Burundi Petit Futé
1466 pages
Français

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Description

Aller au Burundi c'est plonger au coeur de l'Afrique même, au sens propre comme au sens figuré. Encore largement méconnu du monde occidental, ce pays situé au centre du continent se trouve à la charnière naturelle entre l'Afrique centrale et orientale. Traversé par le fleuve Congo et le Nil, le Burundi offre des paysages verdoyants au moment des pluies. Il ne faut pas passer à côté de la première richesse du pays : sa population. Meurtrie par une histoire douloureuse, les Burundais ont vécu la guerre et souffrent encore de la pauvreté. Admirable alors est leur accueil, toujours bienveillant. Le Burundi est une destination riche qui permet de jouir de la beauté des paysages tout en découvrant la complexité africaine...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 janvier 2015
Nombre de lectures 3
EAN13 9782746990838
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0650€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Table des matières
INVITATION AU VOYAGE
Kaze i Burundi !
Les plus du Burundi
Fiche technique
Idées de séjour
Comment partir ?
DÉCOUVERTE
Le Burundi en 30 mots-clés
Survol du Burundi
Histoire
Politique et économie
Population et langues
Mode de vie
Arts et culture
Festivités
Cuisine locale
Jeux, loisirs et sports
Enfants du pays
Lexique
BUJUMBURA
Bujumbura
Les environs de Bujumbura
LE CENTRE
La Kibira et les plateaux centraux
LE NORD
Le Nord, pays de l’or et du café
L’EST
Du Bugesera au Buyogoma
LE SUD
Des rives du lac Tanganyika à la source du Nil
PENSE FUTÉ
Pense futé
S'informer
Rester
Galerie photos
Galerie cartes

INVITATION AU VOYAGE


INVITATION AU VOYAGE - Burundi
© Petit Futé

Kaze i Burundi !
Au cœur de l’Afrique… Peu de destinations sur le continent répondent mieux à cette définition géographique, sociale et politique que le Burundi. Ce petit pays encore à l'écart des circuits touristiques s'ancre au centre du continent, dans la partie pluvieuse et montagneuse de la région des Grands Lacs, proche de l’Equateur. Traversé par la ligne de partage des eaux entre le bassin du fleuve Congo et celui du Nil, il se situe à la charnière entre l’Afrique centrale et orientale, au carrefour des peuples et des cultures.
D'ici, on peut partir à la rencontre du monde swahili, qui s’épanouit à l’est du continent, ou se tourner vers la mosaïque congolaise : on découvrira la richesse humaine et la diversité des influences qui caractérisent cette société originale. Celle-ci s’est conjuguée à un fonds culturel élaboré pendant des siècles sur les plateaux centraux du pays, restés longtemps à l’abri des intrusions extérieures.
Si le paysage burundais des « collines » verdoyantes ne correspond pas aux images du continent africain véhiculées par Le Roi Lion des studios Disney, la réalité d’une Afrique perçue comme rurale est en revanche prégnante. Avec l’un des taux d’urbanisation les plus bas du continent, le Burundi constitue le lieu idéal pour découvrir la paysannerie africaine. Aussi, même si les attraits du lac Tanganyika et de la capitale, Bujumbura, sont incontestables, une visite de « l’intérieur » des terres s’impose pour comprendre la complexité du pays, jouir de la beauté de ses paysages et nouer des relations inoubliables avec la population.
Julia Gasquet.
REMERCIEMENTS. L'écriture de ce guide a permis d'entretenir de belles amitiés et de faire, cette année encore, des rencontres passionnantes, surprenantes ou amusantes mais entoukavrémen toujours enrichissantes. Je suis redevable à tant de personnes qu'il est difficile de toutes les citer. La première que je dois remercier est Christine, la « maman » du Petit Futé au Burundi, qui n'est, aujourd'hui encore, jamais bien loin ! Murakoze cane à Sabine pour sa présence et son soutien, à l'AGCA (Blaise, Fabrice, Désiré et Olivier) pour sa précieuse aide, à Sonia, Mimi et Mich' et Billie pour tous les services rendus. Asante à Patrick et Eric à Kirundo pour leurs bons plans, à Louis pour ses informations sur les routes, et à Jean-Claude à Cankuzo pour sa gentille participation. Merci aussi à Ben et Gloria, Michael, les deux Rodrigue, Bertrand, Monseigneur, Roseline, Luc et Yves.
Surtout, je dédie ce livre aux Burundaises et Burundais dont le magnifique pays mérite d'être plus connu, et dont l'accueil, la gentillesse, l'humour et le dévouement m'impressionneront toujours.


Mise en garde

Le monde du tourisme est en perpétuelle évolution. Malgré notre vigilance, des établissements, des coordonnées et des prix peuvent faire l’objet de changements qui ne relèvent pas de notre responsabilité. Nous faisons appel à la compréhension des lecteurs et nous nous excusons auprès d’eux pour les erreurs qu’ils pourraient constater dans les rubriques pratiques de ce guide.

Les plus du Burundi


Les plus du Burundi - Plantation de thé à Teza.
© Mtcurado – iStockphoto

Une nature riche


Une nature riche - Sur les hauteurs de Vugizo.
© Pierre DUMONT
Si sa superficie fait du Burundi l’un des plus petits Etats d’Afrique, sa nature généreuse et son patrimoine biologique le classent parmi les territoires les plus variés du continent. En quelques kilomètres, on appréhende plusieurs Afriques : celle des savanes souvent associée à la sécheresse (dépression du Kumoso) ; celle de l’humidité en altitude qu’on éprouve sur les sommets de la Kibira où se maintient une forêt primaire ; ou encore celle des vertes collines au centre du pays, couvertes de bananiers et de plantes accrochés à la pente par on ne sait quelles racines magiquement puissantes. Les paysages offrent souvent des vues simples, parfois ils sont grandioses.
Du Mugamba, où l’appellation de « Suisse africaine » prend tout son sens, au Bugesera où les lacs apaisent le regard, en passant par les reliefs du Buyenzi couverts du vert sombre des caféiers, on traverse différents terroirs et écosystèmes. Certes, dans ces environnements façonnés depuis des siècles par les hommes, l’animal n’a plus la place qu’il a conservé chez les voisins comme la Tanzanie ou le Kenya. Ici point de lions, d’éléphants ou de girafes, tout juste des crocodiles et des hippopotames se partageant les eaux, quelques buffles et des singes peuplant les massifs montagneux de la crête Congo-Nil. Mais les poches de maintien de la biodiversité sont nombreuses, et le voyageur curieux trouvera quelques plaisirs particuliers : le Burundi est le paradis des ornithologues, des amateurs de papillons, de poissons et de reptiles exotiques, et il constitue une réserve florale sans équivalent dans la région, avec une variété considérable d’orchidées, souvent endémiques, comme le sont aussi les palmiers de la Rusizi.

La population, premier attrait du pays


La population, premier attrait du pays - Enfants des collines.
© Pierre DUMONT
La meilleure raison de visiter le Burundi, outre l’originalité de la destination, c’est la perspective d'en rencontrer la population. La première richesse du pays, c’est celle-là. Accueillants et sociables, les Burundais sont ouverts aux visiteurs. Sur les visages intrigués par la présence étrangère inattendue se dessinent la plupart du temps de larges sourires qui sont autant d’invitations à discuter et à se familiariser avec la culture locale.
Ici on peut être réservé, mais la discrétion n’implique pas forcément la timidité : qui parle français ou swahili entrera aisément en conversation avec un étranger, qui ne parle que le kirundi se fera comprendre dans la langue de l’hospitalité, avec des gestes appropriés.
Malgré des conflits répétés depuis l’indépendance en 1962, qui ont meurtri les individus, les familles et la société, et malgré la pauvreté et le dénuement qui touchent une majorité des Burundais, ils affichent en réalité un optimisme et un courage exemplaires. Ceci mérite aussi d’être découvert.
La guerre civile a fermé les portes du pays au tourisme, et les seuls étrangers à le parcourir ont surtout été des membres d'organisations internationales. Aussi, le visiteur est encore souvent accueilli avec curiosité ou incrédulité, surtout là où n’existe aucun programme d’aide extérieure. La simple présence d’un étranger sur une route ou dégustant des brochettes au « cabaret » suscite un attroupement spontané. Serviabilité et spontanéité sont prodiguées au visiteur d’une heure comme à celui qui s’attarde. Voilà qui contraste fort avec un certain individualisme occidental. Et cela aussi vaut la peine d’être vécu !

Un patrimoine culturel considérable


Un patrimoine culturel considérable - Performance des tambourinaires.
© Thomas VERVISCH
La population du Burundi comprend trois composantes principales, les Hutu, les Tutsi et les Twa. Contrairement à ce qui peut être le cas ailleurs en Afrique, ces groupes « ethniques » (amoko) n’ont pas forgé des cultures séparées. Ici, une langue (le kirundi) et des pratiques sociales communes ont constitué au cours du temps une culture partagée l’ensemble de la population, réunie sur un territoire unifié depuis le XVIII e siècle.
Bien que les traces physiques du passé, ancien et monarchique, soient rares dans cette civilisation du végétal et de la parole, le patrimoine culturel et historique du pays est d’une richesse considérable. A qui prête l’oreille aux récits qui circulent sur le Burundi d’autrefois et à qui s’intéresse aux lieux de mémoire du temps jadis (ici, des arbres-mémoire) et aux témoignages de la vie d’aujourd’hui, se dévoile un univers culturel unique et d’abord déroutant.
Il est sans doute difficile d’accéder à cet univers en quelques jours, sans connaître le kirundi dont les subtilités sont une autre manifestation de la complexité burundaise. Mais il est possible d’en effleurer le sens en goûtant aux plaisirs de la vie quotidienne et en observant les codes de la société, en s’émerveillant des prouesses et des facéties des tambourinaires ou en visitant les quelques musées et attractions du pays.

Un climat doux


Un climat doux - Sur la plage aux alentours de l'Hôtel Club du lac Tanganyika.
© Nicolas HONOREZ
Qu’on soit frileux ou qu’on redoute l’intensité des chaleurs tropicales, tout un chacun pourra apprécier la douceur du climat burundais. Ici pas de chaleur excessive, sauf parfois dans les basses plaines ou à Bujumbura où le soleil peut frapper fort en saison sèche, et le froid typique des nuits en altitude ne nécessite pas une garde-robe hivernale.
La différence entre les saisons est marquée par des écarts thermiques significatifs, mais c’est en réalité la pluie qui constitue le déterminant principal des changements climatiques. Les précipitations peuvent être fortes en saison des pluies, mais elles sont de courte durée (souvent en fin d’après-midi) et le soleil reprend vite ses droits : tout sèche à vive allure, le bitume des routes comme les vêtements trempés par les averses.
Attention quand même au rhume qui guette (on vous dira « la grippe », mais voyez quand mê

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