CAEN - CALVADOS
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Description

Profondément ancrés à Caen, toujours à l'affût des nouveaux projets et des nouvelles tendances, nos auteurs passent chaque année au banc d'essai les adresses-clés de la vie locale dans tous les domaines. Restaurants, sorties, commerces, loisirs, hébergements et bons plans, rien ne leur échappe ! Que vous soyez habitant de Caen de longue date, nouvel arrivant ou visiteur occasionnel, ce City Guide vous facilitera la vie !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 avril 2019
Nombre de lectures 2
EAN13 9782305009896
Langue Français
Poids de l'ouvrage 8 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Bienvenue dans le Calvados
Découverte
Les immanquables
Nature
Économie
Histoire
Patrimoine et traditions
Le Calvados gourmand
Sports et loisirs
Festivals et manifestations
Caen
Palmarès du Petit Futé
Les nouveautés de ma ville
Manifestations culturelles – Festivals
Restaurants
Hébergement
S’amuser – Sortir
Sports – Loisirs
Shopping – Mode – Cadeaux
Produits gourmands – Vins
Beauté – Bien-être
Maison – Déco – Jardin
Pense futé – Services
Visites – Points d’intérêt
Voyages – Tourisme – Transports
Dans les environs
De lieux en lieux
De lieux en lieux
Organiser son séjour
Se rendre dans le Calvados
Circuler dans le Calvados
Opérateurs touristiques
Hébergement
S’informer sur le Calvados
Galerie photos
Galerie cartes
© Petit Futé


© Delpixart – iStockphoto


© C. BOSSHARD / photoclub-Cambremer
Bienvenue dans le Calvados
Besoin d’air pur et de faire le plein d'iode ? En toute saison, la nature normande offre un décor de rêve pour un week-end en amoureux et un formidable terrain de jeux pour les amateurs de loisirs en plein air. Côte fleurie et pays d’Auge, côte de Nacre et Suisse normande, le Calvados conjugue une palette de couleurs, les mêmes qui ont inspiré le talent impressionniste. Gustave Flaubert, Charles Baudelaire ou encore Guy de Maupassant en ont aussi montré toute la poésie.
Concentré de paysages, le Calvados est bordé par 120 kilomètres de littoral où belles villas, grands hôtels, cottages et manoirs s'alignent le long de stations balnéaires Belle Époque. Vous pourrez parader sur les planches de Deauville ou flâner à Caen, attachante avec ses places, ses rues commerçantes, son port de plaisance toujours animé et sa bonne humeur étudiante. Entre verts pâturages et vallons, marais et rivières, la campagne offre sa paix et son bocage aux douces courbes arrondies. Hédonisme et paysages émouvants donc... Mais le Calvados est aussi un pays de cheval et de cavaliers, de courses hippiques, de polo, de sauts d'obstacles et de galopades nature sur le sable ou dans les chemins creux.
Amis épicuriens, quelle meilleure façon de pénétrer l'âme d'une région que de partir à la découverte de son terroir ? Au gré de ses paysages et des rencontres avec ses producteurs, le Calvados dévoile ses trésors gourmands. Ici la pomme se décline en calvados, cidre, pommeau, jus, entre en cuisine aux côtés de l'andouille de Vire ou du cochon de Bayeux, s'encanaille avec beurre, crème, voire camembert de Normandie. Le terroir offre aussi les tripes de Caen et les délices de la mer, huîtres, coquilles Saint-Jacques et autres crustacés. Alors, « qui qu'oppose ? », comme on dit en langue normande ! Les gourmets ne seront pas en reste, loin de là !
Mais la Normandie doit aussi se comprendre, et ici, on vous aidera à retracer le fil millénaire de sa riche histoire. Les musées, lieux de mémoire et expositions vous aideront à revenir sur les traces de Guillaume le Conquérant, du chef viking Rollon, de Napoléon I er ou des centaines de milliers de libérateurs débarqués ici en juin 1944. D'ailleurs, 2019 est une année qui s'annonce exceptionnelle pour le Calvados, avec notamment le 75 e anniversaire du Débarquement.
Muriel Parent
Découverte


Pont-l'Evêque - Façades de maisons à colombages à Pont-l'Evêque.
© www.calvados-tourisme.com

Les immanquables


Carte d'identité

Numéro du département : 14.
Population : 693 579 habitants. Populations légales en vigueur au 1 er janvier 2018. Le Calvados est le 34 e département français (sur 100), classé entre la Meurthe-et-Moselle (54 - Lorraine) et le Loiret (45 - Centre). C'est un département très jeune : 25,6 % de sa population a moins de 20 ans et 28,5% a entre 20 et 40 ans.
Densité : 124 habitants au km² (contre 122 en moyenne en France métropolitaine).
Superficie : Le Calvados occupe une aire à peu près rectangulaire d'environ 100 km d'est en ouest et 60 km du nord au sud, soit approximativement une superficie de 5 548 km². Bordé au nord par la Manche, nom du bras de mer qui le sépare de l'Angleterre, il est limitrophe des départements de la Seine-Maritime (par le pont de Normandie) au nord-est, de l'Eure à l'est, de l'Orne au sud et de la Manche à l'ouest.
Région d'appartenance : La « grande » Normandie, depuis le 1 er janvier 2016, avec la réunification de la Basse-Normandie – à laquelle il appartenait – et de la Haute-Normandie. Depuis le 4 janvier 2016, Caen accueille officiellement le siège du conseil régional, la préfecture de la Région étant à Rouen (Seine-Maritime)
Préfecture – sous-préfecture : Caen est le chef-lieu du département, Bayeux, Lisieux et Vire en sont les sous-préfectures.
Nombre de communes : 538 . Au 1 er janvier 2017, le département qui comptait 705 communes en a perdu 167 par le truchement des fusions, issues de la loi NOTRe – Nouvelle organisation territoriale de la République. Néanmoins, les anciennes communes (désormais déléguées) conservent leur nom et leur propre conseil municipal, au moins jusqu'aux élections locales de 2020.
Intercommunalités : le département du Calvados compte depuis 1 er janvier 2017, une communauté urbaine (CU Caen la mer), une communauté d'agglomération (Lisieux Normandie) et quatorze communautés de communes (CC de Bayeux Intercom, CC Blangy-Pont-L'Evêque Intercom, CC Cœur Côte Fleurie, CC Cœur de Nacre, CC du Pays de Falaise, CC Val ès Dunes, CC Pré Bocage Intercom, CC Seules Terre et Mer, CC Normandie-Cabourg-Pays d'Auge, CC Intercom de la Vire au Noireau, CC Isigny Omaha Intercom, CC Singal-Suisse-Normande, CC Vallée de l‘Orne et de l'Odon, CC du Pays de Honfleur-Beuzeville) regroupant les 538 communes du département.
Point culminant : le Mont Pinson (365 m).
Cours d’eau : parmi les fleuves, on trouve la Dives, la Touques, la Vire, ou encore l'Orne, bien sûr. Et parmi les rivières : l'Aure, la Laize, l'Odon, la Thue et la bien nommée Vie.

Honfleur


Honfleur - Honfleur.
© dvoevnore – Shutterstock.com
Honfleur, ville des peintres. Monet, Dufy, Boudin et nombreux autres artistes ont fait voyager les quais d’Honfleur dans le monde entier. Premier port de la côte fleurie, en venant de la capitale, cette ville a attiré le Tout-Paris dès le début du XIX e  siècle. Toujours aussi présents, les artisans, peintres et galeries d’art continuent à immortaliser le vieux port qui reste animé en toutes saisons. Ville forte déjà importante durant la guerre de Cent Ans, Honfleur devient port militaire sous Louis XIV. Port de départ de l’expédition de Samuel de Champlain qui amena la fondation du Québec en 1608, Honfleur est l'un des grands berceaux de l’exploration des Amériques. La flotte pêche la morue jusque dans l’embouchure du Saint-Laurent. Après la perte de Terre-Neuve et du Canada au XVIII e  siècle, les activités maritimes se réduisent au cabotage. De hautes maisons normandes serrées autour du vieux port, associé à la célèbre luminosité des ciels de Normandie, forment un décor qui ravit photographes, peintres et simples flâneurs. Sur les quais, non loin des anciens greniers à sel (qui permettaient entre autres la conservation de la morue), se dresse l’église Saint-Étienne (XIV e et XV e  siècles). Le musée du Vieux Honfleur propose des reconstitutions d’intérieurs normands et de nombreux objets régionaux. De l’autre côté du port, après quelques pas dans les rues bordées de vieilles maisons et de galeries de peinture, se trouve l’église Sainte-Catherine, construite au XV e  siècle. Réalisée par des charpentiers de marine, cette église est, comme il se doit, entièrement en bois et, retour aux origines, ses nefs évoquent des carènes de navire. Le clocher, indépendant, repose sur l’ancienne maison du sonneur. La ville a gardé un aspect maritime typique. De vieux gréements sont présents dans le vieux Port, au pied de la capitainerie. De l’autre côté, plus près de la mer, de nombreuses vedettes permettent de découvrir cette cité vue du large. Certaines proposent la visite du port, et d’autres une croisière qui mène au Pont de Normandie. Au-dessus de Honfleur, s’étend le verdoyant plateau de Grâce. La petite chapelle Notre-Dame-de-Grâce est l'un des plus anciens sanctuaires de la région, un but de pèlerinage. De cet endroit, vous aurez une magnifique vue sur l’estuaire de la Seine, le port de Honfleur et le Pont de Normandie. Un conseil : profitez des lieux à la nuit tombée. Les lumières scintillantes de la ville et du pont donnent une autre dimension à la visite.

Lisieux


Lisieux - Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux.
© www.calvados-tourisme.com
Lisieux n’est seulement célèbre pour ses pèlerinages, sainte Thérèse et sa Basilique. La capitale du Pays d’Auge a d’autres atouts qui sauront retenir le touriste que vous êtes. Sachez vous y attarder au moins pour une ou deux journées et arpenter les rues et ruelles à la recherche d’un passé perdu dans les ruines des bombardements, mais qui, « grâce au ciel ! », a pu sauver quelques beautés architecturales de sa dramatique Histoire (1) . On ne saurait trop vous conseiller quelques maisons typiques encore debout, rue Henry-Chéron (restaurant Le Vieux Normand), rue aux Fèvres, chemin d’Assemont (avenue du 6 juin), rue du Capitaine-Vié ou mieux, le musée d’Art et d’Histoire, rue Pasteur. Installé dans l’une des dernières maisons à pans de bois qui subsistent à Lisieux, il présente l’histoire de la ville des origines à nos jours et aborde la multiplicité de ses visages : la cité gallo-romaine, médiévale et classique, la cité textile (l'âge d'or de la cité entre 1850 et 1875), les figures illustres (Paul Cornu a été le premier à décoller d'un hélicoptère de sa fabrication, le 13 juillet 1907, à Coquainvilliers, tout à côté), la Reconstruction, les Évêques de Lisieux et l’habitat lexovien.
Ceci fait, vous pourrez, ensuite, découvrir d’autres charmes du centre-ville, organisé autour de trois places : la place François-Mitterrand ou s’élève la cathédrale Saint-Pierre (qui jouxte les jardins de l’Evêché et le tribunal de grande instance), place de la République où se déroule, tous les samedis, le marché hebdomadaire qui demeure l’un des plus authentiques de la région, la place Victor-Hugo très commerçante. Rappelez-vous, au passage, que Lisieux, est chaque année, placée sous les feux des projecteurs nationaux avec, l’organisation du Critérium d’après Tour de France, les réunions hippiques très prisées des turfistes et, plus localement, la Foire aux Picots (volailles) du premier dimanche d’août. Pour nourrir et compléter vos rencontres autour des produits du terroir, n'oubliez pas de rendre une petite visite aux producteurs, nombreux, alentour, à vous accueillir à la propriété pour quelques dégustations de cidre et de calvados parmi les meilleurs du Pays d'Auge. On aime, encore, l’effort fait sur la décoration des ronds-points, avec une thématique, chaque saison renouvelée. Admirez ! Sachez aussi que c’est à Lisieux qu'est fabriquée la célèbre marque de paracétamol « Doliprane » qui nous guérit de bien des maux.
(1) Epargnée par la Première Guerre mondiale, Lisieux fut détruite aux deux-tiers, les 6 et 7 juin 1944.

Deauville/Cabourg


Deauville - Façade de la mairie de Deauville.
© ManuKro – iStockphoto
Savez-vous que la côte normande ne ressemble pas à l’image d’Epinal des magazines au papier glacé ? Croyez-vous que tous ceux qui y vivent, se trémoussent dans les palaces, se pavanent sur les planches, au quotidien, ou qu’ils ont leur petit parasol doré réservé sur la plage de sable fin ? Non, bien sûr ! Suivez-nous, plutôt, sur les planches à Deauville, emboitez, avec nous, le pas de Marcel Proust à Cabourg, prenez-vous les pieds dans les mailles des filets des pêcheurs sur les quais de Trouville, et, surtout, prenez le temps de respirer l’air du large. A Deauville, à Trouville, à Cabourg, vous êtes, partout, chez-vous. Elles sont trois sœurs qui ne se ressemblent pas mais qui ont bien des points communs, à la fois historiques, artistiques et touristiques. L’une serait-elle plus huppée que l’autre ? A chacune, son tempérament. Loin de l’apparat dont les revêtent, quelques mois par an, des gens venus d’ailleurs (de Paris, peut-être ?), elles sont, d’abord des lieux de villégiature familiale. Chaque coin de rue a une histoire. Un pied en mer, un pied à terre, l’horizon et les poissons, d’un côté, les paysages ruraux et les vaches de l’autre. A Cabourg, à Deauville ou à Trouville, prenez le temps de conquérir la côte fleurie, de piocher dans ce qu'elle a de plus naturel et de vrai. Suivez nos pages et nos idées futées pour y dénicher le meilleur : rues étroites, maisons de pêcheurs, villas en front de mer, tartes aux pommes, glaces en cornet, jus de pomme et bains de mer... N’hésitez pas, non plus, à franchir le seuil d’un bistrot de quartier sans néon et sans paillettes, vous y rencontrerez des visages authentiques. Les offices de tourisme, sont aussi de très bons guides pour découvrir l’insolite et pénétrer les plus grands secrets. «  Il y a le ciel, le soleil et la mer...  »

Port-en-Bessin


Port-en-Bessin-Huppain - Port-en-Bessin-Huppain.
© Arie J. Jager – iStockphoto
Blotti entre deux rangées de falaises formidables, enlaçant la mer de ses deux digues tels deux bras immenses, Port-en-Bessin-Huppain offre un spectacle d'une telle force que Seurat et Signac n'ont pas hésité à le peindre à satiété. Mais toute ressemblance avec une commune de carte postale nostalgique de son passé et subsistant grâce au tourisme s'arrête là. Car Port-en-Bessin est avant tout un port de pêche, artisanal, et pas des moindres ! Premier port de pêche du Calvados, 3 e de Normandie, il ramène et traite plus de 7 500 tonnes de poissons par an. Les Portais, qui vivent au rythme des marées, sont fiers des 30 chalutiers de leur flottille et des quelque 150 marins pêcheurs qui, vaille que vaille, sortent chaque jour pour ramener non seulement la fameuse coquille Saint-Jacques de Port, mais aussi la dorade grise, le bar, le cabillaud, la seiche, la raie, le homard normand, etc. Si la halle aux poissons permet au commun des mortels de faire ses emplettes gourmandes dès le retour de pêche, la criée, elle, est réservée aux professionnels. Allez, sans regrets, il faut être sur le pied de guerre dès 5h du matin ! La vitalité du port rejaillit sur toutes les activités liées à la pêche : du charpentier au ramendeur en passant par l'employée chargée du tri du poisson et les restaurateurs, tout le monde s'affaire. Il existe même un chantier naval où sont construits des chalutiers en chêne. Finalement, Port-en-Bessin reste fidèle à sa devise « La mer est notre loi ». Et c'est avec ferveur qu'elle rend hommage à cette mer nourricière tous les cinq ans lors d'une extraordinaire Bénédiction de la Mer – dont la prochaine édition aura lieu en août 2019 – et chaque année en novembre lors de la très populaire fête de la Coquille, joliment surnommée Le Goût du Large. Maintenant, si l'odeur du poisson vous incommode, sachez que Port-en-Bessin se prête à de très jolies balades, notamment le long de ses sentiers littoraux escarpés où la vue balaye la pointe du Hoc, Omaha Beach et le port provisoire d'Arromanches... Histoire de ne pas oublier que Port occupa une position stratégique pendant le Débarquement puisque c'est là que le 47 th Royal Marine Commando installa le port pétrolier destiné à ravitailler la percée alliée...

Le pont de Normandie


Honfleur - Le pont de Normandie
© Arthur LEROY – Iconotec
Le pont de Normandie, mis en service en 1995, est devenu une des grandes attractions touristiques de la Normandie toute entière. Il a mis Caen à moins d’une heure du Havre et constitue un maillon essentiel de l’autoroute des Estuaires (A 29). Grâce à la jonction des départements de la Seine-Maritime et du Calvados, la Haute et la Basse Normandie ne faisaient déjà plus qu’une, au point le plus large de l'embouchure de la Seine, avant leur réunification officielle, le 1 er janvier 2016. En attendant leur « fusion » en une seule régionale, elles avaient donc appris à mieux se connaître. Certains diront à s’apprivoiser.
Avant la construction du pont, pour les habitants des deux rives, l'embouchure du fleuve était une barrière physique, culturelle et sociale forte dont les verrous ont sauté au fil des années. En un saut de puce (2 141,25 mètres, exactement et dix minutes à peine) on passe d’une rive à l’autre, naturellement. A l’époque de sa mise en œuvre, le pont de Normandie fut désigné comme plus grand pont à haubans du monde. Détrôné depuis 2004 par le viaduc de Millau dont la longueur du tablier haubané est de 2 460 mètres il demeure, toutefois, parmi les pionniers du genre. Sa prouesse technologique – des pylônes de 20 000 tonnes chacun qui dépassent la tour Montparnasse, un tablier de quatre voies, deux pistes pour les vélos et encore deux pour les piétons...– (car oui, on peut franchir à pied le pont de Normandie !) ne fait pas oublier, toutefois, la prouesse pour le portefeuille : 5,40 € la traversée, dans un sens, pour l’usager occasionnel. Mais, passons-le ce pont et concentrons-nous sur le plaisir des yeux. Même sujet au vertige, vous saurez vous imprégner de la vue plongeante et saisissante sur l’estuaire, son panorama exceptionnel sur les marais et sa réserve naturelle.
Le pont de Normandie se visite autant que ses environs.
Côté Honfleur, le circuit « De l'autre coté de l'eau » propose deux heures de promenade pour la grande traversée du pont.
Côté Le Havre, le circuit "Sur le sentier des roselières" surplombe le magnifique espace naturel de l'estuaire de la Seine.
A mi-route, « Le jardin des ingénieurs », près du bâtiment des péages, présente une pile du pont de Normandie où est gravé le nom des 1 600 bâtisseurs de l’ouvrage.
Infos :
- Service exploitation des ponts ✆ 02 35 24 64 90 ou 02 35 24 64 99.
- Site Internet : www.pontsnormandietancarville.fr/informations-pratiques/visites.html
- Office de tourisme du Havre ✆ 02 32 74 04 04. www.lehavretourisme.com
- Office de Tourisme de Honfleur ✆ 02 31 89 23 30. www.ot-honfleur.fr.

Bayeux


Bayeux - Bayeux.
© Pecold – Shutterstock.com
Bayeux, c'est l'atout séduction du Calvados. On y vient comme tout le monde pour voir la cathédrale et la Tapisserie, en se disant qu'on aura vite fait le tour, et on tombe sous le charme. Inévitablement. Il faut dire qu'elle a de quoi plaire, la capitale du Bessin ! Avant tout, elle peut se targuer d'une histoire vieille comme les Gallo-Romains et aussi passionnante que riche en rebondissements. De l'invasion viking à l'épopée de Guillaume en passant par la guerre de Cent Ans, l'apogée des manufactures de dentelle et de porcelaine et, bien sûr, le Débarquement qui a fait d'elle la première ville de France continentale libérée, et le temps d'un été la capitale administrative du pays, Bayeux a des choses à raconter et à montrer. A commencer par sa miraculeuse préservation. Car celle qui fut, inexplicablement, épargnée par les bombardements et rendue intacte après la Seconde Guerre mondiale, peut également s'enorgueillir d'un patrimoine architectural exceptionnel... La cathédrale, bien sûr, et la Tapisserie – autre miraculée de l'histoire, qui a survécu à toutes les guerres et échappé à la convoitise des sans-culottes comme à celle des généraux allemands –, mais pas seulement. Bayeux, c'est aussi un livre ouvert sur le Moyen Age : son centre historique est un remarquable témoignage de cette époque que le circuit du Vieux Bayeux, fort bien conçu, vous incite à découvrir, de ruelles pavées en maisons à pans de bois, de vestiges de remparts en hôtels particuliers, d'anciennes tanneries en manoirs. Bayeux, c'est également la possibilité de visiter des musées incontournables comme le musée mémorial de la Bataille de Normandie, une mine d'informations, ou le musée d'Art et d'Histoire Baron Gérard (MAHB), installé dans le palais épiscopal rendu à sa splendeur d'antan. Mais Bayeux, c'est surtout une commune vivante et dynamique, aux antipodes d'une ville-musée. Forte d'une association de commerçants fort impliqués et d'une équipe municipale investie, la ville est prospère et riante, les commerces accueillants et l'ambiance générale, au plaisir de vivre. La preuve, Bayeux ne rate aucune occasion de faire parler d'elle, que ce soit quand elle illumine sa cathédrale, à la nuit tombée, avec le rendez-vous estival "Lumières de la Liberté", ou le son et lumières des fêtes de fin d'année autour de la Tapisserie. Que ce soit, encore, avec les fêtes médiévales, organisées depuis 33 ans, début juillet. Une autre occasion de faire parler d'elle est, aussi, le festival international du Cirque qui a lieu tous les deux ans (les prochains en mars 2019, puis 2021...) et, beaucoup plus (inter) nationalement (et hélas, dramatiquement), le Prix-Bayeux Calvados des correspondants de guerre organisé en octobre (26 e édition en 2019).
On ne saurait quitter la ville sans avoir fait une balade bucolique sur les bords de l'Aure, superbement aménagés pour le plaisir des sens... Bayeux est incomparablement fascinante et culturellement enrichissante.

Le Mémorial de Caen


MÉMORIAL DE CAEN – CITÉ DE L’HISTOIRE POUR LA PAIX
Esplanade du Général Eisenhower
Caen
✆  02 31 06 06 44
www.memorial-caen.fr
lbataille@memorial-caen.fr
Fermé en janvier ainsi que le 25 décembre. De février à début avril, de 9h à 18h. De début avril à fin septembre, de 9h à 19h. De début octobre à fin décembre, de 9h30 à 18h (fermé le lundi). Gratuit jusqu'à 10 ans (accompagnés des parents et anciens combattants). Adulte : 19,80 € (réduit 17,50 €). Billet 2 sites : Mémorial de Caen + Cinéma Circulaire Arromanches 360° : 22,50 €. Billet 2 sites : Mémorial de Caen + Mémorial des civils dans la guerre : 24 €. Billet 3 sites : Mémorial de Caen + Cinéma Circulaire Arromanches 360 + Cité de la Mer : 30 €. Accueil enfants. Restauration. Boutique. Animations. Temps de visite 3h à 4h.

S'il est un lieu incontournable du tourisme de mémoire en Normandie avec plus de 30 années d'existence, c'est bien le Mémorial de Caen. Mais attention, ne le confondez pas avec le musée du Débarquement. Si cette période de l'Histoire y est bien entendue relatée, une fois entré par cette plaie béante, cette faille, il s'y déroule un panorama plus englobant de l'Histoire, de 1918 à nos jours. La majorité des espaces est dédiée à la Seconde Guerre mondiale, la montée du nazisme, la Bataille de Normandie (avec la projection d'un film de 30 min), la Shoah, l'avancée de forces alliées, ainsi que la visite d'un bunker… Mais le Mémorial c'est aussi grand nombre d'informations sur la Guerre froide, les deux Allemagnes et la chute du mur de Berlin ainsi qu'une réflexion sur la paix et la fragilité des droits de l'Homme. Grande nouveauté prévue pour juin 2019, une salle immersive dotée des toutes dernières technologies où sera projeté un film à 360° retraçant l'histoire de l'Europe au XX e siècle. Sachez enfin qu'à cette même période, une exposition temporaire sera consacrée à l'artiste américain Norman Rockwell, y sera notamment présentée une de ses œuvres majeures, Les Quatre libertés . Résonance parfaite pour le site. Un conseil, comptez une bonne demi-journée sur place pour profiter au maximum des lieux.


MÉMORIAL DE CAEN – CITÉ DE L’HISTOIRE POUR LA PAIX - Mémorial de Caen.
© www.calvados-tourisme.com

La Suisse normande
Le parallèle avec sa grande sœur helvétique est inévitable. Reliefs vallonnés, gorges profondes, points de vue splendides et végétation luxuriante, tout rappelle la patrie de Guillaume Tell. Seuls les coucous suisses font défaut au tableau. Situé à l’écart des grands axes routiers, ce petit coin de paradis bénéficie d’un relief suffisant pour autoriser des activités généralement réservées à d’autres régions. Dans cette Helvétie miniature, la route de la Suisse Normande sillonne un paysage tourmenté. On peut effectuer en voiture le parcours fléché qui traverse les bourgs de Thury-Harcourt, Condé-sur-Noireau, Pont-d’Ouilly et Clécy. Capricieux, le circuit s’engouffre à travers des gorges et escarpements rocheux, quand il ne suit pas le cours tumultueux de l’Orne. C’est à Saint-Omer que commence la route des Crêtes qui domine les sommets du Pain de Sucre et les Rochers des Parcs, offrant ainsi des perspectives magnifiques sur ce relief montagnard. Les sportifs peuvent pratiquer ici tous les sports de montagne : deltaplane, parapente, canoë-kayak, escalade… La randonnée pédestre, équestre ou à VTT, le golf, la pêche… ont aussi leurs adeptes. De nombreuses étapes culturelles jalonnent la Suisse Normande : parc et jardin du château d’Acqueville, château de Pontécoulant, musée du Chemin de fer miniature à Clécy, musée des Fosses d’Enfer à Saint-Rémy-sur-Orne.

Omaha Beach


© Overlord Museum – Omaha Beach / Francis Cormon
Le 6 juin 1944, les plages du Calvados ont écrit dans le sang une page d'histoire. La plus grande armada de tous les temps débarque à Omaha Beach, prélude à la bataille de Normandie, l'un des grands événements du XX e siècle. Vestiges et souvenirs de cette grande épopée foisonnent le long des côtes du Calvados. Venus de toute l’Europe, d’Amérique et même d’Afrique, vétérans et descendants des acteurs de cette aventure reviennent régulièrement commémorer cet événement majeur de l'histoire du monde contemporain. La Normandie est actuellement l’un des espaces historiques les plus visités de France.
Colleville-sur-Mer – Saint-Laurent-sur-Mer . Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer est inauguré en 1956. Il domine les plages d’Omaha Beach, et tout y est ordonné pour que l’émotion afflue : la grande perspective centrale, le mémorial avec l’immense carte de la bataille, le Jardin des Disparus où sont inscrits les noms de 1 557 soldats, et les dix carrés de stèles parfaitement alignées, où reposent 9 386 soldats américains dont 4 femmes. Un Visitor Center en complète la visite.
Le Musée mémorial d’Omaha Beach à Saint-Laurent-sur-Mer  : ce musée se situe à 200 m de la plage, au cœur d’Omaha Beach, dans le secteur du débarquement des troupes américaines. Il présente une collection de véhicules militaires, d’armes, de costumes et d’insignes utilisés par les soldats américains et allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et dresse un tableau de la vie quotidienne sous l’occupation allemande, sans oublier la résistance et la déportation. Un saisissant panorama grandeur nature accompagné de mannequins en situation de combat, retrace le débarquement sur Omaha.
L'Omaha Overlord Museum à Colleville-sur-Mer est le dernier‐né des musées consacrés au débarquement d'Omaha. Il se trouve à deux pas du cimetière américain et présente l'une des collections les plus complètes sur les belligérants présents lors du second conflit mondial.
Vierville-sur-Mer. La plage de Vierville, lavée deux fois par jour par les marées, est une superbe étendue de sable doré, large de plus de 300 m par vives eaux de basse mer. Cette plage qui borde au nord-est le territoire de la commune, en a été dès l’origine le pôle d’attraction. Les familles du voisinage et des villes, qui depuis toujours venaient y pêcher, ont commencé à s’y installer les jours fériés pour la joie des enfants, puis y ont progressivement construit des villas de vacances. Dès 1900, le commerce et l’hôtellerie ont prospéré autour de ces activités, avec notamment les établissements créés par les familles Piprel et Legallois, toujours actifs aujourd’hui. Le 6 juin 1944 restera gravé dans la mémoire des Viervillais. Ce jour-là, à l’aube, des milliers de soldats américains débarquent sur sa plage, fortement défendue par les troupes allemandes. Un millier de ces jeunes y sont tués ou blessés. Les survivants escaladent les falaises, occupant Vierville dès le matin du 6 juin et isolant ainsi les défenseurs allemands concentrés au pied du vallon. De nombreux monuments commémoratifs et quelques bunkers allemands marquent le souvenir de ces combats difficiles. Les passerelles du port artificiel Mulberry laissent encore entrevoir leurs vestiges à marée basse. Ce port, analogue à celui d’Arromanches, fut en partie détruit par une tempête fin juin 1944, mais cela n’empêcha pas de poursuivre avec un succès complet les déchargements sur la plage.
Musée D-Day Omaha à Vierville  : Omaha, l’une des plages du Débarquement les plus meurtrières, fut surnommée Omaha la Sanglante. Le musée raconte les différentes missions des soldats d'Omaha et présente plusieurs centaines d’objets, de photos et de souvenirs historiques émouvants.

Le pays d'Auge


Le pays d'Auge - Jardin du Pays d'Auge.
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Le Pays d'Auge est un concentré de Normandie ! Collines et vallées verdoyantes, dominant la Touques et la Dives, patrimoine riche, architecture caractéristique en pans de bois et en briques, il marie dans une harmonie paisible tout ce qui participe à faire le charme de la région. Cette harmonie trouve son symbole à Beuvron-en-Auge qui compte parmi les plus beaux de France. Restaurés et préservés, les bâtiments du bourg vous donneront l’impression d’évoluer dans une pièce de musée. D'autres – comme nous – lui préfèrent, Beaumont-en-Auge, à dix kilomètres au-dessus de Deauville ou, encore, Orbec, à 20 kilomètres de Lisieux. Le cœur du Pays d’Auge est en tout cas, bien là, avec ses vaches et ses vergers, ses superbes maisons à colombages, au charme typique, et ses produits du cru que les agriculteurs ou les commerçants locaux se font un plaisir de vous faire goûter. Les trois princes (camembert, pont-l’évêque, livarot, le nom de trois fromages AOC-AOP), la teurgoule (le riz au lait-cannelle du dessert), le cidre, le calvados, le pommeau, ont ici leur berceau.
Pour une bonne transition, c'est sans doute à Honfleur qu'il faut prendre la température. Le petit port de pêche donne bien la note. Le samedi matin, jour de marché, est le rendez-vous des Honfleurais et des habitants du canton qui « descendent » pour l'occasion. La place Sainte-Catherine sert de cadre au déballage chatoyant des fruits et légumes frais, des produits du terroir et de la pêche locale : poissons et crevettes grises !
Demi-tour vers Lisieux où seront pardonnées ces saines gourmandises. Instants de pèlerinage sur les traces de Sainte-Thérèse et place aux visites culturelles au cœur du patrimoine architectural avec la Cathédrale Saint-Pierre (rescapée des bombardements de 1944) et la Basilique. D'autres chemins serpentent sur la route des manoirs du Pays d'Auge, d'autres encore guident les littéraires à la rencontre des écrivains (Marcel Proust à Cabourg, André Gide à la Roque-Baignard), les férus de politique au Val Richer chez François Guizot (qui fut ministre sous Louis‐Philippe), les nostalgiques d'industrie au musée Schlumberger de Crèvecœur...
Bienvenue en Pays d'Auge. Soyez prudents : les routes de campagne au bout desquelles vous dénicherez sûrement une petite auberge de campagne où vous reposer, sont parfois très, très étroites !


Le méridien de Greenwich : un fil rouge en Pays d’Auge

C’est à Villers-sur-Mer où il est matérialisé par un marquage au sol sur le belvédère situé sur la digue et par un repère lumineux, le soir, que le méridien de Greenwich fait son entrée en Europe continentale. Mais le méridien de Greenwich ne passe pas seulement à Villers. Il s’immisce au cœur de petits villages du Calvados, Saint-Vaast-en-Auge, Heuland, Cresseveuille, Saint-Aubin-Lebizay, Gerrots (communauté de communes Normandie Cabourg Pays d’Auge), Berville, Vaudeloges (près de Saint-Pierre-en-Auge). Quelques-uns ont eu la bonne idée de matérialiser ce passage par un panneau sur le bord de la route et/ou sur une trace au sol. C’est le cas à Cresseveuille ou à Vaudeloges, dernière commune traversée par le Méridien avant de filer vers l’Orne et vers Argentan, entre autres. Un fil rouge qui peut donner de belles idées de visite au cœur du Pays d’Auge.
Pour vous guider, c’est futé  : le Carnet de voyage Normandie-Cabourg-Pays d’Auge vous fait visiter un territoire authentique, méconnu. Disponible dans les offices de tourisme de Beuvron-en-Auge, Cabourg, Dives-sur-Mer, Houlgate, Merville-Franceville et dans toutes les librairies.

Falaise
C'est indubitablement la ville de Guillaume le Conquérant, fils de Robert le Magnifique et futur vainqueur de l’Angleterre en 1066. Dès lors, impossible d’ignorer son berceau, le château qui domine superbement la ville. Au XII e  siècle, sur les fondements du château familial, Henri I er Beauclerc ajoute deux grands donjons carrés. La tour circulaire est, elle, construite au XIII e  siècle après l’annexion de la ville par Philippe Auguste. Le passage par la voie panoramique s’impose pour bien embrasser les lieux. Les remparts de la puissante forteresse, au-dessus du rocher, dominent le val d’Ante. Leur restauration, entamée depuis 2007, permet de susciter toujours plus d'intérêt, année après année. Au cours d’une visite interactive, le visiteur, muni d'une tablette tactile, découvre ou redécouvre la saga de Guillaume, de ses ascendants et descendants. Selon la légende, le père de Guillaume, Robert le Magnifique, ayant aperçu des fenêtres de son château une jeune fille lavant du linge à une fontaine, en tomba amoureux aussitôt. Au petit matin, après une nuit de plaisir, le duc s’éveilla et écouta la belle Arlette soupirer dans son sommeil. À son réveil, elle lui fit part de son rêve prémonitoire : « Son corps tel un arbre croissant jusqu’au soleil et dont l’ombre se répandait de la Normandie jusqu’à l’Angleterre. » Neuf mois plus tard, Guillaume naissait et allait devenir roi d’Angleterre. 2016 fut l'année du 950 e anniversaire de son couronnement. L'ombre de Guillaume est omniprésente. Vous la croiserez souvent en sillonnant les routes du Calvados où, chemin faisant, vous tomberez sur quelques champs de bataille assez bien signalés.

Nature


Hotot-en-Auge - Hotot.
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Géographie

Climat


Arromanches-les-Bains - Arromanches-les-Bains.
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Températures moyennes : la température moyenne oscille autour de 12 °C. Les périodes de gel sont peu fréquentes, en moyenne 15 jours par an, et les températures dépassent la barre des 25 °C environ 30 jours par an.
Ensoleillement : chaque année, Normands et touristes de passage dans la région profitent de 1 600 heures d'ensoleillement en moyenne.
Précipitations : la pluie fait partie du charme de la région. Il y tombe approximativement par an 1 100 mm de pluie.
Vent : le régime de vent dominant est de secteur sud-ouest à ouest. Le secteur connaît une moyenne de 60 jours de vent fort par an.
Phénomènes naturels : les côtes de la Basse-Normandie et du Calvados sont le théâtre de l'un des phénomènes naturels les plus prodigieux : la marée. Les coefficients dépassent très régulièrement la barre des 100 , atteignant parfois, les 105/111.
En savoir plus : maree.info.
Vous y trouverez le nom des principaux ports (utile pour des raisons de sécurité : sorties en mer ou pêche à pied).

Relief
Paysages caractéristiques : situé entre la terre et la mer, le Calvados est un département aux paysages variés et infinis. Le département se divise en quatre grandes unités géographiques : le Pays d’Auge, la plaine de Caen-Falaise, le Bessin et le Bocage.
Cours d’eau et vallées : on y dénombre six fleuves côtiers : l’Orne, la Dives, le Seulles, la Touques, l’Aure et la Vire. Dans les baies, l’eau douce s’unit à l’eau salée, générant des prés salés et des vasières.
Marais  : entre la terre et la mer, entre Cabourg, Houlgate et Pays d'Auge, les paysages passent des plages de sable fin au site paléontologique classé des falaises des Vaches noires, des estuaires de l'Orne et de la Dives aux marais. Autrefois constitués de prés salés, les marais étaient un espace où se mélangeaient, au rythme des marées, eau salée et eau douce. Ils furent, au fil du temps, façonnés à la fois par la nature et l'homme. Caractérisés par un paysage de canaux, bordés de prairies, de saules et de peupliers avec, en arrière-plan, les contreforts du Pays d'Auge, ils s'étendent en profondeur vers l'intérieur des terres sur près de 10 000 hectares couvrant une vingtaine de communes. Utilisés pour les pâturages, l'élevage et la culture maraîchère, ils sont porteurs de très forts intérêts écologiques avec un espace naturel d'une grande richesse faunistique et floristique. Depuis une quarantaine d'années, les cigognes affectionnent particulièrement ces terres normandes et leur climat. Rongeurs, batraciens, libellules, échassiers et autres oiseaux en ont également fait leur habitat de prédilection.
Plaines : dans les terres, le bocage constitue l'essentiel du paysage du département. Il est composé de parcelles assez irrégulières, la plupart plantées de poiriers et de pommiers. Le bocage est aussi formé d’herbages, plus ou moins quadrillés par des haies vives, qui donnent cette impression de paysage cloisonné. Il faut savoir que le bocage n’est pas un paysage naturel ; il a été créé par la main de l’homme. Néanmoins, tous les bocages ne se ressemblent pas. Le Bessin possède un bocage bâti sur un plan plus régulier, en forme de damier, et aux parcelles de grande taille. Si caractéristiques du paysage du bocage, les haies servent à la fois à délimiter les propriétés, à protéger le bétail de la chaleur et les cultures du vent (et vice-versa). Elles retiennent la terre pendant les pluies et fournissent le bois pour le chauffage. Elles sont, à l’heure actuelle, difficilement compatibles avec les contraintes de l’agriculture moderne. C’est pourquoi ces haies tendent à disparaître pour laisser place à de grandes plaines dégagées. Il en est ainsi dans la plaine de Caen, qui a été remembrée pour constituer de vastes parcelles. De son côté, le bocage résiste encore dans le sud-ouest du département.


Les Falaises des Vaches noires


Les Falaises des Vaches noires - Falaises des Vaches Noires à Auberville.
© F.Evain / NCPA

Les archéologues du monde entier vous le diront. Les « Vaches noires » : un site merveilleux de découvertes paléontologiques majeures, convoitées bien au-delà de nos frontières bas-normandes et dont l’origine remonte à la période jurassique de l’ère secondaire. Fouler plus de 150 millions d’années, admirer un paysage grandiose, cela relève de l’extraordinaire et de la chance d’être là. Entre Villers-sur-Mer et Houlgate, le littoral c’est cinq kilomètres de roches avec 100 mètres plus bas, la plage et l’horizon sur la Manche et en haut, un territoire qui passe par Gonneville-sur-Mer et Auberville. Paysage unique en France, les « Vaches noires », classé « Site d’intérêt scientifique et paysager », présente des formes insolites, une vue lunaire et changeante au fil de la journée, une végétation riche d’arbrisseaux épineux où logent à l’année mouettes rieuses, goélands et quelques voisins mammifères. La géologie, mystérieuse et passionnante, ne créant pas de frontières, personne sur le littoral ne peut donc s’en octroyer l’exclusivité.
Collecte de fossiles
Pourquoi, les Vaches noires ? Leur nom viendrait des grands blocs de craie recouverts d’algues, éboulés au pied des falaises, que les marins au loin confondaient avec le dos des vaches paissant tranquillement en bord de mer. Formidablement ouvert aux visites au départ des communes littorales, le site est autorisé à la collecte de fossiles en surface au pied des falaises. En revanche, la fouille est interdite dans les falaises et sur la plage.
C’est à marée basse que l’on peut emprunter l’itinéraire qui relie Houlgate à Villers-sur-Mer (prenez garde de vérifier les horaires des marées). Sur les hauteurs d'Auberville et de Gonneville-sur-Mer, profitez de l’ombre des chemins creux et de belles vues sur la mer.
En promenade libre, veillez, surtout, à respecter l'interdiction d'accès aux falaises à cause des risques d'éboulements.
Notre conseil : préférez les visites guidées depuis Houlgate.

Littoral
Mer, océan : le Calvados est bordé par la Manche, une mer d'une superficie approximative de 75 000 km 2 , qui fait partie de l'océan Atlantique. Visuellement similaire à un bras (en l’occurrence, de mer), elle doit, bien entendu, son nom à la pièce de vêtement qui recouvre le bras.
Côtes  : avec ses 116 km de côtes, le Calvados possède un sixième du littoral normand. Aux longues plages de sable fin, succèdent des falaises abruptes, le tout étant propice à une faune et une flore très dense.
Plages : les plages du Calvados ont fait la renommée de la région. À la fois théâtre du débarquement du 6 juin 1944, et lieu propice au farniente et à la pratique de sports nautiques, elles constituent un atout touristique majeur. Parmi les plus fameuses, on trouve entre autres celles de Cabourg, Houlgate, Deauville, Ouistreham, Port-en-Bessin-Huppain, Arromanches-les-bains et Honfleur.
Iles et archipels : la majorité des îles géographiquement proches de la Normandie battent pavillon britannique. On les appelle d'ailleurs les îles anglo-normandes, « des morceaux de France tombés à la mer et ramassés par l'Angleterre », selon Victor Hugo. Parmi elles, on trouve les îles de Jersey et Guernesey, Aurigny, Sercq, Herm, Jethou, Brethou, ou encore Lihou. Le seul archipel normand à être resté français est l'archipel de Chausey, composé de 52 îles et îlots. La seule île de cet archipel à être habitée et visitable s'appelle La Grande-Ile.
Ports : le Calvados compte 10 ports  : Honfleur, Trouville, Deauville, Dives-sur-Mer, Cabourg, Caen-Ouistreham, Courseulles-sur-Mer, Port-en-Bessin, Grandcamp-Maisy et Isigny-sur-Mer. Le port de commerce de Caen-Ouistreham se situe au dixième rang national grâce à un trafic annuel de 4 millions de tonnes et un million de passagers. Parmi les ports de pêche, on trouve ceux avec criée d'Isigny, de Grandcamp et de Port-en-Bessin, qui proposent à la volée plie, bar, seiche, sole, et encornet, et ceux sans criée de Courseulles, Dives, Trouville, Ouistreham et Honfleur l'où on fait son marché parmi maquereaux, crevettes grises, coquilles Saint-Jacques, merlan, turbot, saint-pierre, sole, bar et barbue, tourteaux, moules et coquillages...


Fleurie ou de Nacre : la côte de Honfleur à Isigny-sur-Mer

Dans le Calvados, la côte touristique, c’est 120 kilomètres de littoral et d’immenses plages de sable. Elle est divisée en trois secteurs à la personnalité bien trempée : la Côte Fleurie, la Côte de Nacre et le Bessin. Les stations balnéaires et leurs villas se suivent et ne ressemblent pas. De Honfleur à Grandcamp-Maisy et Isigny-sur-Mer, en passant par les planches de Deauville, les cabines de plages de Ouistreham ou de Luc-sur-Mer jusqu’aux falaises d’Arromanches, le littoral est aussi divers que surprenant.
La Côte Fleurie de Honfleur à Merville-Franceville. La campagne fleurie du pays d’Auge et les nombreux jardins des villas qui bordent la mer ont donné son nom à ce petit bout de la côte normande. Honfleur, Villerville, Deauville, Trouville, Houlgate, Villers-sur-Mer, Cabourg, Merville- Franceville… La Côte Fleurie, c’est à la fois des plages familiales et tendance, pas forcément sélectes et pas nécessairement réservées à une certaine catégorie de clientèle « haut de gamme ». Même à « Deauv’ », il y a des plans futés.
La Côte de Nacre de Ouistreham à Courseulles. Les cabines de plage sont emblématiques de cette côte qui s’étend depuis Ouistreham Riva-Bella jusqu’à Courseulles-sur-Mer. Les stations et leurs plages y sont très familiales et leurs activités diversifiées. Ouistreham Riva-Bella, Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer : casino, thalassothérapie, centre nautique, port de plaisance, port de pêche, village de pêcheur, station balnéaire, rues étroites, maisons de pêcheurs et villas en front de mer en font d’authentiques destinations de charme. C’est sur cette côte que l’on recense les plus grands parcs à huîtres (Asnelles, Courseulles-sur-Mer…).
Le Côte du Bessin de Courseulles à Isigny. De Courseulles-sur-Mer à Isigny-sur-Mer
(Grandcamp-Maisy), cette vaste côte se caractérise par de grandes plages et de hautes falaises abruptes. La Côte du Bessin possède plusieurs sites touristiques incontournables : le port artificiel d’Arromanches, la plage d’Omaha Beach (de Colleville-sur-Mer à Saint-Laurent-sur-Mer) et la pointe du Hoc. Historiques, ces immenses plages sont des spots idéals pour le nautisme, la plaisance. Sans oublier Isigny, haut lieu de l’huître d’Isigny, du beurre et de la crème AOC d’Isigny, des caramels d’Isigny…

Faune et flore

Faune


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Sangliers, cerfs, chevreuils, sont bien présents dans nos bois jusque dans la plaine de Caen. Si vous voyez l'ombre d'une biche et de ses faons se découper sur l’horizon du côté de Vieux ou d’Evrecy, ce n’est ni une hallucination, ni des bêtes échappées d’un élevage voisin. Renards, lérots, fouines, hérissons, lapins de garenne, écureuils... sont d'autres hôtes de nos contrées. Vous trouverez, également, sur le bord des routes, de nombreux blaireaux, rats musqués souvent accidentés, à proximité des marais.
Le Calvados est aussi très riche d'oiseaux. Buse, faucon crécerelle, bondrée, chouette effraie, chouette hulotte, mouette, goéland, épervier, tourterelle, fou de Bassan, hirondelle et autre pigeon aiment à y séjourner. Les passionnés trouveront sur le littoral de nombreuses réserves et sites naturels ornithologiques.

Flore


Flore - Champ de pommiers du calvados.
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Forêts, dunes, haies bocagères :
Partout où vous vous trouverez, on ne peut que vous inviter à savourer la diversité végétale qui vous tend les bras.
Dans les terres, son caractère agricole n'empêche pas le Calvados d'avoir conservé d'importantes zones forestières. Les forêts de Balleroy, de Saint-Sever (près de Vire), de Cerisy (près de Bayeux), de Valcongrain (en Suisse normande), de Grimbosq, le bois de Bavent (près de Caen) sont des lieux propices à la promenade comme à l'observation de la faune et de la flore. On y recense de nombreux arbres : chênes, charmes, bouleaux, pins, hêtres... Les amateurs de bolets, cèpes et autres trompettes de la mort y trouveront peut-être de quoi faire une bonne fricassée. Les haies bocagères, quant à elles, sont constituées de noisetiers, érables champêtres, houx, buis, charmilles ou troènes.
Sur le littoral, à Merville-Franceville, Sallenelles ou à Cabourg, là où terre, mer et ciel se rejoignent, les dunes et leurs indissociables oyats (ou roseaux des sables) offrent, un paysage unique et protégé. Fleurs et plantes ligneuses aquaphiles, nénuphars, iris, calthas (ou souci des eaux), joncs et roseaux se plaisent dans les marais de la Dives, par exemple. Parmi les arbres, saules aulnes, peupliers sont des refuges pour les animaux.
Bouquets champêtres
En campagne, bleuets, coquelicots, colchiques font de superbes bouquets colorés tandis qu'entre chardons et pissenlits, les plantes sauvages locales regorgent de vertus, longtemps utilisées par nos aïeux. Vous en cueillerez dans les fossés et sur les bas côtés des routes, au gré des saisons, coucous, primevères, bouton d'or, oseille et ortie sauvage (blanche ou piquante), liserons, trèfles -à quatre feuilles, parfois-, loin d'être dépourvus d'intérêt écologique. La fauche étant, la plupart du temps, désormais et heureusement réglementée, les bas-côtés ressemblent à des mini prairies où la flore est redevenue le refuge d'espèces autrefois communes. Ainsi, se montre-t-elle favorable à la présence de nombreux insectes pollinisateurs, abeilles ou bourdons, pour les plus habituels. Nombre de papillons sont, également, observables et, si les fauches ne sont pas trop rapprochées, sauterelles, criquets et autres grillons, s'y plaisent à merveille.

Parcs et réserves naturelles

Réserves naturelles


Réserves naturelles - Bancs du Grand Vey – réserve ornithologique
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Les marais de la Dives
Entre Cabourg et le pays d’Auge , le Calvados regorge de paysages étonnants. À pied, à vélo ou même en voiture, faites ce qui vous convient le mieux. Mais surtout, ne partez pas d’ici sans une promenade prolongée dans les marais de la Dives. On peut s’imaginer en Camargue, les rizières en moins, au cœur de la Sologne ou de la Dombes, au milieu des étangs. La comparaison n’est pas aussi stupide qu’elle en a l’air. Tous ces espaces ont au moins une histoire commune, léguée en héritage par une poignée d’hommes qui ont su aménager la nature. En l’occurrence, ici, ce sont les moines bénédictins de l'abbaye Saint-Martin de Troarn, toute proche, qui ont commencé à y créer des canaux pour éviter les inondations.
Vous pensez être loin de la côte ? Pas du tout. En période de turbulences météorologiques, de tempêtes et de grandes marées, les marais sont plus que jamais utiles pour préserver la population et son habitat. Ils constituent une zone tampon qui permet le stockage de l’eau. Ils sont un véritable bassin naturel qui canalise et/ou régule les éventuelles crues. Quand les marais sont littéralement sous les eaux, on dit qu'ils sont en phase de blanchiment (ils sont blancs).
Une zone humide de 10 000 hectares
Les marais de la Dives sont la troisième zone humide de Normandie par leur superficie : 10 000 hectares étalés sur une vingtaine de communes. Cette répartition territoriale nuit, pour le moment, à la valorisation et à la préservation du site qui mériterait amplement et d'une façon unitaire une reconnaissance officielle, comme le parc régional naturel du Cotentin.
Élevage et oiseaux migrateurs
Pour l’heure, il s’agit d’apprécier la valeur de leur existence. En parcourant les chemins qui longent les canaux bordés de prairies, de saules et de peupliers, vous découvrirez quelques cultures maraîchères, mais surtout des zones de pâturage extensif où les vaches « tout terrain » – et pas seulement normandes –, salers et charolaises, mangent goulûment l’herbe grasse de leurs cousines. Il y a aussi des chevaux, des moutons… Si l’été est propice à la fauche des prairies, la saison froide, en revanche, voit affluer de nombreux oiseaux migrateurs et hivernants : depuis une quarantaine d’années, les cigognes en ont fait leur royaume. Les hérons les accueillent volontiers. Si vous musardez au bord des canaux, vous ferez peut-être un brin de causette avec les batraciens et d’innombrables insectes… avant de vous retrouver nez à nez avec un ragondin ! Le vélo ou les baskets (les bottes à certaines périodes) se montrent les meilleurs moyens de locomotion.
Le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin
À cheval sur les département du Calvados et de la Manche, le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin offre de drôles de paysages, à la fois insolites et grandioses. Verdoyants au printemps, quand l'eau se retire en découvrant d'opulentes prairies où vaches et chevaux retrouvent le goût de l'herbe grasse, les marais se parent d'un manteau d'argent l'hiver, lorsque les crues les recouvrent. On parle, tout comme dans les marais de la Dives, de « marais blancs ». Pour peu que le givre fasse son œuvre, le spectacle est d'une beauté saisissante. Créé en 1991, le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin recouvre un territoire étrange, constitué de 27 000 hectares de polders et de marais irrigués par des rivières (la Douve, la Taute, la Vire, l'Aure), sillonnant une immense étendue de bocages.
La superbe baie des Veys
Un littoral sauvage, quelques hectares de landes boisées, un légendaire passage de toutes les eaux, la baie des Veys ajoute encore à sa singularité. Paradis des oiseaux, nicheurs comme le butor étoilé, la cigogne blanche ou le courlis cendré, migrateurs comme le limicole et la mouette, ou en hivernage comme la sarcelle d'hiver ou le canard siffleur, le parc est également le territoire privilégié de l'architecture en terre (crue et cuite) et le berceau d'un savoir-faire, la bauge. Largement plus étendu, côté Cotentin, le parc n'en demeure pas moins intéressant côté Bessin. De nombreux sentiers d'interprétation comme ceux des marais de l'Aure ou de l'Elle se prêtent à de belles randonnées à pied ou à vélo. Les canaux, quant à eux, se sillonnent parfaitement en canoë-kayak au départ de Monfréville ou Neuilly-la-Forêt.

Parcs animaliers
Une sélection de quelques parcs animaliers et zoos à visiter dans la région :
Le zoo de Jurques . Fermé de novembre à février. Haute saison, ouvert tous les jours de 10h à 18h ou 19h (juillet-août), jours fériés inclus.   ✆ 02 31 77 80 58 - Courriel : infos@zoodejurques.fr. – Site Internet : www.zoodejurques.fr
Cerza – Parc zoologique de Lisieux . Départementale 143. 14100. Hermival-les-Vaux. Parc ouvert tous les jours du 1 er février au 30 novembre, y compris les jours fériés. Fermeture des entrées à 16h. ✆ 02 31 62 17 22 - Courriel : info@cerza.com – Site Internet : www.cerza.com
Naturospace – Honfleur . Boulevard Charles-V. Fermé de décembre à février. Basse saison : ouvert tous les jours de 9h30 à 13h et de 14h à 17h30. Haute saison : tous les jours de 9h30 à 18h30. Avril, mai, juin et septembre : de 9h30 à 13h et de 14h à 18h30. ✆ 02 31 81 77 00 - Courriel : info@naturospace.com – Site Internet : www.naturospace.com
Le clos des Ratites – Saint-Pierre-de-Mailloc (près d'Orbec). Du 1 er avril au 31 octobre, visite guidée, tous les jours à 15h et 16h30. Mars et novembre sur rendez-vous. Accueil camping-caristes. Aire de pique-nique. ✆ 02 31 62 10 97 ou 06 75 84 03 82 - Courriel : leclosdesratites@free.fr – Site Internet : leclosdesratites.wix.com
La Dame blanche – Saint-Julien-de-Mailloc (entre Lisieux et Orbec). De mars à fin août de 10h à 19h tous les jours. De début septembre aux vacances de la Toussaint de 14h à 18h. Fermé le lundi et le samedi. Fermeture annuelle du parc après les vacances de la Toussaint. ✆ 02 31 63 91 70. Courriel : damebl@orange.fr. Site internet : www.parcanimalierdeladameblanche.fr

Jardins


Jardins - Chartreuses, parc et jardin du Château de Canon.
© ChâteaudeCanon
Partout, sur le département, de nombreux jardins appellent à la contemplation et suscitent l'admiration. Nous avons sélectionné, pour vous, un bouquet de visites.
Il y a ceux du château de Brécy, attribués à François Mansart. Ils datent de la seconde moitié du XVII e siècle. Ils sont l’un des rares exemples de cette époque subsistant en France. L’empreinte médiévale est visible dans ces jardins indépendants et clos de murs. Toutefois, on peut remarquer le début des grandes compositions des jardins français classiques.
À Caen , deux jardins méritent une petite visite : le jardin des Plantes et le parc de la colline aux Oiseaux. Créé en 1736 sur d’anciennes carrières de pierre de Caen, le jardin des Plantes a une superficie de 3,50 ha. Petit par rapport à sa copine, la colline aux Oiseaux, qui totalise 17 ha. Créée en 1994, la colline réussit son pari : transformer une ancienne décharge municipale en un univers de créations florales dédiées à la paix. À ne pas manquer : la magnifique roseraie et ses 15 000 roses aux odeurs envoûtantes, ainsi que les nouveaux mariés qui s’y font prendre en photos le samedi.
Aux confins du Pays d’Auge et de la plaine de Caen, les parcs et jardins du château de Canon méritent eux aussi votre attention. C’est en effet, un parfait et rare exemple des parcs anglo-français de la seconde moitié du XVIII e siècle. Non loin de là, entre Falaise et Lisieux, le château de Vendeuvre se différencie par ses jardins sur le thème de l'eau, inspiré par les jardins facétieux du XVIII e siècle, également. Jardins à la française et à l'anglaise, jardin d'utilité et les surprenants jardins d'eaux "surprises" sont l'écrin de cette belle propriété.
Un peu plus haut, dans les terres, à Cambremer, les jardins du Pays d'Auge sont une véritable source d'inspiration pour les amateurs de jardins. Dans le Bessin, à Castillon, ceux de Plantbessin sont, en fait, une succession de petits jardins intimistes, isolés les uns des autres par des haies : jardin aquatique, japonais, anglais de terre de bruyère...
Et puis, il y a cette fantastique invitation au voyage donnée par les jardins du Domaine Albizia à Livry, près de Caumont-l'Eventé (20 km au sud de Bayeux). Un voyage au cœur du monde végétal avec une dizaine de scènes paysagères aussi esthétiques que botaniques. Une succession qui réunit des familles de plantes diverses et variées pour former de magnifiques havres de verdure. Partez à la découverte de la jungle normande, du jardin zen, du jardin du héron, du jardin des écorces... Flânez et admirez.


Allons voir si la rose...

Présentées dans des environnements très variés, quelques collections de roses sont le fait de jardins publics aussi bien que privés. Pour visiter les roseraies, la meilleure période s'étend de juin à septembre. Nos préférences vont à Balleroy et son jardin des « Oubliées » et à la Colline aux Oiseaux à Caen.
Le Jardin des Oubliées à Balleroy
8, place du Marché ✆ 02 31 21 1831  lenoir.eric@wanadoo.fr.
Adultes : 5 €. Gratuit moins de 12 ans. Le jardin des oubliées est composé de plusieurs chambres à thème. Parmi les plantes vivaces et les plantes grimpantes se mêlent plus de 100 rosiers anciens retrouvés dans les vieux jardins, majoritairement non remontants et avec des couleurs pourpres et pastels. Un deuxième jardin est créé depuis peu et regroupe dans un potager fleuri les roses anciennes normandes encore existantes. Ce jardin de roses est idéal   à visiter en juin. Visites guidées tous les dimanches après-midi de juin et le dimanche après-midi en septembre, dans le cadre de la Journée du Patrimoine. Visite possible pour les groupes en juillet et août sur rendez-vous. Prévenir au moins la veille.
La Colline aux Oiseaux à Caen
Avenue Amiral Mountbatten ✆ 02 31 30 48 38 conseillerhorticoles@caen.fr Ce magnifique jardin totalise 17 ha. Créée en 1994, la Colline aux oiseaux, à côté du Mémorial, réussit son pari : transformer une ancienne décharge municipale en un univers de créations florales dédiées à la paix. À ne pas manquer : la magnifique roseraie et ses 15 000 roses aux odeurs envoûtantes, dont 570 variétés du Moyen-Age à nos jours.
Entrée gratuite. Visite guidée pour les groupes sur demande. Ouverture à 10h. Jusqu'à 17h30 du 1 er novembre au 28/29 février. Jusqu'à 18h30 du 1 er au 31 mars. Jusqu'à 20h du 1 er avril au 31 août. Jusqu'à 18h30 du 1 er septembre au 31 octobre. Fermé les 25 décembre et 1 er janvier.

Économie

Agriculture


Agriculture - Elevage bovin et remise à bois
© TOM PEPEIRA – ICONOTEC
La Basse-Normandie et ses départements dont le Calvados, a fait de l'agriculture et de l'agroalimentaire ses atouts majeurs. Elle valorise en effet 73 % de sa surface par l'agriculture. La production agricole fournit 27 750 emplois et représente 3 % du PIB. L'élevage de bovins, ainsi que les cultures fourragères (maïs, betteraves fourragères), industrielles (pois protéagineux, colza, betteraves) des céréales (blé tendre, orge, maïs grain) de légumes (carottes, poireaux) et de fruits (pommes à cidre) constituent l'essentiel des activités du secteur. Les grandes cultures sont surtout localisées dans la plaine de Caen-Falaise-Argentan. On trouve quelques cultures spécialisées comme le lin ou la féverole, qui sont autant de fleurons de l'agriculture française.


Oh la vache ! Comment reconnaître la normande ?

La vache normande partage volontiers ses herbages avec ses cousines de tout poil. Race à viande ou à lait, salers, charolaises, prim’holstein, se sont vite adaptées à l’ombre des pommiers et à l’herbe grasse de nos vertes prairies. Si bien que même en bon Normand, on ne cache plus nos doutes. « Les vaches rouges, blanches et noires sur lesquelles tombent la pluie » , chantaient Stone et Charden (mais, ça c’était dans les années 1970).
Et bien, ils n’avaient pas tort.
Elégante, la race normande peut revêtir trois tenues différentes.
La robe « caille », la plus blanche, est parsemée de petites taches marron
La robe « blonde » possède une grande tache de couleur rouge clair qui couvre presque tout son corps
La robe « bringée » dont la grande tâche de couleur marron foncée couvre, également, presque tout son corps
Des lunettes autour des yeux
Toutes les vaches normandes ont – autre signe distinctif – des taches colorées autour des yeux en forme de lunettes. C’est pour cela qu’elles vous regardent fixement. Meuh oui ! C’est vrai !
Très dociles et faciles à élever, les belles de plein air sont réputées pour leur lait riche, celui qui donne de la bonne crème, du beurre fondant et d’excellents fromages d’appellation et... puis « des filles aux jours rouges made in Normandie ».

Industries


Caen - Quai de Normandie sur le canal de Caen
© Emmanuel LE PRIVE
L'économie du Calvados, à l'image de son territoire, joue la carte de la diversité. Majoritairement tournée vers l'agroalimentaire au début du XX e siècle, elle a vécu une profonde mutation. Automobile (sous-traitance), microélectronique, monétique, nautisme, filière équine, santé, logistique, constituent les principales branches de son économie. Aujourd'hui, le secteur agroalimentaire participe à nouveau à son dynamisme, avec de nombreuses filières de transformation (industries laitières, productions cidricoles, viande, produits de la mer, fruits, légumes). Chemin faisant, vous ne pourrez passer à côté de quelques vestiges patrimoniaux du passé industriel augeron. Observez... Le Pays d'Auge est sillonné par de nombreux cours d'eau qui ont été précocement mis à profit pour animer les roues de moulins à tan (à Lisieux et autour de Saint-Pierre-sur-Dives), à foulon (le long de l'Orbiquet), plus souvent à grains. L'emploi de moteurs hydrauliques performants a permis de mettre en mouvement les multiples machines des filatures qui se sont implantées densément à partir de la deuxième décennie du XIX e siècle. Réunifiée, la Normandie affiche un produit intérieur brut (PIB) de 90,5 milliards d'euros (chiffres 2018). Celui du département du Calvados s'élève à 20 milliards d'euros, soit 29 500 € par habitant. Le Calvados concentre 40 % des emplois salariés de l'industrie de la région. En dehors de l'agglomération caennaise, les autres pôles industriels sont concentrés autour de Lisieux, Vire et Bayeux. Le Calvados concentre aussi 46 % des emplois salariés dans la fabrication de matériel de transport et 54 % dans le tertiaire non marchand. Les entreprises leaders à l'exportation : Knorr Bremse France, Guy Dauphin Environnement, Dresser produits industriels, Lisi Medical Orthopeadics, Stefano Toselli, La Normandise, Farmaclair... Principaux produits exportés : équipements pour automobiles, produits pharmaceutiques, produits laitiers et glaces, produits alimentaires divers, matériel électrique, machines et équipements d'usage général... Principaux pays d'exportation : Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, Espagne, Italie...

Tourisme
Le tourisme constitue un secteur d’activité prépondérant dans le Calvados : 5,5 % des emplois salariés et un chiffre d’affaires estimé à 900 millions d’euros. Rien d'étonnant lorsqu'on sait que le Calvados se situe au 8 e rang des départements les plus visités (par les Français). Le Calvados est donc plutôt très bien loti avec ses villes stars : Caen, Deauville, Honfleur, ses sites historiques : plages du Débarquement, Tapisserie de Bayeux, Basilique de Lisieux, Mémorial de Caen, ses haras, ses manoirs, ses productions cidricoles et autres produits du terroir.

Histoire

Préhistoire
Des fouilles effectuées à Luc-sur-Mer, Vaucelles et Fontenay-le-Marmion ont révélé l’existence d’hommes sur ce territoire couvert de forêts dès le paléolithique. Quelques haches datant du néolithique (6 000 à 2 000 ans av. J.-C.) ont été retrouvées près de Falaise. Ces peuples édifièrent des enceintes fortifiées à Saint-Désir, Saint-Côme-de-Fresne et Ouilly-le-Vicomte, élevèrent des dolmens (Mont-Savarin), des menhirs (Pierre cornue à Condé-sur-Ifs) et construisirent des tumulus pour enterrer leurs morts (Fontenay-le-Marmion, Colombiers-sur-Seulles). A l’âge du bronze, on fabrique des armes et des outils à Castel, Vaucelles et Mondeville. De cette époque, des casques ont été retrouvés à Falaise, témoins de cette métallurgie naissante. Le cuivre et l’étain étaient importés de Cornouailles et l’or d’Irlande : on peut donc affirmer que le commerce trans-Manche existait déjà !

Antiquité


Des Gaulois aux Vikings. À l’époque de la conquête romaine, quelques tribus gauloises dominent la région : les Lexoviens à Lisieux, les Viducasses à Vieux (près de Caen), les Bajocasses à Bayeux ; ils vivent d’agriculture, d’élevage, et exploitent les mines de fer du pays. Quand arrivent les Romains, Bajocasses et Viducasses s’unissent aux Gaulois du Cotentin pour faire face à l’envahisseur. Ils sont vaincus près de Carentan en 56 av. J.-C.
Aujourd'hui encore, avant que des travaux ne commencent, bien des projets et leurs chantiers sont placés sous l'œil des archéologues. C'est la preuve de traces et de sites gallo-romains encore méconnus. Récemment, sur le chantier d'une déviation à Hérouvillette, près de Caen, un domaine gaulois, un sanctuaire et de nombreux objets ont été mis au jour. Précédemment et non loin de là, les fouilles dans une carrière d'argile ont révélé la présence d'un atelier de tuiliers et d'une villa gallo-romaine (I er -III e siècles ap. J.-C.) à Touffréville. À la fin du IV e siècle, les Romains découpent le territoire en civitates , font de Lisieux un chef-lieu, bâtissent des camps militaires à Bernières-sur-Mer, tandis que Plessis-Grimoult, Vieux et Bayeux prennent leur essor. Saint-Exupère fonde l'évêché de Bayeux (vers 360), les grandes abbayes apparaissent, les civitates deviennent presque toutes le siège d'un évêché.
Plus tard, du VIII e au XI e siècle, les côtes du Calvados furent un secteur de forte implantation des Vikings et plus particulièrement sur la partie nord du Pays d’Auge, dans la vallée de la Dives. Le premier de leurs descendants et certainement le plus célèbre, c’est Guillaume Le Conquérant dont le père Robert était descendant de Rollon, illustre chef viking qui s’installa, un beau jour, en Normandie.


Vieux-la-Romaine : un site gallo-romain à ciel ouvert

On ne vous le répètera jamais assez : il faut faire un tour à Vieux-la-Romaine. D'abord parce que c'est tout près de Caen - une quinzaine de minutes en voiture seulement -, ensuite et surtout parce que c'est le seul lieu en Normandie où l'on peut se faire une vraie idée de ce qu'était une ville gallo-romaine. Vieux-la-Romaine, ce n'est pas uniquement un musée, c'est l'ancienne capitale des Viducasses baptisée à l'époque Aregenua , autrement dit tout un site antique que les archéologues commencent seulement à explorer.
Bien sûr, la visite du musée est incontournable pour asseoir ses connaissances et en plus, c'est un grand moment de plaisir, mais vous pouvez aussi déambuler dans le village en toute liberté, vous découvrirez l'unique forum gaulois en cours de fouilles ouvert au public, la Maison au Grand Péristyle, fleuron des lieux, ainsi qu'une aire de jeux antiques avec marelle, jeux d'adresse et de lancer... où l'on découvre que nos ancêtres les gallo-romains avaient déjà presque tout inventé !
Le musée est labellisé Tourisme et Handicap : mention spéciale pour les circulations aérées, les installations en braille et la visite commentée en langage des signes !

Moyen Âge
L’arrivée des Vikings. On ne peut dissocier les Vikings des Normands. Leur histoire est liée à plus d’un titre, et leur nom a la même signification. Le mot viking signifie guerrier de la mer ou guerrier du Nord. Car ils venaient de là-haut, par les mers. Le mot normand, lui, signifie gens du Nord, l’autre nom des Vikings. Au V e  siècle apr. J.‐C., les Francs, qui viennent de faire la conquête de la Gaule, deviennent chrétiens. Caen et ses alentours, autrefois partie de la province romaine de Lyonnaise Seconde, appartient désormais au domaine de la Neustrie. Charlemagne, qui a hérité de la Neustrie, réussit à contenir les premières invasions des Vikings. Après sa mort (819), plus personne n’arrive à les arrêter. Les Vikings envahissent le pays, pillant et tuant à tour de bras. Repoussés de Paris, ils s’installent à l’embouchure de la Seine. Peu à peu, ils envahissent l’actuelle Basse-Normandie et Caen. Charles le Simple, incapable de lutter, propose un arrangement avec leur chef, un certain Rollon, appelé aussi Rolf le Marcheur ou le Piéton. En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte cède la future Normandie aux Vikings en contrepartie d’une servitude totale au roi de France.
Naissance du département. Après l’invasion des Vikings, la Normandie est fondée en 911. Le département, quant à lui, est né le 4 mars 1790, avec un chef-lieu : Caen. On doit sa naissance à l’Assemblée constituante, dont l’une des premières entreprises fut de restructurer le territoire français. On pense que l’origine du nom Calvados viendrait de rochers littoraux face à Asnelles. Mais une interprétation récente privilégie une origine latine : calva dorsa signifie hauteurs dénudées. Ces hauteurs feraient référence aux falaises blanches de Saint-Côme-de-Fresne et Arromanches. Quoi qu’il en soit, ce mot fut utilisé plus tard pour désigner l’eau-de-vie du cidre du Pays d’Auge ; et cela le rend encore plus sympa à nos yeux. Il va sans dire que l’histoire du Calvados remonte à des temps bien plus anciens.
Guillaume, roi d’Angleterre. En 1035, alors qu’il a sept ans, Guillaume hérite donc du duché normand. Il bataille durant douze années pour faire prévaloir ses droits auprès des seigneurs locaux, qui ne voulaient pas d’un bâtard à la tête de la Normandie. Après avoir échappé à plusieurs complots et tentatives d’assassinat, Guillaume va chercher des alliés puissants afin qu’on ne vienne plus contredire son autorité. Mais ce n’est qu’en 1047 que Guillaume réussit à affirmer sa position grâce au roi de France, Henri I er , qui l’aide à remporter une victoire décisive en 1047. À partir de cette période, Guillaume va chercher à renforcer son pouvoir coûte que coûte. Il livre bataille aux frontières de son territoire, à l’est, au sud avec la prise d’Alençon, et à l’ouest en Bretagne. En 1051 ou 1053, il épouse Mathilde de Flandre, fille de Beaudouin V, comte de Flandre et descendant du roi Alfred le Grand. L’Église ne voit pas cette union d’un bon œil, et cela pour plusieurs raisons : consanguinité entre les deux époux (cousins au 5 e degré), mais surtout pour des raisons politiques. Le roi de France craint cette alliance entre la Normandie et la Flandre. À deux reprises, Henri I er de France tentera d’écraser son vassal, le duc de Normandie, mais sans y parvenir. L’Église, quant à elle, est amadouée grâce à l’édification des deux abbayes, aux hommes et aux dames, à Caen, par Guillaume et Mathilde. Cette dernière s’occupera parfaitement du royaume de son époux lorsque celui-ci sera en guerre. Guillaume, de son côté, restera fidèle à Mathilde, évitant ainsi les querelles de succession que lui n’avait pu éviter. Guillaume le Bâtard devient le Conquérant en 1066 lorsqu’il est sacré roi d’Angleterre après la célèbre bataille d’Hastings. Il établit alors une monarchie forte, réorganisant le régime féodal et administratif, et créant une administration efficace. En 1072, Guillaume envahit l’Écosse et force le roi Malcom III à lui rendre hommage. Pendant une campagne contre le roi de France, Philippe I er , en 1087, Guillaume tombe de cheval et meurt des suites de cette chute, quatre ans après le décès de sa femme. Guillaume aura régné durant 52 ans en Normandie et 21 en Angleterre.
Duché de Normandie. Les Vikings se devaient de défendre leur territoire contre d’éventuels envahisseurs. Mais ils devaient également entrer dans la communauté chrétienne. En mettant ses mains dans celles du roi de France, Rollon prêta serment et devint alors le premier duc de Normandie. Baptisé, il s’appela désormais Robert le Chrétien. Peu à peu, les Vikings s’intégrèrent à la population. Au X e  siècle, les Normands devinrent des Francs. Hugues Capet accéda au trône de France, grâce notamment à l’aide de Richard sans Peur, petit-fils de Rollon. Il faudra attendre le XI e  siècle pour voir Caen sortir de terre, grâce à Guillaume le Conquérant, fils de Robert le Magnifique, lui-même petit-fils de Richard sans Peur. Il inspira la légende de Robert le Diable, cet homme qui avait, disait-on, la capacité de parler avec les fantômes et les démons. Il laissera son duché à son fils, Guillaume le Bâtard.
La Normandie entre la France et l’Angleterre. Dans la première moitié du XII e  siècle, le roi de France est moins puissant et moins riche que son vassal de Normandie. Philippe Auguste, roi de France, lutte contre Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre, duc de Normandie, d’Anjou, d’Aquitaine et de Bretagne, dont il vient de s’emparer. Plus tard, il luttera contre les fils d’Henri : Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, qui se verra confisquer en 1202 ses terres, à la suite de sa trahison. Il est condamné par défaut à la perte de ses fiefs français : la Normandie, l’Anjou, le Maine, la Touraine et le Poitou. Le Calvados est alors rattaché au territoire français.
La guerre de Cent Ans (1337-1453). Durant cette guerre, la Normandie va passer tour à tour des mains des Français pour aller vers celles des Anglais (vers 1340), puis redevenir française grâce à Du Guesclin, capitaine de son état, qui repousse les Anglais en 1360. Elle sera à nouveau anglaise en 1415, après la défaite de la bataille d’Azincourt par les Français, perdant peu à peu ses privilèges. Le roi d’Angleterre, Henri V, monte sur le trône de France. En 1429, les Anglais sont boutés hors de France grâce à une certaine Jeanne. La Normandie, quant à elle, est toujours anglaise. Elle se révolte à plusieurs reprises. Et en 1450, la bataille de Formigny, près de Bayeux, met fin à l’autorité anglaise : Charles VII remporte la victoire, la Normandie est à nouveau française et le restera.


Hastings : bataille pour un trône

La bataille d'Hastings qui couronne Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre, se déroule le 14 octobre 1066 à une dizaine de kilomètres au nord de la ville d'Hastings, dans le Sussex de l'est de l’Angleterre. Cet épilogue – moins simple qu’il n’y paraît –, s'inscrit dans la crise de succession ouverte par la mort, en janvier 1066, du roi Édouard le Confesseur qui désigne Harold Godwinson comme son successeur. C’est sans compter sur les invasions lancées par deux autres prétendants à la couronne britannique : d’un côté, le roi de Norvège, Harald Hardrada ; de l’autre, Guillaume de Normandie. Harold doit alors faire face à ses deux adversaires dans un temps très court. Il réussit à vaincre le premier, le 25 septembre, à Stamford Bridge, dans le Yorkshire, cependant que Guillaume monte à l’assaut et débarque dans le Sussex, à l’autre bout du pays, le 13 octobre. Harold arrive à sa rencontre, à marche forcée, avec une infanterie fourbue par la bataille contre les Norvégiens. L’affrontement dure douze heures, du matin jusqu'au soir du 14 octobre. Les troupes anglaises résistent aux premiers assauts ennemis, mais les Normands ont recours à un subterfuge : ils feignent de fuir avant de se retourner sur les Anglais lancés à leur poursuite. Harold comprend trop tard la ruse de son adversaire. Blessé à l'œil par la flèche d'un archer normand, il meurt avec son étendard sanglant dans la poitrine. L'armée anglaise finit par céder. Après la mort d'Harold, c’est la débandade. Grâce à sa victoire, le duc de Normandie marche alors jusqu'à Londres où il est sacré roi d'Angleterre, à Westminster, le jour de Noël. La victoire à Hastings marque la naissance de l'Angleterre moderne.


Sur les champs de bataille avec Guillaume le Conquérant

Les Normands et leurs voisins d’outre-Manche ne peuvent rester seuls à s’intéresser à l’histoire de Guillaume le Conquérant. Ou alors, c’est faire peu de cas d’une page d’Histoire de France à l’heure du 953 e anniversaire de la victoire d’Hastings (octobre 1066). Hastings signe l’acte de naissance de la civilisation anglo-saxonne dont sont issues l’Angleterre et la Normandie d’aujourd’hui. Tentez l’épopée, hors des sentiers battus, avec le Petit Futé, sur les traces de Guillaume. Depuis Falaise, sa ville natale, emboîtez-lui le pas sur les champs de bataille. Le circuit très didactique est adapté aux grands comme aux petits. Vous terminerez votre périple à la tapisserie de Bayeux, le château ducal et l’église Saint-Étienne à Caen où repose le duc-roi. Ainsi, la boucle sera bouclée… Sauf à faire un saut… en Angleterre ! Why not ? Le ferry vous attend à Ouistreham !
Falaise
La fontaine d’Arlette . Lieu-dit « Le Val d’Ante ». C’est là que Robert 1 er duc de Normandie, dit Robert le Magnifique, rencontra Arlette. De leur coup de foudre, naît Guillaume « le Bâtard » vers Noël 1027.
Le château  : érigé sur un éperon rocheux au début du XI e siècle, c’est là que Guillaume grandit. Il est un des rares témoins en France de l’architecture anglo-normande. Guillaume y accomplit son premier fait d’armes à 15 ans. Infos  : 02 31 41 61 44 – www.chateau-guillaume-leconquerant.fr
La statue équestre  : érigée en 1851, elle représente Guillaume le Conquérant en tenue guerrière. Impressionnante face à l’Hôtel de Ville.
Ryes (entre Bayeux et Arromanches-les-Bains)
La sente du Bâtard : à la mort de son père, Guillaume affronte moult complots organisés par ses proches qui refusent de voir en lui l’héritier. En 1846, il fuit en pleine nuit et échappe miraculeusement à une tentative d’assassinat. Il rejoint son château de Falaise, après avoir trouvé refuge chez Hubert de Ryes. Un petit chemin creux porte le nom de « Sente au Bâtard ». Au départ du calvaire d’Asnelles, le circuit franchit la Gronde, contourne le village et permet de découvrir anciennes fermes et vieilles maisons construites en pierre de Creully.
Argences – Vimont-Bellengreville (D41) : Bataille Val-ès-Dunes
Après avoir échappé à moult guet-apens fomentés par les barons normands révoltés, Guillaume les affronte encore en l’été 1047 dans la plaine du Val-ès-Dunes. C’est la première bataille rangée de son histoire. Il y retrouve le roi de France, Henri 1 er , venu à son secours. La victoire fait de lui le duc de Normandie.
Huit panneaux sont disposés aux emplacements relatifs à cette bataille, localisée au sud de Caen entre Chicheboville et Bellengreville. Dépliant à l’office de tourisme d’Argences. Infos  : 02 31 85 38 82 - www.otvalesdunes.net
Varaville (1057)
Le roi de France Henri 1 er craint la puissance excessive de son vassal normand. Il décide de lui reprendre la Normandie qu’il met à sac. Après avoir occupé Saint-Pierre-sur-Dives, puis Caen, avec l'intention d'assiéger Rouen, la capitale normande, il revient vers l’est par l’estuaire de la Dives. Mais Guillaume a caché ses soldats dans les bois de Bavent et la marée montante est une alliée de poids : les troupes ennemies surprises par les flots périssent dans les marais. Le roi de France, vaincu, s'enfuit définitivement du sol normand.
Une stèle érigée au cœur des marais de la Dives (chemin de l’Anguille sur la D27 à la sortie du bourg de Varaville) rappelle cet épisode . Ne roulez pas trop vite, vous passeriez à côté !
Dives-sur-Mer (1066)
C'est à Dives que Guillaume rassemble une flotte considérable pour conquérir le royaume d'Angleterre. Les Normands embarquent le 10 septembre. Les vents défavorables les obligent à se rabattre sur Saint-Valéry-sur-Somme, en Picardie. Le débarquement a lieu quelques jours plus tard, le 29 septembre, sur la côte sud-est de l'Angleterre, à Pevensey. Vainqueur contre les troupes d’Harold à Hastings (14 octobre), Guillaume le Conquérant est couronné roi d’Angleterre le 25 décembre 1066.
A voir également  : Bayeux, la cathédrale. Dives-sur-Mer, l'église Notre-Dame. Ouistreham, l'église Saint-Samson. Grimbosq, la motte castrale d’Olivet (D257 parking Chêne Guillot). Saint-Pierre-sur-Dives, l’abbaye de Thaon, l’église Saint-Pierre. Falaise, l’église Saint-Laurent. La Pommeraye (Thury-Harcourt), le château Ganne (vestige du château d’un compagnon de Guillaume).
Pour aller plus loin : www.lafabuleuseepopee.com

De la Renaissance à la Révolution
Les guerres de Religion. Après cette période troublée, arrivent les guerres de Religion, au XVI e  siècle. Lorsque la Réforme s’installe dans la région, on est plus enclin à une culture laïque, notamment dans la plaine environnante de Caen. Et le protestantisme s’épanouit dans le Calvados. D’ailleurs, le parlement de Caen, protestant, s’oppose régulièrement à celui de Rouen, très catholique.

De la Révolution au XXI e siècle


De la Révolution au XXI e siècle - Les plages du débarquement


De la Révolution au XXI e siècle - Cimetière américain de Normandie, Colleville-sur-Mer.
© TOM PEPEIRA – ICONOTEC
La Révolution. Durant le XVII e  siècle, le département connaît de profonds changements grâce à l’amélioration des réseaux de transport. De quelques jours, on passe à quelques heures pour venir de Paris. Ce phénomène entraîne une révolution agricole. En 1685, avec la révocation de l’édit de Nantes et la suppression des avantages accordés aux Protestants, cet essor prend fin. C’est la disette. La Révolution survient et entraîne des troubles sanglants. En 1795, la chouannerie normande provoque des massacres importants, à Lisieux en particulier.
Le XIX e  siècle : développement industriel. Au début du XIX e , pendant les guerres napoléoniennes, le Calvados subit d’importants combats maritimes. Mais, ceux-ci passés, on voit arriver les touristes sur les côtes dès 1830. Peu à peu, le département, essentiellement agricole, va se développer. Des usines à filage s’installent à Condé-sur-Noireau et à Falaise. Près de 70 000 personnes y travaillent et quelque 50 000 femmes se livrent à la dentelle au milieu du XIX e  siècle. En 1917, on allume le premier haut-fourneau de la Société Métallurgique de Normandie (SMN), qui fermera définitivement ses portes en 1994.
La Seconde Guerre mondiale. Si le département fut épargné pendant la Première Guerre mondiale, ce ne fut pas le cas au cours de la Seconde, puisqu’il fut le théâtre du Débarquement. Le 6 juin 1944, les troupes alliées débarquent sur les plages du Calvados. S’ensuit la bataille de Normandie jusqu’au 21 août suivant. Pendant longtemps, on fit croire aux Allemands que le Débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais. Et on ne lésina pas sur les moyens. En 1943, la décision est prise de débarquer sur les plages du Calvados. Il s’agit du plan Overlord, pour lequel le général Eisenhower est nommé chef des forces expéditionnaires. Prévu tout d’abord pour le 1 er  mai, le Débarquement devait avoir lieu entre Grandcamp et Ouistreham. Montgomery élargit le territoire jusqu’au Cotentin et porte le nombre de divisions à 5, au lieu de 3. Initialement prévu le 5 juin, le Débarquement aura finalement lieu le 6, pour cause de mauvais temps. Dans la nuit du 5 au 6, 6 000 tonnes de bombes seront larguées, mais peu toucheront leur but. À Caen, on entend ces bombardements et on commence à y croire. Trois planeurs atterrissent tant bien que mal à côté du pont de Bénouville (qu’on appellera plus tard le Pegasus Bridge en l’honneur de la Pegasus Division). Deux autres planeurs arrivent sur Ranville : c’est le premier village de France libéré. Des parachutistes se font massacrer avant même d’arriver sur la terre ferme, à Sainte-Mère-Église, dans la Manche. Au petit matin du 6 juin, les Allemands voient fondre sur eux 7 000 bateaux et 200 000 hommes. Divisées en 5 parties, les plages seront un territoire de lutte, de sang et de mort. C’est dans le secteur de Sword Beach (de Ouistreham à Saint-Aubin) que les 177 bérets verts du commandant Kieffer débarquent. Ils doivent être les premiers à entrer sur Caen : ils veulent y dîner le soir même… mais ils piétineront à ses portes jusqu’au 9 juillet. La victoire est acquise au prix d’incessants bombardements et d’une destruction à 75 % de la ville. Le 5 août, Villers est libérée et l’Orne est aux mains des Alliés. Les Allemands cherchent à riposter et lancent la nuit suivante les panzers vers l’ouest. Mais, très vite, ils sont stoppés. Falaise sera libérée le 17 août après les longs combats de la fameuse poche de Falaise. Deux jours plus tard, Montgomery et Patton se rejoignent à Chambois. Trois jours de bataille acharnée marquent la fin de la bataille de Normandie, qui se termine le 21 août. Direction Paris !


Bilan de la Seconde Guerre mondiale

On a débarqué 438 471 véhicules, 3 098 250 tonnes de ravitaillement, dont 356 000 pour les 2 052 299 hommes débarqués. En face, sur 740 000 Allemands, 45 000 ont été mis hors de combat, 210 000 ont été faits prisonniers, autant sont morts, dont 19 714 aviateurs. Chez les Alliés, on dénombre 53 000 morts, 150 000 blessés et 20 000 disparus. Du côté des civils, on recense 45 000 victimes, dont 20 000 morts. Falaise et Thury-Harcourt ont été détruits à 100 %. Pour les dégâts matériels, 68 % des bâtiments agricoles sont anéantis, 40 000 ha de sols cultivables sont inutilisables. Les Allemands abandonnent 85 % de leur matériel en Normandie.


Les plages du Débarquement à l'Unesco ?

Sous les feux des projecteurs en juin 2014, lors des cérémonies internationales du 70 e anniversaire de la Bataille de Normandie, les plages du Débarquement, Sword, Juno, Gold, Omaha et Utah, font aujourd’hui l’objet d’une demande d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. La France a officiellement présenté cette candidature dans la catégorie des biens culturels, fin janvier 2018. Le verdict est attendu pour juillet 2019.

De nos jours
Le XXI e siècle . Cela fait déjà dix-neuf ans que le Calvados est entré dans le XXI e siècle. A l'image de son territoire, le département, associé à l'ensemble de la Normandie réunie (qui englobe la Manche, l'Orne, l'Eure et la Seine-Maritime) a posé maintes réflexions et maints objectifs sur l'Agenda 21. Le Calvados se met au diapason autour de la nouvelle organisation territoriale (loi NOTRe) avec la création de communes nouvelles, nouvelles intercommunalités... Concédons que nous sommes à mille lieues de tout comprendre quand, du jour au lendemain, un village change de nom et ses habitants d'adresse postale. Le développement touristique est, pour l'heure, une des principales préoccupations du développement du territoire associée à la protection de l'environnement, à l'habitat, au développement durable et à l'énergie renouvelable. Non ! Deauville n'est pas le XXI e arrondissement de Paris. Et n'a pas envie de le devenir !

Dossier spécial Débarquement
Les 75 feux de la Mémoire
2019 célèbre le 75 e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944 et le D-Day Festival, sa 13 e édition. Exceptionnel, le dimanche 9 juin, 75 feux d'artifice, visibles de toute la côte, depuis Sainte-Mère-Eglise (Manche) jusqu'à Ouistreham (Calvados) éclaireront le ciel d'une belle symphonie.
Chaque année, les commémorations du Débarquement des troupes alliées en Normandie ont lieu dans toute la région, principalement pour l'anniversaire du D-Day, de mi-mai à mi-juin. Reconstitutions, défilés militaires, parachutages, parades, expositions, rencontres, concerts, feux d'artifice, cérémonies officielles et dépôts de gerbes, sont organisées par les communes, les associations patriotiques et les offices de tourisme des plages historiques. Le "D-Day Festival Normandy", ainsi nommé, est mis sur pied, à l'unisson, dans le respect de la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie. Ces événements se déroulent, principalement, sur les plages et à l'intérieur des terres.
Autant, les Normands semblent vivre bien normalement, au quotidien, sur ces sites chargés de sang et de courage, autant ils savent que, tous les ans, des milliers de visiteurs viennent fouler ce sable avec une très grande émotion. A la mémoire des combattants et vétérans américains, britanniques, canadiens, chacun repart les larmes aux yeux, avec des grains de sable en souvenir.
De Utah à Sword, en passant par Omaha, Gold et Juno (Beaches), de Sainte-Mère-Eglise à Ouistreham en passant par Caen, Bayeux, Arromanches et l'intérieur des terres, vous ne pouvez passer à côté d’au moins une cérémonie où chacun peut prendre place.
Le point d'orgue du 9 juin 2019  (75 feux tirés au même instant, à 23h30) compte parmi d'autres rendez-vous ou expositions, plus intimes et discrets, mais non moins intenses. Vous êtes à la recherche d’autre chose, loin des clichés et des touristes ? Le Petit Futé vous donne quelques pistes. A prolonger, bien sûr, tout au long de l’année.
La mer n’effacera jamais sur le sable, les traces de tous les sangs versés pour LA LIBERTÉ
Pour mieux suivre
Des guides thématiques sont en bonne place dans tous les offices de tourisme de la Manche et du Calvados. Programme complet, en temps réel :
- bayeux-bessin-tourisme.com/blog/event/d-day-festival
- www.ot-baieducotentin.fr/d-day-1944
- www.facebook.com/DDayNormandy


Colleville... ou Colleville ?

Attention ! Dans le Calvados, il y a deux Colleville : Colleville-Montgomery (à 10 km de Caen, frontalière avec Ouistreham) et Colleville-sur-Mer (à la limite du département de la Manche). Si vous cherchez le cimetière américain qui surplombe la plage d’Omaha, c’est à Colleville-sur-Mer qu’il faut vous rendre. Cette homonymie prêtant à confusion, vérifiez bien que vous prenez le bon chemin avant de vous aventurer inutilement : les deux communes sont quand même distantes de 50 kilomètres. Quoiqu’entre les deux, vous ferez de belles découvertes.
Notez, donc, avant de partir que le cimetière américain est à Colleville-sur-Mer et que la plage de Sword où débarquèrent, le 6 juin 1944, les hommes du commandant Kieffer du 4 e commando franco-britannique se trouve à Colleville-Montgomery.


Pourquoi Omaha, Utah, Gold, Juno, Sword ?

D’où vient le nom de chaque plage du débarquement ? Vous êtes-vous déjà posé la question, au moins une fois ? Non ! Votre visite commencera, donc, par combler cette lacune.
Omaha et Utah tirent leur nom de la ville et de l’État dont sont originaires des commandants américains participant aux opérations sur ces plages.
Gold et Sword sont les diminutifs de goldfish et swordfish (respectivement poisson rouge et espadon) que voulait, initialement, leur donner le général anglais Montgomery.
Juno devait s’appeler Jellyfish (méduse), avec pour diminutif, Jelly (gelée). Finalement, un Canadien coupa la poire en deux et proposa Juno , du nom de son épouse.


Lexique futé : le débarquement de A à Z

A comme Arromanches  : ville côtière qui accueille le premier musée construit pour commémorer le débarquement. Inauguré en 1954 par le président Coty, il doit prochainement subir un profond lifting.
B comme bombardements qui ont ciblé les villes normandes avant et après le débarquement faisant de nombreuses victimes. Un musée ouvert en 2017 à Falaise est consacré aux civils touchés par ces frappes.
C comme Courbet , nom d'un navire de la marine française sabordé le jour J au large d'Hermanville-sur-Mer pour servir de brise-lames. Un café-restaurant non loin de la plage porte son nom.
D comme D Day . Le débarquement initialement prévu le 5 juin a été retardé d'un jour en raison des mauvaises conditions météo sur la Manche.
E comme Eisenhower , le général américain a planifié le débarquement de Normandie et l'installation de la tête de pont en France.
F comme Fortitude , du nom d'une opération de déstabilisation destinée à faire croire aux Allemands que le débarquement en Normandie n'était qu'une diversion avant la véritable invasion dans le Pas-de-Calais.
G comme Gondrée , nom du café situé près de Pegasus Bridge, considéré peut-être à tort comme la première maison libérée le jour J.
H comme (pointe du) Hoc , théâtre de l'assaut mené par les Rangers américains pour neutraliser des pièces d'artillerie qui menaçaient les plages du débarquement.
I comme Isigny-sur-Mer . Après avoir débarqué à Courseulles-sur-Mer le 14 juin 1944 et prononcé un discours à Bayeux, le Général de Gaulle fit une étape dans cette ville.
J comme Juno , cette plage de Courseulles-sur-Mer avait été attribuée aux troupes canadiennes.
K comme Kieffer , nom du chef du seul commando français qui s'illustra le Jour J pour la prise du casino d'Ouistreham après avoir pris pied sur le sol français à Sword Beach.
L comme La Cambe, la ville entre Bayeux et Isigny qui abrite un cimetière allemand où sont disposées 21 300 tombes.
M pour Mulberry , nom de l'opération destinée à créer un port artificiel au large d'Arromanches. Ses vestiges des caissons Phoenix immergés dès le 8 juin 1944 sont encore visibles depuis la plage.
N comme Normandie et ses plages retenues finalement par les Alliés pour le débarquement en France.
O comme Overlord , nom de code de la plus importante force d’invasion de tous les temps
P comme Phoenix , nom des caissons immergés au large d'Arromanches qui ont constitué le port Winston.
Q comme QG. A Ranville le château de Rohan-Chabot sera le QG de la 5 ème brigade et le château du Hom le QG de la 6 ème division.
R comme Rommel , le Maréchal qui s'activa pour fortifier le mur de l'Atlantique avant le jour J.
S comme Sword Beach , ce secteur a vu débarquer la 3 e division britannique et le commando Kieffer entre Lion-sur-Mer et Ouistreham.
T comme Triboulet (Raymond), premier sous-préfet nommé par le général de Gaulle, il est aussi l'âme des commémorations du débarquement qui perdurent.
U comme Utah Beach, nom de code de la seule plage hors du Calvados, dans le Cotentin, à Sainte-Marie-du-Mont, retenue au dernier moment par les alliés en plus des autres sites pour servir au débarquement.
V comme Ver-sur-Mer. Ce village n'est pas des plus emblématiques mais il va le devenir avec la construction d’un mémorial anglais, dédié aux 21 000 soldats de sa Majesté, morts entre le 6 juin (D-Day) et le 21 août 1944 (fermeture de la poche de Falaise). Le monument, entièrement financé par les Britanniques, sera inauguré le 6 juin 2019.
W comme WN , abréviation de Widerstandsnest, littéralement nid de résistance en allemand. Ces bunkers ont été essaimés le long du mur de l'Atlantique. Le plus sinistrement célèbre le WN 62 protégeait la plage d'Omaha Beach.
X comme inconnu sur l’issue de la bataille . Les Alliés avaient même pris la précaution de rédiger par avance un communiqué en cas d’échec du débarquement.
Y comme York nom d'une batterie d’artillerie, édifiée à Querqueville, à l’ouest de Cherbourg qui participa à un duel d’artillerie avec la flotte d’invasion
Z comme Zanuck , Darryl F, un des coréalisateurs du film Le jour le plus long , sorti sur les écrans en 1962, d'après le livre éponyme de Cornelius Ryan

Un musée plutôt qu’un autre
Les plages du débarquement, on n'en fera jamais le tour. Au cœur des lieux historiques des événements de 1944, passionnés ou non, jeunes ou moins jeunes, à force de visites, les musées institutionnels et leurs kilomètres d'écritures semblent rébarbatifs. Si vous êtes, absolument, à la recherche d'autres choses à faire, alors, on vous emmène sur nos idées futées. Rencontres humaines et découvertes insoupçonnées, parfois confidentielles, lieux étonnants où dénicher trouvailles ou anecdotes insolites du jour J et de la Bataille de Normandie.
Arromanches et le port artificiel (Gold Beach)
- Le musée. Ses maquettes animées expliquent la construction du port artificiel et son articulation. A marée basse, la visite des vestiges du port est saisissante d'émotions.
Colleville-sur-Mer (Omaha Beach)
- Big Red One Museum. Un endroit singulier... Un grand enfant de même pas 40 ans et une collection unique. Depuis tout petit, Pierre-Louis fouille, déniche et identifie des pièces et objets de la première division d'infanterie américaine, enfouis dans le sable d'Omaha Beach.
- Overlord Museum  ; Nicolas Leloup honore la mémoire de son père, Michel, et met en valeur la collection, minutieusement constituée in situ, pendant près d'un demi-siècle. Une collection de 10 000 pièces et objets et de 35 véhicules.
Courseulles-sur-Mer (Juno Beach)
- Centre Juno Beach. Intelligemment conçu pour la famille, le musée met un coup de projecteur sur l'engagement civil et militaire de la population canadienne qui perdit 45 000 des siens dont plus de 6 000 durant la Bataille de Normandie et le 6 juin 1944.
Douvres-la-Délivrande (dans les terres au sud de Juno Beach)
- Musée Radar 1944. Edifiée par la Luftwaffe, cette station, unique en son genre, retrace la vie des Allemands dans les bunkers, l’histoire et l’évolution technologique des radars. Fort instructif, à l’heure de la géolocalisation tous azimuts.
Merville-Franceville (Sword Beach)
- Musée de la Batterie-Dakota C-47. Batterie allemande chargée de défendre l'estuaire de l'Orne pour empêcher une incursion alliée dans l'arrière-pays et de tenir sous son feu les plages à l'ouest de Ouistreham. A l’entrée, le Dakota C-47 est classé Monument historique.
Ouistreham (Sword Beach)
- Musée n° 4 commando. Il est le seul consacré à la participation des Français aux événements du 6 juin 1944. Ses 177 fusiliers marins furent intégrés aux forces britanniques
- Le Grand Bunker-Musée du mur de l’Atlantique se trouve à l’intérieur de l’ancien quartier général allemand qui commandait les batteries de l’Estuaire de l’Orne. Cette tour de béton de 17 mètres est classée au titre des Monuments historiques.
Port-en-Bessin-Hupain (entre Gold Beach et Omaha Beach).
- Musée des épaves. 25 ans d’exploration sous-marine ont permis la remontée d’épaves, de vestiges et d’objets de tous ordres trouvés dans les navires de guerre.
Saint-Laurent-sur-Mer
- Musée Mémorial d'Omaha. Scènes vivantes pour ce musée qui fête ses 25 ans. Au fil des années, il est au plus près du réel. Un char Sherman ainsi qu'un canon américain « Long Tom » en gardent l'entrée. Vous qui pensiez avoir tout vu !
Saint-Martin-des-Besaces (près de Vire)
- Musée 44 - La Percée du Bocage. Une pépite qui met à l'honneur les troupes britanniques de l'Opération Bluecoat, déterminante dans la Bataille de Normandie avec l'encerclement de l'armée allemande dans la Poche de Falaise.
Ver-sur-Mer (Gold Beach)
- Musée America-Gold Beach. Composé de deux histoires différentes, le musée retrace, d’un côté, les 42 heures du 1 er vol aéropostal entre les Etats-Unis et la France. De l’autre côté, la préparation du Débarquement par les Britanniques et l’assaut victorieux des troupes de la 69 e brigade de la 50 e division.
Vierville (Omaha Beach)
- Musée D-Day Omaha. Ils sont, là, juste devant vous ! Des verres trouvés dans le bunker d'Hitler. A vous donner des frissons ! Sur les hauteurs d'Omaha Beach, voici le « hangar-musée » d'un collectionneur passionné.
Tilly-sur-Seulles (dans les terres au sud de Bayeux)
- Musée de la Bataille de Tilly. Pris et repris 23 fois avant sa libération finale, le bourg fut pratiquement rayé de la carte. Le musée, aménagé dans l’ancienne chapelle du 13 e siècle, rassemble de poignants témoignages.
Pour aller plus loin
Dans l'Orne (61), près de Vimoutiers
- Le mémorial de Montormel. Le musée explique le déroulement des derniers combats de la Bataille de Normandie, devant les baies vitrées panoramiques qui surplombent le champ des opérations. Impressionnant. La maquette animée, la collection de photos et d'objets, les films et documentaires sont autant de supports pour mieux appréhender le déroulement de ces heures cruelles.

Un site plutôt qu'un autre
Beaucoup de sites se visitent à pied ou à vélo. Ils méritent qu'on s'y attarde. La côte et les plages sont parsemées de stigmates du D-Day. Souvent, le long des routes ou à l'entrée des villages, un char, un monument aux morts, une stèle symbolique est là pour nous rafraîchir la mémoire. Plus visibles et impressionnants, les bunkers allemands désaffectés et les batteries aménagées en musées, au-dessus desquels résonnent, encore, le fracas des bombes et le hurlement des sirènes.
Bénouville-Ranville-Pegasus-Bridge (Sword Beach).
- Nuit du 5 au 6 juin 1944. Les planeurs Horsa de la 6 e division aéroportée britannique se posent à hauteur de l'Orne. Un Totem indique le lieu précis de l'atterrissage
- Le café Gondrée, un incontournable. C'est selon la légende, la première maison libérée de France.
Colleville-Montgomery (Sword Beach)
- Bill Millin, joueur de Cornemuse. La statue est érigée à l’endroit exact de Sword Beach où les commandos de Lord Lovat débarquèrent le 6 juin 1944.
- Site fortifié Hillman. Ce réseau de galeries dont les Britanniques avaient sous-estimé la capacité de résistance empêcha la libération de Caen, le 6 juin au soir. Ce n’est que six semaines plus tard que la « capitale normande » fut entièrement libérée, soit le 20 juillet. Le site est entretenu et géré par des bénévoles.
Courseulles-sur-Mer (Juno Beach)
- Croix de Lorraine. A la limite des communes de Graye-sur Mer et de Courseulles, au lieu, dit, « La Brèche de Graye », elle se dresse à l’emplacement où le Général de Gaulle mit le pied en terre libérée, le 14 juin 1944. On peut y voir le char Charlie, utilisé le 6 juin 1944, pour le débarquement.
Grandcamp-Maisy (Omaha-Utah)
- Statue de la Paix. A l'entrée de la commune, étincelante de lumière, cette œuvre en acier est une réalisation de l'artiste chinois Yuo Yuan.
- Pointe du Hoc. Incontournable, entre Omaha et Utah, ce promontoire rocheux, pris d'assaut, le matin du 6 juin compte parmi les batailles les plus dangereuses et meurtrières du débarquement. Il est le symbole du sacrifice des GI’s.
Longues sur Mer (Gold Beach)
- Batterie allemande. Ce charmant petit village perché sur de hautes falaises était propice à recevoir des canons. Les Allemands ne s'y sont pas trompés en y installant à une redoutable batterie. Le site est en accès libre et gratuit toute l'année.
Saint-Pierre du Jonquet (près de Troarn)
- Le rond-point des fusillés. Ce monument rend hommage aux 28 civils, résistants, exécutés par les nazis, en juillet 1944, pour avoir recueilli et caché des parachutistes, largués dans les marais de la Dives lors de la prise de Pegasus-Bridge, le 6 juin. Il furent fusillés et ensevelis dans une fosse commune. Parmi les corps retrouvés onze n’ont pas pu être identifiés.
Plaine de Caen.
- Opérations Epsom, Goodwood et Charnwood. C'est ici que se sont jouées les plus grandes batailles de chars dont les objectifs étaient d'atteindre Falaise. Les secteurs de Bourguébus (sud-est de Caen) ainsi que d'Esquay-Notre-Dame avec la célèbre Côte 112 (sud-ouest de Caen) seront le théâtre de furieux combats. Dans les villages, stèles et monuments rappellent ces épisodes tragiques, coûteux en hommes et matériels.
Montormel-Coudehard dans l'Orne (61)
- La Poche de Falaise et le couloir de la mort Musée. Près d'Argentan, le Mémorial de Montormel retrace les combats acharnés qui opposèrent les Alliés aux soldats de la VII e armée allemande, encerclés dans la poche de Falaise-Chambois. Pour comprendre la chronologie des événements, un conseil : parcourir, avant ou après la visite du mémorial, le circuit « Août 1944 » dans la vallée de la Dives.


Les oubliés du débarquement

Lorsque l'on parle du Débarquement du 6 juin 1944, on évoque très naturellement les forces françaises du commandant Kieffer et les alliés, Américains, Britanniques, Canadiens. C’est oublier que d’autres nations ont participé à la Bataille de Normandie.
La Belgique . Ce sont les hommes de la brigade Piron qui ont libéré Cabourg, Trouville, Deauville et Honfleur. Aujourd'hui, le pont entre Deauville et Trouville porte, d’ailleurs, le nom de « Pont des Belges »
Le Commonwealth. Il est intervenu avec les troupes océaniques de la Royal Australian Air Force, de la Royal New-Zealand Air Force, de Rhodésie ainsi qu'une unité venant de Terre-Neuve.
Le Danemark. 800 marins ont assuré un appui logistique en mer le Jour J. Un monument, érigé entre Sainte - Marie-du-Mont et Utah Beach (Manche) leur rend hommage.
La Grèce . Les marins engagés dans la Royal Navy ont assuré un appui en mer
Le Luxembourg. Intégrés dans les rangs des commandos des services secrets britanniques du (Spécial Opérations Executive) afin de servir d'interprètes ou pour infiltrer les troupes allemandes, les Luxembourgeois ont débarqué sur Sword Beach aux côtés des Français.
La Norvège . 32 marins et un britannique perdirent la vie lors d’un naufrage orchestré par des vedettes allemandes. Un monument est érigé à Villons-les-Buissons (nord-est de Caen) à leur mémoire
Les Pays-Bas. Trois de leurs bateaux ont servi de « blockships » (navires de blocage, délibérément coulés) sur la digue artificielle de Sword et Gold Beaches.
La Pologne. La plupart des soldats ont appartenu à la 1 ère division blindée du Général Stanislaw Maczek. Placée sous le commandement de l'armée canadienne, cette division a participé, au Mont-Ormel, à la fermeture de la Poche de Falaise-Chambois, essuyant des pertes terribles face aux Allemands encerclés.
La Tchécoslovaquie . Trois escadrilles de chasse et une de bombardement ont pris part aux opérations sécurisant le ciel du Havre et de Saint-Aubin-sur-mer.
En savoir plus sur www.plagesdu6juin1944.com/blog/les-autres-allies-du-d-day.html

Souvenirs : où dénicher l’objet rare
Arromanches- Militaria
Sans être un passionné d’objets militaires, ni un ardent collectionneur, on peut repartir avec un souvenir lié au débarquement, un de ces objets que l’on trouvait dans le paquetage des soldats alliés qui ont débarqué. Une belle adresse qui (paradoxalement) apporte de la fraîcheur à l'Histoire.
11, bd Gilbert-Longuet. Arromanches-les-Bains. www.arromanchesmilitaria.com

D-Day Box Office de tourisme, Mémorial de Caen et dans les boutiques des musées du Débarquement.
Vraiment futée, on peut l’utiliser à volonté sur l’ensemble des plages et musées du débarquement. Dotée d'un audioguide, (français, anglais, néerlandais...), elle raconte les événements du 6 juin 1944. Le fameux cricket des soldats de la 101 e Division aéroportée américaine fait partie du package.
A retenir
Du 14 au 16 juin, « Les courants de la Liberté ». Créés en 1988 pour impliquer toutes les générations dans l'hommage rendu aux hommes du D-Day, « Les Courants de la Liberté, Normandy Running Festival » auront une connotation toute particulière en ce 75 e anniversaire. 30 000 participants et liesse populaire sont attendus sur l'ensemble des épreuves, à Caen et le long des plages de Juno et Sword, entre Courseulles-sur-Mer et Ouistreham en passant par Pegasus Bridge à Bénouville.
Exposition
- « Dans leurs pas » sur la côte de Nacre (Juno Beach) Cette exposition extérieure de structure cubique rend hommage aux témoins du Débarquement, soldats et civils, à travers leurs témoignages et leurs biographies. Elle se présente sous les formes d'un « circuit fil rouge » historique et mémoriel sur les communes du secteur Juno Beach  : Courseulles-sur-Mer, Bernières-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer, Langrune-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Reviers, Douvres-la-Délivrande. Certains ont débarqué sur Juno Beach, d'autres habitaient sur la Côte de Nacre et attendaient les Alliés, depuis de longs mois. Ils racontent ce qu'ils ont vécu et révèlent les images qui, à jamais, sont restée ancrées dans leur mémoire... La peur, l'angoisse, le bruit, la bataille sanglante, l'arrivée des soldats canadiens, avec leur drôle d'accent et, enfin, la joie d'être libérés. Jusqu'au 11 novembre 2019. Gratuit

Sur terre ou dans les airs : d’une plage à l’autre, autrement
Entre expéditions et explorations, à pied, à vélo, en quad, en 2 CV, en jeep et même en hélico, l’histoire s’offre sous de multiples facettes et regards différents. Le 75 e anniversaire est l'occasion de balayer du regard et de localiser ces lieux chargés d'Histoire, mosaïque de paysages entre Bessin et Pays d'Auge, entre marais et longues étendues de sable. C'est le moment opportun de se représenter ces lieux où se sont déroulés les événements les plus tragiques de l'opération Overlord, la plus incroyable opération amphibie et aéroportée de tous les temps.
En hélico
- Le Jour J vu du ciel Embarquez à bord d'un hélicoptère pour un vol au-dessus des plages du débarquement et des lieux de mémoire du 6 juin 1944. Un voyage rouge sang entre le bleu du ciel et le blanc des nuages où résonne le souvenir des combats. www.helievenements.com. Contact : 02 35 80 94 16.
En quad
- Un peu sportif
Une halte énergique pour amateurs d'évasion particulière. La visite est accompagnée de sensations un peu sportives, la mémoire de l'histoire n'empêchant pas le bien-être du corps et de la tête. www.goldbeachevasion.com. Contact : evasion@goldbeach-fi.com. Tél : 02 31 22 75 80
En 2 CV
- Nostalgique
« Deuche », « Deudeuche », « Deux pattes » : drôle et coquine à la fois, la plus légendaire des voitures populaires reprend la route. Entre Pointe du Hoc, Bayeux, Omaha Beach, Port-en-Bessin et Arromanches, c'est vous au volant. www.balades-2cv-normandie.com. Mail : info@balades-2cv-normandie.com. Tél : 02 31 65 20 79 - 06 81 38 73 08 - 06 80 92 22 90
A vélo
- En flânant
Idéale et verte ! La véloroute qui relie les plages du débarquement au Mont-Saint-Michel, c'est le rêve. En quelques tours de pédales, le long ruban relie les plages du Débarquement au Mont Saint-Michel. Trois points de départ : Arromanches-les-Bains, Port-en-Bessin-Huppain pour le Calvados (200 km) ou Utah-Beach pour la Manche (230 km). Des étapes de 40-50 km, jalonnées d'offices de tourisme, loueurs de vélos, visites (tapisserie de Bayeux, caramels d'Isigny, marais du Cotentin...), haltes (hôtel, campings). Vous ne vous sentirez jamais seuls. Infos et téléchargements sur www.bessin-normandie.com/tourisme/loisirs/randonnees/a-velo Et aussi : Office de tourisme Bayeux-Bessin-Tourisme. Tél : 02 31 51 28 28. www.bayeux-bessin-tourisme.com Mail : info@bayeux-tourism.com

Les cimetières militaires de l'été 1944
Près de 100 000 soldats, environ 40 000 Alliés et 60 000 Allemands sont morts en Normandie au cours des combats de l’été 1944. Tous n’ont pas été rapatriés dans leur pays d’origine. La grande majorité repose en terre normande dans 27 cimetières dont 23 dans le Calvados (17 britanniques, 2 canadiens, 1 américain, 1 polonais, 2 allemands). Visite libre et gratuite tous les jours (sauf exception).
Cimetière américain
- Colleville-sur-Mer : 9 387 tombes. Du 15 avril au 15 septembre : 9h-18h. Du 16 septembre au 14 avril : 9h-17h.
Cimetières canadiens
- Bretteville-sur-Laize-Cintheaux : 2 958 tombes. Entre Caen et Falaise, à la sortie du bourg, accès par la RN 158.
- Bény-sur-Mer/Reviers : 2 049 tombes. Près de Courseulles-sur-Mer. Sur la D 35 à la sortie du bourg.
Cimetières britanniques
- Bayeux : 4 648 tombes + 1 801 noms de disparus, sur le mémorial. Ce cimetière militaire est situé à proximité du Musée mémorial de la Bataille de Normandie.
- Banneville-la-Campagne/Sannerville : 2 175 tombes. Entre Caen et Troarn au bord de la N 175, sur la droite avant d'entrer dans Démouville‐Sannerville en venant de Caen.
- Bazenville-Ryes : 979 tombes. Sur la D87 entre Bayeux et Arromanches.
- Brouay : 377 tombes. Entre Caen et Bayeux, au cœur du village à côté de l’église.
- Cambes-en-plaine : 224 tombes. Entre Caen et Courseulles-sur-Mer, fléché à la sortie du village
- Chouain : 47 tombes. Sur la D6, entre Bayeux et Tilly-sur-Seulles. Le plus petit cimetière britannique en France. Une simple clôture sépare le cimetière de la ferme voisine.
- Douvres-la-Délivrande : 1 132 tombes. Entre Caen et Luc-sur-Mer, à l’entrée sud de la ville (fléché). L’entrée du cimetière est immédiatement identifiable par son pavillon carré au toit pointu couvert en pierre et entouré de pergolas.
- Fontenay-le-Pesnel : 520 tombes. Entre Caen et Caumont-l’Éventé au sud de la commune (fléché). Ce cimetière est situé sur les lieux mêmes des combats entre la 49th West Riding Division et les formations allemandes les 25, 26 et 27 juin 1944.
- Hermanville-sur-Mer : 1 005 tombes. Sur la côte après Colleville-Montgomery, sur la D60 (fléché). Ce cimetière accueille également des tombes de commandos français tombés le 6 juin à Ouistreham et Colleville-Montgomery.
- Hottot-les-Bagues : 1 137 tombes. Entre Caen et Caumont-l’Éventé. Sur la D 9 à l ’est de la commune. La majorité des soldats inhumés dans ce cimetière provient de cimetières provisoires établis pendant les combats.
- Ranville  : 2 562 tombes. Non loin de Pegasus Bridge. Dans le centre de la commune près de l’église, voisin du cimetière paroissial. Ce cimetière militaire est, après celui de Bayeux, le plus important en nombre de tombes.
- Saint-Manvieu-Norrey : 2 183 tombes. Entre Caen et Caumont-l’Éventé. Sur la D9 (fléché). Une petite allée gazonnée conduit à l’entrée du cimetière encadrée par deux colonnes.
- Secqueville-en-Bessin : 117 tombes. Ce petit cimetière est en pleine campagne sur la D126 entre Bray et Secqueville-en-Bessin (suivre le fléchage). Parmi les soldats se trouvent 18 allemands séparés des britanniques par la Croix du Sacrifice.
- Tilly-sur-Seulles : 1 222 tombes. Entre Caen et Balleroy sur la D13 à la sortie ouest du bourg (fléché). En saison, des rosiers fleurissent au pied des stèles et colorent ce lieu de repos.
- Saint-Charles-de-Percy : 789 tombes. Près de Beny-Bocage à 14 km au nord de Vire. On y enterre, aujourd’hui encore, les dépouilles des soldats retrouvés dans la campagne normande, notamment celles d’aviateurs.
- Saint-Désir-de-Lisieux : 598 tombes. Ce cimetière situé le long de la Nationale 13 à la sortie de Lisieux en direction de Caen, jouxte le cimetière voisin où reposent 3 735 soldats allemands.
- Tourgéville : 295 tombes. Ce petit cimetière a été créé lors de la Première Guerre mondiale en 1918. Sur les 295 tombes, 105 liées à la bataille de Normandie. Suivre les panneaux à partir de Deauville, le cimetière est situé près du golf club Barrière.
Cimetières allemands
- La Cambe : 21 222 tombes. Entre Bayeux et Isigny-sur-Mer. Cette impressionnante nécropole rassemble les corps des soldats allemands tombés lors des combats de 1944. Chapelle-mémorial à l’entrée, jardin de la Paix avec 1 220 érables, symboles vivants de la paix entre les nations. Haute saison (1 er avril au 15 octobre) : ouvert de 8h à 19h. Samedi et dimanche : ouvert à 9h. Basse saison (16 octobre au 31 décembre et 1 er janvier au 31 mars) : ouvert de 8h à 17h. Samedi et dimanche : ouvert à 9h.
- Saint-Désir-de-Lisieux : 3 735 tombes. Ce cimetière situé le long de la Nationale 13 à la sortie de Lisieux en direction de Caen jouxte le cimetière voisin où reposent 598 soldats dont 569 britanniques. À travers les allées on découvre, d’ailleurs, deux lieux très différents dans leur conception. L'allée de la Paix qui relie les deux cimetières a été inaugurée le 5 août 2006.
Cimetière Polonais
- Grainville-Langannerie‐Urville : 615 tombes. Entre Caen et Falaise, sur la RN 158. Il est le seul cimetière polonais en France. La plupart des soldats ont appartenu à la 1 re Division Blindée Polonaise du général Maczek.


Pour aller plus loin

Le site, www.normandie44lamemoire.com , constamment actualisé et enrichi de nouveaux documents, réunit toutes les informations utiles sur tous les musées, ouvrages militaires, sites historiques, témoignages. A lire et relire pour tenter de mieux appréhender « La Bataille de Normandie ». Chacun est, également invité à y apporter sa contribution. Le propriétaire de ce site, Philippe Corvé est également l'auteur du livre Sur les traces de la Bataille de Normandie  (éditions Heimdal – Juin 2005).
Plus largement sur la Seconde Guerre mondiale : hsgm.free.fr/index.htm

Patrimoine et traditions


Sur la route…

Lorsqu’on emprunte les routes touristiques du département, on découvre un arrière-pays pittoresque, une nature souvent sauvage, des trésors de petits villages et l'on se sent vraiment ailleurs… Grands espaces et dépaysement assurés sur la Route de la Suisse Normande et la Route des Gorges de la Vire où les paysages de montagne, les gorges et escarpements rocheux, se prêtent à quantité d'activités sportives et à sensations fortes : saut à l’élastique, canyoning, escalade… Balades bucoliques sur fond de patrimoine architectural et de très beaux villages pour la Route des Moulins qui serpente au fil de l’eau et des vallées de la Seulles, de la Mue et de la Thue. Là, châteaux, églises, fermes et manoirs font leur cinéma. Découverte des produits locaux, des artisans et des savoir-faire qui les façonnent au gré de la bien nommée Route des Traditions, un must pour les amateurs de miel, cidre, pommeau, pain à l’ancienne… Quant à la Route du Cidre, elle est parfaitement illustrée par une Normandie de carte postale, verte et opulente, photogénique à souhait avec ses grasses prairies, ses vaches et ses pommiers. Là, vous êtes en plein territoire du cidre AOC Pays d’Auge, où les connaisseurs ne manqueront pas de déguster le « Cru de Cambremer » …
La carte des routes touristiques du Calvados est disponible dans les Offices de Tourisme et sur le site www.calvados-tourisme.com.


Un jour, un musée

Bien sûr, vous ne pourrez pas tout voir, ni tout visiter. Bien sûr, en repartant, vous ne saurez pas tout du Calvados, de ses richesses et de son patrimoine, archéologique, artistique, littéraire, industriel et encore moins de ses collections, parfois, curieuses et insolites. Osez pousser la porte de nos suggestions, hors des sentiers battus.
Musée de la Mine
- Présentation houillère de Normandie et visite dans la galerie reconstituée.
Rue de la Fosse Frandemiche
14330 Le Molay-Littry
✆ 02 31 22 89 10
Mail : musee.mine@wanadoo.fr
Site : www.ville-molay-littry.fr
Musée de la Meunerie
- Activités d'une ferme-moulin à eau du XIX e siècle toujours en fonctionnement.
Moulin de Marcy 14330 Le Molay-Littry
✆ 02 31 21 42 13
Mail  : musee.meunerie@wanadoo.fr
Site : www.ville-molay-littry.fr
Musée des Ballons
- L’histoire des ballons à air chaud et à gaz depuis les frères de Montgolfier jusqu'à nos jours.
Château
14490 Balleroy
✆ 02 31 21 06 76
Mail : contact@chateau-balleroy.fr
Site : www.chateau-balleroy.fr
Chemin de fer miniature
- Une des plus grandes maquettes de chemin de fer miniature en Europe à l'échelle HO (1/87).
Les Fours à Chaux
Rue d’Ermington
14570 Clécy
✆ 02 31 69 07 13
Mail : chemin-fer-miniature-clecy@wanadoo.fr Site : www.chemin-fer-miniature-clecy.com
Automates Avenue
- Une collection unique de plus de 300 automates du début du XX e siècle aux années 1960.
Boulevard de la Libération
14700 Falaise
✆ 02 31 90 02 43  Mail : accueil@automates-avenue.fr
Site : www.automates-avenue.fr
Musée du mobilier miniature
- La première collection au monde de mobilier miniature avec plus de 750 chefs-d’œuvre de maîtrise, argenterie, ivoires... du XVI e au XIX e siècle.
Le Château
14170 Vendeuvre
✆ 02 31 40 93 83
Mail : chateau@vendeuvre.com
Station 70 - Musée de la RN13
- Exposition de voitures et deux roues, miniatures, plaques publicitaires émaillées, cartes routières... au total 15 000 pièces, de 1920 aux années 80 (week-end et jours fériés de 14h à 20h, la semaine de 18h à 22h)
Route Nationale
14230 Osmanville
✆ 02 31 51 07 61 – 06 74 72 25 15
Mail : legleuherluc@wanadoo.fr
Site : www.station70.fr
Musée du quotidien de nos grands parents
- Nombreux objets et outils et une collection d'ustensiles en aluminium (700 pièces environ). Belle demeure et chambres d'hôtes.
8, rue Durant
14170 Saint-Laurent-sur-Mer
✆ 02 31 10 05 42
Mail : christophemagali@outlook.fr
Site : www.cmlesvignets.com
Musée de l’imprimerie et de la typographie
- Découverte des métiers de la composition et de l'impression typographique
Corlet Numérique
ZA Charles Tellier
14110 Condé-sur-Noireau
✆ 02 31 59 20 67
Mail : musée.typographique.conde@gmail.com
Souterroscope des Ardoisières
- Entre Caen et Vire, une ancienne carrière d'ardoise souterraine
Route de Saint-Lô
14240 Caumont L’Eventé
✆ 02 31 71 15 15
Mail : lesouterroscope@orange.fr
Site : www.souterroscope-ardoisieres.fr


Des lieux très insolites

Les Fontaines et eaux guérisseuses :
Dans le Calvados et particulièrement le Pays d'Auge, fontaines et saints guérisseurs suscitent depuis toujours un intérêt particulier. On en dénombre une quarantaine. Personnes malades ou simples touristes s'attardent sur ces lieux singuliers. On prête à ces fontaines des vertus curatives, notamment pour les maladies de la peau ou des yeux. En voici quelques-unes qui vous donneront l'occasion de vous attarder dans les villages, d'attiser votre curiosité et, qui sait, bénéficierez-vous de leur pouvoir thérapeutique.
La Fontaine Saint-Laurent à Clarbec (au sud de Pont-L'Evêque) : en face de l'église et de la mairie jaillit une fontaine sous le nom de Saint-Laurent. Le Saint y est invoqué pour soigner les maladies de peau, les démangeaisons et les brûlures. Les malades doivent s'asperger de l'eau de la fontaine ou frotter leur peau avec un linge trempé dans l'eau de la source, puis laisser ce dernier près de la fontaine. Le culte est toujours fervent pour ce saint au regard du nombre de mouchoirs entourant le cou de la jolie statue de bois érigée à cet endroit.
La Fontaine Saint-Erme du Vieux-Bourg d'Hébertot (près de Pont L'Evêque et de Blangy-le-Château) est située en contrebas de l'église. Elle est réputée pour guérir les infections oculaires. Le rite consiste, là aussi, pour le malade, à tremper son mouchoir dans la source, se badigeonner les yeux, puis de laisser le mouchoir accroché à la haie. Cette pratique est encore vivante aujourd'hui comme l'atteste la présence des mouchoirs pendus, défiant les intempéries et les époques. Le Vieux-Bourg d'Hébertot, bordé par la forêt de Saint-Gatien forme avec Saint-André d'Hébertot et Saint-Benoît d'Hébertot, le Pays d'Hébertot.
La fontaine Saint-Méen au Pré-d'Auge  : située derrière l'église, en plein milieu d'un champ, son eau aurait la vertu de guérir les maladies de la peau (lèpre, exémas, psoriasis, gale, acnés rebelles). Une petite statue de saint Méen est logée dans une cavité du chêne millénaire voisin de la source (classé monument historique depuis 1943) où ont été accrochés, selon une très ancienne tradition, les nombreux mouchoirs utilisés pour nettoyer les plaies avec cette eau « miraculeuse. Les pèlerins continuent de venir s'y laver, puis accrochent à l'écorce le linge ayant servi aux ablutions... dans l'espoir de la guérison... De loin, le gros chêne millénaire offre l'image curieuse d'un épouvantail couvert de linge ( !)
La Fontaine de Virginie près de Villerville  : au cœur d'une forêt proche d'Honfleur et de Villerville la Fontaine de Virginie est alimentée par une source dont les eaux ferrugineuses sortent d'un vieux hêtre et s'écoulent sur un lit de cailloux rouges. La légende dit qu'une jeune fille trouva la mort à cet endroit par dépit amoureux et aurait été enterrée sous le vieil arbre donnant naissance à la pratique suivante : les jeunes filles désirant se marier allument un cierge neuf qu'elles déposent auprès de la fontaine. Si le cierge brûle entièrement, il y aura mariage dans l'année. S'il s'éteint, il leur faudra attendre.
La Fontaine Saint-Honorine à Gonneville-sur-Mer, non loin du golf de Houlgate, tout près de l'église. En contrebas de la route, on y accède par un escalier. Ses eaux auraient la propriété de guérir certaine affections des yeux.
La Fontaine à « loques » de La Croupte  : la Fontaine Saint-Martin au village de la Croupte, non loin de Livarot, est aussi appelée « Fontaine aux Guenilles » . L'eau provient d'une source qui jaillit directement dans le bassin en brique, entouré de grilles. Un trop plein évacue l'eau superflue en contre bas dans le lavoir. Le dit-bassin a probablement été reconstruit vers 1900-1910. L'eau de cette fontaine aurait, elle aussi, la propriété de guérir les maladies de peau. Outre Saint-Martin, on peut y invoquer Saint-Roch et Saint-Fiacre. Cette source miraculeuse est l'objet d'un pèlerinage. Le rituel veut que le malade descende dans la fontaine et s'y plonge pour traiter la partie malade. Il peut aussi se frotter avec la « guenille » préalablement trempée dans l'eau tout en récitant une prière. Le linge est alors accroché à la grille. Il remplit, ensuite, une bouteille pour continuer les ablutions à domicile pendant neuf jours (c'est une neuvaine) tout en récitant la prière à nouveau chaque jour.
La Fontaine Saint-Laurent à la Chapelle-Haute-Grue, près de Livarot, est connue pour soigner les maladies de la peau (eczéma, érésipèle, zona, brûlures). Les patients se lavent alors les parties du corps atteintes par la maladie
Infos auprès des mairies ou des Offices de tourisme

Patrimoine culturel


Les enfants du département

Le département compte quelques grands personnages tels des écrivains, des musiciens et peintres, mais aussi des hommes politiques ou de télévision. Plusieurs sont originaires d’Honfleur.
Erik Satie (1866-1925), dont la maison à Honfleur vous permettra de faire plus ample connaissance avec le musicien visionnaire qu’il était. Eugène Boudin (1824-1898), illustre aquarelliste, pastelliste et dessinateur impressionniste. N’oublions pas le génial humoriste Alphonse Allais (1854-1905), chroniqueur de presse et maître du canular. D’autres écrivains sont nés dans le Calvados, comme Octave Mirbeau (1848-1917), originaire de Trévières. Quant à Marcel Proust (1871-1922), s’il n’est pas normand de naissance, il l’est de cœur. En effet, l’écrivain d’ A la recherche du temps perdu a séjourné dans le Grand Hôtel de Cabourg toutes les saisons de 1907 à 1914.
Parmi les personnalités historiques, outre Guillaume le Conquérant, incontournable figure normande, citons Charlotte Corday (1768-1793), pensionnaire à l’abbaye aux Dames à Caen avant de rejoindre Paris et d’y assassiner Marat durant la Révolution. Il y a aussi Marie-Françoise Thérèse (1873-1897), originaire de Lisieux… Mais est-il encore nécessaire aujourd’hui de présenter sainte Thérèse de Lisieux ?
Enfin, plus proche de nous, les frères Drucker, Michel (animateur de télévision et de radio, producteur de télévision), Jacques (professeur de médecine) et Jean (dirigeant de télévision, décédé en 2003), leur père était médecin à Vire. Ou Léa Drucker (fille de Jacques), comédienne née à Caen. Inscrit encore au générique, Dominique Besnehard (producteur de cinéma) qui grandit à Houlgate. Sans oublier le rappeur caennais Orelsan (trois Victoires de la Musique en 2018) et Yoann Lebourgeois, bel ambassadeur du monde hippique, Étrier d'or 2012, 2013, 2014 et 2018.
Egalement des politiques dans ces enfants du Calvados, comme Georges Marchais (1920-1997), natif de la Hoguette, ou encore le Caennais Eugène René Poubelle, préfet de la Seine en 1883, qui imposa aux Parisiens l'usage d'une certaine boîte métallique destinée à la collecte des ordures ménagères… Enfin, la grande Françoise Sagan, qui vivait dans une petite maison à Honfleur et a terminé ses jours dans notre belle Normandie.

Littérature
La Normandie et le Calvados ont, au fil de leur histoire, fait chavirer les cœurs de bon nombre d'écrivains qui s'en inspirèrent pour leurs récits. Proust par exemple fait référence à Cabourg et Cambremer dans A la recherche du temps perdu ou A l'ombre des jeunes filles en fleurs . Tout comme Flaubert, qui dans Madame Bovary , Bouvard et Pécuchet , ou Un cœur simple évoque la région. Sous la plume de ces auteurs, l'hommage est flatteur. On peut également citer Alphonse Karr qui fit la renommée d'Etretat ; Guy de Maupassant qui mentionne sa région natale dans Une vie ou Pierre et Jean entre autres ; ou encore Maurice Leblanc qui s'inspira de la Normandie pour écrire les histoires du célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lupin. Le charme du Calvados n'a pas non plus épargné les poètes. « Mon installation à Honfleur a toujours été le plus cher de mes rêves », écrivait ainsi Baudelaire en 1859, à la suite d'un séjour chez sa mère qui possédait une maison dans la commune. Cette même année, il rencontra Eugène Boudin et écrivit un texte sur les études de ciels au pastel du peintre honfleurais.
Partez à leur rencontre ! Au hasard de vos visites, vous rencontrerez l'ombre d'autres belles plumes qui ont construit la renommée littéraire, culturelle et humoristique du département.
Parmi les immanquables : Alphonse Allais à Honfleur, Arcisse de Caumont à Caen, André Gide à la Roque-Baignard (entre Pont-L'Evêque et Cambremer), François Guizot au Val-Richer (Saint-Ouen-le-Pin, près de Lisieux), Patrick Grainville à Villerville, François de Malherbe à Caen, Alain Robbe-Grillet à Aunay-sur-Odon, Léopold Sédar Senghor à Verson, Françoise Sagan à Barneville-la-Bertran (près d’Équemauville), Marguerite Duras à Trouville, et bien d'autres encore...

Peinture
Le Calvados est un véritable atelier de peinture à ciel ouvert. De nombreux artistes se sont essayés à saisir sur leurs toiles la subtilité de ses paysages. Monet, Jongkind, Lebourg, Delattre, Marquet, Dufy... Et parmi eux, beaucoup choisirent Honfleur. L'attrait des peintres pour la ville débute au XVIII e siècle, avant de véritablement se confirmer au XIX e . Turner, Huet, Leprince, Corot exercent leur art à Honfleur, puis Barbizon, Troyon, Daubigny. Ce succès se cristallise vers 1860, lorsque Eugène Boudin, né à Honfleur en 1824, attire ses amis dans la commune qui l'a vu naître. Tous se retrouvent alors à l’Auberge Saint-Siméon. A cette époque, Claude Monet peint par exemple La Rue de la Bavolle à Honfleur (1864). Viendront ensuite des artistes comme Vuillard, Vallotton ou Friesz. A une moindre mesure, Deauville a également attiré les peintres. Pour exemple, Gustave Courbet, et ses Bateaux de pêche sur la plage de Deauville , ou en 1869, Eugène Boudin, qui délaisse alors quelque peu Honfleur et peint La Jetée de Deauville .

Cinéma
Ils sont nombreux les films tournés en terre normande et les réalisateurs qui aiment imprimer le Calvados sur leur pellicule. Pour plusieurs raisons. D’abord historiques, le département est riche en histoires qui ont fait la grande Histoire : des conquérants qui ont laissé leur nom (les Vikings), un, cette fois-ci, conquérant (Guillaume de son prénom), des religions (et les guerres qui vont avec), une Révolution et un Débarquement. Le film qui évoque si bien cette période est certainement Le Jour le plus long qui retrace, avec force détails, la journée du 6 juin 1944. Que d’épopées à raconter ! Et aussi que de monde ! Tout cela a fait foisonner le patrimoine architectural de la région : abbayes, châteaux, manoirs… bref, il ne manque rien. Le Calvados a l’histoire dans l’Histoire : des personnages hauts en couleur, et le cadre. Ah ! Le cadre, voilà une autre raison qui fait que le cinéma aime notre département. De la verdure et des forêts, certes, mais surtout de belles et immenses plages de sable fin, quelques falaises par-ci, par-là. Or, on le sait, les plages, c’est romantique à souhait. On peut donc raconter de belles histoires d’amour (Cha bada, bada ! Cha bada, bada !). Claude Lelouch, mais aussi Marlène Jobert ou Claudia Cardinal habitent ou ont habité sur les hauteurs de Deauville. Jacques Perrin ( Le Peuple migrateur , Océan ), n'est pas bien loin non plus. Le département sait être reconnaissant au cinéma car il organise de très beaux festivals : Deauville pour le festival du film américain, Cabourg pour le festival du film romantique, d'autres comme le festival du court‐métrage de Trouville et – un de nos préférés –, le festival du film européen de Houlgate qui a généralement lieu à l'automne.


Festivals de cinéma dans le Calvados

Calvados + cinéma = Deauville. Certes, mais il existe d'autres festivals qui font leur cinéma sur la côte.
Cabourg : 33 e Festival du Film Romantique, du 12 au 16 juin 2019. www.festival-cabourg.com
Honfleur : 27 e Festival du Cinéma Russe, du 19 au 24 novembre 2019. www.festival-honfleur.fr
Houlgate : 18 e Festival du Film Européen, fin octobre 2019. www.festival-houlgate.eu
Deauville : 8 e Green Awards, 12 et 13 juin 2019. www.deauvillegreenawards.com
Deauville : 45 e Festival du Film Américain, du 6 au 15 septembre 2019. www.festival-deauville.com
Trouville : 19 e Festival Off-Courts, mi-septembre 2019 (dédié aux courts métrages français et québécois). www.off-courts.com

Patrimoine architectural
Le Calvados, peu intéressant au niveau architectural ? La bonne blague ! Bien au contraire, c’est l’un des départements français qui offre la plus grande diversité architecturale, et ce, grâce à son histoire et sa géographie. Des villes de Guillaume le Conquérant aux ports de pêche, des stations balnéaires de la côte Fleurie aux batteries militaires qui émaillent la côte de Nacre, des villages pittoresques du Pays d’Auge aux vertes cités de la Suisse normande, des communes de la Reconstruction aux plus belles cathédrales, des châteaux forts aux jardins classiques en passant par les mines et les moulins, le Calvados peut être fier de son patrimoine architectural. En voici un petit aperçu…

Villes et villages


Villes et villages - Villa de la côte fleurie du Calvados.
© www.calvados-tourisme.com
Entre ses villages typiques du Pays d’Auge (Cambremer, Beuvron-en-Auge ‐ classé parmi les plus beaux villages de France ‐, Beaumont-en-Auge…), ses stations balnéaires de la côte Fleurie (Cabourg, Deauville, Houlgate…) et de la côte de Nacre (Saint-Aubin-sur-Mer, Courseulles…), ses villes au passé prestigieux, liées au destin de Guillaume et de toute la Normandie (Caen, Bayeux, Falaise…), ses ports de pêche pittoresques (Honfleur, Trouville, Port-en-Bessin, Grandcamp…), ses stations vertes (Pont-d’Ouilly, Clécy…) et ses villes de la Reconstruction (Pont-l’Evêque, Aunay-sur-Odon, Vire…), le Calvados n’offre pas une architecture, mais des architectures. Petit inventaire…
Le Pays d'Auge. Sa géographie particulière (vallons et ruisseaux, bocages et grasses prairies) lui vaut d’être émaillé de petits villages et de hameaux avec çà et là une grande ville plus industrieuse, comme Lisieux, Livarot ou Pont-l’Evêque. Les ressources naturelles les plus accessibles étant le bois et la terre, le Pays d’Auge a développé cette architecture typique de maisons à pans de bois, dites aussi à colombages, couvertes de chaume (aujourd’hui remplacé par la tuile plate et l’ardoise) et bien souvent ornées d'un épi de faîtage, que l’on admire à Beaumont-en-Auge, Beuvron-en-Auge, Blangy-le-Château ou Orbec. Il n’est pas rare d’y rencontrer de grandes fermes (élevage, exploitation cidricole…) dont les bâtiments à pans de bois encadrent une cour plantée de pommiers.
La côte Fleurie. Cette frange littorale du Pays d’Auge, essentiellement marécageuse, connaît son essor au XIX e siècle, grâce à la mode des bains de mer qui se développe à partir des années 1840. De belles stations balnéaires sont créées, dont la pionnière est Trouville, très vite mise à la mode par les peintres et les artistes. Suivront Deauville, Houlgate, Cabourg… Puis toute la côte, entre Honfleur et l’estuaire de l’Orne accueillera villas, hôtels et casinos pour le plaisir d’une clientèle aisée. L’architecture éclectique de ces stations balnéaires, reflet de la Belle Epoque, en fait tout le charme. Parmi les incontournables, citons la villa Strassburger à Deauville et les fronts de mer de Trouville et d’Houlgate.
Le Bessin, la plaine de Caen et de Falaise. Territoire de la pierre de Caen, cette région offre de magnifiques ensembles architecturaux et de somptueux hôtels particuliers que l’on peut admirer à Caen, Falaise ou Bayeux. Mais les grandes villes n’ont pas l’apanage des belles constructions, loin de là… De nombreux villages du Bessin (réputés aussi pour leurs moulins) : Creully, Reviers, Fontaine-Henry, Vaux-sur-Aure, Colombier-sur-Seulles… ainsi que le très beau village d’Epaney, à côté de Falaise, présentent maisons, manoirs et fermes en pierre de taille, clôturés de hauts murs souvent percés d’un porche ou d’un portail monumental. Deux raretés : le village de Vieux-la-Romaine, véritable site archéologique à ciel ouvert, qui offre un témoignage exceptionnel de l’architecture et de l’art de vivre à l’époque gallo-romaine, et la ville d'Hérouville-Saint-Clair, au nouveau centre très contemporain avec ses réalisations signées Jean Nouvel, Massimiliano Fuksas, Roland Castro, Christian De Portzamparc...
La Côte de Nacre. Frange littorale du Pays de Caen, la côte de Nacre est une sorte de côte Fleurie plus familiale. Dès la seconde moitié du XIX e siècle, des stations balnéaires s’implantent sur d’anciens villages de pêcheurs, de Ouistreham à Bernières-sur-Mer. Les belles villas émaillent les fronts de mer d’Hermanville, Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Langrune et Saint-Aubin-sur-Mer, tandis que les ruelles du centre recèlent d’anciennes maisons de pêcheurs hautes et étroites.
La Côte du Bessin. De Courseulles-sur-Mer à Isigny-sur-Mer, les grandes plages entrecoupées de falaises escarpées ont été le théâtre tragique du Débarquement. Villages et ports de pêche ont gardé l’empreinte de l’histoire. Arromanches dévoile son port artificiel, Colleville-sur-Mer tout comme Saint-Laurent-sur-Mer et Vierville se souviennent d’Omaha la sanglante, et Arromanches déploie à perte de vue les vestiges de son port artificiel. Port-en-Bessin, Grandcamp et Isigny ont conservé malgré les événements un côté très pittoresque et restent des ports de pêche ou de plaisance actifs toute l’année.
Le bocage virois et la Suisse normande. Douloureusement touché lors de la bataille de Normandie, le bocage virois offre quelques magnifiques exemples de l’architecture de la Reconstruction, notamment à Vire, Aunay-sur-Odon (première ville de la reconstruction), Villers-Bocage, Condé-sur-Noireau ou Thury-Harcourt. Traditionnellement bâti en granit de Vire et en grès d’Aunay (matériaux qui seront réutilisés après 1945 pour reconstruire les villes et villages sinistrés de cette région), le bocage virois présente un habitat très dispersé, des fermes à cour ouverte, et regorge d’un patrimoine industriel remarquable : mines des Fosses d’Enfer à Saint-Rémy-sur-Orne, anciennes ardoisières de Caumont-L’Eventé, imprimerie de Condé-sur-Noireau… Clécy est « Le village d’Epinal » de la Suisse normande grâce à sa situation géographique époustouflante. Il présente un centre coquet et cossu où les belles maisons en schiste témoignent de son importance passée.

Châteaux
Certes, point de Versailles dans le Calvados, mais quelques bijoux de toutes les époques, souvent agrémentés de parcs somptueux et permettant de se faire plaisir quel que soit son âge, grâce à des animations tous publics.
Le Moyen Âge  : évidemment, c’est le patrimoine légué au Calvados par Guillaume qui vient à l’esprit en premier lieu avec ses deux grandes réalisations castrales que sont le château ducal de Caen et le château de Falaise. Le premier est l’une des plus vastes enceintes fortifiées d’Europe et offre des vues magnifiques sur la ville de Caen. Le second, surplombant la ville de Falaise, a été entièrement restauré et bénéficie d’une remarquable animation 3D. Le château de Colombières, surnommé La Sentinelle des Marais, ainsi que le château de Creully, comptent parmi les plus belles réalisations médiévales du Bessin. Le plus bel ensemble médiéval du département reste cependant le château de Crèvecœur-en-Auge, extraordinairement bien conservé avec son manoir d’habitation, sa chapelle et ses bâtiments agricoles annexes. Une curiosité en Suisse normande, le château Ganne, actuellement mis en valeur par une équipe de bénévoles passionnés, montre un superbe exemple de motte castrale médiévale.
La Renaissance : surnommé le Joyau du Pays d’Auge, le château-musée de Saint-Germain-de-Livet est remarquable par la juxtaposition de deux bâtiments exceptionnels : un manoir à pans de bois et un bâtiment en pierres et briques vernissées disposées en damier. Le château de Fontaine-Henry, lui, est un autre bijou Renaissance dont la visite plaît aux enfants grâce à son parc agrémenté de jeux anciens et ses visites théâtralisées. Le manoir des Evêques à Canapville témoignant de la période entre Moyen Age et Renaissance, est l’un des plus pittoresques du Pays d’Auge. Quant au ravissant manoir d’Argouges, à Vaux-sur-Aure, il abriterait, selon la légende, une belle et triste fée…
Les XVII e et XVIII e siècles : œuvre de François Mansart, le château de Balleroy présente une belle façade en briques rouges et s’entoure de très jolis jardins à la française ainsi que d’un vaste parc à l’anglaise. Un musée des ballons complète sa visite. Plus modeste, actuellement en restauration, le château de Canon (XVIII e ) s’agrémente de jardins exceptionnels : parterres à la française, jardins à l’anglaise, potagers… Un petit parc animalier attenant au domaine fait la joie des enfants. Le château de Bénouville, avec sa façade ornée de colonnes et son escalier intérieur monumental est un pur produit du siècle des Lumières. Le château de Pontécoulant ceint d’un très beau parc, remonte au XVI e siècle mais a été très largement remanié au XVIII e . Enfin, le château de Vendeuvre (XVIII e ), dont le musée du mobilier miniature est à voir absolument, compte parmi les plus beaux châteaux de la région.
Les châteaux reconvertis : si tous les châteaux énumérés ci-dessus se visitent en tant que monuments, il en existe quelques uns reconvertis en restaurant ou chambres d’hôtes, où il fait bon vivre la vie de château… Citons le château d'Audrieu, le château de Damigny, le château de Sully, le château de Courseulles, mais bien d’autres sont à découvrir…

Architecture religieuse


Architecture religieuse - Vue intérieure.
© Anne CROCHARD
Au-delà de la contribution de Guillaume le Conquérant au patrimoine religieux du Calvados, le département compte sur son territoire plus de 800 édifices religieux, dont 26 églises à Caen ! Soyons donc concis…
Les cathédrales : deux cathédrales et pas des moindres illuminent le département. Il s’agit de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux et de la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux. La première, chef‐d’œuvre d’art roman et gothique normand, fait partie d’un ensemble épiscopal que l’on peut aujourd’hui visiter dans son intégralité grâce à l’installation du musée d’Art et d’Histoire de Bayeux (MAHB) au sein du palais épiscopal. La seconde, miraculée des bombardements, offre un bel exemple de l’art gothique normand. C’est aussi dans la cathédrale Saint-Pierre que sainte Thérèse se recueillait.
Les abbayes : la réputation de l’abbaye aux Dames et de l’abbaye aux Hommes, les deux abbayes de Caen, n’est pas plus à faire que celle de la Tapisserie de Bayeux, et vous trouverez à la rubrique Caen, toutes les infos nécessaires sur ces deux monuments exceptionnels. Moins connue alors qu’elle représente l’un des ensembles les plus complets de l’architecture monastique normande, l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives (XIII e siècle) abrite notamment une salle capitulaire de toute beauté.
L’abbaye Saint-Martin de Mondaye, fondée au début du XIII e siècle à Juaye-Mondaye, abrite toujours une communauté de frères appartenant à l’ordre des prémontrés. Il est possible d’y faire une retraite.
L’une des plus anciennes et des plus importantes abbayes de Normandie, l’abbaye Saint-Vigor, à Cerisy-la-Forêt, est un joyau de l’architecture romane. Certes elle se situe sur le département de la Manche, mais à sa jonction avec le Calvados, d’où l’intérêt d’y faire un tour si vos pas vous portent du côté de la forêt de Cerisy. Enfin, la Révolution française ayant commencé une œuvre de destruction que la Seconde Guerre mondiale a parfois terminée, beaucoup d’abbayes du département ne présentent plus aujourd’hui que des vestiges, parfois splendides, comme l’abbaye Sainte-Marie de Longues-sur-Mer, le prieuré de Saint-Vigor le Grand, l’abbaye Saint-Martin de Troarn, l’abbaye de Saint-André-en-Gouffern ou l’abbaye de Villers-Canivet. Parfois l’on peut encore admirer leur abbatiale, seule rescapée des événements comme à Saint-Sever-Calvados.
Les églises, les basiliques, les chapelles : la plupart des églises du Calvados remontent aux XI e et XII e siècles et sont souvent de magnifiques témoignages de l’art roman normand, quand elles n’ont pas été reconstruites au fil des siècles. Le Bessin, la plaine de Caen et celle de Falaise, mais aussi le Pays d’Auge, offrent quelques beaux exemples de ces édifices bâtis par les ducs de Normandie : églises de Thaon, de Rucqueville, de Norrey-en-Auge, église Saint-Nicolas à Caen… Les siècles suivants apportent leur lot de chefs‐d’œuvre de style gothique, Renaissance ou baroque. Citons les églises de Bernières-sur-Mer, Langrune ou Dives-sur-Mer, les flamboyantes Saint-Jacques de Lisieux et Saint-Michel de Pont-l’Evêque, la pittoresque chapelle Saint-Vigor à Saint-Martin-de-Mieux ou encore l’église Saint-Pierre de Caen. Inclassable, l’église Sainte-Catherine de Honfleur, bâtie en bois, continue d’intriguer historiens et archéologues… Le XIX e siècle voit la construction d’édifices néo-gothiques remarquables comme la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux et la basilique Notre-Dame à Douvres-la-Délivrande. Quant au XX e siècle, il est particulièrement marqué par la Reconstruction dans le Calvados et les églises sont parfois confiées à de jeunes architectes heureux de s’exprimer dans un style moderne et nouveau. L’église Saint-Julien de Caen, l’église Saint-Pierre de Fontaine-le-Pin, l’église Saint-Firmin de May-sur-Orne, illustrent parfaitement cet élan de créativité d’après-guerre.

Architecture militaire
Évidemment, les guerres ont laissé leur empreinte en Normandie et dans le Calvados et ce, depuis l’époque des ducs de Normandie. Cependant c’est la Seconde Guerre mondiale, avec le Débarquement, puis la bataille de Normandie, qui a profondément modifié le paysage architectural du département. Des villes ont été entièrement rasées ou détruites aux deux tiers, puis reconstruites, des ouvrages militaires (bunkers, batteries, spectaculaire port provisoire…) émaillent le littoral, 22 cimetières militaires rappellent le lourd tribut payé à la liberté et 14 musées commémorent ces tragiques événements. On ne compte plus les croix et monuments à la mémoire des soldats tombés lors des combats de juin et juillet 1944...
Quatre parcours fléchés sillonnent le Calvados pour permettre d’appréhender les étapes de l’Opération Overlord et comprendre ses enjeux. Ils vous mèneront – entre autres – du port provisoire d’Arromanches à la pointe du Hoc en passant par le cimetière américain de Colleville, la batterie de Longues-sur-Mer, le mémorial de Caen et les villes sinistrées lors de la percée du bocage.
Les cimetières militaires : 22 cimetières militaires émaillent le département. Deux se distinguent par leur immensité : le cimetière militaire américain de Colleville (celui qui ouvre et clôt le film Il faut sauver le soldat Ryan ) et le cimetière allemand de la Cambe.
Les musées : Américains, Anglais, Canadiens ont massivement débarqué sur les côtes normandes en juin 1944. De nombreux musées leur sont consacrés : centre Juno Beach à Courseulles plus particulièrement consacré aux opérations canadiennes, musée du Débarquement à Arromanches attaché aux opérations anglo-canadiennes, musée America Gold Beach à Ver-sur-Mer, plus axé sur les Britanniques, musée-mémorial d'Omaha Beach à Saint-Laurent-sur-Mer et musée des Rangers à Grandcamp-Maisy retraçant les exploits des unités américaines... Deux musées plus généralistes à ne pas manquer : le musée-mémorial de la Bataille de Normandie à Bayeux et le mémorial de Caen évidemment. Enfin, un lieu étonnant et très émouvant : le cinéma circulaire d'Arromanches, Arromanches 360, qui projette un film bouleversant à base d'images d'archives.
Les sites : s'il en est un à ne pas manquer, c'est le site d'Arromanches avec son port provisoire – le Mulberry – dont les vestiges se découpent à quelques encablures de la plage. La pointe du Hoc avec ses batteries donne la mesure de l'exploit réalisé là-bas par les Rangers, tandis que la batterie de Longues-sur-Mer donne le frisson avec ses canons implacablement alignés. De manière générale, presque tous les villages du littoral possèdent un char, une batterie, un canon ou un monument à la mémoire des événements de l'été 1944...

Ouvrages d’art
Un ouvrage d’art assure la continuité d’une voie de communication. Dès lors, on classe dans cette catégorie ponts, barrages, écluses, viaducs, voies vertes… Sachant que le Calvados compte déjà plus de 1 000 ponts, nous avons choisi de relever les ouvrages les plus emblématiques…
Ponts et viaducs : le plus majestueux, avec ses immenses haubans, est le pont de Normandie qui relie les villes de Honfleur et du Havre. Plutôt impressionnant aussi, le viaduc de Calix enjambe l’Orne à hauteur d’Hérouville-Saint-Clair (on le traverse lorsqu’on emprunte le périphérique nord de Caen). Il offre une très belle vue sur la presqu'île. À demi détruit, le viaduc de la Souleuvre, œuvre de Gustave Eiffel, fait aujourd’hui la joie des amateurs de sensations fortes grâce à sa plate-forme de saut à l’élastique. Enfin, on ne présente plus le Pégasus Bridge (le pont basculant de Bénouville) dont la prise par les parachutistes britanniques fut l’un des exploits du Débarquement.
Vélorails et voies vertes : de nombreux viaducs ferroviaires, notamment en Suisse Normande, sont reconvertis en parcours de vélorail ou en voie verte, offrant des vues magnifiques sur les vallées alentours.
Écluses : pour les inconditionnels, quelques pittoresques écluses sont à voir dans le Calvados comme le sas écluse de Honfleur, les écluses de Ouistreham ou la porte-écluse de Port-en-Bessin.


Vélorails et voies vertes

Les anciennes voies de chemin de fer du Calvados sont en pleine reconversion. Vélorails attendant un hypothétique train touristique ou voies vertes destinées aux piétons, cyclistes, rollers et cavaliers lorsque le revêtement l'autorise, elles permettent de parcourir des kilomètres dans des paysages magnifiques.
La voie verte de la Suisse normande  : au départ de Louvigny, cette voie passe par Grimbosq et rejoint Thury-Harcourt et Clécy. De quoi mettre Caen aux portes de la Suisse normande !
Les vélorails de la Suisse normande  : situés sur l'ancienne ligne ferroviaire Caen-Flers, ces vélorails offrent à tous une balade ludique entre fleuve et forêt. Départ de la gare du Pont-du-Coudray (Amayé-sur-Orne) ou de Pont-Erambourg (à 2 km de Condé-sur-Noireau).
Pour en savoir plus  : www.rails-collinesnormandes.fr

Traditions et modes de vie
Comment s'appellent les habitants de...
Petit quizz futé. Savez-vous comment s’appellent les habitants de Caen ? Les Caennais. Bien sûr. Facile ! Ceux de Deauville ? Les Deauvillais. De Cabourg ? Les Cabourgeais. C’est cadeau ! Et ceux de Falaise ? Les Falaisiens. Encore gagné. Et, maintenant ceux de Lisieux ? Et, là ! Ca coince un peu... Ce sont les Lexoviens. Pour vous aider dans vos rencontres et au lieu de dire, « Bonjour, cher Monsieur ou chère Madame » , préférez les interpeller par un. « Bonjour cher Lexovien ou bonjour chère Lexovienne »  ! P'têt ben même, que vous leur en apprendrez sur leur gentilé, qui désigne le nom des habitants de la commune (ou région, ou pays..) où ils vivent.
Bon, maintenant, apprenons quelques-uns des principaux gentilés aussi difficiles qu’amusants du Calvados. Nous ne pouvons en faire le tour, comme vous ne vous pourrez vous arrêter dans les villages et hameaux, à moins de boire une p’tite goutte à chaque table pour parler du pays. Par ordre alphabétique :
Arromanches-les-Bains  : Arromanchais
Balleroy  : Biardais ou Billards
Bayeux  : Bajocasses ou Bayeusains
Carpiquet  : Carpions
Cheux  : Celtiens
Clécy  : Clécyens
Crévecoeur-en-Auge  : Crévigoriens
Evrecy  : Ebrocéens
Fleury-sur-Orne  : Fleurysiens
Fontaine-Etoupefour  : Les Stoupefontainois
Fontaine-le-Marmion  : Fontenaysiens
Fourches (près de Falaise) : Fourchus
Graye-sur-Mer  : Grayens
Grandcamp-Maisy  : Grandcopais ou Grandcomaiserais
La Roque-Baignard  : Baignarochains
Le Faulq  : Faüss i ens
Le Mesnil-Auzouf  : Mesnil-Ursins
Le Molay-Littry  : Molystriens
Les Authieux-sur-Calonne : Altaréens
Le Vey  : Vétons
Lisieux  : Lexoviens
Luc-sur-Mer  : Lutins
Ouilly-du-Houley  : Ribaudiens
Pont-L’Evêque  : Pontépiscopiens
Port-en-Bessin  : Portais
Saint-Arnoult  : Arnulphiens
Saint-Pierre-en-Auge  : Pétruviens
Sommervieu  : Sommerviducasses
Thury-Harcourt  : Harcourtois
Tordouet  : Tortedictins
Ussy  : Uxeodois
Vieux La Romaine  : Viducasses

Langue
Petit lexique du normand courant : « Boujou, boujou ben, à tantôt ! ». Voici quelques bases de normand qui vous aideront dans vos démarches quotidiennes pour aborder l’autochtone. Pour le reste, vous apprendrez sur le tas, au hasard de vos rencontres... A matin (prononcer « e matin ») Ce matin A'nuit Aujourd’hui As'teur Maintenant A tantôt À tout à l'heure Boujou Bonjour Boujou ben Au revoir Faire un boujou Embrasser Bézef Beaucoup Batiau Bateau Besson Boisson Bér' Boire Barrer Fermer. Exemple : « Barrer la porte » Bézot Le préféré, le dernier de la famille Biot Beau Bouiner Ne rien faire C'est rien ben C'est très bien Chapiot Chapeau Carre Coin, angle de rue Cha va' ti ? Comment ça va ? Ce à quoi on peut répondre « Red bi et té ? » Cid Cidre Goutte Eau-de-vie de calvados Heula ! Heulo ou Euh lo ! C’est à cette expression que l’on reconnaît un Normand quand il est hors de sa région ! Horsain Étranger qui n'est pas du pays, même s'il vient de moins de 30 km à la ronde ! Hourder (se) Se crotter, se salir de boue. On dit aussi « ourdé » : sali, taché (pantalon ourdé, tâché de boue) Li Article qui définit un individu remplaçant souvent lui et utilisé abusivement en fin de phrase. Exemple : « Y va ti li ? » Lio L'eau « Va chercher d'lio » Mouvette Petite cuillère, spatule Peichon Poisson Picot Dindon (par extension volaille) P'tite pomme Verre de calvados Torgoule ou Teurgoule Gâteau de riz Vaque Vache Y vase Il pleut

Artisanat
La dentelle en Normandie : Née en Italie au XV e siècle, la dentelle de confection française ne prend son essor que dans la seconde moitié du XVII e , sous l'impulsion de Colbert, soucieux de contrecarrer les importations vénitiennes. À son initiative, de nombreux ateliers voient le jour dans toute la France et deux manufactures royales de dentelle sont créées à Alençon et Argentan, en 1665. C'est le début d'une longue et belle histoire entre ce savoir-faire et la Normandie, unique région française à réunir les trois techniques dentellières : l'aiguille, le fuseau et le filet. Les XVII e et XIX e siècles marquent l'apogée de la dentelle dans le Calvados : la blonde de Caen, la dentelle de Bayeux et la polychrome de Courseulles sont très largement exportées. Une route des dentelles, passant par Alençon (61), Argentan (61), Bayeux (14), Caen (14), Courseulles (14), La Perrière (61) et Villedieu-les-Poêles (50) permet aujourd'hui de découvrir ce patrimoine si délicat.
La dentelle de Bayeux : Monseigneur Nesmond, évêque de Bayeux, développe l’activité dentellière dans l’hôpital général vers 1680. Quatre années plus tard, trois manufactures dépendent de la Charité et de l’Hôtel-Dieu. A la veille de la Révolution, la dentelle emploie quelque 1 200 à 1 500 ouvrières, réparties dans la ville et ses alentours. Si la Révolution met fin aux congrégations religieuses, on dénombre néanmoins vers 1830 encore 5 000 dentellières à Bayeux et plus de 50 000 sur l’ensemble du département. Elles travaillent pour une vingtaine de négociants et des fabricants de dentelle. La renommée de Bayeux dépasse les frontières françaises et les modèles sont largement exportés. La très grande majorité des dentelles réalisées à Bayeux est faite aux fuseaux. Pour réaliser la dentelle aux fuseaux, la dentellière utilise un métier appelé carreau et un fuseau, sorte de bobine prolongée d’un manche. Le dessin à reproduire est piqué à l’aide d’aiguilles sur le carreau, et la dentelle est réalisée en croisant et recroisant les fils des fuseaux autour des épingles.
La Blonde de Caen  : Apparue en France au cours du XVII e siècle, elle est fabriquée en Normandie dès le XVIII e siècle. Reconnaissable entres toutes à ses larges motifs qui se détachent très distinctement sur un fond de mailles très fines, elle orne les vêtements des plus grands, du roi Louis-Philippe et son épouse Marie-Amélie de Bourbon en 1830, à l’impératrice Eugénie sous le Second Empire.
La Polychrome de Courseulles-sur-Mer  : Brevetée en 1897 aux deux noms de Félix Aubert (artiste-peintre) et George Robert (marchand-fabricant de dentelle à Courseulles), la polychrome de Courseulles est un type de dentelle réalisé en croisant des fils de soie de couleurs différentes sur un même fuseau. Les pièces réalisées sont de véritables produits de luxe, des pièces uniques ou confectionnées en très peu d'exemplaires. Destinées à une élite, les réalisations en dentelle de Courseulles habilleront entre autres l'impératrice de Russie.
Où les admirer ? Musée de Normandie à Caen, MAHB à Bayeux, Conservatoire de la Dentelle de Bayeux et Musée du Vieux Courseulles.

Le Calvados gourmand


Sur la Route des Fromages AOP de Normandie

Enfin ! clament les amateurs de produits d’excellence. Enfin ! La Normandie a sa route des Fromages AOP (Appellation d’Origine Protégée).
Les quatre fleurons de la filière laitière et de la gastronomie de terroir, sans lesquels un repas normand serait amputé du meilleur, vous guident au gré de ce circuit aussi affiné que raffiné, servi sur un plateau.
Le camembert, le livarot, le pont-l'évêque pour l'Orne et le Calvados, le neufchâtel, pour la Seine-Maritime : indissociables, les quatre frères, fruits d'un savoir-faire ancestral que perpétuent des générations d'agriculteurs-éleveurs laitiers et de fromagers, amoureux de leurs produits, vous livrent les secrets de leur fabrication.
Un parcours libre
Les touristes déçus de ne pouvoir jusqu’alors visiter les fermes et les fromageries peuvent désormais satisfaire leur curiosité et leur gourmandise et les agriculteurs partager leurs valeurs.
La route des fromages est un parcours libre, sans point de départ ou d’arrivée, valorisé par l'association Fromages AOP de Normandie. Vous faites votre programme à la carte. Bref, pas d’itinéraire précis à suivre mais un circuit à élaborer soi-même, avec moult étapes entre visites d’élevages laitiers, crémeries, pauses gourmandes au restaurant, autour des quatre villes qui ont, d’ailleurs donné leur nom aux spécialités éponymes : Camembert (à la frontière de l’Orne et du Calvados), Livarot (au sud du Calvados à quelques kilomètres de Camembert), Pont-l’Evêque, au nord du département du Calvados et à quelques kilomètres de la côte et de Deauville, Neufchâtel-en-Bray (plus haut en Seine-Maritime, situé dans l’ex Haute-Normandie).
Les trouver
Télécharger la carte et les adresses : routedesfromagesdenormandie.com/carte Association des fromages de Normandie : www.fromage-normandie.com
Actualité : www.facebook.com/aopnormandie/


Nos coups de cœur gourmets et futés

Sans à priori, chaque année, notre fierté est de dénicher des talents, jeunes ou moins jeunes, des restaurateurs et des chefs passionnés dont certains sont même autodidactes. Des tables naturelles, de terroir, en même temps qu'elles sont colorées, abordables et plaisantes. Nous ne prétendons pas à la critique gastronomique mais aux valeurs humaines de la cuisine. « La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont » disait Curnonsky. Une référence ! Ce avec quoi, nous sommes entièrement d'accord. Il y a des restaurants dont on ne se rappelle plus le nom, ceux dont le repas ne nous a laissé aucun souvenir, ceux qu'on a fuis avant le dessert, ceux dont l'ambiance – quand ce n'est pas l'addition – a gâché la soirée. Et puis il y a ceux où l'on s'empresse d'emmener ses amis, son amoureux ou son amoureuse, parce que la table est belle et gourmande, l'accueil simple, chaleureux et souriant, parce que l'eau vient à la bouche rien qu'en en parlant, parce qu'en donner l'adresse, c'est faire un cadeau. Alors, puisque nous sommes entre amis, voici quatre de nos coups de cœur de l'année
« Le domaine de la Pommeraie » , route de Flers à Roullours. Tél : 02 31 68 07 71.
« L'As de Trèfle » , 420, rue Léopold-Hettier à Bernières-sur-Mer. Tél : 02 31 97 22 60
« Au site normand » , 2, rue des Châtelets à Clécy. Tél 02 31 69 71
«  La table d'Hôte  » ,10 avenue Général Leclerc à Ouistreham. Tél 02 31 97 18 44


Gourmandises des champs : Allez hop tout le monde à la campagne !

Et si vous quittiez la côte, ses plages surpeuplées, ses brasseries, les moules-frites ? Osez, l’évasion, la campagne, les petites fleurs des champs. Faufilez-vous parmi les chemins de l’arrière-pays augeron. L’identité du Calvados est au cœur de ses terres et dans la chaleur douillette de ses auberges. « A la campagne, y a toujours un truc à faire…. allez aux champignons et prendre l’air… A la campagne, on veut de l’authentique, du feu de cheminée et du produit régional… ». Benabar a raison. Et, à la campagne… il y a aussi des petits restos pas chers. Le Petit Futé vous a déniché quelques adresses de derrière les fagots « vaaaachement » sympas où vous pourrez déguster des plats de terroir, au calme, au milieu des vergers ou au pied d’un clocher. Et, là au moins, le parking est gratuit !
Le Restaurant de la Galerie au Mesnil-sur-Blangy (près de Pont-L’Evêque), pour son poulet Vallée d’Auge ou son porc, sauce au cidre. ✆ 02 31 64 77 13.
Le Clos Saint-Julien à Saint-Julien-sur-Calonne, pour sa vue sur la campagne en terrasse. On mange dans les champs presque. ✆ 02 31 64 08 64.
Auberge du Prieuré à Saint-Hymer (près de Pont-L’Evêque), pour son lapin au cidre, sa tête de veau ravigote et à deux pas de la Mère Denis . ✆ 02 31 64 07 82.
Les Chauds d’hier à Saint-Manvieu-Norrey (près de Carpiquet). Un lieu de mémoire et de bonne humeur à la campagne, au bord des pistes. Une table gourmande qui donne des ailes. ✆ 02 31 91 50 03 ou 06 41 56 78 79.
L’Océane à Pont d’Ouilly, pour son ambiance familiale et les desserts du patron. ✆ 02 31 67 88 41.
Coup de Fourchette à la Rivière-Saint-Sauveu r (près de Honfleur). D’accord on vous la donne, mais c’était notre adresse bien cachée à la campagne. ✆ 02 31 49 12 13.
Auberge de la Luzerne à Bernières-sur-Mer : même s’il y a la mer là-bas, il y a aussi la campagne et le menu du midi et au même prix le soir. ✆ 02 31 25 61 91.
La Ferme du Roy à Lisieux, parce que c’est une belle longère avec un beau jardin et qu’on y est royalement accueillis. ✆ 02 31 31 33 98.
Manoir de la Pommeraie à Roullours (près de Vire). Bien qu’un peu plus chic c’est un restaurant que l’on aime pour la cuisine du chef et pour les desserts de Madame. ✆ 02 31 67 54 21.
L’auberge du Pont de Brie à Goupillières (près de Thury-Harcourt), pour sa cuisine généreuse et ses délicates attentions. ✆ 02 31 79 37 84.
La Sauce y est à Mathieu , parce que « tout y est ». Ouvert le dimanche soir, il dissipe la mélancolie et redonne le sourire. ✆ 02 31 44 10 17.
Le P’tit Beaumont à Beaumont-en-Auge parce que c’est un petit bouchon normand plein de bonne humeur, de bonnes choses et d’humains délicieux. ✆ 02 31 64 80 22.
Chez l’Hôte à Bonneville-sur-Touques, pour son accueil, son côté campagnard à souhait, ses poutres, sa grande cheminée, ses tomettes rouges et ses fauteuils. ✆ 02 31 65 02 81.
L e Pot d'Etain à Manerbe (près de Lisieux) pour sa cuisine et, surtout, son décor à l’architecture typiquement normande. ✆ 02 31 63 05 92.
Les Tilleuls . La Croix Heulande à Douville-en-Auge. Une belle auberge en briques au charme augeron où l'on peut déjeuner sous les tilleuls. ✆ 02 31 50 48 80. Bonne cuisine du printemps à l'automne.

Spécialités locales

Le trou normand
L’une des plus anciennes traditions qui se rattache au bien manger et au bien boire est celle du trou. Le trou normand est un très vieux trou d’au moins 400 ans. Au contraire des Romains qui usaient et abusaient du vomitorium, les Normands, plus discrets et respectueux de leur entourage, préfèrent creuser le trou à l’intérieur de leur estomac et digérer les premiers plats pour faire place aux suivants. On dit que l’alcool dissout les graisses, mais en fait, aux dires des nutritionnistes, il n’en est rien : l’alcool ne fait que dilater les parois de l’estomac et interrompt ainsi l’impression de satiété. Pour cela, il faut boire cul sec un petit verre de calvados au milieu du repas, généralement après l’entrée. Cela met bien de l’animation à table, on vous le dit en vérité. La tradition demeure, mais aujourd'hui, à défaut du petit verre, on sert un sorbet à la pomme arrosé d’un peu de calvados. Bien sûr, c’est beaucoup moins drôle, mais plus raisonnable. Il y a des traditions qui doivent se mettre au goût du jour. Rien n’empêche, cependant, de coiffer et recoiffer son café et de déguster un prestigieux nectar AOC hors d'âge...

Les tripes à la mode de Caen
Que celui qui ne connaît pas les tripes à la mode de Caen, au moins de nom, lève sa fourchette  ! Ce plat est l'emblème de Caen et du Calvados tout entier. On dit que Guillaume le Conquérant, le premier, en raffolait. C'est dire son origine ancestrale. Sa recette date du XVI e siècle et on la doit à Sidoine Benoît, un des moines cuisiniers de l'Abbaye-aux-Hommes de Caen, dont la manière d'accommoder les tripes de bœuf fît le tour des abbayes françaises. La recette est élaborée à partir des quatre estomacs du bœuf (panse, bonnet, feuillet, caillette), de pieds de bœufs que l'on fait mijoter, pendant au minimum 10 heures, dans un bouillon de légumes composé de poireau, d'oignons émincés, de carottes, d'ail, de thym, de laurier, de sel et de poivre. Le tout peut être relevé de cidre et/ou d'un verre de calvados. Servies très chaudes, les tripes se dégustent idéalement avec des pommes de terre vapeur (ou des frites pour les plus gourmands). Pour suivre la tradition à la lettre, il faut déguster les tripes de bonne heure le matin, c'est-à-dire... à la mode de Caen  ! Ça requinque et c'est vraiment digeste. Pour finir, ajoutons qu'à Caen, on ne plaisante pas avec les tripes. Elles ont leur confrérie, la Tripière d'Or, leurs concours annuel (organisé, chaque année, en octobre) et leurs médailles. Les lauriers 2016 ont été décernés à Patrick Paumier, de la Boucherie des Gourmets à Saint-Aubin-sur-Mer.
Infos auprès de la Confrérie de la Tripière d’Or, Palais Ducal – 6, rue du Duc-Rollon à Caen – latripieredor@yahoo.fr.


Very good tripes

Recette emblématique, les tripes à la mode de Caen remuent les papilles : soit on les adore, soit on les déteste. Dans le Calvados, elles sont tellement prisées des gastronomes que nous partageons quelques adresses de restaurants qui vous laisseront un souvenir ému… Les lauriers 2016 de la « Tripière d'Or », éminente confrérie, ont été décernés à Patrick Paumier, de la Boucherie des Gourmets à Saint-Aubin-sur-Mer. Vous pouvez aussi aller, directement, le voir pour tremper votre doigt dans la marmite.
Caen et environs :
Le Dauphin, 29 rue Gémare à Caen. ✆ 02 31 86 22 26
L'Orchidée, 23 bd des Alliés (tripes de la boucherie Sabot d'à côté). ✆ 02 31 94 43 71
Cuisine et Cave , 11 rue de la Dronnière à Ifs. ✆ : 02 31 84 52 51
Le Brett's Bar , route de Bretagne à Bretteville-sur-Odon. ✆ 02 31 75 19 59
Le Grilladin, 58 route de Caumont à Carpiquet. ✆ 02 31 26 98 72
Le Clos Normand, 10 rue Pasteur à Troarn. ✆ 02 31 23 31 28
Bayeux-Bessin :
La Cale, 28 rue de Southampton à Asnelles. ✆ 02 31 21 48 78
L’Authentique , 731 rue Rethot au Molay-Littry. ✆ 02 31 51 83 93
Au Rendez-Vous des Chasseur s, 32 Grande rue à Reviers. ✆ 02 31 37 91 49
La Villa de Luc-sur-Mer, 2 rue du Docteur Charcot. ✆ 02 31 97 32 08
Au P'tit Bistrot , 31 rue Larcher à Bayeux. ✆ 02 31 92 30 08
Bocage Normand :
Les Trois Rois, 2 place Jeanne d'Arc à Villers-Bocage. ✆ 02 31 77 00 32
Pays d'Auge
Mille et une Saveur, Le Bourg à Sainte-Foy-de-Montgommery. ✆ 02 31 63 09 04
Le Tournebroche, 1 route d'Orbec à Notre-Dame-de-Courson. ✆ 02 31 32 31 65
Au Fil des Saisons , 23 bis avenue de Paris. « Le lion d'Or » à Méry-Corbon. ✆ 02 31 91 28 63

La teurgoule


La teurgoule - La fameuse Teurgoule.
© Anne CROCHARD
La teurgoule est un dessert normand, sorte de riz au lait à la cannelle. Tout le secret et la réussite de la recette résident dans la cuisson : six heures, environ, au four à feu très doux, jusqu’à former une croûte de lait qui constitue la délicatesse du plat. Si vous vous demandez comment le riz et la cannelle ont pu atterrir dans une spécialité culinaire normande, certains expliquent que c'est grâce aux corsaires normands du XVII e qui récoltaient sur les galions espagnols, épices et denrées venues du Nouveau monde. D'autres attribuent leur présence aux seigneurs normands qui voyageaient dans les îles et rapportaient beaucoup de ces victuailles. Ils faisaient don du surplus aux paysans de leurs terres qui associèrent le riz, la cannelle et leur production laitière excédentaire. Une fois mélangée dans une terrine en terre, la préparation était placée sous le foyer de la cheminée et cuisait toute la nuit. Si vous désirez réaliser cette recette chez vous, il est indispensable de vous équiper d'une grande terrine en terre (en vente dans les magasins de produits de terroir). Enfin, retenez bien l’étymologie du mot teurgoule : de l’expression « se tordre la goule » ou « tord goule » (la goule est un terme du patois normand, qui signifie bouche). Les gourmands, en effet, avaient l'habitude de la manger en fin de cuisson, quasi bouillante, d'où quelques « torsions du visage ». Aujourd'hui, on la déguste tiède mais plutôt froide. Gardez-lui une place de choix en fin de repas. Bien faite, c'est un dessert très très onctueux. La teurgoule se déguste souvent avec de la fallue – brioche normande –, du cidre ou du poiré.

Produits du terroir

Viandes, volailles et gibiers
La race normande : difficile de penser à la Normandie sans penser aux vaches qui peuplent nos verts pâturages ! La race normande, facilement reconnaissable à ses tâches (ne vous trompez pas : ses tâches sont brunes et non noires comme beaucoup le pensent !), est née du croisement entre le bétail local et les races d’origine viking (cela nous ramène donc au Moyen Age). En 1883, elle est identifiée par le premier livre généalogique bovin français. Notre région riche en herbages lui assure une bonne base alimentaire. La séduisante et docile normande possède de nombreux avantages : adaptabilité, longévité et fertilité, entre autres. C’est également une excellente laitière, un détail qui a son importance pour nos produits régionaux. Autant dire qu’elle produit en quantité et en qualité. Son lait, très riche en protéines fromageables, lui assure une supériorité sur la majorité de ses cousines. Sa viande est également reconnue pour ses vertus et aujourd’hui défendue par nombre de restaurateurs : une belle couleur, un goût finement persillé, une bonne jutosité et beaucoup de moelleux, voici ce que vous apprécierez dans votre assiette (elle a obtenu la note de 9,1 sur 10 au Gault-Millau en 1992). Une viande fondante et savoureuse, de quoi ravir les carnassiers. Une opération séduction qui outre le fait de s’étendre à la France entière, dépasse les frontières du continent. En effet, depuis le début du 20 e  siècle, la race normande est élevée en Amérique du Sud. On la retrouve également aux USA, en Europe de l’Est, Allemagne, Irlande, au Portugal et en Australie. Alors, profitons de la chance que nous avons de l’avoir tout près de nous.

Charcuteries
L’andouille : la plus connue est celle de Vire. Composée d’une partie de l’appareil digestif du porc, l’andouille est fabriquée à Vire depuis le XVIII e  siècle. Après avoir été nettoyée, la ventrée est montée sur un écheveau. On l’enveloppe alors dans un intestin afin de lui donner la forme d'une saucisse. Puis on la fume pendant 6 à 8 semaines. Là, elle perd environ la moitié de son poids, puis elle est trempée, ficelée et cuite à l’eau. Le secret d’une bonne andouille réside dans le nettoyage des abats. Celui-ci doit être parfait. Le fumage doit se faire avec du bois de hêtre.
Le cochon de Bayeux : avis aux gourmets, cet adorable et séduisant porcin, reconnaissable à ses tâches noires et ses grandes oreilles tombantes, n’a pas fini de ravir vos papilles. La race du porc de Bayeux est née au milieu XIX e  siècle du croisement d’un porc normand avec la race noire du Berkshire. Des années après la guerre de Cent Ans, nous voici donc réconciliés avec la perfide Albion ! Le porc de Bayeux appartient donc à une race oubliée (comprenez ancienne), jadis élevée pour sa rusticité et sa faculté à ingérer des produits laitiers. Désormais, la viande de ce cochon est réputée pour sa qualité et son petit côté persillé. La race perdure et renaît grâce à la ténacité des quelques éleveurs réunis en syndicat, des passionnés en somme ! Élevé au bon air normand, en liberté, le cochon de Bayeux (c’est sous ce nom qu’il est commercialisé) est nourri allégrement de lait, d’orge et de céréales. Après deux mois passés avec sa mère, il est engraissé durant six mois. Les savoureux fruits de cette maturation sont ensuite vendus directement aux consommateurs (saucisse au couteau, pâté de saison, cochon de lait et autres délices cochonesques). Le cochon de Bayeux est fêté tous les ans lors du festival gourmand du cochon de Bayeux, et il existe même une confrérie gourmande du cochon de Bayeux. Autant dire que ce petit cochon a encore de belles heures devant lui !

Poissons, fruits de mer et crustacés
Avec 120 kilomètres de littoral, de Honfleur à Grandcamp-Maisy, le département du Calvados est hautement privilégié. Il affleure la mer de la Manche, au quotidien – The Channel pour nos amis anglais. A marée haute, comme à marée basse, l'un n'est jamais loin de l'autre. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou bien que le soleil nous gratifie de sa présence, la mer a toujours quelque chose à offrir. Les fruits de mer et les poissons sont « pitance » quotidienne et au-delà, les spécialités de la Normandie. Nous partageons, volontiers, avec nos hôtes, les huîtres, les crevettes, bigorneaux, crabes, araignées, tourteaux, moules, praires et autres crustacés. Nous faisons découvrir poissons plats et poissons ronds, poissons nobles et poissons de fond. Tout ce petit monde vous accueille sur les étals des marins-pêcheurs, au rythme des saisons. Le Calvados regorge de richesses iodées.
Les huîtres
Un peu comme le vin, l'huître a ses crus. Le Calvados, avec 7 000 tonnes, fournit un quart de la production normande. On trouve sur les côtes du Calvados deux crus d'excellence : Isigny-sur-Mer  : produite dans la Baie de Veys, bordée par Utah Beach, Isigny-sur-Mer et Grandcamp-Maisy. L'huître d'Isigny est reconnaissable à sa chair douce et croquante. C'est l'huître qui s'accommode le mieux aux préparations culinaires. Un centre s'est récemment développé à Utah Beach qui donne également des produits d'une qualité exceptionnelle. Asnelles-Meuvaines  : produite à l'Est d'Arromanches, sur la Côte de Nacre, là où les courants sont forts et riches, l'huître a un goût exceptionnellement fin. Petite parmi les grandes, elle est en bonne place sur l'échiquier des ostréiculteurs normands. Conseil futé : Les bonnes adresses ne vous feront jamais dépasser 5,90 € la douzaine (plus une huitre en cadeau). On peut les trouver à 4,90 € en fonction de la production (et de la saison touristique).
Les moules
Le Calvados ne produit pas de moules. Celles que vous trouvez chez les professionnels (marchés ou criées) proviennent de deux variétés essentielles et de très haute teneur : « La Barfleur » , moule sauvage, pêchée en pleine mer, blonde, à la chair claire, tendre, savoureuse à dominante sucrée qui fait la renommée gastronomique du village éponyme du Nord Cotentin non loin de Cherbourg, dans la Manche. Et la « Moule de Bouchot » . renommée pour son AOP de la Baie du Mont-Saint-Michel, mais qui, contrairement à ce que l'on a tendance à croire est élevée dans la partie bretonne de la baie (même si le Mont Saint-Michel est, lui, bien en Normandie). Dans l'assiette, on partage volontiers, leur renommée !
La coquille Saint-Jacques
C'est l'espèce emblématique de la pêche de Normandie qui fait vivre près de la moitié des navires de pêche côtière, essentiellement de moins de 16 mètres. Pour défendre la qualité de leur coquille, reconnaissable, notamment, à son corail, les Normands ont obtenu deux Labels Rouges pour le précieux coquillage : le premier pour la coquille entière en 2002 ; le second pour la noix de coquille Saint-Jacques en 2008. C'est dans en Baie de Seine, sur des fonds de sables fins à grossiers, que les coquilles Saint-Jacques de Normandie Label Rouge sont pêchées quotidiennement d'octobre à mi-mai. La quantité débarquée, chaque année est de 15 000 tonnes dont les ports de débarque de Port en Bessin, Grandcamp-Maisy, notamment. A ne pas négliger non plus, la coquille Saint-Jacques des marins-pêcheurs de Ouistreham, proposées, en saison, chaque jour au marché aux poissons.
Les autres mollusques et crustacés
Il faut aussi citer la coque, la telline (plus rare), la pétoncle, le bulot, l'étrille que l'on trouve volontiers sur les côtes du Calvados et que vous dénicherez au hasard du marché.
Les poissons
Poissons plats, poissons ronds, petits et moyens, poissons nobles ou de fond, la Manche est riche de variétés : sole, limande, saint-pierre, turbot, raie, barbue, bar, lieu jaune, seiche, roussette, lotte, mulet, grondin, hareng, dorade grise... Vous ne saurez où donnez de la tête et lequel choisir pour vous faire plaisir. Les nombreux marchés aux poissons et autres criées du littoral sont approvisionnés, chaque jour, par les marins-pêcheurs qui vendent leurs produits fraîchement débarqués. Le maquereau de Trouville ou le bar de ligne, reconnaissables à leur étiquette, sont très prisés des estivants. Mais partout sur la côte, tout est bon.
Conseil futé  : n'hésitez pas à demander le nom des poissons et des coquillages. D'une région à l'autre, les variétés ont un nom souvent différent.


Pêche et sécurité

La pêche à pied est un loisir familial sur les côtes de la Manche et du Calvados. Elle exige, avant tout prudence et anticipation, notamment, en ce qui concerne les horaires des marées et respect du milieu pour les espèces autorisées. Il ne faut pas ramasser les coquillages n'importe où, n'importe quand et n'importe comment. Les consignes sont les mêmes pour la pêche en mer. Restez raisonnables sur les quantités et respectez les mesures de sécurité.
Avant de vous aventurer, pensez à vous renseigner auprès des mairies et offices de tourisme.

Fromages, produits laitiers


Fromages, produits laitiers - Le livarot, spécialité de fromage du Calvados.
© www.calvados-tourisme.com

Le camembert de Normandie au lait cru bénéficie de l'AOC depuis 1983. Depuis le 1 er mai 2009, le logo européen AOP (Appellation d'Origine Protégée) est devenu, à son tour, obligatoire sur les emballages. L'appellation d'origine contrôlée a permis de maintenir la fabrication dans son terroir normand originel, la tradition du lait cru et du moulage à la louche. Qu'on se le dise pour ne pas tomber dans le piège des contrefaçons ! Le camembert doit son nom au petit village de Camembert (216 habitants), situé à la frontière du Calvados et de l'Orne, à 30 kilomètres au sud de Lisieux. Sa recette a été mise au point, en 1790, par Marie Harel, une fermière locale avec les conseils d'un prêtre réfractaire, originaire de la Brie. C'est un fromage à pâte molle, à croûte fleurie, de couleur blanche et de forme ronde, pesant 250 grammes. Deux litres de lait sont nécessaires pour sa fabrication. L'emprésurage en bassine, le moulage fractionné en cinq fois d'un caillé non brisé, la durée minimum d'affinage en hâloir (12 jours au cours desquels apparaît la fine fleur blanche) sont d'autres règles strictes de la fabrication du camembert de Normandie AOC-AOP. Il faut 15 jours pour le fabriquer et il atteint son apogée 35 jours après son emballage. Un camembert de Normandie AOC-AOP est obligatoirement commercialisé dans une boite en bois (procédé mis en place par l'ingénieur Ridel qui a permis au fromage de voyager facilement et contribué grandement à sa diffusion).
Distinguer le vrai du faux... Le camembert, depuis plus de deux siècles, fait partie de notre patrimoine national. Comme en témoigne son histoire, il a été et est toujours victime de son succès. En l'absence de protection particulière (hors Appellation d'origine Contrôlée), sa fabrication a échappé à la Normandie. Le camembert est, hélas, devenu un terme générique tombé dans le domaine public C'est comme ça que l'on découvre des « camemberts » en provenance du Danemark, de Belgique, de Russie ! Le label AOC-AOP demeure donc et obligatoirement l'unique repère pour que le consommateur puisse distinguer le vrai du faux.
Puisque vous êtes au cœur de son terroir, ouvrez l'œil et le bon sur les étiquettes  : les Réaux (Réo, Gaslonde), Jort, Moulin de Carel, Gillot (Marie Harel, Saint-Hilaire), Saint-Loup, Bourdon, Graindorge... font foi. Rappelez-vous, en faisant vos achats, seule l'appellation et on le note en caractères gras « Camembert de Normandie » assure de son authenticité. Tous sont estampillés de l'étiquette rouge et jaune « Appellation d'Origine Protégée ». Bon nombre sont médaillés du concours général agricole du Salon International de l'Agriculture de Paris. Petit conseil de dégustation, comme ses frères, livarot, pont-l'évêque, pavé d'Auge, le camembert de Normandie se déguste à température ambiante, avec du cidre, du vin rouge ou... blanc !
Le livarot est classé AOC depuis 1975. Ce fromage de forme cylindrique se reconnaît facilement à sa croûte jaune-orangée (due à un lavage au rocou) entourée de 5 galons de roseau (laîches) qui lui valent son surnom de « colonel ». Fromage à pâte molle à base de lait cru de vache, fort en goût, il est sans doute l’un des plus anciens fromages de Normandie puisqu'on le mentionne dès la fin du Moyen Age. A la fin du XIX e  siècle, il est le fromage le plus consommé en Normandie. Le fermier fabrique son fromage puis le revend à un caveur qui se charge de l’affinage. Surnommé « la viande du pauvre », il ne fait à cette époque que 10 % à 15 % de matière grasse contre 40 % actuellement. De cette période maigre, il a gardé les laîches qui l’entourent et qui servaient à sa bonne tenue. Aujourd'hui, sa fabrication reste traditionnelle et se fait en plusieurs étapes. Pour commencer, collecte du lait, emprésurage et caillage rapide. Le caillé obtenu est ensuite découpé en gros dés avant d’être mis au repos, puis débarrassé de son lactosérum, mis en moule. Retourné de nombreuses fois pour faciliter son égouttage, il est ensuite démoulé, salé et envoyé au hâloir où cerclé de ses laîches, il subit un affinage qui se poursuivra en cave. Il faut environ 5 l de lait et 60 jours de cave pour obtenir un livarot affiné de 500 grammes. Le livarot se décline en quatre formats : le petit livarot qui pèses entre 200 g et 270 g, le trois-quart livarot, entre 330 g et 350 g, le livarot, qui pèse entre 450 g et 500 g, enfin le grand livarot qui lui pèse entre 1 200 g et 1 500 g.
Le pont-l’évêque est classé AOC depuis 1976. Ce fromage de forme carrée se caractérise par sa pâte molle de couleur jaune pâle et sa croûte lavée de couleur finement rosée. Fabriqué au lait cru de vache, il affiche 45 % de matière grasse. Fromage ancien lui aussi, le pont‐l'évêque serait apparu au XII e siècle dans une abbaye du Pays d’Auge. Ce dont on est sûr, c’est qu’on le rencontre très tôt sur les marchés médiévaux sous le terme générique d’angelot (nom donné à tous les fromages normands). Il est mentionné au XIII e siècle dans le Roman de la rose , et au XVII e siècle acquiert son nom actuel de pont-l’évêque, tiré du nom de la commune située entre Lisieux et Trouville. Peu avant la Révolution, on sait qu’il voyage beaucoup et fait le plaisir gastronomique des Parisiens notamment. Sa fabrication a très peu évolué avec le temps. Le lait est chauffé puis emprésuré. Une fois caillé, il est coupé, brassé, malaxé, afin d’éliminer le lactosérum. Puis il est moulé en carré. Il passe ensuite à l’égouttage dans une salle chaude (22 °C) où il est retourné fréquemment. Puis vient un repos de 5 jours pendant lesquels on continue à le retourner, le saler, le laver et le brosser. Enfin arrive la période d’affinage, qui peut aller jusqu’à un mois et demi. Le fromage prend alors ses couleurs. Il faut 3 litres de lait et 40 à 45 jours de cave pour obtenir un pont-l'évêque affiné. Le pont-l'évêque, comme le livarot, se décline en quatre formats : pont- l'évêque, petit pont-l'évêque, demi pont-l'évêque et grand pont-l'évêque.
Le pavé d’Auge est une variante ancestrale du pont-l’évêque. Lui aussi de forme carrée, il renferme 50 % de matière grasse. Originaire du nord du Pays d’Auge, il peut porter le nom de Moyaux, canton où il est produit, ou celui de pavé de Plessis ou encore celui de Trouville. En fait, pavé d’Auge est un terme générique qui sert à appeler les fromages carrés à pâte molle et à croûte lavée, tous produits dans le Pays d’Auge. Il subit un affinage plus long de 2 à 4 mois, que celui de son compagnon le pont-l’évêque. Cela lui confère un goût plus marqué.
Le beurre d’Isigny est classé AOC depuis 1986. Ce beurre au goût de noisette et à la couleur jaune bouton d'or, connaît une renommée nationale dès le XV e siècle. Produit dans la baie des Veys, dont les pâturages possèdent un caractère bien spécifique, ce beurre est connu pour sa teneur élevée en caroténoïdes, sa richesse en oligo-éléments et sa haute teneur en sels minéraux. Tout cela lui confère une saveur exceptionnelle.
La crème d'Isigny est classée AOC depuis 1986, comme le beurre d'Isigny, elle est, avec sa cousine de Bresse, la seule crème à bénéficier d'une AOC en France. Titrant 40 % de matière grasse, elle arbore une belle couleur ivoire et une texture veloutée. Onctueuse et savoureuse, elle se marie aussi bien avec les volailles, les poissons et les légumes qu'avec les desserts. Chaude, elle est une sauce incomparable. Froide, elle rehausse avec bonheur une tarte normande ou tatin un peu tiédie pour fondre à son contact. Elle règne en maîtresse absolue sur la cuisine normande et si vous y goûtez, vous comprendrez pourquoi !


Où manger un plateau de fromage, un vrai de vrai

Le plateau de fromage n'est plus ce qu'il était, hélas ! Il a soit disparu, soit été relégué à une portion congrue qu'on expédie rapidement sous le nom d' « assiette de fromage ». Mais où sont donc nos livarot, pont-l'évêque, camembert, neufchâtel et autre pavé d'Auge, faits à cœur, odorants et riches de saveurs ? La réponse se trouve chez quelques irréductibles restaurateurs qui résistent vaillamment au nivellement par le bas et continuent de proposer dans leur établissement, LE plateau de fromages, avec un « s ». Exigez que les princes de Normandie soient servis à température ambiante.
L'Auberge du Cheval Blanc , 44 Rue Saint-Pierre à Crèvecœur-en-Auge. ✆ 02 31 63 03 28
Auberge Le Cheval Blanc, 33-35 rue des Brioleurs à Saint-Gatien-des-Bois. ✆ 02 31 65 16 67
Les Affiches, 6 rue de Paris à Trouville-sur-Mer. ✆ 02 31 98 31 94
L'As de Trèfle , 420 rue Léopold-Hettier à Bernières-sur-mer. ✆ 02 31 97 22 60
Le Clos Normand, 10 rue Pasteur à Troarn. ✆ 02 31 23 31 28
L'Auberge du Pont de Brie, 2 rue du Pont-de-Brie. Halte de Grimbosq à Goupillières. ✆ 02 31 79 37 84
Au Pied des Marais , 26 avenue du président René-Coty à Varaville. ✆ 02 31 91 27 55
Le Quai des Brumes, 60 avenue Pierre-Berthelot à Caen. ✆ 02 31 52 08 83
Auberge de la Touques , 2 place de l'Eglise à Pont l'Évêque. ✆ 02 31 64 01 69
L'Hostellerie Saint-Martin , 6 place Edmont-Paillaud à Creully. ✆ 02 31 80 10 11
Le Bacaretto, 44 rue de la Chaussée à Honfleur . ✆ 02 31 14 83 11
Restaurant de l'hippodrome , avenue Michel-d'Ornano à Cabourg. ✆ 02 31 28 28 90
Chez Maman à Vire. 20-22 rue Emile-Desvaux. ✆ 02 31 09 24 25


Deux petits nouveaux sur le marché fermier

Au hasard de vos emplettes, vous rencontrerez sans doute, sur les étals de quelques crèmeries ou marchés, deux fromages encore fort mal connus y compris des Normands. C’est vrai qu’il faut savoir les dénicher. Le premier (Le fervaques) à pâte molle est fabriqué dans le Calvados, le second (le carrouges) à pâte pressée est fabriqué dans l'Orne. Leur nom indique leur lieu d’origine. Pour les avoir goûtés, on peut vous assurer que ces deux-là sont deux petites merveilles.
Le Fervaques, petit cousin du livarot
Plus petit que son proche cousin le livarot, de la même forme cylindrique, de la même couleur orangée due à un lavage au rocou (colorant rouge naturel, originaire des régions tropicales), le Fervaques ne porte ni galon, ni estampille. Depuis 2015, ce médaillé d’or du comice agricole régional pointe le bout de son nez sur les plateaux de fromages. Sa recette (héritée du précédent propriétaire qui l’appelait petit fromage de pays) a été peaufinée par Carole et Olivier Françoise, un jeune couple d’agriculteurs, installé, depuis 2011, dans la campagne augeronne à la ferme de La Moissonnière à Fervaques, village éponyme qui lui a donné son nom, (10 km au sud de Lisieux et 10 km à l’est de Livarot). « LE FERVAQUES, fromage du pays de Livarot » a, maintenant, son étiquette personnalisée – fond couleur bois, petite touche rouge et blanche –. Comme nous, vous apprécierez sa pâte souple, moelleuse, fondante, sa couleur jaune paille, sa croûte lavée (moins luisante que celle du livarot) et son bon goût de terroir. Contrairement au livarot (lait cru et écrémé), le fervaques est fabriqué au lait cru et entier. Une centaine de vaches laitières normandes et Prim’holstein offrent la matière première pour la fabrication quotidienne de 300 petits fervaques. Du champ à l’assiette, de l’élevage (à l’herbe) à la production jusqu’à la vente à la ferme, tout est fait maison. N'hésitez pas à le laisser traîner quelques jours à température ambiante, il n'en sera que meilleur.
Où le trouver ?
Ouvrez l’œil  ! Le fervaques est vendu 4,50 € (pièce de 300 g) à la vente directe à la Ferme de la Moissonnière à Fervaques. Ouverture de la vente directe du lundi au vendredi de 8 h à 13 h et de 14 h à 16 h, le samedi de 8 h à 12 h. ✆ 02 31 32 31 23.
Courriel : fermedelamoissonniere@orange.fr.
Site : www.fermedelamoissonniere.fr
Attention ! Vous pouvez tout aussi bien le trouver, selon le lieu de vente à des tarifs beaucoup plus élevés, de 5,50 € dans les épiceries et les supermarchés à 7,40 € sur les marchés.
Le carrouges : un gruyère au pays du camembert
A déjà trente ans, le carrouges est paradoxalement moins connu du public que ses cousins à pâte molle. C’est en 1987 que Monique et Gérard Mercier, agriculteurs à Saint-Sauveur de Carrouges, à 24 kilomètres à l’ouest de Sées, se sont lancés dans la fabrication d’un fromage à pâte pressée cuite, le gruyère de Carouges, rebaptisé le carrouges, afin de respecter la règle des aires géographiques d’appellation. Proche du comté, le carrouges est un fromage au goût de noisette, conditionné dans des meules de 17 kilos qui s’affinent, entre trois mois et trois ans, sur des étagères en bois d’épicéa. Comptez de 12,50 €/kg pour les fromages les plus jeunes à 21 €/kg pour les plus vieux.
Où le trouver ?
Le carrouges est en vente à la Ferme de Monique et Gérard Mercier. Lieu-dit Les Noës, 61320 Saint-Sauveur de Carrouges. ✆ 02 33 27 25 59. (24 kilomètres à l’ouest de Sées)
Vente sur les marchés.
Orne : Argentan (mardi), Carrouges (mercredi), Alençon (jeudi et samedi), La Ferté-Macé (jeudi), Bagnoles-de-l’Orne (samedi)
Calvados : Caen (vendredi), Lisieux et Falaise (samedi).
Magasin fermier
Louvigny près de Caen.


Fromages AOC-AOP, mais encore ?

L’appellation d’origine contrôlée (AOC) et son équivalent européen (AOP) sont attribués à un produit originaire d'une région ou d'un lieu déterminé dont la qualité ou les caractéristiques découlent de ce milieu géographique. Elles résultent de la combinaison d'une production et d'un terroir délimité dans lequel interagissent des facteurs naturels, climatiques, physiques et humains, conférant au produit une typicité particulière. Elles permettent à un fromage (camembert, livarot, pont-l’évêque, neufchâtel) et à bien d'autres productions (cidres, calvados) pour ce qui concerne la Normandie de se distinguer et de prouver leur authenticité face aux imitations et aux « contrefaçons ». Le camembert AOC, obtenu en 1983, exige l’utilisation du lait cru produit par des vaches normandes et d’un moulage à la louche. L’étiquette «  fabriqué en Normandie  » ne signifie pas, par exemple, que le fromage a été élaboré avec du lait exclusivement normand ! Avec l’estampille jaune et rouge de l’AOC on est certain ! Pour le camembert, trois terroirs sont autorisés  : le pays d’Auge, le Bocage ornais et le Cotentin. Le pont-l’évêque AOC-AOP est fabriqué en pays d’Auge. Le livarot, quant à lui, est fabriqué au sud-ouest du Calvados et au nord-ouest de l’Orne.

Fruits et légumes
Les pommes : on le sait, la pomme se déguste au paradis. Fruit de la tentation, fruit défendu, c’est avant tout le fruit le plus connu, le plus croqué et le plus chargé de symboles. Originaire du Caucase et d’Asie mineure, la pomme est maintenant devenue indissociable de la Normandie. Au point que les Américains, dans un célèbre film parlant du Débarquement, n’ont pu résister au plaisir de montrer l’un des héros croquant une pomme. En plein mois de juin, cela ne s’est jamais vu, mais qu’importe ! Il faut savoir qu’en France, on mange de 14 kg à 20 kg de pommes par habitant et par an. Cela représente tout de même 30 % de la consommation fruitière. On la mange sous différentes formes : crue, cuite, en tarte, en compote ; et on la boit aussi ! En fait, en Normandie, on fait surtout de la pomme à cidre (ci-dessous). Ramassées d’octobre à fin novembre, elles sont ensuite étalées sur la paille, afin de terminer leur maturation. Et cela pendant 1 mois ou 15 jours, cela dépend de la qualité du fruit désiré : doux, amer ou acide.


Bedan, Bisquet, Noël des Champs... pommes amères et douces-amères

Plus de mille variétés de pommiers à cidre sont répertoriées aujourd’hui sur le sol français, autant de combinaisons et de saveurs possibles. Les variétés de pommes à cidre sont extrêmement nombreuses et toutes sont loin d'avoir une égale valeur cidrière. Pour la fabrication du cidre, sont généralement utilisées de petites pommes riches en tanins, donc des pommes amères et douces‐amères.
Par exemple pour l'AOC Pays d'Auge, 70 % des pommes utilisées sont des pommes des familles amères et douces‐amères dont les plus courantes : Bedan, Binet Rouge, Bisquet, Domaine, Fréquin Rouge, Mettais, Noël des Champs, Saint-Martin. A chaque cidre son terroir, suivant les pommes de sa région. Le principal dans l'élaboration d'un cidre riche en saveur, c'est le savant mélange des variétés de pommes – très différentes des pommes de table – dont chaque producteur compose son bouquet.
N’oubliez pas de poser la question si vous passez chez les cidriculteurs de la Route du Cidre ou ailleurs sur votre route. Ils vous raconteront tout, tout, tout, autour d’un p’tit coup d’cid’ !

Pains, pâtes
Le Brasillé de Clinchamps
Les Normands eux-mêmes, les Calvadosiens en tête, ignorent, pour beaucoup, l’existence de cette délicieuse spécialité boulangère de Clinchamps-sur-Orne, petite localité située à 20 km, au sud de Caen.
Connue au début du XX e siècle, cette galette à la fois salée et sucrée, de forme ovalisée avait, la plupart du temps, un aspect brûlé. On l'appelait « brasier » (pâte à pain beurrée cuite dans la braise). A l’époque, elle participe à la nourriture des plus pauvres qui se satisfont de cette pâte à pain à base de saindoux, additionnée de lard et de gros sel. Et puis, les années passant, elle se fait oublier. Jusqu'au jour où, dans les années 1970, Emile Roussel, un artisan-boulanger, remet au goût du jour la recette de ce feuilleté local, en y ajoutant du beurre et du sucre. Futé ! Il en dépose le brevet et reçoit l'appellation de Brasillé de Clinchamps.
La pâtisserie améliorée connaît, alors, un succès tel que le petit de bourg de Clinchamps-sur-Orne, son berceau, célèbre, son Brasillé, tous les ans, jusque dans les années 1990.
Le Brasillé, également appelé le Beurré normand est, en quelque sorte, le cousin du kouign-amann breton, mais en beaucoup moins sucré. Il a pris, aujourd’hui, la forme d’une brioche à pâte feuilletée, de longueur variable y compris en portion individuelle (comme un pain au chocolat). Il se déguste réchauffé, au petit-déjeuner, au goûter ou au dessert. En résumé, il n'y a pas d'heure pour un Brasillé. Le vrai est au sucre, mais on en trouve, aussi, fourré aux pommes, aux poires...
Ca a l’air bien bon tout ça, dites-vous, mais on le déniche où ce fameux Brasillé ? Tiens ! Les gourmands se réveillent !
On le trouve sur les marchés de terroir, notamment et, surtout, à la boulangerie Le Brasillé, 14, rue Géo-Lefèvre à Clinchamps-sur-Orne, ouverte, tous les jours du mardi au dimanche. Tél : 02 31 79 82 22.

Douceurs
La confiture de lait : cette délicieuse spécialité normande est fabriquée en toute simplicité avec du lait et du sucre. Mais il faut au moins 2 heures de cuisson et une surveillance constante pour obtenir son onctuosité si caractéristique. Si certains aiment la parfumer de vanille, de cannelle ou de pommeau, le must en Normandie reste l'ajout de beurre demi-sel (d'Isigny de préférence !) en fin de cuisson. Crêpes, brioches, tartines... tout est prétexte à la déguster, mais le plus efficace reste la cuillère...
Les caramels d’Isigny : parfois copiés, jamais égalés, ces bonbons sont fabriqués à Isigny avec des produits 100% normands, à savoir du lait entier, du beurre et de la crème AOC. Fondants, durs, déclinés en pâte à tartiner ou coulis, ils se savourent nature ou s'aromatisent à la pomme, au calvados, au chocolat... Rien de mieux pour les goûter que de s'offrir une dégustation sur place, au gré de la visite de l'atelier de fabrication à Isigny-sur-Mer.
La teurgoule : on en parle plus haut à la rubrique « spécialités locales » !
Les sablés d'Asnelles : oubliez le petit LU, dans le Calvados, on déguste les sablés fabriqués artisanalement à Asnelles. Comme on ne change pas une recette qui gagne, depuis le début du XX e siècle, les sablés d'Asnelles sont composés de 24% de   beurre d'Isigny, d'œufs, de farine et de sucre. La maison s'autorise bien quelques petites fantaisies de temps en temps, pointe de chocolat ou de beurre demi-sel, par exemple, histoire de ne pas basculer dans la routine. Alors pour se faire une idée (et une dégustation), rendez-vous à la biscuiterie d'Asnelles !

Alcools et spiritueux

Vins
Du vin en Normandie ? Au pays du Calvados ? Ne vous en déplaise, ce n'est pas un canular...
Pied de nez à tous ceux qui pensaient que c'était impossible vu le climat, des vignes poussent dans un p'tit coin du Calvados, non loin de Saint-Pierre-sur-Dives. Et le vin qui en est issu s'avère non seulement excellent, mais il fait également l'unanimité auprès des œnologues. Respect ! A l'origine du projet, Gérard Samson, un ex-notaire reconverti dans la viticulture, et un domaine, les Arpents du Soleil, dont le terrain possède des caractéristiques géologiques très proches de celles des grands crus de Bourgogne. Au final, des vins blancs très complexes, un rouge fruité et des moments gourmands en perspective ! Les plus grandes tables du Calvados ont mis les Arpents du Soleil sur leur carte des vins. Alors qu'attendez-vous pour y faire un p'tit tour ? D'autant que la visite guidée est très sympa et la dégustation gratuite...
LES ARPENTS DU SOLEIL –  Gérard Samson.
Chemin des Vignes, Grisy.
14170 Saint-Pierre-sur-Dives
✆ 02 31 40 71 82 - 02 31 40 71 82

Bières, cidres


Bières, cidres - Produits du terroire.
© Mimon – FOTOLIA


Odon ou La Lie : médaillées d'or toutes les deux !

Il n'y a pas que le cidre et le calvados dans le Calvados, il y a aussi la bière locale. Deux brasseries artisanales tiennent le haut du pavé dans le département, la Bière de La Lie (pour sa blanche) et la Bière de l'Odon (pour sa brune), toutes deux, médaillées d'or 2016 au concours général agricole à Paris.
La première décline des bières biologiques brassées à la main aux noms hauts en couleur : « La Caenette » pour la blanche, l'hilarant « Ça sent le Sapin » pour la bière de Noël aux saveurs épicées, « L'ambrée du hameau » pour la belle couleur caramel ou encore « Au pré de ma blonde » pour la blonde ronde et fleurie. L'originalité de ces produits tient à la lie qui se dépose au fond de la bouteille, d'où le nom de l'établissement...
La brasserie de l'Odon elle, fait plus sobre dans ses étiquettes mais tout aussi varié dans ses produits. Ses bières artisanales de fermentation haute : la Blanche, la Blonde, la Triple, l’Ambrée, la bière de Noël offrent des saveurs complexes qui flattent le palais des amateurs.
Alors La Lie ou l'Odon, pas la peine de choisir, mieux vaut goûter les deux !
Brasserie de l'Odon  : 31 bis rue de Vire – 14260 Aunay-sur-Odon.
www.brasserie-odon.fr - ✆ 07 85 85 62 50
Brasserie artisanale bio La Lie  : Rue de l'Orne – ZI – 14570 St Rémy sur Orne.
www.biere-lalie.fr - ✆ 09 84 32 54 11 ou 06 72 65 25 88

Alcools, eaux de vie et liqueurs
Le calvados
Dans les fermes, afin de préparer la prochaine cuvée de cidre, il était de coutume de vider les tonneaux et de transformer le « gros bère » en eau-de-vie. Apparu dès le milieu du 16 e siècle, le calvados est obtenu en distillant, simplement ou doublement, du cidre et du poiré de Normandie. Aujourd'hui, le calvados d'excellence est fabriqué, en grande partie, en Basse-Normandie. Le caractère du calvados qui a obtenu son Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) en 1942 s'exprime en trois typicités différentes, issues du terroir, des fruits utilisés et de la méthode de distillation. AOC « Calvados », AOC « Calvados Pays d'Auge », AOC « Calvados Domfrontais ». Bon à savoir : le calvados porte la mention « Jeune », « Vieux » ou « Hors d'âge » selon son vieillissement.
Le poiré
Le Poiré est à la poire ce que le cidre est à la pomme. C'est une boisson alcoolisée pétillante obtenue selon les mêmes méthodes que le cidre, à partir de la fermentation du jus de poires, issues de variétés spécifiques de « poires à poiré ». Il fait partie de la famille des cidres et se décline en doux, demi-sec ou brut. Il présente des arômes de fruits particuliers et une belle fraîcheur due au caractère acidulé et légèrement astringent des poires. Le plus célèbre est l'AOP Domfront du département voisin de l'Orne, fabriqué principalement à partir de la variété « Plant de Blanc »
Le pommeau
Traditionnellement, dans l'ouest de la France, les jus de pommes à cidre (ou moûts) les plus fruités étaient mélangés à l'eau-de-vie de cidre pour conserver leurs saveurs tout au long de l'année. Cette opération appelée « mutage », pratiquée en secret au sein des exploitations familiales donna naissance au Pommeau, apéritif régional. Ils peuvent également être connus sous le nom générique de « mistelles ». Le pommeau de Normandie est avec le pommeau du Maine et le pommeau de Bretagne une Appellation d'Origine Contrôlée
Le vinaigre de cidre
Les vinaigres de cidre artisanaux et fermiers sont simplement obtenus par acétification du cidre dans des cuves ou fûts de chêne spécialement dédiés à cette opération. Le vinaigre de cidre se consomme comme les autres vinaigres de vin. Il est réputé pour ses effets bénéfiques sur la santé. Certains producteurs l'appellent lui donnent d'autres noms : « Cidraigre », par exemple
Le jus de pomme
C'est le pur jus artisanal de pommes fraîches avant qu'il ne fermente. Comme pour le cidre, la qualité des pommes et leur taux de maturité jouent un rôle prépondérant dans l'élaboration du produit artisanal. Les petits producteurs ont souvent à leur gamme un ou plusieurs jus de pommes, dont certains sont un mélange de variétés anciennes très appropriées pour l'extraction du jus et pour l'obtention d'un jus, surtout, plus savoureux. Le jus de pomme est une boisson sans alcool, et sans ajout de sucre, d'eau ni de conservateur. Certains sont également gazéifiés : c'est le jus de pomme pétillant ou « pétillant de pomme »


Un petit 44 ?

Moins connu que ses cousins, vous trouverez dans quelques boutiques gourmandes, chez quelques producteurs et restaurateurs, la liqueur « 44 ». De tradition normande, le breuvage se compose d’un litre de calvados auquel on ajouté 44 morceaux de sucre, une belle orange percée de 11 coups de fourchette (44 trous) dans lesquels on insère 44 grains de café et qu’on laisse macérer 44 jours. On peut, selon les recettes, parfumer l’orange d’un clou de girofle. C’est une boisson douce, fruitée, veloutée (mais alcoolisée). Elle titre tout de même 25°. Elle se consomme à température ambiante ou frappée. Rien ne vous empêche de la faire vous-même. Mais, n’oubliez pas, votre calvados avant de partir : ce serait ballot !


Esprit Calvados : un pour cinq, cinq pour un !

Parce qu’il n’existe pas un calvados mais DES calvados, parce que chaque domaine produit un nectar unique, une tribu d’irréductibles jeunes producteurs normands s’est associée pour créer « Esprit calvados » et montrer ainsi au monde entier que le « calvados » mérite une place de choix au panthéon des alcools raffinés. Guillaume, Anne, François Xavier, Jean-Roger et l’autre Guillaume, convaincus que l’union fait la force, ont réuni les célèbres domaines de leurs aînés : Louis Dupont, Pierre Huet, Roger Groult, Christian Drouin et Le Père Jules en un seul site Internet et un coffret dégustation d’exception. Résultat : cinq calvados haut de gamme à déguster et à comparer pour découvrir que le calvados se savoure également en apéritif ou en cocktail (ça change du digestif ou du trou normand) et qu’il se prête merveilleusement à la cuisine (il est divin en crème glacée). Mais surtout, surtout, Esprit calvados c'est l'occasion rêvée de sillonner la route du Calvados et de visiter les cinq domaines de nos cinq passionnés...
Site Internet : www.esprit-calvados.com
Coffret dégustation en vente aux domaines et chez les bons cavistes.

Foires et marchés


Le marché, c'est quel jour ?

Il ne se passe pas un jour sans qu’un marché déploie ses étals dans une ville ou un village du département. L’occasion de faire le plein de produits frais, authentiques et de terroir, à rapporter à la maison ou à déguster, sur place, en rentrant au gîte ou au camping. Voilà de quoi, en tout cas, élaborer un itinéraire gourmand qui garnira votre panier de délicieuses spécialités normandes et de belles rencontres humaines.
Au jour le jour :
Lundi
Cabourg (en saison), Dives-sur-Mer (juillet et août à Port-Guillaume). Langrune-sur-Mer (le matin, en juillet et août), Pont l'Evêque, Saint-Pierre-sur-Dives (sous la halle médiévale), Vierville-sur-Mer.
Mardi
Balleroy, Blonville-sur-Mer (vacances de Pâques et en saison), Cabourg (en saison), Caen (rue de Bayeux et à la Grâce de Dieu), Courseulles-sur-Mer, Deauville, Dozulé, Grandcamp-Maisy, Hermanville-sur-Mer (place de la liberté), Ouistreham (toute l’année au bourg), Thury-Harcourt, Touques, Vassy, Villers-sur-Mer.
Mercredi
Bayeux (rue saint Jean), Bénouville, Bernières-sur-Mer, Bonnebosq, Cabourg, Caen (boulevard Leroy, Calvaire Saint- Pierre, Venoix), Creully, Honfleur, Isigny-sur-Mer, Luc-sur-Mer (en saison), Orbec, Ouistreham-Riva Bella (en saison, place du marché), Potigny, Thaon, Trouville-sur-Mer, Villers-Bocage.
Jeudi
Argences, Asnelles (juillet et août), Blangy-le-Château, Cabourg (saison), Caen (La Guérinière, Chemin Vert), Caumont l'Eventé, Condé-sur-Noireau, Douvres-la-Délivrande, Grandcamp-Maisy (juillet-août à partir de 17h30), Houlgate, Le Bény Bocage, Le Molay Littry, Livarot, Merville-Franceville-Plage, Saint-Aubin-sur-Mer (saison), Touques (d'avril à septembre).
Vendredi
Blonville-sur-Mer (des vacances de Pâques à fin août), Cabourg, Caen (place St Sauveur), Cambremer, Courseulles-sur-Mer, Deauville, Langrune-sur-Mer, Ouistreham-Riva-Bella (place du marché), Trévières, Villers-sur-Mer, Vire.
Samedi
Arromanches, Aunay-sur-Odon, Bayeux (place Saint-Patrice), Cabourg, Caen (boulevard Leroy, Pierre Heuzé), Cahagnes, Deauville, Dives-sur-Mer, Douvres-la-Délivrande, Falaise, Honfleur, Isigny-sur-Mer, Lisieux, Luc-sur-Mer, Ouistreham (toute l’année au bourg et Riva-Bella, en juillet et août), Saint-Martin-des-Besaces, Saint-Sever, Touques, Troarn.
Dimanche
Cabourg, Caen (port de plaisance) , Cambremer (marché à l’ancienne, dimanche de Pâques et de Pentecôte et en juillet et août), Clécy (juillet et août), Courseulles-sur-Mer (saison), Grandcamp-Maisy (juillet et août), Noyers-Bocage, Orbec (saison), Ouistreham-Riva-Bella (place du marché, du 1 er avril à fin octobre), Port-en-Bessin, Saint-Aubin-sur-Mer, Saint-Martin-de-Tallevende, Tilly-sur-Seulles, Trouville-sur-Mer.
Et aussi... les marchés à l'ancienne
Lisieux , le mercredi en juillet et en août. Cambremer, tous les dimanches, en juillet août, Pâques et Pentecôte. Pont l'Evêque (place des Dominicaines), tous les dimanches en juillet et août, Pâques et Pentecôte.
Marchés aux poissons
Blonville-sur-Mer  : le vendredi sous la halle, Courseulles-sur-Mer : tous les jours, Dives-sur-Mer : tous les jours, le matin de 8h30 à 12h30. Grandcamp-Maisy : tous les jours, Honfleur : le jeudi, vendredi, samedi et dimanche, Ouistreham : tous les jours sous la halle, sur le port. Port-en-Bessin : tous les jours, sous la halle aux poissons, Trouville-sur-Mer : tous les jours sous les halles de 9 h à 19 h.
Marchés bio
Honfleur le mercredi.

Sports et loisirs


Sallenelles - Retour de la baie de Salenelles.
© Anne CROCHARD


Les parcs de loisirs, les zoos et les musées pour s'amuser en famille, en un clin d'œil


Les parcs de loisirs, les zoos et les musées pour s'amuser en famille, en un clin d'œil - Safari train du parc zoologique de Cerza.
© Parc Zoologique Lisieux CERZA

Les vacances dans le Calvados, ce n'est pas seulement la plage et les coquillages. C'est aussi, le vert de la campagne, les animaux des zoos, les animations ludiques des parcs d'attraction. Un peu partout, les villes et leurs alentours fourmillent de sorties futées à faire en famille... qu'il pleuve ou pas ! Voici quelques idées pour se défouler, dans la plus grande détente et les fous rires en famille. Pour plus de précisions, vous trouverez la plupart de ces adresses dans ce guide.

Caen et ses alentours :
Festyland à Bretteville-sur-Odon, LE parc d'attraction local : 20,50 € par adulte et 17,50 € par enfant. Gratuit pour les moins de 95 cm.
L e Paintball Fury à Caen, à partir de 22 € par adulte pour 1h et 15 € par enfant.
L'îlot z'enfants à Mondeville, parc de loisirs avec jeux d’intérieur : 11,50 € par enfant 9,50 € pour les moins de 95 cm) et 3 € par adulte, avec une boisson.
Girafou à Bénouville, parc de loisirs intérieur avec jeux gonflables : 9,50 € par enfant, gratuit pour les adultes accompagnateurs.
Eole Aventure à Touffreville, parcours dans les arbres et jeux aquatiques : à partir de 6 € l’activité
Beauregard Aventure à Hérouville Saint-Clair, parcours dans les arbres : de 7 € à 23 € suivant le nombre de parcours
Bowling du Calvados à Mondeville : à partir de 4,50 € la partie
Bowling de l'Odon à Bretteville-sur-Odon : à partir de 4,50 € la partie
Centre Aquatique Siréna à Carpiquet : 4,70 € par enfant et 6,10 € par adulte
La patinoire de Caen  : 3,30 € par enfant et 4,30 € par adulte ; location de patins en sus
Le jardin des plantes de Caen  : gratuit
Ornavik (campement viking, village carolingien et château à motte) à Hérouville Saint-Clair : 5 € par enfant, 7,50 € par adulte.
Musée et site archéologiques de Vieux‐la‐Romaine  : gratuit pour les moins de 18 ans, 5 € par adulte
Bayeux et alentours :
Bayeux Aventure à Cussy (Ferme de Rabodange). Forfait aventure à la journée (à partir de 6 ans) 16,50 € . Forfait loisir (à partir de 6 ans) 14,50 € . Forait baby (2-5 ans) 8,50 € (escalad'arbre, karting à pédale, saut dans le vide, trampoline, karting, labyrinthe, structure gonflable...). Gratuit pour les moins de 3 ans.
West Adventure à Reviers, parcours acrobatique : de 10 à 30 € le parcours. A partir de 3 ans.
Le Labyparc de Bayeux à Mosles, (labyrinthe maïs, labykart). 9 € (8 € seniors). 5 € mini-golf. Tous les jours en juillet et août 2018.
Loc Vélo à Bayeux, pour des balades à bicyclette à la carte : à partir de 13 € (enfants) et 17 € (vélo balade) par jour jusqu'à 39 € (e.bike, tandem...)
Bowling de la mer à Courseulles : à partir de 5,50 € la partie. Bowling 868 à Bayeux : à partir de 3,50 €
Centre aquatique Aquanacre à Douvres-la-Délivrande : 4,80 € par enfant ; 5,40 € par ado et 6,10 € par adulte
Parc de loisirs de Courseulles (structures gonflables en plein air) : 8 € par enfant
Jardin botanique de Bayeux  : gratuit
Biscuiterie « Les sablés d’Asnelles » à Asnelles, visite gratuite de la biscuiterie et boutique
Les caramels d’Isigny  à Isigny-sur-Mer, La Dalerie du Caramel, gratuit pour les moins de 6 ans, 3,30 € par personne
La Ferme de la Sapinière  à Saint-Laurent-sur-Mer, visite de l'exploitation cidricole : gratuit pour les moins de 16 ans, 3 € par personne
A Falaise :
Château de Falaise  : 4 € par enfant et 8 € par adulte ; Pass famille : 20 €
Musée des Automates  : 6 € par enfant et 8 € par adulte
Centre Aquatique Formeo  : 4,70 € par enfant et 5,90 € par adulte

Lisieux et alentours :
Le parc zoologique du Cerza  : 14,50 € par enfant jusqu'à 12 ans et 21 € par adulte
Le Clos des Ratites à Saint Pierre de Mailloc, élevage d'autruches, nandous et émeux : 6 € par enfant, 8 € par adulte
Lisieux Bowling à Lisieux : à partir de 6 € (chaussures comprises).
Centre Aquatique Le Nautile à Lisieux : 4 € par enfant et 5,90 € par adulte.
Parcs et jardins du château de Mézidon-Canon, tarifs parcs et ferme pédagogique : adulte : 7 €, jeune de 13 à 18 ans : 5 €, moins de 12 ans : gratuit.
Château de Crèvecœur-en-Auge  : 5 € par enfant et 8 € par adulte. Gratuit pour les moins de 7 ans.
Fromagerie Graindorge à Livarot : gratuit.
Domaine Le Père Jules à Lisieux (cidrerie) : visite gratuite du domaine et dégustation.
Domaine Dupont à Victot-Pontfol (cidrerie) : visite gratuite de la distillerie et des chais.
Côte Fleurie :
Labyrinthe du Pays d’Honfleur à Equemauville : 6 €
Le Naturospace à Honfleur : 6,90 € par enfant et 8,90 € par adulte.
Le Paléospace à Villers-sur-Mer : 5,90 € par enfant et 8 € par adulte.
Du côté de Vire :
Luge d'été au Viaduc de la Souleuvre : 4 € la descente, 2,50 € le matin
Saut à l'élastique, tyrolienne, balançoire géante … au Viaduc de la Souleuvre : 139 € le premier saut, (69 € le deuxième), 39 € la descente de tyrolienne (15 € la deuxième).
Jardin pieds nus au Viaduc de la Souleuvre : 4 €
Bowling de Vire : à partir de 3,50 € la partie.
Centre Aquatique Aquavire à Vire : 4,90 € par enfant et 6 € par adulte.
Les chèvres de la Saffrie , ferme pédagogique à Montchamp : 6 € par personne.
Suisse Normande et Bocage :
Parc zoologique de Jurques  : 11,50 € par enfant et 17,50 € par adulte (haute saison). 11 € et 17 € (basse saison). Tarifs famille nombreuse : 10,50 € (enfants) et 16,50 € (adultes).
Musée du Chemin de fer Miniature à Clécy : 6,50 € par enfant et 8,50 € par adulte.
Canoë-kayak  : bases de loisirs de Clécy et de Pont d'Ouilly ; kayak club de Thury-Harcourt. A partir de 8 € l'heure.
Centre Aquatique Aquasud à Thury-Harcourt : 4,50 € par enfant et 5,50 € par adulte..
Ferme de la Cordière à Noyers Bocage, ferme équestre, balades : 12 € la sortie poney (poney en main). 25 € l'heure de cheval (tarifs de base – Autres formules).
Souterroscope des Ardoisières à Caumont-l'Eventé : 4,90 € par enfant et 9,95 € par adulte.
La Cave de la Loterie à Clécy  : visite de la cidrerie et dégustation : gratuit pour les enfants, 2 € par adulte.


A pied, à cheval ou dans les airs : le Calvados sous tous les angles


A pied, à cheval ou dans les airs : le Calvados sous tous les angles - Canoë sur l'Orne, Clécy.
© www.calvados-tourisme.com

Avec sa nature généreuse, son relief et ses paysages variés, le Calvados se prête à de bien belles balades. Pagayer, nager, marcher, chevaucher, pédaler, voler... Qui veut voyager loin, ménage ses montures. Alors, profitez de tout un peu, à volonté  !
Sur l'eau. Entre son littoral et les cours d'eau qui le sillonnent, le département invite aux balades et randos nautiques, moyennant une condition, savoir nager. A noter que la rando peut s'avérer plus difficile physiquement que la balade et requérir un niveau technique de base. Alors balade en kayak du côté de Clécy ou au cœur de l'estuaire de l'Orne, balade en mer sur la Pointe du Hoc ou à Honfleur, balade en char à voile au pied des Vaches Noires, randonnée palmée sur Gold Beach, balade sur la Touques à la découverte de Trouville, balade nature au fil de la Dives... le choix est vaste.
A pied. Là encore il faudrait consacrer des pages aux balades et randos pédestres. Suisse Normande, bocage, plages du Débarquement, Pays d'Auge... Tous les coins du département se sillonnent à pied au gré d'un circuit court ou d'une boucle plus longue. Les topo-guides du Calvados vous seront d'une aide précieuse pour préparer votre rando, sans parler des sorties à thèmes organisées par les Offices de tourisme, à la découverte de la faune ornithologique ou de la fabrication du cidre par exemple.
A cheval. On l'a déjà dit mais il est bon de se répéter parfois, le Calvados est le pays du cheval. De nombreux sentiers et circuits sont balisés pour la promenade équestre. A noter qu'il existe aussi un excellent topo-guide intitulé « De la Suisse Normande au Pays de Falaise à cheval ». A commander sur le site du Comité Départemental du Tourisme du Calvados.
A vélo. Topo-guides des randos à vélo, carte des véloroutes, circuits VTC et VTT sont autant d'outils consultables sur le site du CDT du Calvados. Il est également possible de télécharger la brochure « Guide du Calvados à Vélo ». A noter, dans les offres de circuits à thème, « De Bayeux aux plages du Débarquement à vélo », en compagnie d'un guide. Et pour une sortie ludique en famille, pensez au vélorail...
Dans les airs. Pour prendre de la hauteur, choisissez la balade dans les airs. Parapente et parachute pour les plus sportifs, avion, ULM ou carrément montgolfière pour les plus contemplatifs, les adresses sont à retrouver au fil de votre guide...
Pour vous aider : www.calvados-tourisme.com

Activités de plein air


Asnelles - Chars à voile sur la plage d'Asnelles.
© www.calvados-tourisme.com
La Vélo Francette ®  : les deux-roues de la liberté
« Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette... »
Il n’y a pas meilleur refrain pour se motiver. En trois coups de pédales, vous voilà en selle. Au départ de l’Office de tourisme de Ouistreham, cap sur Domfront dans l’Orne. C’est, là, le premier des cinq tronçons *  qui jalonnent le long ruban de 617 km aménagé pour les deux-roues entre le littoral normand et La Rochelle, sur la côte atlantique, terminus d’une belle escapade entre villes et villages.
* Ouistreham-Caen-Flers-Domfront ; Domfront-Laval-Angers ; Angers-Saumur ; Saumur-Niort ; Niort-La Rochelle.
Papa, maman, tonton, tata et moi...
Vous n’êtes pas sur le Tour de France et, surtout pas là, ni pour brûler des étapes ni pour battre des records. Votre séjour dans le Calvados vous donne, au contraire, l’occasion de prendre le temps de le visiter autrement. En famille (papa, maman et les enfants, grand-père, grand-mère, les tontons et les tatas, les cousins et les cousines, en prime !), entre amis, avec les amis des amis ou en amoureux. En tandem ou en monocycle. Dès le départ, la Vélo Francette ® , c’est la liberté avec un grand L. On part quand on veut, au rythme où l’on veut avec une multitude d’endroits et d’étapes où s’arrêter. Selon le thème de son choix : certains préfèreront les châteaux, d’autres les petits marchés des villages, le terroir et la gastronomie, les fermes cidricoles. D’autres en profiteront pour compléter leur collection de photos de lavoirs, de moulins, de haras ou de manoirs, fleurons du patrimoine de ce beau département « bas- normand ».
Bien sûr, vous ne pourrez tout faire en une seule journée (ménagez votre monture) et il vous faudra trouver où manger et où dormir. Vous trouverez bon nombre d’adresses dans ce guide et son grand frère, le guide Normandie (hôtel, chambres d’hôtes, campings, gîtes, séjours à la ferme, restaurants, Offices de tourisme, loueurs et réparateurs de vélos...) excellent complément au site de la Vélo Francette ® . Il est, quoi qu’il en soit, fortement conseillé de préparer votre voyage.
De Ouistreham à Domfront (126 kilomètres)
Ce tronçon relie les plages du débarquement (Sword au départ de Ouistreham) à Domfront, dans l’Orne. On ne peut parler de la première partie de la Vélo Francette ® sans parler du département voisin, prolongement naturel du Calvados par ses paysages et plus particulièrement au travers de la Suisse-Normande qui les relie l’un à l’autre. Le dos à la mer, cap sur la montagne ! Là, vous vous laisserez guider par les méandres de l’Orne, du Noireau, de la Varenne ou par l’emblématique et escarpée Roche d’Oëtre, le long de voies vertes ou de routes bucoliques, offrant des panoramas à 360° sur le bocage normand.
Cette section peut être découpée, selon la force de vos mollets et de votre cœur, en cinq étapes plus ou moins sportives
Ouistreham-Caen : 15,6 km  : l’itinéraire longe le canal de l’Orne et son ancien chemin de halage aménagé en voie verte reliant le littoral à Caen. Au passage, admirez le pont de Pegasus Bridge, lieu historique du D- Day. La piste cyclable mène jusqu’au port de plaisance de Caen
Caen-Thury-Harcourt-vallée de l’Orne et Suisse normande (29,2 km) . C’est la voie verte de la Suisse Normande qui longe l’Orne dans son milieu naturel. Ce tracé est aménagé sur une ancienne voie ferrée.
Suisse normande-Thury-Harcourt-Pont d’Ouilly (24,5   km ). Une étape très nature au cœur de la Suisse Normande et sur sa voie verte, où on longe les méandres de l’Orne et ses gorges de granite sculptées. C’est le paradis des canoës et bientôt le vôtre si vous faites une halte, ici, au cœur de la vallée, dans les villages de Thury-Harcourt, Clécy et Pont-d’Ouilly.
Pont d’Ouilly-Condé-sur-Noireau-Flers (33,5 km). Vous allez entrer de plain-pied dans l’Orne par un parcours bucolique en Suisse Norman le long du Noireau. Attention aux mollets ! La vallée présente de nombreux. À proximité du Mont de Cerisy, la véloroute se fait plus douce jusqu’à Flers et son château. ( Des travaux peuvent être en cours, la signalisation sera mise en place en cas de déviation).
... avec une alternative
Pont d’Ouilly-La Roche d’Oëtre-Flers (30,6 km). Il existe une alternative pour arriver à Flers. Une étape sportive et grandiose qui mérite l’effort consenti via La Roche d’Oëtre. Du haut de ses 118 mètres, un panorama grandiose sur les gorges boisées de la Rouvre vous attend. Le lieu est classé « Espace Naturel sensible » au cœur de la plus ancienne montagne d’Europe. Ensuite, les routes bocagères agréables mais pentues vous porteront vers Flers.
Flers-Domfront (23,1 km). Après la gare de Flers, en périphérie de la ville à proximité de La Selle-la-Forge à « Fumeçon », la piste stabilisée de la voie verte descend en pente douce le cours de la Varenne, qu’elle croisera sans cesse tout au long du parcours. Le petit patrimoine du passé minier et bocager alentour se visite
Et voilà !
Notre périple avec vous sur La Vélo Francette ® (partie Calvados-Orne) s’arrête ici. Il vous reste encore quelques kilomètres à travers la Normandie et 490 kilomètres jusqu’à La Rochelle. Munissez-vous des guides régionaux du Petit Futé pour avoir sur vous les meilleures adresses et des conseils toujours plus futés les uns que les autres. Bonne route ! On attend votre retour dans le Calvados pour nous raconter.
Plus d’infos (cartes, descriptifs, difficultés des itinéraires) et conseils sur : www.lavelofrancette.com ou www.calvados-tourisme.com
Pas de vélo ? Alors à pied !
Même à pied, le Calvados se visite de long en large, du fond de la vallée au sommet des crêtes de la Suisse normande. Voici, là encore, quelques idées pour vous faire découvrir des paysages à la fois verts et vertigineux, à la fois historiques et gastronomiques (les deux vont, parfois, ensemble. Si, si !)

EN FAMILLE
Guinguette et balade autour de Clécy . Départ de Clécy. 3 km – Durée : 50 minutes.
Beuvron balade à travers le haras et vue au niveau de la chapelle Clermont sur Pays d’Auge.
Départ de Beuvron-en-Auge. 6 km. Durée 2 heures.
La Boucle du Hom, le cœur Omega de la Suisse normande. La vallée de l'Orne décrit un large méandre encaissé formant une presqu'île appelée « Hom ». Magnifiques panoramas sur la Suisse-Normande. Départ de Le Hom. 6 km. Durée : 2h30.
PANORAMIQUES

Omaha (également site du Débarquement. Un des plus beaux circuits de Normandie sur la plage célèbre de Omaha Beach lieu de débarquement des américains. Possibilités de faire les deux boucles (8 km) ou une seule (4 km). Accès possibles au cours de la balade pour visiter le cimetière américain.
Départ de Colleville-sur-Mer. Distance : 9 km. Durée : 3 heures.
La Vallée de la Souleuvre-Gorges de la Vire . Circuit composé de chemins creux et vues panoramiques sur la Vallée de la Souleuvre depuis le Viaduc qui porte le même nom.
Départ de Souleuvre-en-Bocage. Distance : 7.2 km. Durée : 2h45.
Suisse Normande-Vallée de l’Orne. Départ de Rapilly. Distance : 7.5 km. Durée : 2h30.
Crêtes de suisse normande – Pain de Sucre et Rochers des Parcs
Départ de Le Vey. Distance : 8.5 km. Durée : 2h30.

Les Hauts Vents
Départ de Clécy. Distance : 11 km. Durée : 3 heures.
Une exception à VTT
L’Eminence . Un des points culminants de la Suisse Normande. Site vallonné à proximité du village de Clécy, vous apprécierez le panorama exceptionnel.
Départ de Clécy. Distance : 27 km. Durée : 2h55. Dénivelé : 717 m.
AU CŒUR DES ESPACES NATURELS
Téléchargeables et visibles sur www.cirkwi.com (mobile ou appli)
Sallenelles , réservé ornithologique avec observatoires et visite de la maison de la nature
Circuit découverte, balisé avec panneaux explicatifs. En visite libre, chiens tenus en laisse. Location de jumelles possible à la Maison de la Nature et de l'Estuaire à Sallenelles.
Départ de Merville-Franceville-Plage. Distance : 3 km. Durée : 1h30.
La brèche au diable, rivières parsemés de rochers.
Les deux promontoires rocheux surplombant le Laizon offrent aux promeneurs un superbe panorama. Cette terre de légendes est également un site archéologique de première importance
Départ : Soumont-Saint-Quentin. Distance : 2.9 km. Durée : 1 heure.
Les berges et prairies autour de L’Orne à deux pas de l’hippodrome de Caen
Situées aux portes de l'agglomération caennaise, les berges de l'Orne offrent un paysage très ouvert sur les prairies inondables du marais de Fleury-sur-Orne à l'hippodrome de Caen. Cet espace naturel est une vaste zone humide préservée où vous pourrez croiser des chevreuils en journée ! Départ de Caen. Distance : 4.1 km. Durée : 1h15.
Le marais et le parc naturel Cotentin/Bessin
A la rencontre de l'ancien château des Evêques de Bayeux, situés au cœur de ces derniers. En chemin, vous traverserez le plus vieux hameau de Neuilly-la-Forêt : Saint-Lambert qui fut autrefois un petit port.
Départ de Neuilly-la-Forêt. Distance : 7 km. Durée : 2 heures.
A deux pas de Honfleur une forêt classée
Propriété du Conservatoire du Littoral, cette forêt est un plaisir pour les yeux, avec ses Rhododendrons, son allée de hêtres et ses arbres aux formes étonnantes. Vous pourrez également y découvrir les indices de présence de la Martre des pins, de l'Ecureuil, du Blaireau ou encore du Pic noir. Départ d'Equemauville. Distance : 4.8 km. Durée : 1h30.

AUTOUR DES PRODUITS NORMANDS
Pommes et vergers :
« Entre la pomme et l’alambic  » sur le thème « brasser et bouillir ».
Départ de Saint-Cyr-du-Ronceray près d’Orbec. Promenade entre vallée de la Touques et vallée de l’Orbiquet. Boucle de 7 km Durée : 2h30.
La coquille Saint-Jacques. Départ de Grandcamp-Maisy. Distance : 10 km. Durée : 3h.
AUTOUR DU DEBARQUEMENT
Omaha (voir également sites panoramiques) . Possibilité de faire les deux boucles (8 km) ou une seule (4 km). Accès possibles au cours de la balade pour visiter le cimetière américain .
Départ de Colleville-sur-Mer. Distance : 9 km. Durée : 3h.
Courseulles
231 e Brigade Britannique .Départ de Meuvaines. Distance : 14 km. Durée : 3h30.
69 e Brigade Britannique . Départ de Ver-sur-Mer. Distance : 20 km. Durée : 5h.
De la batterie de Longues au cap Manvieux. Ce circuit offre un panorama imprenable sur les vestiges du port artificiel d'Arromanches.
Départ sur le site de la Batterie allemande Longues-sur-Mer. Distance : 12.5 km. Durée : 3h15
Batterie de Merville. Départ de Varaville. Distance : 18 km. Durée : 4h30.
Vous retrouverez toutes ces idées de balades et bien d’autres sur
www.calvados-tourisme.com/fr/bouger/a-pied.php


2 CV ou estafette : des kilomètres de bonheur en Normandie

Elle fut la star chouchoutée et admirée des films des années 1960. Non il ne s’agit pas de BB (Brigitte Bardot). La star ? C’est la 2 CV du Corniaud (« Forcément, elle va marcher beaucoup moins bien » ) ou celle de la « bonne sœur casse-cou à la conduite musclée » de la Grande Vadrouille.
« Deuche », « Deudeuche », « Deux pattes » : drôle et coquine à la fois, la plus légendaire des voitures populaires reprend la route. Club, classique ou Charleston, la 2 CV est à vous pour des kilomètres de bonheur à la découverte de la Normandie, de son terroir et de ses paysages. Vous préférez sa cousine, l’Estafette ? «  Alouette « ? C’est parti pour la balade ! Chouette, non ?
En groupe ou en individuel(s), pour une demi-journée, une journée, un week-end.., en toute liberté ou en circuit personnalisé avec ou sans animateur-accompagnateur, pour des événements privés ou professionnels, pour un anniversaire, un séminaire d’entreprises, un enterrement de vie de garçon ou de jeune fille ou simplement, pour une balade en amoureux, le plein d’essence est fait pour un plein de bonne humeur.
Formules à la carte :
- Du Calvados à la Seine-Maritime, plusieurs circuits de base et plusieurs formules vous donnent des idées pour dérouler, tranquillement, le ruban de l’asphalte.
- Fous rires et radioguidage : le top c’est quand même la méthode « radioguidage », où l’on suit, grâce à la CB (prononcer Cibi), l’un ou l’autre des GPS humains –alias Charlotte ou Philippe- qui, chemin faisant, nous précède et nous abreuve de conseils directionnels, d’anecdotes et d’histoires drôles, surtout... Fous rires garantis .
... et quatre circuits
- Le Pays d’Auge et la Côte Fleurie : de Honfleur à Deauville par Pont-L’Evêque et la Vallée de la Touques. Départ de Pont-L’Evêque.
- Le Bessin et les plages du Débarquement : de la Pointe du Hoc à Bayeux en passant par Omaha Beach, Port-en-Bessin et Arromanches. Départ de Bayeux ou Trévières.
- La Côte d’Albâtre : de Honfleur au Havre par le Pont de Normandie, Octeville, les falaises de raies, le Cap de la Hève et la Baie de Seine. Départ de Pont-L’Evêque.
- La Vallée de Seine : de Honfleur au Marais de Vernier par les bords de Seine, le Pont de Tancarville et le bac de Quilleboeuf. Départ de Pont-L’Evêque.
- « Knut ! Knuuut ! »... Ca c’est votre klaxon qui fera bien des envieux !
Avec qui et où ?
- La Normandie en 2cv. 6, rue du Long Clos. 14130 Pont-L’Evêque. Tél : 02 31 65 20 79 ou 06 81 38 73 08.
Avec Philippe : 06 81 38 73 08 ou Charlotte : 06 80 92 22 90
A découvrir sur www.balades-2cv-normandie.com.
Contact : info@balades-2cv-normandie.com
Combien ?
- A partir de 69 € par personne en 2CV (base 4 personnes par voiture) la demi-journée et 99 € la journée (sans repas).
- A partir de 59 € par personne en estafette (base 8 personnes par véhicule), la demi-journée et 89 € la journée (sans repas)


Le Calvados pour tous

Passer ses vacances comme M. et Mme Toutlemonde lorsqu’on est différent, c’est un vrai défi. Parce que même si les normes d’accessibilité pour les nouvelles constructions sont drastiques, en ce qui concerne l’ancien, tout dépend beaucoup de la volonté individuelle. C’est dans la perspective de proposer des « destinations pour tous » que le label Tourisme et Handicap a été créé en 2001, récompensant les démarches effectuées par certains professionnels du tourisme pour accueillir des personnes en situation de handicap moteur ou mental, des personnes non-voyantes ou malentendantes. Dans le Calvados, un certain nombre d’établissements et de lieux aussi divers que des plages, des restaurants, des offices de tourisme ou des chambres d’hôtes possèdent ce label.
Leur liste est disponible sur le site Internet de Calvados Tourisme : www.calvados-tourisme.com. De son côté l’APF (Association des Paralysés de France) édite un précieux guide du tourisme accessible, intitulé « Le Calvados Accessible », mis à jour chaque année et qui recense tous les sites, prestataires ou services du Calvados considérés accessibles aux personnes handicapées moteur avec un certain degré d'autonomie. Ajoutons également qu’à l’initiative de l’ADTLB (Association de Développement territorial et local du Bessin), nombre de villages du Bessin (Creully, Arromanches, Mosles, Isigny-sur-Mer…), sont balisés par un circuit de découverte « Mon Village se raconte », dont les panneaux d’interprétation possèdent une partie en braille. En ce qui concerne les activités sportives, outre le guide de l'APF, il existe un site incontournable par son exhaustivité : www.handisport-basse-normandie.org.
Pour que le parapente, l'équitation et le char à voile ne soient plus le privilège des autres...


617 kilomètres de la Manche à l’Atlantique

La Vélo Francette ® , c’est 617 kilomètres de routes et de chemins entre Ouistreham et la Rochelle, six départements (Calvados, Orne, Mayenne, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Maritime), trois parcs naturels régionaux à cheval sur trois régions (Normandie, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine), 25 villes et villages traversés.
« La Vélo Francette est un véritable épopée touristique, ponctuée de nombreux rétros-pédalages ». Vous avez manqué quelque chose ? Faites demi-tour, vous ne le regretterez pas.

Randonnées pédestres
Les chemins de randonnées pédestres sont nombreux dans le Calvados. Le département édite plusieurs dizaines de topo-guides différents, autant dire que vous n’avez que l’embarras du choix. Que ce soit en bord de mer (circuit d’Omaha à Colleville, sentiers des douaniers de Port-en-Bessin), ou dans les terres, en Suisse normande ou dans le Pays de Falaise (ce dernier ne propose pas moins de 450 km de chemins balisés) voici un moyen de découvrir la nature et le patrimoine locaux à son rythme.

Randonnées à cheval et à dos d’âne
Dans le Calvados le cheval est roi. C'est ici que l'on trouve la plus grande concentration de haras à l'hectare, environ un tous les quatre km 2 . La filière équine représente 6 000 emplois permanents, du vétérinaire au maréchal-ferrant, en passant par les palefreniers ou les éleveurs. 5 % de la population active vit, d'ailleurs, du cheval. Le chiffre est éloquent. Le cheval, dans le Calvados, appartient à tout le monde. Les occasions sont multiples et diverses pour aller à sa rencontre. Découvrez‐le pendant vos vacances. Voici pêle-mêle quelques idées accessibles et même souvent gratuites. Réserver une balade à cheval dans un centre équestre (des cours et des stages sont dispensés aux néophytes comme aux cavaliers confirmés), dormir auprès des chevaux dans une chambre d'hôtes, parier sur l'un des 8 hippodromes (Cabourg, Deauville, Dozulé, Lisieux, Caen, Saint-Pierre-sur-Dives, Caen, il y a des courses tous les jours) ou visiter simplement les coulisses à la rencontre des jockeys et des entraîneurs, assister aux spectacles en nocturne, visiter un haras, assister à un spectacle équestre, partir cheveux au vent pour une longue balade à cheval sur la plage (attention toutefois, les promenades sont réglementées, il faut respecter certains horaires qui dépendent des marées) ou au cœur de la campagne (nombreux itinéraires thématiques). En 2014, le Calvados a accueilli, avec ferveur et panache, les Jeux équestres mondiaux, le plus grand événement au monde en la matière. Pour être (presque) complet, signalons les infrastructures de qualité, tels le pôle International du cheval de Deauville, le CIRALE (Centre d'Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices Équines) à Goustranville, le « pôle Hippolia » à Caen qui regroupe des établissements de renommée internationale pour favoriser l'innovation et la recherche scientifique équine française, la clinique équine de la Madelaine de Cussy, près de Bayeux, spécialiste en médecine et chirurgie équine. Ils font eux aussi la réputation de ce Calvados, terre de cheval.


Et si on allait aux courses !


Et si on allait aux courses ! - Course hippiques sur l'hippodrome de Cabourg.
© www.calvados-tourisme.com

Le Calvados compte huit hippodromes où les meilleurs chevaux viennent courir. De Caen – le plus ancien et le plus urbain –, à Cabourg – le plus nocturne –, en passant par Deauville-La-Touques et Clairefontaine – les plus prestigieux –, Dozulé ou Saint-Pierre-sur-Dives – les plus champêtres – (1) , Lisieux et Vire à la fois ville et campagne, les turfistes trouvent, chaque jour, leur bonheur. Que les amateurs ou les néophytes se rassurent. Ils ne sont pas oubliés. On parie que vous allez vite vous laisser entraîner jusque dans l'enceinte de l'un d'entre eux, puis jusqu'au bord des pistes, tant les hippodromes et leur effervescence font partie du paysage, de l'art de vivre bas-normand, même. Tout est fait, désormais, pour attirer le grand public et lui faire partager les émotions, la magie d'une après-midi ou d'une soirée aux courses : entrée (souvent) gratuite, restauration (gastronomique, rapide...), espaces de jeux, aires de pique-nique, goûters et animations pour les enfants, visite des coulisses et des écuries, spectacles, feux d'artifice, initiation aux paris... Vous l'aurez compris, l'hippodrome n'est pas réservé qu'aux professionnels, ni à une certaine catégorie de spectateurs. Il est aussi un lieu de divertissements et de loisirs pour toute la famille. Alors ? Trot ou galop ? (1) Certains hippodromes à l'instar de Dozulé et de Saint-Pierre-sur-Dives n'accueillent que trois réunions par an.
La clé des champs
Hippodrome de Cabourg (trot)
Avenue Michel D'Ornano – 4390 Cabourg ✆ 02 31 28 28 80 Entrée : 3 € ; moins de 18 ans : gratuit Restauration panoramique : ✆ 02 31 28 28 90. Brasserie d'été panoramique www.hippodrome-cabourg.com
Hippodrome de Caen-La Prairie (trot)
Boulevard Yves Guillou – 14000 Caen ✆ 02 31 27 50 80 Entrée : 3 € ; moins de 18 ans : gratuit Restauration panoramique : ✆ 02 31 27 50 90. www.hippodrome-caen.com
Hippodrome de Deauville-Clairefontaine (trot -plat-obstacles)
14800 Tourgéville ✆ 02 31 14 69 00 Restauration : ✆ 02 31 14 69 00 Entrée : 5 € ; gratuit pour les enfants. www.hippodrome-deauville-clairefontaine.com contact@hippodrome-deauville-clairefontaine.com
Hippodrome de Deauville-La-Touques (plat)
45 avenue Hocquart-de-Turtot – 14800 Deauville ✆ 02 31 14 20 00 www.france-galop.com Restauration : ✆ 02 31 14 20 53 - 02 31 14 31 14 Entrée : 3 € (dimanche et jours fériés 4 €) ; gratuit moins de 18 ans.
Hippodrome de Dozulé (trot)
La Couperée – 14430 Dozulé Secrétariat : ✆ 02 31 64 35 36 Restauration champêtre : ✆ 02 31 72 40 38 Prochaines courses : mercredi 5 août et 12 aout 2015
Hippodrome de Lisieux-Pays d'Auge (trot – plat)
Rue Edouard-Branly ✆ 02 31 31 03 28 Restauration : ✆ 02 31 31 03 28 - 06 23 39 26 83. Entrée : 3 € (gratuite pour les moins de 18 ans). sdcl@wanadoo.fr www.hippodromedelisieux.fr
Hippodrome de Saint-Pierre-sur-Dives (trot)
14170 Saint-Pierre-sur-Dives Secrétariat : ✆ 02 31 20 29 32 Restauration champêtre Prochaines courses : samedi 22, dimanche 23, lundi 24 août 2015
Hippodrome de Vire – Robert Auvray (trot -plat)
Martilly – 14500 Vire ✆ 02 31 68 14 50 hippodrome.vire@orange.fr www.lescourseshippiques.com/hippodrome/533/vire.html
Vous trouverez le calendrier des réunions de chaque hippodrome à la page des communes concernées.


« La chevauchée de Guillaume » : 208 km en 8 étapes

Cette randonnée équestre emblématique emprunte en partie l’itinéraire de la folle chevauchée de Guillaume Le Conquérant qui, en 1047, dut fuir Valognes (Manche) à la hâte pour rejoindre son fief de Falaise afin d’échapper aux barons normands qui le poursuivaient. Un périple de 208 kilomètres en 8 étapes de la Baie des Veys (Géfosse-Fontenay) à Falaise proposé par les offices de tourisme. Vous ferez en huit jours ce que Guillaume a fait en une journée. Une fabuleuse occasion de traverser les paysages du Bessin et les plages du Débarquement, les chemins creux du Bocage Normand et de la Suisse-Normande.
Un clic pour préparer votre séjour : www.chevaucheeguillaume.com/.
Détail des étapes, hébergements, transferts des bagages, sites incontournables, maréchaux ferrants et professionnels équins etc.
Office de Tourisme Bayeux Intercom. 4 place Gauquelin Despallières. 14400 Bayeux. Tél : 02 31 51 28 28. www.bessin-normandie.com

Balades à vélo, cyclotourisme et VTT
Le Calvados a beau être une terre de cheval, les adeptes du deux-roues ne sont pas en reste. Chemins littoraux, de campagne ou en forêt, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Pistes cyclables, routes partagées, voies vertes ou vélorails, de nombreux aménagements ont été faits pour démultiplier les possibilités de promenades. Vous pouvez d'ailleurs retrouvez ces itinéraires sur le site de l'Office départemental du tourisme (www.calvados-tourisme.com) ou vous procurez la brochure Le Calvados à vélo , dans les offices de tourisme. Un outil clair, détaillé et futé pour les amoureux du vélo. Nous, on peut déjà vous donner quelques pistes : le vélorail au départ du Pont du Coudray, à Amayé-sur-Orne, qui emprunte une ancienne voie de chemin de fer sur 14 kilomètres (aller et retour), sympa pour changer du VTT classique ; ou l'incroyable Vélo Francette (630 km de Ouistreham à La Rochelle, rien que ça), qui traverse le département (rassurez-vous, vous pouvez aussi n'en faire qu'une portion !) Bref, enfourchez vos vélos et partez à la découverte des paysages calvadosiens !


Les vélorails de la Vallée de l'Orne à la Suisse normande

La ligne ferroviaire Caen-Flers de l’Orne est une ligne historique et une des plus belles de mémoire de cheminots. Une poignée de bénévoles s’emploie à la mettre en valeur grâce aux Vélorails, une manière aussi bucolique que pure et naturelle pour découvrir le patrimoine environnemental, culturel, historique et industriel de la Vallée de l’Orne. L’occasion de visiter, autrement, le Calvados et l'Orne son département voisin, de faire le plein de sensations, le long du fleuve, entre paysages forestiers et ouvrages d’art. Ouvrez grand vos yeux et préparez vos mollets.
D’avril à octobre au Pont du Coudray (Mutrécy au dus de Caen)
L’activité des Vélos-rails de la Vallée de l’Orne se situe, actuellement, sur la section Mutrécy-Clinchamps à Thury Harcourt de la ligne Caen-Flers-Domfront-Laval.
Rendez-vous au Pont du Coudray, le mercredi à 15h (moyenne saison) . Week-ends, ponts et jours fériés et tous les jours en juillet et août. Départs à 10h – 12h30 - 15h – 17h30. Se présenter 20 minutes avant le départ. Pour les groupes, autres horaires sur réservation. Evolution possible du circuit pendant l'été.
Petit parcours  : 14 km, aller-retour. Durée 2h15.
Combien  ? 20 € la balade (16 € à partir de 4 vélorails).
Grand parcours de 28 kilomètres aller-retour (uniquement sur réservation). Départ du Pont-Coudray vers Thury-Harcourt. Départ 9h15, retour au Pont de Coudray 17h15. Pause de trois heures à Thury-Harcourt (départ à 15h)
Combien ? 35 € (vélorails de deux ou cinq places maximum).
Parking et des tables de pique-nique sont à votre disposition.
Restauration possible à L’Auberge du Pont du Coudray. ✆ 02 31 80 53 55 - www.pontducoudray.fr.
Infos et contacts :
Les Vélorails de la Vallée de l’Orne. Le pont du Coudray – 14320 Clinchamps-sur-Orne.
✆ 02 31 06 05 06 - 06 32 88 51 62
www.velorails-valleedelorne.com 
contact@velorails-valleedelorne.com
ET AUSSI
De mars à novembre à Pont-Erambourg (près de Condé-sur-Noireau).
Vélorail des Collines normandes. Rendez-vous à Pont-Erambourg, à deux kilomètres de Condé-sur Noireau. Entre Calvados et Orne, découverte de la pittoresque vallée du Noireau (jusqu'au tunnel des Gouttes sur la commune de Pont-d'Ouilly) pour un parcours de 13 km aller-retour (durée de 1h45).
Du 19 mars au 1 er novembre, les week-ends, les ponts et les jours fériés, départ toutes les heures de 10h30 à 17 h30. Le mercredi, départs uniquement à 14h30 et 15h30. Toute la journée 7 jours/7 en juillet et août. Vacances scolaires en fonction de la météo.
Pour les groupes, autres horaires possibles sur réservation.
Combien  : 20 € pour la balade de 13 km (aller-retour, durée 1h45). Groupe à partir de 4 vélorails : 18 € le vélorail.
Infos et contacts :
Vélorails des Collines normandes. Gare de Pont-Erambourg – 61790 Saint-Pierre du Regard
✆ 02 31 69 39 30 - www.rails-collinesnormandes.fr

Alpinisme, escalade et via-ferrata


Clécy - Escalade à Clécy.
© www.calvados-tourisme.com
Pour pratiquer l'escalade, la Suisse normande est l'endroit rêvé à donner le vertige. Il séduit les amateurs et les plus aguerris. Le relief, escarpé, fait le bonheur des amoureux de sensations fortes : escalades, descentes en rappel... Des stages sont organisés sur le site exceptionnel des Rochers des Parcs à Clécy. Il existe aussi des sites à Falaise sur le Mont Myrrha (d'où l'on peut apercevoir le château de Guillaume-le-Conquérant), à Carvin, près du Bény-Bocage et à Soumont-Saint-Quentin.
✆ 02 31 79 70 45 (Thury-Harcourt) –   www.suisse-normande-tourisme.com
Le site de la Souleuvre apporte sa dose d'émotions à La Ferrière-Harang, près de Vire.
✆ 02 31 66 31 66 - www.ajhackett.com

Golf
En quelques années, le golf a fait son trou dans le Calvados. De Cabourg à Bayeux, de Trouville à Clécy, il s'est très heureusement épanoui sous les pommiers et en bord de mer. Le club et le chariot font partie de la panoplie du (presque parfait) sportif, aguerri ou amateur, riche ou pas riche du tout. Golf de terre, golf de mer, golf de prairie ou de bocage, 14 parcours sont aménagés à proximité des centres-villes et des plages. Va, côté Deauv', pour les golfs Barrière, particulièrement vastes avec leurs fairways manucurés, leurs greens rapides et sinueux... si vous avez un club... en or. Tout le monde peut aller planter son tee sur les « greens » moins people mais tout aussi verts, souvent plus didactiques comme celui d'Omaha Beach à Port-en-Bessin avec sa superbe vue sur les plages du débarquement (d'une pierre deux coups !). Cela en fait l'une des meilleures destinations golfiques et historiques au monde. De quoi exercer son swing et rafraîchir sa mémoire où que l'on séjourne. On se laisse aussi tenter par le minigolf, pas du même genre, mais tellement sympathique et que l'on trouve dans de nombreuses villes de la côte. Leurs parcours très imaginatifs mériteraient d'ailleurs un petit classement.
Les principaux greens du Calvados
Golf de Cabourg-Le Home (18 trous)
38 avenue du Président Coty Le Home Varaville – 14390 Cabourg ✆ 02 31 91 25 56  www.golfclubdecabourglehome.com
contact@golfclubdecabourglehome.com Ouvert toute l'année.
Restauration
Golf public de Cabourg (9 trous)
Avenue de l'Hippodrome ✆ 02 31 91 70 53 - 06 23 17 82 63  www.cabourg.net
golf@cabourg.net Ouvert toute l'année.
Stages pour tous les niveaux.
Bar.
Golf de Caen (27 trous)
Le Vallon, Route de Caen
14112 Biéville-Beuville ✆ 02 31 94 72 09
caen.bluegreen.com caen.bluegreen.com
Ouvert toute l'année.
Restauration. Boutique. Séminaires.
Golf de Caen -Garcelles Secqueville (27 trous+ 6 trous école)
14540 Garcelles Secqueville ✆ 02 31 39 09 09  www.golfdecaengarcelles.com
garcelles@golfdegarcelles.com Ouvert toute l'année. 18 trous. 9 trous.
Domaine du Golf Clécy (18 trous)
Manoir du Cantelou – 14570 Clécy ✆ 02 31 69 72 72  www.golf-de-clecy.com
golf@golf-de-clecy.com Ouvert toute l'année.
Hôtellerie-Restauration.
Golf compact de Louvigny (6 trous)
Route de Louvigny – 14111 Louvigy ✆ 02 31 91 07 81  www.golfcompactlouvigny.com
golfcompactlouvigny@gmail.com Ouvert toute l'année.
Découverte ludique et un entraînement de qualité, grandeur nature.
Restauration.
Golf Blue Green d'Houlgate (18 trous)
Route départementale 24 - 14510 Gonneville-sur-Mer ✆ 02 31 24 80 49  www.bluegreen.com
houlgate@bluegreen.com Ouvert toute l'année.
Restauration.
Cahagnes (12 trous)
Ferme du Loterot
14240 Cahagnes
✆ 02 31 77 57 27
www.loterot.com
contact@loterot.com
Ouvert toute l’année
Hébergement
Golf d'Omaha Beach (36 trous)
La Ferme Saint-Sauveur
14520 Port-en-Bessin-Huppain ✆ 02 31 22 12 12  www.omahabeachgolfclub.com
info@omahabeachgolfclub.com Ouvert toute l'année.
Golf de Vire-La Dathée (18 trous)
Ferme de la Basse-Haye
14380 Saint-Manvieu-Bocage
✆ 02 31 67 71 01
www.golfdevire.fr
golfvire@free.fr
Ouvert toute l‘année. Horaires d’ouverture selon la saison
Golf de l'Amirauté (27 trous)
CD 278 - Tourgéville
14800 Deauville ✆ 02 31 14 42 00  www.amiraute.com – golf@amiraute.com Ouvert toute l'année.
Restauration.
Golf de Deauville-Saint-Gatien (27 trous)
Le Mont-Saint-Jean
14130 Saint-Gatien-des-Bois ✆ 02 31 65 19 99  www.golfdeauville.com
contact@golfdeauville.com
Ouvert toute l'année. Restauration.
Golf Barrière de Deauville (27 trous)
Saint-Arnoult – 14800 Deauville ✆ 02 31 14 24 24  www.golfs-barriere.com
golfdeauville@lucienbarriere.com –  Ouvert toute l'année.
Restauration.
Golf Barrière de Saint-Julien (27 trous)
Saint-Julien-sur-Calonne – 14130 Pont-L'Evêque ✆ 02 31 64 30 30
www.golfs-barriere.com – golfsaintjulien@lucienbarriere.com Ouvert toute l’année. Horaires d'ouverture variable selon la saison.
Restauration.
Plus en savoir plus golf.normandie-tourisme.fr

Chasse, pêche et nature

Pêche
Véritable loisir de plein air, la pêche se pratique autant en mer qu’au bord des rivières, chacun ayant sa préférence. En mer, la marée basse permet de pêcher ou plutôt de ramasser, en creusant quelque peu, des coques, couteaux, palourdes, crabes… Dans le creux des rochers, on peut dégoter des moules, tourteaux, crevettes, bigorneaux… Il faut savoir fouiller dans le sable et sous le varech, être patient et chanceux. La pêche peut être pratiquée aussi à la ligne en bateau ou sur les côtes, du haut d’un quai ou depuis un rocher. Les rivières regorgent de truites, brochets et autres poissons qu’on aime taquiner au calme. Le domaine privé de la Touques, au cœur du pays d’Auge, présente plus de 50 km de parcours classiques ou spécifiques mouche. S’y rassemblent truites de mer, farios, truites arc-en-ciel et ombres (capture interdite pour les ombres en cours d’acclimatation). Il est, cependant, prudent et respectueux pour l'environnement de lire les consignes et réglementations, quelle que soit la pêche choisie. Sur le littoral, il y a parfois des interdictions pour anticiper ne serait-ce qu'une intoxication, par exemple. De même en étang ou en rivière, le no kill oblige à relâcher sa prise.

Sports à sensation

Sports nautiques


Pont-l'Evêque - Parc de Loisirs du Lac de Pont-l'Evêque.
© www.calvados-tourisme.com

La voile et ses dérivés : les vents de la Manche font du département un haut lieu de voile, char à voile, planche à voile et autre speed-sail . Bref, tout ce qui peut glisser sur l’eau et sur le sable a sa raison d’être ici. Tout d’abord, la voile. Que ce soit des dériveurs, catamarans ou des optimists, on peut presque tout trouver dans la plupart des stations. Il faut savoir que, dans le Calvados, deux communes, Ouistreham et Courseulles-sur-Mer ont le label très prisé de Station Voile. Autre sport très pratiqué sur nos côtes : le char à voile. Les immenses plages qui s’agrandissent encore avec la marée descendante sont le lieu le plus propice à ce loisir. On peut s’y exercer dès l’âge de 10 ans. Sinon, le sport roi est, bien sûr, la planche à voile, praticable dans toutes les stations balnéaires. Mais sa pratique est réglementée, notamment pour éviter de faire tomber sa voile sur le crâne d’un pauvre nageur. Quant au speed-sail, ce skateboard à voile, il n’est pas encore très pratiqué. Il ressemble au char à voile, sauf qu’on est debout. De plus, il faut un peu plus de pratique que pour le char à voile, qui est très facile à manier. Les sensations du speed-sail sont sensiblement les mêmes que celles de la planche à voile, les chutes étant beaucoup plus douloureuses sur le sable que dans l’eau ! Petite consolation : c’est largement plus facile de repartir avec un speed-sail que de remonter sur la planche ! Notons aussi le développement du kite-surf sur le littoral du Calvados. Debout sur un surf, vous êtes tirés par un grand cerf-volant. Un sport difficile, mais qui procure des sensations incroyables !


Les côtes du Calvados, points d’ancrage pour la Liberté

120 km de côtes, douze ports de plaisance, une centaine de structures nautiques… Fort de ses atouts en matière de nautisme, le Calvados compte parmi les vitrines de l’industrie de la plaisance et des activités nautiques de Normandie. Le 75 e anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie est l’occasion de rappeler que les côtes du Calvados ont été, en juin 1944, le théâtre d’une Liberté retrouvée par la mer. Petit récapitulatif des manifestations organisées sur le littoral en 2019.
Mai
- Du 4 au 9 : «  La Berniéraise », rassemblements nautiques à Juno-Beach (Bernières-sur-Mer)
- Du 11 et 13 : « Houlgate Plein Vent » (festival de cerfs-volants et kitesurfs)
- Du 14 au 17 : Escale à Ouistreham de l’Hermione , réplique de la frégate qui emmena le Marquis de La Fayette aux États-Unis
- Du 16 au 26 : « Normandy Channel Race » au Départ de Caen (course au large)
- Du 20 au 24 : « Norlanda 2019 » à Caen
Mai-Juin
- Du 30 mai au 1 er juin : Finale du Championnat de France Senior, classes 7 et 8 de char à voile à Hermanville-sur-Mer,
- Du 30 mai au 2 juin : Coupe de Normandie en Calvados à Courseulles-sur-Mer
Juin
- 8, 9 et 10 : Coupe d’Europe de Char à voile à Asnelles
- 23 et 23 : Normandie Transpaddle sur le Canal de Caen (Paddle)
Août
- Fête de la mer et du maquereau à Trouville-sur-Mer.
- Championnats de France de Blokart (kart à voile) à Omaha Beach (Colleville-sur-Mer)
Septembre
- 14 et 15 : « Normandie Transpaddle » à Trouville-sur-Mer (Paddle)
D’octobre à décembre  : Fêtes de la Coquille Saint-Jacques à Ouistreham, Villers-sur-mer, Port-en-Bessin, Courseulles-sur-Mer, Grandcamp-Maisy et Trouville-sur-Mer…
Plus d’information sur www.calvados-tourisme.com

Sports d'eaux-vives
Le Calvados, sillonné de rivières, se prête admirablement à la pêche évidemment, mais aussi aux joies des sports d'eaux vives, du bateau à pédales à l'aviron, sans oublier le canoë-kayak, star absolue des activités sportives en Suisse Normande. A Thury-Harcourt, Clécy et Pont d'Ouilly, vous trouverez des bases nautiques prêtes à vous accueillir avec tout le matériel nécessaire à une descente de l'Orne réussie. Et désormais aussi sur Caen ! A vos pagaies !

Festivals et manifestations


Festivals et manifestations - Calvados


Houlgate - Fête du cerfvolant sur la plage d'Houlgate.
© www.calvados-tourisme.com

Fêtes


Quand la Saint-Jacques sort de sa coquille

De fin octobre à début décembre, l'emblématique coquille Saint-Jacques s'offre six grands rendez-vous dans les petits ports de pêche de la Côte normande. Depuis Villers-sur-Mer jusqu'à Grandcamp-Maisy en passant par Ouistreham, Port-en-Bessin, Courseulles-sur-Mer et Trouville, elle est la vedette des week-ends gastronomiques de fin d'année. Dégustations, menus « coquille » dans les restaurants, expositions de vieux gréements amarrés, visites de chalutiers, démonstration de ramendage (raccommodage de filets), atelier de nœuds marins, concours d'ouverture de coquilles Saint-Jacques, chants marins, rencontre des confréries normandes (Tripière d'Or, Chevaliers du Camembert, du Livarot, du Pont-L'Évêque, Gastronomes de la Teurgoule), fumaison de harengs et, bien sûr, vente de coquilles Saint-Jacques comptent parmi le copieux menu des festivités. (Calendrier, sous réserve, pouvant varier d'une semaine selon les organisateurs. Confirmation auprès des Offices de tourisme et sites Internet).
Sur l'agenda 2019
Ouistreham
19 et 20 octobre (9 e édition)
www.ville-ouistreham.fr
✆ 02 31 97 18 63
Villers-sur-Mer
26 et 27 octobre (24 e édition)
www.villers-sur-mer.fr
✆ 02 31 87 01 18
Port-en-Bessin
9 et 10 novembre (16 e édition)
www.bayeux-bessin-tourisme.com
✆ 02 31 22 45 80
Courseulles-sur-Mer
23 et 24 novembre (4 e édition)
www.courseulles-tourisme.fr
✆ 02 31 37 46 80
Grandcamp-Maisy
30 novembre et 1 er décembre ou 7 et 8 décembre (12 e édition) www.grandcamp-maisy.fr ✆ 02 31 22 62 44
Trouville
30 novembre et 1 er décembre ou 7 et 8 décembre (4 e édition)
www.trouvillesurmer.org
✆ 02 31 14 60 70


DÎNER SUR LA DIGUE
Promenade Marcel-Proust
Cabourg
✆  02 31 06 20 00
Deuxième quinzaine d'août. Réservation à l'office de tourisme.

C'est l'événement du mois d'août à Cabourg. Avec ce dîner, l'office de tourisme engrange la bonne humeur. Le concept est simple et original à la fois : des tables et des chaises installées sur la promenade Marcel-Proust. Chacun est invité à apporter son repas mais on peut aussi réserver des plateaux de fruits de mer, acheter des paniers ou des menus proposés par les restaurateurs et commerçants partenaires. Les costumes Belle Époque fleurissent de table en table. Un évènement unique que Proust aurait dépeint avec ravissement.


ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT – D-DAY FESTIVAL
Caen
De mi-mai à mi-juin.

Chaque année, les commémorations du Débarquement des troupes alliées en Normandie ont lieu dans toute la région, principalement pour l'anniversaire du D-Day, de mi-mai à mi-juin. Le "D-Day Festival Normandy", ainsi nommé, est mis sur pied, à l'unisson, dans le respect de la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie. Mi-juin, pour appuyer la demande de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l'Unesco, des feux d'artifices, visibles de toute la côte, éclairent le ciel d'une belle symphonie.
2019 célèbre le 75 e anniversaire du 6 juin 1944 et le D-Day Festival, sa 13 e édition. Vous trouverez le guide des rendez-vous dans tous les offices de tourisme. Infos sur ddayfestival.com ou bayeux-bessin-tourisme.com.


FOIRE DE PÂQUES
Parc des Expositions
Rue Joseph Philippon
Caen
foiredepaques.caen@gmail.com
Habituellement de la mi-avril à la mi-mai.

C'est la plus grande fête foraine de Caen et on l'attend avec impatience, en plus elle va de pair avec l'annonce des beaux jours (en règle générale, nous sommes quand même dans une région où le temps est capricieux) ! Durant quasiment un mois, vacances de printemps incluses, on peut apercevoir la grande roue (quelle vue de sa cime d'ailleurs) et ses congénères hauts en couleurs et lumières derrière la Prairie. Sur place, sur fond de musique "boum-boum" et forains au micro "allez allez messieurs dames, puissance maximale ! ", trains fantômes, autotamponneuses, chenilles, manèges à sensations plus ou moins fortes, karting, pêche aux canards ou tir à la carabine, tout est fait pour la plus grande joie des petits comme des grands. Choisissez quand même bien vos attractions, elles ne sont pas toutes données. Sur place on trouve évidemment de quoi se restaurer, ça sent les confiseries, la barbe à papa, les crêpes, le chouchou et les croustillons ! Des nocturnes sont organisées jusqu'à 1h du matin les week-ends.


LE MARCHÉ DE NOËL
Place Saint-Sauveur
Caen
✆  02 31 29 99 99
www.caenevent.fr
info@caenevent.fr
De fin novembre à fin décembre.

Du dernier week-end de novembre au dernier week-end de décembre, la place Saint-Sauveur vit au rythme du marché de Noël. Même si nous sommes encore bien loin des célèbres marchés de l'Est de la France, d'année en année, celui de Caen s'enrichit de nouvelles maisonnettes tout en essayant de respecter au maximum l'esprit traditionnel de Noël. On déplore cependant ces chalets trop colorés (roses, jaunes, bleus pour l'édition passée), pas très heureux et pour le coup, loin du traditionnel, ce n'est pas Pâques ! Pour le reste, décorations festives, sapins enguirlandés et Père Noël généreux contribuent tout de même à faire de cet événement un incontournable de la ville. Sur les étals : des décorations, du foie gras, du pain d'épices, du nougat à la coupe, des gaufres liégeoises, du thé, des marrons grillés et tout ce qui est artisanat : savons, bijoux, objets en bois... Pour les enfants, manège et maison du Père Noël ont de quoi les faire patienter jusqu'au jour J. Entre chants traditionnels et vapeurs de vin chaud, on respire une grande bouffée d'esprit de Noël.


LA TRIPIÈRE D'OR
Caen
Concours international organisé tous les ans à la mi-octobre par la Confrérie de la Tripière d'Or à Caen.

En dépit de ses 67 ans, la vénérable confrérie de « La Tripière d'Or » ne prend pas une ride. Bien au contraire. Qui ne connait pas les tripes à la mode de Caen ? Chaque année, ce fleuron de la gastronomie normande – ou mieux augeronne ! – fait l'objet d'un concours à l'issue duquel sont désignées les meilleures tripes du monde ! C'est du plus que sérieux : la recette est une science exacte qui, certes, peut évoluer d'année en année au gré de quelques infimes ingrédients et de palais changeants. De toute façon, la tripe à la mode de Caen est un patrimoine bien ancré dans son terroir. Le concours, réservé aux professionnels a vu, en 2018, la participation de 152 prétendants (bouchers, charcutiers, tripiers, restaurateurs). Les dégustations se sont déroulées sur deux jours. Le jury a couronné pour la 66 e édition, Christophe Durville, artisan-boucher, à Vimoutiers, dans l'Orne. L'occasion pour vous qui passez par là de faire le plein de quelques bocaux de ce millésime. Bon à savoir : la confrérie met également en place tout au long de l'année des dégustations, déjeuners et vente de tripes pour la valorisation de nombreuses autres recettes. L'association participe à de nombreuses foires, manifestations et rendez-vous gastronomiques. Vous ne pouvez pas passer à côté.
"Boucherie de la Place". 2, place de Mackau. 61120 Vimoutiers. Tél : 02 33 36 91 15.


LES RENCONTRES DE CAMBREMER
Cambremer
✆  02 31 63 08 87
www.lesrencontresdecambremer.fr
cambremer-tourisme@agglo-lisieux.fr
25 e édition les 4 et 5 mai 2019. Entrée : 4 € (parking et verre-passeport pour la dégustation). Restauration.

Un quart de siècle déjà ! C'est, ici, au cœur du Pays d'Auge qui arbore, avec fierté, la production de sept des treize AOC et AOP normandes, que sont nées en 1994 les Rencontres de Cambremer. Deux jours de gourmandise et de découvertes, de dégustations, de débats et de conférences fixés, chaque année, le premier week-end de mai où sont accueillis des invités de marque venus d'autres régions de France et de l'étranger. Au fil des années, de nombreux pays (le Japon, la Norvège, l'Espagne, le Portugal, la Suisse etc.) se sont succédé au cœur du village, apportant chacun leurs spécialités gastronomiques. Tout cela au service des meilleurs produits du terroir de Normandie et de ses cinq départements (fromages, cidre, calvados, viandes et volailles fermières...) et d'ailleurs ! La 25 e édition s'annonce, plus que les précédentes, joyeuse, colorée, haut de gamme et campagnarde à la fois. Sans doute plus festive, aussi. 25 bougies, c'est l'occasion ou jamais de mettre les petits plats dans les grands, autour d’ateliers culinaires, à la table des restaurants du village ou des food-trucks aux spécialités normandes, comme il se doit. Cerise sur le gâteau, bien des surprises seront au rendez-vous.


FÊTE DU MAQUEREAU
Port-Guillaume
Dives-sur-Mer
✆  02 31 28 12 53
11 e Fête du maquereau début juillet 2019. Restauration.

A Port-Guillaume, sur le port de Dives-sur Mer, estivants et habitants sont attendus dès midi. A ne pas manquer, pour quelques deniers, l’assiette maquereau-frites et l'apéritif offert. Une organisation du comité des fêtes. Au programme : vente directe de poissons, marché artisanal, animations, musique et bonne humeur, sans supplément !


FÊTE DU BOUQUET
Grandcamp-Maisy
✆  02 31 22 62 44
www.isigny-grandcamp-intercom.com
accueil@isigny-omaha-tourisme.fr
6 e Fête du bouquet le 10 août 2019 sur le port.

Moins connue que la fête de la coquille Saint-Jacques, la fête du bouquet a été mise sur pied à l'initiative de l'association des Demoiselles de Grandcamp. La jolie crevette – ou Demoiselle de Grandcamp – est symbolisée par une élégante sirène, mi-femme, mi-crevette, aux cheveux roux flottant dans le vent. Rendez-vous, le samedi 10 août pour la 6 e édition avec, au programme, dès l'aube, un concours de pêche au bouquet et suivi de nombreuses animations : apéritif, pique-nique, ateliers pour les enfants, concert, lâcher de lanternes.... Sans oublier le moment phare de la journée : le défilé des Miss crevette...


FÊTE DE LA CREVETTE
Honfleur
✆  02 31 89 23 30
www.ot-honfleur.fr
contact@ot-honfleur.fr
En octobre. Restauration.

Petite par la taille mais grande par le talent, la « petite grise » s'offre chaque année un week-end de reine, généralement aux environs de la fin septembre/début octobre. Un rendez-vous authentique qui rend hommage à la crevette, emblème de la cité honfleuraise. À ses côtés, quelques cousins (bouquets de Chausey, par exemple), les poissons et d'autres invités de la grande famille des fruits de mer (huîtres, moules,...) célèbrent les pêcheurs, les bateaux et leurs équipages, la mer et ses multiples richesses. Au programme, des animations, des chants marins, des concerts, de l'artisanat et des expositions de peinture, des concours d'écalage, des dégustations (un régal ce pain brié beurré et ses crevettes fraîchement épluchées), un marché aux poissons, un rassemblement de vieux gréements. Un grand moment d'automne où il fait bon flâner le long des quais du Vieux Bassin.


FÊTE DES MARINS
Honfleur
✆  02 31 89 23 30
www.ot-honfleur.fr
contact@ot-honfleur.fr
Tous les ans, le week-end de Pentecôte. Restauration.

Mélange de fête païenne et religieuse, la Fête des Marins, organisée par la Société des Marins de Honfleur, est parmi les derniers moments festifs qui perpétuent la tradition sur la côte normande en mémoire aux gens de la mer. Depuis 1861, c'est un rendez-vous exceptionnel et haut en couleur qui se déroule tous les ans à la Pentecôte. Le spectacle est beau et émouvant.


FOIRE AUX FROMAGES
Livarot-Pays-d'Auge
✆  02 31 63 47 39
www.livarot-tourisme.com
livarot-tourisme@agglo-lisieux.fr
Samedi 3 et dimanche 4 août 2019. Restauration, animations, concours du plus gros mangeur de livarot, le dimanche après-midi.

A noter sur vos tablettes, le week-end du samedi 3 et du dimanche 4 août pour la 32 e édition de ce rendez-vous aux parfums de campagne. Un grand week-end estival qui fleure bon le pays d'Auge, la gastronomie, les produits du terroir, le bon et l'authenticité et qui a lieu immuablement chaque année le premier week-end d'août. Parmi les nombreuses animations : défilés et intronisations des confréries, et, surtout, l'incontournable concours du plus gros mangeur de livarot. Une institution ! En 2018, le vainqueur a avalé 750 grammes de livarot en 5 minutes et 30 secondes, conservant son titre pour la troisième année consécutive.


FÊTE DU FROMAGE
Parc du Bras d'Or
Pont-l'Evêque
✆  02 31 64 00 02
www.pontleveque.fr
mairie@pontleveque.fr
Deuxième semaine de mai sur quatre jours et week-end. Parc du Bras d'or en centre-ville. Gratuit. Parking. Restauration.

Tous les ans, pendant quatre jours, généralement la deuxième semaine de mai, Pont-l'Évêque fête son célèbre fromage AOC à la forme carrée. La Fête du Fromage fête ses 36 ans en 2019. Au programme des réjouissances : marché, démonstrations et dégustations, défilé des Chevaliers de la Confrérie du pont-l'évêque, aubades et concerts, ateliers pour les plus jeunes, etc. Un rendez-vous très folklorique qui fleure bon le pays d'Auge avec la bonne humeur assurée. Un conseil : venez avec votre panier !


FOIRE À L'ANDOUILLE
Martilly
Hippodrome Robert-Auvray
Vire
✆  02 31 67 16 31
foirealandouille.blogspot.fr
À la Toussaint, généralement sur trois jours, chaque dernier week-end d’octobre ou premier de novembre (1er, 2, 3 novembre 2019) de 10h à 19h. Entrée : 4 €. Gratuit moins de 12 ans. Restauration.

Qui ne connaît pas la célèbre andouille de Vire ? La foire qui lui est consacrée, chaque année, à la Toussaint, compte parmi les valeurs sûres des fêtes de terroir et de la gastronomie normande. En 2018, elle a accueilli pas moins de 6 000 visiteurs.

Expositions


CONTRE COURANT
Greniers à Sel
Rue de la Ville
Honfleur
✆  06 82 61 94 47
www.ot-honfleur.fr
contact@ot-honfleur.fr
Du 18 au 25 avril 2019. Entrée libre de 11h à 19h.

Collectif d'artistes normands contemporains – mais qui considère que la modernité est davantage une donnée factuelle, d'un moment, plutôt qu'une recherche permanente –, Contre Courant expose chaque année dans le cadre magnifique des Greniers à Sel honfleurais.

Foires – Salons


LA FOIRE INTERNATIONALE DE CAEN
Parc des Expositions
Caen
✆  02 31 29 99 99
www.caenevent.fr
info@caenevent.fr
Du 20 au 29 septembre 2019 (tous les jours de 10h à 21h. Sauf lundi 23 septembre, fermeture à 19h. Nocturnes). Entrée : 7 €. Tarif réduit : 5 € (handicapés, chômeurs et étudiants). Enfant : 2 €. Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans. Parking visiteurs : gratuit.

Vitrine à la fois locale, régionale et internationale, voilà que la Foire de Caen voit les choses de manière plus universelle pour son édition 2019. Cette année, nous partons dans les coulisses du cinéma, quel alléchant programme ! L'exposition retracera son histoire, son évolution, du kinétographe d'Edison au cinématographe des frères Lumière, du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur et à l'avènement du numérique. Vous découvrirez aussi des films de pays du monde plus ou moins connues (Russie, Iran…), un véritable tour du globe s'offrira à vous. Pour vous permettre de plonger davantage au cœur d'un tournage, une reproduction de plateau vous présentera les différents corps de métier (du réalisateur au décorateur en passant par la scripte), le matériel utilisé… vous pourrez même vous mettre dans la peau d'un acteur et passer au maquillage, d'un réalisateur en passant derrière la caméra ou d'un scénariste en imaginant des dialogues.


FOIRE SAINTE-CATHERINE
Parking du bassin du centre
Honfleur
✆  02 31 89 23 30
Entre mi-novembre et mi-décembre.

Evénement qui porte le nom de sainte Catherine d'Alexandrie, la foire est l'occasion de faire la fête durant près de trois semaines sur le vaste parking du bassin du centre. Manèges en tous genres et sensations fortes, produits locaux et confiseries, jeux forains pour tous les âges, les animations permettent de préparer joyeusement la fin d'année et d'oublier que la nuit tombe vite. La féerie des lumières et du décor au cœur de la ville, l'odeur des croustillons et autres chichis, la saveur des pommes d'amour fonctionnent toujours à en croire l'engouement du public. Oubliés portables et autres tablettes, roulez jeunesse !

Manifestations culturelles – Festivals


Les monuments sous les projecteurs

La nuit, dans le Calvados, les richesses du patrimoine se dévoilent sous un autre angle, à la fois secret, mystérieux et féerique. L’œil a d’autres regards, l’architecture d’autres dentelles... Sous le feu des projecteurs, c’est beau et magique à la fois.
Les incourtournables
Bayeux :
- Du 16 juillet au 31 août 2019..
« Un arbre en Liberté » à la cathédrale. « Un voyage au cœur de la vie et de la Liberté ». Les mardis, jeudis et samedis, de la nuit tombée à 0h30 en juillet et minuit en août. Ouverture exceptionnelle de la cathédrale jusqu’à 22h30. Accès libre
- Du 30 novembre 2019 au 4 janvier 2020
« La Cathédrale de Guillaume 2019 ». La tapisserie de Bayeux retrouve, virtuellement, son écrin originel.
- Du 30 novembre au 21 décembre : tous les samedis et du 22 décembre au 4 janvier : tous les jours (sauf mardis et mercredis). Séances à 18h, 18h30, 19h, 19h30 et 20h ; Gratuit
Infos  : bayeux-bessin-tourisme.com. info@bayeux-tourism.com
Pierres et lumière
Le 18 mai 2019. Le même soir que la nuit des musées, lieux privés ou publics, églises ou châteaux, proposent différentes animations  : promenades musicales, visites guidées, concerts, balades aux flambeaux, illuminations…
Tous les sites sur www.calvados-tourisme.com/pierres-en-lumieres 


L’Acadie sur la Côte de Nacre, Courseulles et « Le Grand Tintamarre »

Du jeudi 8 au jeudi 15 août, la Côte de Nacre, entre Courseulles-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Douvres-la-Délivrande, Carpiquet, Beny-sur-Mer et Bernières-sur-Mer accueille la 14 e édition du festival La semaine acadienne.
Cette manifestation phare de l’Acadie en France, rend hommage aux soldats acadiens qui débarquèrent, le 6 juin 1944, en même temps qu’elle célèbre la vitalité de l’Acadie d’aujourd’hui.
Diane Tell, invitée d'honneur
Dimanche 11 août, à partir de 20h, salle de l'Edit à Courseulles-sur-Mer.
Une semaine folle de musique et de folklore qui aura pour invitée vedette, Diane Tell.
La chanteuse et musicienne québécoise marchera sur les pas d’Edith Butler et de Natasha Saint-Pier qui ont déjà chatouillé de leurs pieds, le sable de la Côte de Nacre. On aime tant ! « La légende de Jimmy », « Moi, si j’étais un homme ». Ca vous revient ?
Une petite brise marine apportera également de nombreux événements, en lien avec le 75 e anniversaire du Débarquement, dont un concert pour la Paix (vendredi 9 août), des cérémonies commémoratives, des films, des démonstrations de cerfs volants (lundi 12 août et mardi 13 août de 13h à 19h sur la plage de Courseulles) , l’exposition « Ils ont vu le Débarquement à Juno Beach et la libération de Carpiquet », la randonnée pédestre « l'Acadienne », entre Saint-Aubin et le centre Juno Beach de Courseulles, la randonnée cyclo historique de Courseulles à Carpiquet sur les traces du North Shore Regiment du Nouveau Brunswick.
Faites du bruit !
Le clou du clou sera le célèbre « Grand Tintamarre » du 15 août, jour de la Fête nationale des Acadiens où plus de 2 000 personnes se retrouveront pour à faire le plus de bruit possible, en toute liberté, en résonance à ce qui se fera au même instant à la même heure de l’autre côté de l’Atlantique. Préparez vos casseroles, vos déguisements, votre maquillage, tout est autorisé.... Rendez-vous sur la digue de Courseulles à 16h 30. Ça va DÉ-MÉ-NA-GER !
Un plateau magnifique
Aux côtés de Diane Tell, d’autres groupes et artistes sont inscrits au programme des concerts. Chacun avec son style, son accent, sa musique, folklorique, country, rythmée et toujours populaire et généreuse.
D’où viennent-ils ? Diane Tell, Carolyne Jomphe, Claud Michaud viennent de Québec. Le groupe Suroît, Claude Cormier, le groupe Sligo des Iles de la Madeleine. Les danseuses de « la Baie en joie » et Gerry Boudreau de la Nouvelle Ecosse. Isabelle Pelletier du Nouveau Brunswick. « Elles 2 Ils » des Iles du Prince Edouard et de la Madeleine.
Les concerts ci-dessous ont lieu salle de l’Edit à Courseulles-sur-Mer.
- Vendredi 9 août à partir de 21h. En ouverture du Festival, scène commune pour concert unique : « Les Acadiens chantent la Paix  » avec Carolyne Jomphe, Claude Cormier, Le groupe Sligo, « Elles 2 Ils », Gerry Boudreau, Isabelle Pelletier, « La Baie en Joie ».
- Samedi 10 août à partir de 20h30 : Claude Cormier
- Dimanche 11 août à partir de 20h : Diane Tell avec, en première partie, Isabelle Pelletier.
- Lundi 12 août à partir de 20h30 : Carolyne Jomphe, Gerry Boudreau.
- Mardi 13 août à partir de 20h30. Concert de la jeunesse acadienne avec « Elles 2 Ils », Isabelle Pelletier, « La Baie en Joie », Le groupe Slig. Là où la jeunesse acadienne fière de son histoire, de sa culture, de sa langue partage sa vitalité et son patrimoine.
- Mercredi 14 août à partir de 20h 30. Le groupe Suroît des Iles de la Madeleine précédé de « Elles 2 Ils » des Iles du Prince Edouard et de la Madeleine.
D’autres rendez-vous musicaux au casino Tranchant de Luc-sur-Mer et à la Communauté Emmaüs de Tailleville. Des pauses gastronomiques, des ateliers, des stages de danses country, pour petits et grands, sont au programme, aussi.
Des moments d’échanges, de contes, de chants et de liesses, concoctés pour saluer la belle Acadie –  « La cousine de nous autres » –  à l’occasion d’un inoubliable 75 e anniversaire !
Pour ne rien manquer : infos et billetterie
www.semaineacadienne.net
www.facebook.com/SemaineAcadienne/
infos@semaineacadienne.net.
Tél : 02 31 37 46 80 – Office de Tourisme de Courseulles-sur-Mer


BAVENT TERRE D'ARGILE
Le Mesnil
Bavent
✆  02 31 78 00 83
terredargile@bavent.fr
Tous les deux ans, début juin. Prochaine édition 2020.

Une rencontre très originale, organisée par l'association « Bavent Terre d'Argile », avec le soutien de l'intercommunalité Normandie-Cabourg-Pays d'Auge. L'occasion de faire connaissance avec l'activité économique et l'artisanat de la commune, liés à l'argile, en liaison avec la « Poterie du Mesnil de Bavent et le groupe Terreal. Au menu : marché de potiers et céramistes, visites guidées de la poterie, de l'unité de production, de la carrière de la tuilerie. Et aussi, ateliers, démonstrations et expositions d'œuvres originales, concours de sculpture primé, concerts et animations musicales. Une journée passionnante pour petits et grands, autour d'un matériau ancestral, mal connu et, pourtant durable et incroyablement inusable.


FESTIVAL DU FILM ROMANTIQUE
Cabourg
✆  01 58 62 56 09
www.festival-cabourg.com
contact@festival-cabourg.com
Du 12 au 16 juin 2019. 33 e Festival du film de Cabourg – Journées romantiques.

Juin : le mois du Festival du film de Cabourg- Journées romantiques. Un cadre enchanteur dans un lieu mythique pour un cinéma d'émotion où se croisent, dans une ambiance très bon enfant, plus de 12 000 visiteurs et les plus grands noms du cinéma français, européen et international. Pour qui le 33 e Swann d'or ?


LES BORÉALES
Normandie Livre & Lecture UNICITÉ
14, rue Alfred Kastler
Caen
✆  02 31 15 36 40
www.lesboreales.com
Festival consacré à la culture nordique. Tous les ans au mois de novembre.

Les Boréales, ce Festival en Nord qui met l'accent sur l’art et la littérature nordiques, a fêté ses 27 ans en novembre dernier, déjà plus d'un quart de siècle tout de même ! Il met à l'honneur un ou plusieurs pays scandinaves chaque année. Pour 2018, les pays Baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie) ont la part belle. Purement littéraire à l'origine, il a rapidement évolué pour intégrer d'autres disciplines artistiques. Il se déroule chaque année au mois de novembre à Caen mais aussi, depuis plusieurs années, dans la région toute entière, de Cherbourg à Granville, de l'Orne au Pays d'Auge. Au programme : expositions, week-end littéraire, concerts, danse, cirque, théâtre, rétrospectives de films et dégustations de mets scandinaves. Sans oublier le Before Boréales , un avant-goût de ce que nous réserve la programmation. Vous allez enfin aimer novembre !


ECLATS DE RUE
Caen
De juillet à septembre 2019.

Danse, théâtre, arts du cirque, marionnettes et arts de la rue : la quatrième saison d'Éclat(s) de Rue se déroule jusqu’au mois de septembre avec des temps de résidences distillés sur l'année et un temps de programmation durant les mois d'été. Surveillez le programme sur Internet, et dans les rues de Caen !


EPOQUE
Caen
caen.fr/epoque
Du 17 au 19 mai 2019. Gratuit. Tout public. Lieux : Place Saint-Sauveur, Hôtel de ville, Abbaye d'Ardenne – IMEC, Bibliothèque Alexis-de-Tocqueville, Conservatoire de Caen, Collège Pasteur, Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement de la Vallée de l'Orne (CPIE).

Organisé par la Ville de Caen, le salon des livres baptisé « Époque » s’installe pour la cinquième fois dans la cité. Face à un monde complexe, à l'accélération du temps, des événements et de l'information, la nécessité et le besoin de comprendre sont grands et la demande se fait pressante. L'année passée, pas moins de 70 écrivains ont été conviés à intervenir dans de nombreux débats et réflexions (80 événements pour grands et petits). Une façon pour la Ville d’apporter sa pierre à un immense édifice face aux enjeux du XXI siècle. « Époque » favorise le dialogue avec et entre auteurs, philosophes, sociologues, historiens, scientifiques, journalistes, replaçant ainsi les écrivains au cœur de nos vies. Lectures musicales ou dansées, siestes acoustiques et littéraires, débats et rencontres ponctueront cet événement qui, au-delà de la réflexion, permet aussi de faire un break salutaire avec nos existences trépidantes. Le festival, qui affirme vouloir être celui des salons qui éclairent notre temps, devrait une nouvelle fois remplir sa promesse.


NÖRDIK IMPAKT
9, cours Caffarelli
Caen
✆  02 31 86 79 31
www.nordik.org
info@nordik.org
Le festival a généralement lieu pendant la seconde quinzaine d'octobre.

Ce festival des rencontres des cultures électroniques est un rendez-vous incontournable pour les amateurs. Il est l'occasion à chaque édition de découvrir la scène électro locale et internationale. En 2018, il a fêté ses 20 ans, pas mal non ? Autant vous dire que ça va être haut en couleur. Comme depuis quelques sessions, les festivités auront lieu au Cargö évidemment, mais aussi au Zénith, à l'ESAM, dans les bars caennais partenaires ou encore dans des lieux plus insolites comme un parking souterrain ou encore un bunker, Nördik Impakt a su se créer une renommée nationale... Au programme, plusieurs jours de concerts complétés par des expositions, projections, spectacles et performances.


FESTIVAL DU CINÉMA AMÉRICAIN
Centre International de Deauville
1, avenue Lucien-Barrière
Deauville
✆  02 31 14 14 14
www.festival-deauville.com
email@congres-deauville.com
45 e édition du 6 au 15 septembre 2019. Pass festival 160 €, journée 35 € (tarifs sous réserve).

Depuis 1975, Deauville est au générique des rendez-vous cinématographiques majeurs en France. En 2014, le festival du film américain a soufflé ses 40 bougies avec Mick Jagger. Et le festival deauvillais est le seul à proposer au grand public et aux cinéphiles des projections 24h/24.


TRÈS COOL MUSIC FESTIVAL
Pôle International du Cheval
14, avenue Ox-and-Bucks
Saint-Arnoult
Deauville
www.trescool.fr
bonjour@trescool.fr
Dernier week-end d'août. Pass 1 jour : de 30 € à 50 €. Pass 2 jours : de 60 € à 75 €. Restauration. Une « très cool » navette est mise en place de la gare de Trouville-Deauville au site (5 minutes de trajet).

Un moment festif et hédoniste dans un cadre d’exception, ça vous dit ? Alors rendez-vous au Très Cool, entre amis, sur des sonorités électro-pop, au sein du Pôle international du cheval, temple européen des sports équestres, pour prolonger l'été. À cette occasion, le PIC devient le lieu où on se rencontre, on danse et on festoie autour d’un verre ou d’une bourriche d'huîtres, d’une partie de volley-ball, ou devant un concert live ou un DJ set. La première édition, en 2018, a réuni une programmation de choix et un bel enthousiasme du public. Affaire à suivre !


FESTIVAL BEAUREGARD
Château de Beauregard
Hérouville-Saint-Clair
✆  02 31 47 96 13
www.festivalbeauregard.com
john@festivalbeauregard.com
Du jeudi 4 au dimanche 7 juillet 2019. Pass 4 jours : 145 €. Pass 3 jours : 115 €. Pass 3 jours +camping : 135 €. Pass 2 jours : 84 €. Pass 2 jours + camping : 98 €. Billet jour : 49 €. Billet jour + camping : 56 €. L’ensemble de la billetterie du festival est ouverte. Rendez-vous sur le site du festival et dans tous les réseaux de billetterie. Les 4 jours du festival sont gratuits pour les moins de 12 ans sur présentation d'une carte d'identité.

Ca va encore cartonner ! Le Festival Beauregard –  La bulle pop-rock du début de l'été  -, a annoncé très tôt, les premières têtes d'affiche de sa 11 e édition. 2019 attend 38 groupes pour venir taper du pied sur la scène et faire chanter les décibels dont Angèle, Thérapie Taxi, Limp Bizkit (le 4 juillet), Suprême NTM, The Blaze, Etienne de Crécy (le 5), Roméo Elvis, Mogwai, Ben Harper & The Innocent Criminals (le 6), Tears for Fears, Disclosure DJ Set, Interpol (le 7). Les réservations sont ouvertes et les places s’arrachent comme des petits pains.


DES PLANCHES ET DES VACHES
La Fonderie
Hérouville-Saint-Clair
www.planchesetvaches.com
desplanchesetdesvaches@yahoo.fr
Généralement début avril. Entrée : 2 € (pour les + de 10 ans).

18 e édition pour ce festival de bande dessinée qui prend de l'ampleur d'année en année et c'est bien mérité ! Des Planches et des Vaches se déroule début avril, le temps d'un week-end, sur le site de la Fonderie à Hérouville-Saint-Clair. Outre les auteurs invités (sous la présidence de Laurent Astier) qui se prêtent évidemment au jeu des dédicaces, le charme de ce festival réside dans les nombreuses animations, déclinées en plusieurs "cases" : entre autres, les Cases à mater pour les expositions, les Cases à gratter pour l'atelier de dessin gratuit, les Cases à Blabla pour les diverses rencontres. Sont également proposés des jeux, des tombolas et un petit coin restauration/rafraîchissements. À chaque édition, des prix sont remis dont un prix du public, la Bulle de paille, et le Veau de lait, le grand prix du festival.


ESTUAIRE D'EN RIRE
Greniers à Sel
Rue de la Ville
Honfleur
✆  02 31 89 23 30
www.estuairedenrire.com
estuairedenrire@yahoo.fr
Deuxième quinzaine de septembre. Entre 23 et 35 € selon les spectacles. Infos à l'Office du tourisme de Honfleur.

Le festival d'humour honfleurais fête ses 20 ans en 2019. Déjà 20 ans, depuis que Laurent Ruquier le porta sur les fonts baptismaux en 2000. Chaque année, les humoristes ont rendez-vous dans le superbe décor des Greniers à Sel, joyaux architectural et culturel. De grands moments de rire avec un cumul de plus de 50 000 spectateurs viennent ajouter de la bonne humeur à l'air iodé de la cité si chère à Alphonse Allais. Un cocktail toujours vivifiant à l'heure de la rentrée auquel les plus grands noms de l'humour français (Franck Dubosc, Florence Foresti, Elie Semoun, Roland Magdane, Arnaud Tsamère, Arnaud Ducret, Janfi Janssens, Popeck, Elodie Poux... On ne peut les nommer tous !) sont venus ajouter leur grain... de sel. Qui en 2019 ? Les années passent, la liste s'allonge. Hilarant et décapant !


FESTIVAL DU FILM EUROPÉEN
Cinéma du Casino
41, rue Henri-Dobert
Houlgate
✆  02 31 24 11 39
www.festival-houlgate.eu
Avant-dernière semaine d'octobre. Entrée unitaire : 6 €. Pass individuel : 30 €, utilisable pour toutes les séances pendant le festival. Moins de 15 ans : 4,60 €. Accréditation en ligne.

Ce festival a lieu tous les ans au mois d’octobre. Il fête, en 2019, sa 18 e édition avec, comme les précédentes, des invités de choix. Moins connu que ses frères de Deauville ou de Cabourg, il a pour objectif de partager avec un large public le patrimoine cinématographique européen, en proposant un rendez-vous culturel de qualité.


FESTIVAL CIDRE ET DRAGON
Merville-Franceville-Plage
www.cidreetdragon.eu
21 et 22 septembre 2019. 10 e édition. Ouverture le samedi à 10h. Programme complet et réservation sur le site Internet ou sur place le matin du festival. Entrée gratuite et ouverte à tous les visiteurs (costumés ou non). Seuls quelques concerts et animations sont payants.

Créé en 2006, le festival Cidre et Dragon accueille chaque année de nombreux fans de l’univers fantasy et médiéval à « Merravilla », Merville-Franceville ainsi rebaptisée pour l'occasion. Cette manifestation, organisée par l’association Raid Tolkien et la commune, regroupe littérature, arts plastiques, théâtre de rue, campement et marché médiéval, artisanat, reconstitutions historiques, veillée, concerts, jeux de rôle grandeur nature, ainsi que des activités pour les enfants. En 2018, quelque 80 000 visiteurs – amateurs d’elfes, de trolls et autres passionnés d’histoire médiévale – ont rivalisé d’imagination et se sont éclatés comme des petits fous.


FESTIVAL CIDRE ET DRAGON - Festival Cidre et Dragons à Merville-Franceville.
© F.Evain / NCPA


PLATEAUX ÉPHÉMÈRES
Place des Tilleuls
Mondeville
✆  02 31 35 65 94
www.larenaissance-mondeville.fr/spectacle/plateaux-ephemeres
billetterie@larenaissance-mondeville.fr
Généralement dernier week-end de mai ou premier week-end de juin.

Place des Tilleuls – en face du théâtre de la Renaissance – et sur le site de la SMN se déroule fin mai ou début juin le festival de rue Plateaux éphémères qui réunit près d'un millier de spectateurs chaque saison. Pour avoir testé l’événement les années passées, nous pouvons vous dire que nous l'avons adoré… Que cela soit pour l'ambiance loufoque, burlesque et bon enfant, pour les numéros surprenants, féériques et parfois époustouflants et pour la volonté de mettre en valeur ce petit coin de Mondeville qui a une histoire. Tenez vous informés de la programmation de cette neuvième saison à venir sur leur site Internet, environ une quinzaine d'artistes se succèderont pour vous en mettre plein les mirettes. Equilibristes, danseurs, musiciens, comédiens s’en donnent à cœur joie, et c’est le public qui se régale, tous âges et milieux confondus !


OFF-COURTS
Trouville-sur-Mer
✆  02 31 14 39 05
www.offcourts.com
contact@off-courts.com
Une semaine début septembre.

Gratuit et ouvert à tous, Off-Courts est un rendez-vous incontournable du réseau des festivals de courts-métrages ! Sa programmation est articulée autour de la relève en cinéma, en musique, en arts visuels et en nouveaux médias de France et du Québec ! La ville portuaire se retrouve ainsi sous les projecteurs. Depuis sa naissance, Off-Courts accueille une délégation croissante de cinéastes, vidéastes, programmateurs et artistes qui s’y rendent pour promouvoir la diversité et l’originalité de la création. Ce festival suscite également l’intérêt grandissant des médias et du grand public, curieux de découvrir et rencontrer des artistes français et étrangers qui, pour certains, deviendront les « grands » de demain.

Manifestations sportives


LES COURANTS DE LA LIBERTÉ
12, rue de la Chapelle
Caen
✆  09 72 44 91 49
www.lescourantsdelaliberte.com
infos@lescourantsdelaliberte.com
Chaque année en juin. Du 14 au 16 juin en 2019.

Les Courants de la Liberté, c'est un véritable festival de courses pour tous qui se déroulera du 14 au 16 juin 2019 et fêtera ses 32 ans ! Avec chaque année quelque 40 000 participants et près de 60 000 spectateurs, c'est un événement sportif majeur à Caen, mais pas seulement puisque certaines des épreuves conduisent les coureurs jusque sur les plages calvadosiennes du D-Day d'autant plus que cette année sera une édition historique puisque nous fêtons le 75 e anniversaire du Débarquement.


LES COURANTS DE LA LIBERTÉ - La course de la Rochambelle.
© Anne CROCHARD


NORMANDY CHANNEL RACE
Caen
www.normandy-race.com
contact@sirius-events.com
Du 16 au 26 mai 2019 (départ de Caen le 19 mai 2019).

Pour sa huitième édition le Normandy Channel Race choisit toujours la ville de Caen pour donner le départ de cette course nautique emblématique. Un tracé varié et ambitieux a fait le renom de cette manifestation prisée de nombreux skippers du monde entier. Des côtes normandes en passant par l'île de Wight avec un parcours tactique en mer celtique, l'an passé ce ne sont pas moins de 250 équipages qui sont partis de Ouistreham. Des festivités autour de ce départ seront organisées pendant dix jours. Ne ratez pas les animations sur le port de Caen et le grand départ le 19 mai.


OPEN DE CAEN
Caen
✆  02 31 44 26 02
www.open-de-caen.com
tccaen@free.fr
Au Zénith de Caen en décembre.

Ce tournoi de tennis créé en 2007 ne cesse de prendre de l'ampleur. D'ailleurs, pour lui donner l'espace nécessaire, les amateurs de tennis se donnent rendez-vous depuis 2011 au Zénith. De grands noms se sont succédé et ont foulé le terrain : Gasquet, Llodra, Tsonga, Clément… Certains se prennent même à rêver à une officialisation de cette manifestation caennaise en véritable tournoi ATP. L'année 2018 ne déroge pas à la règle, la finale homme opposant Daniil Medvedev (seizième mondial) et Gilles Simon (de retour après six ans d'absence). Depuis 2017, les femmes ont (enfin !) fait leur entrée et la finale de 2018 a vu se jouer un match remarquable entre deux championnes, Elina Svitolina, quatrième mondiale, et Aliaksandra Sasnovich, trentième. Soyez attentifs pour connaître au plus vite les dates de 2019 et ainsi réserver vos places !


HOULGATE PLEIN VENT
Promenade Roland Garros
Houlgate
www.houlgatepleinvent.fr
Début juin.

C'est beau, léger, coloré et ça fait rêver. Le Festival "Houlgate Plein Vent" est un évènement qui fait la promotion des activités liées au vent, où les cerfs-volants, géants, acrobatiques, tous plus extraordinaires les uns que les autres se partagent la vedette avec les sports de glisse. De superbes démonstrations aériennes et un week-end haut en couleur auquel le public assiste gratuitement, le tout agrémenté de nombreuses animations, initiations, ateliers de pilotage et de montage, de musique.

Spectacles historiques – Son et lumière


RENDEZ-VOUS À LA CATHÉDRALE
Bayeux
bayeux-bessin-tourisme.com
info@bayeux-tourism.com
De mi-juillet à fin août 2019. Les mardis, jeudis et samedis dès la tombée de la nuit et jusqu'à minuit et demi, en juillet, minuit en août.

Les rendez-vous à la Cathédrale sont tout simplement incontournables. Ça se passe l'été à Bayeux, c'est beau, c'est gratuit, la cathédrale habillée de lumière se révèle dans toute sa splendeur, et l'Arbre de la Liberté semble s'embraser de l'intérieur. En un mot, un son et lumière "fort" à ne manquer sous aucun prétexte.
Caen


Caen - Index des rues de Caen


Caen - Index des rues de Caen


Caen - Index des rues de Caen


Caen - Caen
© Petit Futé


Caen - Panorama sur la colline aux oiseaux.
© www.calvados-tourisme.com

De l'époque de Guillaume le Conquérant à aujourd'hui, 950 siècles se sont écoulés. 2016 a vu la réunification des deux Normandie (la Haute et la Basse) et restera, en ce sens, une date clé dans l'Histoire de la région. En effet, une question récurrente a toujours été de choisir la capitale de l'entité régionale unique. Historiquement depuis le XI e siècle, Rouen et Caen ont, respectivement, déjà été capitale normande. En 2016, la question se posa une nouvelle fois et fut âprement débattue. Après maintes discussions, la décision fut prise. Depuis trois ans donc, la région Normandie s'offre, ainsi, la singularité d'avoir deux chefs-lieux officiellement reconnus qui se partagent les tâches. Désignée capitale politique de la Normandie, Caen accueille le siège du Conseil régional établi à l'Abbaye-aux-Dames. Rouen, la capitale administrative, chef-lieu de région en est la préfecture.  Ville dynamique où les lieux à vocation culturelle comme la Bibliothèque Alexis de Tocqueville et les festivals foisonnent tels Nördik Impakt ou les Boréales, ville étudiante diablement animée les jeudis soir, ville gastronomique aux innombrables restaurants, ville d'architecture où le Moyen Age et la Reconstruction se côtoient, ville d'histoire qui a vécu la conquête de la Normandie et les heures noires des bombardements et de l'Occupation, Caen est vraiment surprenante. Si les visites culturelles ne manquent pas : deux somptueuses abbayes parmi les plus vastes de France, un château – le plus grand d'Europe septentrionale –, de nombreuses églises – elle fut ne l'oublions pas, baptisée la ville aux cent clochers –, et des musées dont le célèbre Mémorial, les balades y sont particulièrement plaisantes. Belles rues historiques et commerçantes : rue Saint-Pierre, rue Froide, rue Caponière, rue Saint-Jean… places majestueuses : place Saint-Sauveur, place du Théâtre... port de plaisance bordé de restaurants et de cafés, presqu'île qui se fait une beauté 2.0, immenses espaces verts : colline aux Oiseaux, jardin botanique, Prairie ; ou plus discrets : charmant jardin de la Luna Rossa... Caen est même le point de départ de nombreuses escapades. A pied, à vélo par la voie verte jusqu'à la Suisse normande, en bateau vers l'Angleterre au départ du port de Ouistreham-Riva-Bella ou en avion au départ de l'aéroport de Carpiquet... Mais là, prévoyez un peu plus de temps ! Bon séjour dans la capitale du Calvados : vous verrez, vous ne vous ennuierez pas.


Caen en un clin d'œil, les raisons d'y aller

Pour la rive droite
Sortez des sentiers battus et de l'hyper-centre historique, direction le quartier sud ! Parce qu'il n'y a pas que le shopping dans la vie et que la balade ne se résume pas à choisir entre la mer et la campagne, laissez-vous guider par votre instinct, votre curiosité, sans but précis, juste pour le plaisir de la flânerie. Pour cela, la rive droite est idéale et notamment le quartier de l'église de Vaucelles, appelé aussi le petit Montmartre, très préservé, au calme. Un véritable petit village loin du tumulte des commerces avec ces habitations si authentiques et cossues pour certaines. Passez le pont Bir-Hakeim (avec cette jolie vue sur l'Orne) et grimpez à pied ou en ascenseur pour les moins courageux (placé à l'intersection des rues Montaigu et Puits de Jacob) et perdez-vous en admirant les charmantes (et parfois biscornues) façades des maisons de ville dans les rues du Milieu, Branville, du Four, de l'église de Vaucelles... Admirez la vue de là-haut, vous pourrez y chercher les différents clochers de la ville. Redescendez par la venelle Montaigu qui vous mènera via une passerelle qui enjambe la voie ferrée, au pont de l'Orne. Terminez votre périple en vous dirigeant vers l'hippodrome, longez le cours Koening pour profiter des façades cachées des belles demeures de la rue de l'Arquette qui bordent l'Orne, et une fois arrivés sur le cours Général de Gaulle faites une pause sur l'un des bancs pour contempler le coucher de soleil si l'heure est propice, vue magnifique et imprenable en toutes saisons !
La rue Saint-Jean
Encore une fois, voici un coin quelque peu boudé et qui vaut pourtant le détour ! Cette rue a subi de plein fouet les dommages de la Seconde Guerre mondiale et ne brille pas par la beauté de ses bâtiments de la reconstruction. Toutefois, elle vaut le coup qu'on y passe et s'arrête. Ne serait-ce que pour son église si particulière : mettez-vous en face de son entrée principale et vous verrez son petit air penché ! Ce qui est aussi très agréable ici, ce sont les commerces, de bouche principalement, l'ambiance populaire et bon enfant qui s'en dégage. Primeurs, traiteurs, fromagers, chocolatiers de qualité mais aussi les excellents restaurants (asiatiques, bistrots, crêperies...) ou cette insolite épicerie de nuit (où le paquet de charbon de bois côtoie les lunettes de soleil en vitrine !) se partagent la rue. Il y règne une vraie vie de quartier très plaisante. Plus aérée et moins surpeuplée que Saint-Pierre par exemple, vous prendrez plaisir à y faire un tour voire quelques achats.
Pour les jardins cachés et insolites
Oui, il y a le centre historique, oui il y a le château, mais laissons là ces lieux, certes incontournables (nous sommes bien d'accord), mais des grands classiques de la ville. Tout en restant dans l'hyper-centre, osez vous aventurer dans les jardins presque secrets et originaux tels celui de la Luna Rossa ou celui du musée d'Initiation à la nature près de la mairie ou encore celui d'Yvonne Guégan, en haut de la rue Caponière, ces merveilleux petits coins de verdure vous offriront une pause presque poétique loin de la foule. Autre idée, les fameux cimetières dormants. Pas d'inquiétude, rien de morbide, bien au contraire. Au total de six, disséminés aux quatre coins de la ville, ils vous invitent à la méditation : les Quatre Nations, rue Desmoueux ; Saint-Jean, rue Canchy ; Saint-Pierre rue Doyen Morière ; Saint-Nicolas et Saint-Ouen dans les rues du même nom ; près de l'Université, rue du Magasin à Poudre. Lieux où la nature a repris ses droits (et où les chats sauvages sont les maîtres des lieux !), ils sont idéaux pour une balade reposante.
Pour les restaurants peu ordinaires
Caen regorge de petits restaurants indépendants qui valent le détour, ne vous laissez pas aller à la facilité en choisissant une enseigne franchisée que vous connaissez, osez au contraire prendre la tangente en fonction de vos goûts ! Suivez donc les conseils de ce guide et vous ne serez pas déçus. Cuisine du monde (asiatique, anglo-saxonne, maghrébine...), française traditionnelle, spécialités régionales ou non (grillades, fromages, crêperies...), ses étoilés et tellement encore. Bref, faites-vous plaisir !
Bonne découverte !

Palmarès du Petit Futé

Les pas futés de l'année


Pomme, pomme, pomme, pomme…

Vous l’avez remarqué, vous aussi ! Le Calvados regorge de bars à vins, de bars à bières artisanales et de micro-brasseries, de bars à huitres, de bars à fromages. On a même vu des… bars à ongles (si, si !).
A force de fureter, à droite à gauche, à la recherche des lieux les plus insolites, des recettes les plus inventives, des personnages les plus fantaisistes, des idées les plus farfelues et, au terme d’une nouvelle année d’investigations et de pérégrinations, on se dit, franchement : nous revenons bredouilles, une fois encore.
Bredouilles et déconcerté(e) s. Déconcerté(e) s parce que nous n’avons su (ou pu) dénicher notre perle rare. Nulle part – et quand on dit nulle part, c’est vraiment nulle part-, nous n’avons toujours pas trouvé un bar à cidre(s) digne de ce nom. Nous qui rêvons de faire sauter les bouchons. De Caen à Bayeux, de Vire à Cabourg jusqu’aux frontières de l’Orne, de la Manche ou de l’Eure, personne n’a donc jamais eu l’envie ou l'idée d’offrir à notre emblématique boisson une enseigne lumineuse avec pignon sur rue ? Pourtant, le Calvados compte au moins une centaine de cidriculteurs fermiers (on laisse de coté les industriels) qui sont autant de références et de belles adresses. Comme le vin, le cidre a ses caractéristiques, ses arômes, ses parfums. Comme la vigne, il existe de grands terroirs à cidre. A chaque cidre, ses subtilités. A chaque cidre, le savoir-faire des producteurs. A chaque cidre… On peut vous en parler des heures et vous en faire goûter des litres des litres. D’un cru à l’autre… vous n’avez pas encore tout vu (ou tout bu des bulles !).
Alors, l’envie nous prend, cette année encore, de taper un grand coup sur la table. Ou plutôt un grand coup sur le zinc d’un bar imaginaire que nous rêvons tapissé de toutes les étiquettes, de toutes les bouteilles, de toutes les couleurs, de tous les goûts de pommes, de toutes les bulles de tous les producteurs de cidre du Calvados.
Abonné absent des cavistes et des cartes des restos
Le cidre mérite qu’on y goûte et qu’on lui fasse fête. Et pas seulement avec des crêpes. Le cidre se marie avec le poisson, les viandes grillées ou en sauce, les fromages (camembert, livarot, pont-l’évêque sont bien placés pour le savoir), les desserts (teurgoule, douillons, pommes au four ou tarte aux pommes). Sec et acidulé pour les entrées et les plats, le cidre sera doux, en fin de repas. En apéritif, il pétille de bulles et de sourires au gré de quelques cocktails et de dégustations qu’il partage avec ses subtils cousins (pommeau, calvados, cidre de glace, le « 44 »). Faites-nous plaisir : sortez du traditionnel (et galvaudé) « kir normand », parce qu’à notre avis, le cidre n’a jamais rien demandé de cet incongru mariage (touristique !).
Aurait-on honte de notre emblématique boisson ? Dommage qu’on ne puisse pas (trop) exiger de nos restaurateurs locaux et de nos cavistes. Ils se comptent sur les doigts d’une main, ceux qui font des efforts et encore... Eux, aussi, vont souvent au plus facile offrant aux clients, avec une, deux ou trois références maximum, les crus qu’ils connaissent. Quand ce n’est pas écrit cidre normand, de façon très générique, sans nommer le producteur. Et pourtant ! Ils nous parlent souvent avec insistance de produits locaux et de circuit court, nos restaurateurs ! Et, en matière de cidre, on ne peut faire on ne peut plus court. Un travail « d’éducation » auprès des professionnels, eux-mêmes, serait peut-être nécessaire ?
Le Petit Futé propose, dans ce guide, quelques-unes des meilleures adresses du Calvados. Mais, quitte à mettre un coup de pied dans la fourmilière afin de casser une image figée et traditionnelle, nous y sautons à pieds joints.
D’autant plus volontiers que le cidre du Pays de Cambremer est inscrit sur la carte des «  Sites Remarquables du Goût » . Cette confidentialité aurait mérité meilleure campagne.
Et pitié, pitiééééé servez-nous un cidre dans un vrai verre... pas dans une tasse ou une bolée !
Un coup de cid' à la santé de...


La Boite à Calva   à Caen pour son cidre chaud, proposé au moment de Noël.
Le Bouchon du Vaugueux et L'Accolade pour son sorbet au cidre.
La Cidrerie à Honfleur  » pour son cidre à la pression et son cidre chaud.
"La Pomme confite" à Dozulé , pour sa carte de cidre et sa connaissance experte.
Crêperie "Le Vieux Normand" à Trouville-sur-Mer, pour les cidres artisanaux.
Le Garde-Manger à Bayeux , pour son cidre à la pression.
PS : Le cidre est une des boissons les moins caloriques et les moins alcoolisées. On dit ça... On dit rien !


Les humeurs du Petit Futé

Rien que de l'eau, de l'eau de la ville !
En France, la restauration détient une sacrée réputation : accueil, qualité des produits, de service etc. Pourtant, s'il y a bien une chose qui cloche dans ce joli tableau, c'est l'eau. Oui vous savez la carafe, l'eau du robinet, le Château la Pompe. Alors qu'outre Atlantique, on vous sert dès votre arrivée un grand verre de cet indispensable breuvage – souvent salvateur après de longues heures de marche – sans que vous ayez demandé quoi que ce soit, chez nous c'est tout de suite plus compliqué : « Vous désirez boire quelque chose ? — De l'eau s'il vous plaît. — Plate ou gazeuse ? — Non, de l'eau de Caen ! » Mais pourquoi donc nous propose-t-on d'office la bouteille hors de prix alors que l'eau de nos villes, du Calvados, est bonne ? De 5 à 11 € le litre, il y a de quoi faire une fausse route ! On pourrait compter sur les doigts d'une seule main les établissements qui pratiquent ce service allant pourtant de soi (nous pensons particulièrement à Keys & Co., et on leur dit un grand bravo, est-ce donc dû à la mentalité anglo-saxonne ?). Mesdames et messieurs les restaurateurs, la gratuité n'est pas un vilain mot, apprenez donc de vos cousins d'Amérique et servez-nous donc un verre d'eau ou apportez-nous un pichet, l'accueil n'en sera que meilleur...
Les plus futés :
Keys & Co : 45 avenue du 6 juin à Caen – ✆ 02 31 34 60 83
Comme un cheveu sur la soupe, 144, rue Caponière – ✆ 09 53 18 64 06

Les nouveautés de ma ville


Caen - Mairie et Abbaye aux Hommes, Caen
© Anne CROCHARD


Stoooop ! On ne rouspète pas...

Vous l'avez certainement constaté, le tram sur pneus n'est plus, et ce depuis le 31 décembre 2017. En passe d'être remplacé par un modèle sur rails, il fallait forcément en passer par la case travaux (des gros) ce qui occasionne des chamboulements (tout aussi gros). Et comme si ça ne suffisait pas, la réhabilitation d'espaces (place de la République entre autres) de bâtiments (le Conseil départemental du Calvados rue Saint-Laurent), génère son lot de chambardements, si bien qu'on a l'impression que Caen n'est plus qu'un énorme chantier. Alors oui, ça s'avère être compliqué, voire aventureux de circuler dans le centre-ville en voiture et ça va en énerver plus d'un mais comme le dit si bien le slogan de Twisto, «  Keep calm, on change le tram  »  ! Et effectivement, pendant cette période somme toute pénible (on vous sent faire la moue !), le réseau de transports en commun a pensé à de nombreuses et nouvelles solutions pour vous faciliter la vie. Cela commence avec la mise en place d'une navette électrique gratuite qui circule dans le centre et que vous pouvez interpeller d'un simple geste de la main (dans certaines zones), pas besoin d'arrêt ! Et cela ne s'arrête pas là ! Itinéraires repensés, lignes de substitution du tramway, lignes Express, ajout de Lignes en renfort aux heures de pointes, validité des tickets étendue (on passe d'1h à 1h15) que l'on pourra bientôt obtenir via sms (oui oui !), application mobile ZenBus pour vous tenir informés en temps réel de la localisation de votre bus. Et pour encore plus de facilités, ce réseau est signalé par un habillage et un code couleur spécifiques (orange et bleu). Cela peut aussi être l'occasion de se mettre aux deux roues avec le tout nouveau service de vélo en location longue durée ou libre service, respectivement Véloloc et Vélolib, vous pourrez même garer votre biclou personnel en toute sécurité grâce à de nouveaux abris (Vélopark). Bon ce n'est pas non plus facile de circuler à vélo (à pied non plus si ça peut vous rassurer, c'est aussi le parcours du combattant !) mais encore une fois, des aides s'offrent à vous comme l'appli Géovélo qui vous permet de trouver votre chemin en s'adaptant à votre profil, ou encore pour les piétons le Plan marche, disponible à la Maison du Tramway avenue du 6 juin, proposant des itinéraires sécurisés et des estimations de vos temps de déplacements. Pour ceux qui malgré tout ne peuvent se passer de voiture, la ville expérimentera d'ici la fin de l'année des véhicules en auto-partage à louer à l'heure ou la journée. Allez, le bout du tunnel est pour septembre 2019, donc on prend son mal en patience et on arrête de ronchonner !

Restaurants


CATHERINE
21, place Saint-Martin
✆  02 31 95 92 35
catherinerestaurant@gmail.com
Ouvert le mardi midi ; du mercredi au vendredi le midi et le soir ; le dimanche midi. Carte : 15 € environ. Formule du midi : 16 € (entrée+plat ou plat+dessert. Plat seul : 11,90 €. Entrée+plat+dessert : 18 €). Terrasse.

Catherine, c'est tout d'abord le prénom de la maman d'Adrien, le jeune patron. Et puis c'est aussi le rendez-vous des repas de famille, ceux qu'on aime (ou qu'on redoute, ça dépend !), le retour en force de ces plats que nos parents ou grands-parents nous servaient le dimanche. Bœuf bourguignon, poulet rôti, tomates farcies…. voilà ce qui vous attend dans ce tout nouvel établissement. Et puis que dire de ce décor à l'ambiance désuète mais tellement charmante et douillette (napperons, meubles en rotin, lampes à fanfreluches de chez Mamie) comme si on y était ! Au rez-de-chaussée, le bar-salon-bibliothèque et à l'étage, trois pièces ayant chacune leur ambiance, verte, jaune et rose (dans cette dernière, vous pouvez même vous installer sur un lit, un vrai de vrai !). Au menu pour le déjeuner, très bonnes rillettes de poulet suivies d'un onglet de bœuf ou d'un gigot d'agneau. Ce dernier fut malheureusement trop cuit et l'équipe s'en est vue vraiment désolée. Ils ne recommenceront plus, fini le gigot trop exigeant et capricieux pour le service du midi ! Le soir, pour coller à la tendance du moment, en plus de la carte, c'est tapas et fruits de mer. Et puis le brunch du dimanche a fait son entrée. A suivre donc...


CRÊPE SQUARE
128, rue Saint-Pierre
✆  02 50 53 51 72
Ouvert le mardi, le mercredi, le vendredi et le samedi de 12h à 20h ; le jeudi de 12h à 0h. Carte : 6 € environ. A emporter uniquement.

Plutôt sympa cette nouvelle adresse à Caen. Ce local tout étriqué accueille dorénavant une crêperie gérée par François. Uniquement à emporter – les lieux se prêtant difficilement au sur place -, pas moins d'une dizaine de galettes, de la plus simple qui porte bien son nom « la Basique », à la plus élaborée, se partagent la carte. Et c'est sans compter les crêpes et autres gaufres sucrées évidemment (fruits/chocolat blanc…) que vous pouvez agrémenter d'un topping (chamallows ou palets bretons par exemple). Vous nous direz « Oui et alors ? Encore une énième crêperie ! » Pas que ! Non seulement, François a roulé sa bosse sur les foires et marchés en Australie, Angleterre et même Suède, mais il a aussi le mérite de travailler à la demande avec des produits frais (voire bio comme les œufs) et essentiellement locaux, à l'image de sa farine, mais aussi des légumes qui proviennent directement d'une ferme non loin de Caen. En plus, il a la bonne idée d'ouvrir ses portes jusqu'à minuit le jeudi soir, histoire d'avoir autre chose qu'un kebab pour les soirées étudiantes !


LE FLAMANT VERT
45, rue Saint-Sauveur
✆  02 61 92 01 11
http://maeva-naturopathe.com/restaurant
Ouvert du lundi au jeudi de 11h30 à 18h ; le vendredi et le samedi de 11h30 à 18h30. Sans réservation. Carte : 10 € environ. Chèque Restaurant. Terrasse. Vente à emporter. Ateliers "naturo" tous les lundis à 19h (détails sur la page Facebook). Livraison possible via Uber Eats et Deliveroo.

Eh oui, à Caen, on ne fait pas comme tout le monde : ici, les flamants roses se mettent au vert ! Green attitude absolue pour ce tout nouveau petit resto fort sympathique, à commencer par la déco, ultra-tendance, mais si jolie. On adore le vert canard des murs, la tapisserie aux motifs Art déco, le manteau de cheminée décoré avec goût et ingéniosité (les petits paniers éclairés par une guirlande lumineuse sont du plus bel effet), le velours tout doux des assises, jaunes, vertes et roses (oui, un peu quand même !). Surtout, on s'y régale tout en mangeant sainement, pas mal, non ? Il faut dire que Maëva est naturopathe, elle en connaît donc un rayon sur le « bon manger ». Ici, que du bio, du végétal, mais pas seulement, du sans gluten, du sans lactose, bref, il y en a pour tous les goûts. Ce midi, nous optons pour les lasagnes courge, blette et comté et le ramen au poulet, délicieux et copieux ! On termine par un dessert maison, le Miam-ô-fruits du Flamant (un sain et savant mélange de fruits frais, de graines, de banane, de jus de citron et d'huile de noix). On repart repu et heureux d'avoir bien mangé au sens noble du terme. Sachez enfin que vous pouvez également y prendre un bon petit goûter. Bon vol au Flamant !


FRAGMENTS
2, rue Léon Lecornu
✆  07 71 69 29 76
contact@fragments-restaurant.fr
Ouvert le mercredi midi ; du jeudi au samedi le midi et le soir. Réservation impérative. Formule du midi : 18 € (entrée/plat ou plat/dessert ; 23 € pour la formule complète). Menu du soir 35 €. Terrasse. Boutique.

On a attendu avant de le tester. Laisser passer le flot de clientèle dû à l'attrait de la nouveauté fut une riche idée. Même si les lieux sont vite bondés (environ 20 couverts seulement), nous avons bénéficié d'un midi calme. Il faut dire aussi que la déco et en particulier le joli bleu des murs invite à la détente. Juxtaposé à un mur en pierres et associé à du bois, l'ensemble est du plus bel effet. Menus uniques (midi et soir) qui changent chaque semaine en fonction des produits de saison. Ici, du frais, du local, du bio (au maximum) et beaucoup de maîtrise. Pour le déjeuner, nous optons en entrée pour un œuf de poule de Marans, crème d'épinards, mousse et morceaux de lard séché au foin et petits légumes. Pour le plat, de l'agneau mariné au jus de carotte, galette de semoule, coriandre et abricot séché accompagné de carottes braisées au jus d'agneau ou du rouget avec purée de pommes de terre au cidre, poireaux braisés, crème de poisson fumé et galette de sarrasin. Vraiment très bon et très fin, les saveurs se mêlent sans jamais se concurrencer. Pour le dessert, le financier aux graines de tournesol avec mousse de carotte-orange, pâtes d'oranges rôties, meringue et salade de carottes au citron bergamote se défend bien mais il manque un peu de gourmandise à notre goût (ah les becs sucrés !). Une bonne table à tester sans attendre !


L'HÉDONISTE
53, passage du Grand Turc
✆  09 52 06 29 13
Ouvert du mardi au samedi le midi et le soir. Réservation recommandée. Carte : 12 € environ. Vin au verre. Chèque Restaurant. Terrasse. Concerts de jazz.

On y passe peu sur cette place, et pourtant, s'il est un lieu à la fois hyper central mais à l'abri de toute l'agitation de la ville c'est bien celui-ci. Cela n'a pas échappé à Frank Villain, très sympathique et heureux propriétaire de l'Hédoniste. Décoration chaleureuse et cosy qui n'est pas sans rappeler les années 20 : velours rouge, bleu profond, lustres Art déco et ce magnifique piano Pleyel, celui de la grand-mère de Franck, comme pièce maitresse. Coté assiette, même régal. Au menu ce midi, nous optons pour une savoureuse moussaka d'agneau et un excellent burger italien (bœuf Angus, pesto rosso, gorgonzola, fondue d'oignons et roquette). Il nous reste un peu de place pour un gâteau pommes, caramel et Calvados concocté par Amandine. Les produits sont frais et de qualité, les recettes confectionnées au jour le jour et le café à 1 euro (eh oui !). Sachez enfin que le soir, le restaurant se transforme en bar à tapas (pas de panique pour les plus grosses faims, vous pouvez aussi vous régaler avec un burger) mais pas que ! Des soirées musicales sont organisées (surveillez d'ailleurs la page Facebook pour vous tenir informés des dates), quoi de plus plaisant que de déguster un bon verre de vin sur un air jazzy. Et cette terrasse, toujours aussi bien exposée pour profiter pleinement des belles journées. Décidément l'Hédoniste a bien trouvé son nom.


MAZORCA
43, rue Saint-Sauveur
✆  02 31 28 76 84
contact@mazorca.fr
Ouvert le lundi et du jeudi au samedi le midi et le soir ; le dimanche de 11h30 à 15h. Réservation recommandée.

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