HONGRIE
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Description

La Hongrie ne se résume pas qu'à sa charmante et dynamique capitale, aussi festive qu'éclectique, bien qu'elle en soit le centre de tout point de vue. Budapest est une perle danubienne comme il y en a bien d'autres dans le pays à découvrir. Les villes de la courbe du Danube, de Szentendre à Esztergom en passant par Vac et Visegrad sont autant d'escapades provinciales à ne pas manquer. Et il y a surtout des lacs : le Balaton, la mer intérieure hongroise, grande destination estivale qui compte encore de délicieux recoins préservés de la foule. Le lac Velence, bien plus petit que son acolyte est sûrement encore plus agréable. Il y en a pour tous les goûts. Tous apprécieront cette douceur de vivre dont les fameux bains, disséminés aux quatre coins du pays, et les cafés en sont l'élément clé. Partout ou vous irez il y aura également des nouveaux crus à découvrir aux même titre que des spécialités culinaires surprenantes relevées de paprika. Il ne vous reste plus qu'à déguster !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 28 mai 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782305005034
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0450€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
INVITATION AU VOYAGE
Üdvözöljük Magyarországon !
Les plus de la Hongrie
Fiche technique
Idées de séjour
Comment partir ?
DÉCOUVERTE
La Hongrie en 30 mots-clés
Survol de la Hongrie
Histoire
Politique et économie
Population et langues
Mode de vie
Arts et culture
Festivités
Cuisine hongroise
Jeux, loisirs et sports
Enfants du pays
BUDAPEST
Budapest
Dans les environs
COURBE DU DANUBE
Courbe du Danube
LAC VELENCE ET SA RÉGION
Lac Velence
Région du lac Velence
LAC BALATON
Rive nord
Rive sud
MONTS BAKONY
Portes d’entrée
Monts Bakony du sud
Haut-Bakony
TRANSDANUBIE
Transdanubie de l’ouest
Transdanubie du sud
NORD-EST
Monts Cserhát
Monts Mátra
Monts Bükk
Miskolc et le parc national d’Aggtelek
Tokaj et monts Zemplén
GRANDE PLAINE HONGROISE
Région de Kecskemét
Sud de la Grande Plaine
Région de Debrecen
PENSE FUTÉ
Pense futé
S'informer
Rester
Galerie photos
Galerie cartes
© Brian Kinney – Shutterstock.com
INVITATION AU VOYAGE

Üdvözöljük Magyarországon !
Ou : « Bienvenue en Hongrie ! » Rien que cette première phrase le hongrois vous donne des frissons ? Pas de panique ! Même si la langue peut paraître exotique, il n'est pas impossible d'en apprendre quelques mots, vous n’en profiterez que mieux de la Hongrie !
Ce pays est culturellement très riche. D'une région à l'autre, il y a toujours un petit détail qui diffère : un costume folklorique, un festival (et ce n'est pas ce qui manque !), une pâtisserie… Les peuples, qui ont vécu et enrichi ce creuset au croisement de l'Occident et de l'Orient – dont les fameux Magyars –, ne sont pas sans rappeler ce petit brin de folie des Balkans, sans pour autant tirer un trait sur la rigueur autrichienne.
Les villes, la langue, la cuisine nous racontent l'histoire du passé. À découvrir : le passé ottoman, habsbourgeois, juif, russe, et même français, qui rend ce pays captivant, dans un mouchoir de poche. Car la Hongrie ne fait qu'un sixième de la taille de France et sa population totale n'atteint pas celle de l’Île-de-France. La Hongrie ne se résume évidemment pas qu'à sa sublime capitale, bien qu'elle en soit le centre à tout point de vue. Budapest est une perle danubienne comme il y en a bien d'autres à découvrir parmi les grandes villes hongroises : Pécs, Szeged, Eger, Sopron, Kőszeg, Kecskemét…, qui conjuguent baroque, Art nouveau et néoclassicisme.
Pour ceux qui aiment le vélo, la courbe du Danube et ses pittoresques localités ou le lac Balaton (le plus grand lac d'eau douce d'Europe) sont plus que recommandés !
Au sud se trouve la vaste Puszta (plaine) hongroise, alimentée en sous-sol par des sources thermales et ses bains dans presque chaque ville et village. Point de montagne digne de ce nom en Hongrie, mais ses villages viticoles en haut des collines n'attendent que vous !
Amateurs de cuisine d'Europe centrale, vous serez servis. Partout où vous irez, il y a des spécialités culinaires surprenantes. Pourquoi ne pas déguster un repas copieux de gibier accompagné de légumes de saison, et en dessert, un vin doux de Tokaj se mariera parfaitement avec une part de Rákóczi túrós (au fromage blanc et à la confiture) avant de finir par une gorgée de pálinka (eau-de-vie fruitée).
Bref, il y en a pour tous les goûts : les familles, les jeunes, les passionnés de vieilles pierres, les artistes, les ruraux, les urbains… Tous apprécieront cette douceur de vivre, qu'il ne vous reste plus qu'à découvrir !
L'équipe de rédaction
REMERCIEMENTS. Un grand Merci à Hélène Benevenu pour sa confiance et son accompagnement tout au long de la rédaction de cet ouvrage. Merci à mes amis qui m'ont accueilli et m'ont donné une myriade de bons plans aux quatre coins du pays : Borcsa, la famille Németh, Kriszta, Goda, Zoé et Miki. Merci également à l'ensemble des Tourinform de Hongrie pour leur aide précieuse. Finalement un grand merci à ma famille pour son soutien dans la rédaction de ce guide.

Les plus de la Hongrie


Les plus de la Hongrie - Bastion des pêcheurs sur la colline du château de Buda.
© Vladimir Mucibabic – Shutterstock.com

Budapest, la perle
Budapest est bien l'une des plus belles villes fluviales d’Europe. Ancienne co-capitale de l’Empire austro-hongrois, elle a conservé de cette époque faste de beaux vestiges qui ont traversé les siècles et – dans l'ensemble – échappé aux restructurations du régime communiste. La ville, qui résiste tant bien que mal à la voracité des investisseurs immobiliers, séduit autant par la patine de ses vieux quartiers que par sa présente vitalité. Sa taille humaine et ses transports en commun bien agencés la rendent facile et agréable à parcourir.

Une tradition culinaire et viticole originale
Véritable carrefour culinaire, la cuisine hongroise est riche de ses influences orientales et occidentales. Elle dispose d’une extraordinaire palette de mets et d’épices qui lui confère un goût unique. La Hongrie peut être fière de ses vingt-deux régions viticoles. Le célèbre tokaj symbolise à lui seul la subtilité des cépages hongrois mais il y a bien d’autres crus à découvrir !

Une mer d’eaux thermales
Sur les 1 300 sources découvertes jusqu’à présent, une centaine se trouvent à Budapest. Plus de 70 communes ont bâti leur activité économique sur les bains, plages médicinales ou thermales. Mais au delà de son aspect purement curatif, l’activité thermale est ici un art de vivre et un plaisir quotidien. Des bains de Budapest ouverts – presque – toute la nuit au plus grand lac thermal d'Europe, le lac de Hévíz, le pays présente un riche assortiment d'établissements qui séduiront tous les candidats à l'art du bien-être à la hongroise.

Un patrimoine exceptionnel
Une dizaine de sites classés par l’Unesco, un millier de châteaux ainsi qu’un nombre impressionnant d'édifices de culte (de confessions diverses) font de la Hongrie une destination culturelle d’une richesse insoupçonnée.

Une destination abordable
En Hongrie, les bourses ouest-européennes peuvent se faire plaisir sans se ruiner. La capitale est desservie par de nombreux vols réguliers et low cost depuis Paris, Bruxelles, Genève, Mulhouse (et même Lyon via Brit Air) : le dépaysement à 2 heures d’avion. Depuis 2015, Debrecen, la deuxième plus grande ville du pays, est desservie par des vols low cost depuis Paris-Beauvais, deux fois par semaine. Et puis la Hongrie permet au voyageur d’inclure des incursions dans d’autres grandes capitales européennes. Vienne se situe à seulement 250 km de Budapest, Prague à 570 km, Bratislava à 200 km, Zagreb à 345 km et la liste ne s’arrête pas là !

Une musicalité unique
Pays natal de Béla Bartók et de Franz (Ferenc) Liszt, la Hongrie cultive son talent musical. Les concerts, les festivals, les opéras sont légion et très abordables. Tous les répertoires et goûts musicaux sont représentés dans les excellentes salles de concerts du pays et lors des dizaines de festivals qui rythment l'année.

Fiche technique


EGER - Vue sur la ville d'Eger.
© Ekaterina Polischuk – Shutterstock.com

Argent
Monnaie  : le forint, symbolisé par Ft ou HUF. A ne pas confondre avec l’ancienne monnaie des Pays-Bas, le florin.
Taux de change (en avril 2019) :
1 € = 320 Ft / 1 000 Ft = 3,12 €

La Hongrie en bref
Nom du pays : Hongrie (Magyarország).
Capitale : Budapest.
Superficie du pays : 93 032 km².
Langue officielle : hongrois.
Chef de l’Etat : János Áder.
Chef du gouvernement : Viktor Orbán, depuis le 29 mai 2010.
Nature de l’Etat : république unitaire.
Nature du régime : démocratie parlementaire.
Population : 9 778 371 habitants (en 2018).
Taux d’urbanisation : 68 %.
Espérance de vie : 72 ans pour les hommes, 79 ans pour les femmes.
Religion : 53 % catholiques, 16 % calvinistes, 3 % luthériens, 2,7 % orthodoxes, moins de 1 % juifs.
PIB par habitant en dollars : 14 317 (2017).
Répartition par secteur : agriculture 3,1 %, industrie 32,1 %, services 64,8 %.
Chômage : 3,8 % en novembre 2018.

Téléphone
Code international  : 00.
Codes pays  : France 33, Hongrie 36.
Indicatifs en vigueur à Budapest et dans les environs : code sortie 06 • Budapest : 1 • Gödöllő : 28 • Esztergom 33 • Szentendre 26 • Vác 27.
Numérotation  : les numéros de téléphone fixe comportent 8 chiffres. Ils se composent d'un indicatif à 1 chiffre dans le cas de Budapest ou à 2 chiffres pour la province hongroise. A cela s'ajoute 7 chiffres (pour Budapest) ou 6 chiffres (pour la province).
Les numéros de téléphone portable comportent 9 chiffres après le code pays (+36) ou (06) en Hongrie même. Soit par exemple : +36 66 677 78 88, 06 66 677 78 88 en Hongrie.
Pour appeler d'un portable hongrois vers un fixe, il faut composer le 06 systématiquement, plus l'indicatif (à 1 chiffre pour Budapest, à 2 chiffres pour la province) et les 7 autres chiffres (dans le cas d'un téléphone fixe budapestois) ou les 6 autres chiffres (pour un fixe en province). D'un portable ou un fixe à un portable il faut composer le 06 + les 9 chiffres. Officiellement il faut désormais composer le +36 et les 9 chiffres d'un portable hongrois pour appeler un autre portable hongrois mais le 06 + les 9 chiffres continue de fonctionner.
Téléphoner de France en Hongrie  : code international + code pays + code ville (1 ou 2 chiffres) + les 7 ou 6 chiffres du numéro local (00 + 36 + 1 + 321 0908 : pour un numéro budapestois).
Téléphoner de Hongrie en France  : code international + code pays + indicatif régional sans le zéro + les 8 chiffres du numéro local (00 + 33 + 1 + 45 27 12 34).
Téléphoner de Budapest à Budapest  : les 7 chiffres locaux (666 7890).
Téléphoner de Budapest en province  : code sortie + code ville + numéro local à 7 chiffres (06 + 26 + 375 4444).
Téléphoner de province à Budapest  : code sortie + code Budapest + numéro local à 7 chiffres (06 + 1 + 666 7890).
Téléphoner de province à province  : si le code ville est le même, le numéro local à 6 ou 7 chiffres suffit (375 444 (4)).
Téléphoner de province à province : si le code ville est différent, code sortie + code ville + numéro à 7 chiffres (06 + 26 + 375 4444).
Il y a trois grands opérateurs de téléphonie mobile en Hongrie (Telenor/ex-Pannon, T Mobile et Vodaphone), une carte Sim prépayée revient à 2 500 Ft (9 €) environ et se recharge avec des cartes en vente un peu partout (minimum 3 000 Ft). On peut aussi recharger via les automates bancaires, aux caisses des supermarchés, à la poste, en ligne… En théorie, il faut être résident en Hongrie pour pouvoir obtenir une carte, mais si le vendeur est complaisant (mieux vaut aviser les centres commerciaux), cela se fera sans problème.
A Budapest et dans sa région, les cabines de téléphone public sont surtout installées dans les stations de métro (lignes 2 et 3) et les passages souterrains. Elles fonctionnent avec des pièces de 20 Ft, 50 Ft et 100 Ft (et ne rendent pas la monnaie).
La compagnie T Mobile propose une carte dite barangoló (hivó) kártya pour l’international et la Hongrie, à utiliser dans les cabines téléphoniques ou sur n’importe quel téléphone fixe.
Une carte téléphonique internationale à 2 000 Ft correspond à environ 90 minutes de communication de la Hongrie à la France avec la barangoló (hivó) kártya.
L'accès à Internet haut débit en Hongrie est excellent. Une heure de connexion Internet dans un des nombreux cybercafés de Budapest coûte environ 300 Ft. Le wifi est gratuit dans de très nombreux établissements (bars, restaurants, fast-foods , places publiques…).


Numéros utiles en Hongrie

Ambulance  : 104
Police  : 107
Pompiers  : 105
Urgence internationale  : 112
Renseignements  : 198
Renseignements internationaux  : 199
Assistance routière  : 188
Information touristique 24h/24  : (1) 438 80 80.

Décalage horaire
La Hongrie est à la même heure que la France, la Suisse et la Belgique (GMT + 1 heure) y compris en heure d'été (GMT + 2 heures), mais comme elle est quand même à 1 000 km plus à l'est, le coucher du soleil est beaucoup plus tôt, vers 16h30 en hiver et au plus tard à 21h en été.

Formalités
La Hongrie fait partie de l’Union européenne depuis le 1 er mai 2004 et de l'espace Schengen depuis janvier 2008. Une carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit aux ressortissants de l’UE pour s'y rendre (séjour de moins de trois mois).

Climat
La Hongrie bénéficie d’un climat continental tempéré. Hiver plutôt rigoureux, souvent enneigé, été chaud, voire très chaud, parfois orageux. Mi-saisons agréables et ensoleillées (avec plus ou moins de pluie).

Saisonnalité


BUDAPEST - Bloc Meteo hongrie
Les établissements hongrois connaissent une différence nette de prix entre la basse et la haute saison, la haute saison démarre mi-juin pour prendre fin début novembre. Les prix des chambres augmentent alors de 30 % en moyenne. Il y a trois autres courtes périodes de « pic » qui affectent surtout Budapest : le grand prix de F1 en banlieue de Budapest (en juillet ou en août) – les prix doublent –, le festival Sziget en août (à Budapest) et enfin Noël et surtout le Nouvel An. Certains établissements à Budapest pratiquent des prix de mi-saison juste avant le début de la haute saison. Du 31 octobre au 31 mars, plusieurs hôtels proposent la 4 e nuit gratuite ( Budapest winter invitation ). L'office de tourisme de Budapest a également lancé en 2009 son Budapest summer adventures (prix réduits dans certains hôtels).


Le drapeau hongrois


Le drapeau hongrois - Drapeau hongrie

Il est composé de trois bandes horizontales égales de rouge, de blanc et de vert. C’est, semble-t-il, en 1608 que ces trois couleurs furent associées pour la première fois sur une bannière hongroise, lors du couronnement de Mathias II. Mais leur valeur symbolique est beaucoup plus ancienne : le rouge aurait été la couleur de l’oriflamme du prince Árpád, qui conquit la Hongrie au IX e siècle et fut le fondateur de la première dynastie nationale ; le blanc est associé au roi Etienne I er le Saint, qui christianisa le pays au XI e siècle (c’était la couleur de la croix que le pape Sylvestre II lui avait confiée) ; le vert figurait sur l’emblème national dès le XV e siècle. Le drapeau tricolore à bandes horizontales – dont le choix a été inspiré par la révolution française – a été adopté en 1848. Plusieurs fois modifié par la suite, il a été officiellement fixé en 1957.

Idées de séjour

Une semaine : Budapest et ses environs
Budapest constitue le camp de base idéal pour partir à la découverte d’une zone qui allie beauté des paysages et trésors historiques. Les trois premiers jours sont donc uniquement consacrés à la visite de « la perle du Danube ». Les suivants sont, quant à eux, rythmés par de petites excursions dans les environs de la capitale magyare, le dernier jour est prévu à Budapest.
Jour 1. Buda, le quartier du château et le mont Gellért. Visiter Budapest, c’est aller à la rencontre de trois villes, Buda, Pest et Óbuda, qui n’ont été unifiées qu’en 1873. La découverte de l’âme historique de la capitale s’axe quant à elle, autour, du château (Várhegy) et de son voisin verdoyant, le mont Gellért (Gellérthegy).
Au départ de Deák tér, rejoignez la place Széchenyi (ex-place Roosevelt) par la rue József Attilla, un des plus grands poètes hongrois, et découvrez le palais Gresham et l’Académie des sciences. Devant vous s’ouvre le pont des Chaînes (Lánchíd), le plus ancien pont de la ville. Traversez-le pour rejoindre Clark Ádám tér, d’où part le funiculaire qui vous mène au Palais royal. Vous pouvez également atteindre le château à pied par l’escalier du roi (Király Lépscő). Du Palais royal qui abrite la Bibliothèque nationale Széchenyi et deux musées (la Galerie nationale hongroise et le musée d’Histoire de la ville) vous découvrirez un panorama sur Pest et tous les ponts de la ville. Vous pourrez voir le théâtre du Château (Várszínház, devenu Nemzeti táncszínház) de style rococo sur la place Dísz tér. Promenez-vous le long des anciens remparts jusqu’aux Archives nationales et Bécsi kapu, la porte de Vienne, vers laquelle convergent les principales rues de la colline. Passez devant le temple luthérien et la tour Marie-Madeleine, puis empruntez la rue Országház jusqu’à l’église Mathias (Mátyás Templom) dont les toits sont couverts de tuiles colorées et dans laquelle avaient été couronnés les rois Habsbourg. Devant l’église, la colonne de la Sainte-Trinité de style baroque qui a été dressée contre la peste marque le point culminant de la colline du château.
Derrière l’église se dresse le bastion des Pêcheurs, nommé ainsi en mémoire de la ligue des pêcheurs du Danube qui devaient défendre cette partie des remparts, ainsi que la statue de saint Etienne, roi fondateur de la Hongrie.
Promenez-vous dans les rues avoisinantes de l’église. Laissez-vous tenter par l’un des gâteaux typiques de la très célèbre pâtisserie Ruszwurm. Redescendez de la colline par les escaliers du bastion des Pêcheurs, puis par les innombrables escaliers qui mènent à la place Batthyány. Montez dans le tramway n° 19 qui longe le Danube côté Buda et descendez au niveau du pont de la Liberté (Szabadság híd) à la station Szent Gellért tér. Vous vous trouvez sur la place du célèbre hôtel Gellért, style Art nouveau, doté d’une station thermale (les bains Gellért) et d’une piscine à vagues très en vogue.
Après avoir jeté un œil à l’entrée des bains, vous pouvez gravir le mont Gellért par les petits sentiers pour atteindre au sommet la citadelle, la majestueuse statue de la Liberté. Redescendez en profitant de la vue sur le Danube et franchissez le pont de la Liberté pour retourner sur la rive de Pest.
Jour 2. Promenade dans Pest classique . Au départ de Deák tér, rejoignez la place Vörösmarty et le célèbre café Gerbeaud et dirigez-vous vers le Dunakorzó, la promenade le long du Danube, d’où s’étend une vue exceptionnelle sur le fleuve, la colline du château et la citadelle. Longez le korzó jusqu’à la place Petőfi. Vous passerez devant la salle de concerts Vigadó, l’église orthodoxe serbe de style baroque et arriverez au pied de la statue de Sándor Petőfi. Tournez à gauche pour emprunter la Pianista utca dans laquelle se trouve l’ancienne faculté des lettres et rejoignez la place Ferenciek. Sur cette place jetez un œil au très beau passage de Paris construit en 1909 et qui mélange les styles (pas toujours ouvert). Passez de l’autre côté de la place Ferenciek. Après l’église franciscaine et la Bibliothèque universitaire, vous pourrez faire une pause au célèbre Café Central (Centrál Kávéház), café littéraire et artistique de 1887 restauré dans un style années vingt. Rejoignez la rue piétonne Váci par la rue Arany jusqu’à la Grande Halle, le plus grand marché central de la fin du XIX e siècle. Admirez également l’université des sciences économiques de style néorenaissance construite par le même architecte que les halles. Dirigez-vous sur le grand boulevard en direction de la place Kálvin et de la rue Ráday, bordée de terrasses de cafés, puis allez jusqu’au Musée national hongrois (Magyar Nemzeti Múzeum) fondé par le comte Széchenyi en 1802. Continuez jusqu’à la place Astoria où se situe le célèbre hôtel du même nom. Un petit peu plus loin, sur le côté droit du boulevard, commence le quartier juif et la plus grande synagogue d’Europe. Retournez ensuite sur le boulevard pour rejoindre la place Deák et rendez-vous à la colossale basilique Saint-Etienne d’inspiration néorenaissance. Empruntez la rue Október 6 jusqu’à la grande place de la Liberté, Szabadság tér, sur laquelle se trouvent un monument rendant hommage aux libérateurs soviétiques de 1945 ainsi que l’impressionnant bâtiment de la bourse, ex-siège de la TV hongroise. De cette place, passez par la rue Honvéd et Hold. Vous y découvrirez des immeubles Art nouveau (maison de l'Art nouveau hongrois, Caisse d'épargne postale) et atteindrez le Parlement (Országház). Se trouvent également sur la place Kossuth Lajos (place du Parlement), le Musée ethnographique et le ministère de l’Agriculture. Sur les quais du Danube, vous pourrez monter dans le tramway n° 2 qui longe le Danube pour retourner à Deák tér.
Jour 3. Andrássy út et Városliget. L’avenue, la plus élégante de Pest, débute à Deák tér et s’étend sur près de trois kilomètres jusqu'au Bois-de-la-Ville. Sur votre gauche, vous découvrirez l’Opéra national hongrois en face, la maison Dreschler. Un peu plus loin, la pâtisserie Művész et un célèbre salon de thé orné de miroirs aux cadres dorés. Au premier grand carrefour avec la rue Nagymező se trouve le « Broadway » de Budapest avec le théâtre Thália, le théâtre d’opérette, le Moulin rouge et la maison Mai Manó (musée de la Photographie). En continuant Andrássy út, vous arrivez à la place Franz Liszt qui regorge de cafés et sur laquelle se trouve la statue du musicien, le plus hongrois des Autrichiens, et l’Académie de musique. Admirez la très belle entrée de cette académie et pénétrez à l'intérieur, désormais ouvert à la visite et aux concerts, elle a retrouvé toute sa splendeur en 2013.
L’avenue Andrássy aboutit ensuite à un grand carrefour octogonal nommé Oktogon et populaire lieu de rendez-vous. Continuez sur l’avenue, tout en jetant un œil des deux côtés bordés de magnifiques hôtels particuliers qui abritent pour la plupart des ambassades. Vous passerez devant la maison de la Terreur et remarquerez la place Kodály körönd pour ses magnifiques façades peintes qui reflètent le raffinement architectural de Budapest. Au bout de l’avenue, vous arriverez à la grande place des Héros (Hősök tere). Sur le côté gauche, le musée des Beaux-Arts, sur le droit gauche, la galerie nationale d’Art moderne. Entrez dans le Bois-de-Ville dans lequel vous pourrez vous détendre et vous rafraîchir au bord d’un lac de canotage transformé en patinoire l’hiver. Vous y trouverez les fameux bains Széchenyi (Széchenyi Fürdő), un zoo Art nouveau classé monument historique, un parc d’attractions et un château éclectique (château de Vajdahunyad). A proximité des bains, vous pourrez monter dans le plus ancien métro de Budapest ( földalatti ) pour retourner à Deák tér.
Jour 4. Szentendre, pittoresque ville serbe. A la station de métro Batthyány tér (Buda), prenez le train de banlieue « Hév » jusqu’au terminus Szentendre. A 18 km de Budapest, on y découvre un ancien village d’artistes unique en son genre. Les anciennes maisons colorées du XVIII e siècle, les ruelles et terrasses confèrent à cette ville une étonnante atmosphère méditerranéenne. Flânez à votre gré dans les ruelles, découvrez les galeries d’artistes, les nombreuses églises orthodoxes et arrêtez-vous sur la place principale (Fő tér). Une agréable promenade dans le temps et dans le « Montmartre » hongrois. Aux abords de la ville, le musée en plein air regroupe les plus belles maisons traditionnelles de l’habitat populaire hongrois.
Jour 5. La courbe du Danube – Visegrád et/ou Esztergom . Au départ de Budapest, empruntez la route n° 11 ou prenez le bus au départ de la gare routière d’Árpád hid.
Visegrád , à 41 km de Budapest : Visegrád est un site merveilleux. La citadelle offre une vue imprenable sur le coude du Danube. Après être monté au château en ruines et à la citadelle (comptez 40 minutes à pied), vous pourrez redescendre en vous arrêtant à mi-chemin à la tour Salomon, l’ancienne tour de guet qui servait à surveiller le fleuve.
Esztergom , à 67 km de Budapest : établie sur deux collines, la petite bourgade royale surplombe le Danube avec son imposante basilique (Szent Adelbert Főszékesegyház) perchée sur une falaise. Après avoir découvert la splendide vue de la basilique sur la Slovaquie, vous pourrez redescendre à la partie sud du plateau et découvrir les vestiges du Palais royal (Királyi Palota). Le musée chrétien (Keresztény Múzeum) et le musée du Danube méritent également une visite. Terminez votre tour par la vieille ville pittoresque.
Jour 6. Gödöllő et la région d’Eger. Au départ de Budapest, empruntez l’autoroute M3 direction nord-est ou prenez le train de banlieue (le HÉV) qui part de la station de métro Örs vezér tere. A 28 km au nord-est de Budapest, en passant par les premiers petits villages pittoresques de la Grande Plaine, se trouve Gödöllő et son merveilleux château royal baroque qui fut le château de Sissi, puis une caserne soviétique pendant 40 ans. A 100 km de Budapest, en passant par Hatvan, vous arriverez dans la région d’Eger qui est l’une des grandes régions viticoles de Hongrie où est produit le célèbre vin rouge Egri Bikavér (le Sang du taureau d’Eger). Envieux du courage que donnait ce breuvage aux soldats hongrois, les Turcs en buvaient en précisant que ce n’était pas de l’alcool mais du sang de taureau...
Située au creux des massifs montagneux des Bükk et des Mátra, Eger est une petite ville très séduisante avec une architecture diversifiée. Son château (Vár) domine la ville. Promenez-vous sur le chemin de ronde pour découvrir les différents points de vue et le musée de la Forteresse. Dans le centre-ville, vous pourrez visiter la basilique néoclassique et l’ancien lycée archiépiscopal de style rococo. Le grand palais du Prieur dans la rue Kossuth Lajos et l’église des Frères mineurs sur la place Dobó tér méritent également un détour.
N’oubliez pas de vous arrêter pour déguster un verre de vin dans l’une des nombreuses tavernes ou caves de la ville.
Jour 7. Les collines de Buda, Óbuda et l’île Marguerite . Consacrez une petite excursion aux collines verdoyantes de Buda. Au départ de Deák ter, prenez le tramway n° 2 qui longe le Danube et descendez au terminus. Sur l’avenue perpendiculaire, montez dans le tramway n° 4-6 qui traverse le Danube et qui offre une vue unique à la fois sur Buda et les quais de Pest. Descendez à Széll Kalmán tér (ex place Moscou), très animée et populaire. Prenez le train à crémaillère non loin de là et qui escalade le flanc de la colline Sváb, puis le mont Széchenyi. Descendez à la station Széchenyi-hegy. De là, vous pourrez monter dans le célèbre train des Enfants – qui traverse les bois – une institution gérée du temps de République populaire de Hongrie par un mouvement de jeunesse. Si vous vous arrêtez au mont János, la plus haute colline de Buda (529 m), le belvédère ( kilátó ) Erzsébet offre un panorama exceptionnel. Vous pouvez redescendre dans le centre-ville au moyen du télésiège puis du bus n° 156 qui vous ramène à la place Széll Kálmán.
En rejoignant Pest par le tramway n° 4-6, arrêtez-vous juste avant le pont et engagez-vous dans la rue Lajos. Après être passé devant l’ensemble des bains Lukács et l’ancienne synagogue d’Óbuda, vous entrez dans le quartier des ruines romaines et pourrez découvrir le musée d’Aquincum. Rejoignez ensuite le Danube en traversant le pont Árpád pour rejoindre l’île Marguerite (Margitsziget). Promenez-vous jusqu’à l’autre bout où vous pourrez rejoindre le tramway n° 4-6 sur le pont Marguerite.

Le tour de la Hongrie en 3 semaines – 1 mois
Les distances étant courtes en Hongrie, il est aisé de faire le tour du pays en moins d’un mois. Nous vous indiquons les bains qui pourraient vous tenter au cours du voyage.
Jours 1 à 4. Budapest. Budapest est une porte d’entrée incontournable pour tout voyageur désireux de découvrir le Pays magyar.
Quelques immanquables : l’église Mathias, le château de Buda, le boulevard Andrássy ou bien encore les bains Gellért et Rudas. Vous pouvez également vous référer aux trois premiers jours ainsi qu’au dernier jour de l’itinéraire que nous vous proposons pour un séjour d’une semaine.
Bains conseillés : parmi les bains mixtes, les Széchenyi, Lukács et Gellért (entièrement mixtes) sont à découvrir !
Jours 5 à 7. La courbe du Danube et l'Ouest de la Hongrie. Au nord de Budapest, le Danube s’infléchit. Cette région est l’une des plus belles du Danube.
Par la route n° 11, vous longerez le Danube et arriverez à Szentendre, charmant village d’artistes au bord de l’eau. Parcourez le village, imprégnez-vous de l’atmosphère méditerranéenne qui y règne, à quelques kilomètres seulement de la capitale.
En continuant la route vers le nord-est, arrêtez-vous un moment à Vác, ville baroque sur la rive gauche du Danube. Continuer jusque Visegrád et sa citadelle offrant un panorama unique sur la boucle du Danube. Esztergom, plus au nord, la première capitale du royaume magyar est une jolie localité, voisine de la Slovaquie, dont la basilique et le musée d’Art chrétien témoignent de son important rôle autrefois.
Quittez le Danube pour découvrir une charmante ville historique, Tata, réputée pour ses lacs de 250 ha et ses anciens moulins à eau. Pour les amateurs de chevaux, le haras des Eszterházy constitue l’un des plus beaux élevages de pur-sang de Hongrie.
Avant de mettre le cap sur Győr, faites un crochet vers Komárom, une ville thermale établie sur les deux rives du Danube et coupée en deux depuis le traité de Trianon (le nord de la ville se trouve en Slovaquie). Komárom comprend trois forts dont le Monostori Erőd, une immense forteresse classée monument historique.
Jours 8 à 10. La Transdanubie occidentale . Győr, la ville des trois rivières située au confluent du Danube, de la Rába et de la Rábca, est riche en monuments qui rappellent l’histoire de la Hongrie chrétienne et baroque. Faites un tour dans la jolie vieille ville. Dans le voisinage de Győr visitez l'abbaye de Pannonhalma, la plus belle du pays. En direction de Sopron, accédez au château de Fertőd, un bijou baroque qui appartenait à la famille Eszterházy. Située à proximité du lac Fertő et riche en monuments historiques bien conservés, la petite ville de Sopron est tout simplement irrésistible. Poursuivez votre route vers Szombathely, en prenant le temps de visiter le manoir des Széchenyi à Nagycenk et Kőszeg, célèbre pour son château fort médiéval. Découvrez-y également toute la splendeur de la diversité du baroque et du gothique hongrois.
Une fois arrivé à Szombathely, ancienne ville romaine, aujourd'hui plutôt moderne et commerçante, mettez le cap sur le lac Balaton.
Stations thermales recommandées : Balf, Bük, Győr et Sárvár.
Jours 11 à 13. Autour du lac Balaton. Le plus grand lac d’Europe, le Balaton, mérite bien son surnom de « mer intérieure hongroise ». Réputé pour ses nombreuses stations thermales et ses villages, le lac Balaton est le lieu de villégiature préféré des Hongrois. En partant de Székesfehérvár au nord du Balaton, rendez-vous d’abord à Veszprém où abondent églises et palais baroques. En passant par la station thermale Balatonfüred au nord du lac, prenez ensuite la route n° 71 pour découvrir Tihany, une presqu’île encore sauvage, un des plus beaux sites du lac.
A l’extrémité du lac, vous atteindrez Keszthely et son immense château baroque. Vous pourrez alors facilement vous rendre à Hévíz, le plus grand lac d’eau chaude d’Europe dans lequel on se baigne au beau milieu des nénuphars.
Stations thermales à ne pas manquer : Héviz, Zalakaros, Alsópáhok.
Jours 14 à 17. Pécs et les vignobles du Sud . Après un agréable séjour au bord du lac, partez à Kaposvár, ville baroque et romantique aux portes de la Transdanubie méridionale mais surtout arrêtez-vous à Pécs, la plus grande agglomération de la région, l’une des plus belles et charmantes villes de Hongrie (capitale européenne de la culture en 2010). Dans les environs, vous pourrez visiter le château de Szigetvár et le château fort médiéval de Siklós. Faites une halte à Villány, importante région viticole, pour goûter au très fruité pinot noir et à Szekszárd, connue pour ses délicieux vins rouges.
Bains conseillés : Harkány, Siklós, Szigetvár.
Jours 18 à 20. La Grande Plaine. Une région que l’on peut visiter en voiture ou... à cheval.
Depuis Szekszárd, pénétrez dans la puszta de Bugac, zone naturelle protégée, recouverte de marécages, de dunes et de forêts. Continuez la route pour découvrir Kecskemét, le « verger de la Hongrie » où est fabriquée la fameuse eau-de-vie d’abricot. Par la nationale 5, rejoignez Szeged, ville splendide, grand pôle urbain du sud de la Hongrie. En passant par Békéscsaba et le château de Gyula, dirigez-vous vers la partie nord de la Grande Plaine. Debrecen, la 2 e ville de Hongrie, pôle universitaire et industriel, est également un haut lieu de diversité religieuse et culturelle. Elle abrite le plus grand temple calviniste de Hongrie. Depuis Debrecen, la route n° 3 vous fera traverser la puszta de Hortobágy à Tiszafüred. Le parc national Hortobágy est l’oasis de la steppe hongroise. En coche ou en voiture, vous pourrez croiser des troupeaux de chevaux.
Bains conseillés : Debrecen, Hajdúszoboszló, Szeged, Gyula et Tiszafüred.
Jours 21 à 23. La région du tokaj et le Nord-Est. La région viticole du Tokaj-Hegyalja comprend 28 localités sur les versants sud et sud-est de la montagne. « Vins des rois, roi des vins », cette région est l’une des plus touristiques de Hongrie. Passez par Mátészalka au bord de la Tisza et à l’extrême est de la Hongrie, puis par Nyíregyháza et la station thermale Sóstófürdő pour rejoindre Tokaj et ses vignobles. A 45 km au nord, admirez la forteresse de Sárospatak considérée comme la place forte de la Renaissance en Hongrie. Dirigez-vous ensuite vers Miskolc, deuxième ville de Hongrie et ville industrielle. Découvrez son église réformée de style gothique et son église orthodoxe.
Bains conseillés : Sóstófürdő (Nyíregyháza), grotte thermale de Miskolctapolca, Sárospatak, Szerencs.
Jours 23 à 25. Les massifs du Nord . De Miskolc, passez par Lillafüred pour vous rendre à Eger, dans la vallée où est produit le célèbre vin rouge « egri bikavér ». La visite de cette petite ville charmante et de sa forteresse est des plus agréables. L’occupation ottomane a fortement imprégné la cité. Des monts Bükk au parc national et grottes d’Aggtelek, la nature n’est pas en reste dans la région. Mettez ensuite le cap sur Gyöngyös par la route M3. Sur sa place centrale (Fő tér), visitez l’église Szent Bertalan, la plus grande église gothique de Hongrie. Votre traversée dans les Mátra, monts massifs du nord de la Hongrie, commence ici. Une route sinueuse et bordée de forêts vous mènera au pied de Kékestető, point culminant de la Hongrie (1 014 m). Par temps clair, vous profiterez d’une vue jusqu’aux Tátra en Slovaquie et sur la Grande Plaine hongroise. De nombreux sentiers de randonnées s’offrent à vous. Poursuivez votre route pour atteindre Hollókő, haut lieu de l’ethnie palóc et village classé patrimoine mondial par l’UNESCO. De son château, vous pourrez découvrir une vue splendide sur les coteaux et les vignes de la région. Rentrez à Budapest en passant par le château baroque de Gödöllő, résidence de Sissi.
Stations thermales recommandées : Eger, Egerszalók.

Séjours thématiques

La route des vins
Un parcours qui permet d’allier plaisir des papilles et découverte des milieux naturels.
Fortement implantée en Hongrie, la culture du vin rythme la vie des vingt-deux régions viticoles qui s’étendent sur l’ensemble du territoire. Jouissant d’un taux d’ensoleillement parmi les plus important d’Europe, les cépages hongrois produisent des vins de qualité que les amoureux de bouquet parfumé apprécieront.
La route du vin vous mènera tout d'abord de Sopron (crus proches des vins autrichiens) à Pannonhalma, tout près de Győr. C’est dans la vallée de cette abbaye millénaire que la tradition viticole – au moins aussi vieille – a été réintroduite récemment.
Puis, direction Mór , pour une étape fruitée d’où vous pouvez mettre le cap sur le lac Balaton et Badacsony, halte suivante, où les vins sont excellents.
Continuez autour du lac Balaton jusque Balatonboglár et Balatonlelle (les crus y sont légers et fruités, avec quelques caves de très haute volée comme Konyári– www.konyari.hu – à Balatonlelle).
Ensuite plus au sud , Villány et sa région , souvent comparée à celle de Bordeaux, et Siklós pour ses blancs.
En remontant le Danube , il faut passer par Hajós pour admirer ses rangées de caves blanchies à la chaux et à Szekszárd, un autre vignoble très réputé, puis Kecskemét (pour sa pálinka ) et enfin Eger et sa région. Arrêtez vous bien quelques jours dans cette charmante ville, avant d'aborder les vignobles de Tokaj, plus à l’est.
C’est dans les alentours de Tokaj , et jusqu’à Sárospatak, qu’est cultivé le plus grand des breuvages du pays (dont Louis XIV disait qu’il était "le vin des rois, roi des vins"). Le vin de Tokaj est la résultante d’un climat serein, d’une terre généreuse et atypique ainsi que d’un savoir-faire millénaire. En visitant le musée de Tokaj, vous pourrez approfondir vos connaissances quant à l’histoire de ce précieux nectar. La visite de la cave Rákóczi Pince vous révélera les secrets de sa fabrication. Dégustation à l’appui… Mais pour goûter aux vrais tokaj, il faut sillonner la région de cave en cave !
Précision qui a son importance  : la Hongrie ne tolère pas l'alcool au volant. Toute contrevenant sera sévèrement puni.

Les châteaux hongrois
Sur le millier de châteaux éparpillés à travers toute la Hongrie, près de 800 sont classés monuments historiques. Témoins vivants du passé, ils livrent les secrets intimes d’une histoire mouvementée et passionnante.
Commencez par le château royal de Budapest, témoin de l’histoire hongroise : bâti au XIII e siècle sous la dynastie árpádienne, il fut entièrement détruit et reconstruit après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, vous pourrez visiter le musée d’Histoire de Budapest et admirer les œuvres d’art religieux médiéval à la Galerie nationale hongroise que l'ancien bâtiment du château abrite. N'oubliez pas de descendre par le Várkert bazár, fantastiques constructions et jardins que l'on doit à Miklós Ybl à la fin du XIX e siècle.
Non loin de la capitale, transportez-vous à Visegrád, siège – au temps des Anjou – du pouvoir royal. Après avoir découvert les ruines de la citadelle et le palais Renaissance du roi Mathias, grimpez au sommet pour une vue panoramique, à 360° sur la courbe du Danube.
Continuer sur la boucle du Danube pour atteindre la première capitale hongroise. Esztergom et son palais royal médiéval, dont les vestiges remontent au XII e siècle. L’occasion aussi d’admirer la basilique néoclassique d’Esztergom, dont la coupole soutenue par pas moins de 24 colonnes en fait le plus grand édifice religieux de Hongrie, et le quatrième au niveau mondial.
En Transdanubie du Nord, partez sur les traces du Grand Beethoven à Martonvásár. Dans cette petite ville se trouve la demeure des Brunswick, un petit château néogothique dans lequel le compositeur autrichien, ami de la famille Brunswick, aimait se rendre.
Dans la splendide région du lac Balaton, rendez-vous à Székesfehérvár, appelée Alba Regia du temps des Romains. En plus d’être la plus ancienne ville du pays, elle fut le lieu du sacre des rois hongrois durant des siècles. De là, aviser l'étonnant château romantique Bory (Bory-vár). Faites aussi un tour au château de Fehérvárcsurgó, où l’on peut choisir de résider.
Poursuivez avec l’ancien comté de Veszprém, ville-résidence des reines de Hongrie qui compte les vestiges d’une vingtaine de châteaux. Parmi eux, la ville de Nagyvázsony et son château médiéval, qu’un meunier (Kinizsi) promu chevalier pour ses bons services rendus au roi transforma au XVI e siècle en palais Renaissance.
Passez ensuite par la petite ville de Sümeg pour admirer sa forteresse superbement restaurée.
Explorez la capitale de la région du lac Balaton et le château baroque de la dynastie Festetics à Keszthely, une référence en termes de luxe et de rayonnement culturel aux XVIII e et XIX e siècles en Europe.
Rendez-vous dans le haut lieu d’histoire qu’est Szigetvár. Ses ancêtres et forteresses sont célèbres pour leur résistance héroïque au siège des hommes de Soliman le Magnifique, en 1566. Le sultan y mourut et les valeureux Hongrois de ce village irréductible préservèrent l’Europe de la domination turque.
Bifurquer vers le nord-est pour rejoindre les châteaux d'Eger (forteresse médiévale), d'Hollókő, de Salgó et Somoskő, à la frontière slovaque. Continuer jusqu'à Diósgyőri vár dans les environs de Miskolc (château médiéval) et jusque Sárospatak pour son château Renaissance.

Balatonkör (Tour de Balaton)
Vous pouvez commencer ce tour dans n'importe quelle ville du lac, néanmoins nous vous recommandons Siófok en allant en direction de l’est. Cette ville est la plus animée du Balaton. Ici, c’est la Côte d’Azur hongroise, avec ses nombreuses plages et discothèques, mais aussi quelques exemples d’architecture remarquables, comme l'église de Makovecz ou le château d’eau.
Au bout de 30 kilomètres, cela commence à grimper et on arrive lentement au coteau nord, à Csopak, connu pour ses vins blancs légèrement verts et enrichis par le parfum du réséda. Au voisinage de Csopak, on traverse la ville de Balatonfüred, villégiature ancienne avec des belles plages et son bel hôpital pour les malades du cœur, bâti en 1810.
Pour ceux qui ne veulent pas continuer, il y a un bateau à Tihany pour Szántód pour le coteau sud, en retournant au point de départ : Siófok.
La ville charmante de Tihany se situe sur une presqu'île, offrant un beau panorama du lac, coiffée d’une église baroque du XII e siècle.
Ensuite, en continuant à l’ouest, il nous faut surmonter plusieurs côtes sur 40 kilomètres pour arriver à Révfülöp, petite ville pittoresque de la rive nord. Ses environs sont encore plus splendides. Un peu plus loin vers le nord se trouvent la source Thedora et la région du bassin de Kali, surnommée « la Toscane hongroise ».
Plus loin sur le coteau nord, grimpez sur le petit mont d’origine volcanique à Badacsonytomaj pour sa vue et sillonnez entre les nombreuses caves à vin. Surtout, ne manquez pas le domaine Laposa !
La fin de vos épreuves – votre délivrance – se trouve à Keszthely. Ancien siège de la famille noble des Festetics, elle abrite toujours leur magnifique château, de style baroque tardif.
Le chemin reste plat vers Fonyód. Sa plage donne une vue superbe sur le petit mont Badacsony, en face. L’eau est peu profonde ici, les nageurs marcheront une demi-heure avant de perdre pied. Si vous aimez bien les dégustations de vin, arrêtez-vous à Balatonboglár pour profiter des vignobles du coteau sud, c’est également l’une des plus anciennes et agréables villégiatures du lac.
En retournant vers Siófok où se clôture votre circuit, la route reste plate.
Informations importantes. Réservez votre logement à l’avance, en saison il est difficile de trouver où se loger juste pour une nuit. Suivez les pancartes « Balaton körút » pendant votre tour. Même si les pistes cyclables sont souvent utilisées, il peut y avoir des trous. Étapes agréables en cours de route, certaines se trouvent sur la chaussée.
Le grand tour du Balaton fait 206 kilomètres et le petit tour, qui cesse à Tihany pour rentrer via la rive sud, fait 76 kilomètres. Le grand tour peut se faire en quatre ou cinq jours, le petit en un ou deux jours. Enfin, soyez vigilants, ne faites pas de vélo après avoir bu de l’alcool !

Comment partir ?

Partir en voyage organisé

Spécialistes
Vous trouverez ici les tours opérateurs spécialisés dans votre destination. Ils produisent eux-mêmes leurs voyages et sont généralement de très bon conseil car ils connaissent la région sur le bout des doigts. À noter que leurs tarifs se révèlent souvent un peu plus élevés que ceux des généralistes.


ALMA VOYAGES
Port Garonne
10, rue Louis Blériot
Villenave-d'Ornon
✆  05 56 49 29 29
www.restaurant-merci.com
merci.begles@gmail.com

Chez Alma Voyages, les conseillers connaissent parfaitement les destinations. Ils ont la chance d'aller sur place plusieurs fois par an et donc, bien vous conseiller. En plus, chaque client est suivi par un agent attitré ! Une large offre de voyages (séjour, circuit, croisière ou circuit individuel) avec l'émission de devis pour les voyages de noces ou sur mesure vous sera proposée. Alma Voyages pratique les meilleurs prix du marché et travaille avec Kuoni, Beachcombers, Jet Tour, Marmara, Look Voyages... Si vous trouvez moins cher ailleurs, l'agence s'alignera sur ce tarif et vous bénéficierez en plus, d'un bon d'achat de 30 € sur le prochain voyage. Surfez sur leur site !


AMSLAV
60, rue de Richelieu (2 e )
Paris
✆  01 44 88 20 40
www.amslav.com
info@amslav.com
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Le samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h (uniquement sur rendez-vous).

Amslav, l’un des leaders des voyages sur l’Europe de l’Est, propose des week-ends, des hôtels à la carte, des circuits et des séjours à Budapest et dans ses environs. La capitale est également le point de départ de plusieurs circuits ou croisières pour explorer le pays et ses alentours comme une croisière sur le Danube « Vienne-Budapest-Vienne » de 8 jours ou un séjour de 4 jours à Budapest pour le réveillon du Nouvel An.


CLIO
34, rue du Hameau (15 e )
Paris
✆  01 53 68 82 82
www.clio.fr
Agence ouverte du lundi au vendredi de 9h à 19h, le samedi de 10h à 18h.

En choisissant Clio, dont le nom est inspiré par la muse de l'histoire, partez à la découverte d’une conception du voyage originale et enrichissante. Les destinations et les formules, cousues main, peuvent varier à l’infini. Le succès des voyages Clio est basé sur trois principes. Tracer un itinéraire pour vous faire découvrir les différentes facettes d’un pays, d’une ville ou d’une région, vous apporter l’éclairage nécessaire pour mieux apprécier son histoire et son patrimoine lors d'une escapade à l’occasion d’une exposition ou d’un festival musical. Constituer un petit groupe de personnes réunies par leur goût commun de la découverte culturelle. Un conférencier passionné, qui sait transmettre son savoir et son enthousiasme, demeure, tout au long du voyage, votre interlocuteur permanent. Pour la Hongrie, Clio propose une « Grande croisière sur le Danube » de 15 jours au cours desquels vous passerez par la Roumanie, la Serbie, l'Autriche, la Bulgarie et la Hongrie. L'occasion de contempler les paysages grandioses de la puszta hongroise et de visiter les incontournables de Budapest.


MA DESTINATION
10, cité Paradis (10 e )
Paris
✆  01 56 03 56 09
www.ma-destination.com
info@ma-destination.com

Un chouette site, efficace et professionnel, et qui a réussi à trouver le bon équilibre entre aller à l'essentiel et vous proposer de nombreuses offres. Le principe est simple, vous êtes ici sur un moteur de recherche basique, mais bien pensé, avec des résultats qualitatifs. Pour la Hongrie, Ma Destination propose un circuit « L'évasion hongroise » de 7 jours avec visite de Budapest, la boucle du Danube et le lac Balaton ou encore un circuit de 8 jours « De la ville dorée aux perles impériales » qui vous emmène de Prague à Vienne en passant par Budapest avec visite guidée du célèbre Parlement et des quartiers de Buda et Pest.


GRAND ANGLE
Le Village
Autrans-Méaudre en Vercors
✆  04 76 95 23 00
www.grandangle.fr
info@grandangle.fr
Lundi-vendredi, 8h30-12h30 et 13h30-18h30 ; samedi, 9h-12h et 14h-17h.

Spécialiste de la randonnée, du trek et du raid, Grand Angle propose toutes sortes de randonnées : à pied, à cheval, à V.T.T., avec des mulets, des ânes ou des chameaux, accompagnées ou en liberté. Le tour-opérateur réalise aussi des voyages sur mesure selon les envies et les goûts des voyageurs. En Hongrie, des circuits sont organisés sur les rives du Danube, en combiné avec l’Autriche, la Slovaquie, l’Allemagne. Grand Angle propose des croisières combinées avec des balades à vélo adaptées à tous les niveaux, de Passau à Budapest ou de Vienne à Budapest, sur des pistes cyclables neuves qui traversent des paysages incroyables.


INTERMÈDES
10, rue de Mézières (6 e )
Paris
✆  01 45 61 90 90
www.intermedes.com
info@intermedes.com
M° Saint-Sulpice ou Rennes
Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 19h ; le vendredi de 9h à 18h ; le samedi de 9h30 à 16h de janvier à mars et de septembre à octobre.

Un spécialiste des voyages culturels avec conférencier en Europe et dans le monde. Depuis près de 25 ans, Intermèdes crée des voyages sur des routes millénaires. Conçus dans un esprit « grand voyageur », les voyages sont proposés en petits groupes, accompagnés par des guides sélectionnés : vous partez seul, à deux ou plus avec un groupe constitué d'autres voyageurs (12 personnes en moyenne). Si vous préférez un voyage cousu main, les spécialistes vous proposent un itinéraire selon vos goûts, vos envies et votre budget. Intermèdes a un large choix de séjours en Hongrie : un séjour culturel de 3 jours dans la capitale avec visite des incontournables (Parlement, château de Gödöllö et l'église du Couronnement)  ; plusieurs formules de croisières (famille, culture...) sur le Danube avec étapes à Vienne, Bratislava et Budapest entre autres ; et enfin un séjour de 4 jours « Nouvel An musical à Budapest » pour passer une fin d'année féérique.


VIA NOSTRA
36, route de Narbonne
Toulouse
✆  05 61 55 24 80
www.vianostra.fr
info@vianostra.fr
Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h30.

Via Nostra propose des voyages culturels accompagnés par des conférenciers au départ de Toulouse et de Paris. Le voyagiste organise aussi des voyages sur mesure pour individuels et groupes constitués. A Budapest, le catalogue propose un circuit accompagné d'une semaine « Vienne, Bratislava et Budapest : capitales au cœur de l'Europe » avec 3 jours à Budapest pour découvrir entre autres la basilique Saint-Étienne, le Parlement et le musée d'Histoire.

Sites comparateurs


JETCOST
www.jetcost.com
contact@jetcost.com

Jetcost compare les prix des billets d'avion et trouve le vol le moins cher parmi les offres et les promotions des compagnies aériennes régulières et low cost . Le site est également un comparateur d'hébergements, de loueurs d'automobiles et de séjours, circuits et croisières.


QUOTATRIP
www.quotatrip.com

QuotaTrip est une nouvelle plateforme de réservation de voyage en ligne mettant en relation voyageurs et agences de voyages locales sélectionnées dans près de 200 destinations pour leurs compétences. Le but de ce rapprochement est simple : proposer un séjour entièrement personnalisé aux utilisateurs. QuotaTrip promet l'assurance d'un voyage serein, sans frais supplémentaires.

Partir seul

En avion
Prix moyen d'un vol (low cost) Paris-Budapest de 45 € à 150 € (selon la saison), et Paris-Debrecen de 30 € à 100 €. À noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée et, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !
La Hongrie dispose de connexions aériennes internationales uniquement depuis Budapest et Debrecen (vols low cost pour les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Angleterre).


AIR-INDEMNITE.COM
✆  01 85 32 16 28
www.air-indemnite.com
contact@air-indemnite.com

Des problèmes d’avion (retard de vol, annulation ou surbooking) gâchent le séjour de millions de voyageurs chaque année. Bonne nouvelle : selon la réglementation, ceux-ci ont droit jusqu’à 600 € d’indemnité par passager ! Mauvaise nouvelle, devant la complexité juridique et les lourdeurs administratives, très peu parviennent en réalité à faire valoir leurs droits. Pionnier français depuis 2007, ce service en ligne simplifie les démarches en prenant en charge l‘intégralité de la procédure. Analyse et construction du dossier, échanges avec la compagnie, suivi jusqu'au versement des sommes dues, air-indemnite.com s’occupe de tout cela et, dans 9 cas sur 10, obtient gain de cause. L'agence se rémunère par une commission sur l’indemnité reçue. Si la réclamation n’aboutit pas, rien ne sera donc déboursé !

Principales compagnies desservant la destination


AIR FRANCE
✆  36 54
www.airfrance.fr

La compagnie française propose 3 vols directs par jour au départ de Paris CDG et à destination de Budapest.


AUSTRIAN AIRLINES
✆  08 10 11 01 15
www.austrian.com

La compagnie autrichienne assure plusieurs liaisons quotidiennes entre Paris et Budapest. Il y a toujours une escale à Vienne. Les vols Paris-Vienne sont très nombreux et il y a ensuite en moyenne 4 vols Vienne-Budapest par jour.


EASYJET
✆  08 20 42 03 15

Offres intéressantes pour Budapest uniquement si réservation bien à l'avance (et/ou vols hors saison touristique) au départ de Paris–Charles-de-Gaulle, Lyon, Genève, Bâle-Mulhouse et autres villes d'Europe. Billet unitaire à 60 € en moyenne hors saison, 120 € et plus en juillet–août.


RYANAIR
www.ryanair.com

La faillite de MALÉV en 2012 a signifié le grand retour de Ryan Air en Hongrie, qui a notamment ouvert un vol Paris (Beauvais) – Budapest Ferihegy Terminal 2B, quasi quotidien. Vol à prix cassé voire raisonnable en saison mais attention aux très nombreux surcoûts (bagage – 15 kg – et payant) ! A commencer par la carte d'embarquement et l'enregistrement en ligne, qui, s'ils n'ont pas été effectués puis imprimés par vos soins, vous coûteront la bagatelle de 60 €. Le confort lors de l'embarquement laisse également à désirer. Navettes directes entre Paris et Beauvais (16 € l'aller) rapides et plutôt bien organisées.


SWISS INTERNATIONAL AIR LINES
✆  08 92 23 25 01
www.swiss.com

La compagnie nationale suisse propose un vol direct depuis Zurich pour Budapest. Avec escale à Zurich depuis Genève.


TRANSAVIA
✆  08 92 05 88 88
www.transavia.com

Transavia la filiale low-cost de KLM-Air France dessert désormais Budapest plusieurs fois par semaine depuis Orly. Vols avantageux et horaires pratiques.


WIZZAIR
✆  08 99 86 07 29
www.wizzair.com

Ce low-cost (hongrois) assure les liaisons entre Charleroi (Bruxelles-Sud) et Budapest. En France, il dessert Nice et Bordeaux directement depuis Budapest (pour Bordeaux entre avril et octobre uniquement). Ajoutons à cela un vol direct entre la ville de Debrecen (grande ville de l'Est de la Hongrie) et Beauvais. Par ailleurs, l'aéroport de Budapest étant le « hub » de la compagnie, de nombreuses autres destinations européennes (et au-delà) sont desservies.

Sites comparateurs
Certains sites vous aideront à trouver des billets d’avion au meilleur prix. Certains d’entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low-cost . Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.


EASY VOLS
✆  08 99 19 98 79
www.easyvols.fr

Comparaison en temps réel des prix des billets d'avion chez plus de 500 compagnies aériennes.


MISTERFLY
✆  08 92 23 24 25
www.misterfly.com
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 21h. Le samedi de 10h à 20h.

MisterFly.com est le nouveau-né de la toile pour la réservation de billets d'avion. Son concept innovant repose sur un credo : transparence tarifaire ! Cela se concrétise par un prix affiché dès la première page de la recherche, c'est-à-dire qu'aucun frais de dossier ou frais bancaire ne viendront alourdir la facture finale. Idem pour le prix des bagages ! L'accès à cette information se fait dès l'affichage des vols correspondant à la recherche. La possibilité d'ajouter des bagages en supplément à l'aller, au retour ou aux deux... tout est flexible !


OPTION WAY
✆  04 22 46 05 23
www.optionway.com
contact@optionway.com
Par téléphone, du lundi au vendredi de 10h à 17h. Par e-mail, les lundi, mardi, mercredi, jeudi et samedi de 8h à 20h, le vendredi de 8h à 19h.

Option Way est l’agence de voyage en ligne au service des voyageurs. L'objectif est de rendre la réservation de billets d’avion plus simple, tout en vous faisant économiser. 3 bonnes raisons de choisir Option Way :
La transparence comme mot d’ordre. Finies les mauvaises surprises, les prix sont tout compris, sans frais cachés.
Des solutions innovantes et exclusives qui vous permettent d’acheter vos vols au meilleur prix parmi des centaines de compagnies aériennes.
Le service client, basé en France et joignable gratuitement, est composé de véritables experts de l’aérien. Ils sont là pour vous aider, n’hésitez pas à les contacter.

En train
Vous pouvez vous rendre à Budapest en train mais le trajet est long (16 heures) et son coût similaire à celui à l'avion. Si vous optez malgré tout pour les voies ferrées, la SNCF assure une liaison quotidienne entre les capitales française et hongroise avec changement à Munich ou Zurich (d'où part un train de nuit Zurich-Budapest).

En bus
Des bus longue distance partent de plusieurs villes de province en France et de Paris pour desservir la Hongrie. Voir notamment la compagnie nationale Volánbusz, qui relie Budapest Népliget à ses voisins européens (en partenariat avec Eurolines).

En voiture
Vous pouvez vous rendre en Hongrie par vos propres moyens, avec une bonne dose de courage et une bonne voiture  ! Pour faire Paris-Budapest, compter 1 488 km – la plupart sur autoroute – soit 13 heures de trajet non-stop. Pour ce trajet, il vous en coûtera 200 € (prix de l’essence et des autoroutes inclus, en Hongrie elles sont payantes). A titre indicatif, voici les directions que vous pouvez suivre en partant de Paris par l’autoroute A4 : Reims, Strasbourg, Stuttgart, Munich, Linz, Vienne, Budapest.
Pour calculer précisément votre itinéraire, consultez les sites www.viamichelin.fr ou www.mappy.fr

Location de voitures


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Avec plus de 40 ans d'expérience, Alamo possède actuellement plus de 1 million de véhicules au service de 15 millions de voyageurs chaque année, répartis dans 1 248 agences implantées dans 43 pays. Des tarifs spécifiques sont proposés, comme Alamo Gold aux États-Unis et au Canada, le forfait de location de voiture tout compris incluant le GPS, les assurances, les taxes, les frais d'aéroport, un plein d'essence et les conducteurs supplémentaires. Alamo met tout en œuvre pour une location de voiture sans souci.

Se loger
La Hongrie offre un très grand choix d’hébergements : des bungalows de camping pour travailleurs méritants aux hôtels de grand luxe. Les investissements affluent dans le domaine, surtout que le pays se développe en tant que destination « bien-être » autour de ses bains aux quatre coins du territoire.
Il n’est jamais très difficile de trouver un logement, que ce soit dans les grandes villes ou à la campagne, même en saison haute, sans avoir réservé. Cependant, pour être sûr d’obtenir votre petit nid d'amour, surtout à Budapest, réservez ! Il y a une différence nette de prix entre la basse et la haute saison. Les prix des chambres augmentent de 30 % en moyenne en saison haute. Attention, il y a trois autres courtes périodes de « pic » : le grand prix de F1 (en août), le festival Sziget en août à Budapest, enfin Noël et surtout le nouvel an.
Les prix ne sont pas toujours donnés avec la taxe de séjour (400 Ft par personne et par nuit environ).

Hôtels
Les hôtels comme en France se voient attribuer des étoiles, néanmoins le degré d’exigence hongrois est moindre. Aussi pour ne pas être déçu, il convient de retirer une étoile aux normes locales.
L'expansion récente du secteur touristique en Hongrie a contribué à un renouveau hôtelier, surtout du côté des hôtels de luxe et des panzió (pensions). Des édifices historiques sont transformés, des palaces (r) ouvrent leurs portes et des hôtels thermaux fleurissent, à Budapest comme dans de nombreuses villes de « cure » (Sárvar, Gyula, Hajdúszoboszló, Hévíz…). Attention, certains établissements historiques se reposent sur leurs lauriers et pratiquent des prix bien au-dessus de la moyenne. D'autres hôtels ont conservé leur aspect (et confort) communiste.
Les offices de tourisme publient plusieurs catalogues recensant les possibilités d’hébergement à Budapest et en Hongrie pour tous les budgets. À cela s’ajoutent les brochures et sites Internet des grands groupes hôteliers présents en Hongrie comme Danubius, Mellow Mood, Hunguest Hotel, Accor.

Chambres d'hôtes
Le pays compte de très nombreuses chambres et maisons d'hôte ( panzió ), un peu partout. Le confort des panzió avoisine l'hôtel 1, 2 ou 3 étoiles (il n'y pas de réglementation en la matière), c'est en tout cas un très bon plan.
Les chambres chez l'habitant sont indiquées par un panneau Szoba ou Zimmer en allemand. Mieux vaut prendre contact à l'avance car les maîtres des lieux ne sont pas toujours présents.
Budapest en compte relativement peu. Enfin, il y a panzió et panzió  : il y a celles qui sont comme des vrais petits hôtels, comptant une vingtaine de chambres, avec remise de la clé de la chambre et réception 24h/24, piscine et sauna, alors que d’autres relèvent de la chambre libre chez l’habitant. Les prix s’élèvent à environ 10 000 Ft la nuit en chambre double.

Auberges de jeunesse
Pour une nuit en auberge de jeunesse, comptez environ 5 000 à 8 000 Ft par personne. La plupart des dortoirs-cité U des universités (les kollégium ) sont ouverts aux touristes durant la période estivale. Tous sont équipés de draps (pensez à regarder sous le lit !), et le logement se fait dans des chambres de 2, 3 ou 4 au maximum avec cuisine et salle de bains à partager. Le standard laisse assez souvent à désirer. Aussi, les vrais bons plans de Budapest (et de quelques rares villes de province comme Pécs), ce sont les auberges privées (les hostels) ouvertes toute l’année. Les dortoirs sont équipés de lits superposés (ou même de lits individuels), à des prix similaires aux kollégium . Souvent charmantes et très confortables, l'accueil y est jeune et chaleureux.

Campings
Le camping sauvage est interdit (enfin, officiellement… de fait, une tente posée dans un champ ou au bord d’un lac ne gêne pas grand monde). En tout cas, vous n’aurez aucune difficulté à trouver un endroit pour établir votre bivouac ou camping-car dans les campings hongrois. Certains établissements – de plus en plus rares – n’ont pas fait l’objet d’une remise en état depuis l’époque communiste, bien se renseigner à l'avance. Attention, les campings sont souvent complets de juin à septembre. Mieux vaut donc réserver et s’assurer de l’ouverture du camping le reste de l’année. Comptez en général 3 000 Ft par personne pour une tente en dehors de Budapest et 5 000 Ft à Budapest.
Les villes de province qui sont dotées de bains thermaux disposent presque toutes de « campings thermaux » adossés au parc où jaillit la source.

Se déplacer
D’une manière générale, il est facile, même pour qui n’a pas de voiture de se déplacer en Hongrie. Trains et bus sont efficaces, (généralement) à l’heure, certes lents, pas toujours très fréquents mais globalement confortables.
Transports en commun. Budapest est bien équipée en transports en commun, d’ailleurs c’est l’une des premières villes européennes à en avoir développé. Métro, tram, trolleybus et bus peuvent vous mener à bon port. Les autres villes de Hongrie sont également bien équipées (tram et bus) et il est parfois nécessaire de prendre un bus municipal pour rejoindre la gare ferroviaire ou routière depuis le centre-ville.

Avion
Il n’existe pas de vols intérieurs en Hongrie. Seuls Budapest et Sármallék (vols charters estivaux uniquement) sont dotés d’un aéroport international avec un trafic d’importance.

Bateau
Des hydroglisseurs assurent la liaison entre Vienne et Budapest avec une escale à Bratislava. Le Danube peut être également emprunté pour gagner les villes touristiques de la boucle du Danube ou situées au Sud du pays. Consultez le site www.mahartpassnave.hu

Bus
La Volánbusz – et ses associés régionaux – assurent d’autre part les liaisons intérieures entre la grande majorité des villes et villages hongrois. Les billets s’achètent auprès du conducteur directement. Sauf tarifs enfants et retraités, il n’y a pas de prix étudiant ni de tarif réduit (à moins de posséder une carte d'étudiant hongrois). C’est parfois le seul moyen de transport pour se rendre d’une ville à une autre (comme dans la grande Plaine). Les bus sont moins nombreux le week-end et jours fériés, moins fréquents dans ce cas que les trains. Entre le bus et le train pour une même destination, c’est une question de coût (bus meilleur marché), de praticité (les trains circulent en général plus tard et certaines gares ferroviaires ne sont pas situées en centre-ville) et de temps de parcours. Attention donc à bien calculer votre coup si vous n’êtes pas motorisés pour ne pas vous retrouvez coincés au beau milieu de la campagne  ! Les villes de province ne sont par ailleurs pas toujours connectées directement entre elles, il faut souvent changer quelque part.
Renseignements : www.volánbusz.hu et surtout www.menetrendek.hu qui donne les horaires de tous les trajets de bus en Hongrie (dans "honnan" : taper la ville de départ, dans "hova" la ville de destination puis cliquer sur keresés ).

Train
La MÁV est la compagnie ferroviaire hongroise www.elvira.mav-start.hu ou www.mav-start.hu (excellent site en anglais pour consulter les horaires), et au téléphone : (1) 371 94 49. Elle dessert tout le pays et Budapest est le point de départ des plus grandes voies de communication ferroviaires, voire un passage obligé dans bien des cas.
Des trains rapides (Intercity, IC) relient les trois gares principales de la capitale – Nyugati, Keleti et Déli pályaudvar – aux villes hongroises d’importance (Szeged, Sopron, Győr, Miskolc, Debrecen, Nyíregyháza, Pécs, Siófok…) et aux principales attractions touristiques. Il faut alors payer un supplément pour la réservation. D’autres trains plus lents ( személy vonat ) sont moins chers et sans réservation. Les trains sont en général modernes ou en voie de modernisation (sur les lignes provinciales secondaires). Ils comportent des wagons première et deuxième classe (pas de grosse différence de confort). Les trains sont moins nombreux à circuler le week-end et les jours fériés.
Réseau . Le Nord-Est est le parent pauvre du pays en termes de liaisons ferroviaires alors que la Transdanubie (Ouest et Sud) et la grande plaine sont les mieux reliées. Le train permet de faire à peu près le tour du lac Balaton mais pas tout à fait : prévoir un changement à Tapolca et Balatonszentgyörgy pour la rive sud (et une fréquence très réduite entre Balatonfüred et Tapolca). Il existe une formule d’abonnement pour le train, notamment pour le Balaton. Les villes de province ne sont par ailleurs pas toujours connectées directement entre elles.
Nombreux trains pour les villes et capitales voisines  au départ de Budapest et de en province : Vienne, Bucarest, Bratislava, Zagreb, Ljubljana, Belgrade... (la connexion vers Sarajevo a été abandonnée).
Attention, le ticket s’achète avant le départ au guichet de la gare (queue à prévoir), sauf si celui-ci n’existe pas ou est fermé – dans ce cas, on achète son billet dans le train auprès du contrôleur. Les contrôles sont quasiment systématiques à bord : pas besoin de composter, c’est le contrôleur qui le fait.
Réductions. Les moins de 26 ans, citoyens de l’Union européenne, ont droit à 33 % de réduction sur les trajets en train du vendredi au dimanche soir. Les retraités de plus de 65 ans voyagent gratuitement.
Pour les villes de proche et lointaine banlieue comme Szentendre, Gödöllő, Ráckeve, il faut prendre les trains de banlieue dits Hév qui sont eux opérés par la société budapestoise de transport en commun (BKV). Comptez alors une heure de trajet environ (www.bkv.hu) et 1 000 Ft. Esztergom est elle desservie par les trains de la MÁV, au départ de Nyugati pályaudvar.
On peut transporter son vélo dans presque tous les trains (sauf certains Intercity) pour un supplément de moins de 4 €. Se renseigner sur Internet (pictogramme vélo) et dans les gares.

Voiture
Le réseau routier est en bon état et quadrille bien le pays. L’essence coûte le même prix qu’en France. Pour les autouroutes, il faut s’acheter une vignette électronique (matrica) qui permet de circuler sur l'ensemble du réseau, elle coûte 3 500 Ft pour 10 jours et 4 780 Ft pour un mois. Pour toute information, consultez le site en anglais très bien fait www.motorway.hu
Les autoroutes . M0 : autour de Budapest. M1 : Budapest – Győr – Mosonmagyárovár. M3 : Budapest – Miskolc (M33) – Debrecen – Nyíregyháza (M 35). M5 : Budapest – Szeged et au-delà jusqu’à la frontière serbe (Subotica). M6 : Budapest – Dunaújváros – Pécs. M7 : Budapest – Balaton rive sud – Nagykanizsa – Croatie.
Code de la route . La signalisation est sensiblement la même qu’en France. Il est formellement interdit de conduire après avoir bu, le gouvernement hongrois pratique la tolérance zéro en la matière et retire le permis en cas de non respect. Soyez vigilant d’autant que les contrôles sont fréquents. Les limitations de vitesse sont légèrement inférieures sur la route mais les panneaux sont toujours présents pour vous le rappeler.

Deux-roues
La Hongrie est un pays qui se parcourt bien à vélo. Budapest y compris (soyez tout de même prudents !). Les points de location sont nombreux, on peut louer des vélos à la semaine et plus. Il existe des dizaines de kilomètres de pistes cyclables, elles sont particulièrement agréables à parcourir autour des lacs. Les Tourinform vous remettront des cartes des itinéraires en question.

Auto-stop
Assez peu pratiqué par les Hongrois eux-mêmes, l'auto-stop fonctionne néanmoins (surtout à la campagne).


AUTOSZTUNK.HU
BUDAPEST
www.autosztunk.hu

Ce nouveau site se veut la référence du covoiturage dans un pays qui le découvre encore. Tant mieux car le phénomène grandit à vitesse folle. L'ergonomie du site est très bien pensée, son contenu est accessible en anglais. Il est même possible de savoir quelles langues parle son futur chauffeur. Nombreux trajets de et vers l'étranger.
DÉCOUVERTE


DÉCOUVERTE - Budapest côté Buda.
© Alexander Mazurkevich – Shutterstock.com

La Hongrie en 30 mots-clés

Bor (vin) et tokaj
Les vignobles hongrois offrent une grande variété de vins blancs, rouges, rosés. Les vins blancs de la région du lac Balaton ; le puissant « sang de taureau » ( egri bikavér ) et les vins rouges de Szekszárd et de Villány, une région au microclimat méditerranéen, sont à découvrir. Le vin peut être sec (száraz) , doux (édes) ou demi-doux (félédes) . Dans les cafés et les restaurants, il se commande par décilitre, n’oubliez pas de préciser la quantité souhaitée (sinon c’est souvent 2 dl d’office). Ne repartez pas sans avoir goûté au fameux tokaji aszú, produit dans la région éponyme du nord-est du pays, un des vins les plus fins au monde.

Buli (fête)
Prononcer [bouli]. Retenez bien ce drôle de mot : buli, qui signifie « fête », et son verbe associé bulizni , élément clé de votre intégration à Budapest ! Ne reste plus qu'à conjuguer : én bulizom (je fais la fête), te bulizol (tu fais la fête), ő bulizik (il / elle fait la fête), et ainsi de suite...

Cantine (étkezde)
Héritées du régime communiste, les cantines (en voie de disparition), sont des endroits à ne pas manquer. Ouvrez l'œil car elles sont rarement signalées. On s’y restaure plutôt bien, au coude à coude avec la classe populaire hongroise, pour deux bouchées de pain.

Csárda
Le mot csárda désigne avant tout ces fameuses auberges de la Grande Plaine hongroise qui servaient autrefois de relais sur les routes commerciales. Ces établissements ont préservé leur architecture aux allures de grande ferme pour faire office désormais de restaurants traditionnels avec musique tsigane et parfois danses folkloriques (appelées csárdás , par dérivation).

Csikós
Descendants de guerriers magyars venus de l’Oural, les csikós (gardiens de chevaux en hongrois), sont les derniers représentants de la tradition équestre nationale. Il subsiste quelques familles, près de Budapest principalement, et dans la puszta de Hortobágy. Les csikós se donnent en spectacle dans les tanya et les csárda , debout sur cinq chevaux.

Csocsó (baby-foot)
Dans les bars, les cafés, les salles de concerts, malgré les décibels et la foule ondulante, les Hongrois ne s’arrêtent jamais de jouer au baby-foot. Échauffement ludique de début de soirée ou rencontres inattendues à 3h du matin : on ne résiste pas à l'appel du csocsó (prononcez [tcho-tcho]) !

Duna (Danube)
Tout a commencé là, lorsque les Romains, puis les Magyars s’installèrent sur les rives de cet imposant fleuve. A Budapest, sa largeur varie de 300 à 600 m, le temps d’une traversée piétonne époustouflante. Deuxième fleuve d’Europe, le Danube traverse de nombreux pays européens, véritable colonne vertébrale de la Hongrie, il la coupe en deux parties et scinde Budapest en trois : Pest sur la rive gauche, Buda et Óbuda sur la rive droite.
Au nord-est de Budapest, le cours du Danube s’infléchit pour donner lieu à se que l'on appelle la courbe du Danube. De parfaites escapades pour s’éloigner du tumulte budapestois et parcourir une région aux splendides paysages.

Fröccs
C’est la boisson nationale de l'été. Le fröccs ([freutch]), c’est tout simplement du vin blanc – ou rosé, rarement rouge – mélangé à de l’eau pétillante ( szóda , une invention hongroise). Le fröccs porte un nom différent selon la proportion de vin qu'il contient ( kis ou nagy par exemple). Semble une hérésie mais vaut la peine d'être essayé !

Festivals – Sziget
La Hongrie est un pays hyperactif en matière de festivals. Vous assisterez sûrement à une manifestation gastronomico-culturelle lors de votre visite tant elles sont nombreuses. Il y en a pour absolument tous les goûts ! Fer de lance d'entre tous, le Sziget, le plus grand rassemblement musical européen en plein air a lieu chaque année au mois d’août sur l’île d'Óbuda à Budapest. Un événement unique qui regroupe toutes les tendances musicales et bien plus encore... Un bouillon d’émotions et de rencontres pour les 400 000 spectateurs qui s’y rendent chaque année dont des milliers de francophones !

Gyógyfürdő (bains)
Véritable institution dans la vie des Hongrois, les bains (prononcez en hongrois [diod-furdeu] et abrégé en [furdeu]) sont un héritage romain et turc cumulé. Les Hongrois les fréquentent régulièrement. Ils y vont pour se ressourcer, discuter, jouer aux échecs...

Gulyás (goulasch)
Le plat hongrois le plus connu que l’on fait souvent l’erreur de confondre avec n’importe quel ragoût préparé avec du paprika. Cette appellation désigne en réalité une soupe de viande (bœuf) avec des oignons, du paprika et des pommes de terre en morceaux qu'on a laissé mijoter près d'une heure et demie.

Híd (pont)
Au nombre de sept à Budapest (si l'on excepte les ponts ferroviaires et le pont Megyeri à la frontière de Budapest), ils relient Buda à Pest et contribuent grandement au charme de la capitale. A l’image de la ville, ils ont beaucoup souffert de la Seconde Guerre. Leur histoire peut se résumer à cette trilogie cyclique : construction, destruction et reconstruction. Lieux de passage ou remarquables ouvrages d’art, points de vue uniques sur la ville, on ne se lasse pas de les traverser (à pied ou en tram).

Honfoglalás
La Honfoglalás ou la conquête hongroise. Ce sont sans doute les Hongrois qui sont arrivés les derniers en Europe. Le mot honfoglalás signifie conquérir un territoire pour fonder un pays. Les Hongrois sont venus des monts Oural. Ils ont occupé le territoire du bassin du Danube moyen au IX e siècle. Selon la légende païenne, les chefs de tribus hongrois ont chassé un cerf doré qui les a amenés sur ce territoire, à la situation géographique et climatique favorable, entouré par les montagnes des Carpates et des Alpes. Pendant le X e siècle, les Hongrois ont mené plusieurs batailles pour sécuriser leur nouveau pays et ont régulièrement pillé les territoires situés à l’ouest. Selon une hypothèse étymologique, « hongrois » viendrait du mot ogre du fait de ces « aventures en Occident ».

Kávéház (cafés) et cukrászda (pâtisserie)
On ressent encore dans certains cafés ( kávéház ) le poids de l’histoire au cœur de l’Europe. Ouverts en grand nombre fin XIX e , début XX e à Budapest (et aussi en province), à l’imitation de Vienne, on y croisait tout ce que la ville comptait d’artistes, d’intellectuels et de bourgeois éclairés. Une poignée d'entre eux ont été magnifiquement restaurés : on se doit donc de rendre hommage à la culture du café en ses plus beaux temples.
A mi-chemin entre le salon de thé et le café, on vient dans les cukrászda (pâtisseries) pour y déguster quelques douceurs comme les rétes (strudels à pâte fine fourrés aux fruits, au pavot ou au fromage blanc), sütemények et torták (gâteaux et tartes). Les Hongrois aiment s’y rendre en famille ou entre amis, dans l’après-midi, en soirée ou le dimanche. Le tout se déguste accompagné d’une tasse de café. Certains établissements offrent également un large choix de glaces, consommées sans modération, été comme hiver.

Kert
A partir du mois d’avril, voire toute l'année pour certains établissements, à Budapest (et de plus en plus dans les grandes villes de Hongrie), partez à la recherche des kert , soit une petite dizaine de cafés souvent alternatifs provisoirement installés dans des cours intérieures ou des parcs ( kert signifie jardin en hongrois), ou couplés des « bars en ruines » ( romkocsma ). On y mange, on y boit, on y danse, on y projette des films, on y fait des rencontres.

Korsó sör
En Hongrie, on sert souvent la bière à la pinte ( korsó sör ), soit 0,5 l. Pour les moins initiés, demander un verre de 25 cl («  egy pohár sört kérek szépen  »).

Köszönöm
Même si vous ne comptez pas apprendre le hongrois, cela aide de savoir dire merci ( keusseuneu-m ) ! En abrégé, cela donne kösz (i) . Conscients de la difficulté de leur langue, les Hongrois sont sensibles aux personnes qui font l’effort d’apprendre le vocabulaire de base. Message d’espoir : nous avons toutefois en commun quelques homographes – comme le nom du célèbre écrivain Georges Perec et le bretzel hongrois perec – !

Libamáj (foie gras) et lángos (beignet)
Le foie gras de Hongrie ( libamáj ) ne jouit pas du même prestige que son équivalent français, c'est pourtant une spécialité du pays. Deuxième producteur mondial après la France, la Hongrie confectionne des foies gras de très bonne qualité à moindre coût. Exportés en grande partie vers la France, vous y avez peut-être déjà goûté sans même le savoir ! Quant au lángos , il s’agit d'un grand beignet circulaire et plat qu’on fait frire et qu'on recouvre de crème aigre ( tejföl ) et/ou d'ail / fromage râpé : un « mets » absolument « diététique » comme la Hongrie en a le secret !

Magyars
Venues de l’Oural, les sept tribus magyares ont migré dans la plaine de la Pannonie vers 890 sous la conduite d’Árpád. Aujourd’hui la plupart des Hongrois sont Magyars, mais depuis le traité de Trianon de 1920, qui a séparé la Hongrie de ses anciens territoires aujourd'hui administrés par ses voisins, tous les Magyars ne sont pas Hongrois.

Pálinka
Eau-de-vie distillée à partir d’abricots, de poires, de prunes, de cerises, de pommes... Ne manquez pas de goûter à la délicieuse mézes barackpálinka (à l’abricot et au miel). Mais c’est la házipálinka , faite maison, qui est tout simplement la meilleure : rassurez-vous, la distillation artisanale est de nouveau autorisée dans les chaumières !

Paprika
Mot générique désignant aussi bien le poivron que la fameuse épice en poudre (plus ou moins forte). Le paprika hongrois est à la base de nombreuses spécialités culinaires. Ce piment rouge, cultivé et séché dans la Grande Plaine, se retrouve sur les tables des restaurants, à côté de la salière. Au-delà de sa saveur, le paprika a de multiples vertus homéopathiques – il peut guérir du simple rhume jusqu’aux problèmes neurologiques – du fait de sa haute teneur en vitamine C.
Le paprika rouge, soigneusement rangé et mis à sécher sur les murs blancs des fermes provinciales, donne un charme romantique à la campagne hongroise, un trait qui transparaît notamment dans la ville du paprika, à Kalocsa.

Parlement
Un des plus beaux exemples de l’éclectisme architectural hongrois, le Parlement ( Parlament ), construit entre 1885 et 1902, ne manque jamais de faire son effet avec ses 96 m de hauteur et ses 265 m de longueur !

Passage souterrain
Les Hongrois ont une conduite tonique : à Budapest on comprend vite l'utilité des souterrains ( aluljáró ) qui relient les bouches de métro à la rue ou permettent de traverser un carrefour important. Ils relèvent souvent du centre commercial improvisé, pour ne pas dire du souk. On y trouve de tout : fleurs, journaux, fruits et légumes, produits de beauté, büfé (buvette plus ou moins glauque). Un microcosme à part entière.

Pezsgő
Champagne hongrois considéré comme le plus grand champagne d'Europe centrale. Servi dans de nombreux bars. Essayez le Hungária ou le Törley.

Roms (« Tsiganes »)
Si les Roms (appelés communément – mais à tort – « Tsiganes ») sont sédentarisés depuis plusieurs siècles sur le territoire hongrois, ils n’en demeurent pas moins très attachés à leurs traditions. Venus du Nord de l'Inde, d’où ils seraient partis aux environs du XIII e siècle, ce peuple – à l’origine nomade – constitue environ 8 % de la population en Hongrie. Cette minorité ethnique, la plus importante du pays, vit dans une précarité considérable.

Sombre dimanche
Szomorú vasárnap en hongrois. Chanson composée dans les années 1930 par Rezső Seress, à l’occasion d’une rupture qu’il venait de subir. Cette chanson lancinante et puissamment mélancolique allait devenir une légende : elle aurait suscité à Budapest, puis dans le reste du pays, une vague de suicides, au point d’être interdite en Hongrie, et plus tard, sur l’antenne de la BBC. Elle sera au fil des années reprise, traduite, adaptée par une soixantaine d’artistes dont Billie Holiday, Ray Charles, Elvis Costello, le Kronos Quartet, Lydia Lunch, Bjork et Serge Gainsbourg. Un succès planétaire qui n’aura pas fait le bonheur de son auteur : Seress a mis fin à ses jours en 1968.

Sakkjáték (échecs)
Pendant cérébral du csocsó , les Hongrois jouent aux échecs à l’école, dans les cafés, les parcs et même, jusque dans les bains. Un tournoi d’échecs international, First Saturday (www.firstsaturday.hu), unique au monde, a lieu une fois par mois à Budapest et rassemble des candidats au titre de Maître international. L’on compte parmi les grands champions hongrois : Péter Ceko et Zsuzsa Polgár.

Trianon
En partie initié par Clemenceau et signé en 1920, le traité de Trianon (qui fait suite à la Première Guerre mondiale et orchestre la liquidation de l'empire austro-hongrois) a fait perdre à la Hongrie les deux tiers de son territoire historique, un tiers de sa population, près de 70 % de ses industries... Autant dire que 90 ans plus tard, cette large amputation est loin d'être cicatrisée. Français de passage en Hongrie, ce message s'adresse à vous !

Túró rudi
Cette petite barre de fromage blanc, recouverte de chocolat, est la sucrerie préférée des Hongrois. On ne passe pas une journée sans en manger une, deux ou plus. Elle s'achète dans les supermarchés et les épiceries.

Unicum
Liqueur amère que les Hongrois boivent aussi bien en apéritif ou en guise de digestif. Composée de quarante herbes différentes, la famille Zwack garde la recette secrète depuis plus de deux cents ans. Un rédacteur du Time Out a écrit à son sujet : « ressemble à une vieille bombe anarchiste et dégage une odeur de couloir d’hôpital... Vaguement sucrée et mentholée, et aussi amère qu’une nuit d’hiver » . Il n’est pas exclu cependant que vous aussi, vous l’aimiez... Le breuvage existe désormais en version plus douce : l'Unicum next.

Vásárcsarnok (marché)
Le mot vásárcsarnok désigne les halles permanentes de marchés, souvent remarquables, comme celle du Grand Marché près du pont de la Liberté à Budapest.


Faire – Ne pas faire

Faire
Les Hongrois aiment sortir, ils sont généreux aussi. On ne vous le fera jamais sentir, mais avec un salaire moyen d'environ 450 €, Budapest est une ville chère... Pour vous, un peu moins. Alors faites profiter vos amis hongrois de votre nouveau pouvoir d’achat.
Faites dans la galanterie. On tient la porte aux dames et demoiselles, on laisse sa place aux personnes âgées dans les transports en commun... Certains Hongrois pratiquent même encore le baisemain.
Gardez le silence pendant les repas. Le vieil adage hongrois dit que les Magyars ne parlent pas en mangeant, ce qui n'est plus le cas pour les jeunes. Par contre, en compagnie de plus âgés, ne soyez pas surpris que les repas soient moins animés qu'en France et se terminent plus vite.
Ne pas faire
Confondre prénom et nom de famille  : en hongrois, on donne toujours son nom de famille avant son prénom. Pour qui ne parle pas magyar, ce peut être difficile de faire la différence entre Szabolcs (un prénom) et Molnár (un nom de famille) ! Mais les Hongrois qui ont voyagé et/ou maîtrisent des langues étrangères se présentent généralement par leur prénom d'abord.
Défendre le traité de Trianon, signé par les Alliés en 1920. La Hongrie y a perdu les deux tiers de son territoire. Et pour les Hongrois, c'est Clemenceau qui en a été l’instigateur...
Dévaler les escalators à la parisienne et courir après son métro. A Budapest, tout le monde y va tranquillement.
Dire que la Hongrie est un pays d’Europe de l’Est : la levée du Rideau de fer a rendu la dénomination obsolète, et les Magyars ne s’y sont jamais retrouvés. Seul l’intitulé « Europe centrale » convient.
Eviter de confondre Bucarest et Budapest , au risque de vous attirer les foudres de votre interlocuteur hongrois.
Répéter «  csókolom  » à un homme qui vous le dit. Csókolom signifie « je vous baise la main », c’est un terme de politesse adressé aux femmes (ou aux adultes dans la bouche d’un enfant). Ces dernières ne doivent pas répondre de la même manière (répondre : jó napot kivánok soit un simple bonjour ) !
S’il est de bon ton en Hongrie de trinquer avant de boire, les Hongrois n’aiment pas lever leur verre lorsqu’il est rempli de bière (enfin, selon la tradition). C’est de cette manière que les Autrichiens célébrèrent leur victoire sur la Hongrie lors de la guerre d’Indépendance au XIX e siècle. La légende dit que cette affaire d'honneur les obligeait pendant 150 ans, donc la nouvelle génération est libre désormais de reprendre cette pratique, mais malgré tout certains s'y tiennent rigoureusement.

Survol de la Hongrie


HORTOBÁGY - Troupeau de bétail.
© majorosl – iStockphoto

Géographie
La Hongrie, carrefour entre l’Union européenne et les Balkans, est située au cœur de l'Europe centrale dans le bassin des Carpates, lui-même traversé par deux cours d’eau, le Danube et la Tisza. La plus grande distance du nord au sud est de 268 km, et de 526 km d’est en ouest. La superficie de la Hongrie (93 032 km²) occupe environ 1 % du continent européen et représente 1/6 e de la France. Sans accès à la mer, la Hongrie possède des frontières communes avec 7 pays : la Slovaquie et l’Ukraine au nord, la Roumanie à l’est, l’Autriche et la Slovénie à l’ouest, la Croatie et la Serbie au sud.
La Hongrie est un pays plutôt plat puisque les deux tiers du territoire n’atteignent pas 200 m d’altitude.
Elle est divisée en 6 grandes unités géographiques. A l’ouest du Danube, on distingue la Petite Plaine (Kisalföld), les collines de la Transdanubie, la Dorsale transdanubienne et les massifs du Nord. A l’est du Danube, on trouve la Grande Plaine et la région subalpine qui, du sud-ouest au nord-ouest, relie les Alpes aux Carpates.
La Dorsale hongroise, qui s’étend sur 400 km d’ouest au nord-est, est fractionnée par de grandes failles en une série de massifs aux épanchements volcaniques et aux sources thermales. L’ancienne activité volcanique de la région a enrichi les eaux naturelles de nombreuses substances minérales, qui servent aujourd’hui aux cures médicinales et alimentent les bains thermaux de plus d'une centaines de villes.
Divisée en deux par le Danube, Budapest répond à l’image géographique du pays. Ainsi, Buda et ses monts font écho aux collines de la Transdanubie, tandis que le relief de Pest annonce la Grande Plaine hongroise.


Le Danube, majestueusement européen

Données générales  : sa longueur est de 2 850 km. C’est le 2 e plus long fleuve du continent européen après la Volga. Il traverse 9 Etats (Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Moldavie, Ukraine).
Données en Hongrie  : le Danube traverse la Hongrie sur 417 km et Budapest sur 28 km (dans la capitale, sa largeur varie de 300 m à 600 m).
Dernière crue  : juin 2013. Le Danube (et ses affluents) ont connu les pire crues du siècle (voire du millénaire pour certaines localités). A Budapest et en Hongrie, les dégâts matériels et surtout humains ont été évités, grâce à un engagement certain de la population qui a empilé des sacs de sable et à des digues construites au XIX e siècle. Cependant, on assiste régulièrement à d'importantes montées des eaux dans la capitale hongroise, comme en 2006, 2009 ou 2010. Par ailleurs, en juin 2010 suite à deux semaines de pluies diluviennes, une bonne partie de la Hongrie s'est retrouvée sous les eaux, notamment dans le Nord-est, la Tisza étant sortie de son lit. Les dégâts ont été considérables (on estime qu'ils s'élèvent à 356 millions d'euros) : plus de 3 000 foyers ont perdu leur maison, des hectares de récoltes ont été totalement inondés... L'Ukraine et l'UE ont mis la main à la poche pour aider la Hongrie à gérer la cataclysme.

Climat
La Hongrie bénéficie d’un climat continental tempéré avec des amplitudes thermiques assez marquées. Les étés sont chauds sans être caniculaires et les hivers froids et secs.
La Hongrie est le pays d’Europe centrale qui bénéficie du plus grand nombre d’heures d’ensoleillement, soit environ 2 000 heures par an pour une moyenne de 561 mm de précipitations annuelles. La température moyenne annuelle mesurée à Budapest est de 12 °C. C’est au mois de juillet qu’il fait le plus chaud avec 21,7 °C, et en janvier le plus froid avec – 1,2 °C. Il n’est pas rare de voir Budapest enneigé (ainsi qu'une bonne partie du pays, y compris le sud) en décembre, janvier et février. Le lac Balaton est en partie gelé l'hiver et il fait plus froid dans les monts Mátra culminant autour de 1 000 m.

Environnement – écologie
Longtemps ignoré, l’environnement est devenu aujourd’hui un enjeu en termes de santé publique, mais également au regard des directives imposées par Bruxelles.
La part du PIB consacrée à l’environnement s’élevait à 1,2 % jusqu’en 2009 et se situe entre 1,5 et 2 % aujourd’hui.
Le déclin industriel du pays a entraîné une amélioration de la qualité de l’air depuis quelques années, pour autant la moitié de la population est exposée à une pollution excessive, les Budapestois en tête de liste. Avec le développement économique et l’utilisation accrue de la voiture particulière, le taux d’utilisation des transports publics budapestois est passé de 80 % à la fin des années quatre-vingts, à 60 % de nos jours.
La capitale est confrontée à un fort engorgement de la circulation routière mais introduit progressivement de nouvelles pistes cyclables et a lancé sa quatrième ligne de métro.
Afin d'améliorer la protection de l'environnement et le respect des normes européennes, une nouvelle station de traitement des eaux a été construite à Csepel au sud de Budapest. Il s'agit d'un des plus grands projets environnementaux d'Europe centrale, cofinancé par le Fonds de cohésion européen, l'Etat hongrois, la ville de Budapest et la Banque européenne d'investissement.
Concernant le traitement des eaux usées, le gouvernement doit encore mettre les bouchées doubles. Enfin la Hongrie doit renforcer le réseau de surveillance de la qualité des eaux souterraines car si ces dernières couvrent 90 % des besoins nationaux, elles sont exposées à plus de 60 % à des risques de pollution.
La catastrophe écologique provoquée par l'explosion de l'usine d'aluminium à Ajka (comitat de Veszprém) en octobre 2010 a entièrement détruit l'écosystème de la rivière Marcal, affluent de la Rába, se jetant dans le Danube. Il faudra de longues années à la faune locale pour retrouver ses marques.
Par ailleurs, la Hongrie profite du régime instauré par le protocole de Kyoto puisque, loin d’atteindre le plafond fixé, elle revend des « droits » à polluer.

Parcs nationaux
La Hongrie veille jalousement à la protection de ses richesses naturelles lors des aménagements structurels. 177 700 hectares ont été classés officiellement parcs nationaux, dont ceux du Hortobágy, du Kiskunság, du Bükk, d’Aggtelek et de Fertő-Hanság (le pays compte 10 parcs nationaux). Dans le même temps, 26 200 hectares sont classés réserves naturelles. La superficie totale des sites classés est supérieure à 466 600 hectares. Au total, 670 600 hectares, soit 7,6 % de la superficie nationale, sont donc protégés.
Loin de ces chiffres, Budapest possède tout de même sept grands parcs boisés ainsi qu’une centaine de jardins publics, qui contribuent tous fortement à son agrément. Parmi les poumons verts les plus centraux, on peut citer le Bois-de-la-Ville (Városliget), le parc de Margitsziget, le Jubileumi sur le versant ouest du mont Gellért ou encore le parc de Tabán. Du côté Buda, on compte trois monts : Hárs-hegy, qui culmine à 436 m, Hármashatár-hegy, haut de 495 m, et enfin le plus élévé, János-hegy (527 m).
Tous les trois offrent des aires de randonnées pédestres très agréables. Partagé par le Danube, Budapest comprend également quatre îles et une presqu'île (Népsziget) : Margitsziget (l'île Marguerite), en plein cœur de la ville, Óbudai-sziget après cette dernière, l'île de Szentendre (qui démarre à Budapest et finit à Szentendre) et l’île industrielle de Csepel au sud.

Faune et flore


BUDAPEST - Les canards babortent dans l'eau thermale bien chaude toute l'année, Pest.
© Stéphan SZEREMETA
On peut admirer de magnifiques chevaux comme les nonius (cheval de selle de race hongroise) dans la grande plaine de Puszta et dans le parc national d’Hortobágy où subsiste le plus grand centre d’élevage de nonius.
Hongrois également, les moutons raczka à la toison longue et bouclée, le porc mangalica , le bœuf gris ( szürkemarha ) ainsi que des oies qu’on gave aujourd’hui pour produire un excellent foie gras.
Les races de chiens de berger acclimatés à la Hongrie comportent des mâtins, tels que le grand komondor blanc, et le kuvasz , un grand animal à poils ras gardien fidèle des troupeaux, qui était, à ce qu’il paraît, capable aussi de tenir tête aux loups, ainsi que des petits chiens de berger très sociables, comme les puli souples et rapides, les mudi et les pumi aux poils touffus et sombres. Parmi les chiens de chasse, on peut citer le braque hongrois vizsla , qui est un chien d’arrêt, et le magyar agár , un très joli lévrier. Sans oublier que la Hongrie est aussi le pays des cigognes qui font leur nid à la campagne.

Histoire


Histoire - Bastion des pêcheurs.
© melann411 - stock.adobe.com

Les origines de la Hongrie, la Pannonie


Chronologie


Chronologie - Statue d'Arpad.
© Panama7

Les origines de la Hongrie : la Pannonie
I er siècle av. J.-C. – IX e siècle apr. J.-C.> apparition des Eravisques vers le milieu du I er siècle avant notre ère.
35 av. J.-C. – 10 apr. J.-C.> conquête de la Pannonie par les Romains.
20 apr. J.-C.> installation du camp romain d’Aquincum par Drusus, frère de l’empereur Tibère.
106> Aquincum devient la capitale de la Pannonie inférieure.
167-180> sous le règne de Marc Aurèle, la ville est dévastée à plusieurs reprises par les armées barbares.
406 > arrivée des Huns, qui chassent les Romains de la province de Valéria à laquelle Aquincum était rattachée.
Fin du IX e  siècle > arrivée des tribus magyares dans le bassin des Carpates.
Début de la dynastie árpádienne et attaque des Tatars
IX e siècle – 1301 dynastie des Á rpádiens> fin du IX e siècle, conquête de la Hongrie par les sept tribus magyares menées par leur chef Árpád. Elles s’installent à Óbuda et dans l’île de Csepel.
1 er janvier 1001> couronnement d’István, descendant de la lignée árpádienne, qui devient le premier roi chrétien de Hongrie. Etienne s’installe à Székesfehérvár.
1189> il faudra attendre le règne de Béla III (dynastie des Árpádiens) pour que la cour s’installe de nouveau à Óbuda.
Mars 1241-1242> invasion de Pest d’abord, puis de Buda et d’Óbuda par les Mongols. A l’automne, ils quittent la Hongrie, laissant derrière eux une ville et un pays en ruines.
1243> les Árpádiens délaissent Pest et Óbuda, très endommagés, au profit de Buda.
De la dynastie árpádienne à Mathias Corvin
1247-1265> construction du château royal de Buda.
1301> la dynastie árpádienne s’éteint avec la mort d’André III.
XIV e siècle > dynastie des Angevins et des Luxembourg.
1308-1382 > règne de la maison d’Anjou.
1418-1445 > Sigismond de Luxembourg ordonne la reconstruction d’un nouveau palais royal à Buda et s’y installe.
1458-1490> règne de Mathias Corvin.
L’invasion ottomane
1526> bataille de Mohács que les Hongrois perdent face aux Ottomans.
1541-1686> occupation turque. Buda devient la capitale d’une des provinces de l’Empire ottoman alors qu’Óbuda, durement frappé par l’invasion, n’est plus qu’un village.
De la domination habsbourgeoise à l'Empire austro-hongrois
1686-1918 > dynastie des Habsbourg.
1686 > conquête de Pest, puis de Buda par Eugène de Savoie, un Habsbourg qui chasse les Turcs.
1703-1711> guerre d’indépendance malencontreuse, conduite par Ferenc Ráckóczi II à la tête de paysans qui s’étaient soulevés contre les Habsbourg.
1745-1771> reconstruction du palais royal, détruit pendant le siège.
1825-1848 > période des réformes de modernisation de la ville et du pays menée par le comte István Széchenyi.
1848-1849 > révolution des Hongrois contre les Habsbourg. L’échec de la guerre d’indépendance accentue le despotisme autrichien.
1867 > compromis austro-hongrois.
Budapest, capitale magyare
1873> unification de Buda, Pest et Óbuda en une seule et unique ville, Budapest.
1896 > fêtes du Millénaire de la « création » de la Hongrie.
1914-1918> Première Guerre mondiale et défaite des Autrichiens.
16 novembre 1918> la république de Hongrie est proclamée. Le gouvernement est dirigé par le comte Mihály Károlyi, élu président de la République.
1919> république des 3 mois de Béla Kun.
1920> traité de Trianon. La Hongrie perd les deux tiers de son territoire et un tiers de sa population.
La Hongrie dans la tourmente
1938> la Hongrie, sous Miklós Horthy, promulgue ses premières lois antijuives.
1941 > la Hongrie entre en guerre aux côtés de l’Allemagne.
1944> la Hongrie tente de négocier une paix séparée. Les troupes allemandes occupent alors Budapest.
1945> les troupes soviétiques libèrent Budapest.
1948> instauration du régime communiste.
23 octobre 1956> soulèvement contre le stalinisme.
1989 > chute du communisme en Hongrie et retour de la démocratie.
La Hongrie « de retour » dans la famille européenne.
2002> élections législatives en avril marquées par un taux de participation record depuis les premières élections libres en 1990. 70,43 % au premier tour et 73,47 % au second tour. La gauche dirigée par Peter Medgyessy remporte la victoire. Sur 386 sièges, la gauche en a obtenu 198 (178 pour le MSZP – Parti socialiste hongrois –, 20 pour le SZDSZ – Alliance des démocrates libres), contre 188 pour la coalition dirigée par Viktor Orbán (164 pour le Fidesz – Alliance des jeunes démocrates –, 24 pour le MDF – Forum démocratique hongrois).
2004> entrée officielle de la Hongrie dans l’Union européenne en mai. Ferenc Gyurcsány (membre du Magyar Szocialista Párt) succède en septembre à Peter Mendgyessy au poste de Premier ministre suite à la crise gouvernementale liée à la conception du budget et à la démission de ce dernier.
2005 > László Sólyom est élu président de la République le 7 juin.
2006> malgré la victoire de la coalition de centre-gauche au pouvoir aux élections législatives d'avril, le Premier ministre Ferenc Gyurcsány reconnaît sans détour en septembre n’avoir fait «  que des conneries  » depuis son arrivée au pouvoir et avoir délibérément menti aux électeurs. Plusieurs milliers de manifestants très en colère tentent de saccager les locaux de la télévision publique. Les affrontements font plus de 150 blessés, dont une centaine parmi les forces de l’ordre.
2007> le 14 septembre, première visite officielle de Nicolas Sarkozy en Hongrie depuis que cette dernière est entrée dans l’Union européenne.
2008   > la Hongrie entre dans l’espace Schengen le 1 er janvier.
2009   >  vives tensions avec la Slovaquie au sujet des minorités hongroises de Slovaquie.
2010 > victoire du FIDESZ (droite conservatrice) aux élections législatives d'avril, Viktor Orbán devient Premier ministre, les 2/3 du Parlement sont acquis à sa cause. Au printemps, importantes (et coûteuses) inondations dans le nord-est de la Hongrie. Début octobre, les élections municipales confirment l’avancée du FIDESZ. Budapest devient ainsi pour la première fois depuis 1990 une ville de droite avec l’élection d’István Tarlós (FIDESZ).
2011   > la Hongrie prend pour la première fois la tête de la présidence tournante du Conseil européen pour 6 mois le 1 er janvier. Entrée en vigueur de la controversée loi des médias (modifiée depuis).
1 er janvier 2012  > entrée en vigueur de la nouvelle constitution, qui suscite de nombreuses critiques dans le pays, comme à l’extérieur. Début des tensions avec l'UE et le FMI.
Mai 2013  > la Hongrie sort des pays en déficit excessif de l'UE.
Avril 2014  > les élections parlementaires, largement remportées par le FIDESZ (nouvelle majorité des deux tiers), reconduisent Viktor Orbán à la tête de l’exécutif hongrois.
Octobre 2014  > les 100 000 manifestants contre la taxe Internet obtiennent le retrait du projet de loi visant à taxer l'usage d'Internet en Hongrie.
Septembre-octobre 2015  > la Hongrie ferme sa frontière avec la Serbie et la Croatie pour endiguer le flot de réfugiés foulant son sol (400 000 entrées illégales en 2015).
2 octobre 2016  > référendum sur les quotas de répartition de réfugiés décidés par la Commission européenne, les électeurs rejettent massivement l'idée de quotas mais le résultat est invalidé à cause d'une participation insuffisante.
8 octobre 2016  > le plus grand quotidien d'opposition, le Népszabadság , cesse d'être diffusé, son propriétaire avance les difficultés économiques du titre.
Avril 2018  > Le Fidesz remporte les élections législatives.
Septembre 2018  > Le Parlement européen déclenche une procédure de sanction contre la Hongrie de Viktor Orbán en raison de « risque de violation grave de ses valeurs ».

Ier siècle av. J.-C – IX e siècle apr. J.-C.
Depuis l’aube de la civilisation, le bassin des Carpates où est située la Hongrie a servi de creuset au mélange des cultures. Au cours du I er siècle avant notre ère, les Eravisques occupent la rive droite du Danube, autour du mont Gellért et de l’actuel quartier de Tabán à Budapest. D’autres peuples s’y succèdent (Scythes, Illyriens et Thraces) avant l’arrivée des Romains, en 20 apr. J.-C. Ces derniers fondent un camp militaire à Aquincum, l’actuel quartier d’Óbuda, et installent également sur la rive gauche du Danube le Transaquincum et le Contra-Aquincum, près de l’actuelle tête du pont Erzsébet. Entre 103 et 107, sous Trajan, la Pannonie est divisée en deux provinces, la Pannonie supérieure et la Pannonie inférieure dont Aquincum devient la capitale. Arrabona (Győr) sert alors de frontière dans un premier temps. La civilisation romaine fleurit à Komárom (Brigetio), Sopron (Scarbantia) , Szombathely (Savaria), Pécs (Sopianae), à Buda et d'une manière générale dans l'ouest de la Hongrie. L’eau potable alimente les habitations, des villas luxueuses et chauffées se construisent, les routes pavées permettent le développement du commerce. Aquincum devient vite réputée pour les vertus curatives de ses eaux. Cette prospérité n’est pas inquiétée jusqu’au II e siècle. Mais les Romains résistent de plus en plus difficilement aux incursions barbares. Sous le règne de Marc Aurèle (167-180), la ville est dévastée à plusieurs reprises.

Aquincum
Ce terme latin doit certainement son origine au mot celte ak-ink , qui signifie « eaux abondantes ». A la fin du IV e siècle, les Huns, venus d’Asie centrale, prennent d’abord Pest puis, vers 406, chassent les Romains d’Aquincum (Óbuda, III e arrondissement de Budapest actuellement) et de la Pannonie. Le fameux chef des Huns, Attila règne sur un empire immense mais éphémère. Après sa mort, l’empire des Huns se désagrège et son territoire est partagé entre diverses tribus germaniques. A partir de 450 se succèdent sur les deux rives du Danube les Sarmates, les Vandales, les Ostrogoths. Les Lombards, installés en 520 à Óbuda, font à leur tour place aux Avars, qui dominent la région à partir de 570 qui se sédentarisent. L’Empire avar succombe aux campagnes de Charlemagne entre 791 et 796 et aux attaques des Bulgares du Danube. Peu de temps avant l’arrivée des Magyars, la ville voit la coexistence des Francs, des Moraves et des Bulgares.

De la dynastie árpádienne à Mathias Corvin

La dynastie des Árpádiens : IX e siècle – 1301)
La question de l’origine des Hongrois n’est pas entièrement élucidée. L’une des hypothèses, selon laquelle ils proviendraient de l’Oural, est en partie justifiée par des données linguistiques, le hongrois appartenant à la branche des langues finno-ougrienne.
Migrant peu à peu de l’Oural, les sept tribus magyares, commandées par Árpád et Kurszán, arrivent dans le bassin des Carpates au milieu des années 800. Tantôt alliés des Francs, tantôt alliés des Moraves, combattant pour l’occupation de ces territoires, les Magyars finissent par bien connaître le terrain. Désireux de se protéger des Petchenègues turcs et à la recherche d’une nouvelle patrie, ils investissent la région et occupent le site de Budapest à la fin du IX e siècle. Árpád prend ses quartiers d’été sur l’île de Csepel, alors que Kurszán implante son château au centre géographique naturel du pays, dans l’actuel Óbuda, anciennement Aquincum.
Très vite, les descendants d’Árpád adoptent et répandent les principes du Saint Empire. Géza (972-997), l’arrière-petit-fils d’Arpád, ouvre ainsi le pays aux missions religieuses et se fait baptiser.
Etienne, son fils, couronné le 1 er janvier 1001 par le légat du pape, opte officiellement pour la chrétienté d’Occident.
La couronne, offerte par le pape Sylvestre II, devient le symbole du royaume de Hongrie. Etienne délaissera Esztergom, où son père avait installé la cour, pour s’établir à Székesféhervár (au sud-ouest de Budapest). Il faudra attendre le règne de Béla III (1172-1196) pour que la cour réside de nouveau à Óbuda. Pest, de son côté, se développe timidement. L’arrivée de marchands juifs et allemands au début du XIII e siècle lui permet cependant de connaître un certain essor commercial.
L’expansion de la ville et du pays tout entier est toutefois violemment interrompue en mars 1241, lorsque les Mongols entrent dans Pest, dévastant tout sur leur passage. La fougue printanière du Danube permet aux habitants d’Óbuda d’échapper pour un temps aux armées tatares. L’année suivante, le fleuve gèle et, malgré les efforts des habitants d’Óbuda pour briser la glace jour et nuit et empêcher les troupes de la Horde d’Or de franchir le Danube, les conquérants ravagent la rive gauche. Óbuda et Pest ruinés, les Árpádiens occupent l’actuel Buda. Sous le règne de Béla IV, on construit, de 1247 à 1265, le palais royal de Buda, sur la colline du château, probablement inhabitée jusque-là. L'invasion mongole (tatare) a été une catastrophe à l'échelle du royaume : toutes les villes non fortifiées sont tombées aux mains de l'ennemi, la population est décimée. Ce qui aura pour conséquence la construction de villes fortifiées après le retrait des Tatars et le repeuplement du territoire par des populations non hongroises, principalement issues des territoires germaniques. Les Tatars (qui revinrent en 1286 mais furent cette fois-ci défaits) ont également entraîné dans leur sillage, lors de leur premier voyage, des Cumans, population de la Volga, qui firent appel à la clémence de Béla IV pour demeurer en Hongrie. Ce peuple turc païen a fini par s'assimiler à la population. Les villes portant encore le phonème « Kun » rappellent ce fait historique. Elle sont situées au sud de la Grande Plaine.
André III, le dernier roi árpádien, meurt en 1301 ; il faut donc trouver, parmi les prétendants étrangers, le successeur au trône du royaume de Hongrie.

La dynastie des Angevins et des Luxembourg : XIVe-XV e siècles
La noblesse élit, en 1310, Charles I er d’Anjou, apparenté par sa grand-mère à la descendance árpádienne. La Hongrie devient de plus en plus prospère, son territoire recélant des métaux précieux. Les villes royales de Szekésfehérvár et Esztergom sont encore un peu plus délaissées au profit de Budapest. Le fils aîné de Charles I er , Louis I er , lui succède au trône. Il laissera l'image d'un souverain souvent en guerre ayant réussi à conquérir la Dalmatie et fonder la première université du pays à Pécs (en 1367). La Hongrie s'étend considérablement sous son règne, la Bosnie, la Valachie, la Moldavie étant devenues des territoires vassaux et depuis 1370, Louis le Grand est également roi de Pologne.
En 1387, Sigismond de Luxembourg, marié à Marie d’Anjou, monte sur le trône du royaume de Hongrie. Il entreprend l’agrandissement du palais de Buda en 1418 et s’y installe en 1445.
Cet édifice protecteur attire la population, qui bâtit des habitations tout autour. Buda compte alors 15 000 âmes tandis que Pest n’en dénombre que 10 000. On préfère la pierre au bois pour bâtir. Jusqu’au XIII e siècle, l’Aquincum des Romains est nommé Buda par les Hongrois. Lorsque la cour s’installe sur l’actuelle colline du château, après l’invasion tatare, le quartier peut alors prendre le nom d’Óbuda, littéralement « Vieux-Buda ».
Voïvode de Transylvanie, habile tacticien, promu régent du royaume par la suite, János Hunyadi (père de Mátyás Corvin) repoussa le danger turc en 1458 à Belgrade lors de la bataille de Nándorfehérvár, enfin... pour soixante dix ans seulement.
Le règne de Mátyás (Mathias) Corvin ou encore Mátyás Hunyadi (1458-1490), son fils, reste une période de gloire pour le pays. Le roi, jeune adolescent, est élu à 15 ans, suite à de sanglantes guerres de succession. Sa femme, Béatrice d’Aragon, importe de son Italie natale la Renaissance dans une Hongrie restée gothique. Grand mécène des arts et des sciences, le roi Mátyás reçoit à sa cour d’importantes personnalités étrangères. Des Italiens éminents comme Filippo Lippi ou Botticelli travaillent pour lui et tout un atelier d’artistes s’établit à Florence pour satisfaire ses commandes. Sa bibliothèque, appelée Bibliotheca Corviniana, contient 3 000 ouvrages.
Dispersés durant l’invasion turque, ils sont aujourd’hui répartis entre plusieurs fonds européens. Sous le règne de Mátyás Corvin, la Hongrie devient un Etat moderne et une puissance européenne.

L'invasion ottomane
La défaite des Hongrois face aux Ottomans à Mohács (1526) scelle le sort de la Hongrie à jamais en inaugurant une nouvelle ère : celle de l’occupation turque-musulmane. Le dernier rempart de la chrétienté venait de céder. En 1541, Soliman le Magnifique parvint à occuper Buda. La Hongrie sera par la suite divisée en trois. Les territoires de l'Ouest et ceux de l'actuelle Slovaquie revinrent aux Habsbourg, les Ottomans occupant tout le reste du territoire à l'exception de la Transylvanie, largement autonome.
Bien que les Ottomans aient assujetti le pays durant près d’un siècle et demi, il demeure assez peu de traces visibles de leur passage. Les disciple d'Allah firent construire de nombreuses mosquées à travers le pays dont il reste tout de même quelques beaux exemples, comme à Pécs, ou encore à Siklós ainsi que de rares minarets, à l'instar de celui d'Eger. Ils laissèrent également en héritage quelques mausolées, comme à Pécs ou celui de Gül Baba à Budapest.
Grâce aux Turcs, le pays renoue toutefois avec la tradition des bains, délaissée depuis l’époque romaine. Le pacha Mustafa Sokollu fait construire, en 1566, ce qui allait devenir les bains Rácz, Rudas, Császár et Király à Budapest. On trouve également des bains authentiquement turcs à Eger. Durant le règne ottoman, Óbuda, durement frappé par les invasions successives, n’est plus qu’un village, c'en est fini du centre administratif et politique que la ville constituait jusqu'alors.

De la domination habsbourgeoise à l'Empire austro-hongrois

La dynastie des Habsbourg : 1686-1918
Au milieu du XVII e siècle, les armées impériales d’Autriche profitent de la tentative d’incursion des Turcs à Vienne pour lancer une contre-offensive dont l’objectif est la prise de Buda. La ville et le pays sont repris en 1686 par les troupes d’Eugène de Savoie qui chassent définitivement les Turcs. On entreprend la reconstruction du château de Buda, détruit durant le siège de la ville, et on tente d’effacer les traces de l’occupation ottomane, ce qui explique la quasi-absence d’une architecture turque. Peu à peu, la Hongrie se repeuple, à l'image de Budapest : la ville basse d’abord, puis au nord, du côté de l’actuel Rózsadomb, Tabán ensuite, plus tard, enfin, le quartier de Krisztina. On fait appel à des populations issues de tout l'Empire habsourgeois et à de nombreux Allemands souabes.
L’ancien centre de Pest, réduit à néant, accueille l’afflux des Allemands dont on encourage l’établissement en Hongrie afin d’étouffer un éventuel foyer de contestation hongrois. Contrairement aux Ottomans, qui n’ont jamais imposé leur langue ni leur culture, les Habsbourg vont germaniser la Hongrie.
Jusqu’à la fin du XVIII e siècle, Léopold I er et ses successeurs mettent en place une série de réformes destinées à faire de l’Etat autrichien le seul maître du pays. La guerre d’Indépendance menée par Rákóczi II, entre 1703 et 1711, se traduit par un échec. Cependant, à partir de 1800, les Magyars, attisés par l’entreprise assimilatrice de l’Empire, commencent à mettre en place une résistance hongroise, surtout à Pest. Parallèlement à cela, on entreprend de grands travaux dans la future capitale à partir de 1808, dirigés par une Commission d’embellissement. Plus tard, entre 1825 et 1848, l’œuvre de modernisation et d’urbanisation menée par le comte István Széchenyi élèvera Budapest au rang de grande cité européenne. A la fois maître d’œuvre de l’Académie des sciences hongroise, promoteur de la navigation à vapeur sur le Danube, Széchenyi est surnommé « le plus grand des Hongrois ». Il commande également, sur ses propres deniers, la construction du tunnel qui passe sous le château, ainsi que la construction du pont des Chaînes (premier pont permanent reliant Pest à Buda). C’est aussi dans la première moitié du XIX e siècle que Pest entame son essor économique. Avec les Habsbourg, la ville est modelée sur l’exemple viennois (architecture, mode de vie, visage démographique allemand), tandis que les élites hongroises ont de plus en plus conscience de la capacité de Pest à prospérer indépendamment de Vienne, voire même à la concurrencer. Cette prise de conscience de l’état d’asservissement de la ville et du pays amorcée dans les années 1830 constituera le terreau de la révolution de 1848. La vague des révolutions européennes de 1848, et notamment les Journées parisiennes de février, atteint Budapest en mars. L’opposition exerce une pression grandissante sur la cour, afin de lui faire accepter ses propositions de réformes, et surtout la constitution d’un Etat hongrois indépendant. En mars 1848, Sándor Petőfi, l’un des plus grands poètes hongrois élevé au rang de héros national, et ses compagnons font imprimer et distribuer, indifférents à la censure, un texte des Douze Points , contenant les réformes libérales exigées ainsi que des copies du chant national. Au terme de ces manifestations, la Hongrie accède effectivement, pour un temps très court, à une autonomie dans le cadre de l’Empire. Mais, dès que l’administration de Vienne a un instant de répit, elle incite Jelacic, le ban de Croatie, à lancer une attaque armée contre la Hongrie, qui se voit obligée de défendre, dans une guerre d’indépendance, les droits constitutionnels nouvellement acquis durant la révolution de 1848. La guerre sera scellée par une alliance entre l’empereur François-Joseph I er et le tsar de Russie, à la suite de laquelle, en juin 1849, une armée d’intervention de 200 000 hommes traverse les Carpates pour défaire les rebelles hongrois. Après la défaite définitive de Világos (Roumanie actuelle), l’Empire reprend ses droits.

Le chemin de la liberté
Depuis 1847, toutes les manifestations suivent le tracé ouvert par Lajos Batthyány, député de l’opposition et farouche défenseur d’une indépendance nationale. A l’annonce de leur élection à la Diète en 1847, Batthyány et ses partisans se rassemblent triomphalement sur la place Széna pour passer devant le Musée national. Petőfi et le cortège de 1848 empruntent la même route, qui devient, dans la mémoire collective hongroise, le chemin de la liberté. Conséquence de la révolution de 1848, la campagne de germanisation reprend de plus belle. Mais, à partir des années 1860, l’empire des Habsbourg affaibli par les guerres menées et la Hongrie tirant les leçons de 1848-1849 décident de réunir leurs forces dans le Compromis austro-hongrois. En 1867, le Compromis, soufflé par Ferenc Deák et le comte Gyula Andrássy, reconnaît l’autonomie politique de la Hongrie qui reste liée à l’Autriche par les ministères de la Guerre, des Finances et des Affaires étrangères. La même année, l’empereur François-Joseph et son épouse Elisabeth sont couronnés roi et reine de Hongrie. Buda et Pest reçoivent le statut de double capitale du pays.

Budapest, capitale magyare
Le 1 er janvier 1873 est adoptée la loi d’unification de Buda et de Pest. La capitale va enfin pouvoir prendre toute son envergure et oublier les aberrations ainsi que les complications impliquées par son statut de double capitale de 1867. La prospérité matérielle et spirituelle croît en cette fin de siècle. Le succès de la révolution industrielle transforme la Hongrie en un pays agro-industriel. Le revenu national triple et la population urbaine qui jadis ne représentait que 10 % de la population nationale en constitue désormais le tiers. Budapest, dotée de près d’un million d’habitants, devient une véritable métropole.
C’est aussi à cette époque que se dessine le visage de Budapest tel qu'il se présente aujourd'hui : le quartier juif se constitue, les pôles de la bourgeoisie naissante et les faubourgs ouvriers se mettent en place, le quartier administratif se concentre à Lipótváros... On érige les ponts, l’Opéra, la basilique Saint-Etienne, le Parlement ; la place de la Liberté prend forme. En 1896, commémorant l’arrivée des Magyars dans le bassin des Carpates, la ville fait peau neuve pour fêter dignement le millénaire de la création du royaume de Hongrie. Durant les fêtes du Millénaire, on inaugure donc la première ligne de métro, celle qui parcourt l’avenue Andrássy, ainsi que le palais de justice et le musée des Arts appliqués ; on reconstitue dans le parc de Városliget le château médiéval de Vajdahunyad ; on construit le bastion des Pêcheurs, qui, au sommet de la colline du château, devait révéler toute la prospérité et la splendeur de la ville. Cette période faste sera bientôt troublée par la Première Guerre mondiale.
La Hongrie, entraînée dans les conflits par l’Autriche, connaît en 1918 une grave récession économique, politique et sociale. Face à la déroute des armées impériales et aux manifestations des partisans communistes qui réclament la fin de la guerre, le gouvernement de Sándor Wekerle démissionne et laisse place à celui de Mihály Károly, qui installe le Conseil à l’hôtel Astoria. Chef du « Parti de l’indépendance et de 48 », Károly réclame à cor et à cri l’autonomie absolue de son pays.
Il faudra la capitulation de l’Autriche en 1918 pour que la république de Hongrie soit enfin proclamée sous la présidence du même Károly. Cependant, le traumatisme causé par les pertes de la guerre, la débâcle de l’économie et l’attaque des pays de la Petite Entente entraînent le mécontentement des masses, attisé par les agitateurs bolcheviks. Dès lors, le parti de Károlyi doit fusionner avec les communistes et Béla Kun est promu chef du gouvernement. La résistance antibolchevique s’organise autour de Gyula Andrássy et surtout de Miklós Horthy.
La chute de Béla Kun ne sera guère imputable à la contre-révolution menée sous la direction de Miklós Horthy, mais plutôt à l’intervention tchèque et roumaine.
Après une courte occupation roumaine, les élections font de Miklós Horthy le régent de Hongrie. A la terreur rouge succède, à partir de 1919, la terreur blanche. En juin 1920, le gouvernement signe le traité de Trianon, reconnaissant par là, à son corps défendant, le démembrement de la Hongrie historique. Le pays perd alors près des deux tiers de son territoire. Un véritable drame pour la Hongrie.

La Hongrie dans la tourmente
La Hongrie parvient à la fin des années 1920 à une consolidation politique intérieure et à une modeste croissance économique.
Mais la crise économique mondiale atteint le pays dans les années 1930-1931. La Hongrie, qui impute ses difficultés au traité de Trianon, et par là aux Alliés de l’Ouest, resserre ses relations avec l’Italie de Mussolini et l’Allemagne d’Hitler. Un numerus clausus limitant la population juive dans les universités est instaurée dès 1920. Dès 1938, une première loi antijuive est promulguée, suivie par bien d’autres. En 1941, Horthy entre en guerre aux côtés des armées allemandes.
La bataille de Stalingrad inquiète toutefois le régent, qui redoute de se retrouver une fois de plus du côté des perdants. Il déclenche alors sa politique de « balançoire » : il promet aux Alliés de ne pas opérer de déportations et de s’opposer à la mainmise allemande, tout en continuant la guerre aux côtés d’Hitler, afin de combattre par là même l’Union soviétique.
Les Allemands, informés de ces manipulations, font pression sur Horthy pour qu’il démissionne. Les troupes d’Hitler finissent par occuper Budapest en 1944 et nomment Ferenc Szálasi, le dirigeant des Croix-Fléchées, chef du gouvernement.
La communauté juive de Budapest, qui représentait 20 % de la population de la ville, est parquée dans le ghetto délimité par les rues Dohány et Király et le boulevard Károly. Un sort similaire est infligé aux autres communautés juives du pays dans leurs villes respectives. On estime, pour la Hongrie, que 565 000 hommes, femmes et enfants juifs ont été tués.
Entre-temps, l’armée rouge parvient à percer les frontières hongroises et, à la mi-janvier 1945, les troupes soviétiques hissent leur drapeau sur le Parlement.
Le 13 février, Budapest est à son tour libérée. La capitale hongroise a particulièrement souffert de la Seconde Guerre mondiale (la colline du château a été lé siège de plusieurs batailles dont un très long siège). Tous les ponts de la ville ont été détruits, le château bombardé, les trois quarts des bâtiments publics démolis et sept immeubles sur dix sont dans un état déplorable. Budapest est de nouveau en ruines. Le pays a lui perdu la moitié de son infrastructure industrielle, et près de la moitié de son réseau ferroviaire. La plupart des villes hongroises n'ont néanmoins pas eu à subir de destructions trop importantes sur le plan architectural.
Au sortir de la guerre et une fois tout le pays libéré, les communistes hongrois, amplement épaulés par les Soviétiques, créent le Front uni hongrois, qui va alors méthodiquement appliquer sa tactique dite du « salami » (élimination tranche après tranche de toutes les résistances).
Malgré les élections de novembre 1945, qui donnent gagnant le parti des petits propriétaires, les Soviétiques, forts de leur image de libérateurs, parviennent à imposer le Parti communiste hongrois. Jusqu’en 1948, les partis d’opposition ne seront pas inquiétés, la liberté d’expression exerçant toujours ses droits. Mais, en 1949, le Parti se retrouve seul au pouvoir ayant évincé au fur et à mesure les autres communautés politiques. De 1948 à 1955, Budapest va vivre sous le joug du stalinisme : pénurie alimentaire, crise du logement, censure, assassinats, exil, prison sont les maîtres mots de la politique du communiste hongrois, Mátyás Rákosi.
En 1953, à la mort de Staline, les dirigeants soviétiques décident de donner un nouveau départ aux gouvernements des pays de l’Est. Ils nomment président du Conseil des ministres, Imre Nagy, pour son apparente docilité.
Dès son arrivée à Budapest, Nagy entreprend une série de mesures destinées à largement assouplir le système. Six mois après sa nomination, le nouveau chef du gouvernement dresse le bilan suivant : les prix ont baissé de façon considérable (moins 13,3 %), 8 000 artisans ont pu rouvrir boutique, des milliers de prisonniers politiques sont libérés. Les Russes, inquiets, rappellent Rákosi au pouvoir.
Mais les dénonciations effectuées lors du XX e congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, l’appel au retour au pouvoir d’Imre Nagy qui n’est pas entendu par les dirigeants du Parti et, surtout, la vague de contestation des étudiants polonais font que les Hongrois descendent dans la rue le 23 octobre 1956. Les troupes soviétiques encerclent Budapest, entrent quelques jours plus tard dans la capitale et tuent près de 2 000 insurgés. János Kádár est parachuté à la tête du pouvoir, alors que Nagy, grande figure de la résistance nationale, sera exécuté le 16 juin 1958.
Au retour à l’ordre stalinien succède, à la fin des années 1960, une « dictature molle » basée sur une économie plus souple et un régime politique libéralisé, ce qui vaudra à la Hongrie le surnom douteux de « baraque la plus gaie du camp soviétique ».
Bien que ces faveurs, comparées surtout aux conditions des pays voisins, confèrent une certaine légitimité au régime Kádár, les limites de ce dernier commencent à se manifester dans les années 1980.
En 1989, Kádár, âgé et malade, est définitivement écarté du pouvoir. Ses successeurs entament alors un processus d’ouverture vers le bloc Ouest. En octobre 1989, la République populaire devient la république de Hongrie ; en avril 1990 des élections libres ont lieu.

Le retour de la Hongrie dans le camp démocratique
La Hongrie est depuis la chute du régime communiste un pays démocratique (république parlementaire monocamérale). La Hongrie est entrée le 12 mars 1999 dans l’OTAN.
Le 1 er mai 2004, suite à un référendum où le « oui » l’a emporté à 84 % – pour seulement 45 % de participation –, la Hongrie rallie les rangs d’une Europe élargie à 25 membres. Le 7 avril 2005, László Sólyom, ancien président du Conseil constitutionnel, est élu président de la République et succède à Ferenc Mádl. Candidat soutenu par l’opposition FIDESZ et MDF, il l’a emporté de 3 voix (185 contre 182) sur Katalin Szili, présidente du Parlement et candidate du parti socialiste MSZP.
Une année et quelque plus tard, le Premier ministre de l'époque, Ferenc Gyurcsány, déclarait – dans un discours en interne qui a été ensuite diffusé sur la radio publique en septembre 2006 – avoir menti à ses compatriotes «  du matin au soir, et même la nuit  » et n’avoir fait que «  des conneries  », ce qui a provoqué la colère des Hongrois. La reprise des échauffourées au moment de la commémoration du 50 e anniversaire du soulèvement de 1956 (en octobre 2006) est plus le fait d’une exploitation habile de l’événement par l’opposition. Ainsi le principal parti de l’opposition conservatrice, le FIDESZ, a décidé de boycotter les cérémonies officielles. Le 23 octobre 2007, plusieurs centaines de personnes se sont de nouveau réunies afin de demander la démission du Premier ministre qui n’a pourtant pas cédé. Il a fallu attendre avril 2009 pour que Gyurcsány démissionne et soit remplacé par Gordon Bajnai.
Le parti socialiste, au pouvoir depuis 2002 et vivement critiqué ces dernières années, a été balayé par la droite conservatrice de Viktor Orbán, le FIDESZ, lors des élections d'avril 2010. Ce dernier, qui avait déjà été Premier ministre de 1998 à 2002, dispose désormais d’une majorité de deux tiers au Parlement qui lui permet de mener une politique unilatérale. Ces élections ont aussi consacré la forte poussée du parti d’extrême droite Jobbik. Raciste, antisémite, antilibéral et homophobe, Jobbik entretient l’agitation sociale, à la faveur de la crise économique, notamment à l’aide de la Magyar Gárda, association à caractère paramilitaire, officiellement dissoute, mais dont les membres se sont réincarnés en d'autres « milices citoyennes ». Lehet Más a Politika (LMP), un nouveau parti vert, a lui aussi réussi son entrée au parlement.
Depuis son arrivée triomphale au pouvoir, le FIDESZ peut désormais imposer un grand nombre de réformes sans rencontrer d’obstacles : obtention facilitée de la citoyenneté hongroise pour les Magyars de l’étranger ; réforme du système médiatique et électoral ; nouvelle constitution...
La Hongrie de Viktor Orbán
Depuis 2012, c'est un tour plutôt autoritaire, nationaliste et conservateur qu'a pris le nouveau gouvernement hongrois sans que l'on puisse parler pour autant de dictature.
2012 aura aussi été l'année du bras de fer entre l'Union européenne, le FMI et Viktor Orbán, plusieurs fois convoqués à Bruxelles et Strasbourg. On l'a notamment sommé de modifier la loi sur la banque centrale, celle sur le départ en retraite des juges et la protection des données personnelles. C'est dans un contexte de politiques économiques qualifiées de non orthodoxes et d'instabilité politico-financière que les agences de notation ont classé la dette hongroise dans la catégorie "junk", provoquant une dévaluation du forint, dépassant à plusieurs reprises le seuil des 300 Ft pour 1 €. De quoi éroder le pouvoir d'achat des ménages, déjà affaiblis par la hausse de la TVA de 25 à 27 % et par une réforme des impôts privilégiant les hauts salaires et diverses taxes supplémentaires (sur les conversations via téléphone portable notamment). Néanmoins, à l'aube de l'été 2012, le gouvernement annonçait une légère baisse du chômage.
Officiellement, en 2014, la Hongrie n’est plus en récession... mais les scandales gouvernementaux continuent de faire rage, notamment ceux liés à l’introduction d’un monopole d’État sur les cigarettes ou encore ceux liés à la mise en location des terres que possède l’État.
Les élections législatives d’avril 2014   ont quant à elles confirmé la domination du FIDESZ sur le paysage politique hongrois, avec un soutien indéfectible d’une partie de la classe moyenne qui a pu bénéficier des politiques mises en place par le gouvernement de Viktor Orbán (réductions d'impôts par exemple).
La nouvelle victoire de la droite résulte aussi de l’état catastrophique de l'opposition. Ainsi, la grande coalition contre Viktor Orbán a peiné à convaincre par son hétérogénéité (elle rassemblait écologistes, libéraux, un ancien syndicat et le parti de Gordon Bajnai) et son manque d’arguments. Ces mêmes élections ont également été marquées par l'ascension de l'extrême droite, incarnée par le Jobbik, obtenant 20 % sur le scrutin de liste nationale (contre 25 % pour la grande coalition et 45 % pour FIDESZ-KDNP).
En 2015, la crise des réfugiés touche la Hongrie de plein fouet et Viktor Orbán décide de renforcer ses frontières avec la Serbie puis avec la Croatie, érigeant plus de 200 km de barbelés, refusant l'accueil de migrants et de réfugiés sur le sol hongrois. Cette action est suivie d'un référendum le 2 octobre 2016 initié par le FIDESZ sur la question des quotas de migrants proposés par la Commission européenne. Le référendum est invalide avec 41 % de suffrages exprimés contre 50 % souhaités. Parmi ceux-là, 98 % ont rejeté l'accueil de réfugiés imposé par Bruxelles en votant non. Un nouvel événement est intervenu une semaine après le référendum de 2016 : le plus grand quotidien politique du pays, orienté à gauche, le Népszabadság , s'est vu brutalement suspendu, du jour au lendemain.
En 2018 le FIDESZ remporte à nouveau les élections législatives. Viktor Orbán avait axé toute sa campagne sur le rejet de l'immigration, facteur selon lui d'insécurité. Le taux de participation a atteint les 70 %.
Fort de sa victoire, Orbán doit depuis pourtant faire face à l'opposition virulente de Bruxelles contre sa politique souverainiste, accusée de porter atteinte aux valeurs fondamentales de l'UE. Le Parlement européen, alerté par le contrôle accru de l’État sur l'économie, la finance, les médias et les universités, a en effet voté de sanctions contre la Hongrie.
C'est dans cette posture délicate que le pays s'apprête à affronter les élections européennes de 2019, uni avec les autres partis européens qui partagent les mêmes idées, la Pologne, l'Italie de Salvini, la République tchèque et la Slovaquie.

Politique et économie


Politique et économie - La garde du Parlement hongrois.
© Arthur VINCENT – www.flickr.com/photos/artvincent

Politique

Structure étatique
La Hongrie est depuis la chute du régime communiste un pays démocratique (république parlementaire monocamérale). L’organisation du pouvoir de l’Etat et de la représentation du peuple est le Parlement composé de 199 députés (386 jusqu'en 2014) élus pour une période de 4 ans. Depuis 1990, on observe une alternance au pouvoir de la droite et de la gauche. Le Parlement élit le président de la République (pour 5 ans) dont le rôle reste purement représentatif, la Hongrie est entrée le 12 mars 1999 dans l’OTAN.

Partis
Quatre partis sont représentés au Parlement hongrois depuis les élections parlementaires d’avril 2014, ce sont les mêmes qui avaient été élus en 2010 mais pas dans les mêmes proportions. Voici leur répartition, selon l’assemblée sortie des urnes. Les résultats entre parenthèses renvoient au scrutin de liste nationale :
FIDESZ (Alliance des jeunes démocrates–Parti civique hongrois), fondé en 1988. Droite. En alliance avec le KDNP (démocrates chrétiens, parti fondé en 1943, refondé en 1989) il remporte 48 % des voix aux dernières élections de 2018. Viktor Orbán, Premier ministre depuis 2010, et János Áder, président de la République hongroise depuis 2012, en sont issus.
MSZP (parti socialiste hongrois), fondé en 1989. Sociaux-démocrates. En alliance avec Együtt, MLP (parti libéral), DK (Coalition démocratique, nouveau parti de Ferenc Gyurcsány).
Jobbik (mouvement pour une meilleure Hongrie), parti « radical nationaliste » à tendance d’extrême droite, fondé en 2003. 23 % des voix aux dernières élections législatives.
LMP (Une autre politique est possible, parti vert), fondé en 2009. Le parti s’est scindé en deux entités en 2013 : LMP et PM : Dialogue pour la Hongrie (qui fait partie de la grande coalition contre Viktor Orbán).


Un parti qui marque des buts !

Le MKKP (Magyar Kétfarkú Kutya Párt = le parti hongrois du chien à deux queues), fondé en 2014, est un parti politique parodique souhaitant tourner en dérision les vrais partis hongrois et rendre la vie politique plus digeste dans le pays. Face à une gauche hongroise en plein marasme, et la droite dure de Viktor Orban, il réussit à mobiliser les électeurs en soulevant de vraies problématiques.
En 2015 et en 2016, ses membres ont organisé des contre-campagnes pour railler les vraies campagnes du gouvernement contre les migrants. Avec beaucoup d'audace, ce parti s'est présenté aux élections parlementaires en 2018 ; le score recueilli n'a cependant pas dépassé 1,70 %.

Économie

Principales ressources
Agriculture  : entre 1990 et 2013, la part de l'agriculture dans l'économie est passée de 14,5 à 3,4 % de la valeur ajoutée produite, tandis que la population active dans ce secteur passait de 14,2 % à 4,6 %. La Hongrie reste cependant un pays exportateur de denrées alimentaires (7 % de ses exportations).
Industrie : 29,7 % de la population hongroise active travaille dans l’industrie (secteur automobile, pharmaceutique, électronique en tête) pour un total de 25 % du PIB en 2011.
Les services sont les plus grands pourvoyeurs d’emploi en Hongrie (64,1 % de la population active) et représentaient plus des deux tiers du PIB (67 %) en 2011. Ils sont particulièrement développés dans le secteur informatique.
Les sous-sols hongrois étant pauvres en ressources énergétiques, la Hongrie est fortement dépendante énergétiquement parlant. Elle importe plus des 2/3 de l'énergie qu'elle consomme (gaz et pétrole). La Hongrie dispose d'une centrale nucléaire qui fournit plus de la moitié de l'électricité du pays. En 2014, Viktor Orbán, le dirigeant hongrois, a même signé directement avec Vladimir Poutine un accord prévoyant l’élargissement de la centrale d’ici 2025. Rien d'étonnant à ce que la Hongrie soit impliquée dans le projet de gazoduc Nabucco, en partenariat avec la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie et l’Autriche. La construction de ce conduit long de 3 000 km, qui devrait alimenter l'Europe centrale depuis le sud-Caucase et l'Iran, est cependant sans cesse retardée et sérieusement concurrencée par le projet South Stream (projet abandonné par la Russie en décembre 2014).

Place du tourisme
Le premier bureau municipal du tourisme s’est ouvert à Budapest dans les années 1930. Interrompu par le régime communisme, le secteur est à nouveau en expansion. La ville jouit d’un emplacement stratégique à 2 heures d’avion des principales capitales européennes, desservie par de nombreuses compagnies aériennes y compris des low cost. Le pays est devenu la 13 e destination du tourisme international. Les touristes étrangers viennent principalement d’Europe (95 % des nuitées pour le tourisme international) et tout particulièrement des pays germanophones voisins (55 %) ainsi que des pays d’Europe centre-orientale (Slovaquie, Roumanie, Pologne, Bulgarie). Les Britanniques sont également nombreux à venir tandis que les Français représentent un peu mois de 4 % des nuitées (133 400 Français ont passé au moins une nuit dans un hébergement commercial hongrois en 2010). Le tourisme de congrès se développe (surtout dans la capitale), ainsi que le tourisme médical (en particulier dentaire), de bien-être et le tourisme rural. Au total, le tourisme représente 10 % du PIB hongrois et plus de 5 % d’emplois directs. Une place modeste dans le paysage économique national, qui a pourtant pris de l'ampleur ces dix dernières années.

Enjeux actuels
Après une période de croissance dynamique entre 1997 et 2007, l'économie hongroise a été fortement touchée en 2008 par la crise économique et financière mondiale. Le forint, qui avait atteint sa plus forte valeur à l'été 2008 (230 forint pour 1 €) a alors perdu jusqu'à un quart de sa valeur, avant de se stabiliser autour de 270 Ft pour 1 € en 2009 et connaître une nouvelle dévaluation depuis 2013 (sa valeur actuelle en janvier 2015 se situe autour de 318 Ft). Entre décembre 2011 et avril 2012 le Forint a connu une chute au delà des 300 Ft pour 1 €.
Après une croissance molle, de 0,5 % en 2008, le pays a connu une récession en 2009 (-6,3 %). La Hongrie a été sauvée de la faillite en octobre 2008 grâce à un prêt de 20 milliards d'euros du FMI, de l'UE et de la Banque mondiale. En échange de quoi, Budapest s'est engagé à réduire son déficit à 3,8 % du PIB en 2010.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement de Gordon Bajnai (avril 2009 à mai 2010) a mené une politique de rigueur budgétaire (hausse de la TVA de 20 % à 25 %, suppression du 13 e mois). La majorité MSZP, qui l'avait nommé au poste de Premier ministre, a connu une sévère défaite aux élections d'avril 2010. Son successeur au gouvernement, Viktor Orbán, a quant à lui décidé de faire de la résistance aux pressions du FMI. Les négociations avec le FMI au sujet de la dernière tranche du prêt se sont brutalement interrompues à la mi-juillet 2010, suite à l'adoption d'une taxe de 0,45 % sur les bilans financiers des banques actives en Hongrie. Après maintes déclarations sur le déficit public de 2010, la Hongrie maintient ses engagements de réduction à 3,8 % en 2010 et moins de 3 % du PIB en 2011 (objectif atteint en 2013).
Le gouvernement d’Orbán mène depuis 2013 une politique de « baisse des charges » (gaz, électricité, chauffage), à grand renfort de publicité dans les rues et sur les factures, une mesure décriée par l’opposition qui y a lu une marque de populisme à quelques mois des élections législatives. Par ailleurs, on estime que 500 000 Hongrois sont endettés en devises étrangères, ayant contracté à partir de 2006 des prêts en francs suisses ou en euros, qui se sont révélés difficiles à rembourser du fait de la dévaluation du forint mais aussi des clauses appliquées par les banques. Ce problème de société considérable en Hongrie a été en grande partie réglé grâce aux mesures introduites par le gouvernement Orbán pour convertir les prêts en forints en 2015. Suite à la politique ouvertement libérale d’Orbán, en 2017 l'économie est repartie fortement à la hausse avec un taux de croissance qui atteint les 4 %. Le taux de chômage baisse fortement en 2018, jusqu'à atteindre les 3,7 % ; une embellie en partie factice car bon nombre de chômeurs ont tout simplement été radiés des listes. Pour permettre au déficit public de baisser, actuellement le gouvernement Orbán mène une politique anti-assistanat très controversée avec la suppression de nombreuses aides sociales et d’allocations.

Population et langues


SZENTENDRE - Le centre historique de Szentendre.
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La Hongrie compte 9 877 000 habitants en 2014, ce qui représente une densité de 108 habitants par km². Le pays se caractérise par la domination écrasante de sa capitale qui avec ses 1 700 000 habitants concentre presque le cinquième de la population nationale. La population hongroise diminue depuis 1981 puisque l’immigration compense à peine la faible natalité, c'est une préoccupation de taille du gouvernement actuel (sans qu'aucune politique ne porte véritablement ses fruits).
Bien installés depuis plus de mille ans dans la vallée du Danube, les Magyars , d’origine a priori finno-ougrienne, présentent une population relativement homogène aujourd'hui. Rappelons que depuis le traité de Trianon (1920), plus de 3,5 millions de Hongrois de souche vivent au-delà des frontières nationales, pour la plupart en Transylvanie (Roumanie) et en Slovaquie. Cette déterritorialisation traumatisante, conséquence de la Première Guerre mondiale au terme de laquelle la Hongrie a perdu près des deux tiers de son territoire, relance sans cesse le débat : le sort des Hongrois en dehors des frontières nationales préoccupe, à divers degrés, les Hongrois du pays. C'est d'ailleurs une des priorités du nouveau gouvernement Orbán depuis 2010. Le 3 janvier 2011, une nouvelle loi sur la nationalité hongroise est entrée en vigueur. Cette nationalité hors frontières est assortie du droit de vote en Hongrie.
Le territoire hongrois, témoin de nombreux brassages de populations, comprend 13 minorités reconnues par les autorités : Roms (8 % de la population hongroise), Allemands (2,6 %), Serbes (2 %), Slovènes et Croates (0,8 %), Slovaques (0,7 %), Roumains. A cela s’ajoutent quelques milliers de Polonais, d’Arméniens, de Grecs, de Bulgares, d’Ukrainiens et de Ruthènes.
Parmi les 400 000 à 800 000 Roms que compte la Hongrie, on estime que 100 000 à 150 000 vivent à Budapest, notamment dans le 8 e arrondissement de la capitale (Józsefváros). Nombre d’entre eux sont issus d’une première vague de migration remontant au XV e siècle – alors qu’ils fuyaient l’envahisseur turc dans les Balkans. Ils ont été par la suite sédentarisés et forcés de s’assimiler à la population hongroise sous Marie-Thérèse (décret de 1783). Une deuxième vague en provenance de Roumanie (Roms Vlachs) est venue s’ajouter à la communauté au XIX e siècle.
Rares sont les Roms à s’exprimer couramment en romani (une affirmation qui dépend de l'ethnie rom considérée), mais tous demeurent fidèles aux traditions propres à leur communauté, dont il existe plusieurs sous-groupes issus de ces diverses vagues d'émigration (les trois principaux sont les Oláh, les Beás et les Romungro). Nombreuses ont été les victimes à périr dans la Shoah, comme les juifs, au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les Roms ont été parmi les premiers touchés également par le passage à l’économie de marché. Les conditions précaires dans lesquelles ils vivent et la honte même de se déclarer roms rendent difficile les recensements. La délinquance et le chômage, ainsi que la natalité, sont très élevés au sein de la communauté (qui compte 76 % de chômeurs). Leur espérance de vie est de 10 ans inférieure à celle des Hongrois non-Roms. Plusieurs rapports bruxellois et onusiens ont d’ailleurs interpellé la Hongrie au sujet du traitement qu’elle réservait à sa plus grande minorité. De l’avis des politiques hongrois c’est un problème majeur, les Roms sont par ailleurs stigmatisés par l’extrême droite.
P lus de 90 % de la population du pays a pour langue maternelle le hongrois . C’est une langue non indo-européenne, rattachée au groupe finno-ougrien. Le hongrois, lointain parent du finnois et de l’estonien, a également beaucoup emprunté aux langues slaves, au turc, à l’allemand et dans une moindre mesure au latin. C’est une langue agglutinante, fonctionnant par préfixes et suffixes, considérée comme l'une des plus difficiles à apprendre au monde !

Mode de vie


Mode de vie - L'impressionnante église Mathias.
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Vie sociale


BUDAPEST - Discussion animée autour d'un bon vin hongrois.
© Stéphan SZEREMETA
Éducation
L’éducation est laïque et obligatoire de 6 à 16 ans (18 ans jusqu'en 2012, qui reste l’âge de vote légal). La Hongrie compte plusieurs universités prestigieuses à Budapest (ELTE, BME, Corvinus...) comme en province (à Szeged, Pécs ou encore Debrecen).
La Hongrie a aboli le service militaire obligatoire en 2004 et développe une armée professionnelle présente en Afghanistan, dans les Balkans et à Chypre.
Famille et démographie
En Hongrie, le taux de natalité est de 9,4 ‰, et le taux de mortalité s’élève à 12,6 ‰. Les familles hongroises comptent rarement plus de deux enfants, le divorce est répandu et l'on porte beaucoup d’attention aux personnes âgées et aux grands-parents.
Le mariage est en chute libre chez les Hongrois (43 % de la population est actuellement mariée).
Si la Hongrie a connu un assez fort exode rural, Budapest a depuis quelques années cessé de voir sa population augmenter. Du fait de son faible taux de natalité, la population hongroise diminue d'année en année.
Protection sociale
Le pays a connu un bouleversement de son système économique et social en passant d’un régime communiste à une économie libérale. Si le changement a été profitable à beaucoup, nombreux sont les laissés-pour-compte, comme en attestent rues et souterrains de Budapest, souvent peuplés de SDF, dont le nombre est estimé à 30 000 à travers le pays. La Hongrie continue néanmoins de jouer sa carte sociale en distribuant des allocations familiales et des aides sociales, dont le montant demeure faible.
Santé. Les Hongrois bénéficient d’un accès à la santé gratuit et sont affiliés à ce titre à la sécurité sociale hongroise. Cependant le tableau est loin d’être réjouissant, aussi bien pour les patients que pour le personnel de santé (manque de moyens, montant des remboursements limités). Les cliniques privées, pratiquant des prix largement au-dessus du salaire moyen hongrois, se sont ainsi multipliées.
Retraites. De même pour le régime des retraites, le système duel qui jusqu'à l'arrivée d'Orbán coexistait (par capitalisation, par répartition étatique et par contribution privée via un fonds de pension) a été supprimé en 2010 au profit de la caisse nationale des retraites, une décision que certains ont qualifié de « vol » puisque les cotisations dans le privé ont été absorbées par l'Etat hongrois pour combler sa dette publique. Les personnes âgées perçoivent par ailleurs des retraites insuffisantes, ce qui les oblige à vivre bien souvent de petits boulots.

Mœurs et faits de société
La société hongroise étant proche des sociétés libérales européennes, il y a peu de particularités à relever en matière de mœurs.
Sexualité
La sexualité se vit librement, la contraception est autorisée (et répandue), l’avortement également, mais avec l'entrée en vigueur de la nouvelle constitution en 2012 protégeant la vie dès la conception, la porte est potentiellement ouverte à d'éventuelles révisions.
L'homosexualité est acceptée, mais gays et lesbiennes – dont seule la communauté est notable à Budapest – ne vivent pas leur sexualité dans l'ostentation. Le pays a adopté le 1 er juillet 2009 sa propre version du PACS (pacte civil de solidarité), reconnaissant une certaine forme d'union homosexuelle.
Place de la femme
Les femmes ont une place presque égale à celle des hommes, elles sont nombreuses à travailler, elles sont néanmoins moins présentes dans les hautes sphères décisionnelles et quasiment absentes du panorama politique (on ne compte aucune femme ministre au sein du gouvernement Orbán fin 2014). Les partis de droite peuvent émettre des remarques sexistes au Parlement de temps en temps... Les disparités hommes-femmes existent aussi en Hongrie.

Religion


Religion - Église Mathias.
© Alamer – Iconotec
Christianisée au début du II e millénaire, la Hongrie comprend toujours une majorité de catholiques (69 %). Au XVI e siècle, le pays a massivement participé à la Réforme et, en dépit du succès de la Contre-Réforme, une bonne partie des Hongrois est restée calviniste (21 % aujourd’hui) ou luthérienne (3 %). Avant la Seconde Guerre mondiale, 5 % de la population hongroise et un quart de la population budapestoise étaient de confession israélite. Les juifs jouaient alors un rôle éminent dans la vie intellectuelle. Aujourd’hui, la communauté juive hongroise s’élève à 1 % (composée de juifs hongrois et d'Israéliens d'origine hongroise ou diverses), des milliers de juifs ayant fui le pays entre 1920 et 1945 en plusieurs vagues d’émigration et 565 000 d’entre eux ayant été exterminés en 1944-1945.
Le fait religieux, quel qu’il soit en Hongrie, n’est actuellement que peu prégnant et n’influence guère la conduite des affaires du pays. Le fait que le parti démocrate chrétien soit en coalition avec FIDESZ n’est pas sans remettre légèrement en cause cette dernière affirmation.
Arts et culture


Arts et culture - Colonne de la Sainte-Trinité.
© sedmak – iStockphoto.com

Architecture
Il ne reste pratiquement rien des civilisations préhistoriques qui ont vécu sur le sol hongrois. En revanche, les Romains ont laissé de nombreux vestiges à Budapest et dans quelques villes de province, comme à Szombathely.
Après l’an mil, saint Etienne et ses successeurs font construire dans tout le royaume des églises et cathédrales de style roman, dont seuls quelques rares spécimens ont résisté aux innombrables guerres qui ont ravagé le pays, à l'image de l'église de Ják (Transdanubie de l'Ouest). Le gothique hongrois apparaît au tournant des XIV e et XV e siècles, sous le règne des princes d’Anjou qui font édifier châteaux forts et églises.
Avec l’arrivée au pouvoir, en 1458, de Mathias Corvin, la Renaissance fait son apparition en Hongrie. Influencée par les artistes français mais surtout italiens, cette période est d’une extrême richesse artistique. La chapelle Bakócz, tout en marbre rouge, de la cathédrale d’Esztergom est l’un des rares trésors Renaissance qui nous soient parvenus en bon état.
Il ne reste malheureusement que peu d’éléments de l’occupation ottomane (1526-1686), tout ayant été scrupuleusement détruit lors de la reconquête du pays par les Autrichiens. Seuls les quelques bains turcs de Budapest, une poignée de mausolées, mosquées (Pécs, Siklós, Szigetvár) et les minarets (Eger, Pécs) sont encore debout.
Après la libération de la ville par les armées impériales et sous l’impulsion de l’Empire austro-hongrois, on rebâtit dans le style baroque églises (église Sainte-Anne à Buda) et châteaux (château de Gödöllő), souvent décorés par des artistes italiens, français et autrichiens.
Le XIX e siècle et l’ère des réformes se caractérisent par un retour au classicisme. Mihály Pollack, le grand ordonnateur de cette période, dessine le Musée national hongrois à Budapest. Signalons encore les travaux de József Hild, disciple de Pollack, à qui l’on doit la caserne de l’avenue Üllői et les bains Császár, qui sont autant de témoignages du classicisme.
Cette tendance à l’académisme s’atténue vers la fin du XIX e pour laisser place à l’éclectisme néoroman, gothique et Renaissance. Miklós Ybl est l’architecte de cette période, comme en témoignent ses constructions d’envergure comme le Parlement, l’Opéra national ou la basilique Saint-Etienne. Le bastion des Pêcheurs et le château de Vajdahunyad, construits pour les fêtes du Millénaire, constituent également de beaux exemples de l’éclectisme budapestois.
A l’approche du XX e siècle, la réflexion artistique se nourrit de nationalisme. En littérature comme dans les arts plastiques, la tendance est de puiser dans le modernisme aussi bien que dans les traditions magyares, notamment celles du folklore paysan. C’est particulièrement vrai en architecture où, pour s’opposer au néoclassicisme habsbourgeois, le groupe Jeunes Architectes décide de faire « sécession ». Ainsi s’élabore un style hongrois, inspiré de l’Art nouveau européen et des motifs folkloriques magyars et orientaux. Ödön Lechner (1845-1914) est le maître incontesté, le plus doué et le plus productif, de la Sécession hongroise. A Budapest, ses ouvrages les plus connus sont l’Institut de géologie, la Caisse d’épargne de la Poste et le musée des Arts décoratifs, on lui doit aussi l'hôtel de ville de Szeged et de celui de Kecskemét.
Parmi les toutes dernières réalisations architecturales hongroises des années 2000, signalons entre autres le palais des Arts (MÜPA) et le théâtre national, en face l'un de l'autre, en bordure du Danube, à Budapest. Mais il y en a bien d'autres, comme les édifices décorés distingués par le prix d'achitecture Nívódíj (Kodály Központ de Pécs, Sky Court de l'aéroport de Budapest, bains de Makó Hagymatikum...).

Artisanat


Artisanat - Artisant hongrois.
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L’artisanat hongrois, riche et diversifié, se divise en deux catégories : l’artisanat paysan – populaire – et l’artisanat « bourgeois », développé suite à l’industrialisation qu’a connue la Hongrie à partir du XIX e siècle. Ainsi, le pays est réputé pour ses céramiques et ses porcelaines. On compte trois fabriques encore en activité aujourd’hui : celle de Zsolnay à Pécs, de Herend (près de Veszprém) et celle de Hollóháza (nord-est du pays). Les céramiques de Zsolnay sont particulièrement remarquables, elles ornent de très nombreux édifices Art nouveau hongrois, comme le musée des Arts décoratifs de Budapest. Pour ce qui est de l’artisanat populaire, il revêt de multiples formes et diffère d’une région, voire d'une communauté ethnique à une autre. Dans l'ensemble, ce sont les motifs à fleurs brodés ainsi que le bleu indigo qui dominent sur les costumes folkloriques, fièrement exhibés lors de diverses festivités et spectacles de danse traditionnelle. Les Hongrois sont aussi réputés pour leur travail du bois, en particulier les Sicules de Transylvanie (Roumanie). Les poteries de Hódmezővásárhely (ville de la grande plaine) étaient autrefois très courues, quelques rares potiers continuent encore et toujours de façonner de très belles pièces.


Que rapporter de son voyage ?

Les vêtements brodés, aux motifs floraux, sont sans doute le fleuron de l’artisanat hongrois. Les plus connus étant ceux de Kalocsa. Avouons que ces chemisiers sont assez difficiles à porter de nos jours. En revanche, on peut se procurer de très jolis napperons, tabliers, jupes, divers accessoires en tissu indigo. Un bleu profond distingué, décoré de motifs blancs. On peut aussi (s') offrir de beaux objets en bois sculpté.
On trouve à Budapest des boutiques d’artisanat vendant tout cela ainsi que des céramiques de Zsolnay, des porcelaines de Holloháza et de Herend : de bien beaux cadeaux !
La bouteille de szóda (eau gazeuse), en verre coloré, avec son pulvérisateur intégré fera à coup sûr, sensation sur votre table dominicale !
Et n'oubliez pas, messieurs (dames), une bouteille Unicum, quelques bons vins hongrois, du vrai paprika en poudre et 2-3 salamis et ou kolbász (saucisse au paprika).

Expressions modernes
Les « arts du XXI e siècle » de type design, performances et autres se développent surtout dans les galeries de Budapest et jusqu'à présent au Műcsarnok, salle d'exposition sur la place des Héros (dont la direction vient d'être changée). Nombres d’artistes hongrois contemporains sont passés par les bancs de la très réputée université d’art et de design Moholy-Nagy de Budapest. Le design hongrois contemporain est l’héritier d’une tradition d’arts décoratifs bien établie (cf. le splendide musée des Arts décoratifs de Budapest pour s'en convaincre) et est bel et bien fleurissant. La ville de Budapest organise chaque année une semaine du design au cours de laquelle un prix prestigieux est remis au meilleur designer hongrois de l’année dans différentes catégories, y compris le textile. Un marché du design, WAMP (www.wamp.hu), a lieu tous les mois. Par ailleurs, les jeunes créateurs de mode hongrois suivent la voie de leur aînés, connus sur la scène internationale, comme Katti Zoób ou Tamás Náray, et font preuve de beaucoup de créativité. Quelques noms commencent à percer : Je suis Belle, Anh Tuan, Use unused ou encore Nanushka.
La photographie continue d'intéresser un certain nombre d'artistes contemporains hongrois (galerie Lumen ou Nessim), d'autres champs visuels sont également exploités, comme les graffitis, la vidéo (une galerie entièrement consacrée à la vidéo a ouvert à Ráday utca – www.videospace.c3.hu), les animations visuelles et la bande dessinée – longtemps négligée en Hongrie (Karton galéria, www.karton.hu). Mais, globalement, la reconnaissance de ces jeunes talents reste confinée aux frontières du pays.
Citons ici quelques groupements artistiques et galeries particulièrement intéressants : Sensaria (www.sensaria.hu) ; ACB (www.acbgaleria.hu), Viltin (www.viltin.hu), Kisterem (www.kisterem.hu), Dovin Galéria (www.dovingaleria.hu) et Várfok Galéria (www.varfok-galeria.hu).

Cinéma
Budapest est l'une des plus importantes capitales européennes en termes cinématographiques. Les cinémas d'art et d'essai sont encore nombreux en ville (bien que les financements s'épuisent chaque jour un peu plus) et le pays jouit d'une longue tradition en la matière.

Les débuts
C'est en 1898 que tout commence avec la fondation de la première société cinématographique hongroise. Dès 1905, les salles de projection se multiplient à Budapest. Fin 1911, on construit le premier studio : l’industrie du film hongrois franchit une étape décisive. Dans les deux années qui suivent, la production cinématographique hongroise est déjà relativement importante et diversifiée, de nouvelles sociétés de production font leur apparition.
C’est alors que débutent des réalisateurs devenus plus tard célèbres dans le monde entier, comme Sándor Korda (connu sous le nom de sir Alexander Korda, Le Voleur de Bagdad ), Mihály Kertész (Michael Curtiz, Casablanca ) ou Pál Fejős (Paul Fejos). De la période du cinéma muet, il ne reste que très peu de créations. La chute de la République des Conseils et la terreur blanche de Horthy ruinent la production cinématographique. Les meilleurs artistes partent pour l’Allemagne et les Etats-Unis ou sont tout simplement interdits d’exercer. Jusque dans les années 1920, à peine deux ou trois films sortent chaque année .

L’entre-deux-guerres
La sonorisation des studios, à partir de 1931, relance la machine cinématographique hongroise, d’autant que le gouvernement comprend quel usage propagandiste il pourrait en faire. Il achète la société de production Corvin, la rebaptise Hunnia et équipe les studios de matériel moderne. Rapidement, la production annuelle s’élève à 20, 40 puis, dans les années 1940, à 50 longs-métrages. Entre 1931 et 1938, parmi les 132 longs-métrages produits, la plupart sont des créations commerciales. Les films de qualité sont signés István Szöts, István Székely, Béla Gaál, Viktor Gertler... En même temps, les scénaristes hongrois sont fort appréciés et sollicités en France, en Allemagne et en Italie, sans parler d’Hollywood où, très rapidement, se regroupent des cinéastes d'origine hongroise.

1945-1960
Après la guerre, les graves problèmes économiques et la situation politique instable des premières années de coalition relèguent les arts au second plan. La nationalisation de 1948 constitue une étape importante dans l’industrie du film hongrois. Les studios qui existent déjà sont modernisés ; l’Etat prend en charge toute l’infrastructure – production, réalisation, distribution, exploitation des salles – et contrôle le contenu des films. Les films hongrois sont calqués sur le modèle soviétique en suivant les normes du réalisme socialiste jdanovien. Il faudra attendre la mort de Staline pour que le film hongrois commence à se libérer du style schématique et du didactisme forcé. Ainsi, à partir de 1955, dans le climat de dégel, quelques excellents films voient le jour, comme Un petit carrousel de fête (1955) et Professeur Hannibal (1956), de Zoltán Fábri, ou Un bock de blonde (1955), de Félix Máriássy. Contrairement aux autres arts, le cinéma semble peu affecté par les événements de 1956, qui restent pendant de longues années un sujet tabou. Le film, tout comme la presse et les œuvres littéraires, aborde le traumatisme de 1956 indirectement, sous forme de parabole, au second degré. 1958 marque un tournant dans l'histoire du cinéma magyar avec l’apparition d’une nouvelle organisation regroupant des jeunes réalisateurs, le Studio Béla Balázs (BBS) ; c’est également l’année du premier long-métrage du réalisateur hongrois le plus connu au monde (Miklós Jancsó) : Les Cloches partent à Rome .

1960-1980
Au cours de ces deux décennies, le cinéma hongrois prend son véritable essor. Il se forge une réputation internationale aux côtés de la nouvelle vague française, des cinémas polonais et tchèque.
Les années 1960 lui sont prospères même si le public local continue à snober la production nationale. Au début des années 1960, un certain dégel politique, basé sur l’axiome selon lequel « ceux qui ne sont pas contre sont pour », permet une démocratisation prudente et contrôlée du cinéma. Les réalisateurs hongrois retrouvent une certaine liberté et peuvent aborder des sujets d’actualité jusqu’alors tabous. Trois grands réalisateurs (Miklós Jancsó, Zoltán Fábri et Károly Makk), la production originale du BBS (István Szabó) et de nombreux films réussis caractérisent cette période. C’est pendant ces vingt années également que le travail de grande qualité des chefs-opérateurs hongrois contribue à ce que le cinéma national se dote d’un caractère particulier.

Aujourd’hui
La production et la distribution étant devenues plus libérales, les nouvelles sociétés de production cinématographique et de distribution ainsi que les studios privés se sont multipliés en l'espace de vingt ans au point de faire de Budapest une plate-forme des tournages internationaux (son centre-ville historique et ses deux studios situés en banlieue attirent grands réalisateurs et blockbuster s, de Cyrano de Bergerac en 1990 à Die Hard en 2013).
Mentionnons aussi le goût des cinéastes hongrois pour le documentaire, relayé par les excellents cinémas d'art et d'essai budapestois. Pour autant, le grand public est nettement plus attiré par les productions hollywoodiennes à l'affiche des multiplex des grands centres commerciaux.
Notons qu'Andy Vajna, un Hollywoodien pur jus (producteur de Terminator ), a été nommé par Viktor Orbán commissaire en charge de la production cinématographique du pays.

Quelques cinéastes
Voici quelques cinéastes et œuvres remarquables qui ont suscité l’intérêt des cinéphiles ces dix dernières années.
Béla Tarr reste, parmi la nouvelle génération, l’un des représentants les plus éminents du cinéma hongrois ( Tango de Satan , 1994 ; Les Harmonies Werckmeister , 2000 ; L’Homme de Londres, en 2005 ; Le Cheval de Turin , 2011). Il a désormais mis un point d'arrêt à sa carrière derrière la caméra pour se consacrer à l'enseignement.
Ildikó Enyedi a tourné son premier long-métrage en 1988, on lui doit Mon XX e siècle (Caméra d’or à Cannes en 1989). En 2017, la réalisatrice remporte l'Ours d'or à Berlin avec Corps et âme .
Peter Timár, Attila Janisch, János Szász, Andras Szőke, Krisztina Goda ( Kaméleon , en 2008), Attila Grigor, A Nyomozó – L'Inspecteur .
Nimród Antal. Avec Kontroll , sélectionné à Cannes en 2004 (catégorie « Un Certain Regard »), Nimród Antal réalise une plongée dans l’univers glauque du métro de Budapest et brosse avec humour les portraits de cinq contrôleurs plus paumés les uns que les autres.
Agnes Kocsis évoque la vie d'une infirmière obèse partant à la recherche de son ami d'enfance dans Pál Adrienn , sélectionné au festival de Cannes en 2010 (« Un Certain Regard ») et qui est sorti sur les écrans français.
Szabolcs Hajdú , auteur des Paumes Blanches (2007), et de Bibliothèque Pascal , couronné du prix du meilleur film lors de la semaine du film hongrois en 2010 (Magyar filmszemle), sélectionné pour représenter la Hongrie aux Oscars du meilleur film étranger en 2010.
Kornél Mundruczó, distingué à Cannes en 2005 pour Johanna , en 2008 pour Delta et en 2014 pour Fehér Isten , fait clairement partie de la nouvelle génération de réalisateurs hongrois ayant du talent à revendre.
László Nemes a signé un premier long-métrage qui a ému la Croisette en 2015. Le Fils de Saul dépeint l'univers d'un sonderkommando hongrois d'Auschwitz qui croit reconnaître son fils dans les cadavres. Nemes signe là une fiction très réaliste sur l'horreur des camps, sans voyeurisme, récompensée par l'Oscar du meilleur film étranger en 2016. Son deuxième film Sunset (2018) est passé plus inaperçu.
Mention spéciale pour les courts-métrages ( Itt vagyok , 35 min, film de Bálint Szimler, a figuré dans la sélection courts-métrages du festival de Cannes en 2010) et pour le film d'animation.
Dessin animé : Nyócker ! dessin animé relatant une intrigue à la Roméo et Juliette version 8 e arrondissement pestois, a reçu le premier prix au festival d'Annecy en 2005.
Enfin, on a pu découvrir un jeune acteur d'origine hongroise, Sándor Funtek, dans le rôle de Valentin dans La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche (2013).


Les Hongrois primés à Cannes

Mention spéciale du jury 1963 : Toi , d’István Szabó.
Prix de la mise en scène 1972 : Psaume rouge , de Miklós Jancsó.
Palme d’or 1977 : Lutte , de Marcell Jankovics.
Palme d’or 1981 : Moto Perpetuo , de Béla Vajda.
Prix de la caméra d’or section parallèle 1983 : Princesse , de Pál Erdöss.
Prix spécial du jury 1985 : Colonel Redl , d’István Szabó.
Caméra d’or un certain regard 1989 : Mon XX e siècle , d’Ildikó Enyedi.
Palme d’or 1996 : Le Vent , de Marcell Iványi.
Palme d’or 2002 : Après la pluie , de Péter Mészáros.
Prix de la jeunesse 2004 : Kontroll , d’Antal Nimród.
Prix Un certain regard 2010  : Pál Adrienn d'Agnes Kocsis.
Prix Un certain regard 2014  : Fehér Isten ( White Dog ) de Kornél Mundruczó.
Grand Prix 2015  : Le Fils de Saul de László Nemes.

Littérature
Les œuvres fondatrices de la littérature hongroise, notamment les chansons de geste, ont disparu au cours des voyages du peuple hongrois nomade. Les premiers écrits qui nous sont parvenus, Les Légendes , ont été composés en latin après la christianisation du pays. La dichotomie des langues hongroise et latine est présente du Moyen Age jusqu’au XVII e siècle. Deux littératures se côtoient : l’une ecclésiastique, écrite en latin, qui tente de faire valoir les origines hunniques mythiques des Hongrois ( Histoire des Hongrois , d’Anonymus, vers 1200, ou la Gesta Hungarorum , de Simon Kézai, 1263) ; l’autre populaire, composée en hongrois ancien ( Oraison funèbre , vers 1150, Complainte de Marie , vers 1300).
Cette dichotomie linguistique s'incarne dans l'œuvre même de deux grands poètes de la Renaissance hongroise : Janus Pannonius (1434-1472), humaniste et écrivain d’épigrammes féroces, premier poète laïc œuvrant en latin lors du règne florissant de Mátyás Corvin, et Bálint Balassi (1554-1594), figure emblématique de la Renaissance dont la poésie en hongrois se cristallise autour de sa croyance chrétienne personnelle (scandaleuse à l’époque) et du motif amoureux.
L’effervescence de la Renaissance cesse avec l’occupation turque (1526-1686). Le déchirement du pays en trois parties (l’empire des Habsbourg à l’ouest et au nord, l’Empire ottoman au centre et la Transylvanie autonome à l’est) confine la littérature baroque à un rôle politique où la création poétique sert plutôt la lutte contre les ennemis. Citons, par exemple, Péter Pázmány (1570-1637), archevêque d’Esztergom, qui se lance dans des polémiques religieuses, ou Miklós Zrínyi (1620-1644) et ses pamphlets contre les Turcs.
La fin du XVII e siècle et le début du XVIII e favorisent la poésie courtoise. György Bessenyei, avec La Tragédie d’Agost et ses essais, indique la marche à suivre pour le début du XIX e siècle : un renouveau culturel impliquant une élaboration exigeante de la langue. Figure incontournable de la littérature hongroise, Ferenc Kazinczy, infatigable réformateur, a œuvré à (re) donner à la langue hongroise ses lettres de noblesse en introduisant un certain nombre de mots nouveaux, en symbiose avec les évolutions de l'époque. Dans le même temps, l’esthétique du romantisme émerge, notamment à travers la poésie lyrique de Mihály Csokonai Vitéz. Il faudra toutefois attendre les années 1820 pour que se développe véritablement la littérature romantique. Le mouvement romantique se concentre particulièrement sur les thèmes du renouveau national et de la conscience historique, thèmes mis en avant par la philosophie de Herder, qui dénonçait la disparition des petits peuples d’Europe centrale fragilisés par leur position géographique entre Orient et Occident, ainsi que par la période des grandes réformes politico-sociales de 1825 à 1848.
Les poètes se préoccupent non seulement de questions existentielles, mais expriment également les contraintes et angoisses de l’avenir des Hongrois à travers des tragédies historiques ( Palatin Bánk , de József Katona, 1814) ou la poésie ( Hymne , de Ferenc Kölcsey, 1823). Sándor Petőfi (1823-1849) reste à ce titre une figure légendaire de l’histoire et de la littérature hongroises. Fils du peuple, il s’engage dans la révolution nationale contre l’empire des Habsbourg en évoquant dans sa poésie son amour pour la patrie ( Chant national ), l’engagement et le rôle du poète ( Poètes du XIX e siècle ) ainsi que l’amour romantique ( Fin septembre ).
L’échec de la révolution de 1848 signale l’avènement d’une nouvelle littérature dont la figure centrale reste János Arany, qui travaille à la réhabilitation du peuple hongrois déchiré par la défaite funeste.
Le romantisme et le réalisme européens donnent également naissance au grand roman hongrois. Signalons l’œuvre de József Eötvös marquée par le roman français, le romantisme ( Le Chartreux , 1839) et le réalisme satirique ( Le Notaire du village , 1845) de Mór Jókai (1825-1904) ou Zsigmond Kemény (1817-1874), romancier issu d’une famille aristocratique de Transylvanie, qui pose les fondements du roman psychologique ( Les Possédés , 1859). Imre Madách, le dernier représentant de cette génération montante, pose la question de la relation entre l’individu, l’humanité et l’histoire. Sa Tragédie de l’homme (1860) reste aujourd’hui une œuvre incontournable de la littérature hongroise.
Au début du XX e siècle, la revue Nyugat (Ouest, 1907-1941) devient le creuset de la nouvelle littérature. Mihály Babits (1883-1941), son rédacteur en chef à partir de 1929, pose les prémices d’une poésie proche d’un classicisme renouvelé. Son ami Dezső Kosztolányi, d’un tempérament plus aventurier, crée une œuvre fort appréciée de nos jours autant en poésie ( Plaintes du pauvre petit enfant , 1910 ; Comptes , 1936) qu’en prose ( Anna la Douce , 1926). Son cycle de récits, Kornél Esti (1933), d’un esprit profondément budapestois, reste peut-être une des œuvres les plus lues en littérature hongroise.
La figure la plus marquante de l’avant-garde hongroise, Lajos Kassák, incarne l’univers d’André Breton et de Walt Whitman, et s’éloigne assez tôt de Nyugat , refusant toute forme classique. L’après-guerre est une des plus brillantes époques pour la littérature du pays. Gyula Illyés s’insurge contre la censure communiste. La littérature politiquement engagée cherche la liberté d’expression par le renouveau formel de la génération Újhold (János Pilinszky, Agnes Nemes-Nagy, Géza Ottlik…) et par les vers libres de Dezső Tandori (né en 1938), tous rigoureusement censurés par le pouvoir.
Néanmoins, les années 1960 s’ouvrent sur une nouvelle littérature pleine de contestations sous-jacentes. Dans L'Histoire d'un chien de Tibor Déry , c'est toute l'absurdité du régime stalinien que l'on perçoit. A ce titre, citons surtout l’œuvre grotesque, tragique et cynique d’István Orkény, La Famille Tót . La forme littéraire inventée des « nouvelles minutes », mini-mythes d’une page au maximum, recherche le style le plus épuré et le plus condensé possible. La question de la solution esthétique idéale est présente également dans la prose crue de Miklós Mészöly (1921-2001), Mort d’un athlète (1959) et de Géza Ottlik (1912-1990) dont L’Ecole à la frontière (1959) devient une source d’inspiration inépuisable pour les écrivains contemporains, surtout pour Péter Esterházy (né en 1950) dont les œuvres postmodernes ( Indirect , 1981), puis de renouvellement classique ( Harmonia Caelestis , 2000) marquent aujourd’hui encore le paysage littéraire hongrois. Le prix Nobel 2002 décerné à Imre Kertész ( E tre sans destin , 1973), juif hongrois peu connu dans son pays natal, montre l’importance de la littérature hongroise contemporaine qui tente de trouver sa place dans une Europe en pleine mutation.
Quelques grands écrivains
József Attila (1905-1937). Né à Budapest. On lui doit : Nuit de Faubourg , Danse de l’ours , Le Miroir de l’autre … Authentique prolétaire, véritable révolutionnaire, poète socialiste, virulent et lyrique, il s’est suicidé à l'âge de 32 ans. Son œuvre et son destin sont le symbole terrible d'une époque récente. Sa vie comme sa poésie gravitèrent autour de deux grands penseurs du siècle passé : Marx et Freud. Ses poèmes marxistes et freudiens les plus complexes et les plus cérébraux se lisent comme des chansons populaires et, parfois, comme des rondes enfantines.
Péter Esterházy (1950-2016). Issu d’une des plus grandes familles aristocratiques de Hongrie, fondateur du postmodernisme hongrois, c’est un écrivain talentueux et prolifique : Indirect (1989), Trois anges me surveillent (1989), Les Verbes auxiliaires du cœur (1992), Le Livre de Hrabal (1994), ou, plus récemment, Harmonia Caelestis (2002), un ouvrage plus autobiographique dans lequel il raconte l’histoire des siens, du XVI e siècle à nos jours. Depuis sont parus en français  : Aux gens du livre , Exils, 2005  ; Revu et corrigé , Gallimard, 2005  ; Voyage au bout des seize mètres , Christian Bourgois, 2008 ; Pas question d'art , Gallimard, 2012. Sans complaisance ni nostalgie, Esterházy y dépeint avec justesse les grands épisodes historiques hongrois, en y mêlant, çà et là, des anecdotes non dénuées d’ironie.
Imre Kertész (1929-2016). Prix Nobel de littérature, Imre Kertész est né et décédé à Budapest, après avoir également vécu de longues années à Berlin. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est déporté à Auschwitz, puis à Buchenwald et à Zeitz. Libéré en 1945, après un an passé dans les camps, il revient à Budapest où il vit de petits boulots et de journalisme. De 1960 à 1973, il rédige son premier roman, publié en 1975 sous le titre de Sorstalanság ( Être sans destin ), inspiré, comme tout le reste de son œuvre, par l’expérience des camps nazis. Kertész reste peu connu du public hongrois. Une anecdote ayant cours parmi des libraires hongrois illustre bien cette situation : le 10 octobre 2002 (date de la remise du prix Nobel), Akos Kertész, écrivain beaucoup lu dans les années 1970, vit, à sa grande surprise, la vente de ses livres augmenter ! Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas, Être sans destin, Le Refus, Un autre, Le Drapeau anglais, Liquidation , Le Chercheur de traces, Journal de galère (et d'autres ouvrages ) sont traduits en français et publiés aux éditions Actes Sud.
Arthur Koestler (1905-1983). Né à Budapest, mort à Londres, où il se suicida. Le Zéro et l’Infini , La Corde raide , Hiéroglyphes , Dialogue avec la mort , La Lie de la terre … Ecrivain hongrois d’expression anglaise, auteur de romans qui peignent l’individu aux prises avec les systèmes politiques ou scientifiques contemporains. Egalement journaliste et linguiste brillant. Fils d’un entrepreneur juif malheureux en affaires, il quitta Budapest à l’âge de 15 ans. Les quelque trente livres de Koestler ont été traduits et publiés aux éditions Calmann-Lévy.
Sándor Márai (1900-1989). Il est l'un des plus grands écrivains européens du XX e siècle, auteur des Révoltés , Les Confessions d'un bourgeois et de bien d'autres chefs-d'œuvre. Márai y dépeint les périodes noires de l’histoire de son pays dans son œuvre littéraire. Longtemps mis à l’index par le régime communiste, le monde (y compris les Hongrois) l’a découvert dans les années qui ont suivi sa mort. Il a été notamment traduit en français chez Albin Michel (collection « Les grandes traductions » sous la direction d'Ibolya Virág). On le trouve désormais en collection Livre de poche.
Parmi les auteurs hongrois contemporains qui ont été traduits en français figurent Adam Bodor ( Le Matricule des Anges , 2001, chez Robert Laffont), Péter Nádas (prix du meilleur livre étranger en France, 1998, pour son Livre des mémoires ), László Krasznahorkai, György Dragoman, László Garaczi, Miklós Vámos, Magda Szabó, ou encore György Konrád.


Pour aller plus loin...

Miroir hongrois, onze nouvelles, l'Harmattan, Paris, 2008. Recueil de onze nouvelles issues d'auteurs différents dont Dragoman et Vamos.
Auteurs hongrois d'aujourd'hui (Thomas Szende, In Fine, 1996).
Poètes hongrois d'aujourd ' hui (Thomas Szende / Line Amselem, Editions Orpheusz, Budapest, 1999).
www.litteraturehongroise.fr  : excellent site pour en savoir encore plus sur la littérature hongroise, notamment les toutes dernières traductions parues en France.
www.hunlit.hu  : site disponible partiellement en français piloté par la fondation hongroise du livre.

Médias locaux
Chaînes hertziennes  : MTV1, première chaîne publique, RTL Klub et TV2, chaînes privées (l’équivalent de M6 et de TF1). Presque tout le monde possède le câble ou le satellite et reçoit, par exemple, TV5 ou la chaîne culturelle Duna TV qui s’adresse aux Hongrois vivant hors des frontières.
Le Journal Francophone de Budapest (JFB) qui paraissait autrefois chaque mois n'est plus imprimé. Le journal se poursuit en ligne tant bien que mal : www.jfb.hu.
www.hu-lala.org , lancé en 2010, ce journal en ligne est géré par une poignée de journalistes francophones indépendants basés à Budapest. Une référence jeune et dynamique.
Pour les sorties  : on lit le Pesti Est (www.pestiest.hu), hebdomadaire gratuit. Petit glossaire : mozi signifie « cinéma », kiállítás  : « exposition », színház  : « théâtre ». On lit aussi Exit (www.exit.hu). Enfin, le bimensuel Funzine (www.funzine), en anglais, est distribué gratuitement partout. Très bien fait, il donne aussi la liste des films en VO. Le Time Out Budapest , qui a fait son apparition en 2009, est également mis à disposition gratuitement dans de nombreux lieux touristiques : une vraie bible !
Meilleure radio musicale : MR2 Petőfi radio 94.8 FM (www.mr2.hu). A noter que cette radio a beaucoup baissé au niveau de la qualité car la direction a décidé de changer son profil, d'alternatif à plutôt commercial, changeant l'équipe entière, malgré l'opposition du public.
Mention spéciale pour radio Tilos (90.3 FM) – www.tilos.hu – célèbre radio associative qui fonctionne toujours, très alternative, avec une émission en français un samedi sur deux (animée par l'équipe de hu-lala.org).


BRUNO BOUREL
www.brunobourel.com
studio@brunobourel.com

Site du talentueux photographe français Bruno Bourel, auteur de plusieurs ouvrages-photos sur Budapest, maestro du noir et blanc.


COURRIER D'EUROPE CENTRALE
www.courrierdeuropecentrale.fr
redaction@courrierdeuropecentrale.fr

Excellent site d'actualités (payant) sur l'Europe centrale en français, tenu par une équipe de journalistes indépendants basés en Hongrie et dans les pays voisins.


DIALOGUES FRANCE – EUROPE CENTRALE
BUDAPEST
http://europecentrale.asso-web.com

Site dédié à la littérature hongroise et centre-européenne, doublé d'une librairie en ligne.


FUNZINE
www.funzine.hu

LA bible des sorties anglophones à Budapest, existe aussi forme de magazine gratuit.


IMAGINE BP
BUDAPEST
✆ +36 20 454 1916
www.imaginebp.hu
info@imaginebp.hu
2 500/3 500 Ft selon la durée du tour (1h30/2h30). Langue : anglais.

Ce site en anglais propose des visites de Budapest et distille de nombreuses anecdotes, avec de superbes possibilités pour visiter la ville selon les différents thèmes.


MUZSIKALENDARIUM
www.muzsikalendarium.hu
info@muzsikalendarium.hu

Calendrier virtuel soigneusement mis à jour pour fans de musique classique.


RUIN PUBS IN BUDAPEST
www.ruinpubs.com
info@ruinpubs.com

Site en anglais répertoriant tous les « bars en ruines » et kert de Budapest, indispensable !


SPOTTED BY LOCALS
www.spottedbylocals.com/budapest/
apple-support@spottedbylocals.com

Excellent blog en anglais, animé par une petite équipe de Budapestois, membres du réseau « Spotted by locals » partageant leurs bons plans et endroits favoris là où ils habitent en Europe et dans le monde.


WE LOVE BUDAPEST
www.welovebudapest.com
info@welovebudapest.com

Très bon site en anglais passant en revue un grand nombre de sites d'intérêt à Budapest et qui ne manque pas d'aller tester les nouveaux restaurants et bars.


WWW.STYLEWALKER.HU
BUDAPEST
www.stylewalker.hu
kovacs.heda@stylewalker.hu

Blog d'une association de designer hongrois dans le centre de Budapest (Belváros), invitant à la visite de leur showroom lors de soirées spéciales ouvertes à tous.

Musique
Le génie musical hongrois s’enracine dans une double tradition : celle de la musique de cour qui s’épanouit au XVI e siècle et celle de la musique populaire aux origines lointaines. Diverses influences et courants marquent la culture musicale hongroise.

Les débuts
La musique sacrée occidentale fit son entrée en Hongrie sous la forme de chants grégoriens, avec l’introduction du christianisme. Au Moyen Age, tous les textes musicaux appartiennent à la musique d’église : ils sont en latin, avec quelques passages en hongrois. Vers la fin du XV e siècle, l’hymne Gauda Felix Hungaria marque les premiers pas vers une création originale. Un nouveau style vocal et instrumental apporté par les Roms en provenance d’Inde du Nord se développe à cette époque. La musique instrumentale s’épanouit également, avec la fanfare royale et la facture de nombreuses orgues. Sous le mécénat du roi Mátyás Corvin, l’introduction de la culture française, puis italienne et flamande est renforcée par le séjour en Hongrie d’artistes étrangers.

L’influence orientale
En 1541, date de la prise de Buda par Soliman le Magnifique, le pays est divisé en trois, ce qui coupe une grande partie de la musique hongroise des traditions occidentales. Influencée par les Turcs, la musique populaire hongroise adopte alors des harmonies orientales.
Au XVII e siècle, dans les demeures seigneuriales, on privilégie le recours au style national. Les cours princières comme celle du prince Esterhazy possèdent souvent leurs propres compagnies d’opéra et de théâtre qui emploient des musiciens étrangers. Le compositeur autrichien Joseph Haydn, qui travailla pendant trente ans au service de la famille Esterhazy, en est l’exemple le plus connu. A cette époque, c’est le courant autrichien qui domine.

L’émergence d’un style national
Les diverses guerres d’indépendance ont donné naissance aux kuruc , chants des partisans, et aux verbunkos , chants de recrutement. Dérivé de l’allemand anwerbung , le terme verbunkos , apparu dans la seconde moitié du XVIII e siècle, désigne un genre musical formé à partir du mélange de vieilles chansons hongroises, mais aussi d’airs roumains ou balkaniques ainsi que des thèmes du répertoire autrichien, en particulier viennois. Ferenc Erkel (1810-1893), premier compositeur local, composa l’hymne national et le premier opéra hongrois, Bánk Bán , et fut aussi le patient organisateur de la vie musicale budapestoise.
Franz Liszt. A la même époque apparaît sur la scène la plus grande figure de la musique hongroise : Ferenc Liszt (1811-1886) de son nom hongrois. Pianiste virtuose et compositeur prolifique, il parcourt l’Europe, résidant tour à tour en Allemagne, en France et en Italie. Bien que né en territoire autrichien, dans le Burgenland, au temps de l'empire austro-hongrois résolument cosmopolite, Ferenc Liszt a des parents hongrois et n’oublia jamais les mélodies de sa patrie d’origine, la Hongrie, qui marquent une grande partie de son œuvre. Il est l'un des fondateurs de l'Académie de musique Liszt Ferenc à Budapest.

Le style populaire
Jusqu’au début du XX e siècle, la musique allemande exerce une grande influence sur la musique hongroise. Les œuvres d’Erkel et d’Ernő Dohnányi en sont imprégnées.
A partir de 1905, la musique hongroise s’affirme avec deux personnalités d’envergure : Béla Bartók (1881-1945) et Zoltán Kodály (1882-1967). Délaissant le pittoresque verbunkos , ils parcourent les campagnes de Hongrie et de Transylvanie pour recueillir les danses et les chants paysans. Ils collectent et éditent ainsi des milliers de thèmes du folklore hongrois, en s’en inspirant pour leurs propres œuvres. Sans jamais céder au folklorique, Bartók parvient, à partir de cette source authentiquement populaire, à édifier une œuvre d’un style à la fois âpre et puissant qui se décline aussi bien en danses populaires ( Danses populaires roumaines , 1923), qu'en opéra ( Barbe-Bleue , 1911). Kodály, éminent pédagogue, transmet quant à lui son savoir à de nombreux compositeurs, parmi lesquels László Lajtha (1892-1963) et Sándor Veress (1907-1992). On lui doit la mise au point d'une méthode d'apprentissage qui porte son nom : la méthode Kodály (sa Sonate pour violoncelle et piano de 1909 en est imprégnée).
Depuis les années 1970, quelques fortes personnalités dominent la scène musicale, comme György Ligeti (1923-2006), György Kurtág (qui vit aujourd’hui à Bordeaux) et Péter Eötvös qui travailla de nombreuses années auprès de Karlheinz Stockhausen à Cologne ou de Pierre Boulez à Paris.

Musiques folklorique, tsigane et scène actuelle
Nés quelque part dans les Carpates, entre Hongrie et Roumanie, les rythmes tsiganes, fortement marqués par l’improvisation, accompagnent l’histoire du peuple rom.
La plupart des pièces jouées s’inspirent de partitions signées par un compositeur, l'improvisation faisant le reste. Les Roms s'exécutaient autrefois en commande à l’occasion de fêtes et autres mariages. Quelques-uns jouent encore aujourd'hui pour le folklore dans les restaurants mais la vraie scène musicale rom vibre bel et bien ailleurs (un club comme Gödör, qui a déménagé à Király utca, a même son propre festival rom au mois de juin).
Quelques noms d’artistes hongrois (musique folkorique) à ne pas manquer en concert : Márta Sebestyén, Muzsikás (folk transylvaine), le groupe Csík, Beáta Palya (musique tsigane, folk, balkanique, jazz), Agi Szalóki, Andrea Gerak…
Musique tsigane traditionnelle : Szilvási Gypsy Band, Romano Drom, Etnorom, Karavan Familia, Folk Error, Rajkó Orchestra et Száz Tagú Cigányzenekar, Besh o droM (tsigane world), Ternipe, Kanizsa Csillagai együttes, Romengo együttes…
Virtuoses d’origine tsigane jouant plutôt du jazz et du piano : Balogh Kálmán Gypsy Cimbalom, Elemér Balázs (drums), Kálmán Oláh (piano), Béla Szakcsi Lakatos (piano).
Autres groupes de jazz et ska : Dresh Mihály (et Dresh quartet), Gábor Bolla quartet, Viktor Tóth (saxophoniste), Gábor Winand (joue souvent en France), Lajkó Félix (virtuose inclassable, maître de l'improvision au violon), Zuboly, Kiscsillag, Erik Sumo Band, Irie Maffia, Barabás Lőrinc Eklektric, Veronika Harcsa, Bin Jip, Pannonia All stars ska orchestra, Juli Fábián, Péterfy Bori & Love Band…
Musique hongroise contemporaine (folk, tsigane, électro et autres) : Quimby, Makám, Ghymes, Kerekes, Brains, Mitsura, Korai Öröm (électro psychédélique), Zuboly, Fabula rasa, Anima Sound System (underground-dub-hip-hop à tendance tsigane), Balkán fanatik, Goulash exotica, Bëlga (breakbeat-hip-hop), Psycho mutants, Punnany Massif, Mörk…


Concerts à emporter à la hongroise

Envie de se mettre dans l'ambiance avant son séjour en Hongrie ? Au niveau musical, rien de mieux que le vidéo blog Kodály method , la version hongroise de Blogothèque . Les ingrédients : un groupe de musique, une situation surprenante et une équipe de tournage professionnelle. Le résultat ? Des vidéos uniques, diffusées en ligne, avec des artistes hongrois connus de la scène contemporaine. Un projet initié par Bálint Szimler, primé mention spéciale à Cannes en 2010 pour son court-métrage Itt vagyok .
Rendez-vous sur le site www.komethod.com  !

Peinture et arts graphiques
La peinture hongroise éclot véritablement au moment où la Hongrie acquiert son autonomie par rapport à Vienne (même si la plupart de ses peintres ont été paradoxalement formés à Vienne comme à l'étranger, notamment en France). Ainsi le siècle d'or de la peinture hongroise correspond à la fin du XIX e et au début du XX e siècle. C'est à cette époque que se mettent en place les colonies d'artistes comme celle de Szolnok (au lendemain du soulèvement réprimé par les Habsourg en 1849), celle de Nagybánya en 1896 (Baia Mare, en Roumanie aujourd'hui) ou encore quelques décennies plus tard, celle de Szentendre (en 1929).
L'impressionnisme s'incarne en Hongrie auprès de Tivadar Kosztka Csontváry (1853-1919), figure de l'avant-garde hongroise, souvent comparé à Van Gogh pour son utilisation des couleurs, comme dans Tempête sur Hortobágy (1903) ou encore le Cèdre solitaire (1907).
Mihály Munkácsy (1844-1900) représente lui le courant réaliste romantique. C'est l'un des plus grands peintres hongrois. Ses peintures, souvent gigantesques, sont frappantes de réalisme, on lui doit notamment une magnifique Trilogie, qu'a longtemps hébergé le musée Déri de Debrecen. Munkácsy, qui avait vécu en France plusieurs années aux alentours de 1867, a fréquenté Courbet ainsi que l'école de Barbizon.
József Rippl-Rónai (1861-1927), assistant de Munkácsy, a étudié à Paris après un passage à l'école des Beaux-Arts de Münich. Il est l'un des grands représentants en Hongrie de la période Sécession, voire du pointillisme, et aussi utilisateur de pastel.
La Hongrie a également donné naissance au père de l'Op-art (ou art optique), Viktor Vasarely (1907-1997), qui a choisi la France comme pays d'adoption en 1930 après avoir fait ses premières armes en tant que graphiste-publicitaire et auteur de posters. Grand amateur d'illusions d'optique, il se rattache au cubisme et au futurisme.


Histoire de la photographie hongroise

Par Réka Györfi
Qui ne connaît pas les noms d’André Kertész, de Robert Capa ou de Lucien Hervé  ? Ce n’est certainement pas un hasard si la Hongrie a donné le jour à tant d’artistes dont chacun a marqué à sa manière, durablement et profondément, l’histoire mondiale de la photographie.
Dès 1840 (seulement un an après son invention), la photographie est connue et déjà exposée en Hongrie à la « Première exposition de l’Association des beaux-arts de Pest », aux côtés de peintures, de sculptures et d’œuvres graphiques. En 1840 toujours, la Description de la pratique de réalisation des images Daguerre , premier traité technique et descriptif de la photographie, est publiée en hongrois.
Grâce à ce manuel, « l’expérience » peut être désormais accessible à tout le monde  ; le grand public est immédiatement conquis. De la fin du XIX e siècle jusqu’aux années 1920 s’épanouit le pictorialisme, courant qui a considéré, le premier, l’image photographique en tant qu’œuvre d’art unique – à l’exemple d’un tableau.
La photographie n’est plus seulement un procédé technique destiné à engranger une grande quantité d’images réalistes, mais les procédés, les sujets, les formes se diversifient pour donner naissance à des œuvres de plus en plus sophistiquées, appréciées désormais pour leur valeur artistique.
A ce titre, les séries créées par des procédés « nobles » d’Aladár Székely, István Kerny ou József Pécsi sont particulièrement intéressantes.
Cependant la photographie « fonctionnelle » ne cesse de se développer. De plus en plus de livres et de journaux sont illustrés par la photographie : la photographie de presse trouve ici ses origines dont les deux figures emblématiques sont Károly Escher et Rudolf Balogh.
A partir des années 1910, le nouveau mode de réflexion sur l’art, introduit par l’avant-garde et la nouvelle objectivité, bouleverse le rôle traditionnel de la photographie. Dans les années 1920, avec la première vague d’émigration, d’importants photographes quittent la Hongrie et gagneront un nom, plus tard, à l’étranger.
Parmi eux Lajos Kassák, poète, peintre, photographe, personnage principal de l’avant-garde hongroise, ainsi que László Moholy-Nagy dont les photogrammes et l’activité menée au Bauhaus sont connus dans le monde entier. Plusieurs autres vagues d’émigration suivront cette première, de nombreux photographes partiront vers l’Allemagne, la France ou les Etats-Unis, et ce jusqu’à la fin des années 1950 : André Kertész (Andor Kertész), Brassaï (Gyula Halász), Robert Capa (Endre Ernö Friedmann, un des fondateurs de l’agence Magnum), Paul Almásy (Pál Almásy), Lucien Hervé (László Elkán, un des fondateurs de l’agence Rapho), Martin Munkácsy (Márton Munkácsy).
Et, tandis que, dans la période de l’entre-deux-guerres, ces grands noms se joignent aux différents courants de l’art international ou signent leurs œuvres dans des magazines lus dans le monde entier ( Vogue, Life, Vanity Fair... ), en Hongrie se développent deux styles particuliers.
Le premier, appelé « style magyarisan », est une école de l’idylle allégorique et de photos de genre présentant des scènes de la vie quotidienne dans les rues et à la campagne (Haller F. G.).
Le second, nommé la « socio-photo », est une photographie documentaire engagée, représentant la misère des gens vivant à la périphérie de la société (Kata Kálmán).
C’est à la source de ces deux courants que naît la version photographique du réalisme socialiste qui caractérise la photographie de l’après-guerre, et reste une sorte d’école officielle jusque dans les années 1980.
Cependant, dans les années 1970, les changements radicaux apparus dans les arts plastiques stimulent l’apparition d’une nouvelle génération de photographes, avec notamment la photographie expérimentale qui fait désormais partie intégrante des arts (Tibor Hajas, Tamás Baranyai). Parallèlement à ce phénomène, le reportage se réinvente autour de Péter Korniss, de Tamás Féner et d’Imre Benkö pour les plus connus. Dans les années 1980, en réaction à la photographie réaliste socialiste, un groupe de « jeunes photographes » apparaît, dont certains sont d’ailleurs toujours très actifs sur la scène photographique actuelle (Gábor Kerekes, Yokes, Lenke Szilágyi).
Paradoxalement, la photographie contemporaine se caractérise soit par un retour aux techniques anciennes, soit par l’utilisation des nouvelles technologies comme le numérique.
La recherche technique reste particulièrement importante dans le processus de création, tandis que la photographie mise en scène, imitant la réalité, gagne de plus en plus de terrain. Citons quelques noms d’artistes de la scène actuelle : Péter Herendi, Balázs Czeizel, Gábor Gerhes ou Agnes Eperjesi.

Festivités


Le Sziget, fleuron des festivals hongrois


© U.P.images_photo – Shutterstock.com


SZIGET FESZTIVÁL
Hajógyári Sziget
Óbudai-sziget
BUDAPEST
www.szigetfestival.fr
info@szigetfestival.fr

Chaque année en août sur l’île Hajógyári (dite aussi Óbudai-sziget car située à Óbuda), c'est le plus grand festival de musique en plein air d’Europe centrale sur 7 jours, élu à deux reprises (en 2011 et 2014) meilleur Festival d'Europe, meilleur Line Up d'Europe (en 2015 et 2017) et Festival Européen Préféré des Artistes en 2016. Attention, de plus en plus populaires, les entrées de certains soirs sont épuisées même à l'avance ! De même les pass-semaines sont vendus à 90 % 2 mois à l'avance.
Plus de 50 lieux de programmation, 5 grandes scènes thématiques (pop-rock, jazz, world, Roma-tsigane, party-électro…) des groupes issus de plus de 80 pays, têtes d'affiche et autres stars moins connues à découvrir, près de 500 000 festivaliers.
On rejoint le site du festival très facilement  en tramway (tram 4, 6 : Margit-híd), puis en HÉV (ticket usuel pour les transports budapestois) : arrêt Filatorigát ; en bus jusqu'au pont Árpád ou à pied (30 bonnes minutes de marche depuis le pont Marguerite). Le HÉV roule très fréquemment nuit et jour, on se procure des tickets sur place (450 Ft), en prévente (350 Ft l'unité). Il est encore possible de circuler gratuitement avec le Sziget Citypass qui vous donnera, de manière illimitée, accès à tous les transports en commun de la ville (métro, tram, bus, Hév) ainsi qu’à des navettes entre le festival, les gares et l’aéroport. Il inclut une entrée gratuite aux bains, à la plage ( strand ) de votre choix et – 50 % sur les entrées de musée. Il est valable pour respectivement 2 ou 13 jours à 15 € et 39 €. Un excellent plan, meilleur encore que la Budapest Card.
Il y a tout ce qu'il faut sur le site du festival  : camping, buvettes, bars, cafétérias, infirmerie, distributeurs de billets, bureau de change, consignes et coffre-fort, Wifi gratuit, recharge de téléphone portable, office du tourisme, centre médical, poste, billetterie MÁV (chemins de fer hongrois), points massage et tatouage, et même un centre de dépistage du sida ouvert en journée…
L'île est grande , 76 hectares, et la foule compacte, surtout autour de la grande scène, mettez-vous d'accord sur un point de rendez-vous si vous êtes en groupe.
Attention au vol, ne pas laisser son passeport ou ses affaires de valeur dans sa tente (avisez les consignes) ! En cas de problème de ce genre, un certain nombre de consulats (dont le consulat français) ainsi que la police hongroise sont présents sur place.
Les derniers concerts s'arrêtent aux alentours de 4h du matin notamment à l’A38, à la Tribute Stage et à l’Afro Stage, des DJ's prennent ensuite la relève jusqu'à l’aube au Colosseum ou à la plage du Sziget baptisée « Sziget Beach ». L’after des « Frenchies » a lieu quant à lui à l'entrée du camping francophone nommé Apéro camping jusqu'à 4h du matin.
Sur l'île de la Liberté du Sziget, le programme prend la forme d'un passeport, où est présenté l’intégralité des informations nécessaires au bon séjour du festivalier (horaires des concerts, animations, plan, activités…). Le visiteur peut y amasser suffisamment de tampons – apposés à chaque concert, spectacle, stand, activité – pour devenir un véritable Szitoyen et remporter des cadeaux. On peut également y découvrir le concept du Sziget baptisé « Love Revolution » qui prône les valeurs fondatrices du festival à savoir notamment la liberté, le dialogue, la tolérance, l’égalité, l’amour et la compréhension mutuelle.
Il est conseillé de réserver son ticket pour le festival bien à l'avance sur www.szigetfestival.fr (trois types de tarif réduit, plus vous réservez tôt et mieux c'est), surtout si vous souhaitez rester plus d'une journée. Les auberges de jeunesse sont souvent bondées à cette période, là aussi réservez bien à l'avance ou bien campez sur l'île (on peut camper librement partout sur l’île et les organisateurs proposent plusieurs sites de camping amélioré).
Un camping francophone , l'Apéro camping, est installé sur un espace boisé (juste après l'entrée principale du célèbre pont du Sziget), avec un service de petit déjeuner, bar et restaurant français, ainsi que plus d'espace entre les tentes, Internet gratuit pour les festivaliers munis de leurs smartphone / ordinateur, chargeur pour les portables, un espace "chill", une francophone équipe sympathique à l'accueil et de meilleurs sanitaires et même un service de maquillage gratuit par une professionnelle. Attention, les places partent dès le printemps !
Un système de paiement démonétisé (cashless) via une carte d'accès électronique du festival (Festipay) a été introduit sur le site du festival en 2011. Cette carte, personnelle et facile d'utilisation, est sans lien direct avec tout compte bancaire, elle est désactivable en cas de perte ou de vol. Notez aussi que la succursale Sziget France a développé des concours en amont du festival, comme l'opération Tremplin Jeunes Talents pour les talents français émergents, les Sziget parties à travers la France ou Tremplin DJ pour mettre l'ambiance lors des afters  à l'entrée du camping francophone.
Pour plus d'informations , procurez-vous les éditions spécial Sziget de Pesti Est et Funzine en anglais, et consultez : www.szigetfestival.fr
Que prendre avec soi : sa bonne humeur, son maillot de bain, sa crème solaire, son chargeur de téléphone (même si un point recharge est disponible), son frisbee ou sa balle, un coussin, un matelas et une tente – pour ceux qui campent – et c'est tout.

Janvier


GALA DU MUPA
BUDAPEST
www.mupa.hu
info@mupa.hu
1 er janvier : concert du Nouvel An au MUPA (palais des arts).

Costumes d'apparat et robes de soirée, le Tout-Budapest se met sur son 31 pour le palais des Arts.

Mars


BUSÓJÁRÁS
MOHÁCS
www.mohacsibusojaras.hu
Fin février-début mars.

Célèbre carnaval de Mohács, dans le sud du pays.


FESTIVAL DE PRINTEMPS (TAVASZI FESZTIVÁL)
BUDAPEST
www.btf.hu
info@btf.hu
Deuxième quinzaine de mars-début avril. À Budapest, des répliques du festival ont lieu dans plusieurs villes de province simultanément.

L’événement, très réputé à Budapest, accueille des artistes de renommée internationale dans de prestigieuses salles (musique classique, jazz, musique du monde, théâtre, danse, opéra, expositions...).


FESTIVAL DE PRINTEMPS (TAVASZI FESZTIVÁL) - Danses folkloriques lors du festival de printemps à Budapest.
© Andocs – Shutterstock.com


FÊTE NATIONALE DU 15 MARS (NEMZETI ÜNNEP)
BUDAPEST

Fête nationale en commémoration du 15 mars 1848. Défilés politiques. Musées nationaux gratuits.

Avril


FÊTES DE PÂQUES PALÓC À HOLLÓKŐ (HOLLÓKŐI HÚSVÉTI FESZTIVÁL)
HOLLÓKŐ
www.holloko.hu
onkormanyzat@holloko.hu
Durant la semaine et le week-end de Pâques

Célébrations traditionnelles dans le village d'Hollókő (patrimoine de l'UNESCO).

Mai


A TÁNC FESZTIVÁLJA
VESZPRÉM
www.atancfesztivalja.hu
Mi-mai.

Festival de danse contemporaine à Veszprém. Très pluridisciplinaire.

Juin


BARTÓK PLUSZ OPERAFESZTIVÁL
MISKOLC
www.operafesztival.hu
operami@operafesztival.hu
Seconde moitié de juin.

Prestigieux festival d'opéra piloté par le Théâtre National de Miskolc.


ÉTÉ DE SZENTENDRE (SZENTENDREI TEÁTRUM ÉS NYÁR)
BUDAPEST
www.szentendreiteatrum.hu
De début juin à début juillet.

Théâtre, concerts, animations dans les rues de Szentendre.


FESTIVAL D’ÉTÉ (NYÁRI FESZTIVÁL)
BUDAPEST
www.szabadter.hu
igazgatosag@szabadter.hu
Début juin – fin août.

Ballet, opéra, concert et programmation en plein air tous les jours sur l’île Marguerite et dans le parc de Városmajor.


FESTIVAL DE THÉÂTRE DE RUE À PÉCS (PÉCSI NYÁRI SZÍNHÁZ)
PÉCS
www.pecsiszabadteri.hu
szervezes@pecsinyariszinhaz.hu
Fin juin et tout le mois de juillet.

Festival de théâtre de rue à Pécs. Nombreuses animations.


FESTIVAL VOLT
SOPRON
www.sziget.hu/volt
info@fesztivaljegy.hu
Fin juin, pendant 4 jours.

Un des festivals de musique leaders du pays. Parfaite réplique provinciale du Sziget, en plus petit et plus hongrois.


FESTIVAL WAGNER (BUDAPESTI WAGNER NAPOK) À MUPA
BUDAPEST
www.mupa.hu
info@mupa.hu
Mi – fin juin.

Festival consacré aux opéras wagnériens à MUPA.


FISHING ON ORFŰ (FESTIVAL)
ORFŰ
www.fishingonorfu.hu
info@fishingonorfu.hu
Fin juin.

Excellent festival de musique près de Pécs, au bord des lacs d'Orfű.


KALÁKA FESZTIVAL
EGER
www.kalakafesztival.hu
info@kalakafesztival.hu
Fin juin.

Festival de musique folklorique qui avait lieu jusqu'à présent à Miskolc (Diosgyőr) mais a été organisé à Eger depuis 2012.


NUIT DES MUSÉES (MÚZEUMOK NYÁRI ÉJSZAKÁJA)
BUDAPEST
Mi-juin.

Un samedi au cours du mois de juin est consacré à la longue nuit des musées, partout dans le pays. Les musées restent ouverts jusque tard.


PÉCSI ORSZÁGOS SZÍNHÁZI TALÁKOZÓ (FESTIVAL DE THÉÂTRE DE PÉCS)
www.poszt.hu
poszt@poszt.hu
Mi-juin.

L'équivalent du festival théâtral d'Avigon pour les productions théâtrales de langue hongroise, à Pécs, dans le sud du pays.

Juillet


ART PLACC FESZTIVÁL
TIHANY
www.artplacc.hu
info@artplacc.hu
Pendant un mois entre juillet et août (généralement du week-end précédent la dernière semaine de juillet à la fin de la 3 e semaine d'août).

Série de happenings artistiques (tous domaines confondus) un peu partout en ville.


FESTIVAL BALATON SOUND
www.sziget.hu/balatonsound
Début juillet, une journée.

Même principe, même organisateur que le festival Sziget mais au bord du Balaton (à Zamardi). L'accent est davantage mis sur les musiques électroniques.


FESTIVAL DE MUSIQUE DE RUE DE VESZPRÉM (UTCAZENE FESZTIVÁL)
VESZPRÉM
www.utcazene.hu
info@utcazene.hu
Mi-juillet, pendant 3 jours.

Les rues de Veszprém comme jamais vous les verrez !


FESTIVAL DE PLEIN AIR DE SZEGED (SZEGEDI SZABADTÉRI JÁTÉTOK)
SZEGED
www.szegediszabadteri.hu
titkarsag@szegediszabadteri.hu
Début juillet – fin août.

L’événement le plus important de ce type en Hongrie. Ballet, théâtre, opéra sur la place de la cathédrale.


FÊTE DE LA SOUPE DE POISSON À BAJA (BAJAI HALFŐZŐ FESZTIVÁL)
BAJA
www.bajaihalfozofesztival.hu
szervezes@bajaihalfozofesztival.hu
Mi-juillet, pendant 4 jours.

Une grande messe de la cuisine hongroise !


MŰVÉSZETEK VÖLGYE (FESTIVAL DE KAPOLCS)
TAPOLCA
www.muveszetekvolgye.hu
info@muveszetekvolgye.hu
Deuxième quinzaine de juillet.

Festival artistique et folklorique de Kapolcs, près de Tapolca, dans l'arrière pays du Balaton.


NAGYON BALATON
www.nagyonbalaton.hu
info@nagyonbalaton.hu
Tout l'été (divers festivals).

Pas un festival à proprement parler, ce site recense l'ensemble des festivités qui se déroulent autour du Balaton en été, notamment le festival de musique By my lake qui a lieu en août à Balatonvilágos.


RÉJOUISSANCES MÉDIÉVALES À VISEGRÁD (PALOTAJATÉKOK)
VISEGRÁD
www.palotajatekok.hu
info@visitvisegrad.hu
Mi-juillet pendant 3 jours.

A vous boucliers, arcs, épées et chevaux ! Festival dans l'enceinte du chateau médiéval de Visegrád.


VESZPRÉMFEST (FESTIVAL DE VESZPRÉM)
VESZPRÉM
www.veszpremfest.hu
info@veszpremfest.hu
Mi-juillet.

Un grand festival de musiques du monde (dans l'enceinte du château), de plus en plus populaire.

Août


CARNAVAL DES FLEURS (DEBRECENI VIRÁGKARNEVÁL)
DEBRECEN
www.debreceniviragkarneval.hu
Aux alentours du 20 août.

Les fleurs à l'honneur à Debrecen à l'occasion de la Saint-Etienne.


FESTIVAL DE MUSIQUE ET DE CULTURE JUIVE DE BUDAPEST (ZSIDÓ NYÁRI FESZTIVÁL)
BUDAPEST
www.zsidokulturalisfesztival.hu
info@zsidokulturalisfesztival.hu
Fin août – Début septembre.

Un festival qui fait la part belle aux musiques juives et klezmer.


FESTIVAL DU VIN DE BALATONFÜRED (BALATONFÜREDI BORHETEK)
www.balatonfured.hu
Première semaine d’août et jusqu’à la fin du mois.

Festival du vin à Balatonfüred. Tous les vins du Balaton y sont représentés le long de la promenade Tagore, au bord du Balaton.


FÊTE DE SAINT-ÉTIENNE ET FÊTE DE L'ARTISANAT (SZENT ISTVÁN ÉS MESTERSÉGEK ÜNNEPE)
BUDAPEST
www.mestersegekunnepe.hu
jegy@mestersegekunnepe.hu
20 août (St Etienne) + / – 2j pour le festival de l'artisanat.

La plus ancienne des fêtes nationales hongroises, en commémoration de la canonisation d’Étienne, premier roi de Hongrie. À Budapest, elle donne lieu à un feu d’artifice (gratuit) et à diverses animations (fête du pain devant le Parlement ; fête de l’artisanat sur la colline du château avec concerts : dégustations à la clé, à ne pas manquer ! Entrée payante). Célébrations partout en Hongrie (feux d'artifice, concerts...).


FÊTE DE SAINT-ÉTIENNE ET FÊTE DE L'ARTISANAT (SZENT ISTVÁN ÉS MESTERSÉGEK ÜNNEPE) - Fête de Saint-Etienne et fête de l'artisanat.
© FÊTE DE SAINT-ÉTIENNE ET FÊTE DE L'ARTISANAT (SZENT ISTVÁN ÉS MESTERSÉGEK ÜNNEPE)


HORTOBÁGYI HÍDIVÁSÁR (FOIRE D'HORTOBÁGY)
HORTOBÁGY
www.hortobagy.hu
phhortobagy@gmail.com
Mi-fin août.

Foire du Pont de Hortobágy. Cette célèbre foire d’artisanat folklorique se déroule dans les champs qui bordent le pont. Show équestres, danses et festin.


HUNGARORING – GRAND PRIX DE HONGRIE (FORMULA 1 MAGYAR NAGYDÍJ)
BUDAPEST
www.hungaroring.hu
office@hungaroring.hu
Début août (ou en juillet : se renseigner).

Chaque année depuis 1986, le circuit de Mogyoród, un village à la périphérie de Budapest, voit déferler les amoureux des sports automobiles. Embouteillages assurés ce week-end-là. Si on ne tient pas particulièrement à se rendre sur le circuit mieux vaut éviter cette période pendant laquelle les prix des hôtels décuplent.


NUIT DES BAINS (STRANDOK ÉJSZAKÁJA)
BUDAPEST
www.budapestgyogyfurdoi.hu
info@budapestgyogyfurdoi.hu
A lieu deux fois par an, en août et en hiver également. Se renseigner pour les dates.

Les plus grands bains en plein air de Budapest (mais aussi de Hongrie) jouent les prolongations jusqu'à 3h du matin. DJ et VJ mettent l'ambiance.


ÖRDÖGKATLAN FESZTIVÁL
NAGYHARSÁNY
www.ordogkatlan.hu
pal@ordogkatlan.hu
Début août.

Festival jeune et dynamique dit Ördögkatlan (musique, théâtre, arts), à Kis et Nagyharsány près de Villány, au pied des vignobles. Au programme : musique, cirque, théâtre, expos, débats, etc. Le site officiel du festival est disponible en anglais.

Septembre


FESTIVAL INTERNATIONAL DU VIN SUR LA COLLINE DU CHÂTEAU (A BORFESZTIVÁL)
BUDAPEST
www.aborfesztival.hu
info@winefestival.hu
Début septembre. 3 000 Ft l'entrée (comprend un verre à dégustation qu'on conserve en souvenir !)

Une belle occasion de se familiariser avec l’univers dionysiaque magyar dans un cadre idyllique : le château de Buda illuminé de nuit. Près d'une centaine de stands, restauration rapide et mini-concerts.


FESTIVAL INTERNATIONAL DU VIN SUR LA COLLINE DU CHÂTEAU (A BORFESZTIVÁL) - Festival du vin hongrois au Palais Royal.
© Stéphan SZEREMETA


KEREKDOMB FESZTIVÁL
TÁLLYA
www.kerekdombfeszt.hu
szallas@kerekdombfeszt.hu
Mi-septembre, pendant 4 jours.

Festival artistique ambitieux, débuté en 2016 comme le petit frère du festival de Kapolcs. Programmation de qualité et des caves à quelques pas !

Octobre


BUDAPEST CAFÉ CONTEMPORARY ART FESTIVAL
BUDAPEST
www.cafebudapestfest.hu
sajto@cafebudapestfest.hu
Début-deuxième moitié d'octobre.

Le plus grand événement hongrois d’art contemporain, a lieu dans les plus grandes salles de concerts et divers lieux bohème de la ville.


FESTIVAL DE LA SAUCISSE ET DE LA PÁLINKA (BUDAVÁRI PÁLINKA – KOLBÁSZ FESZTIVÁL)
BUDAPEST
Tout début octobre.

Sur la colline du château (ou la place de l'hôtel de ville en avril, cela dépend), même principe que pour le festival international du vin avec des ingrédients différents !


FESTIVAL DES VENDANGES À TOKAJ (HEGYALJAI SZÜRETI NAPOK)
TOKAJ
www.programturizmus.hu
info@programturizmus.hu
Début octobre.

Quand le raisin est coupé, il faut le boire ! Un adage que la région de Tokaj sait parfaitement mettre en
œuvre.


RITMO FESZTIVÁL
BUDAPEST
www.budapestritmo.hu
hangveto@hangveto.hu
Début octobre.

Des artistes d'une vingtaine de pays, hongrois et internationaux, qui fusionnent sur scène pour des concerts très musique du monde dans le cadre du festival Café Budapest (avec la coopération de Hangvető).


SEMAINE DU DESIGN (DESIGN HÉT)
BUDAPEST
www.designhet.hu
designhet@designhet.hu
Fin septembre – début octobre.

Nombreux événements dans les galeries, bars budapestois... autour du design hongrois aussi bien qu'international et ses applications !

Décembre


CONCERT DE L’ORCHESTRE DES « 100 VIOLONS TSIGANES » (100 TÁGÚ CIGÁNYZENEKÁR KONCERTJE)
BUDAPEST
www.100tagu.hu
zenekar@100tagu.hu
30 - 31 décembre.

Un des orchestres tsiganes les plus connus du pays se produit chaque année dans une grande salle de concert budapestoise.


GALA – CONCERT DE FIN D'ANNÉE DE L'OPÉRA DE BUDAPEST
BUDAPEST
www.opera.hu
ticket@opera.hu
31 décembre ou 1 er janvier.

Nombreux autres galas et concerts de la Saint-Sylvestre à l'Opéra comme ailleurs en ville.


MARCHÉ DE NOËL (KARÁCSONYI VÁSÁR)
BUDAPEST
www.budapestinfo.hu
sales@budapestinfo.hu
Dès la mi-novembre, tout le mois de décembre jusqu'au 31.

C'est devenu un incontournable de Budapest l'hiver. Les passants vaquent d’un stand à un autre devant la place de la basilique (Szent István tér) et place Vörösmarty, se réchauffant avec des spécialités de Noël (dont le vin chaud aux épices). On trouvera également à cette période des marchés de Noël ailleurs dans le pays.

Cuisine hongroise


Cuisine hongroise - Goulash.
© Sharomka – Shutterstock.com

Plats et produits caractéristiques
Trois ingrédients clés de la gastronomie magyare : le paprika , la crème aigre ( tejföl ) et le fromage frais ( túró, variante du cottage cheese ). On pourrait presque ajouter l’aneth ( kapor ) et le romarin (rozmaring) – dans une moindre mesure – tant ils sont présents.
La charcuterie, le goulache (et autres plats en sauce), les crêpes et pâtisseries sont autant de représentants d’une cuisine qui emprunte aux différentes communautés historiquement présentes sur le sol hongrois. La cuisine hongroise est avant tout une cuisine « de plein air » qui se déguste sortie du chaudron (le bogrács ) qui a mijoté sur un feu de bois. Il existe par ailleurs des races animales uniques en Hongrie, comme le porc mangalica ou le bœuf gris (magyar szürkemarha ), remis à l'honneur par les cuisiniers de la nouvelle vague culinaire hongroise. La cuisine de tous les jours n’est en revanche pas toujours des plus légères.

Les entrées
Tout repas commence par une soupe ( leves ), une constante valable en toutes saisons. Certaines sont si copieuses qu’un dessert suffit ensuite. La fameuse soupe goulache ( gulyásleves) , qui désignait à l’origine la « viande du vacher » en fait partie. Ce mets, à base d’oignon, de matière grasse, de viande de bœuf, de paprika et de légumes, est considéré aujourd’hui comme la spécialité hongroise par excellence. D’autres types de soupes existent, comme les très consistants főzelék à base de légumes (courge, pomme de terre…), rarement servis dans les restaurants, ou bien encore la soupe aux haricots rouges ( bableves ). A goûter absolument : la soupe de poisson ( halászlé ), dont il existe plusieurs variantes. Elle est souvent présentée dans un petit chaudron, où baigne le poisson, cuit et servi entier. En été, les Hongrois consomment des soupes de fruits froides, comme la meggyleves aux griottes. Succulent !
La Hongrie sert d’excellents foies gras cuisinés, servis en entrée comme en plat principal. Les crêpes salées palacsinta (fourrées au fromage, aux champignons, au fromage frais et à l’aneth) constituent aussi de bonnes entrées en matière.
Enfin, le tableau serait incomplet sans mentionner le zsíros kenyér, cette tranche de pain blanc recouverte d’une couche de saindoux, d’oignon et de paprika en poudre. Ce n’est pas vraiment une entrée, encore moins de la grande cuisine, mais c'est un complément indispensable d'une bonne bière ou d'une pálinka  ! Sans doute le « plat » le plus populaire à égalité avec les lángos , ces beignets plats et ronds. De même le körözött , plus rare, est lui préparation à base de fromage frais de brebis et de vache, qu'on tartine sur du pain et que l'on saupoudre de cumin et de paprika.

Les plats principaux
Les Hongrois se délectent de viandes et de légumes panés ( rántott ) – tout y passe : le camembert, le chou-fleur ( karfiol ), les aubergines… – et consomment par ailleurs beaucoup de plats en sauce, comme le pörkölt , le tokány ou le paprikás (un pörkölt auquel on a ajouté de la crème aigre). En accompagnement on retrouve les galuska , des nouilles maison, ou encore les csusza (plus larges). Le túrós csusza est un plat de pâtes accompagné de fromage frais. Le chou ( káposzta ) est un élément relativement présent, mais moins que dans les pays voisins. Goûtez au töltött káposzta  : plat transylvain de chou farci de viande de porc et de riz, servi avec de la crème aigre. Il n’est pas rare de retrouver des plats de gibier à Budapest aux prix tout à fait raisonnables.
Autre spécialité très répandue : le lecsó . Un plat qui ressemble de près à une ratatouille, les saucisses viennoises ( virsli ) en plus, les aubergines en moins !
Les kolbász et autres salamis sont des immanquables de toute table magyare, plus ou moins relevés de paprika ( csipős signifie pimenté). Rarement proposés dans les restaurants, c’est chez le boucher qu’il faut se rendre pour en manger d’excellents ! En plat principal, une crêpe à la hortobágy (fourrée au ragoût de viande) fait aussi très bien l’affaire.
Pour un pays privé d’accès à la mer, les plats de poissons (d’eau douce) sont étonnamment nombreux. Préparées panées ou cuites au court-bouillon, c’est la perche ( fogás ) et la carpe ( ponty ) qui atterrissent le plus souvent dans les assiettes. Quelques plats issus de la cuisine juive, surtout ashkénaze (comme le cholent – sólet ), ont été intégrés aux classiques de la cuisine hongroise.
Mais la surprise du chef, la voici : les testicules de coq ! Il arrive qu’on en propose dans les restaurants, si, si ! Pas mauvais !
Un petit accompagnement de salade ( saláták ) vient sur demande avec les plats. Il s’agit toutefois rarement de salade verte mais plutôt de chou ou de concombre marinés dans du vinaigre. Méfiez-vous de l’ alma paprika  : du poivron imprégné de vinaigre, difficilement comestible.
Les desserts
En guise de dessert, d’excellentes crêpes ( palacsinta ), fourrées aux pommes, au pavot, aux noix, aux châtaignes, à la confiture, sont souvent proposées.
Les nombreux cafés et pâtisseries offrent tous de succulentes petites douceurs : le beigli (spécialité de pavot ou de noix, typique pour Noël) ; la dobos torta (superposition de six fonds de tarte, fourrés de crème au beurre chocolaté, le tout recouvert d’un glaçage au caramel), le gerbeaud (qui doit son nom à son créateur, le célèbre pâtissier de la place Vörösmarty) est un gâteau très chocolaté ; le krémes (prononcer [crémèche]), gâteau carré composé de crème à la vanille et entouré de deux épaisseurs de pâte feuilletée ; le franciakrémes (même principe avec moitié de crème à la vanille, moitié de crème fouettée et la couche supérieure de pâte feuilletée recouverte d’un glaçage au café ou au caramel) ; le flódni (gâteau hérité de la cuisine juive, sorte de mille-feuille à trois couches, une de pavot, une de noix, une de pommes, et parfois une quatrième, de confiture d’abricot) ; le rétes , qui est l’un des desserts hongrois les plus connus : strudel à pâte très fine, fourrée au pavot ( mákos ), aux noix ( diós ), au túró ou aux griottes. Autres desserts : le túrógomboc (mangé aussi comme plat principal), les somlói galuska et la munkácsy torta (tarte favorite du grand peintre du même nom).
Large friandise, le kürtőskalács (long cylindre de pâte caramélisé, saupoudré de sucre, de cannelle ou de noix) est à tester absolument. C'est le compagnon idéal des festivals et foires en tous genres.

Boissons

Les vins
La viticulture hongroise peut se targuer d’un passé millénaire. Elle est fondée sur les traditions orientales importées par les premiers arrivants magyars, sur le savoir-faire de la viticulture romaine – activité florissante dans l’ancienne Pannonie à l’époque où le Danube constituait une partie de la frontière est de l’Empire – et sur les techniques importées par les colonisateurs venant d’Italie et de Bourgogne. Ces dernières ont été adoptées et adaptées par les viticulteurs hongrois. Depuis 1990, le vignoble hongrois est divisé en 22 régions représentant une superficie actuelle de 150 000 ha pour une production de 4 millions d’hectolitres. Le pays se trouve au point de rencontre entre les climats continental et méditerranéen. Son sol est riche et diversifié, et un nombre important de cépages locaux y sont cultivés. Le tout donne des vins originaux, de bonne qualité, aux arômes subtils. Ci-dessous, les principales régions viticoles hongroises :
Tokaj-hegyalja. Une région viticole unique en son genre, le long de la frontière slovaque, à deux pas de l'Ukraine. La région de Tokaj, berceau de vins royaux, située dans le nord-est, occupe une superficie de 3 km à 4 km de large sur 87 km de long et produit le fameux vin du même nom. Sa teinte dorée et sa saveur unique sont dues à la conjugaison complexe de différents facteurs (nature du sol, climat, cépages, vinification et maturation). Louis XV disait du tokaj qu’il était «  le roi des vins et le vin des rois  ». C’est la fierté de la viticulture hongroise, ce vin doux liquoreux est comparable à un Sauternes, très aromatique. Mais il existe aussi d'autres vins de Tokaj, bien moins sucrés.
Eger. Région viticole située autour de la vieille ville d’Eger, ville baroque dont les caves regorgent du fameux vin rouge l’ egri bikavér ou « sang de taureau ». La légende de ce nom vient d’une histoire qui remonte au XV e siècle, lorsque les puissantes armées turques qui attaquèrent la ville furent repoussées par les troupes locales encouragées par de larges rasades d’egri bikavér que leur versaient les femmes.
Villány-siklós. Nom de la région viticole du sud de la Hongrie. La zone de Villány produit essentiellement des vins rouges, de style bordeaux, tandis que Siklós est plus spécialisé dans les blancs.
Somló. Petite montagne volcanique isolée au nord du Balaton. Vins blancs à base de furmint et de juhfark (queue de mouton). Les vins de Somló ont la réputation d’avoir des vertus génésiques.
Sopron. A l’extrême nord-ouest du pays, proche de la frontière autrichienne, Sopron est connu pour ses vins rouges légers comme le kékfrankos et des blancs doux de style autrichien.
Badacsony. Sur la rive nord du lac Balaton, cette région au sol basaltique donne des vins hauts en arômes. Des vignobles de terrasse se prolongent jusqu’aux rives du lac.
Balatonfüred-Csopak. Au nord-est du lac Balaton, les collines jouissent d’un climat particulièrement chaud, les vins blancs (tramini, muscat, olaszrizling) ont une très forte personnalité, ils sont doux et d’excellente qualité.
Dél-balaton. Située sur la rive sud du grand lac, cette région, au sol sablonneux, produit de bons vins blancs et mousseux.
Szekszárd. Région du centre sud de la Hongrie, réputée pour être productrice des meilleurs et des plus fruités vins rouges du pays. Vins issus de kékfrankos, cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot. Le kadarka, excellent rouge, peut aussi être botrytisé (nemes kadar), il est bon de le laisser vieillir 3 ou 4 ans.

Les cépages

Rouges
Le kékfrankos (vin léger ou corsé suivant la région).
Le kadarka (cépage très répandu).
Le kékoportó (d’une robe pourpre).
Le kékburgundi (pinot noir).
Le nagyburgundi (vin grand bourgogne).
D’autres cépages ont été importés, tels le merlot ou médoc noir, pinot noir et autres cabernets.

Blancs
Le furmint (vin servant entre autres à l’élaboration du fameux tokaji aszú).
Le hárslevelű (« feuille de tilleul », le second cépage du tokaji).
Le zeusz (blanc doux aromatique).
Le tramini et l’ olaszrizling (variantes du gewürztraminer et du riesling).
Le leányka (« petite fille », un vin sec aromatique).
Le szürkebarát (« moine gris », variante du pinot gris).
Le kéknyelű (« tige bleue », aromatique).

Les apéritifs et les digestifs
La fameuse liqueur Unicum est réalisée à partir de plus de quarante variétés de plantes, ce qui lui confère un goût amer inimitable. On dit qu’il faut un an de consommation quotidienne pour s’y faire !
Les eaux-de-vie blanches (abricot, poire, prune, etc), les pálinkas , sont à déguster sans réserve : malgré leur degré d’alcool (40 °), elles se révèlent pleines de saveur et de fraîcheur.
Les bières . Ça n’est pas vraiment la spécialité du pays, mais on peut toujours essayer la Dreher ou la Soproni.
Le Traubi szóda , le Sprite ® de la Hongrie populaire a fait un retour en force ces dernières années !
Citons également le szörp , sorte de sirop parfois fait maison et la limonádé (limonade) très populaire en été.

Recette

Goulache
Ingrédients : 600 g de bœuf (cou ou épaule) • 1 gros oignon • 50 g de matière grasse • 1 cuillère à café de carvi • 1 gousse d’ail • paprika doux • sel • 1 carotte de taille moyenne • 1 racine de persil de taille moyenne • 2 branches de céleri • 400 g de pommes de terre.
Préparation : couper la viande en dés de 1,5 cm de côté environ. Eplucher et émincer finement l’oignon. Faire chauffer la matière grasse dans une marmite de trois litres de contenance, puis y faire fondre l’oignon. Ajouter le carvi et l’ail haché et faire revenir rapidement. Oter du feu, ajouter le paprika et la viande, puis saler. Arroser d’un peu d’eau au besoin. Une fois la viande à mi-cuisson, ajouter les ingrédients restants : les racines coupées en dés, les piments épépinés et taillés en morceaux, la tomate en quartiers et les feuilles de céleri. Ajouter 1,5 l d’eau et laisser mijoter 15 à 20 minutes à feu doux.
Ajouter les pommes de terre épluchées et coupées en dés. Une fois les pommes de terre et la viande cuites, servir très chaud avec du pain blanc hongrois, des piments forts séchés et du kádárka (vin rouge).


Et pour aller plus loin...


TASTE HUNGARY.COM
BUDAPEST
www.tastehungary.com
hello@tastehungary.com
Visites culinaires : 80 € pour une personne, 40 € par personne pour les groupes pour une demi-journée de visite culinaire à Budapest (3-4 heures).

Carolyn Bánfalvi est une spécialiste de la cuisine et des vins hongrois. Elle a publié un livre de référence : The Food and Wine Lover's Guide to Hungary : with Budapest Restaurants and Trips to the Wine Country (2008, Budapest, Park Könyvkiadó). Elle, son mari Gábor, et leurs passionnants guides organisent des dégustations de vins (dans leur propre boutique de vin Tasting Table, voir Shopping – Józsefváros et Ferencváros) et plusieurs visites culinaires guidées dans la ville, le pays, et même dans les pays voisins. Une manière originale et savoureuse de découvrir la Hongrie.

Jeux, loisirs et sports

Disciplines nationales

Bains
La Hongrie est un des pays européens les plus riches en eaux thermales et en bains, et Budapest est incontestablement la plus belle des villes d’eau d’Europe. La richesse des sols de la capitale est telle que leurs eaux curatives suffisent à alimenter la petite quizaine d'établissements de la ville, à raison de 70 millions de litres par jour. Les sources de Buda étaient déjà connues des Celtes, mais ce sont surtout les Romains qui trouvèrent en Pannonie de quoi perpétuer leur tradition thermale.
Dans l’Antiquité comme encore aujourd’hui, les thermes avaient non seulement une fonction curative mais également sociale, au même titre que nos cafés. Seul et unique héritage de l’occupation ottomane, les bains turcs sont aujourd’hui encore les plus beaux établissements de Budapest. Fière de ce patrimoine thermal, la capitale hongroise a ouvert également pour la bourgeoisie de la Belle Epoque les merveilleux bains Széchenyi, Lukács ou Gellért, dans une tout autre ambiance, grandiose et élégante.

Échecs
Contrairement au water-polo hongrois qui se distingue par les performances masculines, la notoriété mondiale de la Hongrie en matière d’échecs est l’œuvre des femmes. Jusqu’à récemment, les échecs étaient une affaire d’hommes. C’était sans compter avec le talent des sœurs Polgár de Hongrie. Zsuzsa a été championne du monde et Judit est considérée comme l’une des meilleures joueuses d’échecs du XX e siècle – elle a arrêté les compétitions internationales en 2014.

Équitation
Ancien peuple nomade, les Hongrois ont gardé un profond attachement aux chevaux. Kisbers, lipizzans, huculs, nonius, furioso North Star sont autant de races que l’on trouve en pays magyar.
Le cheval est resté roi en Hongrie, à tel point que c’est le seul pays d’Europe avec l’Irlande qui n’impose aucune limitation de la pratique en extérieur.
Sur la scène internationale, les Hongrois se distinguent surtout par leurs prouesses en attelage, une performance qui n’a rien d’étonnant lorsqu’on sait qu’ils sont les inventeurs des coches ( kocsi , ancêtres de la diligence).
De nombreuses reconstitutions historiques font montre de leur talent séculaire. Les csikós , gardiens de chevaux, perpétuent cet art ancestral. Les Hongrois apprécient également les courses hippiques.

Football
Maillot rouge, short blanc et bas verts, ainsi se présentent les joueurs de foot hongrois. Grand pays du ballon rond, la Hongrie a été deux fois finaliste de Coupe du monde, en 1938 et en 1954. Dans les années 1950, l'hégémonie de l'équipe hongroise menée par le grand Ferenc Puskás lui vaut les surnoms de « Onze d'or » ou « Magyars magiques » ; son dernier survivant, le défenseur Jenő Buzánszky, est mort en janvier 2015.
Ses deux participations en championnat d’Europe ont valu à la Hongrie la troisième place en 1964 et la quatrième en 1972.
Enfin, le pays est toujours en tête du palmarès footballistique des Jeux olympiques, avec ses trois victoires (1952, 1964 et 1968), sa seconde position en 1972 et sa troisième place en 1960.
Le bilan de ces dernières années est par contre plus que négatif. Qui sait, l'académie de football inaugurée par Viktor Orbán en 2014 ainsi que la batterie de nouveaux stades que le pays construit parviendront peut-être à rectifier le tir...


Ferenc Puskás, la légende du ballon rond magyar

Le footballeur Ferenc Puskás est né le 2 avril 1927 à Budapest. Après avoir été champion de Hongrie à cinq reprises (de 1949 à 1955) et vice-champion du monde avec la sélection hongroise en 1954, Ferenc Puskás intègre le Real Madrid. Il devient le meilleur buteur du club dans les trois compétitions et décroche le titre de « Pichichi » à trois autres reprises. L’ailier gauche du Real de Madrid ne remporta pas que des récompenses personnelles, il fut également cinq fois champion d’Espagne, champion d’Europe à trois reprises et gagna aussi la Copa del Rey et la coupe intercontinentale avant de se lancer dans le métier d’entraîneur.
Il dirigera successivement le Panathinaïkos, l’AEK Athènes et les Chiliens de Colo-Colo. Sa plus belle performance en tant que coach fut une finale de Coupe d’Europe perdue contre le grand Ajax en 1970. Il décède en novembre 2006 des suites d’une longue maladie.

Water-polo
La culture de l’eau a naturellement fait du water-polo un des sports les plus pratiqués en Hongrie, qui reste à ce jour le pays le plus titré au monde devant la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Allemagne, la Russie, la Croatie ou les Pays-Bas. Depuis les années 1930, la Hongrie domine donc cette discipline, avec près d'une dizaine de victoires aux Jeux olympiques et plusieurs autres aux championnats d’Europe. Le water-polo féminin est toutefois largement dominé par les Pays-Bas.

Enfants du pays

Balázs Dzsudzsák
Actuel prodige du ballon rond hongrois, cet attaquant originaire de Debrecen (à l'est du pays) est né en 1986. Sa carrière démarre en 2007 lors d'un match de l'équipe hongroise face à la Grèce. Capitaine de la sélection hongroise lors de l'Euro 2016, il s'est illustré en marquant 2 buts, qualifiant son équipe pour les 8 e de finale (un événement historique). Côté clubs, il a évolué au Debrecen VSC avant de rejoindre le PSV Eidhoven puis le Dynamo de Moscou. Il vient d'être transféré aux Emirats arabes unis, au Al-Wahda FC.

Katinka Hosszú
Surnommée la dame de fer, cette nageuse hors pair n'en finit pas de remporter des médailles et de pulvériser les records mondiaux (200 et 400 m quatre nages en grand bassin...). Elle participe déjà aux Jeux olympiques d'Athènes à l'âge de 15 ans. Aujourd'hui âgée de 27 ans, et entraînée par son mari, l'Américain Shane Tusup, elle arrache 3 médailles d'or aux Jeux olympiques de Rio en 2016 (100 m dos, 200 et 400 m quatre nages) et une d'argent (200 m dos). Katinka a lancé une marque de vêtements à succès du nom d'Iron Lady et son club de natation, Iron Aquatics, a joué le rôle de catalyseur d'une rébellion contre la Fédération de natation hongroise. Et toujours et encore, elle met le cap vers les prochains Jeux olympiques...

Agota Kristof
Agota est née en 1935 en Hongrie. Elle décède à Neufchâtel, en juillet 2011. La romancière quitte son pays d’origine en 1956 pour la Suisse romande où elle vécut jusqu'au dernier jour. Elle travaille à l’usine et rédige des pièces de théâtre avant d’écrire son premier roman (en français) Le Grand Cahier , en 1987. Ce livre sera le premier volet d’une trilogie dont les autres titres, La Preuve en 1989 et Le Troisième Mensonge en 1992 − prix du livre Inter −, seront également publiés au Seuil en France et traduits dans une vingtaine de langues. En 1995, elle a écrit Hier qui prolonge ses questionnements autour du thème de l’identité. Son dernier roman, Où es-tu Mathias ? , fait ressortir les obsessions de l’auteur entre réel, imaginaire, rêve et mort.

Josef Nadj
Né en 1957, à Kanjiža (Magyarkanizsa) ville de Voïvodine (Serbie actuelle), le chorégraphe Josef Nadj vit en France où, depuis 1995, il dirige le Centre chorégraphique d’Orléans. Il a créé à ce jour une bonne quinzaine de spectacles de danse présentés dans le monde entier ainsi que Le Cri du caméléon conçu en 1996 pour les artistes de la promotion du Centre national des arts de cirque, qui a connu un succès mondial. Sa technique d’écriture, construite sur une danse vitale et organique, mêle théâtre, arts plastiques, littérature et musique. Il évoque des thématiques récurrentes comme l’exil, l’évasion, le déracinement, l’angoisse du temps et de l’espace, et ce dans une atmosphère à la fois sombre et grotesque, empreinte d’un imaginaire propre à l’Europe centrale.

Viktor Orbán
Membre fondateur de l’Alliance des jeunes démocrates (FIDESZ), Viktor Orbán se distingua lors de l’hommage public rendu à Imre Nagy et à ses compagnons en 1989. Les paroles franches et porteuses d’espoir de son discours lui valurent la réputation d’excellent orateur. Nommé Premier ministre en mai 1998, à 35 ans, il était le plus jeune à occuper une telle fonction dans l’histoire de la Hongrie. Son écrasante victoire aux élections législatives, en avril 2010 (68 % pour le FIDESZ, soit plus des 2/3 des sièges au Parlement), l'a propulsé Premier ministre – un succès renouvelé à deux reprises, aux élections de 2014 et à celles de 2018 - atténuant ainsi le souvenir amer de sa défaite en 2002. Ardent défenseur des minorités hongroises de l'étranger, de l'intérêt hongrois "menacé par les intérêts étrangers", pourfendeur des banques et du welfare state , sans oublier d'arroser son propre camp au passage (nombreux scandales de corruption), Viktor Orbán est devenu une des figures emblématiques de la droite conservatrice européenne, certains allant même jusqu'à le qualifier de nationaliste.

Ernő Rubik
Dans les années 1970, Ernő Rubik inventa le célèbre jeu Rubik’s Cube. Architecte de formation, il était à l’époque professeur à la faculté des arts appliqués. Travaillant sur une démonstration visuelle pouvant illustrer un objet en trois dimensions, il cherchait un moyen de faire tenir ensemble de petits cubes qu’il marquait de couleurs différentes afin de les distinguer les uns des autres. Le nouveau jouet était d’une telle complexité que même son inventeur eut besoin de plusieurs mois pour trouver la solution. Depuis, le Rubik’s Cube a rejoint le panthéon des jeux de société avec le Monopoly ou les échecs.

Béla Tarr
Béla Tarr, né en Hongrie, commence sa carrière de cinéaste alors qu’il est encore ouvrier. En 1977, il tourne en quatre jours son premier film, Le Nid familial . Il entre ensuite à l’Ecole supérieure de cinéma et de théâtre de Budapest d’où il sort diplômé en 1981. Appartenant à la nouvelle vague du cinéma hongrois, Béla Tarr illustre avec talent l’un des courants de l’école de Budapest, un style résolument tourné vers le social qui ne prend corps qu’après un long travail sur le terrain. En 1994, il crée la surprise avec Le Tango de Satan , un film d’une durée de 7 heures que la critique considère comme une grande réussite. En 2000, Harmonies Werckmeister , son premier film distribué en France, vient confirmer le talent de ce cinéaste. Cinq ans plus tard, il adapte le roman L’Homme de Londres de Georges Simenon au cinéma, sélectionné à Cannes 2007. En 2011, il signe Le Cheval de Turin – ours d'argent à la Berlinale de 2011 – qu'il a déclaré être son dernier opus.

Personnalités françaises d'origine hongroise
De nombreuses personnalités françaises sont d'origine hongroise, parmi elles on compte l'acteur Loránt Deutsch (hongrois par son père), ou encore Béatrice Schönberg (née Béatrice Szabó, de deux parents hongrois) et les personnalités suivantes :

Jean et Michel Drucker
Leur père, médecin juif hongrois, s’est installé en France en 1932. Tous deux sont nés à Vire, dans le Calvados, respectivement en 1941 et 1942. L’aîné, Jean, vrai pro de la télévision, se fait d’abord connaître à l’ORTF, puis arrive à la présidence de RTL, au début des années 1980. En 1987, il est le cofondateur d’une petite chaîne musicale qui monte, M6. Il meurt d’une crise cardiaque en avril 2003. Michel, animateur le plus célèbre du PAF, débute au service sport de l’ORTF. En 1965, il fait sa première apparition à la télévision. C’est le début d’une longue carrière : Champs-Elysées , Tapis Rouge et, aujourd’hui, Vivement Dimanche .

Isabelle Huppert
La belle et troublante comédienne et actrice est d’origine hongroise. Née à Ville-d’Avray (78) en 1953, elle est remarquée en 1974 dans Les Valseuses . Actrice fétiche de Chabrol ( Madame Bovary , La Cérémonie ...), elle aime les rôles durs et psychologiques qui lui permettent de donner la pleine mesure de sa sensibilité ( La Pianiste , de Mickael Haneke, en 2000 qui lui a valu le prix d’interprétation féminine à Cannes). Sa carrière est une succession de choix et de paris, comme celui qu’elle a relevé en 1980 en acceptant de jouer dans Les Héritières , de Márta Mészáros, réalisatrice magyare. Alors que la Hongrie est encore socialiste, la grande Huppert est partie jouer le rôle d’une couturière juive du Budapest des années 1930, aux côtés de Lili Monori.

Michel Jonasz
Né le 21 janvier 1947, à Drancy, il est issu d’une famille d’origine juive hongroise. A l’âge de 15 ans, il quitte l’école et se découvre une profonde passion pour la musique. Il est d’abord pianiste dans le groupe Kenty, puis fonde King set. A la fin des années 1960, il entame une carrière solo et connaît un vif succès avec des titres comme Super nana ou Dites-moi .

Mathieu Kassovitz
Le célèbre acteur et réalisateur français est d’origine hongroise par son père, Peter, lui aussi réalisateur ( Jakob le menteur , en 1999). Sa mère évolue également dans le monde du cinéma en tant que monteuse. Difficile donc pour le jeune Matthieu d’échapper à sa vocation. Il se fait connaître comme réalisateur en 1993, avec Métisse , crée la surprise en 1995 avec son film coup-de-poing, La Haine, et confirme son talent en 2000 avec l’adaptation des Rivières pourpres . Matthieu Kassovitz aime également être dirigé ; tout le monde se souvient du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain . Il joue également dans le film de Spielberg, Munich (tourné en partie à Budapest), et a récemment réalisé Babylon A.D , une adaptation de Babylon Babies (d’après l’œuvre de Maurice G. Dantec) sorti fin août 2008. Sa toute dernière œuvre cinématrographique, L'Ordre et la morale , évoque les Kanaks de Nouvelle-Calédonie. En 2019, il était à l'affiche du film Le Chant du loup d'Antonin Baudry.

Paul et Nicolas Sarkozy
Sárközy est un nom de famille très répandu en Hongrie. Le père de Nicolas s’appelait à l'origine Pál Nagy-Bocsai Sárközy. Né en 1928 à Budapest, Pál, enfant de la haute société, doit quitter dans l’urgence son pays en 1946, confronté à un choix de vie soviétique : la prison ou l’engagement « volontaire » dans l’armée. Il fuit donc vers l’Allemagne d’où, sans le sou, il rejoint la France et s’engage dans la Légion étrangère, qui raccourcit son patronyme en Pal Sarkozy. L’éducation et le charisme de cet apatride lui ouvrent les portes de la bonne société parisienne. Il rencontre et épouse une fille de médecin, devient Paul Sarkozy, mais refuse la nationalité française qu’il ne se sent pas prêt à assumer. Il aura trois fils avec Andrée, dont Nicolas en 1955. Fantasque et inconstant, Paul Sarkozy quittera le foyer et se mariera encore trois fois, d’où autant de divorces. Nicolas grandira auprès de sa mère, avec un autre immigré comme substitut paternel : son grand-père, Benedict Mallah, juif de Salonique converti au catholicisme et... au gaullisme. En 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République française, un président omniprésent et hyperactif qui ne sera pas reconduit au terme de son mandat 5 ans plus tard. En 2016, il quitte la tête de l'UMP en vue des présidentielles de 2017. Perdant, il se retire à nouveau de la vie politique.
BUDAPEST


BUDAPEST - Lever du soleil sur Budapest.
© photo.ua – Shutterstock.com

Budapest


Budapest - Entrée de la station Bajza utca, métro de Budapest.
© Jakatics – iStockphoto

Budapest, cité danubienne, est une des plus belles capitales d’Europe, et ce n'est plus un secret ! Sa réputation n’est pas usurpée, le cliché pas volé. Côté Buda, la colline du Château toute crénelée par le Bastion des pêcheurs exhibe fièrement l'édifice des anciens palatins hongrois. La statue de l’évêque Gellért, précipité du haut de la colline dans le Danube par des Hongrois un peu trop rebelles au XI e siècle, veille sur Buda, la croix brandie en direction de Pest, qui s’en moque éperdument, de l’autre côté du fleuve.
Budapest n’est pas seulement double, ni même triple, composé de Pest, de Buda et d’Óbuda, rassemblés en une entité à la fin du XIX e siècle. Si, géographiquement, les choses sont bien marquées, le caractère de la ville apparaît multiple, changeant : entre vitalité et langueur, entre acquiescement sans réserve du présent et conscience parfois douloureuse du passé. C’est en partie cette identité toujours mouvante qui rend la capitale hongroise si fascinante. On la parcourt comme en en cherchant les clés, le regard perdu face aux vitres opaques des nouveaux centres commerciaux. Qu'ils paraissent loin les néons blafards des enseignes de l'époque communiste… Et pourtant…
Mais c’est dans les cours intérieures que le cœur de la ville semble véritablement battre. Elles sont ici rarement fermées : chacun peut en pousser la porte. Jardins secrets dissimulant de magnifiques cages d’escalier en fer forgé, bric-à-brac collectif, business centers ou bars improvisés, elles donnent un puissant sentiment d’intimité à la ville et sont autant d'invitations à passer derrière le somptueux décor des façades des grands boulevards.
À l’opposé de Vienne, la grande sœur un peu ennuyeuse avec qui les histoires de famille ont été réglées, Budapest surprend. Vendeuse de légumes tsigane criant, à qui voudra bien l’entendre, le prix de sa marchandise, serveuse à la chevelure bicolore blond-brun et au bronzage surnaturel ou grande dame à l’élégance certaine, mais qui se néglige un peu, la Perle du Danube se contemple dans ses propres flots, pour mieux rire de la contemporanéité de ses reflets.


Les immanquables de Budapest

Parcourir la ligne de tram n° 2 , au départ du pont Szabadság (Pest centre) – tout près du splendide marché central de Pest (Vásárcsarnok) – jusqu’au terminus Jászai Mari tér. Vous longerez le Danube, passerez devant l’Académie des sciences et derrière l’immense Parlement néogothique... Pour peu que le soleil fasse scintiller le fleuve, vous n’êtes pas prêt d’oublier le spectacle !
Se rendre au mont Gellért après avoir arpenté le quartier du Château et parcouru le Bastion des pêcheurs (Buda), entamer l’ascension de la citadelle pour prendre de la hauteur et admirer le panorama qui s’offre à vous !
Entrer dans l’un des trois plus beaux sites religieux de la ville : la basilique Saint-Etienne (Pest centre), l’église Mátyás (colline du château, Buda), et la grande synagogue (Pest centre), la deuxième plus grande du monde après celle de New-York.
S’adonner aux joies des bains  : bains Gellért (Buda), Széchenyi (Pest centre), Lukács (Buda), Véli Bej (Buda) ou les bains turcs Rudas et Király (Buda). Plus qu’un moment de délassement, vous y découvrirez un art de vivre !
Sortir en été dans les bars et boîtes en plein air le long du Danube ou dans les kert , tous les styles y sont représentés. Et pour se remettre des fatigues d’une journée bien remplie ou d’une soirée bien arrosée, retournez aux bains le lendemain. En hiver, cap sur l’Opéra (Pest centre), les salles de concerts, les somptueux cinémas (Uránia, Puskin), les théâtres…
Marcher entre quartier juif et « tsigane » (Pest centre ; Józsefváros, Ferencváros) et se laisser aller hors des grands axes, là où Budapest exhibe sa vraie beauté, proche de l’effondrement.
Se frotter au Budapest du siècle d'or dans ses prestigieux cafés rénovés et/ou faire une pause gourmande dans une des mythiques cukrászda (pâtisseries) de la ville.
Parcourir l’île Marguerite , piquer une tête dans ses bains et piscines, voire dans un bras mort du Danube à Kopaszi gat.
Arpenter l'avenue Andrássy (Pest centre), le nez en l'air pour mieux admirer les porches des Champs-Elysées budapestois.
Déambuler dans le parc des Statues (Buda, en dehors du centre), au milieu des imposantes figures de la Hongrie communiste.

Quartiers


Quartiers - Les quartiers
Budapest comprend 23 arrondissements ( kerület ) portant chacun un nom historique. Les deux chiffres du milieu des codes postaux désignent systématiquement l’arrondissement.
Ainsi, les codes « 1056 Budapest » et « 1116 Budapest » indiquent respectivement que les adresses se situent dans les 5 e et 11 e arrondissements. Prenez garde à l’arrondissement car Budapest est une ville où coexistent plusieurs rues du même nom. Il y a, par exemple, une Fő utca dans les 2 e et 19 e arrondissements… De même Váci utca et Váci út ne sont pas du tout situées au même endroit. Ne pas confondre non plus Vörösmarty tér et Vörösmarty utca…
Pour des raisons de clarté, nous avons décidé de mentionner l’arrondissement en chiffre romain et de systématiquement préciser l’arrêt le plus proche en transports en commun.
Tous les quartiers de la ville ne sont pas à explorer lors d'un court séjour, certains ne sont que résidentiels (villas ou HLM), et sont très excentrés.
Seuls les quartiers centraux de Pest et de Buda sont passés en revue dans ce guide à travers une sélection d’établissements. Pour ce qui est des quartiers, le classement se fait selon une nomenclature (4 grands quartiers) qui regroupe à plusieurs arrondissements historiques de Budapest.


2011, l'année des changements... de noms !

La mairie de Budapest étant passée à droite en octobre 2010, pour la première fois de son histoire post-communiste, avec l'élection d'István Tarlós (candidat conversateur sans étiquette, alors officiellement soutenu par la coalition FIDESZ-KDNP), il fallait s'attendre à quelques changements.
En quelques mois, ce n'est pas moins d'une trentaine de places, rues et arrêts de tram et métro qui ont été renommées en 2011. Trois places majeures ont ainsi été rebaptisées :
Moszkva tér (place Moscou, II e – XII e arrondissements) devient Széll Kálmán tér.
Roosevelt tér (près du pont des Chaînes côté Pest, V e arrondissement) a donné naissance à Széchenyi (István) tér.
Köztársaság tér (VIII e arrondissement) – soit la place de la République – devient place Jean-Paul II (János Pál Pápa tér). Libre à chacun d'interpréter comme il l'entend la décision du conseil municipal...
Les stations de métro et de tram József körút et Űllöi út portent désormais le nom unique de Corvin negyed.
Baross utca, Stadionok (tram 4, 6 ; métro 3) deviennent respectivement Harminckettesek tere, et Puskás Ferenc Stadion.
Les ponts ne sont pas épargnés : le Lágymányosi híd devient ainsi Rákóczi híd.
Elvis Presley a aussi obtenu sa place à Buda !
Notez que les Budapestois... ainsi que Google Map et autres cartes n'ont pas encore bien intégré ces nouveautés.

Pest centre


Pest centre - Le tramway de Budapest.
© Gérard MARION
Ce quartier désigne le noyau central de Pest. Il est constitué de cinq arrondissements.
Le Belváros (V e arrondissement), c’est le noyau central de Budapest. C'est aussi l'un des arrondissements le plus riche de la ville. Le quartier prend son essor au XIX e , au moment où Pest devient la capitale économique du pays. Délimité par l’ancienne forteresse médiévale dont les murs ont aujourd’hui disparu, il reste le quartier le plus fréquenté des touristes (une rue attenante à la rue Váci a même été baptisée « Shopping Street », comme pour mieux répondre au besoin des chalands étrangers). La délicieuse promenade (korzó ), le long du Danube, permet d’admirer le pont des Chaînes et le château de Buda. Sans oublier toutes les petites ruelles au charme tout magyar : Szerb utca, Bástya utca, Veres Pálné utca et la longue rue Október 6, refaite à neuf et presque entièrement piétonne.
Lipótváros (V e arrondissement également) doit son nom, comme tous les anciens faubourgs de la ville, à un membre de la famille royale des Habsbourg. Le quartier Léopold se développa plus tard que ses voisins, à la fin du XVIII e siècle. Dès le milieu du XIX e siècle, cette partie du V e arrondissement devint le quartier des ministères, des banques et des administrations qui y sont toujours : le quartier, en partie résidentiel, est plutôt vide le week-end, à l'exception de Szabadság tér, une délicieuse place qui a pris son essor. On y retrouve quelques-uns des plus grands monuments de Budapest : le Parlement, la basilique Saint-Etienne, l’Académie des sciences ou encore le palais Gresham.
Erzsébetváros (VII e arrondissement), ancien faubourg de Pest ; le quartier Elisabeth a accueilli le tout premier cinéma de Budapest. La tradition perdure, on en trouve maintenant de nombreux autres, au même titre que des dizaines de petites boutiques, de restaurants et de bars. La partie sud d’Erzsébetváros comprend le cœur de l’ancien quartier juif, autrefois faubourg de Pest, devenu quartier central regroupant la communauté juive de Pest au XIX e -XX e siècle. C’est entre Király utca, Akácfa utca et Dohány utca que furent parqués les 220 000 juifs de Budapest, dans les murs du ghetto durant la Seconde Guerre mondiale. Si la communauté juive budapestoise revit actuellement (on dénombre environ 80 000 personnes), elle est cependant bien moindre que celle d’avant-guerre ; nombreux sont les édifices aujourd’hui à l’abandon. Un lieu de mémoire en somme, propice à la découverte de la ville qui nous livre ses ruelles pavées, ses synagogues, ses superbes façades, ses cours intérieures, ses passages en attente de restauration (ou déjà restaurés) et sa vie nocturne intense. Les rues Király, Kazinczy (refaite à neuf) et les alentours d’Oktogon sont animés, de jour comme de nuit. Au-delà du körút (le grand boulevard où circulent les trams 4 et 6), l'arrondissement s'étend jusqu'à rejoindre Városliget (le XIV e ), soit le Bois-de-la-Ville : le quartier devient résidentiel et non plus festif.
Terézváros (VI e arrondissement), situé dans le prolongement nord-est d’Erzsébetváros, vit à un tempo autrement plus effréné. Habité par des commerçants et des artisans, il devient dans les années 1830 le plus grand faubourg de Pest. Depuis la fin du XIX e siècle, il est traversé par un des grands boulevards du même nom (Teréz körút), où triomphent quelques témoignages de l’architecture classique et impériale. L’activité débordante du boulevard, de la ravissante place Liszt, du croisement à Oktogon, en fait un quartier dynamique et jeune. Les Champs-Elysées de Budapest, Andrássy út, mènent de Deák tér à la place des Héros et annoncent le Bois-de-la-Ville (Városliget).
Városliget , « le bois de la ville » (XIV e arrondissement), est l'aboutissement de l'avenue Andrássy. Ancienne réserve de chasse, offerte à la ville par Léopold I er , elle devient jardin public en 1799 (ce qu’elle est toujours). C’est là que les familles de Budapest viennent passer leur dimanche et c'est là aussi qu'on vient goûter aux délices des bains (Széchenyi). A l’occasion des fêtes du Millénaire en 1896, Városliget s’est vu doter du château de Vajdahunyad et de la place des Héros, la plus imposante de Budapest. Ce sera, à l'horizon 2021, un haut lieu culturel avec l'implantation de plusieurs musées.
Újlipótváro s (XIII e arrondissement), situé au nord de Pest, longeant le Danube. C'est, comme son nom l’indique, le nouveau (új) quartier ( város  : « ville ») de Léopold (Lipót), petit-fils de l’impératrice Marie-Thérèse. Ujlipótváros était avant-guerre le quartier de la bourgeoisie juive. De beaux immeubles des années 1930 donnent sur l’île Marguerite, notamment au niveau de Szent István Park. Újlipótváros est animé d’une véritable vie de quartier, principalement dans les rues Pozsonyi, Visegrádi, Hollán Ernő, sans oublier le très populaire marché de Lehel tér.

Józsefváros et Ferencváros
Ces deux quartiers situés à l'est de Pest sont bien plus étendus que les arrondissements précédents. Leurs rues proches du centre-ville pestois (musée national pour l’un, place Kálvin pour l’autre) sont les parties émergées d’un iceberg urbain plein de curiosités, qui vit une mue accélérée grâce à l'afflux de fonds européens notamment.
Józsefváros (VIII e arrondissement) est un quartier fort en contrastes, un des plus intéressants de Budapest, souvent négligé des visiteurs. Il tient son nom de l’empereur Joseph II. Anciennement bourg agricole, il ne s’urbanise qu’au début des années 1800. Partagé en deux par l’imposant József körút, le 8 e arrondissement est constitué du quartier dit « tsigane », au nord de József körút, plutôt défavorisé, et du quartier étudiant, doublé du quartier des hôtels particuliers – ce qui lui vaut le nom de « quartier des palais » ( palotanegyed ) – au sud du boulevard. Les deux se rejoignent sur Blaha Lujza tér, le cœur un peu décrépi du quartier (qui se fait de plus en plus reluisant !). Plus à l’ouest, la gare Keleti est une curiosité architecturale désormais rénovée. Les nombreuses universités (dont l’université ELTE située sur le Múzeum körút) et la bibliothèques Szabó Ervin ont favorisé une concentration de cafés et de bars qui rendent les alentours gais et plaisants.
Au sud de Józsefváros, Ferencváros (IX e arrondissement) a vu ses premières maisons s’édifier dans les années 1760. Le Ferenc körút qui le traverse constitue le dernier tronçon qui mène au Danube. Le quartier s’est paupérisé depuis le début de son agencement, au moment où la construction du Parlement a fait pencher la balance des beaux quartiers vers Lipótváros et Buda. Il vit un certain renouveau aujourd’hui. On y trouve une artère touristique majeure : la rue Ráday, le grand marché, ainsi qu’un des plus somptueux édifices Art nouveau, le musée des Arts décoratifs. Signalons aussi la présence remarquable de MÜPA et du nouveau théâtre national au pied du pont Rákóczi. Balna, une construction moderne en forme de baleine récemment inaugurée, vient s'ajouter à l'offre gastronomique et artistique du quartier.
Et bien plus loin au sud des deux quartiers précédents, se trouvent Kőbánya et Kispest (X e et XIX e arrondissements). Kőbánya et Kispest raviront les explorateurs urbains ou quiconque aurait envie de voir la vraie vie quotidienne hongroise et quelques autres trésors bien cachés. La spécialité de Kőbánya, ce sont ses tuileries et briqueteries, ainsi que son usine à bière (Dreher). Quartier industriel de l’est de Budapest depuis le XIX e siècle, Kőbánya a conservé son caractère ouvrier, ses HLM des années 1970. A l’instar de Kőbánya, Kispest (plus au sud, sur la route de l'aéroport) est un quartier ouvrier, comme en témoigne la très belle cité-jardin Wekerle-telep construite à partir de 1908. Le marché aux puces d'Ecseri (éloigné) est l’occasion d’aller à la pêche aux antiquités.

Île Marguerite et Óbuda
En face d’Újlipótváros (Pest centre, XIII e arrondissement), auquel elle est reliée par le pont Árpád, Margitsziget (l'île Marguerite), bout de terre posée au milieu du Danube, fait la jonction entre Pest et Buda. L’île Marguerite est le poumon de la ville : elle est entièrement piétonne (sauf passage de deux lignes de bus) et agréable en toute saison, surtout quand il fait beau ! En été, on vient aussi y faire la fête jusqu’à l’aube.
Óbuda (III e arrondissement) fait face à l'île Marguerite, côté Buda. On rejoint Óbuda en continuant à parcourir le pont Árpád depuis Pest (ou en traversant le pont Marguerite, plus en aval). C'est la partie la plus ancienne de la ville. Les Romains y fondèrent la cité d’Aquincum, en 20 av. J.-C, dont il reste d’importants vestiges, notamment deux amphithéâtres. Óbuda c’est aussi quelques musées qui méritent bien une halte dans ce quartier un peu excentré, partiellement défiguré par de grandes barres d’immeubles, issues du régime communiste. Paradis des cyclistes et des escapades du dimanche, c’est sur la grande île d’Óbuda (Óbudai – Hajógyári sziget), autrefois chantier naval, qu’a lieu chaque année, en été, le fameux festival Sziget.

Buda


Buda - Vue sur Buda depuis la terrasse d'un café du Bastion des pêcheurs.
© Wangyangcn – iStockphoto
Situé rive droite du Danube, au sud d'Óbuda, Buda comprend quelques arrondissements principaux référencés ci-dessous ainsi qu'une multitude d'autres d'un intérêt mineur (non listés ici).
Várhegy (I er arrondissement) soit la « colline du Château ». Elle ne mesure que 1 500 m de long et 500 m de large. Ce n’est qu’après l’invasion mongole en 1241 que la cour du roi Béla IV délaissa Pest et Óbuda, trop endommagés, pour les 500 m de hauteur de la colline afin de se mettre à l’abri de nouveaux assauts. La ville se développa, un château y fut érigé. Hélas, il fut presque entièrement détruit à la suite des invasions turques. Rebâti dans l’esprit baroque du XVIII e siècle, c’est ainsi que se présentent désormais le château et ses alentours immédiats : façades bourgeoises jaunes, vert pistache ou roses. Un vrai bonheur que de se promener dans le dédale de ses rues pavées, entre l’église Mátyás et les deux musées « royaux » (la galerie nationale devrait néanmoins déménager au Bois-de-la-Ville d'ici 2021). Un plaisir partagé puisque c’est aussi un des endroits les plus visités de Budapest !
Széll Kálmán tér ex-Moszkva tér (II e arrondissement) est à Buda ce que Blaha Lujza est à Pest, à savoir un quartier populaire, au charme propre qui ne saute pas aux yeux. Rien à voir avec les élégantes villas de la très paisible « Colline des Roses » (Rózsadomb, II e arrondissement également) plus au nord. C’est au derviche turc Gül Baba, dont on peut visiter le mausolée, que l’on doit l’introduction de la culture de la célèbre fleur dans le quartier. Turcs toujours, les bains Lukács, Veli Bej et Király comptent parmi les plus authentiques de la ville.
Gellérthegy (XI e arrondissement) est un quartier nommé en l'honneur du précepteur du fils d’Etienne (István), soit le bénédictin Gérard (Gellért). Il eut à subir en 1046 la révolte des Hongrois, qui, forcés de se convertir au christianisme, le précipitèrent du haut de la colline. On peut accéder à la citadelle par le parc Jubileumi et redescendre par les petits chemins jusqu’au pont Erzsébet en passant par le monument Szent Gellért. Du haut du mont Gellért, la vue sur Budapest et le Danube est éblouissante. Les bains Art nouveau, en bas du mont – rattachés au célèbre hôtel Gellért –, sont un lieu de relaxation de toute beauté. Les alentours de Kosztolányi Dezső et Móricz Zsigmond tér (plus loin) sont dévolus aux étudiants (présence de plusieurs facultés et écoles supérieures).
Entre le mont Gellért et la colline du château, deux quartiers, Tabán (I er arrondissement) et Krisztinaváros (I er –XII e arrondissements), forment une vallée étroite. C’est au XVII e siècle que Tabán emprunta son nom à la langue turque tabágháne (« ateliers des tanneurs »). Les tanneurs ont depuis disparu et le quartier héberge un parc ainsi que les splendides bains Rácz, bains turcs et bains du XIX e siècle réunis sur un seul site (leur réouverture est retardée depuis plusieurs années)… Les bains Rudas, thermes authentiquement ottomans, sont situés à proximité dans le quartier de Víziváros (II e arrondissement), au-delà du pont Erzsébet. Le quartier de Krisztina doit son nom à l’une des filles de Marie-Thérèse d’Autriche et ne commença à se développer qu’en 1750 pour véritablement prendre son essor au début du XX e siècle avec la construction du boulevard Krisztina, contournant la colline du château en arc de cercle.

Se déplacer


Se déplacer - Les transports de Budapest
Budapest est une ville facile à parcourir et très bien desservie par les transports en commun. Par ailleurs la cité magyare compte un petit nombre de transports uniques en leur genre comme le funiculaire de la colline du château, le train à crémaillère (Buda), le train des enfants et le télésiège parcourant les collines de Buda.


Abécédaire de survie urbaine

állomás  : gare (végállomás : terminus).
belváros  : centre-ville.
domb  : colline.
fasor  : allée
hegy  : mont/ colline.
híd  : pont.
jegy  : ticket.
kert  : jardin.
körút (abréviation « krt. ») : boulevard.
köz  : ruelle.
központ  : centre (-ville)
megálló  : arrêt (de bus).
negyed  : quartier.
pályaudvar (« pu. ») : gare.
rakpart (« rkp. ») : quai.
sétány  : allée.
szám  : numéro.
sziget  : île.
tér  : place.
udvar  : cour.
út  : avenue (ou route).
utca (« u. ») : rue.
villamos  : tramway.
vonat  : train.

L'arrivée
On peut arriver à Budapest par la terre (bus, voiture, trains...), les airs (avion) et par voie fluviale (via le Danube).

Avion
Depuis 2011, le seul aéroport de Budapest a connu quelques modifications d'importance.
Il s'appelle officiellement Ferenc Liszt (et non Ferihegy, lieu-dit qui prévalait jusqu'alors), ce qui n'empêche pas les Budapestois l'appeler encore et toujours Ferihegy.
Le terminal 1, réservé aux vols low-cost a fermé définitivement en juin 2012 , suite à la faillite de la compagnie nationale hongroise : MALEV (dissoute). Depuis, tous les vols atterrissent et décollent depuis le terminal 2, accessible en bus. Le train ne permet pas de s'y rendre directement.


AÉROPORT LISZT FERENC (LISZT FERENC NEMZETKÖZI REPÜLŐTÉR BUDAPEST AIRPORT, FERIHEGY)
Ferihegy
✆ +36 1 296 7000
www.bud.hu/english
info@bud.hu
L’aéroport est à 20 km du centre-ville.

L’aéroport de Ferihegy (lieu-dit) porte désormais le nom de Franz Liszt (Liszt Ferenc). C'est l'unique aéroport de Budapest, et qui ne comprend plus qu'un seul terminal en opération divisé en deux parties (2 A, B), reliées par une passerelle piétonne commerciale (le Sky court) accessible aux voyageurs uniquement.
Le terminal 2A accueille la plupart des vols arrivant de France, de Belgique ou de Suisse comme ceux d'Easyjet, Air France, Ryan Air ou Transavia.
Des bureaux de change – taux très peu avantageux – et distributeurs de billets se trouvent dans les halls d’arrivée des terminaux. Il y a aussi deux bureaux d’information touristique ( Tourinform ) aux terminaux 2A et 2B.
La BKK, la société de transport budapestois, dispose d'un office à l'aéroport à la sortie du terminal 2A, ouvert de 9h à 22h tous les jours, on s'y procure tous les tickets du marché (à l'unité, carnet de 10, pour 24 ou 72 heures, abonnement hebdomadaire, ticket pour le 100E...). La Budapest card est en vente aux bureaux du Tourinform.
Cinq possibilités pour rejoindre le centre de Budapest, de la plus coûteuse à la plus économique.
Les taxis vous conduisent au centre de Budapest en 40 minutes et plus selon le trafic. Il n’y a qu’une seule compagnie autorisée à disposer d'une flotte à l’aéroport : Fő taxi (www.fotaxi.hu, ✆ 06 1 222 2222 ou +36 1 222 2222 depuis l'étranger). Des hôtesses vous remettent un coupon avant d'accéder à votre taxi. Les prix sont fixes : environ 7 200 Ft (26 €) pour le centre-ville (plus cher si vous allez plus loin).
Navette minibus (MiniBud – www.minibud.hu). Presque aussi simple que le taxi et moins cher si vous êtes seul(e) (mais beaucoup plus cher que le bus direct !), il vous conduit à l’adresse que vous indiquez. Réservez 24 heures à l’avance votre trajet sur Internet ou sur place à l’aéroport. Il faut attendre que le minibus soit plein pour partir ou attendre qu’il revienne (max 15 minutes d'attente). La course coûte environ 4 900 Ft par personne. Vous pouvez les joindre en anglais au ✆ +36 1 550 0000 et dans leurs bureaux aux divers terminaux (24h/24n).
Budapest direct 100E. Une navette municipale relie désormais l'aéroport au centre-ville en 30/40 min (un bus toutes les 30 min de 5h à 1h20 de l'aéroport, de 3h40 à 0h40 depuis Deák Tér). Aucun arrêt intermédiaire et deux arrêts dans le centre : Kálvin tér et Deák tér. Coût du ticket : 900 Ft. En vente dans les automates et auprès du chauffeur. Aucun abonnement ni carte de Budapest valables à bord.
Bus 200E et métro 3  (temps de trajet au total : compter 50 minutes / 1 heure). Il est possible de rejoindre Budapest depuis le terminal 2 via le bus 200E, direction Kőbánya-Kispest (terminus), de 5h à 1h15 du matin environ (un bus toutes les 10 minutes, la nuit, bus de nuit depuis l'aéroport une fois par heure : prendre le 900 jusque Bajcsy-Zsilinszky út puis bus de nuit 950 ou 950 A vers le centre-ville). Vous pouvez aussi acheter votre ticket dans le bus, pour 450 Ft. Une fois arrivé à Kőbánya-Kispest, montez à l'étage du centre commercial et prenez la passerelle piétonne pour rejoindre le métro 3 jusqu’à Deák tér, en plein centre-ville (ou autre station). N'oubliez pas de composter un deuxième ticket pour cette section-là (ou utiliser un billet combiné dit "vonaljegy").
En train  : avertissement ! Cette solution était surtout pratique du temps où fonctionnait le terminal 1, ce qui n'est plus le cas. Mais il existe toujours une ligne directe Ferihegy Terminal 1–Nyugati pályaudvar (gare de l’Ouest, très centrale), les trains en provenance ou en direction de Szolnok-Cegléd et au-delà s’y arrêtent, le trajet prend 20 minutes. La gare de Ferihegy se trouve juste en face de l'arrêt du bus 200E, qui continue vers le terminal 2. Comptez un train toutes les 25 minutes environ de 5h à 23h30 pour 650 Ft environ. Ne pas prendre de train Intercity qui coûte beaucoup plus cher. Pour consulter les horaires : elvira.mav-start.hu


AIR FRANCE
Aéroport Liszt Ferenc
Terminal 2A
✆ +36 1 429 2244
www.airfrance.com
Standard téléphonique du lundi au vendredi de 8h à 20h (en anglais) et de 9h à 17h30 le week-end. Comptoir à l'aéroport au terminal 2 A, avant les vols Air France.

On y parle surtout anglais.

Train
Il y a trois grandes gares internationales à Budapest, toutes sont dotées de consignes.
Les trains express en Hongrie sont appelés « Intercity » et indiqués par l’abréviation IC. Climatisés, il faut payer la réservation en supplément, elle est obligatoire si vous voulez prendre place à bord des voitures plus confortables. Il n'est pas rare que les trains aient généralement 10 à 20 minutes de retard à l'arrivée.
Réductions. Les jeunes de moins de 26 ans, ressortissants de l’Union européenne, ont droit à 33 % de réduction sur tous les trajets les vendredis (à partir de 10h), samedis et dimanches (jusque minuit), sauf week-ends fériés. Les plus de 65 ans voyagent gratuitement dans les trains et tous les bus hongrois y compris municipaux. Les enfants entre 6 et 14 ans bénéficient de 50 % de réduction ainsi que les étudiants en Hongrie (les étudiants internationaux peuvent y avoir droit selon la clémence du contrôleur sur présentation de leur carte nationale, carte ISIC généralement refusée).
Les billets de train s’achètent dans les gares (queue à prévoir) ou dans les agences de la Máv dont la principale est sur József Attila utca 16 (M° 1, 2, 3 : Deák tér) à Budapest, ouverte en semaine de 9h à 18h. On ne peut pas acheter son ticket dans le train et les contrôles à bord sont systématiques.
Les tickets de métro s’achètent dans les stations : n’essayez surtout pas de fraudrer et gardez votre ticket jusqu'à la sortie à l'air libre !
Les trois gares sont toutes desservies par les lignes de métro 2 ou 3 qui mènent au centre de Budapest, à Deák tér, croisement des trois lignes de métro. Le métro n’est pas toujours accessible depuis la gare, il faut en sortir et marcher 30 mètres environ, pas toujours évident à trouver. Les voies ferroviaires d'une même gare sont parfois notoirement éloignées les unes des autres, attention aux départ précipités ! Les départs sont souvent affichés en jaune ( induló vonatok ), les arrivées en blanc ( érkező vonatok ).
Les vélos peuvent être transportés dans la plupart des trains normaux (non Intercity), dans le compartiment indiqué – soit dans la première soit dans la dernière voiture (s'adresser au chef de gare) – pour environ 800 Ft (proportionnellement au trajet effectué, ticket à demander en sus au guicher). Dans certains Intercity, il est impossible de transporter son vélo. Se renseigner sur le site Internet de la MÁV.


GARE DE L’EST (KELETI PÁLYAUDVAR)
Baross tér.
M° 2, 3 : Keleti pályaudvar.
Guichet pour les destinations internationales ouvert tous les jours jusque minuit.


GARE DE L’OUEST (NYUGATI PÁLYAUDVAR)
Teréz körút, Nyugati tér.
M° 3, trams 4, 6 : Nyugati pályaudvar.


GARE DU SUD (DÉLI PÁLYAUDVAR)
Krisztina körút 37/a
M° 2 : Déli pályaudvar.


MÁV MENETJEGYIRODA
József Attila utca 16
✆ +36 1 3 49 49 49
www.elvira.hu
M° 1, 2, 3 : Deák tér.
Agence ouverte en semaine de 9h à 18h.

MÁV est la compagnie ferroviaire nationale hongroise. Informations nationales et internationales au téléphone ou sur le site en anglais (très utile). Les billets de train s’achètent dans les gares ou dans les agences de la Máv dont la principale est sur József Attila utca 16 à Budapest.

Bus


GARE ROUTIÈRE (INTER) NATIONALE DE NÉPLIGET / NÉPLIGET NEMZETKÖZI AUTÓBUSZ-PÁLYAUDVAR
Üllői út 131
/ Könyves Kálmán Körút 131, IX e arrondissement
✆ +36 1 219 8086
www.volanbusz.hu
info@volanbusz.hu
M° 3 : Népliget (sortie « Autobuszpályaudvar » ou « Autobuszallomás »).
Guichet international : du lundi au vendredi de 6h à 20h, week-end (et jours fériés) de 6h à 17h. Si le guichet national est fermé on achète son ticket dans le bus directement.

La quasi-totalité des départs des bus (lignes nationales ou internationales) s’effectuent à Népliget.
Il existe cependant une autre gare routière desservant les villes de la courbe du Danube à Árpád híd (Árboc utca 1-3, à Pest. M°3 : Árpád híd) idem pour la gare de Újpest Városkapu autóbusz-állomás (M° 3 : Újpest Városkapu). Il y a également une gare à Kelenföld pour se rendre à Etyek et enfin une troisième près du Stade Puskas (M° 2 Puskás Ferenc Stadion) pour rejoindre le nord-est. Dans les deux premiers cas de figure, prendre directement le métro 3 pour le centre-ville (Deák Ferenc tér). Pour les horaires des bus à l’intérieur de la Hongrie, consulter www.menetrendek.hu (en hongrois uniquement mais facile à utiliser, dans «  honnan  » taper la ville de départ et dans «  hova  » : la ville où vous vous rendez).


VOLÁNBUSZ
www.volanbusz.hu
info@volanbusz.hu

De nombreuses destinations, dont la France (Paris et province), la Belgique et la Suisse, sont desservies par la Volánbusz et son partenaire Eurolines. Achats des tickets en ligne ; à la gare routière de Népliget et dans les agences de voyage.

Bateau


BATEAUX BKV (HAJÓJÁRAT)
www.bkk.hu
bkv@bkv.hu
Les tickets ordinaires ne sont pas valables, se procurer un hajójegy en guichet ou auprès du conducteur (750 Ft, 550 Ft pour les enfants). Plusieurs bateaux par jour de 8h à 19h30/20h circulent toute l'année sauf conditions climatiques extrêmes.

La BKK opère aussi sur des bateaux. En l’occurrence, il ne s’agit pas d’une croisière pensée en vue des touristes étrangers et c'est tant mieux. La BKK compte désormais 3 lignes de bateau principales à la belle saison. La 12 va du nord de Buda et Pest (A 38 – Buda et Boráros tér – Pest) jusqu'à Romaifürdő (Óbuda) en passant par la charmante presqu'île de Kopaszi-gát, l'île Marguerite et l'île d'Óbuda (où a lieu le festival Sziget). Compter 2 heures de croisière ! La 12 suit un parcours similaire sans l'île d'Óbuda et va jusque Újpest.


MAHART PASSNAVE
Belgrád rakpart 3
Nemzetközi Hajóállomás, V e arrondissement
✆ +36 1 484 4013
www.mahartpassnave.hu
passnave@mahartpassnave.hu , sales@mahartpassnave.hu
M° 3 : Kálvin tér, tram 2 : Havas utca (pour les traversées internationales). Embarcadère pour les traversées internationales : entre le pont Szabadság et le pont Erzsébet. Autres embarcadères entre le pont Erzsébet et Széchenyi pour les croisières dans Budapest, face au Vigadó.
Différentes croisières sur le Danube entre le 1 er avril et le 30 novembre dans Budapest et au-delà. Diverses formules, 1 heure de bateau-promenade dans Budapest ; dîner, danses et animations. En été, on peut aussi prendre le bateau du Vigadó de Pest jusqu’à l’île Marguerite. Croisières également jusque Szentendre, Vác, Visegrád, Esztergom et autres villes hongroises du Danube de début mai à fin septembre, et au-delà jusque Vienne. Réduction étudiants et enfants. Possibilité d'embarquer son vélo.

Très bonne solution pour découvrir Budapest depuis le Danube. Il existe une multitude d'autres compagnies opérant dans la ville entre les ponts Erzsébet et Széchenyi.

Voiture
Budapest est au cœur du système autoroutier hongrois. Voici de quoi s'y retrouver à et en dehors de Budapest.
Autoroutes  : pour circuler sur les autoroutes hongroises tout conducteur se doit d’acheter une vignette électronique immatérielle dite « matrica » qui mentionne le numéro de plaque du véhicule (s'achète dans n’importe quelle station essence importante, par sms et en ligne sur : www.motorway.hu – en anglais). Certaines courtes sections sont néanmoins gratuites.
Le prix de la vignette varie en fonction de la catégorie du véhicule et du nombre de jours. Pour un véhicule dont le poids n’excède pas 3,5 t, la vignette 10 jours revient à 2 975 Ft (c'est le minimum), compter 4 780 Ft pour un mois.
Une fois à Budapest , la voiture n’est pas le meilleur moyen de transport. Il y a souvent d’énormes embouteillages dans la capitale, notamment sur les ponts qui permettent de passer de Buda à Pest et les rues du centre-ville.
Hors agglomération , les véhicules sont tenus de circuler avec leurs feux de croisement (codes) allumés.
Alcool  : zéro tolérance en ce qui concerne l’alcool au volant, sinon grosse amende et/ou retrait du permis.
Stationnement  : à Budapest, il peut être difficile de trouver où stationner. La ville comporte trois zones où il est interdit de circuler : le quartier du château (le bus 16 y conduit), facilement accessible à pied ou en funiculaire de Clark Adám tér ; l’île Marguerite (Margitsziget, desservie par le bus 26 et 134, et les taxis jusqu’aux deux hôtels de l’île uniquement), sauf son extrémité vers Árpád híd ; enfin, Vörösmarty tér, Váci utca et en partie Október 6, Bécsi, Petőfi utca.
La capitale est divisée en plusieurs zones de stationnement payant (du lundi au vendredi de 8h à 20h, gratuit le reste du temps), les tarifs varient de 160 Ft à 640 Ft de l’heure. On peut se garer maximum 3 heures d’affilées (sauf indication contraire) et il faut mettre sa vignette en évidence derrière le pare-brise.
Pour une voiture en stationnement interdit, la police est susceptible d’appliquer un sabot. Si le propriétaire ne le fait pas enlever dans les 24 heures, la police peut mettre la voiture à la fourrière. En cas d’infraction, les fonctionnaires de police ( rendörség ) dressent un P.V. de contravention auquel est joint un titre informatisé de paiement (document de couleur jaune) permettant le règlement sans frais dans tout bureau de poste. Aucun règlement en espèces n’est susceptible d’être accepté par les policiers. Pour tout renseignement appeler la police au 107.
Il est conseillé de ne pas laisser sa voiture dans un parking non surveillé la nuit. Il existe des dizaines de parkings et de garages gardés (de 300 Ft à 700 Ft de l’heure). Voir www.parking.hu et www.ezpark.hu
Nombreuses stations essence à Buda et en dehors du centre-ville à Pest. En plus de Esso, Shell, OMV et compagnie, MOL, station-service hongroise, vient s'ajouter au paysage.


AUTOSZTUNK.HU
www.autosztunk.hu

Ce nouveau site se veut la référence du covoiturage dans un pays qui le découvre encore. Tant mieux car le phénomène grandit à vitesse folle. L'ergonomie du site est très bien pensée, son contenu est accessible en anglais. Il est même possible de savoir quelles langues parle son futur chauffeur. Nombreux trajets de et vers l'étranger.


MAGYAR AUTÓKLUB
Berda József utca 15
IV e arrondissmement
✆ 188 en Hongrie
www.autoklub.hu
info@autoklub.hu

C'est le numéro d’urgence national en cas de problème sur la route. Il est géré par le club automobile hongrois ( magyar autóklub ). Disponibles 24h/24, les opérateurs sont anglophones et envoient un réparateur sur place. Ne signer un constat à l’amiable qu’après en avoir obtenu une traduction écrite.


REGINA RENT-A-CAR
Regina köz 1
X e arrondissement
✆ +36 1 30 319 9999
www.reginaauto.hu
regina@reginaauto.hu
M° 3 : Kőbanya-Kispest. À la fin de Lehel utca, à côté du P+R parking, quartier de Kőbanya sur la route de l'aéroport.
Voiture livrée ailleurs en ville, sur demande.

Compagnie locale, existant depuis 1990. On peut prendre les véhicules aux bureaux de 8h à 20h à Budapest ou bien on vous les livre. Le personnel parle anglais. Réservation en ligne également. Attention, le sérieux de la compagnie laisse à désirer : bien s'assurer qu'on vous facture le nombre de jours dû...

En ville
Les transports en commun budapestois, fonctionnels et rarement en grève (ça s'est tout de même déjà vu), permettent d'atteindre la plupart des sites touristiques et circulent de 5h à 23h25 environ (les bus de nuit prennent alors la relève). Les travaux en ville occasionnent quelques perturbations signalées sur place, en hongrois ( !).
Tickets : on utilise indifféremment le même ticket (valable pour un trajet sans interruption avec le même mode de transport) dans le métro, le tram, le bus, le trolleybus et le HÉV – de nuit, comme de jour – dans la limite urbaine de Budapest. Au-delà, pour le HÉV, il faut acheter un autre type de ticket dans les stations de HÉV. Les tickets doivent être obligatoirement compostés dans les véhicules ou à l’entrée du métro.
Où s'en procurer ? Les tickets sont en vente dans les stations de métro (guichets ou distributeurs automatiques), à certains distributeurs aux arrêts de tram des lignes 4 et 6 et dans quelques kiosques. On peut aussi en acheter directement dans les bus (et seulement dans les bus) auprès des conducteurs (plus cher, 450 Ft le ticket). Les carnets de 10 ne s’achètent qu’en guichet ou aux distributeurs, ouvert jusqu’à 18h en général dans les stations de métro (21h pour les grandes stations comme Blaha ou Nyugati pu.).
Prix  : si vous restez dans la capitale, le ticket unitaire coûte 350 Ft. Le plus simple est d’acheter un carnet de 10 ( gyűjtőjegy , 3 000 Ft) ou bien de se procurer la carte valable un jour ( 24 órás jegy  : 1 650 Ft), 3 jours ( 72 órás jegy  : 4 150 Ft), hebdomadaire ( hetijegy  : 4 950 Ft), 14 jours ( kétheti bérlet : 7 000 Ft) ou mensuelle ( havi bérlet  : 9 500 Ft). Pour les deux derniers abonnements une carté d'utilisateur –  bérletigazolvány (prévoir une photo d'identité et 250 Ft) est en théorie obligatoire. Les étudiants munis de la carte ISIC internationale bénéficient du tarif étudiant hongrois, équivalent à plus de 50 % de réduction sur les abonnements mensuels (uniquement). On peut se faire faire une carte ISIC (votre carte d'étudiant nationale suffit) dans l'agence de voyages Vista, au 2 e étage du centre commercial West-end.
Gratuité  : les enfants de moins de 6 ans voyagent gratuitement, tarif adulte pour les plus de 6 ans. De même pour les plus de 65 ans (pourrait bien à changer). Il suffit de présenter une carte d'identité.
Pour transporter son vélo , c’est possible dans le HÉV uniquement, au prix d’un ticket unitaire.
La Budapest Card (www.budapest-card.com), disponible dans les offices du tourisme, inclut les transports. Elle est intéressante si vous prévoyez de vous déplacer et de visiter plusieurs musées.
Contrôles et amendes. Si vous êtes contrôlé(e) sans ticket, voici les risques encourus : 8 000 Ft à payer sur place (le contrôleur se doit de vous donner un reçu) ou dans le bureau de la BKV dans les 2 jours (on vous remet alors un papier jaune – une amende à payer par la Poste). Sinon, c'est 16 000 Ft si vous payez plus tard ! Autant dire que cela fait mal quand ça tombe... En cas de problème, le bureau des amendes de la BKV se situe Akácfa utca 18. Les contrôleurs ont ici une allure démentielle : souvent camouflés en petite ménagère innocente ou en vieux papy en balade, ils mettent, une fois les portes closes, leur brassard BKV et alignent tout le monde ! Un travers stigmatisé avec beaucoup d’humour dans Kontroll , primé en 2004 au festival de Cannes.
Gardez bien votre ticket jusqu'à la sortie du métro, tram ou du bus , les contrôles sont fréquents notamment dans le tram nocturne 6 (ils y sont quasi systématiques).
Petite précision  : il est interdit de fumer aux arrêts de bus, même en plein air, au risque de recevoir une amende.


BKK (BUDAPEST KÖZLEKEDÉSI KÖZPONT)
Rumbach Sebestyén utca 19-21
VII e arrondissement
✆ +36 1 3 255 255
www.bkk.hu
bkk@bkk.hu
M° 1, 2, 3 : Deák tér.
Lundi et mardi de 9h à 17h, mercredi de 9h à 19h, jeudi de 9h à 17h, vendredi de 9h à 15h.

Pour mieux organiser les transports budapestois, une nouvelle entité a été créée : la BKK, qui travaille en cheville avec l'ancienne BKV. C'est le site Internet de la BKK qu'il faut consulter pour les horaires, prix et itinéraires (en anglais).


FUNICULAIRE (BUDAVÁRI SIKLÓ)
Budavári sikló
Colline du Château, Ier arrondissement
www.bkk.hu
bkk@bkk.hu
Trams 19, 41 : Clark Adám tér. Circule entre la place Clark Adám tér et la colline du château.
1 200 Ft trajet adulte, 1 800 Ft aller-retour. 700 Ft / 1 100 Ft tarif réduit. Circule tous les jours (sauf les lundis de semaines impaires hors jours fériés) toutes les 5-10 min de 7h30 à 22h.

Situé au bout du pont des Chaînes (Lánchíd) et inauguré en 1870, le funiculaire servait de transport public aux employés qui travaillaient au château. Depuis sa rénovation en 1986, il fonctionne à l’électricité et non plus à la vapeur. En haut, à l’arrivée, on trouvera des bancs pour s’asseoir et admirer la perspective du pont des Chaînes, du palais Gresham et de la basilique Saint-Etienne…


FUNICULAIRE (BUDAVÁRI SIKLÓ) - Le funiculaire menant à la colline du château.
© Michel GRANSEIGNE


TÉLÉSIÈGE (LIBEGŐ)
János-hegy – Zugliget
XII e arrondissement
Fonctionne de 10h à 18h environ (printemps-été-automne, jusque 17h en octobre et jusqu'à 16h le week-end du changement à l'heure d'hiver), tous les jours (10h à 15h30 en novembre et décembre). Ticket unitaire 1 000 Ft (adultes) / 600 Ft (enfants), 1 400 / 800 Ft aller-retour. Fermé certains jours pour maintenance et en cas de mauvais temps.

Le libegő, c'est le télésiège des collines de Buda, il peut être combiné avec le train des enfants ou diverses lignes de bus (291 pour le bus de la gare Nyugati).


TRAIN À CRÉMAILLÈRE / TRAM 60 (FOGASKEREKŰ VASÚT/ 60-AS VILLAMOS.)
Entre Szilágyi Erzsébet fasor 47 (Városmajor pu.) et Széchenyi-hegy
XII e arrondissement
M° 2 : Széll Kálmán tér.

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