BELGIQUE 2019 (avec cartes et photos)
450 pages
Français

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Description

Le carnet de voyage sur la Belgique a un format très pratique et une nouvelle maquette faisant la part belle aux photos. Destiné à tous les voyageurs qui partent en courts séjours et recherchent un guide complet au meilleur prix sur la Belgique. Il propose surtout des informations culturelles et de découverte : l’essentiel et plus ! Il est le compagnon idéal pour comprendre la Belgique et profiter au mieux de son séjour. Vous y retrouverez tous les bons plans pour optimiser votre séjour. Idéal pour le voyageur indépendant mais aussi le voyageur en groupe...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 mars 2019
Nombre de lectures 2
EAN13 9782305006727
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0200€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
INVITATION AU VOYAGE
Bienvenue ! Welkom ! Willkommen !
Les plus de la Belgique
Fiche technique
Idées de séjour
Comment partir ?
DÉCOUVERTE
La Belgique en 30 mots-clés
Survol de la Belgique
Histoire
Politique et économie
Population et langues
Mode de vie
Arts et culture
Festivités
Cuisine belge
Jeux, loisirs et sports
Enfants du pays
BRUXELLES (BRUSSEL)
Bruxelles (Brussel)
La région de Bruxelles
BRABANT FLAMAND
Brabant flamand
LIMBOURG
Limbourg
PROVINCE D’ANVERS
Province d'Anvers
FLANDRE-ORIENTALE
Flandre-Orientale
FLANDRE-OCCIDENTALE
Flandre-Occidentale
BRABANT WALLON
Brabant wallon
LE HAINAUT
Le Hainaut
PROVINCE DE NAMUR
Province de Namur
PROVINCE DE LIÈGE
Province de Liège
LUXEMBOURG
Le Luxembourg
PENSE FUTÉ
Pense futé
S'informer
Rester
Galerie photos
Galerie cartes
© Mihai-Bogdan LAZAR


© Author's Image
INVITATION AU VOYAGE

Bienvenue ! Welkom ! Willkommen !
Le petit pays qu’est la Belgique offre une multitude de choix concernant les visites, activités et découvertes à réaliser sur le territoire. Population accueillante et chaleureuse, terre de culture et d’histoire, la Belgique est divisée en trois régions : la Wallonie, la Flandres et Bruxelles-Capitale. On y trouve une variété d’activités tester, de lieux à visiter et de produits à gouter.
Au nord du pays, partez à la découverte des grandes villes et de leurs histoires. Ostende, Anvers, Bruges, Gand sont les villes à découvrir, marquées par des éléments historiques forts : béguinages, mines, guerres… Entre architecture d’époque, histoire et culture, la Flandre surprend ! Partez aussi à la découverte de Bruxelles, capitale dynamique avec ses lieux branchés, ses nombreux musées, son architecture incroyable : la Grand Place est le lieu à ne pas manquer. Le sud-est du pays a également beaucoup à offrir. Les Ardennes et sa nature verdoyante plaisent beaucoup aux amateurs de balades en forets. Liège et sa cité ardente ou encore Namur et sa citadelle sont les villes de Wallonie par lesquelles il faut passer.
La Belgique est également bien connue pour ses nombreuses festivités qui se déroulent tout au long de l'année : carnavals, marchés, festivals de musiques, événements culturels. Un pays constamment animé, que vous soyez en ville ou à la campagne. De par ses paysages variés, ses différences culturelles (trois langues nationales tout de même !) et ses Belges, si accueillants, la Belgique est un pays à découvrir et redécouvrir !

Les plus de la Belgique


Ostende - Plage d'Ostende.
© Céline DUCHESNE

L’art et l’architecture
La Belgique a largement contribué à l’évolution de l’art mondial, et continue de le faire. A la croisée de différentes cultures, le pays a connu la plupart des grands courants artistiques européens.
Mais la Belgique a aussi innové. A plusieurs reprises, le pays s’est trouvé sur le devant de la scène en Europe, et des artistes comme Van Eyck, Bruegel, Rubens, Jordaens, Memling, ou encore Magritte sont reconnus par tous comme des maîtres. Vous serez frappé par la récurrence de l'Art nouveau – né en Belgique fin XIX e qui se décline à Bruxelles notamment autour de la Maison Horta – et de l'Art déco dont ce même Victor Horta va s'inspirer, début XX e , pour la conception du palais des Beaux-Arts de Bruxelles. L'hôtel de ville de Charleroi est une référence aussi en matière d'Art déco. Les musées belges regorgent de trésors issus de l’art primitif flamand, de la Renaissance, de la Contre-Réforme ou du surréalisme, mais aussi de l’art contemporain et du modernisme.
Les bandes dessinées
Ça bulle drôlement en Belgique. Les bandes dessinées francophones les plus célèbres en viennent. Quelques noms évocateurs : Hergé ( Tintin ), les Editions Casterman, Jean Dupuis, Spirou, Boule et Bill, et plus récemment Philippe Geluck ( Le Chat ). Toutes ont pour temple le « plat pays ». La capitale belge abrite le Centre belge de la bande dessinée ainsi que de nombreuses fresques murales représentant des héros de BD et, un musée Hergé a ouvert ses portes à Louvain-la-Neuve. Enfin, avec près de 700 auteurs de BD, la Belgique est sans conteste le pays qui compte le plus de dessinateurs au kilomètre carré.
La capitale de l’Europe
Par sa position centrale en Europe, Bruxelles démontre que l’avenir de l’Union passe par la Belgique, et l’installation sur place de nombreuses administrations de l’Union européenne en témoigne. Ville internationale, elle est au cœur d’un pays ouvert, réputé pour préférer le consensus à l’affrontement (bien que cette tendance semble s’inverser de plus en plus lorsque l’on aborde les questions communautaires). Véritable moteur et colonne vertébrale de l’Union, elle accueille le Conseil de l’Union européenne, la Commission européenne, les commissions ainsi que certaines séances plénières du Parlement européen, le Comité économique et social et le Comité des régions… Bienvenue au cœur de l’Europe !
Le pays de la bière
Comment évoquer la Belgique sans parler de ses centaines de bières ? Fierté du pays, ambassadrices de la culture belge, les bières font partie intégrante du paysage du royaume qui compte de nombreuses brasseries artisanales, trappistes ou d'autres abbayes.
Boisson nationale, la bière se consomme à toutes les occasions : au cours d’un repas, au café, au restaurant, seul ou à plusieurs. Car au-delà des grands noms de bières blondes comme la Jupiler, la Maes ou la Stella Artois, chaque région produit localement des bières spécifiques. Des routes de la bière sont d'ailleurs indiquées dans certains coins, comme celle qui débute à partir de Dinant.
Le goût prononcé des Belges pour cette boisson s’explique d'abord par le climat tempéré propice à la culture des céréales, mais aussi par un environnement microbiologique favorisant la présence de levures sauvages dans l’air de certaines régions. Ces levures permettent de fabriquer des bières de fermentation spontanée (comme la Lambic, la Gueuze ou la Kriek), procédé unique au monde. Les bières trappistes font également la renommée de la Belgique, ce sont des bières brassées par des moines en abbaye. Il en existe 10 dans le monde, et 6 d'entre elles sont belges.
La bonne chère
Si les choux de Bruxelles ne font pas toujours l’unanimité hors des frontières, le chocolat belge, en revanche, a davantage de succès. Depuis que la confiserie belge inventa la praline en 1912, le chocolat est une denrée que l’on offre dans un emballage qui a été conçu et breveté pour conserver toute sa saveur : le ballotin (qui, dès 1915 remplaça le cornet, peu pratique car les friandises placées à l’intérieur y étaient facilement écrasées). Mais la gastronomie belge, c’est aussi une « haute cuisine » : un voyage en Belgique sera donc aussi l’occasion de goûter aux chicons, babeluttes, flamiches, waterzoois et autres caricoles.

Fiche technique


Anvers - Architecture typiquement flamande d'Anvers.
© leoks – Shutterstock.com

Argent
Monnaie : l’euro (€).
Idées de budget. Le coût de la vie en Belgique est comparable à celui de la France. Bruxelles (et certaines grandes villes de Flandre comme de Wallonie) est plus chère que les autres villes du pays, cependant les prix de la capitale belge restent plus proches de ceux pratiqués en France en province, qu’à Paris.

La Belgique en bref
Capitale : Bruxelles.
Frontières : 620 km de frontières avec la France à l’ouest, 167 km avec l’Allemagne à l’est, 148 km avec le Luxembourg au sud, 450 km avec les Pays-Bas au nord, et 66,5 km de côtes maritimes.
Principales villes : Bruxelles, Anvers, Bruges, Charleroi, Gand, Liège, Mons et Namur.
Superficie du pays : 30 528 km².
Climat : océanique tempéré ; les températures sont modérées et les vents dominants soufflent du secteur sud-ouest. La moyenne des précipitations tourne autour de 200 jours de pluie par an.
Plus haut sommet : le Signal de Botrange à 694 m.
Nature de l’État : monarchie fédérale (trois régions : bruxelloise, flamande et wallonne).
Nature du régime : parlementaire.
Chef de l’État : Roi Philippe (depuis le 21 juillet 2013).
Chef du gouvernement : Charles Michel
Hymne national : La Brabançonne .
Devise nationale : L’union fait la force, Eendracht maakt macht en flamand et Einigkeit macht stark en allemand.
Population
Population : 11 356 191 habitants.
Densité : 371 hab/km².
Population urbaine : 97 %.
Langues officielles : néerlandais (59 %), français (40 %) et allemand (1 %).
Religions : catholique, protestante, anglicane, israélite, musulmane.
Répartition de la population : 58 % de Flamands, 31 % de Wallons, 11 % de Bruxellois.
Économie
PIB : 492,7 milliards US$.
PIB par habitant : 43 323 US$.
Taux de chômage : 6,5 %.

Téléphone
Depuis la Belgique : composez l’indicatif de la zone géographique puis le numéro de votre correspondant.
Depuis l’étranger : composez le 00 32 puis l’indicatif de la zone géographique sans tenir compte du 0 (par exemple, le 2 pour Bruxelles), puis le numéro de votre correspondant.

Décalage horaire
Il n'y a pas de décalage horaire entre la Belgique et la France ou la Suisse. Par contre, il y a + 6 heures de décalage par rapport à Montréal et + 9 heures par rapport à Vancouver.

Formalités
Pour les ressortissants de l'Union européenne et les citoyens suisses, une carte d'identité ou un passeport en cours de validité ou périmé depuis moins de cinq ans suffisent pour se rendre en Belgique ; pour les ressortissants du Canada, il est nécessaire d'avoir un passeport. Les mineurs non accompagnés doivent être en possession d'une autorisation de sortie de territoire.

Climat
Le climat n'est pas vraiment l'atout majeur de la Belgique. On compte généralement 200 jours de pluie par an. Mais le temps est fort variable. Les nuages gris peuvent rapidement laisser place au soleil (et inversement).

Saisonnalité


Saisonnalité - Bloc Meteo Belgique
Le temps se fait particulièrement accueillant entre juin et septembre, mais les fêtes de fin d'année, et notamment les marchés de Noël, sont une bonne occasion de découvrir le pays.


Drapeau de la Belgique


Drapeau de la Belgique - Drapeau belgique

Il est apparu en 1830, pendant la révolte contre le pouvoir hollandais. D’abord réparties horizontalement, les bandes qui composent le drapeau sont devenues verticales en 1831, lorsque la Belgique obtint son indépendance. Le drapeau de la Belgique est donc composé de trois bandes verticales : noire (côté de la lance), jaune et rouge. Ces couleurs sont celles des armes des ducs de Brabant.

Idées de séjour


Etat des routes

Jusque dans les années 1990, les Belges ne se privaient jamais de claironner fièrement à leurs amis étrangers que la seule chose que pouvaient distinguer les astronautes depuis l’espace était certes la Grande Muraille de Chine mais aussi leurs autoroutes ! C’est vrai que le petit pays pouvait s’enorgueillir d’un exceptionnel réseau routier et autoroutier éclairé, en bon état et… gratuit. Les choses ont bien changé depuis, crises et gabegies ont plombé tout cela. Certes l'accès aux autoroutes est toujours gratuit – périodiquement l’un ou l’autre politique en mal de popularité assure que la vignette sera bientôt instituée pour les véhicules étrangers – mais les lampions se sont éteints sur pas mal de tronçons. Ce qui n’empêche pas de constater l’état déplorable des revêtements. Surtout côté wallon dont les finances sont fort mal en point. Des chantiers sont malgré tout lancés ici et là donc réduisez votre vitesse !

Séjour court
Si vous ne disposez que d’un week-end pour découvrir la Belgique, préférez la visite d’une ville et de ses environs plutôt que de faire le tour du pays au plus vite. La Belgique se visite lentement, et vous allez devoir prendre ce rythme. Bruges ou Bruxelles sont les choix les plus courants mais jamais décevants. A Bruges, évitez absolument la haute saison, vous profiterez ainsi d’une ville plus chaleureuse et accueillante. On trouve un dynamisme indéniable, très urbain, à Anvers et Gand, alors que Namur ou Liège apportent un caractère festif plus populaire.
Bruges
Jour 1. Louez un vélo, que vous soyez venu en bus, en train ou en voiture : la douceur de vivre de Bruges prendra ainsi tout son sens. Un premier tour de la ville vous permettra de découvrir les fameux canaux et de flâner parmi les amoureux venus échanger des baisers dans cet environnement romantique. Le soir, Bruges ressemble davantage à un paisible petit village qu’à une cité en pleine effervescence nocturne.
Jour 2. Commencez la journée en gravissant les 366 marches du beffroi jusqu’au 5 e étage : une superbe vue s’offre alors à vous, sans compter la trésorerie et autres vestiges de la tour, accessibles aux différents étages. L’après-midi, faites une mini croisière sur les canaux pour admirer les ponts et les nombreuses maisons qui baignent dans l’eau. Le soir, dégustez des moules-frites dans un restaurant typique : parfois, les bons vieux clichés ont du bon !
Jour 3. Visitez la cathédrale Saint-Sauveur et l’église Notre-Dame, construite aux XIV e et XV e siècles en gothique scaldien. L’après-midi, de nombreux musées permettent d’approfondir ses connaissances sur le pays et la ville : citons pêle-mêle le musée Gruuthuse, le musée Groeninge, le musée Memling de l'hôpital Saint-Jean, les musées de la Dentelle, du Chocolat, du Diamant…
Bruxelles
Jour 1. La capitale belge va vous surprendre. Le centre névralgique de l’Union européenne n’est pas qu’un simple centre administratif et bureaucratique : Bruxelles est une ville dynamique qui rayonne grâce à son architecture, ses espaces verts, sa douceur de vivre, mais aussi et surtout par ses habitants, sympathiques bons vivants. Pour commencer, rendez-vous sur la Grand-Place en passant par la rue du Marché-aux-Herbes. Admirez l’hôtel de ville et les maisons environnantes parmi lesquelles la Maison du Roi, où se trouve le musée de la Ville de Bruxelles. A deux pas de la Grand-Place, flânez dans les ruelles pavées et pleines de charme du quartier Saint-Jacques qui regorge de bistrots et de petites boutiques. Et, bien sûr, rendez visite au Manneken Pis, l’un des symboles les plus célèbres de Bruxelles. Sa taille (60 cm) va peut-être vous étonner, mais il représente bien l’humour belge et sa tendance à l'autodérision. Les galeries royales Saint-Hubert, premières galeries couvertes d’Europe (1846), méritent elles aussi le détour. Salons de thé, brasseries, librairies et boutiques chic occupent le rez-de-chaussée, tandis qu’à l’étage se trouvent des appartements privés. Le soir, optez pour un spectacle dans un des nombreux théâtres de la ville.
Jour 2. Promenez-vous autour de la place du Sablon, encadrée de maisons de maître et de l’église Notre-Dame du Sablon, surprenant édifice de style gothique, aux magnifiques vitraux. La place est le cadre d’un célèbre marché aux antiquités le samedi et le dimanche matin. Mais les galeries d’art et d’antiquités du quartier composent à elles seules un musée chic permanent. Non loin de là se trouve un autre quartier qui mérite le détour : les Marolles. Radicalement différent, ce quartier populaire, en agitation constante, foisonne de petits commerces, de brocantes et de cafés et restaurants typiques et chaleureux. Chaque matin, un marché aux puces, faramineux bric-à-brac haut en couleur, se tient sur la place du Jeu de Balle ! Enfin, s’il vous reste du temps, pourquoi ne pas vous mettre au vert en flânant dans le parc de Bruxelles, l’un des plus grands de l’agglomération bruxelloise (plus de 71 ha) ? C'est l’occasion de respirer un air un peu plus pur et de se balader à vélo en toute quiétude.
Jour 3. Pour le dernier jour à Bruxelles, faites la part belle aux musées. Difficile de choisir vu leur nombre, mais on peut citer le musée d’Art ancien et le musée d’Art moderne, les musées royaux d’Art et d’Histoire, le Muséum de Sciences naturelles (et la plus grande exposition de squelettes de dinosaures en Europe), le Centre belge de la bande dessinée, le musée Belvue qui raconte l’histoire de la Belgique, le musée des Instruments de musique avec ses 7 000 pièces de collection, ou encore le musée Magritte ! Une bonne semaine de visite serait nécessaire pour avoir un aperçu satisfaisant de la richesse des collections présentées dans les musées bruxellois. L’après-midi, dirigez-vous vers l’Atomium, vestige de l’Exposition universelle de 1958. Et si vous êtes avec des enfants (ou même sans), arrêtez-vous aussi dans le parc Mini-Europe, qui vous fera voyager à travers une Europe en miniature.


Une alternative au traditionnel (et très touristique) Bruxelles-Bruges...

Brussel – Kortrijk – Gent – Antwerpen
(autrement dit, Bruxelles – Courtrai – Gand – Anvers)
Partons tout de même de Bruxelles car la plupart des transports venant de l'étranger prennent la capitale pour port.
Jour 1 : Arrivée à Bruxelles. Visite de la Grand Place (de jour ou de nuit)
Jour 2 : Bruxelles. Découverte d'un ou plusieurs musées de la ville (en fonction des goûts).
Jour 3 : Départ vers Courtrai. Visite de l'incontournable TEXTURE (musée du lin interactif). Promenade de la Lys et pique-nique à Buda Beach. Passage dans le massif centre commercial K in Kortrijk. Nuit en pleine nature dans le Heuvelland.
Jour 4 : Sur les traces de la Grande guerre. Visionnage du documentaire Zero Hour à l'office du tourisme de Kemmel puis visite des tranchées allemandes de Bayernwald. Randonnée dans la région (cartes à l'office du tourisme de Kemmel). Nuit dans la région du Heuvelland. Une autre alternative est de visiter le musée « Visit Flanders » à Ypres (Ieper) qui retrace également l'histoire de la Grande guerre (plus long mais plus complet).
Jour 5 : Départ vers Gand. Visite du STAM et de L'adoration de l'Agneau mystique (chef d'œuvre des primitifs flamands). Repas du soir de préférence dans un restaurant végétarien, dont Gand regorge. Superbe promenade de nuit « Gent by night » (carte à l'office du tourisme).
Jour 6 : Anvers. Visite du musée MAS et après-midi shopping (diamants, dentelle, créateurs).
Jour 7 : Retour sur Bruxelles et départ vers son pays d'origine.

Séjour long
Deux semaines représentent un laps de temps raisonnable pour avoir un bon aperçu de la Belgique, de ses grandes villes comme de son arrière-pays. Le « plat pays » de Jacques Brel est peut-être un petit territoire, mais les points d’intérêt y sont nombreux.
Jours 1 à 3 : visitez Bruxelles, capitale de l’Europe et de la Belgique. En deux jours, vous pourrez parcourir la ville. Mais pour visiter quelques musées et, surtout, pour s’imprégner de l’esprit qui y règne, comptez au moins trois jours pleins.
Jour 4 : Waterloo. Ce lieu tragique demeure, dans les mémoires françaises, celui d'une cuisante défaite. Sur place, vous pourrez visiter le champ de bataille : le dernier quartier général de Napoléon, le musée Wellington (adversaire victorieux de ce dernier), le panorama de la bataille de Waterloo ou encore la Butte du Lion, lieu à la mémoire du prince d’Orange.
Jours 5 et 6 : rendez-vous à Anvers. A la fois un grand port, une vaste vieille ville riche en monuments historiques, et une ville vivante de jour comme de nuit, Anvers a de quoi séduire un large public. Déambulez dans les ruelles de la vieille ville, bordées d’innombrables trésors architecturaux. Admirez l’immense cathédrale de style gothique et sa flèche (123 m, la plus haute de Belgique) ainsi que la Grand-Place, entourée des majestueuses maisons de guildes avec leurs façades à redans et leurs statues dorées. L’après-midi, faites du shopping dans les boutiques des créateurs anversois branchés. Promenez-vous aussi sur les bords de l’Escaut, ancien centre des activités portuaires du XIX e siècle, un peu mélancolique et bordé de façades à l’architecture contemporaine. La nuit tombée, l’activité de la ville ne faiblit pas. C’est le moment de vous attabler dans l’un des nombreux cafés ou restaurants que compte Anvers, et, pour les oiseaux de nuit, de prolonger la soirée dans une des discothèques qui accueillent des DJs internationaux. Le lendemain, visitez la maison de Rubens. Rendez-vous ensuite au « Sud » (Het Zuid), le nouveau cœur culturel d’Anvers. C’est là que se trouve le musée des Beaux-Arts, qui présente une superbe collection de primitifs flamands, et le musée d’Art contemporain.
Jours 7 et 8 : cap sur Gand. Si l’on dit que Bruges est la plus belle ville de Belgique, elle a là une vraie rivale. Le centre-ville possède un patrimoine architectural étonnant et regorge de vieux monuments, comme la cathédrale Saint-Bavon où se trouve le retable de l’Agneau mystique des frères Van Eyck (XV e siècle), la halle aux draps et le beffroi, l’hôtel de ville, le quai aux Herbes, le château des Comtes. La ville abrite aussi d’excellents musées : musée des Beaux-Arts, musée d’Art contemporain, musée du Design… Par ailleurs, contrairement aux nuits calmes et tranquilles de Bruges, celles de Gand sont animées par la population étudiante, et vous trouverez de nombreux bars où croiser quelques fêtards.
Jours 9 et 10 : découvrez Bruges, la Venise du Nord. Comptez deux jours au minimum pour vous imprégner de sa douceur de vivre.
Jour 11 : Ostende. Allez passer une journée sur la côte belge. En plus de posséder une plage magnifique (9 km de sable !) et une jolie promenade, Ostende est une vraie ville en bord de mer, avec un centre animé et un certain nombre de curiosités, parmi lesquelles l’excellent musée d’Art moderne, l'Atlantikwall et la maison et atelier du peintre James Ensor.
Jour 12 : Ypres. Cette ville martyre, rasée pendant la Première Guerre mondiale, a été minutieusement reconstruite. Passez par la Grand-Place, admirez la cathédrale Saint-Martin, puis visitez le musée In Flanders Fields, qui vous fera revivre les événements de la guerre 1914-1918. Vous pouvez ensuite vous rendre dans un des estaminets typiques des environs.
Jour 13 : Tournai. Ville au riche passé historique, Tournai a su préserver bon nombre de témoignages civils, militaires et religieux de son prestigieux passé, même si les guerres ne l’ont pas épargnée. La ville mérite que l’on s’y arrête une journée : la cathédrale est une des plus belles de Belgique, le beffroi est classé et on y trouve plusieurs musées intéressants ainsi que de bons restaurants. Une petite balade sur la Grand-Place ou les quais de l’Escaut vous convaincra.
Jour 14 : Mons. Etape agréable, cette jolie ville wallonne possède une élégante Grand-Place, de jolies rues pavées et un beffroi classé de style baroque. Si vous êtes dans les environs le dimanche qui suit la Pentecôte, ne manquez pas la fête traditionnelle de la Ducasse, plus connue sous le nom de « Doudou ». En route vers Namur, vous pouvez également faire une halte à Charleroi, histoire de découvrir la plus grande métropole wallonne. Et le superbe musée de la Photographie de Mont-sur-Marchienne (un des plus importants d’Europe) vaut à lui seul le déplacement.
Jour 15 : Namur. Ville mosane paisible, Namur possède un charme certain. Commencez par visiter la citadelle, ensemble fortifié du XVIII e siècle, qui offre de magnifiques points de vue sur la ville et la vallée de la Meuse. Ne manquez pas non plus la cathédrale Saint-Aubain, l’église Saint-Loup et le musée Félicien Rops.
Jour 16 : Dinant. Nichée entre le fleuve et les rochers, cette petite ville wallonne a un aspect très pittoresque, et l’on comprend pourquoi les touristes y affluent. Vous pourrez y visiter la collégiale et la citadelle ainsi que vous offrir une croisière sur la Meuse. Les plus sportifs opteront pour la descente de la Lesse en kayak.
Jour 17 : Liège. Visitez la ville la plus festive de Wallonie, capitale culturelle de la région. Ancien centre sidérurgique, Liège conserve malgré tout quelques vestiges de son passé. En tant que principauté épiscopale : la place du Marché entourée de bâtiments des XVII e et XVIII e siècles, l’hôtel de ville, l’église Saint-Jacques, la collégiale Saint-Barthélemy avec ses fonts baptismaux du XII e siècle… Elle abrite aussi des musées dignes d’intérêt, tels que le musée Curtius, le musée de la Vie wallonne, le musée d’Art religieux et d’Art mosan ou le musée d’Art moderne et contemporain. Enfin, le week-end, il serait impardonnable de ne pas y rester au moins pour une soirée pour profiter de l’ambiance nocturne.
Jour 18 : visitez Tongres, la plus ancienne ville de Belgique. Ne manquez pas les restes de l’enceinte romaine, le Musée gallo-romain et la basilique Notre-Dame (un des plus beaux monuments gothiques dans le pays).
Jours 19 et 20 : passez un ou deux jours dans les Ardennes, et découvrez les sentiers et villages de cette région boisée et vallonnée. Visitez Bastogne, ville symbole de la bataille des Ardennes, flânez dans les rues de Bouillon, faites du VTT autour du village d’Houffalize, du kayak ou de la randonnée à Durbuy… Et pourquoi ne pas finir votre séjour par la ville thermale de Spa, histoire de se reposer si vous décidez de profiter lors de votre séjour du côté festif de la Belgique !


8 jours en Wallonie

Jour 1  : Mons et borinage . Grand place de Mons, Beffroi, Collégiale Sainte-Waudru et trésor, Musée des Arts Décoratifs, PASS Frameries, MAC’s Grand Hornu.
Jour 2  : Patrimoine industriel et tourisme fluvial . Ascenseur à bateau de Strépy-Thieu, Canal du Centre Historique et ascenseurs, plan incliné de Ronquières, Musée de la Photographie à Mont-sur-Marchienne, site du Bois du Cazier. Soirée au Rockerill.
Jour 3 : Mise au vert . Lacs de l’Eau d’Heure, visite du barrage de la Plate Taille, Crocodile rouge, sentiers de randonnée à pied ou à vélo, Aqua-golf… A proximité en option : beffroi de Thuin, château de Chimay.
Jour 4  : Filles de Meuse . Dinant (collégiale et citadelle), Jardins d’Annevoie, château de Freyr, rochers de Furfooz, Hastière…
Jour 5  : Entre Ardenne et Gaume . Château-fort de Bouillon, vallée de la Semois, abbaye d’Orval.
Jour 6 : Mémoire et vieilles pierres . War Museum à Bastogne, La Roche-en-Ardenne, Durbuy.
Jour 7  : la Cité Ardente (Liège) . Gare Calatrava, Musée Curtius, Musée de la Vie Wallonne, Marches de Buren, Cathédrale Saint-Paul et trésor… Soirée dans le Carré.
Jour 8  : Namur, capitale. Citadelle, Bords de Sambre Musées…

Séjours thématiques
La Belgique à vélo
La Belgique est un paradis pour les cyclistes (en dehors de Bruxelles). Partout, vous trouverez des pistes cyclables, des promenades aménagées, et les endroits où louer des vélos ou des VTT sont nombreux. En Flandre, un réseau d’itinéraires couvre l’ensemble du territoire : les LF-routes (www.vlaanderen-vakantieland.be et www.groteroutepaden.be). Et on peut également créer son itinéraire à la carte en définissant ses knoopunten (chiffres à suivre pour aller d'un point à un autre) via le site www.fietsnet.be. En Wallonie, le réseau Rando-Vélo (www.randovelo.org) est son équivalent. Un réseau de routes à l’écart du trafic a également été aménagé au sud du pays pour les cyclistes, les marcheurs et les cavaliers : la Ravel, Réseau Autonome de Voies Lentes (www.ravel.wallonie.be). Ces itinéraires balisés vous permettront de découvrir chemins de halage, voies ferrées désaffectées, bâtiments à l’architecture étonnante, coins de verdure… Les infrastructures sont quasiment tout le temps adaptées pour une sécurité supplémentaire des utilisateurs de deux-roues ; les transports en commun (le train, le tramway sur la côte aussi) offrent de larges possibilités quand on privilégie la location par exemple.
Séjour bande dessinée
Le Centre de la bande dessinée à Bruxelles, ainsi que le musée Hergé à Louvain-la-Neuve, font de la Belgique le centre du 9 e Art. Dans la capitale sont aussi installés des panneaux représentant les personnages de bandes dessinées les plus célèbres de Belgique et d'ailleurs. Ainsi, ce ne sont pas moins d'une vingtaine de fresques qui recouvrent les murs de Bruxelles pour rendre hommage aux artistes, scénaristes, dessinateurs ou éditeurs.
Un B.B. Tour (Bières Belges)
Toutes les villes de Belgique (et les villages) ont leur propre bière ! Si ceci est un peu exagéré, il est vrai que le plat pays regorge de différentes boissons houblonneuses qui se dégustent avec passion. Alors pourquoi ne pas faire un B.B. Tour ? Pour une visite qui mêle à la fois découvertes touristiques et bonnes bouteilles, voici une idée d'itinéraire partant des terres et qui aboutit à la mer. Commencez par la ville de Chimay (bien connue pour sa « Chimay bleue »), où vous pourrez visiter la brasserie. Montez ensuite à la capitale qui, Bruxelles oblige, regorge de cafés où les bières trappistes foisonnent. Le Délirium (au centre-ville) ou l'Atelier (Ixelles) sont les plus représentatifs. Prochaine étape : Leuven, pour visiter l'industrie Stella et passez à l'Oude Markt (le plus long bar du monde), puis direction Anvers pour mêler diamants et « Triple d'Anvers ». Enfin, passez à Bruges pour chanter le long des canaux, avec à la main, une « Brugse Zot ». Pour finir, déguster une Keyte et un moule-frites ou une croquette de crevettes à Ostende.


Nez au vent et mains sur le guidon ! De Bruxelles à Bruges...

Un itinéraire de 4 jours et 3 nuits pour traverser un bout de Flandre à vélo et profiter des beautés de la nature et de plusieurs grandes villes belges,... qui dit mieux ? Le parcours à vélo est en très grande majorité sur pistes cyclables et est adapté aux cyclistes du dimanche et aux enfants. Comme l'itinéraire implique environ 5 heures par jour (comprenant 1 heure de pause pour une sieste dans les champs par exemple), vous aurez le temps de faire l'une ou l'autre des visites suggérées dans les villes que vous passerez au détour de votre chemin.
Un conseil : si vous n'êtes pas habitué à faire du vélo, prévoyez un petit coussin supplémentaire pour la selle.
Un deuxième conseil : inscrivez les numéros à suivre sur un papier et glissez-le dans une petite pochette en plastique facilement accessible. Il arrive que les chiffres se succèdent très rapidement.
Jour 1 : 35 km, Bruxelles – Alost (Aalst)
Départ de la station de tram Heysel. Profitez-en pour admirer l'Atomium puis rendez-vous à Wemmel, sur Hammesehoek. Suivez la route jusqu'à apercevoir le premier numéro de votre itinéraire : le 51 (en vert sur fond blanc). La suite complète : 51-4-12-9-3-2-50-46-38-36-34 . Arrivé à Alost, profitez-en pour prendre un verre sur la très belle Grand-Place. Bars et restaurants en tout genre y sont installés.
Jour 2 : 40,5 km, Alost (Aalst) – Gand (Gent)
Le lendemain, la reprise se fait au 34 et les numéros complémentaires sont : 28-26-25-18-15-11-12-53-47-43-42-41-37. Pour la seconde moitié (derniers 20 km) : 34-66-22-12-7-5-4 . Profitez de la fin de la journée pour visiter l'un ou l'autre des points d'intérêt de Gand.
Jour 3 : 44,8 km, Gand (Gent) – Bruges
Reprise au 4 puis suivez : 5 0-51-54-53-29-14-18-2-81-87-94-97  (pour les 26,5 premiers kilomètres).
Ensuite et enfin, 98-62-96-66-59-88-76-56-71-82-69-5-98 .
Jour 4 : Visite de Bruges et retour sur Bruxelles en train. Le billet pour chaque vélo coûte 5 € et il vous faudra l'ajouter au prix votre billet personnel (14,30 € le trajet). Pour les – de 26 ans, pensez au billet Go Pass de 1 à 6 €.
Pour vérifier votre itinéraire ou en inventer un à votre convenance : www.fietsnet.be

Comment partir ?

Partir en voyage organisé

Spécialistes


ARTS ET VIE
251, rue de Vaugirard (15 e )
Paris
✆  01 40 43 20 21
www.artsetvie.com
info@artsetvie.com
Autres agences à Grenoble, Lyon, Marseille et Nice.

Depuis cinquante ans, Arts et Vie, association culturelle de voyages et de loisirs, développe un tourisme tourné vers le savoir et la découverte. L’esprit des voyages culturels Arts et Vie s’inscrit dans une tradition associative et tous les séjours sont animés et conduits par des accompagnateurs passionnés et formés par l’association. Arts et Vie propose des conférences et ateliers thématiques portant sur la culture ou les différentes civilisations, animés par des universitaires. Plusieurs escapades sont proposées pour découvrir la Belgique, parmi elles on retiendra le circuit en 7 jours « La Belgique des Arts » qui propose une découverte de la citadelle de Dinant, l'Art nouveau à Liège, le polyptyque des frères Van Eyck à Gand ou encore le musée Magritte à Bruxelles. Pour un séjour court, il est possible d'opter pour l'escapade (3 jours) « Bruxelles, festival de l'Art nouveau à l'Art déco ».


INTERMÈDES
10, rue de Mézières (6 e )
Paris
✆  01 45 61 90 90
www.intermedes.com
info@intermedes.com
M° Saint-Sulpice ou Rennes
Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 19h ; le vendredi de 9h à 18h ; le samedi de 9h30 à 16h de janvier à mars et de septembre à octobre.

Un spécialiste des voyages culturels avec conférencier en Europe et dans le monde. Conçus dans un esprit « grand voyageur », les voyages sont proposés en petits groupes, accompagnés par des guides sélectionnés : vous partez seul, à deux ou plus avec un groupe constitué d'autres voyageurs (12 personnes en moyenne). Et si vous préférez un voyage cousu main, les spécialistes vous proposent un itinéraire selon vos goûts, vos envies et votre budget. Pour la Belgique plusieurs alternatives sont proposées comme « Bruxelles, et les serres royales de Laeken » en 2 jours, « Flâneries en Wallonie » en 4 jours avec les visites de Mons, Namur et Tournai ou encore « Trésors des Flandres » en 4 jours avec les visites des immanquables Bruges, Anvers et Gand.


MAXITOURS
Rue du Progrès 17b
BRUXELLES – BRUSSEL (Belgique)
✆ +32 2 217 72 73
www.maxitours.travel
info@maxitours.be

Maxitours, partenaire de la compagnie roumaine low cost Blue Air, est une agence de voyage spécialiste de la Roumanie depuis 40 ans. Les possibilités de séjour sont nombreuses et permettent de découvrir les nombreuses facettes du pays. Il sera par exemple possible d'opter pour des city break à Bucarest, des circuits historiques et culturels comme « La Valachie, les cités médiévales de Transylvanie et les monastères peints de Bucovine » en 8 jours, des séjours découverte du delta du Danube et des séjours de thalassothérapie et spa. Maxitours propose également des séjours et de la balnéothérapie au Monténégro.

Sites comparateurs


JETCOST
www.jetcost.com
contact@jetcost.com

Jetcost compare les prix des billets d'avion et trouve le vol le moins cher parmi les offres et les promotions des compagnies aériennes régulières et low cos t. Le site est également un comparateur d'hébergements, de loueurs d'automobiles et de séjours, circuits et croisières.


QUOTATRIP
www.quotatrip.com

QuotaTrip est une nouvelle plateforme de réservation de voyage en ligne mettant en relation voyageurs et agences de voyage locales sélectionnées dans près de 200 destinations pour leurs compétences. Le but de ce rapprochement est simple : proposer un séjour entièrement personnalisé aux utilisateurs. QuotaTrip promet l'assurance d'un voyage serein, sans frais supplémentaires.

Partir seul

En avion
Prix moyen d'un vol Paris-Bruxelles : à partir de 250 €, invariablement en haute saison/basse saison. A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !

Principales compagnies desservant la destination


AIR FRANCE
✆  36 54
www.airfrance.fr

A destination de Bruxelles, Air France offre des vols directs au départ de certaines villes de province comme Lyon (comptez 1 heure 20 en vol direct) ou Bordeaux (environ 1 heure 35). Depuis Paris, le vol fait une escale à Amsterdam : de Paris-CDG, terminal F, départ 19h30, arrivée 22h10, excepté les jeudis et dimanches. Le dimanche, départ 15h25, arrivée 18h10.


BLUE AIR
✆  08 92 70 15 22
www.blueair-web.com

Blue Air est une compagnie low cost roumaine qui dessert les aéroports nationaux et plus de 100 destinations (Angleterre, France, Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Suède...). Le transport des animaux de compagnie est possible, ainsi que de nombreux servies additionnels.


BRUSSELS AIRLINES
✆ 0 892 64 00 30
brusselsairlines.com
callcenter.fr@brusselsairlines.com

La compagnie aérienne belge propose des vols qui partent de Paris et des principales villes de France et desservent Bruxelles, où des options d'escales vers d'autres villes belges sont possibles.


EASYJET
✆  08 20 42 03 15

La première compagnie aérienne « à petits prix » d’Europe propose de nombreux vols pour relier Bruxelles depuis Bordeaux, Lyon, Nice et Toulouse.


RYANAIR
www.ryanair.com

Ryanair propose des vols à bas prix pour l'aéroport Bruxelles-Charleroi au départ de Rodez, Perpignan et Marseille.

En train


THALYS – SNCF
✆ +33 8 25 84 25 97
www.thalys.fr

De nombreux départs pour la Belgique au départ de Paris-gare du Nord : vous pouvez vous rendre à Bruxelles (1h43), Anvers (2h20), Liège (2h10) (trains directs), et à Bruges (3h30), Ostende (3h15), Mons (2h50), Namur (2h50) et Gand (2h06) (trains avec une correspondance). Pour des prix avantageux, réservez vos trajets le plus tôt possible (peu de bons prix en last minute) et préférez les derniers trains de la journée.


TRAINLINE
www.trainline.fr

Un vrai bon plan qui permet d'acheter un billet de train en moins d'une minute. Il suffit de créer une première fois son profil de voyageur (nom, prénom, âge, carte SNCF) qui sera enregistré pour les recherches suivantes. La recherche/réservation du billet se fait ensuite très rapidement et regroupe les offres de la SNCF et d'autres compagnies européennes (Thalys, Eurostar, Deutsche Bahn, Renfe, Trenitalia...). Devenir le premier guichet du monde libre est le but affiché de ce site pratique et malin, de quoi vous mettre confiance, non ?


TROC DES TRAINS
www.trocdestrains.com

Site consacré aux annonces pour l'achat de billets de train à petits prix, ni échangeables ni remboursables. Garanti sans enchères, sans frais et sans commission ! Le site contrôle la validité des billets de train proposés à la vente et indique la fiabilité du billet.

En bus


OUIBUS
www.ouibus.fr

Réservation aux guichets SNCF des gares de Paris Bercy et Lille Europe, ainsi qu'au guichet SNCB « Départ immédiat » de Bruxelles Midi.
Vers Bruxelles, OUIBUS propose plusieurs allers-retours quotidiens depuis Paris et Lille, avec au moins un bus par jour et par ligne à Prix Mini.
Et comme toujours chez OUIBUS, tout est pensé pour vous : un confort de niveau supérieur, des Capitaines à votre écoute, un temps de trajet optimisé grâce au wifi et aux prises électriques, des prix annoncés à l'avance qui ne changent pas à la dernière minute, et enfin un tarif Tribu : réservez 4 places pour le prix de 3 !

En voiture
Entre Paris et Bruxelles, il y a 320 km à parcourir et notre conseil est bien sûr celui d'éviter les heures de pointe à l'approche de l'une des deux capitales.
Covoiturage.  Si vous ne possédez pas votre propre véhicule, il est possible de faire du covoiturage organisé (www.fr.blablacar.be) à partir et vers toute la France, ou du covoiturage sauvage à partir ou vers Paris. Des voitures et mini-vans partent et reviennent tous les jours. Rendez-vous à la Gare du Midi de Bruxelles ou à la Gare du Nord à Paris et demandez aux passants d'où partent les convois. A Bruxelles, les voitures prêtes à partir dès qu'elles sont au complet sont généralement parquées à la rue de l'Angleterre. Pas d'horaire précis et payement en cash .

Location de voitures


ALAMO
✆  08 05 54 25 10
www.alamo.fr

Avec plus de 40 ans d'expérience, Alamo possède actuellement plus d'1 million de véhicules au service de 15 millions de voyageurs chaque année, répartis dans 1 248 agences implantées dans 43 pays. Alamo met tout en œuvre pour une location de voiture sans souci.


BSP AUTO
✆  01 43 46 20 74
www.bsp-auto.com
Site comparatif acccessible 24h/24. Ligne téléphonique ouverte du lundi au vendredi de 9h à 21h30 et le week-end de 9h à 20h.

La plus importante sélection de grands loueurs dans les gares, aéroports et centres-villes. Les prix proposés sont les plus compétitifs du marché. Les tarifs comprennent toujours le kilométrage illimité et les assurances. Les bonus BSP : réservez dès maintenant et payez seulement 5 jours avant la prise de votre véhicule, pas de frais de dossier ni d'annulation, la moins chère des options zéro franchise.

Se loger
L’offre d’hébergement en est très variée : camping, auberge de jeunesse, Bed and Breakfast , hôtel, Belgique gîte, vous aurez le choix entre de nombreuses formules. Les offices du tourisme pourront vous aider à trouver celle qui vous convient le mieux. Si vous comptez visiter la Belgique entre mai et septembre, il est sage de réserver votre hébergement à l’avance. Le choix et les offres sur le web permettent aussi de faire de belles économies, avec de nombreuses formules (culturelle, location vélo, etc).

Hôtels
La Belgique offre un large éventail d’hôtels, allant des petites pensions de famille aux établissements de luxe. La plaque bleue apposée à l’entrée d’un hôtel certifie que celui-ci est conforme aux normes de sécurité et de salubrité. Par ailleurs, les hôtels sont également classés en fonction d’un système d’étoiles, allant de 1 étoile (minimum) à 5 étoiles (maximum). Ce classement correspond à des critères précis d’équipement (ascenseur, télévision…) et de services, mais ne reflète pas toujours la qualité de l’hébergement et encore moins celle de l’accueil. Les hôtels les moins chers demandent entre 45 et 70 € pour une chambre double. Comptez entre 70 et 120 € dans la catégorie moyenne et au-dessus de 120 € dans la catégorie luxe. Le petit déjeuner est en général compris, et s’il ne l’est pas, le prix de celui-ci est indiqué (entre 10 et 20 € de supplément par personne). Sachez qu’à Bruxelles, de nombreux hôtels des catégories « confort » et « luxe » offrent des réductions pendant les week-ends et les vacances. C’est aussi le cas, dans une moindre mesure, pour certains établissements orientés vers une clientèle d’affaires dans d’autres grandes villes. Certains hôtels proposent des formules « demi-pension » ou « pension complète » : une option qui peut parfois se révéler intéressante.

Chambres d'hôtes
Le tourisme en chambre d’hôtes a connu un véritable boom en Belgique ces dix dernières années. L'avantage est de se retrouver généralement dans une chambre de caractère, de prendre un petit déjeuner copieux et local et de rencontrer des hôtes aux petits soins pour vous. Le niveau de confort varie évidemment en fonction du prix, pouvant aller de la simple chambre avec salle de bains sur le palier au vrai Bed and Breakfast de luxe. Les prix démarrent à environ 55 € par nuit pour une chambre double. Il est généralement possible de rajouter un lit pour un enfant (gratuitement ou pour un petit supplément) et certains B&B proposent des chambres familiales. On peut vous demander un supplément pour les séjours d’une seule nuit (dans les régions touristiques, certains vous demandent d’ailleurs de rester deux nuits au minimum le week-end). Les offices du tourisme possèdent une liste des chambres d’hôtes de leur région. Vous pouvez aussi surfer sur – www.chambres-dhote.be – pour un aperçu de l’offre disponible.

Auberges de jeunesse


VJH
Belgique
www.jeugdherbergen.be/fr
info@vjh.be

Les auberges de jeunesse sont bien représentées et sont réparties en deux fédérations, une wallonne et une flamande. Disposant souvent de chambres doubles, elles offrent une alternative économique à l’hôtel. Les prix sont toujours indiqués par personne : comptez entre 16 et 18 € pour un lit en dortoir et entre 22 et 23 € (par personne) la chambre double. Il n’y a pas de limite d’âge pour séjourner dans ces établissements, mais si vous ne possédez pas de carte de membre internationale des auberges de jeunesse (Hostelling International), vous devrez payer un supplément de 3 € par nuit. La réservation, si elle n’est pas obligatoire, est conseillée pour les périodes de vacances : vous éviterez ainsi le désagrément de ne pas trouver de place à votre arrivée.

Campings
De la côte belge aux Ardennes, les campings sont légion. En été, ils sont généralement pris d’assaut : n’espérez pas être seul au milieu de la nature. En revanche, il n’est pas facile de trouver un terrain à proximité d’une grande ville. La plupart du temps, les prix des campings sont indiqués par emplacement, ce qui veut dire, en général, pour une tente, une voiture et deux adultes. Comptez en moyenne 15-20 €. Les campings sont classés de 1 à 5 étoiles selon leur degré de confort. En Flandre, vous trouverez aussi dans certains campings des cabanes de randonneurs ( trekkershutten  en néerlandais)  : ce sont de petits chalets en bois pour 4 personnes comprenant une kitchenette (comptez 37 € pour 4 personnes). Pour rappel, le camping sauvage est interdit en Belgique.

Tourisme rural – Agritourisme
Comme en France, le tourisme à la ferme est en expansion en Belgique. Louer un gîte à la semaine peut être une formule intéressante si vous voyagez en famille ou avec un groupe d’amis. Les prix démarrent à environ 300 € par semaine, mais varient énormément en fonction de la taille du gîte et de la saison (ils grimpent en juillet et en août).

Se déplacer

Bus
Bus, trams et/ou métro sillonnent les villes de Belgique avec une efficacité qui dépend de la congestion de la circulation. Bruxelles, Anvers et Charleroi disposent d’un métro ou d’un pré-métro (système où les trams utilisent partiellement des tunnels dans le centre-ville). Les transports en commun circulent généralement de 5h30 à minuit. Vous pouvez voyager avec un ticket vendu à l’unité (de 2,10 à 3 €) ; une carte comprenant une dizaine de trajets valable dans certaines villes (environ 16 €) et leur agglomération ; un Pass d’un jour (de 7 à 10 €), 3 jours (uniquement en Flandre, 14 €) ou 5 jours (uniquement en Flandre, 20 €). L'un des musts, c'est le tramway qui longe la côte belge, le Kusttram. Ainsi, vous pouvez rejoindre Ostende même en venant de Dunkerque. Un bon relais aussi pour les cyclistes qui peuvent combiner leur location avec le tramway. Trois compagnies de transport en commun existent en Belgique : De lijn (Flandres), TEC (Wallonie) et la STIB (Bruxelles).

Train
A 2 heures 30 de trajet, la plus éloignée de Bruxelles est Arlon, à 2 heures de train. Et le réseau ferroviaire belge est un des plus denses au monde. Bref, il est parfaitement possible de visiter toutes les villes, grandes et moyennes, de Belgique au départ de la capitale, qui est au centre du réseau.
Tarifs. Une idée des tarifs pratiqués en seconde classe : un aller Bruxelles-Namur revient à 9 €, Bruxelles-Anvers 7,40 € pour 50 km, Bruxelles-Arlon 21 € pour 190 km. Ci-dessous, les formules les plus économiques.
Go Pass : pour les voyageurs de moins de 26 ans. Carte de 10 voyages simples en seconde classe, valable pour une période d’un an, au prix forfaitaire de 53 €. C’est donné, par rapport aux prix normaux ou même aux autres réductions. Imbattable pour les trajets de plus de 70 km. Elle ne peut être utilisée avant 8h du matin du lundi au vendredi, sauf en juillet et août où il n’y a pas de restriction horaire. Un Go Pass peut être utilisé par plusieurs personnes en même temps (il suffit de remplir le nombre de lignes correspondant sur le ticket).
Rail Pass : pour les plus de 26 ans. Carte de 10 voyages valable pour une période d’un an, à 83 € pour la seconde classe et 128 € pour la première. Intéressant pour les trajets d’au moins 100 km. Pas de restriction horaire.
Le billet week-end. Accorde une réduction de 50 % sur le prix d’un aller-retour. Valable pour le voyage aller du vendredi soir après 19h au dimanche soir, il finit à minuit  ; pour le voyage de retour du samedi midi au dimanche soir. Les allers-retours sont donc possibles le samedi et dimanche.
Il existe d’autres possibilités comme les B-Excursions qui offrent une réduction intéressante sur des billets combinant le voyage aller-retour en train et les entrées à certaines attractions dans différentes villes et lieux touristiques de Belgique. Pendant les vacances, vous pouvez également bénéficier de ces deux formules : « Un jour à la mer » et « Un jour dans les Ardennes ». Réduction pour la journée pour un aller-retour vers une gare du littoral ou des Ardennes, en période de vacances scolaires uniquement. Mêmes conditions que pour les billets week-end.

Voiture
Pour conduire votre véhicule ou en louer un sur place, votre permis national suffit.
Autoroutes. Un réseau autoroutier exceptionnel – et sans péage  ! – de plus de 1 500 km assure une liaison directe et rapide entre tous les centres urbains. Vitesse maximale autorisée : 120 km/h. Attention, de nombreux radars ont fleuri le long des routes et autoroutes belges.
Conduite sur route. La vitesse est limitée à 120 km/h sur autoroute, 90 km/h en Wallonie et 70 km/h en Flandre sur les routes nationales et 50 km/h en agglomération. Si vous conduisez, attention à la priorité à droite généralisée (sauf panneau indiquant que vous êtes sur une route prioritaire). Par ailleurs, sachez que beaucoup de villes belges favorisent et encouragent la circulation de cyclistes. Soyez courtois : cédez-leur la priorité.

Taxi
Ils stationnent devant les gares, sur les places importantes, devant les principaux hôtels… Mais vous pouvez aussi leur téléphoner ou les héler dans la rue. Le pourboire est inclus dans le prix de la course (mais vous pouvez toujours arrondir à l’unité supérieure). Celui-ci prend en compte le prix au kilomètre et la prise en charge. Attention, les prix grimpent entre 22h et 6h. Pour toute plainte, relevez d’abord le numéro d’immatriculation du véhicule, la marque de celui-ci, sa couleur et contactez le C.C.N. (service régional des taxis et limousines)  : 80, rue du Progrès – 1030 Bruxelles ✆ +32 800 14 795 / ✆ +32 2 204 21 11.

Deux-roues
Vous pouvez louer un vélo dans certaines gares belges. Le prix de la location est d'environ 7 € la demi-journée et 10 € la journée pour un vélo de ville. Une caution peut être demandée mais ne dépassera pas les 20 €
Gares de location : Audenarde, Blankenberge, Bruges, Essen, Gand, Hasselt, Knokke, La Panne, Lierre, Louvain, Ostende, Puurs, Saint-Trond, Termonde, Vielsam, Ypres.
DÉCOUVERTE


Gand - Quartier historique de Gand.
© Anton Ivanov – Shutterstock.com

La Belgique en 30 mots-clés


BRUXELLES – BRUSSEL - Façade BD "Tintin" par Hergé.
© Author's Image


Faire – Ne pas faire

Faire
Se régaler  au moins une fois d’une casserole de moules, accompagnée de ses célèbres frites. Le plat national belge fait toujours des heureux. D’ailleurs, ne lésinez pas en général sur les crustacés car la Mer du Nord offre de très bons produits. Le littoral est l’endroit idéal pour une petite fringale mais Bruxelles également, grâce à la place Sainte-Catherine qui reçoit son lot de poissons frais quotidiennement.
Trinquer avec des Belges autour de l’une ou l’autre bière du pays. Il y en a pour tous les goûts : élégantes et rafraîchissantes, fruitées, modérément maltées et épicées, houblonnées et plus ou moins alcoolisées,… Là aussi, les frites peuvent faire partie du jeu car la combinaison est souvent extra ! Dans tous les cas, si vous pensez que vous n’avez jamais vraiment été « bière » mais que vous êtes plutôt « vin », c’est le moment de prendre conscience que vous vous êtes peut-être trompés. Enfin, si vraiment rien ne se passe, il vous reste les nombreux vins belges à découvrir. Mais pas question d’ affonner, on prend son temps et on déguste !
Acheter votre gaufre… Une réelle gaufre de Liège se déguste nature (sucre ou cannelle). A Bruxelles, les gaufres peuvent être agrémentées de toutes sortes de suppléments (chantilly, fruits, chocolat...)
S’offrir des pralines fabriquées par un artisan chocolatier. Le centre-ville de Bruxelles ou de Bruges ne sont pas les meilleurs endroits pour s’en procurer. Préférez les quartiers moins prisés.
En été, faire le plein de bonne musique dans un des festivals organisés en Belgique. Le monde entier se déplace pour assister à ces événements alors profitez-en !
En Flandre, louer un vélo. C'est sans aucun doute le meilleur moyen de découvrir la région.
Penser à avoir un peu d'argent liquide sur vous. La carte bancaire (carte bleue) ne sera pas toujours acceptée dans les plus petits commerces.
Faire preuve de simplicité et montrer profil bas surtout en termes de relation professionnelle. La vantardise est particulièrement mal venue en Belgique et l’autorité ainsi que les différences hiérarchiques n’apparaissent que de façon très discrète.
Ne pas faire
Imiter l’accent belge.  D’une part, les autochtones reconnaissent autant d’accents qu’il y a de villages, d’autre part, vous ne l’imiterez jamais au point de tromper qui que ce soit et ce sera très mal perçu. Mais surtout, ne commettez pas l’erreur de prononcer cette phrase : « Des frites, une fois » que tant de Français se plaisent à déclamer à tort et à travers, si vous ne voulez pas être classé définitivement dans la catégorie des Français idiots, d’où il n’est pas aisé de sortir…
En Flandre, partir du principe que les Flamands parlent français  ; il est préférable de commencer par demander si la personne parle français, anglais ou allemand avant de se lancer dans une conversation. Question de politesse.
Éviter de parler des communes de Bruxelles en ne soignant pas votre prononciation. Non, on ne dit pas « Charbek » pour Schaerbeek mais « Scarbék », et pas « Molenbek » mais bien « Molenbék », sinon vous risquez de ne pas être pris au sérieux.
Se borner à ne pas utiliser les traditionnels 70 et 90 du pays , dits « septante » et « nonante ». Le 80 reste quatre-vingt et il n’est donc pas nécessaire de faire remarquer que vous avez toujours pensé que les Belges disaient « huitante ». Vous leur rendrez service !
Critiquer la famille royale ou l’institution de la royauté, ou commenter négativement les relations entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Ce sont des sujets hautement sensibles et complexes que seuls les Belges de souche peuvent manier ! Ne dit-on pas que lorsqu'on explique les subtilités communautaires et linguistiques à un Français et qu'au bout d'une demi-heure celui-ci prétend avoir compris, qu'il est à peu près certain que l'on s'est mal expliqué.
Se rendre dans un fast-food quand il y a des friteries dans le coin et manger de la mayonnaise allégée. Sacrilège, les amis, sacrilège ! En Flandre, ces établissements sont appels « Frituur ».

Art Nouveau
Très populaire entre 1890 et 1910, ce style artistique est né en opposition à l'art dit académique du XIX e siècle. L'Art nouveau s'inspire de formes et structures naturelles, autrement dit des fleurs, des plantes mais aussi de leurs courbes. La Belgique compte de nombreuses traces et monuments entiers dans ce style et ce, grâce notamment au grand maître Victor Horta.

Autodérision
La faculté de rire de soi-même est une caractéristique que l'on trouve avec plaisir chez une grande partie des Belges. Ils possèdent d'ailleurs un grand sens de l'humour en général et les plus doués le pratiquent à travers différents arts comme la Bande Dessinée ou le Cinéma.

Bandes dessinées
La fierté du peuple belge ! Si je vous dis : un reporter aux cheveux roux accompagné d’un chien qui pense ; un employé de bureau génialement paresseux qui cumule les bêtises avec sa mouette et son chat ; ou une troupe de joyeux lilliputiens bleus qui « schtroumpfent un schtroumpf qui crache du schtroumpf ». Eh oui, notre enfance (mais pas seulement) est marquée par la bande dessinée belge, au point de se demander à quel point la Belgique a pu influencer la culture française. Le royaume compte près de 700 auteurs de bandes dessinées aux univers tous différents. Hergé ouvre le bal avec Tintin et Milou en 1929. Puis André Franquin, qui dessine Spirou pendant des années, donne naissance au Marsupilami en 1952, et à Gaston Lagaffe en 1957. Peyo imagine les Schtroumpfs en 1954. Il serait trop long de faire une liste exhaustive des auteurs de bandes dessinées belges. Ajoutons cependant Morris, papa de Lucky Luke (1946), Jijé ( Blondin et Cirage ) ou encore Jean Roba qui nous fit découvrir Boule et Bill en 1959.

Diables rouges
Les joueurs de foot de l'équipe nationale belge font la fierté de tout un peuple. Entre Romelu Lukaku, Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne, Eden Hazard,... on ne sait plus où donner de la tête car il est clair que les bons éléments abondent dans ce groupe. Et qu'on aime ou pas le foot, il faut dans tous les cas lui reconnaître une qualité : celle de rassembler les Belges (flamands, wallons,...) autour du même ballon ! Les supporters belges tiennent à l'ambiance bon enfant lors des matchs disputés par les Diables et même lors des défaites et coups durs, l'équipe peut compter sur leur soutien. Les Diables rouges ont très bien joué lors de la Coupe du monde 2018 et sont arrivés jusqu'en demi-finale, face à une équipe de France plus réaliste. Le gardien de l'équipe belge, Thibaut Courtois, a été élu meilleur gardien du monde par FIFA en 2018.

Béguinages
Les béguinages datent du Moyen Age. Les hommes ne revenant pas toujours des croisades, les femmes se retrouvaient seules, en surnombre… Elles se réunissaient alors dans des béguinages pour s’aider et se protéger mutuellement, mais sans prononcer leurs vœux. Cependant, elles vivaient pieusement et selon un quotidien réglé où la prière tenait une place non négligeable. Les béguines accomplissaient diverses tâches qui leur étaient dévolues : un travail social, médical, pédagogique et économique. Chaque béguinage comprenait un dispensaire, des ateliers de fabrication, une église et, bien sûr, les maisons béguinales, de taille très modeste, qui disposaient d’une cave-cuisine et d’une chambre. L’Unesco a classé les béguinages flamands au patrimoine mondial de l’humanité. Ceux qui existent encore aujourd’hui sont réunis principalement dans les villes flamandes qui n’ont pas trop souffert des attaques d’Henry II, de Louis XIV et de la Révolution française. Liège comptait quelque 35 enclos ; un seul subsiste. Sur un territoire assez peu étendu, on compte un nombre impressionnant de béguinages, de Bruges à Tongres en passant par Courtrai, Gand, Louvain, Malines…

Belgitude, belgicain
Forgé par allusion au concept de la négritude de Léopold Sedar Senghor, le terme de belgitude (lancé en pirouette par l’écrivain Pierre Mertens et le sociologue Claude Javeau) fait fureur chez les intellos francophones coutumiers de l’écartèlement entre les réalités culturelles françaises et belges. On l’utilise pour désigner avec autodérision des situations et des faits typiquement belges : « C’est un grand moment de belgitude », « Assumer sa belgitude ». Belgicain, forgé sur publicain, est un terme péjoratif utilisé pour désigner un Belge partisan de la « Belgique de grand-papa » : il croit en l’unité du pays, en la monarchie en tant que garante de cette unité, au « compromis à la belge » et à tout ce qu’on regroupe souvent sous le terme de belgitude : moules-frites, surréalisme, Art nouveau, Tintin, bières… Le mot belgicain est aujourd’hui volontiers utilisé pour stigmatiser les initiatives de réconciliation entre les deux communautés. N'hésitez pas à tester votre belgitude, avant ou après un séjour – www.belgitude.memebot.com –... 50 questions qui ne peuvent exister qu'à propos de la Belgique !

Bières
Il en existe pour tous les goûts, toutes les occasions et toutes les bourses. Plusieurs centaines de bières différentes se partagent le marché du royaume, selon une classification définie par l’endroit de production. Comme tout grand producteur, les verres à bière sont à l'image de chacune des bières. La Pils, représentée par les marques Jupiler, Stella Artois, Primus Adler et Maes, est la plus consommée, avec 70 % du volume vendu. Mais vous pourrez également déguster des bières blanches, des blondes fortes, des bières ambrées, des bières brunes, des trappistes, des bières d’abbaye ainsi que de nombreuses bières fruitées. Sur les 10 bières trappistes qu'il existe dans le monde, 6 d'entre elles sont belges : la Westmalle, la Westvleteren, la Achel, la Chimay, la Rochefort et l'Orval. Une bière trappiste est une bière brassée par des moines trappistes. Depuis quelques années, de plus en plus de nouvelles brasseries apparaissent et tentent de se faire une place dans le secteur.

Brel
Le plus célèbre des chanteurs belges. Bien qu’il soit parti faire carrière en France, Brel est resté belge jusqu’au bout des ongles. Brel était un Bruxellois francophone d’origine flamande… La Belgique et ses origines ont largement marqué son œuvre. Les textes poétiques de Brel mêlent une satire sociale audacieuse à des thèmes plus personnels, voire universels, tels l’amour, le désespoir… Jacques Brel s’en prend à tous les travers de la société, belge particulièrement, et s’impose comme le grinçant chroniqueur de l’époque. Mais, malgré ses critiques grinçantes, Brel aimait la Belgique et l’a chantée mieux que personne. Des chansons comme Le Plat Pays , Les Flamandes , Marieke , Bruxelles , Il neige sur Liège , Les Flamingants , outre leur incroyable force d’évocation, sont des références incontournables pour qui veut comprendre la belgitude.

Chocolat
Le chocolat est reconnu comme une spécialité belge, autant que suisse. Exagérée ou réelle, la moyenne belge de consommation, par habitant et par an, équivaut à 8 kilogrammes. Alors, que vous soyez plutôt tablette fondante, bâtonnet fourré ou pralines, vous devriez trouver votre bonheur.

Dentelle
Depuis le XVI e siècle, la Belgique, et notamment la Flandre, est réputée pour la qualité de sa production dentellière encore majoritairement artisanale. Deux centres de confection se partagent le travail : Bruxelles, qui est spécialisée dans la dentelle aux fuseaux de fils coupés, et Bruges, qui est la capitale du point de fée originaire de Binche et de la dentelle aux fuseaux de fils continus. La « duchesse de Bruges » est appréciée pour son aspect raffiné : avec des motifs floraux, faits séparément, puis raccordés l’un à l’autre par la suite.

Europe
Ici, cela veut dire quelque chose. Le royaume, par sa configuration nationale, a déjà intégré le concept d’eurofédéralisme : différentes communautés partiellement autonomes ont un destin commun au travers d’une représentation symbolique centrale. Ce n’est pas pour rien que la Commission européenne siège à Bruxelles. De plus, la Belgique a la chance de se situer au carrefour des cultures de l’Europe latine et de l’Europe septentrionale. Sa richesse est donc sans pareille : les Belges sont, en moyenne, beaucoup plus ouverts culturellement que leurs voisins français, par exemple. Bref, le royaume est une sorte de concentré de la réalité européenne.

Famille royale
La Belgique est une monarchie. Et, bien que le rôle politique du roi soit moins grand que ce qu'on imagine, beaucoup de Belges attachent toujours une grande importance à la famille royale qui représente le (dernier ?) ciment de l’unité nationale. Cependant, crise communautaire aidant, le sentiment d’attachement à la monarchie semble faiblir en même temps que celui de l’attachement au pays, particulièrement en Flandre. Selon un sondage publié par un quotidien flamand, en juin 2008 : 35 % des Flamands penseraient que la Belgique n’a plus besoin de roi. Néanmoins, les Belges suivent toujours de près les mariages et naissances de leurs princes et princesses, qui sont ici de véritables people , et leurs apparitions publiques rassemblent une foule importante. A l’opposé des médias britanniques, la presse belge, qu’elle soit flamande ou francophone, a plutôt une tradition de discrétion concernant la vie privée de la famille royale, mais certains scandales ont éclaboussé la respectabilité du clan. Aujourd'hui, et ce depuis juillet 2013, c'est le roi Philippe, fils aîné du précédent roi Albert, et surtout son épouse, la reine Mathilde, qui semblent progressivement redorer le blason royal. En effet, par son charisme et son élégance, la duchesse de Brabant représenterait le grand atout de la monarchie belge !

Fédéralisme
Les bases du fédéralisme sont jetées en 1970 déjà, mais c'est seulement le 1 er janvier 1995 que la Belgique devient un Etat fédéral constitué de trois régions économiquement autonomes (la Région flamande, la Région wallonne et la Région Bruxelles-Capitale) et de trois Communautés linguistiques (la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone). Cela dit, les nombreux compromis belges n’ont pas réussi à créer une véritable « culture fédérale » et les idées de sécession sont de plus en plus d’actualité, particulièrement en Flandre. Au lieu d’un fédéralisme de collaboration, il semble bien que la Belgique vive de plus en plus un fédéralisme de confrontation. Le modèle confédéral comme celui de la Suisse relève de la chimère : en pleine crise et à l'issue de la formation d’un nouveau gouvernement, le transfert de compétences – budgétaires surtout – vers les communautés prévaut sur une répartition fédérale qui suivrait un principe de solidarité.

Flamand
Les Flamands, néerlandophones, représentent environ 60 % de la population belge. Au niveau linguistique, le terme « flamand » désigne les dialectes, et non la langue néerlandaise. Attention à ne pas confondre « Flamand » et « Flamingant ». Ce dernier mot sert à désigner négativement le nationaliste flamand, tant critiqué par Brel.

Festivals
La Belgique est connue dans le monde entier pour la qualité de ses festivals. Bien sûr, il y a les tout grands comme Tomorrowland, Pukkelpop, Dour, Wechter mais également les moyens comme Couleur Café, Esperanzah, Reggae Geel, ou encore les tout petits comme Chassepierre. Rock, électro ou musiques du monde, chaque festival à sa propre identité et son univers.

Frites
Les Belges ont une réputation de mangeurs de frites. Et c’est vrai que, sans faire partie de tous les repas, les frites occupent une place à part entière dans la culture gastronomique du pays : steak-frites, moules-frites, poulet-frites ou simples frites mayonnaise dégustées sur le pouce dans un frit-kot … Mais est-ce les Belges qui ont inventé la frite ? La réponse est plus incertaine.
Les anglophones en attribuent la paternité à la France ( french fries ). Mais certains disent que cette recette aurait vu le jour, fin XVIII e , en bord de Meuse. Les habitants pauvres de la région avaient l’habitude d’accompagner leurs repas de petits poissons frits. Toutefois lorsque le fleuve était gelé et qu’il leur était impossible de pêcher, des pommes de terre coupées en longueur et cuites à l’huile faisaient office d’accompagnement. Ce qui est certain, en tout cas, c’est que les frites belges sont les meilleures du monde. Le secret ? Elles sont cuites deux fois.
Et pour les frontaliers, pas de doute non plus : demandez aux amateurs de fricadelles où ils partent chercher leurs cornets de frites... en Belgique, bien sûr ! Le nombre de baraques et autres lieux de petite restauration où l'on trouve des frites constitue à lui seul la marque de fabrique belge.

Germanophone
Si on a tendance à oublier l'existence de la communauté germanophone en Belgique, on ne peut plus l'ignorer une fois arrivé à Eupen ou Malmédy (au sein des cantons de l'Est, de la province de Liège). On a presque l'impression d'être carrément arrivé en Allemagne ! La communauté germanophone de Belgique ( Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens, en allemand) a son Parlement et ses élus (25 députés élus tous les cinq ans). C'est une entité fédérée à part entière dont on a effectivement vite fait le tour : environ 850 km² pour 75 000 habitants.

Gouvernement
Il y en a cinq : le gouvernement fédéral, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le gouvernement wallon, le gouvernement flamand et le gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale. Chacun fonctionne à des niveaux de pouvoirs différents. Avec chaque fois un parlement, un Premier ministre (ou équivalent appelé ministre-président) et pléthore de ministres et de secrétaires d’État. Ce qui au total fait pour 11,5 millions d’habitants, 53 ministres (soit 70 % de plus qu’en France), 467 parlementaires et 14 029 conseillers provinciaux et communaux. Et donc, non la Belgique n’est pas au bord du coup d’État si l’un de ses gouvernements déraille.

Guindaille
Voici un terme que tout Belge qui se respecte connaît et a déjà maintes fois pratiqué. Ce belgicisme désigne les fêtes estudiantines. Celles-ci ont des traditions et des rituels propres à chaque région, mais toutes ont un point commun : la consommation (excessive) de bière et les chants paillards. A l'origine, le terme désigne un texte humoristique voire pamphlétaire présenté par un étudiant devant une assemblée de ses pairs.

Manneken-Pis


Manneken-Pis - Le Manneken-Pis.
© Stéphan SZEREMETA
Paris a sa tour Eiffel, Bruxelles… son Manneken-Pis. En brusseleer : menneke pis signifie le môme qui pisse ! Statue érigée en 1619 en l’honneur d’un petit garçon baptisé Julien, qui trouva une formidable idée pour éteindre une bombe allumée par les ennemis de la cité : il baissa son pantalon et arrosa la mèche… Signalons qu’une autre légende court à son sujet. Il s’agirait de l’enfant d’un riche bourgeois qui, après avoir disparu cinq jours, fut retrouvé bien vivant, dans la position aujourd’hui figée pour les siècles… Régulièrement on change la tenue du Manneken-Pis, notamment en fonction des événements nationaux. Car le petit homme dispose d'environ 1 000 costumes offerts par des sociétés, des chefs d’État… La plupart de ces tenues peuvent être visible au musée « GardeRobe Manneken-Pis ». La statue est située dans le quartier Saint-Jacques à Bruxelles ; mais d'autres villes revendiquent leur propre Manneken-Pis, notamment à Grammont (Flandre orientale).

Surréalisme
En 1924, André Breton définit ce mouvement littéraire, culturel et artistique comme une « dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale [...] » ( Manifeste du Surréalisme ). En Belgique francophone, le mouvement s'est manifesté dans l'entre-deux-guerres à travers le groupe de Bruxelles (autour de Paul Nougé et René Magritte) et le groupe du Hainaut (Achille Chavée et Fernand Dumont). L’œuvre surréaliste la plus connue de René Magritte est la photo d'une pipe où il est écrit en dessous : « Ceci n'est pas une pipe ».

Mer du Nord
Sans doute un peu froide, mais pleine de charme avec ses marées, ses brise-lames, son air iodé et ses immenses plages de sable fin. Le littoral belge, avec près de 70 km de plages, offre de nombreuses possibilités pour toute la famille. La plupart des Belges se rappellent avec nostalgie les châteaux de sable garnis de fleurs en papier et de moulins à vent en mica ; les promenades en « cuistax », ces véhicules à pédales et à quatre roues, pour deux, quatre ou six personnes ; les gaufres de Bruxelles et les crèmes glacées arrachées aux parents au retour de la plage...

Petit
Petit de taille, la Belgique est située au cœur de l’Europe et ne mesure que 30 688 km² soit 20 fois plus petite que la France et 325 fois plus petite que le Canada. Malgré sa petite taille, elle comporte cependant 11 millions d’habitants. En 3h de train il est possible de traverser le pays d’un bout à l’autre.

Plat pays
« Avec des cathédrales pour uniques montagnes / Et de noirs clochers comme mâts de cocagne… » Brel a si bien chanté le plat pays, qui n’est en fait pas si plat que ça. Si la Belgique mérite cette réputation pour ce qui est de sa partie Ouest (le bord de mer et son arrière-pays), en revanche, la Wallonie est beaucoup plus vallonnée, particulièrement quand on descend vers les Ardennes, au sud-est du pays. Le Signal de Botrange, d’une altitude de 694 m, correspond au point culminant de la Belgique. Bon, ce n’est pas les Alpes, mais si vous êtes à vélo, vos mollets ne le trouveront pas si plat que Brel le disait…

Ring
En Belgique, nom commun des anneaux autoroutiers entourant les villes, emprunté au néerlandais sur l’exemple du concept allemand. Nettement plus joli que les « rocades » et autres « périphériques ». On parle du ring de Bruxelles, du petit et du grand ring de Charleroi, etc.

Fallen Astronaut
Cette statuette, dont on traduit littéralement le nom par l' « Astronaute tombé », mesure 8,5 cm et se trouve... sur la Lune ! C'est d'ailleurs l'unique œuvre d'art présente sur notre astre lunaire et elle a été réalisée par l'artiste belge Paul Van Hoeydonck. Elle fut posée sur la Lune grâce à la mission d'Apollo 15 en 1971. A ses côtés, une plaque commémorative rappelant les noms d'astronautes morts en mission a été déposée.

Spéculoos
Il vous est impossible de passer à côté de ce petit biscuit épicé, souvent proposé avec le café. Offert aux enfants le jour de la Saint Nicolas, le spéculoos tire son origine de la tradition romaine suivant laquelle on faisait l'offrande de gâteaux à l’effigie des dieux de l’Olympe. Aujourd’hui, c’est un bien national : un peu comme la baguette française. Le spéculoos développe sa forme de biscuit en pot de pâte de spéculoos ou spéculoos avec du chocolat aussi... Enfants (petits ou grands) gourmands, attention à l'indigestion !

« Une fois… »
Depuis que Coluche s’est mis en tête d’imiter l’accent bruxellois, nombreux sont ceux qui sont persuadés que les Belges parlent tous de cette manière, en ajoutant systématiquement en fin de phrase : « … une fois ! » Or, s’il existe autant d’accents belges que de villes en Belgique, cette locution est propre à Bruxelles, où elle est la traduction du terme néerlandais « eens ». Celui-ci est employé dans les phrases où l’on demande quelque chose à son interlocuteur, et est plutôt une marque de politesse en atténuant l’impact de la demande formulée. Exemple : « Viens une fois un peu ici ! » signifie en fait « Est-ce que tu veux bien venir ici, s’il te plaît ? »

Wallon
Les Wallons, francophones, représentent environ 40 % de la population belge. La langue wallonne est un dialecte aussi varié qu’il existe d’endroits où il est parlé (de moins en moins, il faut le dire). Attention, les Bruxellois, même francophones, ne sont pas des Wallons.

X de Bruxelles
Le « x » de Bruxelles doit se prononcer « ss » comme le « x » d’Auxerre, y compris dans l’adjectif « bruxellois ». Certains Belges eux-mêmes semblent hésiter quant à la prononciation, ce qui peut être attribué à l’influence de l’usage erroné en France ou à une attitude, consciente ou inconsciente, de rejet de la capitale. Le « x » de Bruxelles dérive du nom latin Bruxellae , alors que le nom originel de la ville est Brussel en néerlandais. Les Espagnols ne s’y sont pas trompés, puisqu’ils disent Bruselas . A propos, le « s » d’Anvers se prononce. Ne dites pas « Anvers » comme dans « à l’envers », personne ne vous comprendrait.

Survol de la Belgique


Ostende - Mer du Nord.
© Nikitje – iStockphoto

La Belgique est, malgré sa petite superficie, peuplée de 11,35 millions d’habitants. C'est le troisième Etat européen en termes de densité avec 372 hab./km². Elle fait partie de la zone dynamique du continent : la banane bleue qui s’étend du nord de l’Angleterre au nord de l’Italie. Sa situation géographique est très avantageuse puisqu’elle se trouve à équidistance de Londres, Paris, Amsterdam et du bassin industriel de Francfort et de Cologne. Il n’est donc pas étonnant que Bruxelles soit le siège de la Commission et du Conseil de l’Union européenne.

Géographie
La lecture géographique du royaume de Belgique s’effectue selon un axe nord-sud, et l’on peut distinguer trois régions géographiques.
La basse Belgique (relief de moins de 100 m), la partie septentrionale, est constituée d’un ruban de dunes, long de 65 km, et d’anciens polders s’étendant de la frontière française près de Dunkerque à la frontière hollandaise à l’est de Bruges. L’arrière-pays est constitué de la Flandre-Occidentale s’étendant des plaines de l’Escaut et de la Lys à l’ouest, à la plaine de Campine à l’est.
Cette région, relativement monotone et très plate, est essentiellement composée de cultures céréalières, de champs de pommes de terre et d’élevages de vaches laitières. Elle comprend également quelques grandes villes : Gand, Courtrai, Anvers, Bruxelles, Louvain.
Le centre du pays, ou moyenne Belgique (relief entre 100 et 200 m), est un bas plateau où se trouvent les terres les plus fertiles du pays. Il est délimité, au sud, par les vallées de la Sambre et de la Meuse.
C’est une zone fortement urbanisée et vouée à l’exploitation agricole et à l’élevage bovin, surtout dans les pays du Hainaut et de la Hesbaye. Seule reste, comme vestige naturel, la forêt de Soignes.
La partie sud, la haute Belgique (au-delà de 200 m), est celle qui a conservé le plus l’aspect géographique originel. La densité y est la plus faible du royaume à cause des trois massifs recouverts de forêts qui la composent : la Fagne, la Haute-Fagne avec le point culminant de la Belgique (le Signal de Botrange, 694 m), et le plateau de l’Ardenne. Nombreuses grottes, vallées encaissées et peu de cultures.
Enfin, à l’extrême sud, la Lorraine belge, ou Gaume, bénéficie d’un meilleur climat et pratique même la culture vinicole.
Fleuves et canaux
La Belgique est traversée par deux fleuves majeurs : la Meuse et l’Escaut. Tous deux prennent naissance en France et se jettent dans la mer du Nord aux Pays-Bas. L’Escaut relie Tournai, Gand et Anvers ; et la Meuse traverse les Ardennes, Namur et Liège. Leurs bassins hydrographiques composés de nombreuses rivières (comme la Senne qui arrose Bruxelles) assurent une disponibilité en eau favorisant la prolifération des cultures agricoles. L’Yser, petit fleuve côtier de 78 km de long, coule aussi au nord du pays.
De nombreux canaux traversent, en outre, le royaume, de Zeebrugge (au nord de Brugge) à Maastricht, aux Pays-Bas. Ils ont été développés pour faciliter le transport de marchandises.
Urbanisation
La majeure partie de la population habite le long des deux fleuves principaux, ainsi que dans la zone englobant Courtrai, Gand, Anvers et Bruxelles.
La partie méridionale est relativement peu peuplée comparativement au nord du pays, plus dynamique.

Climat
Le climat n’est pas vraiment l’atout majeur de la Belgique. Généralement, il fait juste un à deux degrés de moins à Bruxelles qu’à Paris. Le climat océanique de la Belgique, influencé par les eaux tièdes du Gulf Stream ainsi que par des vents dominants de secteur sud-ouest, est caractérisé par des températures modérées. La moyenne tourne autour de 200 jours de pluie par an. Avec un peu de chance, l’hiver peut vous gratifier d’un froid sec et ensoleillé, qui alternera toujours avec des périodes pluvieuses et brumeuses. L’été ne garantit en rien le soleil car la Belgique ne compte qu’environ 65 jours d’ensoleillement par an, mais il peut aussi être torride. Même à l’intérieur d’un si petit pays, les variations de climat sont perceptibles : entre la côte, forcément très tempérée, et les hauteurs ardennaises, la différence de température atteint régulièrement cinq degrés. Dans le sud-est du pays, la Gaume, autour de Virton, est souvent qualifiée de Provence belge, les températures estivales y étant légèrement plus élevées.

Environnement – écologie
La Belgique connaît une forte densité de population et fait partie des pays les plus urbanisés du monde. Elle constitue, en outre, un important nœud de communications. Par conséquent, le territoire et l’environnement y sont soumis à une pression particulièrement forte et les espaces naturels qui pourraient encore être protégés ne sont pas légion. La pollution des fleuves et des rivières est un problème environnemental majeur, et les quelques rares réserves naturelles du pays sont le dernier refuge pour une faune et une flore menacées.
Par conséquent, de larges zones à l’intérieur de celles-ci sont fermées au public. Sur ce point, la Belgique est d’ailleurs largement à la traîne de ses voisins européens : on ne dénombre que 0,8 are de réserve naturelle par habitant, contre 11,7 en Allemagne ou 12,6 en France. Point positif quand même, la Belgique pratique le tri et le recyclage des déchets. D’après les chiffres de la Commission européenne, elle affiche même le taux de recyclage le plus élevé de tous les Etats membres : plus de 90 % des Belges trient leurs déchets ménagers.

Faune et flore
Au sud et à l’est, le massif ardennais domine la Belgique. Il est constitué en majorité de marécages et de forêts. Ces dernières se composent de conifères (épicéas surtout, mais aussi pins et sapins) et de feuillus (érables, bouleaux, chênes et hêtres). Le parc naturel des Hautes Fagnes est l’un des plus beaux du pays. On y trouve de nombreux animaux, tels que chouettes, divers lézards et des oiseaux. On peut aussi rencontrer, dans le sud du pays, des chevreuils, des sangliers et même (si vous avez beaucoup de chance) le tétras-lyre, un oiseau en voie de disparition qui est réintroduit depuis le printemps 2018 dans la région.
A l’ouest, le littoral donne un sol argileux beaucoup plus riche qu’au nord et crée ces paysages de polders, de plages de sable… Les réserves de Westhoek et du Zwin surtout sont de véritables repaires d’oiseaux : échassiers, canards, cygnes, oies, etc. Une dizaine d’autres réserves, dispersées un peu partout en Belgique, s’attachent à préserver les espèces animales et végétales (www.idearts.com/loisir/nature).
Au centre du pays, ce sont les grandes plaines qui prédominent, permettant l’agriculture intensive. Il ne reste que la forêt de Soignes, composée essentiellement de hêtres, de chênes et de bruyère.

Histoire


Histoire - Château de Reinhardstein.
© FTPL


Chronologie


Chronologie - Monument britannique érigé en souvenir de la première guerre mondiale sur la place Poelaert.
© Author's Image

-1600 > Début de l’âge du bronze en Belgique.
-600  > Des populations celtiques entament de violentes incursions à partir de l’Europe centrale et s’emparent progressivement de ces contrées.
-57  > Jules César conquiert la Gaule et vainc les derniers bastions de résistants belges. On se souvient encore du mot de César : «  De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ».
482-511  > Clovis règne sur la grande Gaule.
771-814  > Règne de Charlemagne.
843  > Traité de Verdun, l’empire de Charlemagne est divisé en trois. La Flandre est rattachée à la France, les territoires de l’Est à l’Empire germanique. Le territoire belge sera finalement absorbé par ce dernier.
Du XII e au XIV e siècle > Prospérité des villes flamandes, telles Bruges, Gand et beaucoup d’autres, grâce aux échanges économiques.
1302  > Bataille des Éperons d’Or : la Flandre bat les troupes du roi de France à Courtrai.
1337> La guerre de Cent ans entre la France et l’Angleterre éclate et Jacob Van Artevelde, un Gantois représentant les corporations, prend le parti de l’Angleterre.
1384  > Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, hérite du comté des Flandres.
1477  > Mariage de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, avec Maximilien d’Autriche, ce qui fait passer les Pays-Bas sous la tutelle des Habsbourg.
1519  > Charles Quint devient empereur ; il hérite de l’Espagne et des Pays-Bas.
1555  > Abdication de Charles Quint au profit de son fils, Philippe II d’Espagne. Son autre fils, Ferdinand, reçoit les pays de l’Empire avec la couronne d’Autriche.
1579> Traité d’Arras qui constitue l’Union d’Utrecht, acte fondateur des Provinces-Unies regroupant sept provinces du Nord, tandis que les provinces du Sud sont à nouveau sous l’autorité espagnole.
1648  > Traité de Munster, qui consacre diplomatiquement la séparation des 17 provinces. Philippe IV d’Espagne reconnaît l’indépendance des Provinces-Unies.
1667-1713  > Les guerres successives de Dévolution et de Succession d’Espagne, opérées par Louis XIV, mettent les Pays-Bas à mal, détruisant bon nombre de places et de monuments.
1713  > Traité d’Utrecht. L’Espagne, défaite, cède les Pays-Bas aux Habsbourg d’Autriche.
1740-1748  > Nouvelle guerre de succession de Hollande. Cette fois, la Belgique, un moment envahie par les troupes de Louis XV, revient à l’Autriche.
1789-1790  > La Révolution française trouve très vite des échos en Belgique ; s’ensuivent les révolutions brabançonne et liégeoise.
1790  > Proclamation des États belges unis.
1792-1795> Les Autrichiens tentent de reprendre leur domination, mais sont vaincus par les Français qui annexent la Belgique.
1804  > Code Napoléon : les Belges deviennent citoyens français.
1815  > Congrès de Vienne. La défaite de Napoléon à Waterloo entraîne l’incorporation de la Belgique aux Provinces-Unies pour former le royaume des Pays-Bas sous l’égide de Guillaume I er d’Orange.
1830  > Sous l’impulsion du soulèvement polonais et de l’insurrection parisienne, Bruxelles se soulève et la Belgique proclame son indépendance.
1831> Léopold I er de Saxe-Cobourg-Gotha devient le premier roi des Belges. La monarchie se dote d’une constitution qui garantit la liberté de culte, la liberté d’enseignement, la liberté de la presse et d’opinion.
1865> Léopold II accède au trône. Il nourrit de grandes ambitions territoriales et fait de Bruxelles une ville superbe, grâce à ses nombreuses constructions.
1885  > Le congrès de Berlin reconnaît la souveraineté du roi des Belges sur l’État indépendant du Congo.
1909  > La souveraineté du Congo passe à l’État belge et Albert I er succède à son père.
1914-1918  > La neutralité de la Belgique est violée. Le gouvernement se retire au Havre. Le roi Albert I er résiste dans la partie nord-ouest délimitée par l’Yser.
1919  > Traité de Versailles : Eupen, Malmédy, Saint-Vith et Moresnet vont à la Belgique. Le suffrage universel est proclamé en Belgique.
1922  > Union économique entre le Luxembourg et la Belgique.
1934  > Léopold III succède à son père sur le trône de Belgique.
1940-1945  > Seconde Guerre mondiale. La Belgique, neutre, est de nouveau envahie.
1944-1950  > Question royale et régence du prince Charles, frère de Léopold III.
1948  > Création du Benelux, qui regroupe la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
1951  > Léopold III abdique en faveur de son fils Baudouin I er .
1957  > La Belgique adhère à la CEE.
1960 > Indépendance du Congo.
1977  > Le pacte d’Egmont découpe le pays en trois Régions : la Flandre, la Wallonie et la Région de Bruxelles.
1993  > Ratification de la Constitution qui transforme la Belgique en un État fédéral.
1999  > Lors des élections législatives, les partis sociaux-chrétiens perdent leur leadership. Les libéraux et les partis verts sont désormais au sommet. Le Premier ministre est Guy Verhofstadt.
17 avril 2001  > Premier procès avec jury populaire de participants (4) à un génocide (celui du Rwanda).
Juillet 2003  > Premier mariage homosexuel.
Juin 2004 > Marc Dutroux est condamné à la réclusion à perpétuité par la Cour d’assises d’Arlon, à l’issue d’un procès très médiatisé.
8 octobre 2006  > Élections communales où, pour la première fois, les étrangers autres que les ressortissants de l’UE peuvent voter.
18 novembre 2007  > Environ 35 000 personnes, dont 3/4 de francophones, manifestent dans les rues de Bruxelles pour défendre l’unité du pays.
1 er janvier 2010   > Herman Van Rompuy devient le premier président du Conseil européen et le poste de Premier ministre belge revient (à nouveau) à Yves Leterme (de la même famille politique).
26 avril 2010   > Démission d'Yves Leterme, suite à un nouveau désaccord sur le dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde qui précipite la chute de son gouvernement d'union.
6 décembre 2011 > Après 541 jours sans gouvernement, la formation du gouvernement Di Rupo met fin à la plus longue crise politique de l'histoire contemporaine européenne. Elle doit son existence aux nombreux désaccords entre le Parti Socialiste (PS) de Wallonie et la N-VA, parti socialiste de droite en Flandre, qui remportèrent respectivement les élections législatives fédérales au Sud et au Nord du pays en juin 2010. Un parti francophone de gauche attaché à l'unité du pays face à un parti néerlandophone de droite qui a pour but de créer une république flamande... il faut dire que les conditions étaient loin d'être optimales pour pouvoir s'entendre.
13 décembre 2011> A Liège, lors d'un marché de Noël place Saint-Lambert, un déséquilibré s'attaque à la foule à l'aide de grenades puis tire dans le tas avant de se donner la mort. Bilan : 6 morts et 120 blessés.
13 mars 2012>  Le drame de Sierre émeut la Belgique entière. Un bus scolaire revenant de classe de neige percute un mur dans un tunnel en Suisse. Le bilan est
particulièrement lourd : sur les 52 passagers, 28 personnes sont mortellement blessées, dont 22 enfants.
21 juillet 2013> Le roi Albert II abdique et cède ainsi son trône à son fils Philippe. Dans son discours, Albert remercie sa femme, la reine Paola, pour avoir servi le peuple belge à ses côtés tout au long de son règne. Il lui envoie un « gros kiss » spontané qui émouvra toute la Belgique !
11 octobre 2014 > Charles Michel devient Premier ministre et ainsi le chef de gouvernement le plus jeune de l'histoire de la Belgique.
22 mars 2016>  Bruxelles est frappée par deux attaques consécutives revendiquées par l'organisation terroriste État islamique. La première a lieu à l'aéroport de Zaventem dans le hall des départs alors que la seconde se déroule 30 minutes plus tard dans le métro, à la station de Maelbeek. Le deuil national est déclaré en mémoire des 32 victimes et des 340 blessés.
6 juin 2016> Un train de voyageurs heurte un train de fret à l'arrêt à hauteur de Saint-Georges-sur-Meuse, on dénombre trois morts et quarante blessés.

20 décembre 2016> L’affaire « Publifin » est révélée par la presse. Plusieurs mandataires de partis francophones perçoivent des émoluments considérables pour des réunions de « comités de secteur » au sein de l'intercommunale liégeoise Publifin.
21 septembre 2017   > Démission d’Yvan Mayeur, bourgmestre de Bruxelles.
20 juin 2017> Un ressortissant marocain est abattu dans la gare de Bruxelles-Central à la suite d’une tentative d’attentat.
28 juillet 2017 > Une motion de défiance votée au Parlement wallon met fin au gouvernement socialiste, c’est la droite (MR) qui s’installe au pouvoir avec le un parti centriste (CDH). Depuis la création de ce gouvernent en 1980, c’est la première fois qu’un parti est éjecté en cours de mandature.
29 mai 2018 > Une attaque terroriste à Liège fait trois morts : deux policières et le passager d'une voiture sont tués dans une fusillade précédée d'une attaque au couteau.
11 octobre 2018> Révélation du « footballgate », un scandale concernant le football belge : blanchiment d’argent, corruption privée et truquage de match.
2 décembre 2018> Plus de 65 000 personnes défilent dans les rues de Bruxelles à l'occasion de la Marche pour le climat ( Claim the Climate ).
9 décembre 2018> Les ministres et secrétaires d'État nationalistes flamands du gouvernement Michel remettent leur démission, à la suite du désaccord sur la signature du Pacte mondial sur les migrations.
18 décembre 2018 > Le Premier ministre Charles Michel remet sa démission au roi. Trois jours plus tard le roi accepte la démission de Charles Michel. Le gouvernement fédéral, minoritaire, est en affaires courantes jusqu'aux élections du 26 mai 2019.

Les origines
Les plus anciennes traces humaines en Belgique ont été découvertes à Hallebaye (nord de Liège) et datent d’environ 800 000 ans. Vers 400 000 av. J.-C., l’homme de Néandertal s’installe dans nos régions. Au Néolithique (4 000 av. J.-C.), ses descendants se mettent à la culture et à l’élevage. Ils s’installent en Hesbaye, région très fertile située entre le Geer, la Meuse et la Mehaigne. Ils se répartiront ensuite rapidement sur tout le territoire. Aux environs de 600 av. J.-C., les populations celtiques, originaires d’Europe centrale, entament de violentes incursions, s’emparant progressivement de l’aire géographique comprise entre le Rhin, les Alpes et les Pyrénées, désignée comme « la Gaule ». Les Celtes, dont la culture fut largement assimilée par les populations conquises, travaillent le fer, se déplacent à cheval, pratiquent la religion druidique. Ils s’adonnent surtout à l’agriculture (grâce à la charrue à roue en fer) et à l’élevage, vendant également des esclaves aux marchands méditerranéens contre des produits ouvragés. Au I er  siècle av. J.-C. l’instabilité permanente occasionnée par les Germains fournit le prétexte à l’envoi de légions romaines. La conquête des Gaules commence (57 av. J.-C.). Il faudra cinq ans pour qu’elle s’achève par la destruction de la vigoureuse résistance des Belges, menée notamment par Ambiorix, roi des Eburons. Jules César reconnaîtra que « de tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ». Avec l’imposition de la Pax Romana s’ouvre une longue période de prospérité. Un réseau de chaussées est déployé, ouvrant des communications commerciales et permettant l’essor économique de la région. L’agriculture domine et les fabrications textiles, l’artisanat de céramique ainsi que les productions métalliques (armes) sont exportés vers les autres régions. Des cités naissent et se développent au carrefour de ces grands axes de déplacement (Tongres, Tournai, Arlon). Les populations belges sont romanisées, adoptant progressivement la langue, la religion et les manières de vivre de leurs envahisseurs. Le christianisme, quant à lui, apparaît en Belgique dès le III e  siècle. L’occupation romaine durera 400 ans. Mais l’affaiblissement de l’Empire enhardit les populations extérieures qui commencent à s’installer dans les provinces romaines. Ainsi, les Francs Saliens, qui ouvrent l’ère mérovingienne, occupent le nord de l’actuelle Belgique et font de Tournai la capitale de leur royaume (Childéric I er y est enterré). Sous le règne de son fils, Clovis (482-511), qui se convertit au christianisme, ils partent à la conquête de toute la Gaule et renforcent son évangélisation. C’est à cette époque que se dessine la frontière linguistique en Belgique. Le Sud du pays, fortement romanisé, est moins affecté par l’immigration franque que le Nord, où celle-ci s’impose à un peuplement dispersé. Le parler roman prévaut donc dans le Sud, tandis que le parler franc s’impose dans le Nord. Le terme « wallon » dérive d’ailleurs du franc walha, qui signifie « étranger », « autre ».

De l'Empire aux royaumes
Lieu de passage et de contact entre grands ensembles de population, l’espace belge, qui ne dispose pas de frontières naturelles, vivra désormais son histoire au gré des guerres et des conflits entre ses grands voisins, servant au fil des siècles de champ de bataille de l’Europe. En attendant, l’histoire de la France et celle de l’ancienne Gaule belge se confondent. Lors du déclin de la dynastie mérovingienne (époque des Rois fainéants), une puissante famille noble de Hesbaye régnant sur de grands domaines féodaux va fournir de nombreux maires de palais (vice-rois) de plus en plus énergiques. L’un d’eux, Charles Martel, se fait reconnaître par sa victoire à Poitiers en 732. Son fils, Pépin le Bref, est consacré roi des Francs en 751, ouvrant la période carolingienne tandis que son successeur, Charlemagne (771-814), étendra la chrétienté vers l’est et sera couronné à Rome empereur d’Occident en l’an 800.

Lotharingie
Après la mort de Charlemagne, le traité de Verdun (843) conclut les guerres fratricides entre ses trois héritiers par un partage de l’empire entre Charles le Chauve, qui se voit attribuer les terres située à l’ouest de l’Escaut (futur royaume de France), Louis le Germanique, qui obtient la partie orientale (Saint Empire) et Lothaire, disposant des territoires intermédiaires (région s’étendant de la Hollande à l’Italie). La création de la Lotharingie, Etat éphémère, laissera des traces dans l’Europe actuelle, puisque les régions rassemblées continueront jusqu’à nos jours à hésiter entre les deux autres domaines. La partie belge de la Lotharingie ne résiste pas à l’étau de ses puissants voisins et, en 925, elle sera absorbée formellement par l’empire, dont l’Escaut devient la frontière. Déjà, à l’époque, la situation administrative de la future Belgique est complexe. La Flandre, au parler majoritairement germanique, dépend du roi de France, tandis que les territoires de langue romane sont les vassaux de l’Empire germanique. Dès le X e  siècle, les grands seigneurs commencent à s’émanciper, et l’espace belge se morcelle en de nombreuses seigneuries féodales, s’organisant derrière de hautes murailles et des châteaux fortifiés (donjons) pour résister aux razzias des envahisseurs vikings. Un de ces seigneurs, Godefroy de Bouillon, va jouer un rôle décisif durant la première croisade et sera proclamé roi de Jérusalem en 1099.

Prospérité médiévale
Au Moyen Age, les échanges économiques reprennent. Des entités féodales plus grandes se constituent en principautés, duchés, comtés, à l’intérieur desquels le dynamisme des villes est prépondérant. Le comté des Flandres, à l’ouest de l’Escaut, relevant du royaume de France, connaît un important développement économique. Un puissant corps de marchands et d’artisans se constitue. Vers 1200, le tissage de la toile donne du travail à 20 000 tisserands dans la ville de Gand, alors que Bruges est un des centres du commerce européen. L’octroi de libertés communales entérine ce premier essor d’une bourgeoise capitaliste. La construction d’hôtels de ville et de beffrois symbolisant la prospérité bourgeoise, l’épanouissement des arts (cathédrales, gothique flamboyant), l’esprit de fronde et de liberté font de cette période l’âge d’or de l’histoire des Flandres. La puissance marchande inquiète les patriciens et le roi de France, qui sont défaits à la bataille des Eperons d’Or à Courtrai, en 1302. Cette victoire consolide encore l’indépendance des villes. Fief d’empire, le duché de Brabant, qui contrôle la route du Rhin à la mer du Nord, joue un rôle stratégique important et fait le lien avec la principauté ecclésiastique de Liège, qui, bien que vassale de l’Allemagne, jouit d’une certaine indépendance. Cet ensemble géographique se resserre au gré d’alliances prévoyant l’entraide et l’arbitrage, de préférence à la guerre, en cas de litige.

Duché de Bourgogne
En 1369, Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne et frère du roi de France Charles V, épouse Marguerite de Maele, fille du dernier comte de Flandres, et devient par cette alliance héritier du comté des Flandres. Cette unification des régions qui composent la Belgique actuelle se poursuivra par mariages, alliances, rachats et conquêtes. Ainsi se constitue une entité politique nouvelle appelée les Pays-Bas, avec Bruxelles pour capitale. Le petit-fils du Hardi, Philippe III le Bon (1419-1467), mène la guerre contre les Armagnacs et le dauphin Charles VII de France aux côtés de l’Angleterre. Il est promu grand-duc d’Occident et devient le souverain le plus puissant d’Europe. Mécène, il développe les arts à Bruxelles, embellit la ville et en fait une grande capitale européenne. La centralisation administrative qui accompagne l’expansion bourguignonne s’oppose au maintien des libertés communales au travers de nombreuses péripéties sanglantes.

Entrée en scène des Habsbourg
Le mariage de Marie de Bourgogne, fille unique de Charles le Téméraire, avec Maximilien I er d’Autriche fait passer les Pays-Bas sous la tutelle des Habsbourg. Ceux-ci seront contraints d’accorder le Grand Privilège diluant l’autorité centrale au bénéfice des autonomies régionales. Après le règne de Philippe le Beau, marié à Jeanne de Castille (dite Jeanne la Folle), leur fils Charles Quint, né à Gand, hérite d’un immense territoire incluant l’Espagne et les Pays-Bas. Il est élu empereur en 1519 et reprend l’œuvre centralisatrice dans une âpre lutte pour l’hégémonie en Europe contre le roi de France, François I er . Il annexe Tournai, signe une alliance avec le prince-évêque de Liège, fait renoncer la France à sa suzeraineté sur la Flandre et l’Artois et supprime la frontière qui, depuis 813, partage le territoire belge (transaction d’Augsbourg en 1548). En 1548, Charles Quint institue le Cercle de Bourgogne, ensemble des provinces des Pays-Bas qui ne peuvent désormais plus être dissociées lors de successions ultérieures. Ce Cercle de Bourgogne est considéré comme l’ancêtre d’une destinée commune des dix-sept provinces dont les territoires correspondent à peu près au Benelux actuel.

Apogée et destruction des anciens Pays-Bas
L’étendue de l’empire, la découverte du Nouveau Monde et de ses richesses, le mercantilisme stimulent les échanges commerciaux. A l’ensablement de Bruges répond le développement accéléré du port d’Anvers et de sa Bourse. Des financiers venus de toute l’Europe (Juifs, Portugais, Lombards) y fondent des comptoirs. Cependant, cette unification administrative des Pays-Bas n’empêche pas les provinces et les villes de garder leurs particularismes. La propagation d’une nouvelle doctrine, prêchée par un moine allemand nommé Luther, ne fait qu’accentuer ces divisions. Charles Quint décide alors d’interdire le protestantisme et de rétablir l’Inquisition. En 1555, il abdique en faveur de son fils Philippe II, qui hérite de l’Espagne, des Pays-Bas, des possessions italiennes et des colonies. Son frère, Ferdinand, hérite des pays d’empire avec la couronne d’Autriche. Philippe II (1556-1598), roi espagnol avant tout et culturellement très éloigné des Pays-Bas, souhaite soumettre les provinces des Pays-Bas aux instructions de Castille. Très autoritaire, il intensifie également les persécutions des calvinistes. La Révolte des Gueux éclate et se généralise. Pour mater la révolte, Philippe II envoie un représentant, le duc d’Albe. Celui-ci met les Pays-Bas à feu et à sang. L’or des Amériques qui, en temps de paix, est passé des coffres des hidalgos (nobles espagnols) à ceux des marchands et artisans des Pays-Bas, sert désormais à payer les armées chargées de mater les provinces autonomistes. Le duc d’Albe ordonne également la création d’un tribunal d’exception qui prononcera 8 000 condamnations à mort, dont celles des comtes d’Egmont et de Hornes, qui seront décapités sur la Grand-Place de Bruxelles. Les armées espagnoles repoussent les attaques protestantes, et les insurgés doivent alors se réfugier dans le nord des Pays-Bas. En 1579, les provinces du Sud (Flandres, Hainaut, Artois), saignées à blanc et épuisées, doivent se soumettre par la signature du traité d’Arras, en 1579. Se constituent de la sorte les Pays-Bas espagnols dont fait partie le Luxembourg. Les provinces du Nord, quant à elles, font sécession et forment leur propre État : les Provinces-Unies. C’est la fin de l’union des dix-sept provinces de Charles Quint. Peu après, sous l’impulsion du gouverneur des Pays-Bas, Alexandre Farnese, les villes de Bruges, Gand, Malines, Bruxelles et Anvers sont reprises aux calvinistes (1581-1585). Une longue stagnation économique résultera de cette guerre. Des milliers d’ouvriers flamands émigrent vers l’Angleterre, emportant leurs méthodes de fabrication, tandis que l’intelligentsia et la bourgeoisie s’installent en Hollande, jusqu’alors province moins développée.

Rémission partielle
En 1598, Philippe II cède la souveraineté des Pays-Bas à son neveu, l’archiduc Albert, et à son épouse Isabelle. Après la reprise d’Ostende, ceux-ci, extrêmement pieux, travaillent au triomphe du catholicisme. Cette Contre-Réforme va de pair avec un retour à la paix, la reconstruction économique de la région et de grands travaux de génie civil (assèchement des Moeren, creusement du canal Bruxelles-Willebroek). Mais l’archiduc, mort en 1621, n’ayant pas laissé d’héritier, les Pays-Bas méridionaux retourneront à l’Espagne, et les hostilités reprennent. Les cessions par traité de territoires dessinent progressivement le tracé frontalier de la Belgique contemporaine : perte du Brabant-Septentrional et de la Flandre-Zélandaise au profit des Provinces-Unies, abandon de l’Artois, d’une partie de la Flandre et du Hainaut à la France. Le traité de Westphalie, en 1648, consacre diplomatiquement la séparation des dix-sept provinces. Ce siècle de malheurs pour les Pays-Bas espagnols, voués à la neutralisation militaire par les puissances européennes, s’achève par le bombardement de Bruxelles et de sa Grand-Place, à l’initiative du maréchal de Villeroi (1695), sujet du roi de France Louis XIV.

Période autrichienne
L’extinction de la branche espagnole des Habsbourg, au début du XVIII e  siècle, ouvre une guerre de succession. Défaite et en déclin, l’Espagne cède les Pays-Bas aux Habsbourg d’Autriche par le traité d’Utrecht en 1713. Le territoire a cependant été fortement réduit par les conquêtes du roi de France (Arras, Lille…). Des terres sont gagnées à l’agriculture et les rendements améliorés, de nombreuses industries sont créées, échappant aux entraves corporatistes. Les droits de passage sur les marchandises sont supprimés, unifiant le marché intérieur des Pays-Bas autrichiens, abrité par une politique protectionniste de la concurrence étrangère. Sous le règne de Marie-Thérèse (1740-1780), les arts et le commerce se développent, la Belgique est prospère. Mais les réformes visant à la réduction du pouvoir de l’Eglise et à la diminution de l’autonomie provinciale et locale rencontrent de nombreuses résistances. Elles prennent la forme de la contestation ouverte et de révoltes contre le despote éclairé Joseph II (1780-1790). Au même moment, une partie de la population devient de plus en plus réceptive aux idées nouvelles qui viennent de France.

La révolution brabançonne et la domination française
Les événements parisiens de 1789 trouvent très vite écho en Belgique avec les révolutions brabançonne et liégeoise. Les garnisons autrichiennes sont défaites dans des combats de rue, laissant quelques mois d’indépendance aux provinces soulevées. Ambiguë dans ses objectifs, la révolution brabançonne résulte d’une alliance précaire et ponctuelle entre statistes et patriotes contre l’ennemi commun. Les premiers regroupent le clergé et la noblesse féodale, alors que les seconds mobilisent le Tiers Etat et sont progressistes, sensibles aux idées des Lumières. Dans le même temps, la principauté de Liège connaît aussi sa révolution, d’inspiration nettement républicaine, animée par la Révolution française. Conséquence de ces révolutions, les Etats belges unis sont proclamés en janvier 1790. Mais ceux-ci ne résistent pas à des intérêts antagonistes et les Autrichiens rétablissent provisoirement leur domination. Définitivement vaincus à la bataille de Fleurus par l’armée révolutionnaire française (1794), les Autrichiens abandonnent la Belgique, qui est annexée par la France. Assimilée aux autres provinces de la République, la Belgique est divisée en départements : « les neuf Départements réunis ». Les principes révolutionnaires (liberté des personnes, égalité devant la loi), puis le code Napoléon sont appliqués. Le marché français, s’ouvrant au pays, engage la Belgique dans la révolution industrielle et dans une courte période de prospérité. Ces vingt années de régime français laisseront des traces définitives dans la future Belgique indépendante. La suprématie de la langue française sur l’ensemble du territoire est établie, l’idée de la centralisation administrative et les principes du droit romain et catholique façonnent plusieurs générations. Les Belges participeront aux campagnes napoléoniennes comme conscrits, mais on les retrouve aussi dans les armées des Alliés (Anglais et Prussiens) à Waterloo. Si le régime français est plutôt bien supporté dans les contrées francophones, des voix, sur le moment peu entendues, s’élèvent contre l’écrasement de la culture néerlandaise dans les villes de Flandre, notamment à Bruxelles.

Le royaume des Pays-Bas et la révolution de 1830
La défaite de la Grande Armée à Waterloo (18 juin 1815) face aux armées de la Sainte-Alliance signe l’échec de la tentative d’expansion impériale française et commande son repli forcé. A l’initiative de l’Angleterre, la Belgique est incorporée aux Provinces-Unies pour former le royaume des Pays-Bas sous l’égide de Guillaume I er d’Orange, l’intention étant d’établir une barrière contre la France. Mais les deux siècles de séparation entre le sud et le nord des anciens Pays-Bas ont forgé des différences profondes. Différences économiques entre la bourgeoisie industrielle (d’ailleurs encouragée par le régime) au sud, et commerçante au nord, différences religieuses (Belges catholiques, Hollandais protestants), différences linguistiques : la bourgeoisie belge est francisée, même en Flandre, et récuse l’usage officiel du néerlandais, pourtant très timidement réintroduit. Les parties de la Belgique qui tirent profit de l’ouverture des colonies hollandaises restent favorables au régime, tandis que les secteurs de la société dominés par le libéralisme naissant ou par son contraire, l’obscurantisme catholique rural, lui sont de plus en plus hostiles. Le soulèvement polonais et l’insurrection parisienne de 1830 exaltent une nouvelle fois Bruxelles, qui se révolte à son tour le 25 août 1830. Les patriotes chassent l’armée hollandaise et un gouvernement provisoire se constitue le 25 septembre. Les Belges choisissent alors un régime de monarchie constitutionnelle. Un Congrès national vote la Constitution le 7 février 1831. Celle-ci est l’une des plus libérales de l’Europe d’alors, garantissant de nombreuses libertés aux citoyens. Cependant, le droit de vote reste réservé aux riches qui paient un certain niveau d’impôt, soit 1 % de la population. La couronne est proposée au prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha. Celui-ci prête serment et devient premier roi des Belges, le 21 juillet 1831. L’Etat indépendant de Belgique est reconnu par les principaux pays européens (la Hollande le fera seulement en 1839) qui proclament sa neutralité. Ainsi, « la Belgique est la clé de voûte de l’ordre européen », selon les mots du roi Louis-Philippe, dont Léopold I er épouse la fille Louise-Marie d’Orléans, s’assurant ainsi l’appui de la France. Quant au Luxembourg, érigé en grand-duché en 1815 et intégré aux Pays-Bas, il se joint à la révolution de 1830 et les puissances décident alors son partage. La partie occidentale échoit à la Belgique (province du Luxembourg) et la partie orientale germanique forme le grand-duché indépendant. Celui-ci s’intègre économiquement à la Prusse en 1842 (Zollverein).

La Belgique indépendante
La nouvelle vie politique belge est dominée par le Parti catholique et le Parti libéral (libres-penseurs), qui sont les deux seuls partis existants. Durant ses premières années, la Belgique connaît des gouvernements d’union nationale qui permettent de surmonter les contradictions de sa société partagée en modernistes libéraux et conservateurs catholiques, ayant rejeté le régime hollandais pour des motifs opposés. L’essor industriel est soutenu (la première ligne de chemin de fer du continent européen relie Bruxelles à Malines en 1835). Au bout de quelques années, l’opposition entre les libéraux et les catholiques se fait de plus en plus forte. Cette guerre idéologique s’exprimera notamment à travers le débat sur l’école : en 1830, la liberté de culte et d’enseignement a été inscrite dans la nouvelle Constitution belge. Du point de vue des crédits publics, l’Etat traite de façon égale écoles privées catholiques et écoles publiques. Progressivement, le prolétariat s’organise sous la direction de jeunes bourgeois éclairés, issus des milieux libéraux. Le Parti ouvrier belge, d’inspiration réformiste, est fondé en 1885. Petit à petit, on assiste alors à quelques avancées sociales. Le droit de grève est reconnu et, en 1892, le suffrage universel est acquis. Ce suffrage universel est cependant tempéré par le vote plural : chaque homme dispose d’une voix, les titulaires d’un diplôme de deux et les plus riches de trois. Il faudra attendre 1919 pour que le suffrage universel, égal pour tous, soit instauré. Et 1948 pour que les femmes puissent également voter.

Colonisation du Congo
Succédant à Léopold I er en 1865, Léopold II nourrit des ambitions coloniales. Prétextant la lutte contre la traite des Noirs, il crée l’Association internationale africaine et finance des expéditions en Afrique centrale dont celle de Stanley. Le roi finance toutes ces explorations lui-même, avec l’aide de partenaires américains. Avant que les grandes puissances ne se partagent entièrement le continent, il s’attribue un immense territoire de chasse qui deviendra « l’Etat indépendant du Congo » sur lequel le Congrès de Berlin reconnaît la souveraineté du roi des Belges en 1885. La superficie de ce territoire est égale à 80 fois celle de la Belgique… Cette colonie est fabuleusement riche, son sol recelant de l’or, de l’argent, du cuivre et des diamants. Mais les polémiques nombreuses sur l’exploitation des masses indigènes et l’affectation des richesses coloniales (prosaïque contrepartie à la mission civilisatrice proclamée) conduisent le roi à transférer la souveraineté sur le Congo à l’Etat belge (1908). Le besoin de grandeur incite également Léopold II à redessiner Bruxelles selon les canons de l’urbanisme haussmannien (voûtement de la Senne, jardins et arc de triomphe du Cinquantenaire, grands boulevards, etc.). Sous le règne de Léopold II, les revendications flamandes reçoivent une première écoute. A l’époque le néerlandais était parlé par les ouvriers flamands alors que la bourgeoisie, y compris en Flandre, parlait le français. La justice était donc rendue en français, l’administration était unilingue et l’Etat ne tenait aucun compte de la population néerlandophone. En 1898, le mouvement national flamand obtient le statut de langue officielle pour le néerlandais. Mais on est encore loin de l’égalité entre les langues.

La Belgique au début du XXe siècle
L’empire allemand viole la neutralité belge le 2 août 1914. Le gouvernement se retire au Havre. Le roi Albert I er (1909-1934), à la tête de l’armée belge, maintient la résistance et sa souveraineté sur le réduit territorial dans le nord-ouest du pays délimité par l’Yser. Cela, tout au long d’une guerre de tranchées atroce (premier usage du gaz ypérite). Au sortir de la Grande Guerre, la Belgique se voit attribuer par le traité de Versailles les cantons allemands d’Eupen et Malmedy. La fin de la guerre entraîne également l’adoption de mesures sociales. Le suffrage universel égal pour tous est notamment accordé (1919). Afin de prévenir l’agitation révolutionnaire, une Commission nationale du travail, composée de représentants patronaux et syndicaux, est instituée avec charge de négocier les conditions d’embauche, de salaire et de grève. En 1921 est créée l’Union économique belgo-luxembourgeoise (parité monétaire, suppression des droits de douane). Celle-ci sera la trame du Benelux (associant la Hollande) et des autres espaces économiques supranationaux, dont la Belgique est à chaque fois partie prenante et moteur par sa vocation exportatrice et son étroitesse territoriale. Le Mouvement flamand obtient quelques mesures, telles que la néerlandisation de l’université de Gand en 1932. Les épreuves de la Première Guerre mondiale ont fait naître un esprit belge, presque nationaliste, qui ne survivra pas à la guerre suivante. La crise économique des années 1930 provoque l’émergence de mouvements fascistes : le Rex de Léon Degrelle à Bruxelles et en Wallonie, le VNV en Flandre. Ceux-ci fourniront les cadres politiques de la collaboration avec l’occupant allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Le 10 mai 1940, l’armée nazie pénètre en Belgique et occupera le territoire en l’espace de 18 jours. Parti en exil à Londres, le gouvernement belge participe à l’effort de guerre allié (entre autres, l’uranium du Congo servira à la fabrication des premières bombes atomiques). Le roi Léopold III (1934-1950) refuse, quant à lui, de partir et décide de rester au pays pour partager le sort des Belges. Mais toute activité politique lui sera interdite par le régime nazi, et le roi se tient à l’écart des affaires dans son château de Laeken après avoir signé la capitulation. Transféré en Allemagne au moment de l’évacuation nazie, Léopold III aura un entretien avec Hitler à Berchtesgaden. De plus, les prisonniers de guerre lui reprocheront son remariage en captivité, en 1941 (sans l’accord du Parlement et, qui plus est, avec la fille d’un collaborateur), pendant que les Allemands pratiquent un traitement sélectif des communautés belges, libérant les prisonniers flamands avant les francophones. Ce régime de faveur provoquera d’ailleurs une hostilité entre les deux communautés après la guerre. Tous ces faits constituent la toile de fond de la question royale qui déchire le pays après la Libération, entre partisans (animés par les catholiques) et adversaires du retour du roi (réseaux de résistants, mouvements ouvriers et libéraux). Le prince Charles, frère du roi, assure la régence dans l’attente du référendum du 12 mars 1950, qui donne la victoire aux partisans du retour du roi à 57,5 %. Mais le clivage communautaire apparaît nettement entre la Flandre (70 % pour) et la Wallonie (58 % contre). Les manifestations sanglantes de Grâce-Berleur et la menace d’une marche insurrectionnelle sur Bruxelles incitent finalement le souverain à abdiquer au profit du prince Baudouin, qui montera sur le trône à sa majorité, en 1951.

L’après-guerre
Après la guerre, l’économie belge va se relever assez rapidement. La reconstruction du pays passe par l’augmentation de la production, notamment de charbon. Dès 1946, l’Etat fait appel à la main-d’œuvre étrangère. Des milliers d’Italiens arrivent en Belgique. A la même époque, le minerai du Congo afflue au port d’Anvers et l’industrie sidérurgique prospère. Pourtant, dès la fin des années 1950, ce tissu industriel wallon, basé principalement sur le charbon et la sidérurgie, commence à décliner irréversiblement, alors que la Flandre, au contraire, développe une activité commerciale dynamique, encouragée par la création du Marché commun européen dont Bruxelles devient la capitale financière et politique en 1959.

Décolonisation
La Belgique, qui n’échappe pas à la tourmente des mouvements de lutte anticoloniale, sera contrainte de reconnaître l’indépendance du Congo le 30 juin 1960. Le Congo accède à l’indépendance sans s’y être aucunement préparé, sans élite universitaire, sans embryon d’économie moderne autre que les exploitations coloniales. La perte des ressources naturelles du Congo est durement ressentie et oblige le gouvernement belge à prendre un ensemble de mesures (appelées Loi unique) pour transformer un appareil industriel vieilli, instaurer une nouvelle productivité et assurer le passage de l’activité extractive déclinante à la nouvelle production manufacturière de masse. Cette Loi unique instaure de nouvelles taxes et réduit les dépenses sociales. Les travailleurs réagiront par le plus grand mouvement de protestation sociale de la Belgique contemporaine (hiver 1960-1961), bloquant l’activité du pays durant de longues semaines. C’est en Wallonie que l’opposition est la plus virulente et, aujourd’hui encore, le souvenir de cette grève générale reste plus vivace dans les mémoires d’une Wallonie désemparée que dans celles du Bruxelles bourgeois et de la Flandre sociale chrétienne. La Loi unique est abrogée le 13 juillet 1961, mais cette grève laissera des traces durables dans le pays, consacrant la rupture entre la Flandre et la Wallonie. La régionalisation de la Belgique est devenue inéluctable. Enfin, s’il est un pays qui a conservé et expose aujourd’hui une partie des archives de cette époque coloniale, c’est bien la Belgique. Le musée royal de l’Afrique centrale a d’ailleurs été conçu (à Tervuren), puis agrandi, sous le règne du roi Léopold II.

Fédéralisme
Alors que la Flandre prospère exprime sous diverses formes sa détermination à obtenir avant toute chose l’autonomie culturelle, les milieux syndicaux et progressistes de Wallonie comprennent la nécessité d’obtenir le fédéralisme. Seule cette réorganisation de la Belgique leur paraît pouvoir garantir au sud du pays une politique économique adaptée à ses difficultés. En 1962, une frontière linguistique est tracée. Les ministères de l’Education et de la Culture sont dédoublés et de nouveaux (Economie régionale, Relations communautaires) sont créés. Fin 1970, la Constitution est révisée. Elle instaure trois Communautés culturelles : française, flamande et germanophone. Des réformes successives seront ensuite apportées à la Constitution pour former l’Etat fédéral belge actuel. La Belgique semble se diriger à grands pas vers un système confédéral. Si, à la mort du roi Baudouin en 1993, le deuil national démontra que, malgré les divergences communautaires, les Belges pouvaient encore éprouver un sentiment national, celui-ci semble s’amenuiser de plus en plus, particulièrement au nord du pays. Actuellement, les distorsions existent toujours entre la région flamande et la région wallonne. La mésentente dans le gouvernement s'est fait d'autant plus ressentir fin 2018 avec les désaccords sur le pacte migratoire de l'ONU et la chute du gouvernement Michel le 18 décembre.

Politique et économie


BRUGES – BRUGGE - Canaux à Bruges.
© Céline DUCHESNE

Politique
La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Cependant, depuis le 3 février 1994, la Belgique est devenue un Etat fédéral, où Etat central, communautés et régions ont chacune leurs compétences propres. Le souverain régnant est le roi Philippe, époux de la reine Mathilde. Le pouvoir législatif appartient au roi et au Parlement qui édicte des lois. Le pouvoir exécutif appartient au roi, c’est-à-dire au gouvernement fédéral, présidé par le Premier ministre, car aucun acte du roi n’est suivi d’effet sans la signature d’un ministre. Le pouvoir judiciaire incombe aux cours et aux tribunaux. Le système parlementaire est bicaméral : Chambre des députés et Sénat. Le vote est obligatoire et les sièges des différents parlements sont désignés à la proportionnelle intégrale. Chacune des 10 provinces de Belgique possède sa propre administration dont l’organe représentatif et décisionnel, le Conseil provincial, est élu au suffrage universel par les habitants de la province pour six ans.


Sa Majesté le Roi des Belges

Fils aîné du roi Albert II et de la reine Paola, le prince Philippe est né le 15 avril 1960. Il est, depuis le 21 juillet 2013, le nouveau roi de Belgique. Après une formation militaire, il poursuit des études à l’université de Stanford en Californie où il obtient un Master en sciences politiques, devenant ainsi le premier membre de la famille royale belge à détenir un diplôme universitaire. Longtemps resté célibataire, en 1999, il épouse Mathilde d’Udekem d’Acoz, une jeune orthophoniste. Son enthousiasme communicatif, son bilinguisme, sa simplicité et son goût l’ont rendue sympathique à tous, royalistes ou non. Mathilde a mis au monde, le 25 octobre 2001, la princesse Elisabeth, suivie le 20 août 2003 du prince Gabriel, le 4 octobre 2005 du prince Emmanuel et de la princesse Éléonore, née le 16 avril 2008. Le roi Philippe n’est cependant pas apprécié de tous : il est souvent critiqué par une certaine élite politico-médiatique flamande qui le considère comme une sorte de Gaston Lagaffe, maladroit, gauche et emprunté. Quoi qu’ils en pensent, Philippe reste  Sa Majesté le Roi des Belges .

Structure étatique


Structure étatique - Palais de la Nation, siège du Parlement fédéral belge.
© Author's Image
Les lois linguistiques, votées de 1873 à 1963 et concernant l’emploi et la reconnaissance du français, du néerlandais et de l'allemand comme langues officielles de la Belgique, ont constitué une étape importante de la réforme de l’Etat. Mais ces lois linguistiques ne suffirent pas et une réforme de la Constitution est devenue de plus en plus inévitable. Celle-ci fut modifiée une première fois en 1970, et la reconnaissance de trois communautés culturelles y fut inscrite. Des réformes successives eurent encore lieu en 1980, 1988 et, enfin, en 1993. Cette dernière a consacré le nouvel Etat fédéral. Depuis 2007, des négociations sont en cours entre partis politiques flamands et francophones pour mettre en place des nouvelles réformes de l’Etat. Aujourd'hui, la Belgique est à l'heure de la sixième réforme de l’Etat, intitulée « Un Etat fédéral plus efficace et des entités plus autonomes ».
La Belgique se compose jusqu'ici de trois communautés (flamande, française et germanophone) et de trois régions (région flamande, région wallonne et Bruxelles-Capitale). Les compétences des communautés linguistiques se définissent dans les domaines de l’enseignement, de la politique, de la santé et de la recherche scientifique. A côté de cela, les autorités régionales opèrent dans le champ économique et de l’autonomie. Elles disposent chacune d’un conseil et d’un gouvernement qui ont autorité dans les domaines de l’emploi, l’agriculture, l’écologie et le commerce (ces compétences pourraient prochainement s’élargir). Ces deux entités peuvent entretenir des relations internationales dans les domaines qui leur sont conférés. Enfin, au niveau suprême, l’Etat gouverne l’autorité fédérale, responsable de la politique étrangère, de la défense et de la justice. Le pays est aussi divisé en 10 provinces.
La Région flamande (6,5 millions d’habitants) regroupe les provinces de Brabant flamand, Flandre-Occidentale, Flandre-Orientale, Anvers et Limbourg. Bruxelles est la capitale de la Région flamande.
La Région wallonne (3,5 millions d’habitants) regroupe, quant à elle, les provinces du Hainaut, de Namur et de Liège (qui comprend les cantons de l'Est, germanophones). Namur en est la capitale.
Enfin, la Région de Bruxelles-Capitale (1,1 million d’habitants), bien que géographiquement située à l’intérieur de la Région flamande, est une Région indépendante. Elle est composée des 19 communes de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale et est officiellement bilingue.

Partis
CDH. Centre démocrate humaniste.
CD&V. Christen-Democratisch et Vlaams.
ECOLO. Ecologistes francophones.
FDF. Front démocratique des francophones. Parti libéral, de centre droit, défendant les droits des francophones, particulièrement à Bruxelles.
Front national. Extrême droite francophone.
Groen. Ecologistes flamands.
MR. Mouvement réformateur (libéraux francophones).
N-VA. Nieuw-Vlaamse Alliantie.
PS. Parti socialiste francophone.
SP-A. Parti socialiste flamand.
Spirit. Parti nationaliste flamand se revendiquant « de gauche ».
Vlaams Belang. Parti nationaliste flamand d'extrême droite.
Open VLD. Libéraux flamands.

Enjeux actuels
Fin des années 1990, un pays divisé en deux
La politique en Belgique n’est pas une mince affaire. Ainsi, les partis politiques ont rapidement dépassé leur fonction afin d’élargir leur audience et donc leur poids électoral. On parle plus volontiers de "familles politiques" en référence au réseau complexe d’organisations et de secteurs d'activités qui correspondent à un électorat bien précis. Chaque parti déploie de cette manière son influence sur les composantes de la société civile. Traditionnellement, en Flandre, c’est le Parti social-chrétien (CD&V, anciennement CVP) que l’on retrouvait dans toutes les sphères de la société, tandis qu’en Wallonie c'est le Parti socialiste qui était omniprésent.
Les années 1990 ont été une période de grands remous pour les Belges (affaire Dutroux, crise des poulets à la dioxine, scandales politiques…) qui perdent alors toute confiance dans les institutions et en l’Etat. Aux élections de juin 1999, les sociaux-chrétiens et les socialistes se voient infliger une défaite cuisante. Les grands vainqueurs de cette élection sont les libéraux, qui deviennent la première formation politique du pays. Les écologistes profitent aussi de ce désaveu des grands partis et atteignent 15 % des voix (qui demeure une référence encore aujourd'hui). Libéraux, écologistes et socialistes mettent alors sur pied une alliance inédite, excluant les sociaux-chrétiens de tous les gouvernements fédéraux, régionaux et communautaires. Une première en plus de quarante ans. Cette nouvelle coalition « arc-en-ciel » est dirigée par le libéral flamand Guy Verhofstadt.
Les années 2000, une crise institutionnelle durable
Après les élections de 2003, il demeure Premier ministre : à la tête d’une coalition regroupant les libéraux et les socialistes (sans les écologistes). Mais le fait le plus marquant de ces élections est la montée de l’extrême droite : le Vlaams Blok. Il récolte 25 % des voix en Flandre. Une percée qui va se manifester sous différentes formes et sous l'influence de plusieurs leaders, à partir de cette période. Le Vlaams Blok, devenu ensuite le Vlaams Belang (l'intérêt flamand, en français), sera lui aussi une source d'inspiration pour des programmes des partis flamands qui parlent désormais ouvertement de séparatisme. Les démocrates-chrétiens flamands (CD&V) marquent leur retour lors des législatives de juin 2007. Les socialistes sont perdants en Wallonie, dépassés par les libéraux. Grand vainqueur avec près de 800 000 voix en sa faveur, Yves Leterme, ministre-président de la Région flamande et membre du CD&V allié au parti indépendantiste N-VA, tente de concilier les vues communautaires pour former un gouvernement avec le MR (libéraux francophones) et le CDH (chrétiens-démocrates wallons). Après plusieurs mois de négociations, c’est l’échec. En décembre, un calme relatif atténue la crise politique. Un gouvernement « transitoire », dirigé par le Premier ministre sortant Guy Verhofstadt, est mis en place.
Le 20 mars 2008, après 9 mois de négociations, Yves Leterme devient enfin Premier ministre et le nouveau gouvernement est installé. Le calme est de courte durée : face à l'impossibilité de trouver un compromis sur le plan institutionnel, Leterme offre sa démission le 15 juillet 2008. Le roi Albert II la refuse, mais le geste replonge le pays dans l'incertitude. Fin 2008, la crise financière relègue au second plan le débat institutionnel en Belgique et Yves Leterme semble enfin trouver sa place à la tête du gouvernement. C'est pourtant dans ce contexte qu'il présentera à nouveau sa démission, le 19 décembre : son cabinet est soupçonné de tentative d'influence de la justice dans le dossier de reprise de la banque belgo-luxembourgeoise Fortis par BNP-Paribas. Face aux accusations, Yves Leterme se retire (il sera finalement blanchi par une commission d'enquête parlementaire). Le 30 décembre 2008, le nouveau Premier ministre, Herman Van Rompuy (CD&V), ancien président du Sénat, prête serment. Cet homme jugé raisonnable et d'expérience était le seul à faire l'unanimité au sein des partis de la majorité : il s'est ainsi retrouvé propulsé à un poste qu'il avait répété ne pas vouloir occuper. Mais Herman Van Rompuy s'installe, contre toute attente, à la tête du Conseil européen pour... laisser la place à Yves Leterme qui revient à la tête de l'exécutif ! Son retour est de très courte durée et « Monsieur 800 000 voix » prend comme un boomerang la réforme institutionnelle que la droite dure aimerait transformer en scission de la Belgique. Les élus du Vlaams Belang vont même jusqu'à chanter l'hymne flamand en plein Parlement…
Les années 2010, le « communautaire » toujours au menu
Un vent de panique provoque la chute du gouvernement Leterme, un parti flamand (l'Open VLD) choisissant de le quitter. Résultat : des élections législatives anticipées, en juin 2010 ; un gouvernement en affaires courantes qui doit aussi assumer la présidence tournante de l'Union européenne (juillet à décembre 2010) ; des discussions sur la réforme du pays avec un transfert des compétences voulu par les partis flamands qui doivent repartir à zéro... A l'issue du scrutin, le seul côté positif réside dans l'émergence de deux partis largement vainqueurs : au nord, la NV-A emmenée par Bart de Wever (sa victoire très nette devant le CD&V provoque un séisme, car les velléités séparatistes sont désormais plus affirmées que jamais) ; et au sud, c'est le PS et son président au nœud papillon légendaire – Elio di Rupo – qui passe largement devant les autres partis francophones....
Les négociations s’annoncent particulièrement ardues, le programme politique de ces deux partis étant diamétralement opposé. Pour corser le tout, la NV-A et le PS ne réunissent pas à eux seuls la majorité des deux tiers pour gouverner la Belgique (ou sceller sa fin) ! Mandatées par le roi, plusieurs figures politiques se succèdent à la tête de négociations sur les négociations, c'est-à-dire de discussions pour définir quels seront la méthode de travail, le contenu des négociations pour former un gouvernement et les partis qui y prendront part. Face aux multiples échecs, la liste s’allonge et le vocabulaire politique belge s’étoffe : Elio di Rupo (préformateur), André Flahaut et Danny Peeters (médiateurs), Bart de Wever (clarificateur), Johan Vande Lanotte (médiateur), Didier Reynders (informateur), Wouter Beke (négociateur). Les semaines capitales succèdent aux jours décisifs et aux heures cruciales : devant le manque de résultat, la population belge se désintéresse peu à peu des négociations et ironise sur les formules alambiquées utilisées par les politiques pour constater leur échec !
En mai 2011, Elio Di Rupo est finalement nommé formateur. Les autres partis (sauf la NV-A) l’acceptent, après bien des hésitations. La véritable phase de négociation démarre donc. Et finit par engendrer, le 6 décembre 2011, la formation d'un gouvernement avec, à sa tête, Elio Di Rupo. Voilà la Belgique sortie de 541 jours de crise sans gouvernement : un record ! En formant un gouvernement, les partis traditionnels veulent montrer qu’au contraire de la N-VA, ils sont capables de prendre leurs responsabilités et que la Belgique est encore gouvernable.
En 2012 et 2013, le gouvernement lance simultanément les réformes de l’état, des pensions et du marché de l’emploi tout en adoptant des mesures de rigueurs afin de limiter le déficit public.
De nouvelles élections législatives, régionales et communautaires le 25 mai 2014 modifient encore considérablement le paysage politique belge. Aux Régions et Communautés de la partie francophone, socialistes (PS) et humanistes (CdH) trouvent très vite un terrain d'entente pour former des exécutifs, ce qui provoque la colère des libéraux francophones (MR), se voyant exclus de ces gouvernements. Le MR prend alors la main côté francophone pour mener les négociations fédérales. Au bout de quatre mois de négociations, une inédite coalition voit le jour. Le gouvernement Michel (du nom de Charles Michel, premier ministre MR, francophone à nouveau) prête serment devant le roi Philippe, le 11 octobre. Cette coalition regroupe donc le MR (libéraux) comme seuls francophones, alliés aux « séparatistes » flamands de la NV-A, à l’Open VLD et au CD&V (libéraux et sociaux-chrétiens flamands). En contrepartie du premier ministre francophone, le parti nationaliste NV-A obtient la majorité des portefeuilles ministériels clés. Face à ce gouvernement qualifié de « très à droite », la concertation sociale et syndicale s’organise et manifeste, parfois violemment, son désaccord dès les premiers jours de l’installation de l’exécutif.
En octobre 2018, ont eu lieu les élections communales et provinciales. Le 8 décembre, la N-VA, parti ayant le plus grand nombre de députés à la chambre des représentant décide de quitter le gouvernement à la suite de l'absence d'accord sur le pacte migratoire de l'ONU. Le 18 décembre, le Premier ministre Charles Michel présente sa démission au roi.
Économie
Jusqu’au milieu du XIX e siècle, comme pour beaucoup de pays européens, l’économie belge était fortement agraire. Vint ensuite le temps de la révolution industrielle. Les gisements de houille et de charbon en Wallonie permirent de développer une industrie lourde. Aujourd’hui, la Flandre tire son épingle du jeu, affichant aussi bien un secteur primaire prospère qu’une économie de biens et de services performante. La Wallonie, quant à elle, a plus de difficultés. Après une période de déclin qui a suivi la fermeture de ses industries sidérurgiques et qui dura plusieurs décennies, l’économie de la région commence seulement à remonter la pente. Très avide de concurrencer à nouveau la Flandre qui voit sa population vieillir plus vite que du côté francophone, la Wallonie commence progressivement à bénéficier de plans de relance politique (les « Plans Marshall 1 et 2 ») mis sur pied pour tenter d'endiguer le chômage, autour de 15 et 20 % en Wallonie (aux alentours de 7 % en Flandre).

Principales ressources
Agriculture. L’agriculture en Belgique n’occupe plus que 2 % de la population active et contribue pour 1,4 % au PNB du pays. Elle est concentrée sur de grandes exploitations, dont la majorité (63 %) est assurée par l’élevage, axé sur l’exportation. La filière porcine, une production fortement excédentaire, représentant 23 % du chiffre d’affaires total de l’agriculture en Belgique, se concentre dans le nord du pays, avec de nombreux élevages intensifs : 95 % du cheptel et 87 % des éleveurs sont regroupés en Flandre. Cependant, alors que sa concurrente sature, la Wallonie présente un potentiel de développement étant donné sa capacité d’épandage de lisier. La région pourrait réunir 1,2 million de porcs à engrais. L’élevage et les produits laitiers sont les deux principales formes de l’agriculture belge. Avec 24,1 %, l’activité horticole prend la deuxième position du secteur agricole.
Industrie. Ce secteur occupe 25 % de la population active et contribue pour 25,6 % au PNB du pays. L’industrie belge, grâce à d’importants gisements de houille, a été longtemps dominée par les secteurs lourds (mines, sidérurgie, automobile et chimie), qui étaient surtout concentrés en Wallonie. Aujourd’hui, l’équilibre des pôles économiques a été inversé. La Wallonie cherche à restructurer ses anciennes activités tandis que la Flandre, qui possède un secteur secondaire diversifié (industries métallurgiques, chimiques, plastiques, textiles et agro-alimentaires spécialisées), a su également tirer parti de l’émergence des biotechnologies, de l’informatique et ses dérivés (graphisme, multimédia…).
Services. L’économie belge s’oriente essentiellement vers la production de services. Ceux-ci occupent près de 74 % de la population active et contribuent pour les 3/4 du PNB du pays.
La plupart des entreprises françaises installées en Belgique exercent d’ailleurs une activité des secteurs financiers ou de la recherche, comme AGF/Allianz (assurances), BNP Paribas (banque, qui a absorbé Fortis en 2008), Rhône-Poulenc (industrie pharmaceutique). La position européenne centrale de la Belgique constitue son atout économique majeur. Elle est une terre de transit entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud, mais aussi entre l’Est et l’Ouest. Les infrastructures y sont donc très développées. Le réseau autoroutier, très dense (et généralement bien éclairé pendant la nuit, surtout en Wallonie), représente les deux tiers du transport de marchandises.

Place du tourisme
Le tourisme joue également un rôle non négligeable dans l’économie belge. La Flandre reste le pôle touristique sur les 7 millions de touristes qui visitent le pays chaque année. Son patrimoine culturel et historique est d’une extrême richesse, grâce à des villes comme Bruges ou Anvers. La côte et ses quatorze stations balnéaires, comme Knokke et Ostende dont la réputation n’est plus à faire, constituent un atout majeur. Mais le tourisme wallon a trouvé une parade : la région s’est spécialisée dans les séjours de courte durée, par le biais de gîtes, de maisons d’hôtes et de randonnées, le tout très apprécié par les Français, même s’ils n’arrivent pas en tête des visiteurs au niveau national (ce sont les Néerlandais qui sont les plus nombreux). Les Pays-Bas s’inscrivent en haut du classement, suivis du Royaume-Uni. Les Belges, eux, ont toujours un faible pour la France, première destination hors du territoire national. Bruxelles, en tant que capitale européenne, voit aussi arriver un nombre croissant de touristes. La ville est connue comme un centre politique et administratif où siègent la Commission européenne et l’Otan. Le royaume détient le second rang mondial en ce qui concerne le nombre de journalistes accrédités et de séminaires mondiaux. Il s’agit donc en majorité d’un tourisme d’affaires, mais de plus en plus de visiteurs choisissent également la capitale belge pour un city trip .

Enjeux actuels
La Belgique fait aujourd’hui partie des pays européens les plus développés. Cependant, suite à la crise bancaire et financière, sa croissance subit actuellement un net ralentissement, créant une forme d'instabilité que les crises politiques successives n'ont fait que renforcer. Le pays est déjà touché par le chômage – aux alentours de 10 % de la population active sans emploi – mais surtout de manière fort différente entre les trois régions de la Belgique. Ce fléau touche proportionnellement plus les femmes que les hommes et particulièrement les jeunes. Autre problème majeur : la dette publique belge, qui est seulement redescendue sous la barre de 100 % du PIB pour la première fois en 2004. Elle s’élève aujourd’hui à environ 80 % du PIB, soit un endettement beaucoup plus élevé que celui de la plupart des autres pays européens. Le déficit budgétaire a atteint quant à lui 3,4 % en 2009, avant de culminer à 4 % en 2010 et de se réduire ensuite progressivement (2,8 % en 2016). Néanmoins l’économie belge ne manque pas d’atouts et présente une situation attrayante pour les investisseurs étrangers. De par l’absence de gouvernement de plein exercice, la Belgique n’a pas pris de mesures structurelles de restrictions budgétaires, ce qui lui a permis de mieux résister à la crise que ses voisins. Toutefois, l’économie de la Belgique ne peut se comprendre comme un tout, la Flandre et la Wallonie, et même les villes entre elles, présentant de fortes disparités. Ainsi, la productivité par habitant en Flandre est d'environ 20 % supérieure par rapport à la Wallonie, et le taux de chômage en Wallonie et à Bruxelles-Capitale est en moyenne deux fois plus élevé que celui de la Flandre, au cours des vingt dernières années. D’où les revendications flamandes pour plus d’autonomie de leur région… Enfin, comme la plupart des pays occidentaux, la Belgique est confrontée à de sérieuses interrogations sur le financement de sa Sécurité sociale.

Population et langues


La Panne - La Panne, ouvert sur la mer du nord, sa plage et ses dunes.
© Westtoer

Population
La Belgique compte 11,35 millions d’habitants pour un territoire de 30 527 km². Une des plus hautes densités au monde (372 hab./km²). « La Belgique est un Etat fédéral qui se compose des Communautés et des Régions ». Cet article, qui figure au début du texte de la Constitution belge, établit le fait que l’on ne peut appréhender le royaume de façon uniforme.
Trois Communautés, chacune basée sur sa propre culture linguistique, constituent en effet le socle de l’identité belge. Au nord d’une ligne horizontale passant juste sous Bruxelles, se situe la Communauté flamande. La Communauté française, partage quant à elle le sud du pays avec la communauté germanophone, située à l’est, près de Liège.
Cette division n’est pas sans entraîner certaines disparités entre les sujets d’un même royaume. Tout d’abord, leur nombre n’est pas égal : les Flamands sont 6,3 millions, les francophones 4,6 millions et les germanophones, seulement 75 000. A cela s’ajoutent des différences d’ordre économique : la Flandre, plus ouverte sur le marché mondial grâce à son histoire portuaire, est plus riche que sa voisine wallonne.
Dans les faits, on entend très souvent parler les Belges eux-mêmes de « frontière linguistique », ce qui suffit pour imaginer le niveau d'incompréhension, la méconnaissance respective souvent et une tendance populiste qui agrémente les programmes politiques. L’influence de l’État est en chute libre face aux intérêts communautaires. L'intérêt collectif diminue et met à mal un principe de gouvernance basé de longue date sur la solidarité. Les revendications pour changer en profondeur les institutions ont atteint le paroxysme ces dernières années.
Mais pour essayer définitivement de diviser le nord du sud... quid de la région de Bruxelles ? Elle reste l'éternelle pomme de discorde quand les dirigeants politiques s'asseyent ensemble pour au moins préserver un autre principe très belge : le consensus...
La Belgique compte aussi 971 0000 étrangers sur son sol . En tête, les Italiens (165 000), suivis des Français (140 000), des Hollandais (134 000), des Marocains (82 000), des Espagnols (45 000), des Polonais (43 000), des Turcs (40 000), des Allemands (39 000), des Portugais (33 000), des Anglais (25 000)…
Les autres nationalités ne dépassent pas 25 000 personnes par communauté. L’immigration est très inégalement répartie dans le royaume : Bruxelles compte 33 % d’étrangers, la Wallonie 9 %, la Flandre 6 % du total des populations respectives dans ces régions. Une intégration qui ne coule pas de source, comme c’est souvent le cas.
Si les Italiens (issus de la deuxième ou troisième génération) sont aujourd’hui parfaitement intégrés et acceptés par la société belge, d’autres populations, particulièrement les Nord-Africains, rencontrent les mêmes problèmes de xénophobie que ceux auxquels les Italiens durent faire face quelques décennies auparavant.
Le problème touche particulièrement Anvers, qui compte 50 000 résidents étrangers et où, dans certains quartiers de la ville, 80 % de la population est d’origine étrangère. Là, comme ailleurs, lorsque l'économie décline, les partis nationalistes grimpent en flèche : à Anvers et dans l'ensemble de la Flandre en général, le résultat de la NV-A (+/- 33 %) donne malheureusement une impression fréquente de repli sur soi. Mais une vraie réflexion et des avancées concrètes dans le « vivre ensemble » ne souffrent par ailleurs d'aucune contradiction !
Les Belges... vus par leurs copains les Français  : Les Français et les Belges francophones sont séparés par une langue commune, comme on le dit des Anglais et des Américains. C’est une source de plaisanteries, de quiproquos et de rencontres fréquentes, car on peut dire qu’il y a entre les deux pays plus d’amitié que de malentendus. Finalement, les petites différences et les grandes ressemblances nourrissent la conversation et font le charme du voyage. La France n’a qu’un seul tort grave à l’égard de la Belgique : celui d’en faire un pays du Nord. Non que la Belgique se revendique méditerranéenne, mais l’Hexagone semble parfois pris d’une folie héliotropique qui oriente son regard vers les seuls territoires situés au sud de la Loire, au détriment de son propre septentrion et des pays voisins.
Langues
En Belgique, ce sujet pourrait nourrir des bibliothèques entières. Quelques éclaircissements s’imposent donc ! Il existe en Belgique une frontière qui sépare les deux principales communautés linguistiques du pays : les néerlandophones et les francophones. Elle résulte de lois linguistiques promulguées dans les années 1960 et 1990. Les dix-neuf communes de l’agglomération bruxelloise constituent une enclave bilingue au cœur du Brabant flamand. Le français est, pour les Flamands, une langue apprise à l’école à côté de l’anglais. Leur langue maternelle est, le plus souvent, un dialecte du néerlandais. Les plus âgés parlent souvent (très) bien le français, tandis que les plus jeunes préfèrent nettement l’anglais. Notez que le français rapide et vernaculaire de France ou du Québec n’est pas forcément compréhensible pour votre interlocuteur flamand.
Néerlandais et flamand
Le néerlandais est la langue germanique parlée par les Belges néerlandophones. Recouvrant de nombreux dialectes aux Pays-Bas et en Belgique, trois familles de ceux-ci sont présents côté belge : les dialectes flamands dans la province de Flandre-Occidentale (Bruges), les dialectes brabançons parlés en Flandre-Orientale (Gand) et en Brabant historique (Anvers et le Brabant flamand), les dialectes limbourgeois, dans la province de Limbourg (Hasselt, Genk).
Le terme « flamand », qui désigne généralement les différents dialectes néerlandais parlés en Belgique, est donc aussi erroné que le terme de « hollandais » appliqué à l’ensemble des habitants du royaume des Pays-Bas.
Dans l’histoire de la langue néerlandaise, le flamand et le brabançon ont été les dialectes les plus prestigieux utilisés par les auteurs jusqu’au début du XVI e siècle. Mais la ruine et l’oppression des Pays-Bas méridionaux au cours des guerres de Religion du XVI e siècle conduisirent la majorité des intellectuels à trouver refuge en Hollande, jusqu’alors moins prospère et moins peuplée. Pour les besoins de la traduction de la Bible, une langue standard allait être créée, principalement à base de brabançon et de hollandais, dont est issu le néerlandais moderne. Tandis que les dialectes des provinces belges se fractionnaient et se corrompaient d’influences françaises, les Pays-Bas se construisaient une culture nationale originale, que reflète leur langue actuelle.
Quand, au XIX e  siècle, les intellectuels flamands entreprirent de ressusciter la culture de leur peuple, ils choisirent de se tourner vers le néerlandais moderne des Pays-Bas, plutôt que de repartir des dialectes atomisés de leurs provinces. Aujourd’hui, les Belges néerlandophones sont donc tiraillés entre le dialecte parlé à la maison, le néerlandais officiel, un peu archaïque, enseigné à l’école en Belgique, et le néerlandais vivant des Néerlandais dans lequel ils ne se reconnaissent pas vraiment. Comme entre le français de Belgique et le français de France, d’inévitables divergences provoquent parfois des malentendus et moqueries réciproques. Tout comme les Français se moquent souvent de l’accent belge, les Néerlandais s’en donnent à cœur joie à propos des Flamands… Et inversement  !
On peut par ailleurs distinguer trois langues romanes régionales : Le picard (sous sa forme influencée par le wallon) dans l’ouest de la province de Hainaut, entre Tournai et Mons ; le lorrain, parlé en Gaume autour de Virton, également influencé par le wallon ; le wallon, parlé dans la majorité de la Wallonie, en trois variations sous-régionales.
Ici aussi, l’usage des termes de Wallonie et Wallon – pour désigner l’ensemble du territoire situé au sud de Bruxelles et ses habitants – est abusif d’un point de vue linguistique et ethnologique. D’autant que la région wallonne comprend les cantons de l’Est, habités par 73 000 germanophones, qui n’ont rejoint l’Etat belge qu’après 1918. Le wallon est donc un dialecte parlé en Wallonie. Celui-ci était encore parlé par une partie importante de la population jusque dans les années 1930, mais, faute d’être enseigné, il est aujourd’hui de moins en moins utilisé. Une bonne partie de la population de Wallonie le comprend cependant, au moins un minimum.
La langue wallonne . Plus proche du français que des autres langues romanes, le wallon est une langue à part entière. On distingue trois dialectes principaux : ouest-wallon ou wallon picard, parlé de Nivelles à Givet (France), en passant par Charleroi ; wallon central ou namurois, parlé de l’est du Brabant wallon au cœur de l’Ardenne en passant par Namur ; est-wallon ou liégeois, parlé dans la province de Liège et dans le nord de la province du Luxembourg belge, en plus du wallon lorrain. Alors qu’un dialecte riche, considéré comme tel, doit posséder un vocabulaire de 10 000 mots (comme les dialectes italiens : calabrese, sicilien…), on estime celui du wallon à 70 000 mots ! Environ 1 000 mots diffèrent vraiment d’un dialecte wallon à l’autre, ce qui n’en fait qu’1,5 % mais rend souvent un dialecte difficilement compréhensible d’un coin à l’autre de la Wallonie…


Le « bon » français n'existe pas !

Prenons le risque de casser un mythe, une légende, une excuse derrière laquelle se cachent souvent ceux qui prétendent qu'il existe un « bon » français. La langue française est parlée dans toute la francophonie et se teinte d'accents, de mots exotiques, d'expressions typiques,... ni meilleurs, ni plus justes ou moins faux que les autres. Il s'agit toujours du français standard avec une personnalité bien à lui en fonction de son origine. Et si on essaye de vous sortir l'argument historique, sachez que par exemple, le français est parlé en Belgique depuis le XIII e  siècle, depuis plus longtemps donc que dans bien des provinces françaises. Jusqu’au XIX e  siècle, il était surtout en usage dans les classes supérieures.


Snul ou biesse ? Quelques précisions sur le français de Belgique

Non, tous les Belges francophones ne ponctuent pas chacune de leurs phrases de « une fois » (utilisé parfois à Bruxelles mais rarement dans le reste du pays) ou de «  allez-ye dit  » (ne comprenez pas « on y va » mais « quand même »). Il faut aussi savoir que ce que beaucoup de Français prennent pour l’accent belge est en fait l’accent des Flamands qui parlent français (souvent très bien, d’ailleurs).
En fait, il existe de nombreux accents différents en Belgique. Il est vrai cependant que ces accents diffèrent tous de l’usage parisien et que les Belges emploient des mots bien à eux, qui peuvent parfois faire sourire celui qui les entend pour la première fois. Les Belges tiennent à leurs «  septante  » et «  nonante  » (70 et 90) ainsi qu’à la prononciation vernaculaire de leurs noms de famille et de leur toponymie. De nombreux usages varient par rapport à la France, notamment dans le vocabulaire scolaire et la formation de néologismes. En guise d’exemple, un détail qui peut porter à confusion : si un Belge vous demande « ça va ? », il n’est peut-être pas en train de prendre de vos nouvelles pour la dixième fois de la journée mais veut simplement savoir si vous êtes d’accord.
Des traits phonologiques fondamentaux. On remarquera également que, dans la plupart des parlers régionaux et le français standard, les Belges ont conservé des traits phonologiques fondamentaux qui existent dans les provinces de France. Principalement la distinction entre les voyelles longues et les voyelles courtes et la palette des voyelles nasalisées. Un Belge ne prononce pas patte comme pâte, et il fait la différence entre « in » et « un », différence qui se perd à Paris.
Enfin, on ne le répétera jamais assez, n’essayez surtout pas d’imiter l’accent belge.  Vous n’y arriverez pas, vous serez vite repéré et vous passerez pour un «  snul  » (imbécile, à Bruxelles) ou une «  biesse  » (imbécile aussi, mais à Liège ou à Charleroi). Si toutefois, l'envie se fait trop pressante, laissez échapper l'une ou l'autre réplique du film Dikkenek, ça fait beaucoup rire les Belges, autant que les Français !

Mode de vie


BRUXELLES – BRUSSEL - La petite rue des Bouchers.
© B-Lefevre


La Belgique vit au rythme des différences qui l’ont constituée. La césure socio-linguistique s’étend sur la quasi-totalité des sujets et caractéristiques du royaume. Seule l’équipe de football nationale, les Diables Rouges, est à même de réunir les trois communautés dans un même élan patriotique. Les particularités de ces différentes communautés font qu’il est difficile de décrire un mode de vie et des caractéristiques uniques de la population belge. On remarquera cependant un certain nombre de traits de caractère qui se retrouvent chez la plupart des Belges. Ainsi, ils sont généralement modestes et modérés. Comme leur pays, la plupart ont adopté un comportement de résolution pacifique des conflits. C’est le fameux compromis à la belge (néanmoins en voie de disparition). Les Belges sont aussi de bons hôtes et, surtout, de bons vivants. Il suffit de voir le nombre de cafés et de restaurants que compte le pays pour s’en persuader. On remarquera également que le langage est généralement très familier, dans le bon sens du terme, et l’utilisation de métaphores, de plus ou moins bon aloi, est monnaie courante. Bien que le nombre de mariages ne cesse de diminuer dans le pays, la famille reste l’une des valeurs essentielles de la société belge. Dans le même esprit, les Belges sont aussi réputés pour investir considérablement dans leur logement (plus de 75 % des ménages sont propriétaires) et aiment y recevoir amis et famille. Enfin, le niveau et le confort de vie des Belges est généralement bon… malgré des disparités évidentes. Mais la société belge est basée sur la solidarité. Malgré le vieillissement de la population, le système de Sécurité sociale fonctionne parfaitement. Des allocations familiales, des pensions, une assurance maladie, des allocations de chômage et des congés payés sont distribués à ceux qui y ont droit. Et les soins de santé sont parmi les meilleurs au monde.

Vie sociale
Naissance. Le taux de natalité est déséquilibré de part et d’autre de la frontière linguistique. La Flandre montre un rapport de 10,80 naissances pour 1 000 femmes alors que la Wallonie voit ce taux atteindre 11,57 et Bruxelles, 15,91. Mais le nombre de naissances était en 2015 de 121 713. Les prénoms les plus utilisés diffèrent aussi selon l’appartenance communautaire.

Mœurs et faits de société
Éducation. Le système éducatif de la Belgique est l’un des plus performants d’Europe : il arrive au troisième rang au niveau européen. Seulement 15 % des personnes âgées de 18 ans ne poursuivent pas d’études. L’école est obligatoire de l’âge de 6 ans à 16 ans. Pour simplifier, on retiendra que l’enseignement est divisé en deux catégories : le réseau officiel, ou public, organisé par l’État, la province ou la commune, et le réseau libre ou privé, où les écoles sont généralement confessionnelles (la plupart sont catholiques). Dans les écoles catholiques, les élèves doivent assister à des cours de « religion » obligatoires. Il existe également quelques écoles religieuses protestantes et juives. Il est intéressant cependant de remarquer que de nombreux parents non pratiquants, athées ou même adoptant une autre religion, préfèrent inscrire leurs enfants dans une école catholique car nombre d’entre elles ont meilleure réputation que les écoles d’État. Enfin, il existe aussi un enseignement libre non confessionnel qui réunit des écoles ayant généralement une orientation pédagogique particulière. Dans les institutions publiques, les élèves ont le choix entre des cours de religion et des cours de morale laïque. Aujourd’hui, l’enseignement public et l’enseignement libre représentent chacun environ 50 % des élèves inscrits dans le cadre de l’obligation scolaire. La scolarisation est répartie en deux tranches de six ans (on passe un degré tous les deux ans) et le panel de choix du cursus est assez varié puisqu’il y a possibilité de suivre une formation générale, une formation artistique, technique ou professionnelle. Le système éducatif belge est fortement décentralisé, bien plus qu’en France, tant au niveau des matières que du recrutement des personnels.
Homosexualité. La communauté homosexuelle est assez importante en Belgique, assez visible (surtout à Anvers, à Bruxelles et, dans une moindre mesure, à Liège) et bien acceptée. En 2003, après les Pays-Bas, la Belgique fut le second pays à légaliser le mariage entre deux personnes du même sexe et, depuis le 20 avril 2006, les couples homosexuels sont également autorisés à adopter un enfant. Chaque année, on compte entre 1 800 et 2 200 unions.

Religion
Environ 75 % des Belges sont (dits) catholiques. De moins en moins de gens sont pratiquants et la fréquentation des églises a fortement chuté depuis les années 1970-80. Les scandales impliquant de nombreux hommes d’Église dans des crimes pédophiles ont suscité un très grand émoi et suite aux révélations et plaintes par centaines, la démission d'évêques tout comme les déclarations n'ont pas été bien considérées. Cependant, la tradition religieuse reste très présente et influence certains aspects de la vie quotidienne tels que la politique (partis de tradition chrétienne) et l’éducation (écoles catholiques). Mais, bien que la majorité des Belges soient catholiques, l’État est laïc et assure la liberté de conscience et de culte. C'est un État qui se définit comme neutre et qui finance par ailleurs les cultes, moyennant un certain nombre de conditions. Les communautés religieuses doivent avoir une réalité historique ; rassembler des milliers de fidèles ; disposer d’un organe représentatif ; présenter plusieurs dizaines d’années d’existence sur le territoire et une utilité sociale. Les communautés « reconnues » par le royaume sont actuellement les Églises d’obédiences catholique, protestante, orthodoxe et anglicane, le culte israélite, ainsi que l’islam.

Arts et culture


Arts et culture - Musée des instruments de musique abrité dans les anciens magasins Old England.
© Henri Conodul – Iconotec

Architecture
La Belgique possède un riche héritage architectural. Outre les beffrois, symboles de la liberté des villes, et les béguinages flamands, les exemples d’architecture médiévale se retrouvent surtout dans les nombreuses églises construites à cette époque. Celles-ci furent d’abord construites dans le style roman.
L’art roman caractéristique qui se développa en Wallonie, à la croisée des influences française et germanique (influences carolingienne et ottonienne), fut qualifié d’art mosan (région de la Meuse, au cœur de l'Empire carolingien).
Au XII e siècle, l’art roman fut détrôné par le gothique. Le gothique brabançon et le gothique tournaisien sont deux variantes du style gothique propres à la Belgique et aux Pays-Bas. La cathédrale d’Anvers constitue un magnifique exemple d’architecture gothique.
Au XV e siècle apparaît le gothique flamboyant, qui laisse libre cours à la fantaisie et se caractérise par la richesse des nombreux ornements. En témoignent des bâtiments tels que l’hôtel de ville de Bruxelles ou celui de Louvain, encore plus abouti.
Aux XVI e et XVII e siècles, le style gothique survit mais commence à se teinter d’influences italiennes. A cette époque, le style baroque fait également son apparition sur le territoire de la future Belgique, introduit par les jésuites, ouverts aux influences italiennes. En Flandre, celui-ci prend un aspect particulier, qui sera qualifié de « style baroque flamand ». Il se caractérise par la profusion du décor intérieur et en façade. Ce style est visible principalement à Anvers (maison de Rubens, église Saint-Charles-Borromée). Après le bombardement de Bruxelles par les Français, en 1695, les maisons de la Grand-Place (à l’exception de l’hôtel de ville qui survécut miraculeusement) furent reconstruites dans le style baroque flamand, avec ses dorures et ses formes opulentes.
Au XVIII e siècle, après l’exubérance du baroque, sous la domination autrichienne, l’architecture belge prit un aspect rationnel, un peu ennuyeux, de style néoclassique, que vous retrouverez dans les bâtiments qui entourent la place Royale ou la place des Martyrs à Bruxelles. Après l’indépendance de la Belgique, sous Léopold I er et surtout ensuite sous Léopold II, la nouvelle nation veut prouver qu’elle est riche et puissante et que sa capitale peut rivaliser avec les autres grandes villes européennes. Elle se lance alors dans de grands projets d’urbanisme et dans la construction de bâtiments publics imposants et extravagants. Les chic galeries Saint-Hubert, un immense passage couvert d’une voûte en verre et orné de multiples sculptures, ou le palais de Justice de Bruxelles, conçu en style gréco-romain, en constituent des exemples significatifs. Le désir, caractéristique de l’époque, d’exposer les richesses et la puissance de la nation, se retrouve également dans l’architecture privée. Ainsi, les hôtels de maître reflètent la prospérité du pays, qu’ils soient conçus dans un style sobre néoclassique ou qu’ils se laissent aller à toutes sortes de débordements et de fantaisies. Dans ce contexte, la fin du XIX e siècle verra l’apparition de l’Art nouveau, représenté essentiellement, en architecture, par Victor Horta, Paul Hankar et Henry Van de Velde.
L’Art nouveau, appelé aussi Modern Style ou Jugendstil, est né dans la seconde moitié du XIX e siècle. Il perdure jusqu’au début du XX e . Ce terme désigne les productions artistiques refusant de se plier aux règles académiques. Contrairement au gothique ou néogothique, l’Art nouveau affectionne lignes et courbes. Cette nouvelle conception se veut proche de la nature. Les motifs représentent des fleurs, des plantes, des arbres, des insectes, des animaux. Le second objectif de ce courant est de rendre l’art accessible à tous, à un coût abordable. Les nouveaux matériaux, tels le bois, la pierre, l’acier ou le verre, permettent d’appliquer cette philosophie de démocratisation. Ils favorisent aussi une évolution architecturale en permettant la construction d'immeubles de plus en plus hauts jusqu’à la réalisation de gratte-ciel.
Après la Première Guerre mondiale, l’Art déco prend tout naturellement la relève de l’Art nouveau. De nouveaux matériaux (béton armé, verre compressé) vont être utilisés. Même Horta suivit les modes du temps puisqu’il conçut le palais des Beaux-Arts (maintenant appelé Bozar) et la gare Centrale.
En ce qui concerne l’architecture contemporaine, en revanche, la Belgique possède peu de constructions vraiment intéressantes. Dans les bâtiments d’après-guerre, on remarquera cependant l’Atomium, étrange bâtiment construit pour l’Exposition universelle de 1958 et dont la forme représente un atome de fer agrandi 165 milliards de fois, et le Berlaymont, dans le quartier européen. La Maison tournante de Wavre, également construite en 1958, est quant à elle une habitation circulaire dont le mécanisme permet d'orienter la salle principale en fonction du soleil. Ces dernières années, certaines villes belges semblent enfin s’intéresser à l’architecture contemporaine et osent des constructions plus recherchées, tels le Concertgebouw à Bruges, le restaurant Zuiderterras et le nouveau palais de Justice à Anvers (inauguré en 2006), et la récente gare de Liège-Guillemins, conçue par l’architecte espagnol Santiago Calatrava.

Artisanat
La dentelle
La dentelle duchesse de Bruxelles doit son nom à la duchesse Marie-Henriette de Brabant, car elle en était très friande. Une dentelle réputée plus fine et plus riche que la duchesse de Bruges. C’est pourtant Bruges qui revendique le titre de « ville de la dentelle » en se reposant sur une légende selon laquelle la dentelle y aurait été créée par une jeune fille à qui la Vierge aurait révélé le secret de fabrication de cet art. D’autres légendes provenant des pays du monde entier racontent l’histoire de la création de la dentelle. Parfois, d’une ville à l’autre, dans un même pays, la légende diffère : celle racontée à Bruges n’est pas celle racontée à Bruxelles.
Histoire. Il est impossible de déterminer avec exactitude le moment de l'invention de cette technique. Elle date probablement du XVI e siècle et est apparue à peu près en même temps en Italie et en Flandre. Le mode de fabrication aurait été apporté d’Orient en Occident par les croisés. Une autre technique similaire existait déjà : la passementerie, pratiquée par des hommes avec du fil d’or, de cuivre ou d’argent. Aux XVII e et XVIII e siècles, la demande croissante fait de la dentelle le seul produit d’exportation suite à la crise du textile flamand.
La plupart des ouvrages sont réalisés par des femmes au logis (dans les béguinages, par exemple) ou des indigents. La ville d’Anvers employait, en 1738, le quart de sa population active à la confection de la dentelle, y compris des enfants. Aux XIX e et XX e siècles, la manufacture de la dentelle en Flandre est très importante : par ce biais, Bruges devient un pôle économique essentiel. Cependant, à cette époque, le fil de coton remplace le fil de lin, et la fabrication industrielle vient asséner le coup de grâce à cet artisanat.
Le Centre de la dentelle. Il est situé à Bruges, installé dans une maison-Dieu fondée au XV e siècle. L’ancienne demeure familiale héberge les ateliers des dentellières, toujours prêtes à faire une démonstration sous l’œil des visiteurs. Dans la boutique, vous trouverez tous les outils et matériaux pour vous initier à cet art délicat.


Que ramener de son voyage ?

Il est impossible de quitter la Belgique sans emporter l’une des centaines de bières locales. Si vous ne savez que choisir, offrez-vous un « mètre de bière » qui propose plusieurs échantillons de ce breuvage, parmi les meilleurs du pays. Vous en trouverez dans certaines boutiques spécialisées près des centres touristiques ou dans les nombreuses brasseries à visiter.
Ajoutez à cela une bouteille de « peket » ou de « jenever » , le genièvre wallon ou flamand. Les régions de Liège et du Limbourg sont les plus fournies en la matière.
Pour les gourmands…
Les pralines et le chocolat sont dans le top des produits à faire découvrir à vos connaissances. Le spéculoos (en biscuit ou en pâte) est également un incontournable. Si vous êtes déjà un initié des produits belges, vous pouvez passer au niveau de subtilité suivant et vous procurer des couques de Dinant , sortes de biscuits modelés et incassables ou des cuberdons (des bonbons en forme de pyramide à bout rond de toutes les couleurs). Enfin, pour ceux qui aiment cuisiner, le sirop de liège ne peut être oublié, d’autant qu’il est difficile de le trouver à l’étranger. Il permet de réaliser les fameux boulets liégeois et beaucoup d’autres recettes.
Pour les autres…
Les amateurs de bandes dessinées  ne résisteront sans doute pas à la tentation de compléter leur collection. Il existe un quartier spécialisé autour de la chaussée de Wavre, à Bruxelles.
Si vous visitez Bruges, vous serez tenté par la remarquable dentelle produite dans ses murs.
Vous pourrez aussi rapporter de la dinanderie (travail du cuivre, du bronze ou du laiton) de Dinant, des porcelaines de Tournai, des poteries des grès bleus de La Roche, des faïences et céramiques de la Louvière…
Les brocantes  sont aussi populaires (ne manquez pas celle de la place du Jeu-de-Balle à Bruxelles ou le Vrijdagmarkt à Anvers). Si vous aimez chiner, vous pourrez peut-être y trouver quelques objets artisanaux anciens.
Enfin, si votre budget le permet, les bijouteries d’Anvers sont à votre disposition pour tailler le diamant de tous vos désirs et les boutiques de Bruxelles vous attendent pour vous faire les poches à la maison de maroquinerie de luxe « Delvaux », la plus ancienne au monde.

Expressions modernes
Mode. Les branchés le savaient déjà, les autres le découvrent. L’avant-garde se porte bien en Belgique. D’ailleurs, dans certains milieux parisiens et londoniens, rien n’est plus chic qu’une étiquette belge.
Anvers, particulièrement, jouit d’une réputation internationale dans le domaine de la mode. Celle-ci doit beaucoup aux Six d’Anvers, les six créateurs anversois (Dries Van Noten, Ann Demeulemeester, Walter Van Beirendonck, Dirk Van Saene, Dirk Bikkembergs et Marina Yee) qui, dans les années 1980, partirent ensemble à la conquête des défilés de Londres et Paris, avec leur style épuré caractéristique et leur vision très particulière de la mode. Ces créateurs et leurs successeurs se sont installés autour de la Nationalestraat, l’ancienne rue des tailleurs, devenue un véritable paradis de la sape. Cet engouement pour la mode belge et sa renommée ont incité de nombreux jeunes talents à entreprendre des études de stylisme dans les très bonnes écoles que compte le pays : l’académie d’Anvers, la Cambre, ou Bischoffsheim à Bruxelles. Olivier Strelli, Italien d’origine et natif du Congo belge, est une figure de proue du prêt-à-porter haut de gamme. Quant au Liégeois Elvis Pompilio, il s’est illustré dans la chapellerie. Avec plusieurs boutiques dans les grandes capitales européennes, Pompilio s’est fait une réputation sans frontières, coiffant de ses couvre-chefs les personnalités les plus en vogue. On mentionnera également Edouard Vermeulen, Kaat Tilley, Xavier Delcour… Bruxelles a d’ailleurs également pris ses marques lorsque de jeunes stylistes sortis de ces écoles ont commencé à installer leurs boutiques dans la rue Antoine Dansaert, à quelques centaines de mètres du centre-ville. Le quartier est aujourd’hui devenu le pôle principal de la mode en Belgique, rendez-vous incontournable des fans de shopping (qui ont les moyens !). Créée en 1994, l’association Modo Bruxellae (www.modobruxellae.be) a pour but de promouvoir la mode belge et de la mettre en scène dans la ville en imaginant des événements, une parade, des expos…
Théâtre. Dans le domaine du théâtre, l’activité est débordante. A Bruxelles, le Théâtre national (www.theatrenational.be) propose des pièces de qualité, tant des classiques que des créations, tandis que le Théâtre Varia (www.varia.be) reste le leader de l’avant-garde. Un théâtre de boulevard, plutôt grand public sans l’être tout à fait, fait aussi son nid petit à petit dans des théâtres comme Le Public (www.theatrelepublic.be). Enfin, parallèlement à la scène francophone, on assiste à un réveil de la qualité et de la recherche en Flandre, à Anvers et à Gand. Jan Fabre, metteur en scène anversois, également chorégraphe, a beaucoup fait parler de lui ces dernières années pour ses pièces très controversées. Si vous avez l’occasion, ne manquez pas l’excellent « Kunsten Festival des Arts », qui se tient vers le mois de mai à Bruxelles et prétend à une vocation bilingue, pluriculturelle et multidisciplinaire. Autre festival de théâtre, qui a passé le demi-siècle : le festival royal de Spa, en août. La ville thermale accueille une programmation très large et qui offre parfois des tremplins pour la saison suivante.

Cinéma
Actuellement rayonnant, le cinéma belge est sorti de l’ombre. Dans les années 1990 déjà, deux films ont joué un rôle décisif dans cette reconnaissance : Toto le héros (1991), de Jaco Van Dormael, et C’est arrivé près de chez vous (1992), de Rémy Belvaux, Benoît Poelvoorde et André Bonzel. Mais c’est surtout la remise à Cannes des deux Palmes d’or aux frères Luc et Jean-Pierre Dardenne, pour Rosetta (1999) et L ’ Enfant (2005), puis plus récemment la nomination aux Oscars du film  Deux jours et une nuit (2014), qui marque la consécration du cinéma belge et le fait connaître à un plus large public. Le dernier film en date des frères Dardenne est La Fille inconnue (2016). Bien sûr, les diversités culturelles de la Belgique et de ses communautés font qu’il y existe des cinémas très différents. Mais, de plus en plus, un « cinéma belge » semble émerger, avec des caractéristiques qui lui sont propres, tant au niveau de l’esprit que des lieux de tournage ou des acteurs. Les films d’origine belge sont aujourd’hui présentés, reconnus, primés et appréciés internationalement, que ce soit lors de festivals ou dans la presse. Outre les frères Dardenne, parmi les réalisateurs belges, on peut citer, en vrac, Jaco Van Dormael ( Toto le héros, Le Huitième Jour ) ; Henri Storck (1907-1999), le maître du documentaire ( Misère au Borinage ) ; Benoît Lamy ( Home Sweet Home, Jambon d’Ardenne ) ; décédé en 2008, Stijn Coninx ( Daens, Urbanus ), Gérard Corbiau ( Le Maître de musique, Farinelli ), Alain Berliner ( Ma vie en rose ), André Delvaux (1926-2002, Belle , Benvenuta …), Chantal Ackerman ( Golden Eighties, Un divan à New York, Demain on déménage ), Bouli Lanners ( Eldorado , 2008), Marion Hansel ( Les Noces barbares , 1987), Frédéric Fonteyne ( Une liaison pornographique , 1994), Bouli Lanners ( Les Géants, 2011). En 2018, le réalisateur Lukas Dhont se fait connaître avec son film Girl, révélation belge lors du Festival de Cannes .
Côté acteurs et actrices belges, le plus célèbre pour les francophones (à l’exception sans doute de Jean-Claude Van Damme, dans un autre registre) est Benoît Poelvoorde, qui s’est fait connaître dans C’est arrivé près de chez vous , et poursuit depuis une belle carrière ( Les Convoyeurs attendent, Le Boulet, Podium , Rien à déclarer , Le Grand Bain...). Citons également Cécile de France ( L’Auberge espagnole, Irène, Mauvaise foi , Au-delà …) et Virginie Efira, une excellente actrice francophone ayant joué dans Un homme à la hauteur (2016) avec Jean Dujardin et dans Le Grand Bain (2018) en compagnie de Guillaume Canet et Benoît Poelvoorde. Autre acteur belge en vogue en France, François Damiens, dit François l'Embrouille. D'abord connu pour ses caméras cachés et pour le fameux Dikkenek , le Ucclois varie son registre avec de beaux rôles dans La Famille Bélier ou Ôtez-moi d'un doute . Aujourd'hui, il porte la double casquette d'acteur et producteur/réalisateur notamment avec Mon ket (2018). Il y a aussi Jérémie Rénier ( La Promesse, Le Pacte des loups, L’Enfant, Cloclo …), Pascal Duquenne (Prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 1996 pour son rôle dans Le Huitième Jour, de Jaco Van Dormael), Natacha Régnier ( La Vie rêvée des anges, 38 témoins, L’Écume des jours ,...), Émilie Dequenne ( Rosetta , La Meute, Möbius ...), Olivier Gourmet (Prix d’interprétation masculine au festival de Cannes pour Le Fils , des frères Dardenne, en 2002)… Enfin, n'oublions pas le grand Matthias Schoenaerts, révélé par  Bullhead  en 2011. Il enchaîne ensuite avec des productions françaises comme  De rouille et d'os (2012) et  Maryland (2015), puis s’internationalise avec  Quand vient la nuit (2014), Suite française (2015), Loin de la foule déchaînée (2015), The Danish Girl (2015), A Bigger Splash (2015) ou Frère ennemis (2018). En 2013, il avait remporte le César du meilleur espoir masculin pour  De rouille et d'os , devenant ainsi le premier acteur belge césarisé. En 2019, Anne Gruwez, juge d'instruction et vedette du film Ni juge ni soumise a reçu un Magritte et un César.
Par ailleurs, le cinéma en Belgique dispose d’écoles réputées internationalement : l’INSAS à Bruxelles et l’IAD à Louvain-la-Neuve.

Danse
La scène chorégraphique belge est très active. Parmi les chorégraphes les plus célèbres, on peut citer Anne Teresa de Keersmaeker qui, avec sa compagnie Rosas (www.rosas.be), révolutionna la danse en Flandre dès le début des années 1980. On retiendra également Jan Fabre, Michèle-Anne De Mey, Nicole Mossoux et Patrick Bonte, Michèle Noiret, Pierre Droulers ou encore Wim Vandekeibus. Enfin, l’incontournable Maurice Béjart, mort à l’âge de 80 ans le 22 novembre 2007. Marseillais de naissance, il est venu à Bruxelles créer, en 1960, le Ballet du XX e siècle. Après vingt-sept ans de création en Belgique, il a ensuite choisi Lausanne comme berceau de sa compagnie, le Béjart Ballet Lausanne. Certains Belges lui en ont d’ailleurs voulu de ce choix. Aujourd’hui, le dynamisme de la scène belge est notamment dû à la création de Charleroi-Danses (1991), le Centre chorégraphique de la communauté française de Belgique. Issu de l’ancien Ballet royal de Wallonie, il s’est orienté de manière radicale vers la création contemporaine et est devenu une institution de référence, non seulement en Belgique mais également sur le plan international.

Littérature
Bande dessinée
Prémices. Si les premières illustrations dans les publications belges remontent au XIX e siècle, la bande dessinée ne prend vraiment naissance qu’au début du XX e siècle. Les périodiques publient d’abord des bandes dessinées étrangères, principalement américaines. Mais la BD francophone va connaître un bouleversement radical en 1926, lorsque le Belge Georges Rémi, alias Hergé, publie la première aventure d’un héros désormais célèbre dans le monde entier : Tintin. Signalons qu’en 1930 Hergé donnera également le jour à deux gamins farceurs et typiquement bruxellois : Quick et Flupke . En 1934, les éditions Casterman, vieille et honorable maison tournaisienne, décident de reprendre à leur compte la publication en albums noir et blanc des aventures du jeune reporter à la houppe rebelle, accompagné de son fox-terrier blanc, et déjà bien connu des lecteurs du quotidien Le XX e siècle . Le véritable succès ne viendra qu’en 1942, avec le passage à l’album standard de 62 pages en couleur, L’Etoile mystérieuse .
A la même époque, Jean Dupuis, imprimeur à Marcinelle, est à la recherche de nouveaux débouchés. Il pense à la presse pour la jeunesse et aux modèles qu’offrent les publications françaises : Le Journal de Mickey (1934), Junior (1936), Robinson (1936) et Hop-Là ! (1937). Il a alors l’intuition géniale de faire appel principalement à des auteurs du cru, plutôt que de racheter les droits de séries américaines. En 1938, il lance l’hebdomadaire Spirou d’après la série homonyme dessinée par Rob-Vel. Avec Tintin et Spirou , le décor est planté. Il se complète lorsque, dans l’immédiat après-guerre, Raymond Leblanc, jeune éditeur de revues sentimentales et de cinéma, propose à Hergé de parrainer un hebdomadaire qui porterait le nom de son héros. Il publierait évidemment les Aventures de Tintin en couleur alors que la série est momentanément privée de support de publication. Le premier numéro de Tintin , le journal des jeunes de 7 à 77 ans, voit le jour le 26 septembre 1946, imprimé en héliogravure sur presses rotatives, une technique de pointe pour l’époque, permettant un bon rendu des couleurs. Ces deux revues vont bouleverser le paysage du 9 e art et lancer un nombre impressionnant d’auteurs devenus aujourd’hui incontournables. Cette double orientation des publications destinées à la jeunesse fait qu’il faut en réalité parler de deux écoles belges de bande dessinée : Marcinelle (faubourg de Charleroi, siège des éditions Dupuis) et Bruxelles.
Marcinelle. Dans le Spirou de l’après-guerre, la cheville ouvrière est sans conteste Joseph Gillain, dit Jijé : il assume à lui seul un nombre incroyable de tâches, passant sans complexe du réalisme ( Don Bosco ) à la caricature ( Blondin et Cirage ). Débordé, il fait appel à des débutants talentueux pour l’aider : André Franquin ( Spirou , Le Marsupilami , Gaston Lagaffe ) et Morris ( Lucky Luke ). Ils seront rejoints plus tard par Peyo ( Johan et Pirlouit , Les Schtroumpfs ), Roba ( Boule et Bill ), Maurice Tillieux ( Gil Jourdan ) et bien d’autres. Ensemble, ils forment l’école de Marcinelle. Ils ont en commun un sens aigu de la caricature, un goût prononcé pour l’humour et la parodie, une certaine rondeur du trait. La vocation humoristique de Spirou s’affirmera encore dans les années 1960, lorsque Charles Dupuis engagera comme rédacteur en chef Yvan Delporte, un ancien typographe dont l’humour ravageur s’infiltre dans bien des scénarios.
Bruxelles. Chez Tintin , Hergé n’est que conseiller artistique du journal, mais sa présence est très forte dans les premières années : il y fait entrer ses collaborateurs Edgard-Pierre Jacobs ( Blake et Mortimer ) et Jacques Martin ( Alix ), ainsi qu’un jeune dessinateur au talent éblouissant, Paul Cuvelier ( Corentin ). Il engage également le dessinateur flamand Willy Vandersteen ( Bob et Bobette ), Tibet ( Ric Hochet ), Dupa ( Cubitus )… et bien d’autres. Ils jettent les bases de l’école de Bruxelles dont les membres partagent un goût pour les récits fortement ancrés dans le réel et pour le détail minutieux, ce qui correspond à la volonté éditoriale de Raymond Leblanc. Graphiquement, l’école de Bruxelles se distingue par son trait au contour net et lisible, héritage direct d’Hergé, et ses mises en couleur raffinées et éclatantes, où l’influence de Jacobs est prépondérante. Ces auteurs prestigieux vont nourrir pendant plus de vingt ans le fonds de commerce des trois grands de l’édition belge (Casterman, Dupuis, Lombard), en faisant de leurs séries désormais mythiques de remarquables succès qui perdurent jusqu’à nos jours.
Paris. Dès les années 1970, la relève s’annonce difficile. Les éditeurs s’endorment sur le succès que leur assurent les auteurs maison et négligent d’assurer leur succession. Pire que tout, les grandes maisons s’enferment dans la routine d’un conformisme de plus en plus pesant alors que le passage à la BD adulte est amorcé par l’hebdomadaire Pilote , grâce à qui le genre devient un phénomène à la mode des années 1970. La BD éclate désormais en France à travers des supports comme L’Echo des Savanes (1972) ou Métal Hurlant (1975). Les principaux pouvoirs de décision de l’édition sont désormais établis à Paris. Dernière initiative de renouvellement d’un grand éditeur belge, le mensuel A suivre… , lancé par Casterman en 1978, est de fait une revue française. Pour les jeunes auteurs belges, l’héritage des anciens semble bien écrasant.
Bruxelles (bis). Pourtant, une autre école de Bruxelles existe bel et bien, qui ne demande qu’à s’affirmer. Depuis 1968, l’institut Saint-Luc, une des écoles supérieures des Beaux-Arts de Bruxelles, organise des cours de bande dessinée tout à fait sérieux. Dès 1972, sous la houlette de Claude Renard, cet atelier trouvera sa vocation définitive qui est de former des auteurs novateurs et polyvalents. Ce projet ambitieux se concrétise en 1977 par la publication d’un premier album collectif, autoproduit devenu mythique : Le 9 e Rêve . Quatre autres recueils seront publiés entre 1978 et 1984. De cette pépinière ont émergé quelques-uns des talents qui ont renouvelé la tradition franco-belge : Schuiten, Andreas, Berthet, Goffin, Sokal, Peeters, De Spiegheleer, Cossu, Bézian (un pseudo-Belge du grand Sud-Ouest)… En même temps, dans le courant des années 1980, quelques auteurs autodidactes vont parvenir, à force d’opiniâtreté, à briser le carcan du style école de Marcinelle et à le faire évoluer lentement. On peut citer Franck ( Broussailles ), Hislaire ( Bidouille et Violette ) devenu Yslaire ( Sambre ), ou Geerts ( Jojo ). A cette même époque, paraît également dans Spirou , « Germain et Nous », élucubrations existentielles d’une bande d’ados brossée par Frédéric Janin (futur Snuls).
Les années nonante et 2000. Quel serait actuellement l’état des stocks ? La morosité règne sur le paysage éditorial belge (comme ailleurs) égayé seulement par quelques succès commerciaux où l’on mise sur les valeurs traditionnelles ( Largo Winch et  Treize , par Van Hamme) ou sur le style cartoon ( Le Chat , par Philippe Geluck). Avec la disparition d’Hergé, de Jacobs et de Franquin, la BD classique est définitivement entrée dans l’histoire, et la mode de la ligne claire semble bien essoufflée. Face au poids des glorieux anciens précédemment cités, la nouvelle bande dessinée a eu un peu de mal à exister. La petite maison Fréo (créée par des petits jeunes sortis de l’institut Saint-Luc de Bruxelles qui ne se reconnaissaient pas dans les lignes proposées par les maisons traditionnelles), qui deviendra par la suite les éditions indépendantes Frémok, après la fusion avec la maison française Amok, témoigne parfaitement de cette tendance en proposant un cocktail de BD, graphisme et arts plastiques où le vent du Sud côtoie un cubisme ou un expressionnisme typiquement belges. En s’autoéditant sous toutes les formes (gravure, sérigraphie, offset), Frémok parvient à infiltrer le milieu BD. Pourtant peu encline à l’innovation, la BD franco-belge va pourtant peu à peu se moderniser, s’ouvrir à de nouvelles tendances et à de nouveaux formats. Et même les maisons historiques (Casterman, Dupuis, Le Lombard) s’émancipent peu à peu du traditionnel « 44 pages couleurs ». Le Bruxellois Philippe Tome, par exemple, inaugure la collection Cosmo, chez Dargaud. Par ailleurs, l’influence de la BD est bien présente en Belgique, notamment à Bruxelles où de grandes fresques ornent les murs et où il est possible de visiter la ville en suivant un parcours BD. Signalons aussi l’existence du Centre belge de la bande dessinée, qui concentre l’histoire passée, récente et future de la BD en Belgique et ailleurs, ainsi que l'ouverture en mai 2009 du musée Hergé, à Louvain-la-Neuve.
André Franquin (1924-1997). André Franquin est né le 3 janvier 1924 à Bruxelles. Il publie ses premiers dessins, en 1935, dans le quotidien La Nation belge. En 1942, il entre à l’école Saint-Luc de Bruxelles, section graphique. Fasciné par Disney, il rejoindra en 1944 le studio de dessins animés CBA où il rencontre Morris et Peyo. L’année suivante, il place des dessins dans Spirou et dans Le Moustique. L’éditeur Charles Dupuis demandera à Joseph Gillain (Jijé) d’achever sa formation. Celui-ci confie à Franquin la reprise de Spirou auquel il vient d’adjoindre Fantasio , ce qu’il fait en dessinant Le Tank , une histoire complète en 12 pages. Son premier album date de 1948 et regroupe quatre histoires (« Fantasio et son Tank », « Les Maisons préfabriquées », « L’Héritage de Spirou » et « Le Savant fou »). Franquin se consacrera ensuite entièrement au personnage de Spirou. Il donnera à la série toute son étoffe et ses plus beaux personnages : le comte et le maire de Champignac, Zorglub. En 1952, au cours de l’épisode Spirou et les Héritiers , il fait intervenir le Marsupilami, l’un des animaux imaginaires les plus fabuleux de la bande dessinée. En 1955, suite à un différend avec l’éditeur Dupuis, Franquin dessine aussi pour le Journal de Tintin ( Modeste et Pompon ). Présentée sous forme de gag en une page, cette série annonce celui qui sera son personnage le plus populaire : Gaston Lagaffe. Cet antihéros fait son apparition dans Spirou en 1957. En 1968, Franquin décidera de s’y consacrer entièrement, abandonnant alors Spirou et Fantasio en confiant la série à Jean-Claude Fournier. Il ne cédera cependant pas les droits du Marsupilami et, en 1987, décide de lui redonner vie avec Batem et Greg . Une maison d’édition est créée pour cette noble tâche : Marsu productions. Franquin disparaîtra, victime d’un malaise cardiaque, le 5 janvier 1997.
Hergé (1907-1983). Hergé est sans aucun doute l’un des dessinateurs les plus influents de l’histoire de la bande dessinée. Qui ne connaît pas son héros, reporter à la houppette rousse, toujours accompagné d’un petit chien blanc ? Lorsqu’il lui fallut trouver un nom d’artiste, Georges Rémi inversa simplement ses initiales : c’est par conséquent sous le pseudonyme d’Hergé (R. G.) qu’il est devenu le célèbre créateur de Tintin (peut-être le seul rival international de Mickey !). Hergé est célèbre pour avoir lancé la technique dite de la ligne claire, qui a été copiée par d’innombrables artistes. Enfant, Hergé fréquente les mouvements de jeunesse. Sa carrière artistique débute d’ailleurs dans une revue liée au scoutisme, Le Boy-Scout belge  : le jeune dessinateur y met en scène Totor, sorte d’esquisse de Tintin. Peu après, l’abbé Wallez, éditeur en chef du journal catholique de droite Le Vingtième Siècle, demande à Hergé de collaborer au supplément jeunesse du journal catholique, Le Petit Vingtième . C’est là que paraîtra, le 10 janvier 1929, le premier épisode de Tintin au pays des Soviets . Bien qu’Hergé ait créé par la suite d’autres personnages (Quick et Flupke ou Jo, Zette et Jocko), son nom restera à jamais associé à celui de Tintin. Mais, si Tintin est apprécié par presque tout le monde, la personnalité d’Hergé, elle, ne fait pas l’unanimité. On lui reprocha notamment la présence, dans les premiers épisodes des aventures de Tintin, d’un certain nombre de stéréotypes raciaux qui ne manqueront pas de consterner le lecteur contemporain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut l’un des rares artistes à accepter de travailler pour la presse nationale, alors sous la coupe de l’occupant allemand. C’est d’ailleurs à cette époque que paraissent certains de ses meilleurs albums : Le Crabe aux pinces d’or , marqué par l’apparition du capitaine Haddock, puis L’Etoile mystérieuse , Le Secret de la licorne, Le Trésor de Rackham le Rouge (avec encore un nouveau venu, le professeur Tournesol) et, enfin, Les 7 Boules de cristal. Mais, après guerre, certains l’accusèrent de collaboration, et il fut interdit de publication jusqu’à ce qu’en 1946 il lance, en collaboration avec Raymond Leblanc, le magazine Tintin . Celui-ci acquiert bientôt une immense popularité. En 1950, Hergé met sur pied son propre studio, qui accueillera des artistes comme Bob de Moor, Jacques Martin, Roger Leloup et Edgar P. Jacobs. Hergé meurt en 1983. Le récit sur lequel il travaillait alors – Tintin et l’Alph-art – est publié à titre posthume, inachevé, à l’état d’esquisses.
Les lettres flamandes de Belgique
Des pièces de théâtre, parmi les plus anciennes de l’Europe chrétienne, ont été conservées en néerlandais. C’est également en néerlandais que l’on connaît la meilleure version du Roman de Renart  : Van Den Vos Reynaerde (XIII e siècle). La littérature des Pays-Bas belges sera florissante jusqu’à la fin du XVI e siècle. Par la suite, une production mineure s’étiole pendant deux siècles pour disparaître durant la domination française. La renaissance de la littérature flamande est entamée par l’Anversois Hendrik Conscience (1812-1883), bientôt suivi d’une quantité d’écrivains d’inspiration le plus souvent rurale, nostalgiques de la Flandre d’autrefois. Cyriel Buysse (1859-1932) est le premier auteur à être reconnu en Hollande, grâce à une langue dégagée des scories du belgo-néerlandais truffé de gallicismes. Enfin, parmi les auteurs flamands modernes, le plus célèbre est certainement Hugo Claus (1929-2008), dont la réputation a largement dépassé les frontières de la Belgique.
Les lettres françaises de Belgique
Au Moyen Age, les grandes œuvres de la littérature romane se confondent avec ce qui deviendra la production française. A l’époque de la langue d’oïl, les œuvres venues du Nord se distinguent des autres par quelques traits dialectaux spécifiques, au même titre que les compositions champenoises ou normandes. Mais il faut attendre le XIX e siècle pour voir apparaître une littérature belge de langue française. Après l’indépendance de la Belgique, en 1830, divers milieux et personnages souhaitent que le jeune royaume se dote sans tarder d’une littérature nationale. On demande que les œuvres prennent pour thème quelques aspects de la Belgique ou de son histoire, et une conscience nationale qui se cherche accueille avec une bienveillance souvent injustifiée les récits ou les vers d’allure patriotique. Les lettres françaises de Belgique sont, dans leurs premières années, empreintes d’emphase. C’est Charles de Coster (1827-1879) – en fait, un Flamand écrivant en français – qui marque la rupture avec la prose éthérée antérieure, ancrant ses héros et leurs péripéties dans la réalité régionale ( La Légende d’Ulenspiegel , 1858) pour exprimer l’universalité des idées de liberté et de révolte.
Naturalisme et symbolisme. En 1881, Edmond Picard, avocat bruxellois, crée L’Art moderne , un journal hebdomadaire de critique artistique, musicale et littéraire. Militant socialiste, Picard souhaite une littérature « nationale » et engagée dans le combat politique et social. La même année, apparaît la revue La Jeune Belgique, créée par Albert Bauwens et Max Waller en 1881. Ces deux publications marquent l’entrée en scène d’une authentique génération d’écrivains, nourris du terroir et happés par la modernité à l’œuvre dans leur pays. Ils sont nés à Gand, à Anvers ou à Bruges, mais écrivent tous en français. La plupart sont d’origine aisée, mais ils refusent les valeurs prudemment traditionnelles de leur milieu culturel.
Les figures de proue en sont Georges Rodenbach ( Bruges la Morte , 1892), Emile Verhaeren ( Campagnes hallucinées , 1893, Villages illusoires , 1894, Villes tentaculaires , 1895). Maurice Maeterlinck (1862-1949) réinvente la langue française dans une œuvre symboliste, couronnée par le prix Nobel de littérature en 1911. Il reste d’ailleurs, à ce jour, le seul Belge à avoir obtenu le prix dans cette catégorie.
Début du siècle. Au début du XX e siècle, les grands noms qui émergent reflètent le tournant industriel, sa rationalité et la nostalgie bien vivante des paysages régionalistes perdus. Il en est ainsi de Camille Lemonnier décrivant avec lyrisme la force au travail. En 1881, il publie Un mâle , histoire des amours libres entre le braconnier Cachaprès et une jeune fermière nommée Germaine. Le scandale qu’il déclenche secoue l’indolence coutumière du public belge en matière de littérature, tandis qu’à Paris le livre, paru en 1881, suscite l’intérêt d’Alphonse Daudet, de Joris-Karl Huysmans… A la même époque, on peut également citer Georges Eekhoud (1854-1927), le poète naturaliste de la Campine anversoise dont la prose brûle d’une chaleur picaresque.
L’avant-garde d’entre-deux-guerres. Tous ces écrivains contribuent à répandre le goût de l’art et des lettres en Belgique, ébranlent les conformismes et les habitudes, et attirent sur le pays l’attention de l’étranger. La terrible commotion de la Première Guerre mondiale affecte également le milieu des lettres qui a éclaté sous le choc. Les engagements politiques, l’appartenance aux mouvements d’avant-garde prennent le pas sur l’appartenance belge. En contrepoint officiel, l’Académie de langue et de littérature française de Belgique est créée en 1921. La guerre finie, se développe à Anvers une intense activité intellectuelle qui se concrétise en 1920 par la naissance des revues Lumière (Roger Avermaete) et surtout Ça ira (sous l’impulsion de Paul Neuhuys). Sous ce titre s’affaire une avant-garde quelque peu disparate, unie davantage par ce qu’elle rejette que par ce qu’elle poursuit. Certains auteurs transforment les aléas de leur vie en matière littéraire originale et singulière. André Baillon, vaincu à Paris par le chagrin, la folie et la maladie ( Zonzon Pépette , 1923), Clément Pansaers, le révolutionnaire dadaïste réglant ses comptes avec le patriotisme belge ( Bar Nicanor, 1921).
Le surréalisme. C’est dans le mouvement surréaliste que va, comme en France, se manifester de la manière la plus « organisée » le rejet de la culture et de l’esthétique traditionnelles. Le mouvement français lancé par André Breton fait tache d’huile et gagne la Belgique. Il apporte sur la scène artistique et littéraire une cohérence théorique, une « logique » que les autres tendances novatrices, plus anarchiques, ne possèdent pas ou ne souhaitent pas. Dans les années 1920, Paul Nougé, cofondateur du Parti communiste belge, était entré en contact avec Breton. Autour de Nougé allait se rassembler une série de créateurs subversifs : René Magritte, Camille Goemans, Marcel Lecomte, Louis Scutenaire, Paul Colinet, plus tard Marcel Mariën. Ce groupe, dit « de Bruxelles », se développa à travers des tracts et des revues. Notons également le courant de la littérature prolétarienne dans laquelle Constant Malva s’est fait le chantre de la mine ( Le Jambot , 1952). A la même époque, plusieurs écrivains belges s’installent en France. Des auteurs aussi divers que Georges Simenon, Henri Michaux, Alexis Curvers, confisqués par le grand frère d’outre-Quiévrain, ont néanmoins laissé des traces de cette terre commune dans leurs œuvres.
En 1937, Charles Plisnier est le premier écrivain non français à obtenir le prix Goncourt ( Faux Passeports ). Il passe de la création surréaliste à l’engagement socialiste dont ses romans font la propagande épique.
Une littérature plus académique. Pendant l’occupation allemande, la censure veillant, la création littéraire est amenée à se réfugier dans des genres relativement détachés de la réalité contemporaine : le récit fantastique, le roman policier et la poésie non engagée. Ces genres poursuivent d’ailleurs leur essor après la Libération. Après la Seconde Guerre mondiale, les tendances révolutionnaires de l’entre-deux-guerres semblent complètement oubliées, l’américanophilie s’installe : l’heure n’est plus au pro-communisme ni même à une réflexion ou à une littérature engagées. Durant cette période, et sauf de rares exceptions, il n’y a pas d’avant-garde en Belgique, pas de contestation de l’ordre établi. Le plus célèbre auteur fantastique belge est certainement Jean Ray ( Les Contes du Whisky , 1925 ; Malpertuis , 1943), dont les meilleurs récits paraissent en pleine guerre. Dans ce genre, on peut également citer Franz Hellens, Thomas Owen, Marcel Thiry (qui écrit également de la poésie)… Parallèlement, plusieurs auteurs se consacrent au roman policier. On retiendra Stanislas-André Steeman ( L’assassin habite au 21, 1939) et, bien sûr, Georges Simenon, père du célèbre commissaire Maigret et écrivain belge le plus célèbre. Toutefois, quelques rares isolés se tiennent à l’écart de l’académisme officiel. Il s’agit souvent des survivants de l’aventure surréaliste ou de jeunes créateurs qui en ont été directement marqués. Henri Michaux publie, dans ces années, certains de ses plus beaux textes : L’Espace de dedans (1944), L’Infini turbulent (1957). Moins ésotériques sont les œuvres de Louis Scutenaire ( Mes inscriptions, 1945-1963), de Christian Dotremont, d’Achille Chavée… Elles ont, entre autres, l’intérêt de préserver un « contre-pouvoir » dans la sage Belgique littéraire de l’époque.
L’ère du roman historique. Dans les années 1960-1970, quelques auteurs, sans revendiquer nécessairement un engagement précis, rendent compte des luttes qui secouent le monde depuis la guerre, en ancrant leurs romans dans la réalité historique. C’est le cas de René Kalisky, qui publie Jim le Téméraire en 1973. L’auteur y illustre la fascination ambiguë que le nazisme a exercée sur tant d’hommes, et même sur ses propres victimes. Pierre Mertens, quant à lui, publie Les Bons Offices (1974) et Terre d’asile (1978), romans qui font référence à des événements historiques (indépendance du Congo, génocide biafrais, conflit israélo-palestinien, dictature chilienne) qui interfèrent avec des existences individuelles. A cette époque, la nécessité d’un renouvellement de la création littéraire semble de plus en plus à l’ordre du jour. Loin de toute théorie, de tout système, divers écrivains belges se risquent dans des voies originales, avec des œuvres souvent réalistes et évoquant l’environnement contemporain, ou au contraire s’aventurant dans le domaine du rêve, de l’utopie…
Aujourd’hui. Si Paris semble un passage obligé pour les auteurs belges, une nouvelle génération d’écrivains a vu le jour en Belgique francophone. La plus connue de ces écrivains est sans aucun doute Amélie Nothomb, qui connaît un beau succès international. Depuis 1992, où elle fut révélée avec L’Hygiène de l’assassin , la romancière publie chaque année un nouvel ouvrage. Si son œuvre est moins surprenante qu’à ses débuts, ses romans restent efficaces et attendus. Plusieurs fois primé (notamment par le prix Médicis pour son roman Fuir, en 2005), Jean-Philippe Toussaint est une des valeurs sûres de la littérature belge contemporaine. On citera également Henry Bauchau (mort en 2012), qui fait partie des auteurs belges les plus emblématiques avec notamment un travail sur l’actualisation de mythes fondateurs de notre civilisation européenne à travers des œuvres comme Œdipe sur la route (1990) et Antigone (1997). Sans oublier François Weyergans, membre de l’Académie française depuis 2009, qui s’est vu récompenser par le prix Renaudot ( La Démence du boxeur, 1992) et par le prix Goncourt ( Trois jours chez ma mère , 2005). Citons aussi Thomas Gunzig ( Mort d’un parfait bilingue , 2001 ; Assortiment pour une vie meilleure, 2009), Nicolas Ancion ( L'homme qui refusait de mourir, 2010 ; Courir jusqu’à New York, 2013)… Enfin, bien que nationalisé français, Didier Van Cauwelaert ( Rencontre sous X , 2002 ; Double identité , 2012) est également d’origine belge.
Littérature wallonne
La littérature wallonne, apparue au cours du XVI e siècle, s'est limitée d’abord à un jeu sérieux d’intellectuels avant de s'exprimer sous les formes les plus diverses : poèmes épiques et lyriques, quelquefois revendicatifs, théâtre, contes, cantiques, romans historiques et philosophiques. Une anthologie, parue en 1979, présente 296 textes de 104 auteurs. Le wallon est avant tout une précieuse langue, véhicule d’affection et de traditions orales, qui continue à vivre dans les chants et dictons, dans l’humour et les récits. A lire également, l’anthologie Poètes wallons d’aujourd’hui, rassemblée par Maurice Piron et parue aux éditions Gallimard en 1961. Tous les deux ans, la ville de Liège organise d'ailleurs un prix de la Littérature wallonne.

Médias locaux
Presse
Quotidiens nationaux
Le Soir – www.lesoir.be – Journal francophone de qualité au contenu neutre et de bon ton.
La Libre Belgique  – www.lalibre.be – Ce titre francophone de qualité s’est ouvert à de nouvelles thématiques sans renier ses origines catholiques et royalistes.
La Dernière Heure  – www.dhnet.be – Quotidien populaire. Cahier des sports bien fourni.
De Morgen – www.demorgen.be – Quotidien flamand de qualité, réputé plutôt à gauche.
De Standaard  – www.standaard.be – Quotidien flamand conservateur.
Het Laatste Nieuws  – www.hln.be – Journal flamand populaire.
Het Nieuwsblad – www.nieuwsblad.be – Quotidien populaire néerlandophone, concurrent du précédent.
L’Echo – www.lecho.be – Quotidien francophone de l'économie et de la finance.
De Financieel Ekonomische Tijd – www.tijd.be – Quotidien flamand de l'économie et de la finance.
Quotidiens régionaux
La Capitale – www.lacapitale.be – Bruxelles.
La Meuse – www.lameuse.be – Liège.
La Nouvelle Gazette  – www.lanouvellegazette.be – Charleroi.
La Province – www.laprovince.be – Mons.
Gazet Van Antwerpen  – www.gva.be – Anvers.
Het Belang van Limburg – www.hbvl.be – Hasselt.
Magazines
En plus des magazines français présents en grand nombre et dont certains sont déclinés en une version belge ( Paris-Match, Téléstar, Elle …), il existe des magazines spécifiquement belges.
Ciné Télé Revue est un véritable phénomène : près d’un francophone sur dix l’achète chaque semaine, pour y lire les programmes télé et les dernières rumeurs sur les stars. Télé Moustique est une référence intéressante pour son programme télévision, ses dossiers truculents : en été, le supplément avec l'ensemble des festivals de Belgique est fort utile. Dans la même catégorie encore, on trouve également, Télépro (deuxième magazine francophone en termes de chiffres de vente).
Côté « newsmagazine », le Vif/L’Express , fait autorité en Belgique francophone. Trends/Tendances est quant à lui un hebdomadaire économique très complet.
Les jeunes femmes belges chérissent Flair , les plus âgées préfèrent Femme d’aujourd’hui. Enfin, pour les frustrés des satires du Canard enchaîné , il faut se tourner le jeudi vers Pan ou Père Ubu (bien que ceux-ci aient tendance à être très populistes dans leurs attaques). Si vous parlez flamand, ne ratez pas Humo , un hebdo télé qui se mêle de tout, ou P Magazine, plutôt réservé aux hommes.
Radio
Deux styles de radio coexistent : les stations généralistes (info, humour et service) et les stations musicales. Bel RTL et La Première sont les radios généralistes les plus écoutées. En matière d’humour en fin d’après-midi, Les Grosses Têtes (Bel RTL) sont en concurrence avec Le Jeu des dictionnaires (La Première). Côté musical, Radio Contact propose de la variété grand public ; Classic 21 (RTBF) se spécialise dans le rock adulte ; Radio Nostalgie dans la chanson française ; NRJ, Fun Radio Belgique visent des publics plus jeunes ; Pure FM est la radio des jeunes adultes branchés ; Musiq3 (RTBF) diffuse uniquement de la musique classique. Côté flamand, les chaînes publiques sont omniprésentes, les radios privées ne bénéficiant pas d’émetteurs puissants.
Télévision
Si la Belgique a été le premier pays câblé d’Europe dans les années 1970, le royaume a entrepris de rattraper son retard de la fin des années 1990 en matière de chaînes par satellite. Les ménages belges sont suréquipés : plus de 95 % des familles ont au moins une télévision. La majorité dispose du câble et donc d’une trentaine de chaînes belges, françaises, néerlandaises, allemandes, britanniques, turques, grecques, espagnoles, italiennes ou même américaines. Le paysage audiovisuel belge se divise entre chaînes publiques comme La Une, La Deux et la Trois, depuis fin 2010 seulement (RTBF d’expression francophone) ou comme Eén et Canvas (VRT d’expression néerlandaise) ou encore BRF-TV dans les Cantons de l’Est germanophones, et chaînes privées concurrentes : RTL-TVI, Club RTL et Plug TV, AB3 et AB4 dans le sud du pays, VTM, Kanaal 2 et VT4 dans le nord.
Des chaînes locales complètent l’offre télévisuelle belge (Télé Bruxelles, RTC à Liège, No Tele à Tournai…). En matière de chaîne cryptée, BeTV (ex-Canal Plus) propose films et séries en avant-première, pendant que la télévision numérique Belgacom TV a acquis les droits de retransmission des matchs du championnat de football.


RTL TVI
avenue Jacques Georgin 2
Schaerbeek
✆ +32 2 337 68 11
www.rtlinfo.be
redaction@rtl.be

On pense directement à la chaîne de télévision privée RTL TVI bien que le groupe international RTL propose d'autres médias. En télévision, on retrouve RTL TVI mais aussi Club RTL et PLug RTL. Le public est principalement familial. Les chaînes proposent de l'info, des divertissements, des avant-premières de grands films et séries. Chacun y trouve son compte. Pour la radio, Bel RTL avec les Grosses Têtes, Fun Radio et Radio Contact. Présent sur internet avec le site RTL Info dédié uniquement à ... l'info !

Musique
Classique
Sans doute parce que ses plus grandes gloires datent de l’époque déjà lointaine de la Renaissance, la musique belge est peu connue en dehors des cercles d’initiés. On a conservé très peu d’œuvres de la polyphonie du Moyen Age, née au XIII e siècle.
Au XV e siècle. Les compositeurs wallons Johannes Ciconia et Guillaume Dufays ont vécu à la fin du XV e siècle. Ciconia est un grand maître de l’Ars Nova qui se répand à travers la France et l’Italie. Sont également connus Gilles Binchois, né à Mons vers 1400, et Pierre de La Rue, né à Tournai en 1460, qui fera carrière à la cour de Maximilien d’Autriche. Le compositeur Josquin des Prés, né dans le Hainaut en 1440, fait quant à lui carrière en Italie avant de finir comme chanoine à Sainte-Gudule de Bruxelles. Johannes Ockeghem, né vers 1480 peut-être à Termonde, entre Gand et Bruxelles, est le grand maître du contrepoint. D’abord chantre à la cathédrale d’Anvers, il est attaché à la cour de France sous Charles VII, Louis XI et Charles VIII.
Le plus célèbre musicien d’Europe est, au XVI e siècle, Roland de Lassus, dit aussi Orlando di Lasso. Né à Mons vers 1530, il exerce son art en Italie, puis à la cour de Bavière. Ses compositions sont considérées comme le sommet et l’aboutissement de l’âge de la polyphonie. Adrien Willaert, né à Bruges en 1480, auteur de messes, motets et madrigaux, est maître de chapelle de l’église Saint-Marc de Venise.
Au XVII e siècle, Henri Du Mont, né en 1610 à Villers-l’Evêque, devient maître de chapelle de Louis XIV.
Au XVIII e siècle, un Liégeois, resté un peu plus connu que les précédents, fera carrière à Paris sous plusieurs régimes : André-Modeste Grétry, auteur d’opérettes fameuses, Richard Cœur de Lion , Zémir et Azor, Céphale et Procris , etc. Un autre Wallon, François-Joseph Gossec, né à Vergnies en 1734, influencera toute la musique française du XVIII e siècle. Son œuvre la plus connue est sa Messe des Morts . A Bruxelles, capitale des Pays-Bas autrichiens, une ville également musicale, la cour de Charles de Lorraine entretient plusieurs compositeurs de talent : Van Helmont, De Groes, Van Maldere…
C’est encore un Liégeois, César Franck (1822-1890), qui fondera un des grands mouvements de la musique française. Un des franckistes les plus fidèles est le Verviétois, Guillaume Lekeu, né en 1870, et prématurément décédé à l’âge de 24 ans. Sa Sonate pour piano et violon reste l’un des chefs-d’œuvre du répertoire. A côté d’eux, d’honnêtes compositeurs des XIX e et XX e siècles, comme Peter Benoît, François-Auguste Gevaert, Paul Gilson, Jean Absil, etc., méritent un intérêt poli. En 1846, un petit Dinantais lance une série d’instruments à vent de son invention, dont certains connaîtront quelques succès au XX e siècle ; il s’appelle Adolphe Sax (1814-1894).
Au début du XX e siècle, le violoniste virtuose Eugène Ysaye est mondialement connu. Ce favori de la reine Elisabeth de Belgique, fondateur de l’école belge du violon, aura également de nombreux disciples en France, aux États-Unis et en Russie. Il sera à l’origine de l’une des plus prestigieuses compétitions de musique au monde : l’illustre concours Reine Elisabeth. Le dernier représentant célèbre de cette école est Arthur Grumiaux (1921-1986). Aujourd’hui, le Belge le plus connu dans le domaine de la musique classique est sans doute le chanteur d’opéra José Van Dam, qui a été fait baron par le roi Albert II en 1998, en reconnaissance de son immense carrière. Les baroqueux flamands, Philippe Herreweghe (chef d’orchestre) et Sigiswald Kuijken (violoniste et chef d’orchestre), ont également fait les beaux jours de la Flandre et de la France réunies. Ceux qui s’intéressent à l’histoire de la musique du XX e siècle connaissent le rôle qu’a joué Paul Collaer, pianiste, musicologue, conférencier, critique qui a aidé les plus grands compositeurs du siècle et a créé nombre de leurs œuvres à Bruxelles. Enfin, dans le registre moderne lyrique, citons le compositeur Wim Mertens, un peu de la même veine que l’Anglais Michael Nyman.
Les deux grandes institutions de Bruxelles pour les concerts classiques et l’opéra sont le Palais des Beaux-Arts et le Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles.
Jazz, rock, pop et variétés
Évidemment, tout le monde connaît Jacques Brel, véritable maître de la chanson francophone. Il reste le plus célèbre et le plus admiré des chanteurs du « plat pays ». Mais il serait cependant dommage de penser que la musique belge se limite à son représentant le plus illustre. Non, on ne parle pas seulement de la Danse des canards de l’illustre inconnu J.-J. Lionel… Les noms d’Adamo, Julos Beaucarne, Maurane, Axelle Red, Annie Cordy, Jo Lemaire (inoubliable pour sa reprise de Ne me quitte pas ), Frédéric François ou encore Helmut Lotti vous disent certainement quelque chose ? Eh bien oui, ils sont tous belges ! Et leur renommée dépasse largement les frontières du royaume. Côté flamand, on retiendra Arno (qui chante en français), ainsi que, presque inconnus des francophones, Wil Tura, Raymond Van Het Groene Woud, Ferré Grignard, Johan Verminnen… Et puis la vague des bardes, post-hippies, à la verve « médiévo-folk », comme Willem Vermandere, Wannes Vandevelde, Pol Rans et Dirk Van Esbroek qui fait du tango en flamand. Les années 1980 virent le succès de chanteurs comme Pierre Rapsat, Plastic Bertrand, Lio… Dans les années 1990, Clouseau, groupe pop flamand (en néerlandais puis en anglais) rencontre pas mal de succès en Belgique et aux Pays-Bas. C’est également à cette époque que se développe la New Beat, mouvance qui perce à l’étranger, bientôt suivie de la techno, avec, comme effet, la multiplication des studios en Flandre et même en Wallonie, ainsi que des labos clandestins qui fabriquent les pilules d’ecstasy. Dans un autre style, pur belge, le groupe décalé Sttellla ( Faites la mouche, pas la guêpe, ou encore Manneken Pis Not War ) rencontra un grand succès en Wallonie. On peut également citer Vaya con Dios, mené par la chanteuse Dani Klein, qui s’est également imposée dans le paysage musical belge et international avec des sonorités très jazzy et un style piano-bar. Au rayon world music , les Belges ne sont pas en reste non plus. Le groupe féminin belgo-congolais Zap Mama qualifie volontiers son œuvre de musique ethnique bruxelloise. Côté jazz, Jacques Pelzer, Toots Tielemans, Philip Catherine, Charles Loos ne sont pas des inconnus. Et ce n'est pas fini ! Les années 1990 ont vu émerger des groupes rock et pas des moindres comme dEUS et son charismatique meneur, Tom Barman. Peu après, des groupes comme K’s Choice, Hooverphonic, Zita Swoon, Ozark Henry ou An Pierlé ont atteint également une réputation internationale.
Si le succès a d’abord débuté côté flamand, dans les années 2000, il s’étend à la Wallonie, et l’on voit apparaître une nouvelle scène belge, principalement francophone, grâce à Sharko, Girls in Hawaii, Ghinzu et Hollywood Porn Star, dont l’impact international reste cependant plus limité que celui de leurs prédécesseurs.
Aussi, de nos jours, des étoiles montantes ne cessent de s'affirmer comme la voix de  Raggamuffin  qui n'est autre que Selah Sue   ou encore celle de  Lucky you  que l'on doit à Alice on the roof... née à Soignies ! Enfin, impossible de ne pas clôturer cette rubrique sans parler des DJs belges, étoiles montantes de ces dernières années. Lost frequencies s'est fait connaître en Europe avec son mix Are you with me ? sorti en 2014, il s'est notamment produit à Tomorrowland en 2017 et 2018 ainsi que sur la Grand Place de Bruxelles en 2016 pour le concert de Noël. Henri PFR est un autre DJ belge âgé d'à peine 23 ans se produisant dans le monde entier.
Rap, hip-hop
La scène rap et hip-hop se fait de plus en plus connaître en Belgique. L'auteur, compositeur et interprète bruxellois le plus célèbre est Stromae, connu depuis le lancement de son titre Alors on danse en 2010. Véritable phénomène dans le monde de la musique francophone, Stromae condense dans ses albums hip-hop, musique électronique et chanson française. Le tout avec une énergie sans égal ! Même si le Maestro prend une pause à durée indéterminée, il travaille en coulisse avec de nombreux artistes belges et internationaux.
Damso est un rappeur belge repéré par Booba et connu pour ses titres Macarena et Bruxelles Vie . Caballero & JeanJass ainsi que Roméo Elvis se sont fait connaître ces dernières années et sont présents dans de nombreux festivals en Belgique et en France. La petite sœur de ce dernier, Angèle, se fait connaître grâce à son album Brol devenu disque d'or en 2018. Les titres les plus célèbres de la chanteuse belge sont : Tout oublier et La Loi de Murphy .


DJs belges, super stars !

On connaît souvent leurs œuvres mais pas leurs noms. Pourtant, ils méritent d'être rappelés car les DJs belges n'en ont pas fini de nous faire danser,... so Let's Party  !
Dimitri Vegas & Like Mike sont sans aucun doute à placer en haut de l'affiche vu leur reconnaissance internationale. Ces dernières années, ils ont même été sacrés meilleurs DJs du monde. Aussi, ils ont été choisis pour composer l'hymne des Diables Rouges pour l'Euro 2016, Melody .
En dehors du duo de choc, il y a aussi Lost frequencies , Yves V, Netsky et Henri Pfr. On reconnaît le talent du célèbre Lost frequencies ( Reality, Are you with me, Beautiful Life, Here with you...) ou du fameux Yves V connu dans le milieu, sans oublier Netsky qui fait vibrer les nouvelles générations grâce à Puppy et ses autres compositions et Henri Pf, jeune DJ connu notamment grâce à son titre Flames .


Festivals

Durant l’été, de nombreux festivals se déroulent dans le pays tout entier. Ils sont omniprésents en Belgique : les Francofolies de Spa font la part belle aux artistes belges et étrangers de langue française ; Couleur Café à la world music ; Pukkelpop et Dour rassemblent les amateurs de musiques alternatives. Enfin, l’incontournable festival rock de Werchter, malgré le drame de l'édition 2011, prend souvent des allures de Woodstock revisité, grâce à une affiche de célébrités internationales et un terrain bien boueux.
Informations : www.festivals.be

Peinture et arts graphiques
Le pays de Van Eyck, de Bruegel (le grand peintre flamand qui s’intéressa à la vie campagnarde et aux mythes religieux à travers notamment La Tour de Babel , 1563), de Rubens, l’héritier du classicisme italien et créateur du baroque moderne du nord de l’Europe, de Jordaens, de Memling, de Van Dyck (qui a traité en peinture autant les sujets religieux que les scènes de la vie quotidienne), a de tout temps produit d'innombrables artistes. Ceux-ci ont influencé toute l’Europe. Les grands moments : l’âge des primitifs flamands, du XIV e au XV e siècle ; la Renaissance, au XVI e siècle ; la Contre-Réforme, au XVII e siècle ; et la période 1850-1940. Mis à part Delvaux et Magritte, personnalités emblématiques du surréalisme de la première moitié du XX e siècle, les autres peintres de cette période sont souvent assez méconnus du public étranger. Heureusement, ils sont bien représentés dans les grands musées du pays : Rik Wouters, James Ensor, Constant Permeke, Gustaaf Van de Woestijne, Roger Somville, Léon Spilliaert, Anton Carte… En 1945 est fondée La Jeune Peinture belge , une association artistique (1945-1948 puis 1950 à aujourd’hui) qui aura une place majeure dans l’histoire de l’art de l’après-guerre en Belgique. Avec sa devise «  Servir l'art belge vivant, sans préjudice d'école et de tendance  », l'association encourage tous les talents belges. C'est ainsi que des artistes plus récents ont pu connaître la consécration, rappelons les noms de Pierre Alechinsky, Pol Bury, Marcel Broodthaers, Panamarenko, Jean-Michel Folon, Pierre Caille, Serge Creuz, Jean-François Octave, Pascal Bernier, auxquels on peut également ajouter quelques photographes : Stephan de Jaeger, Marina Cox, André Jasinsky, Hugues de Würstemberger.
Jan (1390-1441) et Hubert Van Eyck (1366-1426)
Jan est le plus célèbre des frères Van Eyck et le principal représentant des primitifs flamands. Les caractéristiques fondamentales du style de Van Eyck sont la reproduction d’espaces en trois dimensions grâce à la perspective aérienne, la plasticité des formes et la représentation réaliste des personnages et de leur proche entourage. Toutes ces caractéristiques sont bien illustrées dans L’Agneau mystique , exposé à la cathédrale Saint-Bavon de Gand. Ce polyptyque comporte une inscription selon laquelle l'œuvre aurait été commencée par Hubert Van Eyck et achevée par son frère Jan, en 1432. En dehors de ce chef-d’œuvre exceptionnel, la production de Jan Van Eyck est composée surtout de représentations de la Vierge Marie et de portraits. La date de naissance exacte de Jan Van Eyck reste inconnue. La paternité des œuvres de Van Eyck antérieures à 1426 (mort d’Hubert) est discutée et l’attribution à Hubert ou à Jan est délicate. L’apport technique de Van Eyck à la peinture occidentale est capital. Il a porté la technique de la peinture à l’huile et le réalisme des détails (notamment le rendu des matières) à un sommet jamais atteint avant lui.
Pierre-Paul Rubens (1577-1640)
Pierre-Paul Rubens naît en 1577 à Siegen, près de Cologne, où ses parents flamands étaient partis s’installer. C’est onze ans plus tard, après la mort de son père, qu’il rentre à Anvers, où il apprend le flamand, le français et le latin. Il commence ensuite son apprentissage de la peinture, apprentissage qu’il poursuivra en Italie. Durant cette période (1600-1608), il apprend à connaître les Vénitiens, le Corrège ou Le Caravage, et entame une extraordinaire carrière dans toute l’Europe (France, Espagne, Pays-Bas, Angleterre…). A son retour en Belgique, l’artiste s’affranchit en partie des influences reçues, pour aborder, développer son style propre, ample et baroque, où les effets dramatiques sont appuyés par des couleurs brillantes et par une composition dynamique. Avec ses peintures religieuses, Rubens se place au service de la Contre-Réforme catholique, mais il reste également célèbre pour ses compositions profanes, dans lesquelles il élabore l’image d’une femme sensuelle et charnelle.
James Ensor (1860-1949)
Peintre, dessinateur, graveur, James Ensor est né à Ostende en 1860. Après une première initiation à l’Académie d’Ostende, il suit, de 1877 à 1880, les cours de l’Académie des beaux-arts de Bruxelles. Rentré à Ostende, que désormais il ne quittera que rarement, il se réfugie sous les combles de la maison familiale et y réalise ses premiers chefs-d’œuvre d’un réalisme affranchi. Ces toiles suscitent sarcasmes et incompréhension en raison des sujets jugés trop prosaïques ainsi que de l’affranchissement de la technique qui augure en Belgique d’un impressionnisme autochtone.
En 1883, il participe à la création du groupe d’avant-garde, Les Vingt, dont il deviendra l’un des membres les plus contestataires. Bien que son œuvre soit principalement symboliste, Ensor est un précurseur de l’expressionnisme. Il crée un monde fantastique en exagérant les couleurs, les lignes et les formes. Il a une vision pessimiste de la vie et se représente souvent sous les traits souffrants du Christ. On remarque également les masques, thème central de son œuvre, qui représentent le côté obscur de la nature humaine. A 28 ans, il peint L’Entrée du Christ à Bruxelles , son œuvre la plus célèbre, alors très controversée. Soutenu toutefois par quelques intellectuels clairvoyants, tels Emile Verhaeren et Eugène Demolder, Ensor est exposé à Bruxelles lors des salons annuels de la Libre Esthétique qui succède aux Vingt. En 1894, il expose à Paris, mais son œuvre suscite peu d’intérêt. Ce n’est qu’au début du XX e siècle que le génie d’Ensor commence enfin à être reconnu et qu’il accède à une célébrité qui ne s’est pas encore démentie. En 1930, Ensor est anobli. Il décède le 19 novembre 1949, dans sa ville natale.
Léon Spilliaert (1881-1946)
Originaire d'Ostende, Léon Spilliaert aime se promener la nuit dans la cité balnéaire déserte et en rapporte des vues nocturnes de plages, digues, places... On retrouve dans ses œuvres une grande solitude, un sens de la mélancolie et une noirceur envoûtante. Le peintre a fréquenté le milieu du symbolisme belge, dont l'écrivain Maurice Maeterlinck (Prix Nobel de littérature en 1911) et le poète Emile Verhaeren.
Paul Delvaux (1897-1994)
Paul Delvaux est né le 23 septembre 1897 à Antheit, près de Huy. Il marque très tôt de l’intérêt pour la pratique du dessin et l’étude de la musique. Après sa formation à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, Delvaux est influencé par l’impressionnisme et l’expressionnisme. Après la visite de l’exposition Minotaure du Palais des beaux-arts de Bruxelles, en 1934 (Magritte, De Chirico, Dali), Delvaux s’oriente vers le surréalisme ( Pygmalion , 1939), dont il deviendra l’un des représentants les plus célèbres. Il a une prédilection pour les objets mystérieux dans un univers de rêve inquiétant, mêlé d’érotisme. Parmi ses œuvres figurent notamment la série  Squelettes (1939-1944), La Voix publique (1941), Le Jardin nocturne (1942), Les Courtisanes (1943), La Ville lunaire (1944), La Tentation de saint Antoine (1945-1946). En 1950, il est professeur de peinture monumentale à l’Ecole nationale supérieure d’art et d’architecture de Bruxelles, où il enseigne jusqu’en 1962. Le chemin de fer occupe durant cette période une place centrale dans sa peinture ( Trains du soir, 1957). Il réalise également d’importantes décorations, au Kursaal d’Ostende, au Palais des Congrès de Bruxelles, à l’Institut de zoologie de Liège et dans la maison Perier à Bruxelles. Paul Delvaux, qui effectue des séjours de plus en plus fréquents sur la côte belge, s’installe à Furnes en 1969. La fondation Delvaux est créée en 1980 ; un musée consacré à l’artiste est ouvert à Saint-Idesbald en 1982. L’artiste meurt à Furnes, le 20 juillet 1994.
René Magritte (1898-1967)
Né en 1898, dans le Hainaut, au sud de la Belgique, Magritte est un artiste de renommée internationale, l’un des principaux représentants du surréalisme. Alors qu’il est adolescent, sa mère se suicide et est retrouvée noyée, une chemise lui masquant le visage. Son souvenir est sans doute à l’origine de nombreuses peintures où Magritte présente des figures voilées. Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, il est employé comme dessinateur dans une usine de papier peint et, parallèlement à ce travail, peint des toiles abstraites. Sa découverte de l’œuvre de Giorgio De Chirico sera pour lui une véritable révélation. Il adopte désormais une facture réaliste pour représenter des objets quotidiens, comme des chaussures, des clés, une pipe (la fameuse Trahison des images : « Ceci n'est pas une pipe ») … organisés selon des rapports formels déroutants et dans des situations invraisemblables. A Bruxelles, le groupe surréaliste belge se constitue peu à peu autour de Paul Nougé, Louis Scutenaire, E.L.T. Mesens, Marcel Lecomte, Camille Goemans et… Magritte. Il partira ensuite pour Paris où il fréquentera André Breton, chef de file du surréalisme français, et tout son entourage parisien. Il revient ensuite à Bruxelles, en 1931, et devient le chef de file des surréalistes belges. Il meurt en 1967, après avoir peint plus de 1 000 tableaux.

Festivités

Mars


CARNAVAL DE BINCHE
Binche
www.carnavaldebinche.be
tourisme@binche.be
En 2019, le carnaval a eu lieu les 3, 4 et 5 mars.

C'est l'un des incontournables avec les 900 Gilles qui se sont quasiment appropriés le nom de la ville. Un peu comme Dunkerque ne laisse pas le temps de récupérer des fêtes de fin d'année, Binche finit d'achever les plus farouches avec ces jours gras jusqu'au cortège du mardi gras qui voit défiler un cortège forcément immense, avec les Gilles mais aussi les « carnavaleux ». Le carnaval est carrément classé patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'Unesco...
Le carnaval de Binche est certainement le plus célèbre de tous les carnavals de Wallonie. On peut décomposer la période de carnaval en deux parties : les trois jours « gras » (du dimanche au mardi gras) et l’avant-carnaval ou temps des « Soumonces ». Le carnaval débute 49 jours avant Pâques (et donc, il s’agit également d’une fête mobile) tandis que les Soumonces commencent six semaines avant ces fameux jours gras. On célèbre un carnaval de style binchois dans toute la région, de La Louvière à Charleroi en passant par de nombreux villages des alentours, mais celui de Binche est le plus traditionnel et certainement le plus « codifié ». Le personnage central est le Gille, dansant au son des fifres, des cuivres, des tambours et d’une grosse caisse. On compte de plus en plus de gilles dans chaque « société », celles-ci étant au nombre de onze. Les gilles de Binche ne sortent qu’un seul jour (le mardi) et doivent respecter certaines coutumes : être binchou (Binchois) d’origine, ne jamais se déplacer sans musique (au strict minimum un tambour), ne pas s’asseoir en public et, sans doute le plus difficile, ne jamais être saoul ! Les autres personnages du carnaval de Binche sont l’Arlequin, le Paysan et le Pierrot.
Maison du Tourisme du Val de Sambre – Thudinie. ✆ +32 71 59 54 54.


CARNAVAL DE BINCHE - Gilles de Binche.
© J.charles cuvelier – Fotolia


CARNAVAL DE MALMEDY
Malmedy
www.malmedy.be
jean.maus@malmedy.be
En 2019 le carnaval a eu lieu du 2 au 5 mars.

Le carnaval de Malmédy, dit Cwarmé, compte parmi les plus pittoresques de Belgique. Les « longs-nez » taquinent les passants, qui leur paient parfois un verre pour s'en débarrasser. Et les Haguètes, principaux personnages du carnaval, immobilisent leurs victimes avec un « happe-chair » pour qu'elles demandent pardon. Quatre jours de liesse populaire, au terme desquels on brûle la Haguète.


CARNAVAL D'EUPEN
Werthplatz
Eupen
✆ +32 8 022 76 64
www.ostbelgien.eu
info@ostbelgien.eu
En 2019 le carnaval a eu lieu du 28 février au 4 mars.

Très apprécié dans les cantons de l'est, il bénéficie d’une grande renommée et s'étale sur plusieurs jours. Son nom parle d'ailleurs de lui-même : le carnaval ce sont « les jours fous » ! Honneur aux femmes, car ce sont elles qui ouvrent le bal avec le « jeudi des vieilles femmes », le jeudi qui précède le mardi-gras. Ce jour-là, la gent féminine prend le pouvoir et défile joyeusement dans la rue. Ensuite, viennent les festivités du dimanche du carnaval : entre le cortège et les festivités, soyez sûrs que vous ne vous ennuierez pas ! Vient ensuite le Rosenmontag (en français, le lundi des roses) : il s'agit du point d'orgue du carnaval d'Eupen. Pour l'anecdote, le nom vient du carnaval de Cologne et des coutumes du pape qui, au Moyen Âge, consacrait le lundi avec une rose avant la période de carême.


MUSEUM NIGHT FEVER
BRUXELLES
www.museumnightfever.be
joy@brusselsmuseums.be
Prochaine édition le 14 mars 2020.

Ce sont une vingtaine de musées de la capitale qui s'habillent de leur plus bel habit pour accueillir les jeunes talents musicaux. Ambiance jusqu'à 3h du matin avec les After party ... de quoi découvrir expositions et collections d'une manière originale !

Avril


CAVALCADE DE HERVE
Herve
www.cavalcadeherve.be
herve.cavalcade@gmail.com
A 20 km de Liège.
Le lundi de pâques.

Si vous cherchez où terminer le lundi de Pâques, il n'y a pas à hésiter : Herve propose cortège et surtout feu d'artifice. C'est l'un des plus somptueux cortèges de la Province de Liège. En effet, pas moins de trente chars locaux et régionaux seront tractés par des chevaux de trait ! L'événement se déroule tout au long du week-end de Pâques, du vendredi au lundi.


SERRES ROYALES DE LAEKEN
Domaine royal de Laeken
Avenue du Parc royal
Laeken
✆ +32 2 513 89 40
www.monarchie.be
Métro : Stuyvenbergh ou Bockstael. Bus : Serres royales.
Ouvert du 19 avril au 10 mai 2019. Fermé le 23, 29 avril et le 6 mai 2019. 2,50 € par adulte. Gratuit pour les moins de 18 ans.

Au printemps durant trois semaines environ, ce joyau architectural, voulu par Léopold II et dessiné par Alphonse Balat (professeur du célèbre Victor Horta), ouvre ses portes. Les serres abritent la plus ancienne collection de camélias au monde, des orangers bicentenaires et des milliers de plantes ramenées du Congo. Visite dépaysante dans le jardin privé du roi à ne pas rater.

Mai


LA DUCASSE DE MONS OU LE DOUDOU
MONS
www.doudou.mons.be
ot3@ville.mons.be
Le 27 mai 2018.

Chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’Unesco, la Ducasse de Mons (ou Doudou) a lieu tous les ans le dimanche de la Trinité, soit une semaine après la Pentecôte. La Ducasse s’organise autour de deux manifestations fondamentales : La procession du Car d’Or et le combat dit « Lumeçon », lesquelles sont le prolongement de la cérémonie de la Descente de la chasse de sainte Waudru, fondatrice de la cité montoise, le samedi soir. Le dimanche matin, les reliques de la sainte partent en procession dans les rues de la ville sur un char d’apparat : le « Car d’Or ». A la fin de la procession, le public se rassemble massivement derrière le Car d’Or. Dans l’enthousiasme général et une grande émotion, des milliers de personnes poussent alors l’attelage au sommet du raidillon pavé qui longe la Collégiale « Sainte-Waudru ». La légende dit que le Car d’Or doit gravir d’un seul élan la rampe pour éviter le malheur à la ville. Dans la foulée, le combat dit Lumeçon commence : devant l’Hôtel de Ville, des milliers de personnes se sont rassemblées. Saint-Georges, accompagné des personnages du Lumeçon (Diables et Chins-Chins, Hommes blancs et Hommes de Feuilles, Pompiers et Policiers) va combattre le Dragon durant une demi-heure d’intense exaltation rythmée par le son frénétique du « Doudou » (air traditionnel). Le Dragon est enfin terrassé par Saint-Georges d’un dernier coup de pistolet. L’ensemble des personnages du Lumeçon rentre dans la cour de l’Hôtel de Ville. La foule enthousiaste scande « Et les Montois ne périront pas ! ». Le destin de la cité est sauvé et la fête populaire peut continuer : retraite aux flambeaux, festival de musiques militaires, concerts et braderie.
Maison du Tourisme de la Région de Mons.  ✆ +32 65 33 55 80. www.visitmons.be

Juillet


LES ARDENTES
Parc Astrid
Liège
www.lesardentes.be
info@lesardentes.be
Deuxième semaine de juillet.

C'est l’événement du mois de juillet à Liège ! Chaque année, une programmation de qualité surprend les festivaliers. De nombreux artistes ont été présents lors des dernières éditions : Wiz Khalifa, Lil Pump, BigFlo et Oli... En 2019, les Black Eyed Peas fouleront la scène du festival qui, pour une dernière année, se tiendra sur les abords de la Meuse avant de déménager en 2020 vers Rocourt.


DOUR MUSIC FESTIVAL
Dour
www.dourfestival.be
weare@dourfestival.be
2 e ou 3 e semaine de juillet.

Le Festival de Dour prend place dans la province du Hainaut. En 2018, Dour Festival s'est installé sur un nouveau site afin d'offrir à ses festivaliers une expérience encore plus exceptionnelle au milieu d'un champ d'éoliennes. Ambiance, rencontres, amusement, rêve et fête sont les maîtres mots. On retrouve différents styles de musique : rock, rap, hip-hop, techno, électro, métal, house... Lors de l'édition 2018, le festival a accueilli plus de 220 000 personnes durant 5 jours. Il existe différentes possibilités de logements : camping, festihuts , festicabins , tipis et la nouveauté : le Green Camping. Le festival se veut durable et met donc en place différentes alternatives afin d'offrir une réelle expérience dans le respect de l'environnement.


MA FESTIVAL BRUGGE
BRUGES – BRUGGE
www.mafestival.be
info@mafestival.be
Fin juillet – Début août.

Le Festival de musique ancienne de Bruges ou MAfestival de Bruges est spécialisé en musique ancienne. Un événement connu dans le monde entier par les connaisseurs mais ouvert à tout public. Belle découverte !


GENTSE FEESTEN – FÊTES DE GAND
Gand
www.gentsefeesten.be
gentinfo@stad.gent
Mi-juillet.

Les rues de la ville sont en ébullition dix jours durant. Les Gentse Feesten, c'est la fête de l'année à ne pas manquer avec les Gantois. Concerts, spectacles... Soirées DJs avec des invités de renommée internationale chaque soir. Le rendez-vous de toutes les générations.


OMMEGANG
Grand-Place
BRUXELLES – BRUSSEL
✆ +32 2 512 19 61
www.ommegang.be
info@ommegang.be
Métro, tram, bus : Bourse.
Mercredi 26 et vendredi 28 juillet 2019.

Près de 1 400 figurants se rassemblent chaque année à l'occasion de l'Ommegang. Il s'agit de la plus ancienne évocation historique bruxelloise qui commémore la joyeuse entrée de Charles Quint au XVI e siècle. La plupart des participants sont des descendants de personnages historiques et défilent en costume d'époque. Pour rendre l'événement encore plus caractéristique, des géants représentants Saint-Michel, Sainte-Gudule ou encore le cheval Bayard paradent dans les rues de Bruxelles.


ROCK WERCHTER
Werchter
www.rockwerchter.be
pers@rockwerchter.be
A 15 km au nord de Louvain.
Fin juin – début juillet.

L'un des plus grands festivals de rock en plein air en Europe. Chaque année, l’affiche est excellente. Souvent complet plusieurs semaines à l’avance.


TOMMOROWLAND
Rumstsestraat 27
Rumst
www.tomorrowland.com
2 e et 3 e week-ends de juillet.

Festival créé en 2003 qui est aujourd'hui de renommée mondiale. Dreamville accueille les festivaliers des quatre coins du monde. De nombreux DJ se sont déjà produits sur scène : Avicii, David Guetta, Steve Aoki, Dimitri Vegas & Like Mike, Calvin Harris... Ce n'est pas seulement la line-up qui attire les festivaliers mais également l'ambiance, le cadre et les décors qui vous plongent dans un monde enchanté et de rêve comme l'indique son nom « Dreamville ».


VILLAGE GAULOIS
Place Saint-Paul
Liège
Fin juin, début juillet.

Chaque année, le village pose ses valises pour deux à trois semaines de vacances dans le centre de Liège. C'est un voyage dans le temps qui nous propulse directement chez les Gaulois ! Ici, la convivialité règne, d'ailleurs, les 40 chalets proposent de nombreuses boissons et produits artisanaux. Il y a également une piste de pétanque, de quoi nous transporter bien au-delà de l'été. 25 e édition en 2019.


VISITE DU PALAIS ROYAL
Place des Palais
BRUXELLES – BRUSSEL
www.monarchie.be

Chaque année après la fête nationale (21 juillet), le Palais royal ouvre grand ses portes au public pendant environ un mois et demi. Les touristes et curieux traversent les différents salons d’apparat qui accueillent ordinairement chefs d’État et personnalités lors des cérémonies officielles. Depuis 2002, leur majesté classique est rehaussée par la présence d’œuvres d’art contemporain avec, notamment, la Salle des miroirs et son plafond aux mille nuances : Jan Fabre l’a recouvert d’un million et demi de carapaces de scarabées !

Août


BRUSSELS SUMMER FESTIVAL
Place des Palais
BRUXELLES – BRUSSEL
✆ +32 2 474 83 16
www.bsf.be
info@bsf.be , mario@bsf.be
5 jours à la mi-août.

Le cœur de l'été est synonyme de musique et de fête dans la capitale. Le festival est devenu un rendez-vous multiculturel et festif inévitable. Grâce à des prix démocratiques et une vaste programmation, il attire de plus en plus de festivaliers belges et internationaux en plein centre de Bruxelles à proximité de la gare centrale.
Autres adresses : Mont des Arts. • Place du Musée


DUCASSE D'ATH
Ath
www.ducasse-ath.be
office.de.tourisme@ath.be

Fête populaire par excellence, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2005, elle a plus de cinq siècles derrière elle ! La fête revêt un caractère tout à fait unique de par l’originalité de ses chars et de ses géants. Les « postures » ne sont visibles qu’une seule fois par an lors de la sortie du cortège. Originalité des danses des géants, qualité des musiques, magnifiques décorations des chars et baisers chastes de M. et Mme Goliath, voilà ce qui vous attend.
Maison du Tourisme du pays de Charleroi. ✆ +32 71 86 14 14 www.paysdecharleroi.be


FÊTES DU 15 AOÛT
Outremeuse
Liège
www.visitezliege.be
info@visitezliege.Be
Du 14 au 16 août.

Chaque année, le quartier d’Outremeuse s'enjaille à l'approche de ces festivités populaires et traditions religieuses. Avec plus de 250 000 visiteurs, la fête commence par la traditionnelle sortie du « Bouquet » garni de 3 000 fleurs de soie. Le 15 août, se déroulent une messe en plein air avec sermon en wallon et la procession de la Vierge Noire (datant du XVI e siècle). Les festivités se terminent par l’enterrement de « Matî l’Ohè » : l’incinération et les funérailles d’un os, symbolisant les restes des festivités, le tout se clôturant par un bal populaire et un feu d’artifice. Durant ces trois jours, de nombreux Liégeois et touristes assistent à des spectacles de marionnettes au musée Tchantchès, au cortège folklorique (avec fanfares, confréries, marcheurs, sociétés de tir, groupes d’animation, chars et géants) et à des concerts gratuits. Les festivités sont aussi (surtout ?) l'occasion d'un grand rassemblement populaire durant lequel le péket coule à flots, ou presque. Coloré, aromatisé avec divers parfums : cuberdon, violette, citron, chocolat blanc, caramel..., on le boit dans les bistros ou à des stands disposés spécialement pour l'occasion dans la rue et de sa consommation émanent souvent de joyeuses retrouvailles.
Maison du Tourisme du Pays de Liège. ✆ +32 4 221 92 21. www.visitezliege.be


LE TAPIS DE FLEURS
Grand-Place
BRUXELLES – BRUSSEL
✆ +32 2 513 89 40
www.flowercarpet.be
karel.goethals@flowercarpet.be
Métro, tram et bus : Bourse.
Se produit vers la mi-août, les années paires. Vue panoramique depuis le balcon de l'hôtel de ville : 6 €. Gratuit pour les enfants jusqu'à 10 ans.

Le Tapis de Fleurs s'étend sur 75 m de long et 24 m de large en plein centre de la Grand-Place. Les artisans assemblent des bégonias directement sur les pavés de la place, sans couche de terre. Chaque année, celui-ci est réalisé sur une thématique différente. En 2018, le Mexique était mis à l'honneur. Cette tapisserie végétale peut s’admirer depuis le balcon de l’hôtel de ville.

Septembre


FÊTE DE LA BD
Place des Palais
BRUXELLES – BRUSSEL
www.visit.brussels/fr/sites/comicsfestival
Du 13 au 15 septembre 2019.

La bande dessinée est présente partout à Bruxelles : dans les musées, dans des expositions, sur des fresques murales... elle devait donc avoir sa propre fête ! Divers concerts, des séances de dédicace et des rencontres avec des auteurs sont prévus. Un défilé avec des ballons géants représentant des personnages de bande dessinée est également organisé lors de cette fête. L'événement est entièrement gratuit.


FÊTES DE WALLONIE
Partout en Wallonie
✆ +32 81 222 999
www.fetesdewallonie.be
ccqn@fetesdewallonie.be
Mi-septembre.

C’est le rendez-vous incontournable pour tous les Wallons. Des concerts et autres événements festifs et populaires sont organisés dans différentes villes : Liège, Namur, Mons et autres villages proposent une multitudes d'activités. L’occasion est de mettre en exergue le folklore, la gastronomie et le patrimoine. Événement entièrement gratuit avec des activités pour les personnes de tous âges.


JOURNÉES DU PATRIMOINE
✆ +32 85 27 88 80
www.journeesdupatrimoine.be
info@journeesdupatrimoine.be
Du 7 au 8 septembre 2019. CB non acceptée.

L’objectif des Journées du Patrimoine est de réunir le public et son patrimoine. Lors d'un week-end, diverses entreprises, institutions publiques et maisons privées sont accessibles aux visiteurs afin de mettre en valeur le patrimoine belge. Les Journées poursuivent leur action de valorisation, de protection et d’admiration d’un patrimoine d’exception qui attire, chaque année, de plus en plus de visiteurs. Les Journées du Patrimoine sont organisées avec le concours de très nombreux organisateurs, tels des propriétaires privés, des représentants des pouvoirs publics, des institutions, des associations, etc. Ces collaborations sont essentielles dans la réussite de l’événement.

Octobre


FESTIVAL DES CHRYSANTHÈMES
Japanse Tuin
Hasselt
Mi-octobre.

Même si les chrysanthèmes ont une réputation de deuil et de tristesse, au Japon, ces fleurs sont synonymes de pur bonheur. Pour donner à ces fleurs la place qu'elles méritent, le jardin japonais organise tous les ans un festival autour de cette fleur.


GENT FESTIVAL VAN VLAANDEREN
Gand
www.festivalgent.be
gent@festival.be
Septembre-octobre.

Deux semaines de concerts dans toute la Flandre : classique, jazz, musique du monde... Il y en a pour tous les goûts indoor et outdoor .


NUIT BLANCHE
BRUXELLES – BRUSSEL
✆ +32 2 279 64 21
www.nuitblanche.brussels
nancy.galant@brucity.be
Le 1 er samedi d'octobre.

Insolite et surprenant. Vous avez une nuit entière pour redécouvrir Bruxelles à travers chants, danses, installations et spectacles, mais aussi pour vous laisser surprendre et pour voir sous un autre œil des lieux insolites du cœur de la capitale comme des vitrines, des cours d'école, des églises... Une nuit pour faire la fête et vivre ensemble la ville.

Novembre


FÊTE PATRONALE DE SAINT-HUBERT
Saint-Hubert
✆ +32 061 61 30 10
www.belgique-tourisme.fr/
info@saint-hubert-tourisme.be

Saint Hubert, le patron des chasseurs, est fêté en fanfare tous les ans en novembre dans la basilique qui lui est consacrée. Une messe bénit chiens et chevaux. La fanfare du Royal Forêt Saint-Hubert fait retentir ses trompes. Chiens et cavaliers défilent avec leurs plus beaux atours. Un marché artisanal est installé. Des démonstrations de dressage de chien et de fauconnerie sont également réalisées. C'est aussi l'occasion d'expositions sur le thème de la chasse. Une sortie à ne pas manquer pour les amoureux des chiens et de la chasse. A Saint-Hubert, vous verrez aussi une statue du cerf crucifère.

Décembre


MARCHÉ DE NOËL DE GAND
Sint-Baafsplein
Gand
De décembre à début janvier. Sint-Baafsplein, Klein Turkije et Korenmarkt. Ouvert du lundi au jeudi de 12h à 1h, le vendredi de 12h à 2h, le samedi de 11h à 1h et le dimanche de 11h à 2h.

Une cinquantaine de chalets de bois qui se prêtent au jeu des idées cadeaux et des illuminations uniques dans la ville.


MARCHÉ DE NOËL DE LIÈGE
Liège
www.villagedenoel.be
info@enjeu.be
Du 30 novembre au 30 décembre 2019.

C’est le plus grand mais aussi le plus ancien des marchés de Noël de Belgique. Pendant cinq semaines, plus de deux cents chalets s'ouvrent pour proposer une multitude d’idée cadeaux. Au Village de Noël, les dégustations vont bon train et les rendez-vous gastronomiques sont incontournables ! Quatre thèmes sont au programme : le Chalet Gruyère, la Maison ardennaise, la Maison du Péket et le Chalet « Au pied des pistes ». Le Village de Noël, c’est aussi son Conseil Villageois et sa Mairie... de quoi rappeler l'esprit frondeur des Liégeois. A découvrir absolument. En 2018 Liège a été élue Capitale européenne de Noël.


PLAISIRS D’HIVER
Place Ste-Catherine
BRUXELLES – BRUSSEL
✆ +32 02 318 64 70
www.plaisirsdhiver.be
tourist@visit.brussels
Métro : Sainte-Catherine ou De Brouckère. Tram et bus : De Brouckère.
De fin novembre à début janvier.

C'est le grand événement de l’hiver. 1,5 km de parcours illuminé autour de la Grand-Place et des animations en tous genres pendant un mois. Décor féerique, arbre de Noël géant, merveilleux marché de Noël avec plus de 140 chalets, grande roue illuminée, manèges, animations de rue et patinoire. Odeur de vin chaud et tartiflettes... Tout est prévu pour plonger visiteurs et habitants dans une bulle magique et féérique. L'ambiance y est vraiment super !


SCULPTURES SUR GLACE ET MARCHÉ DE NOËL DE BRUGES
BRUGES – BRUGGE
www.sculpturedeglace.be
info@ijssculptuur.be
De fin novembre à début janvier. Grote Markt (place du marché) et place Simon Stevinplein. Ouvert tous les jours de 10h30 à 22h (vendredi et samedi jusqu'à 23h).

Outre le traditionnel marché de Noël, on compte aussi une patinoire en plein air et le prestigieux Festival de sculpture de neige et de glace soit 300 000 kg de glace cristalline, 400 tonnes de neige fraîche et 40 artistes internationaux à pied d'œuvre. A voir !

Cuisine belge

Clouons le bec une bonne fois pour toutes aux mauvais esprits qui osent encore présenter la Belgique comme le pays de la « frite mayonnaise » et de la bière. Certes, le royaume belge consomme beaucoup de frites (mais quel délice !) et de bière… La bière est à la Belgique ce que le vin est à la France ! Plus de 450 variétés sont produites dans le pays. Mais la Belgique n’a vraiment pas à rougir de sa gastronomie, avec une tradition culinaire de choix et une vraie culture de la haute cuisine. Pour preuve, proportionnellement au nombre d’habitants, la Belgique possède autant d’étoiles au Michelin que la France.
A ce titre, la Flandre entretient une grande tradition culinaire qui a depuis longtemps gagné ses galons. Cuisine traditionnelle, nouvelle cuisine et spécialités régionales font bon ménage. La Belgique s'enorgueillit aussi de ses 80 sortes de fromages ainsi que de son savoir-faire en matière de chocolat et de pâtisseries.
Le royaume regorge de restaurants en tout genre, du plus populaire au plus raffiné. Les cafés, qui servent souvent aussi à manger, sont souvent la meilleure solution pour qui veut goûter une cuisine honnête sans se ruiner. En outre, la plupart des cafés ordinaires offrent une carte de petite restauration : spaghettis, soupes, sandwichs et tartes salées…
En revanche, si les plats sont moins nombreux, ils sont plus copieux. Dans les restaurants traditionnels, certaines entrées semblent quasiment incontournables : tomates-crevettes (farcies à la mayonnaise et aux crevettes grises), quelquefois les fondus au fromage (des croquettes au parmesan) et les croquettes aux crevettes grises, servies avec des brins de persil également frits. En saison, les cartes présentent les délicieuses asperges à la flamande (nappées d’une sauce au beurre agrémentée d’œuf dur écrasé et de persil haché). Comme en France, l’indéracinable steak-frites s’accompagne de sauces au choix : béarnaise, au poivre, provençale, au roquefort …

Produits caractéristiques
Pour un repas pris sur le pouce, les frituur – qui vendent des frites à toutes les sauces ainsi que des saucisses et boulettes – sont de rigueur. Les gastronomes qui veulent s’essayer à la cuisine locale auront le choix entre une viande préparée à la bière ou à l’alcool de genièvre, ou un poisson servi grillé ou en sauce, le tout accompagné de chicons (sachez que les chicons sont les endives françaises) ou witloof (endives). Le lapin figure aussi souvent à la carte (très bien cuisiné !). Quant aux moules-frites, c’est un incontournable !
Quelques plats typiquement belges
L’Américain est l’équivalent du steak tartare, proposé nature ou préparé. Garniture d’un pistolet, ou américain-frites au restaurant. Dans ce cas, les bonnes maisons le préparent sous vos yeux.
Les boulets liégeois : mi-bœuf, mi-porc, ces boulets sont pétris avec de la mie de pain, sel, poivre, échalotes et épices, et servis avec de la sauce au vrai sirop de poire de Liège. On les mange, bien sûr, accompagnés de frites.
Les carbonnades flamandes : morceaux de viande de bœuf, bouillis dans une sauce à la bière légèrement sucrée et souvent agrémentée de pruneaux.
L e choesels au madère. Selon les uns, il s’agirait des attributs virils du taureau, selon d’autres, le choesel est simplement le pancréas de la bête.
Le coucou de Malines et la poularde de Bruxelles figurent dans les listes habituelles de plats traditionnels.
L’escavèche : une préparation assez vinaigrée d’anguilles marinées.
Le jambon d’Ardenne.
Le lapin à la bière : recette que l’on trouve principalement dans le sud du pays, mais aussi dans le nord de la France.
Les moules-frites : superstars, moules parquées, c’est-à-dire d’élevage, garanties non polluées, et assaisonnées de diverses sauces (vin blanc, crème, tomatée…).
Le pistolet (mot à origine liégeoise) : petit pain croquant fourré de fromage, jambon, saucisson ou d'américain...
La salade liégeoise : un mélange de lardons caramélisés, de pommes de terre et de haricots princesse, nappés de la graisse des lardons déglacée au vinaigre.
La tarte al djote  : piquante tarte salée à la maquée (fromage frais) de la région de Nivelles.
La truite ardennaise : farcie au jambon fumé ou aux lardons.
Le waterzooï  : préparation de poulet ou de poisson cuit dans un bouillon avec des légumes et des pommes de terre, servi nappé du bouillon de la cuisson, enrichi de crème fraîche, de jaunes d’œufs et d’un soupçon de citron.
La croquette de crevettes.
Fromages
La Belgique possède une grande culture fromagère, de tradition principalement monastique. Les recettes autrefois élaborées et réalisées dans les abbayes continuent d’être produites dans des structures plus adaptées au marché, même si beaucoup de petites productions locales perdurent. Quelques chiffres, pour preuve de l’importance du fromage dans la culture gastronomique du royaume : plus d'une centaine de sortes de fromage recensées, une consommation moyenne de 20 kg de fromage par an et par habitant… La Belgique se place au troisième rang des consommateurs, derrière la France et l’Italie. Les Belges ne consomment pas seulement des fromages nationaux, puisque le pays importe une quantité non négligeable de fromages étrangers et notamment français. Compte tenu du nombre de fromages produits sur le sol belge, il est impossible de tous les énumérer. Mais la diversité devrait contenter tous les palais : pâte dure, pâte molle, pâte cuite, avec et sans croûte, fort ou doux…
De nombreuses localités possèdent leur spécialité. Parmi quelques fromages remarquables : le fromage trappiste de Chimay ou encore de l’abbaye d’Orval, celui de l’abbaye de Maredsous, le Beauvoorde, l’incomparable Remoudou de Herve (certainement l’un des meilleurs fromages au monde, très piquant et odorant) ! Le mieux étant évidemment de les goûter !
En-cas
Vous êtes plutôt salé et n’avez qu’une petite faim ? Dans la rue, vous aurez le choix entre les innombrables baraques à frites ( fritkot à Bruxelles ou friteries en français) qui vous assassineront d’un cornet de frites bien croustillantes additionnées de mayonnaise ou des classiques sauces tartare, andalouse ou américaine. A accompagner de boulettes de viande ou de saucisse préparées à la friture, appelées fricadelles. Si vous n’avez pas envie de manger trop gras, achetez des caricoles, petits escargots de mer. Malheureusement, on ne les trouve pas partout. Ceux qui ont un petit creux pourront aussi opter pour un pistolet. La plupart des boucheries en vendent à toute heure du jour, et il n'est pas impossible de les consommer dans certains cafés, si vous prenez une boisson, bien sûr.
Vous préférez manger sucré. La gaufre de Liège bien chaude, dont l’irrésistible parfum flotte dans toutes les rues commerçantes, sera appréciée. Les gaufres de Bruxelles – plus grandes mais nettement plus légères que leurs copines de Liège – font le bonheur des dames à l’heure du thé et de tous les flâneurs du bord de mer. Elles sont souvent nappées de crème Chantilly.
Dans les pâtisseries, les étalages alignent maintes bonnes choses, mais les plus simples sont les meilleures : tarte au maton (une tarte fermée, fourrée d'une farce très légère au fromage blanc : un délice !), tarte au sucre, tarte au riz, tarte à la frangipane... On retiendra aussi les spéculoos, le cramique (brioche parfumée aux raisins), le craquelin (brioche au sucre), les cuberdons (bonbons aux parfums de framboise et de guimauve) et, bien entendu, le chocolat !
Goûtez aussi au massepain, une sorte de pâte d'amandes très sucrée qui prend la forme de petits cochons roses et de fruits au moment de la Saint-Nicolas et des fêtes de fin d'année. Le massepain cuit est moins écœurant, plus léger, et encore plus tentant.
Boissons
Bières. Cette boisson nationale s’habille de plus de 1 000 étiquettes et il s’en crée chaque semaine qui recouvrent en réalité 200 à 300 variétés réellement différentes, dont des bières au kiwi ou à la banane ! A la différence de la plupart des pays de bière, la Belgique a conservé de nombreuses brasseries artisanales. Une centaine au total est recensée, allant de l’entreprise familiale au groupe industriel exportateur. D’ailleurs, sur le fronton de la Maison des Brasseurs à Bruxelles, on peut lire : « Des bienfaits du ciel et de la terre, par la grâce de saint Arnould et le savoir des hommes, est née cette boisson divine : la bière ».
Vins. Le vin belge existe. On a d’ailleurs pratiqué la culture de la vigne au plat pays dès le IX e siècle. Celle-ci fut ensuite abandonnée vers la fin du XVIII e . Mais, depuis quelques années, elle fait sa réapparition. Il y aurait aujourd’hui en Belgique entre 75 et 100 hectares de vignes : à Torgny, le village le plus méridional du pays ; dans le Hainaut, à Trazegnies, à flanc de terril, sur les coteaux de Huy ; à Villers-la-Ville ; dans le Hageland (Brabant flamand)… Des exploitations généralement de taille modeste. C’est au nord du pays, entre Tongres et Maastricht, que se trouve le vignoble le plus important, le Wijnkasteel Genoels-Elderen, qui s’étend sur 16 hectares.
La Belgique dispose depuis quelques années de plusieurs appellations d’origine contrôlée : Hageland (1997) et Haspengauw (2000) en Flandre et, depuis 2004, Côtes de Sambre et Meuse et Vin de pays des jardins de Wallonie côté francophone. En 2008 sont venues s’ajouter les AOC « vin mousseux de qualité de Wallonie » et « crémant de Wallonie ». Vous trouverez les meilleurs crus dans certains restaurants, magasins, et même dans les grandes surfaces.

Habitudes alimentaires
Les Belges se nourrissent d’un copieux petit déjeuner (aliments sucrés et souvent aussi salés), d’un déjeuner assez léger et souvent pris sur le pouce par la population active (on parle d’ailleurs de dîner), et d’un dîner (dit souper) copieux, généralement accompagné de bière ou de vin. En Belgique, vous ne trouverez pas forcément le traditionnel programme : entrée, plat, fromage, dessert. Attention toutefois : la plupart des Belges mangent tôt (parfois même à 18h30), et certains restaurants ferment tôt, particulièrement en dehors des grandes villes (en dehors des mois de juillet et d’août, il est courant que les restaurants ne servent plus après 21h !). Il est donc prudent de ne pas arriver trop tard. Les croissants du petit déjeuner sont concurrencés par les couques au beurre et aux raisins secs ainsi que les pains au chocolat.

Recettes
Moules à la bière blanche
Ingrédients.  Pour 1,5 kg de moules (1 personne) : • 2 bouteilles de bières blanches • 2 branches de céleri blanc • 2 jeunes poireaux • 1 oignon • 50 g de beurre • 8 dl de bouillon de poisson • ail • ciboulette • sel • poivre.
Préparation.   Nettoyez les moules puis plongez-les au fur et à mesure dans une casserole avec 1 bouteille de bière, du sel et du poivre. C’est le moment où elles se gorgent de liquide. Cuisez ensuite le tout à feu vif et à couvert jusqu’à ce que les moules soient bien ouvertes. Secouez puis séparez les moules de leur jus de cuisson que vous réserverez pour plus tard. Emincez finement les légumes et la ciboulette et faites-les revenir avec le beurre. Ajoutez la seconde bière, le bouillon, le jus de cuisson puis salez et poivrez. Une fois les légumes cuits al dente , intégrez les moules et parsemez de ciboulette. N’oubliez pas les frites en accompagnement, et la mayonnaise.
Boulets liégeois
Ingrédients (pour 10 boulets) : • 1 kg de hachis mélangé porc et bœuf • 2 œufs • 2 échalotes • 2 gros oignons • de la chapelure • environ 30 g de persil haché • farine • de la cassonade (genre de sucre brun – impératif pour la recette !) • sel et poivre • et environ 150 g de « Sirop de Liège » (également impératif pour la recette et à se procurer en Belgique).
Préparation. Commencez par mélanger le hachis avec le persil, les échalotes (tous hachés au préalable) et les œufs. Assaisonnez éventuellement. Une fois la préparation homogène, ajoutez-la chapelure et mélangez à nouveau. Formez des boulettes d'environ 120 g puis roulez-les dans la farine et faites-les cuire dans de l'huile à la poêle. Comptez environ 10 min sur chaque face à feu moyen.
Émincez les oignons et tombez-les au beurre pour qu’ils prennent une couleur foncée puis ajoutez la cassonade et laissez caraméliser. Singez avec 2 cuillères à soupe de farine, mélangez. Ajoutez le sirop de Liège, mélangez et mouiller avec environ 1/2 litre d’eau puis portez à ébullition puis ajoutez les boulettes de viande et faites cuire à couvert 1 heure à feu doux. Vérifiez la consistance de la sauce, liez au besoin avec de la maïzena. Servez !
Carbonnade flamande
Ingrédients. Pour 4 personnes. 1 kg de carbonnade de bœuf • 100 cl de gueuse • 6 oignons • 2 tranches de pain blanc • 2 c. à soupe de sucre brun • 1 cl de vinaigre • 2 c. à soupe de moutarde • 50 g de beurre • 1 branchette de thym • 1 feuille de laurier • 1/2 bouquet de persil • 15 g de farine de blé • sel • poivre.
Préparation. Pelez les oignons et coupez-les en rondelles. Rincez le persil. Faites chauffer le beurre dans une cocotte. Saisissez la viande de toutes parts, puis la sortir de la cocotte. Faites brunir les oignons dans la graisse de cuisson et saupoudrez de farine. Poursuivez la cuisson pendant une minute tout en remuant. Ajoutez la bière et continuez de remuer jusqu’à ébullition. Rajoutez la viande dans la cocotte et incorporez le thym, le laurier, le bouquet de persil, le sucre et le vinaigre. Salez et poivrez. Posez le couvercle sur la cocotte et faites mijoter le contenu pendant une heure. Enduisez les tranches de pain de moutarde et les déposer dans la sauce. Faites mijoter le tout encore une heure et demie. Servir avec des frites ou des pommes de terre cuites à l’eau.
Spéculoos
Ingrédients. • 350 g de farine • 250 g de cassonade (sucre brun) • 250 g de beurre • 1 œuf • 1 cuillère à café de mélange d'épices à spéculoos (clous de girofle moulu, cannelle, anis, muscade, gingembre) • 5 g de levure • 5 g de sel.
Préparation. Versez dans un saladier le sucre, le mélange d'épices, le beurre mou et l’œuf. Mélanger jusqu'à obtention d'une pâte. Ajouter la farine petit à petit, la levure et le sel. Faire une boule avec la pâte, l'emballer de film plastique et la laisser reposer 12 heures au frigo. Étalez la pâte et découpez des rectangles sur 3 mm d'épaisseur. Cuire au four 10 min à 200 °C.


Réforme de l'arrêté royal « mayonnaise » (10 juin 2016)

Le ministre flamand de l’Economie et de la Consommation, Kris Peeters, a fait inscrire dans la loi un texte qui ébranle l’un des fondements de la gastronomie belge : la teneur minimale en matière grasse de la mayonnaise est désormais abaissée de 80 % à 70 % et celle en œufs, de 7,5 % à 5 %. Fait-il attention à sa ligne ? Non, il s'agit ainsi de permettre aux entreprises belges de faire face à la concurrence étrangère qui, préservée des règles en vigueur au royaume, produit déjà des sauces avec moins de matière grasse et d’œufs.

Jeux, loisirs et sports

Disciplines nationales
Cyclisme
La Belgique est une terre de tradition cycliste : de nombreux champions belges ont marqué ce sport, comme Eddy Merckx, cinq fois vainqueur du Tour de France, ou Johan Museeuw, plusieurs fois champion du monde. Aujourd'hui, Tom Boonen, Philippe Gilbert et Greg Van Avermaet (vainqueur du titre olympique sur route à Rio, 2016 et du Paris-Roubaix, 2017) sont les figures de proue du cyclisme belge. Il n’est donc pas étonnant que le cyclotourisme soit une des manières les plus adéquates pour traverser ce petit pays.
L’ensemble du territoire (et surtout la Flandre) est desservi par un réseau de voies aménagées pour des promenades familiales, ou des excursions plus sportives dans les Ardennes ou dans les Fagnes.
Pendant la saison (de la fin de l’hiver au début de l’automne), d'innombrables courses cyclistes sont organisées à travers le royaume. Les plus connues sont Liège-Bastogne-Liège (courue fin avril), le Tour des Flandres (créé en 1913) et le Tour de Belgique (relancé en 2002 après une interruption de 12 ans).
Pour avoir un aperçu de la popularité de ce sport, il faut regarder le film avec Benoît Poelvoorde, Le Vélo, de Ghislain Lambert.
Football
L’autre sport national est, bien entendu, le football ! Les Diables Rouges, entraînés par l'ancien bordelais Marc Wilmots d'abord et Roberto Martinez désormais, sont connus dans le monde entier et les Belges peuvent enfin entendre les noms de leurs joueurs lorsqu'ils voyagent à l'étranger. Le gardien Thibaut Courtois, de Chelsea, le défenseur de Manchester City Vincent Kompany ou le prodige de Chelsea, Eden Hazard,... tous jouent avec brio et s'offrent ainsi une très belle qualification à la Coupe du monde 2014 au Brésil. Leurs brillantes aventures se poursuivront même jusqu'en demi-finale où ils sont stoppés par l'Argentine. Suite à la Coupe du monde et à des matches a posteriori, ils sont classés n°1 mondial (après leur victoire contre Israël en Coupe d'Europe et grâce à la défaite de l'Argentine). En 2016, ils vont jusqu'en quart de finale de l'Euro où ils affrontent un Pays de Galle surmotivé qui en sortira victorieux. Lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, les Diables Rouges se hissent jusqu'en demi-finale après un superbe parcours. Battus par la France malgré un très beau jeu, ils terminent à la troisième place du podium après avoir battu l'Angleterre.
Tennis
Le petit royaume de Belgique a dominé, durant la première décennie des années 2000, le monde du tennis féminin avec deux championnes, une Flamande et une Wallonne : Kim Clijsters (née en 1983) et Justine Henin (née en 1982).
En 2001, Kim Clijsters est devenue la première Belge à atteindre la finale de Roland-Garros (elle s’est cependant inclinée face à Jennifer Capriati). En 2003, elle est devenue numéro un mondial (elle le fut à nouveau en 2005). Suite à plusieurs problèmes de santé, elle a cependant mis fin à sa carrière en 2007.
Sa rivale et compatriote Justine Henin a, quant à elle, remporté Roland-Garros à quatre reprises (en 2003, en 2005, en 2006 et 2007), ainsi qu’une médaille d’or aux Jeux olympiques d’Athènes.
Elle a été en tête du classement mondial pendant 117 semaines entre 2003 et 2008. Elle occupait d’ailleurs cette position lorsque, en mai 2008, elle a décidé de mettre un terme à sa carrière. Justine Henin est revenue en 2010, mais après un retour tonitruant, elle doit renoncer à nouveau pour blessures. Comme si les destins des deux joueuses étaient croisés : en 2009, c'est Kim Clijsters (maman d’une petite fille depuis février 2008 et) qui a fait un retour sur les courts digne des plus grandes championnes... victorieuse notamment de son tournoi fétiche : l'US Open, en 2009 et 2010, et de l'Open d'Australie en 2011. Pour l'histoire, elle a été, début 2011, la première mère numéro 1 mondiale de tennis !
Actuellement, le tennis belge est un peu plus discret, mais de moins en moins ! Côté femmes, Yanina Wickmayer et An-Sophie Mestach semblent encore un peu tendres pour rivaliser avec les meilleures, mais Kirsten Flipkens, coachée par Kim Clijsters et joueuse régulière du Top 20, porte très haut les couleurs du tennis belge. Côté hommes, la petite fierté nationale, Steve Darcis, s'est offert le luxe de battre Rafael Nadal au premier tour du tournoi du Grand Chelem : Wimbledon. Et pendant ce temps, le jeune espoir liégeois David Goffin fait son chemin et est actuellement 12 e dans le classement ATP.
Sports automobiles
Si la Belgique n'a jamais eu d'Alain Prost, Ayrton Senna ou de Michael Schumacher, elle a néanmoins connu le succès grâce à Jacky Ickx. Mais c'est surtout le Circuit de Spa-Francorchamps, où se déroulent chaque année le Grand Prix de Belgique et les 24 Heures de Spa, qui fait la gloire du monde automobile belge. Le circuit trace son chemin au milieu des Ardennes belges : un cadre qui rend son tracé varié et très apprécié des pilotes.
Hockey
En 1924, la Belgique fonde la Fédération internationale de hockey avec d’autres nations européennes. Le hockey est un sport collectif qui oppose deux équipes de 11 joueurs. Le but est de marquer des goals avec une petite balle à l’aide d’une « stick ». En Belgique, ce sport se pratique majoritairement sur gazon artificiel. Le 16 décembre 2018, les Red Lions, l’équipe nationale a décroché le titre de championne du monde de hockey face aux Pays-Bas.


Nafissatou Thiam championne !

Le drapeau belge a flotté dans le ciel brésilien aux JO de Rio 2016 pour le superbe heptathlon de Nafissatou Thiam, la spécialiste des épreuves combinées. La championne a cumulé le plus grand nombre de points à travers les épreuves, soit le 100 m haies, le saut en hauteur, le lancer du poids, le 200 m, le saut en longueur, le lancer du javelot et le 800 m. Résultat : un or phénoménal ! En 2017, elle est sacrée championne du monde de sa discipline et en 2018, elle décroche le titre de championne d'Europe à Berlin.

Activités à faire sur place
Alpinisme/Escalade
Ce n’est pas un hasard si la Belgique est surnommée le « plat pays » : en effet, le plus haut point du royaume se situe au Signal de Botrange et culmine à 694 m ! Il n’y a donc pas de montagnes à escalader, mais bien des rochers très impressionnants. Par exemple, le massif de Freyr à Dinant, les rochers du Neviau dans le Namurois, ou encore le massif de Sy dans la vallée de l’Ourthe.
Char à voile et sports nautiques
En Flandre, les 65 km de littoral sont constitués d’une plage de sable continue. C’est l’occasion de s’essayer au char à voile. Le site est extraordinaire car le vent du nord-ouest favorise cette pratique. La Panne, près de la frontière française, est particulièrement réputée pour cette activité. Par ailleurs, il est possible de pratiquer d’autres sports nautiques, tels que la planche à voile, le surf, le kite-surf…
Canoë et kayak
Pour vous reposer les jambes, pourquoi ne pas profiter des jolis paysages que traversent les rivières belges ? Dans les Ardennes, notamment, vous trouverez de nombreux points de location de kayaks pour pagayer sur la Lesse, la Lomme ou l'Ourthe.
Spéléologie
Le massif, relativement peu élevé, des Ardennes est une zone littéralement minée par des grottes et des réseaux de rivières souterraines. Un environnement karstique propice à certains sports extrêmes comme la spéléologie ou la plongée souterraine – www.speleo.be. De nombreuses grottes sont d'ailleurs explorées lors d'initiations à la spéléologie. C'est par exemple le cas de la Grotte Saint-Anne en Wallonie.


Activités insolites !

Escape Room
Tout à fait tendance, l'Escape Room ou « jeu d’évasion » a été créé au Japon en 2005 (version numérique). Elle a ensuite été adaptée en version « grandeur nature » par des jeunes dans des cafés puis de manière professionnelle en 2008 à Kyoto. Les « escape rooms » existent désormais en Europe et dans toute la Belgique ! La première à avoir ouvert ses portes est l'Escape Hunt à Bruxelles ! Elle propose des enquêtes inédites pour lesquelles les joueurs sont enfermés pendant 60 minutes top chrono dans une pièce et doivent trouver des indices pour pouvoir résoudre l'affaire et sortir de la pièce. Le prix varie en fonction du nombre de participants et on entre à maximum 5 personnes dans une salle. S'il existe d'autres « escapes rooms » dans la capitale, l'Escape Hunt est une valeur sûre pour les joueurs avertis comme pour ceux qui découvrent le concept. Un kidnapping à l'opéra, le vol du manneken pis, une bombe à désamorcer au Palais Royal... on ne vous en dit pas plus ! A Liège, le concept s'est également développé et le Get Out est le lieu où tester cette activité : « Qui a tué Kennedy ? », « A la recherche du commissaire Cunningham », « Infiltration chez Tesla »... Vous avez le choix pour enquêter !
Informations :
Escape Hunt Brussels
Rue de Livourne, 13
1060 Bruxelles
brussels.escapehunt.com
✆ +32 2 850 15 10
brussels.manager@escapehunt.com
Informations : Get Out Avenue Blonde, 72 4000 Liège getoutliege.be ✆ +32  4 222 20 32
contact@getoutliege.be
Sauna mobile
La détente et le bien-être ne sont pas oubliés des activités à faire sur place. Et s'il existe de nombreux spas en Belgique (notamment dans la ville de Spa !), il en est un en particulier qui s'avère plutôt original. En effet, Nicolas Godeau tourne dans le Plat Pays avec un sauna sur une remorque ainsi qu'un bain nordique à louer pour la journée ou plus. Alors que le premier est un gros tonneau à l'image d'un fût de chêne dans lequel on transpire grâce aux bûches qui crépitent dans le poêle, le second est un bassin en bois rempli d'eau chaude et d'où seule la tête dépasse. Idéal pour tenir sa coupe de champagne ou sa bière belge. Si vous séjournez dans un gîte, Nicolas amènera l'un et/ou l'autre jusque sur votre propriété temporaire, et si vous êtes de passage et que vous rêvez d'un moment de calme et de bien-être hors de la capitale,... c'est également possible ! On dépose la bête au bord d'un joli petit étang près de Gembloux (15 min en voiture à partir de Namur, 40 min en voiture de Bruxelles, ou 50 min en train et on vient vous chercher à la gare !), puis on vous offre l'apéro local. Profitez-en pour découvrir la région, la ville de Namur et ses environs ont beaucoup à offrir.
Informations :
Sauna Mobile
Rue des Forrières, 12
5032 Bossière (Gembloux)
www.sauna-mobile.be
✆ +32 473 85 31 25
info@sauna-mobile.be
Facebook : www.facebook.com/saunamobile
Nemo33
Cela fait plusieurs années qu'il est possible de se mouiller en eaux profondes sans passer par la mer ou la carrière, à condition bien sûr de passer chez Nemo33 à Bruxelles. Pratique pour les entraînements et le passage des brevets, cette piscine propose aux plongeurs aguerris autant qu'aux débutants sa fosse de 33 mètres et son eau de source chauffée à 33 °C. Mais Nemo33, c'est aussi beaucoup plus que simplement la piscine : un délicieux restaurant thaï dans une déco thématique de plongée avec vue sur les plongeurs ; une grande terrasse verdoyante pour les beaux jours ; une boutique spécialisée avec vente de matériel neuf et occasion ; des salles de cours et de conférences... Le tout assuré par un personnel compétent. En octobre 2018, la chanteuse belge Alice on the Roof a réalisé un concert dans une bulle sous l'eau à 5 m de profondeur dans cette piscine.
Site web et adresse e-mail : www.nemo33.com – dive@nemo33.com

Enfants du pays
Benoît Poelvoorde (1964)
Cet acteur, né à Namur, est arrivé de nulle part. Sans aucune formation cinématographique, il tourne, en 1992, avec une bande d’amis, un film dénué de gros moyens et en noir et blanc : C’est arrivé près de chez vous . Ce film vraiment original, à l’humour noir provocateur et grinçant, rencontre un énorme succès malgré les diverses réactions provoquées par le cynisme des personnages. Poelvoorde se consacre ensuite au café-théâtre, dans Modèle déposé . Il est alors remarqué par Canal +. Les Carnets de monsieur Manatane , une série humoristique de 48 épisodes de trois minutes, sont aujourd’hui presque aussi cultes que son premier film. C’est véritablement en 1996 que sa carrière décolle grâce à son rôle dans Les Randonneurs. L’acteur enchaîne ensuite les comédies : Les Convoyeurs attendent (1999), Les Portes de la gloire (2001) et Le Vélo , de Ghislain Lambert (2001), qui traitent toutes les trois, avec un background humoristique, de la fragilité des gens de la classe populaire de la Belgique ou du nord de la France. Cette sorte de militantisme lui ouvre de nouveaux horizons cinématographiques.  Le Boulet sort en 2002 et Rire et Châtiment en 2003. En février 2004, dans le film de Yann Moix, Podium , adapté de son livre, Poelvoorde incarne un sosie de Claude François (la suite est prévue pour 2018). En 2004, l’acteur connaît une nouvelle consécration en rejoignant le jury du 57 e festival de Cannes présidé par Quentin Tarantino. Depuis, fort de son succès, il enchaîne les films à un rythme impressionnant et s’attaque à des registres très variés. On peut par exemple citer Astérix aux Jeux olympiques (2008), Rien à déclarer (2011), Le Grand Soir (2012) ou Une place sur la terre (2013), mais aussi  Le Tout Nouveau Testament (2015) ou Ils sont partout (2016). En 2018, Benoît Poelvoorde a exercé son rôle d'acteur dans pas moins de 6 films : Raoul Taburi, Le Grand Bain, Deux Fils, Blanche comme neige, Au poste ! et Adoration. Le Grand Bain est une comédie française de Gilles Lellouche qui eut un grand succès.
Olivier Strelli (1946)
Styliste. Né au Congo en 1946, Olivier Strelli, de son vrai nom Nissim Israël, a baigné dans la culture africaine avant de venir en Belgique faire ses études, complétées par une formation londonienne. Créateur inspiré, il souhaite faire aimer la couleur aux gens du Nord. En 1974, il lance sa propre société de prêt-à-porter en Belgique et impose d’emblée son style original et bariolé. En 1980, il crée ses premières collections. A plusieurs reprises, l’ancienne compagnie aérienne Sabena avait fait appel à son talent pour dessiner les uniformes de ses hôtesses de l’air. Aujourd’hui, Olivier Strelli est internationalement reconnu. En 1988, il a lancé le prix Strelli pour promouvoir les jeunes talents. Présente dans vingt-cinq pays du monde, la marque possède une vingtaine de boutiques en Belgique et en France et environ 150 points de vente dans le monde entier. Strelli est un remarquable ambassadeur de la mode belge. A visiter, le site – www.strelli.be
Stromae (1985)
Né le 12 mars 1985 à Bruxelles, Paul Van Haver, qui a choisi un nom d'artiste en verlan (stromae pour maestro), est belgo-rwandais et s'est fait connaître avec le hit planétaire Alors on danse. Plus pédagogue qu'un professeur de musique, il est connu aussi pour des vidéos postées sur Internet où il explique ses créations musicales sous la forme de Leçons de Stromae  ! Trois ans après son album Cheese , le jeune chanteur est revenu avec Racine carrée (stylisé √ sur la pochette de l’album), véritable bijou qui allie gravité (le père absent de Papaoutai ), farce (le clip de Formidable, tourné dans les rues de Bruxelles) et références diverses (Bizet, Brel, etc…). Après deux années chargées professionnellement (des centaines de concerts) et personnellement (son mariage avec la styliste Coralie Barbier, sa mauvaise réaction à un antimalarique lors de sa tournée en Afrique), Stromae décide d'arrêter la scène pour une durée indéterminée. Mais le chanteur n'en reste pas pour autant inactif, il travaille activement sur des collections de vêtements avec son épouse et collabore à de nombreux projets artistiques avec notamment Vitaa, BigFlo & Oli, Yael Naïm et Orelsan.
Amélie Nothomb (1967)
Amélie Nothomb a vécu dix-sept ans loin de la Belgique. Issue d’une grande famille bruxelloise, elle naît en 1967 à Kobe, au Japon. Très marquée par ses cinq premières années passées au Japon, elle vit ensuite en Chine, à New York, au Bangladesh, en Birmanie et au Laos. A 17 ans, elle arrive à Bruxelles. Difficile retour au pays de ses ancêtres… Amélie commence alors à écrire, écrire, écrire… En 1992, elle publie  Hygiène de l’assassin (prix René-Fallet, prix Alain-Fournier) puis, en 1993, Le Sabotage amoureux , livre qui rencontre son public et est reconnu par le milieu littéraire (Prix de la Vocation, Prix Alain-Fournier, Prix Chardonne). En 1994 paraît  Les Combustibles.  En 1995, Amélie décroche à nouveau des prix pour  Les Catilinaires (prix Paris Première, prix du jury Jean-Giono). Suivent  Péplum (1996), Attentat (1997), Mercure (1998). En 1999, Stupeur et Tremblements  lui vaut encore une distinction prestigieuse (Grand Prix du roman de l’Académie française). En 2000, la romancière publie  Métaphysique des tubes , où elle raconte une partie de son enfance. Depuis, elle publie un roman chaque année. Son avant dernier ouvrage est une reprise toute personnelle du conte éponyme de Charles Perrault, Riquet à la houppe (2016), tandis qu'en 2017 elle aborde la jalousie d'une mère envers sa fille dans Frappe-toi le cœur . En 2018, Amélie Nothomb publie son 27 e roman Les Prénoms épicènes qui cette fois-ci raconte la relation toxique parent-enfant du côté paternel.
Django Reinhardt (1910-1953)
Si son but était celui de trouver une technique de guitare à deux doigts, il en profitera pour inventer un style à part entier, le jazz manouche. Né à Liberchies en Belgique, il est un des guitaristes les plus influents dans le monde du jazz.
Dries Van Noten (1958)
C’est l’un des créateurs d’Anvers les plus connus, apparu sur le devant de la scène et parmi les Six d’Anvers à la fin des années 1980. Il est à la tête de son empire avec des boutiques à Tokyo, Hong Kong et Anvers. Il tire son inspiration des pays africains et asiatiques ainsi que des années 1920 et 1930.
Les athlètes Borlée (1986/1988/1992)
Dans la famille Borlée, je demande tout d'abord les frères jumeaux, Jonathan et Kévin (1988), qui pulvérisent des records de 400 m mais aussi de course relais en compagnie de leur frère cadet, Dylan (1992). Je demande également la sœur, Olivia (1986), spécialiste du sprint ainsi que Jacques, le père, champion national et coach de sa progéniture. Pour n'oublier personne, je demande enfin la mère, Édith de Martelaere, spécialiste du 200 m. Les derniers trophées remportés par la famille Borlée sont tout ce qu'il y a de plus récents. Pour Olivia, les championnats d’Europe par équipes de 2014 à Tallin ont donné lieu à une médaille d’argent pour le 4 x 100 m et côté garçons, on est allé chercher l’or aux championnats d’Europe d’Amsterdam de 2016 pour le 4 x 400 m.
Nafissatou Thiam (1994)
Une athlète comme beaucoup de pays rêvent d'en avoir. Son palmarès n'a absolument pas de quoi faire rougir le plat pays : médaille d'or aux Jeux olympiques de Rio en 2016, championne du monde en 2017 à Londres, sportive belge de l'année en 2014, 2016 et 2017, l’heptathlonienne ne se fixe aucune limite, et sait où ses performances la mèneront.
Lost Frequencies ( 1993)
Derrière ce nom d'artiste se cache Félix De Laet, un DJ et producteur belge, né à Bruxelles. En 2014, son remix du single  Are You With Me  du chanteur Easton Corbin entre dans de nombreux hit-parades nationaux et atteint la 1 re place en Allemagne, en Suisse, en Suède et même en Australie. En 2015, c'est au tour du single nommé  Reality  de faire un tabac rapidement suivi par Here with You en 2017. En 2018, son featuring avec James Blunt sur Melody a fait danser le monde entier.
Charline Vanhoenacker (1977)
Avec deux rendez-vous par jour sur France Inter (elle anime l'émission Si tu écoutes, j'annule tout et elle tient une chronique pendant le 7/9 de Patrick Cohen), l'humoriste belge fait part de ses critiques politiques à l'égard de l'Etat français avec brio. Charline Vanhoenacker a fait des études à l'Université libre de Bruxelles puis à l'École supérieure de journalisme de Paris avant de travailler pour  Le Soir . Elle devient ensuite la correspondante de la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF) à Paris pendant une dizaine d'années et à ce titre, elle suit la campagne pour les élections présidentielles de 2012 qu'elle chronique sur La Première. Elle livre alors sa vision sur la manière dont les médias français couvrent l'événement, toujours avec humour et justesse, dans un papier Le Hollande Tour.  Durant l'été 2013, elle présente le  Septante-cinq minutes  sur France Inter au côté de l'humoriste Alex Vizorek ; émission qui sera reconduite l'été suivant. En 2015, elle produit deux émissions intitulées  Je vous demande de vous arrêter, sur France 4. De septembre 2016 à juin 2017, elle intervient dans L'Émission politique , sur France 2. En 2018, elle intervient également dans deux films : Ni juge, ni soumise et Neuilly sa mère, sa mère !
Alex Vizorek (1981)
En 1999, Alex Vizorek entre à l’École de commerce Solvay et en 2005, il part à Paris pour se former au métier de comédien au Cours Florent. Révélé aussi par le « Made In Brussels Show », il se fait surtout remarquer en 2009 lors du Festival du rire de Montreux avec son spectacle Alex Vizorek est une œuvre d’art . En 2009, il est finaliste et arrive deuxième à la Radio académie de Bel RTL, en 2010 il remporte le Prix du jury du Festival du rire de Rochefort et en 2013, le prix du Public de Rocquencourt et le prix SACD festival d’humour d’ Andain'Ries. Puis, il continue sa carrière de plus belle. Jusqu'en décembre 2014, on le retrouve par exemple dans « Revu et corrigé » sur La Une/ RTBF pour sa revue de presse décalée en compagnie de Charline Vanhoenacker et de Sigmund, un poisson rouge. En 2015, il présente la séquence  Rien à ajouter  dans  Matin Première  sur La Première (RTBF). Depuis 2017, il présente « Les infos de Vizo » dans l'émission « Salut les Terriens » de Thierry Ardisson sur C8. En février 2019, il anima la cérémonie des Magritte du cinéma.
Francois Damien (1973)
Aussi appelé « François l’embrouille », est un humoriste et acteur belge. Il se fait connaître auprès du public belge à travers des vidéos de caméras cachées. Il est très apprécié des Belges aujourd’hui. Outre son accent et son humour, François Damien est également un excellent acteur ayant joué notamment dans L’Arnacœur, Suzanne et La Famille Bélier . Il est nominé deux fois aux César en tant que meilleur acteur et meilleur second rôle. En 2018, il sort son film où il y joue le double rôle d’acteur et producteur/réalisateur. Mon ket a été réalisé sur base de caméras cachées. C'est un film comique, à l'image des Belges.
Thibault Courtois (1992)
Joueur de foot belge né à Brée (Province du Limbourg), il est actuellement gardien de but au Real Madrid après avoir joué pendant 7 ans à Chelsea. Gardien remarquable lors de la Coupe du monde de football 2018, les Diables Rouges sont arrivés en demi-finale face à la France. Il fut élu meilleur gardien de foot au monde par FIFA en 2018.


Inventions et inventeurs belges

Depuis l’indépendance de la Belgique en 1830, on compte quelques inventions et découvertes majeures issues du Royaume de Belgique. En voici un aperçu :
Le saxophone . Conçu en 1840, cet instrument porte le nom de son inventeur belge Adolphe Sax . Né à Dinant, il commence très jeune à fabriquer ses instruments personnalisés. Tout comme son père, il devient facteur d’instruments à vent (ce que le luthier est aux instruments à cordes). Dans le brevet qu’il déposer pour son saxophone, il stipule qu’ « en général, les instruments à vent sont ou trop durs ou trop mous dans leurs sonorités ». Il voulut donc créer « un instrument qui par le caractère de sa voix pût se rapprocher des instruments à cordes, mais qui possédât plus de force et d'intensité que ces derniers » (Brevet français n° 3 226 du 21 mars 1846).
Le générateur électrique . En 1867, Zénobe Gramme , le menuisier et électricien à ses heures perdues, invente la dynamo Gramme. Bien sûr, au XIX e siècle, on se bouscule chez les scientifiques pour montrer comment on peut créer un courant alternatif. Mais Zénobe a fait bien différent, il offre à l'humanité la première dynamo à courant continu. Un stator, un rotor, et le tour est joué. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Le plastique, ou du moins la Bakélite . En 1907, Leo Baekeland invente le premier plastique fait de polymères synthétique après avoir étudié à Gand, sa ville natale. En effectuant des recherches afin d’obtenir le meilleur papier photographique possible, il ne sait pas alors qu’il fera une découverte des plus importantes au sens économique du terme. C’est le début de l'ère du plastique qui façonnera le XX e siècle.

Thérorie du Big Bang. Professeur de l’Université Catholique de Louvain, George Lemaître est connu pour avoir posé les bases de la théorie du Big Bang (1931). Il a aussi apporté une contribution importante à la théorie de la relativité publiée par Albert Einstein.
Le WWW . L’anglais Tim Berners-Lee, un développeur informatique de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire à Genève, fait une association capitale à partir de 1991. Il demande en effet l’assistance de son chef de projet Robert Cailliau , un informaticien belge né à Tongres, pour une mission dont le résultat sera plus que conséquent : l’invention du Web, un système hypertexte fonctionnant sur Internet.
BRUXELLES (BRUSSEL)


BRUXELLES (BRUSSEL) - Bruxelles
© Petit Futé


BRUXELLES (BRUSSEL) - Grand'Place.
© M-Vanhulst

Bruxelles (Brussel)


Bruxelles (Brussel) - Le centre de Bruxelles


Bruxelles (Brussel) - Index des noms de rues de Bruxelles – 4 pages


Bruxelles (Brussel) - Index des noms de rues de Bruxelles – 4 pages


Bruxelles (Brussel) - Index des noms de rues de Bruxelles – 4 pages


Bruxelles (Brussel) - Index des noms de rues de Bruxelles – 4 pages


Bruxelles (Brussel) - La Grand-Place de Bruxelles.
© Mihai-Bogdan LAZAR

La capitale de l'Europe et du pays de l'autodérision est une ville toujours pleine d'ambiance et accueillante comme peu de capitales. Rien n'a changé à Bruxelles (qui se prononce Brussel ) malgré les attentats du 22 mars 2016 qui ont fait vaciller le cœur des Belges. Ou peut-être que si, la région belge Bruxelles-Capitale est d'autant plus fière d'être le carrefour de nombreuses cultures qui cohabitent avec leurs diversités et elle s'affirme d'autant plus comme la ville de la zwanze , cet humour implacable et sans prétention. Aussi, une qualité la distingue des autres grandes villes de Belgique et même des Pays-Bas, à savoir l’étendue de ses anciens faubourgs, nés avec le XIX e  siècle, qui fait qu’une animation urbaine existe, loin du centre historique. Bruxelles est aussi une capitale verte, avec de nombreux parcs, jardins, et même une forêt en lisière de la ville. Notez également que Bruxelles est la deuxième capitale de langue française au monde, même si, à l’origine, c'est une ville brabançonne de langue néerlandaise, langue qui reste d’ailleurs usitée parallèlement au français !


Les immanquables de Bruxelles

Visiter le centre historique, avec la Grand-Place, le Manneken-Pis, les galeries Saint-Hubert, la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule…
Admirer les merveilles de l’architecture Art nouveau, disséminées dans la ville.
Boire une Gueuze ou une Kriek  dans un estaminet typique ou une brasserie traditionnelle.
Découvrir la  zwanze  bruxelloise  un dimanche matin sur le marché aux puces de la place du Jeu-de-Balle.
Admirer les superbes collections des musées royaux  des Beaux-Arts de Belgique.
Déguster une portion de frites-mayonnaise  dans un  fritkot .
Découvrir la nouvelle promenade européenne  créée à l'occasion de la présidence belge de l'Union européenne en 2010.
Faire du shopping rue Neuve, artère commerçante des plus animées, et avenue Louise, célèbre pour ses luxueux magasins.
S’initier à l’histoire de la bande dessinée, 9 e  art dans lequel la Belgique excelle, au Centre belge de la BD, abrité dans un chef-d’œuvre de l’Art nouveau signé Victor Horta.

Histoire
Les traces d'habitations sur l'actuel territoire de Bruxelles remonte à l'époque celtique. Mais ce qui deviendra son nom apparaît pour la première fois dans un document du X e  siècle, pour évoquer un événement remontant à 695. Cette année-là, saint Vincicien, évêque de Cambrai et d’Arras, se fait transporter mourant de Brosella, un petit village sur des marécages, près de la rivière Zinne (Senne), à l’abbaye du Mont Saint-Eloi.
En 966, c'est le terme « Bruocsella » qui apparaît dans un document de l’empereur du Saint Empire germanique Otton I er . Ce nom viendrait des mots celte  bruoc (marais) et latin  sella (habitation).
En 977, Charles de France reçoit en fief d’Otton II le duché de Basse-Lotharingie. Il fait construire sa demeure fortifiée ( castrum ) sur une des îles de la vallée de la Senne. L’agglomération va se développer, elle est dotée d’un embarcadère, d’une place de marché et de plusieurs églises ou chapelles (Saint-Géry, Saint-Michel, Saint-Jacques). Bruxelles est née… Mais la ville ne prend vraiment son essor qu’aux XI e  et XII e  siècles.
Au XII e  siècle, la ville profite de sa situation géographique : elle se trouve sur la route reliant Bruges, le plus grand port de la mer du Nord, à Cologne, la plus grande ville de commerce de l’Allemagne. Sa première enceinte, dont il reste quelques vestiges parmi lesquels la tour Noire, la tour Anneessens et des fragments de remparts, est largement dépassée. Une nouvelle enceinte est construite (1357-1379, elle subsistera jusqu’au XIX e  siècle) et, si les boulevards actuels en marquent l’étendue, la porte de Hal en est le seul témoignage encore visible.
En 1430, à la mort du duc Philippe de Saint-Pol, le duché de Brabant passe à Philippe le Bon, qui en fait sa résidence. Les métiers de luxe, tapissiers, orfèvres, fabricants de cuir, y prédominent. Sous les Habsbourg et Philippe II, le siège du gouvernement central des Pays-Bas, rétabli à Malines pendant un certain temps, est définitivement transféré à Bruxelles.
En 1531, sous le règne de l’empereur Charles Quint, Bruxelles devient la capitale des Pays-Bas. Mais la gestion des gouverneurs espagnols entraîne plusieurs révoltes de la population bruxelloise, réprimées dans le sang.
En 1695, lors des guerres de Louis XIV, Bruxelles est bombardée par le maréchal de Villeroi : tout le centre-ville, la Grand-Place, l’hôtel de ville et plus de quatre mille maisons sont incendiés.
En 1714, au terme de la guerre de Succession d’Espagne, les Pays-Bas espagnols passent sous contrôle de l’empereur du Saint Empire romain germanique, Charles VI. Il en confie la régence à sa sœur, Marie-Elisabeth d’Autriche. Bruxelles est autrichienne…
En 1717, la ville est en ébullition face à la poigne de ceux qui la dirigent. En 1719, François Anneessens, doyen des corporations de Bruxelles, est d’ailleurs décapité pour avoir défendu les franchises de la ville contre les empiètements du gouvernement autrichien.
Devenue, sous la République française, chef-lieu du département de la Dyle, Bruxelles, de 1815 à 1830, sera alternativement avec La Haye la résidence du roi des Pays-Bas.
La révolution pour l’indépendance de la Belgique commence dans la nuit du 24 au 25 août 1830. Du 23 au 26 septembre, les Belges résistent à l’armée hollandaise, qui quitte le pays le 27 septembre ! Le roi Léopold I er  fait son entrée solennelle dans la ville, le 21 juillet 1831.
Bruxelles connaît un développement considérable à la fin du XIX e  siècle et au commencement du XX e , avec la création de nouveaux quartiers.
Si les structures de la ville ne souffrent pas trop de la Première Guerre mondiale – les Allemands y entrent le 20 août 1914 –, elle est bombardée dès le 10 mai 1940. Le 18, l’armée allemande l’occupe. En 1943-1944, Bruxelles subit de multiples bombardements. Elle est libérée par les Anglais le 3 septembre 1944. Mais, jusqu’en avril 1945, elle subit les terribles frappes des terribles V2.
L’Exposition internationale et universelle de 1958  – dont il subsiste le célèbre Atomium – marquera le tournant vers la vocation internationale de Bruxelles : c’est l’arrivée de la CEE (devenue l’Union européenne), de l’Otan, en 1967, et la construction du Parlement européen.
La région de Bruxelles-Capitale sera créée le 18 juin 1989. Aujourd’hui, alors que la ville s’enorgueillit d’être la « capitale de l’Europe », elle est toujours au cœur de tractations communautaires entre les deux principales régions linguistiques du pays.

Quartiers


Quartiers - Les quartiers de Bruxelles
Bruxelles est entourée par le périphérique autoroutier qui permet de contourner la ville et que nous appelons le ring . Un autre  ring , plus petit et appelé Petite Ceinture, se compose d'une série de boulevards et de tunnels formant un pentagone qui englobe le centre de la ville. Le centre de Bruxelles est divisé en deux plateaux qui se tiennent côte à côte : le haut de la ville et le bas de la ville. Le bas de la ville comprend le centre historique, qui s'étend autour de la Grand-Place. On y trouve l'Ilot sacré, Sainte-Catherine, Saint-Géry et, au sud, le quartier populaire des Marolles. De là, l'ascenseur donne accès à la seconde partie, le haut de la ville. C'est là que se trouvent le Sablon, quartier des antiquaires, le Palais royal, l'immense palais de justice, ainsi que plusieurs musées importants.
Enfin, sachez qu'à Bruxelles il y a encore beaucoup à voir et à faire à l'extérieur du centre : le quartier européen, les immeubles Art nouveau d'Ixelles et Saint-Gilles, le Bois de la Cambre... Ville boisée par excellence, on trouve à Bruxelles tout d'une grande ville en format de poche. De quoi plaire aux marcheurs et fatigués de la voiture en tout genre.

Grand-Place, Monnaie et De Brouckère
La Grand-Place est à la fois le joyau et le cœur de la capitale belge. Piétonne, elle est bordée par les traditionnelles maisons des corporations, dont les façades rivalisent de beauté. Au nord de la Grand-Place, l'Ilot sacré est un réseau de rues et de ruelles classé au patrimoine de l'Unesco. La tradition commerciale de tout ce quartier est particulièrement lisible dans les noms de rues : rue au Beurre, rue des Harengs, rue des Bouchers, rue du Marché-aux-Fromages, rue du Poivre... Dans les environs de la Grand-Place, vous trouverez de nombreux cafés et restaurants, ainsi que le célèbre Manneken-Pis !
De la place de la Monnaie part la rue Neuve qui concentre les loyers commerciaux les plus chers de la ville. On y trouve les grandes enseignes internationales où la foule y défile en rangs serrés. A droite de la rue Neuve par la rue Saint-Michel, se trouve la place des Martyrs. Contemporaine de la place Royale (1775), elle a un caractère plus intimiste. On l'a laissée à l'abandon durant vingt ans, par manque de moyens et par incertitude quant à son devenir possible, avant de la restaurer.
Continuez votre route et vous verrez, sur votre gauche, la petite église Notre-Dame du Finistère (début XVIII e  siècle), dont l'intérieur mérite une visite. Remarquez la superbe façade du presbytère, dans le style cossu de l'époque. Le passage du Nord (1882) fait le lien entre la rue Neuve et la place De Brouckère. Orné de caryatides sous la haute verrière, il s'inscrit dans la tradition des passages commerçants propres à Bruxelles. Au centre de la place De Brouckère, se trouve le somptueux hôtel Métropole. Chargé d'Histoire et d'anecdotes, cet hôtel art nouveau souffre énormément du piétonnier qui a envahit le centre villes depuis fin 2016. Mais un séjour en ses murs reste un enchantement.

Marolles, Sablon et Mont des Arts


Marolles, Sablon et Mont des Arts - Le grand Sablon.
© M-Vanhuslt
Les Marolles, c'est ce quartier populaire qui s'étale au pied du palais de justice, entre l'église de la Chapelle au nord et la porte de Hal au sud. La rue Haute, dont le tracé correspond à celui d'une ancienne voie romaine, en était l'artère principale, menant de la Steenpoort, porte de la première enceinte, à la porte de Hal, de la deuxième enceinte. Le quartier est connu pour son marché aux puces, particulièrement animé le dimanche matin.
Le grand peintre Pierre Bruegel l'Ancien a résidé dans le quartier au XVI e siècle. Au XVII e , devant l'importance de la pauvreté, de nombreuses congrégations religieuses viennent s'installer dans les environs. Parmi elles, les sœurs apostolines, surnommées « sœurs Maricolles », ce qui donnera l'appellation « Marolles ». Au XIX e siècle, lors de la révolution de 1830, de nombreux Marolliens montent sur les barricades et combattent pour l'indépendance. Par ailleurs, les travaux du palais de justice entraînent des expropriations dans le quartier, tandis que les travaux du voûtement de la Senne chassent du centre-ville le traditionnel Vieux Marché, le marché aux puces. Celui-ci et les miséreux qui vivaient de son activité remontent vers les Marolles, au moment où les artisans déménagent vers les premiers faubourgs.
Les Marolles sont aussi un lieu où échouent de nombreux immigrants venus dans la capitale à la recherche d'un sort meilleur : Wallons, Espagnols, Polonais, Italiens et tant d'autres s'y sont succédé, jusqu'aux Africains aujourd'hui. Après les deux guerres mondiales, le quartier reprend sa vie traditionnelle, avec, pour principale activité économique, la récupération de vieux métaux et chiffons. Pour faire face à l'insalubrité et à la pauvreté, des logements sociaux sont construits. Aujourd'hui encore, le quartier des Marolles est un lieu populaire. Il subit cependant l'influence du Sablon tout proche et développe un côté alternatif, presque branché. Entre le marché aux puces sur la place du Jeu de Balle, les brocantes et les artistes, la mutation des Marolles est bien visible.
Le Grand-Sablon est situé en contrebas de l'église Notre-Dame-des-Victoires : la place du Grand-Sablon constitue un bel ensemble architectural qui rassemble des maisons du XVI e au XIX e siècle. En fin de semaine, la place vibre d'une intense activité due à la présence de son fameux marché aux antiquités qui attire une foule de curieux. Inauguré en 1890, le square du Petit-Sablon est l'œuvre de l'architecte Henri Beyaert et l'un des petits bijoux architecturaux du centre de Bruxelles. Jardin de style néo-Renaissance, il est entouré d'une balustrade en fer forgé aux motifs variés : les grilles incluent quarante-huit colonnes portant des statues qui figurent les corporations de la société médiévale. Au fond du jardin, derrière la pièce d'eau, d'autres statues célèbrent les grands hommes du XVI e siècle belge.
De jour, l'atmosphère reposante du Petit-Sablon, ou de nuit, le Grand-Sablon illuminé par les vitraux de Notre-Dame, attirent les Bruxellois. Outre les nombreuses boutiques d'antiquités et les galeries d'art, vous trouverez, dans ce quartier chic assidûment fréquenté, des magasins de chocolats et des restaurants où les fils de bonne famille viennent déjeuner où bruncher le week-end : c'est l'un des lieux les plus en vue de la capitale dès l'arrivée des beaux jours. En fin de semaine, la place vibre d'une intense activité due à la présence de son fameux marché aux antiquités qui attire une foule de curieux.
Le quartier Royal. A l'endroit de la place Royale se tenait autrefois le palais de Bruxelles, édifié entre la seconde moitié du XI e siècle et le début du XII e siècle sur la colline du Coudenberg.
Hélas, sous le règne de Marguerite de Parme, en 1731, un mitron oublia probablement de surveiller les confitures en préparation dans les cuisines. Débordant, elles prirent feu et le palais de Bruxelles, l'un des plus beaux ensembles bâtis d'Europe, disparut en une nuit. Quarante ans après l'incendie, les ruines cèderont la place à un quartier nouveau. Le gouverneur des Pays-Bas autrichiens, Charles de Lorraine, voulait faire de Bruxelles une capitale moderne. Il confia aux architectes Guimard et Zinner la réalisation de l'ensemble néoclassique formé par la place Royale, la place du Musée, le parc et la rue Royale.

Dansaert, Saint-Géry et Sainte-Catherine
Un des quartiers les plus vivants de Bruxelles, dédié à la mode, au design et à la création contemporaine. Là où se trouve aujourd'hui la place Sainte-Catherine et les nombreux restaurants qui l'entourent, un plan de la ville dans les années 1700 vous aurait indiqué une série de bassins. Ceux-ci constituaient le port intérieur de Bruxelles, aboutissement du canal de Willebroek. Avec la modernisation du canal, au XIX e siècle, les anciens bassins, devenus inutiles, furent comblés l'un après l'autre.
La rue Antoine-Dansaert, quant à elle, est depuis plus de 20 ans colonisée par des créateurs et des stylistes, essentiellement flamands, à la recherche d'une localisation centrale. Dansaert est donc ce foisonnant quartier des stylistes, avec ses cafés, ses restos cosmopolites et ses boutiques branchées.

Se déplacer

L'arrivée

Train
C’est à la gare de Bruxelles-Midi qu’arrivent le Thalys, l’Eurostar et les TGV en provenance de nombreuses villes de France et des Pays-Bas. En Thalys, comptez 1 heure 20 pour un Paris-Bruxelles (28 trajets par jour) et 2 heures 40 pour un Amsterdam-Bruxelles (qui passe par Anvers et l'aéroport de Schipol, un par heure entre 6h et 20h dans les deux sens). Les tarifs de l'Eurostar sont parfois plus abordables, si une étape lilloise vous intéresse : 5 trajets relient chaque jour Bruxelles à Lille et 10 trajets dans l'autre sens en 35 minutes. Il y a aussi la formule IZY qui relie Paris à Bruxelles en 2h30 à partir de 19 euros.
La gare du Midi située à 1,5 km du centre est aussi un important carrefour pour les transports en commun urbains, trams, bus et métro.

Voiture
Aux heures de pointe, le trafic à Bruxelles comme à peu près toutes les grandes villes est chaotique et encombré. Les voiries secondaires sont globalement en mauvais état. Compliqué aussi, l'hypercentre (autour de la Grand Place) devenu piétonnier, et en chantier depuis 3 ans... Pas mal de radars mobiles et de radars tronçons, prudence. Prenez garde à ne pas emprunter les voies réservées aux bus, ni à gêner la circulation des trams qui ont toutes priorités. L'idéal pour visiter le centre est de laisser son véhicule dans l'un des parkings.

En ville

Taxi
Pour tout savoir sur les taxis bruxellois, un seul site : www.taxi.irisnet.be – Bruxelles compte 4 500 chauffeurs de taxi pour 1 300 véhicules. Les points de stationnement sont nombreux, et le tarif I est usité dans tout le périmètre des dix-neuf communes de la ville. Tous les taxis bruxellois sont désormais équipés d’un compteur relié à une imprimante ; les chauffeurs sont tenus de délivrer un ticket à la fin de chaque course, ticket qui mentionne, entre autres informations, le numéro d’identification du véhicule. Parmi les compagnies bruxelloises, notez le numéro des principaux centres téléphoniques.


Collecto... le bon plan !

Se déplacer en taxi à Bruxelles la nuit, pour un prix raisonnable,... c'est possible ! Avec ce principe assez simple : entre 23h et 6h du matin, 7j/7, les départs se font à partir des bornes Taxi Collecto (souvent mentionnées sur les mêmes poteaux où figurent les horaires de bus et tram). Départs – sur réservation – 20 minutes avant toutes les demi-heures, à l'heure fixe et à la demie. Ces taxis collectifs se limitent aux 19 communes de Bruxelles.
La course : 6 € par personne (5 € pour les possesseurs d'un abonnement STIB ou de la carte MOBIB). ✆ +32 2 800 36 36 – www.collecto.org ou www.stib.be

Pratique

Se loger
L’hôtellerie bruxelloise offre un éventail de styles et d’ambiances très large. Certains établissements ont beaucoup de charme, notamment en raison de leur architecture. Les petits hôtels bon marché, qui furent longtemps la catégorie offrant le moins de choix à Bruxelles, sont plus nombreux aujourd’hui. Ils ne sont pas toujours charmants, mais la plupart sont bien tenus et pratiquent des tarifs attrayants. Les auberges de jeunesse se sont également multipliées et offrent souvent de véritables chambres d’hôtel. Bon à savoir : les difficultés de l’amortissement des hôtels de luxe qui s’adressent au tourisme d’affaires donnent des cheveux blancs à leurs gérants et les obligent à proposer des tarifs très compétitifs pour les week-ends et les périodes de congés. A vous d’en profiter !

Grand-Place, Monnaie et De Brouckère

Confort ou charme


CHAMBORD
rue de Namur 82
✆ +32 2 548 99 10
www.hotel-chambord.be
reservation@hotel-chambord.be
Accueil 24h/24. 63 chambres. Chambre double à partir de 82 €. Petit déjeuner inclus.

Le nom de ce bel hôtel 3 étoiles fait évidemment référence au château bordant la Loire... gage d'une certaine idée du confort. Situé à deux pas de la porte de Namur et du boulevard de Waterloo avec ses boutiques de luxe, ses chambres sont confortables et certaines d'entre elles offrent une superbe vue sur Bruxelles. Services et solutions pour séjours orientés business.


CHARLES HOME
rue de la Montagne 50
✆ +32 2 318 42 10
www.charleshome.com
contact@charleshome.com
4 chambres (appartements). Studio / appartement de 100 € à 250 €.

Pour une nuit ou pour plusieurs semaines, treize appartements de luxe (un à deux chambres) sont mis à disposition aux quartiers Grand Place, Européen et Châtelain. Déco et mobilier contemporains dernier cri imaginés par des créateurs franco-belges. Et bien sûr le côté high-tech n'est pas oublié (chaîne hifi /tv complète, Nespresso, domotique,...).
Autre adresse : 5 rue Paul Lauters à 1050 Ixelles – 27 avenue Palmerston à 1040 Etterbeek.


L'ESPÉRANCE HOTEL
rue du finistère 1
✆ +32 2 219 10 28
www.hotel-esperance.be
info@hotel-esperance.be
11 chambres. Petit déjeuner inclus. Connexion Internet. Wifi. Restauration. Hammam, bain bouillonnant, sauna.

Petit hôtel Art déco qui vit sa vie en marge des groupes hôteliers internationaux. A un jet de pierre de la place Métropole, vous êtes ici au cœur d'un véritable voyage dans le temps. Conçu en 1930 par le célèbre architecte Léon Govaerts (auteur de la maison Van Buuren), cet hôtel-taverne de charme est un témoignage exceptionnel de l'Art déco belge. L'œuvre a été classée en 2008. A l'étage, une douzaine de chambres d'époque mais aux standards de confort d'aujourd'hui. Bain à remous et sauna à 50 mètres. Petite restauration possible dans la taverne tout aussi charmante que les chambres.


HILTON BRUSSELS GRAND PLACE
Carrefour de l'Europe 3
✆ +32 2 548 42 11
www.placeshilton.com/brussels-grand-place
reservations.brusselsgrandplace@hilton.com
Parking. A partir de 120 € la standard. Wifi. Restauration.

Très bien situé, juste à la sortie de la gare Centrale et à deux pas de la Grand Place, cet abordable hôtel pour la gamme Hilton, s'est installé dans les murs du défunt Méridien. Il propose de grandes chambres joliment décorées et possède également un bar et un restaurant, l'Epicerie, faisant la part belle aux produits de saison. Enfin, grand plus si on vient en voiture, un parking souterrain est à disposition.


HÔTEL LA MADELEINE
Rue de la Montagne 22
✆ +32 2 513 29 73
www.hotel-la-madeleine.be
Accueil 24h/24. 56 chambres. Animaux acceptés. Connexion Internet.

Derrière leur façade du 15 ème  siècle classée monument historique, on choisira parmi les cinquante-six chambres confortables offrant toutes les facilités, allant de la chambre individuelle économique à la chambre exécutive. Accueil personnalisé dans une ambiance familiale. Rapport qualité-prix intéressant et localisation idéale pour un séjour à Bruxelles. A proximité de la gare centrale et en plein cœur historique de la ville avec tous les points d'intérêt accessibles à pied et par métro qui emmènera les visiteurs vers Atomium,.. Et notez la création de la petite "brasserie de la reine" qui propose quelques spécialités locales midi et soir.


HÔTEL MOZART
Rue du Marché aux Fromages 23
✆ +32 2 502 66 61
www.hotel-mozart.be
hotel.mozart@skynet.be

Hôtel au style pour le moins étonnant, implanté au beau milieu d’une rue des plus vivantes (bruyantes) du centre. L’immeuble de caractère qui l’abrite, date du 17 ème siècle et ses cinquante chambres sont toutes personnalisées style Louis XV. Décoration insolite et très kitsch, mais néanmoins chaleureuse. Le propriétaire est également connu pour venir en aide aux plus démunis en cas de grand froid, n’hésitant pas à les loger et à les nourrir ! Préférez les chambres donnant vers l'arrière, plus calmes.


HÔTEL RÉSIDENCE LE QUINZE
Grand Place 15
✆ +32 2 511 09 56
www.hotel-le-quinze-grand-place.be
info@lequinze.be
Chambre simple de 98 € à 148 € ; chambre double de 119 € à 215 €.

Le seul hôtel du monde à avoir vue sur notre magnifique Grand Place ! Les soirs de pleine lune c'est d'un romantique insensé. Un bon point supplémentaire pour l'accueil personnalisé et la décoration qui rappelle les belles années 50 et 60. Poussez les portes de cette résidence hôtel pour un voyage direct vers l'ambiance de Bruxelles Expo 58. Idéal pour de "longs séjours", vous disposerez de tout ce dont vous aurez besoin pour un séjour le plus agréable possible. Chaque matin, un petit déjeuner vous sera servi dans l'Estaminet du 'T Kelderke qui est voisin. Quoi de mieux qu'une vue imprenable sur un site classé par l'Unesco pour déguster le premier repas de la journée ?


HÔTEL SAINT-NICOLAS
Rue Marché-aux-Poulets 32
✆ +32 2 219 04 40
www.st-nicolas.be
reception@st-nicolas.be
85 chambres.

Ce bâtiment Art nouveau, avec le superbe haut de la façade en faïence, fut un grand magasin de draps et linge de maison très coté jusque dans les années 1970. On est à deux pas de la Grand Place et de la très accueillante église Saint-Nicolas. Un bon plan pour passer le week-end à Bruxelles et avoir le centre historique à portée de main.


MIRABEAU
Place Fontainas 18-20
✆ +32 2 511 19 72
www.hotelmirabeau.be
info@hotelmirabeau.be
Chambres à partir de 49 €, petit déjeuner et connexion Internet incluse.

Situé à l'entrée du sympathique quartier Saint-Jacques, cet hôtel dispose d’une trentaine de chambres confortables, avec salle de bains, tv et Internet Il bénéficie d'une situation très centrale, situé non loin de la Grand Place. L'accueil est très sympa et le propriétaire connaît parfaitement Bruxelles, ses restos et ses lieux de loisirs.


VAUDEVILLE
Galerie de la Reine 11
✆ +32 484 59 46 69
www.theatreduvaudeville.be
ronan@cafeduvaudeville.be

Magnifique situation dans les galeries Royales pour ces chambres d’hôtes insolites ! Le Théâtre du Vaudeville, aujourd’hui rénové, est devenu lieu de manifestations et d’événements divers au cœur des splendides Galeries Saint-Hubert. Juste à côté un restaurant de cuisine et d’ambiance actuelles avec une grande terrasse dans la galerie. Et aussi quatre chambres : Explorateur, Diva, Madame Loulou et Black & White. Notre préférence va clairement au style de cette dernière mais les trois autres méritent aussi le coup d'œil.

Luxe


DOMINICAN
Rue Léopold 9
✆ +32 2 203 08 08
www.thedominican.be
info@thedominican.carlton.be
Réductions appliqués le week-end. Wifi gratuit.

Situé à l'endroit d'un ancien couvent, cet hôtel chic et moderne propose 150 chambres avec tout le confort nécessaire. L'accueil est à la hauteur de l'établissement. Caché derrière le théâtre de la Monnaie, ce lieu est propice à la détente grâce à son spa (sauna, bain turc, salle de sport) ou encore au salon Grand Lounge où les repas sont servis.


LE MÉTROPOLE
Place de Brouckère 31
✆ +32 2 217 23 00
www.metropolehotel.be
concierge@metropolehotel.be
Métro : De Brouckère.
Accueil 24h/24. 286 chambres. Garde d'enfants. Wifi. Restauration.

Le plus ancien et sans doute l'un des plus beaux hôtel du pays. Il compte 262 chambres dont 22 suites et une vingtaine de salles de réunion. Son bar qui a bénéficié d'un profond rafraîchissement s'appelle désormais « Le 31 ». Pour le reste, le Métropole affiche toujours fièrement ses 5 étoiles. Sa situation aux abords immédiats du centre historique le rend incontournable pour les amateurs de luxe et de beaux matériaux : lambris, teck poli, marbre jaune de Numidie, bronze brillant et fer forgé. Tout évoque cette impression de confort des années 1900. Salle de remise en forme, service blanchisserie, formules "Lune de miel" ou week-end gastronomique, restaurant chic, café, bar à cocktails, cirage de chaussures, massages…


LE PLAZA
Boulevard Adolphe-Max 118-126
✆ +32 2 278 01 00
www.leplaza-brussels.be
reservations@leplaza.be
190 chambres. Chambre double. Proposition de package (exemple : package romantique). Séminaires. Réceptions et mariages. Wifi. Restauration (restaurant l'Estérel – ouvert en semaine midi et soir).

Construit en 1930, sur l’artère reliant la gare du Nord à la gare du Midi, le Plaza s'inspira du style du célèbre George V de Paris. Devenu rapidement le rendez-vous obligé de la haute société, Le Plaza se distingue par ses vastes espaces lumineux et ses équipements remarquables. Fermé en 1976, il a rouvert 20 ans plus tard, entièrement rénové dans le respect de la tradition. C’est aujourd’hui une référence estimée en matière d’hôtellerie de luxe. Il compte l'une des plus grandes suites du Benelux en ses murs, est engagé dans l'hôtellerie responsable (label Green Key ) et est aussi le seul hôtel bruxellois détenteur du titre de Fournisseur de la Cour. Tout le reste n'est que superlatifs pour le seul palace indépendant de la capitale... Son restaurant, L'Esterel, a récemment été entièrement rénové tout en conservant ses atours classiques.

Marolles, Sablon et Mont des Arts


AUBERGE DE JEUNESSE JACQUES BREL
Rue de la Sablonnière 30
✆ +32 2 218 01 87
http://www.laj.be
brussels.brel@hostelbrussels.be
M° Botanique ou Madou
A partir de 23 € la nuit. Enfants entre 3 et 12 ans 50 % de réduction. Petit déj bio inclus. 52 chambres et 170 lits.

Elle est située près du jardin botanique, à 10 minutes à pied de la Grand-Place. Elle dispose de plus de 171 lits répartis dans des chambres et des dortoirs. Parmi les services en libre accès : Internet, cafétéria, bagagerie, jeux, bibliothèque… Le petit déj bio est particulièrement savoureux et copieux. En été, des concerts gratuits et de grands barbecues sont régulièrement organisés dans le bar qui propose une carte de bières belges bien fournie. Petite restauration le soir.


HOSTEL GALIA
Place du Jeu de Balle 15
✆ +32 502 42 43
www.hotelgalia.be
hotel.galia@skynet.be
A partir de 25€ petit dej inclu. Cinq dortoirs mixte. Dortoir à partir de 24 €. Petit déjeuner inclus. Wifi.

Si Bruxelles compte son lot d'auberges de jeunesse de grande capacité, celle-ci se distingue par sa petite taille. Ouverte juste après les attentats, elle partage son nom et sa direction avec l'hôtel Galia (gare à la confusion) situé juste à côté. Les dortoirs sont mixtes (six personnes) ou pas et sont complétés par une chambre aux lits jumeaux. Entièrement refaites à neuf, les chambrées invitent au repos tandis que la déco des communs rappelle la situation « brocantesque » que l'on retrouve quotidiennement sur la place du Jeu de Balle.


NH DU GRAND SABLON
Rue Bodenbroek 2-4
✆ +32 2 518 11 00
www.nh-hotels.com
nhdugrandsablon@nh-hotels.com
Ouvert toute l'année. Petit déjeuner inclus. American Express. Sauna.

Situé sur la très huppée place du Grand Sablon, avec pour voisins les meilleurs chocolatiers, joailliers, brasseries et galeries d'art, cet hôtel de 192 chambres lumineuses et confortables parvient à proposer des tarifs bien raisonnables pour un établissement de cette classe.
Autres adresses : boulevard Adolphe Max 7 à 1000 Bruxelles. ✆ +32 2 217 01 20 • chaussée de Charleroi 17 à 1060 Saint-Gilles. ✆ +32 2 539 01 60 • rue Jean Stas 32 à 1060 Saint-Gilles. ✆ +32 2 537 42 50

Dansaert, Saint-Géry et Sainte-Catherine


ATLAS HOTEL
Rue du Vieux Marché aux Grains 30
✆ +32 2 502 60 06
www.atlas-hotel.be
info@atlas-hotel.be
Accueil 24h/24. 88 chambres. à partir de 85 €. Petit déjeuner inclus. Connexion Internet.

Très correctement aménagé, l'Atlas combine agréablement mobilier actuel et vieilles pierres apparentes pour offrir un certain charme. Pour affaires, loisirs ou shopping, il est idéalement situé. On le trouve à cinq minutes à pied de la Grand Place et bordant la rue Antoine Dansaert, réputée pour être la plus design de Bruxelles pour ses nombreux restaurants, cafés branchés et boutiques de mode. Les lits sont garnis d'oreillers et édredons anti-allergiques.


BRUSSELS WELCOME HOTELS
Quai au Bois-à-Brûler 23
✆ +32 2 219 95 46
www.hotelwelcome.com
info@hotelwelcome.com
Métro : Sainte-Catherine.
Chambre double à partir de 95 €. Petit déjeuner inclus. Wifi.

Idéalement situé au cœur de Bruxelles, sur la place du Marché aux Poissons (Sainte-Catherine). Dix-sept pays plutôt exotiques, ont inspiré le thème des dix-sept chambres de cet insolite hôtel familial. Michel et Sophie Smeesters sont adorables et chouchoutent leurs clients du check-in au check-out. Belle harmonie de bleus pour la chambre Zanzibar, des colonnes de bois sculptées pour l'India, un kimono de soie pour la chambre Japon… Et, pour couronner le tout, on a fait appel à Marc De Meyer, artiste bruxellois, pour les trompe-l’œil de certains murs. Le Welcome, il peut même devenir le but de votre escapade bruxelloise !

Se restaurer
Cachées dans une petite rue ou installées dans les quartiers branchés de la Capitale, les bonnes tables ne manquent pas à Bruxelles. Brasseries typiquement belges, restaurants italiens, asiatiques ou cuisine raffinée... Aucun doute, chacun y trouvera son bonheur.

Grand-Place, Monnaie et De Brouckère


Grand-Place, Monnaie et De Brouckère - Restaurants de la rue du Marché-aux-Fromages.
© Author's Image


Livre de Chez Léon


© Chez Léon

Pour son 125 e anniversaire, le célèbre restaurant Chez Léon a sorti un livre exceptionnel qui retrace la magnifique saga familiale du plus connu des restaurants belges. 370 pages bourrées d'informations, d'anecdotes croustillantes, de photos d'époque et actuelles, de vieux menus, etc. Mais également pas mal de recettes détaillées de leurs plats les plus emblématiques, tels la sole à l'ostendaise, le steak du Père Léon, les anguilles au vert, les rognons de veau à la Gueuze. Auteur : René Sépul. SH-OP Editions. Disponible sur place.

Sur le pouce


ARCADI CAFÉ
Rue d'Arenberg 1 B
✆ +32 2 511 33 43
Métro : Centrale.
Ouvert du mardi au vendredi de 8h à 23h45 ; le samedi à partir de 7h30 ; le dimanche à partir de 9h. Carte : 25 € environ.

Une vitrine alléchante, il y en a pour tous les goûts. Quelquefois un peu à l'étroit car victime de son succès, l'Arcadi accueille sur le temps de midi, les bureaucrates du quartier au coude à coude avec les touristes et quelques Bruxellois venus se détendre. Au coin de la galerie du Roi, ce restaurant-café sans prétention est connu pour l'imparable fraîcheur de ses produits, pour la qualité des quiches et tartes servies, et de plus en plus pour ses spécialités belges. Les différentes formules de petit déjeuner (de 10 € à 15 €) sont recommandées.


BROD
Rue d'Arenberg 54
✆ +32 2 511 00 76
Ouvert tous les jours de 7h à 17h. Carte : 15 € environ.

En zone touristique, restons vigilants car trop souvent c'est qualité minimum pour prix maximum. Mais chez Brod, la queue de midi est un véritable outil de propagande pour les passants. Des bons produits, un savoir-faire et un accueil bonhomme. Des sandwiches, trois ou quatre plats chauds, un potage maison et quelques délicieux desserts. L'endroit rassemble autant les visiteurs que les locaux qui bossent dans le coin et dont plusieurs ont fait de Brod leurs QG. Brunch dominical et chouette petite terrasse ensoleillée.


L'EXPRESS QUALITY
Rue des Chapeliers 8
✆ +32 2 512 88 83
Ouvert du mercredi au dimanche le midi et le soir.

Un petit bar à pittas libanais comme on les aime, tout à côté de la Grand-Place ! Oh, pas de ceux où les serveurs vous alpaguent dans la rue d'à côté et vous embrouillent sur le prix du menu. Le comptoir ne désemplit pas le week-end et il faut savoir être patient pour se délecter d'une pitta poulet ou chawarma géante, croustillante et délicieuse. Les produits sont frais, les viandes de grande qualité et cette expérience nous fait vite oublier tous les a priori que l'on pourrait avoir sur le bon vieux chawarma souvent indigeste acheté à la va-vite.


FRITLAND
Rue Henri Maus 49
✆ +32 2 514 06 27
Métro : Bourse.

Au pays de la frite ! A voir la file permanente on se dit qu'elles sont bonnes ces frites-là. On a goûté, affirmatif ! Chez Fritland, une salle avec une quinzaine de places est disponible. On apprécie l'heure relativement tardive de fermeture : une petite frite après une soirée où la bière a coulé à flots, ça fait toujours plaisir, et c'est vivre l'expérience belge à 100 % !


LE P'TIT NORMAND
Rue de Tabora 5
✆ +32 2 513 00 93

Le P'tit Normand est une véritable institution pour de la bonne charcuterie et des fromages de qualité. Beaucoup de produits français mais aussi de ces authentiques spécialités belges tel l'assortiment de boudins blancs et noirs. Petite boutique de charme adossée à l'église Saint-Nicolas. Salades et préparations maison et bien entendu les délicieux sandwiches garnis.


AU SUISSE
Boulevard Anspach 73-75
✆ +32 2 512 95 89
www.ausuisse.be
contact@ausuisse.be
Métro : Bourse.
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 18h ; le dimanche de 10h à 19h. Pains surprises. Livraisons en entreprises et chez les particuliers. Terrasse avec vue intéressante sur le boulevard et la Bourse.

En 1873, Monsieur Scheggia et Mme Togni tenaient leurs propres maisons de spécialités alimentaires (suisses et autres) dans la petite rue des Bouchers. Elles sont devenues une sandwicherie, installée à cette adresse depuis les années 30 avec un côté épicerie et un côté sandwicherie. L'aménagement est aujourd'hui vintage puisqu'il est d'origine. L'enseigne reste une institution du centre-ville. On choisit parmi les plats (y compris chauds comme les terribles chicons au gratin) et sandwiches (on vient de loin pour leur sandwich aux crevettes grises ou à l'américain !). Le pain est cuit sur place et on a le choix entre 8 variétés.


TAVERNE MOKAFÉ
Galerie du Roi 9
✆ +32 2 511 78 70
www.grsh.be/boutique/mokafe-taverne
Ouvert tous les jours de 8h à 23h. Carte : 25 € environ. Terrasse.

La Taverne Mokafé est une référence gourmande des plus anciennes du centre-ville. Située dans les Galeries Royales Saint-Hubert où se plante leur très belle terrasse, on compte déjà quatre générations aux commandes. Fin des années 1930, on y torréfiait du café uniquement. Ce n'est qu'à la reprise par la famille Charlier dans les années 1970 que les gourmandises firent leur entrée. Aujourd'hui, il y en a pour tous les âges et tous les goûts : gaufres, gâteaux, glaces, milkshakes, sorbets, petite restauration salée, spécialités belges, salades, croquettes aux crevettes maison et une jolie carte d'une trentaine de bières. Formules petit déjeuner et sandwichs ou gaufres à emporter. C'est beau, c'est chic et c'est bon !

Bien et pas cher


BIA MARA
Rue du Marché aux Poulets 41
✆ +32 2 502 00 61
www.biamara.com
info@biamara.com
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 22h30. Carte : 25 € environ.

Très prisé dans les pays anglo-saxons, le fast food façon  fish and chips  n'est pas encore totalement  hype  chez nous. Mais nul doute que des adresses comme Bia Mara font largement évoluer les mentalités ! Les jeunes créateurs du concept abattent les derniers complexes qu'on pourrait avoir à déguster une street food de qualité ! L'enseigne fait la part belle au poisson mais les allergiques aux arêtes trouveront aussi des plumes et des légumes, traités eux aussi en chapelure panko . Les frites sont faites maison et le sel aromatisé.


BIER CIRCUS
Rue de l'Enseignement 57
✆ +32 2 218 00 34
www.bier-circus.be
info@bier-circus.be
Ouvert du mardi au samedi le midi et de 18h à 24h. Carte : 35 € environ.

Pour trouver son chemin, rien de plus facile, c'est juste à côté du Cirque Royal. L'établissement impressionne pour sa carte brassicole (200 références à peu de choses près). Le Bier Circus propose une bière du mois et aussi une cuisine du terroir à la bière. Il y a les classiques et ceux où "on s'risque sur le bizarre" comme disaient les Tontons Flingueurs : spaghettis bolo à la Chimay, carbonnades flamandes à la Westmalle ou encore waterzooï au lambic bruxellois. On trouve quatre bières au fût qui changent toutes les deux à trois semaines. On apprécie aussi les fromages affinés à la bière de la brasserie Dupont que Patrick Dhane accompagne de la  pils Redor, au fût également et de la même brasserie.


LES FONDUS DE LA RACLETTE
Place de la Vieille Halle aux Blés 28
✆ +32 2 502 24 04
Ouvert du lundi au samedi le midi et le soir ; le dimanche midi. Carte : 30 € environ. Formule du midi : 18 €.

Ce bistrot aux allures d'un refuge de montagne, séduira les amateurs de spécialités savoyardes telles que raclette, tartiflette, fondue, mont-d'or ou fondant du Val d'Arly. Ainsi que de salaisons comme la viande de bœuf séchée, le saucisson aux trois poivres ou aux noisettes, le jambon blanc d'Ardenne, le tout du maître artisan Christian Favre. Et dans les verres, un agréable kir savoyard, composé d'un crémant des Alpes et de liqueur de châtaignes en apéro, et quelques vins régionaux pas si courant sur nos tables bruxelloises. La déco est couleur locale aussi avec ces banquettes en bois naturel, le tapis de fourrure synthétique et la table de cuisson comme élément central.


HOUTSIPLOU
Place Rouppe 9
✆ +32 2 511 38 16
www.houtsiplou.be
info@houtsiplou.be
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Carte : 25 € environ. Plat du jour : 12 €. Plat du jour du lundi au vendredi. Lunch : 15 € (entrée + plat ou plat + dessert). Terrasse.

Pour l'anecdote, le nom désigne un « trou perdu », un patelin éloigné des sentiers battus. On est désormais loin du compte vu la notoriété de l'établissement pour ses burgers cuisinés à toutes les sauces. L'une des références en la matière et l'un des pionniers bruxellois (depuis 2005). On se régale en admirant les fresques murales extérieures qui qui présentent des scènes hautes en couleur de la vie locale. Les frites sont fraîches et sont servies dans un pot de fleur... ambiance brusseleir très décontractée et colorée ! Petit déjeuner et plats pour les kids. Bon ap' !

Bonnes tables


Un repas sous eau


Un repas sous eau - DEEP DINNER Resto sousmarin
© Nemo 33

Après Diner in the sky , voici Diner underwater alias DEEP DINNER. C'est à Nemo33 que ça se passe, la piscine la plus profonde du monde destinée essentiellement aux plongeurs mais pas que... Vous descendez équipés à cinq mètres, ensuite vous vous délester de la bouteille et pénétrez dans un petit bathyscaphe sphérique qui peut accueillir quatre personnes maximum. Prenez vos aises, observez les « fonds marins » et les acrobaties des plongeurs présents. Le groom marin ne tardera pas et vous livrera dans une mallette étanche bien sûr, un excellent menu froid accompagné de champagne bien frappé. Seul impératif, avoir déjà plongé avec bouteille. Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave, une formule avec baptême de plongée est opérationnelle. A défaut de baptême, il reste le restaurant de cuisine thaï qui fait partie intégrante du monde de NEMO33.
www.nemo33.com – dive@nemo33.com


NEMO 33
Rue de Stalle 333
Uccle
✆ +32 2 332 33 34


BRASSERIE HORTA
Rue des Sables 20
✆ +32 2 217 72 71
www.brasseriehorta.be
info@ciearthur.be
Ouvert du mardi au dimanche le midi. Bar ouvert de 10h à 18h. Carte : 35 € environ (suggestions régulières. Goûters le we). Wifi gratuit.

Le Centre Belge de la BD abrite une brasserie rendant hommage au plus célèbre architecte belge d'Art nouveau. Et pour cause, le bâtiment (les anciens grands magasins de tissus Waucquez) est l'œuvre de Victor Horta. L'atmosphère de la brasserie est typiquement bruxelloise et ravit tant les amoureux du 9 e  art que les férus d'Art nouveau. A la fois resto et bar, on y trouve une quinzaine de bières, une bière du mois et la bière « Néron » (en hommage à la Fondation Marc Sleen et à son personnage). Sur la carte, 3 menus : Express, Gaston Lagaffe (un peu... décalé) et Ric Hochet (beaucoup plus classique). Le vin, bordelais, provient du Château de Jabastas, dirigé par un viticulteur belge.


LA BROUETTE
Grand Place 2-3
✆ +32 2 511 54 94
www.taverne-brouette.be
info@brouette.be
Ouvert tous les jours de 8h à 23h. Carte : 40 € environ. Plat du jour : 12,50 €.

Très agréable ambiance et terrasse avec vue sur l'une des plus belles places du monde. Comme pour les autres tavernes de la Grand-Place, la déco s'affiche : anciens événements bruxellois, marionnettes de chez Toone, luminaires en cristal et un feu ouvert. On est ici au cœur de Bruxelles et l'adresse est l'ancienne maison de la corporation des Graissiers. On mange copieusement (un moules-frites, un plat de terroir, une lasagne italienne ou une flammekueche ). On peut aussi prendre juste un en-cas, un petit déjeuner... ou encore un cocktail ou l'une des nombreuses bières de la carte.


CHEZ LÉON
Rue des Bouchers 18
✆ +32 2 511 14 15
www.chezleon.be
welcome@leon1893.com
D'avril à octobre, la terrasse est ouverte. Ouvert du dimanche au jeudi de 11h30 à 23h ; le vendredi et le samedi jusqu´à 23h30. Carte : 35 € environ (moules à partir de 15,95 €). Formule du midi : 15,95 €. Menu enfant gratuit jusqu'à 12 ans. Cocottes de moules à volonté le dimanche soir. D'avril à octobre, la terrasse est ouverte.

125 ans de moules, de frites et de bien d'autres plats ! Et toujours la famille Vanlancker à la barre. En 1893, Léon Vanlancker installe sa "friture" dans un modeste estaminet de la rue des Bouchers. Déjà des moules mais à l'époque c'était un plat de pauvres. Aujourd'hui, Léon c’est une douzaine de salles, 400 places assises et toujours cette atmosphère chaleureuse et bienveillante. Les moules, donc mais aussi d’autres spécialités comme le steak grillé, le vol au vent, le homard, les boulettes sauce tomate, le stoemp-saucisse... Quelque 120 références au total, dont la bière Léon, une bonne blonde brassée dans le Hainaut. Les portions sont généreuses et les frites dorées à souhait. Le Léon historique, c'est donc bien ici !


L'ESTAMINET DU KELDERKE
Grand-Place 15
✆ +32 2 511 09 56
www.restaurant-estaminet-kelderke.be
info@estaminet-kelderke.be
Ouvert tous les jours de 7h à 24h. Carte : 32,50 € environ. Terrasse.

La carte opte pour une petite restauration basée essentiellement sur des produits naturels : tartines, salades, omelettes, soupes, tartes sucrées ou salées. Miam ! ! Mais les plus gros mangeurs seront heureux : on y trouve aussi l'essentiel de la carte du fameux ‘t Kelderke voisin mais sans la cave ! Moules, stoemps, boudins, waterzooi, et autres croquettes aux crevettes : des plats bien de chez nous préparés en cuisine jusque 23h ! Différence de taille, le cadre plus contemporain, avec un décor et du mobilier sobre et des couleurs franches. Une fraîcheur qui prouve qu'on peut proposer du classique dans un cadre actuel.


HARD ROCK CAFÉ BRUSSELS
Grand Place 12a
✆ +32 2 546 16 60
www.hardrock.com/brussels
customer_care@hardrock.com
Ouvert tous les jours le midi et le soir.

Avec ce bâtiment du XVI e  siècle, Hard Rock Café bénéficie d'un emplacement rêvé mais un peu anachronique, sur 500 m² et quatre niveaux. Il duplique les codes stylistiques de l'enseigne : écrans plats diffusant des concerts rock, boutique de vêtements et accessoires, instruments de musique en déco, dessins de célébrités (autoportrait de Michael Jackson)... Tout serait préparé « maison », y compris les cocktails. Détail amusant, il est impossible de réserver une table le jour même mais on peut s'inscrire selon le principe du priority seating . Pas inscrit ? Pas de souci, on vous file un buzzer pour avertir qu'une table est prête. Et comme la réception est à longue portée, on peut même flâner sur la Grand Place ou aller prendre un verre ailleurs en attendant.


LE MARMITON
rue des Bouchers 43A
Galerie de la Reine
✆ +32 25117910
www.lemarmiton.be
info@lemarmiton.be
Menus de 22,95 € à 32,95 €. Carte : 48 € environ. Terrasse.

L'une des quatre ou cinq vraies bonnes adresses de ce quartier touristique. Vous croiserez pas mal d'habitués aux accents de notre plat pays, de ceux qui détestent qu'on les prenne pour des pigeons, et ça dans le centre historique c'est plutôt bon signe ! Ils aiment à retrouver une carte qui ne triche pas, avec des produits frais et de saison, ainsi que des spécialités belges, tant en viande qu'en poisson. Le cadre est confortable, le service pro et pour finir, on vous remet une ardoise qui n'empêche pas la digestion.


CHEZ PATRICK
Rue des Chapeliers 6
✆ +32 2 511 98 15
www.chezpatrick.be
Métro : Gare centrale ou Bourse.
Ouvert du mardi au samedi le midi et le soir. Carte : 40 € environ.

Voilà une maison qui prouve depuis plus de 80 ans que les abords de la Grand-Place ne sont pas exclusivement des pièges à touristes. La tradition (depuis 1931, le resto est né avec l'enseigne « Chez Jean »), le décor simple et immuable – banquettes murales et miroirs – la touche bruxelloise et l'addition modeste pour des portions qui ne le sont pas ! Et tellement belge dans l'ambiance bon enfant certains soirs... Le waterzooi , les carbonnades ou les suggestions griffonnées sur les miroirs rendent la politesse aux préparations de poissons et aux incontournables moules. La cave à vin n'est pas mal non plus. S'attabler chez Patrick, c'est se donner l'assurance de jouer une partition classique mais sérieuse !


PRÉ DE CHEZ NOUS
rue des Dominicains 19
✆ +32 499 48 62 77
www.predecheznous.be
restaurant.predecheznous@gmail.com
Ouvert du mardi au samedi le midi et le soir. Menus de 36 € à 54 € (3, 4 ou 5 services). Formule du midi : 21 € (26 € pour 3 services). Vin au verre.

Véritable petit eden pour les amateurs de (vrais) produits de saisons et de circuits courts. Henri Depiesse cuisine depuis vingt ans et s'est installé dans le quartier historique de Bruxelles depuis 2017. Il est passionné de bons produits qu'il fait venir en direct de petits producteurs belges. C'est donc du quasi-local et des aliments au-dessus de tout soupçon. Chaque jour un menu viande, poisson et végétarien. Pas de tape-à-l’œil de l'extérieur, mais une atmosphère chaleureuse dedans et de l'espace qui évoque plus une salle à manger familiale qu'une brasserie.


RESTAURANT DE L'OGENBLIK
Galerie des Princes 1
✆ +32 2 511 61 51
www.ogenblik.be
info@ogenblik.be
Ouvert du lundi au samedi le midi et le soir (dernier service à 24h). Carte : 60 € environ. Suggestions et plat du jour. Terrasse.

Avec son demi-siècle d'existence et ses airs décontractés, ce bistrot dégage un charme fou. Chaque jour une sélection rigoureuse des meilleurs produits ; ça c'est l'indiscutable dont les patrons ont fait leur devise quotidienne. On y maîtrise parfaitement les grands classiques de la tradition française, avec cette capacité d'intégrer de nouvelles tendances et dynamiser les harmonies gustatives des plats. Quelques habitués de la carte : la petite marmite de poissons en bouillabaisse, le pigeonneau de Bresse rôti au jus de truffes, le loup grillé sur sa peau, les ris de veau grillés façon « Café de Paris »... Une cuisine saisonnière incontournable pour le gibier en saison. Rien que de belles choses difficilement faisables chez soi, et en salle un service qui roule...


RESTAURANT VINCENT
Rue des Dominicains 8-10
✆ +32 2 511 26 07
www.restaurantvincent.com
info@atgp.be
Ouvert du mercredi au lundi le midi et le soir. Carte : 55 € environ.

L'une des plus anciennes et authentiques brasseries bruxelloises. Depuis 1905, des générations de familles, d'artistes, d'hommes politiques et de businessmen sont entrés par la fameuse cuisine ouverte où blinquent (reluire en bruxellois) les batteries de casseroles en cuivre. Les amateurs de viande rouge et de grillades se réjouiront, les viandes et charcuteries proviennent du fameux boucher/éleveur Hendrik Dierendonck qui fournit des produits issus de ses bêtes élevées de façon traditionnelle. Côté déco, les céramiques murales sont à elles seules un prétexte à s'inviter chez Vincent. L'autre divertissement étant les flambages en salle et le service en livrée d'une équipe de pros. Une toute bonne adresse.


RICOTTA & PARMESAN
Rue de l'Ecuyer 31
✆ +32 2 502 80 82
www.ricottaparmesan.be
info@ricottaparmesan.be
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Carte : 45 € environ. Menu spécial groupe.

Une véritable institution pour les pâtes et les pizzas au feu de bois. Dans cette ancienne armurerie dont les murs datent de 1892, on s'amuse avec les pictos sur la carte indiquant « spécialité du chef », « coup de cœur » ou encore « prêt en 15 minutes ». Depuis 1999, l'adresse créée par Renaud Waterloos fait sensation pour son concept de variations à l'envi. En pratique, cela donne aujourd'hui 264 associations sauce-pâtes parmi lesquelles certaines avec des formes inhabituelles (fiocchi, casarecce, panzerotti,...) et les plus classiques tagliatelle, penne ou linguine. Des pâtes sans gluten aussi, pour les allergiques. En déco, les accessoires de cuisine donnent le ton. Menu offert pour les enfants jusque huit ans.


LA ROSE BLANCHE
Grand Place 11
✆ +32 2 513 64 79
www.restaurant-rose-blanche.be
info@roseblanche.be
Ouvert le midi et le soir.

Kiffez-moi  cette vue imprenable ! L'un des plus beaux cadres de restaurant à Bruxelles : tous les éléments sont réunis pour faire d’une visite en ces lieux un moment réussi ! Surtout si on ajoute un décor typique, un service attentionné et un menu attrayant de cuisine principalement belge : gratinée de chèvre au sirop de Blanche de Bruges. sans oublier les traditionnels chicons au gratin, les moules ou le waterzooï à la gantoise. On notera aussi le menu concocté à base de bière. En hiver, l’âtre réchauffe et en été, on pousse les tables à l’extérieur s'il fait beau. On profite de la mezzanine pour s'offrir une vue d'ensemble.


LE ROY D'ESPAGNE
Grand Place 1
✆ +32 2 513 08 07
www.roydespagne.be
info@roydespagne.be
Ouvert du lundi au samedi à partir de 11h. Terrasse.

Connu de tous – mais il s'appelle en réalité le Café de la Grand'place – ce café rend hommage à l’occupation hispanique en Belgique. Sa terrasse offre tout simplement une des vues les plus prisées au monde, son cheval empaillé fait fuir les Angliches.


SOLE D'ITALIA
Rue Gretry 63-67
✆ +32 219 08 34
www.sole-ditalia.be
sole-ditalia@skynet.be
Ouvert du mardi au vendredi le midi et le soir ; le week-end de 12h à 22h45. Carte : 35 € environ. Accueil des groupes.

Si le quartier de l'Ilôt Sacré (rue des Bouchers) n'a pas toujours bonne réputation, de belles exceptions confirment cette règle. Le Sole d'Italia en fait partie. Cette enseigne transalpine existe depuis 1956 avec le même bonheur et voit défiler de nombreux habitués qui viennent parfois de loin. Deux salles contiguës, l'une rustique et l'autre à la déco élégante et contemporaine, choisissez selon vos goûts, la carte est identique. Spécialités italiennes classiques et quelques plats traditionnels que cuisinaient les mamas. Une vingtaine de sortes de pâtes, escalopes, pizzas, saltimbocca, osso buco et autres côtes de veau. Bravo à Francesco et Carlo.


TAVERNE DU PASSAGE
Galerie de la Reine 30
✆ +32 2 512 37 31
www.taverne-du-passage.be
info@taverne-du-passage.be
Ouvert tous les jours de 12h à 24h. Menus de 18 € à 39,50 €. Carte : 48 € environ. Menu gourmand : 38€.

Sans doute la plus belle et la plus complète de nos brasseries qui se bonifie chaque année. Dans les superbes galeries royales Saint-Hubert, ce lieu gourmand dispose de toutes les options que sous-entend ce genre d'endroit : personnel pro, affable et en livrée ; carte nettement franco-belge avec les croquettes-crevettes, la tête de veau en tortue ou naturelle, l'anguille au vert, les moules, la choucroute garnie, l'andouillette grillée, l'américain préparé et plein d'autres classiques et spécialités de tradition. Et puis une carte de vins cohérente pour toutes les bourses, une cuisine ouverte, un cadre Art déco toujours intact.


'T KELDERKE
Grand-Place 15
✆ +32 2 513 73 44
www.restaurant-het-kelderke.be
info@restaurant-het-kelderke.be
Ouvert du dimanche au jeudi de 12h à 23h ; le vendredi et le samedi de 12h à 24h. Carte : 35 € environ. Plat du jour : 12,50 €.

Adresse incontournable pour tous les amateurs de cuisine belge que cette ancienne cave voûtée ! Cuisine classique rondement menée et surtout situation idéale sur la Grand Place sont les principaux atouts. L'ambiance est à la détente. A la carte, stoemps, moules, croquettes de crevettes ou pavés grillés aguichent aux côtés du lapin à la gueuze. Ajoutons une Maes ou une Hoegarden bien tirée et tout est là pour enchanter les visiteurs d'ici et d'ailleurs. Service quasi non-stop jusqu'à minuit.

Luxe


AUX ARMES DE BRUXELLES
Rue des Bouchers 13
✆ +32 2 511 55 50
www.auxarmesdebruxelles.com
commercial@auxarmesdebruxelles.com
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Service jusque 23h en semaine et 23h30 vendredi et samedi. Menus de 36,50 € à 47,50 €. Carte : 60 € environ. Formule du midi : 25,50 €.

Cette vénérable maison vient d'être ranimée après des années de dérive en cuisine et en caisse... C'est Rudy Vanlancker (Chez Léon) qui a repris la main. Le magnifique espace Art déco est intacte et les fourneaux ont repris du service qui avait démarré en 1902. A la carte, des classiques de la cuisine française et des spécialités bien de chez nous. Les croquettes de crevettes, le waterzooi et les fameuses moules rappellent la belgitude et par la même occasion Brel qui tout autant que le roi Leopold III, y avait ses habitudes. Service classique, flambage et assiettes terminées en salle, à l'ancienne. Vins un peu chers et classiques.


BOCCONI
Rue de l'Amigo 1-3
✆ +32 2 547 47 47
www.roccofortehotels.com
enquiries.amigo@roccofortehotels.com
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Jusque 23h le vendredi et le samedi. Menus de 45 € à 59 €. Carte : 65 € environ. Vin au verre. Lunch. Voiturier.

Le célébrissime Hôtel Amigo poursuit son beau voyage au pays des saveurs italiennes avec son restaurant de haut vol. Le cadre est en adéquation, chic et confortable, élégant et sobrement contemporain. On peut aussi y découvrir le superbe trolley en argent de l’Hôtel Savoy de Londres. Côté bar, un menu-lunch rapide et démocratique se déguste avec sérénité dans un beau décor. Histoire de confirmer le prestige inébranlable de ce luxueux palace bruxellois à moins de deux pas de la Grand-Place ! Ci piace molto  !


COMME CHEZ SOI
Place Rouppe 23
✆ +32 2 512 29 21
www.commechezsoi.be
info@commechezsoi.be
Ouvert le mardi et le mercredi le soir ; du jeudi au samedi le midi et le soir. Menus de 99 € à 235 €. Carte : 150 € environ. Formule du midi : 65 €.

Ça fait longtemps que le Comme chez Soi fait courir les gastronomes. Depuis près d'un siècle, une éternité dans le monde de la restauration ! Officiellement retraité des fourneaux, Pierre Wynants promène encore régulièrement sa bonhomie, sa zwanze et sa bruxellitude dans les murs du temple. Son gendre, Lionel Rigolet a pris les rênes depuis pas mal d'années déjà, et confirme quotidiennement cette cuisine actuelle et ô combien créative… Chef à la fois discret et médiatique, Lionel Rigolet reste accessible, sans cette avidité connue chez certains ténors des fourneaux, de vouloir exister en permanence médiatiquement. Après avoir forgé son style, il a également choisi de laisser « pour toujours » quelques incontournables sur la carte, créés par les générations précédentes et encore réclamés par les fidèles. Dans ce superbe lieu Art nouveau, l'épouse Laurence Wynants assure un accueil charmant en salle et veille à son tour à la continuité d’un service d’excellence. Il s'agit bien DU restaurant gastronomique bruxellois, pardon, belge, par excellence. Pour les branchés, la carte des vins (le livre de cave...) est disponible sur iPad. Chapeau bas… et longue vie encore !

Marolles, Sablon et Mont des Arts

Sur le pouce


CAFÉ DU SABLON
rue de la régence 26
✆ +32 2 503 39 99
Ouvert tous les jours le midi et le soir.

Face à l'église Notre-Dame du Sablon, entre la place du Grand Sablon et le Petit Sablon, sympathique comptoir à café et tout ce qui va avec, des douceurs aux sandwiches, salades et quiches. L'idéal pour faire une pause matin, midi ou après-midi, tout en scrutant son smartphone.


FRITURE DE LA CHAPELLE
Place de la Chapelle
Ouvert tous les jours de 11h30 à 23h.

Sainte-Anne, patronne des orfèvres et des artistes, veille sur le fritkot voisin de sa chapelle... Peut-être est-ce pour cela que les frites y sont absolument délicieuses ? Goûtez aussi les pitas, de prime abord plus destinées aux mécréants mais tout aussi savoureuses ! A proximité, sur le trottoir, une coquille en cuivre guide les pèlerins vers Saint-Jacques de Compostelle...


LE PAIN QUOTIDIEN
Rue des Sablons 11
✆ +32 2 513 51 54
www.lepainquotidien.com
belgium@lepainquotidien.be
Métro : Louise ou Porte de Namur.
Ouvert du lundi au samedi de 7h30 à 19h ; le dimanche jusqu´à 18h.

Sans doute la boulangerie communautaire où l'on partage son pot de confiture avec son voisin de table, la plus connue du pays. Rappelons qu'à l'origine en 1989, la volonté du créateur Alain Coumont était de retrouver le goût du pain que sa grand-mère pétrissait devant lui. Il l'a donc recréé et lui a donné ce nom évocateur. Le succès est tel que le principe s'est expatrié dans le monde entier.
Autre adresse : rue Antoine Dansaert 16 à 1000 Bruxelles ✆ +32 2 502 23 61.


PISTOLET-ORIGINAL
Rue Joseph Stevens 26
✆ +32 2 880 80 98
www.pistolet-original.be
sablon@pistolet-original.be
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h ; le week-end de 9h à 18h. Nocturne certains jeudis. Carte spécifique le dimanche. Carte : 5 € environ. Terrasse. Boutique.

Le pistolet... petit pain rond et croquant, symbole du manger sur le pouce bruxellois s'il en est ! On peut le fourrer avec (presque) tout : jambon, fromage, les deux, américain, crevettes grises, salade de thon mayonnaise,... Trop souvent galvaudé et remplacé par le quart de baguette, le pistolet devait retrouver ses lettres de noblesse. C'est chose faite chez Pistolet-Original, ouvert au Sablon voici 3 ans déjà. Valérie Lepla booste son enseigne en invitant régulièrement des people de la restauration à partager la confection des pistolets. Sur place aussi : petite restauration, desserts ou encore vins et bières belges.

Bonnes tables


BRASSERIE BREUGHEL
Boulevard du Midi 145-146
✆ +32 2 534 59 76
www.brasseriebreughel.be
info@brasseriebreughel.be
Ouvert du dimanche au vendredi le midi et le soir. Bar ouvert de 10h à 21h30. Menu de saison. Carte : 35 € environ. Plat du jour : 11 €. Terrasse.

En face de l'antique Porte de Hal, voilà l'une des plus anciennes brasseries bruxelloises. La maison date de 1870 et l'établissement existe depuis les années 60. Ici, on sait parler aux clients : le stoemp-saucisses est succulent, l'américain-frites rayonne et les frites sont 100% maison. On note aussi quelques salades, les classiques bolo et carbonara et puis surtout des grillades sur pierre à tester d'urgence. Les plats sont livrés gratuitement en service traiteur.


BRASSERIE DE LA PRESSE
Rue Royale 100
✆ +32 2 201 50 85
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 22h ; le samedi de 12h à 24h. Menus de 30 € à 52 € (menu vega). Carte : 50 € environ. Plat du jour : 13 € (lunch : 25). Petis déjeuners. La cocotte du jour 15 €.

Dans le quartier du Parlement, cette brasserie occupe depuis 2015 les anciens locaux du journal Le Soir. Très belle surface avec blocs de travertin au sol pour accueillir un mobilier volontairement hétéroclite qui mélange banquettes de brasserie, chaises d'écoliers et rocking-chairs emmaillotés de doudoune. Deux petits salons pour assurer l'intimité à des petits groupes et un pan de mur entièrement affecté à des moments historiques et des personnes faisant ou ayant fait un jour la « une » du Soir. Cette enseigne appartenant au groupe « Restauration Nouvelle », tout est sous contrôle en cuisine ; des intitulés assez classiques et une cocotte (plat mijoté) différente chaque jour.


LES BRIGITTINES
Place de la Chapelle 5
✆ +32 2 512 68 91
www.lesbrigittines.com
info@lesbrigittines.com
Ouvert du lundi au vendredi le midi et le soir ; le samedi soir. Menus de 45 € à 75 €. Carte : 60 € environ. Formule du midi : 35 €. Voiturier.

Dirk Myny opte pour une carte courte qui évolue à la fois selon son inspiration et selon les saisons. Pour lui l'essentiel a toujours été le produit. Et de préférence les produits d'exception, de ceux qu'on ne trouve quasi plus sur nos tables. Apprêtés en cuisine, cela donne : le pis de vache en bouillon, le fameux Zenne pot (choux cuit à la gueuze, bloempanch, saucisse sèche, et bulots), les couteaux normands aux aromates, la joue de veau braisée à la Kriek, la ventrèche de porc basque, le cabillaud danois cuit vapeur sauce beurre au lait battu, le poulet rôti ou la bonne vache laitière Txogitxu... A noter le nouveau menu Canaille, 7 plats qui gravitent essentiellement autour des abats. Tout ça dans un cadre Belle Epoque qui correspond à merveille à la cuisine traditionnelle qu'on y sert. Dirk Miny mais une certaine idée du maximum !
LOLA
Place du Grand-Sablon 33
✆ +32 2 514 24 60
www.restolola.be
info@restolola.be
Métro : Centrale ou Porte de Namur.
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Carte : 60 € environ.

Elle a de la classe, la brasserie Lola ! Et une belle histoire aussi. Le décor est contemporain, et la chaleur humaine bien au rendez-vous. Dans les assiettes, des plats inventifs et copieux, qui font le bonheur de tous depuis plus de vingt ans déjà ! les grands classiques d'une brasserie parisienne, avec de subtiles influences de cuisines d'autres horizons. Simple, bon et généreux. Avec régularité.


LA MAMMA
Place Saint-Josse 9
Saint-Josse-ten-Node
✆ +32 2 230 53 00
www.mamma-resto.be
info@mamma-resto.be , info@lamamma.be
Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 14h30 et de 18h30 à 22h30 ; le samedi de 18h30 à 22h30. Réservation recommandée. Carte : 40 € environ. Formule vins et mets d'une même région chaque dernier vendredi du mois. Terrasse.

Entre le quartier Européen et la place Madou, cette Mamma de 40 ans, conserve un punch du tonnerre ! Pepino Capezzuto, accompagné de son frère, dirige rondement cette trattoria. Un succès que la maison doit à sa diversité : à la fois osteria, bottega (boutique), oenoteca, grapperia et bar à Prosecco et antipasti ! Pas de carte mais un tableau d'une quinzaine de suggestions qui accommodent traditions italiennes et créativité. Toutes les pâtes, les viandes et les charcuteries viennent directement d'Italie. Et Pepino de sa voix claire vous appâte en les les expliquant. Tout est maison bien sûr. Heureux sera l'amoureux de gastronomie italienne traditionnelle dans ce cadre chaleureux et familial… Indispensable de réserver.


MIM – MUSÉE DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE
Rue Montagne de la Cour 2
✆ +32 2 545 01 30
www.mim.be
reservations@mim.be
Ouvert du mardi au vendredi de 9h30 à 16h30 ; le week-end de 10h à 16h30. Carte : 35 € environ. Menu enfant : 10 €. Plat du jour : 13 €. Terrasse.... et quelle terrasse !

... ou quand la cuisine atteint des sommets ! Attention, on ne parle pas de gastronomie mais de cuisine sur le toit du Musée des Instruments de Musique, dans le bâtiment Old England ! A table, une cuisine plutôt simple mais bien dans l'air du temps. La terrasse (entièrement refaite en 2018, offre toujours cette superbe vue à 360° de Bruxelles. Imaginez une petite brise, un midi d'été… ou une envie de brunch un dimanche par temps clair : c'est là qu'il faut aller ! Seul problème : d'autres risquent d'avoir la même idée. Donc, on regarde la météo puis on réserve sans tarder.


PEÏ & MEÏ
Rue de Rollebeek 15
✆ +32 2 880 53 39
www.peietmei.be
contact@peietmei.be
Ouvert du mardi au dimanche le midi et le soir ; le midi. Menus de 42 € à 60 € (de 2 à 5 services, menu surprise pour toute la table). Carte : 40 € environ. Formule du midi : 12,50 € (formule « starter » : dégustation de 3 préparations du marché). Terrasse.

En vieux patois bruxellois, un peï c'est un homme et une meï c'est une femme. Cet indice régional est confirmé par la présence de quelques spécialités telles les boulettes sauce tomate, les stoemps, les carbonnades à la flamandes ou les incontournables moules. Et à côté, quelques plats typiquement bistronomie... En 2014, Gauthier De Baere s'est installé dans cette rue piétonne entre Sablon et Marolles. Mais s'il travaille uniquement les produits frais et met un point d'honneur à ce que tout soit fait dans la maison, la carte est franchement orientée vers les terroirs français. Le cadre, très tendance, oscille entre le confort à table et l'aspect brut de certains matériaux.


LES PETITS OIGNONS
Rue de la Régence 25
✆ +32 2 511 76 15
www.lespetitsoignons.be
info@lespetitsoignons.be
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Menu unique à 36,50 €. Carte : 45 € environ. Terrasse.

Ce qu'on aime ici, c’est ce trio d’atouts agréable à retrouver dans une brasserie : cadre et ambiance, service et qualité des produits et des préparations. Cette formule, c’est un peu le fond de commerce de Khaled Zouglami qui, depuis quarante ans, nourrit le Tout-Bruxelles sous l’enseigne des Petits Oignons. Des spécialités du genre, bien sûr, comme le steak tartare, le vol-au-vent, les ris de veau en feuilleté, le foie gras de canard en terrine ou les croquettes aux crevettes grises, mais aussi des suggestions qui quelquefois n’arrivent sur la carte que si les fournisseurs amis du patron lui glissent à l’oreille un arrivage remarquable. Dans ce cas, surtout, laissez-vous tenter…


RESTOBIÈRES
Rue des Renards 9
✆ +32 2 511 55 83
www.restobieres.be
info@restobieres.be
Service traiteur avec livraison sur Bruxelles, le midi. Ouvert du mardi au dimanche le midi et le soir. Ouvert jusque 23h. Menus de 22 € à 42 €. Carte : 38 € environ. Formule du midi : 15 €. Terrasse.

Le décor reflète la fascination du patron pour les objets ayant un rapport avec la bière ou la Belgique... ou les deux : bouteilles provenant de brasseries oubliées, vieilles boîtes de biscuits, ustensiles de cuisine et autres souvenirs belges de bric et de broc. La gamme de bières au fût est impressionnante. Côté resto, on sert des spécialités de saison préparées à la bière et à base de produits locaux provenant des meilleurs producteurs. On a un boentje pour le kip-kap (tête pressée fabriquée à partir des joues de porc) ou le bloempanch maison (un boudin noir typiquement bruxellois). La maison a également renoué avec une de ses activités historiques : le service de livraison hebdomadaire de plats typiques sous-vide. Au cœur des Marolles, la création d'Alain Fayt est un  must  absolu pour n'importe qui aime bières et cuisine !

Luxe


L'ÉCAILLER DU PALAIS ROYAL
Rue Bodenbroek 18
✆ +32 2 512 87 51
www.lecaillerdupalaisroyal.be
reservation@lecaillerdupalaisroyal.be
Métro : Anneessens.
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Menu unique à 125 € (4 services). Formule du midi : 60 € (3 services).

L'une des plus belles maisons du quartier (fin XVII e ) au cadre élégant et au prestige intact depuis 1967. Une destination de choix pour les amateurs de poissons et fruits de mer que Maxime Maziers, le chef, perpétue avec constance et ferveur. Les lieux sont plutôt bien fréquentés, par des personnalités gastronomes ou pas, issues de divers milieux. Ils apprécient l'ambiance feutrée des petites tables ou le coude-à-coude au bar qui est très prisé. La carte n'est pas énorme mais les produits sont remarquables par leur qualité et si bien mis en valeur dans l'assiette.

Dansaert, Saint-Géry et Sainte-Catherine

Bien et pas cher


LA BELLE ÉQUIPE
Rue Antoine Dansaert 202
✆ +32 2 502 11 02
http://labelleequipe.be
Ouvert tous les jours de 12h à 23h. Carte : 15 € environ. Terrasse.

La Belle Equipe n'a pas grand'chose à voir avec une pizzeria traditionnelle italienne. On sort des sentiers battus et on parle plutôt de « bar à pizzas » et même « bar à vin ». Certaines pizzas classiques sont proposées parmi la dizaine de choix. Mais on aime celles composées selon la saison avec des produits en provenance de petits producteurs (siciliens). Ces créations sont d'abord proposées aux clients présents, avant d'être mises en suggestions et d'apparaître finalement à la carte. Comme, par exemple, leur pizza chicon braisé jambon à l'os parmesan. Ambiance familiale et décontractée et possibilité de voir le pizzaiolo à l'oeuvre. Carte des vins axée sur des vins nature, majoritairement français et planches mixtes proposées comme grignotage... Jam sessions régulières et réseau Wifi permanent.


ELLIS GOURMET BURGER
Place Sainte-Catherine 4
✆ +32 2 514 23 14
www.ellisgourmetburger.com
sint-katelijneplein@ellisgourmetburger.com
Ouvert du dimanche au mercredi de 11h30 à 23h ; le vendredi et le samedi de 11h30 à 24h. Carte : 18 € environ.

Véritable best-seller dans sa catégorie, Ellis Burger fait partie de ces endroits qui ne désemplissent jamais... Pari gagné pour les concepteurs de ce burger resto où la qualité est tout simplement au top. Même le pain est savoureux et croustillant ! Pour le fourrer, le concept repousse les limites : viande d'agneau, poulet sauce yaourt (Bollywood), veggie au fromage de chèvre (Portobello) ou trio de mini burgers pour lesquels on fond définitivement. On ajoute une salade si on a grande faim et on apprend en mangeant, sur les origines du hamburger et l'arrivée des immigrants sur le sol américain par Ellis Island (NY). On en compte 2 autres à Bruxelles, 10 en Flandre et d'autres encore en France et aux Pays-Bas.
Autre adresse : Place Jourdan – 1040 Etterbeek. ✆ 02 486 00 00.


RESTAURANT DE LA BOURSE
Rue de Flandre 32
✆ +32 2 511 99 29
Fermeture annuelle durant le mois d'août. Ouvert du jeudi au mardi le midi et le soir. Menus de 18 € à 25 €. Carte : 35 € environ.

Lieu de pause idéal avant de continuer la découverte du centre-ville. On trouvera aux lieux une certaine intimité, avec sa dizaine de tables seulement. Tout est familial, de l'accueil au service. Adel, personnage attachant, affiche plus de trente ans d'expérience dans la cuisine belge. Son épouse et lui montrant par ailleurs un plaisir certain à accueillir leurs hôtes. Ici, on profite de classiques belges avec un excellent rapport qualité-prix : croquettes au fromage, moules (en saison), steak-frites, carbonnades flamandes, stoemp saucisses,... Bref, des plats particulièrement généreux ! Que demander de plus ?

Bonnes tables


BIJ DEN BOER
Quai aux Briques 60
✆ +32 2 512 61 22
www.bijdenboer.com
info@bijdenboer.com
Métro : Sainte-Catherine.
Ouvert du lundi au samedi le midi et le soir. Menu unique à 29,50 €. Carte : 45 € environ. Formule du midi : 20 €. Terrasse.

On trouve ici l'une des meilleures croquettes aux crevettes de la capitale parmi d'autres spécialités bruxelloises mais aussi des produits de la mer d'une grande fraîcheur tels que leurs moules et tous leurs fruits de mer, ainsi que des sauces maison. En plein cœur du Marché aux poissons, c'est le bistrot de Bruxelles par excellence, populaire et bon vivant. On y déguste une cuisine simple mais gourmande dans une atmosphère authentique, miraculeusement préservée par Geert et Marnic. Par beau temps, la terrasse offre de beaux arguments supplémentaires, dans un cadre charmant propice au bon moment !


BONSOIR CLARA
Rue Antoine-Dansaert 22
✆ +32 2 502 09 90
www.bonsoirclara.com
Métro : Sainte-Catherine ou Bourse.
Ouvert du lundi au vendredi le midi et le soir ; le vendredi et le samedi le soir jusqu´à 24h ; le dimanche soir. Carte : 38 € environ. Lunch : 15,50 €.

Un resto branché dans un quartier qui l'est tout autant avec des vitraux rectangulaires de différentes tailles et très colorés en guise de déco. La carte, plutôt concise mais équilibrée (viandes, poissons, plats végétariens, salades…) propose à la fois des classiques et des préparations cosmopolites, souvent des spécialités méditerranéennes, d'ailleurs. Présentation des plats remarquable.


LA BOUSSOLE
quai au Bois à Brûler 61
✆ +32 2 218 58 77
www.restaurant-laboussole.be
info@la-boussole.be
Ouvert du lundi au vendredi le midi et le soir ; le samedi soir. Carte : 45 € environ.

Elle garde le bon cap depuis 1997 cette Boussole, allez-y sans crainte. Les lieux sont en totale symbiose avec l'accueillant Vassilis Tsibidas qui garde un pied dans la cuisine et l'autre en salle. Il fait le maximum avec son équipe pour satisfaire ses hôtes. Une clientèle de passage, mais aussi une belle brochette d'habitués qui a plaisir à pousser la porte. A la carte, la mer d'un côté et de l'autre des beaux morceaux de bidoche, Black Angus, côtes d’agneau et côtes de veau, l'ensemble accompagné de légumes apprêtés selon les traditions méditerranéennes. La carte de vins reprend des sélections de crus essentiellement français et grecs.


LE FALSTAFF
rue Henri Maus 19
✆ +32 25118789
www.lefalstaff.be
Ouvert tous les jours le midi et le soir. Jusqu'à minuit. Carte : 45 € environ.

Le point de chute historique du centre-ville, même si le Falstaff d'aujourd'hui a réduit sa surface par rapport au Falstaff d'hier. Mais l'atmosphère Art nouveau est intact, avec ses miroirs, ses hauts plafonds et splendides vitraux. Très honnête cuisine basée sur quelques classiques incontournables, spécialités belges, plats à la bière, salades et pâtes. Mais un vrai effort sur le service et l'accueil reste à faire !


IN 'T SPINNEKOPKE
Place du Jardin aux Fleurs 1
✆ +32 2 511 86 95
www.spinnekopke.be
info@spinnekopke.be
Ouvert le lundi et le samedi le soir ; du mardi au vendredi le midi et le soir. Carte : 40 € environ. Lunch.

Au "Spinnekopke", on sert des plats bien belges et certains typiquement bruxellois que l'on prendra plaisir à déguster dans un décor à l'ancienne : banquettes de bois, nappes à carreaux et vieux carrelage. Cet ancien estaminet bruxellois dirigé par Jean Rodrigues, date de 1762 et fut jadis un ancien relais de diligences. Tradition oblige, on optera pour un waterzooï , une tête de veau en tortue (si rare dans nos restos !), un pintadeau à la framboise ou une cassolette de moules aux chicons que l’on accompagnera d’une des nombreuses bières à la carte. Un lieu rustique et authentique à souhait et une belle terrasse en été. Et pour info, In' t Spinnekopke , c'est du flamand et ça signifie « A la petite araignée ».


CHEZ JACQUES
quai aux Briques 44
✆ +32 2 512 20 27
www.restaurantchezjacques.be
info@chezjacques.be
Metro : Sainte-Catherine (à hauteur de la sortie).
Ouvert du mardi au dimanche le midi et le soir. Menu unique à 28 €. Carte : 45 € environ. Plat du jour : 12 € (trois services). Lunch : 18 €.

On y revient pour l'ambiance et le cadre de vieux café (1936) autant que pour la qualité d'une assiette qui ne déçoit pas. De la cuisine, sortent des spécialités locales au fumet authentique : soles meunières, moules, croquettes aux crevettes grises, raie au beurre… L'ambiance est décontractée, le service efficace. Une des clés du succès de cet établissement de référence dans le quartier du marché aux poissons ? Le professionnalisme d'Adrien (en cuisine) et de Jean-Philippe (en salle), les deux frères associés issus d'une famille de restaurateurs bien connus dans le quartier.


KASBAH
Rue Antoine-Dansaert 20
✆ +32 2 502 40 26
www.lakasbahresto.com
info@lakasbahresto.com
Métro : Bourse ou Sainte-Catherine.
Ouvert du samedi au jeudi le midi et le soir. Carte : 40 € environ.

Voici un bazar oriental en plein Bruxelles, dont les 120 lanternes donnent l'illusion d'un ciel étoilé. On n'y viendrait rien que pour le décor ! Mais on y fait également le déplacement pour les couscous et les tajines qui sont divins ! Cette adresse est pratique après un théâtre ou une expo, puisqu'elle reste ouverte tard dans la soirée.


LE VISMET
Place Sainte-Catherine 23
✆ +32 2 218 85 45
www.levismet.be
info@levismet.be
Métro : Sainte-Catherine. Tram et bus : De Brouckère.
Ouvert du mardi au samedi le midi et le soir. Poissons et fruits de mer. Carte : 45 € environ. Formule du midi : 22 € (deux services).

On croirait rentrer dans la cantine d'un beau navire, avec ces grands miroirs et ces rangées de lampes au plafond. Le Vismet est un endroit où l'on se sent bien, guindé juste ce qu’il faut. Au fourneau de sa cuisine ouverte, Tom Decroos, originaire d'Ostende, travaille bien, très bien, le poisson. Ceci dit, les quelques viandes proposées ont une belle origine et n'ont pas à rougir si l'on peut dire... Quant à la carte des vins, elle colle parfaitement avec les saveurs et les exigences de la carte.


VIVA M’BOMA
Rue de Flandre 17
✆ +32 2 512 15 93
Métro : Sainte-Catherine.

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