homme depuis le belvédère EDF, visiter Embrun qui offre les trésors de sa vieille ville ou encore aller aux pieds des demoiselles coiffées, curiosités naturelles qui bordent le lac. Si l’on n’a cité que les plus grands parmi les lacs alpins, il ne faut pas oublier tous les autres qui offrent aux randonneurs d’agréables points d’eau où se rafraîchir et se reposer pour comprendre que les Alpes ne sont pas façonnées que par les montagnes, mais bel et bien par l’eau qui court en surface et en sous-sol.
Voies de communication
Au milieu d’une géographie tourmentée, les hommes ont été obligés de s’adapter afin de circuler dans les Alpes. C’est sans doute dans ces montagnes qu’ils ont construit parmi les plus belles routes de France dont les sommets résonnent comme des triomphes pour les cyclistes du Tour de France.
Les routes impossibles . On ne mesure pas à quel point la construction des routes a été une révolution pour les Alpes en général et pour le Vercors en particulier, cette forteresse naturelle si bien défendue par des pentes abruptes. Il fallait pouvoir sortir les bois de ce bastion calcaire pour faire vivre une économie exsangue. Toutefois, l’ampleur des travaux à réaliser pour rompre l’isolement du massif a souvent freiné les projets de désenclavement. Il faudra ainsi près de 100 ans entre les premières études et l’ouverture à la circulation en 1854 de la route des Goulets ! Preuve, s’il en fallait, de la dangerosité de ces routes, la voie des gorges de la Bourne qui permet d’accéder à la station de Villard-de-Lans a dû être longtemps fermée, un bloc de pierre ayant envoyé la route au fond du gouffre ! A ce sujet, et après d’importants travaux dont un tunnel gigantesque, la route a été rouverte (cependant des travaux sont toujours effectués régulièrement, se renseigner).
Les routes effondrées . En avril 2015, la RD 1091 reliant Grenoble à Briançon, axe vital pour toute une région, a dû être coupée en raison de mouvements géologiques entraînant la destruction du tunnel du Chambon. Cette coupure provisoire, un nouveau tunnel ayant ouvert, montre toute la fragilité du réseau de communication des Alpes, région où la nature domine les réalisations humaines.
Les tunnels . Les Alpes ont beau porter les plus hauts sommets européens, elles ont, depuis leur formation, recelé de nécessaires voies de communication. Sans aller jusqu’à emmener, comme Hannibal en 218 av. J.-C., ses éléphants visiter les magasins de porcelaine romains, on a pu, de tout temps, mais pas toujours par tous les temps, passer les cols mis en place par une topologie clémente. Les échanges avec l’Italie par voie transalpine seront donc, selon les périodes, fructueux, belliqueux ou difficiles, avant que les « trous » dans la montagne n’améliorent les conditions de transit… tout en posant souvent de graves questions de sécurité : tunnel ferroviaire du Mont-Cenis en 1871, tunnels routiers du Mont Blanc en 1965 et du Fréjus en 1980, sans oublier les 14 998 m ferroviaires et record du Saint-Gothard, entre la Suisse et l’Italie.
Aujourd’hui, on attend un tunnel de 57 km – TGV plus voitures et camions sur wagons spéciaux, comme sous la Manche –, sur l’axe économico-touristique majeur Lyon/Turin entre Saint-Jean-de-Maurienne côté France et Venaus en Italie. Un tunnel qui ne devrait pas ouvrir avant 2030 en raison des nombreuses difficultés de réalisation, le coût pharaonique à partager avec l'Italie et les oppositions des défenseurs de l'environnement. En attendant, d’autres tunnels d’importance verront le jour dans les Alpes suisses et autrichiennes pour continuer de permettre des liaisons de plus en plus rapides et sécurisées à travers le massif.

Faune et flore

Faune


Chamonix-Mont-Blanc - Chamois près de Chamonix
© Emicristea – iStockphoto.com

Dans les années soixante, on s’est aperçu que la faune des Alpes était en train de s’éteindre face à l’envahissement de l’homme qui avançait toujours vers les hautes montagnes pour y implanter des barrages et des stations de sports d’hiver. C’est pourquoi, on créa des parcs naturels pour protéger des espèces menacées d’extinction et préserver la richesse exceptionnelle d’une faune terrestre et aérienne.
Mammifères
Le bouquetin . Les Alpes françaises comptent aujourd’hui plus de 20 000 bouquetins – il n’en restait qu’une cinquantaine au début du XIX e siècle. Si vous sortez des sentiers battus, il est possible, avec de la discrétion et de la chance, que vous en aperceviez sur les rochers des pentes raides. Ces bovidés, d’une taille variant de 1,10 à 1,50 m, d’un pelage brun pâle chez les mâles et brun-gris chez les femelles, sont reconnaissables à leurs cornes recourbées vers l’arrière – et qui peuvent atteindre un mètre chez les mâles. Celles-ci ont la particularité de connaître une croissance continue ce qui permet de déterminer l’âge de l’animal. En dehors des périodes de reproduction, mâles et femelles vivent en troupeaux séparés qui comptent environ trente individus. Les femelles mettent au monde – en mai ou en juin – un seul cabri par portée. Ceux-ci sont capables de suivre leur mère dans les endroits les plus difficiles au bout de quelques jours seulement.
Le chamois . C’est un peu l’animal symbole des Alpes. Il y trouve d’excellentes conditions de vie, notamment une grande variété de pentes et de vires qu’il affectionne car c’est en se lançant dans une course impressionnante dans des terrains accidentés à forte déclivité qu’il peut distancer ses éventuels prédateurs.
Le loup . On ne parle plus de l’ours qui a disparu des Alpes depuis bien longtemps, mais on parle beaucoup du loup qui fait couler beaucoup d’encre et du sang… En effet, le loup est arrivé d'Italie par le Mercantour, s’est installé dans le Vercors où l’on peut être assuré de sa présence, ainsi que dans la plupart des massifs alpins de moyenne altitude. Il s’attaque aux troupeaux, tuant pour se nourrir, mais laissant parfois de nombreuses bêtes blessées. Au centre d’une vive polémique avec les bergers, le loup ne menace pas l’humain – et sait se faire discret – puisqu’il est essentiellement charognard. Avec des « autorisations de prélèvements » à des fins scientifiques et des abattages préventifs, le loup a pourtant tout à craindre dans les Alpes françaises, alors qu’il semble mieux accueilli dans d’autres pays européens, comme en Italie.
La marmotte . Autre symbole des montagnes, ce petit animal est sans doute le plus facile à observer de tous. Creusant son terrier dans les prairies entre 1 500 m et 3 000 m, la marmotte aime se faire dorer au soleil en s’allongeant ou se tenir aux aguets sur ses pattes arrière en poussant son inimitable sifflement qui résonne dans nos montagnes. C’est une grosse mangeuse quand elle ne dort pas afin d’engraisser au maximum pour tenir pendant les six mois de son hibernation.
Reptiles
Craignant les grands froids, mais adorant se réfugier dans les pierriers, les serpents occupent les étages bas et intermédiaires des montagnes alpines. Peu d'espèces spécifiques, mais des reptiles que l'on retrouve sur une grande partie du territoire nationale, comme la cordelle lisse, la couleuvre verte et jaune, la couleuvre d'Esculape, la couleuvre vipérine, la couleuvre à collier, la vipère aspic, la vipère d'Orsini, très localisée.
Les Alpes abritent une forte population d'urodèles. A commencer par la commune salamandre tachetée, mais aussi des salamandres peu communes comme la salamadre de Lanza, la salamandre noire, le triton crêté italien ou le spéléomante de Strinati.
Oiseaux
A la grande variété des paysages rencontrés, correspond une grande variété d’espèces. Le fait qu’en quelques kilomètres, on passe de pelouses subalpines à des landes méditerranéennes et des maquis, est un atout pour la diversité. A peu de distance, on observera le lagopède des Alpes ou le tétras lyre, des oiseaux montagnards et la fauvette pitchou ou le hibou petit duc, typiquement méditerranéens. Mais la deuxième caractéristique de cette distribution, c’est le petit nombre d’individus présents pour chaque espèce. Les conséquences de l’hiver et de la raréfaction de la nourriture impliquent un important facteur migratoire qui concerne plus le nombre d’individus présents que les espèces. On trouve en hiver, peu ou prou, les mêmes espèces qu’en été. A quoi s’ajoute le fait que les zones basses près des montagnes sont des lieux d’hivernage pour des espèces plus nordiques et montagnardes.
Parmi les oiseaux incontournables, celui que vous verrez le plus souvent, le chocard ou choucas qui a donné son nom à de nombreux établissements hôteliers. Ce voisin tout noir de la corneille, mais sa nuque est grise pour les observateurs, niche dans les barres rocheuses des Alpes.
L’oiseau emblématique des Alpes est l’aigle royal qui n’a pas une très grande envergure – environ 1 m contre près de 3 m pour le vautour –, mais dont le nom reste synonyme de liberté et de puissance. A remarquer également le circaète Jean-le-Blanc qui se nourrit essentiellement de serpents ou le hibou grand-duc avec son regard intimidant. L’autre seigneur des montagnes, c’est le gypaète barbu (vautour), rapace d’une envergure de près de 3 m qui impressionne toujours les randonneurs – rassurez-vous, il mange surtout des os de charogne…
Poissons
Les lacs et les rivières des Alpes sont peuplés de toute une faune aquatique souvent unique. Pureté de l’eau des lacs, des torrents de montagne, les poissons se plaisent et les pêcheurs avertis le savent bien. Des poissons au premier desquels on trouve les corégones, les truites, l’omble chevalier tant apprécié, le saumon de fontaine, le black bass, la perche ou la féra, et – c’est moins connu – les écrevisses à pattes rouges, grêles ou blanches. Du nord au sud du massif, des stages de pêche vous permettront d’aller taquiner cette faune invisible en surface avec des guides accompagnateurs qui vous feront partager leurs petits coins de paradis.

Flore


Flore - Fleurs de gentiane
© PAULETTE RICHARD – ICONOTEC

De l’éternel edelweiss aux plantes aromatiques remises au goût du jour par Marc Veyrat, la flore des Alpes contient bien plus de la moitié de la flore vivant en France ! On ne tentera pas ici de faire un recensement de cette flore magnifique et souvent protégée – attention randonneurs aux plantes que vous cueillez ! La flore des Alpes a ceci de particulier que l’on parle d’elle à travers les différentes altitudes où elle se trouve et du versant – adret – au soleil ou ubac – à l’ombre – qui l’abrite. On notera que c’est souvent le versant ombragé – le plus humide et le moins défriché par l’homme – où l’on trouve la végétation la plus intéressante.
La végétation en étage. De 700 m à 1 500 m, on trouve nombre de feuillus avec une nette domination du hêtre qui règne sur les Préalpes. Régions humides et ombragées par cette forêt souvent dense, les Préalpes abritent dans leurs sous-bois quelques plantes rares dont on se sert pour les préparations aussi bien culinaires qu’officinales – belladone, épilobe…
La fleur symbole de cette moyenne altitude, c’est l’ancolie des Alpes. Cette renoncule bleue ne pousse en effet que dans les Alpes sur les pentes des prairies d’alpage. Si ses grandes fleurs se dressent au cœur de l’été, ne les touchez pas, elles sont toxiques ! Autres stars des sous-bois, les orchidées. On en trouve une très grande variété dans le parc de la Chartreuse dont le fameux sabot-de-Vénus si difficile à trouver.
Autour de 1 000 m, les cultures humaines sont encore présentes avec de nombreux fruits et légumes – pommes de terre, oignons et poireaux, salades, choux et rhubarbe, mais surtout des baies telles les cassis et les framboises qui offrent des confitures et des tartes inoubliables.
Au-dessus de cette altitude, c’est la grande forêt de conifères qui s’étend jusqu’à 2 200 m. On trouve dans cette forêt des sapins – d’ailleurs le nom de Savoie pourrait signifier « Pays des Sapins » –, des épicéas, des pins sylvestres – surtout dans les Alpes du Sud – et des mélèzes, seul conifère des Alpes à perdre son feuillage en hiver. Ne pas manquer également le pin cembro – ou arole – dont les multiples vertus – bois facile à travailler et se conservant très longtemps – lui ont valu le titre d’arbre vedette des Alpes dont on a fait les retables des églises alpines.
On peut dire que la flore spécifiquement alpine commence à partir de 2 200 m. A partir de cette altitude, les plantes ont dû s’adapter à la rudesse du climat. Pour se protéger, elles se sont recouvertes d’un duvet à l’image de la plus célèbre d’entre elles, l’edelweiss. Cette fleur synonyme de romantisme et de hauts sommets s’est couverte d’un duvet blanc pour se préserver des vents froids qui soufflent sur les pentes calcaires entre 2 000 m et 3 000 m. Mais on trouve encore de nombreuses espèces de gentiane dont la gentiane acaule souvent peinte sur les objets souvenirs avec sa belle couleur bleue.
Attention, la flore des Alpes est belle et variée, mais elle reste protégée et de nombreuses plantes ne doivent pas être ramassées – de toute façon elles périssent très vite si on les arrache.
Des panneaux signalent les espèces protégées à l’entrée des parcs naturels. Pour mieux admirer toute l’étendue de cette flore, nous vous conseillons de vous rendre dans l’un des jardins alpins qui fleurissent le long de la chaîne.
Arbres. Des arbres les plus communs, comme les chênes, l'épicéa commun, le sapin, à des éléments plus singuliers notant diverses influences climatiques, les arbres des Alpes offrent une belle variété. Au sud du massif, on trouve les pins d’Alep et les pins maritimes marquant l’influence méditerranéenne ; les mélèzes et les pins cembro témoignages de l’influence alpine : les épicéas et les sapins marquant l’influence subatlantique et enfin les pins mugho ou l’ostrya relevant de l’affluence orientale.
Rappel utile qui produit toujours son effet. L'épicéa et le sapin ont des aiguilles persistantes. Les mélèzes sont les seuls résineux à perdre leurs aiguilles en hiver.
Fleurs et plantes rares. Les Alpes sont un véritable jardin extraordinaire offrant nombre de plantes endémiques sur un territoire qui se divise en massifs spécifiques. Ainsi, le Mercantour est une zone "refuge" pour 2 000 espèces de plantes, soit près de la moitié des espèces connues en France, dont plus de 40 sont endémiques.
Parmi les fleurs remarquables, on citera les nombreuses orchidées, dont le célèbre Sabot de Vénus, mais encore les rares saxifrage, soldanelle et la fameuse edelweiss qui n'est plus qu'un souvenir dans de nombreux massifs.

Parcs et réserves naturelles


Alpes, territoire des Parcs et espaces protégés

Sans doute parce que les Alpes sont l'un des plus grands espaces naturels d'un seul tenant en Europe, l'idée n'est pas nouvelle de protéger cet espace unique. Ainsi, dès la seconde moitié du XIX e siècle, la France, l'Italie et la Suisse commencent à édicter des lois afin de préserver ce territoire sauvage. Mais ce n'est qu'à partir des années 1960 que les grands parcs alpins voient le jour. Il existe 4 sites Unesco (dont 2 en France avec les sites palafittiques autour des lacs alpins et les Fortifications de Vauban), 13 parcs nationaux et 87 parcs régionaux dans toutes les Alpes (France et hors de France). En France : 3 parcs nationaux (Vanoise, Ecrins et Mercantour), 8 parcs régionaux (Bauges, Chartreuse, Vercors, Queyras, Baronnies provençales, Luberon, Verdon, Préalpes d'Azur) et de nombreuses réserves naturelles.

Réserves naturelles


Réserves naturelles - Torrent dans le Parc National de la Vanoise
© REMI DAUGERON – FOTOLIA
Parmi les 11 parcs nationaux que compte la France, les Alpes en abritent 3, dont le premier d’entre tous, celui de la Vanoise. C’est dire l’intérêt écologique que présentent les Alpes, mais surtout les nombreux dangers – notamment celui du tourisme de masse – dont il a fallu préserver les montagnes.
Parc national de la Vanoise.  Il a été le premier créé en France par un décret du 6 juillet 1963. A l’origine de sa création, la préservation d’une espèce menacée, le bouquetin des Alpes dont les longues cornes sont devenues l’emblème des protecteurs de la nature. Ce parc englobe 28 communes de Savoie pour une zone protégée de 145 000 ha – dont 53 000 ha composent la partie centrale totalement protégée. Dans ce parc national entre Tarentaise et Maurienne, on ne trouve pas que les fameux bouquetins, mais encore une faune et une flore très variées avec plus de 2 000 variétés de fleurs – dont quelques-unes ne se trouvent que sur cette zone –, une centaine d’espèces d’oiseaux – dont l’aigle royal et la bartavelle –, mais encore tous les grands mammifères qui peuplent les Alpes – dont le chamois et le bouquetin. Pour voir ces fameux bouquetins, nous vous conseillons de vous rendre à l’admirable station et porte du parc Pralognan-la-Vanoise, base de départ idéal pour vos excursions – brèves ou longues – dans le parc.
Parc national des Ecrins. Créé en 1973, il a profité de la forte activité écologique dans les Hautes-Alpes pour couvrir une zone des Alpes parmi les plus riches et les plus belles avec de nombreux sommets qui atteignent – ou presque – les 4 000 m. Avec une superficie de 270 000 ha, c’est le plus grand parc de France. Situé entre l’Isère et les Hautes-Alpes, sa position centrale dans les Alpes – bénéficiant des influences continentales, océaniques et méditerranéennes – explique sa richesse exceptionnelle et sa beauté : près de 2 000 espèces végétales, dont 40 espèces rares ou menacées, une soixantaine d’espèces animales rares ou menacées dont le bouquetin qui a été réintroduit il y a une quinzaine d’années et l’emblématique aigle royal. C’est un parc sauvage et rude que peu atteignent vraiment en son cœur.
Parc national du Mercantour.  Le parc national du Mercantour est né en 1979 entre les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes. Il est donc le parc alpin le plus au sud de la chaîne. A l’origine de ce parc, une réserve de chasse que l’on préservait pour le roi italien Victor-Emmanuel II et que l’on doubla pour abriter une zone centrale de protection totale sur près de 70 000 ha. Un parc à la forme étrange qui s’étale d’est en ouest et qui abrite de véritables merveilles puisque l’on y trouve notamment la Vallée des… Merveilles. Dans ce parc, on recense la moitié des espèces végétales que l’on peut trouver en France – soit 2 000 sur 4 000 –, des chamois mais aussi des mouflons de Corse, des bouquetins et, paraît-il, des loups venus d’Italie. C’est encore là que l’on retrouve des oiseaux disparus des Alpes du Nord comme le mythique gypaète barbu réintroduit depuis une dizaine d’années. Avec ses villages perchés, nichés dans la montagne, et son climat fortement influencé par la Méditerranée, le Mercantour offre encore bien des trésors à celui qui sait s’y perdre. Un parc à vocation européenne en jumelage avec le parco naturale Alpi Marittime depuis 1987 sur un territoire sauvage qui se moque bien des frontières humaines.
Parc naturel régional de la Chartreuse. Le parc de la Chartreuse, au sud-ouest du parc naturel régional des Bauges, s’est ouvert la même année. Délimité par Chambéry au nord, Grenoble au sud, Voiron à l’ouest et la vallée de l’Isère à l’est, il est à cheval sur l’Isère et la Savoie et couvre plus de 60 000 ha. Innervé de gorges profondes, doté de nombreuses falaises escarpées, ce petit massif préalpin ne possède toutefois pas de sommets importants. Le randonneur occasionnel ou averti trouvera de nombreuses randonnées intéressantes dans ce parc. Ainsi, les villages ruraux au pied des premiers sommets du Voironnais vous feront découvrir la région des caves de la mystérieuse liqueur de Chartreuse. A ne pas manquer non plus, la partie orientale du massif autour de Saint-Pierre-de-Chartreuse et de Saint-Pierre-d’Entremont.
Parc naturel régional du massif des Bauges. Le Parc naturel régional du massif des Bauges, délimité grossièrement par le triangle Annecy/Chambéry/Albertville, est le dernier créé dans les Alpes, en décembre 1995. A cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie, il constitue une sorte de havre de nature au milieu des autoroutes alpines. Ce petit pays qui, au plus fort de l’activité agricole et artisanale compta 20 000 habitants, n’en rassemble plus que 5 000 aujourd’hui. L’habitat y est architecturalement très intéressant puisque différent du stéréotype « chalet savoyard ». La maison « baujue » est en effet rectangulaire, sur deux niveaux et souvent très longue. Si vous décidez de randonner dans le pays de Faverges, vous rencontrerez ainsi de nombreuses habitations « baujues » typiques. Les Bauges raviront également les amateurs de fromage – tomme des Bauges, gruyère, vacherin – et de vin : quelques-unes des plus célèbres coopératives des Alpes – Cruet, Montmeillan, Chignin – y sont implantées vous y découvrirez les crus les plus subtils : cruet, arbin, saint-jean-de-la-porte…
Parc naturel régional du Vercors. Le parc naturel régional du Vercors existe depuis 1970. Montré en exemple malgré des hauts et des bas pour les expérimentations uniques qu’il a connues dans le mariage entre la protection du milieu et le soutien aux activités économiques, le Vercors a vu sa partie la plus extraordinaire, les hauts plateaux du Vercors, être classée en réserve naturelle en 1985. De ce somptueux massif il ne faut pas oublier le Piémont occidental, le Royans qui déploie son opulence agreste entre le cours de l’Isère et les premières pentes du Vercors sans se départir du spectaculaire, notamment grâce aux falaises qui plongent de plusieurs centaines de mètres à Combe-Laval et aux Grands-Goulets. Un lâcher de bouquetins au printemps 2000 a permis de conforter, dix ans après les lâchers d’Archiane dans le Diois, la remarquable richesse du massif sur le plan faunistique et dont tout le crédit est à mettre au profit du parc naturel régional du Vercors, initiateur de la plupart des actions visant à rétablir la grande faune sauvage dans ses anciens territoires.
Parc naturel régional du Queyras. Le parc du Queyras a été créé en 1977 sur le département des Hautes-Alpes. Il regroupe onze communes totalisant 2 300 habitants. Il couvre une superficie de 65 000 ha. Traversée par le Guil, cette forteresse minérale offre aux promeneurs des paysages accidentés et des vallées ouvertes que le soleil illumine généreusement. Cet important ensoleillement est une des raisons qui font des vallées du Cristallan, de l’Aigue et de la Guil, les plus hautes vallées habitées en Europe. La haute vallée du Guil recèle de nombreux trésors : des centaines d’oiseaux y vivent – tétras-lyre, perdrix blanches, aigles royaux… – qui survolent des centaines d’espèces végétales – génépi bien sûr, mais aussi rhododendrons et gentianes – que foulent les nombreux mammifères du parc – marmottes, bouquetins, mouflons, chevreuils et chamois. La vallée du Cristallan rencontre celle du Guil à la hauteur de la Maison du Roy, le roi Louis XIII s’y arrêta en 1629. C’est ici que le paysage s’élargit avec l’entrée de la Combe du Queyras. Sur la route de Briançon, les amoureux du cyclisme et du Tour de France se régaleront durant la montée du col d’Izoard, désormais entré dans la légende du sport.

Économie
Longtemps, l'économie des Alpes, région difficile d'accès, a été une économie repliée sur elle-même, tournée exclusivement vers l'agriculture et l'artisanat. Il faudra attendre le XIX e siècle, puis l'arrivée du train au pied des montagnes pour que les Alpes commencent à exporter quelques ressources agricoles, comme le bois ou des produits laitiers transformés sur place. L'autre révolution des Alpes, c'est l'utilisation de l'énergie motrice de l'eau dévalant de fortes pentes. La fameuse « houille blanche ». Grâce à cette énergie, de nombreuses industries, chimiques et textiles, vont s'installer à travers les Alpes, donnant naissance à une nouvelle économie locale. Bien sûr, le véritable boum économique des Alpes vient avec l'essor du tourisme, notamment après la Seconde Guerre mondiale. Avec l'extension des domaines skiables et la reconversion de paysans en moniteurs de ski, les Alpes perdent peu à peu leur vocation agricole pour devenir un immense champ de loisirs, blanc l'hiver, vert l'été, pour citadins.

Ressources naturelles
Les ressources naturelles des Alpes sont nombreuses, tant la nature est variée sur un territoire s'étendant de la frontière suisse aux rives de la Méditerranée. La première ressource naturelle des Alpes, si l'on excepte la beauté de ses paysages et ses champs de neige qui attirent des millions de touristes chaque année, c'est l'eau. Les Alpes abritent une formidable réserve naturelle d'eau douce avec des lacs parmi les plus grands de France (Annecy, Le Bourget, Serre-Ponçon pour ne citer que les plus importants). Une eau minérale réputée exploitée à l'échelle industrielle par un groupe comme Evian parmi les 12 plus grandes entreprises de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Autre ressource naturelle exploitée par l'homme : la forêt. Le bois des Alpes sert traditionnellement à la construction de chalet ou de meubles.
Ressource naturelle de moins en moins exploitée, les minerais. Les Alpes abritent des gisements d'or et d'argent (L'Argentière-la-Bessée dans les Hautes-Alpes). Plus aucune mine n'est exploitée à ce jour dans le massif.

Environnement et énergies
Bien avant que l'on ne parle de réchauffement climatique et des énergies renouvelables, les Alpes ont montré la voie avec leurs torrents et rivières qui alimentent de nombreuses centrales hydroélectriques. C’est en 1882 en Isère, sur le lac du Crozet près de Lancey, que l’on installa la première conduite forcée pour utiliser la force hydraulique dans une papeterie, utilisant pour la première fois ce que l’on appellera la « houille blanche » et qui allait changer le visage de tant de vallées paisibles. Il ne fallut pas attendre bien longtemps, l’année suivante, pour qu’une dynamo soit animée par la puissance d’une chute d’eau et que l’on réalise la première ligne électrique du genre entre Grenoble et Vizille. Depuis, l’homme a construit de nombreux barrages à travers les Alpes, donnant parfois naissance à de somptueux paysage qu’il convient d’admirer : le barrage de Roselend en Savoie est sans doute l’un des plus réussis sur le plan esthétique ; le barrage du Chevril (Tignes) reste le plus haut de France avec sa paroi de 180 m et sa fresque géante ; le barrage de Serre-Ponçon a donné naissance à un pôle touristique de première importance autour du lac, tandis que celui du Mont-Cenis ne manque pas non plus de charme en été. Et l’on ne compte pas les nombreuses retenues qui feront l’objet d’une randonnée comme les balades autour de Plan d’Amont sur la charmante commune savoyarde d’Aussois. Offrant une énergie douce, les cours d’eau des Alpes retenus sous forme de barrage ont également créé des sites touristiques d’importance qui peuvent faire l'objet d’un séjour thématique dans nos montagnes. Pour mieux comprendre cette histoire et cette énergie, il faut visiter (entrée gratuite) la Maison Bergès, musée de la Houille Blanche.

Agriculture


Théus - Vignoble du village de Théus
© Lionel MONTICO

L'agriculture est l'activité traditionnelle des Alpes. Une agriculture essentiellement d'élevage avec des troupeaux montant vers les alpages l'été, ce qui permet « d'entretenir » la montagne. Une agriculture qui transforme ses produits laitiers sur place en beurre et fromages pour une consommation locale. Si l'on élève surtout des vaches pour obtenir du lait, les agriculteurs possèdent aussi quelques cochons pour réaliser les fameuses charcuteries des Alpes, saucissons et jambons.
Alors que les espaces ruraux représentent encore la plus grande partie des Alpes, les petites exploitations agricoles ont tendance à disparaître au profit des espaces de loisirs dédiés aux sports d'hiver et d'été. Pourtant, l'une des plus importantes entreprises des Alpes est la société Entremont Alliance (74), spécialisé dans la transformation du lait.

Industries
Sous-industrialisées au XIX e siècle en raison de la configuration du terrain et des difficultés d'accès, les Alpes du Nord ont connu un essor industriel grâce à l'utilisation de la fameuse « houille blanche », l'énergie motrice de l'eau. De grandes industries se sont alors installées, notamment aux environs de Grenoble, capitale économique des Alpes. Parmi les grandes industries toujours présentes dans les Alpes, on pourra citer : Péchiney Aluminium à Voreppe (38) ou Ugitech à Ugine (73).
Certaines vallées, ce sont spécialisées dans des travaux particuliers. C'est le cas de la vallée de l'Arve en Haute-Savoie, avec ses industries dédiées au décolletage et à l'usinage de précision, ainsi qu'à l'horlogerie.
La ville de Grenoble a été nommée Pôle d'excellence en micro et nanotechnologies. L'implantation de Minatec a attiré de nouvelles industries pour le développement de ces nouvelles technologies.
Parmi les autres grandes industries installées dans les Alpes : NTN-SNR Roulements à Annecy, Fournier à Thônes (74), Soitec, Caterpillar, Becton Dickinson France, Schneider à Grenoble (38), Grid Solutions à Aix-les-Bains (73).
On remarquera que les Alpes du Sud restent sous-industrialisées, au contraire de grands pôles d'industries plus au nord que sont Grenoble, Annecy et Chambéry.

Tourisme


Chamrousse - A Chamrousse, station olympique, le skieur admire le tracé sinueux des pistes
© Lionel MONTICO

Même si chaque année certaines personnes nous annoncent le déclin du tourisme d'hiver dans les Alpes, il continue de représenter la première activité économique de la région. Environ 5 millions de lits sont à la disposition des touristes dans les Alpes, générant un chiffre d'affaires d'environ 6 milliards d'euros par an, soit 2 % du chiffre d'affaires du tourisme mondial ! Chaque hiver, ce sont environ 7 millions de personnes qui investissent le massif alpin, dont 2 millions d'étrangers.
Le tourisme hivernal est soumis aux conditions d'enneigement et les stations qui ont investi dans des matériels lourds, notamment les remontées mécaniques, essayent d'en amortir le coup élevé en s'ouvrant de plus en plus vers le tourisme estival. Un tourisme qui a eu le vent en poupe après les étés caniculaires moins difficiles à supporter en altitude.
Pour le tourisme aussi, on constate un déséquilibre entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud. Les premières comptent les plus importantes stations de ski. Ainsi, les 10 plus importantes stations de ski françaises par le CA généré sont dans les Alpes du Nord. Les Alpes du Sud misent davantage sur un tourisme « doux » et un développement durable de leurs activités touristiques, n'exploitant pas la montagne comme une « usine à skis ».
Les sites les plus visités des Alpes  : Le Téléphérique de l'Aiguille du Midi avec plus de 1 million de visiteurs par an et le Chemin de fer du Montenvers-Mer de Glace arrivent largement en tête. Suivis par le Téléphérique du Brévent (environ 500 000 visiteurs) toujours à Chamonix Mont-Blanc et le Téléphérique de la Bastille à Grenoble.

Histoire
En préambule à cette brève histoire des Alpes, nous voudrions signaler combien il est difficile, voire impossible, d’écrire une histoire des Alpes quand l’histoire de chacune des régions composant cet endroit est aussi riche que l’histoire de France. La Savoie, le Dauphiné, la Provence sont les trois grandes régions qui marqueront l’histoire d’un massif qui se développa différemment au nord et au sud, autrement en haute montagne que dans les Préalpes. Toutes ces particularités donnent une histoire plurielle que l’on racontait à la veillée. Cette mémoire, propre à chaque vallée, à chaque village, vous la retrouverez en vous promenant dans notre guide.


Quelques personnages célèbres et méconnus des Alpes

Pierre Terrail de Bayard (1475-1524). Qu’on se rappelle son extraordinaire défense sur le pont de Garigliano, seul contre tous. Le chevalier sans peur et sans reproche est né à Pontcharra en 1476. C’est lui qui fit chevalier François I er , à la demande du roi, à Marignan. Il mourut au combat en Italie.
Le Connétable Lesdiguières (1543-1626). François de Bonne, duc de Lesdiguières, l’homme le plus remarquable de l’histoire du Dauphiné, grand personnage dauphinois, est né dans le joli village qu’est Saint-Bonnet-en-Champsaur le 1 er avril 1543. Il doit son immense notoriété à ses exploits guerriers et politiques qu’il accomplit tel un souverain.
Casimir Perier (1777-1832). Né à Grenoble. D’abord régent de la Banque de France, il est élu député. Membre de l’opposition libérale, il se rallie à Louis-Philippe pendant la Révolution de 1830. Président du Conseil, il mena une politique dure et réprima fortement les manifestations sociales, telles que les révoltes des canuts à Lyon.
Saint François de Sales (1567-1622). Un homme indissociable de l’histoire des Alpes du Nord. Né près de Thorens, François de Sales décide de rentrer dans les ordres très jeune alors qu’une brillante carrière de magistrat s’ouvrait à lui après ses études à Paris et à Padoue. Il devient évêque d’Annecy-Genève en 1602 et évangélise sans relâche son diocèse. Il fonde l’ordre de la Visitation en 1610, qui compte encore aujourd’hui près de 200 monastères à travers le monde entier, et sera canonisé dès 1666. Il ne faut pas manquer les écrits du grand homme à l’origine de l’Académie florimontane.

Préhistoire
Imaginez-vous 20 000 ans avant Jésus-Christ, alors que l’immense glacier qui recouvrait la plaine jusqu’à Lyon et Valence commence doucement à se retirer vers les montagnes… Il faudra attendre encore 8 000 ans pour que l’homme commence à s’aventurer vers les Alpes et d’abord vers les Préalpes où il trouvera, creusé par l’eau dans la roche calcaire, son premier habitat : les grottes. Entre plaine et montagne, nos lointains ancêtres commençaient à profiter ici de tous les plaisirs de la vie. Pour commencer, ce site bien à l’abri en bordure d’eau devait attirer le gibier et éviter aux chasseurs de parcourir des kilomètres pour traquer le renne, le cheval, voire même le mammouth pour les plus anciens.
Les plus vieux qui se servirent de ce lieu de repos et de chasse furent les Magdaléniens – environ 10 000 ans avant Jésus-Christ. Le climat était alors rude et la grotte un refuge où l’homme craignait moins ses prédateurs. Ensuite, vinrent les Aziliens, qui vécurent sous des cieux plus cléments, chassant avec des armes plus sophistiquées cervidés et marmottes. Ils venaient à la grotte en hiver pour se tenir au chaud. Tous ces chasseurs nous ont laissé des traces de leurs passages et l’on peut aujourd’hui encore en découvrir notamment dans le Vercors ou dans le Royans.
Avec le radoucissement progressif du climat, l’homme va s’aventurer de plus en plus haut et loin pour commencer à vivre de l’agriculture pastorale élevant des moutons et des bœufs. Sortant de la grotte, il construit des abris pour se protéger de la rudesse du climat et cherche à étendre son territoire : le Champsaur est occupé par les Tricores, dont les possessions débordent en Valgaudemar et en Dévoluy. Les Uceni occupent l’Oisans alors que les plus hautes vallées alpines sont propriétés de peuples ligures : les Brigiani sont implantés autour de Briançon et du mont Genèvre, les Quariates dans le Queyras.
Mais l’homme s’installe surtout au bord des lacs faisant naître ce que l’on appellera des civilisations lacustres dont les plus célèbres seront celles qui s’étendront autour du lac de Paladru et du Bourget.

Antiquité
Au nord des Alpes, les Allobroges, peuple celte, ont pris le contrôle du territoire, refoulant les populations primitives plus loin dans les montagnes. Ce peuple civilisé laissera de nombreuses traces de son passage. Mais pendant que les Allobroges s’installent, un autre événement va bousculer l’histoire de la région : la fondation de Rome.
Le premier contact entre les Alpes et Rome sera plutôt curieux, puisqu’il se fera en – 218 avant Jésus-Christ grâce à Hannibal, général carthaginois, qui cherche à prendre à revers les troupes de l’armée romaine. Ce fameux Hannibal avec ses 40 éléphants et ses 40 000 soldats dont on ne sait toujours pas quel col ils franchirent, quelles routes ils empruntèrent pour traverser les hautes montagnes. Les Romains, en 121 avant Jésus-Christ, réduisent à néant les troupes locales et créent la province narbonnaise. Les résistances, quoique sporadiques, durent quelques décennies mais, dès le milieu du I er siècle avant Jésus-Christ, les habitants du massif alpin se sont complètement intégrés à la civilisation romaine.
Les Romains entreprennent la construction de plusieurs via au cours de ce même siècle. Pour permettre l’accès en Gaule, ils construisent plusieurs voies alpestres, le plus souvent en utilisant des tracés préexistants.
Ainsi, la route reliant Arles à Suse par la vallée de la Durance et le Montgenèvre est-elle aménagée à cette époque tout comme celle reliant Gap à Valence par la vallée de la Drôme. De petites routes, moins « luxueuses » que ces dernières, sont également mises en chantier. Elles sont principalement destinées à favoriser les déplacements militaires.
Les Romains imposent leur domination sur la région non pas en envoyant de nombreux colons, mais plutôt en créant de nouvelles villes pour leur donner le statut de colonies ou en offrant ce même statut à des agglomérations préexistantes. Les villes de Die, d’Embrun et de Luc-en-Diois appartiennent à cette seconde catégorie.
Si l’implantation politique et économique romaine a été rapide, il n’en est pas de même pour la religion qui demeure simplement religion officielle. Le peuple, lui, n’adhère pas à cette religion qu’il juge trop « sèche ».
La région, tout comme l’ensemble de l’Empire, prospère sans encombre jusqu’au milieu du III e siècle après Jésus-Christ. Les barbares commencent alors, à intervalles plus ou moins réguliers, à effectuer des raids souvent dévastateurs. Les villes se fortifient peu à peu et le commerce n’en sort pas favorisé. Les Burgondes s’installent finalement sur l’ensemble du massif dans la seconde moitié du V e siècle.

Moyen-âge
Les fils de Clovis, roi des Francs, s’emparent du royaume burgonde vers 530 et le conservent jusqu’au traité de Verdun en 843. Cette période est assez mouvementée dans les Alpes, comme dans l’ensemble de l’Europe. Les limites de la Bourgogne d’alors, à laquelle appartenaient les Alpes, varient fréquemment. Le partage de 843 clarifie les choses : le territoire alpin est désormais sous la domination de Lothaire et fait partie du royaume de Provence. Cette agitation ne profite évidemment pas à la population qui souffre, en outre, du développement fort de l’Islam autour de la Méditerranée et de la présence des Lombards de l’autre côté des Alpes. Deux facteurs qui réduisent encore les échanges commerciaux. Les villes et villages vivent alors de plus en plus en autarcie. Les invasions, principalement sarrasines, qui vont commencer dès le X e siècle ne font qu’empirer les choses. Les habitants se regroupent alors peu à peu autour des seigneurs qui remplacent d’autant plus facilement le pouvoir royal que celui-ci est défaillant. Au Moyen Âge, la région se couvre de nombreux châteaux en des points stratégiques qui sont autant de sites remarquables dominant les vallées de leur nid d’aigle.
L’année 1029 est très importante dans l’histoire de la région et de la France en général. La femme du dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, cède à l’archevêché de Vienne le comté de Viennois. L’archevêque, aussitôt, le transmet à deux seigneurs avec lesquels il est parent. Guigue le Vieux, sire de Vion, obtient le Sud et Humbert aux Blanches-Mains le Nord. Ces deux nouveaux Etats vont devenir le Dauphiné et la Savoie et s’entre-déchirer pendant plusieurs siècles.
A la recherche de la paix intérieure, mais aussi d’une paix physique, ce sont les religieux qui vont marquer de leur empreinte nos montagnes en quête de solitude et de recueillement. Ainsi, peu après le tournant de l’an 1000, trois ordres monastiques majeurs vont voir le jour dans les montagnes iséroises : les chartreux, les antonins et les chalais. D’autres ordres – bénédictins, augustins et cisterciens – s’installent dans des lieux plus ou moins accessibles comme Léoncel juché sur les contreforts sud-ouest du Vercors. Autant dire que toutes les conditions, bon air et quiétude, sont réunies dans ces montagnes pour la méditation. Peut-être que les moines qui fondèrent les nombreuses abbayes entre le XI e et le XII e siècle avaient-ils besoin de ce calme extraordinaire pour dresser des édifices au milieu d’une nature sauvage ? L’art roman peut alors s’épanouir à travers les Alpes et l’on ne compte pas les chefs-d’œuvre d’églises et d’abbayes, empreints de la rusticité propre aux édifices de nos montagnes.
Le très vaste Dauphiné aiguise rapidement l’appétit des rois de France qui doivent cependant attendre près de trois siècles et demi, avant de mettre la main sur ce territoire, en 1349. Cette opération, très avantageuse pour le royaume de France, n’est rendue possible que par la mauvaise gestion du Dauphiné par Humbert II dont les goûts pour le luxe mènent rapidement la province à la ruine. Le Dauphiné est ainsi vendu au petit-fils du roi de France, Charles VI, et non pas au roi lui-même. Cette condition permet de ne pas trop froisser l’empereur puisque le Dauphiné ne devient pas possession d’un roi mais d’un prince, et d’éviter également que ce prince ne crée un état indépendant puisqu’il deviendra lui-même, par la suite, roi de France. Depuis ce moment et jusqu’à la fin de la monarchie, le fils aîné du roi portera donc le titre de Dauphin. Le premier à séjourner réellement dans le Dauphiné sera le futur Louis XI, né en 1423. Il y apprendra son métier de roi et sera apprécié de ses sujets. Il réforme également les institutions judiciaires de la province et aide à la création de l’université de Valence. L’économie est alors très diversifiée : le vin, le chanvre, le bois et les fruits sont les principales sources de richesses des Alpes, sans compter la laine que file chaque famille.
Le massif alpin étant alors riche en minerais – fer dans la vallée de l’Allevard, or et argent près de l’Alpe d’Huez… –, l’activité minière occupe une place importante dans l’économie locale. Les difficultés de communication, pourtant bien réelles, n’empêchent pas le commerce d’être actif, les rivières, l’Isère par exemple, pouvant alors servir de moyen de liaison.
Les débuts de l’intégration du Dauphiné dans le royaume de France sont difficiles. La guerre de Cent Ans vient de débuter et, en 1348, la peste noire fait des ravages. Elle provoquera la mort de 25 millions de personnes en Europe, dont 10 millions en France soit 50 % de la population. Le Dauphiné ne prend pas une part importante dans la guerre – même si la noblesse dauphinoise s’y illustre à plusieurs reprises – mais subit de plein fouet la peste. Il lui faudra, comme pour le reste du Royaume, patienter plus de trois siècles avant de retrouver des conditions démographiques équivalentes à celles du milieu du XIV e siècle. Bon an mal an, le Dauphiné s’intègre toutefois au reste du royaume de France. C’est le futur Louis XI qui lui donne finalement des institutions claires et rigoureuses et qui fait prêter serment de fidélité aux seigneurs locaux.

De la Renaissance à la Révolution
Les Alpes fortifiées, conquête et défense du territoire
Les guerres d’Italie, que mèneront Charles VIII, Louis XII et François I er , feront beaucoup souffrir le Dauphiné : le Montgenèvre est le passage le plus fréquemment emprunté pour mener les troupes de l’autre côté des Alpes. Bien entendu, comme c’est la « règle » à l’époque, les soldats se ravitaillent sur place, des troupes sont levées localement et les impôts sont augmentés ce qui ne fait qu’accroître les difficultés de la région.
La Réforme protestante trouve un écho très favorable dans ce Dauphiné si proche de la Suisse et de l’Allemagne, ses principaux foyers. Une partie de l’Eglise catholique s’y montre favorable ainsi qu’une large majorité de la noblesse. Pourtant, la haine entre les deux parties est ici plus vive encore qu’ailleurs. De nombreux massacres ont lieu dont ceux, tristement célèbres, « orchestrés » en 1562 par le baron des Adrets qui fait alors souffler un vent de destruction et d’horreur sur Valence, Grenoble ou Vienne. Plusieurs seigneurs profitent du tumulte pour tenter de s’approprier les commandes du Dauphiné et c’est le duc de Lesdiguières, fin politique et chef de guerre efficace, qui s’impose finalement à la fin du XVI e siècle. Il réussit, grâce à une rigueur et une fermeté de tous les instants, à relever le Dauphiné de ses cendres et à faire cohabiter, non sans mal, catholiques et protestants. Il lance de vastes travaux d’urbanisme – il fit notamment construire la célèbre Bastille de Grenoble, précurseur des sites fortifiés à travers les Alpes – et il obtient en 1622, honneur suprême, le titre de connétable de France. Il sera le dernier à porter ce titre.
Mais la grande œuvre de défense des Alpes pour protéger la France de l’envahisseur, enfin le croyait-on alors, sera menée par Vauban, commissaire des fortifications qui, à partir de 1693, entreprit sous l’ordre de Louis XIV de verrouiller les Alpes par des constructions toutes plus héroïques les unes que les autres. On peut encore admirer ces travaux gigantesques en visitant les places fortes qu’il fit établir entre Antibes et Briançon, citadelles imprenables comme les deux forts de Colmars-les-Alpes ou la vieille ville de Briançon.
La fin du siècle est marquée par le lent affaiblissement des protestants, principalement pour cause de mesures royales prises à leur encontre. La révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, provoque l’émigration de la plupart des réformés vers la Suisse et l’Allemagne ce qui, comme un peu partout en France, provoque une crise économique importante. En outre, le Dauphiné doit une nouvelle fois faire face à une terrible menace extérieure : en 1692, le duc de Savoie franchit le col de Vars et entre en Dauphiné ! La résistance intérieure, très forte, permet finalement de résister à l’envahisseur : le Dauphiné reste français. La Savoie est occupée par la France entre 1690 et 1696 et entre 1703 et 1713. Mais jusqu’en 1860, elle restera la partie cisalpine et septentrionale du royaume assez hétéroclite de Piémont-Sardaigne. S’ouvre alors un XVIII e siècle qui sera relativement calme et prospère jusqu’à la Révolution qui trouve un terrain très favorable et très actif dans le Dauphiné comme en Savoie : on applaudit à Chambéry en 1792 l’arrivée des troupes de la Révolution.

De la Révolution au XXI e siècle
Le coup d’Etat du 18 Brumaire aura, comme partout en France, des conséquences positives et négatives. Certes, le rétablissement de l’ordre fut bénéfique mais les guerres napoléoniennes font payer un lourd tribut aux habitants des Alpes. Le bref retour de Napoléon depuis l’île d’Elbe connaît un écho favorable dans la région et principalement à Grenoble. On se souviendra de l’épisode de Laffrey qui témoigne bien de l’attachement du Dauphiné à l’Empereur et peut-être plus encore à la foi libérale en général. La Révolution de 1848 est également bien accueillie dans le Dauphiné, surtout en Isère, peut-être un peu moins dans les Hautes-Alpes. La Savoie, en 1860, est donc définitivement rattachée à la France ce qui marque la fin des tensions entre les deux provinces dont l’histoire se confondra désormais avec celle de la France.
A l’ère d’un nouveau millénaire où les territoires se fédèrent entre eux, les Alpes semblent former une barrière que l’homme a encore des difficultés à franchir. Séparées entre deux régions, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, pas moins de cinq départements, sans compter avec les nombreux pays frontaliers, les Alpes n’offrent pas une perspective d’union, si ce n’est pour l’environnement qu’il faut préserver. Les alpins semblent être attachés à une certaine forme d’indépendance qui se manifeste surtout dans les Alpes du Nord où l’on peut souvent lire des slogans favorables à l’autonomie des pays de Savoie. Pourtant, les Alpes qui furent longtemps considérées comme une frontière naturelle, un lieu où chaque vallée avait sa propre histoire et sa propre identité s’ouvrent de plus en plus au monde, notamment grâce à de nouvelles voies de communication comme celle du grand projet Lyon-Turin.
L’habitat traditionnel . Plutôt que de parler de chalet, il nous faut parler de l’habitat traditionnel des Alpes qui se développe surtout à cette période où les populations se fixent pour créer des villages, des hameaux de vie autour d’alpages, de sources, de forêts. Car, bien avant les chalets qui découlent des abris d’alpage, les hommes avaient conçu des maisons de pierre, serrées les unes contre les autres comme pour se protéger du froid et de la neige. Construire en montagne, c’est construire avec ce que l’on a sous la main, car importer des matériaux est beaucoup trop compliqué et beaucoup trop onéreux. Dans les pays forestiers, les habitations sont donc en bois comme dans les Bauges ou dans le Haut Dauphiné, mais il reste peu de traces de cet habitat souvent détruit par le feu. Par contre, dans les zones d’éboulis ou sans forêts, les maisons sont construites en pierre et le bois est réservé aux charpentes et pour les balcons. Les toits peuvent également être indifféremment en tuiles de bois – ancelles et tavaillons des Alpes du Nord – ou en lauzes épaisses de schiste gris pour supporter le lourd fardeau du manteau neigeux. L’architecture à travers les Alpes a dû s’adapter aux climats, aux pentes pour abriter les hommes, mais aussi les bêtes et les récoltes précieuses – qui étaient stockées à l’étage pour les protéger du froid. Si chaque région a répondu à sa manière aux contraintes de l’environnement – toits débordants en forte pente dans les pays de neige, grands balcons pour se réchauffer dans les pays ensoleillés, etc. –, il existe malgré tout des constantes souvent liées à la fonctionnalité de l’habitation : toutes les maisons sont massives avec le minimum d’ouverture pour garder la chaleur et repousser le froid.
La fin du XIX e siècle voit le désenclavement progressif de la région, surtout dans les Alpes du Nord, grâce à l’arrivée du chemin de fer et à la construction de nombreuses routes carrossables. Les Alpes sont en effet innervées de larges vallées glaciaires, propices aux communications routières et ferroviaires. Les vallées de l’Arve et, plus encore, de l’Isère, en sont les meilleurs exemples. La situation est un peu moins favorable au sud où seule la vallée de la Durance permet un accès réellement facile dans le massif. Le train est arrivé précocement dans les Alpes : 1856 pour Grenoble, 1878 pour Briançon et a permis au massif de se moderniser plus facilement.
Le XX e siècle est celui de l’aménagement routier avec, comme point d’orgue, la construction des autoroutes vers les grandes villes du nord – Grenoble, Chambéry et Annecy – et le percement des tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus. Le TGV constitue également un atout indéniable. Il reste vrai que tous ces aménagements n’éviteront tout de même pas les fameux embouteillages hivernaux, dont nombre de touristes subissent toujours chaque année certains désagréments.
Là encore, les Alpes du Sud sont moins bien loties : certes le TGV touche Valence, mais on ne relève toujours pas de continuité autoroutière parfaite entre Grenoble et Gap, les tronçons réalisés récemment au nord comme au sud oublient encore plus de 80 km de routes nationales ! Il en va de même dans le domaine aérien. Si les Alpes du Nord, avec les aéroports de Grenoble, de Chambéry, de Lyon et de Genève, sont très bien desservies, les Alpes du Sud ne possèdent aucun aéroport digne de ce nom, celui de Gap restant commercialement sous-utilisé depuis longtemps.
La Première Guerre mondiale épargne totalement, d’un point de vue « visible » bien sûr, les Alpes qui ne sont le théâtre d’aucune opération militaire, et si les troupes ennemies ne passent pas vers les Alpes, ce sont d’autres « envahisseurs » bien pacifistes qui vont venir découvrir nos montagnes.
Car voilà bien le tournant de ce siècle qui arrive avec l’avènement du tourisme. Les premiers venus sont d’abord les soldats de la Grande Guerre atteints de la tuberculose et quelques mondains aisés qui vont découvrir les charmes des premières stations thermales comme Aix-les-Bains, avec leur architecture faite d’hôtels luxueux et de bâtiments flamboyants.
A cette époque, on s’observe entre touristes – le mot de Stendhal fera fortune au XX e siècle – et alpins et la pratique de l’alpinisme n’est encore réservée qu’à une petite élite fascinée par les sommets. Comme les premiers hommes, les touristes vont conquérir petit à petit les hautes montagnes, encouragés par des entrepreneurs qui vont créer, les premières véritables stations de sports d’hiver à partir des années 1930 – notamment Megève qui reste encore le domaine d’une certaine élite –, alors que les premiers Jeux Olympiques d’hiver vont se tenir à Chamonix en 1924.
C’est aussi l'époque de la houille blanche qui va servir de fer de lance à l’industrie alpine : en tête, Grenoble et sa région, la houille blanche ayant été utilisée pour la première fois à Lancey, en 1869.
La Seconde Guerre mondiale. Tout s’annonçait bien pour les Alpes, mais la Seconde Guerre mondiale allait marquer le pas. La Savoie et le Dauphiné, pendant l’Occupation, se distinguent à partir de 1942-1943 par des effectifs de résistants particulièrement importants. Il faut dire que le terrain se prête facilement au camouflage et aux opérations « coup de poing » qu’organisent fréquemment les maquisards les plus actifs. Les deux maquis de la forteresse du Vercors – Isère et Drôme – et des Glières – Haute-Savoie – ont écrit alors les pages parmi les plus héroïques et les plus tragiques de la Résistance.
L’après-guerre voit, comme partout en France, les zones rurales se dépeupler au profit des grandes villes de plaine. Grenoble est ainsi, dans les années 50-60, la ville de France qui connaît le plus fort taux d’accroissement. La ville se classe aujourd’hui à la 16 e place française et son agglomération à la 11 e place. L’industrie se concentre dans les zones les plus basses ne laissant guère aux vallées d’altitude que l’énergie hydroélectrique comme source d’énergie. L’industrie lourde de l’aluminium saura en profiter. En altitude, c’est le boum des sports d’hiver qui sont popularisés par le retour des Jeux Olympiques dans les Alpes – Grenoble – en 1968. C’est l’avènement des grandes stations aux barres informes et imposantes qui vont défigurer une bonne partie du massif alpin, mais aussi apporter de nombreux emplois aux enfants du pays qui souhaitent rester et vivre toute l’année au village – combien de paysans sont-ils devenus moniteurs de ski ?

De nos jours
Aujourd’hui, plus de 50 ans après les J.O. de Grenoble en 1968 et 27 ans après les J.O. d’Albertville de 1992, les Alpes demeurent le massif montagneux le mieux aménagé au monde dans le domaine des sports d’hiver. Si des zones moins développées subsistent, surtout dans le sud du massif, les Alpes françaises dans leur ensemble font aujourd’hui partie des régions les plus dynamiques d'Europe.
Les Alpes sont le massif le plus attractif pour les vacanciers d’hiver. Environ, quatre Français sur cinq choisissent les Alpes. Cette proportion est à peu près la même pour les touristes étrangers passant les vacances d’hiver en France. Mais on constate que les Alpes du Nord attirent la grande majorité des touristes, avec des domaines skiables parmi les plus grands du monde, alors que les Alpes du Sud ont bien des difficultés – liées également à la période d’enneigement – à attirer à elles la clientèle.
Cette disparité se retrouve dans le domaine de l’urbanisation. Les Alpes du Nord, sans compter Genève dont l’agglomération déborde largement en France, possèdent une métropole d’envergure, Grenoble et ses 160 000 habitants (670 000 avec l’agglo), et deux villes importantes, Annecy et Chambéry, qui comptent chacune plus de 200 000 habitants avec agglomération. La plus grande ville des Alpes du Sud est Gap dont la population dépasse difficilement les 40 000 habitants. Le contraste est aussi saisissant économiquement : à un Nord actif, industriel et profitant largement du tourisme général et d’affaires, s’oppose un Sud plus rural où les villes les plus importantes se cantonnent à des rôles administratifs et commerciaux et où le tourisme, certes bien réel, ne constitue pas vraiment un élément moteur. Même s’il a permis d’enrayer depuis deux décennies le déclin démographique qui semblait encore inéluctable dans les années soixante-dix ! Globalement, tout oppose encore les deux Savoie et leur bon million d’habitants et les deux départements du Sud, Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence, qui ne totalisent pas 300 000 habitants.
Les premières, parce que plus fréquentées, les Alpes du Nord (qui représentent 76 % de l’espace neige national, alors que les Alpes du Sud représentent 13 % de cet espace neige) ont dû protéger l'environnement en créant des parcs naturels, dont celui de La Vanoise, le premier en France (1963). L’homme prend conscience que les Alpes sont un territoire à préserver. L’urbanisation, le tourisme de masse et la pollution ont abîmé la montagne. Aujourd’hui, il faut faire la queue en été pour grimper au sommet du mont Blanc, il faut attendre parfois des heures dans les stations en hiver, Albertville et Grenoble sont parmi les villes françaises les plus polluées… Mais les Alpes sont pleines d’avenir. Nouvelles technologies, respect des traditions, modèle écologique, ferroutage, laboratoire du vivant, elles accueillent toutes les énergies nouvelles partageant au cœur de l’Europe une histoire sans frontières.

Patrimoine et traditions


Tende - L'un des clochers de Tende
© Rémy MASSEGLIA – Fotolia
A la fois carrefour entre la France et l'Italie et région vivant repliée sur elle-même, les Alpes possèdent de nombreuses traditions séculaires toujours vivantes. Fêtes, processions, pèlerinages ne manquent pas dans chaque village d'une région où les croyances sont fortes pour mieux faire face aux rudesses de la montagne.
Le patrimoine bâti est essentiellement constitué par les églises, notamment baroques, les fermes et les chalets d'alpage traditonnels, comme on peut encore en voir à Saint-Véran (05), les ouvrages militaires construits par Vauban ou les ouvrages d'art pour franchir les vallées ou passer sous les Alpes.

Patrimoine culturel

Littérature
Si Rousseau tourne autour des Alpes, il ne parle guère de la montagne pour rester près des lacs. Il reste que, comme en peinture, les Alpes se révéleront artistiquement avec le XIX e siècle et le romantisme qui trouve, depuis les eaux dormantes jusqu’aux sommets enneigés, un décor rêvé pour ses méditations.
Aux sources du romantisme
Lamartine et le lac du Bourget
Qui n’a jamais appris ces vers ou n’en connaît aucun nous jette la première pierre ! C’est en 1820 que Lamartine se retrouve seul au bord du lac du Bourget alors que son amie est malade à Paris et qu’il compose ces vers célèbres pour demander au lac majestueux de conserver dans son éternité la trace de ses amours trop éphémères. « [...] Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ; On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux. Tout à coup des accents inconnus à la terre Du rivage charmé frappèrent les échos ; Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère Laissa tomber ces mots : « O temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices ! Suspendez votre cours : Laissez-nous savourer les rapides délices Des plus beaux de nos jours ! [...] ». Les Alpes éternelles ont-elles ce pouvoir d’arrêter le temps ? En tout cas, une nouvelle sensibilité naissait sur les rives du lac du Bourget.
Stendhal, sentiments partagés
Grenoble a eu l’immense privilège de voir naître en 1783 Stendhal, l’un des plus grands écrivains français. Sa maison natale est située rue Jean-Jacques-Rousseau au n° 14. Grande-Rue, on visite la maison Stendhal où vécut son grand-père, le docteur Gagnon. Des expositions temporaires y sont régulièrement organisées. Bien qu’il avoue détester Grenoble, qu’il qualifie dans ses mémoires de « nid à rats », de « quartier général de petitesse », Stendhal adora le Dauphiné et certains lieux de la cité comme le jardin de Ville qui « sert de rendez-vous à tout ce qui est jeune et brillant dans la ville ». C’est d’ailleurs dans l’ancien hôtel de ville que se situe le musée qui lui est consacré. C’est aussi à Grenoble qu’il trouva l’inspiration pour son célèbre roman, Le Rouge et le Noir, dont les personnages principaux sont ceux de l’affaire Berthet, procès d’assises à Grenoble. La Maison du Tourisme propose un parcours à la découverte de l’écrivain qui passe par la rue Jean-Jacques-Rousseau, la Grande-Rue, le jardin de Ville et le lycée international Stendhal où il étudia de 1796 à 1799.
Les récits de voyages et d’aventures
Alexandre Dumas : les Alpes de la Grande Chartreuse à Chamonix
Initiés par Rousseau et ses promenades autour des lacs, les récits de voyage connurent de plus en plus de succès dans les salons où l'on découvre avec plaisir les visions romantiques d’un Byron ou d’une George Sand. Alexandre Dumas, qui a combattu dans la grande armée, visite les Alpes pour rendre compte des modes de vie, mais encore des exploits de cette nouvelle race de héros : les alpinistes. C’est ainsi qu’il rencontra Jacques Balmat qui lui fit un récit de son ascension du mont Blanc – quelque peu exalté – devenant, pour longtemps, la version officielle de cet événement.
Des lettres aux stations thermales : Verlaine à Aix ou Colette à Uriage, Proust à Evian
La mise en service de la ligne de chemin de fer du Paris-Lyon-Méditerranée donne aux personnes fragiles et rentières une nouvelle excuse pour quitter la capitale et ses maladies. Aux voyageurs avides de pittoresque, on conseille les excursions et le dépaysement. Aux rentiers cherchant oisiveté et détente, on prescrit de longs séjours dans les stations mondaines, où les distractions – salles de lecture ou de bal, palaces, casinos – sont désormais considérées comme un élément essentiel de la cure. Cette justification de pratiques par le discours médical a fortement contribué au développement touristique et économique des stations. Des réputations se fondent durablement au XIX e siècle : ainsi Colette, avant de fréquenter la Côte d’Azur, part en cure à Uriage, Verlaine est à Aix-les-Bains et Proust découvre une autre figure de la bonne société à Evian où l’on peut transposer une partie de La Recherche du temps perdu .
Frison-Roche : premier de cordée
Alpiniste et grande figure des Alpes, reporter et écrivain, qui ne connaît pas Frison-Roche pour avoir au moins lu son best-seller, Premier de cordée , au collège ? Une histoire où se mêlent la passion pour l’alpinisme d’un jeune garçon qui veut devenir guide à tout prix, le courage et la solidarité des hommes de la montagne face à l’adversité. Frison-Roche a écrit de nombreux ouvrages sur les montagnes – pas seulement les Alpes – qu’il faut tous recommander aux amoureux de l’alpinisme.


Ecrivains célèbres des Alpes

Frédéric Dard (1921-2000). Le père spirituel de Bérurier est né à Jallieu – Isère – en 1921. Il publie sous son véritable nom des romans de facture traditionnelle : Les salauds en enfer – 1956 –, Toi le venin – 1957 – mais il devient célèbre avec l’inépuisable série de récits policiers dont le commissaire San Antonio, séducteur impénitent, est à la fois le narrateur et le personnage principal depuis 1950. L’homme de lettres finit ses jours au bord du lac Léman.
Jean Giono (1895-1970). Ce fabuleux conteur originaire des Alpes du Sud et qui ne quitta presque jamais sa terre natale de Manosque a su parler de la terre, des paysans et de son pays comme personne.
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Le philosophe qui aimait les montagnes des Alpes. L’auteur du Contrat social , de l’Emile , de La Nouvelle Héloïse , des Rêveries du promeneur solitaire et des Confessions a vécu à Chambéry de 1731 à 1742 où il fut employé du cadastre puis professeur de musique de quelques jeunes filles de la bonne société locale. Installé avec sa protectrice Madame de Warens dans une modeste demeure, l’hôtel de Saint-Laurent dans la cour étroite d’une allée de la place Saint-Léger – 112 –, « avec peu d’air, peu de jour, peu d’espace » ( Les Confessions , livre V), Jean-Jacques Rousseau préfère le calme et la verdure du vallon des Charmettes. Son séjour chambérien est important dans la vie du philosophe car c’est là que madame de Warens entreprit l’éducation littéraire et philosophique du jeune Rousseau.
Les Frères de Maistre. La statue de ces deux Savoyards se dresse depuis 1899 à l’entrée du château de Chambéry. L’aîné, Joseph (1753-1821), fervent catholique et sénateur de Savoie, mit sa plume au service de la contre-révolution chrétienne et ultramontaine. L’annexion française l’amena à s’exiler pour Lausanne puis la Sardaigne où il rédigea ses Lettres d’un royaliste savoisien , Considérations sur la France, Du Pape . Envoyé en Russie en qualité de ministre plénipotentiaire du roi de Sardaigne auprès du tsar, il y écrivit les célèbres Soirées de Saint-Pétersbourg . Xavier (1763-1852), son frère, est davantage porté vers l’aventure. Il fut tour à tour inventeur, militaire au service du royaume sarde, peintre – certaines de ses œuvres sont exposées au musée des Beaux-Arts de Chambéry –, poète et écrivain. Il cultiva notamment l’art de la nouvelle dont les plus connues sont Voyage autour de ma chambre, Le Lépreux de la cité d’Aoste ou La jeune Sibérienne .
Stendhal (1783-1842). Henri Beyle, dit Stendhal, le Grenoblois à la plume d’or romantique. Une langue éblouissante, une grande puissance de récit, un lien entre Racine et Proust. La Chartreuse de Parme, Le Rouge et le Noir, et les passionnelles et passionnantes Chroniques italiennes . A noter que le grand homme détestait Grenoble et les Grenoblois qui semblaient l’étouffer. Entre l’Italie et la France, il aimait à décrire les Alpes baignées d’un halo romantique.

Peinture
Les paysages du XIX e siècle
Autrefois les peintres sortaient finalement peu de leur atelier pour peindre un paysage qu’ils composaient plutôt à l’intérieur. Et si les campagnes françaises les inspiraient, ils ne connaissaient que très peu les montagnes. Il faudra attendre le XIX e siècle pour que quelques peintres romantiques amoureux de la nature se décident à planter leur chevalet face aux montagnes. Joseph Mallord William Turner (1775-1851) a pris la route des Alpes en compagnie de Newbey Lowson, gentilhomme campagnard de ses clients, lui-même peintre amateur. C’est Lowson qui prendra en charge presque tous les frais de route, parmi lesquels la location d’un cabriolet et les services d’un guide suisse, dont les connaissances permettront à Turner de documenter et d’annoter ses dessins avec une précision inaccoutumée. Les routes étant rares, une bonne partie du chemin devait se faire à pied ou à dos de mulet. Toute la région se ressentait de l’occupation récente par les troupes de Bonaparte, le voyage eut lieu pendant l’accalmie des campagnes de Bonaparte qui suivit la Paix d’Amiens.
L’itinéraire de Turner le porta de Grenoble à Genève, puis jusqu’à Courmayeur et Martigny après le passage du Grand-Saint-Bernard, ensuite viennent Lucerne, Zurich et Baden, elle s’achève avec ses paysages du col du Saint-Gothard. En l’espace de quelques semaines, Turner va découvrir des sites d’une extraordinaire diversité : solitude et âpreté du mont Blanc et de Chamonix, calme et sérénité des lacs de Thoune, de Brienz et du Léman.
Les dessins exécutés au cours du voyage montrent l’évolution – pratiquement au jour le jour – de l’imagination picturale et de la technique graphique de Turner, et ouvrent une fascinante perspective sur l’esprit d’un artiste dans une période d’intense stimulation. Turner choisit différents supports pour son travail, tantôt crayon sur papier teinté, tantôt couleurs. Souvent, ses dessins présentent un format plus important et sont plus élaborés que ceux qu’il réalisera au cours de voyages ultérieurs. Il les retravaillera plus tard à la craie, à l’aquarelle ou la gouache, à son retour à Londres, il rassemblera les plus beaux dans un album à l’intention de ses clients, qui en commanderont par la suite des versions plus achevées. A propos des dessins ainsi que de « l’impression première laissée par les Alpes sur l’esprit de Turner », John Ruskin note que « la plupart de ses contemporains [… ] les ont perçus comme tout à fait merveilleux et vivifiants, mais lui en conservera l’empreinte permanente d’une majesté teintée de mélancolie, qui, marquant toute son œuvre ultérieure, fera de lui un peintre empli de gravité, inscrira en lui une perception de l’immensité et de la structure rocheuse de la masse terrestre ».
Le dessin des alpinistes
Whymper, avant d’être le premier alpiniste à gravir le sommet pourtant réputé impossible du Cervin, fut un dessinateur de talent qui, dans la lignée des naturalistes, immortalisa sur le papier des paysages, mais encore la faune et la flore des Alpes.
Cézanne à Talloires. Il faut bien le reconnaître, le grand peintre de la Provence, Cézanne, n’a guère apprécié son séjour sur les bords du lac d’Annecy – en 1897 –, à l’abbaye de Talloires, où il s’ennuie. De son séjour sortira pourtant un merveilleux tableau qui représente le château de Duingt vu depuis Talloires. Malheureusement, ce tableau est exposé aujourd’hui à Londres à la Fondation Courtaud.


Les affiches publicitaires

Qui a dit que la publicité n’était pas un art majeur quand elle fait appel aux plus grands dessinateurs, concepteurs graphistes de son temps afin de promouvoir une région entière ? A partir de 1880, les Alpes découvrent le besoin de se faire connaître du grand public pour attirer à elles des touristes essentiellement parisiens séduits par la nouvelle ligne de chemin de fer PLM – Paris-Lyon-Méditerranée – qui dessert les grandes villes des Alpes. Si les premières lithographies – Hugo Alési – sont plutôt naturalistes essayant de montrer les charmes des alpages, elles n’en sont pas moins ravissantes. On pourra toutefois préférer les affiches publicitaires qui voient le jour au début du XX e siècle pour vendre les charmes des stations de ski comme Chamonix ou plus encore, celles qui – dans les années vingt – s’inspirent du cubisme pour nous proposer des sujets – souvent des femmes en train de pratiquer une activité sportive – aux lignes droites et aux couleurs vives. On peut encore admirer les affiches réalisées par Roger Broders ou le Suisse Eric de Coulon qui ont permis au style Art déco de s’inscrire dans l’imaginaire populaire au moyen de ces affiches – qui valent aujourd’hui une fortune, alors si vos grands-parents ont une affiche originale PLM dans leur vestibule, ne l’arrachez surtout pas ! La production des affiches PLM s’arrêtera en 1937 quand la SNCF adopte un autre style de publicité.

Cinéma
Le film qui bouleversa l’histoire des Alpes c'est, il faut bien l’avouer, Les Bronzés font du ski  ! Certaines scènes mythiques inspirent toujours ceux qui se balancent dans le vide pendant une panne – provisoire… – de télésiège. Tourné à Val-d’Isère en Savoie, ce film a donné une vision décalée et parfois ironique de la principale activité alpine, le tourisme de sports d’hiver, offrant une image pittoresque des Savoyards qui savent boire – même quand il y a une bête dans la bouteille – et manger en battant les champions des Chiffres et des Lettres ! Si on ne peut pas dire que les Alpes aient participé à la grande épopée du cinéma – Lyon, la ville des frères Lumière, est pourtant à la périphérie –, grâce à la région Auvergne-Rhône-Alpes et à la grandeur d’une nature préservée, les Alpes sont devenues ces dernières années le décor naturel de nombreuses productions. Ainsi, depuis une quinzaine d’années, ce sont des centaines de films qui ont été tournés en Haute-Savoie, en Savoie ou en Isère : De Tout ça… pour ça de Lelouch aux Marmottes d’Élie Chouraqui en passant par Peindre ou faire l’amour des frères Larrieu, Une hirondelle a fait le printemps tourné sur le plateau du Vercors, l'excellent Snowtherapy ou l'adaptation du célèbre Belle et Sébastien tourné dans des conditions extrêmes en haute Maurienne. Sans oublier Le Hussard sur le toit de Rappeneau tourné en partie à Briançon et des scènes mythiques des Valseuses de Blier dans les Hautes-Alpes. Le cinéma a de beaux jours à filmer dans les Alpes.
Consulter le site www.rhone-alpes-cinema.fr.

Patrimoine architectural
Villages traditionnels préservés de l'urbanisation des stations de ski, elles-mêmes parfois classées au patrimoine, cités médiévales et châteaux de puissants seigneurs locaux, ouvrages militaires défensifs le long de la frontière italienne désormais classés au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, petites églises richement décorées et ouvrages d'art défiant les lois de l'apesenteur... Les Alpes sont riches d'un patrimoine artchitectural d'une grande diversité à découvrir avec des organismes comme la FACIM en Savoie qui valorise ce patrimoine encore méconnu.

Villes et villages
Les Alpes abritent de grandes villes au patrimoine architectural remarquable : Annecy, sa vieille ville et son château ; Chambéry, sa vieille ville et le château des ducs de Savoie ; Grenoble, sa Bastille et ses vieux quartiers ; Briançon, la cité historique et les fortifications de Vauban.
Mais les Alpes abritent surtout de nombreux petits villages admirablement préservés du temps. Parmi ces villages à ne pas manquer, un certain nombre fait partie du réseau des « plus beaux villages de France » : Yvoire et Sixt-Fer-à-Cheval en Haute-Savoie, Bonneval-sur-Arc en Savoie, La Grave et Saint-Véran dans les Hautes-Alpes et Coaraze dans les Alpes-Maritimes. Six parmi « Les plus beaux villages de France » qui ne doivent pas faire oublier tous les autres petits villages et hameaux typiques nichés au fond d'une vallée à découvrir dans ce guide, comme la cité médiévale de Conflans sur les hauteurs d'Albertville ou l'adorable petit village de Névache au fond de la vallée de la Clarée dans les Hautes-Alpes.

Châteaux


Châteaux - Le domaine de Vizille.
© Uolir – Fotolia
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les châteaux sont nombreux à travers les Alpes, notamment en Haute-Savoie et Savoie marqués par d'importantes familles aristocratiques, comme les ducs de Savoie. Parmi les châteaux remarquables : château d'Annecy, château de Clermont, château de Menthon, château de Montrottier, château de Ripaille et château de la Roche-sur-Foron en Haute-Savoie ; château de Chambéry et château de Miolans en Savoie, château de Vizille et château de Sassenage en Isère, château de Tallard et château d'Embrun dans les Hautes-Alpes et citadelle de Seynes dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Architecture religieuse


Breil-sur-Roya - Clocher de Breil-sur-Roya
© Guillaume Besnard – Fotolia
Région attachée à la religion catholique, les Alpes comptent de nombreuses églises. Chaque village, chaque hameau abrite une église, une chapelle ou un oratoire, alors que de multiples sommets sont couronnés d'une croix. Les Alpes-de-Haute-Provence abritent 275 églises pour 200 communes ! Si de nombreuses églises méritent l'attention des curieux, amateurs de solitude, Futé recommande de ne pas manquer les édifices baroques de Savoie à découvrir avec la Facim à travers les vallées de Maurienne, Tarentaise et du Beaufortain. Et si vous ne goûtez guère aux angelots, l'église de Notre-Dame-de-Toute-Grâce sur le plateau d'Assy devrait vous séduire comme un manifeste d'art moderne composé par Chagall, Lurçat, Léger, Matisse, Braque...
Autres lieux religieux à ne pas manquer, l'abbaye de Hautecombe en Savoie, la Grande Chartreuse (ne se visite pas) ou Notre-Dame-de-la-Salette en Isère.

Architecture militaire
Les Alpes occupent une place militaire stratégique aux frontières est de la France, ligne de partage entre notre pays et l'Italie. C'est en 1678 que Vauban devient Commissaire Général des Fortifications du Royaume sous le règne de Louis XIV. Il consacrera sa vie à la protection du territoire, édifiant des protections non seulement sur les côtes, mais aussi dans les Alpes. Les fortifications de Vauban ont été inscrites au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO car elles constituent de véritables chef-d'oeuvre d'ingéniosité. Les Alpes abritent deux grands sites des fortifications de Vauban : Briançon et sa ville haute couronner de forts imprenables ; la citadelle de Mont-Dauphin, place forte destinée à accueillir 2 000 soldats et autant d'habitants.
De nombreuses autres fortifications, non réalisées par Vauban, sont éparpillées à travers les Alpes, défendant une vallée (comme la Combe de Savoie ou la Maurienne) ou des sommets (comme au Mont-Cenis fortifié par l'Italie).

Ouvrages d’art
Pays au relief tourmenté, les Alpes comptent de nombreux ouvrages d'art : barrages, ponts, routes et tunnels. Parmi les plus remarquables ouvrages :
Barrage de Serre-Ponçon dans les Hautes-Alpes, barrage du Sautet en Isère, le barrage de Tignes et de Roselend en Savoie.
Pont de la Caille à Cruseilles (74), les ponts de Saint-Pierre-de-Chartreuse (38), ponts de Colmars (04).
Routes du Vercors (Combe Laval, Presles, les Ecouges, gorges du Nan, gorges de la Bourne).
Tunnels. Les Alpes abritent sous leurs montagnes les plus longs tunnels routiers de France : tunnel de Fréjus (12 870 m – plus long tunnel de France) ; tunnel de Chamonix (11 600 m – rang 2) ; tunnel d'Orelle (3 692 m – rang 7) ; tunnel de Tende (3 186 m) ; tunnel de l'Epine (3 110 m) ; Moûtiers (1 620 m). Le premier grand tunnel français fut celui réalisé au Mont-Cenis en 1870.

Traditions et modes de vie
Pour découvrir les traditions et modes de vie des Alpes, Futé vous invite à vous rendre dans les petits villages préservés et dans l'un des nombreux écomusées qui ont fleuri un peu partout dans nos montagnes. Si les modes de vie ont beaucoup évolué au cours du XX e siècle, plus tardivement que dans d'autres régions françaises, de nombreuses traditions sont encore vivaces et les patois encore parlés.

Langue
Une langue des langues ! Comme les Alpes sont différentes d’une vallée à l’autre, d’un massif à l’autre, il existe de nombreux patois du Nord savoyard au Sud provençal. Il est donc impossible d’établir un lexique des langues des Alpes à moins de vouloir rédiger plusieurs dictionnaires. En revanche, il existe un langage spécifique à la montagne, des mots parfois techniques, simplement utiles ou bien descriptifs qu’il est intéressant de maîtriser lors d’un séjour dans les Alpes.


Lexique alpin

Adret : cauchemar des élèves de primaire qui apprennent la géographie de nos montagnes. L’adret est aussi appelé « endroit ». Il s’agit, dans une vallée est/ouest, du versant tourné vers le sud qui est donc au soleil une grande partie de la journée. Son contraire est l’ubac (que l'on retient car ce mot contient un « b » comme « ombre »)
Alpage : mot qui fait rêver tous les romantiques et les amoureux de Heidi – qui vient des Alpes autrichiennes. C’est un pâturage d’altitude, bien vert suite à la fonte des neiges, utilisé en été et que l’on appelle couramment « l’Alpe » – d’où de nombreux noms communs commençant par Alpe.
Amont : à ne pas confondre avec un chanteur au charme désuet. L’amont, lorsque l’on est sur une pente, désigne le côté montagne que l’on voit quand on se tourne vers le haut – contraire : aval. Amont égale montagne, aval égale vallée.
Arête : ne se mange pas plus que celle du poisson, puisqu’il s’agit de la partie sommitale d’une montagne, saillante, séparant deux versants.
ARVA : Appareil de Recherche de Victimes d’Avalanche, ceinture de sécurité du pratiquant de sports hors pistes. Utilisé en fonction « détection », il permet de localiser toute personne ensevelie sous la neige, pourvu qu’elle en porte un en position « émission ». Une sonde permet d’affiner la recherche, et une pelle pour dégager la victime. Il devient de plus en plus nécessaire pour tous ceux qui veulent pratiquer le hors-pistes – voire obligatoire.
Avalanche : masse de neige qui se détache du manteau neigeux pour dévaler une pente. Si la neige a l’air légère et aérienne, quand elle dévale une pente à une vitesse vertigineuse, elle pèse plusieurs tonnes et écrase ou pulvérise tout ce qui se trouve sur son passage. Malheureusement, chaque année les avalanches font des victimes dans les Alpes, parfois en raison du non-respect de la signalisation ou des bulletins d’alerte émis par la station – consulter régulièrement le BRA – Bulletin Régional d’Avalanches.
Baudrier : système de sangles et de boucles, que l’on porte autour du bassin et/ou du torse, et qui permet de se raccorder à une corde. Accessoire indispensable dès que l’on pratique un sport où l’on a besoin de s’encorder.
Bise : à ne pas faire à sa voisine ou son voisin. Dans les Alpes, la bise désigne un vent sec et froid soufflant du nord ou du nord-est. Très gênant pour la pratique du ski, car la bise fait baisser nettement la température perçue – lorsqu’il fait 0 °C sans air, la température perçue peut descendre ainsi jusqu’à -10 °C ! en raison du vent, température à laquelle il faut retrancher encore quelques degrés relatifs à votre vitesse à ski.
Botter : ne pas croire que vous allez jouer au rugby sur les pistes enneigées – même si Grenoble et Bourgoin-Jallieu sont deux grands clubs parmi l’élite française. Ce verbe est utilisé quand la neige colle sous les semelles des skis ou des chaussures : « Ça botte ! »
Bureau des guides : ne signifie pas que vous pourrez lire tranquillement votre Petit Futé dans un bureau confortable ! Il s’agit du lieu où vous pouvez rencontrer ou fixer une course avec les guides accompagnateurs de votre station.
Cairn : tas de pierres signalant un passage. Visible de loin, il balise les itinéraires de randonnée. Dans les Alpes, les cairns ont une signification très importante, car ils sont des indicateurs précieux dans un milieu qui sait se montrer hostile.
Carre : mot usuel que rabâchent les moniteurs de ski au long de la saison. C’est la partie métallique qui se trouve sur les bords de la semelle et qui permet à la planche d’accrocher sur les neiges dures. Tous les bons skieurs vous diront que l’on skie d’abord avec ses carres.
Corniche : cette corniche-là est formée d’un surplomb de neige apporté par le vent sur une crête. Les corniches sont dangereuses et peuvent être le départ d’une avalanche.
Couloir : le couloir est réservé aux très bons skieurs, voire à ceux qui veulent faire des images de ciné ! Mais parfois, sur les pistes, on est bien obligé d’emprunter cette bande de neige qui se trouve entre des rochers ou au milieu d’une barre rocheuse, en général étroite et pentue.
Crête : pas celle du coq ! Mais la ligne de faîte d’une montagne. Superbe quand elle se dessine en blanc sur un ciel d’azur.
Crevasse : rien à voir avec vos rides, mais beaucoup plus dangereuses pour votre avenir… La crevasse, fente profonde et verticale, se trouve sur un glacier et peut être masquée par une couche de neige. Moralité : ne jamais sortir sur un glacier sans un guide.
Dénivelé : traduit la différence d’altitude entre le point de départ et d’arrivée d’une course. Négatif à la descente, positif à la montée. Si cette indication peut servir aux skieurs qui veulent connaître le dénivelé d’une pente, elle est surtout utile aux vététistes qui mesureront les efforts à fournir quand le topo – carte – leur indique « dénivelé + 800 m » !
Fœhn : vent chaud et souvent sec qui parcourt les vallées alpines. Le foehn n'est pas fun et fait le malheur des skieurs qui voient fondre la neige sous leurs yeux dès qu’il souffle.
Givre : si vous êtes givrés, le givre est la couche de glace fine et blanche, provenant de la cristallisation de gouttes d’eau liquide en suspension dans l’atmosphère, qui se forme sur les surfaces solides – bois, roche, pylônes, etc.
Glacier : champ de glace formé par l’accumulation des couches de neige transformées en glace sous l’effet de la pression due à leur propre poids.
Hors-pistes : que faut-il dire de cette pratique qui consiste à skier les pentes non balisées, non damées et non surveillées – on dit aussi free ride . Que l’on comprenne le plaisir qu’il y a à le faire, mais que l’on en connaisse également les dangers ! C’est pourquoi le hors-pistes doit être pratiqué par des skieurs expérimentés – et non par ceux qui viennent une semaine par an à la montagne… – ou sous la responsabilité d’un guide.
Isotherme 0 °C : altitude où la température est égale à 0 °C. En été, l’isotherme 0 °C se situe au-dessus de 4 000 m, mais redescend en hiver en dessous de 2 000 m.
Neige : eau sous forme solide, formée dans les couches froides et humides de l’atmosphère, qui tombe sous forme de flocons. Il en existe de toutes les sortes et si les Alpins ne possèdent pas la richesse de certains peuples nordiques pour décrire toutes les neiges, il existe néanmoins une grande variété de neige : pas si simple que ça, cette « eau qui tombe en flocons blancs et légers ». Flocons, étoiles et cristaux, manteau neigeux, poudreuse ou fraîche, il n’empêche que dès les premiers frimas, tout le monde l’attend. Les flocons, agrégats de cristaux en forme d’étoiles, tombent à la vitesse moyenne de 0,30 mètre à 1 mètre par seconde. Combien de temps faudra-t-il pour que la voiture soit sous un igloo ? Une fois tombés, ils forment le fameux « manteau neigeux » dont nous parle Météo France. Il est formé de plusieurs couches de neige. Les textures de celles-ci sont différentes et variées, et évoluent selon les conditions, le vent les températures, l’humidité… C’est pourquoi, il devient un piège, parfois mortel, n’ayons pas peur des mots. Aussi, il n’est pas inutile de rappeler que les bulletins météo doivent être toujours consultés.
Jour blanc : ce n’est pas le jour où l’on solde le linge de maison ! Mais un épisode météorologique, souvent nuageux, pendant lequel la vision du relief et des contrastes est médiocre. C’est souvent lors des jours blancs que se produisent les accidents de ski, car sur les pistes on est aveuglé par cette luminosité étrange quand le ciel et la neige semblent se rejoindre.
Main courante : ce n’est pas là qu’il faut déclarer l’agression dont vous avez été la victime, mais une corde ou une chaîne fixée sur la roche pour servir de rampe.
Mer de nuages : épisode météorologique fabuleux au cours duquel les vallées se remplissent de brouillard tandis que les sommets en émergent. Vues depuis une montagne, les autres montagnes ressemblent alors à des îles et l’on se prend pour le roi du monde, n’est-ce pas ?
Rappel : rien à voir avec les impôts, le rappel est un terme technique d’escalade qui permet de descendre, encordé, des passages abrupts. Peut donner mal au cœur pour ceux qui craignent le vide.
Remontées mécaniques : plaies de nos montagnes selon certains écologistes, nécessaires à la pratique du ski, les remontées mécaniques permettent aux skieurs d’atteindre le sommet des pistes. Les Alpes françaises sont les montagnes qui possèdent le plus de remontées mécaniques au monde – même devant les Américains ! Il en existe de toutes sortes : téléski, pioches, arbalètes, assiettes, télésiège, télécabine, œufs, téléphérique, funiculaire pour grimper plus ou moins vite, plus ou moins seul. « Quand te reverrai-je, pays merveilleux… »
Replat : plate-forme ou terrasse succédant à un tronçon de montée ou de descente raide.
Schuss : fait partie des mots de la montagne qui sont passés dans la langue courante et désigne une prise de pente maximum pour atteindre une vitesse maximum. Pensez quand même à vous arrêter ! Allez, tout schuss au chalet pour prendre un bon verre de vin chaud.
Sérac : blocs de glace chaotiques qui se forment aux ruptures de pentes des glaciers.
Spatule : ce n’est pas un ustensile de cuisine, mais l’avant de votre ski. Si votre moniteur vous demande de redresser votre spatule, ne partez pas en courant…
Ubac : puisque l’on a commencé cet index par son contraire, l’ubac est forcément le versant ombragé – et au nord – d’une montagne.
Petit vocabulaire de la neige
Croûtée  : pas facile de skier sur une neige croûtée, elle est irrégulière, épaisse sur le dessus et molle en dessous. C’est l’effet de la chaleur et des écarts de température.
Fraîche : elle vient tout juste de tomber. Les services de sécurité observent son adhérence.
Gros sel : c’est la neige de printemps, agréable et très glissante.
Lourde : il ne fait pas très froid, les flocons sont lourds et gros. La neige freine les planches. C’est « la grainche » dans le jargon.
Mouillée : elle commence à fondre et ça glisse pas terrible.
Pailletée  : oui, la neige peut mettre des paillettes dans ta vie.
Poudreuse : elle apparaît à -2 °C dans sa légèreté, bonheur des skieurs adeptes de la « peuf » !
Tôlée : comme la tôle ! Suite aux alternances de gel, de dégel et de regel… Pas facile non plus !
Névé : masse de neige persistant en été, dans des zones à l’abri du soleil ou dans des zones où la neige s’est accumulée sous l’effet du vent ou des avalanches.
Peau de phoque : amis écologistes, soyez rassurés, rien à voir avec les bébés de Brigitte Bardot. Les peaux de phoque sont des bandes entièrement synthétiques que l’on colle sous les skis pour monter lorsque l’on pratique le ski de randonnée.
Peuf : ne cherchez pas en verlan, c’est du savoyard ! Un terme qui s’est aujourd’hui répandu pour désigner la neige poudreuse.
Plaque à vent : et non pas « plaque avant » comme on l’entend souvent – faut dire que ça se prononce pareil ! Une plaque à vent, c’est la couche de neige compacte formée sous l’action du vent, souvent mal solidarisée avec sa sous-couche. A l’origine de la majorité des départs d’avalanches de plaques, elle est le premier danger des pratiquants du hors-pistes.
Poudreuse : ceux qui pensent que l’on parle de substances illicites, changez de guide ! Notre drogue à nous, c’est la neige, cette bonne neige fraîche, légère, tellement agréable à skier que l’on se précipite dans « la Pow – encore un terme jeune pour ne pas dire poudreuse – qu’on kiffe à donf » !
Soupe : ne fait pas grandir, mais n’est pas plus appréciée par certains ! La soupe désigne une neige de printemps qui se réchauffe au soleil toute la journée pour devenir particulièrement liquide et assez lourde, voire impossible à skier.

Artisanat
Longtemps l’hiver a obligé les gens des Alpes à vivre au ralenti. Les journées étaient alors occupées à fabriquer des objets usuels en bois, outils pour les travaux des champs, pendant que les femmes filaient la laine ou faisaient de la dentelle. Certains de ces travaux sont devenus au fil du temps un véritable artisanat, tel le drap de Bonneval – fabriqué à Séez en Tarentaise – réputé pour sa solidité ou les poteries savoyardes qui étonnent toujours par leurs motifs colorés. Les jouets en bois, les couteaux, le mobilier, mais encore les cadrans solaires décorés que l’on trouve dans les Alpes du Sud offrent autant de souvenirs et d’objets de décoration à rapporter de ses escapades.
Cadrans solaires. Nombreux sont les cadrans solaires sur les murs des maisons traditionnelles des Alpes. Les cadrans peints sont très présents dans la Vallouise et le Briançonnais, et ceux de l’Ubaye sont aussi remarquables. Le Queyras est riche d’une soixantaine de cadrans solaires réalisés depuis le XVIII e siècle jusqu’à nos jours. Peint, sculpté dans la pierre, orné de céramiques ou de trompe-l’œil, chaque cadran affiche son originalité au fronton des maisons et des édifices. Les cadrans solaires, de par leur fonction, mesurent l’heure solaire vraie grâce à l’ombre portée sur le mur par le « style » ou « gnomon », du grec « indicateur ». C’est de là que vient le proverbe « chacun voit midi à sa porte ». Chaque cadran porte sa maxime ou une pensée sur le temps, bien évidemment. On retrouve le fameux « Carpe diem » d’Horace – Profite du jour qui passe –, « C'est l'heure d'apprendre » sur une école de la vallée de la Clarée ou alors, plus léger et récent, « C’est l’heure du bien vivre », que l’on peut voir sur une maison à Molines.
Mobilier. A la fois beaucoup de bois grâce aux grandes forêts de conifères que l’homme allait exploiter très vite, mais peu d’essences à travailler pour les ébénistes des Alpes : le mélèze, l’épicéa et le pin cembro qui avait la préférence de tous pour son bel aspect, son odeur si particulière de vanille et de cannelle – que l’on aime encore retrouver dans un intérieur montagnard. Le mobilier des Alpes n’obéit pas qu’à ce paramètre des essences, il obéit aussi à l’architecture si particulière des chalets où chaque centimètre carré est compté. C’est pourquoi les ébénistes locaux inventèrent de nombreux meubles futés, capables d’avoir plusieurs fonctions comme la table de berger, dont la planche se rabat sur le mur, comme la table « creuse » qui peut encore servir d’armoire, de huche ou de pétrin. Le meuble caractéristique des Alpes, c’est bien sûr le coffre en bois ou coffre de mariage qui était offert aux époux, rempli du trousseau. Les coffres de Maurienne et du Queyras, remarquablement ornés de sculptures sont de véritables joyaux très recherchés par les brocanteurs. Autre meuble qui nous paraît aujourd’hui bien étrange, le lit clos – surnommé « la boîte » – possédait des portes pour protéger son accès du froid et des nombreux regards indiscrets… Dans cette boîte, on dormait quasiment assis, la position allongée étant celle des morts ! Enfin, le pétrin était un meuble indispensable quand on sait que le pain ne se fabriquait pas souvent – parfois une fois par an en Oisans – et que l’on devait en fabriquer de grandes quantités dans ces véritables auges en forme de trapèze. Le mobilier des Alpes n’a pas eu qu’une fonction utilitaire et si certaines sculptures, comme les rosaces, reviennent, des ébénistes de grand talent ont su créer des meubles d’exception. Grenoble a vu croître la grande dynastie Hache qui compte les célèbres ébénistes du même nom. Leurs meubles sont de véritables merveilles, et qui possède un petit guéridon Hache peut s’estimer heureux tant ces pièces sont rares et recherchées. Le plus célèbre de cette importante famille est incontestablement Jean-François, le quatrième de douze enfants. Il fonda un important atelier au n° 3 de la place Claveyson. Incarcéré lors de la Terreur, cet artiste mourut ruiné laissant derrière lui de véritables chefs-d’œuvre. Les meubles Hache sont pratiquement tous fabriqués avec des bois de la région. Les lignes pures, les fleurs et les guirlandes ou les grecques, les impressionnantes marqueteries semblent miraculeusement naître du noyer, des ronces de frêne ou des poiriers… Des bois exceptionnels, pour des meubles qui ne le sont pas moins.
Opinel. Au fond de sa poche, un bon montagnard n’a pas un couteau, mais un Opinel. Ce nom propre, devenu nom commun, est entré dans le Larousse. La renommée des Opinel a dépassé depuis longtemps les frontières des Alpes : on en trouve à New York et dans presque tous les pays du monde. La réputation de ces couteaux, sobres et rustiques, mais à la solidité légendaire, n’est plus à faire, c’est le fidèle compagnon des bergers, des paysans, des randonneurs. On raconte cette anecdote authentique : au cours de l’été, un prêtre qui traversait les grands glaciers de la Vanoise tombe dans une crevasse du glacier de Chasseforêt, ses amis partent chercher du secours, à leur retour, leur compagnon était sorti par ses propres moyens, en taillant des prises avec son Opinel. La crevasse ne devait pas être très profonde, mais le couteau, lui, était solide. Ce célèbre couteau est né, il y a un peu plus de cent ans, à Gevoudaz, petit hameau d’Albiez-le-Vieux, situé près de l’Arvan. Grâce à la force motrice apportée par le torrent, Gevoudaz était au siècle dernier un petit centre industriel. Gevoudaz est le berceau de la famille Opinel, nom qui apparaît dès 1550. Au début du XIX e siècle, Victor-Amédée Opinel parcourt les routes comme colporteur à partir de 1817 – il a 18 ans –, il apprend le métier de forgeron taillandier. Revenu à Gevoudaz, il installe une forge, où il fabrique les clous destinés à ferrer les sabots façonnés par les gens d’Albiez, puis, en 1856, il construit un martinet dont les ruines sont encore visibles sur les bords de l’Arvan. Aujourd’hui, tout le monde connaît la suite prospère que connaît cette entreprise familiale. Par curiosité ou au détour d’une balade, vous pouvez toujours aller voir la maison de cette famille Opinel au hameau de Genoudaz à Albiez-le-Vieux.

Musique – Danses
Dans l’imaginaire français, la musique des Alpes se confond trop souvent avec un cor… des Alpes suisses. Mais l’on ignore que les Alpes, terre d’échanges culturels entre la France et l’Italie notamment, portent une véritable histoire musicale au son d’un instrument qui revient régulièrement à la mode : le violon. Autrefois dans le Dauphiné, les ménétriers joueurs de violon étaient les artisans principaux du paysage sonore des « petites provinces » alpines. Présents aux fêtes officielles, aux vogues, aux veillées, ces musiciens ont développé une musique originale étroitement associée à la danse du rigodon. A travers quelques groupes comme Arco Alpino ou Rigodon, on peut aujourd’hui continuer d’écouter cette musique qui fit danser tant de villages des Alpes. La chanson la plus célèbre des Alpes du Nord, si l’on excepte Etoile des Neiges (pour info, cette chanson a été créée en allemand par un autrichien en 1944... et n'est arrivée en France qu'en 1950 chantée par Line Renaud) que d’aucuns chantent encore sur les télésièges de nos stations de ski…, c’est sans doute Le Petit Savoyard d’Alexandre Guiraud. Cette chanson populaire du début du XX e siècle disait tout le malheur d’une mère qui voit partir son fils, car les Alpes ne peuvent plus le nourrir. En effet, de nombreux Alpins sont partis pour d’autres villes françaises devant la pauvreté et la rudesse des montagnes. Ils sont devenus pour la plupart les célèbres ramoneurs qui arpentaient les rues de Paris en louant leurs services.


Le génie des Alpes

Hector Berlioz (1803-1869). Né en Isère, à La Côte-Saint-André où un festival réputé lui est consacré chaque année, l’auteur de La Symphonie fantastique a touché plusieurs genres musicaux avec puissance et grâce.

Sports et jeux traditionnels
Malheureusement, le ski n'a pas été inventé dans les Alpes. On suppose que de ce sport hivernal a existé depuis bien longtemps en Sibérie, en Scandinavie, dans les pays baltes et en Mongolie avant d'arriver en France via la Norvège, berceau du ski moderne. Il faudra attendre le début du XX e siècle pour que l'infanterie alpine de Briançon utilise ce moyen de déplacement dans nos montagnes.
Si le ski n'est pas alpin à l'origine, les Alpins ont inventé d'autres moyens originaux de dévaler les pistes, comme le paret à Manigod (Haute-Savoie). Le paret est une petite luge en bois à un seul patin ferré, équipée d'une planchette inclinée permettant de s'asseoir avec un pied de chaque côté, un manche vertical permettant de diriger le tout ! Chaque année, un championnat de paret est organisé avec 200 participants !

Les Alpes gourmandes


Les Alpes gourmandes - Vignoble de Savoie.
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Malheureux celui qui croit que la gastronomie des Alpes se limite à la trilogie : fondue, raclette et tartiflette. Certes, les produits du pays sont ce qu’ils sont, ceux de la montagne, et composent les spécialités locales depuis qu’une vache est une vache et qu’elle produit du lait, donc de la crème et du fromage. Mais c’est sans compter la diversité des sites. Les lacs et rivières nous offrent de succulents poissons : omble-chevalier, truite ou féra. Les plaines fleurissent de cultures maraîchères. Les vins se teintent de blanc ou de rouge. Pour agrémenter ces produits de base, les Alpes ont la chance d’être sur la route des épices, et les Alpins un peuple de colporteurs. Il y eut de grandes traditions culinaires dans nos contrées, qui se sont perdues mais que certains restaurateurs ou cuisinières se plaisent à faire renaître à partir d’anciennes recettes. On connaît celles de la cuisine campagnarde qui élève en maître le chou, la pomme de terre, le porc et les fromages, accompagnés de fruits secs et d’épices. Et celles de la cuisine bourgeoise, dans laquelle les produits locaux sont accommodés d'épices plus fines et plus rares. Mais on ne peut manquer d’évoquer les Alpes sans parler de la denrée qui a le plus manqué à ces habitants durant des siècles : le sel. Inconnu dans certaines vallées, difficile à transporter dans d’autres, le sel livré en cristaux était un bien précieux dont on gardait toujours une provision sur la cheminée.


Gourmands des Alpes

Si l'on en croit le classement d'un autre guide rouge plus tourné vers la gastronomie que vers le tourisme, les Alpes ne cessent de progresser vers les étoiles, notamment avec 4 restaurants triplement étoilés : Flocons de Sel à Megève avec le chef Emmanuel Renaut, le 1947 à Courchevel avec le chef Yannick Alléno, La Bouitte à Saint-Martin-de-Belleville avec les chefs René et Maxime Meilleur et le retour de Marc Veyrat avec sa Maison des Bois à Manigod.
Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826). Anthelme Brillat-Savarin, né à Belley, a donné un grand élan à l’étude du coup de fourchette. Il a écrit La Physiologie du goût .
Marc Veyrat (1950). Très attaché à sa montagne d’enfance où, le chapeau sur la tête, il part cueillir les fleurs et les herbes qui donnent à sa cuisine un goût si particulier, le chef a réussi l’exploit de faire l’unanimité auprès des critiques gastronomiques. Il revient en force avec sa Maison des Bois dans son village de Manigod.

Spécialités locales

Les crozets


Les crozets - Les crozets de Savoie.
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Ce sont les pâtes du Savoyard que l’on trouve aujourd’hui à travers toute la France dans nos supermarchés. Plus petites que les pâtes italiennes, elles n’ont que cinq millimètres de côté, elles sont composées de farine de blé tendre pure ou mélangée à de la farine de sarrasin. Les crozets accompagnent merveilleusement bien tous les plats de charcuterie et notamment les diots auxquels on les marie volontiers.

Le farçon ou farcement
C’est un plat traditionnel de pommes de terre, avec du lard et des fruits secs, dont la cuisson est très longue et se pratique dans un moule nommé « rabolire », tout en hauteur avec une cheminée au centre. Jadis, ce plat très consistant était consommé dans les grandes familles des campagnes et tenait bien au ventre de leurs robustes travailleurs.

Le gâteau de Savoie


Le gâteau de Savoie - Gateau de Savoie.
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Quoi de plus délicieux et de plus simple – en apparence – que ce gâteau léger et savoureux. Cuit au feu de bois selon une recette ancestrale, c’est un gâteau aérien, tout en finesse, à base d’œufs battus en neige, de farine et de sucre. Fondant sous la dent, ce délice alimente toutes les fines bouches. Bien sûr, si l’on trouve des gâteaux de Savoie dans toutes les Alpes, on viendra à Yenne, en Savoie, chercher ce délice.

Le gratin dauphinois
« Le Dauphiné s’enorgueillit avec raison de ses quatre gratins : de millet, de potiron, de pommes de terre, d’écrevisses, celui-ci tout au sommet de ce crescendo ! Et c’est depuis plus de trois siècles, la lutte à qui l’emportera du gratin de pommes de terre dauphinois ou du gratin de pommes de terre savoyard, tellement ces deux gratins sont parfaits. » – Curnonsky et A. de Croze, Le Trésor gastronomique de France . Le gratin dauphinois est, on l’aura compris, la grande spécialité gastronomique des Alpes du Nord. Mais qui détient la véritable recette ? On ne le saura jamais. Chacun pense la détenir et est convaincu de savoir faire le meilleur gratin. Il n’y a qu’à poser la question à quelques Dauphinois et Savoyards pour s’en rendre compte. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’on y met des pommes de terre, de l’ail et du lait. Pour ce qui est du poivre ou de la noix de muscade voire de la crème fraîche, les discussions s’animent et virent parfois à des querelles gratinées !

Les ravioles du Royans
Plat traditionnel du Vercors, que l’on retrouve à travers les Alpes et partout à travers l’Hexagone, les ravioles sont un plat simple à réaliser – cuisson minimum – mais difficile à préparer. C’est au pied du Vercors que l’on fait les meilleures plaques de ravioles au fromage et au persil.

Les rissoles
Il s’agit d’un chausson de pâte feuilletée, frit doucement et servi chaud. Mais d’une préparation dont le contenu peut beaucoup varier : pour les uns, il s’agit bien de fruits cuits en compote ou de diverses confitures. Pour les autres, d’un hachis de viande ou même de poisson. Ces créations aux pommes ou aux poires ont fait longtemps la fierté des cuisinières savoyardes, souvent en concurrence lors des fêtes de village.

La tartiflette


La tartiflette - La tartiflette est une spécialité savoyarde.
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Il y a la tartiflette avec oignons et sans oignons, avec les pommes de terre dorées à la poêle avant de les passer au four ou au four tout court, avec un reblochon totalement écroûté ou non... Bref, chacun y va de sa touche personnelle. La tartiflette peut s’accompagner d’une salade verte, de charcuterie savoyarde et d’un vin de Savoie. On trouve aussi des variantes comme la « pâtiflette » avec des crozets ou la pela sans oignons ni lard.

Les tourtons
Les tourtons sont des petits chaussons carrés frits, à base de produits du terroir. Ils se consomment tout au long de l’année, de l’entrée au dessert, dans toutes les occasions. Comme dirait un aimable restaurateur gapençais, « venir dans les Hautes-Alpes sans goûter aux tourtons serait comme aller à Paris sans voir la tour Eiffel ». Ils se mangent avec les doigts et ce n’est que meilleur !

Produits du terroir

Viandes, volailles et gibiers
L’agneau. Dans les Alpes du Sud, on trouve davantage de recettes à base d’agneau – le département des Alpes-de-Haute-Provence nous offre l’incomparable agneau de Sisteron –, dont la célèbre daube d’agneau.
Le bœuf. La consommation de viande de bœuf est assez récente dans toutes les Alpes. Les bovins étant essentiellement destinés à produire du lait. Il existe peu de viande de bœuf séchée dans les Alpes françaises.
Les volailles. Si l'on élève de la volaille en plaine, notamment du côté de Grenoble où l'on cuisine un délicieux et traditionnel poulet à l'écrevisse, la volaille reste un plat exceptionnel souvent réservé pour les fêtes. Parmi les volailles emblématiques des Alpes, signalons la poule grise du Vercors ou le pintadeau de la Drôme.

Charcuteries


Charcuteries - Charcuterie savoyarde
© Muguette BERMENT
En montagne, l’élevage bovin est essentiellement destiné à la production de lait et aux nombreux produits dérivés dont les fameux fromages de montagne. On consomme donc peu de viande rouge – dont le prix est très élevé – et l’on possède la « religion » du cochon – le « caïon ». Facile à transformer, facile à conserver, les produits fabriqués à base du cochon changent d’une vallée à l’autre même si l’on retrouve dans toutes Alpes les grands classiques que sont les diots, ces petites saucisses de porc cuites à la poêle avec du vin blanc – crépy –, avec des oignons et quelques herbes aromatiques.
Outre les plats mythiques à base de cochon, comme la « fricacha coffa » qui utilise essentiellement les abats, il existe le saucisson mythique des Alpes : le saucisson de Magland. Si on le trouve maintenant dans quelques épiceries fines, dont Fauchon, il faut venir le chercher à Magland en Haute-Savoie, là où il est fabriqué selon une recette ancestrale. Conservé dans l’huile pendant au moins quatre mois, ce saucisson offre aux gourmands le fameux « moelleux » de Magland. Alors, tous à vos Opinel, pour s’en couper une tranche !

Poissons, fruits de mer et crustacés
L’abondance et la pureté des eaux des Alpes feront le bonheur de tous les pêcheurs et de tous les amateurs de poisson. Qu’ils soient poissons de lac ou poissons de rivière, on se régale de les manger simplement après une cuisson au grill ou baignant dans des sauces savantes. Bien sûr, ce sont les salmonidés qui ont nos faveurs et il n’est pas rare de savourer une truite après une bonne partie de pêche commencée dès l’aube. Dans les lacs, ce sont les perches, les féras et l’omble-chevalier qui fraient avant de s'inviter dans nos assiettes. A noter que ce dernier reste le poisson le plus savoureux et sûrement le plus compliqué à préparer. Autres habitantes de nos rivières, les écrevisses font encore le délice des connaisseurs. Mais attention, leur capture est très réglementée.
La féra. La féra peuple largement les profondeurs de nos lacs de montagne. De la famille des salmonidés, c’est un beau poisson qui se déguste entier, mais la plupart du temps proposé en filet dans tous les restaurants qui bordent les lacs alpins. Un poisson rustique qui ne manque pas de saveurs et qui s’accommode de bien des sauces.
Les écrevisses. Présente dans les rivières, étangs et lacs de montagne à l’eau pure, l’écrevisse indigène – elles ne sont que deux espèces à être originaires de nos contrées, la plus recherchée étant celle dite à pattes rouges – ne peut être pêchée – et donc consommée fraîche – que du 24 juillet au 2 août, c’est-à-dire sur une très courte période, et doivent au moins mesurer neuf centimètres. Autant dire que l’on ne consomme presque que des écrevisses dites américaines.
La perche. C’est une espèce fort répandue parmi les grands lacs alpins, faisant partie de la famille des perciformes, et que l’on trouve peu par ailleurs. Sa taille varie de vingt à cinquante centimètres, alors que sa couleur grisâtre ponctuée de vert, blanc et rouge lui permet de se fondre dans les eaux sombres. Sa technique de pêche est particulière, car il faut utiliser le filet « mirandelier » ou « ménier ». C’est un poisson d’été, qui se déguste ainsi dans les restaurants de juin à septembre à toutes les sauces et à toutes les crèmes, selon les multiples fantaisies des chefs.
La truite. C’est la star incontestable de nos rivières où l’eau vive coule à flots. Tous les pêcheurs, sportifs ou non, attendent avec impatience l’ouverture de la saison et l’on voit dès le mois de mars les bords de nos rivières se remplir d’amateurs qui pratiquent de plus en plus le no kill en relâchant leur prise. Attention, une truite doit au moins mesurer vingt-cinq centimètres pour être dégustée. Mais quel régal de savourer sa chair juste cuite ou fumée selon les règles de l’art. La plus célèbre et sans doute la plus typiquement dauphinoise des recettes à base de truite est la truite au bleu. Il faut, pour réussir ce plat, des truites vivantes. Après les avoir vidées, on les poche dans un court-bouillon avec beaucoup de carottes et une bonne garniture aromatique. On sert ensuite la truite avec une noisette de beurre dessus.

Fromages, produits laitiers


Chamonix-Mont-Blanc - Affinage de Beaufort
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Voici la plus grande richesse gastronomique des Alpes. Bien que la majorité des fromages savoyards soit fabriquée à partir de lait de vache, le beaufort, la raclette et le reblochon en sont les exemples les plus marquants et les plus consommés, les laits de chèvre et de brebis demeurent très présents dans la production fromagère alpine, notamment au sud du massif. En Savoie, les persillés, fromages de chèvre au lait cru, ne connaissent qu’un rayonnement limité, sauf sans doute un chevrotin qui a obtenu la reconnaissance d’une A.O.C. La brebis, dont l’élevage était tombé en désuétude, est réintroduite depuis sur certains pâturages. La fabrication de la tomme et de la tommette de brebis en est l’illustration.
Les fruitières. Non, ce n’est pas une erreur de notre part, les fruitières ne sont pas des lieux où poussent des arbres fruitiers, mais bel et bien des fromageries traditionnelles. Selon une étymologie probable, des exploitants agricoles mettent en commun le fruit de leur travail pour le faire fructifier (pour d’autres, « fruitière » viendrait de « fretiere », terme de la même famille que le mot « fromage »). Une fruitière, telle qu’on en trouve dans les Alpes du nord et dans le Jura, désigne donc une fromagerie traditionnelle coopérative où l’on peut, parfois, s’approvisionner directement auprès du producteur. Autant dire que l’on y trouve d’excellents fromages et que c’est la meilleure façon d’aller à la rencontre des authentiques produits du terroir alpin.
L’abondance. Fabriqué à partir de lait cru et entier et d’une coagulation très lente à la température de 27 °C, ce fromage A.O.C. à croûte ambrée et à pâte souple et onctueuse est issu originellement de l’une des vallées du Chablais, entre le Léman et le Valais. Ce sont les moines de l’abbaye d’Abondance qui, les premiers, ont sélectionné la race bovine Abondance. A la fin du XIV e siècle, la réputation de ce fromage fut telle que l’abbaye devint fournisseur officiel du pape Clément VII. Aujourd’hui, on n’utilise plus seulement le lait des vaches de race Abondance, mais aussi celui des races Tarine et Montbéliarde. Le lait est emprésuré vingt-quatre heures au plus tard après la traite. Après caillage, d’écaillage, brassage et chauffage, on obtient une pâte onctueuse et souple parsemée de petits trous. Après moulage et pressage, l’abondance est cerclé de bois et il prend alors sa forme concave si caractéristique. Son diamètre est de quarante centimètres environ pour une épaisseur variant de sept à huit centimètres et un poids de sept à douze kilos. L’affinage se poursuivra pendant trois mois au minimum et donnera à l’abondance sa pâte jaune ivoire et son petit goût de noisette un peu acidulé.
Le beaufort. Ce fromage savoyard, d’origine très ancienne, bien que son nom ne soit apparu qu’en 1865, est produit sur les terroirs du Beaufortain, de la Maurienne et de la Tarentaise. Surnommé le « prince des gruyères », il est fabriqué à partir des laits des mêmes races de vaches que l’abondance, l’Abondance et la Tarine. Le beaufort est un fromage à pâte cuite et pressée. Le lait est utilisé encore chaud puis additionné de présure. Cerclé dans un bois de hêtre puis pressé et salé, l’affinage du beaufort se fera, selon les obligations propres à cette AOP, pendant une période minimum de cinq mois, mais qui peut être prolongée jusqu’à dix-huit mois. C’est ce dernier et long vieillissement qui va lui permettre d’atteindre sa pleine maturité, et déterminera aussi son prix de vente au détail, toujours soutenu. Sa croûte va peu à peu virer à l’ocre brun et sa pâte, initialement blanc crème, va évoluer vers le jaune. Fondant, dégageant des effluves de noisette, on le consommera de préférence en fines lamelles, en dés ou, bien entendu, dans la fameuse fondue savoyarde. La recette de la fondue savoyarde. Tout d’abord, rétablissons un fait, la fondue d’aujourd’hui n’est pas originaire de Savoie : sa grande mode populaire nous est venue de Suisse montagnarde et voisine, voici environ un demi-siècle, parallèlement avec le début de la grande mode des sports d’hiver. Il faut diplomatiquement le reconnaître, même si une fondue savoyarde est apparue à la cour de Savoie dès le Moyen Age, constituée alors d’une crème au fromage dégustée avec du pain et réservée surtout aux consommateurs les plus aisés. Cet ancêtre culinaire comporte beurre et lait chauffés avec des jaunes d’œufs, ainsi que du gruyère déjà coupé en fines lamelles, les blancs d’œufs battus étaient ensuite incorporés et assaisonnés. Aujourd’hui, la vieille recette a évolué et celle que nous vous donnerons ci-après est particulièrement simple mais exceptionnellement délicieuse.
Ingrédients par personne : 8 cl de vin blanc sec de Savoie, de 150 g à 200 g de vieux – très important – fromages, moitié beaufort d’alpage, moitié comté de montagne et 20 g à 30 g d’appenzell – fromage Suisse – en tout et par personne, 200 g de fromage sont largement suffisants. Vous êtes prêt, alors allons-y… Frotter généreusement le fond du caquelon avec une gousse d’ail, y verser le vin blanc froid et aussitôt les fromages, beaufort et comté, râpés ou en fines lamelles. On fait cuire le tout à feu doux, en brassant constamment avec une cuillère en bois : on dessine de jolis 8, pour éviter que le fromage ne colle, jusqu’à ce qu’il fonde complètement et on ajoute alors l’appenzell pour finir la cuisson dès qu’il est à son tour fondu. Pas d’assaisonnement du tout, et surtout pas de sel si vous utilisez de vieux fromages. On pose le caquelon sur le réchaud au centre de la table et on déguste avec du pain à demi rassis. Attention au gage ! Quand vous perdez votre pain dans le caquelon : dans les chalets, il y en a plus d’un qui se sont retrouvés ainsi fort légèrement vêtus !
Le bleu de Sassenage. Les producteurs de ce fromage ont obtenu une AOC dès 1998. Produit autrefois par des moines, sa production est devenue libre en 1338 grâce à l’autorisation du baron Albert de Sassenage. Aujourd’hui fabriqué uniquement à partir de lait de vache, alors qu’on utilisait indifféremment autrefois du lait de chèvre, brebis ou vache le mélange des trois était même conseillé, le résultat obtenu produisant un goût jugé alors comme plus fin. Le bleu de Sassenage est un fromage à pâte molle et persillée. Son affinage dure un à deux mois. La croûte se teinte alors de petites taches rouges, alors que la pâte se veine de bleu. Ce sont d’ailleurs ces veines qui signent un bon fromage. D’un diamètre de trente centimètres, un bleu de Sassenage pèse entre cinq et six kilos.
Le bleu de Termignon. C’est un fromage local et de haute tradition que l’on ne trouve pas souvent dans nos boutiques ni même chez notre fromager. Produit grâce au lait des vaches qui paissent dans les alpages du mont Cenis et de Termignon, ce fromage à pâte persillée possède un goût que l’on qualifiera volontiers de prononcé, voire relevé sous sa croûte rougeâtre – mais le bleuissement est à l’intérieur… Un vrai fromage de montagnards qu’il faut apprécier à sa juste valeur.
Le brézain. C’est en 1991 qu’est née cette belle idée gourmande d’un fromage différent : le brézain, fromage au lait de vache avec sa pâte pressée à croûte, dont le nom vient de la braise puisqu’il est fumé au feu de bois, ce qui lui confère un goût unique et un aspect doré des plus réussis. Affiné de 6 à 8 semaines, le brézain est exposé à la fumée naturelle et chaude d’un bon feu de bois dans une ambiance humide. Forme : on dirait un gros gâteau d’environ 6 kg ; couleur et saveur sont obtenues par cette même opération simple qui lui donne toute son originalité. Il se conserve bien, environ 1 mois au réfrigérateur, et se sert à l’apéritif, en salade, en sandwich, donne les meilleures raclettes selon les connaisseurs et se cuisine également en fondue, gratin, pizza, crêpes, croque-monsieur… C’est vraiment un fromage sympa et convivial ! On le retrouve chez tous les bons fromagers, il est commercialisé dans toute la France, mais encore à ses origines, c’est-à-dire à la société Edelmont de Thônes.
L’emmental de Savoie. C’est celui avec des trous, la grande meule de 75 centimètres de diamètre de plus de 80 kg à la pâte toute blonde qui fait rêver tous les gourmands avec son goût fleuri qui ne doit pas trop piquer. Un fromage qui bénéficie d’une Indication Géographique Protégée en Savoie et Haute-Savoie, un fromage à pâte pressée puis affiné en cave pendant au moins dix semaines, dont on ramène toujours un morceau portant au talon la guirlande ornée de quatre cœurs rouges.
Les persillés de Savoie. Sous ce nom générique sont regroupés des fromages fabriqués à partir de lait de chèvre, parfois mélangé à du lait de vache. Trois variétés savoyardes :
Le persillé des Aravis. Pourtant très apprécié autrefois, il est aujourd’hui quasiment en voie de disparition. Produit, comme son nom l’indique dans la vallée des Aravis, c’est un fromage de chèvre au lait cru et entier obtenu à partir d’une pâte non pressée et recuite. De forme cylindrique, sa croûte est de couleur gris foncé. On l’appréciera très affiné. Le persillé de La Clusaz, produit à quelques kilomètres offre pratiquement les mêmes caractéristiques.
Le persillé de Tignes. Ce fromage de chèvre produit, lui aussi, de manière presque confidentielle, offre une pâte tendre, non pressée et non cuite. Produit en Savoie, on le reconnaît à sa forme cylindrique et à sa croûte couverte de moisissures blanches et bleues. Dans une salade, après avoir été brisé par exemple, son petit goût salé et un peu âpre, fera merveille.
Le persillé de la Haute-Tarentaise. Variété proche du persillé de Tignes. Fromage de chèvre lui aussi, la durée de son affinage se limite de deux à trois mois. Sa croûte est également de couleur plus foncée, elle tire en effet du gris à l’ocre brun. Elle offre un goût caprin très prononcé.
La raclette. Ce fromage de vache à pâte pressée est le plus souvent dénommé « fromage à raclette », en raison de l’utilisation qui en est faite. Car si la raclette, plat traditionnel du Valais Suisse a conquis la France entière depuis longtemps, c’est à peu près exclusivement en tant que plat cuisiné. D’un diamètre d’environ trente à trente-cinq centimes et d’une épaisseur de cinq à sept centimètres, une raclette pèse de quatre à sept kilos. Elle est fabriquée à partir de lait cru ou pasteurisé.
Le reblochon. Ce sont les vaches de race Montbéliarde, Abondance et Tarine qui offrent au reblochon leur lait cru et entier. Les animaux ne doivent pas avoir été nourris de fourrages ensilés. La fabrication est effectuée deux fois par jour, du moins dans sa version la plus recherchée, dite fermière. L’affinage dure deux à trois semaines, pendant lesquelles le fromage est souvent retourné et sa croûte lavée. Ce fromage AOC des Aravis se reconnaît à sa croûte jaune safran et à sa pâte ivoire au goût crémeux. Son diamètre classique est de quinze centimètres environ, son poids variant alors de quatre cent cinquante à cinq cents grammes mais on trouve aussi du demi et du petit reblochon. Il entre avec sa propre croûte – ce n’est pas une erreur du cuisinier – comme ingrédient principal dans la tartiflette, le fameux plat savoyard désormais international. Il y a encore peu d’années, ce n’est qu’en patois que l’on parlait de ce qui s’appelait alors pela  ! L’histoire de ce fromage à pâte pressée est singulière. Il est en effet fabriqué depuis le XIII e siècle à partir du lait de vache issu d’une seconde traite appelée la « rebloche ». Cette pratique de la seconde traite s’est répandue au Moyen Age. Les fermiers étaient en effet imposés par les propriétaires des alpages en fonction de la quantité de lait produite. Le jour où le propriétaire venait percevoir son dû, ils ne pratiquaient qu’une traite incomplète. Une fois le propriétaire parti, le fermier terminait sa traite, avec laquelle le reblochon était fabriqué… Aujourd’hui, bien que ce mot s’applique à des fromages produits dans de nombreuses régions, il est le plus courant en Savoie. Le point commun de tous ces fromages est de posséder une forme cylindrique et d’être à pâte pressée, non cuite, à croûte fleurie.
Le sérac. Un fromage méconnu fabriqué traditionnellement dans nos alpages à partir du petit-lait qui reste après avoir fabriqué le fromage – comme le beaufort par exemple. A ce petit-lait, on ajoute un ferment acide qui provoque une seconde coagulation des protéines. Dans le chaudron, le sérac est puisé à l’aide d’une poche trouée et mis en forme encore chaud dans une faisselle où il finit de s’égoutter. On le sale et après quelques heures on le démoule pour être mis à sécher ou il est fumé. Ne profitant pas d’une bonne image de marque – le sérac rappelle la « pauvreté » des alpins et leur maigre nourriture –, le sérac a pourtant tous les atouts pour séduire. Peu calorique, il peut être mangé facilement par toute la famille. Quant à nous, on a pu goûter un sérac rôti dans une tranche de lard – Auberge des Prioux à Pralognan-la-Vanoise – une pure merveille à découvrir.
Le tamié. Si la marque Tamié n’est déposée « que » depuis 75 ans, ce fromage semble exister depuis des siècles ! Un fromage bien particulier qui n’est produit exclusivement que par les moines de l’abbaye de Tamié, un peu au-dessus d’Albertville. Petit ou grand modèle, ce fromage se classe dans la catégorie des pâtes pressées non cuites et se distingue par la couleur safran de sa croûte. Sa pâte est moelleuse et son goût unique se rapproche de celui du reblochon.
La tome des Bauges. La tome des Bauges, qui a légitimement obtenue son AOC se présente sous la forme d’un disque d’environ 18 à 20 centimètres, pour un poids légèrement supérieur à 1 kg. De production fermière ou laitière, la tome des Bauges est fabriquée uniquement à base de lait cru de vache. Elle subit un affinage d’un mois et demi à trois mois et elle est retournée quotidiennement pour favoriser l’apparition de la croûte. On la consommera tout au long de l’année en préférant tout de même les mois estivaux. Fromage fruité de longue tradition, la tome des Bauges.
La tomme de Savoie. La tomme de Savoie est sans doute la plus connue des variétés de ce fromage. Ce nom désigne une production spécifique, protégée et certifiée par le label régional Savoie. Les tommes de Savoie sont ainsi toutes au lait cru de vache. Leur croûte est invariablement de couleur grise et couverte de moisissures rouges ou jaunes. La pâte, de couleur jaune pâle, présente un goût de noisette caractéristique. Bien que la tomme soit bonne toute l’année, les mois d’automne semblent les plus propices à sa dégustation. L’on peut toujours choisir entre la « maigre » à 20 % de matière grasse et la « lait entier » à 45 %, ce qui varie agréablement les découvertes.
La tomme de brebis. La tomme de brebis présente des caractéristiques identiques à celles des autres tommes de Savoie, la différence vient évidemment du lait utilisé. On sait déjà que la brebis, tombée peu à peu en disgrâce, est réintroduite progressivement sur les pâturages de Savoie. Son retour a relancé la fabrication de ce fromage : un goût de noisette et un grand fondant en sont les principales caractéristiques gustatives.
Le vacherin des Bauges. Produit dans la région des Bauges, ce fromage exclusivement fermier est en voie de disparition tout comme son semblable, le vacherin d’Abondance. Sa pâte molle est cernée d’une écorce d’épicéa qui lui procure un parfum singulier. Une fois la traite et l’égouttage effectués, le vacherin est salé puis subit un affinage de deux semaines environ. Sa croûte abrite une pâte molle presque coulante. A consommer idéalement en hiver.

Fruits et légumes
Noix, pommes et poires. Peu de fruits dans les Alpes en raison des gelées tardives qui ont lieu même dans les vallées. Pourtant, on trouve des poires et des pommes renommées pour leur goût particulièrement prononcé et des… noix qui bénéficient d’une AOC. L’Y grenoblois formé par les trois grands massifs que sont le Vercors, la Chartreuse et Belledonne, renferme une grande production de noix, l’une des plus importantes de France. Celles-ci sont, par conséquent, à la base d’une multitude de produits gastronomiques qui font la fierté de patrimoine culinaire des Alpes : confiseries, huiles, gâteaux, vins, confitures… Mille et une douceurs à consommer sans modération.
La pomme de terre. Le tubercule qui s’adapte le mieux aux conditions climatiques parfois rudes, qui se conserve le plus longtemps durant les longues saisons hivernales et qui possède en plus le mérite de « coller » au corps en apportant réconfort et calories, c’est bien sûr la pomme de terre qui reste l'ingrédient de base pour toutes les grandes préparations de la cuisine des Alpes.

Douceurs
Le miel. Le miel est un produit phare des Alpes qui ont fourni un effort important pour son développement. Les Alpes sont la première région apicole de France offrant divers miels de plusieurs – polyfloral – ou d’une seule – monofloral – fleurs. Le « miel de montagne » est un miel composé de toutes les fleurs qui ornent les pentes ou les forêts et ses variations sont multiples – en fait, tout dépend de la zone de récolte des nectars par les abeilles. Il existe également un « miel de sapin » dont la production n’est pas toujours assurée en raison de facteurs climatiques.

Eaux minérales, boissons locales
C’est bien connu, les Alpes agissent comme un gigantesque filtre minéral où l’eau s’écoule lentement pour donner parmi les eaux les plus célèbres que l’on puisse trouver. Ces eaux minérales bénéficient de propriétés favorables à la santé, officiellement reconnues – attention, en revanche certaines eaux contiennent des éléments qui, pris en grande quantité ou quotidiennement, peuvent être néfastes. La composition d’une eau minérale doit être garantie ainsi que la constance de l’ensemble des critères de qualité – débit, température de l’eau, composition minérale, aspect visuel, goût. Elle subit de nombreux contrôles quotidiens et ne peut provenir que d’une seule source. Lorsque l’eau a été reconnue d’intérêt public, elle peut se voir attribuer un périmètre de protection. Tout travail souterrain dans ce périmètre nécessite une autorisation préalable. En voyageant dans le sous-sol, l’eau peut se charger de gaz. L’eau minérale gazeuse ne doit subir aucun traitement chimique. La loi française autorise deux types de traitement : le retrait du fer et la regazéification. Celle-ci doit être faite avec le gaz de la source pour que l’eau puisse porter l’appellation « eau minérale renforcée au gaz de la source ». Les valeurs thérapeutiques de certaines eaux minérales sont utilisées en cure thermale. Les séjours de thalassothérapie contribuent également à la reconnaissance des propriétés bienfaitrices de l’eau. Ainsi, on boit de l’eau minérale d’Evian depuis plus de 200 ans et ses bouteilles restent à la pointe du style. L’eau de Thonon n’est pas moins célèbre et réputée pour sa composition minérale qui lui confère tant de vertus, tandis que l’eau minérale d’Aix-les-Bains contribue au bien-être des curistes et de ses consommateurs à travers la France. Ses trois grandes eaux minérales comptent parmi les plus vendues dans le monde. Moins connues, les eaux minérales gazeuses des Alpes françaises, que sont Amélie la Reine et Oriol exploitées à Cornillon-en-Trièves dans les Alpes du Dauphiné. Amélie-la-Reine et Oriol sont toutes les deux finement pétillantes et ont une juste teneur en oligoéléments. Peu salées, leurs saveurs les rendent dignes des grandes tables. Elles sont, de part leur composition, reconnues comme digestives, toniques, reconstituantes et diurétiques. Leur minéralisation équilibrée permet de les consommer sans modération.

Alcools et spiritueux

Vins
La vigne s’est développée très tôt au pied des Alpes, souvent dès l’occupation romaine. Les vins d’Allobrogie étaient d’ailleurs réputés à Rome au I er siècle. Au Moyen Age, la vigne s’étend jusque dans les hautes vallées grâce aux religieux. Elle reste néanmoins principalement cantonnée aux microclimats les plus cléments, sur les adrets jusqu’à 500 m d’altitude, autour des lacs, sur des sols drainés d’éboulis calcaires et de moraines pierreuses. A partir du XVII e siècle, une viticulture populaire se développe produisant des vins de qualité médiocre pour la consommation des paysans. A la fin du XIX e siècle, de grandes épidémies font disparaître une grande partie du vignoble. Seuls les cépages les plus intéressants et les zones d’exploitation aux rendements et aux conditions climatiques les meilleurs, sont sauvegardés. Avant les épidémies, les deux départements de Savoie produisaient 360 000 hectolitres de vin en majorité rouge (130 000 hectolitres de nos jours). Les deux tiers des vins produits sont blancs et la Savoie mise sur la qualité avec notamment quatre AOC – dont deux près de Chambéry – : seyssel, crépy, roussette de Savoie et Vin de Savoie.
Les vins de Savoie . En Savoie, l’origine de la vigne semble remonter à la plus haute Antiquité. Pleine et Columelle, auteurs latins, faisaient déjà mention des vignes de l’Allobrogie, en termes élogieux, et, ce, au I er siècle de notre ère. C’est au Moyen Age que l’on voit apparaître dans les chartes, le nom des vignobles les plus connus. La vigne s’étend alors jusque dans les hautes vallées grâce aux religieux, se cantonnant toutefois aux microclimats les plus cléments, sur les adrets jusqu’à 500 m d’altitude, autour des lacs, sur des sols drainés d’éboulis calcaires et de moraines pierreuses. Il fallut, cependant, attendre le XIX e siècle, pour voir la qualité des vins savoyards devenir plus hétérogène. Cela tient à la fois aux expositions très diverses, à la grande variabilité altitudinale, mais aussi à la variété de cépages utilisés ainsi qu’aux modes de conduite choisis. Le phylloxéra fit son apparition en 1877. Six ans plus tard, 55 des 65 communes viticoles étaient touchées. Le mildiou apparut en 1878 et l’oïdium en 1880. Ces catastrophes n’entraînèrent cependant pas de réduction de la surface du vignoble, dont la reconstruction s’accompagna de profondes transformations, aux niveaux de l’allure du vignoble, de la structure foncière et des soins donnés à la vigne. La fin du XIX e laissait entrevoir un bel avenir à la viticulture savoyarde mais l’élan fut freiné par la crise viticole qui se poursuivra jusqu’en 1905, suivie par la Première Guerre mondiale, la mévente de la récolte de 1922, la crise de 1930, enfin la dénatalité et l’urbanisme naissant, poussent à l’abandon des parcelles en pente. Durant cette longue période, la replantation se poursuit et en restreignant son domaine, le rendement de la vigne s’élève tout en sélectionnant les positions les plus écologiquement favorables, en améliorant les méthodes de culture ainsi que les procédés de vinification. Si beaucoup s’imaginent que la Savoie est un pays stérile, ils se trompent. Les coteaux y produisent de bons vins lorsque les conditions climatiques le permettent. Au cours des vingt dernières années, la viticulture s’est progressivement imposée comme la première production végétale du département et la seconde livraison de produits agricoles après le lait.
Le vin de Savoie se répartit en une vingtaine d’îlots ou de rubans dans quatre départements de la région Rhône-Alpes – Savoie, Haute-Savoie, Isère et Ain – qu’il intéresse d’une façon tout à fait inégale. En Haute-Savoie – 170 ha –, on rencontre la vigne sur la rive sud du Léman – crus ripaille, crépy, marignan et marin –, dans la côte d’Arve – cru ayze –, dans la vallée des Usses – cru frangy – et au bord du Rhône – vignoble de Seyssel partagé avec l’Ain pour 90 ha. En Savoie – 1 550 ha –, la vigne a colonisé les premières côtes de la rive gauche du Rhône – cru chautagne. Elle s’est également établie sur le versant occidental de la montagne du Chat – crus marestel, monthoux, jongieux –, dans le Val de Bourget et la Cluse de Chambéry – crus monterminod, saint-jeoire, chignin, bergeron, apremont et abymes qui déborde sur l’Isère pour 130 ha. Enfin, les crus montmélian, arbin, cruet et saint-jean-de-la-porte bénéficient d’une exposition sud-est sur la rive droite de la Combe de Savoie. Il faut donc distinguer deux AOC de vignobles avec Seyssel – décret 1942 – limité à trois communes tout comme Crépy – 1948. Vin de Savoie – 1973 – 17 crus – et roussette de Savoie – 1973 – 4 crus – sont des appellations régionales, utilisées dans toutes les zones. En constante extension – près de 2 000 ha –, la Savoie produit environ 135 000 hl, avec deux tiers de vins blancs et un tiers de vins rouges. Terminons avec les cépages qui paraissent nombreux mais dont certains n’existent qu’en très faible quantité, tels le pinot et le chardonnay. La jacquère est le cépage blanc le plus répandu et donne des vins blancs frais et légers. L’altesse, fine et typiquement savoyard, intéresse la moitié des surfaces de l’Ain. La roussane donne des vins de très haute qualité. Le chasselas n’est présent qu’en Haute-Savoie. La molette complète agréablement l’inventaire des cépages blancs. Pour les rouges, le gamay donne des vins à consommer dans l’année. La mondeuse, variété exclusive de arbin, fait naître des vins rouges charpentés, cépage en progression. Les viticulteurs jouent tous la carte de la qualité. Les vins d’AOC Savoie représentent maintenant 80 % des volumes vinifiés. Ils sont désormais produits dans un souci de modération des rendements et d’adaptation de la technologie d’élaboration aux souhaits du consommateur.
La clairette de Die . On ne peut pas parler des Alpes sans s’attarder un instant sur ce qui fait en partie la célébrité du Diois : le vignoble et particulièrement la clairette de Die. Le vignoble du Diois compte parmi les plus hauts de France. Bénéficiant d’un climat où les affluences alpines et méridionales convergent, ce vignoble ne ressemble à aucun autre. D’abord par son vieil âge, puisque déjà les Romains avaient planté de la vigne dans la région, qui contribue à donner aux hommes du pays une parfaite connaissance des terrains. Ensuite par la vinification de la clairette de Die, qui se fait essentiellement à base du cépage muscat selon une méthode ancestrale où le vigneron a recours au froid et à diverses opérations de filtration pour limiter la transformation des sucres en alcool. Clairette de Die est une appellation d’origine contrôlée.
Ce vin contient peu d’alcool et est très agréable à déguster à tout moment du repas – particulièrement à l’apéritif et au dessert – et tout moment de la journée – avec modération quand même ! Le crémant-de-die dispose d’une AOC au même titre que la clairette-de-die.
Uniquement vinifié à partir de cépage clairette, il est davantage un vin de fête à l’image bien connue des champagnes et des vins effervescents vinifiés en méthode dite « traditionnelle ». C’est un vin élégant, qui a besoin de temps pour contenir la force et l’âpreté de son terroir pour exprimer tous les arômes de fruits – la pomme verte notamment – typiques de son cépage.
Moins connu, il existe encore le coteau de Die. Vin tranquille à base de cépage clairette, il accompagne idéalement les poissons et les fromages de chèvre fermiers de notre région qui sait heureusement marier toutes les richesses de sa gastronomie.

Bières, cidres
Bières. Sans doute plus que dans d'autres régions françaises, les microbrasseries se sont multipliées dans les Alpes ces dernières années. La raison est simple : la qualité de l'eau de nos montagnes. Et puis, il y a une certaine facilité à écouler une production de qualité sur des territoires hautement touristiques. Difficile d'évaluer le nombre de ces microbrasseries alpines (une cinquantaine sûrement), mais elles se trouvent du nord des Alpes (Brasserie du Léman, Brasserie du Mont Salève...) au sud du territoire avec plusieurs microbrasseries dans les Hautes-Alpes. C'est en Isère que l'on trouve le plus grand nombre de brasseries (une trentaine !) avec de savoureuses bières de montagne.
Cidres. On le sait peu, mais le terroir savoyard produit d'excellentes pommes qui donnent un excellent cidre. Surprenant, mais la Savoie a aussi sa cidrerie (Cidrerie de Savoie, voir notre rubrique Albertville) qui nous propose des cidres bruts, doux et fins qui ne servent pas qu'à accompagner des galettes bretonnes, mais surtout à se marier aux spécialités savoyardes à base de fromage et autres desserts.

Alcools, eaux de vie et liqueurs
La Chartreuse. S’il est un nom indissociable des Alpes, c’est bien celui de la Chartreuse ! Qui n’a jamais bu de cette liqueur à la fin d’un repas, ne connaît pas le bonheur. Rappelons qu’à l’origine, il s’agit d’un élixir de longue vie dont dont la recette a été découverte par le duc d'Estrées en 1605. Les moines du monastère de la Grande Chartreuse, possédant la science nécessaire à l’étude des plantes, vont étudier cette formule pour établir sa composition en 1737. Cette recette ancestrale est toujours à l’origine de « L’Elixir végétal de la Grande Chartreuse ». Mais c’est avec la Chartreuse Verte (titrant 55°) que les Dauphinois vont connaître cette liqueur. La Révolution française mettre un coup d’arrêt à la production, mais le manuscrit sera précieusement conservé. Après un passage en Espagne, à Tarragone, les moines en reprendront leur production dans leur distillerie de Fourvoirie qu’au début du XX e siècle. Malheureusement, les bâtiments seront détruits par un éboulement de terrain en 1935 et la production sera alors transférée à Voiron, tandis que la sélection des plantes continuent toujours d’être effectuée à l’intérieur du monastère où les moines gardent toujours secrètement une formule que les méthodes modernes d’investigation n’ont pas encore pu dévoiler. Ne contenant que des plantes, 130 au total, de l’alcool soigneusement sélectionné et du miel ou du sirop de sucre pour obtenir les couleurs verte ou jaune, les liqueurs des Pères Chartreux vieillissent paisiblement dans des foudres de chênes au fond de la plus grande cave à liqueurs du monde à Voiron (en travaux cette année) et désormais du côté d'Aiguenoire dans la toute nouvelle distillerie.
Le génépi. Distillée à partir de diverses plantes à tiges et feuilles duveteuses et à fleurs jaunes, cette reine des liqueurs se déguste dans toutes les Alpes. Sa composition varie cependant suivant les terroirs. Elle peut être associée à la menthe, à la verveine mais aussi à la crème ou au thé des Alpes. La recette est immuable : quarante brins de génépi macérant pendant quarante jours dans de l’alcool à 40°, auquel on aura rajouté quatre morceaux de sucre.

Foires et marchés
D'Annecy à Barcelonnette, les foires et les marchés tiennent une grande importance dans des départements longtemps restés ruraux. Moments forts de l'année, ces manifestations servaient au commerce des animaux, des denrées périssables ou non et aux rencontres pouvant déboucher sur des unions. Du nord au sud des Alpes, foires et marchés sont restés des temps importants mettant en valeur les savoir-faire locaux. Par exemple, la Foire de la Saint-André à Annecy, forte de cinq siècles d'existence et réunissant près de 1 100 commerçants sur 5,5 km d'étalage ! Autre manifestation traditionnelle perdurant à travers notre modernité : la descente ou le retour des Alpages. Célébré à Annecy et à Grenoble à l'automne, ce retour des alpages permet aux citadins de découvrir les traditions de nos montagnes.

Sports et loisirs
Quand on pense Alpes, on pense d’abord ski, neige, glisse… Et ce massif constitue bien la première zone de loisirs d’hiver à travers l’Europe – voire à travers le monde – avec ses 20 000 ha de pistes skiables (sur les 25 000 ha existant en France), ses 218 stations de sports d’hiver (sur les 357 stations réparties à travers la France) et ses plus de 3 500 remontées mécaniques. Si le domaine skiable est immense, il est cependant restreint à de grandes stations qui monopolisent à elles seules plus des trois quarts des skieurs français – saviez-vous que 13 stations accueillent plus de 50 % des skieurs ? Ces grandes stations offrent des domaines gigantesques – de 300 à 600 km de pistes ! – reliés entre eux par des remontées mécaniques performantes.
Ainsi, les Alpes du Nord attirent 80 % des skieurs et la Savoie, avec ses immenses domaines, près de 40 % d’entre eux. Maintenant, il reste à vérifier la réalité de tous ces chiffres fournis souvent par les stations elles-mêmes ! En effet, une étude allemande a montré que les stations gonflent de 34 % en moyenne la longueur de leurs pistes. Ainsi, certains domaines (les Sybelles en Savoie et Isola 2000 dans les Alpes-Maritimes sont particulièrement visées) feraient plus que doubler la réalité de leur domaine skiable… Il n'en demeure pas moins que le plaisir reste intact et que les Alpes et la France restent – après les États-Unis – le pays du ski.


Sportifs des Alpes

Emile Allais (1912-2012). Son nom est indissociable de sa ville d'origine – Megève – et de son sport : le ski. A l'origine de la première méthode française de ski, il est le tout premier moniteur diplômé de ski et participe à l'essor de son sport, notamment en instaurant le damage des pistes, en créant les pisteurs secouristes ou en améliorant les skis.
Luc Alphand (1965). Vainqueur de la coupe du monde de ski alpin, de descente et de super-G, Luc Alphand, l’un des plus grands skieurs français est originaire de Serre-Chevalier. C’est un Haut-Alpin de pure souche. Le petit génie des pistes, rangé aujourd’hui des planches, mais pas des voitures, a baigné depuis sa plus tendre enfance dans les montagnes, la neige, les randonnées, etc. C’est un vrai passionné de sa montagne. Les Haut-Alpins sont fiers de leur champion du monde, qui a su rester simple et sympathique.
Jacques Balmat (1762-1834). Enfant du mont Blanc, Jacques Balmat n’aura de cesse de grimper au sommet de cette montagne mythique. Il y parviendra la première fois en 1786 en compagnie d’un médecin de Chamonix, le docteur Michel-Gabriel Paccard, pour y retourner l’année suivante à la tête d’une véritable expédition – en compagnie de Horace-Benedict Saussure – pour y réaliser des expériences scientifiques.
Régine Cavagnoud (1970-2002). Difficile de parler de celle qui partit trop vite lors d’une séance d’entraînement… La championne du monde et vainqueur de la coupe du monde de super-G était attachée à sa montagne natale de La Clusaz. Elle restera toujours une enfant du pays.
Antoine Dénériaz (1976). Le géant de Morillon, son village natal de Haute-Savoie, est décidément un champion à part. Après avoir sauvé la France du ski alpin en remportant la médaille olympique de descente à Turin en 2006, Antoine Dénériaz a décidé d’arrêter sa carrière professionnelle, tout en avouant ses craintes face à une discipline où il faut prendre de plus en plus de risques et où les accidents graves deviennent de plus en plus fréquents. Un véritable champion que l’on pourra croiser sur les pentes du Grand Massif.
Jean-Baptiste Grange (1984).  Un autre géant du ski qui fut le seul skieur français à avoir remporté deux titres mondiaux en slalom (2011 et 2015). Ce Savoyard, originaire de Saint-Jean-de-Maurienne, est sans doute l'un des skieurs les plus populaires.
Maurice Herzog (1919-2012). Alpiniste lyonnais, il a vaincu l’Annapurna avec Louis Lachenal en 1950. Maire de Chamonix de 1968 à 1977, il a représenté la France au Comité International Olympique de Lausanne.
Jean-Claude Killy (1943). Triple médaillé d’or aux J.O. de Grenoble 1968 et coprésident – avec Michel Barnier – des J.O. d’Albertville 1992. Egalement membre au conseil du C.I.O.
Carole Montillet (1973). Parce que « Sportifs des Alpes » veut aussi dire « sportives ». Cette Grenobloise a décroché l'or olympique en Descente en 2002 à Salt Lake City.
Raphaël Poirée (1974). 8 fois champion du monde et 4 fois vainqueur de la coupe du monde de biathlon – son épouse norvégienne Liv Grete Skjelbreid, est elle aussi championne du monde de poursuite ! –, Raphaël Poirée est l’enfant du Vercors et prouve que les Alpes ne révèlent pas que des champions de ski… alpin !

Activités de plein air
Plein air, pleine nature, la montagne est l'endroit idéal pour ouvrir ses yeux, ses poumons, son esprit et faire des activités sensationnelles, c'est-à-dire qui remuent tous vos sens.

Randonnées pédestres
Le massif alpin se prête merveilleusement à la randonnée, que vous désiriez simplement effectuer une balade digestive ou bien une randonnée sportive agrémentée de passages vertigineux. On ne peut plus aujourd’hui « marcher idiot » tant est grande la diversité des paysages, de la faune, de la flore, voire des petites pierres et autres sites géologiques. Un paradis pour photographes et autres fervents de l’image ! La plupart des sentiers sont praticables de mai à octobre, à condition que l’on ne se lance pas trop haut. Même en plein été, il n’est pas rare en effet de rencontrer des névés dès 2 500 m d’altitude… Les flancs des vallées alpines sont tous sillonnés par de nombreux sentiers et chemins d’alpage, aux détours desquels vous n’aurez que très peu de chances d’échapper à de superbes belvédères. Malgré l’excellent balisage et les moyens modernes dont on dispose désormais – de l’hélicoptère au téléphone portable, par exemple –, les Alpes rappellent chaque année à notre esprit combien il est inconscient de partir pour une randonnée peu préparée, en quelque sort « à l’aventure ». Une bonne condition physique, un matériel adapté – les chaussures surtout – et quelques renseignements auprès des services météorologiques sont toujours indispensables… Mais, ces précautions générales rappelées, certains dangers objectifs pas davantage ignorés – orages, chutes de pierres et séracs, etc. –, il ne faut quand même pas trop dramatiser, à partir des accidents rapportés par nos divers médias : la marche en montagne constitue globalement l’activité physique à la fois la plus saine et la moins dangereuse, compte tenu de ses millions de pratiquants occasionnels ou réguliers – plus de 20 millions de Français pratiquent la randonnée. A la randonnée traditionnelle qui se pratique plutôt en été dans les Alpes, il ne faut pas manquer d’ajouter la randonnée hivernale qui se pratique avec des raquettes. C’est vers 1985 que l’ère de la raquette à neige commence : elle séduit d’autant plus les hivernants du bel âge qu’elle s’avère légère et pas dangereuse du tout, pratiquée le plus souvent autour des chalets et à travers les forêts les plus proches des stations. On recense près d’un million de pratiquants plus ou moins occasionnels. Quel développement ! Cela dépendra surtout de la multiplication des bons accompagnateurs, ceux qui savent parler faune, habitat et même légendes du pays. Le fameux Dahu par exemple, cet animal mythique qui peut mieux suivre les courbes de niveau… grâce à ces deux pattes de longueurs différentes ! Il y a quelques compétitions pour les plus hardis et rapides de la spécialité, mais le contexte est très majoritairement contemplatif. Toutes les stations proposent désormais des chemins enneigés réservés aux sorties en raquettes et de nombreux guides spécialisés vous permettent de sortir des sentiers battus pour découvrir une nature hivernale préservée loin des pistes de ski.

Trail
Les runners ont pris les montagnes par les chemins. Jusqu'alors, on ne parlait que de randonneurs sur les sentiers. Désormais, on croise des coureurs, appelés « trailers », empruntant des sentiers balisés pour faire de jolies boucles au milieu de paysages sublimes. Mais si les paysages sont à couper le souffle, les dénivelés le sont tout autant ! Une sortie en trail s'exprime donc en kilomètres, mais aussi en D+ et – (dénivelé positif et négatif). Pour faire un trail dans les meilleures conditions, Le Petit Futé vous recommande la « Station de trail » à Saint-Pierre-de-Chartreuse.
www.stationdetrail.com

Randonnées à cheval et à dos d’âne
S'il est possible de faire des randonnées équestres dans les Alpes, elles sont peu nombreuses et se limitent à la moyenne altitude ou au pied des montagnes. Le cheval peut être un agréable compagnon sportif pour la pratique du ski joëring, notamment sur les vastes plateaux du Vercors, ou pour la promenade en traîneau. L'âne est plus adapté pour la randonnée en montagne, servant aussi bien au portage des sacs qu'à accompagner les marcheurs de bivouac en bivouac.

Balades à vélo, cyclotourisme et VTT
Depuis l’ouverture des grands cols alpins, les cyclistes ont toujours essayé de suivre les traces des géants du Tour de France en franchissant des noms mythiques : Galibier, Lautaret, Izoard, Iseran, Taillefer, Granon… Tous des cols dits « hors catégorie » tant les pentes sont vertigineuses. Mais le cyclisme ne se pratique plus seulement sur les routes goudronnées et les amoureux de la petite reine se retrouvent aujourd’hui au milieu des montagnes sur leurs machines – désormais à assistance électrique – qui font plus penser à la moto qu’au vélo de nos aïeux. Le vélo tout-terrain a gagné les Alpes et permet aux sportifs de haut niveau comme aux amoureux de la nature de profiter de parcours dessinés par des « alpagistes » qui vous emmènent toujours plus loin et toujours plus haut. De plus, le VTT se pratique en famille et rend votre séjour agréable. Toutefois, ce sport nécessite une bonne condition physique et le port du casque est vivement recommandé sinon obligatoire. Un système de parcours de couleurs, comme les pistes de ski, permet aux amateurs de VTT de ne pas s’aventurer vers des circuits trop difficiles pour eux.

Baignade
Du nord au sud des Alpes, les nombreux lacs de montagne favorisent la baignade estivale. On notera que plus le lac est profond et plus l'eau, même en plein mois d'août, risque d'être glaciale. Pour se rafraîchir, les plus beaux « spots » sont : le lac d'Annecy (74), le lac du Bourget et le lac d'Aiguebelette (73) et le lac de Serre-Ponçon (05 et 04). De nombreux petits lacs de montagne sont interdits à la baignade pour protéger l'écosystème. Il est possible, mais dangereux, de se baigner dans des torrents. Il est conseillé d'être accompagné d'un guide pour découvrir ces sites.

Spéléologie
Sous leurs hauteurs, les Alpes forment un gruyère fascinant pour les spéléologues qui s'engouffrent dans ces grandes cavernes souterraines. Plusieurs sites sont à privilégier pour une pratique qui doit être absolument encadrée par des professionnels. Les sites « records » avec les plus grands gouffres du monde à Samoëns en Haute-Savoie. Des sites plus accessibles, mais toujours dangereux, se trouvent dans le Vercors ou dans le Dévoluy (38).

Parcours dans les arbres
Depuis quelques années, les parcours dans les arbres se multiplient à travers l'épaisse forêt alpine. Combinaison d'escalade et d'équilibre pour passer d'arbre en arbre par des ateliers, les parcours dans les arbres sont adaptés à toute la famille, à partir de 3 ans. De très nombreuses stations alpines ont installé de tels parcours pour élargir leur offre estivale.

Alpinisme, escalade et via-ferrata
Les Alpes, berceau de l’alpinisme. Que l’on fasse remonter l’alpinisme à l’ascension héroïque du mont Aiguille avant 1500 par les soldats du roi ou que l’on soit plus prudent pour dire que l’alpinisme est né avec l’ascension du mont Blanc par Balmat et Paccard quelque 300 ans plus tard, il n’en demeure pas moins que l’alpinisme, discipline sportive qui sert l’homme dans son désir de gravir des sommets, est bien né dans les Alpes. C’est au XIX e siècle qu’elle connut un essor considérable quand l’homme affronta des sommets de plus en plus difficiles à gravir. Sans doute la plus grande étape sur la route des sommets fut-elle franchie quand le Cervin – en Suisse –, pourtant réputé inaccessible, fut gravi par Edward Whymper en 1865. Dès lors, il sembla que plus rien ne pouvait arrêter l’homme en route pour les 8 000 m de l’Himalaya qui furent atteints dans la seconde moitié du XX e siècle. Cette discipline autrefois réservée à des spécialistes bien entraînés s’est fortement démocratisée ces dernières années. Attention, n’oubliez jamais que la montagne est dangereuse et si gravir le mont Blanc est aujourd’hui à la portée du plus grand nombre, il ne faut pas négliger la sécurité et ne pas se surestimer avant de partir faire une course. Le meilleur moyen de se protéger et de profiter de la montagne, c’est encore de faire appel à des spécialistes qui la pratiquent toute l’année. N’hésitez jamais à contacter le bureau des guides de votre station avant de partir pour une aventure dont vous ne maîtrisez pas tous les paramètres.
L’escalade. Les sites d’escalade sont très nombreux à travers les Alpes, mais pas toujours à la portée du premier venu ! Certaines parois sont raides et les corniches à franchir ne manquent pas. Mais l’escalade se contente de superbes falaises que l’on ne trouve pas forcément dans les Alpes du Nord réputées à bien d’autres titres. Les grimpeurs aiment encore le Vercors – et notamment les nombreuses voies de Presles connues à travers la France – et ses roches particulières, mais encore les sites célèbres du Verdon avec ses parois verticales sur les traces du plus célèbre des grimpeurs, Patrick Edlinger. Les offices de tourisme et les bureaux des guides proposent en saison des initiations ou des confirmations pour tous ceux qui veulent se mesurer à la roche.
Les via ferrata. La via ferrata connaît aujourd’hui un grand succès auprès de toute la famille. Cette pratique d’origine italienne demeure la liaison, le trait d’union entre la randonnée et l’escalade : c’est le passage en toute sécurité entre une certaine horizontalité et la verticalité. La via ferrata est le chemin par lequel vous pourrez aisément connaître les premiers émois que peut vous procurer le vide, c’est aussi l’occasion d’utiliser aussi bien ses jambes que ses bras pour franchir une paroi sans avoir à maîtriser une technique dont l’apprentissage mérite quelques années de pratique. Des câbles, des échelons, les voies sont équipées pour vous faciliter la tâche afin de franchir chaque obstacle dans les conditions de sécurité optimum mais avec des sensations maximales. Mais la via ferrata c’est aussi un fantastique terrain de jeux et d’émotions : ponts de singe, passerelles himalayennes, surplombs, ressauts, dévers, tous les paramètres de la montagne se retrouvent dans ce terrain d’aventure ouvert aux petits et aux grands. Il n’est pas nécessaire d’avoir un niveau technique de haute montagne car le principe des échelons et des câbles fixés dans le rocher permet de faire l’ascension de hautes parois. En revanche, il est impératif d’être bien équipé – ne partez pas sans un casque –, et de ne pas craindre d’affronter le vide ! Chaque année de nouvelles voies naissent partout à travers les Alpes. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des bureaux des guides et d’accompagnateurs, ils sont souvent à l’origine de leur aménagement.

Golf
Depuis une cinquantaine d'années, le golf conquiert les espaces encore vierges des Alpes. Paysages splendides, herbe verdoyante pendant la moitié de l'année (du moins pour les golfs d'alitude), pièces d'eau naturelles, reliefs escarpés, le golf s'inscrit magnifiquement dans la nature des Alpes. De nombreuses stations de sports d'hiver développent cette activité en complément estival pour faire revenir vers elles la clientèle des sports d'hiver. On compte (nous n'avons retenu que les golfs situés dans la zone géographique couverte par notre guide) : 17 golfs en Haute-Savoie, 7 golfs en Savoie, 7 golfs en Isère (partie Alpes), 2 golfs dans les Hautes-Alpes.

Chasse, pêche et nature
La chasse, bien plus que la pêche qui se pratique dans les torrents de montagne et les lacs, a constitué une activité vitale pour l'homme qui est venu dans les grandes forêts alpines en quête de petit et de grand gibier. C'est ainsi que l'homme est monté dans le Vercors en chasse de nouvelles proies dans d'immenses forêts. Ces forêts qui sont devenus parfois des réserves de chasse, comme le Mercantour qui fut Réserve Royale de chasse du roi Victor Emmanuel pour préserver une faune de plus en plus menacée. Puis, devant les avancées de l'homme sur le territoire, la raréfaction du gibier et la quasi disparition de certaines espèces comme le bouquetin, ces territoires ont été classés Réserves naturelles. Dans ces espaces, la chasse est prohibée, sauf pour contrôler certaines populations.
La nature est foisonnante dans les Alpes qui restent encore un territoire où le terme « sauvage » n'est pas galvaudé. Si le nord des Alpes est plus urbanisé que les Alpes du Sud, toutes nos montagnes offrent encore des coins de « ciel noir », sans pollution lumineuse pour observer les étoiles.

Chasse
Comme partout en France, la chasse est réglementée dans les Alpes. Elle l'est d'autant plus qu'une grande partie du territoire sauvage est classé en parc et réserve naturelle où la chasse n'est autorisée que pour contrôler certaines populations. Il faut savoir qu'il est interdit de chasser en temps de neige, ce qui limite le nombre de jours d'ouverture de la chasse dans nos régions alpines.
Le grand gibier présente quelques caractéristiques avec le chamois, le chevreuil, la sanglier et le mouflon, sans oublier le cerf élaphe. Le petit gibier alpin comprend le tétras-lyre, la perdrix bartavelle, le lièvre variable, la gelinotte des bois, la marmotte ou le lagopède alpin. Non loin des grands lacs de montagne, le gibier d'eau est présent avec le canard colvert, la sarcelle, la nette rousse ou la foulque macroule.

Pêche
Tout pêcheur qui se respecte vient au moins une fois dans sa vie de pêcher à la mouche dans une rivière alpine ! Les Alpes, pays de montagnes, sont parcourues par une eau torrentielle d'une pureté incomparable propice à la pêche à la truite. Dans des sites exceptionnels, qui ne sont pas sans nous faire penser au célèbre film Et au milieu coule une rivièr e, on s'adonne à son sport favori. Autre pêche, celle des lacs et des étangs où la faune aquatique profite de conditions optimales pour se développer. C'est là que l'on pêche les fameux ombles-chevaliers, féras ou perches. Pour découvrir les plus beaux sites de pêche des Alpes, comme ces lacs de montagne au cœur des Parcs naturels, Futé recommande d'être accompagné d'un moniteur guide.

Ornithologie
La faune avicole des Alpes est remarquable à bien des égards. Différentes selon les étages, elle offre une grande variété aux observateurs. Pour mieux la comprendre et la découvrir, Futé vous conseille de contacter la Ligue de Protection des Oiseaux qui organise très régulièrement des sorties sur les plus beaux sites.
Des plus fréquents – merle noir, pinson des arbres, corneille noire, rouge-gorge, mésange charbonnière... – aux plus rares – vautour, aigle royal, lagopède alpin, hibou grand-duc, chouette chevêche, perdrix..., ce sont plus d'une centaine d'espèces que l'on peut observer dans nos massifs. Pour mieux les identifier, on fera appel à un guide spécialisé, comme un accompagnateur en montagne.

Astronomie
Il ne reste plus beaucoup de zone noire en France, de lieux sans aucune pollution lumineuse pour observer les étoiles. Les Alpes du Nord sont trop urbanisées pour se prêter à la pratique de l'astronomie. En revanche, les Alpes du Sud offrent un territoire vierge de grandes villes et moins de stations sont accrochées aux flancs de ses montagnes. Les Hautes-Alpes sont un département où les astronomes peuvent scruter le ciel sur de nombreux sites : au planétarium observatoire de Briançon-Les Ecrins à Saint-Martin-de-Queyrières, à l'Observatoire astronomique du Mas des Grès à Moydans, à l'observatoire du pic de Château-Renard à Saint-Véran ou à l'observatoire astronomique de Haute-Corréo. Assurément, les Hautes-Alpes sont un eldorado pour les astronomes.

Dans les airs
Dans les Alpes, il est souvent nécessaire de lever les yeux pour admirer le spectacle vers les sommets ou vers le ciel. En toute saison, des dizaines, des centaines de points multicolores se découpent sur l'azur alpin. Le parapente est né dans les Alpes et sa pratique se répand un peu plus chaque année.

Baptêmes de l’air
Des baptêmes de l'air sont possibles depuis de nombreux sites des Alpes. Pour se renseigner, direction les quelques aérodromes des stations alpines (Annecy, Sallanches, Megève, Méribel, Courchevel, Albertville, l'Alpe d'Huez, Gap-Tallard, Mont-Dauphin, Barcelonnette…) pour décoller depuis les sommets. Des baptêmes de l'air qui peuvent se faire sur différents appareils, des hélicoptères aux petits avions. Pour information, un baptême de l'air de 20 min depuis l'aérodrome de Méribel ou Courchevel coûte environ 50 € par personne.

Montgolfière
Si les frères Montgolfier ne virent les Alpes que de loin, depuis Annonay en Ardèche et depuis Lyon, il ne faudrait pas manquer de survoler les montagnes enneigées depuis un aérostat – nom un peu savant du ballon. Des stations savoyardes organisent chaque année un rassemblement toujours impressionnant de ballons et vous pourrez vous initier à la conduite de ces engins en admirant la montagne d’un point de vue unique sur le mont Blanc. Parmi les principales bases d’envol, on compte Praz-sur-Arly où se déroule chaque année une fête dédiée aux montgolfières.

Parapente – deltaplane
Parapente. Le parapente – voile rectangulaire, pilote en position assise –, né il y a quelques années en Haute-Savoie sur les pentes de Mieussy, est très implanté dans les pays de Savoie, et l’on y trouve un bon nombre de sites où vous pourrez facilement connaître les frissons de plaisir que vous procurent les premières envolées. Une aérologie très favorable à la pratique de cette activité ainsi qu’un relief tout à fait approprié font des pays de Savoie une région leader en ce domaine et c’est aussi pour cela que vous pourrez trouver un grand nombre d’écoles qui sauront agréablement vous faire partager cette passion. Autre lieu mythique, Saint-Hilaire-du-Touvet où se déroule la célèbre Coupe Icare, au-dessus de la vallée du Grésivaudan. Bien sûr, les autres stations ne sont pas restées à regarder voler ces ailes sans agir et les stations des Alpes du Sud organisent de nombreuses compétitions.
Deltaplane. Le deltaplane – voile triangulaire, pilote en position couchée –, lui, est arrivé en France et plus particulièrement en Rhône-Alpes dans les années soixante-dix. Il a subi une sévère concurrence du parapente, mais a su conserver ses adeptes par un développement technique de tout premier ordre, lui apportant un très haut niveau de sécurité et de performance. Certes, les écoles sont plus rares, mais certaines ont su innover dans le domaine pédagogique en se dotant d’un « banabana » où le pilote et son engin sont reliés à la terre par un câble, ce qui permet au moniteur de toujours rester en contact physique avec son élève.
Vol à voile. Plusieurs grands sites dédiés à l’aviation légère dans les Alpes. Le premier au sud, dans les Alpes-de-Haute-Provence à Château-Arnoux n’est rien moins que le Centre national de vol à voile. Le deuxième, dans les Hautes-Alpes à Tallard permet la pratique de tous les engins volants qui veulent jouer avec le vent et le troisième, au nord, en Savoie, offre un site d’exception pour les planeurs. Mais les Alpes sont un immense terrain de jeu où tous les amateurs de vol se retrouvent non seulement pour bénéficier de conditions aérologiques exceptionnelles, mais encore de paysages sublimes.

Chute-libre
Quelques clubs proposent de pratiquer le parachutisme au-dessus des Alpes. Alors, si vous voulez voler quelques minutes dans l'air des grands sommets avant d'ouvrir votre voile, rendez-vous dans les Hautes-Alpes à l'aérodrome de Gap-Tallard pour sauter en toute sécurité avec les meilleurs parachutistes du monde. Autre lieu pour sauter en tandem du côté de Chambéry, avec un autre champion du monde (Franck Bernachot) et Aquasky. Tous les renseignements sur le site Internet www.parachute-chambery-grenoble.fr. Pour un saut en tandem, comptez 250 €.

Saut à l’élastique
Le saut à l'élastique ou Benji est le sport à sensation ultime qui se pratique en sautant d'un pont, d'une falaise ou d'un téléphérique. Les pionniers de cette discipline en France sont toujours au pont de Ponsonnas et au pont du Sautet en Isère. A Saint-Jean-de-Sixt, en Haute-Savoie, on peut sauter de manière unique depuis un tremplin dans le vide ! Dans le Briançonnais (05), on peut sauter du pont d'Asfeld et dans les Alpes-Maritimes du Pont de la Mariée à Guillaumes. A vous de faire le grand saut !

Sports d’hiver

Ski
Un rappel historique nous semble nécessaire, pour relativiser les évolutions récentes de nos sports d’hiver. Tout d’abord pour signaler que la pratique du ski est née dans les pays scandinaves où l’on se déplaçait déjà à l’aide de planches de bois il y a presque 10 000 ans ! Mais les Norvégiens, dont le plat pays n’a pas favorisé l’essor d’autres formes de ski, ont surtout utilisé les planches pour chasser, puis en ont fait un sport national sous la forme connue aujourd’hui du ski de fond. C’est dans les années 1890 que naquit vraiment le ski dit alpin d’abord en Autriche, puis en France au début du siècle grâce à Henri Duhamel qui avait acheté une paire de skis suédois à l’Exposition universelle de 1896 et les avait ramenés chez lui à Grenoble. Ce n'est qu'en 1936, aux Jeux Olympiques de Garmisch Partenkirchen que le ski alpin s'impose comme la star de nos montagnes. Tout au long du XX e siècle, le ski alpin connaîtra bien des évolutions jusqu’aux nouvelles glisses qui font aujourd’hui fureur dans nos stations. Il garde toujours la vedette et représente environ 80 % de la pratique des séjours à la montagne !
Glisses traditionnelles. Le ski alpinisme ou de randonnée, dont le grand domaine est historiquement celui du hors-pistes, de la neige vierge. Avec guide ou sans guide professionnel – mais alors avec des montagnards très compétents –, ce ski physiquement intense se pratique un peu partout dans les Alpes, le plus souvent au printemps : on monte skis sur le sac ou l’épaule, sur une pente sud plutôt en perte de neige, ensuite sur les derniers cristaux – grâce alors aux fameuses peaux de phoque anti-recul et artificielles – on descend sur la neige toujours immaculée et abondante d’une pente nord. Les compétitions sont rares, la plus suivie s’appelant au-dessus de Beaufort « la Pierra Menta ». Cependant, même côté tourisme, pour double cause de constitution de groupes homogènes et de respect des règles de sécurité, les pratiquants réels et réguliers ne dépassent probablement pas quelques dizaines de milliers de skieurs, très amoureux de la pleine nature blanche.
Pour rester sur les seules descentes et pour en terminer aussi avec la neige vierge, on doit citer le « ski extrême ». Jusqu’à sauter crevasses et barres rocheuses, on ne trouve plus guère que quelques centaines de skieurs professionnels, que nous remercions au moins pour de fulgurantes images de cinéma ou de télévision !
Le free style. C'est la dernière variante alpine importante, et appellation officielle du ski artistique ou acrobatique. Cette discipline, longtemps réservée à une élite de skieurs, semble enfin s’affirmer, grâce au moins à deux facteurs : d’une part l’impact de la télévision, qui lors des J.O. nous présente désormais régulièrement les deux épreuves reines de la discipline. Il s’agit des bosses les plus frénétiques – merci au passage à Edgar Grospiron – et de sauts sur des petits tremplins. D’autre part, le fait que nombre de snowparks créés d’abord pour les snowboarders se trouvent également ouverts aux utilisateurs de skis alpins de toutes catégories.
Snowboard. C’est vers 1995 que l’époque du surf débute, assez discrètement d’ailleurs. Nombre de pros se rappellent en effet alors le quasi-décès d’une autre variante dite de rénovation du ski alpin « à deux planches », celle du monoski. Ce sont les hivernants de 15 à 25 ans qui sont les plus fervents. Pourquoi ? A la fois sans doute pour pratiquer autrement la neige que leurs aînés et d’une façon plus adaptée à la multiplication des figures acrobatiques. La souplesse au moins relative des chaussures ou fixations peut rapprocher de la danse. Alors, combien seront-ils les anciens ou nouveaux snow-boarders à fréquenter nos pentes ? Même si l’on n’a déjà noté que bambins et seniors commencent à s’y mettre, les données quantitatives divergent encore beaucoup, mais une estimation donne environ 10 % de la pratique sports d'hiver… Et puis, peu importe, du moment que l’on éprouve d’autres sensations qu’avec deux skis ! Nous voici donc à l’ère du snowboard qui se décline aux JO sur les épreuves de half-pipe, slalom géant parallèle et boarder cross.
Snowpark. Il s’agit d’une zone sécurisée et fermée, bénéficiant d’un petit télésiège – plus reposant qu’un téléski. Elle est parsemée d’obstacles progressifs, qui permettent de répéter sauts ou figures diverses, des moins aux plus acrobatiques.
Les skieurs classiques sont parfois admis. Mais la mixité règne surtout sur les pistes classiques du voisinage… Notons d’ailleurs que la seconde épreuve olympique de la discipline, le slalom parallèle à deux descendeurs, se déroule sur une piste seulement hérissée de multiples portes et drapeaux, mais pas de tremplins de saut. Cependant, les meilleurs snow-boarders en veulent depuis peu encore plus : ils réclament des tremplins plus grands que ceux du free-ride, pour exécuter ce qu’ils nomment du « big air ». Et des pistes réservées, à obstacles importants, où ils peuvent descendre regroupés, pour cette sorte de moto-cross sur neige déjà nommé « boardercross ».

Ski de fond
Vers 1975, le ski de fond ou nordique commence à conquérir nos pentes alpines les plus douces. Alors que sa Mecque va se situer dans le Vercors – où vit le champion du monde Raphaël Poirée – à Autrans et que son massif de choix reste le Jura, presque toutes les stations des Alpes commencent à s’équiper d’un minimum de pistes, avec les traces bien parallèles que réclame la technique dite alternative. Sur les 10 000 km de pistes linéaires qu’offre la France, les Alpes n’en comptent pas moins de 3 200 et proposent la plus grande surface adaptée à ce sport. Cette discipline semble maintenant stabilisée à environ 2 millions de pratiquants de tous les âges. L’explication majeure de ce palier, c’est que davantage d’hivernants répugnent à acheter une vignette de quasi-péage de plus en plus dispendieuse et détestent le style un peu trop « gros bras » de certains contrôleurs ! Par parenthèse, nous avons été les seuls au monde à ne pas réussir à faire payer les prestations spécifiquement offertes – balisage, damage, sécurité, etc. – par autre chose que des redevances, de la journée à la saison… Mais renseignez-vous bien sur place : il arrive que davantage de stations se mettent désormais à offrir au moins une boucle « sans vignette », en tant que service rendu parmi beaucoup d’autres à ses hivernants, mais qu’elles ne le disent pas trop, par gentillesse par rapport à des concurrents que ces recettes font plus ou moins vivre. Quoi qu’il en soit, pratiquer peu ou prou ce fond gratuit ou payant, c’est beaucoup mieux que de la gymnastique en salle, surtout si l’on essaye peu à peu de moins marcher et de plus glisser dans les traces.
Autre discipline qui revient tous les quatre ans en vedette lors des bons résultats des Français aux Jeux olympiques : le biathlon, qui se pratique sur des stades. Un stade de biathlon ultraperformant se trouve dans la station alpine du Grand-Bornand où se sont déroulés les derniers championnats du monde, un autre dans la station de la Féclaz, un autre fonctionnant hiver comme été se trouve à Bessans en haute Maurienne.

Télémark
Le télémark est une variante alpine, reprenant le nom d’une province de Norvège et l’un des berceaux du ski. Diffusion encore limitée de cette spécialité, malgré son aspect rétro et curieusement ludique : on descend avec des talons libres, en multipliant pour tourner de drôles de génuflexions.

Randonnées en raquette
Plutôt marche que glisse ? La raquette à neige est sans doute le plus ancien moyen de déplacement (bien avant le ski) sur la neige. Délaissée au profit des planches, elle fait son grand retour. En hiver, la randonnée raquette s'est imposée dans toutes les stations des Alpes. Des balcons du Léman à Colmars, les randonneurs peuvent (presque) librement arpenter les montagnes en marchant aisément sur les couches neigeuses les plus épaisses. Presque librement, car les randonneurs ne sont pas les bienvenus – et on le comprend pour des raisons de sécurité – sur les pistes. Ce qui peut restreindre le champ de promenade, en regardant davantage du côté des pistes de ski nordique et des sentiers spécialement adaptés à la pratique de la raquette.

Balades en traîneau
Quand on lit « traîneau dans les Alpes », on pense aux traîneaux à chevaux que l'on croise encore du côté de Megève pour remonter jusqu'à son chalet. Mais on pense avant tout aux chiens de traîneau qui donnent à nos Alpes des allures de Grand Nord. De très nombreuses stations alpines proposent des balades avec des chiens de traîneau, mais les plus belles se font dans les vallées les plus reculées, là où la nature a préservé tous ses droits. Avec un musher, on part à l'aventure pour une demi-journée, une journée ou un raid beaucoup plus long du côté de Chamonix, des Carroz, de Combloux, au Grand Revard, aux Saisies, dans la superbe vallée de la Clarée du côté de Serre-Chevalier, dans la vallée de l'Ubaye… Impossible de résister à cette pratique écologique et aux boules de poils qui nous accompagnent. Pour les plus aventureux, la Grande Odyssée au mois de janvier permet de traverser Savoie et Haute-Savoie en compagnie des plus grands mushers.

Patin à glace
Si les Alpes comptent parmi les plus grandes patinoires de France (dont la plus grande à Grenoble avec Polesud) et les plus grands clubs de hockey (Gap, Grenoble, Briançon, Chamonix et Morzine-Avoriaz), les stations abritent de nombreuses patinoires naturelles en saison hivernale. Bien sûr, c'est avec une extrême prudence que l'on ira patiner sur les lacs gelés, mais quel régal de glisser sur les eaux figées du lac de Tignes par exemple.

Sports à sensation
Si l’on excepte les nombreuses bases de loisirs où vous pourrez sortir en famille pour profiter des joies d’une eau pure et fraîche, de lac en torrent, les Alpes sont un immense terrain de jeux aquatiques où l’on distinguera au moins deux catégories. Les sports dits d’eaux vives, en nette progression ces dernières années, et les sports que l’on dira d’eaux tranquilles – même si certains lacs sont bien agités…

Sports nautiques
Voile. Si l’on pense neige et ski quand on évoque les Alpes, il ne faut pas méconnaître toutes les possibilités de pratiquer la voile, sport qui n’est pas réservé aux bords de mer. On aurait également tort de penser que les grands lacs des Alpes, comme les lacs de montagne, n’offrent aucun intérêt à naviguer. Déjà le cadre est majestueux, mais en plus les nombreux courants, les vents surprenants et les conditions de navigation qui peuvent changer très rapidement donnent un intérêt particulier à faire de la voile dans les Alpes. Les lacs les plus renommés pour hisser la voile sont bien sûr ceux du Bourget, qui possède la particularité d’abriter la seule station nautique hors littoral – voir ci-après –, d’Annecy, où l’on aime régater du petit au grand lac, et le Léman, où l’on franchit la frontière entre Suisse et France en évitant les terribles tempêtes du lac. Mais la plus grande des écoles de voile se trouve sur le lac artificiel de Serre-Ponçon à Embrun.
A noter que sur ces lacs, on pratique également le bateau à moteur, le ski nautique, la planche à voile et la natation – ces lacs abritent souvent des compétitions de bi ou triathlon, voire des traversées à la nage populaires comme à Annecy chaque 15 août. On signale qu’Aix-les-Bains en Savoie est une véritable station de plaisance affiliée à la Fédération Française de Voile – comme de nombreuses stations littorales, mais elle reste la seule loin des côtes – et garantit de nombreuses activités et services – école de voile, station nautique, compétitions ou handi-voile – aux plaisanciers. Les ports du lac de Serre-Ponçon sont quant à eux labellisés « Ports propres ».

Sports d'eaux-vives
Canyoning. Le canyoning est une discipline très physique avec des rappels dans les cascades, des sauts dans les vasques, la brasse dans les eaux bouillonnantes. Une activité tonique qui permet d’appréhender la montagne différemment. Accessible à tous, à condition d’aimer l’eau et de savoir nager, l’activité consiste à descendre un cours d’eau dans son intégralité dans sa partie la plus verticale. Aujourd’hui, seuls les professionnels de la montagne agréés pour le canyoning sont habilités pour vous encadrer, ne partez pas sans vous assurer !
Hydrospeed. Entre natation et canyoning, l’hydrospeed permet de partir sur les eaux vives des torrents de montagne, protégé d’une véritable carapace pour se préserver aussi bien des rochers que de la température d’une eau qui dépasse rarement les 10 °C.
Rafting. Les Alpes sont le terrain de prédilection pour pratiquer ce sport remuant qui ne requiert pourtant aucune qualité physique particulière. Depuis le « hot dog » à deux places qui vous rappellera le bateau gonflable de votre enfance aux gros pneumatiques où l’on embarque à huit personnes, il va falloir tout de même pagayer pour éviter les obstacles naturels en travers de votre descente dans l’écume. Le classement des rivières s’échelonne de 1 à 4, sachant que ce dernier niveau n’est accessible qu’à une élite bien entraînée. Les plus beaux sites se trouvent sur l’Isère – Bourg-Saint-Maurice dispose d’une Base internationale d’eaux vives réputée où l’on pratique intensément le rafting et l’hydrospeed –, sur la Guisane dans la vallée de Serre-Chevalier, sur le Vénéon, sur le Giffre à Samoëns, sur le Chéran dans les Bauges ou sur le Rabioux non loin de la Durance et bien sûr le Verdon qui accueille toutes les disciplines d’eaux vives.

Bien-être et remise en forme
Depuis l'Antiquité, les eaux sulfurisés des Alpes apportent leurs bienfaits aux curistes. Après un fort développement des stations thermales, on voit apparaître dans les Alpes une nouvelle génération de lieux dédiés au bien-être global. Des spas souvent luxueux qui complètent l'offre thermale pour le plus grand plaisir des citadins stressés, désireux de se reposer dans le calme des montagnes.

Thermalisme
Les Alpes ne manquent pas d’eau et, en raison des grands mouvements tectoniques, de nombreuses sources jaillissent dans les Alpes. Sources chaudes, riches en particules, elles permettent de traiter les rhumatismes, les maladies rénales et digestives, les maladies de peau ou encore l’obésité. Depuis plus d’un siècle, les Alpes – et notamment les Alpes du Nord – possèdent des villes d’eaux – qui étaient déjà connues pour certaines sous l’Antiquité – où se sont aménagés des thermes pour accueillir les nombreux curistes venus du monde entier pour se soigner ou pour admirer l’architecture XIX e qui plante un décor idyllique.
Aix-les-Bains. Cette station thermale historique, la deuxième de France après Vichy, a opéré une véritable cure de jouvence avec comme objectif de devenir la première station française pour le ressourcement. Bien sûr, les thermes d’état Pellegrini et Chevalley accueillent toujours les curistes venus soignés leurs rhumatismes, mais des installations modernes – les thermes Chevalley, joyau d’architecture moderne, ont été inaugurés en 2000 et permettent de profiter de soins de grande qualité – et une volonté d’aller toujours de l’avant font d’Aix-les-Bains une station thermale jeune et dynamique. Les thermes de Marlioz, dans un cadre splendide de verdure, sont spécialisés dans les soins ORL, mais offrent également des séjours bien-être qui sont tout à fait dans l’esprit nouveau qui souffle sur la station : régénération, détente et énergie. Aix a tourné une page de son histoire et tout en conservant son savoir-faire thermal la ville s’oriente vers des cures d’un autre genre où la remise en forme, en beauté et en santé est proposée aux citadins stressés.
Allevard-les-Bains. Les vertus de la source sulfureuse d’Allevard, reconnues depuis 1836, ne sont plus à démontrer. L’eau de cette source apaise les douleurs de l’âge – rhumatologie –, les traumatismes, et traite efficacement les troubles respiratoires – affections ORL, trachéo-bronchites.
De la cure médicale à la simple remise en forme, avec un nouvel axe sur l’amincissement, l’effet ne peut être que bénéfique. Loin du stress et de la pollution, l’eau, l’air et la nature sont des sources de bien-être.
Berthemont-les-Bains. Une des rares stations thermales se situant dans les Alpes du Sud, précisément dans les Alpes-Maritimes. A 1 000 m d’altitude, on y soigne grâce à une eau sulfurée, riche en sodium, les maladies rhumatismales et celles des voies respiratoires dans un cadre à découvrir à seulement 60 km des plages de Nice !
Brides-les-Bains. Brides-les-Bains rime avec « on est bien » ! En tout cas, cette petite station thermale qui a eu la bonne idée d’implanter un casino sur ses terres, jouit d’une bonne réputation auprès de celles et ceux qui ont des kilos en trop. En effet, l’eau de Brides-les-Bains est anorexigène, c’est-à-dire qu’elle coupe l’appétit ! Et ça fonctionne… Petit Futé l’a testée pour vous.
Challes-les-Eaux. Etonnante station thermale qui a le bon goût de se situer juste à la sortie de Chambéry, à proximité donc de la capitale de Savoie et à un jet de pierre du massif des Bauges. Avec son eau fortement chargée en soufre, cette station soigne particulièrement les problèmes respiratoires dont souffrent de nombreux enfants.
Cette station orientée vers les familles, a choisi de privilégier l’accueil des enfants en mettant en place des maisons où l’on assure un suivi scolaire le temps de la cure.
Evian. Evian attire une clientèle luxueuse importante qui vient pour le casino et pour le golf, mais surtout pour les cures thermales qui apportent surtout le bien-être dans une ambiance très confortable. Les cures « Sécurité Sociale » sont ici très minoritaires. L’élégant établissement, tout proche du lac, propose une très large gamme de soins « pour la forme ». La formule maman-bébé a toujours autant de succès, alors que certains viennent faire soigner leurs rhumatismes.
Thonon-les-Bains. Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, jouit d’un climat qui favorise la détente et l’apaisement. Ses eaux riches en bicarbonate et magnésium sont aussi réputées pour les maladies de l’appareil digestif et de l’appareil urinaire.
Saint-Gervais Mont Blanc. Au pied du mont Blanc, cette station thermale est surtout connue des allergiques qui viennent y fuir les acariens et soigner leurs bronches. Autre forme d’allergie que l’on soigne ici, les affections de la peau (eczéma, psoriasis, sclérodermie, cicatrices, brûlures...) grâce à une eau minéralisée et naturellement chaude.
La Léchère-les-Bains. De Léchère à légère, il n’y a qu’un pas pour les jambes lourdes qui viennent dans cette station de la Combe de Savoie – le long de l’Isère – en cure pendant trois semaines. Troubles veineux, rhumatismes sont soulagés par une eau thermale qui jaillit puissamment à plus de soixante degrés. Bien sûr, on préférera marcher tranquillement dans un couloir où l’eau nous pénètre lentement, mais un massage au jet ne peut pas faire de mal à nos jambes de citadins.
La Léchère propose également des séjours courts d’un week-end pour se remettre en jambes et une ligne de produits de soin contre la fatigue des jambes et les rougeurs du visage.
Uriage-les-Bains. Passage obligé sur la route de Chamrousse, Uriage-les-Bains est, comme son nom l’indique, une station thermale. Mais une station unique au monde, puisque l’on y trouve une eau dont la concentration moléculaire est très proche de celle du sérum sanguin de l’être humain. On soigne donc surtout les infections dermatologiques, mais encore les voies respiratoires et les rhumatismes.

Balnéothérapie – SPA
Depuis de nombreuses années, les spas – qui sont devenus bien plus que des simples « bains bouillonnants » – se multiplient dans les Alpes, comme un gage de bien-être et de qualité de prestations pour les hôtels haut de gamme. Difficile d'opter pour un hôtel sans bain bouillonnant, une résidence sans piscine couverte chauffée ou une station sans centre aquasportif ! Le Petit Futé a sélectionné pour vous une soixantaine de destinations alpines à même de répondre à cet engouement pour la formule magique « Ski & Spa » ou « Soleil & Spa » en été. Du séjour tout compris « low cost » à la carte des plus prestigieux palaces des neiges, vous trouverez dans ce guide toutes les bonnes adresses pour vous faire plaisir à la neige.

Festivals et manifestations
Les Alpes sont moins connues pour leurs festivals et autres manifestations culturelles que pour leurs pentes enneigées. Et de ce fait, les hivers offrent peu de grandes dates sinon dans le domaine du sport où l’on retrouve toutes les grandes compétitions de glisse. Les festivals semblent avoir pris place au cœur de l’été dans les grandes villes, au bord des lacs ou dans les stations qui ont souhaité diversifier l’offre touristique en attirant une nouvelle clientèle hors saison. Et pourtant, les hivers regorgent de petites fêtes locales, tandis que les printemps voient se multiplier les fêtes à la gloire du retour du soleil et d’une nature jaillissante. L’été est le moment par excellence des musiciens qui profitent du calme des montagnes pour écouter de la grande musique ou monter le son des amplis, c’est selon. En tous cas, à chaque saison, les Alpes donnent toujours à faire, à voir et à entendre.


Les fêtes de saison

Toujours ponctuée par les travaux agricoles, la vie dans l’Alpe a aussi ses fêtes qui correspondent aux temps forts de la saison : la transhumance, la fabrication traditionnelle du pain, du vin ou du fromage, les récoltes, le bûcheronnage, mais encore les nombreuses fêtes votives où l’on peut encore apercevoir les costumes et les coiffes du pays. Ces fêtes votives sont surtout célébrées autour du 15 août avec le culte, très présent dans les Alpes, voué à Marie. Côté festivals, ils se déroulent en été aux bords des grands lacs, mais aussi en hiver lors de la saison touristique et l’on peut alors assister aussi bien à de grands festivals de jazz en montagne qu’à des concours de sculptures sur neige et glace de toute beauté. Bien sûr, l’hiver est particulièrement animé des grandes compétitions de ski et autres rallyes automobiles sur glace, pendant que les stations s’illuminent des célèbres descentes aux flambeaux. Les Alpes sont toujours en fête !

Alpes-de-Haute-Provence


Les immanquables

Les Bravades
A Colmars, Riez, Annot ou encore Castellanne dans les Alpes du Sud, on commémore encore pendant cette fête profane, les combats et actes de bravoure des villageois. Si vous entendez des coups de feu, des cris de joie, ne vous enfuyez pas tête basse mais courez voir ces reconstitutions de combats organisés par les jeunes du village. On désigne un « abbé » ou un « capitaine », on revêt les uniformes et affûte les armes, pour parfois plusieurs jours combattre ou simuler les attaques. On retrouve les « chrétiens » – ou bourgeois – contre les « sarrasins » – les artisans – comme à Riez, les « Pétardiers » comme à Castellanne ou la « danse des Epées de Bacchus Ber » au pont de Cervières. A vos marques, feu, tirez !
Un très ancien concours de tir, à Annot rappelle également cette ambiance de bravade, et l’élection d’un « roi d’un jour ».
Mais la majorité des fêtes villageoises reste religieuse, célébrant leur saint patron, les fêtes dites votives, processions et pèlerinages, ou liées aux travaux des champs. La Saint-Jean est la plus célèbre. Celle d’Entrevaux, le 24 juin suit quelques étapes essentielles : la confrérie des « Saint-Jeanniste » va nous former une procession pittoresque qui commencera la veille. En uniforme de hallebardier, ils vont porter la statue de saint Jean de la cathédrale à la chapelle Saint-Jean-du-Désert située à environ 12 km plus loin. On revient à Entrevaux le lendemain après-midi, les derniers 100 m au pas de course, avec les honneurs de la population qui suit alors ce cortège. Au même endroit, le 16 août est dédié à la Vierge par une procession qui commémore son accouchement.

Fêtes


LES MÉDIÉVALES À ENTREVAUX
Association pour la Protection du Patrimoine Entrevalais
Village d'Entrevaux
Entrevaux
✆  04 93 05 41 87
En juillet. Manifestation gratuite. Vente de produits du terroir. Restauration.

Visiteurs des temps modernes, bienvenue au cœur de ces réjouissances moyenâgeuses ! Le temps d'un week-end, les trois cents costumes entretenus par des couturières tout au long de l'année sont prêts à être enfilés, proposés à la location quinze jours avant le début des festivités, la priorité est bien sûr donnée aux autochtones. De multiples animations rythment la journée : concert de musique, spectacle hippiques et de rapaces, repas médiévaux, conférences, vieux métiers, batailles, jet de drapeaux à l'ancienne... Une journée riche en apprentissage et en contemplation autant visuelle qu'auditive !

Manifestations culturelles – Festivals


FESTIVAL DES ENFANTS DU JAZZ
Office de tourisme (réservations et renseignements)
Place Frédéric-Mistral
Parc de la Sapinière (concerts)
Barcelonnette
✆  04 92 81 04 71
www.barcelonnette.com
Du 14 au 26 juillet 2020.

Le Festival des Enfants du Jazz reviendra à l'été 2020 avec une programmation toujours très attendue. Après Keziah Jones, Electro Deluxe, Selah Sue qui sera le prochain coup de cœur du public ubayen ? The Dire Straits Experience ? Profitez également de l'occasion pour découvrir aussi le festival Off où des anciens stagiaires et des jeunes musiciens jouent dans des cafés, des restaurants ou des terrasses renforçant ainsi les animations du festival.


LES FÊTES LATINO-MEXICAINES
Office de tourisme (programme)
Dans les rues du village de Barcelonnette
Place Frédéric-Mistral
Barcelonnette
✆  04 92 81 04 71
www.barcelonnette.com
info@barcelonnette.com
Du 8 au 16 août 2020. Manifestation gratuite. Restauration.

Les liens qui unissent la commune de Barcelonnette et le Mexique sont si forts que chaque année au mois d’août, le village tout entier célèbre ce pays et sa culture. Au programme : des concerts gratuits, des cours de danses, des ateliers artistiques, des découvertes gastronomiques et des manifestations culturelles qui permettent à quiconque présent dans la place de se plonger dans l’ambiance originale de la plus mexicaine des villes des Alpes. En 2020, vibrez toujours aux sons des Mariachis et dansez en suivant le rythme enflammé des musiques mexicaines !

Alpes-Maritimes

Fêtes


LES CHEFS AU SOMMET D'AURON
Auron
✆  04 93 23 02 66
www.auron.com
contact@auron.com
En janvier 2021.

Avis aux fins gourmets : des grands chefs étoilés de la Côte-d'Azur feront leur show dans différents restaurants de la station d’Auron ! La cuisine montagnarde sera mise à l’honneur pour cette 10 e édition des Chefs au Sommet d'Auron. Saveurs, textures, préparations, goûts et produits du terroir vous attendent pour une découverte gustative. Une manifestation originale qui ravira vos papilles. Tous les soirs de la semaine, des menus gastronomiques dans les restaurants de la station et des villages environnants. Et en journée, une farandole de divertissements à déguster en famille.

Manifestations culturelles – Festivals


LES FOLIES DES LACS
La Colmiane
En juillet (concerts gratuits).

Depuis juillet 2001, cela deviendrait presque un incontournable estival ! Les folies des lacs, ce sont deux jours répartis sur deux dimanches d'été, où l'on vous propose des concerts gratuits, à ciel ouvert, organisés dans le cadre naturel exceptionnel de la commune de Valdeblore-La Colmiane. Le public est nombreux chaque année à venir écouter du classique, du jazz et des musiques du monde autour du lac de La Colmiane mais aussi du lac Nègre. Un festival musical hors norme, où le public est aussi varié que les genres musicaux proposés : touristes, locaux ou simples curieux, tout le monde y trouvera de quoi être satisfait !


FESTIVAL LES BAROQUIALES
Sospel
sospel-tourisme@menton-riviera-merveilles.fr
En juillet (début juillet).

Le riche patrimoine présent sur le site de Sospel revêtira son costume baroque et vivra au rythme des concerts et pièces de théâtre de qualité dans des édifices aussi prestigieux que la cathédrale Saint-Michel et son parvis, ensemble scénique baroque d'une qualité acoustique exceptionnelle, les nombreuses chapelles de pénitents et autres sites naturels peu connus du public. Les BaroQuiales offrent des animations de rue, un défilé en costumes d'époque, des comédiens arpentant les rues, un marché d'artisanat et d'art avec démonstration de vieux métiers, une randonnée accompagnée sur les traces de la fameuse Route du Sel… Une semaine de fête dans la pure tradition baroque.
Sospel est également ponctuée de nombreuses manifestations telles que : le Festival des Orgues Historiques, le concours des épouvantails en été, la Fête Agricole début septembre. Des concerts et pièces de théâtre variés tout au long de l'année, sans oublier les Fêtes Patronales avec bals plusieurs soirs durant et repas à thèmes (15 août).


LES NUITS DU SUD
Place du Grand-Jardin
Vence
✆  04 93 58 40 17
www.nuitsdusud.com
nuitsdusud-com@ville-vence.fr
De juillet à août 2020.

L'été prochain, cela fera 22 ans que le Festival Nuits du Sud met le feu au Grand Jardin de Vence. 8 jours de folie et de rythmes endiablés. 8 soirées musicales d'exception avec, chaque année, un programme à faire pâlir les plus grands festivals. Incontournable pour les amoureux de belles musiques et de beaux rendez-vous estivaux.

Haute-Savoie

Fêtes


FÊTE DES GUIDES
190, place de l'Église
Chamonix-Mont-Blanc
✆  04 50 53 00 88
www.fetedesguides.com
info@chamonix-guides.com
15 août 2020.

La figure du guide de haute montagne – à Chamonix mais aussi dans le monde entier – est mythique depuis 1821, date de la création de la Compagnie des guides de Chamonix. Les guides les plus célèbres sont Jacques Balmat (le premier), mais plus récemment Roger Frison-Roche, Gaston Rebuffat, Lionel Terray, Louis Lachenal... Créée en 1924, la Caisse de secours vient en aide aux guides et à leurs familles en difficulté. Pour l'alimenter et honorer ses guides, la Compagnie des guides a créé la Fête des guides : toute la vallée de Chamonix-Mont-Blanc leur rend un hommage appuyé pendant quatre jours de fêtes et de chants : au Lavancher, aux Houches, à Argentière et enfin le 15 août à Chamonix – il ne faut pas manquer la parade des hommes de la montagne dans le costume que portait Jacques Balmat, en 1786, lors de la première ascension du mont Blanc ! On assiste à la traditionnelle bénédiction des cordes et des piolets, au feu d’artifice et à la soirée dansante ; à l'intronisation des nouveaux guides et à la remise des médailles de difficulté, les Choucas, aux clients les plus émérites. Au passage, on glisse, selon ses moyens, une obole dans la caisse de secours créée pour venir en aide aux familles des guides accidentés en montagne.

Manifestations culturelles – Festivals


FESTIVAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY
18, avenue du Trésum
Annecy
✆  04 50 10 09 00
www.annecy.org
info@citia.org
Du 15 au 20 juin 2020.

Créé en 1956 à Cannes et établi à Annecy depuis 1960, cet important festival annuel permet de découvrir des films d'animation inédits et de rencontrer des professionnels – ils sont plus de 11 000 à être présents pour participer également au Mifa (Marché du Film d'Animation). La manifestation se déroule dans plusieurs sites de la ville d'Annecy. Elle se conclut par la promulgation d'un palmarès – que l'on peut revoir pendant deux jours – après la proclamation des résultats. Un spectacle qui s'adresse à tous les publics, notamment lors de la projection qui se déroule chaque soir au Pâquier en accès libre. L'occasion de voir et revoir les plus grands classiques des films d'animation du monde entier !


FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE MÉCANIQUE
Les Gets
✆  04 50 79 85 75
www.musicmecalesgets.org
musee@musicmecalesgets.org
En juillet.

Un festival très familial ! Une véritable tradition qui accueille autant de locaux que de touristes. Depuis plus de trente ans, une fois tous les deux ans, la station des Gets se transforme en un immense cabaret de la musique mécanique. Une grande parade conduite par plus de 450 artistes, joueurs d'orgue et chanteurs de rue, venant de toute l’Europe pour animer les rues et places du village. Ils offrent aux visiteurs trois jours de fête avec de nombreuses déambulations, des spectacles « pyromélodiques », des concerts, des improvisations… Un gigantesque tableau animé, tandis que sur la place de la mairie trône le manège de chevaux de bois. Une centaine de spectacles au cœur du village !

Manifestations sportives


LA GRANDE ODYSSÉE SAVOIE MONT BLANC
www.grandeodyssee.com
Du 9 au 20 janvier 2021.

Une course d'attelages de chiens de traîneau en dix étapes traversant les Alpes savoyardes, chaque année, en janvier ! La Grande Odyssée a fêté ses 15 ans d'existence en 2019. Les deux Savoie coopèrent pour organiser cette course hors du commun qui résonne alors des aboiements des chiens alaskan husky et siberian husky et des cris des 25 attelages d'une dizaine de pays pour une course de chiens de traîneau – elle rassemble les plus grands mushers du monde. En 2020, la 16 e édition débute par le prologue à Samoëns en Haute-Savoie, révélant l'ensemble des équipages ; puis départ de la course à Morillon puis Praz-de-Lys – Sommand (avec l'Odyssée des enfants), Les Gets avec une traversée des massifs du Giffre et du Chablais et l'incontournable challenge de Megève et un périple à travers la Savoie, de Pralognan La Vanoise jusqu'à Bonneval-sur-Arc, pour se terminer à Val Cenis. 80 000 spectateurs sur les passages et de nombreuses animations permettant d'approcher les chiens, de comprendre le travail des mushers et de vivre au cœur d’une base polaire. Les chiens sont bichonnés, un vétérinaire s’occupe d’eux, prend soin de leur nourriture et de leurs précieux coussinets.


ULTRA-TRAIL DU MONT-BLANC
Chamonix-Mont-Blanc
✆  04 50 53 47 51
www.ultratrailmb.com
info@autmb.com
Du 24 au 30 août 2020. Ouvert aux sportifs ayant terminé les courses qualificatives l'année précédent l'Ultra-Trail.

Le rendez-vous annuel des trailers de l'extrême et des inconditionnels du Mont-Blanc. L'Ultra-Trail du Mont-Blanc est tout sauf une promenade de santé ; il s'adresse à l'élite du trail mondial. 2 300 coureurs, 166 km – l’équivalent d’un Chamonix-Lyon – et 9 500 m de dénivelé positif à des altitudes dépassant parfois les 2 500 m, le tout à la lueur de la lampe frontale entre l’aiguille de Bionnassay, le col du Bonhomme et le val Ferret… Les premiers concurrents s’élancent dans cette compétition sportive, l’une des plus dures qui soient, en bouclant un parcours qui emprunte les routes du célèbre sentier du Tour du Mont-Blanc (TMB). Les meilleurs le parcourent en 21 heures… quand il faut normalement une semaine aux randonneurs confirmés. Les coureurs moins affûtés (…) pourront se frotter aux autres parcours proposés dont le plus facile se parcourt en 6h30. Pour le commun des randonneurs, il est heureusement possible de profiter de l’événement en douceur et de suivre les animations proposées avant, pendant et après la course : animations musicales, stands pour les enfants et bien sûr, arrivée en fanfare des coureurs. Une course mythique, une aventure extraordinaire au cœur du Massif du Mont-Blanc !


LES MONGOLFIADES INTERNATIONALES DE PRAZ-SUR-ARLY
Praz-sur-Arly
www.prazsurarly.com
info@prazsurarly.com
Du 9 au 10 janvier 2021 (premiers ou deuxièmes samedi et dimanche de janvier, selon les conditions météorologiques).

Un meeting de montgolfières à Praz-sur-Arly depuis 1990 ! Une manifestation internationale d'aérostats, renouvelée chaque année depuis plus de 25 ans dans une commune à l'aérologie idéale. Une vingtaine de montgolfières s'envole et anime le ciel au pays du Mont-Blanc ! Au programme : vols (statiques ou non) et baptêmes, ateliers de construction d'aéronefs... La manifestation se poursuit sur la semaine en cas d'impossibilité de décollage le jour même. Le rendez-vous des meilleurs pilotes mondiaux !

Spectacles historiques – Son et lumière


FÊTE DU LAC
Annecy
www.lac-annecy.com
info@lac-annecy.com
Le 1 er août 2020.

Le premier samedi du mois d’août, la baie d’Albigny devient le cadre enchanteur du plus grand spectacle pyrotechnique d’Europe… 80 min de feu d’artifice rythmé par la musique, les lumières, les effets spéciaux… Le genre de spectacle unique à voir au moins une fois dans sa vie ! Héritier de la grande fête « vénitienne » donnée en 1860 en l’honneur de Napoléon III sur le lac, cet événement a su évoluer en intégrant toutes les nouvelles techniques des feux d’artifice et en faisant appel à de vrais créateurs d’émotions. Grandiose, inattendue, c’est une production unique jouée une seule fois avec une tension festive toujours palpable parmi les 200 000 spectateurs qui rejoignent les bords du lac. Tous les ans un thème nouveau. Le rendez-vous est donc fixé en août, pour vivre à ciel ouvert, toute la magie d'un des plus beaux spectacles...

Hautes-Alpes

Fêtes


Pèlerinage

Si l’on connaît les nombreux pèlerinages de l’autre côté de la France, les processions et autres pardons, on sait souvent moins que les Alpes, grande terre longtemps très catholique, ont également leurs grandes fêtes religieuses. Encore moins connu des profanes, le culte voué à la Vierge Marie culmine lors du pèlerinage de Notre-Dame-de-La-Salette en Isère, le deuxième de France après celui de Lourdes.
Le 19 septembre 1846, deux enfants, Mélanie et Maximin, gardent leur troupeau sur la montagne lorsque soudain leur apparaît un mystérieux globe de feu et, comme issue de cette lumière, une « belle dame » éblouissante, le visage baigné de larmes brillantes. S’adressant aux jeunes bergers, elle leur dit : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je serai obligée de laisser aller le bras de mon fils » – message mettant en cause l’effroyable profanation des valeurs divines et humaines. Puis un autre message, uniquement destiné au pape. Peu de temps après, un sanctuaire y sera édifié.

Manifestations culturelles – Festivals


ALTITUDE JAZZ FESTIVAL
35, rue Pasteur
Briançon
www.altitudejazz.com
festival@altitudejazz.com
Fin janvier/début février.

La montagne, ses grands espaces enneigés, sa liberté... et sa musique qui semble être naturellement le jazz. Un festival qui célèbrera sa 15 e édition en 2021 en accueillant, de la fin janvier au début février de nouveaux artistes. Une quinzaine de grandes dates, une vingtaine de JazzBars et une vingtaine de Jazz hors piste sur tout le territoire du Briançonnais, de Serre-Chevalier à Montgenèvre. Des artistes de renommée internationale qui nous font vibrer sous les étoiles.


FESTIVAL MESSIAEN AU PAYS DE LA MEIJE
La Grave
www.festival-messiaen.com
festival-messiaen@orange.fr
De juillet à août 2020.

Un des plus beaux villages de France et les paysages somptueux de la Meije comme écrin à la musique de l'un des plus grands compositeurs français du XX e siècle : Olivier Messiaen. Pendant une semaine, des artistes prestigieux viennent donner des concerts, certes exigeants, mais exaltants pour l'âme comme pour les oreilles. Du haut niveau dans tous les sens du terme pour la 22 e édition d'un festival rythmé par une dizaine de concerts.

Manifestations sportives


EMBRUNMAN
Embrun
www.embrunman.com
Le 15 août 2020.

L’Embrunman, épreuve mythique, est depuis plus de 35 ans l’un des plus grands et des plus beaux triathlons longue distance du monde. 3,8 km de natation, une côte à 5 % sur 1 500 mètres à gravir trois fois en courant et un col mythique, l’Izoard, à franchir à vélo. Une course diabolique réservée aux hommes forts et aux femmes d'exception, un spectacle fabuleux à ne pas manquer, celui d'hommes et de femmes qui vont au bout de leurs capacités physiques dans un décor somptueux.


TOUT À BLOCS
L'Argentière-la-Bessée
✆  06 76 79 58 57
www.toutablocs.com
toutabloc2014@gmail.com
Du 21 au 25 juillet 2020.

Les grimpeurs et le public se donnent rendez-vous dans le Pays des Écrins pour vivre leurs envies verticales autour de la manifestation Tout à Blocs, 27 e édition en 2020. Le bloc est un style d'escalade qui se concentre sur la puissance, la force pure et la dynamique : le grimpeur recherche la difficulté d'un mouvement ou d'une séquence courte de mouvements, contrairement à l'escalade en falaise, qui demande généralement plus d'endurance.

Isère

Fêtes


MARCHÉ DE NOËL
Place Victor-Hugo
Grenoble
En décembre.

Dans un cadre féerique, souvent enneigé, le marché de Noël de Grenoble est l'un des plus grands de France. L'ambiance montagnarde crée un climat particulier et la ville se pare de chalets qui amènent leur lot d'idées cadeaux à déposer au pied du sapin. Pendant tout un mois, le centre-ville est en fête pour une nouvelle édition du marché de Noël. Plus d'une centaine de cabanes abritent des artisans, des détaillants proposant des objets originaux ou des gourmandises à partager. Les petits et les grands espèrent croiser un gros bonhomme rouge à la barbe blanche dans son village et découvrent des animations gratuites. À ne pas manquer sur les places Grenette, Victor-Hugo et Square Dr. Martin.

Foires – Salons


FOIRE INTERNATIONALE DE GRENOBLE
Avenue d'Innsbruck
Alpexpo
Grenoble
✆  04 76 39 66 00
www.foiredegrenoble.com
foiresetsalons@alpexpo.com
En novembre 2020.

Chaque automne, dix jours pour tout trouver et faire des affaires dans tous les secteurs d'activité : habitat, ameublement, économies d'énergie, électroménager, multimédia, beauté... Il ne manque rien. Après l'exposition sur les dinosaures en 2019, quel sera le thème de l'édition 2020 ? Ce qui est certain, c'est que l'on retrouvera plus de 500 exposants dans tous les domaines et une dizaine de restaurants pour découvrir nos terroirs, des journées spéciales, notamment pour les femmes et les seniors. Une Foire pleine de bonnes trouvailles et de bonnes affaires à partager sur 42 000 m 2  d'exposition.

Manifestations culturelles – Festivals


FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MONTAGNE
Autrans-Méaudre en Vercors
www.festival-autrans.com
info@festival-autrans.com
Du 2 au 6 décembre 2020.

Ce superbe festival – le seul dans son genre en France, 37 e édition début décembre 2020 – existe depuis 1984. Il met sur nos écrans les plus belles images de toutes les pratiques de montagne à travers le monde : voyages, aventures, expéditions, grandes traversées, hautes altitudes, exploits alpinistes, compétitions, découverte des peuples de montagne... En parallèle au Festival, les Bobines de l'Extrême sont dédiées aux glisses extrêmes qui remportent un vif succès.

Manifestations sportives


FOULÉE BLANCHE
Autrans-Méaudre en Vercors
✆  04 76 95 37 37
www.lafouleeblanche.com
contact@lafouleeblanche.com
En janvier 2021.

Pour sa 43 e édition en 2021, combien de participants accueillera l'une des compétitions de ski nordique les plus populaires en France et dans le monde ? En effet, depuis sa création en 1979, elle a déjà réuni plus de centaines de milliers de participants qui gravissent les pentes du Vercors pour atteindre la Mecque française du ski nordique : Autrans. Champions et amateurs, c'est toujours un grand moment d'émotion à vivre en famille tout un week-end avec de nombreux challenges. Elle fédère toutes les générations et tous les tempéraments en réunissant dans un même peloton soudé par l'effort l'élite du ski nordique et tous les amoureux de la glisse dans un décor de rêve.


COUPE ICARE
Saint-Hilare-du-Touvet
Grenoble
www.coupe-icare.org
Du 13 au 20 septembre 2020.

Toujours plus de tête en l'air avec la nouvelle formule de la Coupe Icare en 2020. Huit jours de plaisir et 47 e édition pour l'un des événements les plus spectaculaires et les plus immanquables à Grenoble, dans la métropole et dans toute la région. La Coupe Icare, c'est tout simplement la plus importante manifestation de vol libre au monde ! Vaste programme pendant 8 jours où les défis se succèdent, où les pilotes montrent leur audace, leur technique, exécutent des prouesses pour mieux nous faire rêver. Sans oublier les « Icare du cinéma » et les « Icare tests ». Pour se rendre sur le site, il est conseillé d'emprunter les navettes gratuites mises en place ou de venir à vélo.


LA PRISE DE LA BASTILLE
Chemin de la Bastille
Grenoble
✆  04 76 42 09 47
http://laprisedelabastille.free.fr
En septembre 2020.

Bien que le but final de cette course incroyable soit de monter au restaurant Chez le Pèr'Gras, au sommet de la Bastille, pas sûr que les coureurs à l'arrivée puissent s'asseoir en terrasse pour admirer la vue et manger un bon plat. Sans doute la course la plus courte, mais aussi la plus dure qui soit, car il faut être combatif pour parcourir 2 km de calvaire, 6 lacets d'enfer et 320 m de dénivelé à 17 % avec des passages à 25 % ! Une superbe course contre la montre que les meilleurs au monde font en 7 minutes (record à 6'50''), quand les derniers mettent environ 20 minutes. Nous, on se contente de les encourager dans les moments les plus difficiles de l'ascension.

Savoie

Fêtes


FÊTE DU BEAUFORT
Les Saisies
✆  04 79 38 90 30
www.lessaisies.com
info@lessaisies.com
Le 15 août 2020. Restauration.

Chaque année, le beaufort, fromage emblématique de la gastronomie savoyarde, est la vedette d'une grande fête. L'on y découvre ses secrets de fabrication artisanale, l'on assiste à un défilé avec bénédiction du troupeau de vaches tarines et abondances, dont le lait permet sa fabrication. Animations, démonstrations, dégustations et ambiance festive, la gastronomie et les traditions savoyardes sont au rendez-vous de cette journée du 15 août.

Foires – Salons


SAVEURS ET TERROIRS
1725, avenue du Grand Ariétaz
Parc des expositions
Chambéry
✆  04 79 62 22 80
www.saveursetterroirs.com
En novembre 2020. Restauration. Parking.

La 21 e édition du salon Saveurs et Terroirs qui se déroule chaque année vers la fin du mois de novembre au Parc des Expositions de Chambéry, rassemble environ 150 exposants sur 7 000 m². Produits du terroir, gourmandises en tous genres, démonstrations et savoir-faire artisanaux... Les métiers de bouches et leurs représentants les plus experts se retrouvent ici : chefs réputés, meilleurs ouvriers de France, vignerons, producteurs, maîtres restaurateurs... Saveurs, ateliers, recettes et dégustations sont au programme de ces trois jours.

Manifestations culturelles – Festivals


MUSILAC
Aix-les-Bains
✆  04 79 88 09 99
www.musilac.com
contact@musilac.com
En juillet 2021. Restauration.

Créé en 2002, le festival Musilac se déroule pendant 4 jours pendant lesquels des centaines de milliers de festivaliers prennent une grande cure de rock sur les bords du lac du Bourget. Un festival devenu l'un des plus importants de France et d'Europe avec toujours plus de grands noms dont on attend qu'ils "tombent" avec impatience et des découvertes. Incontournable. À noter que ce festival d'exception a désormais un « petit frère » qui se tient en avril : Musilac Mont-Blanc.


FESTIVAL DES VOYAGES – LE GRAND BIVOUAC
88, rue de la République
Albertville
✆  04 79 32 48 64
www.grandbivouac.com
grandbivouac@grandbivouac.org
Mi octobre. Payant. Restauration.

Le Grand Bivouac, festival des voyages à travers films documentaires et livres, qui se déroule à la mi-octobre à Albertville depuis 2002, est un espace et un événement à part. Le voyage et la découverte… Projections, conférences, expositions sont propices à faire ici se croiser des mondes différents, des expériences de voyage et des regards croisés… Chaque année, ce sont environ 35 000 festivaliers qui se pressent pour explorer de nouveaux horizons. Problématiques d’actualité et interrogations diverses sur le monde, la nature et les enjeux sont abordées. 25 films-documentaires et 12 réalisations de jeunes auteurs, un salon du livre, des réalisateurs, écrivains, scientifiques, philosophes, photo-reporters, et autres explorateurs sont invités, sans compter les aspect purement festifs autour des concerts et animations. Un bel événement dont la renommée implique de bien réserver ses places en amont car il n’y en a pas toujours pour tout le monde.


LES ARTS JAILLISSANTS
Montsapey
✆  04 79 36 29 24
www.les-arts-jaillissants.fr
contact@les-arts-jaillissants.fr
En juillet. Restauration.

Un festival de musique classique dans un minuscule village de montagne en Maurienne. Montsapey accueille dans son église de Saint-Barthélemy des artistes internationaux. Au départ ce festival a été fondé pour sauvegarder et trouver des fonds afin de restaurer l'édifice religieux. Ses peintures murales et son retable de style néogothique, patrimoine classé Monument historique, sont menacés. Les frères Villermet, profondément attachés à cette commune, en avaient lancé l'idée. Depuis, les jumeaux portent toujours cette manifestation et l'enrichissent d'année en année. Tous les étés, ils programment des talents internationaux. Les récitals ont lieu dans l'église qui résonne de vie et de notes. Une exposition d'art investit les lieux communaux. L'espace de quelques jours, ce village perché à plus de 1 000 m d'altitude se colore. Les villageois rencontrent les artistes et amateurs de belle musique.

Manifestations sportives


PIERRA MENTA
Beaufort
www.pierramenta.com
info.pierramenta@gmail.com
Mi-mars.

La plus belle et l'une des plus populaires courses de ski alpinisme. Une course internationale qui se déroule chaque année au mois de mars depuis 1986 sur les pentes exigeantes du Grand-Mont. Elle rassemble environ 200 équipes de 2 skieurs constituées des meilleurs sportifs de leur discipline pour une course de 4 étapes. Une course de légende. La plus longue, avec un dénivelé positif de 10 000 mètres et 4 jours de course. La plus populaire avec des milliers de spectateurs pour encourager les athlètes, y compris à 2 686 mètres d'altitude, au sommet du Grand Mont.


TROPHEE ANDROS
Les Belleville
✆  04 79 00 08 08
www.valthorens.com
En décembre.

Après le patinage artistique, les glissades maîtrisées des bolides offrent un véritable ballet mécanique. Le Trophée Andros, né en 1990, est une série d’épreuves hivernales de courses sur glace au moment où la saison de courses automobiles est au repos. Depuis plus de dix ans, la saison du Trophée Andros s’ouvre traditionnellement en décembre sur le circuit de Val-Thorens où s’expriment de nombreux champions venus d’horizons divers, de présentateurs célèbres aux plus grands champions automobiles… Le Trophée, c’est un savant mélange de glisse, de fête nocturne, de spectacle et de convivialité conjugué à l’esprit sportif.


LA GRANDE ODYSSÉE SAVOIE MONT-BLANC
Val-Cenis
www.grandeodyssee.com
En janvier.

La 17 e édition de La Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc se déroulera après des débuts en Haute-Savoie, sur toute sa deuxième partie sur le département de la Savoie. Il s'agit d'une course internationale de chiens de traîneaux qui offre aux spectateurs un grand moment festif plein d'émotions. Des animations accompagnent les étapes et c'est aussi une occasion spéciale pour voir de très près le travail des mushers avec leurs chiens, qui sont eux aussi de grands athlètes.
Alpes-de-Haute-Provence


Saint-André-les-Alpes - Le Verdon près de Saint-André-les-Alpes.
© Marina – stock.adobe.com

Alpes-de-Haute-Provence


Alpes-de-Haute-Provence - Alpes-de-Haute-Provence

Barcelonnette


Barcelonnette - Barcelonnette et les Alpes françaises.
© Kodachrome25 - iStockphoto
Sur la route des Grandes Alpes, Barcelonnette est sans doute la ville la plus « inattendue » des Alpes pour qui ne connaît pas son histoire passionnante. Au pied des stations de l’Ubaye que sont Sauze Super-Sauze et Pra-Loup, Barcelonnette est une ville de montagne avec ses ruelles étroites où l’on peut lire plus d’une fois « Attention, chute de neige ! ». Entourée de sommets, la ville n’est pourtant pas enfermée sur elle-même et c’est son extraordinaire ouverture sur le monde, notamment son aventure mexicaine, qui en fait une ville d’exception à découvrir hiver comme été, lors de fêtes magiques et colorées.
L’histoire de cette petite ville de l’Ubaye, fondée en 1231 par Raymond Bérenger IV de Barcelone, se confond presque, depuis deux siècles, avec celle des Barcelonnettes. En 1812, des habitants de Barcelonnette et de ses proches environs ont décidé, selon la grande tradition de colportage de la région, de conquérir de nouvelles terres. Ils choisirent le Mexique pour faire valoir leur savoir-faire commercial et technique dans les métiers de la laine et de la soie. Les débuts seront difficiles mais, dès le Second Empire, ceux que l’on appelle les Barcelonnettes réussissent à créer et entretenir un réseau très puissant dans tout le pays. La présidence de Porfirio Diaz, entre 1876 et 1911, va permettre aux émigrants français de connaître un véritable âge d’or. Ce dernier fait en effet tout pour favoriser l’entrée de capitaux étrangers et voue de surcroît une véritable admiration pour la France. Les Barcelonnettes ouvrent d’immenses fabriques, certaines comptant plusieurs milliers d’ouvriers et, parallèlement, s’investissent de plus en plus dans la direction des grandes banques mexicaines. La longue révolution mexicaine marque le début du déclin industriel des Barcelonnettes. Les immigrants continuent pourtant d’arriver – au total, entre 1850 et 1950, ils seront plus de 2 500 à quitter l’Ubaye pour tenter l’aventure –, aujourd’hui, il y aurait environ 60 000 descendants de Barcelonnettes au Mexique.
Le centre historique de Barcelonnette regorge de superbes maisons, les villas des Mexicains, pour la plupart construites entre 1880 et 1930. Commandées par des fils du pays ayant réussi dans le commerce du textile au Mexique, elles sont à l’origine d’un véritable nouvel urbanisme, s’approchant de celui des villes d’eaux. Les Barcelonnettes les plus riches ont rivalisé, surtout au tournant du siècle, pour construire des villas toujours plus grandes et plus belles. Elles sont, pour la plupart, dans la partie est de la ville.


BUREAU DES GUIDES DE L’UBAYE
La Chaup
✆  06 08 46 04 53
www.guide-montagne-ubaye.com
lehir.jacques@gmail.com
Bureaux ouverts de 9h30 à 12h30 et de 15h30 à 19h30. En hiver, ski de randonnée à partir de 50 € par personne en collectif. Cascade de glace 50 € par personne. En été, alpinisme à partir de 180 € par personne pour un groupe minimum de deux personnes (300 € pour une personne seule).

Le Bureau des Guides de l'Ubaye vous ouvre les portes pour toutes les activités de montagne et haute montagne pratiquées été comme hiver, en toute sécurité avec des professionnels reconnus sur tous les cours d'eau, les terrains escarpés et les montagnes de l'Ubaye ou des environs. Ski de randonnée, raid à ski hors piste, cascade de glace, escalade (adultes et enfants de moins de 12 ans), alpinisme, canyoning (Blache, Chaudan, Coste Plane...), via ferrata de la Motte-du-Caire… Laissez-vous transporter et découvrez d'en haut les plus beaux sommets de la région et notamment le Breack et les aiguilles du Chambeyron (3 380 m), ou des courses en OIsan (sur demande) !


OFFICE DE TOURISME
Place Frédéric-Mistral
✆  04 92 81 04 71
www.barcelonnette.com
info@barcelonnette.com
Ouvert en juillet et août, tous les jours de 9h à 19h. Ouvert de septembre à juin, du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h. En mi-saison, tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h. Fermé le dimanche.

L'équipe de l'office de tourisme de Barcelonnette met à disposition des visiteurs des brochures illustrées vous permettant d'aller à la découverte de la commune et ses rues. C'est l'occasion de mieux connaître l'étonnante histoire de la ville, ses liens historiques avec le Mexique et l'architecture originale qui en a découlé, les fameuses « villas mexicaines ». Participe avec les autres offices de tourisme de la vallée de l'Ubaye à la billetterie pour la visite des forts lors des époques où elles sont possibles. Billetterie directement en ligne, possible sur son site.
Ce bureau d'information touristique propose également un petit espace d'objets-souvenirs à la vente.

Points d'intérêt


Passeport des Musées

Envie de faire des visites et de découvrir toutes les merveilles des Alpes-de-Haute-Provence à coût réduit ? Le Conseil général vous propose un passeport à durée illimitée (pour 2 adultes). La première visite est payante à plein tarif, puis les suivantes sont à tarif réduit. Les 4 e , 8 e et 12 e visites sont même gratuites ! Au total 29 dans toutes les Alpes-de-Haute-Provence et une dizaine dans notre zone alpine.
Site Internet  : www.tourisme-alpes-haute-provence.com


ÉGLISE DE BARCELONNETTE
Place Saint-Pierre
✆  04 92 81 01 41

Sur la place Saint-Pierre en centre-ville, l'église est un bel ensemble dont les vitraux méritent une visite. Datant du XIII e siècle, restaurée au XVII e siècle après l'incendie de la ville, elle est conforme aux autres églises médiévales de la vallée : une nef unique et un grand auvent s'ouvrant sur la place qui abritait souvent un marché aux grains. Le clocher carré supporte un campanile entouré de quatre pyramides et porte une vierge en métal doré. Avec les fortunes faites au Mexique, l'espace intérieur fut d'abord agrandi et l'église elle-même fut reconstruite en 1912. Outre les remarquables volumes, on peut admirer la grande mosaïque aux inspirations byzantines, ainsi qu'un autel dédié à saint Joseph.


MUSÉE DE LA VALLÉE
10, avenue de la Libération
Villa-la-Sapinière
✆  04 92 81 27 15
www.barcelonnette.com
musee@ville-barcelonnette.fr
Fermeture annuelle de mi-novembre à mi-décembre et les 1 er janvier, 1 er mai et 25 décembre. Hors congés scolaires, ouvert du mercredi au samedi de 14h30 à 18h. Pendant les vacances scolaires hors été, ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 14h30 à 18h. De début juillet à fin août (dates variables), ouvert tous les jours, de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30. Gratuit jusqu'à 10 ans. Adulte : 4 € (réduit : 2 €). Accueil des groupes sur rendez-vous. Tous les mardis à 16h : "Parcours des salles guidé" sans supplément de prix. Boutique. Animations.

Musée à la fois fortement identitaire (Gens de l’Ubaye) et ouvert sur le monde (Gens des voyages), le visiteur comprendra ici les liens qui unissent Barcelonnette au Mexique depuis l’installation des frères Arnaud en 1804. On peut y admirer des collections superbes de beaux-arts, les toiles orientalistes des peintres voyageurs Jean Caire et Marie Tonoir, les objets et photographies rapportés par l’émigrant-collectionneur Emile Chabrand de son voyage autour du monde (1882), les céramiques de Chililico (Mexique) données par Guy et Claude Stresser-Péan et les costumes des hauts plateaux indochinois offerts par la famille Louppe-Gassier. Un lieu de mémoire érigé dans une élégante villa édifiée de retour du Mexique où l’on capte l’histoire peu commune d’une ville, d’une vallée qui a dû s’exiler pour faire revivre son pays.
Après travaux en fin 2019, ce Musée de la Vallée à la villa de la Sapinière a fait peau neuve et sa muséographie a été entièrement renouvelée pour 2020. Elle présente en nouveauté deux grandes thématiques sur les Piémontais dans le Pays de Bercelonnette et les Colporteurs de la vallée de l'Ubaye. S'y ajoute un petit trésor archéologique avec la totalité de la Donation Gleize qui comprend 82 pièces (essentiellement des bronzes), accompagnée de 17 photographies inédites de la collection Olivier de Saint-Marcel Esseric datant de 1890. Une salle est consacrée aux Bercelonnettes aux Amériques de 1805 à 2014.
La salle rose expose aussi "1000 petits chefs-d'oeuvre du Mexique" : statuaire aztèque, objets d'art populaire, d'art colonial ou aussi d'art moderne mexicain.
Quand à la salle Chabran, voyageur et naturaliste elle vous permettra de découvrir ses collections d'animaux ramenées de ses périgrinations en Argentine puis au Mexique.

Le couvert


BISTROT TINTO
4, rue Manuel
✆  04 92 81 47 73
www.barcelonnette.com/bistro-tinto--ot58xs9shn7.htm
bistrotinto@gmail.com
Ouvert toute l'année. Ouvert midi et soir tous les jours en juillet-août de 8h à 1h du matin. le reste de l'année fermé mercredi et jeudi sauf vacances scolaires. Vin au verre. Cuisine à l'ardoise et de saison de 11 à 33 €. Tapas à partir de 7 €. Accueil des groupes. Chaises bébé. Terrasse.

Ce joli bistrot-restaurant, situé en zone piétonne, possède une belle terrasse directement installée sur la place Manuel qui accueille chaque été tous les soirs des concerts. A l'intérieur une belle salle à la décoration contemporaine et à l’architecture montagnarde avec, aux murs, des pierres et beaucoup de bois, un plancher en bois et du rouge au plafond. Côté carte, la cuisine se veut simple et de qualité, élaborée à partir de produits frais et du terroir. En été, elle privilégie les circuits d'approvisionnement courts de préférence bio. Le patron tient à préciser que tous les plats sont élaborés dans sa cuisine. Ses spécialités montagnardes ne vous décevront pas. Et goûtez la spécialité maison : les ravioles de Fours, une vieille recette du terroir Ubayen. Le Bistrot Tinto, c'est également une large gamme de vins sélectionnés (une quarantaine provenant de toutes les régions de France) pour accompagner votre repas et une belle carte de cocktails et de spiritueux. Que ce soit à l'intérieur ou en terrasse, l'ambiance festive est assurée.


LE PATIO
1, rue Manuel
✆  04 92 81 36 86
Ouvert toute l'année. Ouvert tous les jours midi et soir sauf le mardi et le mercredi hors vacances scolaires. Menus 15 € et 19 €. Menu tradition l'hiver 28 €. Carte. American Express, Chèque Restaurant. Accueil des groupes. Terrasse. Wifi gratuit.

L'atout majeur de ce restaurant est le vaste patio verdoyant et fleuri qui se cache derrière la façade de la rue Manuel. Aux beaux jours, on prend ses repas dans ce jardin privé, calme et protégé, dont on apprécie le cadre vraiment superbe, avec sa grande terrasse ombragée et reposante. A l'intérieur, deux belles salles voûtées. Le patron Jean-Jacques Serres est aux commandes depuis plus de 15 ans et vous réserve toujours un accueil chaleureux et attentionné, tout comme le personnel. Au choix, pizzas et pâtes qui fleurent bon l'Italie toute proche, grillades de viandes et de poissons et spécialités montagnardes. Tout est fait maison à base de produits frais de saison. Nous avons retenu pour vous la pizza du Patio, une calzone à la vraie sauce tomate, au fromage et au choix mozzarella, chèvre ou encore roquefort. Elle s'accompagne d'une salade verte avec tomates séchées, jambon cru ou magret fumé. Vous conserverez une petite place pour un délicieux tiramisu au café saupoudré de biscuits spéculoos ou encore pour une glace ardéchoise que l'on vous recommande. Une adresse parfaite aussi pour les enfants qui sont les bienvenus. Excellente pour manger tranquillement à Barcelonnette, loin de l'agitation des rues piétonnes.

Le gîte


LE CHEVAL BLANC**
12, rue Grenette
✆  04 92 81 00 19
www.chevalblancbarcelonnette.com
chevalblancbarcelo@free.fr
Qualité Tourisme. Ouvert toute l'année. 18 chambres. Chambre double à partir de 55 € ; chambre triple à partir de 75 €. Pension complète. Demi-pension. Petit déjeuner buffet : 9 €. Lit supplémentaire : 10 €. Parking fermé inclus. Lit bébé jusque 3 ans : 8 €. Etape VRP : 79 €. Jeux pour enfants. Animaux acceptés (5 € par jour). Séminaires. Wifi gratuit. Restauration (menus et cartes variés de 16 € à 28 € ; menus enfants 11 € ; carte, plats de 6 à 18 € ; service le midi, en été et vacances scolaires, et le soir toute l'année ; fermé le dimanche soir hors saison). Relais motards.

Cet authentique relais de diligence est géré depuis 1910 par la même famille dont les membres se sont succédé depuis quatre générations. Aujourd'hui, c'est Christophe Barneaud et son équipe qui vous accueillent dans un établissement bénéficiant de tout le confort moderne tout en ayant su conserver le charme de son passé. Les chambres sont décorées dans un style classique et champêtre. Petites, car adaptées à ce lieu chargé d'histoire, elles sont néanmoins dotées de grands lits et de sanitaires privés et ont été rénovées en 2017. Les chambres familiales peuvent héberger jusqu'à 5 personnes. La réception d'origine, toute en bois, est magnifique. L'hôtel dispose de deux salles de restaurant qui offrent la même qualité d'un service attentif et chaleureux. La cuisine traditionnelle de Christophe, maître restaurateur, est préparée avec des produits du terroir selon les recettes maison comme les pâtes artisanales, le gratin de morilles, la côte de veau locale aux girolles, les gnocchis grillés à la tomme de montagne, le gigot d'agneau du pays grillé à la fleur de thym et les spécialités montagnardes ou encore la crème brûlée au safran de Haute-Ubaye pour terminer le repas sur une douce note sucrée. Un garage fermé pour motos, vélos et voitures est disponible à l'arrière de l'hôtel. Véritable institution locale, ce Cheval Blanc est situé en plein centre-ville de Barcelonnette et dispose d'une terrasse très agréable pour se désaltérer.


LE GRAND HÔTEL**
Place du Président-Paul-Reynaud
✆  04 92 81 03 14
www.grandhotel-barcelonnette.fr
grandhotelbarcelonnette@hotmail.com
Qualité Tourisme. Ouvert toute l'année. 22 chambres. Chambre double de 54 € à 104 € ; chambre triple de 76 € à 117 €. Demi-pension (sur demande). Petit déjeuner : 9 €. Parking fermé : 9 € (garage fermé et sécurisé pour votre moto ou vélo gratuit). Lit bébé : 8 € par jour. Soirée étape 89 € (chambre + demi-pension). Chèques non acceptés. Une chambre adaptée aux malentendants. Wifi gratuit. Chambres équipées de douche, WC, double vitrage et TV écran plat ; les chambres maxi peuvent accueillir jusqu'à 4 personnes.

En entrant dans cet établissement on est saisi par l'atmosphère d'un hôtel au charme ancien dont la construction remonte à l'année 1905. A la réception, un vieux comptoir en zinc qui sert aussi pour le bar contigu, un plancher en noyer, et son timbre d'autrefois, en cuivre, pour appeler la personne chargée de l’accueil. Les tables destinées au petit déjeuner réunies dans un coin bistrot, l'escalier à la rampe en fer ouvragée... contribuent à confirmer cette ambiance d’antan, cosy et chaleureuse. Elle se prolonge dans le grand salon aux fauteuils de part et d'autre de la cheminée, par les présences du bar de l'hôtel, d'un billard américain ainsi que de gravures anciennes… A l'étage un grand balcon aménagé permet de profiter des soirées animées sur la place Manuel ! Les chambres, aux chaudes harmonies de couleurs provençales et de bois, sont toutes différentes et bien équipées. Aux motards et passionnés de vélo, l'hôtel offre l’accès à un local fermé pour garer leurs engins en sécurité. Pour les voitures, vous aurez le choix entre parking public gratuit à côté et parking fermé. Pour vous restaurer, vous aurez l'embarras du choix sur la place elle-même ou dans les rues piétonnes adjacentes. En hiver, navettes gratuites vers les pistes.


HÔTEL AZTECA***
3, rue François-Arnaud
✆  04 92 81 46 36
www.azteca-hotel.fr
hotelazteca@wanadoo.fr
Qualité Tourisme. Ouvert toute l'année. Haute saison : du 1 er juin au 30 septembre et semaine du jour de l'an. Moyenne saison : du 1 er octobre au 11 novembre et vacances scolaires de Noël et de février + week-ends de janvier/février/mars et mois de mai. Réception de 7h30 à 20h30/21h. 27 chambres. Petit déjeuner : 10 €. Lit supplémentaire : 15 €. Tarifs (par nuit, selon saison) : chambre double à de 65 € à 81 ; triple de 98 € à 139 €, quadruple de 122 € à 152 €. 2 chambres doubles adaptées pour personnes à mobilité réduite (de 83 € à 107 €). Téléphoner pour réserver selon vos besoins spécifiques. Ascenseur. Animaux acceptés (12 € par nuit). Wifi gratuit. Room service : pâtes, bruschettas... Garage à vélos. Spa, massages, balnéo... sur réservation.

Construite en 1888 à l'âge d'or des Barcelonnettes, son nom fait référence au lien historique qui unit Barcelonnette au Mexique depuis plus de 200 ans. Récemment rénové, l'hôtel fait également office de galerie d'art : des petites séries à des prix abordables y sont exposées tout au long de l'année et sont à vendre (luminaires, linge, vaisselle, tableaux, sculptures...). Les chambres, à la décoration soignée et unique, sont confortablement équipées : TV écran plat, minibar, coffre-fort, salle de bains complète avec douche ou bains, carrelées de faïences aux couleurs vives. Ce nouveau concept a pour objectif de « se sentir bien comme à la maison ». La bibliothèque avec ses nombreux livres à disposition, la grande salle de réception, les salons, la salle de jeu, le bar, la sublime terrasse ombragée à l'esprit lounge face aux montagnes ou encore la possibilité de prendre son petit déjeuner à l'extérieur ou dans sa chambre ou encore dans la salle commune sont des « plus » pour conforter votre quiétude. Sur place, un centre de bien-être et d'esthétique, Pure Spa, est accessible à toute personne qui le désire. Cerné de nature et pourtant à deux pas de la vieille ville et de ses restaurants, l'Azteca est un véritable havre de paix.

Campings


CAMPING LE TAMPICO***
70, avenue Émile-Aubert
✆  04 92 81 02 55
www.letampico.fr
Ouvert de fin avril à fin septembre. Accueil jusqu'à 19h. 90 emplacements. Exposition : ombragé / mi-ombragé / ensoleillé. Emplacements au minimum de 80 m². Emplacement + véhicule + 2 personnes de 14,90 € à 19,90 €. Chalets pour 5 personnes de 495 € à 725 € la semaine ; mobil-homes pour 6 personnes de 515 € à 745 € ; bungalows pour 4 personnes de 300 € à 430 €. Chèque Vacances. Jeux pour enfants. Salle de bains pour bébés. Animaux acceptés. Wifi gratuit. Restauration (seulement en juin, juillet et août : Carte, plats entre 10 € (pizza) et 18 €). Présence de WC adaptés pour les personnes à mobilité réduite. Possibilité de louer une roulotte pour 4 personnes.

Anne et Thierry vous réservent un excellent accueil dans leur camping 3* ! En mi-saison, comme en été, de nombreuses activités s'offrent à vous : randonnées, promenades à vélo ou sports d'eau vive... Vous pouvez rejoindre facilement le centre-ville à pied avec ses activités et commerces ou, si vous le préférez, profiter du calme environnant. A signaler, car pratique, la possibilité d'hébergement à la nuitée dans des Pods et cabanes ! Toutes les locations sont récentes et bien entretenues. Côté restauration, vous pourrez choisir, à la carte, entre pizzas au feu de bois, grillades, salades composées... le tout à base de produits locaux. Une bonne adresse !

Loisirs


MONTAGNES D'UBAYE TREKKING & AVENTURE
37, rue Manuel
✆  04 92 81 29 97
www.ubaye-aventure.com
contact@montagnes-ubaye.com
Label Qualité Tourisme. Ouvert toute l'année. Ouvert l'hiver et l'été uniquement. Parmi les activités, bivouac gourmand à Pra Loup 15 €, observation des animaux 25 €, raquettes et chiens de traineaux 50 €. D'autres tarifs sur le site internet. En été : escalade, rafting, canyoning, VTT, parapente, randonnée, sports en eaux vives. En hiver : raquettes, village d'Igloos, chiens de traîneaux, ski et cascades.

Quelle adresse mes aïeux depuis plus de quinze ans ! Il y en a pour tous les goûts, tous les âges et tous les budgets, hiver comme été. Parmi les innombrables activités, vous trouverez à coup sûr votre bonheur, dans le respect de l'environnement et en étroite collaboration avec la population locale. Rappelons que Montagnes d'Ubaye, avec à sa tête le sympathique Renaud, accompagnateur en montagne diplômé et passionné, est une agence locale spécialisée dans la randonnée, le trekking et les activités nature dans les magnifiques cadres de la vallée de l'Ubaye, des Alpes du Sud et du Parc national du Mercantour. Créatrice de séjours et de journées sur mesure, laissez-vous tenter, que vous soyez petits ou grands, en famille, entre amis ou en solo. Nous avons aimé, entre autres, la petite soirée finlandaise avec baptême nocturne de trente minutes sur un traîneau tracté par des huskys sibériens et un apéritif bien au chaud dans la kota avec feu central, animée de contes et de légendes. Un vrai bol d'air pur !


RANDO PASSION
31, rue Jules-Béraud
Face à la mairie.
✆  04 92 81 43 34
www.rando-passion.com
rando.passion@free.fr
Label Qualité Tourisme – Esprit Parc National. Ouvert hiver comme été. Haute saison : ouvert tous les jours de 9h à 19h. Prendre rdv par téléphone, de septembre à juin. Tous les tarifs figurent sur le site internet. Exemples de prix : chamois, lacs et alpages à partir de 30 €/pers ; balade aqualudique à partir de 28 €/pers ; rencontre avec la faune à partir de 21 €/pers. CB non acceptée. Programme de balades adapté aux personnes en situation de handicap (utilisation de joëlettes).

Bienvenue à la maison de la montagne où vous accueillent Chantal, Stéphane et Bruno, tous diplômés ! Un accueil convivial pour des moments inoubliables en été comme en hiver, dans le respect de l'environnement. Vous partagerez des prestations innovantes de qualité, la passion de vos hôtes et leur bonne humeur. Ubaye et Mercantour, produits locaux, personnages hors du commun vous attendent. Rando Passion est labellisée Qualité Tourisme et agréée de la Charte Européenne de Tourisme Durable pour ses séjours avec l'association Mercantour Ecotourisme. Au programme l'hiver : raquettes à neige, igloo, ski de fond, descente en luge, soirées insolites, VTT électrique, escape game, chiens de traîneaux. L'été : nature et randonnées, observation des marmottes, balade aqualudique, bivouac et refuge, et escapades gourmandes. Des séjours de un à plusieurs jours pour une totale immersion. A noter, l'accueil tout particulier réservé aux personnes handicapées. Vous retrouverez tous les tarifs ainsi que toutes les activités sur le site Internet. Une adresse que vous ne serez pas près d'oublier !


UBAYE PARAPENTE
Le Pont-Long
Route de Jausiers
✆  04 92 81 34 93
www.ubaye-parapente.com
info@ubaye-parapente.com
Ouvert toute l'année. Baptêmes, journées découverte et stages. Tous les jours en saison de 9h à 12h30 et de 14h à 18h. De 85 € à 175 € le baptême de l'air selon durée et dénivelé (360 € avec 20 minutes d'hélicoptère).

L'Ubaye Parapente est à l'origine du développement de l'activité parapente dans la vallée. L'école, labellisée Ecole Française de Vol Libre et agréée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, a été fondée en 1986 par Matthieu de Quillacq avec à son actif trente-deux ans d'expérience. En toute sécurité, accompagnés par Elodie, Olivier, Julien, Pierre, Nelson ou Samuel, moniteurs professionnels, expérimentés et passionnés, envolez-vous pour admirer le monde d'en haut. C'est tout simplement magique ! Toute l'année, des stages sont organisés ainsi que des baptêmes en parapente biplace. Le baptême hélico + parapente est un rendez-vous personnalisé, un package unique au monde pour encore plus de souvenirs de l'Ubaye. Alors si le mythe d'Icare vous fascine, cette adresse est sans nul doute pour vous et même pour les enfants à partir de sept ans !

Emplettes


PÂTISSERIE CHOCOLATERIE MAISON PADIOU
47, rue Manuel
✆  04 92 81 01 46
www.patisserie-padiou-barcelonnette.fr
contact@maison-padiou.fr
Ouvert du mardi au samedi de 8h à 12h30 et de 15h à 19h ; le dimanche de 8h à 12h30. Ouvert le lundi pendant les vacances scolaires de la zone B. Chocolats fabriqués avec des cacaos de premier choix sélectionnés parmi les meilleurs du monde (Tanzanie, Pérou, Brésil...). Livraison possible (vente en ligne de chocolats, confiseries et pâtisseries). Tablettes à partir de 4,20 €, ballotins à partir de 10,50 € (150 gr).

Nicolas Padiou, maître pâtissier et maître chocolatier, vous invite à découvrir son savoir-faire à travers ses réalisations : Emeraude (praliné noisettes ganache citron vert), Marmottin (praliné amandes noisettes), Armorique (ganache et fleur de sel de Guérande), Tendresse (pâte d'amandes parfumée au Cointreau)… Au total, plus d'une vingtaine de variétés de chocolats entièrement confectionnés sur place sont à découvrir dans cette fabuleuse boutique ouverte toute l'année. On y découvre également de superbes pâtisseries comme le Délice Alpin (tarte caramel au miel, noix de Grenoble et noisettes du Piémont) mais surtout la Feuilletine déclinée en macarons, entremets, pâtisserie individuelle, bonbons de chocolat et bouchées ! A partir du site Internet dédié, vous pourrez confectionner votre propre panier avec tablettes, ballotins et un grand choix de confiseries maison telles les pralines, les chardons au genépi ou encore les fameux cailloux de l'Ubaye... A noter que la maison fait aussi de succulentes glaces artisanales et des spécialités salées comme la tourte épinards lardons. Une adresse gourmande qui nous fait saliver d'avance ! Sur le site, vous pourrez télécharger la liste des allergènes présents dans les préparations vendues en ligne.

Dans les environs

La Condamine-Châtelard et le fort de Tournoux
Une place convoitée, qu’il fallut bien renforcer au cours des siècles. On peut donc y découvrir des restes de fortifications, et on ne manquera pas à cet égard d’aller voir, sur la route de Gleizolles, le superbe fort de Tournoux. A voir également, l’église Sainte-Catherine et le fort de Roche-Lacroix, qui fut une des pièces locales de la défense imaginée par Maginot en 1940. On skie, un peu plus haut, à l’ouest, à Sainte-Anne-de-la-Condamine. La fête de Sainte-Anne a lieu chaque année le dernier dimanche de juillet (www.sainte-anne.com).


FORTERESSE DE TOURNOUX
✆  04 92 61 01 79
www.ubaye.com/le-fort-de-tournoux.html
Inscription en ligne possible ou aux offices de tourisme de Barcelonette, Jausier... ou en juillet-août au chalet d'accueil de la Condamine-Châtelard au pied du fort. 3 départs de visite quotidiens. Gratuit jusqu'à 6 ans. Adulte : 10 €. Enfant (de 6 à 16 ans) : 5 €. Pass famille (2 adultes et 2 enfants) 25 €.

Construites entre 1839 et 1866, ces fortifications de la ligne Maginot sont situées en limite des communes de la Condamine-Châtelard et de Saint-Paul-sur-Ubaye. Elles défendaient l'entrée de la haute vallée de l'Ubaye depuis le col de l'Arche. La forteresse de Tournoux est un ouvrage important composé de 6 forts s'échelonnant de 1 290 m d’altitude pour l’Esplanade Pellegrin jusqu'à 2 000 m pour la Serre-de-l'Aut. La batterie des Caures, ouverte à la visite se situe, elle, à 1 800 m. La visite dure environ 2 heures. Il est à noter que la piste forestière de 2 km environ menant à cette batterie est peu carrossable, notamment pour les voitures basses.

Faucon-de-Barcelonnette


GÎTE ET MAISON D'HÔTES L'ÉTERLOU
Villevieille
✆  04 92 36 15 78
www.ubaye-gite-hote-barcelonnette.fr
serge.bardini@sfr.fr
Gîtes de France (3 épis). Ouvert toute l'année. Fermé à Noël seulement. 14 chambres. Lit bébé. Chambre double avec petit déjeuner à partir de 31 € ; en demi-pension à partir de 48 €. Nuitée et petit déjeuner de 22 € à 56 €. 1/2 pension de 37 € à 72 €. Panier pique-nique 8,50 €. Parkings privés. Garages abrités. CB non acceptée. Chèque Vacances. Label Tourisme & Handicap. Séminaires. Réceptions et mariages. Wifi. Restauration (menu : Kir et amuse-bouches, entrée, plat, fromages de la vallée, dessert et génépi. Ouvert à la clientèle extérieure pour 18,50 €, sur réservation 48 heures à l'avance minimum). Lave-linge, sèche-linge. Tv satellite. Salle de séjour avec un espace salon qui comprend : grande cheminée, bibliothèque, jeux de société...

Valérie et Serge ont passé cinq ans à rénover cette ancienne ferme située à 5 minutes du centre-ville de Barcelonnette. Et depuis douze ans, ils vous accueillent dans leur beau bâtiment au style authentique avec quatorze chambres de 2 à 6 personnes (dont une pour personnes à mobilité réduite), aux murs blancs, poutres apparentes au plafond, plancher en bois et une vue magnifique face aux sommets et à la station du Sauze. Toutes sont équipées de salle d'eau/WC privatifs. Les draps et le linge de toilette sont fournis, les lits sont faits à l'arrivée. Une vaste pièce commune de 120 m 2  est mise à disposition des hôtes. Elle est composée d'un salon de détente (bibliothèque, TV grand écran, home cinéma, lecteur DVD) et de la salle de restaurant, avec une décoration rustique égayée d'une grande cheminée. La restauration (apéro et plat unique bien préparé) est à réserver en même temps que l’hébergement. L'ambiance est chaleureuse, la qualité des prestations et de l'accueil est remarquable. L'auberge est ouverte à la clientèle de passage (sur réservation s'il reste de la place). Vous disposez d'un parking extérieur privé, et d'un local abrité pour motos, vélos, skis. De nombreuses activités de plein air sont disponibles en toute saison à proximité. Les trois épis sont bien mérités !

Le Lauzet-Ubaye
Un village qui s’est agrandi avec la construction du barrage de Serre-Ponçon à la fin des années 1950 et l’engloutissement de la commune d’Ubaye. Surtout connu pour son charmant petit lac et son pont romain qui date en fait du XIII e siècle, un magnifique ouvrage suspendu au-dessus de l’Ubaye, le Lauzet s’anime avec l’été qui annonce le début de la pratique des sports d’eaux vives. Mais le Lauzet est surtout connu des randonneurs pour offrir à tous les marcheurs, après environ trois heures d'effort, un petit coin de Paradis avec le site de Dormillouse. Pas de risque de s’endormir ici, quand on garde les yeux grands ouverts pour admirer ses trois lacs de montagne où se reflètent les cimes dans l’onde pure. Celles qui dorment ou se font bronzer, ce sont les marmottes qui ont marqué les lieux de leur empreinte. Depuis le plateau à près de 3 000 m, on peut jouir d’une vue d’aigle sur le lac de Serre-Ponçon et la vallée de l’Ubaye. Une randonnée à ne pas manquer.


HÔTEL-RESTAURANT LA LAUZETANE***
Le Village
Route de Barcelonnette
✆  04 92 85 55 00
www.hotellauzetane.fr
contact@hotellauzetane.fr
Qualité Tourisme. Fermé du mi-mars au mi-avril et du 1 er novembre aux vacances de Noël. Accueil jusqu'à 22h en saison ; 17h hors saison. 68 chambres (dont des suites familiales). Basse saison : chambre double de 80 € à 139 €. Haute saison : de 93 € à 155 €. Demi-pension (à partir de 77 € par personne en basse saison, 102 € en haute saison selon type de chambre). Petit déjeuner : 12 € (pour adulte et 8 € ou 5 € pour enfant selon l'âge). Parking inclus. Demi-pension pour les enfants logés dans la chambre des parents : gratuit pour les moins de 3 ans ; entre 3 et 13 ans : 21 €. Menu enfant 9 €. Offres spéciales pour les familles nombreuses, se renseigner. Chèque Vacances. Jeux pour enfants. Animaux non acceptés au restaurant, acceptés dans les chambres.en compagnie de leur propriétaire. Wifi gratuit. Restauration (menu gourmand : 45 €. Carte spécialités de montagne entre 13,50 € et 20,50 € pour un plat). Animations. Excursions (l'hôtel propose des formules avec activités sportives incluses et des offres spéciales week-end et familles. Se renseigner sur les prix suivant les périodes).

Des chambres économiques aux chambres familiales, la Lauzètane porte haut et fort ses trois étoiles. C'est au cœur de la magnifique vallée de l'Ubaye, entre Gap et Barcelonnette, qu'elle vous réserve un accueil chaleureux depuis plus de vingt ans, que vous soyez seul, en groupe, entre amis ou en famille. Les 68 chambres spacieuses, confortables et agréables se répartissent sur trois étages avec ascenseur. Avec vue sur la montagne, certaines donnent côté lac et d'autres côté route. Un équipement adapté à chacun. Tout y est ! Rien ne manque pour un séjour inoubliable et réussi : salles de sport, de ping-pong, cours de tennis, coin jeux pour les enfants, billard, flipper, salon TV grand écran avec console de jeux vidéo, bar à cocktails, animations, excursions, piscine extérieure chauffée, sauna, jacuzzi (chauffé et couvert pour en profiter même l'hiver !), sans oublier, à quelques mètres de l'hôtel le lac naturel du Lauzet-Ubaye et les nombreuses activités qui vous sont proposées tout autour de l'établissement été comme hiver. Quant au restaurant la Pergola du Lac, il vous suggérera de prendre place sur la terrasse aux beaux jours ou à l'intérieur dans une belle salle chaleureuse, pour une cuisine faite de spécialités de montagne ainsi que de buffets à thème suivant les saisons. Du fait maison à base de produits du terroir ! Toute l'année, des paysages majestueux à admirer ! Excellente adresse.


LE LAC DU LAUZET
✆  04 92 85 51 27
www.ubaye.com/le-lauzet-ubaye.html
Accès gratuit. Baignade gratuite et surveillée en saison. Pêche accessible à tous.

Voici un petit mais magnifique lac naturel, d'origine glaciaire, entouré de montagnes qui se reflètent dans ses eaux émeraudes. L'été, l'endroit est idéal pour qui souhaite se rafraîchir et se détendre : les rives sont en effet aménagées pour la baignade. Les plus sportifs pourront aisément en faire le tour à pied tandis que d'autres pourront se reposer quelques instants à l'ombre accueillante des mélèzes. L'endroit est également réputé pour la pêche qui peut se pratiquer ici sans permis : petits et grands peuvent librement y taquiner la truite. Des tables de pique-nique et une buvette sont installées sur les rives pour une halte repas dans ce cadre bucolique enchanteur. A noter que les rives sud et ouest du lac sont classées et donc préservées. A noter que, pour ceux qui préfèrent le confort, le petit village du Lauzet qui le jouxte en bordant l'ancienne route, compte plusieurs cafés-restaurants avec des terrasses donnant vue sur le lac.


MUSÉE DU LAUZET – UBAYE
Le Village
✆  04 92 81 00 22
www.ubaye.com/musee-du-lauzet-ubaye.html
museedelavallee@ubaye.com
De mi-juin à mi-septembre : tous les jours (sauf le mercredi) de 14h à 19h30. Le reste de l'année pour les groupes uniquement et sur reservation au service du patrimoine 06 75 15 39 74. Visite guidée toute l'année : 40 € par groupe, maximum 25 personnes, réservation obligatoire au 04 92 81 00 22. Entrée gratuite pour enfants (de – de 10 ans) ; Adultes 3 € ; Enfants (de 10 à 16 ans) ; Groupes (à partir de 10 personnes) 1,5 € / pers) ; Pass culturel / 6 sites : 10 €. Jeu de piste : gratuit.

Entièrement refait en 2017, ce musée met en valeur la montagne et l'ingénuité de ses habitants au travers des plantes utiles, soit pour se soigner (tisanes par exemple), soit pour varier sa nourriture (légumes sauvages, fruits et baies), soit pour la vie domestique (paniers, balais et manches d’outils). Plus largement, ce musée est dédié aux traditions et à l’actualité de la chasse et de la pêche, et les activités ancestrales y sont remises à l'honneur. A signaler, car cela est bien pratique étant donné l'éloignement du Lauzet par rapport à Barcelonnette, que pendant ses ouvertures le musée abrite aussi un Point Info Tourisme.

Méolans-Revel
Bienvenue dans un coin de nature préservé avec ses charmants hameaux montagnards ! Ici, tous les sports de plein air peuvent être pratiqués et les randonneurs seront ravis de découvrir les splendeurs du sentier des Eaux Tortes. On se perdra également volontiers dans le vallée du Laverq pouvant vous conduire jusqu'aux Trois-Évêchés, un écrin de verdure comme seule la nature est capable d'en fabriquer.


EAU VIVE PASSION
Pont du Martinet
Base du Four-à-Chaux
✆  04 92 85 53 99
www.allo-rafting-ubaye.com
ubaye@seauvivepassion.fr
Label Famille Plus. Tous les jours du 1 er Avril au 1 er Octobre de 8h à 20h. Rafting enfant à partir de 33 €, adulte à partir de 35 €. Hydrospeed à partir de 43 €. Via Ferrata à partir de 60 €. Stand up paddle à partir de 23 €. Rando à partir de 24 €. Hot-dog à partir de 43 €. Canyoning à partir de 45 €. Tarifs spéciaux familles. Chèque Vacances.

Amateurs de sensations fortes ? Voici une sorte de petit paradis pour les amoureux de la nature et plus particulièrement pour les inconditionnels des sports d’eaux vives. Avec une base située directement au bord de l’Ubaye (départ direct pour 30 rapides), Rafting Ubaye garantit des sensations fraîches. Son équipe de professionnels de la montagne vous invite à pratiquer l’aquarando, le canyoning, la via ferrata et un nombre incroyable d’autres sports de pleine nature particulièrement ludiques tels l'hydrospeed ou encore le hot-dog. De quoi passer un moment inoubliable !


LES TERRES BLANCHES
Le Village
✆  04 92 81 94 37
www.les-terres-blanches.com
contact@les-terres-blanches.com
La Clef Verte. Gîtes de France (3 épis). Ouvert toute l'année. Pour 34 personnes. Chambre avec petit déjeuner pour 2 pers. (draps fournis) : 60 €. Chambre de gîte 4 ou 6 pers : 28 € / pers. Petit déjeuner : 6,50 €. Panier pique-nique : 8,50 €. Demi-pension : à partir de 41 €. Pension complète à partir de 46 €. Chèque Vacances. Salon avec TV, bibliothèque, jeux de société. Grande terrasse ouverte sur la vallée.

Martine et Dominique vous accueillent chaleureusement dans leur gîte-auberge situé à Méolans-Revel, près de Barcelonnette. A 1 100 m d’altitude, dans la vallée de l'Ubaye aussi belle en été qu'en hiver, on vient volontiers passer un séjour simple et convivial aux Terres Blanches où l’on est reçu au sein d’une grande famille. Tout est d’une simplicité qui fleure bon l’authenticité du lieu et de ses propriétaires. Les chambres sont très confortables et conviennent aussi bien pour des couples que pour des groupes. On y découvre un art de vivre, une leçon de bien-être en montagne dans un milieu naturel où s'entremêlent étroitement la pierre et la terre. Il n'est pas surprenant que ce gîte soit labellisé « Éco hébergeur de l'Ubaye ». Et pour les actifs, les occasions d'activités dans les environs ne manquent pas que ce soit en hiver ou en été : randonnées sur les GR proches, ski, rafting, raquettes, pêche, kayak, vélo, découverte du patrimoine...

Pontis
Ce village est situé sur la rive est du barrage de Serre-Ponçon, presque à la frontière avec les Hautes-Alpes. En venant de Barcelonnette, quelques kilomètres avant d’arriver à Pontis, on franchit le col du même nom, où on peut profiter d’un panorama superbe sur le lac de Serre-Ponçon. Ce village d’à peine cinquante habitants dispersés dans sept hameaux présente un site remarquable avec ses demoiselles coiffées. Les demoiselles sont des roches aux formes étonnantes (comme de longues dames élancées coiffées d’un chapeau) dues à l’érosion. En effet, ces cheminées se construisent d’abord dans le sol, puis sont dégagées progressivement à la surface par l’érosion.

Pra-Loup
C'est LA grande station vedette des Alpes du Sud. Son ensoleillement et la beauté de son cadre expliquent aisément son succès. Pra-Loup est aujourd’hui la douzième station française pour son domaine skiable relié à celui du Val d'Allos et sa capacité d’accueil.


LA BERGERIE
Front de neige
Immeuble le Chamois
✆  04 92 84 14 20
www.restaurant-bergerie-praloup.fr
labergerie.pra-loup@orange.fr
Ouvert en même temps que la station en été et en hiver. Ouvert 7j/7 midi et soir pendant les vacances scolaires et les week-end. Ouvert le midi hors vacances. Carte 20 € environ à midi et 25 € le soir. Menu enfant : 8,90 €. Plat du jour : 14,90 €. Carte de cocktails maison. Terrasse. Animations.

Brasserie le midi et restaurant le soir, La Bergerie vous accueille avec une jolie salle chaleureuse et spacieuse ainsi qu'une grande terrasse au soleil et face aux pistes. Vous y savourerez de nombreuses spécialités de montagne. Le midi, ambiance brasserie, au pied des pistes, avec terrasse ensoleillée et grand parking. Le soir, ambiance conviviale autour de la belle cheminée centrale. Ce restaurant propose également un bar avec une belle carte de bières belges à la pression, une sélection de vins et des cocktails à savourer près de la cheminée ou sur la terrasse. L'accueil y est très chaleureux (sauf si vous réservez et arrivez en retard !), l'emplacement idéal et les prix raisonnables.


EDOUARD’S PUB
Galerie commerciale
Immeuble Miraval-Miramont
✆  04 92 84 07 43
www.edouards-pub.fr
christine.lotta@orange.fr
Fermeture annuelle du 1 er mai au 30 juin et du 1 er septembre au 30 novembre 2020 et du 1 er mai au 30 juin 2021. Bar ouvert de 9h30 à 2h pour les vacances scolaires et les week-ends. De 17h30 à 2h hors vacances scolaires. Ouverture restaurant de 12h à 14h et de 19h30 à 22 h pendant les vacances scolaires et les week-ends. De 19h30 à 22h hors vacances scolaires. Terrasse. Restauration.

Ce pub, est bien connu à Pra-loup. Les moniteurs de ski de la station s’y donnent rendez-vous tous les soirs avant le traditionnel Pra-Loup by Night. Pina Colada, Mojito, Alésia… c'est toute une gamme très variée de cocktails savoureux qui vous y attendent dans l’ambiance feutrée et musicale de ce pub. Vito, en véritable maître de cérémonie, propose toujours les plus qui font la différence : apéritifs garnis et happy hours maison ! Mais l'Edouard’s Pub offre également un service de restauration, largement apprécié. Envie d'une fondue ? C'est à l'Edouard's Pub qu'il faut aller à Pra-Loup ! Ou aussi d'une raclette ou encore d'un Mont d'Or, mais également pour son choix de viandes, de poissons, de plats du terroir... tout est bon au Edouar's Pub ! Le plus : profitez de sa belle terrasse avec vue sur la montagne !


OFFICE DE TOURISME DE PRA-LOUP
Maison de Pra-Loup
✆  04 92 84 10 04
www.praloup.com
info@praloup.com
Ouvert en juillet et en août : tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h. Hors saison : du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h. (sauf 15 jours au printemps (ouvert du 24 avril au 19 juin). Et 15 jours en automne début octobre. En saison d'hiver : tous les jours de 9h à 19h.

Bienvenue dans ce grand espace d'accueil où vous trouverez toutes les informations nécessaires au bon déroulement de votre séjour. Facile à trouver, l'Office de tourisme se situe à deux pas du front de neige, accolé au cinéma. Une équipe charmante et souriante vous aidera à passer des vacances au top ! Tous les dimanches pendant la saison d'hiver, elle vous invite à prendre un pot d'accueil dans le hall. Elle vous propose aussi : un espace wi-fi gratuit, un espace détente, une salle de jeux pour les enfants, un coin change pour les bébés et même la location d'une salle de réunion et toute l'année une boutique en ligne où vous pourrez acheter directement cartes de rando, bonnet, tour-de-cou, tee-shirts et autocollants Pra-Loup.


AUBERGE DE PRA-LOUP
Pra-Loup 1600
✆  04 92 84 10 05
www.aubergedepraloup.com
aubergepraloup@orange.fr
Gîtes de France (3 épis). Fermé en mai. 16 chambres. De 300 € à 550 € la semaine selon saison. Pour un appartement 4 personnes. Pour une chambre de 55 € à 68 € par personne nuit en demi-pension, de 70 € à 77€ en pension complète. Chèque Vacances. Animaux acceptés. Réceptions et mariages. Wifi gratuit. Restauration (petit déjeuner : 7 €. Restaurant ouvert à la clientèle extérieure. Menu unique à 16 € le midi, 19 € le soir (entrée + plat + dessert + 1/4 de vin). Ouvert 7 jours sur 7 en saison et du lundi au vendredi midi hors saison). Salon TV, bibliothèque.

Cette belle ferme fut entièrement rénovée et convertie en auberge par les propriétaires, la famille Arnaud, qui accueille leurs clients depuis trois générations. Ils ont su créer et conserver une ambiance conviviale. Bien placé à l'entrée de la station, le gîte offre 16 chambres de 2 à 4 personnes au confort simple. Certaines d'entre elles possèdent une salle d'eau complète avec WC privatifs, pour les autres les toilettes sont collectives. Draps et linge de toilette peuvent être loués. Deux appartements neufs entièrement équipés pour 4 personnes complètent cette offre variée. On apprécie le bar avec sa cheminée et le coin salon comprenant TV et bibliothèque. Dans la grande salle à manger, des repas généreux sont servis midi et soir sous forme d'un menu unique. Côté pratique, un local à skis et un garage à motos sont à votre disposition. L'adresse est le point de départ de nombreuses activités en toutes saisons. Un décor chaleureux dans un cadre superbe avec sa magnifique vue panoramique sur la vallée de l'Ubaye, à prix doux, voilà de sympathiques arguments. Un classement Gîte de Séjour 3* amplement mérité !


CHALET-HÔTEL LES BLANCS
Les Molanès
✆  04 92 84 04 21
www.chalet-hotel-lesblancs.fr
hotellesblancs@gmail.com
Fermé de mi-avril à fin mai, et de fin septembre à mi-décembre. Accueil jusqu'à 20h. 30 chambres. Chambre double de 89 € à 136 € ; chambre triple de 109 € à 173 €. Demi-pension. Petit déjeuner inclus. Parking inclus. Chalet indépendant de 110 m² avec trois chambres toute ouvertes sur l’extérieur : une double, deux twins, une salle de bain avec douche, un cabinet de toilette, un salon, cuisine équipée, balcon, et box à ski. A partir de 135 € à 210 € par nuitée. American Express, Chèque Vacances. Jeux pour enfants. Wifi gratuit. Restauration (ouvert 7j/7, réservation conseillée, menu à 22 € ou carte le soir ; En hiver, ouvert à la clientèle extérieure à l'hôtel, sur réservation, le soir ; en été, service midi et soir). Sauna. Petit salon avec bibliothèque.

Au pied des télécabines des Molanes, ce chalet-hôtel 2 étoiles est un hébergement aussi agréable en hiver qu'en été. On y trouve tout le confort nécessaire avec des chambres de 20 m 2  et des suites de 30 m 2  avec mezzanine. Exposées plein Sud, les chambres sont lumineuses, modernes et bien équipées (télévision TNT écran plat). Elles bénéficient toutes d'entrées individuelles ainsi que de casiers à ski individuels. L'établissement dispose de deux salles de restauration. A noter que les spécialités de montagne (fondue, raclette, tartiflette, etc) peuvent être préparées à la demande sur réservation préalable. De belles salades-repas peuvent être savourées avec un accès à la piscine, surtout en été. Au buffet de desserts, à volonté, tout est excellent ! Côté activités disponibles, elles sont nombreuses, notamment à l'espace détente : piscine couverte et chauffée, sauna, salle de sport et solarium, de quoi profiter au maximum de votre séjour. Il y a un grand parking, et la navette pour la station de ski passe devant l'hôtel toutes les 15 minutes en hiver. Le Chalet Hôtel les Blancs est également très agréable en été, car situé à quelques pas de départ de nombreuses randonnées.


LA CHARLISA
Les Molanès
Quartier des Marteaux
Route de Pra-Loup
✆  04 92 31 34 73
www.lacharlisa.com
lacharlisa@orange.fr
Ouvert toute l'année. 5 chambres. Chambre double de 90 € à 135 € ; suite de 120 € à 135 €. Demi-pension : 25 € (sur réservation). Petit déjeuner inclus. Lit supplémentaire : 28 €. Parking inclus. Gratuit pour les – de 3 ans. CB non acceptée. Restauration (dîners en table d'hôtes servis uniquement sur réservation. Durant l'été, si la température s'y prête, les repas sont également servis sur la grande terrasse, face à la vallée. 25 € par personne). Véranda, terrasse, salon avec bibliothèque et jeux de société.

Isabelle vous accueille convivialement toute l'année dans ses chambres d'hôte de charme ! L’ancienne ferme se trouve sur les hauteurs de Pra-Loup, non loin des pistes de ski. Après 15 ans de travaux, elle a été entièrement rénovée avec goût. Elle offre une vue panoramique sur la vallée et vous pourrez en profiter à loisir sur sa grande terrasse. A l’intérieur, 5 chambres et une véranda où sont pris les petits déjeuners, ainsi qu'un agréable salon, vous attendent. La décoration est cosy et soignée, les matériaux de qualité. Tout a été pensé pour offrir le plus de confort possible aux hôtes. Chaque chambre est unique et possède sa propre identité. Isabelle fait également table d’hôtes sur réservation et propose de dîner sur sa magnifique terrasse aux beaux jours. On retiendra l’accueil chaleureux et sympathique. N’hésitez pas à consulter votre hôtesse pour tout renseignement sur la région ; elle connaît la vallée comme sa poche. Dépaysement et détente garantis.


LE LOUP BLANC
Front de neige
✆  04 92 84 10 35
www.hotel-loupblanc.com
loupblanchotel@gmail.com
Fermé d'avril à juin et de septembre à novembre. Accueil jusqu'à 20h. 29 chambres (standard (2 à 3 personnes) ou familiale (2 A +2 E) et suites standard ou familiale). Pension complète (adulte supplémentaire 25 €). Demi-pension (adulte supplémentaie 20 €). Petit déjeuner inclus. Pension : 12 € de supplément pour les moins de 12 ans. Gratuit pour les moins de 2 ans. Chambres standard à partir de 195 € (en 1/2 pension pour 2) ; familiale à partir de 285 € (en 1/2 pension pour 2A + 2E) Suite standart (en 1/2 pension pour 2) à partir de 245 € ; suite familiale (en 1/2 pension pour 2A+2E) à partir de 350 €. Chèque Vacances. Animaux acceptés. Wifi gratuit. Restauration (formule du jour le soir uniquement : 15 € entrée + plat + dessert. Carte le midi. Ouvert à la clientèle extérieure). Canal +. Bain bouillonnant, sauna. Spa en supplément.

Difficile d’être plus au cœur de la station et de son domaine skiable, puisque cet établissement donne directement sur le front de neige au pied des pistes et des remontées mécaniques. Un hôtel aux chambres standard ou supérieure, récemment rénovées, qui apportent tout le confort notamment aux familles profitant de tarifs attractifs. Trois formules d’hébergement au choix : une version hôtelière classique en demi-pension pour l'hiver, une formule familiale proposant des suites en terrasse avec entrées indépendantes ou encore depuis 2013, des chalets neufs pour 2 à 5 personnes avec des suites dotées d'une vue directe sur les pistes de ski. L'accueil est sympathique et les repas sont copieux et revigorants. Le restaurant est ouvert matin et soir en hiver, en self à midi, accessible à la clientèle extérieure, et réservé aux clients de l’hôtel le soir. Autour de son originale cheminée, tout le monde aime se retrouver en soirée pour déguster des spécialités montagnardes. L'établissement est jeune et dynamique et accueille de nombreux habitués. En supplément, découvrez son espace détente composé d'un sauna, d'un hammam et d'un bain bouillonnant. Avis aux adultes amateurs : ne ratez pas la rhumerie (25 variétés aux fruits, aux plantes, aux bonbons...). Un must !

Sauze-Super-Sauze
Le Sauze est une des plus anciennes stations des Alpes du Sud. Créée en 1934 sous l'implulsion de deux frères, complétée dans les années 1970 par Super-Sauze, elle est aujourd'hui une station été-hiver parmi les plus prisées de la région. On apprécie sa proximité avec Barcelonnette et son domaine skiable aux multiples vallons qui donnent à la fois douceur et technicité aux 65 km de pistes ensoleillées s'étalant de 1 400 à 2 450 mètres d'altitude. L'été, les randonnées et le vélo sont à l'honneur.


HÔTEL LES FLOCONS
Station du Sauze
✆  04 92 81 05 03
www.les-flocons.com
Ouvert de décembre à avril et de juin à septembre. Chambre double de 60 € à 75 € ; chambre triple de 80 € à 90 €. Petit déjeuner buffet : 8 €. Restaurant ouvert à tous le soir. Formule (entrée-plat ou plat-dessert) 17 ; Menu 20 €. Panier pique-nique 8 €.

Claire et Paul vous accueillent chaleureusement dans leur hôtel 2 étoiles avec 17 chambres au style montagnard, toutes équipées de salle de bains, WC et télévision. Vous pourrez également profiter dans la journée d'une belle terrasse avec vue sur les montagnes et les pistes de ski en hiver (à 100 mètres) ainsi que du bar et du restaurant de l'établissement. Suivant les saisons, il propose une restauration le soir avec plat à ardoise qui change chaque jour en été et une carte de spécialités montagnardes pour l'hiver telles que des fondues, entrecôte, raclette, tartiflette... avec un menu adapté pour les enfants. Ce petit hôtel familial et accueillant offre un bon rapport qualité/prix dans la station du Sauze.


MONTANA CHALET-HÔTEL***
La Savonette
✆  04 92 81 05 97
www.montana-chalet.com
contact@montana-chalet.com
Qualité Tourisme. Famille Plus. Ouvert de mi-juin à mi-septembre et de mi-décembre à mi-avril. Ouvert toute l'année aux groupes sur réservation uniquement. Accueil jusqu'à 20h. 20 chambres. Pension complète (a la carte). Petit déjeuner buffet : 18 €. Lit supplémentaire : 60 € (pour un adulte, dans une suite). Parking inclus. Lit bébé : 10 € par nuit. Lit supplémentaire enfant : 40 € par nuit. Chambre classique à partir de 130 €. Chambre de luxe à partir de 150 €. Suite Montana à partir de 265 € (65 m²). American Express. Label Tourisme & Handicap. Chambre adaptée et place de parking réservée (Téléphoner pour réserver selon besoins spécifiques). Séminaires. Réceptions et mariages. Wifi gratuit. Restauration (restaurant ouvert le midi en hiver et le soir en été. L'hiver vendredi et samedi soir et tous les soirs pendant les vacances scolaires. Sur réservation). Salle de massage et bien-être, terrasse.

Eco hébergeur, label Famille Plus, Charte Qualité Tourisme, label Tourisme &amp ; Handicap... Au pied des pistes l'hiver et des Alpages l'été, le Montana vous réserve un accueil chaleureux au cœur des Alpes de Haute Provence et de la vallée de l'Ubaye. Pour un séjour de rêve, avec vue exceptionnelle, venez y faire une halte en famille, en amoureux ou entre amis. Le Montana chouchoute sa clientèle et met tout en œuvre pour que chacun passe d'excellents moments, sans jamais s'ennuyer. Avec un guide diplômé, vous partirez le soir en semaine à la découverte de la station et des sentiers alentour. Sur réservation, laissez-vous masser par une masseuse diplômée d'Etat qui se fera un plaisir de vous proposer différentes formules. Pour les bambins, piste de luge au pied de l'hôtel avec prêt ou vente de luges. Expositions nord ou sud, toutes les chambres offrent un confort irréprochable. A noter, les suites Montana (spacieuses 65 m²) situées au 3 e étage sous la charpente en bois avec poutres apparentes et vue dominante sur les montagnes. Quant au restaurant la Terrasse, le chef concocte une cuisine aux couleurs locales à base de produits frais et régionaux : spécialités montagnardes, burger maison, sélection du boucher, poissons frais jusqu'aux desserts et gourmandises. Pour prolonger l'instant, en terrasse ou au coin du feu : le Montana café avec, entre autres, des smoothies 100 % naturel. Un chalet à découvrir hiver comme été !


OFFICE DE TOURISME DU SAUZE
Centre village
Chalet de la Montagne
✆  04 92 81 05 61
www.sauze.com
info@sauze.com
Ouvert tous les jours. En hiver de 9h à 19h pendant les vacances scolaires et de 9h à 12h et de 14h à 18h hors vacances. Ouvert tous les jours en été de 9h à 12h et de 14h à 18h. En intersaison, du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

L'office de tourisme réserve un accueil chaleureux aux familles en particulier. Il met à votre dispostion de nombreux services : ateliers pour enfants, jeux de piste, ludothèque à partir de 2 ans, bibliothèque enfants et adultes, prêt gratuit de poussette, coin change-bébé… Et toutes les informations utiles pour un séjour réussi. Sur sa boutique en ligne vous pouvez acheter directement ses bonnet, tour de cou, bonnet, auto-collant, estampillés Le Sauze.


L'OFFICE GOURMAND
Galerie du Sauze
Centre de la station
✆  07 71 12 69 75
Congés en juin et octobre. Ouvert 7j/7 en saison (été, hiver). fermé le mardi hors vacances scolaire.. Service continu de 10h à 22h. Livraison possible à partir de 50 € (selon disponibilite). Formules à 19 € et menu à 26 €. Large carte : prix moyen 16 €. Pizzas 11 €. Vente à emporter.

Situé au cœur de la station de ski du Sauze, face à l'office de tourisme à quelques kilomètres de Barcelonnette, l'Office gourmand propose une cuisine thaïlandaise : poulet citronnelle, pad Thaï Kaï, salade à l'ananas, filet de bœuf sauce thaïe, gambas sauce au curry... Sa chef thaie vous invite à découvrir ses plats authentiquement thaïs... Vous pouvez choisir de vous restaurer sur place à l'Office Gourmand, ou bien commander en vente à emporter ou être livrés ou même vous rendre dans un de ses dépôts ventes (La Sphère Bio et Délices de Montagne). Parallèlement l'Office Gourmand propose également une carte de cuisine traditionnelle avec soupes, raclettes, quiches et même pizzas.


LE SOLEIL DES NEIGES
Centre station
Le Sauze
✆  04 92 81 05 01
www.soleildesneiges.fr
soleilneiges@wanadoo.fr
Accueil jusqu'à 21 h (de 8h à 21h). 24 chambres (3 nuits minimum pendant les vacances scolaires en hiver). Petit déjeuner buffet : 10 €. Garage : 7 € (gratuit garage pour motos et local à vélos). Tarifs haute saison en demi-pension de 78 € à 90 € par personne, en pension complète de 92 € à 108 €. Tarifs basse saison en demi-pension de 75 € à 83 € par personne, en pension complète de 90 € à 105 €. Réduction pour les enfants selon l’âge. Wifi gratuit. Restauration (midi et soir. Ouvert à la clientèle extérieure sur réservation). Terrasse.

Idéalement situé au pied des pistes, au cœur de la station du Sauze et à cinq minutes à peine de Barcelonnette, le Soleil des Neiges porte bien son nom dans le cadre préservé d'un village de montagne au milieu des alpages. L'hiver, le ski, avec écoles. L'été, les rando. Pour les bambins, la garderie. Pour petits et grands, le cinéma et tous les commerces de la station. Les 24 chambres sont au calme et bien équipées. Trois menus et la carte sont proposés au restaurant, avec cheminée l'hiver. Une cuisine maison à base de produits frais suivant scrupuleusement les saisons et l'ambiance du moment. Les personnes handicapées peuvent y accéder. Aux beaux jours, petits déjeuners et repas peuvent être pris en terrasse, située au sud face à la prairie. Les plus du Soleil des Neiges : piscine couverte chauffée avec balnéo et solarium, réservée gratuitement et uniquement aux clients de l'hôtel ; pour prolonger les soirées, l'Etoile pub, bar lounge atypique et dansant, dans une ambiance contemporaine et chaleureuse. Des vacances réussies !

Entrevaux
Entrevaux, petite ville construite en amphithéâtre sur un éperon rocheux, est enlacée par un méandre du Var qui coule au pied de ses fortifications deux fois millénaires. En hauteur, elle semble épouser le rocher et offre une vue exceptionnelle à l’entrée des gorges rouges. Ancienne place fortifiée que l’on doit à Vauban, elle a su conserver son authenticité qui lui a valu de recevoir le label d’un des 1 000 « Plus Beaux Villages de France ». Autrefois frontière entre la France et le duché de Savoie à travers le comté de Nice, elle est demeurée une ville aux surprenants vestiges d'art militaire ancien : pont fortifié, remparts et citadelle en nid d’aigle n’ont pas changé depuis les derniers aménagements de Colbert. Son accès s’effectue toujours par l’une de ses trois portes à pont-levis. On retrouve encore les empreintes de son histoire avec ses casernes, ses échoppes médiévales et maisons étroites des XVII e et XVIII e siècles, mais aussi ses échauguettes et meurtrières, ponts et tours de corps de garde… Sous un ciel d’acier, des paysages grandioses s’ouvrent sur les limites des Alpes-Maritimes et les sommets italiens. N’oubliez pas la renommée culinaire d’Entrevaux avec sa spécialité, la secca , fine tranche de bœuf séché à déguster arrosée d’un filet d’huile d’olive et de citron, un plat qui rappelle le carpaccio venu d’Italie, du temps où la Savoie n’était pas française.


BUREAU D'INFORMATION TOURISTIQUE D'ENTREVAUX
Porte Royale du Pont-Levis
✆  04 93 05 46 73
www.verdontourisme.com
entrevaux@verdontourisme.com
En janvier, février, mars, novembre et décembre : du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 1h (sauf jours fériés) : En avril, mai, juin, septembre et octobre du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h, dimanches et jours fériés de 9h30 à 12h30. En juillet-août : tous les jours du lundi au dimanche non stop de 9h à 18h. Visites guidées du village sur réservation et à partir de 10 personnes. Du lundi au vendredi de novembre à mai et aussi le samedi de mai à octobre. 4 € par personne.

Le Bureau d'Information Touristique d'Entrevaux organise toute l'année des visites guidées, sur réservation préalable et notamment du village, de la citadelle et des moulins à farine et à huile (durée 1h30 environ). Autres services disponibles : vente de billets pour le Train des Pignes lors des sorties de la locomotive à vapeur, en saison, vente de cartes de randonnées concernant les environs, vente de livres sur l’histoire d’Entrevaux et de ses alentours... En cas de fermeture de ce bureau, vous pouvez vous adresser pour tous renseignements à l'Office intercommunal du tourisme de Castellane. Attention, ce Bureau d'Information Touristique n'accepte pas le paiement par carte bancaire, mais il y a un distributeur de billets à la Poste d'Entrevaux.

Points d'intérêt


LA CITADELLE
✆  04 93 05 46 73
www.tourisme-entrevaux.fr
entrevaux@verdontourisme.com
Ouvert toute l'année. Tous les jours et les jours fériés. Accessible au public 7/7 jours en achetant l’accès au distributeur (prévoir de la monnaie), ou au bureau d’accueil du tourisme (attention pas de CB acceptée et selon les heures d’ouverture). Adulte : 3 €. Accessible à pied uniquement.

Construite sur l'impulsion de Vauban, la citadelle d'Entrevaux offre une vue panoramique remarquable. Le pont-levis date de 1650. De la poudrière jusqu'aux cellules contemporaines des prisonniers de la Grande Guerre, la visite de ce fort permet d'imaginer ce qu'était la vie au sein de cette forteresse. A noter : l'accès se fait par 800 m de chemin pavé, réparti en 9 rampes et 156 m de dénivelé (25 minutes de marche environ).


MUSÉE DE LA MOTO
Rue Serpente
✆  04 93 79 12 70
www.motocollection.com/musees/entrevaux
franck.lucani@wanadoo.fr
Ouvert tous les jours en juillet-août et les week-ends de mai, juin, septembre et octobre de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Entrée gratuite. Visite guidée.

Michel et Franck Lucani, le père et le fils, partagent depuis longtemps la même passion pour la moto. Venez profiter de leur visite organisée gratuitement pour découvrir, au cœur de la riche cité médiévale d'Entrevaux, l'un des plus originaux musées de la moto ancienne. Sur ces deux étages, il y en a partout du sol au plafond avec 75 engins au total en parfait état de marche. Cette superbe collection est originale de par son importance et sa qualité. Le lieu laisse aussi place à bon nombre d'affiches et objets en lien direct avec la moto ancienne. Les maîtres des lieux sauront vous faire partager avec convivialité leur passion commune. Pour les experts et les novices !


MUSÉE DE LA POUDRIÈRE
La Citadelle
✆  04 93 05 46 73
www.tourisme-entrevaux.fr
entrevaux@verdontourisme.com
Ouvert 7/7 jours. Compris dans la visite de la citadelle. Site payant (3€) accessible au public 7/7 jours en achetant l’accès au distributeur (prévoir de la monnaie), ou au bureau d’accueil du tourisme (selon les heures d’ouverture) (Cartes bancaires non acceptées. Disributeur à la Poste.).

Installé dans une ancienne poudrière de la fin du XVII e siècle, le musée est situé au départ de la montée vers la citadelle et rend hommage aux barons de Glandèves, seigneurs d’Entrevaux issus d’une grande famille de la noblesse provençale qui donna à la France bon nombre d’évêques, d’officiers, d’amiraux, de parlementaires et autres hauts dignitaires. Sur place, une dizaine de panneaux d’exposition retracent l’histoire militaire d’Entrevaux. A noter que pendant la guerre de 1914-1918, le fort accueillit des officiers allemands prisonniers : ce fut sa dernière mission militaire.


LA VIEILLE VILLE
✆  04 93 05 46 73
www.tourisme-entrevaux.fr
entrevaux@verdontourisme.com
Visites libres toute l'année. Visites guidées (office du tourisme) en juillet-août le vendredi à 16h. Groupes à partir de 6 personnes sur réservation du lundi au vendredi ou samedi (selon le mois).. Adulte : 3 €. Enfant : 2 €. Groupes 3 € / Ad et 2 € / Enfant.

Dans la ville forte, vous attendent façades en encorbellement, maisons des XVII e et XVIII e siècles, lavoirs… Vous pouvez commencer par les remparts, la porte Royale et les deux tours rondes. Sous cette porte, dans la salle des gardes, une bonne adresse : le bureau du tourisme. En empruntant le chemin de ronde, vous pouvez accéder à deux portes : la Royale, celle de France. Pour celle d’Italie il vous faudra faire un détour. L'ancien chemin vous mènera aux séculaires jardins du Moyen Age. Trois rues principales tissent la toile des vieux quartiers. La rue Haute, la rue Basse et la rue du Marché relient le quartier de la cathédrale au quartier Saint-Martin et sa grande place. La cité n’a guère changé depuis Louis XIV et Vauban. Les rues ouvrent la voie vers la porte monumentale aux vantaux sculptés de la cathédrale. Son intérieur surprend par la richesse de sa décoration classique et baroque.


LA VIEILLE VILLE - La cité médiévale d'Entrevaux et son éperon rocheux
© JEAN-LOUIS BOUZOU – FOTOLIA

Le couvert


LE PONT-LEVIS
Place Moreau
✆  04 93 05 40 12
Congés annuels à date variables selon celles des confrères. Ouvert du samedi au jeudi de 12h à 14h. Carte uniquement : entrées ou plats de 9,50 € à 18, 50 €. Desserts de 4 à 6 €. Vin au verre. CB non acceptée. Terrasse.

Idéalement situé à l’entrée du village, sur la place face au pont-levis de l'entrée principale d'Entrevaux, ce restaurant accueille ses hôtes depuis bientôt 40 ans. A noter qu'il est proche d'un parking public. Patrick Lefebvre vous invite à prendre place soit sur une sympathique terrasse ombragée où a pris racine une belle vigne vierge, soit à l’intérieur, dans une salle intimiste à la déco rustique et au style campagnard. Il fait bon, l’hiver, s'attabler auprès de la belle cheminée autour de tables joliment dressées. La cuisine de Patrick est traditionnelle, gourmande et concoctée dans les règles de l’art, à partir de produits frais et régionaux. Sur le moment : la tarte provençale en entrée et les Ravioles au bœuf maison, un vrai régal... Les plats sont proposés à l'ardoise et les prix raisonnables. Excellent accueil et service rapide même en cas d'affluence. Une halte plébiscitée ! Seul bémol, attention la CB n'est pas acceptée, mais il y a un distributeur de billets à la poste d'Entrevaux !

Le gîte


HÔTEL LE VAUBAN
4, place Moreau
✆  04 93 02 13 05
www.hotel-le-vauban.com
hotel-vauban@orange.fr
Restaurant ouvert du mardi midi au dimanche midi, midi et soir. Ouvert à la clientèle extérieure. 8 chambres. Chambre double de 76 € à 86 €, petit-déjeuner compris. 1/2 pension de 116 € à 126 €. Formule provençale 15,50 €. Carte. Menu enfant 10 €. Chèque Vacances. Animaux acceptés (6 € par jour). Wifi gratuit. Restauration. Terrasse.

Depuis juin 2019, Sabine et Fabrice, les propriétaires du Vauban, ont repris le flambeau et c'est tant mieux ! A l'entrée de la cité médiévale, classée village &amp ; cité de caractère, cet hôtel restaurant vous ouvre grand ses portes, avec une vue imprenable sur le bourg et la citadelle. Les huit chambres modernes, avec chacune sa particularité, sont confortables. La terrasse située au nord, est bien agréable l'été. L'hiver, vous prendrez place dans la grande salle à l'ambiance provençale et familiale. Parmi les spécialités qui suivent les saisons et cuisinées à base de produits frais : l'incontournable secca, caillette, sanguins, daube provençale avec ravioli, tête de veau sauce gribiche, hamburger Vauban... Sans oublier les pizzas, bien garnies, comme la spéciale Vauban (sauce tomate, chèvre, secca, origan). Un accueil chaleureux, souriant et dynamique. On aime ça !

Emplettes


LES VERGERS D'ENTREVAUX
Le plan de Puget
✆  06 07 80 60 10
www.lesvergersdentrevaux.com
i.mermet@free.fr
Magasin ouvert tous les jours de 9h à 18h30 (19h en été). Ferme auberge : teléphoner au 06 07 80 60 10.

Que ce soit dans leur magasin d'Entrevaux ou dans leur ferme située plan de Puget, Isabelle et Eric Mermet proposent une sélection de légumes frais de saison dont une partie importante sont bio. Pour compléter la gamme de légumes produits à la ferme, l'établissement travaille en étroite collaboration avec des producteurs agricoles locaux. Chaque semaine, vous pourrez également y choisir un panier de fruits ou de légumes. Et aussi des fromages de chèvre, brebis et vache de la haute vallée du Var, des confitures maison à base de fruits issus de l'agriculture biologique et de sucre roux bio, des miels produits localement, ou encore du jus de pommes d'Entrevaux. Vous pourrez également vous faire livrer chez vous ou sur un point à proximité de votre domicile, et ce jusqu'à Nice. La nouveauté, c'est l'accueil par Isabelle pour une restauration en ferme auberge dans sa ferme, sur réservation. N'oubliez pas de réserver au préalable.

Dans les environs

Annot
Au bord du Vaïre, à 700 m d’altitude environ, s’est établi ce gros bourg à double allure : celle de la montagne, des Alpes, et celle de la Provence. Les premiers habitants de la cité ont certainement été aussi les premiers de la vallée. Entourés de ces étranges formations de grès, de ces roches aux poses inattendues, sculptées par l’érosion, cernés de ces « grès d’Annot », ils se trouvèrent en fait et avant tout sur la voie romaine qui reliait Nice–Cimiez à Digne, via Riez. Ces groupements de rochers chaotiques, désordonnés, arcs entiers ou coupés, nous promettent de belles promenades. Classée officiellement « Village et cité de caractère », elle est aussi appelée plus confidentiellement « le paradis des peintres ». Comme dans la majorité de ces anciennes villes, on se promène dans la rue Basse et la rue Grande, rue qui s’ouvre sur une porte fortifiée ogivale du XIV e siècle, puis monte, étroite, vers l’église qui nous accueille avec ses belles portes sculptées des XVI e , XVII e et XVIII e siècles. De type romane, hormis le bas-côté datant de 1604, on en remarque aussi son joli clocher Renaissance. A sa gauche, l’ancien hôtel de ville. Lui aussi nous montre une belle porte. Repassant rue des Vallasses, on y découvre un lavoir, et la « tour des peintres ». Pour redescendre, c’est la rue Notre-Dame qui nous reconduit jusqu’à la Grande rue. Tout au long du petit périple, c’est un souffle provençal qui nous promène entre les façades, les maisons enduites à la chaux, souvent modestes, avec greniers et remises, à vocation agricole à tours et fontaines, puis nous arrête devant un ancien hôtel particulier du XVII e siècle de style génois, « la maison des Arcades » et son décor en trompe-l’œil. C’est au XIX e siècle que la ville est sortie de ses murs et s’y prolongèrent alors faubourgs, places, résidences aux allures piémontaises, propriétés et villégiatures de notables.
Aujourd’hui station de vacances appréciée, elle mène comme il se doit sa vie de petite ville commerçante et animée. Une promenade, d’une grosse heure de marche et de raide montée, vous conduira à la « Chambre du roi », un superbe enchevêtrement de grès, ou la mystérieuse « Dent du diable », le « Rocher aux cent marches ». Vous ne regretterez pas la douleur dans les mollets ! Si vous êtes un grimpeur, vous remarquerez les blocs et voies qui ponctuent cette randonnée : vous êtes sur un site d’escalade sur grès de renommée internationale.


BUREAU D'INFORMATION TOURISTIQUE
Place du Germe
✆  04 92 83 23 03
www.annot-tourisme.com
annot@verdontourisme.com
Juillet et août, du lundi au dimanche 9h-13h et 14h-18h. En mai, juin, septembre, octobre du lundi au samedi 9h-12h et 14h-18h, dimanche et jours fériés (hors octobre) de 9h30-12h30. Novembre à avril du lundi au vendredi 10-12h et 14h-17h, fermé les samedi, dimanche et jours fériés. Propose diverses visites guidées, parcours de balades découvertes.

Situé en cœur de ville, le bureau d’information touristique d'Annot-les-Grès vous accueille toute l'année pour vous donner toutes les informations utiles et renseignements divers sur le pays d'Annot. Vous y rencontrerez un accueil chaleureux et ressortirez avec un tas d'idées de randonnées, de balades ou de visites guidées qu'il organise : de la vieille ville, de l'église et des chapelles des Pénitents blancs ou de Notre-Dame de Vers-la-Ville (du XII e  siècle). Également intéressante, la Randonnée des grès, à la découverte de l'habitat ancien du pays, en accès libre ou visite guidée sur demande pour des groupes. A noter que ce village qui accueille de nombreux grimpeurs et randonneurs est relié à Nice et à Digne-les-Bains par le petit train des Pignes (provisoirement remplacé par une correspondance en car entre Digne et Saint André-les Alpes pour cause de travaux).
LES GRÈS D'ANNOT
Acessibles toute l'année sauf en cas d'enneigement. Attention certains accés interdits par sécurité. Informations préalables fortement recommandées et plans au Bureau d'Information Tourisme.

Formés il y a près de 40 millions d'années, les grès d'Annot suscitent pour des raisons diverses un intérêt croissant de la part de divers visiteurs sportifs ou de simples promeneurs admiratifs de cette manifestation géologique unique dans la région. L'aspect grandiose de ces falaises dominant le village ne laisse personne de « marbre ». Les bancs gréseux peuvent atteindre 250 mètres d'épaisseur ! Impressionnant ! Pour les marcheurs, empruntez le sentier balisé et découvrez ces rochers hors du commun ainsi que la flore qui les entoure. Prenez toutefois la précaution de passer au préalable par le Bureau d'Information Tourisme d'Annot qui vous conseillera pour éviter les passages dangereux. Les grimpeurs, quant à eux, trouveront près de 150 voies équipées pour tous niveaux d'escalade. Côté balade, la chambre du roi, Le Baou, Vers-la-Ville, Vérimande, abris sous roche... autant de noms et de lieux à découvrir lors de balades accessibles à tous les niveaux de marcheurs.


HÔTEL-RESTAURANT DE L’AVENUE
Avenue de la Gare
✆  04 92 83 22 07
www.hotel-annot.fr
hotel.avenue.annot04@orange.fr
Fermé de décembre à fin février. Ouvert également à la clientèle extérieure à l'hôtel. Le restaurant est ouvert du mardi au dimanche midi. Réservation recommandée en saison. Formule 24 € le soir et 19 € le midi. Carte. Menu enfant : 10 €. Vin au verre. Formule soirée étape à 97 €. Accueil des groupes. Terrasse.

Le restaurant de l'hôtel de l'Avenue vous promet un instant gustatif, fait d'une cuisine maison traditionnelle à base de produits frais et de terroir, à l'ombre de châtaigniers séculaires ou encore dans une salle avec cheminée, chaleureuse et conviviale, aux tables joliment dressées. Dans sa cuisine généreuse, pleine de saveurs et de bons goût, Eve, la maitresse des lieux, n'hésite pas à mettre à l'honneur les recettes de nos grands-mères revisitées par ses soins. La carte propose les spécialités de l'arrière-pays niçois. Le vendredi, place est faite à l'incontournable aïoli. A noter : la formule soirée étape. Comme pour l'hôtel, un accueil extra et aux petits soins !


CAMPING LA RIBIÈRE**
Route du Fugeret
✆  04 92 83 21 44
www.la-ribiere.com
info@la-ribiere.com
Ouvert de début avril à début novembre. Mobil home (4 pers.) de 170 € à 595 € la semaine, nuit à partir de 60 €. Chalet avec sanitaires (4 pers.) de 185 € à 549 € la semaine, nuit à partir de 65 €. Coco Sweet sans sanitaire (4 pers.) 150€ à 3958 € la semaine. Emplacement 2 pers. de 16 à 19 €. Wifi. Restauration (petite restauration au nouveau snack).

En bordure du pittoresque village d'Annot, ce camping 2 étoiles est lové dans un écrin de verdure. À moins de 800 mètres, vous trouverez toutes les commodités et tous les commerces. Les 64 emplacements sont répartis sur 1 hectare de terrain verdoyant et arboré. Tentes, caravanes et camping-cars sont les bienvenus. Des améliorations ont été récemment apportées par les nouveaux propriétaires. En sus du bloc sanitaire chauffé, de la salle de détente, de l'aire de jeux pour les enfants, un snack-restaurant avec salle intérieure et terrasse propose désormais de la petite restauration à consommer sur place ou à emporter. Ce camping offre d'ailleurs des possibilités de 1/2 pension ou de pension complète et même la confection de paniers pique-nique. Quant aux berges de la rivière, elles ont été aménagées confortablement avec présence de relax. Vous aurez aussi la possibilité de commander pain et viennoiseries. L'accueil des nouveaux propriétaires est chaleureux et aux petits soins. Ils sont toujours prêts à rendre service et à conseiller sur toutes les activités ou balades possibles dans les environs.


HÔTEL BEAUSEJOUR**
Place du Revelly
✆  04 92 83 21 08
www.hotel-beausejour-annot.fr

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