Manche 2020
3000 pages
Français

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Description

Entre terre et mer, la Manche est située aux confins du bocage normand et occupe la péninsule du Cotentin. Dans son "Invitation au voyage", le guide s'attarde à présenter la richesse géographique, mais aussi l'histoire, marquée notamment par la Seconde Guerre mondiale, et la gastronomie départementale. Ensuite, le lecteur pourra découvrir les hauts-lieux du département, de Saint-Lô à Avranches, en passant par Cherbourg, et voyager au coeur de ces paysages hautement touristiques.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782305035949
Langue Français
Poids de l'ouvrage 9 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0000€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Bienvenue dans la Manche
Découverte
Les immanquables
Nature
Économie
Histoire
Patrimoine et traditions
La Manche gourmande
Sports et loisirs
Festivals et manifestations
Manche
Cherbourg-en-Cotentin
Coutances mer et bocage
Le Clos du Cotentin
La Côte des Isles
Le Débarquement – La baie du Cotentin
La Hague
Les Pieux-Hague Sud
Lessay et La Haye
Granville
Pays du Mont-Saint-Michel
Pays de Saint-Lô
Le Val de Saire
Villedieu-les-Poêles-Rouffigny et ses environs
Organiser son séjour
Se rendre dans la Manche
Circuler dans la Manche
S’informer sur la Manche
Galerie photos
Galerie cartes
Manche
© Petit Futé


Donville-les-Bains - Donville-les-Bains.
© Gdela – Shutterstock.com


Le Mont-Saint-Michel - Le Mont-Saint-Michel
© Philippe GUERSAN – Author's Image
Bienvenue dans la Manche
Vous vous apprêtez à découvrir la Manche, et vous avez entre les mains l'essentiel : le guide Petit Futé Manche 2020 ! Car en effet, peu de départements sont aussi multiples que celui-ci. La Manche, ce sont tout d'abord des centaines de kilomètres de côtes : du sable, des galets, des falaises immenses, des petits ports secrets ou d'autres, plus vastes, depuis lesquels vous embarquerez pour le lointain. Partout, l'immensité de ces rivages vous donnera l'occasion de découvrir des lieux déserts ou remplis d'estivants, avec la mer en fond, toujours présente, claire, dont la palette de bleus oscille selon les saisons, le temps ou les marées. Mais la Manche, c'est aussi un bocage verdoyant, incroyablement préservé, des marais recouverts d'eau sur plusieurs centaines de kilomètres carrés l'hiver (sensations garanties) ou des collines si escarpées dans le sud que l'on peut pratiquer l'escalade, le cyclisme si l'on est en forme, et disposer de points de vue époustouflants sur plusieurs dizaines de kilomètres aux alentours. Ce kaléidoscope naturel, que beaucoup nous envient, est en effet saisissant. Département tout en longueur, puisqu'il s'étire sur près de 180 kilomètres du nord au sud en ne dépassant pas les 50 kilomètres de large, il égrène également un patrimoine architectural injustement méconnu : églises, cathédrales, châteaux, manoirs ne se comptent plus ici. Trois points d'orgue que vous ne pourrez pas manquer : Utah-Beach, Sainte-Mère-Eglise et la zone du débarquement allié de 1944, Cherbourg, la belle et fière capitale du Cotentin, mondialement connue, et l'illustre Mont-Saint-Michel, si majestueux depuis le rétablissement de son caractère maritime, et qui est devenu il y a plusieurs années le symbole d'un département trop heureux qui ne soit pas côté breton ! Ici, au fil de vos trajets, vous découvrirez de petits bourgs rieurs et d'autres plus austères, des coins uniques où l'on a parfois la sensation d'être seul au monde, et surtout une chaleur des gens d'ici, réelle et non-feinte. Car le Manchois (ou Manchot, si l'on veut parler local) saura vous réserver le meilleur accueil, et surtout partager avec vous les merveilles et secrets d'une terre aux nombreuses splendeurs, épargnées du tourisme de masse, dont il est particulièrement fier. Et surtout ne lui dites pas qu'il pleut tout le temps, c'est bien le seul sujet sur lequel vous pourriez chatouiller sa susceptibilité. Car disons-le : ici, il ne tombe pas plus d'eau qu'ailleurs, les hivers sont certes frais, mais les étés jamais caniculaires – retirez en moyenne une dizaine de degrés aux températures parisiennes caniculaires de ces temps de réchauffement climatique. Alors oui, comme chaque année, c'est sous un ciel souvent serein que l'équipe du Petit Futé Manche a repris les chemins d'un département qu'elle connaît bien pour tester, confirmer, découvrir et vous proposer le meilleur de la Manche. Bienvenue ici !
Découverte


Le Mont-Saint-Michel - Le Mont-Saint-Michel.
© Max Topchii – Shutterstock.com

Les immanquables


Les immanquables - Iles-Chausey
© KaYann – Fotolia


Drapeau – blason

Le blason de la Manche se décrit tel un « parti ondé d'azur et de gueules à deux léopards d'or armés et lampassés d'azur l'un sur l'autre brochant sur la partition ». La partie azur (bleu) à gauche, celle « gueules » (rouge) à droite et les deux léopards dorés sont au milieu du blason. Le logo du département, de son côté, n'a que peu varié depuis sa création il y a plus de 20 ans : le Mont-Saint-Michel en bleu, surmonté d'une double oriflamme verte et jaune, l'ensemble rappelant les racines agricoles d'un département bordé par la mer et très tourné vers la terre.


Carte d'identité

Numéro du département : 50.
Population : les habitants du département de la Manche sont appelés les Manchois, parfois, ou les Manchots, principalement par les plus anciens.
Démographie : au dernier recensement de la population, les plus de 500 communes de la Manche totalisent une population globale qui est repassée, pour la première fois depuis la fin du XIX e siècle, les 500 000 habitants. Si certaines communes ne comptent qu'une trentaine d'habitants, Cherbourg-en-Cotentin, la ville issue de la fusion de l'ensemble des communes de l'ancienne communauté urbaine, est, et de loin, la plus peuplée avec 83 000 habitants, soit près de 17 % de la population départementale. Aujourd'hui, outre le bassin cherbourgeois, une large bande côtière allant de Coutances à Avranches est démographiquement très dynamique, principalement grâce au solde migratoire. En revanche, le sud-est du département, très enclavé, continue de perdre des habitants.
Densité : la Manche est un département majoritairement rural avec environ la moitié de la population habitant en campagne. A titre de comparaison, en France, seulement 20 % de la population française réside en milieu rural. Cette proportion reste stable pour le département de la Manche puisqu'il est constitué de petites villes et gros bourgs qui permettent une répartition homogène de la population au sein du territoire. Avec 500 000 habitants sur 5 938 km², la densité de population s'élève à 84,2 habitants par km² sur le département. Un rapport population-densité qui se trouve en dessous dans la moyenne française.
Superficie : le département de la Manche s'étire sur 5 938 km². Presque trois fois plus long que large, le département s'étend sur 138 km du nord au sud et 59 km de l'est à l'ouest. Les deux villes les plus éloignées de la Manche, à savoir Auderville au cap de la Hague et Le Teilleul, à la limite de la Mayenne, sont séparées par une distance de 157 km. A noter que la plus petite commune de la Manche est Barfleur, avec 0,60 km².
Préfecture et sous-préfectures : le département de la Manche est divisé en quatre arrondissements, le nombre de cantons, suite au redécoupage territorial, passant de 52 à 27. De même, le nombre de communes, autrefois de 601, a perdu quelques dizaines d'unités au 1 er janvier 2016. La préfecture est Saint-Lô. Avranches, Cherbourg-en-Cotentin et Coutances sont les chefs-lieux d'arrondissement ou sous-préfectures.
Région d’appartenance – départements la composant : avec la Seine-Maritime, l'Eure, l'Orne et le Calvados, la Manche est un des cinq départements appartenant à la nouvelle région Normandie, qui compte 3,35 millions d'habitants.
Point culminant : la commune la plus basse de la Manche est Vierville, située à 2 mètres d'altitude. de manière générale, la Manche compte des dizaines de communes côtières. Chaulieu est la plus haute, puisqu'elle est située à 367 mètres d'altitude.

Le Carnaval de Granville
Ce carnaval est un rendez-vous annuel qui attire chaque année une foule plus importante. Et pourtant, vous n'êtes ni à Rio, ni à Nice, mais bien à Granville. Comment la petite ville a-t-elle pu devenir, au fur et à mesure des décennies, l'épicentre d'un carnaval si réputé qu'il a été classé par l'Unesco au patrimoine immatériel de l'humanité ? Il faut remonter à l'époque où le port voyait partir les chalutiers pour des campagnes de plusieurs mois, au large de Terre-Neuve, pour aller pêcher la morue. Le départ coïncidant avec Mardi-Gras, l'occasion était la dernière avant de longs mois de faire la fête sur la terre ferme pour ces aventuriers du large. Depuis sa première édition en 1875, le rendez-vous annuel s'est construit une solide réputation de chaleur, de valeurs partagées et, surtout, de fête ! Il dure pas moins de 5 jours, et commence le dernier vendredi avant le Mardi-Gras. Si le vendredi soir est comme une mise en bouche, avec savoir un concert, le samedi est dédié aux enfants, le dimanche est le jour de la cavalcade, avec des dizaines de chars, de fanfares et de groupes, qui mettent une ambiance absolument incroyable dans les rues. Le lundi, c'est le bal des carnavaliers, et le mardi, le jugement du roi Carnaval suivi d'une immense bataille de confettis cours Jonville. Evidemment, les commerçants, bars, lieux de fête jouent tous le jeu, et sont le cadre d'innombrables rendez-vous pendant ces journées. Et tout ceci est absolument immanquable !

Saint-Lô et la vallée de la Vire
Elle prend sa source dans la baie des Veys, à quelques kilomètres d'Utah-Beach, et traverse l'est du département, se faufilant parmi les collines escarpées situées aux confins du Calvados et de la Manche. La Vire irrigue, et se découvre le longs de chemins de halage ou de pistes cyclables aménagées, offrant de nombreux visages. Indissociable de la Vire, qu'elle arrose en étant bordée de berges nouvellement réaménagées, se situe la préfecture départementale, Saint-Lô.
Du haut de ses remparts, la cité préfectorale, réputée « Capitale du Cheval », abrite son prestigieux Haras National et des élevages d’où sont issus des chevaux de renommée mondiale. Un retour en force qui efface l’autre surnom de la ville, hérité des bombardements de 1944 : celui de capitale des ruines. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, si Saint-Lô ne tourne pas le dos à son histoire, il est bien difficile d’imaginer ce qu’elle était il y a 75 ans, tant la vie a bien évidemment repris ses droits. Commerçante, active, dynamique, la ville est bien plus qu’une ville-étape, c’est une destination à part entière : marchés, animations pour enfants ou festivals, concerts multiples, visites guidées ou expositions, Saint-Lô – et, au-delà, la communauté d’agglomération Saint-Lô Agglo, riche d’un territoire de plus de 800 km 2  et 75 000 habitants – sont autant de possibilités qui vous sont offertes. L’exceptionnelle richesse du patrimoine normand se distingue ici : outre la ville en elle-même et ses célèbres remparts, le château de Canisy, reconnu comme l’une des 7 merveilles de la Manche ou l’abbaye de Cerisy-la-Forêt, édifiée sous la volonté de Guillaume le Conquérant, sous toutes proches.

Le Mont-Saint-Michel, merveille mondiale


Le Mont-Saint-Michel - Le Mont-Saint-Michel
© ventdusud – iStockphoto
C'est l'emblème du département, et ce n'est pas pour rien. On vient du bout du monde pour visiter cette merveille mondiale classée, et dont la seule silhouette permet tout de suite son identification. Lieu de culte et de pèlerinage depuis le Moyen Âge, le Mont-Saint-Michel – qui est aussi une commune à part entière – est un lieu sans égal au monde. Ici, l'homme a rivalisé d'ingéniosité et de travail pour bâtir sur ce qui n'était qu'un gros rocher une abbaye immense, des maisons, des remparts, et l'ensemble dans un environnement marin puisque, faut-il le rappeler, le Mont est une île. Ce n'est qu'à partir de la fin du XIX e siècle que la vocation touristique du Mont s'est affirmée, allant même jusque créer une voie ferrée jusqu'aux remparts. Perdant un peu de sa vocation religieuse, le lieu se transforme en site touristique prisé par des millions de personnes chaque année. Deux éléments forts concourent à cette magie : le Mont bien évidemment, et la mer qui vient l'entourer aux grandes marées. Et c'est bien là où les problèmes ont commencé : la digue, immense parking pour voiture et autobus de tourisme, accumulait sur ses flancs des sédiments et alluvions qui ne pouvaient plus s'échapper, ensablant progressivement la baie, au point que la mer n'arrivait plus que très rarement aux remparts. C'est qu'au prix de très longs travaux, qui ont duré plus d'une décennie, que la digue a été détruite, laissant place à une élégante passerelle sur pilotis, permettant à la Manche de refaire le tour du Mont. On se gare désormais sur la terre ferme, et on termine le parcours sur des navettes, où en marchant : se rapprocher ainsi, petit à petit, de la merveille, est en enchantement. Évidemment, toutes les informations sur les visites immanquables, les meilleurs restaurants ou cafés (car il faut faire le tri ici...) vous sont donnés dans ce guide !

Cherbourg, fille de la mer


Cherbourg-en-Cotentin - Cherbourg-en-Cotentin.
© Vlad Ispas – Shutterstock.com
C'est l'incontestable capitale du Cotentin, dont le nom est connu dans le monde entier. Si cette notoriété est principalement le fait du tribut payé par la ville lors de la libération de l'Europe en 1944, mais aussi du film de Jacques Demy, son histoire, ses activités et sa position en font une ville à découvrir. Loin des clichés dont pâtissent certaines villes normandes, la ville présente un aspect bien différent. Vaste, puisqu'elle épouse la mer sur une douzaine de kilomètres de longueur, la cité a été au final peu détruite par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Paradoxalement, c'est lorsque l'on approche du centre-ville que les reconstructions hâtives et malheureuses des années 1950 se voient le plus, pouvant parfois donner une première – et définitive – mauvaise image. Et pourtant ! Cherbourg est une ville dont le centre est constellée de ruelles, lesquelles succèdent aux venelles, aux petites places, aux parcs. Très commerçante, la ville propose plusieurs points de repère forts, parmi lesquels la Cité de la Mer, dans son immense écrin Art déco, la montagne du Roule, qui surplombe la ville, ou encore les immenses installations de l'arsenal maritime, un peu plus loin. D'ici, l'appel du large n'est jamais loin, puisque chaque jour, d'immenses ferries partent vers la Grande-Bretagne ou l'Irlande – et notamment Dublin. La ville aux cinq ports (militaire, de pêche, de plaisance, transmanche et de croisière) s'est offert ces dernières années un vaste lifting, repensant ses places, piétonnisant à tout va, détruisant d'immenses barres d'immeubles en périphérie, lançant de nouveaux quartiers, rénovant ses façades. Il en va de même de la vie culturelle et festive : dédiées au cirque, à la bande-dessinée, aux cinémas d'ailleurs, courses nautiques, on ne s'ennuie pas ici. Et puis la mer, qui n'est jamais loin, est à elle seule une animation permanente. Cherbourg, dont le nom officiel depuis un peu plus de trois années est Cherbourg-en-Cotentin, avec sa situation à la pointe de sa presqu'île, se mérite. Mais ne déçoit jamais.

Le Val de Saire, entre terre et Manche
Si le Cotentin est une terre de toutes les beautés, le Val de Saire contribue largement à cette réputation. Situé à la point nord-est de la presqu'île, ce territoire offre, sur quelques dizaines de kilomètres variés, des paysages époustouflants. Baigné par la mer au nord et à l'est, elle propose des rivages quasi-désertiques, constitués de petites criques (comme l'anse du Brick), d'espaces de mouillages pour les bateaux (Fermanville), et de ports sublimes, parmi lesquels Barfleur, classé parmi les plus beaux villages de France, et Saint-Vaast-la-Hougue, immense port de pêche et de plaisance d'où vous apercevrez la belle île de Tatihou, accessible à marée basse. Mais le Val de Saire, c'est aussi une terre verte et parfois boisée, et il vous suffira de parcourir quelques kilomètres, en partant des rivages, pour vous retrouver dans de jolis petits villages perdus dans la verdure, au milieu des collines. Ainsi Le Vast, dont les cascades font la réputation, sera une belle étape dans votre parcours ici. Pour bien profiter des points de vue et des richesses naturelles, on ne saura que trop vous conseiller de laisser de côté vos véhicules, et de marcher ou de prendre votre vélo. Les capacités d'accueil ne sont pas minces, et séjourner ici devient vite une addiction.

Utah-Bach, le débarquement
Difficile au premier abord d'imaginer qu'ici, un certain 6 juin 1944, une incroyable armada de plusieurs dizaines de milliers d'hommes a pris pied pour rendre à l'Europe continentale sa liberté. Et pourtant, rien ne prédestinait la plage de la Madeleine, située sur la côté est du Cotentin, à quelques kilomètres au nord de la baie des Veys, à devenir un haut-lieu de ces journées historiques. Initialement, les plans alliés tablaient uniquement sur un débarquement plus à l'ouest, sur Omaha-Beach. Utah ne fût rajoutée qu'au dernier moment, en raison de sa proximité avec le port en eaux profondes de Cherbourg : bien vu ! Utah est en effet moins bien défendue – les allemands ne trouvant aucun intérêt stratégique aux lieux – et sa vaste plage permet le déroulement parfait des opérations, précédées la nuit d'avant par de nombreux parachutages à Sainte-Mère-Eglise, dans le proche arrière pays. Et d'ici est finalement aussi arrivée la liberté, au prix de nombreuses vies. Ce qui surprend ici, c'est que rien n'a changé. Quasiment aucune construction, des dunes, du sable, l'immensité de la mer à perte de vue : Utah-Beach est un lieu de mémoire, et ici, si vous tournez le dos à la mer et regardez vers le rivage, vous trouverez exactement le même point de vue que les libérateurs, il y a maintenant 76 ans. Un magnifique musée se trouve ici, et vous plongera, au moyen d'une muséographie saisissante, dans ces pages historiques.

Nature


Nature - Jardin Botanique de Vauville.
© Franck Boucourt

La Manche est un département entre terre et mer dont il tire toute sa beauté et sa richesse. Cela peut paraître exagéré, voire même cliché, mais la Manche est un territoire authentique, exigeant. Connaître la sensation d'être « au bout du monde » se mérite. L'horizon est notre seul et unique point de vue, parfois tacheté des îles anglo-normandes. Les écrivains Didier Decoin, Claudie Gallay ou encore Nicolas Fargues ou le poète Jacques Prévert ont été envoutés par le charme sauvage et pittoresque du Cotentin. La mer y est omniprésente et tous les paysages représentés. Une promenade au fil du sentier des douaniers suffit à nous porter au cœur des landes d'ajoncs surplombant des falaises escarpées où se nichent grottes et criques, non sans rappeler le maquis corse. La Manche colorée du bleu de la mer, de la verdure de ses champs entrecoupés des blancs murets de pierre est surnommée à juste titre la « Petite Irlande ». Ce paysage idyllique cache plus d'un tour dans sa « Manche ». Il offre un changement de nuances perpétuel au fil du temps, au gré du vent où les jeux de lumières font redécouvrir un tableau qu'on ne lasse jamais d'admirer. Il n'est d'ailleurs pas rare d'y vivre les « quatre saisons en une journée ». Le son du tintement des bouts sur les mats des bateaux accostés, nous mène au port de Barfleur où les pêcheurs partagent le fruit de leur virée en mer. Non loin de là, s'érige le phare de Gatteville, protecteur de granit prévenant les marins des violents courants. Sur la plage d'Utah Beach, le bruit des tirs de canons a laissé place au rythme des trotteurs, venus s'entrainer sous le regard des blockhaus, témoins de l'histoire. La mer lâche elle aussi ses chevaux sur les sables émouvants de la « Merveille de l'Occident » : Le Mont Saint-Michel. La Manche est une terre d'inspiration. Une enfance au cœur du Granville balnéaire et la villa des Rhumbs devient le théâtre de la magie Christian Dior. Le casino, les résidences de bord de mer donnent à Granville des allures de cité monégasque. La « Monaco du Nord » a pourtant été la scène de nombreuses batailles. La Grande porte, le pont-levis nous transportent au-delà des remparts de la Haute Ville, vers son quartier insulaire de Chausey. La Manche, bien plus qu'un département, un territoire peuplé de monts et de merveilles...

Géographie


Le charmant petit port de Goury
© Franck GODARD

D’une superficie de presque 6 000 km², le département couvre environ 20 % de la Normandie. Constituant la partie occidentale de celle-ci, la Manche présente une certaine unité malgré le caractère périphérique et émietté en petits pôles de son armature urbaine. Les fonctions tertiaires les plus importantes sont partagées entre Cherbourg-en-Cotentin, la ville la plus peuplée et le pôle économique le plus important, Saint-Lô, le chef-lieu, et Coutances, siège de l’évêché. De forme très allongée – 140 km du nord au sud pour une largeur moyenne de 45 km, le département s’avance de manière importante dans la mer de la Manche qui lui a donné son nom. Du fait de cette situation, le département possède trois façades maritimes, au nord, à l’est et surtout à l’ouest. Les côtes s’étendent sur plus de 300 km dont près de 200 km pour la seule côte Ouest. Constituée de sols anciens avec des barres de terrains durs atteignant 191 m d’altitude, la péninsule du Cotentin possède donc de nombreuses côtes battues par les vents et un relief tourmenté – cap de La Hague, pointe de Barfleur. Il faut savoir que le département appartient dans sa plus grande partie au massif armoricain dont il représente la terminaison nord-est – d’où la prédominance de terrains cristallins et de sédiments primaires.
Elle est séparée du reste du Massif armoricain par une zone de terres basses, qui s’étend de la lande de Lessay aux marais de Carentan, ancien golfe tertiaire. Au sud, le Bocage normand, au sous-sol de schiste, de barres de grès ou de granit – d’orientation est-ouest –, culmine à Saint-Martin-de-Chaulieu à 368 m, se prolonge dans les départements voisins et inclut une partie du parc régional Normandie-Maine.

Climat


© Franck GODARD
Températures moyennes : le climat de la Manche est de type océanique. Entouré par la mer sur trois côtés, situé à proximité du courant marin chaud le Gulf Stream, le département de la Manche ne connait pas de larges écarts de températures. Les hivers sont plutôt cléments – températures minimales moyennes comprises entre 1°C et 5°C – et les étés plutôt doux – températures maximales moyennes de 19°C à 24°C. L’amplitude thermique est faible en moyenne  : 4°C sur les côtes, 6°C à 7°C dans l’intérieur en hiver et 5°C à 7°C sur les côtes, 11°C à 12°C sur le Saint-Lois et le Mortainais en été. Le nombre de jours de gel est très faible sur le littoral – 6 jours par an en moyenne –, mais nettement plus important dans les terres – 30 à 54 du Cotentin vers le Saint-Lois et le Mortainais. La mer, parfois plus chaude que l’air en hiver, apporte une relative douceur et limite la baisse de la température sur le littoral. Le nombre de jours chauds – avec une température supérieure à 25°C – augmente avec l’éloignement de la mer  : de 1 à 34 de la côte nord du Cotentin vers l’intérieure des terres. Le vent est un élément remarquable dans la Manche  : par sa vitesse ainsi que par sa direction. L'hiver 2019-2020 n'a pas fait exception à la règle, en comptant de nombreuses journées avec des vents supérieurs à 100 km/h sur les côtes.
Précipitations : le brouillard peu fréquent, et la neige rare en hiver ne perturbent pas le trafic routier, exception faite de l'A84 à la jonction de la Manche et du Calvados, mais sa conception dans ses endroits particulièrement escarpés n'est pas formidable non plus. Les pluies, pas plus nombreuses qu’à Lille, Biarritz ou Besançon, dispensent les agriculteurs d’installer un réseau d’irrigation. Les pluies – de 120 à 160 jours de précipitations supérieures à un millimètre par an en moyenne suivant les postes – ne sont négligeables en aucune saison. En automne et en hiver, elles sont plus abondantes, en liaison avec les perturbations venant de l’océan Atlantique. Rarement intenses, elles tombent souvent sous forme de bruine – crachin. La disparité des cumuls annuels de précipitations est due au relief. De 700 mm à 900 mm sur la frange côtière, les cumuls augmentent rapidement en entrant dans les terres  : proches de 1 100 mm dans le centre du Cotentin, et jusqu’à 1 300 mm sur les collines du sud du département. Il faut donc arrêter les idées reçues sur la Manche et la pluie. Certes, nombreux sont les jours de précipitation (supérieur à 150 par an). En revanche, la quantité de pluie reste faible. Il ne pleut donc pas plus dans la Manche que dans bon nombre d'autres départements, mais il y crachine (ce qui signifie "bruine" ici) plus souvent.
Vent : de forts coups de vent ou tempêtes sévissent tous les ans. D’une part, le département est situé sur la trajectoire des perturbations. D’autre part, ses trois façades maritimes – 300 km de côtes et en tout point à moins de 50 km de la mer – offrent toujours au vent une ou deux côtes exposées. Les brises de mer, l’été, provoquent une baisse sensible de la température sur les côtes. Un écart de 10°C n’est pas rare entre l’intérieur des terres et la côte. Les vents prédominants sont ceux provenant de l'ouest. Le vent du nord-ouest, le fameux « Noroît » annonce le mauvais temps. Ceux en provenance de l'est et du nord-est, font baisser les températures, puisque ce sont des masses d'air froid venant d'Europe du Nord. Parmi les épisodes marquants, la tempête de 1999 bien sûr, mais plus encore la tempête de 1987, que certains qualifient à tort d'ouragan, et qui a dévasté encore bien plus le département. Ceux qui étaient là le jeudi 15 octobre 1987 s'en souviennent tous.
La Normandie est habituellement considérée comme étant dotée d’un climat océanique tempéré  : les pluies y sont en moyenne assez abondantes, les températures estivales modérées et les grands gels hivernaux assez rares. La Manche conserve donc une réputation pluvieuse aussi tenace qu’injustifiée. Car, derrière cette image, se dessinent de grandes variations climatologiques très directement liées à la mer et à une circulation générale des vents et des nuages venant du secteur ouest ou sud-ouest. En fait, en Normandie, et plus particulièrement en Manche, véritable bras avançant dans la mer, c’est la marée qui fait tout, ou presque. Parfois, elle amène les nuages en montant ou, mieux, les emporte avec elle lorsque la mer se retire. Par conséquent, s’il fait gris et pluvieux le matin en ouvrant la fenêtre, il n’est pas rare de voir poindre le soleil en fin d’après-midi car les nuages sont partis en mer. Pas étonnant donc de vivre les quatre saisons en une journée ! Ajoutons, pour être complet, que le contact avec la mer favorise un adoucissement des hivers, mais aussi des étés, grâce à un léger vent marin. C’est pourquoi, il gèle très, très peu, et nous pouvons ajouter qu’il existe un microclimat dans la Manche. La douceur de ses températures permet à des plantes exotiques de s’y épanouir. Balayé par les vents, il est vrai, son air y est par conséquent vivifiant et tonique, la chaleur n’y est jamais lourde, accablante, et la climatisation ne s’impose pas sur les lieux de travail. Ainsi, lorsqu'il faisait 42,6 °C à Paris fin juillet dernier, vous aviez un exquis 28°C à Cherbourg, à 400 kilomètres de là !

Relief


Relief - La baie de La Hague
© NFRPICTURES – FOTOLIA
Paysages caractéristiques : le Bocage ne revêt pas les mêmes formes suivant les endroits où on le rencontre. Il couvre tout de même les trois cinquièmes de la Normandie. En fait, ce sont essentiellement des petites parcelles assez irrégulières, la plupart plantées de poiriers et de pommiers. Le Bocage est aussi formé d’herbages, plus ou moins quadrillés par des haies vives, qui donnent cette impression de paysage cloisonné. Les chemins qui le sillonnent sont creux et encaissés. Il faut savoir que le Bocage n’est pas un paysage naturel, il a été créé de toutes pièces par l’homme. Néanmoins, tous les bocages ne se ressemblent pas, mais ils ont un point commun  : les haies. Sans ces haies, pas de bocage. Tellement caractéristiques du paysage du Bocage, elles ont plusieurs fonctions. Elles servent tout d'abord à la délimitation des propriétés. Elles ont aussi un rôle de protection du bétail contre la chaleur, et des cultures face au vent. De plus, elles retiennent la terre pendant les pluies. Enfin, elles fournissent le bois pour le chauffage. Elles sont, en fait, ce qui subsiste de l’époque où les forêts couvraient la région. Si elles ont, au moment du débarquement, fortement gêné les Américains, plus habitués aux grandes plaines, elles sont, à l’heure actuelle, difficilement compatibles avec les contraintes de l’agriculture moderne. C’est pourquoi, ces haies tendent à disparaître pour laisser place à de grandes plaines dégagées. Pourtant, dans la Manche, le Bocage résiste encore. Il a, d’ailleurs, donné son nom à un pays, qui part du sud de Caen pour aller jusqu’à Saint-Lô. Dans le Bocage, le relief y est beaucoup plus vigoureux. De raides barres alignées d’ouest en est constituent les traits majeurs du modelé de cette région  : barre du Mortainais, barre de Saint-Sever qui porte aux confins des trois départements bas-normands les points culminants de la région avec près de 370 mètres à la butte de Brimballe et 368 mètres à Saint-Martin-de-Chaulieu où la Vire prend sa source. L’érosion est très active, les rivières nombreuses et importantes ayant creusé des vallées souvent encaissées – Sées, Sélune, Sienne… Ces dernières sont le plus souvent orientées est-ouest – surtout dans le sud –, se déversant sur la côte Ouest.
Cours d’eau et vallées : à la limite de la Manche et du Calvados, la baie des Veys sert d’entonnoir à quatre rivières – la Vire, la Taute, la Sèves et la Douve – et crée ainsi un vaste marais. Entre cet ensemble et l’Orne, c’est le système de Bocage, donc, qui domine avec ses nombreux petits cours d’eau caractéristiques. A l'exception de quelques ruisseaux du bassin de la Loire, tous les cours d'eau sont dépendants de la Manche. Les principaux sont la Vire, qui arrose Saint-Lô et se jette dans la baie des Veys. La Taute baigne Carentan et forme un bassin avec la Douve après avoir traversé de vastes marais. La Douve est un fleuve de 84 km. Il se jette dans la Manche à Brevands à côté d’Isigny-sur-Mer. Une petite rivière appelée Merderet se jette d’ailleurs dans la Douve près de Beuzeville-la-Bastille. Un autre grand fleuve du département est le Sées, de 60 km. Il se jette dans la Manche à Avranches, du côté du Mont-Saint-Michel. Tout comme le Selune, fleuve de 70 km. La Sienne est quant à lui un fleuve purement normand puisqu’il prend sa source dans le département du Calvados pour se jeter 72 km plus loin dans la Manche à Tourville-sur-Sienne, près de Coutances. Qui ne connaît pas le dicton  : «  le Couesnon, dans sa folie, mit Saint-Michel, en Normandie.  » Ce fleuve d’une longueur de 90 km, qui prend sa source en Mayenne, se jette dans la Manche au Mont-Saint-Michel, après être passé en Ille-et-Vilaine. L’Airon est une rivière de la Manche qui se jette dans la Sienne. La Drôme, autre petite rivière qui prend sa source dans le département de la Manche, sert de frontière administrative avec le Calvados, et se jette dans la Vire, près de Pont-Farcy dans le Calvados. La Soulles se jette, elle, dans l’estuaire de la Sienne près de Montchaton. La Divette, anciennement l'Yvette, prend sa source sur la commune de Bricquebosq, près Cherbourg-Octeville et fournit une grande partie de l'eau potable de la communauté urbaine.
Les havres : entre le cap de Carteret et le roc de Granville, la côte présente une unité géomorphique unique. Les ruisseaux en s’écoulant vers la Manche ont percé le cordon dunaire créant des estuaires. Mais ici on parle de havre. Eau douce et eau salée se mêlent alors créant un paysage unique, toujours en mouvement au rythme des marées. Ils sont huit du nord au sud  : le havre de Barneville-Carteret, de Port-Bail, de Surville, de Lessay Saint-Germain-sur-Ay, de Gefosses, de Blainville-sur-Mer, de Régneville-sur-Mer et de la Vanlée.
Plateaux : le Nord-Cotentin est un lourd plateau granitique culminant à 180 m – La Hague. Le Nez de Jobourg abrite d'ailleurs les falaises les plus hautes d'Europe ! La côte présente des aspects très différents d’un point à l’autre suivant la largeur de la bande côtière. Elle peut être escarpée et sauvage – La Hague, cap de Flamanville, cap de Carteret, Fermanville…  –, basse et sablonneuse ou bordée de rochers. Les dunes sont peu fréquentes, mais parfois très importantes – atteignant 100 m à Biville, par exemple. Les rivières sont nombreuses, mais de dimensions très modestes. Les vallées qu’elles ont creusées dans le plateau sont souvent encaissées – vallées de la Saire, du Trottebec, de la Divette…
Grottes et gouffres : le nord du Cotentin est composé de nombreuses grottes creusées dans les falaises de granit, suite aux mouvements de la mer. Ces endroits étonnants laissent libre court à l'imagination et sont le théâtre de nombreuses légendes. Ainsi, certaines sont censées mener sous les églises. C'est le cas des grottes de Jobourg et du Trou Baligan de Flamanville, tandis que le trou de Sainte Colombe menait, lui, au presbytère. Ces grottes sont difficiles d'accès étant donné leur situation dans les falaises, mais il est possible de visiter celles de Jobourg et d'en connaître les moindres détails et anecdotes en toute sécurité. Renseignez-vous auprès des offices de tourisme.
Forêts et bois : La Manche est un département qui comporte relativement peu de forêts au sens premier du terme. Cela s'explique par le fait que la Manche est une terre agricole. Divisée en petites parcelles, les forêts n'ont pu être préservées face à l'exploitation des sols par les cultivateurs. Cependant, la Manche connaissait quelques bois au Moyen Age... La forêt de Brix était d'ailleurs, au XVI e siècle, l'une des plus vastes du royaume avec une étendue de 7 000 hectares. Aujourd'hui, le département manchois connaît un taux de boisement de 7 %, un des plus faibles de France. Certaines de ces surfaces boisées sont désormais classées Natura 2000, afin de veiller à la préservation de ces forêts.
Marais : le Sud-Cotentin est une région intermédiaire, souvent basse et formée de collines schisteuses ne dépassant que rarement 100 m. Cette région est flanquée à l’est de vastes marais – baie des Veys, marais de Carentan. Pour en savoir plus sur le parc naturel régionale des marais du Cotentin et du Bessin, consultez www.parc-cotentin-bessin.fr. De nombreuses visites et animations y sont organisées tout au long de l'année. En hiver, les marais sont recouverts d'eau, donnant l'impression d'une vaste mer intérieure : effet garanti ! Les rivières sont aussi nombreuses que dans le nord, mais un peu plus importantes – Douve, Taute… L’unique fleuve côtier, La Vire – 118 km –, prend sa source dans le Bocage. Les côtes sont plates et sablonneuses, bordées d’immenses plages.

Littoral
La Manche est un département qui fait la part belle à la nature, entre le vert du Bocage et celui que revêt parfois le flot. Presque une île qui s'élance sur la Manche. D'ailleurs on ne s'y trompe pas  : le département et la mer ont le même nom, difficilement dissociable, la terre puise de sa nature dans la mer et ne semble par moments ne faire qu'un.
Mer, océan : La Manche relie la France à l’Angleterre. Sa profondeur n’excède pas 100 m à l’exception d’une fosse du côté de l’île de Guernesey. Mer fortement fréquentée, elle possède l’un des trafics maritimes les plus denses au monde. Les courants des marées sont particulièrement forts sur les côtes françaises, un peu moins sur les côtes anglaises. Le plus connu des courants est le Raz Blanchard, réputé comme l'un des plus violents du monde. Les marées qui régissent cette mer sont dues à un phénomène naturel qui combine à la fois la lune et le soleil. Ce mouvement journalier de la mer, qui descend et qui monte, est universel. En effet, elle se fait sentir sur tous les océans, à plus ou moins grande échelle. Et si la Méditerranée bouge peu, il n’en est pas de même avec la Manche.
En fait, tout est histoire de force. La lune agit comme un aimant sur les océans. Le soleil agit, lui aussi, mais à une échelle beaucoup moins importante. En effet, il a été calculé que l’attraction de la lune par rapport à celle du soleil est 2,17 fois supérieure. Lorsque la lune se trouve au-dessus d’un point donné sur le globe, son attraction donne lieu à une marée haute. Il en est de même sur un point opposé du globe terrestre. Et lorsque les forces du soleil se combinent à celles de la lune, on assiste alors à une grande marée, dite de vives-eaux, c’est-à-dire dont le coefficient dépasse les 110.
Côtes : Difficile de ne pas évoquer, la baie du Mont-Saint-Michel. Inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en 1994, le Mont-Saint-Michel est indissociable de sa baie, classée au titre des sites en 1987. Comme toutes les baies, celle-ci est peu à peu comblée par des sédiments eux-mêmes rapidement colonisés par la végétation. Ce phénomène de sédimentation a été accentué par les interventions humaines  : poldérisation, réalisation de la digue route, création du parc de stationnement sur les grèves et construction du barrage sur le Couesnon. Ces aménagements ont, de surcroît, détruit une partie du charme du lieu. En 1995, l’Etat et les collectivités territoriales ont engagé le projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel pour restaurer le site aujourd’hui dégradé et protéger son environnement exceptionnel. Entre la mer et la terre, la baie possède des écosystèmes aussi variés que précieux. Depuis quelques mois, le Mont Saint-Michel est redevenu une île : la digue-route a en effet été détruite, laissant place à une passerelle. En amont, un nouveau barrage permet de moduler les flux d'eau en direction de la merveille. Mais la richesse de la Manche, c'est aussi la multiplicités des côtes : falaises parmi les plus hautes d'Europe, petites criques cachées, immenses plages de sable blond, l'ensemble étant totalement préservé de constructions sauvages ou hideuses : on a de la chance, ici !
Plages : Bordé par la mer de la Manche à l'est, à l'ouest et au nord, le département possède 330 km de côtes, soit une succession de longues plages de sable à l'est, des côtes rocheuses composées de falaises au nord, et des cordons dunaires à l'ouest. D'autres plages sont plus tristement connues puisqu'elles ont été marquée par les tirs de fusils, témoins d'une guerre. Ces plages sont appelées les Plages du Débarquement. Dans la Manche, Utah Beach est la principale plage où les alliés ont débarqué pendant la Seconde Guerre mondiale, au prix de nombreuses vies humaines.
Îles et archipels : Au large de ses 355 km de côtes, la Manche, c'est aussi quelques îles aux paysages magnifiques. Que ce soit en vedette, voilier ou vieux gréement, pour un sejour d'une journée ou plus, il est possible d'embarquer pour les îles anglo-normandes, Chausey ou sur l'île Tatihou.
Jersey est la plus grande des îles anglo-normandes. Cette « île aux fleurs » offre une escapade bucolique au cœur de paysages mêlant campagne et côtes. A Saint-Hélier, capitale de l'île, on ne résiste pas à entrer dans quelques boutiques et déambuler au cœur du marché. A Jersey, on profite d'une ambiance so british à seulement une heure de la côte manchoise.
Guernesey : l'accueil à Saint-Peter-Port est à couper le souffle où les demeures s'avançant jusqu'au bord de mer et du port. Aussi appelée « île verte », Guernesey a su préserver sa nature, réserves naturelles, ses bois et sentiers. Cadre idéal et idyllique pour quelques randonnées entre terre et mer où admirer aussi dunes, plages, criques et falaises. Le patrimoine naturel n'est pas la seule richesse de Guernsey. On découvre une île au passé historique riche avec remparts, tours et fortifications marquée aussi par Victor Hugo qui a vécu à Hauteville house pendant sa période d'exil. Depuis Guernesey, on peut facilement embarquer pour le calme et la tranquillité de l'île d'Herm.
Sercq est une île hors du temps, où la découverte de l'île se fait à vélos ou à calèches. Promenades champêtres sur des chemins bordés de murets en pierres et fleuris, tout est invitation a profiter de cet environnement naturel sauvegardé. Sercq est aussi célèbre pour son gouvernement féodal, le plus petit d'Europe. Les jardins de la Seigneurie, demeure du Seigneur et de sa famille et sa magnifique roseraie sont à ne pas manquer !
Aurigny, à juste titre surnommée « l'île sauvage », resplendit par la beauté de ses paysages alliant vallons et baie de sable blanc. Dans sa capitale, Sainte-Anne, se succèdent petites rues bordées de cottages, pubs et anciens hôtels particuliers. Aurigny est certes une île aux charmes typiquement britanniques mais sa visite peut être un brin originale ! Ici, on peut circuler sur le seul chemin de fer de toutes les îles anglo-normandes à bord de voitures provenant d'anciennes rames du métro de Londres !
Rendez-vous sur le site www.manche-iles-express.com pour tout renseignement sur les traversées pour les îles anglo-normandes. A seulement 15 km de la pointe du Roc de Granville, commune à laquelle il est administrativement rattaché, l'archipel des îles Chausey est composé de 52 îlots, dont une trentaine recouverts de végétation. La Grande île est la principale terre de l'archipel, avec un kilomètre de longueur. On y admire un vieux fort du XVI e siècle, le phare de la pointe de la Tour (1847), qui signale le Sound de Chausey et abrite la centrale électrique de l'île, et le fort de 1866. C'est la seule île habitée de l'archipel. Paradis faunistique et floral, Chausey est à découvrir !
L'île Tatihou, située au large du petit port de Saint-Vaast-la-Hougue et à deux pas de Barfleur, est le domaine privilégié des oiseaux marins, des passionnés d'histoire, de nature et d'environnement. Vous pourrez y découvrir le musée maritime, les jardins et l'atelier de charpente navale où sont restaurés les bateaux traditionnels.
Ports : Nombreux sont les types de ports présents dans la Manche : port militaire, de commerce, de plaisance, de voyageurs mais aussi de pêche. Le port de Cherbourg-en-Cotentin est le port principal du département puisque il est à la fois un port militaire, un port de commerce et de pêche ainsi qu'un port de voyageurs et de plaisance. D'autres ports de plaisances parsèment la côte : Saint-Vaast, Diélette, Carteret ou encore Granville.

Faune et flore

Faune


© Franck GODARD
Mammifères :
Les chèvres sauvages de La Hague. De mémoire, les paysans ont toujours entretenu des chèvres dans les landes et falaises de la côte ouest de La Hague afin d’avoir du lait et de la viande de chevreau à meilleur coût. Elles avaient un propriétaire jusqu’en 1970, date à laquelle le marquage cessa. Ce troupeau, qui serait peut-être le seul en France, vit maintenant à l’état sauvage. Broutant les graminées, aussi agiles que des bouquetins de montagne, ces chèvres communes de l’ouest, dites chèvres des fossés, sont des animaux rustiques à longs poils supportant l’humidité. La vingtaine d’animaux se déplacent dans les rochers des falaises d’Auderville à Herqueville. Peut-être les croiserez-vous au hasard d’une balade sur le chemin des Douaniers.
L'âne du Cotentin. Originaire de l'ouest de la Manche, le Cotentinois mesure entre 1,20 m et 1,35 m pour les mâles, entre 1,15 m et 1,30 m pour les femelles. Bleutée, cendrée ou tourterelle, sa robe grise laisse apparaître la croix de Saint-André tout le long de l'arrête de sa queue et décore son garrot. Présent seulement dans le Nord-Cotentin, les foires ont permis à son exportation aussi bien en France qu'à l'étranger. L'âne transportait les bidons de lait dans les exploitations agricoles ou était attelé pour le travail au champ. Depuis une vingtaine d'années, cet âne est redevenu la mascotte du Cotentin, incontournable lors des événements locaux, ravissant de sa seule présence petits et grands.
Les chauve-souris. Considérée comme mammifères puisqu'elles allaitent un seul petit, les chauves-souris ne sont donc pas des oiseaux, tout comme elles ne sont pas des souris puisqu'elles se nourrissent d'insectes. La Manche compte une vingtaine d'espèces comme par exemple, la pipistrelle, la noctule, l'oreillard ou encore la sérotine.
Le cob normand. Le cob normand est un cheval de taille moyenne utilisé en attelage de loisir et de compétition ainsi que dans l'attelage utilitaire, etc... (débardage, nettoyage, transport). Etant une des neuf races de chevaux de trait français, le cob normand est le plus léger de tous, d'où ses avantages aussi bien à l'attelage qu'à la selle.
Le roussin de la Hague. Présente depuis le XVIII e siècle, le roussin de la Hague est issu d'un croisement entre race anglonormande et mouton d'Ouessant. La race locale du nord de la Manche a ensuite été mélangée, en 1920, avec d'autres races pour accroître ses qualités bouchères. Grand mouton, il est reconnaissable à sa couleur blanche et sa tête brune. Il ne porte pas de corne. Le roussin est une race peu exigeante puisqu'il s'adapte facilement au climat humide et venteux.
La vache normande. Caractérisée par la couleur de sa robe, la vache normande sera dite blanche (ou caille), marron (ou blonde) et presque noire (ou bringée) selon la couleur dominante. La race normande est aussi reconnaissable grâce à sa tête blanche avec des tâches autour des yeux (aussi appelées « lunettes ») et au mufle.
Oiseaux
Les oiseaux sont les animaux sauvages que l’on observe le plus facilement. Il est dans ces cas toujours appréciable d’avoir avec soi des jumelles. Lors d’une sortie «  ornithologique  », discrétion et patience seront de rigueur et toujours récompensées tantôt par l’apparition d’un petit traquet pâtre dans la lande, d’un gravelot sur la plage ou d’un faucon dans les falaises. La grande diversité d’espèces présentes dans le Cotentin rend fastidieux l’inventaire que l’on pourrait en faire. Il est toutefois intéressant de savoir où se rendre pour être sûr d’observer les plus représentatifs de leur milieu. Sur la plage, observons mouettes rieuses, bécasseaux, goélands et gravelots. Dans les marais, on rencontre canards colverts, sarcelles ou poules d’eau, notamment. Près des falaises, les cormorans, aigrettes et goélands se partagent le territoire. Sur la lande, fauvettes, busards et faucons sont visibles. De plus, plusieurs réserves naturelles permettent de s’adonner à l’observation des oiseaux en toute quiétude.
Résolument décidé à conserver ses richesses naturelles, le Cotentin possède plusieurs sites naturels protégés exceptionnels entretenus et surveillés entre autres par le Conservatoire du Littoral et le Groupe ornithologique normand (Gon). C’est ainsi que le Conservatoire du Littoral se porte acquéreur de certaines terres bordant le littoral, le préservant ainsi des constructions sauvages et du bétonnage des côtes fragiles. Le sentier littoral, ancien chemin des Douaniers, est entretenu et balisé. Dans le Val de Saire, l’île de terre de Saint-Marcouf, l’île Tatihou et l’étang de Gattemare, puis dans La Hague, les falaises du Nez-de-Jobourg, la mare de Vauville et le massif dunaire de Biville sont des espaces naturels protégés qui permettent des observations privilégiées.
Poissons
Ces havres furent investis par les hommes qui en extrairont la tangue. Aujourd’hui ostréiculteurs et mytiliculteurs règnent à l’embouchure de Blainville-sur-Mer et sur les herbus, les moutons de pré-salé viennent brouter cette végétation salée qui leur donne cette saveur unique. Ces havres abritent de nombreuses espèces vivantes remarquables  : plantes halophiles salicornes, spartines. Quand l’influence marine diminue, apparaissent au pied de dunes les orchidées, la bruyère maritime et la lavande de mer endémique au Cotentin. Lorsque l’oyat fixe la dune, s’installent les pelouses, plantes à fleur et lichens. La faune est riche, plus de 200 espèces d’oiseaux. Les vasières abritent de petits crustacés et mollusques ainsi que des amphibiens et des milliers d’insectes. Dans les cours d’eau et les ruets, les poissons d’eau douce s’aventurent en mer pour pondre et poissons de mer remontent pour se reproduire.
Mammifères marins
Le grand dauphin a élu domicile au large des côtes normandes, mais à la fin de l’été, il se rapproche du littoral et il n’est pas rare de le voir jouer devant l’étrave des bateaux qui font le trajet vers les îles Chausey. Le globicéphale, une belle bête pouvant atteindre les 7 mètres préfère les alentours des îles anglo-normandes. Autrefois réguliers sur les côtes françaises de la Manche, les phoques ont disparu au cours du XIX e siècle, début du XX e siècle à cause de la pression humaine – chasse, dérangement. Depuis, grâce aux mesures de protection dont ils font l’objet, les colonies de phoques veaux marins se reconstituent depuis les années 1990. En baie du Mont-Saint-Michel, une colonie reproductrice d’une vingtaine d’animaux ont élu domicile. Ils se rencontrent le long des chenaux, à l’écart des activités humaines. La Maison de la Baie, membre du Réseau national Echouages – Centre de Recherche sur les Mammifères marins, participe au suivi de la colonie de phoques  : comptages, étude des comportements, utilisation des espaces… Quelques toutes petites places sont réservées au public – se renseigner à la Maison de la Baie.

Flore
Arbres, buissons : La Manche est essentiellement un pays de bocages, les prairies et les champs étant entourés de talus boisés. Les bois et forêts sont plutôt rares – 4 % de la superficie –, le département étant l’un des moins boisés de France. Sur les sols les plus pauvres et les régions les plus exposées au vent, apparaît la lande – ouest de La Hague, lande de Lessay. Les marais sont très étendus dans les régions de La Haye-du-Puits, Saint-Sauveur-le-Vicomte, et surtout de Carentan où l’on trouve une importante formation de tourbe. Près des côtes, la végétation est marquée par la douceur du climat. Ainsi, bon nombre de plantes méditerranéennes ont pu être introduites dans les jardins, et l’on rencontre fréquemment dans les parcs des chênes verts, des mimosas et des palmiers.
Fleurs et plantes rares : Elle profite pour son développement de la douceur climatique. Si les camélias, hortensias et palmiers s’épanouissent facilement, comme nous l’avons déjà dit, de nombreuses espèces recouvrent naturellement le sol granitique de cette région la moins boisée de France, mais couverte de haies vives, de landes et de prés.

Parcs et réserves naturelles

Réserves naturelles


Réserves naturelles - Bancs du Grand Vey – réserve ornithologique
© Arthur LEROY – Iconotec
Le banc des hermelles. Il est situé face à la chapelle Sainte-Anne – commune de Saint-Broladre –, à 6 km du rivage. Il constitue l’un des joyaux du patrimoine naturel de la baie du Mont-Saint-Michel. Il s’agit d’un remarquable récif sableux élaboré par de petits vers marins constructeurs  : les hermelles – Sabellaria alveolata. Ces forçats de la mer travaillent chaque jour pour entretenir leur habitat constitué d’un ensemble de tubes de sable – un individu par tube. Sa surface est d’environ 100 ha et la hauteur atteint 1,50 m.
La mare de Vauville. Située sur le chemins des Douaniers, la mare de Vauville est devenue l'une des 135 réserves naturelles de France, depuis 1976. La réserve est placée au pied des dunes qui ont bloqué l'eau douce, formant ainsi une grande mare d'environ 62 ha. Elle abrite une richesse faunistique et florale : plus de 150 espèces d'oiseaux ainsi que de 350 plantes et 16 espèces de batraciens. L'observatoire ornithologique est d'ailleurs ouvert au public en toute saison et des visites à la découverte de site naturel préservé sont organisées.
La tourbière de Mathon. Sur la commune de Lessay, la réserve naturelle de la Tourbière de Mathon (petite dépression tourbeause) s'étend sur moins de 16 ha ce qui la qualifie comme l'une des plus petites réserves naturelles de France. Ce bout de nature protégé, héberge de nombreuses espèces animales et végétales typiques des zones humides et des landes tout comme un troupeau de bovins des Highland. Des visites sont organisées par le C.P.I.E. du Cotentin www.cpiecotentin.com
La Sangsurière et Adriennerie. À Doville, au cœur du parc Naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin, des tourbières et prairies tourbeuses s'étendent sur 396 ha. Le parc en assure la gestion depuis leur protection en 1991 et organise visites et animations autour de ce patrimoine environnemental exceptionnel. www.parc-cotentin-bessin.fr
Le département possède deux parcs naturel régionaux : celui des Marais du Cotentin et du Bessin et celui de Normandie-Maine.

Parcs animaliers
Tous les amoureux des animaux seront ravis des quelques parcs animaliers du département de la Manche.
Parc Animalier Saint-Martin : créé en 1983 à Montaigu-la-Brisette, le parc animalier Saint-Martin présente de nombreux animaux des quatre coins du monde. Au milieu des étangs, dans un parc boisé de 15 ha, on part à la découverte des animaux du continent américain avec lama, raton-laveur ou encore porc-épic. Puis, on traverse l'océan Atlantique pour rencontrer quelques animaux présents en Europe : vaches des Highland, loups, daims, chèvres et poules naines, moutons de Rocca ou d'Ouessant, canards, oies, cygnes... L'Asie est représentée par ses zébus, chèvres angoras, yack du Tibet entre autres. Pour l'Océanie, on saute de joie à la vue des wallabies et on termine par les perroquets, marabouts et dromadaires d'Afrique.
Pour plus d'informations sur www.zoomontaigu.fr
Parc zoologique de Champrépus : après le Mont-Saint-Michel, la Cité de la mer, le parc zoologique de Champrépus est à la troisième place des sites les plus visités en Manche. Zoo particulier de la Manche, il intègre les animaux dans des environnements les plus proches de leur milieu naturel. De la mini-ferme, à l'espace tropical, en passant par le paradis des manchots, la zone africaine ou encore l'espace malgache, le zoo de Champrépus réserve bien surprises ! Educatif, le lieu propose cette année des expositions sur le cycle du végétal.
Pour tout renseignement, rendez-vous sur www.zoo-champrepus.com
Alligator Bay : à seulement cinq minutes du Mont Saint-Michel, on se laisse tenter par une aventure frissonnante ! De la forêt de Louisiane à la jungle africaine, on se sent tel Crocodile Dundee au fil de ce parcours de pontons de bois où l'on découvre 200 alligators et crocodiles. Pour se remettre de tant d'émotions, on se plaira à caresser les tortues dans la ferme où vivent plus de 300 tortues aquatiques ou terrestres, carnivores ou herbivores. Enfin, dans le dernier espace d'Alligator Bay, on tremble devant l'une des plus belles collections de serpents et lézards d'Europe.
A découvrir à l'adresse suivante : www.alligator-bay.com
Le Roc des Curiosités : la magnifique pointe du Roc de Granville, est la première escale d'un voyage unique. Au cœur de l'aquarium, puis en pleine féerie des coquillages, le palais minéral se dévoile pour laisser place aux insectes et papillons. Autant d'univers éducatifs et ludiques où l'on admire les merveilles des mondes animal et minéral.
Plus de détails sur www.aquarium-du-roc.com
Aquarium Abyssal de la Cité de la mer : à Cherbourg-en-Cotentin, l'ancienne gare maritime transatlantique de Cherbourg abrite, en plus du sous-marin Le Redoutable et de nombreuses attractions spectaculaires, l'aquarium le plus profond d'Europe avec ses 11 m de hauteur ! Derrière la vitre, on s'évade vers d'autres mers en observant plus de 1 000 poissons tropicaux, typiques de l'atoll tahitien. Puis on plonge toujours plus profond où l'atmosphère s'assombrit et les poissons se font de plus en plus rares... Depuis avril, l'aquarium a fait l'objet d'une profonde rénovation, et le spectacle donné ici n'en est que plus intense !
Rendez-vous dès maintenant à l'adresse www.citedelamer.com

Jardins
Les forêts ne sont peut-être pas fortement représentées dans la Manche, mais le département n'en reste pas moins vert. De nombreux parcs et jardins apportent quelques écrins de verdures à la ville comme sur la côte. On citera pour les plus remarquables le parc Emmanuel-Liais à Cherbourg-Octeville, l'extraordinaire jardin Favier réouvert après des décennies de sommeil ou les vallons aménagés dans cette même ville, le jardin botanique du château de Vauville, le jardin en hommage à Jacques Prévert à Saint-Germain-des-Vaux, le parc du château des Ravalet à Tourlaville ou celui du château de Nacqueville à Urville-Nacqueville. A Coutances, on flâne au jardin des plantes. A Granville, on profite de l'atmosphère bucolique du jardin public de la maison d'enfance de Christian Dior. A voir aussi, les jardins d'Argences à Saussey, le parc floral du château de Martinvast et le jardin public des remparts de Saint-Lô... Parmi tant d'autres !

Économie

Ressources naturelles
La Manche est traditionnellement une zone d’élevage, car favorisée par l’humidité, la douceur du climat et la nature des sols, mais aussi par l’action des hommes qui ont fait reculer landes et marais. Le Bocage domine avec ses prairies permanentes, souvent plantées de pommiers. L’économie agricole, qui absorbe près de 20 % de la population active, est de plus en plus dominée par les grandes firmes de produits laitiers – Les Maîtres Laitiers, Union laitière normande – implantées à Carentan, Pont-Hébert, Valognes, Bricquebec. Ces dernières années, les énergies hydrolienne et éolienne font l'objet d'une attention toute particulière. En effet, la situation géographique du département lui permet d'envisager un avenir rose en matière d'énergies renouvelables, comme en témoignent les recherches au sein de plusieurs entreprises.

Environnement et énergies
Longtemps, la Manche a été, en matière d'énergie, fortement assimilée au nucléaire. Le nord du département, dans le Cotentin, compte en effet plusieurs installations : la centrale nucléaire de Flamanville et son extension en travaux depuis une dizaine d'années (appelée EPR), mais aussi la gigantesque usine de retraitement de déchets de la Hague emploient des milliers de personnes. Mais depuis une quinzaine d'années, à l'image de ce qu'il se passe dans de nombreux autres départements, les énergies renouvelables ont ici aussi le vent en poupe. Le vent d'abord, très présent, permet de compter sur le territoire plusieurs dizaines d'éoliennes, sur les hauteurs du département principalement. Il y a quelques mois, une usine destinée à la construction des plus grandes pales d'éoliennes au monde a été inaugurée à Cherbourg. Seconde énergie renouvelable, encore au stade expérimental : la force des courants marins. Beaucoup d'industriels sont aujourd'hui sur les rangs pour tester et lancer à grande échelle des fermes sous-marines. Le raz Blanchard, au large de la Hague, est aujourd'hui le mieux placé pour devenir le lieu de ces tests : les courants y sont les plus forts d'Europe.

Agriculture
L'agriculture manchoise s'appuie sur quatre piliers : le lait, la viande bovine, les légumes de primeur et l'exploitation des produits de la mer.
Secteur important du département, elle emploie environ 7 % de la population active de la Manche contre 3 % en France. Après la Marne, le département se situe en seconde position en nombre d'exploitations. Les exploitations sont réparties de façon plutôt homogène sur tout le territoire manchois. Les communes côtières, de Créances à Agon-Coutainville et dans le val de Saire, se distinguent néanmoins, du fait qu'elles concentrent plusieurs activités sur un même territoire : cultures légumières, ostréicultures et conchylicultures.
La Manche est le deuxième département laitier français, mais s'illustre aussi dans la filière viande, aussi bien pour l'élevage bovin, que pour celui des porcs, des volailles ou encore celui des ovins. La Manche détient notamment une A.O.C pour la production de moutons de « pré-salé » dans les havres de la côte ouest et la baie du Mont Saint-Michel.
Premier département français pour le nombre total de chevaux, la Manche est spécialisée dans le cheval de selle et de course (trot, galop). La filière équine tient une place particulièrement importante dans le paysage économique manchois et est porteur d'image. La renommée du haras national de Saint-Lô n'est plus à faire en tant que pôle de compétitivité équine puisque c'est le premier de France pour les naissances de chevaux de selle.
Sur les terrains argilo-sableux du val de Saire, sur la côte ouest autour de Surtainville, Créances ou encore sur les polders de la baie du Mont Saint-Michel, la Manche tient une place importante pour la production de légumes : premier département pour la production de poireaux et de navets, le troisième pour la carotte. Le département tient une place honorable pour le persil et les choux-fleurs tout comme pour la culture de salades.
Les habitants Français se nourrissent de plus en plus de produits issus de l'agriculture biologique. Les agriculteurs de la Manche se sont très bien adaptés à cette modification du marché et le nombre d'exploitations de l'agriculture biologique place la Normandie parmi les premières régions hexagonales. La Manche est particulièrement à la pointe dans le secteur du maraîchage biologique. Mais d'autres secteurs sont aussi concernés tels que : la production de pommes à cidre, de céréales et l'élevage de bovins destiné à la production de lait biologique.

Industries
L'industrie n'est pas un secteur traditionnel de la Manche, souvent perçu comme principalement rural. Ce secteur est surtout composé de petites entreprises, spécialisées dans l'agroalimentaire et la construction navale. Ces deux filières concentrent à elles seules un tiers de l'emploi industriel du département. Le paysage industriel est assez diversifié dans le département, ce qui limite donc les risques de crise sectorielle importante. Depuis longtemps, le Nord-Cotentin a développé une industrie influencée par l'Etat. Cela a commencé dès Louis XVI et Napoléon en faveur du port militaire et de l'arsenal de Cherbourg. Ensuite, les trois industries nucléaires du Cotentin (Naval Group, anciennement DCNS à Cherbourg, Orano, anciennement Areva, à la Hague, EDF à Flamanville, qui achève – enfin – en ce moment la construction du fameux EPR) résultent de la politique d'indépendance gaullienne. Le centre et le sud de la Manche, moins favorisés en la matière, ont su développer un réseau de petits entrepreneurs, plus souples face aux crises. L'agriculture et la pêche constituent aujourd'hui une industrie de transformation forte, autour des produits laitiers (Lactalis, Bongrain, Elvir, Maîtres laitiers du Cotentin...), de la viande (Socopa, AIM), des fruits et légumes (Soleco), et des produits de la mer (Cuisimer et Nutrimer). On notera également la présence de la coopérative Agrial, dont le siège est à Saint-Lô, et qui est l'une des plus importantes de l'Hexagone. Le Sud-Manche vise aussi le textile de luxe avec l'implantation des tricots Saint-James, Grandis à Saint-Pair-sur-Mer ou des ateliers Louis Vuitton à Juilley. Enfin, dans un autre registre, l'entreprise Chereau, spécialiste des camions frigorifiques, disposent de deux implantations dans le sud-Manche où elle a été créée en 1950, avant de devenir un acteur mondial de son secteur. Du côté des constructions navales, après des années de marasme, Cherbourg, qui avait développé au XX e siècle un important secteur de constructions navales militaires et civiles, connaît des jours meilleurs : les CMN ont signé de gros contrats – principalement à l'export – permettant d'envisager la construction d'une nouvelle usine. Naval Group diversifie ses activités, et a obtenu un gigantesque contrat de constructions de sous-marins pour l'Australie (de nombreuses familles de ce pays viennent de s'installer dans la cité), et la diversification en matière d'énergies renouvelables permettant à la masse salariale d'augmenter de nouveau, et rapidement, au point que le taux de chômage dans la ville est au plus bas, et la pénurie de main-d'œuvre se fait sentir dans de nombreux domaines. Dernière bonne nouvelle : l'impressionnante extension du port cherbourgeois, permettant l'inauguration il y a deux ans d'une usine de pales d'éoliennes, les plus grandes du monde. Si vous ajoutez à cela la présence d'autres chantiers navals dans le département, vous comprendrez l'importance du secteur ici.

Tertiaire
Si l'ensemble du département dispose d'un réseau de PME-PMI relativement dense, c'est bien le Nord-Cotentin qui, depuis quelques années, tire la croissance départementale. La construction du fameux EPR, dont les retards n'empêchent pas les embauches, (avec même une énurie dans certains corps de métier, comme les soudeurs) mais aussi l'élan des énergies renouvelables font de cette partie du département un endroit relativement dynamique. Après des années de déshérence, le port de Cherbourg vient d'être remanié, ses quais allongés et de nouveaux espaces gagnés en mer pour permettre l'implantation de grands groupes. Ce même port, qui, concurrencé sur ses lignes transmanche avec l'Angleterre, voit enfin son trafic progresser de nouveau, se tourne désormais également vers l'Irlande (le plus gros ferry du monde devrait prochainement être affrété sur la ligne Cherbourg-Dublin), et reçoit également de plus en plus d'immenses paquebots comme le Queen Elisabeth II , dans la rade artificielle la plus grande d’Europe. Enfin, la Manche est également un département très commerçant et, à part quelques vastes centres commerciaux, a su garder bon nombre de petites enseignes, principalement en raison de son tissu serré de petites villes.

Tourisme
Dans la Manche, le tourisme est le troisième secteur d'activité, derrière le BTP et l'agriculture. Environ quatre millions de curieux pénètrent chaque année au cœur du département. Territoire plein de richesses, aussi bien environnementales, historiques que culturelles, au cœur d'un paysage enchanteur et merveilleux, ce ne sont pas les activités qui manquent. Parmi les sites les plus visités, on trouve bien évidemment le Mont Saint-Michel, la cathédrale Notre-Dame de Coutances, les côtes déchirées des falaises escarpées du Nez de Jobourg, la Hague, la Cité de la mer à Cherbourg, Utah Beach, le Val de Saire et ses ports ou encore le jardin public d'Avranches. Chaque année, des centaines de milliers de personnes partent à la découverte d'un département qui allie patrimoine, paysages naturels époustouflants et qualité de vie préservée – votre guide en est le témoin ! Et pour encore mieux vous aider, Latitude Manche, un dynamisme exceptionnel pour des actions encore plus efficaces.

Histoire


Histoire - Monument du major Howie
© TOM PEPEIRA – ICONOTEC

Préhistoire
Très tôt, le département a plu. La preuve  : les gisements qui attestent d’une présence humaine précoce dans la presqu’île. On a constaté au flanc d’un promontoire des abris, foyers et différentes zones de débitage appartenant à l’Acheuléen. La mer tout à côté donne en effet galets, silex, grès, quartz… indispensables à cette activité. A Fermanville, une industrie d’âge salien présente de nombreux outils sur éclat. De plus, on a découvert un habitat néolithique près d’Herqueville – céramiques ornées, silex taillés –, qui date vers 10 000 ans av. J.-C. Au Rozel, sur la côte nord-ouest, c'est depuis 2012 que des fouilles mettent à jour de nombreuses traces laissées par l'homme de Neandertal. De manière générale, il est à noter que concernant l’âge de bronze, le volume des découvertes liées à cette époque classe le département au deuxième rang français – l’allée couverte funéraire à Bretteville, classé monument historique depuis le XIX e siècle, qui mesure 16  mètres et date de 2 000 ans avant notre ère, en est un autre exemple.

Antiquité
Dans le Cotentin, on a les Unelles. Dans l'Avranchins, ce sont les Abrincates. Mais, en 56 avant J.-C., Titurius Sabinus, lieutenant de César, défait ses troupes gauloises. Le peuple est alors soumis aux lois romaines. Au I er siècle, on assiste à l'origine du Cotentin. En effet, l'empereur Constance Chlore vient fortifier «  Cosedia  » en la rebaptisant «  Constances  » (Coutances). Jusqu'alors, elle est peuplée des Unelis, une tribu gauloise. L'occupation romaine permet aussi l'essor de cités telles que « Alauna » (Valognes), « Ingena » (Avranches), « Briovera » (Saint-Lô) et « Crociatonum » (Saint-Côme-du-Mont). Ce dernier était le plus vieux chef-lieu gallo-romain et contrôlait le pont sur l'Ouve. La découverte de vestiges, fondations, tuiles et trésors monétaires, atteste de l'importance de la ruralité. A Alleaume, on découvre jusqu'aux vestiges d'un temple, d'un théâtre ainsi que les ruines d'un vaste bâtiment balnéaire. Vers la fin du III e siècle, les invasions germaniques détruisent une partie de la Gaule. « Alauna » (Valognes) est détruite. La région fait alors partie du « Littus Saxonicum », c'est-à-dire le front de mer germanique. La Manche se trouve alors divisée en trois circonscriptions : Pagus d'Avranches, Pagus Costantini et Pagus Coriovallensis. A Réville, plusieurs nécropoles sont l'objet de fouilles, datant des VI e et VII e siècles. Un important cimetière barbare, des armes ainsi que des bijoux, plaques, boucles de ceintures sont ainsi révélés.

Moyen Âge
Vers la fin du IV e siècle, le christianisme pénètre la région de l’Avranchin. Après son élection comme évêque d’Avranches, saint Aubert fonde la collégiale du Mont-Saint-Michel, en 708. Evêque de Coutances, de 525 à 565, Saint-Lô laissa son nom à Briovère. Saint Aubert fonde l’abbaye de Nantus, Saint-Marcouf-de-l’Isle. L’évêque de Coutances, saint Fromond, crée quant à lui une abbaye de femmes. Située au Ham, cette dernière est détruite lors des invasions normandes. Le baptistère paléochrétien de Port-Bail, de forme hexagonale, est l’un des seuls exemplaires connus au nord de la Loire. Dès 836, l’incursion des premiers Vikings commence.
Les Vikings. L’irruption des Vikings en Neustrie est vécue comme un choc. L’empire de Charlemagne s’effrite à sa mort. Sa succession est rendue difficile entre ses fils. Toutes ces circonstances rendent les frontières de l’empire carolingien, de plus en plus perméables. Aussi, les assaillants danois, norvégiens et anglo-scandinaves sont terriblement efficaces. Force physique, ruses démoniaques, bateau optimisé : tout est réuni pour leur permettre de semer la terreur et la désolation sur leur passage. Un camp est alors établi sur le territoire nord-cotentinois, à Hague Dike. Leur pénétration semble insurmontable. En 867, le Cotentin est offert aux Bretons. Il passe donc sous le contrôle d’une nouvelle «  aristocratie scandinave  ». S’ensuivent de nombreuses années de combats relayés par de véritables armées, en provenance du Nord et d’Angleterre. Pourtant, après un échec devant Chartres, un chef norvégien banni de son pays, à la tête d’une bande de Danois, accepte de traiter avec Charles le Simple. La Normandie est alors cédée par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911, à Rollon. Le Cotentin et l’Avranchin ne sont concédés, quant à eux, qu’en 933. La Normandie obtient alors ses limites à peu près définitives.
Les Normands. En 945, le duché est officiellement confirmé. Peu à peu, les Vikings s’intègrent à la population tout en épousant leurs coutumes et en mariant leurs filles  ! Au X e siècle, les «  Normands  » deviennent des «  Francs  ». Hugues Capet accède au trône de France, grâce notamment à l’aide de Richard sans Peur, petit-fils de Rollon. De 1010 à 1035, c’est Robert le Magnifique, petit fils de Richard sans Peur, qui se trouve à la tête du duché. Il inspira la légende de Robert le Diable… Cet homme qui avait soi-disant la capacité de parler avec les fantômes et les démons. Il est aussi le père de Guillaume le Bâtard. Bien sûr, les féodaux se révoltent contre ce dernier qui deviendra « Conquérant », en 1047. Cependant, l’importance foncière du domaine ducal permet de répartir les terres entre vassaux, les liant ainsi au pouvoir, au profit d’une certaine unité normande. Les ducs de Normandie étendent donc leur autorité sur le Cotentin, aux X e et XII e siècles. Une période très importante en terme de développement des campagnes fait suite aux troubles passés. Apparaissent de nouvelles techniques : défrichement, création de villages aux constructions en pierre comme à Pirou  au XII e siècle, à La Haye-du-Puits, Bricquebec… Les mottes circulaires aux fortifications en bois sont alors remplacées. Les ports de Cherbourg et surtout Barfleur maintiennent la tradition des échanges commerciaux, tandis qu’on extrait le sel sur les côtes du Val de Saire, des Havres de Barneville et de Lessay. La pêche à la baleine, qui fréquente alors la Manche, était florissante sur la côte Est du Cotentin.
Et l’Angleterre. En 1066, on note un autre facteur de prospérité grâce à la présence d’une puissante «  aristocratie d’argent  ». Cette dernière s’est enrichie lors d’expéditions lointaines. Les fils de Tancrède de Hauteville s’installent alors dans le sud de l’Italie. La conquête de l’Angleterre, en 1066, génère de larges distributions de domaines qui contribuent à accroître encore plus le pouvoir de la noblesse. L’Eglise connaît un temps de reconstruction En 1024, l’évêque de Coutances regagne son diocèse, réorganisé par Geoffroy de Montbray, son successeur, de 1048 à 1093. Il fait élever la cathédrale romane de Coutances et favorise la création des abbayes bénédictines : Saint-Sauveur en 1056, Lessay en 1064. Plus tard, on relève les prémontrés de Valognes, les augustins de Notre-Dame-du-Vœu de Cherbourg. L’influence de l’abbatiale de Cerisy-la-Forêt se ressent à Chef-du-Pont, Saint-Côme-du-Mont et Saint-Germain-sur-Ay.
L’époque féodale. Les troupes du roi Philippe Auguste occupent la Manche. En 1024, elle est rattachée au royaume de France, à l’exception des îles anglo-normandes, propriété de la couronne d’Angleterre. Saint Louis est bien reçu en 1256 à Coutances, Cherbourg, Avranches et au Mont-Saint-Michel. Il se rend à Saint-Lô, en 1269, lors d’un second voyage. De nombreux chantiers sont en cours à ce moment là : les abbatiales de la Lucerne, de 1164 à 1178 et de Mortain, l’abbatiale d’Hambye, inspirée des cathédrales du Mans et de Bourges. Sous l’impulsion de l’évêque Hugues de Morville, la cathédrale romane de Coutances est entièrement rhabillée.  Deux grandes tours, très élancées, sont érigées. L’audacieuse et incomparable tour-lanterne, centre véritable de la cathédrale, perpétue la tradition de ces tours à l’architecture normande. Celle de Coutances reste la plus belle et la plus originale de toutes celles qui sont élevées, au XIII e siècle, sur le sol normand. Plus célèbres encore, les travaux considérables entrepris à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. En effet, ils ont permis de construire trois étages superposés sur le flanc de la colline. Ajouté à cela un réfectoire, une salle des hôtes ainsi qu’une salle des chevaliers. Un cloître est construit de 1225 à 1228. Tous ces bâtiments forment un ensemble unique, connu à juste titre sous le nom de «  Merveille  ». Elevée en vingt-cinq ans, elle s’achève sous la direction de l’abbé Raoul de Villedieu.
La guerre de Cent Ans. La guerre de Cent Ans fait suite aux épidémies de famine et de peste, au début du XIV e siècle. Elle marque fortement la région. Au début du conflit, Godefroy d’Harcourt, puissant seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, prend le parti du roi d’Angleterre. Pendant la seconde partie de la guerre, les Anglais occupent la totalité de la contrée, entre 1418 et 1450. En 1934, Charles le Mauvais, roi de Navarre, s’est vu offrir la plus grande partie du Cotentin, pour compenser de la perte de l’Angoumois. En fait, le Cotentin se prête facilement à un rôle défensif. Les Anglais savent l’exploiter avec efficacité, du débarquement d’Edouard III et de son fils, le Prince Noir, à Saint-Vaast-la-Hougue en 1346, au retour définitif de la place forte de Cherbourg à la couronne de France en 1450. La dernière partie du conflit se caractérise par l’engagement d’une partie de la population, hostile à la présence anglaise. Les partisans des Français, encouragés par la résistance de Louis d’Estouville au Mont-Saint-Michel, se livrent alors à une véritable «  guérilla  » jusqu’à la fin des hostilités, particulièrement dans le Saint-Lois, l’Avranchin et le Mortainais.
La fin du Moyen Age connaît une véritable catastrophe économique et démographique. Les épidémies et les conséquences de la guerre font chuter la population. S’il ne reste rien des fortifications de Carentan, Valognes et Cherbourg, l’importante forteresse de Bricquebec, construite en plusieurs étapes, demeure en place. Il en va de même pour les châteaux de La-Haye-du-Puits et de Saint-Sauveur-le-Vicomte qui sont dotés d’un nouveau donjon carré. Certaines églises sont même dotées de clochers fortifiés comme à Saint-Germain-sur-Ay et Saint-Nicolas-de-Pierrepont, Port-Bail et Barneville, où les tours sont construites. Plusieurs grandes églises urbaines sont rebâties dans un style gothique flamboyant. On note par exemple Notre-Dame de Saint-Lô, ornée d’un célèbre vitrail royal offert par Louis XI, Saint-Malo de Valognes, Sainte-Trinité de Cherbourg et Saint-Pierre de Coutances.


L’histoire du Mont  : une légende devenue merveille

L’évêque d’Avranches, Aubert, voit apparaître l’archange saint Michel. Il décide alors de construire au début du VIII e siècle un oratoire sur le mont Tombe. Aujourd’hui, il n’en reste malheureusement rien, mais il semble que ce bâtiment de forme circulaire était situé sur une plate-forme sous le sommet du mont. Il pouvait contenir une centaine de personnes.
Dès le début du X e siècle, cette chapelle se révèle trop petite et de nouvelles constructions sont donc décidées. Une église est édifiée au sommet du mont, composée d’une nef rectangulaire prolongée à l’est d’un chœur plus étroit, et dont l’entrée est au milieu du mur sud. De cette église, rasée lors de la construction de l’église romane, il ne reste que les fondations découvertes en 1908 et dont le tracé a été reporté sur le sol de l’église actuelle. En contrebas à l’ouest, et dans l’exact alignement de l’église, une chapelle remplace l’oratoire d’Aubert. C’est la chapelle Notre-Dame-sous-Terre.
En 966, les pèlerinages se développent. Et le projet d’une nouvelle église abbatiale, voir le jour, encouragée par les très nombreux dons. Le projet est grandiose  : construire à 80 m au-dessus de la mer une église en forme de croix de 80 m de long. Le sommet du rocher ne pouvant supporter que la croisée du transept et les deux premières travées de la nef, le reste de l’église repose sur des soubassements composés de quatre cryptes qui entourent totalement le sommet du mont. L’ensemble constitue une plate-forme à hauteur du sommet, sur laquelle va s’élever l’église abbatiale. La construction débute en 1023 par le chœur, et se fait d’est en ouest. Le monastère et le village seront construits tout autour, accrochés au rocher, suspendus entre ciel et mer.
En fait, la merveille est un ensemble de six salles reparties sur trois étages bâtit entre 1204 et 1228. La construction eut lieu en deux étapes  : suite à l’incendie de 1204, les bâtiments nord du monastère roman dont il ne restait que les murs sont progressivement réparés. L’arrivée de Raoul-des-Iles – abbé de 1212 à 1228 – relance la construction. Le projet est ambitieux  : élever un ensemble composé de trois bâtiments de trois étages chacun et regroupant toutes les fonctions du monastère. De ces trois corps, seuls les deux premiers furent achevés dans un temps record de dix-sept ans – de 1212 à 1228. Le troisième bâtiment devait prolonger vers l’ouest cet ensemble avec une salle de tribunal en bas, une infirmerie au premier et une salle du chapitre en haut. Cette construction, dont les soubassements existent toujours et datent de la première moitié du XIII e siècle, a été abandonnée en raison d’une réorganisation totale des accès au monastère.
La première dénomination de «  Merveille  » pour désigner cet ensemble de bâtiments date de 1691, dans la description d’un voyageur. Auparavant, c’est l’ensemble du mont qui était qualifié de «  Merveille  ». Depuis la fin des années 1990, de lourds travaux ont permis au Mont de retrouver un peu de sa magie, avec la suppression de la digue et le retour à son caractère maritime. Magique et immanquable.

De la Renaissance à la Révolution
Renaissance et classicisme. 1532 : le monarque François I er entreprend un voyage dans la Manche. Il est reçu à Saint-Lô, Hambye, Coutances, Cherbourg et au Mont-Saint-Michel. Cette excursion symbolise grandement le rattachement définitif de la Normandie au royaume de France. Cependant, le répit qui suit la guerre de Cent Ans prend fin avec la Réforme protestante. Elle atteint Avranches, dès 1528. Elle gagne rapidement une partie de la noblesse et de la bourgeoisie, alors que le peuple des campagnes, dans sa grande majorité, est peu touché par les idées nouvelles.
Une histoire de nom. Le mot «  Viking  » signifie «  guerriers de la mer  » ou «  guerriers du Nord  » car ils venaient de là-haut et par les mers. Quant au nom «  Normand  », il vient des «  gens du Nord  », autre nom donnés aux Vikings. Après déformation, les « North Men » donne «  normand  ». Au début, une certaine tolérance prévaut. Ainsi, en 1561, les catholiques et les huguenots se partagent l'église Notre-Dame de Saint-Lô. Mais bientôt, les destructions puis les mises à mort se répandent. Les églises et la cathédrale d'Avranches sont alors mises à sac en 1562, puis l'abbaye de Cerisy. Saint-Lô, la cathédrale de Coutances et l'abbaye de Cherbourg sont, elles aussi, saccagées. Deux personnages se retrouvent alors au premier plan : Gabriel, comte de Montgomery, rallié au parti protestant, et Jacques Goyon, baron de Matignon et comte de Torigni. En 1572, la Saint-Barthélemy désorganise le parti protestant. Matignon prend Saint-Lô, en 1574. La même année, Montgomery est exécuté à Paris. Les émeutes se prolongent. De 1636 à 1639, a lieu une forte augmentation de la pression fiscale. La Normandie a la réputation d'être une très riche province où l'impôt est très mal réparti. Par conséquent, on dénote la crise du commerce et de l'industrie. Ajoutées à cela, les épidémies de peste ont lieu de 1619 à 1639. On comprend alors mieux que le projet d'assujettir la Basse-Normandie à la gabelle, dont elle est jusqu'alors exemptée, ne peut qu'exaspérer les populations. La révolte des «  nu-pieds  » débute dans l'Avranchin mais ne dépasse pas Coutances à cause de la répression du pouvoir. Chargé par Richelieu de réprimer toute la province, le chancelier Séguier se rend en personne à Saint-Lô et Coutances. Il y fait exécuter bon nombre de personnes. En 1649, François de Matignon prend le château de Valognes, défendu par Bernardin Gigault de Bellefonds, futur maréchal de France, et met la ville au pillage. A Coutances, l'évêque Claude Auvry met en échec les frondeurs, mais il va se réfugier à la Cour.
De Louis XIV à Louis XVI. Sous le règne du Roi-Soleil, les guerres civiles s'arrêtent et l'on note une certaine stabilisation. Louis XIV souhaite restaurer Jacques II d'Angleterre. En 1692, il fait rassembler des troupes à La Hougue en vue d'un débarquement, sous le commandement du maréchal de Bellefonds. Anne-Hilarion de Costentin, comte de Tourville, est chargé, quant à lui, de l'armée navale. Malgré la victoire remportée devant Barfleur, il ne peut éviter ce qu'on nommera le «  désastre de La Hougue  ». Cependant, le roi conserve son estime à Tourville, seul coupable d'avoir obéi aux ordres reçus. Il le fait maréchal de France. Lors de cette époque de renaissance religieuse, le diocèse de Coutances a des évêques de grande valeur, tel monseigneur de Briroy. A la tête du diocèse d'Avranches, on relève le nom de monseigneur de Péricart. Il soutient un long siège contre les troupes d'Henri IV, et ce n'est que contraint par la force qu'il accepte de reconnaître l'autorité de ce roi. Si les anciennes abbayes sont en déclin, on crée de nouvelles communautés  : capucins à Coutances en 1617, à Avranches en 1618, à Valognes en 1630. Les dominicains sont créés au Mesnil-Garnier en 1619, les pénitents du Tiers-Ordre de Saint-François à Saint-Lô en 1630. L'enseignement est favorisé et le résultat obtenu est remarquable. A la fin de l'Ancien Régime, la population se positionne parmi les plus alphabétisées et les plus instruites de France. La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, met en échec le protestantisme, encore très actif à Saint-Lô. Des procès en sorcellerie troublent les populations. Au XVIII e siècle, une nette amélioration du sort de la paysannerie est constatée. Si la pêche occupe les ports de Barfleur, et Saint-Vaast-La-Hougue, Carteret et Carentan sont en déclin. A Cherbourg, on prépare quelques gros navires de 200 à 300 tonneaux pour les Amériques, en particulier, les Antilles. Du côté de Granville, on arme au long cours, pour la pêche à la morue, sur les bancs de Terre-Neuve. À cette époque, les familles de l'Avranchin émigrent vers la Nouvelle-France. Quant à l'occupation de Cherbourg par les Anglais, en 1758, elle a pour conséquence principale de détruire le port de commerce, achevé peu de temps auparavant. Le duc d'Harcourt, gouverneur de Normandie, confie à Le Couldre de la Bretonnière la charge d'étudier la défense du site. Il propose alors la création d'une digue implantée en pleine mer qui protégera la rade. Ces travaux gigantesques suscitent un engouement général et attirent de nombreux visiteurs. De simple bourgade qu'elle était auparavant, Cherbourg devient une ville. En 1786, Louis XVI décide même d'y venir en personne. Il assiste à l'immersion du neuvième cône, et est accueilli avec ferveur par la population. Néanmoins, une crise profonde vient frapper la région. Aux pluies diluviennes de 1787, succède la sécheresse de 1788 et un hiver très rigoureux, entre 1788 et 1789.

De la Révolution au XXI e siècle
La Révolution. 27 février 1790 : le département de la Manche est créé par décret. Au début, la Révolution est la bienvenue. Mais la crise religieuse se montre déterminante. Il faut noter que les districts de Saint Lô et Cherbourg comptent 59 % d'ecclésiastiques assermentés alors que Mortain n'en relève que 41 % et Avranches 37 %.
1793 : Le représentant Lecarpentier engage des poursuites envers les possibles opposants à la Révolution. En ligne de mire, on trouve notamment les émigrés rentrés en France. A cette époque, les îles anglo-normandes deviennent le refuge de nombreux nobles et ecclésiastiques. 14 novembre 1793 : l'armée vendéenne est battue à Cholet. Elle pénètre à Granville sans parvenir à prendre la ville. La réaction thermidorienne engendre le retour des notables au pouvoir. «  Le Rocher de la Liberté  » reprend son nom – Saint-Lô – et «  Pierre-Ferme  » le sien – Saint-Pierre-Eglise. 1795 : le représentant Dentzel, plus modérateur que Lecarpentier, s'adresse au peuple de Coutances en le mettant en garde contre les chouans. Avranches et Mortain devenant des terres d'élection pour la chouannerie, des affrontements se sont succédé. Entre 1792 et 1800, ce sont environ 500 habitants de la Manche qui ont été violemment tués ou condamnés.
Napoléon I er . Durant le Consulat et l'Empire, le département bénéficie d'excellents administrateurs : les préfets Montalivet, Costaz, Bossi. C'est à ce moment que l'assèchement des marais de Carentan est ordonné et il a été effectué par des prisonniers de guerre espagnols.
1811 : Napoléon I er et l'impératrice Marie-Louise viennent visiter le port militaire de Cherbourg, nouvel arsenal. Son creusement est tout juste ordonné et l'ingénieur Cachin le dirige. Les corsaires granvillais et cherbourgeois sont très actifs. L'un d'eux, François Médard Racine, a même créé et donné son nom au port de Saint-Germain-des-Vaux. Des personnalités marquantes s'imposent pendant cette période, comme Charles François Lebrun. Il fait une très belle carrière, de la fin de l'Ancien Régime à la Restauration. Alors que la mémoire du général Valhubert, mort à Austerlitz, est honorée à Avranches, Bricquebec voit naître un autre grand nom : Jean-François Léonor Le Marois.
De la Restauration au Second Empire. 1826 : la démographie du département est à son apogée. La Manche compte 600 000 habitants ! Ensuite, la population n'a cessé de décroître. Grâce aux travaux du port et de la construction navale, Cherbourg attire les populations du Nord Cotentin. Preuve en est : de 16 147 habitants en 1816, Cherbourg en compte 22 980 en 1845. Une fois l'équipement rénové, le port de Cherbourg compte 11 millions de francs de marchandises importées pour 29 millions d'exportations, de 1816 à 1828.
1858 : Napoléon III et l'impératrice Eugénie viennent célébrer l'achèvement des travaux de la digue et du port militaire. La reine Victoria est reçue avec faste. D'un point de vue politique, la noblesse se rallie plus ou moins au régime. Cependant, il y a des exceptions, et non des moindres, comme Alexis de Tocqueville. À Cherbourg, les idées nouvelles gagnent la population ouvrière, se positionnant favorablement à la Révolution de 1848.
Mais la région a bien d'autres avantages. En effet, il faut souligner la prédominance du secteur agricole, sans cesse en évolution. Certains grands propriétaires se permettent d'innover, notamment avec l'utilisation de la charrue ou en ayant recours à la technique de bonification des terres. A Martinvast vit le général comte du Moncel. Polytechnicien, il dispose d'un domaine de 1 000  hectares fait de terres, de bois, et d'une usine ! Dès 1820, il décide d'y bâtir une ferme. Elle servira de modèle puisqu'elle figure parmi les plus modernes de France. A Granville, c'est la grande pêche qui connaît un nouvel essor. 77 navires sont recensés en 1840 contre 58 en 1820. Mais attention, on parle de la pêche aux huîtres ! En 1832, 90 bateaux et 700 hommes sont dédiés à la pêche de 59 millions d'huîtres ! Indirectement, cette activité génère environ 700 autres personnes employées, dont des femmes et enfants. Ils sont en charge du triage et du parcage des huîtres. Dès 1839, Alfred Mosselman révolutionne la navigation fluviale. Canal de Vire et Taute en 1839, canal de la Soulle (de Coutances à la mer) en 1840, il réactive même le port de Carentan, relié à Saint-Lô par bateaux-postes. De son côté, Fontenilliat crée des filatures de coton au Vast. 600 ouvriers au milieu du siècle et, à Gonneville par Séhier, 200 ouvriers. Malheureusement, le Second Empire voit apparaître de nouvelles difficultés. Cette fois, elles sont d'ordre économique. Malgré cela, cette période reste déterminante puisqu'elle connaît la révolution des transports. Les lignes de chemin de fer Paris-Cherbourg, en1858 et Paris-Granville en 1870 sont ouvertes. Ainsi, elles favorisent l'écoulement des produits. Les conditions de vie du monde agricole s'en trouvent améliorées. L'enrichissement est général !
La III e République. Très densément peuplée dans le premier tiers du siècle, la Manche connaît une véritable chute démographique ! Ce phénomène est expliqué par un faible taux de natalité accompagné d'une forte mortalité. À cela vient s'ajouter une forte émigration vers Caen, Rouen et la capitale. L'élevage des chevaux permet la création de haras prestigieux comme Martinvast et Pépinvast, reconnus dans le monde des courses. Lors de la Belle Epoque, de nombreuses coopératives laitières se multiplient, notamment dans la Hague et le Val de Saire. Mais, globalement, la Manche apparaît comme un département à l'industrialisation limitée et éparse.
1914-1918 . Peu touchée par la Grande Guerre, du fait de sa position géographique, la Manche le sera néanmoins au niveau de sa population. Pendant cette guerre, 20 538 Manchois sont tués, soit plus de 23 % des mobilisés. Au moment du recensement de 1921, la population départementale chute à 425 512 habitants. Dans l'agglomération cherbourgeoise, les préoccupations sociales sont à l'ordre du jour et l'on s'efforce de combler un retard important en constriusant des cités ouvrières. Le trafic transatlantique, quant à lui, reste très florissant. Afin de répondre aux exigences de cette activité, l'ingénieur Minard dirige le creusement d'un port en eau profonde. Il rend ainsi possible l'accès permanent des navires. Parallèlement, on procède à la mise en chantier d'une vaste gare maritime.
La Seconde Guerre mondiale. Le second conflit mondial constitue une coupure radicale dans l'histoire de la Manche. Lors de l'offensive de 1940, les défenseurs tentent de s'opposer à la rapide avancée allemande, mais en vain. On s'efforce d'opérer un maximum de destructions possibles. Mais, le 19 juin 1940, Rommel prend la place de Cherbourg. A l'automne 1942, les côtes voient fleurir de nombreux blockhaus, dans le cadre du «  Mur de l'Atlantique  ». Le but de cette entreprise d'envergure ? S'opposer à toute tentative de débarquement. La pose de mines sur le rivage complète d'ailleurs ces barrages. Malgré ces efforts, les forces alliées parviennent à pénétrer sur le sol français.

Le Débarquement. Dès la première défaite de l'Europe face à Hitler, on commence à réfléchir à la possibilité de débarquer en France. Cependant, ce n'est qu'à l'entrée en guerre des Etats-Unis qu'on approfondit le sujet. Un premier plan, le plan «  Cossac  » reçoit l'aval de Churchill pour l'Angleterre et de Roosevelt pour les Etats-Unis. Ce plan prévoit non pas une invasion sur les côtes du Pas-de-Calais, du fait du grand nombre des forces ennemies, mais il imagine une invasion sur les côtes du Calvados... Jusqu'au bout, on fait croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais et on se donne les moyens d'entretenir cette certitude. Cependant, ce n'est qu'en 1943 que la décision définitive d'un débarquement allié sur les plages normandes est actée. D'où la naissance du plan «  Overlord  ». Le général Eisenhower est nommé chef des forces expéditionnaires. Au début, le débarquement est prévu au plus tard pour le 1 er mai 1944. Et, il doit avoir lieu entre Grandcamp et Ouistreham. De plus, est lancée l'idée d'une division aéroportée sur Caen. Sur place, le général Montgomery commande les forces, c'est-à-dire lorsque les hommes touchent pied sur le sable, et il réprouve cette répartition. En effet, Il élargit la surface de l'assaut jusqu'au Cotentin et porte à cinq, le nombre des divisions. La date de l'opération est alors fixée, par l'état-major, dans les premiers jours du mois de juin 1944. Pendant l'hiver 1943-1944, en Angleterre, on construit des bateaux aussi divers les uns que les autres mais tous d'une grande utilité pour le débarquement. On bombarde les lignes de chemin de fer françaises et l'opération «  Fortitude  » commence. Elle a pour vocation de faire croire à l'Allemagne que le débarquement a lieu dans le Nord. Et cela fonctionne  puisque le plan de défense allemand reste inchangé ! Initialement prévu au 5 juin 1944, le débarquement est repoussé au jour suivant, c'est-à-dire, le 6 juin, la faute à une météo exécrable. Depuis la veille, on bombarde les dix batteries allemandes qui auraient dû être réduites à néant. Mais les 6 000 tonnes de bombes ne suffisent pas, par manque de précision. Massées en Angleterre, les forces alliées embarquent enfin dans la nuit du 5 au 6 juin. Cette même nuit, trois planeurs atterrissent difficilement à côté du pont de Bénouville. Plus tard, on le nommera « Pegasus Bridge » en l'honneur des hommes de la «  Pegasus Division  ». Deux autres planeurs touchent le sol de Ranville, premier village français libéré. Pendant ce temps, a lieu le massacre de parachutistes, à Sainte-Mère-Eglise. En effet, des troupes aéroportées les ont précédés dans la nuit. Elles ont pour mission de couper les routes d'accès au front de mer et d'isoler ainsi les forces allemandes de leurs renforts. Et voilà, le plus grand débarquement jamais vu a enfin lieu  : 15 000 appareils, 10 000 sorties, 12 000 bombes, 7 000 bateaux et près de 200 000 hommes. Divisées en cinq parties bien distinctes, les plages attendent d'être libérées. Vers 6h30 du matin, le 6 juin, 135 000 hommes se lancent à l'assaut de cinq plages normandes. Aux noms de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, elles se trouvent dans les départements de la Manche et du Calvados. Au soir du 6 juin, les objectifs fixés ne sont pas atteints, mais les Alliés ont réussi à installer une solide tête de pont, en Normandie.
Utah Beach est le secteur le plus à l'ouest du débarquement. Les Américains sont en charge de la zone et doivent prendre Cherbourg le plus rapidement possible. A l'aube du 6 juin, les premiers éclaireurs américains sont parachutés autour de Sainte-Mère-Eglise La 82 e division aéroportée du général Ridgway est prise à 4h30. Parallèlement, la 4 e division d'infanterie débarque à Sainte-Marie-du-Mont. Les pertes sont importantes et l'avance s'avère difficile. A 4h, les Alliés prennent pied sur les îles Saint-Marcouf, en face d'Utah, et à 5h30, elles sont occupées. Au même moment, 600 hommes se jettent à l'eau pour gagner la plage. Seulement voilà, les troupes ne sont pas débarquées à l'endroit prévu, mais 600 mètres plus au sud. Malgré cette erreur, on décide néanmoins de débarquer tout le monde au même endroit. Le même jour, débutent les bombardements de Valognes, Saint-Lô et Coutances. En deux jours, Saint-Lô en subira cinq vagues successives. Le chef-lieu du département manchois est anéanti. Petit à petit, les hommes progressent à l'intérieur des terres, en direction des dunes de Varaville. Ils ne rencontrent pas de grande résistance de la part des Allemands, mais perdent du temps à la traversée des zones inondées. Aussi, tous les objectifs ne sont atteints. Les Allemands tiennent encore une poche, située au nord des Forges, où doivent atterrir les planeurs. A 15h, toute la 4 e division est battue. Au soir du 6 juin, 20 000 hommes et 1 700 véhicules sont débarqués. On ne compte «  que  » 197 victimes.
Et après ce D-Day... Le 14, les positions sont consolidées à Carentan et la prise de Montebourg nécessite de violents combats, du 12 au 19. Valognes est libérée le 21, alors que la capitulation de la garnison de Cherbourg est signée au château de Servigny, à Yvetot-Bocage, le 26 juin. L'arsenal est pris le 27. Dans la Hague, les dernières poches de résistance allemandes cessent le combat le 29. Dès la libération de la presqu'île, reste a conquérir la plus grande partie du département. Les ruines de Saint-Lô sont atteintes le 19 juillet. Trois jours plus tard, débute l'opération Cobra. Une puissante artillerie se trouve appuyée par 2 000 bombardiers et parvient à anéantir les troupes allemandes, entre Saint-Lô et Lessay. Coutances est prise le 28 juillet, et Avranches le 31. Le général Patton dirige la percée d'Avranches, par la 3 e armée. C'est la dernière grande offensive américaine que connaît la Manche. Du 3 au 13 août, la bataille de Mortain voit la fin des opérations, après une violente contre-attaque allemande. Au 15 août, la totalité du département est libérée, au terme de sanglants combats et de multiples destructions.
De nos jours
Aujourd'hui, la Manche est un département ambivalent, profondément marqué par la terre, mais qui, peu à peu, se tourne vers la mer qui le borde sur plusieurs centaines de kilomètres. Le déclin agricole progressif depuis de nombreuses décennies est ici moins marqué, et les exploitations sont encore nombreuses, avec l'émergence de la filière bio. Mais la bordure côtière entre Agon et le Mont-Saint-Michel, démographiquement dynamique, est aussi économiquement en expansion, tirée par le tourisme, des axes de communication routiers efficaces et une position géographique avantageuse. Tout au nord, l'agglomération cherbourgeoise, après des années de marasme, connaît désormais un dynamisme largement reconnu, tirée par de nombreux projets industriels, principalement dans le cadre des énergies renouvelables. L'opération de renouvellement urbain, engagée depuis près d'une dizaine d'années, a transformé le visage de la ville, qui s'impose désormais, depuis la fusion avec les communes limitrophes, comme la seule ville d'importance d'un département qui reste constellé de petites villes, chefs-lieux de cantons et bourgades. Aussi Cherbourg et son bassin comptent désormais parmi les cinq bassins d'emplois français où le chômage baisse le plus, et les projets d'aménagement, d'extension ou d'infrastructures sont nombreux. Outre les sites du débarquement, le reste du département, des marais du centre aux confins sud-est de l'ensemble, est paisible et calme. Difficilement, la Manche s'approche vers les 500 000 habitants, principalement en raison de l'arrivée de retraités, attirés par la faiblesse des coûts de l'immobilier et la tranquillité. Car c'est bien ici l'ambivalence de la Manche : elle a tout pour plaire, mais les plus jeunes n'y trouvent que peu de débouchés, sauf dans le nord du Cotentin, et doivent s'exiler vers les grandes villes.

Patrimoine et traditions


Granville - Architecture de Granville.
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Patrimoine culturel

Littérature
Parmi les dizaines d'auteurs nés dans la Manche ou qui ont vécu à un moment ou à un autre de leur vie dans le département on peut citer : Jules Barbey d'Aurevilly, né à Saint-Sauveur-le-Vicomte, le célèbre poète Jacques Prévert qui a vécu et est décédé à Omonville-la-Petite et Alexis de Tocqueville dont la famille est originaire de Tocqueville. La Manche a aussi été une source d'inspiration littéraire pour les auteurs tels que Claudie Gallay dont le romain Les Déferlantes se situe au cap de la Hague ; Amélie Nothomb évoque une île au large de Cherbourg dans Mercure , Didier Decoin et Nicolas Fargues évoquent aussi la Manche et même le Nord-Cotentin dans leurs œuvres. Enfin, Boris Vian était lié au département de la Manche puisqu'il passait toutes les vacances d'été de sa jeunesse au Landemer, à Urville-Nacqueville.

Peinture
Lorsque l'on parle de peinture dans la Manche, on ne peut que penser à Jean-François Millet. Né le 4 octobre 1814 à Gruchy, près de Cherbourg, dans une famille de paysans modestes attachés à l'éducation et au savoir. Sa maison natale est un lieu de visite incontournable dans la Hague où l'on est replongé dans une atmosphère rustique et authentique afin d'en connaître davantage sur la vie du peintre. Autre lieu régulièrement représenté par la peinture, le Mont-Saint-Michel : la merveille a été notamment à l'honneur des œuvres de Fouace, Corroyer, Legendre, Isabey. A noter également que la Manche, comme de nombreux autres peintres normands, a révélé de nombreuses figures de l'impressionnisme.

Cinéma
La Manche, avec sa diversité de paysages et sa beauté, a souvent été un lieu prisé pour les tournages cinématographiques. Les Parapluies de Cherbourg , de Jacques Demy, et dont la musique est signée par le déjà très regretté Michel Legrand, tourné au cours de l'été 1963, est le plus célèbre d'entre eux. Suite à ce film, la renommée de Cherbourg a traversé les frontières tout comme sa réputation de ville pluvieuse... Et pourtant ! Lors du tournage, il n'a pas tombé une seule goutte de pluie et Jacques Demy a dû faire appel aux pompiers ! Pour revenir sur les lieux du film et connaître d'autres anecdotes, la ville de Cherbourg organise des visites estivales sur ce thème ! Le Mont-Saint-Michel, les régions de la Hague et de Granville sont les plus souvent choisis comme décor naturel. Plusieurs acteurs et réalisateurs célèbres sont également nés dans le département, dont Jean Marais (1913-1998 né à Cherbourg), Jacques Gamblin (né à Granville en 1957), Samuel Le Bihan (né à Avranches en 1965). Récente révélation dans le film Dans la maison de François Ozon, le jeune Ernst Umhauer est né à Cherbourg en 1989.

La Manche gourmande


La Manche gourmande - Le cœur de Neufchâtel, le pavé de Pont-l’Evèque et le camembert rond de Marie Harel
© Franck GODARD

Spécialités locales
Terre de saveurs, la Manche a plus d'un tour dans sa casserole ! Outre les immanquables produits de la mer cuisinés selon différentes versions, l'incontournable escalope de veau, les omelettes et les desserts souvent très caloriques, quelques plats plus méconnus méritent d'être cités. Vous ne trouverez pas forcément au restaurant, mais vous pouvez les réaliser chez vous !
La morue à la cherbourgeoise (pour 4 personnes) : faites dessaler 700 grammes de morue dans une bassine d'eau pendant 24 heures, puis cuisez-la 10 minutes dans une casserole d'eau bouillante. Égouttez tout en gardant un demi-litre d'eau de cuisson de côté. En parallèle, cuisez à la vapeur un kilo de pommes de terres. Coupez finement des oignons que vous ferez revenir dans l'eau de cuisson bouillante. Ajoutez enfin les pommes de terre et la morue émiettée, et mélanger avec de la crème fraîche (la meilleure possible). Mélangez l'ensemble, et c'est prêt !
Omelette de Saint-Vaast-la-Hougue (pour 4 personnes original et surprenant !)  : prenez le contenu d'une douzaine d'huîtres, et faites-le sécher, puis revenir à la poêle avec 3 échalotes finement émincées et poivrées. Battez 6 œufs (au minimum), et incorporez-les avec le mélange précédemment réalisé. Faites cuire à feu très vif et dans une poêle généreusement beurrée !
Crème de potiron et d'andouille  : éplucher et écraser 3 oignons et une gousse d'ail (davantage si vous ne craignez pas le goût envahissant de ce dernier). En parallèle, coupez une andouille pour une moitié en tranches fines, pour l'autre moitié en dés, et faire revenir ces derniers avec l'ail et l'oignon, puis avec une livre de potiron que vous aurez découpée en cube, avec du persil. Mixez l'ensemble et recouvrez des tranches d'andouille légèrement revenues à la poêle. Un délice !

Produits du terroir


Produits du terroir - Croquantes galettes normandes
© Franck GODARD

Viandes, volailles et gibiers
Jambon et mouton. Les jambons du Cotentin – Manche et ouest du Calvados – se dégustent crus ou grillés avec une sauce à l’échalote et au cidre. Travaillés en baratte, les jambons y restent trois semaines. Puis ils sont lavés et égouttés avant d’être suspendus. Là, au-dessus d’un fumet, ils s’embaument pendant un mois. Ensuite, ils passent huit à dix semaines dans une chambre climatisée, puis on les désosse. Enfin, les moutons du Cotentin ou de la baie du Mont-Saint-Michel ont bonne réputation. En effet, ils paissent sur des terres qui sont recouvertes régulièrement par la marée. L’herbe qu’ils mangent se trouve ainsi légèrement salée. Leur chair le devient aussi. C’est ce qui fait leur succès. Et leur nom : mouton pré-salé.

Poissons, fruits de mer et crustacés


Poissons, fruits de mer et crustacés - Coquilles Saint-Jacques
© Franck GODARD
Coquilles et crustacés. La Normandie est la première région productrice de coquille Saint-Jacques. Elle provient essentiellement du large du Cotentin, qui s’étend de Barfleur à Cherbourg et de Carteret à Granville. Plus grosse que celle de Saint-Brieuc, elle est pêchée d’octobre à début avril. En 2001, elle a reçu ses lettres de noblesse, en se voyant attribuer le label de qualité Normandie Fraîcheur Mer. Un gage de corail, de fraîcheur – et NFM ne plaisante pas  !  –, et la garantie de pêche en eaux régionales.
De Blainville ou de Saint-Vaast, ou encore en eau profonde à Fermanville, les huîtres de la Manche jouissent d’une belle renommée. On dit qu’elles ont un goût puissant et iodé qui fait bien des jaloux. Plusieurs entreprises pratiquent cet élevage dans les parcs, qui conservent l’eau quand la marée est basse. Les huîtres y restent environ trois ans avant d’être consommables.
L’ostréiculture est une industrie florissante qui exporte les huîtres dans le monde entier. Mais on ne peut éviter de parler du homard de la côte des Isles ou de Chausey – ces petits homards de 250 à 400 grammes facilement reconnaissables à leur beau bleu profond –, ou des crevettes de Cosqueville ou de Chausey appelées «  bouquet  ». N'oublions pas non plus les « Demoiselles de Cherbourg » qui sont aussi des petits homards, qui ont longtemps mis à l'honneur le port de pêche de Cherbourg.
A Barfleur, c’est la moule blonde qui fait la renommée gastronomique du port. Outre sa couleur, sa particularité est d’être un produit de pêche, et non d’élevage.
Autre produit sauvage emblématique de Granville, le pied-de-cheval, une grosse huître plate qui représentait la seconde richesse économique de la ville au XIX e siècle. Depuis quelques années on assiste à nouveau au départ de la caravane de chalutiers entre la mi-novembre et la mi-décembre. Les bateaux draguent au large les bancs d’huîtres sauvages. C’est une pêche très encadrée. C’est la période où les restaurateurs de la ville la mette à leur menu, le pied-de-cheval est généralement manger chaud. Si ces produits sauvages ont belle réputation, il ne faut pas négliger les produits d’élevage. La moule de bouchot de l’Est-Cotentin, les huîtres de Bréville et Saint-Vaast et, depuis quelques années, le saumon de la ferme aquacole de Cherbourg, qui vient d’être labellisé. Un hôte plus discret réside dans le Cotentin, l’ormeau, coquillage rare, méconnu, régal pourtant des gastronomes avertis. Tout de nacre recouvert, on l’appelle aussi «  ormet, goufigue ou abalone  ». Aujourd'hui, des regroupements, à l'image du Comité Régional de la Conchylicuture de Normandie, mettent en valeur les productions locales.
La ferme de saumon de Cherbourg. La toute jeune exploitation cherbourgeoise de saumon d’élevage – créée en 2001 –, est parvenue à obtenir un produit d’excellence dès sa création. Le secret de la réussite de la seule ferme aquacole de France – (excepte un petit élevage bio dans le Finistère nord) – des saumons qui ont assez d’espace pour ne pas se raccourcir les nageoires, et une nourriture de qualité, distribuée avec soin. Et bien sûr, les courants puissants des marées en rade de Cherbourg. L’exploitation ne se contente pas d’engraisser des saumons, mais s’occupe aussi de leur reproduction  : c’est d’un œuf éclos à Cherbourg que naît le saumon de Cherbourg  ! Le résultat de tous ces soins, et d’un cahier des charges scrupuleusement respecté, est un saumon très haut de gamme, rose pâle, peu gras et très goûteux. Sa qualité est bien au-delà des normes imposées par le Label Rouge – concentration de poisson à 12 kg par mètre cube d’eau, alors que le label impose une limite à 20 kg par mètre cube, etc. Par l’apparence de sa chair, comme par son goût, il se rapproche beaucoup de son cousin sauvage d’Irlande. S’il est invité des meilleures tables de la région on le trouve aussi dans le commerce sous l’appellation Saumon de France. La jeune société Saumon de France a retenu l’entreprise artisanale de fumage et de découpe William & James, à Carentan, pour transformer et conditionner le saumon de Cherbourg pour la grande distribution. Le succès aidant – certains restaurateurs parisiens en sont fous –, ils est parfois difficile d'en trouver.

Fromages, produits laitiers


Fromages, produits laitiers - Camembert
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La Normandie est certainement la région la plus productrice de fromages. Cette place d’honneur, elle la doit à un terroir remarquable, propice au développement de cette activité, mais aussi à une longue et fructueuse tradition fromagère. On produit des fromages à peu près partout en Normandie. La région s’enorgueillit avec raison de sa trilogie  : livarot, pont-l’évêque, neufchâtel, sans oublier, bien sûr, le camembert. A noter également la présence, nombreuse, de producteurs de fromages de chèvre, sous de nombreuses formes.
Le camembert. Le plus célèbre des fromages normands est l’incontournable camembert, le fromage de tous les jours dans de nombreuses familles, à pâte molle et croûte fleurie. Mais derrière ce terme générique se cache une diversité qui nuit à sa réputation. En effet, le terme camembert seul ne jouit d’aucune protection particulière et on en produit en abondance dans de nombreuses régions françaises et même étrangères  : produit à partir de lait pasteurisé dans des laiteries industrielles, ce fromage est effectivement un excellent fromage quotidien, que certaines marques ont su élever à un degré de qualité tout à fait correct. Mais si ce produit est très répandu, le véritable camembert l’est beaucoup moins. La recette originale est protégée depuis 1983 par l’AOC Camembert de Normandie. Elle utilise du lait cru, mis à coaguler avec de la présure. Ces deux éléments sont à la base du caractère relativement doux de ce fromage. Le caillé ainsi obtenu est ensuite moulé à la louche sous forme de galette de 10 à 11 cm de diamètre pour 3 cm d’épaisseur – soit un poids de 250 grammes environ. Il est alors mis à sécher 5h environ, puis retourné. Le fromage est ensuite disposé sur des claies pour parfaire son égouttage pendant une journée, avant d’être salé et mis à affiner. Il doit l’aspect blanc et duveteux de sa croûte à la Pénicillium candidum, la moisissure retenue pour l’affinage, qui dure un peu plus d’un mois. Il est ensuite emballé dans la célèbre boîte en copeaux de bois qui a fait son succès – elle permit en effet de le faire voyager dans de bonnes conditions et donc de l’exporter – et est prêt à être consommé. La qualité du lait ayant une grande influence sur la qualité du camembert de Normandie, les amateurs ont une préférence pour les fromages produits entre la fin du printemps et l’automne, période où l’herbe est la plus riche et parfumée. Si les zones de production du «  vrai  » camembert se trouvent en Basse-Normandie, on trouve en Haute-Normandie un fromage relativement proche, sous le nom de gournay – ville du Pays de Bray, région de production du fromage de Neufchâtel. Lanquetôt, Isigny, Gillot ou Réo sont les marques principales.
Le coutances. Ce fromage est originaire comme son nom l’indique de la sous-préfecture éponyme. A base de lait de vache, tout comme le camembert, c’est un fromage double crème à croûte fine qui se présente sous la forme d’un cylindre de 4,5 cm d’épaisseur. Fromage moderne, il est produit par la Compagnie des Fromages et s’il reste moins réputé que le camembert, il est toutefois d’une qualité comparable.
Le petit sainte-mère. C'est un fromage manchois de type brie, créé dans les années 1960 et fabriqué à Sainte-Mère-Église.
Les produits laitiers. Evidemment, une région productrice de lait comme la Normandie, et donc la Manche, ne peut pas ne pas donner à des recettes typiques. Yaourts, fromages frais, crèmes fraîches ou beurres se dégustent, mais sont aussi à la base de bien des spécialités, qu'il s'agisse de la teurgoule, de la confiture de lait ou de la bouillie de sarrasin.

Fruits et légumes


© Franck GODARD
Les fruits
Pommes. On le sait, la pomme se déguste au paradis. Fruit de la tentation, fruit défendu, c’est avant tout le fruit le plus connu, le plus croqué et le plus chargé de symboles. Originaire du Caucase et d’Asie mineure, la pomme est maintenant devenue indissociable de la Normandie. Au point que les Américains, dans un célèbre film parlant du débarquement, n’ont pu résister au plaisir de montrer l’un des héros croquant une pomme. En plein mois de juin, cela ne s’est jamais vu, mais qu’importe  ! Il faut savoir qu’en France, on mange de 14 kg à 20 kg de pommes par habitant et par an. Cela représente tout de même 30 % de la consommation fruitière. On la mange sous différente forme  : crue, cuite, en tarte, en compote, et on la boit aussi  ! En fait, en Normandie, on fait surtout de la pomme à cidre. Ramassées d’octobre à fin novembre, elles sont ensuite étalées sur la paille afin qu’elles puissent terminer leur maturation. Et cela pendant 1 mois ou 15 jours, cela dépend de la qualité du fruit désiré  : doux, amer ou acide.
Poires. En plus des pommes, les vergers de la Manche sont aussi composés de quelques sortes de poiriers donnant des poires qui peuvent être consommées directement, ou cuisinées en tartes et en compotes. Mais, tout comme les pommes à cidre, on trouve aussi des poires à poiré ! Sorte de "cidre bouché" à la couleur claire, le poiré est un autre alcool bien connu dans la Manche. D'ailleurs, la culture du poirier en Normandie serait plus ancienne que celle du pommier. Les boissons à base de poires ont longtemps été répandues dans le Bocage normand, surtout dans le Passais (ou Domfrontais) et le Mortainais. Pas étonnant que le poiré de Domfront soit une A.O.C. aujourd'hui.
Fraises. Effet du réchauffement climatique ? On parlera plutôt ici d'une production ancienne, jusqu'alors méconnue, et qui se développe progressivement. Les producteurs de fraises sont en effet nombreux dans le département.
Les légumes
La Manche est le premier département pour la production de poireaux et de navets, le troisième pour celle de carottes. Le département est aussi reconnu pour le persil, les choux-fleurs et la salade.
Carottes. La plus connue est la carotte de Créances. Sa culture est faite dans un sol sablonneux, mode de production original qui donne à la carotte de Créances un goût particulier. D'autres lieux de production existent, notamment autour de Surtainville, et dans le Val-de-Saire.
Poireaux. Légume consommé en France cuit, aussi bien chaud que froid, en salade ou en tarte, il est produit de grandes quantités de poireaux, dans la Manche, destinées à fournir l'ensemble du pays. Sa culture utilise 1 170 hectares dans le département. Le " monstrueux de Carentan" est d'ailleurs une variété de poireau reconnu pour son côté rustique et sa taille. Le poireau de Créances est une autre variété de poireau cultivée dans la Manche.
Choux fleurs. Grâce à un climat doux, l'utilisation d'engrais naturels comme le varech, la culture maraîchère tient une grande place dans la Manche et notamment dans sur les bassins littoraux : Val-de-Saire, Créances et Baie du Mont-Saint-Michel. C'est d'ailleurs, dans le Val-de-Saire que l'on retrouve bon nombre de cultures de choux, dont le "célèbre" chou-fleur du Val-de-Saire.

Alcools et spiritueux

Bières, cidres
Le cidre du Cotentin. Quinze cidriers du Cotentin se sont regroupés pour rendre ses lettres de noblesse à cette boisson qui traîne derrière elle une réputation de boisson d’ouvrier et d’agriculteur. Le syndicat de promotion du cidre du Cotentin se bat pour la reconnaissance en AOC de son produit. Il valorise un cidre non pasteurisé, non gazéifié issu de pommes de la région plus amères, plus riches en tanin. Les cidriers, assistés d’œnologues, combinent plusieurs cuves pour obtenir un produit noble plus brut, à la robe jaune paille dorée à l’oranger léger. Ce cidre brut accompagnera idéalement une viande blanche ou de la charcuterie et remplacera avec bonheur le vin blanc dans les moules marinières, par exemple.
Calvados, cidre… Le cidre est avec le calvados la boisson la plus connue en Normandie. Ses origines remontent très certainement au XI e siècle, cependant les «  pros  » de l’histoire du cidre estiment que ce n’est qu’au XIII e siècle que cette boisson s’est répandue dans toute la Basse-Normandie. Il existe plusieurs sortes de cidres  : du doux, obtenu artificiellement en arrêtant la fermentation à 2,5° et 3° d’alcool ou du brut, d’un goût peu sucré, il va jusqu’à 4° ou 5°. Et à l’intérieur de cette classification, on a le sec, le pur jus, le bouché ou le mousseux. Le sec a moins d’un an, dans le pur jus, on ne rajoute pas d’eau, le bouché poursuit sa fermentation en bouteille et le mousseux possède un gaz très naturel. Cependant, il ne faut pas croire que le cidre, ce n’est que cela  : une bonne bolée en accompagnement de crêpes fumantes et odorantes, le tout posé sur une grande table de ferme. Bien sûr, le cidre agrémente agréablement ce plat. Mais il présente surtout de nombreuses facettes qu’il faut savoir découvrir, plus ou moins mousseux, plus ou moins sucré, tantôt amer, tantôt sec ou corsé, il ne s’accorde pas uniquement avec la tarte aux pommes ou l’andouille de Vire. Il y a quelque temps encore, le cidre était une fabrication uniquement artisanale. Après la récolte, les pommes étaient placées dans une auge, le plus souvent en granit, puis écrasées par une meule à l’aide d’un cheval. Il n’est pas rare, maintenant, de voir ces pressoirs orner les jardins et servant de bac à fleurs. Après l’opération du pressurage, on extrayait le jus du marc obtenu. C’est ce qu’on appelle  : «  faire la motte  » ou aussi «  monter le marc  ». Alors, on mettait le moût à tremper dans une cuve pour en récupérer, quelques semaines plus tard, le jus. La première pression donnait du cidre pur jus. Quant aux autres pressions on l’appelait «  petit cidre  ». Cette fabrication à l’ancienne a été reprise par la plupart des cidreries. En effet, 95 % du cidre commercialisé en France provient de 44 entreprises, et la Basse-Normandie est la première région productrice. Avec 1 tonne de pommes, on peut faire de 650 à 750 litres de cidre. Cependant, la consommation est passée en un siècle de 14 millions d’hectolitres à un petit million actuellement. Cette baisse de la consommation s’explique tout simplement par le vin devenu bien plus accessible, et non par une qualité moindre. Une comparaison toute simple éclaire ce chiffre  : en l’an 2000, on a bu en moyenne 2 litres de cidre pour 56 litres de vin et 40 litres de bière.
Aujourd’hui, la consommation fermière est surtout une activité complémentaire à l’élevage bovin avec une production de 10 000 à 15 000 bouteilles par producteur. Il faut savoir aussi que c’est cette production artisanale qui sert de référence quant à la «  labellisation  » du cidre.
Dans le Pays d’Auge, il y a un cidre AOC – appellation d’origine contrôlée. Cette appellation est liée à un terroir comportant des caractéristiques de sol, de climat, d’environnement et de variétés de pommes très spécifiques. Les producteurs du Bessin cherchent, eux aussi à obtenir l’AOC. Enfin, depuis 1998, un Label Rouge Cidre de Normandie est proposé dans le Bocage normand. Ce label assure une qualité définie sans pasteurisation ni gazéification. Du naturel, rien que du naturel, donc. Comme le cidre tend à gagner ses lettres de noblesse, la production artisanale est de plus en plus difficile. C’est pourquoi les producteurs diversifient leurs fabrications et proposent aussi du poiré. Né à Domfront, le poiré est aux poires ce que le cidre est aux pommes. Malheureusement, il n’est pas toujours aisé de s’en procurer tant sa production reste restreinte. Ils proposent aussi du pommeau. Composé de cidre et de calvados, il a obtenu l’AOC, en 1991. Atteignant 16° à 18° d’alcool, il se sert frais – et surtout sans glace pour ne pas tuer le goût – en apéritif le plus souvent. Et glou et glou  ! Le calvados, cette eau-de-vie que l’on déguste dans une tasse de café pas tout à fait terminée et encore toute chaude ou en canard – un sucre trempé dedans –, est le produit de la distillation du cidre. La première mention de cette eau-de-vie apparaît au XVI e siècle dans la Manche, à Mesnil-au-Val, par Gilles de Gouberville. L’AOC date de 1942 et s’applique à deux zones de production  : l’une dite «  Calvados  » et la deuxième, appelée «  Calvados du Pays d’Auge  ».

Sports et loisirs


Sports et loisirs - Randonnée sur le GR 223 dans le Cotentin.
© aterrom – Fotolia

Activités de plein air


La Manche, le vélo pour tous

Plus que jamais, la Manche s’affirme comme une terre de vélo. Preuve en est, le département a été consacré « Destination Vélo 2018 » par la Fédération française de cyclotourisme. On savait déjà que, du nord au sud, de la Hague au Mortanais en passant par la côte des Isles ou les plages du débarquement, des centaines de kilomètres (près de 1 800 exactement, qu’il s’agisse de voies vertes, de pistes cyclables ou d’itinéraires VTT par exemple) étaient proposés aux amoureux de la petite reine. Et comme ici, on ne fait pas les choses à moitié, on a décidé de vous faciliter votre vie de cyclotouriste. En effet, l’agence d’attractivité Latitude Manche promeut un service hors pair de portage de bagages en partenariat avec la malle postale. Le principe en est simple : à moins de 3 km de votre itinéraire, un lieu d’hébergement, et un service de portage de vos bagages assuré. Notez que le service est aussi valable pour les activités pédestres, avec cette fois-ci un service de portage toujours aussi efficace, et des hébergeurs situés à moins de 1 km de votre point d’arrivée : malin ! Prochaine déclinaison prévue : une offre de location de vélos. Et décidément, le département n’en termine pas de célébrer sa vocation cycliste, puisque 2020 devrait voir se dérouler à Valognes la 82 e semaine fédérale internationale de cyclotourisme, avec de très nombreuses activités en plusieurs points de la Manche.
Plus d’informations sur www.lamallepostale.fr et sur www.manchetourisme.com

Randonnées pédestres
C'est le paradis des randonneurs. Il y en a pour chaque niveau, chaque goût, chaque paysage. Des grèves du mont Saint-Michel aux sentiers des douaniers (qui font, rappelons-le, le tour du département par la côte), des jolies promenade aménagées au cœur des marais jusqu'aux escarpements du sud du département, des voies vertes partagées avec les cyclistes aux immenses plages de sable, les marcheurs sont légion, et ils ont bien raison !

Randonnées à cheval et à dos d’âne
La Normandie est l’autre pays du cheval. Près d’une centaine de clubs pour une multitude de déclinaisons, allant de la compétition, la monte traditionnelle, à la balade, en passant par l’attelage, le poney, le dressage… Un véritable maillage où la passion se transmet au grand galop. Les balades au bord de la plage – attention, c’est réglementé, il faut respecter certains horaires qui dépendent des marées –, dans les forêts ou en pleine nature sont fortement agréables. Le parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin est un exemple de cadre idéal pour découvrir un des secteurs de l’élevage les plus porteurs de France. Le stade hippique de Gréville-Hague accueille les entraînements pour les chevaux des éleveurs ainsi que des manifestations équestres et concours comme le célèbre Derby de la Hague composé de saut d'obstacles et dressage. Du Grand Haras national de Saint-Lô en passant par les élevages et centres équestres privés, la Manche se passionne avec talent pour l'autre meilleur ami de l'homme.
Une mention spéciale pour le Cob normand qui tirera sûrement l’attelage sur lequel vous aurez pris place pour une balade. Ce beau cheval fait partie des neuf races de chevaux de trait. Plus fin que son cousin le percheron, malgré ses 300 kilos en moyenne, on l’aime pour sa tête expressive, son squelette fin et son allure calme et sûr. Une autre façon de découvrir ce département, c’est grâce à l’âne. Un âne pour un après-midi, une journée ou une semaine. Ce charmeur aux longues oreilles est le compagnon idéal des enfants qui ne compteront plus les kilomètres au fil des étapes. Amateur de sérénité et un brin aventurier, au rythme de ses pas, on suit les traces des anciennes voies de pèlerinage du Mont-Saint-Michel. Les ânes du Cotentin, à la robe gris bleuté et à la croix de Saint­-André qui se prolonge le long de l'arrête de leur queue, sont une des plus anciennes races d’Europe. S’ils ne sont plus que rarement utilisés comme bêtes de somme, leur docilité, leur gentillesse et leur résistance sont légendaires.

Balades à vélo, cyclotourisme et VTT
Du Mont-Saint-Michel au Cotentin, les circuits cyclistes sont très nombreux dans la Manche, qui offre plus de 1 200 km d'itinéraires cyclables dont 230 km de Voies vertes, loin de tout engin à moteur. Que ce soit en famille, entre amis, à vélo ou à pied, à cheval ou avec un attelage, ces boucles permettent de découvrir toutes les richesses de la Manche : du patrimoine architectural en passant par les paysages entre terre et mer où les côtes sont déchirées et les champs tels des écrins de verdure. Anciennes voies ferrées, chemins de halage, boucles partagées avec des routes classiques : vous êtes ici dans un paradis pour amateur de randonnées cyclistes. Notez enfin qu'il y en a pour chaque niveau, des collines du sud du département et du Cotentin aux parcours plus plats du centre-Manche. Colonne vertébrale de l'ensemble, du nord au sud du département, une véloroute relie Cherbourg au Mont-Saint-Michel !

Tourisme fluvial
Si la Manche est un territoire de grands espaces marins, le Cotentin compte aussi un nombre incalculable de voies d'eau au sein de ses marais. Ceux-ci, en plein hiver, prennent l'apparence d'une véritable mer intérieure, donnant au Cotentin son appellation de presqu'île. La visite peut s'effectuer en bateau, au départ notamment de Carentan ou de communes aux alentours. Ici, aucune rivière ne permet le passage de péniches, mais une promenade sur les canaux, souvent inondés l'hiver, est un merveilleux moment, au milieu d'une faune incroyable. En revanche, ici, le tourisme en la matière ne propose aucune possibilité d'hébergement sur des péniches et bateaux de ce genre.

Alpinisme, escalade et via-ferrata
Si la Manche ne possède pas à véritablement parler de montagnes, il existe quelques monts qui permettent de pratiquer cette activité très appréciée. Nombreux sont les petits sites, comme à Mortain, Flamanville, qui se laissent escalader sur les hauteurs. Dans le Sud-Manche notamment, les roches escarpées et les altitudes frôlant les 400 mètres d'altitude permettent de vivre pleinement des sensations dignes des meilleurs spots en la matière. De nombreux clubs existent, à l'image du club d'escalade de l'Avranchin, du club alpin français du Cotentin ou de celui de la Vallée de la Vire, par exemple. Alternative bien actuelle, la varappe se développe fortement dans la région.

Golf
Territoire aux milles visages, la Manche est un territoire particulièrement prisé des golfeurs, qui viennent aux beaux jours s'entraîner et parcourir les 8 lieux de pratique de la région. 9 ou 18 trous, proches de la mer ou en pleine campagne, chacun possède sa propre identité, son propre niveau, ses propres adeptes. Ici, on pratique le sport à l'abri de la foule et en toute simplicité. Et les débutants sont toujours les bienvenus.

Chasse, pêche et nature

Pêche
La Vire, près de Saint-Lô, est une des meilleures rivières à poissons blancs et à carnassiers de France. Deux parcours permettent la pêche de la carpe de nuit, quant aux endroits les plus rapides, ils recèlent de truites fario de belle taille. Truites de mer, aloses et saumons fréquentent aussi la Vire. De Granville à Cherbourg, en passant par Saint-Vaast et une kyrielle de petits ports, la pratique de la pêche en mer est très répandue, qu’elle soit sous-marine ou depuis un bateau. Attention toutefois à bien vous renseigner en amont, car cette dernière est particulièrement réglementée. Mais l’activité traditionnelle de la région, et particulièrement en baie du Mont-Saint-Michel, reste la pêche à pied. Un art qui allie patience, savoir-faire, et une bonne dose de bon sens pour ne pas abuser des bonnes choses en esquintant le littoral : comme pour la pêche en mer, celle-ci est rigoureusement encadrée !

Sports à sensation


Des circuits à la pelle

Les sports mécaniques comptent de nombreux adeptes dans le département, et les circuits – de karting principalement – ne manquent pas, du nord au sud du territoire. Vous souhaitez assouvir votre passion ? Voici les adresses qu'il vous faut !


CIRCUIT DU PARC FAMILY PARC
RN 175
Entre Avranches et Villedieu-les-Poêles
Le Parc
✆  02 33 58 50 34
www.kartingduparc.fr
circuit.du.parc@gmail.com
En voiture : en venant de Rennes, prendre la sortie 36 Le Parc puis suivre la RN175 en direction de Villedieu/Le Parc. En venant de Caen, sur l'A84, prendre la sortie 37 Villedieu, puis suivre la RN175 en direction d'Avranches/Le Parc.
Baptême sur Ferrari sur route ouverte. Ouvert toute l'année. En été ouvert tous les jours de 9h à 20h. Le reste de l’année ferme lundi toute la journée, mardi et jeudi matin, et ouvert de 10h à 12h et de 14h à 19h le reste du temps. Haute saison (l'été) : tous les jours de 9h à 20h. Le reste de l'année, du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 19h (sauf mardi matin et jeudi matin). Packs junior (dès 7 ans) : de 25 € à 55 € par personne. Packs à partir de 14 ans : de 35 à 75 € par personne. Restauration. Boutique.

Entre Avranches et Villedieu, le circuit du Parc est plus qu'un circuit, c'est un véritable lieu de divertissement multicartes.. Sur la piste, longue de plusieurs centaines de mètres, à vous l'aventure, en kart classique ou biplace.L'espace ne manquant pas, le lieu propose également des séances de paintball endiablées et un « family parc » : en plus du kart, vous pourrez ainsi vous adonner, sur les 9 hectares du lieu, aux joies du trampoline, de la pêche, du paintball, de la tyrolienne, du kart à pédales, de la pétanque, en bénéficiant d'emplacements pour faire de délicieux pique-niques ou prendre des bains de soleil. Autres possibilités, celle d'effectuer son baptême automobile à bord de véhicules de prestige ou de profiter des joies du jet-ski, afin de compléter la panoplie de sensations fortes proposées. Futé : le lieu met à la disposition des clients des packs comprenant plusieurs activités à un tarif compétitif. La piste a été agrandie pour le plaisir de tous. Snacking sur place.


CKLM -CIRCUIT DE LA MANCHE KARTING DE LESSAY
Route de l'Aérodrome
Lessay
✆  02 33 07 70 77
www.kartinglessay.com
kartinglessay@gmail.com
Ouvert toute l'année. Basse saison : tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 19h.

Le lieu affirme que vous trouverez ici les karts les plus puissants de la région, et que la piste est fort appréciée des pilotes professionnels. Il faut bien se rendre à l'évidence : on les croit. En effet, sur cette piste d'un peu plus d'un kilomètre sur 8 mètres de large, développant une ligne droite de plus de 100 mètres permettant des pointes à 60 kilomètres à l'heure, les sensations sont garanties. Notez que le lieu propose de très nombreuses activités : centre agréé et homologué, vous trouverez ici matériels divers et accessoires. Une offre de restauration, une possibilité d'organiser challenges et séminaires, mais aussi des stages de conduite sont possibles.


EVENT PARK
Aubigny
Ponts
✆  02 33 60 21 21
www.eventpark.fr
contact@eventpark.fr
Fermé le lundi sauf en été. Ouverture à 14h en fin de semaine, sinon 17h. Fermeture entre 22h ou 23h en semaine, et minuit le week-end. Ouvert toute l'année. Ouvert 7/7 pendant les vacances. Tarifs complets en ligne selon les activités. Restauration.

C'est un lieu unique, à proximité immédiate d'Avranches et des grands axes de circulation. Ce sont pas moins de 8 000 m² qui sont consacrés aux divertissements, faisant du lieu un complexe de loisirs indoor  : une piste de karting de 380 mètres, un laser game accessible à partir de 7 ans, et une zone appelée "plaine de jeux", destinée aux plus petits. Différentes formules tarifaires vous sont proposées et les amateurs peuvent organiser ici leurs événements privés – comme les anniversaires des enfants. Les professionnels, enfin, ont la possibilité d'y faire leurs séminaires, et chacun aura le plaisir d'y mixer plaisir des loisirs et travail. Pensez donc : l'espace privatif de restauration peut accueillir jusque 280 personnes.


RIVAL'KARTING
Le Neufbourg
Mortain-Bocage
✆  06 86 84 56 00
www.rivalkarting.fr
karting-de-mortain@hotmail.fr
7/7 pendant les vacances scolaires. Ouvert toute l'année. Du mercredi au lundi de 9h à 12h et de 14h à 19h ; le mardi de 14h à 19h. Session de 10 minutes en karting de 16 à 18 €, 2 sessions de 10 minutes de 30 à 34 €.

Un centre de karting à découvrir ou à redécouvrir, dont les plages horaires sont vastes, et qui donne le temps de passer un bon moment de détente. Il est possible aussi de réserver cet espace pour les événements tels que séminaire, anniversaire et, de manière générale, vos moments privés. Vous pouvez également organiser vos challenges entre amis, une offre rare aujourd'hui dans le secteur. Enfin, le lieu propose différentes animations, à l'image de ces 24 heures (oui, comme au circuit du Mans !) qui se tiennent en mai !

Sports nautiques
Tout d’abord la voile. Que ce soit des dériveurs, catamarans ou petits optimists, on peut à peu près tout trouver dans la plupart des stations normandes. Certains plans d’eau à l’intérieur des terres possèdent eux aussi leur club de voile.
L’apanage des grands ports comme Cherbourg ou Granville, c’est de proposer une activité de voile sur des supports habitables – Jod, Class 8, etc. Le grand rendez-vous de l’été, est l’incontournable «  tour des ports de la Manche  », la première semaine de juillet  :
Pour ceux qui ne souhaitent pas se mouiller, mais qui veulent tout de même profiter de la vitesse du vent  : le char à voile. Inventé par un Belge en 1898, le char à voile ne s’est pourtant développé qu’à partir des années quatre-vingt. Les immenses plages qui s’agrandissent encore avec la marée descendante sont le lieu le plus propice à ce loisir, pratiqué notamment sur la côte des Isles – dans le Cotentin. Par contre, la planche à voile demande une surveillance beaucoup plus accrue. Notamment, en raison des marées, des courants et du vent qui peuvent facilement nous emmener au large sans que l’on puisse en revenir. Pour pratiquer en toute quiétude, il faut le faire dans des lieux réservés, par exemple sur la côte des Isles à Barneville-Carteret – dans le Cotentin –, ou à Urville-Nacqueville – à côté de Cherbourg.
En effet, sa pratique est réglementée, notamment pour éviter de faire tomber sa voile sur le crâne d’un pauvre nageur. Quant au speed-sail, ce skateboard à voile, sa pratique se développe dans la région, à l’instar des nouveaux sports aquatiques – kite-surf, waveski, etc. Il ressemble au char à voile, sauf qu’on est debout. Ce qui nécessite un peu plus de pratique. Les sensations du speed-sail sont sensiblement les mêmes que celles de la planche à voile, les chutes étant beaucoup plus douloureuses sur le sable que dans l’eau  !

Sports d'eaux-vives
C’est sur la Vire, le Couesnon – non loin du Mont-Saint-Michel –, ou la Douve qu’on pagaye. Mais, dans ce pays de marins, le kayak et la yole se pratiquent surtout en mer notamment à Granville, Carentan, et à Cherbourg. Le département est grand pourvoyeur de compétiteurs de l’équipe de France – course en ligne, kayak-polo, etc. –, et le comité départemental de kayak est l’un des plus dynamiques de France.


Le coasteering : la nouvelle sensation

C'est un peu de l'escalade, c'est un peu du canyoning, et c'est vrai que le littoral de la Hague s'y prête furieusement. Le coasteering vous permet ainsi d'escalader des roches et pitons, d'arpenter des grottes ou de plonger dans les eaux souvent remuantes dans ces endroits. Solidement protégés, avec combinaison et casque, vous aurez ici la possibilité de prendre un sacré bol d'air et d'adrénaline. Ici, c'est l'association Ases Cotentin qui vous propose de partir à la découverte de ces endroits, selon plusieurs groupes de niveaux. Et franchement, vous en garderez un souvenir incroyable.
Ases Cotentin
Contacter Reinald Lebresne / 06 78 44 62 57
Mail : reinald.lebresne@secourisme50.com
Site : secourisme50.assoconnect.com

Festivals et manifestations

Fêtes


FOIRE SAINTE-ANNE
Place Sainte-Anne
Bricquebec-en-Cotentin
Dernier week-end de juillet.

Fête incontournable du Cotentin, la Sainte-Anne de Bricquebec-en-Cotentin, se déroule fin juillet. C'est tout naturellement que ce rendez-vous débute par un marché dans cette ville traditionnellement agricole. Un marché si dense qu'il faut des heures pour le parcourir, histoire de ne rien manquer entre rencontres, dégustations et emplettes. Puis place à la fête foraine, certainement l'une des plus vastes du Cotentin avec celle de la foire de Lessay. Des concerts et autres dizaines d'animations font vivre la ville, attirant plusieurs dizaines de milliers de personnes.


FÊTE DU PAIN
Fierville-les-Mines
✆  02 33 53 38 04
www.cotedesisles.com
moulin@cotedesisles.com
Début juillet. Restauration.

Annuellement se tient la fête du pain de Fierville. Et vous verrez, une fois là-haut, c'est plus qu'une fête, mais un véritable petit festival avec animations, marché du terroir, démonstrations de battage au fléau, fabrication de pain à l'ancienne et ateliers pour les plus jeunes. Avec, en prime, une vue imprenable sur la côte des Isles, de toute splendeur pendant cette période.


LE CARNAVAL DE GRANVILLE
Granville
✆  02 33 91 30 03
www.carnavaldegranville.fr
Chaque année en février.

Un événement incontournable qui a lieu au cœur de la cité corsaire et ce pendant plusieurs jours, il faut bien ça pour honorer la réputation du plus grand carnaval de la région ! Et chaque jour a sa thématique. Un tel événement mérite bien d'être consacré, et pas à moitié, puisque c'est l'Unesco qui a classé le carnaval de Granville au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Et la prochaine édition sera la 147 e , se tenant lors de la dernière semaine de février, alors à vous de préparer vos déguisements !


FESTIVAL DES COQUILLAGES ET CRUSTACES
Sur le port de pêche
Granville
✆  02 33 91 30 03
www.granville-terre-mer.fr
contact@granville-terre-mer.fr
Samedi 26 et dimanche 27 septembre 2020. Gratuit. Restauration.

Amateurs de produits de la mer, difficile de concevoir des produits plus frais que ceux proposés ici. Et pour cause ! Ce Festival des coquillages et crustacés se tient sur le port, là où débarquent directement les récoltes marines fraîchement pêchées. Valorisant les produits de la mer, soutenant une filière précieuse pour notre savoir-faire, c'est le temps d'un week-end que la criée se transforme en marché de coquillages. Bien évidemment, quelques installations permettent de se restaurer et de trinquer à la santé des pêcheurs. Pas moins de 50 000 personnes se pressent, chaque année, sur place, achetant plusieurs tonnes de homards, de bulots ou de praires ! Un conseil : n'attendez pas la fin de la journée pour vous y rendre et goûter tous les plaisirs !


GRAND PARDON DE LA MER ET DES CORPORATIONS
Granville
www.ville-granville.fr
communication@ville-granville.fr
Dimanche 26 juillet 2020.

C'est une vraie et grande fête populaire maritime qui existe depuis de nombreuses décennies, maintenant, et pour laquelle la ferveur ne s'est jamais démentie. Initialement, c'est au moment de la Libération de Granville que la liesse populaire entourant la réinstallation de la statue miraculeuse de la Vierge a provoqué un premier rassemblant auquel se sont jointes plusieurs corporations, quelques années plus tard. C'est donc en hommage à cet anniversaire que la procession a lieu chaque dernier dimanche de juillet, avec messe, repas et bénédiction des bateaux. Des concerts, d'orgue notamment, sont également organisés.

Expositions


Nichée dans les marais

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LA MAISON DES ORMES
RN174
Carentan les Marais
✆  02 33 77 17 40
Ouvert en été.

Ancienne maison éclusière, cette bâtisse est un peu perdue au milieu des marais, ce qui lui donne un charme imparable. Lieu de balade principalement accessible par bateau, la Maison des Ormes accueille également, l'été, des exposants qui vous invitent à découvrir leurs travaux manuels : poterie, peinture ou encore photo. Notez que vous pourrez agrémenter votre passage par une marche le long du canal. Futé : la vue unique sur Carentan, de laquelle se détache la flèche de l'église.


LE POINT DU JOUR – CENTRE D’ART ÉDITEUR
107, avenue de Paris
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 22 99 23
www.lepointdujour.eu
infos@lepointdujour.eu
Arrêt de bus « Jardin Public » ligne 4
Entrée libre.

Le Point du Jour, c'est d'abord une architecture. Bien qu'il soit décrié par beaucoup pour son aspect détonnant, fait d'aluminium et de jeux de volumes, il faut lui reconnaître une audace salvatrice dans un quartier qui en manquait beaucoup. Ouvert il y a maintenant il y a plus d'une dizaine d'années, le Point du Jour est un centre unique en France. Tourné vers la photographie, le lieu présente de nombreuses expositions dont les thèmes sont aussi variés que, parfois, inattendus. Par exemple, celle sur la reconstruction, regroupant quelques clichés de l'immédiat après-guerre, de Cherbourg notamment. Plus qu'un simple lieu d'exposition, le Point du Jour est aussi un centre d'art éditeur, et accueille des artistes en résidence. Haut lieu culturel, il est aussi le cadre de la remise du prix Roland Barthes (né à Cherbourg !) axé sur la recherche photographique, et de nombreuses rencontres avec des photographes. À noter que les ouvrages édités par le Point du Jour sont en vente sur place et, preuve de son excellence, l'endroit a été labellisé Centre d'art contemporain d'Intérêt national.


COLLECTION DE POTERIES ANCIENNES
10, rue de la Salette
Picauville
✆  02 33 71 14 21
www.cc-la-haye-du-puits.fr
mairie.vindefontaine@orange.fr
Exposition permanente ouverte le mardi de 9h à 12h et le vendredi de 16h à 18h. Groupes : toute l’année sur réservation.

Au cœur du Parc naturel régional des Marais du Cotentin, si votre chemin vous fait passer par la petite bourgade de Vindefontaine, surtout n'hésitez pas à faire une halte culturelle. La commune est en effet un très ancien centre de production de poteries de grès. Au sein de la mairie, c'est donc tout naturellement qu'un hommage permanent est rendu, vous permettant d'admirer plusieurs dizaines de poteries anciennes.

Foires – Salons


SALON DES ANTIQUAIRES
Quai Henri-Chardon
Barfleur
Chaque année au mois d'août. Renseignements auprès de l'office de tourisme.

C'est un salon bien connu dans le Cotentin, l'un des plus importants pour le nombre d'exposants et l'affluence, mais également apprécié pour la qualité des exposants. De plus, il est situé dans ce qu'il est convenu de reconnaître comme étant l'un des plus beaux villages de France, ce qui ne gâche rien. Notez enfin qu'ici, vous aurez la possibilité de vous restaurer, entre deux déambulations, ou bonnes affaires. Et gageons que la prochaine édition connaîtra une nouvelle fois une belle affluence.


FÊTE DES PRODUITS DE LA MER ET DU TERROIR
Quai de l'Entrepôt
Cherbourg-en-Cotentin
Arrêt de bus « Carnot » lignes 3 et 8.
Du 21 au 23 novembre 2020 (sous réserve).

Chaque année en novembre se tient la Fête des produits de la mer et du terroir : excellente idée à Cherbourg, ville côtière et portuaire d'importance. Plusieurs dizaines d'exposants, sur des centaines de mètres carrés, vous proposent de tester, déguster et évidemment acquérir certains produits. À noter également la possibilité d'assister à des animations, comme des démonstrations culinaires. Vous l'avez compris, c'est une sortie idéale pour un mois de novembre !


FOIRE SAINT LUC DE GAVRAY
Gavray
www.gavray.fr
mairie@gavray.fr
Généralement le 3 e week-end d'octobre.

Ancestrale, puisqu'elle existe depuis plusieurs siècles, la foire Saint-Luc rassemble sur trois jours pas moins de 100 000 personnes, venues à la rencontre de 600 exposants. Le programme est varié : outre la foire dite traditionnelle et qui se tient pendant les trois journées, une foire aux chevaux inaugure à l'aube l'événement et un vide-grenier prend place le samedi. Beaucoup viennent également pour choisir et adopter un chien, car le choix est très vaste. A noter qu'au cœur de cet événement se déroule également la foire à la citrouille sous une tente dédiée.


FOIRE AUX MELONS
Granville
Généralement fin août.

Officialisé dans la seconde partie du XIX e siècle, ce rendez-vous était initialement un moment de ravitaillement pour les nombreuses personnes remontant du sud et se rendant à la foire de Lessay. Aujourd'hui, si on peut évidemment acheter ici son melon, l'événement est devenu un vaste vide-grenier, les brocanteurs professionnels et ceux désireux de vider leurs greniers prenant place dans le quartier du Calvaire. Elle prend la suite de la grande braderie de la ville, qui se produit quelques jours auparavant.


FOIRE AUX MOUTONS
La Hague
Pendant la première quinzaine d'août. Restauration.

Créée en 1937, la foire aux moutons de Jobourg rend hommage à celui que certains appellent encore "roussin" et qui est originaire de la pointe de la Hague. Cette foire avait aussi pour but de valoriser le travail des éleveurs et de rassembler tous les publics. La journée est ponctuée d'animations telles que les tontes de moutons, les démonstrations de chiens de troupeau ou de tissages et filages de la laine. Le matin est consacré à la foire aux moutons et aux concours de roussins. Pour les envies gourmandes, la rôtisserie est ouverte toute la journée tout comme le marché du terroir et de l'artisanat. Notez enfin que, lors de cet événement habituellement fréquenté par environ 4 000 personnes, des animations pour enfants sont organisées.


PLANTES ET SAVEURS D’AUTOMNE
Manoir du Tourp
La Hague
✆  02 33 01 85 89
www.letourp.com
letourp@lahague.com
5 et 6 septembre 2020 de 10h à 18h30. 2,50 € adultes. Gratuit moins de 18 ans. Parking gratuit. Restauration.

Une nouvelle fois, lors de cette manifestation vieille de plus de dix ans maintenant, une cinquantaine d'exposants venant de toute la France vous présenteront plantes ornementales, arbres fruitiers, légumes anciens ou oubliés mais aussi du mobilier de jardin, sculptures, ferronnerie d'art, poteries. Répartis sur l'ensemble du Manoir, ces professionnels vous conseilleront aussi sur la taille ou l'aménagement paysager. Enfin, vous trouverez des produits artisanaux ou gastronomiques issus du jardin ou des plantes.


FOIRE SAINTE-CROIX DE LESSAY
Lessay
✆  02 33 76 58 82
www.lessay.fr
Du 11 au 13 septembre 2020. Restauration.

C'est l'événement de la rentrée, en Normandie, l'une de plus grande foire de France. La foire Sainte-Croix de Lessay, plus généralement et simplement appelée "Foire de Lessay", est une foire agricole créée initialement au XI e siècle par les religieux de l'abbaye Sainte-Trinité. Comme chaque année, c'est durant le second week-end de septembre que la grande lande de Lessay accueillera, sur cet espace de 32 hectares, plusieurs centaines de milliers de personnes. Conseil Futé : si vous vous y rendez en voiture, et pour la première fois, surtout étudiez en amont les emplacements des parkings, et votre route : avec la foule, les embouteillages sont légion ici.


FOIRE SAINT-MARTIN
Dans la ville
Saint-Hilaire-du-Harcouët
✆  02 33 79 39 94
www.st-hilaire.fr
Du 7 au 10 novembre 2020.

C'est l'une de plus grandes foires du département, avec bien évidemment celle de Lessay. Pendant plusieurs jours, aux alentours du 11 novembre, on sonne le moment du rassemblement général à Saint-Hilaire-du-Harcouët, à l'occasion de la foire Saint-Martin. De la place de la Motte à la rue de Mortain, du marché couvert à la rue de Paris, ce sont toutes les principales artères de la ville qui sont mobilisées pour accueillir les milliers de curieux. Au programme, une organisation réglée au millimètre, chaque partie de la ville étant dédiée à une thématique précise : habitat, alimentaire, voiture, ameublement, chiens par exemple. Notez enfin que les plus jeunes pourront passer des heures à la fête foraine, place de l'Hôtel de ville, et que de nombreuses animations, musicales notamment, sont prévues. En bref, un grand rendez-vous du sud du département !


FOIRE SAINT-MACE
Sur le champ de foire et dans les rues de la ville
Saint-James
La foire a lieu le week-end précédant le dernier lundi du mois de septembre.

Foire millénaire, que l'on dit fondée par Guillaume le Conquérant, elle prit le nom de Mathieu, car ce dernier se dit Macé en patois normand. Pendant trois jours, outre son caractère agricole, avec le traditionnel comice qui va de pair, l'événement regroupe une fête foraine, un vaste vide-grenier dans lequel les déballeurs sont rois, et de nombreuses automobiles, neuves ou d'occasion, à vendre. Un très sympathique moment.

Manifestation culturelles – Festivals


Les Pluies de Juillet : seconde édition

Dernier arrivant sur la scène des festivals du département, Pluies de Juillet tiendra sa troisième édition fin juillet prochain à Villedieu-les-Poêles-Rouffigny. L'originalité du rendez-vous, c'est qu'il se détermine comme un festival éco-citoyen. Par ce terme, entendez qu'il y aura de la musique et des concerts, bien sûr, mais aussi des tables rondes, des discussions et des rendez-vous autour du développement durable. En bref, on apprend et on s'amuse.
Du 24 au 26 juillet 2020.
Toutes les informations sur www.lespluiesdejuillet.org


FESTIVAL A FOND LA CALE
Saint-Martin-de-Bréhal
Bréhal
✆  02 33 91 96 93
culturel@ville-brehal.fr
Du 6 au 9 août 2020.

Chaque année, le front de mer de Bréhal – que chacun appelle ici Saint-Martin – est animé à la mi-août par ce festival convivial, familial, chaleureux, sans prétention. A Fond La Cale, c'est depuis plus de quinze ans un carnaval (qui se déroule aussi dans l'eau !), de la musique, un feu d'artifice et de très nombreuses animations dédiées aux enfants. Plusieurs milliers de personnes font le déplacement chaque année, c'est maintenant votre tour !


FESTIVAL DES GRANDES MAREES
33 bis, rue de la Poste
Carolles
✆  02 33 49 90 76
Du 22 juillet au 2 août 2020.

Nouveau nom pour ce festival si bien connu : le festival des Grandes Marées succède à Jazz en Baie pour sa 11 e édition. De grands noms sont attendus : Véronique Sanson, Jamie Cullun, Deluxe…, et il y en aura d'autres. À signaler que le village situé à Carolles Plage est ouvert à tous. Vous y trouverez un bar très agréable et des stands pour vous restaurer. Un endroit à connaître. Vous y reviendrez !


AGORA, ESPACE CULTURES
Avenue du Thivet
Equeurdreville-Hainneville
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 53 96 00
www.cherbourg.fr
En bus, ligne 4 arrêt « Dubost ».

Installée depuis le milieu des années 2000 sur les hauteurs d'Equeurdreville dans un quartier en pleine métamorphose, l'Agora a rapidement trouvé sa place parmi les lieux culturels et associatifs de l'agglomération. Régulièrement, les nombreuses associations de la ville profitent de cet outil hors pair pour y organiser leurs manifestations. Pour de nombreux jeunes de la région, l'Agora est aussi le lieu de rassemblement des cultures urbaines et musicales. Grâce aux nombreux espaces modulables qui en font une véritable salle de concert à l'acoustique réputée excellente, l'Agora accueille ainsi régulièrement des pointures françaises et internationales, qu'ils soient musicaux (on ne compte plus les pointures nationales et internationales passées ici), traditionnels ou humoristiques. Plus récemment, et dans un autre registre, l'Agora a accueilli l'équipe des "Grosses Têtes" : la fameuse émission radiophonique, dans le cadre de ses déplacements en province, a trouvé ici un écrin tout destiné !


LES ART’ZIMUTÉS
Plage Verte
Cherbourg-en-Cotentin
www.lesartzimutes.com
organisation@lesartzimutes.com
Jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 juin 2020. Pass deux jours 32,99 €. Vendredi 26 ou samedi 27 juin : 19,99 €. Réservations sur site internet ou page Facebook des Art'Zimutés.

Lancés en 1999 à Martinvast, au sud de Cherbourg, les Art'Zimutés ont vite migré, le succès aidant, vers les dunes de l'espace Collignon de Tourlaville, puis vers la Plage Verte, l'immense pelouse située entre le port Chantereyne et la ville. Les années passant, les Art'Zimutés arrivent désormais à drainer des têtes d'affiche internationales. Jugez plutôt : Eiffel, Sergent Garcia, Yaël Naïm où les Têtes Raides ou encore les Brigitte sont déjà passés par le festival. Mais les Art'Zimutés, c'est aussi, et peut-être avant tout, la possibilité de s'initier à d'autres arts, comme le cirque, la musique ou les arts plastiques, permettant d'offrir ainsi une palette globale d'activités culturelles, mais aussi de sensibilisation au développement durable. Pour cette nouvelle édition, les Art'Zimutés réunissent (entre autres et pour les premiers noms) Arnaud Rebotini, Danakil, The Groove Session Live avec Chinese Man + Scratch Bandits Crew + Baja Frequencia Feat, Youthstar &amp ; Miscellaneous, ainsi que La Rue Ketanou et le duo électronique caennais « 170 39 », vainqueur du Tremplin 2019 des musiques actuelles du Cotentin. Et ce n'est qu'un aperçu ! Notez enfin que de nombreuses représentations seront également proposées en centre-ville. N'hésitez pas à vous rendre régulièrement sur leurs pages pour tout savoir du super programme qui vous attend.


CINÉMOVIDA
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 52 77 37
http://www.associationlamancha.fr
associationmancha@gmail.com
Arrêt de bus « Hôtel de Ville », lignes 3, 4 et 5.
Du 17 février au 16 mai 2020 (association La Mancha).

L'association La Mancha porte bien son nom : c'est, littéralement, le mouvement d'amitié normand pour la culture hispano-américaine. Depuis 1982, l'association porte annuellement le festival Cinémovida. Il s'agit quinzaine dédiée à la culture audiovisuelle hispanique dont l'impact dépasse les frontières du département et s'est taillée, depuis longtemps, une réputation régionale non négligeable. Tous les ans, l'association en coordination avec le cinéma Odéon, la ville, le Conseil régional ou encore l'association Atout Lire, programme une vingtaine de projections pour faire découvrir le cinéma hispano-américain mais aussi des conférences, des rencontres, des expositions, des concerts, voire des déambulations de compagnie d'artistes et musiciens en costumes traditionnels.


CIN'ÉTOILES
Cherbourg-en-Cotentin
Arrêt de bus Hôtel de ville, lignes 3, 4 et 5.
Sur la plage verte. En été.

Chaque été, la plage verte s'anime, pendant 3 jours, lors de ce très apprécié festival. Entièrement gratuit, celui-ci vous permet de suivre des films, tranquillement installé dans un transat, sur une serviette ou une chaise, et en plein air. Gageons que le choix des films sera, cette année encore, hors pair ! Comme chaque année, le moment sera l'occasion, avant le film, de danser selon la musique d'un groupe venu interpréter en live quelques morceaux.


LE CIRCUIT – MUSIQUES ACTUELLES EN COTENTIN
Espace culturel Buisson
Rue Ferdinand-Buisson
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 20 42 24
www.lecircuit.fr
Arrêt de bus Octroi, ligne 3.

De l'Agora au théâtre des miroirs en passant par l'espace culturel des Pieux, nombreux sont les artistes en programmation : jetez un œil au site ! Parmi les nouveautés, l'arrivée de nouveaux groupes sur scène, mais aussi l'accompagnement d'artistes. Ainsi des cours, conseils et productions sont possibles – après sélection bien évidemment – pour des groupes locaux.


ESCAPADE D'HIVER
Rue de la Chasse Verte
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 88 33 99
www.labreche.fr
infos@labreche.fr
Les escapades ont généralement lieu fin décembre.

L'union fait la force ! Telle pourrait être la devise des structures culturelles cherbourgeoises s'étant mis en relation pour mettre en place la nouvelle édition des escapades d'hiver. Ainsi la Scène Nationale, la Brèche, le Pôle des Arts du Cirque et l'espace culturel Buisson ont travaillé dur pour que ce rendez-vous axé autour des performances de cirque sous chapiteau. La place Jacques Demy, lieu idéal s'il en est, est généralement investie par une ou plusieurs compagnies, pour le plus grand plaisir de tous. Lors de la dernière édition de l'événement, fin 2019, la compagnie "Quotidienne" enchaînait avec talent les acrobaties sur vélo et figures exercées avec des sangles : impressionnant !


LE GRAND DÉPART – PROMENADE EN BORD DE MER
Boulevard de la Saline
Equeurdreville-Hainneville
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 53 96 00
www.cherbourg.fr
Arrêt de bus Chasse Mitais, ligne 5.

Une scénographie valorise 2,5 kilomètres de bord de mer, longeant la plus grande rade artificielle du monde, avec vue sur la digue du large et ses forts. 15 séquences en lave émaillée sur le parapet et 15 interprétations multimédia, complétées d’outils numériques, racontent en texte et en image 150 ans d’épopée transatlantique. Pour ce faire, vous devrez retirer, à l'office de tourisme, des outils adéquats – n'ayez pas peur, ils sont très simples d'utilisation ! La passe de l'ouest voit transiter les bateaux depuis plus d'un siècle et demi, et est au cœur de l'épopée transatlantique de la région.


PASSEURS DE MOTS
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 53 96 45
www.cherbourg.fr

Le festival est un incontournable d'Equeurdreville-Hainneville (désormais commune déléguée de Cherbourg-en-Cotentin) depuis près d'un quart de siècle, et c'est normal : regroupant chaque année des dizaines d'artistes, qu'il s'agisse de conteurs, de compagnies théâtrales et d'autres talents venus d'autres univers, il permet aux plus jeunes et aux adultes de s'émerveiller ! On écoute des histoires, on rêve, on découvre et on sort de son quotidien avec ces parenthèses enchantées, le temps de deux semaines. Les événements ont lieu à l'Agora, à la nouvelle salle de quartier (appelée « Cétici ») ou encore à l'espace Buisson, situé sur la commune déléguée de Tourlaville : le succès s'étend dans l'agglomération !


PASSEURS DU SOIR, LES ARTS DE RUE À EQUEURDREVILLE
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 53 96 45
www.ville-equeurdreville.fr
contact-culture@mairie-equeurdreville.fr
Les spectacles sont tous entièrement gratuits.

Chaque année, les rues d'Equeurdreville-Hainneville – désormais commune déléguée au sein de Cherbourg-en-Cotentin – s'animent lors du festival Passeurs du soir. Et si le nom de l'événement est sobre, les animations, elles, le sont beaucoup moins ! Spectacles musicaux ou humoristiques, de cirque ou de clown, autant d'événements pour petits et grands, qui rendent la ville plus joyeuse, l'espace d'un instant.


SCÈNE OUVERTE
Plage Verte
Cherbourg-en-Cotentin
Arrêt de bus « Hôtel de Ville » lignes 3, 4 et 5.
Mi-juillet.

C'est un événement qui marque l'été cherbourgeois depuis le milieu des années 1990. Scène Ouverte, organisé par la Maison des Jeunes et de la Culture de la ville, permet aux jeunes groupes locaux, qui distillent principalement du rock ou ses déclinaisons, de se produire sur la plage verte pour une longue soirée musicale très attendue. Beaucoup de jeunes ont pris l'habitude de s'y rendre mais, le propre de la musique étant d'être universelle, chaque génération est représentée !


SPRING
Pôle national des arts du cirque, La Brèche
Rue de la Chasse-Verte
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 88 43 73
www.festival-spring.eu
infos@labreche.fr
Arrêt de bus « Bremerhaven Haut » ligne 5.
En mars. Abonnements possibles.

En partenariat avec de nombreuses structures culturelles de la région, le Pôle national des arts du cirque de Cherbourg, appelé La Brèche, propose Spring, un festival incroyable, dédié aux nouvelles formes de cirque, chaque année au mois de mars. Ainsi, des dizaines de représentations, dans des théâtres, des espaces culturels ou des salles dédiées, rythment la vie culturelle de la ville et de la région. Majoritairement donnés à Cherbourg-en-Cotentin (la ville peut en effet se targuer d'être un pôle d'excellence en la matière), les spectacles sont aussi divers que surprenants : clown, acrobatie, jonglage, cabaret, musique...
Autres adresses : Espace Culturel Buisson : 73, rue Fernand Buisson, 50110 Tourlaville. • Le Vox – Le Trident – Scène Nationale : 129, avenue de Paris, 50100 Cherbourg-Octeville


LE THÉÂTRE DE L'ARLEQUIN
39, rue de la Polle
Cherbourg-en-Cotentin
✆  02 33 08 08 43
theatre.arlequin@wanadoo.fr
Arrêt de bus « Fontaine des Caveliers » lignes 3, 4 et 5.

C'est un petit théâtre situé dans un quartier calme et légèrement éloigné de l'animation du centre-ville. Les activités de l'Arlequin reposent sur deux piliers principaux : le théâtre de poésie, et celui de marionnettes. En parallèle, d'autres représentations sont proposées tout au long de l'année. Enfin, de nombreux stages et ateliers y sont dispensés. Bref, un lieu culturel discret, mais à découvrir !


FESTIVAL DES VOILES DE TRAVAIL
Port de pêche
Granville
✆  06 77 05 53 49
www.festivaldesvoilesdetravail.com
Du 19 au 23 août 2020.

Mettre en évidence le formidable patrimoine maritime de Granville : tel est le but de ce festival, initié par la communauté de communes Granville Terre et Mer, et qui ne manque pas de rendez-vous. Concentrés sur quelques jours dans la seconde quinzaine d'août, ceux-ci vous permettent de découvrir des bateaux - à voiles notamment – qui sont à quai ou en mer pour diverses virées. Ici, on achète des produits de la mer, et on peut manger autour d'immenses tables, un rendez-vous convivial et festif très prisé.


RENDEZ-VOUS AU JARDIN
Contact Office de Tourisme : 02 33 91 30 03
Granville
Généralement le premier week-end de juin.

Pendant 3 jours de nombreux jardins privés, publics, partagés ou encore éphémères sont à découvrir ! Cette organisation est conjointe entre Granville et Saint-Pair-Sur-Mer, que vous soyez intéressés par la flore, curieux de découvrir des lieux près desquels vous passiez régulièrement sans les soupçonner ou tout simplement à la recherche d'une activité originale, vous pouvez visiter ces jardins de passionnés... et qui vous passionneront !


SORTIES DE BAIN – FESTIVAL DES ARTS DE LA RUE
Place du Maréchal-Foch
Granville
✆  02 33 69 27 32
www.sortiesdebain.com
sortiesdebain@archipel-granville.com
Près du casino.
Du 2 juillet 20 au 5 juillet 2020.

Voilà un festival comme on les aime, convivial, animé et dont l'ambiance se répand dans toute la ville pendant quelques jours. Enfin, les arts de la rue sont à l'honneur chaque début juillet, et depuis plus de quinze années maintenant, à Granville. De la haute ville au Val-ès-Fleurs, du port au cours Jonville, comme dans les grands festivals, vous découvrirez ici une programmation in et une autre off , qu'il s'agisse de théâtre, de spectacles musicaux, de comédie de rue, de spectacles de feu, de contes ou encore, par exemple, de cirque. Chaque année, plus de 60 000 personnes viennent pendant ces journées. A l'heure où nous finalisons ce guide, nous n'avons toujours pas la programmation du lieu, mais gageons que celle-ci sera particulièrement appréciée de ceux qui passent par ici pendant cette période.


VISITE COMMENTÉE DU JARDIN CHRISTIAN DIOR
Contact Office de Tourisme : 02 33 91 30 03
Granville
En juillet et août. Réservation indispensable.

C'est face aux îles anglo-normandes que la maison Christian Dior vous invite à découvrir son magnifique jardin. Ouvert au public en 1938, après son rachat par la mairie de Granville, celui-ci vous permettra de faire un voyage un peu hors du temps, entre émerveillements face à ces centaines de rosiers impeccablement taillés, formant de superbes passages, et les jeux d'eaux. Notez aussi que le jardin est également considéré comme un jardin « des parfums », histoire de rappeler que la maison de haute couture est aussi connue pour ses parfums envoûtants.


LES HISTORIQUES DU TOURP
Omonville la Rogue
La Hague
✆  02 33 01 85 89
www.letourp.com
letourp@lahague.com , boutique@lahague.com
Du 11 au 12 juillet 2020. Restauration.

Pendant deux journées de juillet, le Tourp est le cadre de manifestations qui ne laissent pas indifférent. Pensez donc : les historiques vous proposent ainsi de remonter le temps ! Ainsi, vous aurez la possibilité de croiser des chevaliers en armure, de manger des repas issus de recettes du Moyen Age, voir des combats d'épée, admirer des catapultes. On a ici un événement annuel, très apprécié des petits et des grands. Bien vu.


LA NUIT DES ÉTOILES
Planétarium Ludiver
1700, rue de la Libération
La Hague
✆  02 33 78 13 80
www.ludiver.com
ludiver@lahague.com
Généralement au mois d'Août.

C'est une animation qui se déroule à l'échelle nationale dans les lieux dédiés, et évidemment le planétarium Ludiver y prend toute sa part ! La nuit des étoiles, qui se déroule généralement en août selon les conjonctions du ciel, permet aux petits et aux grands d'observer, de découvrir, grâce aux moyens du lieu, mais également par l'intermédiaire de nombreuses animations. Eblouis, les plus jeunes se découvriront peut-être des vocations inédites !


LA RUE BUCOLIQUE
La Hague
✆  02 33 01 85 89
www.letourp.com
Du 22 au 23 août 2020. Entrée libre.

En août, le Manoir du Tourp bat au rythme des spectacles de rue. C'est en effet dans un cadre champêtre que le festival qui fait la part belle aux arts de la rue, se déroulera. Des acrobaties, de la musique (percussions), du spectacle forain, du théâtre clownesque, du nouveau cirque, du théâtre de rue et du burlesque. Des représentations, en plein air ou sous chapiteau, durant trois jours de fête ! Comme tout est bien pensé, on peut déambuler au milieu des artistes et se restaurer ! Un petit détour est vivement conseillé !


FESTIVAL GRANDES MARÉES
Le Mont-Saint-Michel
www.jazzenbaie.com
Du 22 juillet au 2 août 2020.

Il change de nom, mais pas de nature : ainsi va le festival Jazz en Baie, qui devient le festival des Grandes Marées ! Il faut dire que l'événement commençait à plutôt mal porter son nom, tant le spectre musical couvert de plus en plus fréquenté s'est élargi ! Ainsi, à Carolles et Jullouville, l'affiche 2020 s'annonce une nouvelle fois magnifique, avec Paul Personne, Véronique Sanson, Kool and the Gang, Jamie Cullulm ou encore Ayo, parmi d'autres ! Ici, on privilégie des concerts à taille humaine, plutôt que des rassemblements géants, et c'est l'ADN du festival qui, lui, ne change pas. Et puis pendant ces dix jours, de multiples autres petits événements et rencontres musicales se tiennent dans le coin.


LES HEURES MUSICALES
Côte Ouest Centre Manche Tourisme
11, place Saint-Cloud
Lessay
✆  02 33 45 14 34
www.heuresmusicalesdelessay.com
contact@heuresmusicalesdelessay.com
Le festival dure environ 4 semaines, sur les mois de juillet et août.

Le festival Les Heures Musicales de Lessay, en sa matière, est un incontournable de la région. Déjà car il se tient dans l'église abbatiale de la ville, et qui est considérée comme un chef d’œuvre d'art roman. Pour la programmation, du classique, des orchestres venus parfois de très loin, des solistes, des compagnies diverses et nombreuses. À l'heure où nous terminons ce guide, la programmation n'est toujours pas officielle. L'ensemble donne, sur les mois de juillet et août, des rendez-vous parsemés comme de jolies touches musicales en plein été.


CHAUFFER DANS LA NOIRCEUR
Montmartin-sur-Mer
✆  02 33 07 91 91
www.chaufferdanslanoirceur.org
chaufferdanslanoirceur@gmail.com
Du 10 au 12 juillet 2020 (sur la plage de Montmartin-sur-Mer).

Comme chaque année, l’Association Chauffer dans la noirceur organise son festival rock, dont la réputation a maintenant largement dépassé les frontières départementales, à deux pas de la mer où se succèdent des groupes confirmés et où l’on découvre de nouveaux talents du rock, hip-hop, reggae et de la pop. La 28 e édition s'annonce particulièrement attendue ! Sympa !


FESTIVAL ART EN BARS
Saint-Hilaire-du-Harcouët
laverriere@st-hilaire.fr
En septembre.

Chaque année en septembre se tient ce qui est le un chouette moment de la vie de Saint-Hilaire : le festival Arts en Bars. Découvrez ainsi des expositions de sculptures, peintures… Admirez les spectacles pour les grands et les petits, et profitez de concerts : rock, slam, musique irlandaise, classique, française et même du jazz ! Initiez-vous à la pâtisserie anglaise, la décoration ou encore la danse irlandaise ! Bref, Art en Bars, c'est l'occasion de partager d'agréables moments dans la joie et surtout la bonne humeur !
2SDR-LES SAINT SAUVEURS DU ROCK
Espace culturel Louis Costel
rue de la Chesnée
Saint-Sauveur-Villages
✆  06 61 82 52 29
www.2sdr.fr
contact@2sdr.fr
Le 24 octobre 2020.

C'est un rendez-vous incontournable depuis une dizaine d'années, et qui gagne largement à être connu. Les Saint-Sauveurs du Rock (on dit également 2sdr) débarquent en effet chaque année dans le très bel espace Louis Costel, totalement remanié pour l'occasion.Inutile d'insister sur la teneur du festival en lui-même, tout est dit dans le nom, On n'hésite pas, car c'est vite complet.


FESTIVAL ANCRES & ENCRES
Fort de la Hougue
Saint-Vaast-la-Hougue
www.festivaldulivresaintvaastlahougue-ancresetencres.com/
contact@festivaldulivresaintvaastlahougue-ancresetencres.com
Entrée gratuite.

Chaque été, Tatihou est le lieu de multiples animations, sportives ou culturelles. Parmi celles-ci, le festival du livre de Saint-Vaast, intitulé "Ancres et encres" – bien vu le jeu de mots ! Pendant deux jours en juillet, rencontres, dédicaces, tables rondes, expositions, cafés littéraires... À noter le plateau, généralement très fourni quantitativement (plus de 60 auteurs l'année passée) et qualitativement.

Manifestations sportives


RUN IN MONT-SAINT-MICHEL / MARATHON DU MONT-SAINT-MICHEL
✆  09 69 36 88 21
www.runinmontsaintmichel.com
info@montsaintmichel-marathon.com
Le départ s'effectue de Cancale.

C'est un signe : le marathon du Mont-Saint-Michel est un événement d'une telle envergure qu'il est désormais sponsorisé par une mutuelle. Il faut bien reconnaître que l'épreuve est majestueuse : le parcours s'élance de Cancale et longe la mer, s'éloignant très peu du rivage. L'arrivée, époustouflante, s'effectue au pied du Mont. Difficile en raison de la distance même d'un marathon, l'épreuve recèle aussi quelques difficultés, auxquelles il faut bien se préparer. La première est le vent. Si celui-ci vient de l'est, alors vous l'aurez de face pendant presque la totalité du parcours. La seconde est psychologique – et le mental, lorsque l'on court 42,195 kilomètres, est au moins aussi important que le physique. En effet, pendant quasiment l'ensemble du parcours, le Mont sera au loin, bien visible. L'effort allant, il se rapprochera, certes, mais, parfois, l'impression visuelle qu'il vous reste des souffrances affreuses à endurer du fait de ce Mont qui semble ne pas tant être à portée de foulée peut vous jouer des tours ! Par ailleurs, notez que le marathon est le joyau d'un week-end de courses : semi-marathon, 10 kilomètres, trail... il y en a pour toutes les envies, et pour chaque sportif !


ENDURO DES SABLES
Office de tourisme d'Agon Coutainville
Agon-Coutainville
✆  02 33 76 67 30
www.endurodessables.com
contact@coutainville.com
Mi-août, sur la plage à marée basse.

Chaque fin août sur l'immense plage d'Agon-Coutainville se rassemble un gros millier de coureurs prêts à se ruer sur le sable. L'horaire change en fonction des marées, et chacun peut y trouver son compte. Les enfants pourront se défouler sur de petits circuits, tandis que les femmes auront 10,6 km à parcourir, et les hommes environ 14, jusque la pointe d'Agon..


Promenade au cap de Carteret
Office de tourisme de Barneville-Carteret
15 bis, rue Guillaume-le-Conquérant
Barneville-Carteret
✆  02 33 04 90 58
www.barneville-carteret.fr
tourisme@barneville-carteret.fr

Ce n'est pas à proprement parler une compétition, ni même un événement, mais un joli parcours sportif que vous pourrez réaliser par vous-même en toute saison ! Au départ du port de Carteret, celle boucle de 9,5 km vous emmène vous ressourcer au cap du même nom. En chemin, vous croiserez sûrement les marcheurs du GR 223 qui longent la côte atlantique. Comme vous, ils feront un arrêt à la plage de la Popinière et ses petites cabines en bois, avant de poursuivre vers les dunes perchées. Hautes de 80 mètres pour certaines, elles offrent une sensation de bout du monde ! Une fois arrivé à destination, vous pourrez admirer un beau panorama sur les îles Anglo-Normandes (par beau temps) et les vagues de l'Atlantique.
Tarif : gratuit.
Durée : 2h.
Difficulté : facile.


CHALLENGER CHERBOURG – LA MANCHE
Cherbourg-en-Cotentin
www.challengerdecherbourg.fr
secretariat@challengerdecherbourg.fr
Arrêt de bus « Chantiers » lignes 3, 4 et 5.
Chaque année, en février.

Le plus grand et prestigieux tournoi de tennis du département se déroule chaque année à Cherbourg ! Le challenger, puisque c'est son nom, se déroule chaque année à la fin de l'hiver au complexe Chantereyne. Se déroulant en dur indoor , celui-ci a été lancé en 1994, labellisé ATP et doté de plusieurs dizaines de milliers d'euros de gains, il a vu passer les plus grands noms du tennis hexagonal et mondial, d'un Rafael Nadal à l'aube d'une carrière incroyable à Novak Djokovic. Côté français, Tsonga, Grosjean, Clément ou Simon ont tapé dans la balle du Cotentin.


LES FOULÉES DE LA PRESSE DE LA MANCHE
Cherbourg-en-Cotentin
11 novembre.

C'est une tradition dont le succès ne s'est jamais démenti. Chaque 11 novembre, alors que les villes françaises sont généralement ternes en ce jour férié, Cherbourg s'anime et se rassemble à l'occasion des Foulées de la Presse de la Manche. Tout au long de l'après-midi, de nombreuses courses à pied sont organisées, respectant un parcours immuable dans les rues du centre-ville. Des plus petits aux « As » (comprenez des coureurs prestigieux et multi-médaillés), chacun a une bonne raison de courir, ou d'encourager les coureurs. Le spectacle est non seulement dans la rue, mais parfois même au sein des courses, et surtout de la « Populaire », rassemblant plusieurs milliers de personnes sur un parcours de 7 kilomètres, et dont une bonne partie des participants est déguisée ! De quoi oublier le temps souvent gris de ce jour automnal !


TOUR DU ROC A LA NAGE
Port du Hérel
Granville
organisation.tdr@gmail.com
2 km en nage libre autour du roc. Chaque année, à la mi-juillet.

Un immanquable pour les participants et les spectateurs. En effet, plusieurs compétitions prennent place en pleine mer sur ces deux jours. Le cœur du dispositif est le tour du Roc granvillais à la nage : départ du port, demi-tour à la balise située à quelques centaines de mètres, puis passage au pied du cap et direction plein est pour arriver sur la plage. Il existe différentes formules, du relai à la coupe des clubs. L'ensemble est entouré d'animations, et le public ne manque rien depuis le rivage.


Course populaire de Poilley
Christophe Legaigneur
11, rue Jean-Vitel
Poilley
✆  02 33 58 19 63
19 juillet 2020.

Les joggeurs amateurs et coureurs passionnés ont rendez-vous, chaque année pendant la seconde quinzaine de juillet à Poilley pour un sympathique programme de courses populaires ! 1 ou 2 km pour les moins entraînés, 6,6 km pour les plus motivés, vous aurez en effet le choix entre trois épreuves sur route, faciles et accessibles à tous. Entre amis ou en famille, tout le monde trouvera donc chaussure à son pied ; chaussez justement les baskets et faites, vous aussi, partie des quelques dizaines d'athlètes attendus ce jour-là. L'ambiance champêtre et le temps, généralement beau, vous laisseront un joli souvenir ?


CONCOURS DE SAUT D'OBSTACLES INTERNATIONAL ET JOURNÉES SELLE FRANÇAIS
Centre de promotion de l’élevage
Chemin de la Madeleine
Saint-Lô
✆  02 33 06 09 72
www.sellefrancais.fr
L'événement a généralement lieu au cours de la seconde quinzaine d'octobre.

C'est dans le cadre unique du Centre de promotion de l'élevage que le jumping international ouvrira la saison de concours indoor, associé au Championnat de France des mâles Selle Français de 2 et 3 ans. Le concours de saut d'obstacles international Saint-Lois poursuit sa route avec plusieurs jumpings : un 3 étoiles avec ses stars de la scène mondiale et un 1 étoile pour les meilleurs cavaliers nationaux et régionaux. Comme pour tout événement d'importance, un service de restauration est proposé.


NORMANDIE HORSE SHOW
Saint-Lô
www.normandie.fr/normandie-horse-show
normandie-horse-show@wanadoo.fr
Du 17 au 22 août 2020.

Parmi les rendez-vous immanquables dans le monde équestre, le Normandie Horse Show tient une place de choix. Pendant une semaine, chaque été, des milliers de chevaux déferlent sur Saint-Lô, faisant de la ville la capitale nationale du cheval. Pour cette nouvelle édition, début août, on peut être sûr que le spectacle sera encore au rendez-vous, d'autant que les championnats du monde de horseball sont annoncés pour cette édition 2020.


De Saint-Lô à Condé-sur-Vire sur la Voie verte
Office de tourisme de Saint-Lô
Rue de la Poterne
Saint-Lô
✆  02 14 29 00 17
www.saint-lo.fr
tourisme@saint-lo-agglo.fr

Une voie verte de 12 km relie les communes de Saint-Lô et Condé-sur-Vire. Vous évoluerez le long de la Vire, dans un paysage champêtre. L'eau de cette rivière a façonné les roches et alimente ces nombreux champs et vergers. Vous pourrez observer la tradition du bocage dans les plaines quadrillées de Normandie. L'itinéraire est plat et sans danger, idéal pour une sortie en famille. Cette Voie verte constitue une étape du Tour de Manche, un circuit de 1 200 km reliant la Manche à l'Angleterre. Aussi, vous pouvez poursuivre au-delà de Saint-Lô, vers le nord et la baie des Veys, et au sud vers Vire !


La Traversée de l'île de Tatihou / La course du Run
Office de tourisme
Saint-Vaast-la-Hougue
✆  02 33 23 19 32
athletisme.ast@orange.fr

Une course nature au plus près de la mer, pour ne pas dire sur la mer ! Le dimanche 26 juillet prochain, la manifestation sportive de la Traversée de l’île de Tatihou, qui démarrera dans l’après-midi de Saint-Vaast-la-Hougue, vous invite à parcourir les 8 km séparant l’île du continent, en courant et à marée basse – bien sûr ! Une épreuve pour le moins insolite, qui devrait réunir cette fois encore de nombreux athlètes, curieux ou passionnés. Enfilez vous aussi les chaussures de running, et lancez-vous !
Distance : 8 km.
Difficulté : facile.
Rendez-vous : petite plage de Saint-Vaast-la-Hougue.
Autres informations pratiques : tout participant non licencié devra se munir d’un certificat médical mentionnant l’absence de contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition.
Manche


Barfleur - Barfleur.
© Oliver Hoffmann – iStockphoto

Cherbourg-en-Cotentin


Cherbourg-en-Cotentin - Cherbourg


Cherbourg-en-Cotentin - Index de la ville de Cherbourg


Cherbourg-en-Cotentin - Index de la ville de Cherbourg


Cherbourg-en-Cotentin - Index de la ville de Cherbourg


Cherbourg-en-Cotentin - Port de Cherbourg-en-Cotentin.
© NatureStock1 - Shutterstock.com

C'est probablement la seule ville normande dont le nom est mondialement connu. Fille de la mer, la ville s'étend sur une grosse dizaine de kilomètres le long de la côte, faisant face à l'une des plus grandes rades artificielles du monde, véritable chef-d'œuvre d'ingénierie datant du XIX e siècle. Après des décennies au cours desquelles la ville a pâti d'une injuste réputation un peu terne, Cherbourg (dont le nom entier est, depuis 2016, Cherbourg-en-Cotentin) est une grande ville pour le moins étonnante. Son positionnement, à la pointe du Cotentin dont elle est la vaste capitale, lui permet de rayonner sur l'ensemble de la presqu'île. La centre de la ville, qui a bien moins souffert de la Seconde Guerre mondiale que Caen ou Le Havre, est composé d'un dédale de rues piétonnes, de petites ruelles, de cours passantes, de petits jardins et de belles places, comme celle du théâtre – lui-même un petit joyau en matière d'édifices à l'italienne. Et puis, évidemment, la mer est ici chez elle : ports de plaisance, de pêche, de croisière et terminaux de ferries sont tous situés dans un rayon de trois kilomètres, sans compter les plages de la ville, qu'il faudra trouver à ses extrémités est et ouest. Cherbourg fait partie de ces villes de caractère, dont l'atmosphère change en fonction des saisons : grouillante de monde en été, plus mystérieuse en hiver, lorsque la brume envahit les quais. Si l'entrée de ville peut paraître un peu froide, persévérez et laissez-vous happer par la cité. Depuis quelques années, Cherbourg, reliée à Paris par plusieurs trains directs chaque jour, fait partie des destinations prisées pour les longs week-ends, et connaît un afflux croissant de croisiéristes du monde entier, qui déambulent dans les différents sites de cette ville si française, et si particulière. Très commerçante, la ville est aussi le lieu de nombreuses animations culturelles : festivals de musique, de cirque, de cinéma sont autant d'exemples qui rassemblent des milliers de curieux. Une telle qualité de vie, conjuguée à un dynamisme économique retrouvé depuis quelques années (on a même du mal à trouver un logement dans la ville depuis quelques temps...) font que la ville connaît, contre toute attente et contre les mauvaises langues, un succès inattendu. Ainsi – chose que l'on ne voyait pas ici il y a une dizaine d'années seulement – Cherbourg devient lentement mais sûrement une destination très appréciée des Parisiens et provinciaux pour le week-end. Le Cherbourgeois est accueillant, et ne manquera pas de partager avec vous les valeurs de la ville. Un seul écueil à éviter : ne pas lui demander s'il pleut tout le temps (ce qui d'ailleurs est entièrement faux), ce qui risquerait de vous attirer une réponse un peu sèche ! Pendant l'été 2019, qui a vu des records de canicule partout en France, on s'en est tenu ici à une trentaine de degrés. D'ailleurs, le dicton veut que l'on vienne à Cherbourg en reculant, et que l'on en repart en pleurant. Tout est dit.


Faire du vélo à Cherbourg : facile !

Si le relief de la ville est, par définition, plat en bord de mer, il monte assez vite une fois que vous vous éloignez du rivage, ce qui explique que Cherbourg-en-Cotentin s'étire le long de la Manche. Néanmoins, la pratique du vélo s'y développe, et la ville compte plusieurs dizaines de kilomètres de voies cyclables, la plus connue étant celle qui traverse la ville d'ouest en est. Le réseau se développe néanmoins, notamment sur les hauteurs de la ville, à la Glacerie (vers la Saillanderie) où vers le château des Ravalet. Dans l'hypercentre, c'est le quai de l'entrepôt qui est désormais ouvert aux cyclistes. Enfin, parmi les grands projets, on compte l'ouverture, à moyen terme, d'une piste qui empruntera l'ancienne voie de chemin de fer du Homet, entre la gare et l'arsenal, et qui passera sous la voie express qui contourne l'hypercentre. Avant, peut-être, de disposer de vélos électriques dans la ville.


Rolex Fastnet Race : à Cherbourg en 2021 !

C'est l'un des événements mondiaux majeurs de la voile, et son point d'arrivée en 2021 sera Cherbourg-en-Cotentin : la Rolex Fastnet Race, course presque centenaire qui tire son nom du rocher surplombé d'un phare situé au sud de l'Irlande, et dont le tracé était jusqu'à présent exclusivement en zone anglo-saxonne, traversera la Manche pour une arrivée qui s'annonce grandiose dans le chef-lieu du Cotentin le 14 août 2021. Si les détails exacts des événements qui ponctueront ces jours de fête restent à déterminer, on ne peut que vous conseiller de réserver au plus vite votre hébergement. Pensez donc : des centaines de monocoques et multicoques accosteront ici, et des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus.
www.rolexfastnetrace.com


EXSPEN
1, rue Fernand Thomine
✆  06 31 45 25 80
www.exspen.com
contact@exspen.com

C'est une association dont les activités, multiples, sont aussi riches et passionnantes les unes que les autres. Basé à Cherbourg, Exspen propose en effet toute une offre d'activités de découverte, sportives ou non, dans le Cotentin. S'adressant à un public de particuliers ou de groupes organisés, Expsen développe, notamment, "Sur les traces de contrebandiers", qui propose une exploration (vous aurez le choix entre quatre parcours différents, selon le niveau de difficulté) des anciens lieux de contrebandes, difficilement accessibles, des rivages de la Hague. Autre produit, "La Batterie du Roule", située dans les entrailles de la montagne cherbourgeoise du même nom, et qui invite à l'exploration de galeries et fortifications creusés pendant la seconde guerre mondiale (et aujourd'hui classés aux Monuments Historiques), afin d'y transporter des canons censés protéger la rade cherbourgeoise. Equipés comme il se doit, cette offre vous laissera un impérissable souvenir.


OFFICE DE TOURISME DU COTENTIN : BUREAU DE CHERBOURG-EN-COTENTIN
Quai Alexandre-III
✆  02 33 93 52 02
www.encotentin.fr
cherbourg@ot-cotentin.fr
Arrêt de bus « De Gaulle » lignes 1, 2 et 8.
Juillet/août : lundi/samedi 9h30/19h, dimanche 10h/17h. Avril, mai, juin, septembre : lundi/samedi 10h/12h30 et 13h30/18h. Dimanche/vacances scolaires : 9h30/13h30. Octobre/mars : lundi au samedi 10h/12h30 du lundi au samedi de 10h/12h30 et 14h/17h. Ouvert le dimanche en fonction des escales de paquebots. Point d'information de Port-Chantereyne : en juillet et août, le lundi de 9h à 12h et de 16h à 19h. Du mardi au dimanche, de 10h à 12h et de 15h à 19h.

Repaire incontournable des visiteurs, disposant de locaux modernes et fonctionnels, dépendant de l'office de tourisme du Cotentin, le bureau cherbourgeois est le passage obligé des touristes, qu'ils viennent pour un court ou un long séjour, en paquebot, en ferry, en train ou en voiture. Face au bassin du commerce, c'est la mine incontournable pour y puiser idées de visites, de découvertes et d'activités. Disposant de la totalité des contacts nécessaires, hôtels, restaurants, musées, expositions permanentes ou temporaires, c'est aussi, pour les locaux le moyen de trouver en un seul et même point une information quasi exhaustive sur l'ensemble des idées de sortie à réaliser dans la ville de Cherbourg-en-Cotentin, et au-delà. Vous pourrez également y acheter de nombreux souvenirs et spécialités de tout le Cotentin, notamment pour la visite des Forts de la Rade. Dernière nouveauté : la possibilité de louer des vélos à hydrogène au point d'information du port Chantereyne, ouvert en été.


Une très belle expérience !


PROMENADE EN MER À BORD DE L'ADÈLE-HAGUE A PART
Pont tournant ou Cité de la Mer
✆  02 33 93 52 02
www.hagueapart.com
info@hagueapart.com
Départ au pont tournant de Cherbourg ou à la Cité de la mer : renseignement à l'office de tourisme Cherbourg-Cotentin. Adulte : 14,50 €. Enfant (de 4 à 11 ans) : 9,90 € (moins de 4 ans : 0,50 €). Groupe (20 personnes) : 7,95 € (11,80 € pour les plus de 12 ans). Tarifs préférentiels pour les visiteurs de la Cité de la mer ou du planétarium Ludiver. Visite guidée. Animations. Réservation fortement recommandée.

C'est une histoire incroyable qui vous sera contée, et montrée, lorsque vous embarquerez sur l' Adèle  : celle de la rade de Cherbourg ! Lancé au XVIII e siècle, ce chantier reste l'un des plus importants de ce type jamais entrepris. Après plusieurs tentatives avortées, notamment via la tentative de couler d'immenses cônes remplis de pierres pour former une digue, l'édification de la rade telle qu'elle est connue aujourd'hui fut la solution retenue. Au gré de votre visite, vous approcherez de véritables monuments situés en pleine mer dont la magie n'a d'égal que le gigantisme. En parallèle, des sorties vous sont aussi proposées les jeudis soirs en saison, au large de la Hague. Professionnels, voici une incroyable manière de surprendre vos invités, vos clients, vos salariés – notez que des événements particuliers peuvent être mis à votre disposition. Particuliers, c'est une sortie que vous n'oublierez pas. Un mot enfin sur l'ensemble Hague à Part, qui compte de nombreuses activités marines : outre les balades à bord de l'Adèle , l'entreprise loue des bateaux et permet les convoyages nautiques.


À LA DÉCOUVERTE DE LA HAGUE
✆  02 33 53 86 12
www.aladecouvertedelahague.fr
aladecouvertedelahague@gmail.com
Horaires en fonction des coefficients de marée, se renseigner sur le site. Gratuit pour les adhérents. Participation aux frais de 5 € par adulte et 2,50 € par enfant de 10 à 16 ans.

C'est une association de passionnés, qui a à cœur de faire découvrir les merveilles de cette Hague si belle et si sauvage. Qu'il s'agisse des grottes de Jobourg (en fonction des marées) ou des sentiers des douaniers, qui vous donneront à admirer des paysages splendides, mais aussi de chouettes sorties éducatives pour les plus jeunes (l’association dispose de son agrément Jeunesse et Education Populaire), c'est une vaste palette qui vous est proposée. De quoi avoir d'impérissables souvenirs, avec les membres adorables de cette association.


BALADES ATTELÉES
✆  06 18 43 74 76
www.attelagecotentin.com
contact@attelagecotentin.com
5 € par personne pour la promenade au château des Ravalets et sur le port de Cherbourg.

Manière originale de visiter le centre-ville cherbourgeois, la balade en calèche sillonne à son rythme les artères de la capitale du Cotentin. Du théâtre à la place Napoléon, du port de plaisance à la place de la Fontaine, vous serez tracté par des chevaux de trait, aussi puissants que doux. C'est à un passionné, l'éleveur Francis Valognes, que l'on doit cette possibilité désormais bien connue des touristes locaux. Les balades, d'une durée d'une demi-heure, sont possibles chaque samedi en juillet et en août, ainsi que lors d'escales de paquebots. Notez que le propriétaire propose également de nombreuses balades du côté de Saint-Vaast-la-Hougue : attention, le tarif est un peu différent pour cette dernière proposition.


PETIT TRAIN TOURISTIQUE DE CHERBOURG
Cité de la mer
✆  07 89 59 48 01
www.traintouristiquedecherbourg.com
info@traintouristiquedecherbourg.com
Arrêt de bus CCI Multiplexe ou Aristide Briand, ligne 8.
Le petit train touristique circule de la mi-avril à début octobre. Gratuit jusqu'à 4 ans. Adulte : 6,50 €. Enfant (de 4 à 11 ans) : 4,50 €. Tarifs groupes : 5,50 € par adulte, 4 € par enfant. Forfait famille : 20 € (2 adultes + 2 enfants).

Existe-t-il meilleur moyen pour découvrir une ville que de la parcourir à bord d'un train touristique ? Celui qui arpente les rues de la capitale du Cotentin, de la mi-avril à début octobre, est tout simplement l'outil idéal. Proposant jusqu'à 5 départs quotidiens en haute saison depuis la Cité de la mer, les touristes pouvant prendre ce même train quelques minutes plus tard à l'angle des rues du Maréchal-Foch et du Château, vous pourrez ainsi découvrir les rues piétonnes, la place centrale, le parc Emmanuel Liais, le port de plaisance, la plage verte. Durant environ 45 minutes, cette visite est commentée, éclairant chaque passage d'une anecdote historique ou drôle. D'une capacité de 54 places, ce petit train officie également les jours d'escale de paquebots, lesquels sont de plus en plus nombreux dans le port cherbourgeois. Notez enfin que vous avez la possibilité de privatiser ce petit train pour vos événements personnels, qu'il s'agisse d'anniversaires ou d'enterrements de vie de garçon ou de jeune fille, par exemple.

Points d'intérêt


Incontournable !


LA CITÉ DE LA MER
Gare maritime transatlantique
✆  02 33 20 26 69
www.citedelamer.com
Accueil vélo. Qualité Tourisme. Fermeture pendant 3 semaines en janvier et certains lundis en mars, novembre et décembre. Tous les jours de 10h à 18h (horaires étendus à certaines dates). Gratuit jusqu'à 5 ans (visite du sous marin interdite aux – de 5 ans). Adulte : 19 €. Enfant (de 5 à 17 ans) : 14 €. American Express, Chèque Vacances. Label Tourisme & Handicap. Accueil enfants. Restauration. Boutique. Animations. Parking gratuit.

C'est un must indispensable si vous passez par la capitale du Cotentin. Prenant place dans la superbe gare maritime Art déco des années 1930, elle surplombe le port cherbourgeois de son imposante allure. Immense site touristique familial dédié à l’aventure de l’homme et la mer, la Cité de la Mer est composée de plusieurs espaces : le sous-marin nucléaire  Le Redoutable (accessible à partir de 5 ans), la Grande galerie des engins et des hommes, l’animation virtuelle « On a marché sous la mer », le parcours « Titanic, retour à Cherbourg » – le mythique bateau ayant fait escale à Cherbourg avant son voyage tragique – et « L’océan du futur », le nouveau parcours permanent dédié aux océans (comprenant pas moins de 17 aquariums dont l'un, de 10,70 mètres, est le plus profond d'Europe). Cet espace présente un regard nouveau sur la planète bleue, dévoilant ses richesses et ses promesses dans le but de faire prendre conscience de la nécessité de la protéger. Pas à pas, les visiteurs vivent un voyage sous la surface : rencontres avec les mastodontes des mers, découverte du monde invisible du plancton, pause poétique dans le salon Jules Verne ou encore expérience gustative virtuelle océanique sur une grande table numérique… Enfin, à partir de ce printemps, en partenariat avec les sociétés américaines E/M group &amp ; RMS Titanic Inc., la Cité de la mer accueille au sein de son parcours « Titanic, retour à Cherbourg » une nouvelle collection d’objets remontés du champ de débris de l’épave du légendaire paquebot. Une nouvelle exposition à ne pas manquer en 2020. Encore une année remplie de belles promesses pour cette immanquable Cité, qui a connu une fréquentation record à l'été 2019.


ABBAYE DU VŒU
Rue de l’Abbaye
✆  02 33 87 89 13
www.ville-cherbourg.fr
Bus : arrêt Hôtel des Impôts, lignes 3 et 5.
Visites guidées les samedis et dimanches en été. En été, visite guidée gratuite. Visite guidée (1h30 ; visite libre : 1h). Parking à proximité. Parking autocar.

L’histoire raconte qu’en 1145, l’impératrice Mathilde, petite-fille de Guillaume le Conquérant, épouse en secondes noces de Geoffroy II Plantagenêt, affronte une terrible tempête en mer. Dans ses prières, elle invoque l’aide de la vierge. Elle formule le vœu de faire construire, en échange de la vie sauve, une chapelle, à l’endroit même où elle poserait le pied en débarquant. « Cante Royne, veicy terre » ! aurait annoncé le mousse, du haut de la mâture : Mathilde débarque à Chantereyne et fait ériger en premier lieu la chapelle de Notre-Dame-du-Vœu près du Homet. La Seconde Guerre mondiale a malheureusement laissé de terribles traces, détruisant une large partie de l'abbaye qui, depuis, a été un peu restaurée. Aujourd'hui, c'est un lieu de promenade très apprécié, à une dizaine de minutes de marche du centre-ville.


BASILIQUE SAINTE-TRINITÉ
8, place Napoléon
✆  02 33 53 10 63
Ouvert tous les jours de 8h30 à 19h. Visite libre. Pas de photographie pendant les offices et célébrations.

Classée monument historique le 14 mars 1944. Une simple église existait à l'origine, détruite vers 841. Guillaume le Conquérant fait bâtir la seconde sur ses ruines au XI e siècle. Unique en son genre à Cherbourg jusqu'au second empire, l'église est placée à l'intérieur des remparts durant la fortification. La guerre de Cent Ans lui inflige de nombreux dommages d'où une reconstruction presque totale au XV e siècle dans un style gothique flamboyant, avant le saccage de janvier 1794 par les révolutionnaires. La restauration du XIX e siècle flanque l'édifice d'une tour carrée sur le portail ouest.. Dans le chœur, les restes du « moment de l’assomption » est sont hommage des Cherbourgeois à la vierge après la fin de l’occupation anglaise en 1450. le maître-autel représente, dans son groupe sculpté, le baptême du Christ, et est l'œuvre d'Armand Fréret. Prêtez attention aussi au riche mobilier de culte : panneaux sculptés, une « danse macabre », et une toile de Philippe de Champaigne, « Les Saintes femmes au tombeau du Christ ». Entourée d'un joli parvis piéton, la basilique mérite une visite.


BATTERIE DU ROULE
Montée des Résistants
✆  06 31 45 25 80
www.exspen.com
contact@exspen.com
Arrêt de bus Jardin Public, ligne 4.
Mai et septembre : chaque jour 1 visite à 14h30. Juin : lundi, mardi, jeudi, vendredi, dimanche, visite à 14h30 ; mercredi, samedi 2 visites 14h30 et 16h. Juillet et août : tous les jours, 3 visites 14h30, 16h, 17h30. Ouvertures spéciales : se renseigner. Adulte : 9 €. Enfant : 6 €. Visite guidée. Prévoir un manteau car la température est de 12 °C.

Ah, Cherbourg et sa montagne du Roule ! Tout en haut, au bout de la montée des Résistants, s'offre une vue imprenable sur l'agglomération cherbourgeoise et la rade, un panorama bien connu des locaux. Le sommet est également coiffé d'un superbe musée de la Libération. Bref, la montagne n'était connue que pour son sommet, pas pour ses entrailles... Depuis quelques années, l'association Exspen permet l'exploration des entrailles de la Batterie du Roule, un site classé aux Monuments historiques depuis 1995. Pendant une heure de randonnée pédestre souterraine, l’histoire et la géologie de cet environnement singulier vous seront expliquées. Muni d’un casque et d’une lampe frontale, vous partirez à la découverte d'une partie des fortifications creusée pendant la Seconde Guerre mondiale. Le pari est ici de découvrir un patrimoine incroyable à la manière des explorateurs, sans muséologie particulière. Vous vous replongerez alors au temps où ces souterrains, équipés de canons, étaient destinés à la protection de la grande rade artificielle de Cherbourg. Une ambiance toute particulière pour une visite atypique, que vous ne pourrez oublier.


CHALUTIER JACQUES-LOUISE – MUSEE DE LA PECHE
Quai de l'Entrepôt
✆  02 33 93 32 29
www.jacques-louise.org
Visite selon l’événementiel, contacter l’association.

Le Jacques-Louise est un ancien chalutier hauturier en bois des chantiers cherbourgeois Bellot. Son épopée s’inscrit dans la grande période de pêche au large de l’après-guerre, lorsque de véritables forçats de la mer partaient plusieurs jours en mer. Désarmé en 1991, on prête une seconde vie au chalutier : il est toujours à flot lorsque l’association les Amis du Jacques-Louise, présidée par Bernard Dequilbec, le rachète. Le 22 novembre 1995, après épuisement du gazole dans ses cuves, le moteur s’arrête... Le Jacques-Louise a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques : fait singulier pour un bateau, et grande fierté pour ceux qui se sont battu pour cela. Pendant la saison, le bateau peut être le lieu d'organisation de portes ouvertes avec animation. Est prévue, à terme, une restauration du bateau : on garde l’œil !


COTENTIN TOURISME
Boulevard Félix Amiot
Hôtel Atlantique
✆  02 33 43 21 77
www.cotentin-tourisme-normandie.fr
contact@cotentin-tourisme.com
Arrêt de bus Cité de la mer, ligne 8

C'est un outil bien pratique qui recense de très nombreux professionnels du tourisme dans le Cotentin, et qui propose un site internet très complet, recensant beaucoup d'acteurs, adresses et personnes du milieu. Hôtels, campings, restaurants ou musées (par exemple) sont autant d'engagés pour fournir aux touristes le meilleur en termes de qualité, d'accueil et de conseils. Une vraie petite mine pour les personnes en recherche de bons plans !


ÉGLISE NOTRE DAME-CHAPELLE SAINT GERMAIN
Rue de l’Eglise
✆  02 33 01 65 00
www.ville-querqueville.fr
Arrêt de bus « Epinay Haut » ligne 5.
Visite sur rendez-vous, contacter la mairie de Querqueville.

La chapelle Saint-Germain est un monument daté de la fin du IX e siècle, bâti sur des fondations plus anciennes et surplombant la ville de Querqueville. Au centre du transept, le clocher édifié en 1655 remplace celui de l’église, alors menacé de tomber en ruine, et la chapelle est classée monument historique en 1856. Sa visite amène à découvrir entre autre un grand crucifix en bois polychromé de la fin XVII e ou du début XVIII e , une statue de Saint-Hélier, et une autre de Saint-Clair en pierre polychromée. Les fouilles extérieures ont mis à jour un sarcophage ainsi qu'une dalle funéraire : c'est ainsi que, dans les années 1970, pas moins de 24 squelettes d'enfants furent mis à jour. Dans un registre différent, la chapelle offre un point de vue superbe sur l'ensemble de la grande rade.


FORTS DE LA RADE DE CHERBOURG
✆  02 33 93 52 02
www.cherbourgtourisme.com
contact@cherbourgtourisme.com
Renseignements de visite auprès de la Maison du tourisme de Cherbourg et du Haut-Cotentin au 02 33 93 52 02 et tourisme@ot-cherbourg-cotentin.fr.

Les travaux ont duré plus de 70 ans, faisant de l'ensemble ainsi formé la plus grande rade artificielle du monde. Et la rade cherbourgeoise est logiquement parsemée de forts. Ils sont immenses et ainsi nommés : fort de l'ouest, fort central, fort de l'est et fort Chavagnac. Malheureusement, ces prouesses architecturales ne sont pas visitables. On se contentera de s'en rapprocher en bateau, avec diverses possibilités au départ du port cherbourgeois, à quelques miles seulement !


JARDIN MONTEBELLO
Rue Montebello
Ouvert toute l'année.

Ouvert en 1872, le jardin botanique de la rue Montebello doit son existence à l’activité de la société d’horticulture, fondée en 1844 et abritant son siège dans une demeure au cœur du jardin. À l’origine réservé à ses membres, il est maintenant ouvert au public. On y rencontre diverses espèces de plantes exotiques, des bambous, camélias et magnolias. Le site de ce jardin complètement pris dans la ville est très agréable, venez découvrir ce jardin de toute beauté ! Discret et secret, il vous offrira un moment de détente inattendu.


JARDIN PUBLIC
Avenue de Paris
Ouvert toute l'année. Parking à proximité. Parking autocars.

On entre avenue de Paris où fleurs et parfums, entourant le monument aux morts, incitent au devoir de mémoire. Notez en passant l’entrée, la grille monumentale. Le jardin public surprend par sa superficie : 1,7 hectare en pente légère. Les allées aménagées et bordées d’arbres, débouchent sur un espace jeux pour les enfants, balançoires, bac à sable.... Le jardin public cache également un petit bijou de kiosque à musique, dernier de son genre à Cherbourg, où sont accueillies parfois des prestations théâtrales et musicales. Au fil de la promenade on découvre la mare alimentée par une source descendant directement de la montagne du Roule. Quelques canards, une volière agrémentent votre séjour. On regrettera toujours la disparition de l'otarie, qui faisait la joie des plus jeunes, et qui est partie pour un zoo il y a quelques années. Mais on passera tout de même un superbe moment, entre mer et terre, la montagne du Roule vous surplombant.


MAISON DU LITTORAL
Espace loisirs de Collignon
356, rue des Algues
✆  02 33 22 22 16
ww.cherbourg.fr
maison.littoral.50110@cherbourg.fr
Basse saison : ouvert du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Haute saison : le lundi de 14h à 18h ; du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h ; le week-end de 14h30 à 18h. Gratuit jusqu'à 16 ans. Entrée gratuite pour les expositions. Animations : 3 € par personne, 2,30 € par étudiant, gratuit pour les moins de 16 ans. Accueil enfants (ateliers dès 6 ans). Visite guidée (selon les visites). Restauration (à proximité). Boutique. Animations. Parking autocar, aire de repos.

Structure d'éducation à l'environnement, la maison du littoral et de l'environnement est située sur la base de loisirs Collignon, en face de la piscine. Entourée d'une flore sauvage, car outre la mer à quelques dizaines de mètres, elle est cernée de petits points d'eau et de roseaux, elle propose des sorties nature, des randonnées guidées sur les sentiers au départ de la base, une sensibilisation à l'environnement du Cotentin. Des expositions temporaires et conférences ont lieu aussi tout au long de l'année. Dès 6 ans, les petits peuvent également participer à des ateliers encadrés de moniteurs durant les périodes de vacances scolaires. Pendant un après-midi, ils seront sensibilisés à l'environnement, au tri, à la faune et à la flore, par exemple. Ces derniers mois, différentes sorties ont été proposées, comme par exemple l'étude des grands dauphins de la Manche, une rencontre avec la vie sous-marine dans le Cotentin ou encore le monde secret des champignons. Sur place, trouvez encore un relais d'informations touristiques, un centre de documentation dédié à l'environnement, des bornes interactives pour mieux vous familiariser à l'environnement naturel.


MANOIR DE LA COQUERIE
4, rue des Claires
Querqueville
✆  02 33 01 65 00
Visite sur demande auprès de la mairie délégué de Querqueville (02 33 01 65 00).

Propriété de la ville, ce manoir du XVI e siècle se visite sur demande auprès de la mairie. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. La décoration de style Renaissance est particulière, il y a aussi des éléments fortifiés. Son nom viendrait du fait qu'il ait appartenu à Robert III Le Coq, dit Le Jeune, seigneur de Jobourg.


MUSÉE CONNAISSANCE DU COTENTIN
Hameau Luce-Village de la Verrerie
25, rue du pontil
La Glacerie
✆  02 33 20 33 33
museeconnaissanceducotentin.com
Ouvert du mardi au dimanche du 2 juillet au 15 septembre, le dimanche et les jours fériés en basse saison (avril à juin, septembre et octobre). Adulte : 4 €. Enfant (de 12 à 18 ans) : 2 €. Parking à proximité. Parking autocar.

Ce joli petit musée, sur les hauteurs de la ville, propose de revivre le passé de la cité, et au delà de la région. La Glacerie garde ainsi le souvenir de la verrerie, d’abord installée à Tourlaville au XVI e siècle. Richard Lucas de Néhou est le premier en France à utiliser le verre blanc pour les fenêtres, il met au point également la fabrication des glaces à miroir. 1655, l’entreprise devient manufacture royale de glaces. En 1685, la manufacture fournit les 357 miroirs de Versailles. 1692 marque le début d’un long déclin. La fabrique meurt en 1830. Un premier musée voit le jour en 1912. Les autres salles de ce musée sont toujours consacrées à la vie du Cotentin, avec par exemple des coiffes locales d'autrefois et beaucoup de matériel agricole. L'exposition "La Verrerie, reflets d'histoire" saura vous séduire !


MUSÉE DE LA LIBÉRATION
Fort du Roule
Montée des Résistants
✆  02 33 20 14 12
www.cherbourg.fr
Arrêt de bus Jardin Public, ligne 4.
Fermé de décembre à janvier. Fermeture annuelle en janvier et en décembre. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h ; le dimanche de 14h à 18h. Gratuit jusqu'à 26 ans (et tous les mercredis). Adulte : 4 € (tarif réduit : 2,5 €). Visite libre et visite guidée sur réservation. Visite libre et visite guidée sur réservation.

Situé sur la Montagne du Roule, à 117 m d’altitude, ce musée est aménagé dans un ancien fort du Second Empire, occupé par l’armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa reprise par les troupes alliées, le 25 juin 1944, est l’un des symboles de la libération de Cherbourg. Le parcours propose la scénographie de l’invasion à la reconstruction. C'est bien fait, et l'on prend conscience du rôle déterminant de la ville dans la libération du continent européen. Pour célébrer comme il se doit le 75 e anniversaire de la Libération, le musée fait l'objet d'une profonde rénovation. Notez enfin que, du fort, la vue est époustouflante : la quasi-totalité de la ville et l'agglomération, mais aussi l'ensemble de la rade et, au loin et par beau temps, les mouvements de navires plus au large.


MUSEE THOMAS HENRY
Esplanade de la Laïcité
✆  02 33 23 39 33
www.quasar-cherbourg.fr
musees@ville-cherbourg.fr
Ouvert toute l'année. Du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h ; le week-end de 13h à 18h. Gratuit le mercredi. Adulte : 5 €. Tarif réduit : 3 €. Pas annuel : 10 €. Accueil enfants.

Dans ce vaste vaisseau, le musée vous permet de découvrir les œuvres innombrables. La muséographie, digne des plus impressionnants établissements parisiens, met en valeur les legs de Thomas Henry, mais aussi de nombreuses peintures d'artistes locaux mondialement connus comme Jean-François Millet par exemple. Vous pourrez également parcourir, pendant la première partie de l'année 2020, le Cherbourg des années 20 et 30. Une exposition vue par l'illustrateur de bandes dessinées Romuald Reutiman.


MUSÉUM EMMANUEL LIAIS
Parc Emmanuel Liais
Accès principal par la rue de l'Abbaye. Autre accès par la rue de la Bucaille.
✆  02 33 53 51 61
Arrêt de bus « Chantiers » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h ; le dimanche de 14h à 18h. D'octobre à janvier, fermeture à 17h. Dernier accès 20 minutes avant la fermeture. Gratuit. Museum : 2 € par adulte, 1 € par enfant.

En 1900, Emmanuel Liais, astronome-explorateur, lègue ses biens à la ville de Cherbourg, dont il a été maire durant 10 ans. Parmi eux, sa maison d’habitation et son parc botanique qui deviendront des endroits d’exception. Ce lieu s’est enrichi au fil des années pour conserver encore aujourd’hui l’esprit des cabinets de curiosités de jadis, privilégiant l’accumulation d’objets de toutes sortes et de toutes provenances. Notez qu'à l'étage se trouvent d'innombrables vestiges, produits de plus d'un siècle et demi de fouilles archéologiques dans le Cotentin tout entier. Plus loin, une serre avec des palmiers gigantesques, une rivière, des plantes luxuriantes est également l'une des fiertés du lieu. Parc urbain qui fait le lien entre deux quartiers de la ville, il est adoré des Cherbourgeois, qui aiment à s'y reposer, où à y flâner.


LE PARC DE LA BONDE
Rue du Général-de-Gaulle
Ouvert toute l'année. Gratuit.

Situé derrière le centre aquatique, ce parc est protégé des vents. Il est traversé par la rivière de la Bonde et offre une grande diversité de plantes et d'oiseaux. Un lotissement de nichoirs dans les arbres a même été créé par l'artiste Étienne Fleury. Couverts de toits à double pente en céramique et de couleurs différentes, ces nichoirs sont des refuges non sans rappeller les habitations alentours. Ils sont originalement posés sur des moulages du bras de M. Fleury qui ressemblent à des branches. Pour couronner le tout, le parc est relié à la mer par un chemin aménagé pour les piétons et les cyclistes, en bordure du centre aquatique.


LE PARC DE LA ROCHE FAUCONNIÈRE
3, impasse de la Maurienne
www.lacitedesplantes.fr
Visites guidées le dimanche. Gratuit jusqu'à 18 ans. Adulte : 5 €. Visites guidées : s'inscrire sur le site au préalable sur : www.lacitedesplantes.fr/sinscrire-aux-visites. Réservation obligatoire pour des raisons d’organisation (40 personnes maximum).

Le parc de la Roche Fauconnière : ce jardin extraordinaire, également appelé jardin Favier, est situé sur les hauteurs de Cherbourg-Octeville à l’emplacement d’un ancien vignoble. Ce parc de 7 ha, dont 4 sont classés monument historique depuis 1978, abrite plus de 4 500 espèces de plantes, dont certaines très rares. Créé par la famille Favier en 1869, il appartient aujourd’hui au Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres et au Conseil national des parcs et jardins. Il est géré depuis 2017 par la ville de Cherbourg-en-Cotentin. Depuis mars 2019, par convention, l'association La Cité des plantes organise des visites guidées de ce jardin jusqu'ici fermé aux visiteurs. Elles se font sur inscription auprès de l'association par le biais de son site Internet, en principe tous les dimanches.


PARC DE LA SALINE
Boulevard de la Saline

Situé sur la plus grande rade artificielle du monde, le parc de la saline offre une promenade de deux kilomètres en bord de mer. À pied ou à vélo, venez profiter du front de mer comme vous le souhaitez. Depuis quelques années, vous appréciez même les histoires de 150 années d'épopées transatlantiques en textes et en images, sur de la lave émaillée ou en multimédia sur vos mobiles... Grands paquebots, peuples européens, rêve et imaginaire, destinations internationales s'animeront pour vous face à la Passe-Ouest, l'ouverture de la rade de Cherbourg. Et après une bonne balade, quoi de mieux que de se reposer à l'espace de la Saline ou se trouve un bar-restaurant avec vue sur les forts et la mer. Inséré dans un des anciens blockhaus et surplombant deux aires de jeux aménagées pour les enfants de 2 à 6 ans et de 6 à 14 ans, il sera la cerise sur le gâteau pour une sortie réussie !


LE PARC DES HAUTS DE CAPEL
Rue Arago

Situé dans le prolongement des jardins de la Valette à Equeurdreville-Hainneville (qui fait désormais partie intégrante, répétons-le, de Cherbourg-en-Cotentin), ce parc urbain des Hauts de Capel offre une vue des plus prestigieuses vers l'horizon. C'est une véritable scène ouverte sur la mer et sur le patrimoine des grands chantiers, tels que les forts et la rade. La présence des trois blockhaus sur ce site renforce d'ailleurs ce côté gigantesque et emprunt d'histoire maritime. Un détour par ici sera l'objet d'un bon moment.


PARC DU CHÂTEAU DES RAVALETS
Avenue du Château
✆  02 33 22 01 35
www.cherbourg.fr
Jardin remarquable. Ouvert toute l'année. Le parc du château est ouvert tous les jours (y compris fériés), et selon des horaires variables selon les saisons. De mai à août : de 8h à 19h30. Autres horaires détaillés selon les mois sur le site internet. Gratuit. Expositions ponctuelles. Animations. Les chiens sont interdits dans le parc.

C'est l'un des incontournables de Cherbourg. Au cœur d’un parc de 17 hectares, les allées des jardins à la française, invitent à la promenade vous emmènent de parterres de fleurs en cascade, de bassins en grotte aménagée, des douves jusqu’à la serre abritant palmiers et plantes grasses. Le château que vous aurez peut-être la chance de visiter est bordé de douves en eau. Vous admirerez sur l’un des pignons de la cour d’honneur une ancienne horloge à aiguille unique reproduite. Le château subit les affres des deux guerres mondiales. Restauré, il est classé monument historique en 1995 et labellisé « jardin remarquable » une dizaine d'années plus tard. Le parc est un rendez-vous nature familial, mais également le lieu de différentes manifestations, comme "Presqu'île en fleurs", chaque année au mois de mai !


LE PARC DU MANOIR DE HAINNEVILLE
Rue Albert-Mahieu
Equeurdreville

Ce parc avec vue sur mer, sur l'église ainsi que sur le bâti typique du quartier d'Hainneville, offre au visiteur son manoir du XVIII e siècle et ses arbres exceptionnels. Cet espace d'un hectare et demi, à l'abri du vent, dispose d'un lieu ouvert permettant spectacles et festivités organisés dès les beaux jours printaniers. Des sculptures musicales, "Animonotes", sont à disposition des promeneurs, du printemps à l'automne. Deux arbres à palabres ravivent aussi les oreilles des attentifs.


LE PARC DU TÔT
Rue du Tôt-Neuf
Arrêt de bus Agora, ligne 4.
Ouvert toute l'année.

Sur les hauteurs de la ville, dans un secteur en pleine expansion et de plus en plus prisé, ce joli parc de 3 hectares au milieu duquel se trouve la salle de spectacle de l'Agora comprend d'anciennes ruines, et les restes de l'ancienne redoute du Tôt. Les plantations sont disposées en forme de courbes, l'ensemble n'étant pas sans rappeler un labyrinthe végétal. Un passage par ce lieu vous permettra de découvrir un secteur souvent méconnu de l'agglomération.


LE PARC DU VAL L’ABBÉ
Rue du Val-l’Abbé
Arrêt de bus Val l'Abbé, ligne 4.
Ouvert toute l'année.

C'est un petit parc dans un quartier relativement enclavé, puisque situé en deux buttes urbanisées. On sent que la campagne n'est pas très loin, et pourtant ce petit parc avec jeux pour enfants est bien utile. L'été, une sorte de vaste renfoncement au creux de la roche devient le lieu de rendez-vous des joueurs de pétanque. Et quand le soleil tape (oui, cela arrive !) l'air y est rafraîchissant ! Pas très aisé à trouver pour les novices, car perdu dans le dédale des rues, mais très sympa.


PARC ET SERRES EMMANUEL LIAIS
22, rue de la Bucaille
Autre adresse : 1, rue de l'Abbaye
✆  02 33 87 88 98
www.cherbourg.fr/infos-services/nature-et-environnement/nature-et-paysage/les-parcs-et-jardins/cherb
mairie@ville-cherbourg.fr
Arrêt de bus Chantiers, lignes 3, 4 et 5
Jardin remarquable. Parc ouvert de mi-octobre à fin janvier : de 8h30 à 16h45, en février de 8h30 à 17h45, en mars et avril de 8h à 18h30, de mai à août de 8h à 19h30, de septembre à mi-octobre de 8h à 18h30. Ouvert tous les jours et les jours fériés. Les serres sont ouvertes du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h (16h30 le vendredi). Les chiens sont interdits dans le parc.

Pour qui découvre Cherbourg sous un ciel chagrin (ce qui n'arrive presque jamais !) le parc Emmanuel Liais offre une agréable surprise. En plein cœur de ville, c'est un petit morceau de paradis et un appel au voyage, en plus d'être un poumon vert au sein de l'agglomération. Un jardin aussi beau que paisible, planté d’épicéas, de palmiers, de camélias ou d’azalées centenaires. Autant d’espèces particulières et si chère au cœur du maître de ces lieux : Emmanuel Liais. Maire de la ville de 1884 à 1886 et de 1892 à sa mort en 1900, passionné de botanique, il profite de séjours au Brésil pour faire parvenir des plantes exotiques à Cherbourg et développe peu à peu une impressionnante collection d’espèces venues d’Asie ou d’Amérique du Sud. Sans héritier, Emmanuel Liais lègue tous ses biens à la ville qui lui dédie un parc d’un hectare, la création et l’entretien de serres où sont entreposées plus de 500 espèces de plantes exotiques. Les allées tantôt à ciel ouvert, tantôt ombragée sont propices à la promenade, dissimulent ici et là des espaces jeux pour les enfants. Les tout petits viendront s’extasier autour du bassin où éclabousse la cascade artificielle. À l’entrée du parc côté rue de l’abbaye se trouve l’un des derniers cabinets de curiosités et d’histoire naturelle.


PARC ET SERRES EMMANUEL LIAIS - Parc Emmanuel Liais.
© JMEnault_Cherbourg-en-Cotentin


LE POINT DU JOUR – CENTRE D’ART ÉDITEUR
107, avenue de Paris
✆  02 33 22 99 23
www.lepointdujour.eu
infos@lepointdujour.eu
Arrêt de bus « Jardin Public » ligne 4
Ouvert toute l'année. Exposition temporaire tout au long de l'année. Gratuit.

Le Point du Jour, c'est d'abord une architecture. Bien qu'il soit décrié par beaucoup pour son aspect détonnant, fait d'aluminium et de jeux de volumes, il faut lui reconnaître une audace salvatrice dans un quartier qui en manquait beaucoup. Dernier-né des espaces culturels cherbourgeois, ouvert il y a déjà plus de 10 ans maintenant, le Point du Jour est un centre unique en France. Tourné vers la photographie, le lieu présente de nombreuses expositions dont les thèmes sont aussi variés que, parfois, inattendus. Parmi les dernières expositions temporaires, Au bord de la vue, de Marina Ballot Charmet, dont les installations audio, vidéo et photo sont tout simplement bluffantes. Plus qu'un simple lieu d'exposition, le Point du Jour est aussi un centre d'art éditeur, et accueille des artistes en résidence. Haut lieu culturel, il est aussi le cadre de la remise du prix Roland Barthes (né à Cherbourg !) axé sur la recherche photographique, et de nombreuses rencontres avec des photographes. À noter, enfin, que les ouvrages édités par le Point du Jour sont en vente sur place.


PORT CHANTEREYNE
Capitainerie
✆  02 33 87 65 70
www.portchantereyne.fr
portchantereyne@ville-cherbourg.fr
Arrêt de bus Chantiers, lignes 3, 4 et 5.

Premier port de plaisance français en nombre de visiteurs, il dispose de 1 500 anneaux, accessibles en permanence, et formant une véritable ville dans la ville, face à la splendide Cité de la Mer. Base de repli, ou de détente, idéale grâce à sa position géographique, le port Chantereyne propose aux milliers de plaisanciers qui y transitent chaque année le confort nécessaire, et même davantage : restaurants, bowling, piscine, commerces, et évidemment le centre de la ville, et son animation diurne et nocturne, ne sont qu'à quelques pas. Le port, qui a plus de 40 ans cette année, est en perpétuelle évolution. Parmi les dernières nouveautés, la nouvelle capitainerie, l'extension de la terrasse du yacht club, et de nouveaux locaux pour les usagers. Pas étonnant que l'étape cherbourgeoise soit si prisée, au point qu'une nouvelle extension est dans les projets proches des pouvoirs publics locaux afin de satisfaire la demande en constante augmentation. Notez enfin que la jetée de ce port offre de superbes points de vue vers le large et la grande rade au nord, vers la ville au sud. Non-plaisanciers, le lieu constitue en effet une magnifique promenade, parsemée de palmiers.


PORT DU BECQUET
Tourlaville

Petits, moyens, grands édifices, c’est du tout petit port du Becquet que partait les pierres destinées à la construction de la plus grande rade artificielle jamais construite : la rade de Cherbourg. Voilà pour l’histoire d’un lieu construit entre 1783 et 1785, toujours par de modestes moyens mais en vue de résister à la colère des éléments : la digue a déjà fait l’objet de nombreuses réparations, la jetée est faite de pierres sèches, de remblai paré de moellons posés verticalement à sec. Le port fait aujourd’hui le bonheur des plaisanciers en quête d’un havre de paix...


LE QUASAR
Esplanade de la Laïcité
Rue de France
✆  02 33 23 39 40
www.quasar-cherbourg.fr
Arrêt de bus Schuman, lignes 1, 2, 3, 4, 5, 8, 9 et 10.
Ouvert toute l'année. Le mardi, le mercredi et le vendredi de 12h à 18h ; le jeudi de 9h à 14h ; le samedi de 10h à 18h. Il s'agit des horaires de la bibliothèque.

Vaste complexe totalement remodelé, il comprend une bibliothèque entièrement refaite et modernisée, une artothèque, le fameux théâtre à l'italienne (scène nationale) et le musée Thomas-Henry, qui bénéficie d'une muséographie de toute splendeur. Progressivement, les habitués d'autrefois le redeviennent, prenant le chemin de cet édifice flambant neuf, bénéficiant de surcroît d'une vaste esplanade dressée de bustes de Cherbourgeois illustres, et d'où l'on peut prendre la toute nouvelle passerelle pour rejoindre Les Eléis. Dernière question enfin : pourquoi un tel nom ? Parce que le quasar, c'est un rayonnement astronomique quasi stellaire, et on aura compris que c'est bien de rayonnement culturel dont on parle ici. Ajoutez à cela des expositions temporaires et vous avez là l'un des plus grands centres culturels de la région. Dernière possibilité originale, depuis 2019, le lieu compte une grainothèque, dont le principe est simple : dans un recoin de ce superbe espace, vous venez, et vous troquer vos graines, rares ou pas !


SAUMON DE FRANCE
Port des Flamands
ZA Produits mer
✆  02 33 20 46 43
contact@saumonfrance.com
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30 ; le samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30. Visite de la ferme aquaponique : du mardi au samedi à 10h30, 14h, 16h. Tarif : 8 € par adulte, 4 € par enfant ou étudiants, gratuit pour les moins de 5 ans.

L'exploitation cherbourgeoise de saumon d’élevage – créée en 1991 – est parvenue à obtenir un produit d’excellence dès sa création. Le secret de la réussite du seul élevage de saumon en mer en France ? Des saumons qui ont assez d’espace et de courants pour pouvoir nager et se muscler, et une nourriture de qualité, distribuée avec soin. Tout cela est protégé par la digue de la grande rade de Cherbourg, et le résultat de tous ces soins, et d’un cahier des charges scrupuleusement respecté, est un saumon très haut de gamme, peu gras et très goûteux. Sa qualité est bien au-delà des normes imposées par le fameux Label Rouge, avec une concentration de poisson de 12 kilos par mètre cube d’eau, alors que le label impose une limite à 20 kilos ! Par l’apparence de sa chair, comme par son goût, il se rapproche beaucoup de son cousin sauvage d’Irlande. S’il est invité des meilleures tables de la région, on le trouve aussi dans le commerce sous l’appellation Saumon de France. La jeune société Saumon de France, qui a absorbé en 2017 le Saumonier de Cherbourg propose en direct, sur le site de production, le saumon en filet et pavé frais ainsi qu’en fumé. Le succès aidant – certains restaurateurs parisiens en sont fous –, il est parfois difficile d'en trouver, en raison de la saisonnalité des pêche. Notez enfin que vous pouvez, sur place, visiter la ferme aquaponique, qui élève évidemment des saumons mais cultive aussi des végétaux, des fruits, des herbes aromatiques et même des fleurs comestibles !


SERVICE HISTORIQUE DE LA DÉFENSE
57, rue de l’Abbaye
✆  02 33 92 65 07
shd.cherbourg@gmail.com
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h30.

Le Service historique de la Défense à Cherbourg-Octeville est ouvert au public. Il permet la réalisation de recherches et d’information sur l’histoire de la région maritime et de ses ports, des autorités maritimes locales depuis la fin de l’Ancien Régime. Cet établissement comprend aussi une bibliothèque ancienne et spécialisée de 30 000 ouvrages, de quoi passer de nombreux et bons moments, le temps de se laisser griser par les documents anciens.

Le couvert


Sur les quais

Manger face aux quais, aux bateaux, aux embruns : Cherbourg ne manque pas de belles tables qui vous offrent un cadre marin. Voici notre sélection !


L'ACCORD PARFAIT
6, quai Alexandre III
✆  02 50 29 92 85
laccordparfait50@gmail.com
Arrêt de bus Schuman, lignes 1, 2, 3, 4, 5, 8, 9 et 10.
Ouvert toute l'année. Du mardi au jeudi de 8h30 à 19h30 ; le vendredi et le samedi de 8h30 à 22h ; le dimanche de 9h à 14h30. Carte : 15 € environ. Plat du jour : 10,50 €. Vin au verre. Dessert du jour : 4,50€. Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes (sur réservation). Terrasse.

Cetl établissement cherbourgeois offre l'une des meilleures terrasses de la ville, avec pleine vue sur le bassin du commerce ! C'est d'abord bar à vin tenu par Sylvain et Régis. Les deux propriétaires, évidemment passionnés, proposent de nombreuses références en la matière, que vous pourrez déguster aux beaux jours sur la terrasse prise d'assaut dès qu’il y a un rayon de soleil. Mais ce n'est pas tout, car ici, on peut aussi se régaler le midi de plats entièrement élaborés sur place (plats du jour et desserts du jour), l'ensemble ayant un coût largement acceptable. Des tapas, des tagliatelles, des croques, du magret, un plat du jour... Une fois par mois découvrez la soirée dégustation. Ouvert le soir à partir du jeudi.


LE QUAI DES MERS – CITÉ DE LA MER
Gare maritime transatlantique
Cité de la Mer
✆  02 33 88 75 60
www.lequaidesmers.fr
restaurants-littoral@wanadoo.fr
Ouvert toute l'année. Ouvert tous les midis et le samedi soir. Ouvert sur demande pour les groupes. Réservation recommandée. Menus de 21,90 € à 27,90 €. Menu enfant : 9,40 €. Vin au verre. Moules-frites : de 13,20 à 14,90 €. Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes. Chaises bébé. Terrasse. Vente à emporter.

C'est tout d'abord un lieu, puisque situé dans l'immense grande halle de la Cité de la Mer. De là, vous disposez d'une splendide vue sur la rade de Cherbourg, et sur la ville lorsque la terrasse est ouverte. Plusieurs menus, principalement axés autour des produits de la mer, faisant la part belle à une cuisine traditionnelle.Les spécialités de la maison sont la choucroute de la mer, la parillada ou la fondue au camembert. Ici, c'est bien le menu Saveurs qui est le plus savoureux de la maison, mais les offres, nombreuses, tiennent toutes la route. Le jour de notre dernier passage, en plein été, l'affluence était forte (les visiteurs de la cité étaient nombreux) mais le personnel, très pro, a véritablement assuré. Notez enfin que le Quai des Mers, c'est aussi un espace entièrement mis à disposition pour vos réceptions, des plus simples aux plus raffinées, sur place ou directement chez vous.


LA REGAL'ETTE
50, quai de Caligny
✆  09 83 42 72 07
Arrêt de bus « Place de la Fontaine » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Du lundi au samedi le midi et le soir. Réservation recommandée. Carte : 16 € environ. Chèque Vacances, Chèque Restaurant.

Une crêperie pas comme les autres : terminée la forme systématiquement carrée, les créations sont souvent en longueur, et on sent que l'on s'est décarcassé pour trouver autant de recettes originales et réussies. La part belle est faite aux produits normands, qui se déclinent selon des crêpes, des galettes et quelques plats plus classiques. Mais pas uniquement ! Inutile de détailler de manière exhaustive la carte, notez bien que vous pouvez y aller les yeux fermés. Notez enfin qu'une jolie petite terrasse existe en arrière de l'enseigne, au sein d'une cour typique de la ville. Un impératif, surtout le week-end : réserver.


LA SATROUILLE
26, quai de Caligny
✆  02 33 43 13 76
www.lasatrouille.fr
restaurant.lasatrouille@gmail.com
Ouvert toute l'année. Fermé le mercredi soir. Réservation recommandée. Menu unique à 42 €. Carte : 45 € environ. Formule du midi : 18 € (le soir 21 €). Accueil des groupes. Terrasse. Sur le port.

Un décor de bois – une terrasse abritée en été, d'où vous admirerez le spectacle toujours vivant de l'avant-port – et des prestations toujours à la hauteur. Suivant le précepte bien connu d'une cuisine dont les produits sont bio, frais et issus du marché, l'accent étant ici mis sur les produits de la mer, c'est un petit feu d'artifice gustatif qui viendra à vous. Mention spéciale au homard grillé, absolument impeccable. Le plaisir de redécouvrir des saveurs nouvelles, ou oubliées, n'a pas de prix, et le repas ici vaut bien le détour. Attention, son emplacement et sa cuisine valent à la Satrouille un joli succès, alors on n'hésitera pas à appeler avant de venir ici.


LE SEQUIN
18, Quai Alexandre-III
✆  02 33 43 00 56
www.casinocherbourg.com
Ouvert du mercredi au samedi le soir. Menus de 22 € à 29 €. Carte : 35 € environ. Menu enfant : 9 €.

Le Sequin, c'est l'excellent restaurant du casino de Cherbourg, et qui a rapidement trouvé sa place dans le paysage cherbourgesois. Place à la gastronomie mais pas que ! En effet, le Sequin, concept inspiré des lieux contemporains de sortie, mêle restauration, concerts, spectacles mais aussi dancefloor et bar d'ambiance. Une programmation riche est déjà en place avec des têtes d'affiche nationales. Le lieu a gardé toute sa splendeur, et les dimensions sont préservées, bien que la transformation soit absolue. Dans cette décoration moderne et années 30 à la fois, la cuisine se veut fondée sur des plats traditionnels revisités, l'ensemble étant fait maison. Quelques semaines après le lancement, le pari est clairement réussi !


LE VAUBAN
22, quai de Caligny
✆  02 33 43 10 11
www.levauban-cherbourg.fr
restaurant@levauban-cherbourg.fr
Arrêt de bus « Hôtel de Ville » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Fermé le samedi midi, le dimanche soir et le lundi toute la journée. Réservation recommandée. Carte : 35 € environ. Bons cadeaux repas. Wifi gratuit.

C'est un incontournable de la ville, fidèlement accroché face au port depuis des années, et qui est récompensé depuis très longtemps par de multiples prix culinaires. Côté cuisine, le chef, Régis Chauvin, fait des merveilles. Des menus à la carte – y compris pour la formule express du midi, un des meilleurs rapports qualité-prix de la ville -, tout est raffinement. Vous l'aurez compris, bord de mer oblige, les poissons sont toujours produits des pêches locales et correspondent aux saisons. Si vous le pouvez, placez-vous au plus près des baies vitrées : spectacle de la ville garanti.


LE CAFÉ DE PARIS
40, quai de Caligny
✆  02 33 43 12 36
www.restaurantcafedeparis.com
cafedeparis.res@wanadoo.fr
Maître Restaurateur. Manche Gastronomie du Terroir. Ouvert toute l'année. Ferme dimanche et lundi midi. Le lundi soir ; du mardi au samedi le midi et le soir. Réservation recommandée. Menus de 25,50 € à 41,50 €. Carte : 50 € environ. Menu enfant : 13,50 €. Formule du midi : 22,50 € (et 22,50 € du mardi au vendredi uniquement). Plateau de fruits de mer à partir de 21,50 ». American Express, Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes (séminaires entreprises ; repas affaire ; réceptions familiales). Terrasse. Ecailler. Vue superbe sur le port. Salle climatisée.

C'est une institution cherbourgeoise, et pour cause : elle vous accueille depuis 1803. Plusieurs climatisées sont à votre disposition pour vos repas en famille, d'affaires ou d'entreprise. Dans ce cadre contemporain et chic, ouvert sur le vieux port et son pont tournant, la vue y est imprenable. En cuisine, le chef cuisine des spécialités de fruits de mer avec un arrivage quotidien de poissons et fruits de mer, les produits de la mer ayant contribué à la belle réputation du lieu, mais aussi des viandes de notre terroir, et on décortique et travaille les fruits de mer devant vous. Le lieu est d'ailleurs labellisé Manche Gastronomie du Terroir, ce qui confirme la qualité de la cuisine proposée ici. Progressivement, le Café de Paris est passé du statut de restaurant un peu hors de prix à celui de brasserie chic. Et ça, on aime ! Pensez à réserver le samedi.


L'ÉQUIPAGE BAR-LOUNGE-RESTAURANT
Port Chantereyne
✆  02 33 53 02 83
www.restaurant-equipage.com
lequipage@orange.fr
Arrêt de bus « Chantiers », lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Ouvert toute l'année. Ouvert 7j/7 dès 10h. Restauration de 12h à 14h30 et de 19h à 22h. Pause gourmande l'après-midi. Menu enfant : 11,50 €. Menu unique à 27,50 €. Formule du midi : 15,90 € (2 plats avec café offert ou 20.90 € (avec café offert) du lundi au vendredi). Vin au verre. American Express, Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes. Chaises bébé. Terrasse. Boutique. Animations. Possibiilité d'organisation de banquets et cocktails dînatoires à partir de 20 personnes. Wifi gratuit.

C'est tout d'abord une vue splendide sur port de plaisance et la ville. Si le lieu est un bar tout au long de la journée, c'est aussi un restaurant avec une belle et grande terrasse avec vue. Les produits sont frais, de qualité, les poissons viennent directement de l'armement cherbourgeois, le service sympa. Le grill est ouvert sur la salle de restaurant, le chef y cuisine poissons de saison, et surtout viandes au feu de bois comme la célèbre côte d'agneau de pays, un régal. Une carte appétissante, de nombreuses formules pour le déjeuner et autres menus, mais aussi des propositions à l'ardoise qui changent régulièrement suivant le marché. Vaste également, le choix de whiskys et de rhums ! En été, la terrasse est très prisée. En hiver, on se sent bien ici, comme ce dimanche de décembre dernier, lorsque la tempête soufflait, mais que rien ne troublait la sérénité des lieux. Très fréquenté, à juste titre, lieu mérite bien un petit appel en amont, afin de réserver.


HÔTEL RESTAURANT LA RÉGENCE
42, quai de Caligny
✆  02 33 43 05 16
www.laregence.com
laregencecherbourg@wanadoo.fr
Arrêt de bus « De Gaulle », lignes 1, 2 et 8.
Ouvert toute l'année. Tous les jours le midi et le soir. Menus de 19,90 € à 38,50 €. Carte : 30 € environ. Menu enfant : 11,90 €. Chèque Restaurant.

On aime l'hôtel et, avouons-le, on a aussi un coup de cœur pour le restaurant. Ouvert midi et soir, le lieu à l'intérieur cosy et confortable (les banquettes sont reines ici) propose une très chouette cuisine déclinée selon plusieurs menus, avec un excellent rapport qualité-prix. Les produits de la mer sont à l'honneur (le port est juste en face, et l'été, on peut manger en extérieur avec vue directe sur les bateaux) ainsi que la cuisine normande : raclette normande à trappe de Bricquebec, aiguillettes de canard caramélisées et vermicelle de riz, choucroute de la mer au beurre blanc… C'est franchement très bon, et le service est, comme à l'image de celui de l'hôtel, excellent. On pensera bien à réserver surtout le week-end.


L'ARMOIRE À DÉLICES
Port Chantereyne
✆  02 33 95 23 02
www.larmoireadelices.fr
larmoireadelices@gmail.com
Arrêts de bus Chantiers ou Hôtel de Ville, lignes 3, 4 et 5.
Maître Restaurateur. Ouvert toute l'année. Du mardi au samedi le midi et le soir. Le service de restauration est ouvert le midi et le soir, du mardi au samedi. Réservation recommandée. Menus de 19,50 € à 21,50 €. Formule du midi : 15,90 € (autre formule à 19,50 €). American Express, Diners Club, Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes (sur reservation). Terrasse. Vente à emporter. Boutique. Sur le port de plaisance, grand parking.

Dites à un local le nom du lieu et vous verrez ses yeux s'écarquiller ! L'Armoire à Délices reste donc bel et bien un lieu incontournable de la gastronomie cherbourgeoise et qui, année après année, ne déçoit jamais ! Situé sur le port de plaisance, c'est en effet un lieu multi-cartes. D'abord une épicerie, dont les produits proposés sont réputés pour leur provenance. Ensuite un salon de thé, où toute la journée vous ferez une pause bien méritée en dégustant les pâtisseries préparées par Marjorie. C'est enfin – et surtout pour certains – un savoureux restaurant. Vous trouverez à la carte quelques classiques, mais vous aurez principalement une cuisine originale, où les saveurs sont mélangées, mixées, et donnent lieu à un feu d'artifices en bouche. Notez que certains de ces plats sont disponibles dans l'épicerie. Le lieu, décoré avec un goût imparable, tranche avec la rigueur architecturale de cette partie du port. Enfin, une pause gourmande à l'heure est également possible ici, le temps de savourer une des incroyables pâtisseries du lieu, et dont les noms sont révélateurs : Nuciféra, Salvador, Mandalay...


LA MARINA
30, quai de Caligny
✆  02 33 43 51 80
www.la-marina-cherbourg.com
la-marina-cherbourg@orange.fr
Arrêt de bus Place de la Fontaine, lignes 3, 4 et 5
Ouvert toute l'année. Basse saison : du lundi au samedi le midi et le soir ; le dimanche midi. Haute saison : tous les jours le midi et le soir. Réservation recommandée. Menus de 24 € à 32,50 €. Carte : 25 € environ. Chèque Restaurant. Accueil des groupes (organisation des repas d'affaires, banquets, repas de famille ; deux salles panoramiques de 60 et 90 places). Chaises bébé. Terrasse. Sur le port de plaisance.

C'est l'un des plus beaux emplacements de la ville, la vue est imprenable. Disposant de deux salles panoramiques – celle de l'étage étant à privilégier si elle n'est pas occupée par des groupes, la Marina est un lieu bien connu des locaux pour son offre gustative en fruits de mer et poissons. Il faut bien reconnaître qu'il est difficile trouver plus proche trajet de la mer jusqu'à l'assiette. Les divers menus permettent de disposer d'une palette large. Lors de notre dernier passage, nous avons opté pour le changement et choisi cette pièce de bœuf et sa sauce foie gras : sans faute. Pensez à réserver le week-end, le service, très aimable, peut parfois être un peu long. Mais l'attente est récompensée.


LE NOUVEAU CAFÉ DU PORT
20, quai de Caligny
✆  02 33 23 12 73
cafeduport.poupio@sfr.fr
Arrêt de bus Hôtel de ville, lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Tous les jours le midi et le soir. Service restauration à toute heure jusque 23h. Réservation recommandée. Menu enfant : 8,50 €. Formule du midi : 11,90 €. Vin au verre. Crêpes.Plateaux de fruits de mer à partir de 18 €. Salades : 13,50 €. Moules : de 10,50 € à 12,90 €. Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes (sur réservation). Terrasse. Vente à emporter. Boutique. Vue sur le port. Terrasse chauffée.

Situé face à l'avant-port, une situation idéale pour profiter du spectacle incessant des bateaux qui vont et viennent, le Café du Port propose deux grandes salles pouvant recevoir plusieurs dizaines de personnes (dont les couleurs, majoritairement grises et rouges, lui donnent un côté intimiste) d'où vous pourrez admirer la mer ou la terrasse, mais aussi – justement – une des plus vastes terrasses de la ville, en plein soleil, et permettant à des dizaines de personnes de prendre le soleil en même temps. Le lieu, qui ouvre chaque jour jusque tard, propose de nombreuses possibilités en matière de restauration. Si vous êtes friand de fruits de mer et de poissons, le choix est vaste, la provenance directe. Mention spéciale aux plateaux de fruits de mer, hors pair. L'ensemble dans une ambiance conviviale et enjouée, ce qui ne gâche rien. Mais le lieu, qui ne manque pas d'atouts, propose en plus du bar, avec son coin salon, une épicerie sucrée-salée, la vente de souvenirs et de gadgets ou encore un stand de glaces en extérieur et de crêpes l'après-midi. Futés les plats à emporter, en particulier les moules en saison !


LA PASSERELLE
13, quai de l'Entrepôt
✆  02 33 44 01 11
www.mercure.com
h9622@accor.com
Arrêt de bus Éléis-Jacques Hébert, lignes 3 et 8.
Ouvert toute l'année. Fermeture les 24 et 25 décembre, ainsi que le 31 décembre au soir. Réservation recommandée. Menus de 15,50 € à 24,90 €. Menu enfant : 9,50 €. Formule du midi : 13,50 €. Chèque Restaurant. Accueil des groupes.

Avec son imposante forme et sa situation, face au bassin du Commerce, le l'hôtel Mercure et son restaurant La Passerelle sont immanquables. C'est moderne, accessible – directement sur le parvis du centre commercial – et correspond bien aux standards de décoration de la série d'hôtels, puisque c'est épuré et plutôt chic. Du côté des assiettes, de la gastronomie française, des prix corrects et notamment pour le premier des trois menus, renouvelés quotidiennement : des poissons, des viandes de qualité judicieusement cuisinées. Pour ceux qui souhaitent se faire plaisir, la carte des vins propose de nombreux crus d'exception, dont une bonne partie est exposée dans le restaurant.


LA PIZZA
48, quai de Caligny
✆  02 33 43 15 17
Ouvert toute l'année. Ouvert 7/7 en été.ferme le lundi hors saison. Réservation recommandée. Pizzas, salades, viandes etc... Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes. Chaises bébé. Terrasse. Vente à emporter.

Difficile de trouver une bonne pizzeria, et parfois on se perd dans le choix : pas de souci, l'équipe du Petit Futé est là pour ça ! La Pizza, c'est une valeur sûre de la ville.C'est ici un restaurant simple, à la devanture immuable depuis des années, où la qualité du repas et l'ambiance conviviale en font un lieu d'habitués, et où les touristes sont les bienvenus. À l'étage, comme sur la terrasse en été, la vue sur le port et le pont tournant est magnifique. Côté carte, que de choix : bruschetta, pizzas à pâte fine toujours travaillées avec un coup de main unique, galettes ou moules-frites. Osera-t-on dire ici que c'est notre pizzéria préférée de la ville ?


Un vrai coup de cœur futé !


APPLE GARDEN CAFÉ
60, rue Gambetta
✆  09 81 86 21 09
Contact@applegardencafe.com
Arrêt de bus « Place Henri Gréville » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Fermé le dimanche, pas de salon de thé le lundi. Restauration de 12h à 14h, salon de thé de 14h à 18h. Carte : 10 € environ. Menu enfant : 5,50 €. Formule : 7,50 € (autre formule à 9,50 €). Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Jardin. Terrasse. Vente à emporter.

Petit budget et temps limité sont parfois les deux impératifs d'un déjeuner, surtout en semaine. Heureusement, il existe des endroits dans lesquels ces deux conditions sont réunies, avec de surcroît de bons produits. Parmi ceux-ci, l'Apple Garden Café, où l'on déjeuner le midi, et qui devient salon de thé lorsque pointe l'après-midi. Pour déjeuner, vous aurez le choix entre différentes pommes de terre chaudes, bien garnies et roboratives, pouvant être déclinées selon la formule, mais aussi quelques plats du midi. Ce que le Petit Futé a apprécié par-dessus tout, c'est que tous les produits viennent de la région et les plats sont élaborés sur place. Cet hiver les plats de saison comme la blanquette ou les saucisses nous ont aussi conquis. L'après-midi, en plus de votre thé, les pâtisseries de la maison sont à tomber.


Cote évasion, voyage culinaire


LE COMPTOIR LIBANAIS
3, rue du Port
✆  06 46 88 37 05
www.lecomptoirlibanais-cherbourg.fr
juliajurdi@yahoo.fr
Carte : 15 € environ. Accueil des groupes. Vente à emporter. Livraison a domicile.

Enfin ! Après de nombreuses années sans restaurant libanais, c'est grâce à la dynamique Juliana Jardi, qui a adopté Cherbourg il y a quelques temps, que la gastronomie de ce pays a fait son retour ! Ainsi ce Comptoir Libanais, qui est situé rue du Port, est un havre de dépaysement. Et rien ne manque : des mezze , des kefta , du chiche taouk , des boulettes ou des falafels . C'est bon, pas cher, préparé sur place et à base de produits locaux ! Notez enfin que les végétariens ont des plats spéciaux, et que ceux qui fuient le gluten sont également bienvenus.
Nouveauté de l'enseigne : vous pouvez être livré chez vous !


L’ERMITAGE
23, rue de l’Ermitage
✆  02 33 44 11 21
Arrêt de bus « Thémis Hopital » ligne 5.
Ouvert toute l'année. Fermé le dimanche soir. Réservation recommandée. Carte : 18 € environ. Couscous tous les jours midi et soir. Plat du jour. Accueil des groupes (sur réservation). Terrasse. Vente à emporter.

A Cherbourg, L'Ermitage est un peu excentré, vous le trouverez dans le quartier de l'hôpital Pasteur. Sur place, l'accueil est souriant et, d'office, les épices qui exhalent leurs effluves dans la salle vous mettent dans l'ambiance. La formule du midi en semaine est très copieuse. La cuisine est maison. Venez déguster le couscous (hors formule) midi et soir. La principale spécialité de L'Ermitage est l'incontournable couscous : celui-ci, copieux à souhait, vous donnera l'irrépressible envie d'y revenir ! Notez enfin que le restaurant propose de réserver une salle pour les repas de groupes, ainsi qu'un service de vente à emporter ! Nouveau aussi, les tajines à partir de 8 personnes. Futé : le midi en semaine, vous pouvez stationner sur le parking du magasin Gemo.


LE MELTING POT
17, rue du Port
✆  02 33 01 24 09
www.lemeltingpotcherbourg.wordpress.com
lemeltingpotcherbourg@sfr.fr
Ouvert toute l'année. Fermé le dimanche. A emporter, sur place et en projet la livraison à domicile. Réservation recommandée. Tarif unique : 12 € – dessert : 5 €- accompagnement : 2.50 €. Chèque Restaurant. Vente à emporter.

Il porte bien son nom, ce restaurant qui va vous faire voyager ! Le Melting Pot, c'est en effet dans un seul et même endroit la possibilité de faire le tour du monde gastronomique. Expliquons-nous : cuisinés avec des produits frais, les plats sont garnis de légumes croquants, un régal. Du goulash hongrois au cassoulet antillais, du porc à la sauce chilienne ou au canard assorti d'un curry indien, ici vous voyagerez. L'intérieur, simple et aux couleurs chaleureuses, n'a d'égal que l'accueil, lui aussi très sympathique. Vous l'aurez compris, c'est un petit restaurant que l'on aime bien au Petit Futé : pas tout à fait comme les autres, et vraiment très sympa.


O SAVEUR D'AFRIK
18, rue Christine
✆  02 33 08 12 36
Arrêt « Fontaine des Caveliers » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert du lundi au samedi le midi de 11h45 à 15h ; du jeudi au samedi le soir de 18h45 à 21h30. Carte : 12 € environ. Formule du midi : 6,50 € (sandwich antillais avec boisson). Chèque Restaurant.

C'est un établissement relativement récent à Cherbourg, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la gastronomie africaine n'est pas dignement représentée dans la capitale du Cotentin. Amateurs de yassa, de mafe ou de thieb, O Saveur d'Afrik est ouvert le midi du lundi au samedi, et le soir du jeudi au samedi. Des prix petits, un lieu convivial et la possibilité de déguster sur place ou à emporter. Deux derniers points : le sourire de Sokhna Sy, la patronne, vaut le détour, et le bar grillé, lui, vaut largement le détour !


LE TEMPLE D'ANGKOR
9, rue de la Paix
✆  02 33 94 13 38
Ouvert toute l'année. Ouvert seulement le soir. Réservation recommandée. Carte : 18 € environ. Chèque Restaurant. Accueil des groupes.

Les amateurs de cuisine asiatique sont très nombreux, mais les bons restaurants asiatiques le sont un peu moins. Le Temple d'Angkor, fort heureusement, fait partie des petites adresses que l'équipe du Futé se fait un plaisir de vous conseiller, année après année – car le lieu existe ici depuis très longtemps ! Qu'elle soit vietnamienne, chinoise ou cambodgienne, la gastronomie de cette vaste partie du monde se fait ici inventive, savoureuse et, pour ne rien gâcher, très abordable ! Si vous ajoutez à ceci le décor intérieur, plus que dépaysant, et la gentillesse du service, alors n'hésitez pas à faire ce voyage culinaire dans le centre de la ville. Vous y reviendrez !


THAÏ THAÏ
17, rue Tour Carrée
✆  02 33 40 17 13
www.thaithai-cherbourg.fr
thaithai50@outlook.fr
Ouvert du mardi au vendredi de 11h30 à 13h30 et de 18h30 à 22h30 ; le week-end de 18h30 à 23h. Carte : 20 € environ (plats à partir de 9 €). Livraison à domicile à partir de 18 € de commande, et pour 3,50 €. Chèque Restaurant. Livraison à partir de 18€.

Thaï Thaï propose nems, salades, panan, pad thaï, et d'innombrables autres propositions fraîches dont le rapport qualité-prix est excellent. On peut manger ici, mais reconnaissons-le, l'endroit est davantage calibré pour la vente à emporter, ou la livraison à domicile, y compris le dimanche soir, ce qui n'est pas si fréquent ici, et pour un prix franchement modique – notre bien qu'ici, les plats peuvent être livrés, qu'ils soient chauds ou froids. On valide !


L’ANTIDOTE
41, rue au Blé
✆  02 33 78 01 28
www.restaurant-cherbourg.fr
Ouvert toute l'année. Du mardi au samedi le midi et le soir. Bar ouvert de 10h à 1h du matin. Grand choix de rhums arrangés. Réservation recommandée. Menus de 22,90 € à 32,90 €. Menu enfant : 9,90 €. American Express, Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes (demandez les menus groupes). Terrasse. Vente à emporter. Animations. Vente à emporter (traiteur). Animations (organisation de réceptions et événements).

Pour trouver l'établissement, ce qui n'est finalement pas si difficile, vous devrez prendre, si vous venez des Halles, un petit passage couvert plein de charme, et après quelques mètres, l'Antidote est face à vous ! Mais rassurez-vous, le lieu est indiqué. L'endroit est un restaurant, mais aussi un bar (ce dernier restant ouvert toute la journée, y compris pendant la durée du service). Le choix de menus est vaste, que vous soyez seul, à deux ou en groupe, et développe toujours une cuisine inventive, avec de bons produits. Quelques exemples : les côtelettes d'agneau à la sarriette, le filet de bœuf et sa sauce foie gras, cet incroyable choix de moules-frites ! À noter également : le vaste choix de burgers, parfois originaux comme celui appelé « D-Day ». En été, une terrasse, très calme dans ce petit coin du vieux Cherbourg, vous attend. Un immanquable.


LE BISTRO BOUCHE
25, rue Tour-Carrée
✆  02 33 04 25 04
www.bistro-bouche.fr
Arrêt de bus Hôtel de Ville, lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Fermé dimanche et lundi midi.service jusqu’à 23h en semaine et minuit le vendredi et le samedi. Réservation recommandée. Formule du midi : 13,50 € (servi de 11h30 à 14b). Menu special groupe (de 10 à 24 personnes) : Chèque Restaurant. Accueil des groupes. Vente à emporter.

Une carte bistro oblique qui propose des entrées à partager, pour encore plus de convivialité : du foie gras, des rillettes avec un bon verre de vin (le choix est vaste et malin), on adore ! Le reste des plats est traditionnel est extrêmement bien fait, avec un très bon rapport qualité-prix. A tester sans hésiter les ris de veau poêlés et la fameuse tarte aux pommes « bouche » ! Pour une seconde jeunesse, c'est réussi !


BRASSERIE LE COMMERCE
42, rue François-la-Vieille
✆  02 33 53 18 20
www.brasserie-du-commerce.fr
thierrylecommerce@orange.fr
Arrêt de bus Hôtel de Ville, lignes 3, 4 et 5
Ouvert toute l'année. Ouvert tous les jours de 8h30 à 1h (en semaine) et de 8h à 2h (le week-end). Fermé le dimanche. Service continu de 11h à minuit. Menu unique à 14 €. Carte : 20 € environ. Menu enfant : 7,90 €. Formule du midi : 11,90 €. Vin au verre. Plat du jour à partir : 9 €. American Express, Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes (jusqu'à 25 personnes). Chaises bébé. Terrasse.

C'est une figure de proue de la restauration cherbourgeoise, qui vous sert jusqu’à tard et tout au long de la journée. Ici, vous avez affaire à une machine rodée, et le service est assuré par des professionnels qui garantissent un service irréprochable et rapide. Au fur et à mesure des années, l'offre du Commerce a peu évolué, et c'est très bien ainsi, si ce n'est à la marge vers une gastronomie locale, qu'il s'agisse de teurgoule, le dessert local, aussi bon que lourd, des tripes, du graissin ou de haché normand. Pour le reste, vous avez ici des standards, également délicieux : poulet à la provençale ou brochette de bœuf par exemple. Quant à l'ambiance, difficile de la décrire tant les profils sont ici différents : jeunes actifs travaillant dans l'hyper-centre, touristes, lycéens entre deux heures de classe, chacun peut y trouver de quoi se restaurer. Car outre la quantité de plats proposés, vous aurez ici le choix entre différentes formules, selon votre jour et votre heure de venue. C'est en général rempli, mais on vous trouvera facilement de la place !


BRASSERIE MARCEL'S
Les Rouges Terres
✆  02 33 44 50 50
www.brasseriemarcels.fr
cherbourg@brasseriemarcels.fr
Ouvert toute l'année. Ferme le dimanche. Menu enfant : 8,90 €. Formule du midi : 14,80 € (et 19,80 €). Menu marcel's. Gourmand : 30,50 € – plat du jour : 9,80 €. Chèque Vacances, Chèque Restaurant. Accueil des groupes (sur reservation). Terrasse.

Si la grande route qui borde le lieu n'est pas des plus avenantes, le mur végétal vous permet d'être en terrasse en oubliant l'environnement immédiat. A l'intérieur, un vaste espace, avec des bibliothèques, des teintes noires et blanches, c'est chic, c'est sobre et rudement joli. A la carte, de nombreuses propositions, simples, mais généreuses et bien senties, servies avec le sourire : des burgers, des viandes, des standards parfois revisités. L'établissement, qui est la seconde déclinaison dans la région après le Marcel de Caen, est très fréquenté. Normal : les prix sont abordables pour la qualité des plats, et puis cette ambiance de bistrot moderne n'est pas sans déplaire, et est assez rare sur Cherbourg. Dernière nouveauté proposée : des entrées et des plats végétariens.What do you want to do ? New mailCopy


CAFÉ DES HALLES
5, rue Boël-Meslin
✆  02 33 94 68 51
cdhcotentin@free.fr
Ouvert toute l'année. Du lundi au samedi le midi. Réservation recommandée. Carte : 20 € environ. Terrasse.

Voilà un petit restaurant fréquenté par une clientèle d'habitués et d'amateurs de lieux sympas. Les plats sont élaborés maison, vous serez servi rapidement et avec gentillesse. Un conseil toutefois, réservez à l'avance car l'endroit est agréable mais exigu. Par beau temps, une terrasse au soleil pour profiter du soleil du Cotentin ! Vous êtes dans un restaurant de poisson, avec bien évidemment le fameux saumon de Cherbourg mais aussi de nombreuses petites merveilles. Mais on viendra aussi, mais peut-être surtout pour certains, pour les desserts : à ce niveau-là, c'est presque de la magie, tant les propositions en la matière sont à tomber par terre. Bilan : un chouette établissement, avec des petits plats très frais et bien sentis. Mais attention, on le répète, réservez dans la mesure du possible !


AU CAFÉ POMPON
1, rue du Maréchal-Foch
✆  02 33 53 08 75
Arrêt de bus Schuman, lignes 1, 2, 3, 4, 5, 8, 9 et 10
Ouvert toute l'année. Le lundi de 11h à 19h ; du mardi au samedi de 10h à 19h. Carte : 18 € environ. Salades et omelettes à partir d'environ 10 €, galettes à partir d'environ 6 €.

Le lieu est impossible à manquer, situé en plein centre-ville, avec sa devanture en carreaux faisant apparaître une mosaïque un peu naïve de clichés portuaires, à commencer par des marins – d'où le nom du lieu. Le Café Pompon – que certains appellent ici simplement Pompon – est très certainement l'un des meilleurs salons de thé de la ville et propose également une restauration à l'heure du déjeuner qui est fort prisée, principalement avec quiches et salades : c'est bon, c'est frais et plein de saveurs. Et si vous voyez des allers-retours fréquents pendant votre moment ici, rien de plus normal, car le Café Pompon, ce sont aussi des pâtisseries succulentes. Parmi celles-ci, impossible de faire l'impasse sur le fameux "cake pompon" : un gâteau au citron dont la recette est jalousement gardée, ce que l'on comprend aisément. La saveur particulière, la fraîcheur, le côté fondant en font une spécialité unique. Pas étonnant que certains fassent des kilomètres pour s'approvisionner.


LE CAFFE
31, rue Albert Mahieu
✆  02 33 94 24 26
lecaffecherbourg@gmail.com
Arrêt de bus « Place de la Fontaine » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert toute l'année. Du lundi au samedi de 9h à 19h. Carte : 14 € environ. Petits déjeuner-Pizza-Sucré et salé-sur place ou a emporter. Chèque Restaurant. Accueil des groupes (sur reservation- ouverture exceptionnelle sur demande). Chaises bébé. Terrasse. Vente à emporter.

Pendant longtemps, l'endroit a été le lieu favori des turfistes, et il a bien changé ! Bar dans la journée, l'endroit est un lieu plein de vie, et qui développe une cuisine venue principalement de la botte, vous vous en doutez à la lecture du nom du lieu. Avec des pizzas (qui sont présentées, avec leurs belles couleurs, derrière une chouette vitrine) et bien d'autres plats (on peut même ici emporter), l'endroit est un réel succès. La terrasse est très appréciée l'été. Mention spéciale également pour les desserts ! On valide, et on revalide ! Nouveauté de dernière minute les jus de fruits frais et faits maison, fameux !


CARABOT
2-14, Place de la Révolution
✆  02 33 04 78 26
Ouvert le mercredi et le dimanche le midi ; du jeudi au samedi le midi et le soir. Carte : 20 € environ. Chèque Restaurant.

Le bar à salades qui tenait le lieu depuis quelques années a fini par disparaître, et on était curieux de voir ce qu'allait donner ce Carabot, ouvert le 22 février dernier. Aux commandes, Brice Moncuit, plein d'expériences professionnelles et visiblement bien attaché à région, propose chaque jour un menu à l'ardoise pour ses 30 convives (au maximum) qui peuvent le voir travailler, dans cette configuration moderne. C’est très réussi : les produits sont locaux, et le savoir-faire du chef est indéniable. Le jour de notre passage, une crème de chou vert en entrée et un risotto crémeux à la saint-jacques ont fait notre bonheur. Un quasi-impératif toutefois : réserver. On comprend pourquoi !


CARRÉ CAFÉ
30, rue au Fourdray
✆  02 33 94 44 34
Arrêt de bus « Place de la Fontaine » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert du lundi au samedi de 8h à 19h. Carte : 15 € environ. Vin au verre. Chèque Restaurant.

S'il est un café bien connu – principalement en raison de sa situation géographique – le Carré Café est également un immanquable pour déjeuner le midi ! Plus snack que restaurant, le lieu vous propose tartines chaudes ou froides, salades, croques, pour des prix modiques. La majeure partie des produits sont frais et ici, lorsqu'il sont surgelés (ce qui est le cas d'une infime partie), on vous le dit : chose assez rare pour être signalée ! En plus des petits prix, l'accueil est énergique et efficace. Et quel plaisir de déjeuner en terrasse, dans cette zone sans voiture, savourant le spectacle de la ville. Mention spéciale au samedi midi, lorsque le marché bat son plein, et que l'on peut s'installer ici, sur la terrasse couverte (une précaution pas toujours inutile ici, mais pas obligatoire non plus !). Un vrai bon plan, une petite institution de la ville.


CLUB DINETTE
27, rue Tour Carrée
✆  09 86 51 98 72
Arrêt de bus « Hôtel de Ville » lignes 3, 4 et 5.
Ouvert du mercredi au samedi le midi et le soir. Brunch le dimanche. Réservation recommandée. Carte : 20 € environ. Brunch du dimanche : 20 €. Terrasse.

Plus qu'un concept, Club Dinette vous invite à vous prendre en main. Car ici, on est écoresponsable, on développe une cuisine bio, articulée autour de produits du terroir. Le soda si connu devient un breuvage local (encore meilleur), on se sert soi-même le pain pour éviter le gaspillage, et tant d'autres belles initiatives. Notez qu'ici, on n'est pas largués non plus, puisque la patronne (sympa comme pas possible) prendra quelques minutes pour vous expliquer qu'ici, décidément, on n'est pas un restaurant comme les autres. Côté plat, c'est la même chose, de bons produits, de saison, dont la production ne dénature pas la planète. Ainsi cette blanquette de poisson, le jour de notre passage, était excellente, mais en plus copieuse. L'île flottante en dessert, élaborée avec du lait végétal, l'était tout autant. L'intérieur, savamment décoré, et fait de tables et de chaises dépareillées, avec des cousins, quelques canapés également qui donnent sur la rue. Le soir, le lieu organise de chouettes moments, du blind test aux jeux de société par exemple. Evidemment, le dimanche c'est brunch : au top ! Coup de cœur de l'équipe.


LA COCOTTE DU COTENTIN
17, rue Notre-Dame
✆  02 33 53 54 69
Ouvert toute l'année. Du mardi au samedi le midi et le soir. Menus de 20 € à 32,90 €. Formule du midi : 16 € (ou 20€). Carte le soir et le samedi midi. Chèque Restaurant. Accueil des groupes. Terrasse.

Ici, c'est simple, tout est dans le nom : la Cocotte du Cotentin propose, en effet, de nombreux plats présentés dans des cocottes, permettant de faire encore mieux ressortir les saveurs, et accessoirement de garder votre plat au chaud un peu plus longtemps ! Une équipe jeune et expérimentée a donc repris les manettes de cet établissement, et qui semble aujourd'hui revivre une seconde vie. Le midi, un menu propose principalement des cocottes, qu'il s'agisse du plat du jour ou de la cocotte de bulots par exemple, et le soir, place à la carte : beignets en cocotte, cocotte du boucher, de la marée...Vous pouvez également passer vos commandes pour vos événements privés, une salle en sous sol est réservée au groupe. Une terrasse estivale et la possibilité d'acheter quelques produits du terroir complètent l'offre. Récemment l'appellation « Restaurant de qualité » leur a été attribuée.


LA FABRIK
206, boulevard de l'Est
✆  02 33 42 67 75
Ouvert du mardi au jeudi de 9h à 15h et de 18h à 23h ; le vendredi et le samedi de 9h à 15h et de 18h à 1h. Carte : 25 € environ. Formule : 13,90 € (burger + boisson. Menu express du midi : 13,90 €). Chèque Restaurant.

Pas de doute : on aime cette enseigne qui regroupe les atouts nécessaires à nos yeux : bon, copieux, excellent rapport qualité-prix. Cette Fabrik (oui, avec un « k », ça fait plus actuel !) est rapidement devenu le QG de nombreuses personnes. Qu'il s'agisse de l'offre de restauration, avec une spécialité affirmée pour les burgers, ou qu'il s'agisse de moments de convivialité, car l'endroit propose également de nombreuses planches à partager entre amis, c'est l'endroit idéal. L'endroit est aussi un bel endroit pour se retrouve entre amis autour d'un verre, à l'occasion par exemple d'une retransmission sportive.


LA GOURMANDINE
24, rue Surcouf
✆  02 33 93 41 26
www.restaurant-lagourmandine.com
Arrêt de bus « Sainte Anne » ligne 5.
Ouvert toute l'année. Fermé le samedi midi, le dimanche soir et le lundi toute la journée. Ouvert samedi midi seulement pour les groupes et sur réservation. Réservation recommandée. Menus de 26 € à 50,50 €. Menu enfant : 11,20 €. Formule du midi : 17,50 €. Chèque Restaurant. Accueil des groupes. Vente à emporter. Ouvert le samedi midi pour les groupes sur réservation. Vue sur la rade.

Régis Boudard est à la barre de La Gourmandine, restaurant gastronomique très réputé dans le Cotentin. Ici, vous embarquerez pour une véritable croisière culinaire. À bord, profitez d'un accueil chaleureux de la part d'un équipage dévoué et ce sont principalement les produits de la mer qui font l'objet des honneurs de la cuisine. Du côté des plats, certains standards, comme le poisson du jour, mais aussi, et de plus en plus, des mélanges de saveurs. Les produits de la terre sont aussi présents, mais très franchement, les propositions marines ont largement notre préférence.


LE LIBERTY
16, quai de Caligny
✆  02 33 71 18 96
www.restaurant-leliberty.fr
Arrêt de bus Place de la Fontaine, lignes 3, 4 et 5 ou Place Ravenel, lignes 3 et 8.
Ouvert toute l'année. Du jeudi au mardi le midi ; du jeudi au lundi le soir. Menus de 26,50 € à 38 €. Menu enfant : 10 €. Menu végétarien : 26,50 €. Chèque Restaurant. Accueil des groupes (sur réservation). Terrasse. Vue sur le port.

Ce restaurant se fait une spécialité de vous proposer du poisson et des fruits de mer sous toutes ses saveurs ! Sous la houlette du chef Jacques Roulland, c'est ici une cuisine savoureuse à la fois normande et méditerranéenne, un peu bohème. Quelques exemples : filet mignon de porc basse température et sa sauce miel-ananas, escalope de lotte à la crème d'andouille, risotto de Saint-Jacques et butternut.

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