Guide pratique de l automobiliste 2014 Petit Futé
300 pages
Français

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Guide pratique de l'automobiliste 2014 Petit Futé

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Description

Partir pour profiter des tous les instants, d'un week-end, des vacances, et s'échapper. Quel est le plus bel instrument que la voiture ?
Pour que la voiture ne soit que l'outil du plaisir, pour que le tourisme ne soit pas un parcours du combattant, le petit futé a imaginé ce guide.
Unique en son genre, ils vous donnera tous les conseils pratiques (assurance, entretien, contrôle techniques, prévention, acquisition, etc..) conçu pour vous faciliter la vie, il trouvera naturellement sa place dans votre boite à gants mais aussi dans votre poche, sur place, pour visiter, déguster, se loger et apprécier la beauté de chaque région de France.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 16 décembre 2013
Nombre de lectures 214
EAN13 9791033122562
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0064€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

couverture
Table des matières

Édito

Automobile : mode d’emploi

L'acquisition

Bien vous protéger : assurances et assistances

Prendre soin de votre véhicule

Prévention et conseils

L'automobile de loisirs

S'informer

Dossier spécial « France Pare-Brise »

France Pare-Brise

Dossier spécial « AssurOnline »

AssurOnline

Automobile découverte

Alsace

Aquitaine

Auvergne

Corse

Bourgogne

Bretagne

Centre

Champagne-Ardenne

Franche-Comté

Ile-de-France

Languedoc-Roussillon

Limousin

Lorraine

Midi-Pyrénées

Nord-Pas-de-Calais

Normandie

Pays de la Loire

Picardie

Poitou-Charentes

Provence-Alpes-Côte d'Azur

Rhône-Alpes

Galerie photos

Galerie cartes

Édito

Le Petit Futé vous invite, au travers de ce guide, à voyager et connaître un objet qui nous est d'ores et déjà devenu indispensable. La voiture, objet de plaisir, de passion, de liberté, mais aussi, de quotidien, de sécurité, de prévenance. Le Petit Futé, curieux, a consulté de nombreuses sources pour savoir quelle relation les Français entretiennent avec leur automobile. En un mot elle serait « passionnelle ». Si la crise économique incite à réduire les dépenses – entre le carburant, l’entretien, l’assurance et le contrôle technique, certains conducteurs voient rouge – la hausse de l’immobilier alliée à une probable quête de sérénité nous pousse à nous éloigner des villes (pôles d’emplois), et de fait, à utiliser majoritairement la voiture. Notre automobile nous est devenue coûteuse, mais, nécessaire. 18 millions de Français se rendent en voiture à leur travail. Nous ne pouvons nous en passer, aussi, pourquoi ne pas prendre les choses du bon côté ? Vous réconcilier avec votre véhicule, vous souvenir que celui-ci génère beaucoup de sensations positives : le plaisir, la liberté, la mobilité, le confort, la perfection technique, la fierté de rouler dans une belle mécanique. Pour vous, le Guide Pratique de l’Automobiliste se propose d’aborder tous les aspects de la voiture : son achat, sa mécanique, son entretien, ses secrets, ses dangers. En vous laissant conduire par ce guide, vous saurez tout de votre « précieuse ». De l'aspect le plus technique (comment faire une vidange, changer un pneu, le contrôle technique, conduire sous la pluie) au plus pratique (comment souscrire une assurance, comment résilier un contrat, quels sont les dangers de la voiture d’occasion), en passant par l'aspect financier (financer votre véhicule, réduire votre consommation de carburant, les amendes encourues, etc.). Vous n’aurez plus d’excuses pour bouder votre automobile. Au contraire, puisse la fièvre mécanique vous prendre ! Une belle voiture de sport ou de collection, s’essayer au rallye, à la course, vous rendre à un salon, nous espérons que le Guide Pratique de l’Automobiliste vous donnera envie d’aller plus loin, au volant de votre voiture bien sûr !

Automobile : mode d’emploi

Automobile : mode d’emploi - Façade de la Cité de l'Automobile de Mulhouse

© Francis Goossens – Fotolia

L'acquisition
Faire le bon choix
Les marques françaises au top

Malgré la guerre sans pitié que se livrent les constructeurs, nous avons la chance en France de jouir des meilleures marques, les plus cotées (même à l’étranger) et les plus populaires. Les Français ont apparemment une nette préférence pour les modèles de citadines. Le rapport du Comité des Constructeurs Français d’Automobile prouve en chiffres la bonne santé du marché français : en mai 2013, les groupes français totalisaient 51,3% des ventes contre 48 % pour les groupes étrangers. Dans le top 3, on trouve bien sûr :

Peugeot qui domine largement son monde avec des modèles comme la Peugeot 208 ou la Peugeot 3008 (www.peugeot.fr).

Citroën, qui, en dépit des fluctuations du groupe PSA, reste en bonne position avec des modèles phares tels que la C1, la future C3 (très prometteuse selon Auto Plus) ou sa fameuse C4 (www.citroen.fr).

Et Renault, la mythique ! Le constructeur a bien su développer ses modèles de citadines polyvalentes et tient bon la barre, aidé de sa filiale Dacia : Renault Clio 4, Renault Scénic, la Dacia Sandero ou la jeune Renault Captur ont fait leurs preuves ! (www.renault.fr)

Les constructeurs étrangers

Certes, quelques groupes étrangers réunissant des marques prestigieuses sont de sérieux concurrents : les Américains et leurs marques légendaires, les Japonais et leurs modèles performants et économiques, les Allemands et leurs valeurs sûres... Voici une petite sélection :

En Allemagne. Volkswagen, par exemple, espère fortement être leader du marché en 2018. Rappelons que le groupe possède également les marques Audi, Seat, Skoda et Bugatti. En France, les modèles des Polo et surtout des Golf fonctionnent toujours. Nous devons saluer BMW dont la qualité et le standing des modèles ravissent les conducteurs ! (www.volkswagen.fr ou www.bmw.fr)

En Amérique. General Motors (qui produit des marques telles que Buick, Chevrolet ou encore Cadillac) et Ford, plus diffusé en France, sont les professionnels des belles mécaniques. (www.gm.com ou www.ford.fr).

En Asie. peut-être nos concurrents les plus sérieux car leurs marques sont prisées par les Français. Comment ne pas citer : Toyota, le constructeur japonais (www.toyota.fr), Hyundaï (sud-coréen) ou encore le franco-japonais Renault-Nissan.

Acheter un véhicule neuf ou d’occasion ?

Il est des débats qui semblent éternels ; dans le secteur automobile, outre celui du carburant, subsiste la guerre du neuf et de l’occasion. Entre sérénité et économie, le cœur du futur acheteur sera sans doute déchiré. Mais, limiter le duel à une raison économique est simpliste car, acheter une voiture d’occasion peut se révéler judicieux.

La quiétude du neuf. Si vous vous positionnez sur un véhicule neuf, vous aurez une tranquillité indéniable. Le plus important étant l’assurance de l’état impeccable du véhicule. L’achat du neuf est une source de plaisir pour les amoureux des voitures : vous aurez la jouissance d’un véhicule conforme à vos goûts qu’il s’agisse de la ligne, de la puissance, de la couleur, ce sera VOTRE voiture. Ajoutons à cela la satisfaction de rôder une auto à votre « main ». Pour les plus chanceux d’entre nous, vous pourrez opter pour des voitures haut-de-gamme, munies des derniers équipements et boostées par les nouvelles technologies. Sachez que certains distributeurs pratiquent des remises, pendant les périodes creuses de vente (en fin de mois ou l’été). Hélas, les délais de livraisons paraissent nettement plus longs : de 2 à 6 mois. Beaucoup d’amateurs du neuf revendent leur véhicule tous les 2 ans puisque celui-ci perd 40 % de sa valeur après deux années de vie. C’est là que les adeptes de l’occasion sautent sur l’affaire, une automobile de deux ans peut être considérée comme une aubaine, presque neuve.

Les économies séduisantes de l’occasion. Soyons clairs. La star de nos années 2000, c’est la voiture d’occasion. Le marché connaît un essor formidable, un peu trop prononcé au goût de certains qui y voient une réduction des marges de prix avec le neuf. Néanmoins, l’occasion reste un choix futé. L’image du tacot vendu à bas prix est une ère révolue car, désormais, les occasions récentes représentent un bon compromis. Leur tarif reste avantageux, leur kilométrage raisonnable (moins de 10 000 km) et les modèles proposés sont actuels, modernes, équipés. Ces véhicules sont, la plupart du temps, des voitures d’entreprise, de direction, des modèles d’exposition. Elles sont livrées assez rapidement. Enfin, l’occasion conserve, en effet, l’avantage d’être moins cher niveau assurances. Les jeunes permis, par exemple, privilégient l’acquisition d’un véhicule peu coûteux et solide. Certes, tout n’est pas rose dans ce domaine. Là où le neuf vous garantit une sécurité maximale, l’occasion peut cacher quelques pièges. Le véhicule peut avoir été malmené ou mal entretenu par les anciens conducteurs. Pour choisir au mieux, n'hésitez pas à vous faire accompagner d'un ami ou d'un expert. On peut réserver une expertise auprès de divers prestataires, il vous en coûtera une centaine d'euros en moyenne mais vous aurez un rapport attestant de l'état réel de la voiture. Les mauvais achats font légion dans le secteur, certains particuliers ou garagistes n'hésitent pas à dissimuler les défauts sous une belle patine. Boîte de vitesse brusquée, moteur usé, embrayage fragilisé etc. On ne le dira jamais assez : il est nécessaire de bien vérifier des points essentiels tels que les pneus, les phares, la carrosserie et surtout, tester votre occasion pour écouter le moteur.

Essence, diesel, ou hybride ?

Le carburant, un critère décisif ? Bien entendu ! Nous rentrons là dans le vif du sujet. Diesel, essence ou hybride ? Il ne s’agit pas, en effet, de ne prendre en compte que le coût d’achat, mais, de faire un calcul sur l’avenir incluant consommation, entretien et fréquence kilométrique.

La voiture essence, moins chère que les autres ? Rien n’est moins sûr. De nombreuses études et comparaisons (sur des automobiles de catégorie similaire) ont déjà prouvé que, même si il est indéniable qu’un véhicule roulant à l’essence est moins cher à l’achat, son coût de revient au kilomètre est largement plus onéreux que ses confrères. Si l’on prend le coût de la consommation du litre au 100, le moteur essence finit bon dernier. L’hybride consomme 3,5l, 4l pour le diesel et 7,2 pour l’essence ! Ce genre de véhicule sera donc préférable pour un conducteur modéré. Ceci étant, les constructeurs conscients des failles du diesel améliorent les moteurs à essence pour tenter de réduire leur consommation. Ils réduisent, par exemple, les cylindrées qui favorisent la surconsommation.Quelques inconditionnels pointent le fait que l’écart entre l’achat d’une essence ou d’un diesel se réduit (15 % en moyenne) et que l’on réalise quand même des économies sur l’entretien ou le prix de l’assurance.

Le diesel, toujours superstar ? Le diesel, ou gazole, est un parfait exemple de l’équation que vous devrez résoudre en tant qu’acheteur. Son prix d’achat est bien supérieur à celui d’une essence (de 5 à 20 %) mais sa consommation est nettement plus économique, surtout pour les gros « rouleurs ». Aujourd’hui, 73 % du parc automobile français roule au diesel. Ce carburant est adulé ! Et pourtant, à l’heure des inquiétudes écologiques, il est néfaste. En raison des particules et des oxydes d’azote, celui qu’on a tant vanté en 74 (premier choc pétrolier), est plus que menaçant. L’état est à présent embarrassé par ce problème : 60 % des Français roulent en diesel et limiter les émissions polluantes impliquerait une refonte quasi-totale du parc. Le gouvernement envisage des primes de reconversion pour changer les vieux véhicules. Mais, un article du Point souligne à juste titre qu’on ne devrait faire rouler que les moteurs conformes aux normes Euro 6. Celles-ci ont pour objectif de limiter les pollutions en imposant un taux d’émissions « autorisées ». Seul Mazda la respecte pour l'instant. Alors pourquoi tant de succès ? Les habitudes ont la dent dure : un prix à la pompe modeste et une longévité avérée séduisent les gros conducteurs. Avant de vous décider, songez également à l’entretien plus coûteux (le moteur est plus exigeant, il demande des huiles supérieures) et à l’assurance, là aussi plus chère.

La voiture hybride, une solution pour l'avenir ? Emergeant de cette lutte des moteurs, il y en a une qui sort son épingle du jeu, c’est la voiture hybride. Elle grignote sa part du marché, gagne ses lettres de noblesse. Qu’est-ce qu’une hybride ? Le principe, c’est l’association de 2 moteurs : un moteur électrique et un moteur thermique. Le gros plus, c’est que l’un peut fonctionner sans l’autre mais que l'on peut les associer pour plus de puissance. En ville par exemple, à vitesse modérée, le moteur électrique sera idéal. Grâce à la fonction « Stop and Start » qui coupe le contact dès que le véhicule s’arrête, essentiel en ville, votre voiture pollue moins. On considère qu’en optant pour une hybride, l’appétit de consommation est réduit de 10 à 50 % par rapport aux moteurs classiques (d’où des réductions fiscales). Vous souhaitez une conduite plus sportive ? La fonction « Turbo » permet de faire marcher les 2 moteurs de concert pour booster l’automobile. Certes, la belle a des défauts : elle est plus chère à l’achat, elle s’épanouit davantage en ville que sur l’autoroute et les batteries (très coûteuses) sont parfois à changer. Globalement, l’hybride reste un bon compromis pour rouler proprement.

La voiture électrique

Les voitures électriques ont beaucoup intrigué les conducteurs lors de leur apparition. A la fin des années 90, les constructeurs se lancent dans la course : Toyota, Nissan, Ford etc. De nos jours, c'est une petite mort pour ce type de véhicule. Ses avantages sont semblables à ceux de l'hybride, mais, ses points faibles sont plus nombreux. Zéro pollution, ultime atout, silence, entretien aisé, pas de boîte de vitesse et des accélérations puissantes sont à noter dans les points positifs. Ceci étant, l'électrique est aussi nettement plus chère à l'achat, son autonomie relativement faible vous privera de longues routes, les bornes de recharges sont encore trop éparses et les batteries (à changer tous les 2-3 ans), les accumulateurs engendrent de lourdes dépenses. Pour conclure, cette voiture est une citadine, un bienfait pour l'écologie, mais peu économique.

Cas particuliers

Il existe quelques cadres d’achat en dehors des mandataires et des particuliers. Pour les fans de mécanique ou de raretés, les séries spéciales ou séries limitées sont essentielles.

Les séries limitées. Impossible de ne pas remarquer le boom médiatique généré par les voitures en séries spéciales. Les constructeurs rivalisent de publicités, de spots radio, pour annoncer la sortie de leurs petits trésors. Il est difficile parfois de repérer les vraies affaires au milieu de ces nombreuses offres. Les modèles les plus courus sont agrémentés d’un design ou d’une couleur particulière, ils sont dotés des meilleurs équipements et vous pourrez les tester au cour des périodes d’essais. Ces voitures « uniques » sont surtout convoitées par les amoureux de raretés mécaniques ou par ceux qui prisent un constructeur en particulier. Comme l’écrit le Nouvel Economiste, « la rareté crée le désir », les marques ont conscience que les séries spéciales permettent de fidéliser leur clientèle. Attention, cela dit, à ne pas se faire avoir par des ajouts simplistes : quelques autocollants ou 2-3 accessoires ne suffiront pas à rendre votre véhicule exceptionnel. Prenez le temps de vous renseigner en allant sur les sites spécialisés ou en lisant les analyses de la presse auto.

Les ventes aux enchères. Les passionnés les connaissent, les amateurs, beaucoup moins. Il est possible d’acheter votre voiture lors d’une vente aux enchères. Elles fonctionnent classiquement. Vous serez informés du lot de véhicule sous forme de liste, communiquée, bien entendu, à l’avance, par correspondance ou sur Internet. Chaque véhicule est identifié par un numéro et l’ordre de vente sera conforme à celui de la liste. Il est rarement possible de tester la voiture, mais, les salles de vente ont l’obligation de s’assurer du bon fonctionnement. La voiture doit faire état d’un contrôle technique récent et elle est munie d’une affichette collée sur le pare-brise faisant mention du kilométrage, du modèle, des équipements, et éventuellement du carnet d’entretien. Si vous êtes intéressé par ce type de vente, il faudra vous munir de deux pièces d’identité (l'on vous donnera votre carton d’enchérisseur) et d’un chèque puisque le paiement se fait immédiatement. Vous devrez verser des frais d’acheteur, néanmoins, les prix de ces voitures restent très avantageux. Faites preuve de grande prudence. Eviter les achats impulsifs car l’acheteur est bien peu couvert dans ces enchères. Vous aurez juste l’assurance que la voiture démarre, mais, les salles étant simplement soumises à une souscription de garantie légale, si la voiture tombe en panne 500 m plus loin, aucun recours.

Acheter à l'étranger. Beaucoup d’acheteurs, à la recherche des bonnes affaires, surfent actuellement sur la vague de l’achat à l’étranger ; principalement en Europe. Acheter une voiture haut-de-gamme à prix cassé, c’est forcément séduisant. En Europe, ce sont des pays comme l’Allemagne, la Norvège ou encore les Pays-Bas qui sont les plus intéressants car la TVA y est très haute. Résultat : les constructeurs baissent les prix. Or, vous aurez à régler la TVA du pays où le véhicule sera immatriculé. Un bon point. Autre pays qui cartonne : l’Italie. On y trouve de nombreux véhicules de luxe en raison, hélas, de la crise, les prix sont bradés. L’achat à l’étranger est, certes l’occasion de faire des économies, mais peut se révéler fastueux. Il faut vous aviser de la législation, le parcours administratif est parfois pénible. Voici quelques obligations : la demande d’immatriculation doit être effectuée dans les 15 jours après l’achat, il faudra vous procurer le Certificat de Conformité Communautaire délivré par le vendeur. Un point majeur : obtenir votre quitus fiscal. Vous vous acquitterez de la TVA auprès de votre centre d’impôt qui vous le remettra. Pour toutes voitures, déjà immatriculées auparavant, vous devez obtenir « la levée des sceaux » (un timbre ou un tampon). Enfin, avant de vous embarquer sur la route, il faut être muni, bien entendu, du carnet d’entretien et des factures, du contrat de vente, de la garantie légale (pour le neuf) et, n’oubliez pas de prévenir votre assureur !

Le cadre de la vente

Pour devenir un acheteur avisé, il faut vous renseigner sur les bases et le mode de fonctionnement du réseau de distribution des automobiles que vous allez acquérir, en particulier vu le contexte. La diminution du pouvoir d’achat fait que les Français rechignent un peu à accorder un budget conséquent à leur voiture. On observe un recul de près de 10 % des immatriculations des véhicules neufs, mais, les Français restent cependant attachés aux marques françaises. Pour maintenir l’embauche, supporter l’économie du marché français, ce qui est une juste position.

Les constructeurs. A ne pas confondre, bien sûr, avec les concessionnaires. Les constructeurs sont à la base de tout : ils conçoivent et fabriquent leur véhicule. Comme nous l’avons dit, même si les Français font du prix une condition sine qua none de leur achat, 63 % d’entre eux restent attachés aux marques nationales : Peugeot (qui maintient une bonne activité), PSA (qui a réussi, malgré tout, à contenir sa baisse) et Renault qui, hélas, a chuté. La majorité des Français se disent prêts à acheter une automobile construite par des marques étrangères, même une low coast, si celle-ci est fabriquée en France. Les constructeurs travaillent avec les concessionnaires qui distribueront leurs véhicules. Il s’agit d’une relation contractuelle qui peut être résiliée si les distributeurs ne font pas l’affaire. Ceux-ci sont tenus à certaines obligations.

Les concessionnaires. Le véhicule est fabriqué, il sera récupéré par le concessionnaire en charge de vous le céder. Il sera votre intermédiaire avec le constructeur. Il existe souvent de petites tensions entre les deux partenaires : l’un souhaitant avoir un droit de regard légitime, l’autre s’inquiétant du manque d’autonomie. Les constructeurs fixent, en effet, des objectifs de vente aux concessionnaires. Sous forme de primes, ils doivent atteindre les objectifs de vente. Ils se constituent, donc, un gros stock de véhicules neufs pour pouvoir fournir la demande. Les constructeurs français bénéficient d’une majorité de ces distributeurs. Mieux vaut s’adresser à des lieux agréés par votre marque de véhicule pour les réparations et l’entretien. Le concessionnaire a l’obligation de remplir et viser votre carnet d’entretien.

Les mandataires. Ils sont encore trop méconnus et pourtant, acheter chez un mandataire peut vous permettre de réaliser des économies conséquentes. Les mandataires négocient les tarifs des voitures neuves ou d’occasions auprès des distributeurs. Ils agissent pour le client en intermédiaire, passent commande pour lui. Ces négociations permettent de réduire le coût d’un véhicule de 30 % en moyenne ! Leur secret ? Un peu d’import, une communication passant essentiellement par Internet, un stock important de voitures et des points de vente moins luxueux. Il existe, au final, peu de points négatifs ; parfois des délais de livraison un peu longs ou un manque de choix chez certains. Les mandataires avec leurs prix ultra attractifs offrent une sacrée concurrence aux concessionnaires.

L’achat et le financement

A présent que nous vous avons décrit le cadre et les acteurs de la vente, nous allons parler un peu de vous. Avant de signer et d’entamer la transaction, restent quelques points à aborder.

Quelques conseils

Examiner la voiture. Nous ne cesserons de le répéter et ce, comme toutes les sources d’informations, il faut inspecter votre futur achat. Si vous n’êtes pas un amoureux des voitures ou un fin connaisseur, soyez accompagné d’un œil avisé. Naturellement, l’examen sera moins complet dans le cas d’une automobile neuve. Mais pour les occasions, les achats auprès des particuliers, prudence. Acheter un véhicule est un réel investissement alors, mieux vaut ne pas se tromper. Vérifiez la bonne tenue du carnet d’entretien et les factures. Vous saurez, grâce à lui, les réparations ou les points d’entretien effectués. Vous connaîtrez le passé de votre achat. Faites le tour du propriétaire et en plein jour, bien entendu. Regardez bien l’état de la carrosserie, la peinture, le toucher doit être lisse, sans boursouflures car l’on maquille souvent les imperfections sous une jolie patine. Contrôlez évidemment les pneus, nous en reparlerons. Ils doivent être de même dimension, de marque identique sur un même essieu. L’observation des joints est également utile, les caoutchoucs des portières, du haillon ou autres doivent être intacts. Enfin, regardez si les kilomètres affichés sur l’étiquette d’achat correspondent, ou, en tous cas, ne sont pas inférieurs à ceux indiqués sur la vignette de la vidange.

Tester la voiture. Quoi de plus logique pour un tel outil que de l’utiliser ? Il n’y a pas de meilleure preuve que le test de votre future acquisition. Le design ne fait pas tout. Vous verrez ainsi si vous faites la paire. Aucun vendeur, professionnel ou particulier, ne peut vous refuser ce droit et s’il le fait, cela cache forcément quelque chose. Installez-vous au volant, passez en revue l’intérieur : équipements, confort des sièges, tableau de bord, le poste de conduite, les rangements (y compris la taille du coffre qui peut être un critère pour une famille). N’hésitez pas à soulever le housses si il y en a car elles peuvent dissimuler tâches et brûlures. Après cet examen, passez à la conduite. Pour ce qui est des concessionnaires, ils sont tenus d’accepter un essai, en compagnie du vendeur, de 30 à 45 min. Vous aurez le droit d’essayer tout type de route : autoroute, RN et même le parking. Si vous le pouvez, il est intéressant de varier les conduites pour écouter le moteur, tester la nervosité, et la maniabilité du véhicule. En route, prêtez attention au bruit du moteur (il ne doit y avoir aucun sifflement, cognements ou bruit de cliquetis), essayez la climatisation, l’embrayage et la tenue de route. Vous aurez un petit questionnaire à remplir ensuite. Si cet essai ne vous convainc pas, vous avez toujours la possibilité de faire une location courte (un week-end).

Les démarches à accomplir. Si le vendeur doit vous fournir des pièces essentielles : le certificat d’immatriculation (provisoire si le véhicule est neuf), le certificat de cession, le certificat de situation (si la voiture change de département), le carnet d’entretien, le contrôle technique, vous devez aussi en tant qu’acheteur vous acquitter de quelques tâches. L’important sera le Certificat d’Immatriculation ou Carte Grise. C’est l’identité de votre voiture et donc sa légitimité. Vous devez, absolument faire la demande d’immatriculation avant la mise en circulation. La carte grise vous sera délivrée dans un délai maximum d’une semaine ; en attendant, l’on vous donnera un certificat provisoire d’immatriculation. La demande pourra être effectuée auprès du professionnel, de votre préfecture ou même par correspondance. Vous devrez régler une certaine somme pour obtenir la carte, elle est soumise à la taxe régionale (résultat du tarif région, de la puissance fiscale du véhicule et de son âge). Les documents que l'on vous réclamera sont ceux-ci :

Pour une voiture neuve : la demande d'immatriculation, les documents fournis par le vendeur, une pièce d'identité, un justificatif de domicile de moins de 3 mois.

Pour une voiture d'occasion : rappelons que le vendeur doit vous donner le certificat de cession, un justificatif d'identité et de domicile, le PV du contrôle technique, l'ancienne carte grise et un certificat de non-gage. Quant à vous, vous devez faire la demande d'immatriculation un mois maximum après l'acquisition. A la préfecture, vous donnerez l'ancienne carte et l'exemplaire n°2 du certificat de cession, et les mêmes pièces que pour une voiture neuve (pièce d'identité, justificatif de domicile, documents conçernant la voiture).

Le financement

A présent, il est temps d'aborder le point peut-être le moins agréable, le financement de votre voiture. Pour ce faire, plusieurs options s'offrent à vous....

Payer comptant. L'option la plus confortable, sans doute, mais la moins accessible puisqu'il s'agit de payer intégralement votre véhicule. Vous pouvez verser des arrhes, on attend en général de 8 à 12 % du prix. Vous paierez le reste à la livraison. Le tout par chèque ; dans le cas des voitures d'occasion, le vendeur peut réclamer un chèque de banque. L'avantage est qu'étant le propriétaire du véhicule, vous pourrez le revendre sans contrainte. Ce choix demande une assurance de la fiabilité de votre achat car il serait dommage de vider votre épargne pour un véhicule dont l'entretien va vous coûter plus cher que son prix d'achat.

Les crédits. Pour la majeure partie d'entre nous, le crédit est la solution ! Mais, attention à bien comparer les offres (crédits affectés, crédits ballons) et réfléchir à l'organisme (banque ou organisme de crédit) auprès duquel vous allez souscrire ce prêt. N'oubliez pas, quelque soit votre choix, de signaler lors de la signature du bon de commande, que votre achat est soumis à l'obtention d'un prêt. Ainsi, vous n'aurez aucun problème en cas de refus de votre crédit. Les prêts s'étalent sur une durée minimum de 3 mois, pour une somme maximale de 75 000 €. Songez, ceci étant, à l'étalement de vos mensualités : plus la durée est longue et plus le taux est élevé. Attention aux reports de crédits (le versement de la première mensualité est décalé de quelques mois), souvent à piège et pratiquant des taux onéreux.

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