RAJASTHAN, DELHI - TAJ MAHAL
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Description

Surnommé « Pays des rois », le Rajasthan envoûte littéralement ses visiteurs. Offrant une palette de villes étonnantes, cette région transporte l'imaginaire. Jaipur la Rose, Jodhpur la Bleue et au bout, Jaisalmer la cité Or laissant entrevoir le désert du Thar. La patrie des Rajpoutes mais aussi des Naths, des Jāts, des Bhīls, des Ahīrs, des Gujars et des Meenas, dévoile ses palaces, ses lacs sacrés et ses forts, pour la plus grande joie des voyageurs. Des palais de Maharajas aux traditionnels havelis colorés, des citadelles du désert au décor mystique des sommets de Mont Abu ; chaque pas est un voyage ! L'auteur : Maxime Dray. Journaliste marseillais, baroudeur à ses heures, ses envies d'ailleurs ont commencé très tôt. Enfant, il dévorait avec émerveillement les aventures de Tintin et les romans de Jack London, développant son gout pour les aventures, les voyages, les civilisations anciennes et les « autres » tout simplement. Plus tard, ce sont les récits d'Albert Londres, de Claude Lévi-Strauss, de Mark Twain qui vont influencer fortement son parcours de vie. Marseille a toujours porté son regard vers la mer et les contrées lointaines. Quel fabuleux point de départ pour celui qui veut parcourir le monde et en être un témoin.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 mars 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782305008691
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0450€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
INVITATION AU VOYAGE
Namaste !
Les plus du Rajasthan
Fiche technique
Idées de séjour
Comment partir ?
DÉCOUVERTE
Le Rajasthan en 35 mots-clés
Survol du Rajasthan
Histoire
Politique et économie
Population et langues
Mode de vie
Arts et culture
Festivités
Cuisine rajasthani
Jeux, loisirs et sports
Enfants du pays
DELHI
Delhi
AGRA ET SA RÉGION
Agra et sa région
JAIPUR ET SA RÉGION
Le grand centre et l’est du Rajasthan
LE SHEKHAWATI
Le Shekhawati
LE MARWAR
Le Marwar
LE MEWAR
Le Mewar
PENSE FUTÉ
Pense futé
S'informer
Rester
Galerie photos
Galerie cartes
© Suzy Bennett


© hadynyah
INVITATION AU VOYAGE


INVITATION AU VOYAGE - Rajasthan


INVITATION AU VOYAGE - Jeune femme du Rajasthan.
© Adam KAZMIERSKI – Shutterstock.com

Namaste !
Rares sont les endroits à concentrer une telle diversité culturelle, religieuse et sociale que le Rajasthan. Des valeureux guerriers rajpoutes qui laissent en témoignage d'innombrables forts, aux conquérants moghols qui modifièrent en profondeur le paysage architectural, à la ferveur religieuse dont témoignent temples et mosquées, l'héritage patrimonial est unique, précieux et immense. Et c'est encore plus beau, plus fantastique, plus démesuré quand cela s'étale sous vos yeux. Quel est le fou, le génie, le tyran qui a fait édifier des kilomètres de murailles dans les montagnes de l'Aravalli pour défendre son territoire ou qui a fait creuser à main d'homme un lac pour édifier son palais au centre ? Les anecdotes invraisemblables fourmillent tout autant que les reliquats d'un passé glorieux.
Au Rajasthan, paysages somptueux et étranges s'entremêlent : campagne fantomatique du Shekhawati, désert silencieux du Thar, savane craquante de Ranthambore ou montagnes ondulantes des Aravalli. Y vit une faune sauvage fragilement préservée, où l'on peut observer daims, gazelles, cerfs, aigles, oiseaux migrateurs et plus rarement tigres et léopards. Mais ce serait faire injure au Rajasthan de ne retenir que ses attraits touristiques en ignorant son ancrage dans le présent. L'Etat incarne parfaitement le tiraillement de la société indienne contemporaine, entre développement et immobilisme, opulence et pauvreté, adaptation et tradition. Ne soyez pas surpris de voir une voiture de sport bloquée par une vache dans une ruelle défoncée d'Udaipur ; de trouver le wifi au milieu du désert ; de rencontrer un illettré qui vous parlera en anglais... voire en français ! Visiter le Rajasthan et aller au-devant de sa population, c'est se heurter sans cesse à des paradoxes insondables, même si ici, tout est possible. Effectivement, les possibilités de découvertes sont infinies et ne dépendent que de vos affinités : nature, religion, histoire, architecture, artisanat, ethnologie... ne manque que la mer pour faire du Rajasthan le paradis du voyageur.
L'équipe de rédaction
Remerciements.  Merci à Chhotaram, Sanjay, Naveen, Béatrice, Dilip, Sachin, Abhayveer, Raju, Karan pour leur générosité et leur aide précieuse ; à Elvane et Caroline pour leur patience.

Les plus du Rajasthan


© SilviaJansen – iStockphoto

Un héritage architectural exceptionnel
Sites et palais remarquables, forts légendaires, galeries d'art à ciel ouvert comme dans le Shekhawati, cénotaphes, réservoirs, temples… L'héritage architectural de la terre des rois retrace plusieurs siècles d'histoire du Rajasthan. Des grands royaumes rajput au raj britannique, en passant par l'ère moghole, tous contribuèrent à la magnificence du Rajasthan.
Une population plurielle aux multiples facettes
Les populations tribales sont estimées à 8 millions, 12 % de la population du Rajasthan. Les Bhil – des guerriers qui vivent dans le sud-ouest –, et les Meena – principalement des agriculteurs et des éleveurs qui vivent dans le nord – forment les communautés les plus importantes. Les Bishnoi, communauté végétaliste, sont concentrés entre Bikaner et Jodhpur, les Raika, sont des semi-nomades du désert de Thar, ils élèvent des chameaux et des chèvres. Vous rencontrerez aussi les Gadia Lohar, les Garasia, les Gurjar… Chacune de ces communautés a son propre dialecte, ses traditions et rites ancestraux, sa manière de s'habiller, ses danses et ses musiques… Une richesse incroyable que l'on retrouve dans tous les aspects de la vie au quotidien : habitat, artisanat, cuisine…
Un artisanat riche et un savoir-faire unique
Bijoux, textiles, tapis, sculpture, miniatures, maroquinerie, papier fait main… De quoi en perdre la tête ! Le Rajasthan est l'Etat de l'Inde qui concentre le plus grand nombre d'artisans de qualité. Les textiles imprimés, les bandhani ou tie and die , sont parmi les plus répandus du pays. Capitale indienne de la pierre précieuse depuis quatre siècles, Jaipur compte de très nombreuses bijouteries de renom. Les peintres miniaturistes les plus estimés se trouvent à Bikaner, Kota, Udaipur et Jodhpur. La poterie bleue de Jaipur, originaire de Chine et de Perse, est la plus appréciée du sous-continent indien.
Le faste à prix doux
Où ailleurs qu’au Rajasthan est-il possible de vivre comme un roi, sans particule ni gros budget ? Avec un billet d’avion et 40 € à 100 € pour dormir chaque soir, c’est possible. Hors saison, les prix dégringolent pour qui prend le temps de négocier. Au prix d’un Formule 1, pourquoi ne pas opter pour un  haveli ou un ancien palais de maharaja ? Le Rajasthan en compte des milliers. Des fastes de cette époque, il reste des hôtels uniques au monde (suites, sculptures en marbre, mosaïques, peintures et mobilier doré à la feuille d’or). Entre trésors à découvrir et palaces où séjourner, un voyage au Rajasthan est un luxe… à la portée de chacun.


Les immanquables du Rajasthan

La richesse des sites du Rajasthan rend le moindre choix déchirant !
Jaipur, la « ville rose » pour son palais des Vents, ses bazars et ses bijouteries.
Ranthambore , même si ce n'est pas garanti, c'est encore ici que vous aurez le plus de chance d'apercevoir un tigre…
Jodhpur, la « ville bleue », au pied de la plus belle citadelle du Rajasthan. Un endroit idéal pour pratiquer le yoga.
Pushkar, un haut lieu de pèlerinage hindou, bercé nuit et jour par les prières envoûtantes dédiées à Brahma. Le charme des ruelles et des berges du lac sacré. En novembre, la foire de Pushkar rassemble les éleveurs de chameaux de toute la région.
Udaipur, « la ville blanche » alanguie au bord du fameux Lake Pichola, version indienne de Côme ou de Constance.
Bundi, petite ville moyenâgeuse, encore préservée du tourisme de masse. Son fort et ses baoris  richement ornementés.
Chittorgarh, la plus imposante des forteresses rajpoute.
Jaisalmer, la « ville d'or » et sa citadelle au cœur du désert du Thar. Point de départ des excursions à dos de chameau dans le désert.
Le Shekhawati , la plus grande galerie d’art à ciel ouvert. Les haveli superbement décorées des riches marchands du Rajasthan sont l’une des merveilles les plus singulières de la région.
La campagne, pour sa ruralité et son pastoralisme, source inépuisable de traditions séculaires. Chameaux en liberté, hommes et femmes travaillant aux champs, vaches battant le grain... autant de photos hautes en couleur.

Fiche technique


JODHPUR - Les façades bleues de la ville de Jodhpur.
© mazzzur

Argent
Monnaie
La roupie indienne ou Indian National Roupie (INR). Le symbole Rs est plus couramment utilisé. La roupie est divisée en 100 paisa (p), bien qu'avec l'inflation les centimes n'ont plus cours. Il est possible de payer les sommes importantes en euros ou en dollars dans les commerces haut de gamme et les hôtels de charme ou de luxe. Le paiement par carte de crédit y est d'ailleurs fréquemment accepté avec une préférence pour les cartes Visa et MasterCard. Pour vos autres dépenses, ayez toujours du liquide avec vous, de préférence en petites coupures. Les distributeurs automatiques sont nombreux dans les grandes villes du Rajasthan.
Taux de change en janvier 2019 : 1 € : 84 Rs et 100 Rs : 1,18 € environ. Le taux de change est relativement stable et se situe autour de 80 Rs pour 1 €.
Le taux de change entre l'euro et la roupie indienne est très favorable et permet donc à tous les budgets de visiter le pays. Comme dans toutes les grandes métropoles, le coût de la vie est plus onéreux à Jaipur que dans les villes plus petites du Rajasthan.
Petit budget : il est possible de séjourner au Rajasthan avec un budget de 15 € à 20 € par jour en logeant dans un hôtel modeste (mais propre !), en mangeant dans de petites gargotes et en empruntant les transports collectifs pour visiter un ou deux monuments payants au cours de votre journée.
Budget moyen : avec 50 € à 100 € par jour, vous séjournerez dans un hôtel confortable dans un quartier calme et vous vous restaurerez dans des établissements corrects. Une voiture avec chauffeur pour entreprendre quelques excursions à l'écart des villes est tout à fait envisageable.
Gros budget : au-delà de 150 € par jour, votre séjour s'apparentera à celui d'un maharaja… Hôtels de luxe à la décoration soignée, visites du patrimoine culturel du Rajasthan, menus gastronomiques. Voyage en voiture climatisée ou en avion.


Nouvelles coupures

Le gouvernement a mis en circulation de nouvelles coupures : 10 Rs, 50 Rs, 200 Rs, 500 Rs et 2 000 Rs. Le billet de 1 000 Rs ne devrait pas être remplacé. Il peut s'avérer parfois difficile d'écouler les coupures de 2 000 Rs régulièrement obtenues auprès des distributeurs et agents de change. Gardez ces gros billets pour régler vos notes d'hôtel ou vos achats conséquents. Les anciennes coupures continuent de circuler à l'exception des billets de 500 Rs et de 1 000 Rs.

Le Rajasthan en bref
L’État du Rajasthan a été créé le 30 mars 1949.
Capitale : Jaipur.
Population en 2011  (dernier recensement) : 68 621 012 habitants. 35 620 086 hommes, 33 000 926 femmes, soit 926 femmes pour 1 000 hommes.
Densité de la population : 200 hab./km².
Gouvernement politique : 200 membres élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans composent l’assemblée législative de l’État. Le parti du Congrès a remporté les élections de décembre 2018.
Divisions administratives : le Rajasthan est divisé en 33 districts regroupés en 7 divisions territoriales, Ajmer, Bharatpur, Bikaner, Jaipur, Jodhpur, Kota et Udaipur.
Superficie : 342 234 km², plus grand État de l’Inde, soit la moitié de la France environ. 60 % de sa surface est désertique, principalement la région frontalière avec le Pakistan (Thar). 30 % des terres cultivées sont irriguées.
Tourisme : le Rajasthan est le cinquième État le plus visité par les touristes étrangers en Inde, après le Tamil Nadu, le Maharashtra, l'Uttar Pradesh et New Delhi. Environ 1,5 million de visiteurs étrangers foulent les sites du Rajasthan tous les ans, ce qui représente 20 % du tourisme étranger en Inde (2014).

Téléphone
Indicatifs téléphoniques
Indicatif du pays : +91.
Indicatif de Jaipur : 141.
Indicatif de Delhi : 011.
Indicatif d’Agra : 562.
Comment téléphoner ?
De la France vers l'Inde : 0091 + indicatif ville sans le zéro + les 6 à 8 chiffres du numéro local.
De l'Inde vers la France : 0033 + indicatif régional sans le zéro + les 8 chiffres du numéro local.
Vers un portable indien : 0091 + numéro du correspondant à 10 chiffres.
Dans une même ville : le numéro du correspondant (sans l'indicatif de la ville).
Dans un même État ou d'un État à un autre : indicatif régional avec le zéro + le numéro du correspondant.
Les grands opérateurs de téléphonie mobile dans le nord de l'Inde sont : Jio, Airtel, Vodaphone et BSNL.
Cabines téléphoniques
A savoir : Dans les grandes villes, les cabines téléphoniques perdurent. Repérez les réseaux STD ou ISD ou PCO en jaune et noir sur les devantures des magasins.
Comptez 1 Rs la minute vers un fixe, de 7 à 8 Rs vers un mobile.
Portable
Vous pouvez utiliser votre téléphone mobile (débloqué) en Inde en changeant votre carte SIM. Vous aurez à fournir une photocopie de votre passeport ainsi qu'une photo d'identité. Comptez entre 300 et 400 Rs + les frais de mise en service. Les numéros de mobile comportent 10 chiffres commençant par 7, 8 ou 9.
Internet
L'accès à Internet est désormais très répandu. La capacité des connexions reste toutefois variable d'un établissement à l'autre. Dans les zones touristiques du Rajasthan, vous trouverez de nombreux cybercafés dont les prix vont de 20 Rs à 100 Rs l'heure.
A noter : de nombreux espaces Internet (cafés, hôtels) disposent du wi-fi, souvent gratuit. Skype, WhatsApp et même Facebook constituent un bon moyen de passer vos appels internationaux à moindre coût.

Décalage horaire
GMT + 4 heures 30 en hiver et + 3 heures 30 en été. Quand il est midi à Paris, il est 16h30 à Jaipur en hiver et 15h30 en été.

Formalités
Visa. Le visa est obligatoire et payant pour entrer sur le territoire indien.
Les ressortissants de l'Union européenne, les Suisses et les Canadiens peuvent obtenir un visa de trois mois ou six mois à entrées multiples, demandé sur leur lieu de résidence ou dans leur pays d'origine. Les conditions d'obtention de visa varient très fréquemment et il est plus prudent de vous tourner vers le consulat indien dont vous dépendez afin de connaître les dernières modalités de délivrance. Il existe de nombreux visas en fonction de la raison de votre séjour.
Attention, le visa est valable à partir de la date de son émission et non de la date de départ.
e-Tourist Visa.  Depuis le 1 er mai 2015, le gouvernement indien délivre des visas obtenus en ligne. Il est valable 60 jours pour deux entrées maximum. Il faut présenter l'accord de visa au comptoir dédié des services d'immigrations des aéroports ou ports. L'e-visa peut être validé au débarquement de 25 aéroports internationaux et les ports de Cochin, Goa et Mangalore. Comptez 48 heures à 72 heures pour obtenir l'agrément.

Climat
Comme dans la plupart des régions du pays, le Rajasthan connaît trois saisons : l'hiver, l'été et la mousson. De courtes périodes de transition, en général très agréables, s'insèrent entre chaque saison.
En hiver, de novembre à février, le ciel affiche grand bleu. Les températures peuvent se révéler un peu fraîches, idéales pour les visites en extérieur, nombreuses. La nuit, le thermomètre descend régulièrement en dessous de 10°. Une veste chaude s'avère nécessaire.
L'été arrive brutalement et s'étale d'avril à juin. Les températures sont alors insupportables. Il fait régulièrement 45° en journée et 30° la nuit !
De juin à septembre, d’énormes quantités d’eau, autant salvatrices que destructrices, s'abattent sur le territoire national. Des masses d’air venues de l’hémisphère Sud sont attirées par une immense dépression centrée sur le Pakistan et l’Iran ; en chemin elles se chargent d’humidité au-dessus des océans et abordent l’Inde par le sud-ouest en butant sur les ghâts occidentaux où elles déversent plus de 1 000 mm d’eau en juillet. La mousson d’été, dont l’importance est capitale pour l’agriculture, arrive très affaiblie au Rajasthan, région désertique. L'essentiel des précipitations se concentre sur la chaîne des Aravalli et les dernières averses ont lieu en septembre.
Précipitations annuelles
Delhi : 715 mm.
Jaipur : 647 mm.
Jaisalmer : 170 mm.
Kota : 765 mm.
Agra : 254 mm.

Saisonnalité


Saisonnalité - Bloc Meteo inde
Haute saison touristique : de novembre à février.
Moyenne saison touristique : juillet à octobre.
Basse saison touristique : de mars à juin.
La période allant de mi-avril à juillet est à éviter. La chaleur est étouffante (45 °C) et le ciel constamment voilé. La période de juillet à septembre est celle de la mousson. La pluie fait quelque peu chuter les températures, mais l'air se charge d'humidité. Le temps redevient agréable à partir d'octobre. Il peut faire très froid à Delhi et dans le Rajasthan en décembre et janvier. Prévoyez pulls et manteau si vous décidez de vous rendre en Inde à cette période de l'année et n'hésitez pas à ajouter un bonnet et des gants si vous partez en safari.


Le drapeau de l’Inde


Le drapeau de l’Inde - Drapeau Inde

Le drapeau national se compose de trois bandes horizontales. Sur la bande supérieure, le safran est la couleur de la renonciation et du désintéressement ; celle du milieu est blanche en référence à la couleur de la lumière, du chemin de la vérité ; la bande inférieure, verte, illustre la relation avec le sol, la flore dont dépend toute autre vie. Au centre de la bande blanche se trouve une roue comportant 24 rayons. Elle est connue sous le nom de « chakra d’Ashoka » en référence aux piliers d’Ashoka de Sarnath. Le diamètre de ce chakra est égal aux trois quarts de la hauteur de la bande blanche. Elle matérialise le cycle de la nature avec ses 24 rayons représentant les heures de la journée.

Idées de séjour


Idées de séjour - Fort de Jaisalmer.
© Waupee – iStockphoto

La superficie du Rajasthan correspond à plus de la moitié du territoire français. Bien desservi par divers moyens de transport, le Rajasthan n’en reste pas moins un territoire où les distances même très courtes s’appréhendent avec prudence. Les sorties des grandes villes sont souvent embouteillées, les routes sont empruntées par des chars à bœufs, des chameaux, des camions surchargés, des bergers… Les bus, bondés, s'arrêtent partout, les trains sont souvent en retard, quant aux vols domestiques, ils ne concernent que quelques villes. Cependant, le gouvernement investit massivement et de nouvelles voies rapides voient le jour afin de relier les principales destinations entre elles. Cependant, elles connaissent les mêmes affres que les autres routes : piétons, tracteurs, troupeaux d'animaux ne sont pas rares. Pour éviter de transformer votre voyage en une course effrénée, il vaut mieux vous concentrer sur une zone définie, ou prévoir de rester un peu plus longtemps.

Séjour court : le Triangle d'or
Sept jours, c'est vraiment court, mais cela vous laisse le temps d'admirer quelques-uns des plus beaux monuments du Rajasthan, de Delhi, la capitale indienne et d'Agra. Avec si peu de temps, nous vous recommandons de le faire en voiture privée, ce qui vous accordera plus de souplesse et de possibilité d'adaptation de votre itinéraire.
Jour 1.  Arrivée à Delhi. En fonction de l'heure d'arrivée de votre vol (dans la matinée ou au milieu de la nuit), vous pourrez appréhender en douceur la découverte de la capitale indienne. Visite du tombeau d'Humayun, du temple sikh Gurdwara Bangla Sahib ou du Jantar Matar aux environs de Connaught Place. Détour par un des Emporium gouvernementaux sur Baba Kharaj Singh Marg ou Janpath pour admirer l'artisanat du pays ou le marché tibétain. Boire un verre dans un des nombreux bars branchés de Connaught Place et dîner dans l'un des meilleurs restaurants du pays.
Jour 2.  Delhi et transfert vers Agra. Rendez-vous tôt le matin à la monumentale mosquée Jama Masjid puis visite du Red Fort. Promenade dans les bazars animés de Chandni Chowk. Déjeuner, puis départ pour Agra.
Jour 3. Agra et transfert vers Jaipur. Visite du Taj Mahal au lever du soleil. Il y a moins de monde, il fait moins chaud et rien ne vaut le spectacle des premiers rayons se déposer sur le marbre blanc du tombeau. Visite du fort d'Agra, l'un des plus beaux du pays. Départ pour Jaipur. Promenade dans les bazars de la vieille ville. Nuit à Jaipur.
Jour 4.  Jaipur et transfert vers Pushkar. Visite du Fort d'Amber au petit matin et pourquoi pas montée au fort à dos d'éléphant. Retour à Jaipur pour visiter le somptueux Hawa Mahal, le City Palace et l'incroyable Jantar Matar. Déjeuner dans l'un des bons restaurants de la ville et shopping. Puis départ pour la ville sacrée de Pushkar.
Jour 5.  Pushkar et transfert vers Jodhpur. Matinée à déambuler dans les rues animées de Pushkar, visite de temples, des ghats , et shopping dans la rue principale. Départ pour la cité bleue, avec halte à Luni pour admirer l'artisanat local ou à Mandore pour visiter les remarquables cénotaphes des souverains du Marwar.
Jour 6. Jodhpur. Visite le matin du fort Mehrangarh, l'un des plus beaux du Rajasthan. L'après-midi, excursion à la place de l'Horloge, visite de ses bazars et virée shopping pour faire le plein d'épices et de tissus tie and dye . Train de nuit pour Delhi.
Jour 7. Delhi. La capitale à nouveau. Avant de repartir, visite des monuments emblématiques de la ville : le Qutb Minar, le Lotus Temple, ou pourquoi pas le zoo avec ses tigres du Bengale et tigres blancs…


Les nerfs à rude épreuve

Les petites galères que vous subirez lors de votre voyage au Rajasthan sont inévitables. Elles révéleront parfois les aspects les plus sombres de votre personnalité et risquent à la longue d'agacer, voire de choquer vos compagnons de voyage. En Inde, rien ne se passe exactement comme prévu. La chaleur, le bruit, les maux de ventre, les retards de trains ou de bus, la fatigue due à l'intensité des excursions sont autant d’éléments séditieux qui mettront vos liens amicaux ou amoureux à rude épreuve…

Séjour court : l'essentiel du Rajasthan
Si votre séjour ne peut excéder une semaine sur place, l'idéal est de pouvoir louer un véhicule afin d'éviter les heures perdues dans les trains ou les bus. Une voiture vous permet plus de liberté et ne met pas plus de temps que le train.
Jour 1 : vol Paris-Delhi et correspondance pour Jaipur. Nuit à Jaipur.
Jour 2 : lever matinal pour combattre d'emblée le décalage horaire. Visite du Fort d'Amber au petit matin, avant la foule et la chaleur. Au retour, arrêt pour visiter les cénotaphes de Gaitor, puis visite de l'Hawa Mahal, le Palais des Vents. Pause déjeuner avant de rendre visite au maharaja de Jaipur dans son City Palace et d'admirer la folie astronomique du Jantar Mantar. Si vous en avez encore la force, vous pouvez terminer la journée en flânant dans les bazars de la vieille ville ou entreprendre une virée shopping sur M.G. Road. Dans ce cas, ne manquez pas de goûter au meilleur lassi de la ville au Lassiwala .
Jour 3 : départ le matin pour Sawai Madhopur et le Parc national de Ranthambore. Safari en fin de journée, en espérant que vous pourrez apercevoir un tigre, l'animal roi du parc.
Jour 4 : retentez votre chance avec un safari de bon matin, l'heure où la lumière est la plus belle, puis prenez la route pour Bundi. Après-midi à déambuler dans cette charmante ville aux couleurs lavées, visite du fort et promenade dans le bazar à admirer les bijoutiers ou le fabricant d'épées à l’œuvre.
Jour 5 : départ dans la matinée pour Chittorgarh et son fort, le plus impressionnant du Rajasthan. Déjeuner sur place avant de gagner Udaipur en début d'après-midi. Visite du City Palace et croisière sur le lac Pichola au coucher du soleil. Dîner romantique à l' Amrai , au bord de l'eau.
Jour 6 : Tôt le matin, visite des temples jaïns de Ranakpur à 2 heures de route d'Udaipur, puis visite du fort de Kumbhalgarh. Route pour Jodhpur dans l'après-midi.
Jour 7 : Rendez-vous au fort de Mehrangarh dès l'ouverture pour éviter la foule. En redescendant vers la ville bleue, arrêt au Jaswant Thada, le cénotaphe royal. Promenade au marché de Jodhpur et dans les ruelles avoisinantes pour acheter quelques souvenirs. Vol en fin de journée pour Delhi, puis vol retour pour Paris.
Extension possible : si vous souhaitez prolonger votre séjour de 48 heures, vous pouvez vous rendre de Jodhpur à Jaisalmer par le train de nuit. A Jaisalmer, visite de la plus ensorcelante des forteresses du Rajasthan et méharée en dromadaire dans le désert. Puis retour à Jodhpur pour prendre un vol pour Delhi ou train de nuit Jaisalmer-Delhi.

Séjour long : le grand tour du Rajasthan
Prévoir un minimum de 19 jours. Ce programme peut s'effectuer en train et bus, mais l'idéal, c'est en voiture avec chauffeur, si votre budget le permet.
Jours 1 et 2. Delhi : premiers pas dans la capitale en attaquant par le quartier de Old Delhi, l'un des lieux les plus animés de toute l'Inde. Repas de midi chez Karim's, le meilleur restaurant des environs, tout le monde connaît. Testez les kebabs, la grande spécialité de la maison. Le soir, détendez-vous en allant boire un verre dans un palace, ou expérimentez une séance de ciné. Le lendemain, pour vous remettre de vos émotions, rendez-vous au National Museum, un superbe musée qui vous apportera de nombreuses clés pour la suite de votre voyage.
Jours 3 et 4.  Jaipur : départ pour Jaipur, la cité rose bâtie en 1727. Au programme, la découverte des principales merveilles de la ville. L'Hawa Mahal (le Palais des Vents), le City Palace, le Jantar Mantar (l'observatoire). Le lendemain, départ assez tôt pour la montée au Fort d'Amber à dos d'éléphant et arrêt à Gaitor, le site funéraire des souverains de la ville. L'après-midi, shopping dans les bazars.
Jours 5 et 6.  Shekhawati : départ pour la galerie d'art à ciel ouvert. Installation dans votre haveli , vous ne pouvez pas faire autrement. Vérifiez les batteries de votre appareil photo et partez à la découverte des riches demeures des marchands et des fresques murales dans Mandawa, Jhunjhunu, Nawalgarh… Le lendemain, déplacez-vous à Churu, une bonne base pour visiter la ville, son temple, les havelis de Bissau et le cénotaphe de Ramgarh et le Sone ki Dukan, la « boutique en or » de Mahansar.
Jours 7 et 8 . Bikaner : départ pour Camel City. Visite de la vieille ville, de son bazar et son temple jaïn. L'après-midi sera consacré au Fort Junagarh, à son musée, et à la visite d'une école de miniaturistes. Le lendemain, petite visite à la ferme des dromadaires, créée en hommage au Camel Corps. Profitez-en pour goûter le lait de chamelle, c'est surprenant et délicieux. Puis rendez-vous au Karni Mata, le temple des rats, à Deshnok. Il paraît que ces petites bébêtes sont plus nombreuses dès que le soleil se couche.
Jours 9 et 10 et 11. Jaisalmer : départ pour la cité d'or. Visite de la citadelle, des havelis , petite boisson fraîche en haut des citadelles avec vue imprenable sur le Thar, spectacle de marionnettes. Le lendemain, safari en chameau ou en jeep avec nuit sous le ciel étoilé du désert ou repas et spectacle folklorique avec nuit sous tente à Sam Dunes. Rencontre avec les tribus du désert. Retour en matinée à Jaisalmer. Halte au lac Gadi Sagar et promenade dans la ville basse avec un détour par le quartier des sculpteurs de pierre. Train de nuit pour Jodhpur.
Jour 12 . Visite le matin du Fort Mehrangarh. L'après-midi, le bazar avec la place de l'Horloge, les vendeurs de turbans et d'épices et petite excursion à la rencontre des Bishnoï pour une cérémonie du thé à l'opium.
Jours 13 et 14 . Udaipur : départ pour la cité blanche, la plus romantique des villes indiennes. Installation dans votre hôtel, si possible avec vue sur le lac Pichola. Visite de la ville, le City palace, balade en bateau sur le lac, arrêt au Jag Mandir. Le lendemain, excursion à Ranakpur, le plus vaste sanctuaire jaïn de l'Inde et Kumbhalgarh pour son fort majestueux au sommet des montagnes.
Jour 15. Kota : Arrêtez-vous en chemin à Chittorgarh, le plus vaste fort du Rajasthan, son palais en ruine et ses temples. Puis Kota, avec la visite du City Palace, de son musée et du bazar de la ville, fameux pour ses saris très spéciaux.
Jour 16 . Bundi : départ pour Bundi. Visite du palais et des bassins du Fort de Taragarh. Au cœur de la ville, ne passez pas à côté du Raniji ki Baoli, un des plus beaux puits à étages du Rajasthan.
Jour 17. Ranthambore : départ pour le Ranthambhor National Park. Installation dans votre hôtel ou dans une tente de maharajas pour vivre l'expérience à fond. Visite de la citadelle et safari dans le parc national à la recherche du plus grand des félins, le tigre.
Jour 18. Agra : départ pour la ville d'Agra, avec halte à Fatehpur Sikri, ancienne capitale impériale de l'empire moghol. Puis visite de l'irréel Taj Mahal, le plus emblématique des monuments indiens. Et enfin le somptueux Fort d'Agra, le plus beau de tous.
Jour 19. Delhi : retour dans la capitale. Pour terminer en douceur, une jolie balade détente à l'Humayun's Tomb, un pique-nique au Lodi Garden ou au Qutb Minar, l'emblème de Delhi.

Séjours thématiques
Voyage en train
Il n'y a pas de meilleur moyen de transport que le train pour apprécier l'Inde, ses paysages, son patrimoine architectural et ses populations. Ce circuit de 12 jours vous conduit de gare en gare à la découverte du Rajasthan. Pour gagner du temps, il est conseillé de prendre des trains de nuit.
Jour 1. Arrivée à Delhi. Installation à l'hôtel et repos.
Jour 2. Visite de la ville de Delhi : la tombe de l’empereur Humayun, le Qûtb Minar, un complexe architectural datant de l’ère moghole. Visite à pied d'Old Delhi et de la mosquée Jama Masiid.
Jour 3. Départ pour Agra en train. Découverte du fameux Taj Mahal, ultime preuve d’amour de l’empereur Shah Jahan à son épouse. Visite du Fort d'Agra, l’ancien palais résidentiel de Shah Jahan et son fils Aurangzeb (dynastie moghole).
Jour 4 . Train pour Jaipur, la « ville rose ». Visite du fort d'Amber, l’ancienne capitale de l’Etat princier de Jaipur. Projection du dernier film de Bollywood au cinéma Raj Mandir. Nuit dans une  haveli .
Jour 5. Jaipur, la ville rêvée des femmes : shopping dans les magasins de bijoux. Découverte des joyaux architecturaux : le City Palace et le Hawa Mahal (Palais des Vents). Et quelques emplettes au bazar.
Jour 6. Excursion au village de Samode Bagh, un havre de paix. Et pourquoi ne pas s'offrir une nuit dans un campement de luxe ? Sinon, nuit à Jaipur.
Jour 7. Train pour Jodpur, la « cité bleue ». Découverte de son bazar fourmillant débordant d’étoffes et d’épices parfumées. Visite de la place de l'Horloge. Nuit à Jodhpur.
Jour 8. Visite de la forteresse de Meherangarh qui domine la ville, avant de prendre le train en direction de Luni, village Bishnoï et centre artisanal. Rencontre avec la tribu écolo. Nuit à Jodhpur.
Jour 9. Train pour Mont Abu, station climatique du Rajasthan. Visite des temples jaïns de Dilwara.
Jour 10. Matinée à Mont Abu et pourquoi pas un trek de 2-3 heures dans les montagnes ? L'après-midi, train pour Udaipur, la Venise de l'Inde.
Jour 11. Visite du City Palace et des jardins de Sahelion Ki Bari. Le soir, balade romantique sur le lac Pichola. Nuit dans un hôtel romantique avec vue sur le lac ou pourquoi pas carrément au mythique hôtel Taj, sur le lac.
Jour 12. Depuis Udaipur, train ou vol pour Delhi avant le vol retour.
Circuit spirituel à travers le Rajasthan
Si vous êtes sensible au patrimoine religieux comme le sont les touristes indiens, si vous êtes curieux de découvrir la ferveur des pèlerins quelle que soit leur religion, nul doute que ce programme saura vous intéresser.
New Delhi. Point de départ, Jama Masjid, la plus grande mosquée d’Inde se trouve dans le quartier d’Old Delhi. Edifiée par l’empereur Shah Jahan en 1656, elle peut accueillir jusqu’à 25 000 fidèles. Puis visite du Gurdwara Bangla Sahib, le plus grand temple sikh de la capitale.
Ajmer. Cette bourgade musulmane de 500 000 habitants est célèbre pour son sanctuaire musulman, le Sharif Dargah. Il abrite le mausolée du grand soufi Khwaja Muin ud-din Chisti qui fonda le premier ordre soufi de l’Inde. A quelques kilomètres de là, la ville sainte de Pushkar.
Pushkar. Cette petite ville hindoue est bâtie autour d’un lac, avec plus de 52  ghats et 500 temples. Le plus imposant est aussi l’un des rares dédié à Brahma. La ville est aussi réputée pour sa foire aux chameaux qui a lieu en octobre ou novembre.
Deshnok . A 30 km de Bikaner, l'endroit abrite le temple Karni Mata, plus connu sous le nom de Temple des Rats. Unique en son genre, il est dédié à une incarnation de Durga. Les rats « sacrés » seraient des réincarnations de ses descendants.
Osian. Tout un ensemble de très vieux temples jaïns est érigé ici. Une quinzaine en tout, construits entre le VIII e et le XII e  siècle.
Mount Abu.  Centre de pèlerinage important de la communauté jaïn. Les temples de Dilwara qui datent du XI e  siècle pour les plus anciens sont de toute beauté, incroyablement ouvragés, que seuls ceux de Ranakhpur peuvent surpasser.
Ranakpur. Le temple d’Adinatha est le plus majestueux de tous les temples jaïns de l’Inde. Les 1 400 piliers ciselés avec délicatesse imposent le respect et l’admiration.
Galta, regroupe tout un ensemble de temples dont celui dédié à Surya, le dieu du soleil, créateur des Kacchwaha.
Agra . Le légendaire Taj Mahal. Ce mausolée de marbre blanc construit par l'empereur moghol Shah Jahan en mémoire de son épouse Mumtaz Mahal. A la gauche du monument se trouve une mosquée, construite pour sanctifier le lieu.
Rajasthan, terre des rois
Ce vaste État au système féodal supprimé en 1971 seulement, regorge de forteresses en plus ou moins bon état, qui constituent un pan essentiel de la culture rajpoute. Certaines d'entre elles font partie des incontournables du Rajasthan, comme le Fort d'Amber à Jaipur, celui de Mehrangarh à Jodhpur ou encore la citadelle de Jaisalmer. D'autres, moins connues méritent néanmoins un détour, et comble du bonheur, étant quelque peu à l'écart des circuits touristiques classiques, sont également beaucoup moins fréquentées.
Jaipur. La capitale compte 3 forts dignes d'intérêt sur ses hauteurs. L'incontournable Fort d'Amber à visiter de préférence au petit matin, afin d'éviter la foule ; le fort de Jaigarh, qui surplombe celui d'Amber et qui offre une magnifique vue sur la chaîne des Aravellis ; le fort de Nahargarh, à arpenter en fin de journée afin de profiter du soleil couchant sur la ville rose. La visite de Jaipur ne serait pas complète sans un tour au City Palace où résident encore le Maharaja et sa famille.
Samode. A une quarantaine de kilomètres de Jaipur, le palais a été transformé en hôtel de luxe (vous pouvez toujours y déjeuner) et est surmonté par un ancien fort en ruines. Le village a conservé son aspect traditionnel avec porte fortifiée à l'entrée, magnifiques havelis décorées et puits en escalier.
Ranthambore. Au cœur d'un parc national qui abrite une importante population de tigres, le fort se dresse sur un piton rocheux. Parmi les ruines, un temple dédié à Ganesh y a été aménagé.
Kota. Les fondations de ce vaste palais fortifié remonteraient au XIII e siècle. Il est le siège du pouvoir des Raos de Kota.
Bundi. Le palais en ruine surmonté d'une forteresse se visite et offre une vue spectaculaire sur cette charmante ville du Rajasthan. Splendeur et mélancolie au rendez-vous.
Chittorgarh. La plus vaste des citadelles du Rajasthan domine majestueusement la ville. A l'intérieur, des palais, des temples et la tour de la victoire constituent un ensemble unique.
Kumbalgarh. Rien que pour le débouché spectaculaire sur le fort et ses 36 kilomètres de remparts parcourant les collines, ce fort mérite une visite. En pleine nature, il comprend 360 temples et un ancien palais qui offre une vue merveilleuse.
Udaipur. Point de forteresse, mais un palais royal d'importance, puisqu'il s'agit de la plus vaste demeure royale du Rajasthan. En son sein, des musées, un hôtel et bien sûr une visite des lieux.
Jodhpur. Depuis le somptueux fort de Mehrangarh vous aurez une vue imprenable sur la ville bleue. A visiter en fin de journée au soleil couchant. Le fort comprend un très beau musée, sans doute le plus intéressant du Rajasthan.
Barmer. Un vieux fort en ruine et un temple jaïn au sommet d'un pic, deux ingrédients typiques du Rajasthan qui mêlent histoire et religion.
Jaisalmer. Il n'y a pas plus belle vision que cette forteresse du XII e siècle qui se dresse tel un mirage en plein désert du Thar. Atteindre Jaisalmer se mérite, mais quelle récompense !
Bikaner. Le fort de Junagarh construit au cœur de la ville impressionne par son austérité extérieure et son kilomètre de muraille. A l'intérieur, jeux de cours de salles d’apparat. La visite du fort peut être complétée par un tour au palais de Lalgarh.
Bharatpur. Si la plupart des touristes viennent pour la réserve ornithologique, un détour au fort de Lohagarh s'impose. Il s'agit de l'une des rares citadelles rajpoute encore entourée de douves.
Ajmer. Le grand empereur moghol Akbar se fit construire un palais à Ajmer où il résidait fréquemment. Ne pas manquer non plus le fort de Taragarh, partiellement en ruines, qui démontre une fois de plus la force et la grandeur des rajas.
Agra. L'un des plus beaux forts d'Inde emblématique de l'architecture moghole et où se déroula l'une des plus célèbres trahisons de l'histoire indienne. A ne pas manquer.
Delhi. Le Fort Rouge de Delhi fait partie des incontournables de la ville qui compte d'autres vestiges d'époques antérieures. Le Vieux Fort (Purana Qila) et le Fort de Tughlaqabad témoignent encore des différentes fondations de la capitale.
Le Rajasthan au naturel
Outre ses forts, ses maharajas et le mélange des cultures, le Rajasthan possède une grande diversité environnementale. Des vertes montagnes des Aravalli, à l'est, au désert du Thar, à l'ouest, les paysages défilent dans des tonalités différentes selon les saisons. La nature abrite une faune variée, du légendaire tigre du Bengale aux oiseaux migrateurs venus de Sibérie. Ce circuit permet d'explorer une autre facette du Rajasthan, moins connue, mais pas moins enchanteresse. Sa durée dépend du temps que vous souhaitez accorder à chacune de vos étapes.
Bharatpur. Porte d'entrée du Rajasthan pour tous ceux qui ont visité le Taj Mahal en route, Bharatpur abrite un des plus beaux parcs ornithologiques de l'Inde, le Keoladeo Ghana National Park. Plus de 230 espèces d'oiseaux y sont répertoriées.
Sawai Madhopur. Une étape au Ranthambore National Park est impérative. C'est ici que vous aurez le plus de chance d'observer des tigres, avec le fort en ruines de Ranthambore qui domine le parc. Superbe !
Alwar. L'ancienne réserve de chasse du maharaja d'Alwar a été transformée en réserve animalière dès 1955, en tant que Sariska National Park. Le tigre y a été réintroduit avec succès après sa disparition totale au début des années 2000.
Kota/Bundi. Sanctuaires et réserves naturelles abondent aux alentours de Kota : la Mukundara Tiger Reserve, le National Chambal Wildlife sanctuary réputé pour ses dauphins et gavials du Gange menacés d'extinction ou encore le Ramgarh Vishdhari Sanctuary qui ravira les amateurs d'arbres et plantes méconnus.
Kumbhalgarh. Le parc qui entoure un fort imposant et majestueux a été choisi pour y implanter le lion asiatique, venu du Gujarat voisin. Il se visite en jeep, à cheval ou encore à pied.
Mount Abu. On y vient pour ses délicats temples jaïn et on y reste pour profiter du Mount Abu Sanctuary qui abrite léopards et coqs de Sonnerat, parmi la faune très variée.
Jaisalmer. Le Desert National Sanctuary est l'endroit rêvé pour partir à la découverte d'un écosystème semi-désertique : dunes de sable, lacs salés asséchés et sols caillouteux. Il abrite essentiellement des oiseaux dont la très rare grande outarde indienne.
Bikaner. Le Gajner Wildlife Sanctuary est connu pour ses antilopes, dont le nilgaut ou l'antilope cervicapre aux cornes en tire-bouchon.


Train de vie de Maharaja

Plusieurs trains de luxe sillonnent le Rajasthan, une façon unique et inoubliable de découvrir la terre des rois. Ces véritables palaces roulant offrent des chambres climatisées avec douche, plusieurs restaurants et bars avec verrerie en cristal et couverts en argent. Vous roulez de nuit et visitez la journée. Une idée originale pour un voyage de noces ou une occasion un peu spéciale... Il faut tout de même compter un minimum de 3 000 $ par personne pour s'offrir un tel luxe !
Palace on Wheels : 7 jours au départ de Delhi. Jaipur, Sawai Madhopur, Chittorgarh, Udaipur, Jaisalmer, Jodhpur, Bharatpur, Agra, Delhi. Roule de septembre à avril. www.palaceonwheels.net
Royal Rajasthan on Wheels : 8 jours au départ de Delhi. Jodhpur, Udaipur, Chittorgarh, Sawai Madhopur, Jaipur, Khajuraho (Madhya Pradesh), Varanasi (Uttar Pradesh), Agra, Delhi. Spa à bord du train, en plus des services « classiques ». www.royalpalaceonwheels.com
Maharajas Express : propose plusieurs circuits, dont le Heritage of India d'une durée de 8 jours. Départ de Mumbai, arrivée Delhi. Mumbai, Ajanta, Udaipur, Jodhpur, Bikaner, Jaipur, Sawai Madhopur, Agra, Delhi. Le circuit Treasures of India, effectue une boucle au départ de Delhi et dure 4 jours. Au programme, Delhi, Agra, Sawai Madhopur et Jaipur. www.maharajas-express-india.com
Deccan Odyssey : propose plusieurs circuits, dont l'Indian Odyssey d'une durée de 8 jours. Départ de Delhi et arrivée à Mumbai. Delhi, Sawai Madhopur, Agra, Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Vadodara (Gujarat), Mumbai. Un circuit de 4 jours au départ de Delhi, avec visite d'Agra, Sawai Madhopur et Jaipur est également proposé. www.deccan-odyssey-india.com

Comment partir ?

Partir en voyage organisé

Spécialistes
Vous trouverez ici les tours opérateurs spécialisés dans votre destination. Ils produisent eux-mêmes leurs voyages et sont généralement de très bon conseil car ils connaissent la région sur le bout des doigts. À noter que leurs tarifs se révèlent souvent un peu plus élevés que ceux des généralistes.


ALTIPLANO VOYAGE
Park Nord, les Pléiades n° 35
Epagny Metz-Tessy
✆ +32 82 22 36 16
www.altiplano-voyage.com
info@altiplano-voyage.com
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h.

Osez l’inédit ! Cette agence de voyages sur-mesure à taille humaine propose des circuits inédits en Inde, visites incontournables et insolites au Rajasthan. De Delhi au désert du Thar en passant par la jolie ville de Bundi et les parcs nationaux, la spécialiste de la destination vous conseille et compose votre voyage aux dates de votre choix. Vous pouvez vous inspirer des exemples d’itinéraires personnalisables proposés sur leur site. Altiplano Voyage, c’est une agence chaleureuse et dynamique. Ses valeurs ? Le partage, l’authenticité et la confiance. Demandez dès maintenant votre devis sur-mesure.
Contact  : inde@altiplano-voyage.com – 04 57 09 80 00.
Autre adresse : En Suisse : Place du Temple 3, 1227 Carouge – 022 342 49 49 - agence@altiplano-voyage.ch – www.altiplano-voyage.ch


ANN – NOSTALASIE – NOSTALATINA
19, rue Damesme (13 e )
Paris
✆  01 43 13 29 29
www.ann.fr
info@ann.fr
M° Tolbiac ou Maison Blanche
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 13h et de 15h à 18h.

« Nostalgie, quand tu nous tiens… » Eh bien, quand tu nous tiens, tu te multiplies par deux ! Tu te dédoubles en Nostalasie et en NostaLatina ! NostalAsie, comme son nom l’indique, œuvre en Asie et NostaLatina en Amérique Latine. Toutes deux sont des agences de voyage, spécialisées dans le véritable voyage sur mesure. Voilà pourquoi elles ne prévoient pas de départs fixes ou groupés. Que vous soyez un voyageur individuel ou un groupe constitué, les dates de départ sont les vôtres et, de toutes les façons, vous avez une voiture privée, un chauffeur et un guide, rien que pour vous, comme au bon vieux temps ! Un temps dont on a la nostalgie ! Pour le Rajasthan, ces passionnés sauront vous renseigner.


CLUB FAUNE VOYAGES
14, rue de Siam (16 e )
Paris
✆  01 42 88 31 32
www.club-faune.com
tourisme@club-faune.com
M° Rue de la Pompe.
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h.

La société Club Faune Voyages est l'un des grands spécialistes du voyage sur mesure depuis 1985. Accompagnés et conseillés par un de ses experts passionnés, vous construirez ensemble le « voyage de vos envies » et découvrirez les adresses les plus secrètes au cours d’itinéraires à la carte. Votre conseiller vous recevra dans « l’Espace Voyage » de l’agence et vous présentera au sein d'un salon cosy une projection sur grand écran des sites incontournables et d’une sélection d’hôtels et lodges de prestige, le tout pour satisfaire vos attentes et créer un voyage sur mesure authentique. Une manière originale, insolite et proche de l’unique !


HORIZONS NOMADES
4, rue des Pucelles
Strasbourg
✆  03 88 25 00 72
www.horizonsnomades.fr
contact@horizonsnomades.com
Agence ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h, le samedi de 10h à 12h.

Besoin d'évasion, désir de partir hors des sentiers battus... Poussez donc la porte d’Horizons Nomades, une agence de voyage pas comme les autres, presque confidentielle dans cette ruelle strasbourgeoise, mais que les amateurs de beaux voyages savent trouver. Le cadre vous transporte déjà ailleurs, rien de standardisé, mobilier exotique ou d'orient, objets insolites, sculptures, masques et bijoux africains posés ça et là donnent le ton, et réveille l'instinct du voyage si vous ne l'aviez pas ! L'accueil est à la hauteur de vos attentes, on prend le temps de vous écouter, on échange et l'on vous concocte un voyage sur mesure, dans des conditions particulières de découverte de pays et de peuples méconnus parfois, et c'est ce qui fait la différence avec les autres enseignes. Avec Horizons Nomades, le luxe ne tient pas au nombre d'étoiles d'un équipement hôtelier, le luxe c'est se retrouver quasiment seul ou en groupe restreint, avec un guide expérimenté. Randonnées dans des paysages préservés, méharées, bivouacs et nuits à la belle étoile, cuisine locale, partage culturel, c'est un autre art de voyager. Les destinations font rêver... L'Inde est bien réprésentée dans l'offre dont un intéressant circuit « Découverte du Rajasthan » en 12 jours.


MAKILA VOYAGES
4, place de Valois (1 er )
Paris
✆  01 42 96 80 00
www.makila.fr
info@makila.fr
M° Palais Royal-Musée du Louvre.
Du lundi au vendredi de 9h à 19h sans interruption (sur rendez-vous uniquement).

Depuis 1995, l’équipe de spécialistes de Makila Voyages s'emploie à réaliser le voyage qui vous convient et à répondre à toutes vos attentes, d'ailleurs « makila » en basque renvoie au bâton traditionnel des bergers, voyez donc dans ce voyagiste, votre compagnon de chemin. Makila Voyages propose des séjours sur mesure en 4x4 avec guide chauffeur privé. Également plusieurs suggestions d’itinéraires afin de vous aider dans l’élaboration de votre parcours. Vous pourrez ainsi opter pour le circuit « Voyage au Rajasthan » en 14 jours.


LES MATINS DU MONDE
156, rue Cuvier
Lyon
✆  04 37 24 90 30
www.lesmatinsdumonde.com
info@lesmatinsdumonde.com

Vous trouverez dans cette agence des conseils personnalisés, des voyages originaux et hors des sentiers battus. Vols secs, avec ou sans accompagnateur, hébergements variés, randonnée à pied, voyage culturel… à vous de déterminer le type de voyage qui vous correspond le mieux. Spécialiste des voyages « sur mesure », vous découvrirez le Rajasthan selon vos envies. L'agence vous propose également deux circuits organisés : le classique " Découverte du Rajasthan " (16 jours) ou une méharée dans le désert du Thar et au Rajasthan (15 jours).


TERRE VOYAGES
28, boulevard de la Bastille (12 e )
Paris
✆  01 44 32 12 80
www.terre-voyages.com

Terre Voyages-Fleuves du Monde est un tour-opérateur qui cherche à sortir des sentiers battus. Ce voyagiste permet aux voyageurs soucieux de découvrir d’autres facettes de l’Inde à travers des circuits qui incitent à la découverte et au retour aux sources. Le circuit « L'essentiel du Rajasthan » de 9 jours au départ de Delhi permet de découvrir les incontournables de la destination. A noter l'original « Rajasthan, spécial foire de Pushkar » en 15 jours.


VIE SAUVAGE
24, rue Vignon (9 e )
Paris
✆  01 44 51 08 00
www.viesauvage.fr
info@viesauvage.fr
Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 19h, jusqu'à 18h le vendredi. Le samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30.

Parmi les circuits proposés, « Temple et nature sauvage » entraîne le voyageur à la découverte de la faune indienne à travers différents parcs naturels et safaris. Au programme : observation de tigres, éléphants, oiseaux, chinkara, nilgai, blackbuck, le gaur ou bison indien, cerfs, etc. Le circuit (12 ou 16 jours) permet également de visiter les principaux temples et palais. Logement en lodge. Le voyage se fait en groupe de 2 à 6 personnes et est accompagné d’un guide anglophone/francophone.

Réceptifs


ACTIVE INDIA HOLIDAYS
803 Kirti Shikhar
District Centre Janakpuri
DELHI
✆ + 91 11 256 139 68
www.activeindiaholidays.com
info@activeindiaholidays.com
Agence francophone. Le version française du site est consultable sur : www.voyageinde.fr

Active India Holidays est une agence de référence et l'une des pionnières de l'écotourisme et du tourisme expérientiel en Inde. Dès la fin des années 1970, les frères Tickoo furent parmi les premiers à proposer aux voyageurs francophones de découvrir le Cachemire, le Ladakh et le Zanskar. Cachemiris pandits (hindous) de haut niveau, ils furent durant de nombreuses années le partenaire exclusif des meilleures agences françaises de trekking et de tourisme d'aventure afin de guider les voyageurs attirés par ces états montagneux reculés et emprunts d'une singulière culture bouddhiste tibétaine. Contraints par les indépendantistes musulmans à quitter les Cachemire dans les années 1990, mais fort de leur expérience, ils s'établirent à Delhi et se mirent à opérer peu à peu dans l'ensemble du pays. Défricheurs invétérés, ils furent parmi les premiers à concevoir des circuits dans les états du Nord-Est indien, les fameuses Sept États Sœurs, ces états tribaux à dominante tibéto-birmane (Assam et Arunachal Pradesh notamment). C'est l'une des raisons pour lesquelles ils reçurent en 2015 le prix du Meilleur Tour Opérateur d'Aventure décerné par le ministère du tourisme indien. L'agence place l'humain au centre des préoccupations et favorise les échanges directs avec la population locale. Active Holidays India est à ce titre investi dans de nombreux programmes de formation des populations locales, de sensibilisation aux problématiques de faible impact et de tourisme durable auprès des professionnels. Que vous souhaitiez partir en randonnée ou en trekking, et ce quel que soit votre niveau, Active India Holidays conçoit des itinéraires exclusifs et met à disposition des guides-accompagnateurs extrêmement compétents. Parmi les autres points forts de l'agence, ses divisions consacrées à l'écotourisme et à l'observation de la faune, au tourisme à deux-roues (moto ou vélo), au tourisme familial (avec enfants) et au tourisme d'immersion auprès de la population locale. Avec son savoir-faire bâti durant 4 décennies et sa connaissance très fine des cultures indiennes comme occidentales, Active India Holidays arrive souvent avant les autres et propose toujours des circuits exigeants, fouillés et qualitatifs à des tarifs très compétitifs. Contactez-les, vous ne serez pas déçus.


ARYAVRIT TRAVELS
402, Paradise, C – 61 A, Sarojini Marg
JAIPUR
✆ + 91 94 14 34 54 60
www.aryavrittravels.net
info@aryavrittravels.net

Agence réceptive francophone basée à Jaïpur, spécialisée dans la conception de voyages sur-mesure en Inde, au Népal et au Bhoutan, et certifiée par le ministère du Tourisme en Inde et par la société américaine des agences de voyages, Aryavrit Travels est totalement autonome. Elle bénéficie d'une structure solide permettant de garantir un service haut de gamme, à la qualité irréprochable et disponible 24h/24 et 7j/7. Le mot d'ordre de l'agence : offrir l'excellence. Dotée d'une large expérience, elle bénéficie d'une grande réputation. Bureau de liaison en France.


ASIA EXPERIENCE
Hari Krishna Bhawan
C 175 Vaishali Nagar
JAIPUR
✆ +91 141 400 9233
www.asiaexperience.com
dilip@asiaexperience.com

Natif du Rajasthan, Dilip a créé son agence il y a une douzaine d'années. Spécialisé en B2B, il fournit toutes prestations touristiques pour les agences basées hors d'Inde : vols intérieurs, voiture avec chauffeur, guide francophone, réservation d'hôtels, création de circuits généralistes ou très spécialisés. Si vous le contactez en direct, il pourra dessiner avec vous l'itinéraire de vos rêves et vous prévoir des activités hors des sentiers battus. Survol de Jaipur en montgolfière, méharée de plusieurs jours dans le désert du Thar, circuit photo... votre imagination est votre seule limite. Le tout à des tarifs très compétitifs. Une très bonne agence à votre écoute.


BLOO NIMBOO VOYAGES
F10 Kalkaji
DELHI
✆ +91 11 430 703 04
www.bloo-nimboo-voyages.in
valerie@bloo-nimboo-voyages.in

Bloo Nimboo Voyages est une agence réceptive franco-indienne, basée à New-Delhi.
Riches d’expériences variées et complémentaires glanées au cours des trois dernières décennies, Valérie et Philip vous proposent une gamme de services et de produits de qualité à des prix compétitifs, et ce, quel que soit votre profil…
Leur expertise, qui s’étend de l’Inde au Népal, en passant par le Bhoutan mais également le Tibet, le Bangladesh, le Sri Lanka et les Maldives, vous offre « leur zest de l’essentiel ».
Mais que se cache-t-il derrière ce drôle de petit nom ? Contactez-les pour en savoir plus…


EKAYANA TRAVEL
3rd Floor, Near Triveni Complex
B-93B Sheikh Sarai 1
Panchsheel Vihar
DELHI
✆ +91 99 9936 0880
ekayana-travel.com
tour@ekayana-travel.com

Cette agence locale est spécialisée dans le voyage sur mesure dans toute l'Inde. Elle est tenue par Marie-Chanel Gillier. Avec Ekayana Travel, les clients sont totalement impliqués pour construire un voyage sur mesure au départ de Bombay vers le Maharashtra ou le Gujarat, et au départ de Goa vers le Sud de l'Inde en passant par des sites mythiques comme Hampi, Mysore et Cochin. Location d'une voiture avec chauffeur, réservation dans des hôtels de charme, de luxe ou encore dans de simples pensions de famille, organisation d'un séjour découverte, safari dans des réserves naturelles... Marie-Chanel et son équipe prennent tout en main pour satisfaire vos attentes et sont véritablement aux petits soins de leur clientèle. Dotés d'une vraie générosité, ils partageront leurs adresses préférées. Du circuit classique à l'aventure hors des sentiers battus, Ekayana Travel vous promet un service personnalisé et de qualité. Devis, descriptif du parcours... une organisation rigoureuse pour mettre tous les atouts de votre côté. Chaleureusement recommandé.


EXCLUSIVE INDIA JOURNEYS
301 Vaishali Tower 1, Nursery circle, vaishali nagar
JAIPUR
✆ + 91 9829034279
www.exclusiveindiajourneys.in
exclind@airtelmail.in , info@exclusiveindiajourneys.com

Fondée en 1987 avec aujourd'hui des bureaux à Jaipur, Delhi et Mumbai, l'agence dispose d'un réseau fiable dans toute l'Inde. Un plus indéniable pour voyager sans souci. La présence sur le terrain 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 permet à leurs hôtes de se sentir en sécurité et de prendre bien soin d'eux. Exclusive India Journeys offre à ses voyageurs ses connaissances locales et l'expérience d'une Inde réelle et authentique, sa culture, son histoire, ses traditions et son peuple. Que vous voyagiez dans le luxe ou plus modestement, ils recommandent toujours à leurs clients de participer à certaines activités, afin de faire l'expérience d'être en Inde à la manière indienne. Une agence sérieuse qui a fait ses preuves !


FATA MORGANA TOURS
E36 Kailash Colony
DELHI
✆ +91 9818040627
www.fatamorganatours.com
fatamorganatours@gmail.com

Cette agence francophone est spécialiste des voyages à la carte et personnalisés. Pour des découvertes à votre rythme, seul, en famille ou avec des amis, elle vous offre des itinéraires sur mesure, adaptés à vos préférences et à vos exigences en matière de durée et de budget. Des prix très abordables, sans intermédiaire, avec tout le confort et la sécurité indispensables pour transformer votre rêve en réalité. Fata Morgana Tours vous propose un séjour à la rencontre des peuples et des cultures millénaires de l'Inde, du fascinant désert du Thar à la douceur des plages de Goa et du Kerala. N'hésitez pas à les contacter. Accueil chaleureux, sérieux et excellent rapport qualité prix.
Autre adresse : Fata Morgana Tours, D 101 Ambabari, Jaipur +91 9818040627


INCENT TOURS
29 Panchsheel Community Centre
Panchsheel Park
DELHI
✆ + 91 11 408 500 00
www.incent-tours.com
info@incent-tours.com

Réceptif sur le sous-continent indien, Incent Tours organise des voyages en Inde, Sri Lanka, Népal, Bhoutan et Tibet depuis 33 ans. Agence généraliste, familiale et francophone, ils font du sur-mesure et possèdent des bureaux à Delhi, Mumbai, Cochin Chennai, Colombo, Katmandou et Paro. Le « sur-mesure » est souvent pour le voyageur averti, individuel mais aussi conçu pour des petits groupes, que ce soit pour des voyages à thèmes et à contenu. L’Inde offre des hébergements d’exception certes, mais aussi des endroits avec de l’âme et la présence de leurs propriétaires. Les distances entres les sites sont longues, il faut combiner les différents modes de transport. Un trajet en train de quelques heures le jour permet des rencontres improbables, un trajet en tuk-tuk et c’est l’aventure, on peut même louer des scooters ou des motos... Il faut aussi profiter des festivals et des évènements, ou quitter les chemins balisés pour découvrir le petit palais au milieu d’un bazar foisonnant et diner ainsi avec la famille royale. Le tourisme responsable et collaboratif se mêlent car on peut vivre chez l’habitant, participer à des actions de développement, éducative, de construction, de santé... mais aussi finir sur une plage dans un centre ayurvédique. Tant de choix crée une demande de conseils avisés. Voilà pourquoi leur longévité, leur expérience et leur passion sont leurs atouts principaux. Vous trouverez certains exemples de tours sur le site Petit Futé ou directement sur le leur avec en prime de superbes photos. Une belle adresse !


INDIAN PANORAMA
223 Square One Complex
Saket Place
DELHI
✆ +91 431 422 6122
www.indianpanorama.in
enquiries@indianpanorama.in

Agences également à Trichy, Mumbai, Bangalore, Chennai, Cochin, Trivandrum, Coimbatore, Periyar, Tanjore et Madurai. Ce tour-opérateur est considéré comme l'un des meilleurs de toute l’Inde, principalement du Sud mais aussi du Nord grâce à sa profonde connaissance de toutes les destinations de la zone et son implantation locale dans tous les points stratégiques. Il a été créé par une Anglaise tombée amoureuse du Tamil Nadu, Mme Faith Pandian. Indian Panorama propose des voyages personnalisés et une assistance pour sélectionner les sites les plus intéressants. Les circuits sont organisés selon les intérêts, le temps disponible et le budget de chacun.
Une équipe hautement professionnelle guide et assiste les voyageurs tout au long du voyage avec, en même temps, les services dévoués d’un chauffeur, toujours prêt à s’arrêter pour permettre des interactions avec la population, une photo ou la participation improvisée à un match de cricket ! Des guides francophones sont bien évidemment disponibles. Le tour-opérateur veille à ce que les prix restent attractifs, grâce à des réductions qui lui sont consenties par les hôtels et à son service préférentiel de réservations. Il se charge personnellement de l’inspection régulière des hôtels et des divers hébergements afin d’assurer le maintien des standards exigés. En outre, il a inclus de nouveaux et intéressants Heritage Hotels dans ses contacts. Tous les véhicules sont soumis à des contrôles afin d’assurer sécurité et confort pendant les voyages. Une agence hautement recommandée pour une totale immersion !


INSIGHT INDIA VOYAGE
306 Krishna Tower – II, Plot -1, Pocket -7, Sector – 12, Dwarka,
DELHI
✆ +91 11 4709 2122
www.insightindiavoyage.com
dinesh@insightindiavoyage.com , sales@insightindiavoyage.com
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 18h. Fermé le dimanche.

Combien de fois avez vous pensé : j'adorerai visiter l'Inde un de ces jours...oui, mais quand ? Laissez vous guider par Rahul Baloni, jeune homme sérieux et dynamique, qui sera ravi d'organiser votre voyage et vous faire découvrir les beautés de l'Inde. Cette agence locale est agréée par le Ministère Indien du Tourisme et affiliée à de nombreux organismes de tourisme nationaux et internationaux. Elle vous propose des circuits variés et vous promet des souvenirs impérissables le temps d'un séjour de découverte passionnant, confortable et sans aucun souci. Franchissez le pas et contactez-les !


MANGALAM TOURS
16 Ahluwalia Chambers
Madangir
DELHI
✆ +91 11 461 846 18
www.mangalamtours.com
info@mangalamtours.net , loveseth@mangalamtours.net

Cette société créée en 1993 est l'un des leaders du tourisme francophone en Inde, reconnue par le ministère du Tourisme et membre du IATO. Cette agence vous propose des séjours sur-mesure dans tous les Etats de l'Inde, avec des possibiltiés de circuits thématiques pour groupes ou individuels. Elle possède également son propre parc automobile. Dernier point, l'équipe d'interlocuteurs est parfaitement francophone. Bon rapport qualité/prix.


MOVINDIA
Plot No. 19
204 Sagar Plaza
District Centre Laxmi Nagar, New Delhi 110092
DELHI
✆ +91 98 1020 9554
www.movindia.com
info@movindia.com

Cette agence locale, spécialisée dans les voyages sur mesure à travers toute l'Inde, est tenue par Farooq Shala et Fran, Père et fille. Avec Movindia Pvt. Ltd., une agence francophone, les clients réservent avant le départ et sont ensuite totalement impliqués dans la conception et l'organisation de leur voyage. Location d'une voiture avec chauffeur pour découvrir le Rajasthan, réservation dans des hôtels de charme, de luxe ou de simples guesthouses, visite de parcs naturels, des séjours ayurvédiques et Yoga, organisation d'un trek au Ladakh, ou d'un jeep safari dans l'Himachal..., Farooq et Fran seront à l'écoute de vos attentes ! Farooq possède une expérience de 4 décennies dans l'industrie du tourisme non seulement en Inde, mais aussi au Népal, au Bhoutan et à Birmanie. Et si jamais vous souhaitez découvrir le Cachemire, vous êtes à la bonne adresse ! Originaire de la région, Farooq saura vous concocter un programme alléchant. Circuit classique ou hors des sentiers battus, l'agence vous promet un service personnalisé. Movindia est fortement recommandée par le Petit Futé  !


NAMASKAR INDIA TOUR
Jhotwara, Karadhni Vihar, Govindpura
S1- D334, Near SKR Academy, Kardhani Scheme, Kalwar Road
Rajasthan
JAIPUR
✆ +91 141 514 6760
www.voyageeninde.org
info@namaskarindiatour.com
Circuits et tarifs sur le site internet ou sur demande.

Située à Jaipur, cette agence réceptive composée de 5 personnes, a été créée par Balbeer en 2010, après avoir passé 12 années à parcourir le Rajasthan en tant que guide francophone. Du Laddakh au Rajasthan, à travers le Sikkim, l'Orissa, le Kerala, ou le Karnataka, ils vous construiront avec enthousiasme un circuit sur mesure, personnalisé à votre image et vous feront découvrir l’Inde autrement, au travers de ses traditions, villages, son art culinaire, ou encore ses monuments à l'architecture et l'histoire si singulière.


NAMDEV
E2 Basement Floor, DDA Shopping Complex, Mor Land, New Rajinder Nagar
DELHI
✆ +91 9811445591
www.rajasthanvoyageinde.com/
namaste@rajasthanvoyageinde.com , sales@rajasthanvoyageinde.com
Devis par e-mail ou par téléphone.

Namdev Travel a été créé par une équipe qui a plus de 20 ans d'expérience dans l'organisation de voyages sur mesure en Inde. Que vous soyez un particulier ou que vous représentez une entreprise, ils peuvent répondre à vos besoins spécifiques pour votre voyage en Inde. Si vous êtes un particulier, vous pouvez créer votre propre voyage sur mesure avec leur aide. Si vous êtes une association ou un comité d'entreprise, ils trouveront des solutions pour vous aider à organiser des voyages de groupe à des tarifs préférentiels. Enfin, si vous êtes une entreprise, ils vous aideront à organiser vos voyages de motivation en Inde. Leurs mots d'ordre : travailler ensemble pour que votre voyage de rêve devienne réalité. Le siège social se trouve à Delhi, mais ils ont des experts locaux dans tout le pays. Une agence sérieuse qui de plus possède un parc automobile remarquable avec des chauffeurs très attentionnés et expérimentés !


SANSKRITI TOURS PVT LTD
Sector 5
S-203A H.L.Arcade, Plot no. 14
Dwarka
DELHI
✆ +91 11 455 094 77
www.sanskrititours.com
tarun@sanskrititours.com

Voilà une agence très expérimentée qui officie sur toute l'Inde. Son directeur, Tarun, parle parfaitement le français et l'espagnol. Grâce à une connaissance approfondie des différents Etats de l'Inde, il vous permettra de faire des circuits programmés : Kerala Ayurveda en 11 jours, Taj Mahal en 8 jours, Agra-Jaipur en 4 jours, découverte de l'Himalaya en 16 jours et bien d'autres circuits comme des safaris ou des trekkings... N'hésitez pas à lui demander conseil pour un projet personnalisé. Toujours à l'écoute, il vous répondra dans les plus brefs délais. Excellent rapport qualité-prix.


SENSILA VOYAGES
No6 Eswaran Koil Street
PONDICHERY
✆ +33 673 537 481
www.sensila-voyages.com
inde@sensila-voyages.com
Dans le quartier d'Anna Nagar.
Détails et tarifs sur demande. 09h00 à 13h00 14h00 à 19h00 7j / 7

Voici une agence hyper professionnelle, et également notre coup de cœur, pour un voyage de rêve, inoubliable. Sa fondatrice, Sylvie, qui réside entre la France, la Suisse et l'Inde, saura vous transmettre son enthousiasme et son énergie extraordinaire pour découvrir ce pays aux mille facettes. L'atout incontestable est qu'elle accompagne ses hôtes dans des lieux magiques préservés du tourisme de masse, et sélectionne les adresses avec grand soin (hôtels, restaurants, boutiques, etc.) pour vous offrir le meilleur de l'Inde. L'agence possède en outre ses propres véhicules tout confort. Les circuits et séjours sont modulables et personnalisés en fonction de l'itinéraire souhaité, de la durée, du nombre de participants, du budget et de la période.


SHIVALIK HOLIDAYS
110 Hog Market
Rajendra Place
DELHI
✆ + 91 11 498 757 79
www.indevoyagerajasthan.com
info@indevoyagerajasthan.com
Ouvert toute l'année. Français et anglais parlés.

Spécialiste de l'inde du Nord et surtout du Rajasthan, Arvind Singh connait le terrain comme personne ! D'abord chauffeur puis guide, il a créé son agence voilà une vingtaine d'années. Parfaitement francophone, il étudiera pour vous un séjour sur-mesure ou vous proposera des circuits clés en mains à petits prix. Attentif et dévoué sa récompense est la satisfaction de ses clients. Large gamme de véhicules à louer allant de la Toyota Etios au minibus 7 à 9 personnes (Tempo Traveller). Que vous soyez en couple ou en groupe, n'hésitez pas à faire appel à Arvind Singh (Shivalik Holidays) !


TANIRIKKA
W-19 Greater Kailash 2
DELHI
✆ +91 11 48 79 97
www.tanirikka.fr
deborah@tanirikka.com , info@tanirikka.com
Voyages sur mesure et départ de groupe. Numéro de téléphone français (prix d'un appel en France métropolitaine) : 09 75 18 24 41. Ouvert du lundi au samedi de 6h30 à 15h30, heure Paris.

Tanirikka est une agence de voyages spécialiste de l’Asie du Sud-Est basée à Delhi. Elle est composée d’experts du pays, français ou indiens, vivant en Inde depuis des années et maîtrisant donc très bien la zone. Ce tour-opérateur permet d’organiser des séjours sur mesure et peut aussi vous assister sur place pendant votre voyage. De nombreux circuits organisés sont également proposés comme un tour de 14 jours à la découverte de l’Inde du Sud, du Kerala au Karnataka, ou une escapade hors des sentiers battus de 13 jours au Rajasthan, et bien d’autres encore. Au-delà de l’Inde, l’agence propose aussi des séjours au Népal, au Bhoutan, au Vietnam, au Sri Lanka ou encore en Birmanie… De quoi trouver son bonheur !


LE TOURS TO INDIA
604 Gagandeep Building
Rajendra Place
DELHI
✆ +91 11 435 135 85
www.letourstoindia.com
info@letourstoindia.com

Fort d'un expérience de 20 ans dans le tourisme, le directeur Omesh Raina est de plus très enthousiaste et aux petits soins pour ses clients. Féru d'histoire, il vous propose des circuits axés selon différentes thématiques : luxueux, culturels, spirituels (la terre de Bouddha) ou safaris aventure, allant de 5 nuits à 1 mois. Découverte des traditions et participations aux fêtes et festivals traditionnels sont au programme. Avec son savoir-faire et sa connaissance experte du territoire, vous aurez affaire à un interlocuteur qui vous communiquera sans nul doute sa passion pour l'Inde.Pour decouvrir le Taj Mahal il vous fera séjourner dans des hotels haut de gamme à tout petits prix ! Renseignez-vous avant de partir !


TRIPCONNEXION
✆ + 33 986220 496
www.tripconnexion.com
info@tripconnexion.com

TripConnexion.com est une plateforme web de mise en relation entre les voyageurs et les acteurs du tourisme locaux (agences de voyages locales, guides indépendants, centres d’activité). Ils sont présents sur 180 destinations, et permettent aux voyageurs de trouver le meilleur contact sur place qui va l'aider à préparer et concrétiser son projet. Le coût du voyage est réduit, car Tripconnexion.com traite directement avec un expert local. TripConnexion assure la promotion du tourisme équitable ; ils soutiennent des agences sur place qui aident au développement local de leur destination. Transparence, équité, échange, partage, sont leur vison du voyage !

Sites comparateurs
Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d’avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l’internaute directement sur le site où est proposée l’offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservation ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.


EASYVOYAGE
✆  08 99 19 98 79
www.easyvoyage.com
contact@easyvoyage.fr

Le concept peut se résumer en trois mots : s'informer, comparer et réserver. Des infos pratiques sur plusieurs destinations en ligne (saisonnalité, visa, agenda...) vous permettent de penser plus efficacement votre voyage. Après avoir choisi votre destination de départ selon votre profil (famille, budget...), le site vous offre la possibilité d'interroger plusieurs sites à la fois concernant les vols, les séjours ou les circuits. Grâce à ce méta-moteur performant, vous pouvez réserver directement sur plusieurs bases de réservation (Lastminute, Go Voyages, Directours... et bien d'autres).


ILLICOTRAVEL
www.illicotravel.com

Illicotravel permet de trouver le meilleur prix pour organiser vos voyages autour du monde. Vous y comparerez billets d’avion, hôtels, locations de voitures et séjours. Ce site offre des fonctionnalités très utiles comme le baromètre des prix pour connaître les meilleurs prix sur les vols à plus ou moins 8 jours. Le site propose également des filtres permettant de trouver facilement le produit qui répond à tous vos souhaits (escales, aéroport de départ, circuit, voyagiste…).


QUOTATRIP
www.quotatrip.com

QuotaTrip est une nouvelle plateforme de réservation de voyage en ligne mettant en relation voyageurs et agences de voyages locales sélectionnées dans près de 200 destinations pour leurs compétences. Le but de ce rapprochement est simple : proposer un séjour entièrement personnalisé aux utilisateurs. QuotaTrip promet l'assurance d'un voyage serein, sans frais supplémentaires.

Partir seul

En avion
Prix moyen d'un vol Paris-Delhi : 1 000 €/500 € (haute saison/basse saison). A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !


AIR-INDEMNITE.COM
✆  01 85 32 16 28
www.air-indemnite.com
contact@air-indemnite.com

Des problèmes d’avion (retard de vol, annulation ou surbooking) gâchent le séjour de millions de voyageurs chaque année. Bonne nouvelle : selon la réglementation, ceux-ci ont droit jusqu’à 600 € d’indemnité par passager ! Mauvaise nouvelle, devant la complexité juridique et les lourdeurs administratives, très peu parviennent en réalité à faire valoir leurs droits. Pionnier français depuis 2007, ce service en ligne simplifie les démarches en prenant en charge l‘intégralité de la procédure. Analyse et construction du dossier, échanges avec la compagnie, suivi jusqu'au versement des sommes dues, air-indemnite.com s’occupe de tout cela et, dans 9 cas sur 10, obtient gain de cause. L'agence se rémunère par une commission sur l’indemnité reçue. Si la réclamation n’aboutit pas, rien ne sera donc déboursé !

Principales compagnies desservant la destination


AIR FRANCE
✆  36 54
www.airfrance.fr

Air France propose un vol Paris-Delhi par jour. L’avion décolle à 10h55 chaque matin pour arriver à 22h45 le même jour dans la capitale indienne. Les vols sont directs. Dans l’autre sens le départ se fait à 00h35 du matin pour une arrivée à 6h15.


AIR INDIA
5, rue des colonnes (2 e )
Paris
✆  01 76 54 57 41
www.airindia.fr
reservation@airindia.fr

Air India possède aujourd’hui l’une des flottes aériennes les plus importantes et les plus modernes du moment avec 106 destinations mondiales. La compagnie propose 10 lignes régulières opérées plusieurs fois par semaine à destination de Paris-Charles de Gaulle, Londres-Heathrow, Francfort, Rome, etc... Implantée sur le marché français depuis plus d’une décennie, la compagnie propose un vol quotidien à 21h30 au départ de CDG (T2) et à destination de Delhi (vol d’une durée de 08h05 vers Delhi). Il est possible de réserver son vol Air India par internet ou par téléphone simplement, rapidement et au meilleur tarif. Air India dispose également d’un centre d’appel à Paris permettant aux voyageurs de réserver en français 7 jours sur 7, de 9h à 21h au 01 76 54 57 41.


ETIHAD AIRWAYS
27, rue de Berri (8 e )
Paris
✆  01 57 32 43 43
www.etihadairways.com

Etihad propose deux vols quotidiens à 10h45 et 22h au départ de Roissy, avec escale à Abu Dhabi.


JET AIRWAYS
9, rue de Téhéran (8 e )
Paris
✆  01 49 52 41 15
www.jetairways.com

Jet Airways propose des vols quotidiens à destination de Delhi avec escale à Amsterdam ou Mumbai (Bombay). Les vols directs sont en code partagé avec Air France.

Aéroports


AEROPORT DE GENÈVE
✆ +41 22 717 71 11
www.gva.ch


AÉROPORT DE PARIS ROISSY-CHARLES-DE-GAULLE
✆  39 50
www.parisaeroport.fr


AÉROPORT INTERNATIONAL DE BRUXELLES
Leopoldlaan
Zaventem (Belgique)
✆ +32 2 753 77 53
www.brusselsairport.be/fr
comments@brusselsairport.be


MONTRÉAL-TRUDEAU
✆ +1 514 394 7377
www.admtl.com

Sites comparateurs
Certains sites vous aideront à trouver des billets d’avion au meilleur prix. Certains d’entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low cost . Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.


BOURSE DES VOLS
Paris
✆  08 99 65 06 49
www.bourse-des-vols.com

Bourse-des-vols.com est un service en ligne où vous trouverez les tarifs des plus grandes compagnies aériennes aussi bien que des compagnies régionales, avec un moteur de recherche sortant le meilleur tarif sur la destination de votre choix aux dates qui vous conviennent avec la garantie de trouver le vol le moins cher. Bourse-des-vols.com est une agence de voyages en ligne spécialisée dans la vente de vols secs. Il est vrai que les premiers prix sont souvent des vols avec escale, avec parfois de longues heures d'attente entre deux vols. Si vous avez le temps et que vous partez pour plusieurs semaines, vous pouvez économiser jusqu'à 20 % sur un vol. Les tarifs sont également attractifs sur les vols directs.


EASY VOLS
✆  08 99 19 98 79
www.easyvols.fr

Comparaison en temps réel des prix des billets d'avion chez plus de 500 compagnies aériennes.


MISTERFLY
✆  08 92 23 24 25
www.misterfly.com
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 21h. Le samedi de 10h à 20h.

MisterFly.com est le nouveau-né de la toile pour la réservation de billets d'avion. Son concept innovant repose sur un credo : transparence tarifaire ! Cela se concrétise par un prix affiché dès la première page de la recherche, c'est-à-dire qu'aucun frais de dossier ou frais bancaire ne viendront alourdir la facture finale. Idem pour le prix des bagages ! L'accès à cette information se fait dès l'affichage des vols correspondant à la recherche. La possibilité d'ajouter des bagages en supplément à l'aller, au retour ou aux deux... tout est flexible !


OPTION WAY
✆  04 22 46 05 23
www.optionway.com
contact@optionway.com
Par téléphone, du lundi au vendredi de 10h à 17h. Par e-mail, les lundi, mardi, mercredi, jeudi et samedi de 8h à 20h, le vendredi de 8h à 19h.

Option Way est l’agence de voyage en ligne au service des voyageurs. L'objectif est de rendre la réservation de billets d’avion plus simple, tout en vous faisant économiser. 3 bonnes raisons de choisir Option Way :
La transparence comme mot d’ordre. Fini les mauvaises surprises, les prix sont tout compris, sans frais cachés.
Des solutions innovantes et exclusives qui vous permettent d’acheter vos vols au meilleur prix parmi des centaines de compagnies aériennes.
Le service client, basé en France et joignable gratuitement, est composé de véritables experts de l’aérien. Ils sont là pour vous aider, n’hésitez pas à les contacter.

Location de voitures
Nous vous déconseillons fortement de louer votre propre véhicule pour parcourir le Rajasthan. Les routes sont défoncées et les règles de conduite inexistantes. En revanche, l'idéal est se procurer une voiture avec chauffeur. Toutes les agences de voyage réceptives seront en mesure de vous en fournir une. Vous pouvez également vous adresser à l'office de tourisme du Rajasthan. Il faut compter au moins 2 000 Rs par jour pour un véhicule climatisé. Ajoutez à cela un pourboire généreux pour votre chauffeur à remettre à l'issue du voyage. Ils sont souvent mal payés et le pourboire fait partir intégrante de leur rémunération. Comptez pour cela 1 000 Rs par jour pour un circuit de 5 jours ou moins, 500 Rs par jour pour un circuit d'une à deux semaine, 200 Rs à 300 Rs au-delà.

Se loger


Arnaques courantes

Loin de nous l'idée de vous décourager ou de vous rendre paranoïaque, mais sachez que toutes les personnes que vous croiserez durant votre voyage ne sont pas honnêtes et ne vous veulent pas que du bien. En étant bien informés, vous vous éviterez quelques désagréments de nature à ternir votre impression de l'Inde et des Indiens. Nous vous proposons une liste des arnaques les plus courantes, mais n'hésitez pas à échanger sur le sujet avec d'autres voyageurs.
Rickshaws  : rares sont les rickshaw-wallah qui utilisent leur compteur ( meter ). Vous devrez impérativement négocier le prix de la course avant de monter à bord. Les chauffeurs ont tendance à exagérer les distances afin de gonfler le prix demandé. Les tarifs varient d'une ville à l'autre. Ainsi, renseignez-vous au préalable auprès de votre hôtel ou d'une personne de confiance sur les tarifs pratiqués et les distances entre deux points. Plus vous montrez d'assurance dans votre négociation, moins vous serez pris pour un gogo. Et rappelez-vous que les rickshaws sont nombreux. Si le prix demandé vous semble exagéré, passez au suivant.
Beaucoup d'hôtels versent des commissions aux chauffeurs de rickshaw. Ainsi, lorsque vous débarquerez du bus ou du train pour vous rendre à l'hôtel choisi par vos soins, votre chauffeur tentera peut-être de vous dissuader de vous rendre à cet hôtel. Dites toujours que vous avez réservé (même quand ce n'est pas le cas). En général, cela coupe court à tout argument fallacieux (votre hôtel a fermé, il est complet, il a brûlé...).
Les rickshaws touchent également des commissions de certains magasins dans les villes très touristiques. Le plus souvent, ces enseignes proposent une marchandise de piètre qualité à prix élevé. Ce sont souvent de grandes boutiques débordant d'articles avec personne pour les acheter. Afin de montrer à votre chauffeur que vous n'êtes pas dupe, regarder la vitrine, refusez poliment de rentrer dans le magasin et remonter dans votre rickshaw. Mettez les points sur les i avec votre chauffeur et continuez votre route. Vous pouvez également demander à votre chauffeur de vous attendre et faire un peu de lèche-vitrine à pied.
Hôtels  : dans certaines villes où l'offre hôtelière est insuffisante et en période de festival, il peut arriver que votre hôtel n'ait pas « reçu » votre réservation. En réalité, en raison d'une forte demande, l'hôtel aura donné votre chambre à plus offrant. Lors de votre réservation, exigez une confirmation par e-mail et appelez l'hôtel la veille ou le matin de votre arrivée, afin de reconfirmer votre réservation en précisant votre horaire d'arrivée. Cette pratique a également été rapportée pour les réservations de safaris à Ranthambore National Park par des hôteliers peu scrupuleux.
Pierres précieuses  : si vous comptez acheter des pierres à Jaipur, mieux vaut vous y connaître. Les fausses pierres (ou de moindre valeur) sont monnaie courante, et ne vous fiez pas au certificat, qui lui aussi peut s'avérer faux. Vous pouvez demander à faire expertiser les pierres par un laboratoire indépendant et référez-vous de préférence aux adresses mentionnées dans ce guide, dont la réputation de sérieux n'est plus à démontrer.
Si vous êtes approché pour revendre des pierres à un « intermédiaire » dans votre pays d'origine, refusez immédiatement. On vous fera payer en dépôt de grossiers cailloux à prix d'or et « l'intermédiaire » ne se matérialisera jamais pour vous les racheter à un prix plus élevé.
Visite guidée  : prenez uniquement des guides « encartés », qui vous attendent en général à l'entrée des sites touristiques à visiter. Certains sites refusent l'accès aux guides non-licenciés. Vous aurez alors payé pour rien. De même, pour les tours organisés en véhicule privé, passez toujours par une agence ayant pignon sur rue. Les personnes vous approchant directement dans la rue risquent fort de ne pas se pointer au rendez-vous ou la voiture pourrait ressembler à s'y méprendre à un tombeau roulant.
Bus privés  : certaines compagnies pratiquent le surbooking ou les bus s'arrêtent sur les bords des routes pour faire monter de nouvelles personnes à bord alors que le bus est plein. Vous aurez réservé et payé une couchette ou un siège que vous devrez alors partager avec d'autres personnes. Il n'y a pas grand chose à faire pour éviter cette pratique. Assurez-vous lors de votre réservation que vous n'aurez pas à partager votre place et insistez lourdement.
Vols  : l'Inde est un pays sûr. Néanmoins, évitez de vous promener avec de grosses liasses de billets et ne les sortez pas en public. Si vous avez beaucoup d'argent liquide sur vous, séparez-le et placez-le à des endroits différents. Comme dans toute grande ville, faites attention à votre porte-feuille et votre matériel photographique à Delhi, notamment dans les transports en commun bondés. Si vous voyagez en train, prévoyez une chaîne et un cadenas pour sécuriser votre sac et faites comme les Indiens : planquez votre argent dans vos sous-vêtements.

Hôtels
Généralités
Les grandes villes touristiques proposent un choix d'hôtels très vaste. Il y en a vraiment pour toutes les bourses et pour tous les goûts. La classification par tranches de prix que nous vous proposons fait référence aux tarifs des chambres doubles en haute saison. D'une manière générale, la propreté des hôtels bon marché s'est améliorée surtout dans les établissements accueillant majoritairement des touristes étrangers. Dans les coins les plus touristiques, un constat est frappant : ces dernières années, les tarifs augmentent de façon considérable et il est souvent difficile, voire impossible, de faire baisser les prix, surtout en haute saison. Certains hôtels bon marché sont donc un peu trop chers par rapport à la qualité de leurs services. Dans toutes les catégories, l'abondance de nouveaux établissements a suscité une saine concurrence chez les hôteliers, tant au niveau des prix que du confort. Il est devenu facile de trouver des hôtels de charme, au cadre soigné et à prix corrects. Quant aux hôtels de luxe, beaucoup de palais du Rajasthan on été transformés en hôtels. Et les groupes hôteliers de luxe sont présents dans les principales destinations touristiques de la région. Il est difficile de définir la qualité d'un hôtel selon le seul critère financier. Un hébergement qui peut vous sembler d'un bon rapport qualité-prix, ici, vous apparaîtra peut-être comme rudimentaire, ailleurs. Il est plus difficile de trouver une chambre à bon prix répondant aux critères occidentaux, même modestes, dans les grandes villes. Il faut compter au moins 1 000 Rs la nuit à Delhi ou à Jaipur pour avoir une chambre avec salle de douche privée et fenêtre. Certaines petites villes manquent cependant d'infrastructures hôtelières de niveau international, aussi il peut être difficile de trouver quelque chose de satisfaisant. C'est souvent le cas dans les villes de pèlerinage, comme Mathura. On sera parfois confronté à l'obligation de faire une folie et d'opter pour un hébergement de catégorie supérieure, ou bien de consentir à descendre quelques échelons et de passer une ou deux nuits dans les logements pour pèlerins, qui ne sont pas du genre à faire des manières. Ça fait aussi partie du voyage ! Les restaurants proposent généralement cuisines européenne et indienne. Leur qualité est souvent liée à la qualité de l'établissement. Plus vous montez en gamme, meilleur ce sera. Certains hôtels à petit budget proposent parfois une délicieuse cuisine traditionnelle.
Les voyageurs trouveront également sur place resorts familiaux, hôtels palaces, retraites champêtres et hôtels implantés dans d'importants sites historiques. Les prix de ces hôtels de luxe sont en général inférieurs à ceux pratiqués en Occident. Il s'y ajoute cependant différentes taxes, dont une taxe progressive sur les biens et services qui peut saler l'addition. Ainsi, depuis juillet 2017, les chambres à plus de 5 000 Rs la nuit sont taxées à 28 %, contre 18 % précédemment.
Formalités
Lorsque vous prenez possession d'une chambre à l'hôtel, vous devez remplir un formulaire d'entrée : nom, prénom, adresse, numéros de passeport et de visa, date d'arrivée en Inde, dernière ville visitée, prochaine destination. Vous devrez également présenter votre passeport pour copie. Assurez-vous que celui-ci vous soit remis rapidement. Beaucoup d'hôtels bas de gamme n'ont pas de photocopieuse et l'hôtelier doit se rendre dans une boutique en disposant. Ces formalités sont obligatoires et l'hôtelier vous refusera la chambre si vous ne vous y pliez pas.
Catégories
Bien et pas cher . Pour chaque ville décrite, nous avons cherché les adresses les moins chères offrant un niveau de propreté satisfaisant, afin de contenter les budgets les plus modestes. Nous avons également mentionné des établissements un peu plus onéreux mais encore très abordables. Pour les destinations offrant un choix suffisant nous avons volontairement passé sous silence les hôtels trop sales ou dans des quartiers trop bruyants ou sans intérêt. Pour la plupart, les logements « bien et pas chers » se trouvent dans les centres-villes, près des gares ou des sites intéressants. Les prix peuvent varier sensiblement d'une ville à l'autre. Ils s'étalent entre 350 Rs et 1 200 Rs pour une chambre double avec salle de douche. Prenez toujours la peine de visiter les chambres (et les salles de bains !) avant de vous installer. Vérifier aussi que le ventilateur (fan) fonctionne, que l'eau coule, et que la chambre possède au moins une prise en état de marche. Le mobilier des chambres peut se limiter à un lit, parfois avec une table et une ou deux chaises. Certains de ces établissements ne fournissent pas de draps, seulement un drap de protection sur le matelas à la propreté parfois douteuse, et une couverture en hiver. Prévoyez le nécessaire, drap, sac de couchage, dhoti ou châle, ainsi qu'une taie d'oreiller. La salle d'eau comprend en général un lavabo, une douche et rarement de l'eau chaude. Les toilettes sont le plus souvent à l'occidentale, mais dans les hôtels qui voient passer peu de touristes étrangers, ce seront des toilettes « à la turque ». N'hésitez pas à marchander un peu, surtout si vous restez plusieurs nuits.
Les offices de tourisme possèdent des hôtels dans toutes les villes touristiques. Pour la plupart, ils manquent de cachet et sont souvent mal entretenus. Dans ces hôtels, la réception donne souvent l'impression d'être dans un hall de gare. Les chambres y sont relativement chères pour le confort offert. En revanche, ces hôtels disposent souvent de lits en dortoirs, formule d'hébergement la moins onéreuse dans les grandes villes.
Au cas où vous seriez littéralement fauché, vous pourrez toujours vous rabattre sur la salle d'attente des gares, à condition, en principe, d'avoir un billet pour un trajet dans les 24 heures ; mais un sourire et éventuellement un petit bakchich au gardien pourront suffire. Vous dormirez par terre (vous ne serez pas seul) et vous pourrez profiter des douches et des toilettes.
Le check out time est en général à midi (parfois 10h, renseignez-vous sur place), quelle que soit l'heure d'arrivée de la veille. Si vous dépassez cette heure, il vous faudra payer une nuit supplémentaire. Dans la plupart des hôtels, la réception est compréhensive et vous pouvez, à condition de demander, rester un peu plus longtemps. Vous pourrez trouver près des gares des hôtels qui pratiquent la location en mode 24h. Si vous arrivez à 18h, votre check-out time sera à 18h le lendemain.
Confort ou charme . Les hôtels de cette catégorie peuvent être soit des bâtiments modernes, sans réel charme mais propres, confortables et gérés par un personnel accueillant, soit des maisons de caractère ou des petits palais à l'équipement trop rudimentaire pour être classés « luxueux ». Les tarifs fluctuent entre 1 500 Rs et 7 000 Rs. Là encore, vous pourrez marchander, surtout en dehors de la période touristique qui s'étale d'octobre à mars. Désormais, tous les hôtels renseignés dans cette catégorie disposent de la climatisation et d'une bonne connexion wifi, à de rares exceptions près.
Mobilier et décoration (art local, tentures, boiseries...) sont souvent soignés, pas toujours de très bon goût mais le confort est au rendez-vous. Les salles de bains disposent de l'eau chaude et de toilettes à l'occidentale. Beaucoup de ces établissements possèdent un restaurant servant une cuisine indienne et parfois quelques plats occidentaux.
Luxe . Ces établissements appartiennent souvent à de grands groupes hôteliers indiens ou internationaux. Ils sont généralement localisés à l'extérieur du tumulte de la ville, dans les cantonnements non loin des gares ou sur le chemin des aéroports. Le confort est semblable à un 4 ou 5-étoiles occidental, le service est généralement impeccable et le luxe parfois même ostentatoire. Tout ceci a bien évidemment un prix, assez élevé qui commence aux alentours de 8 000 Rs pour une chambre double. Au Rajasthan, nombreux sont les grands palais de maharajas à avoir été transformés en hôtels de luxe. Ils mettent à disposition des chambres très bien meublées et superbement décorées, suites, bar, différents restaurants, boutiques et éventuellement piscine, tennis et salle de gym. En haute saison, mieux vaut réserver quelques jours, voire quelques semaines à l'avance. Certains de ces établissements de caractère sont affiliés à l'Heritage Hotels Association of India ou à des grands groupes hôteliers comme Taj, Oberoi, ITC ou Hotel Royal Heritage (HRH).
Conseils de survie dans les hôtels
Si vous envisagez un long séjour dans un hôtel , négociez fermement pour obtenir une réduction. On peut généralement obtenir un meilleur prix que le prix régulier, et cela même dans les hôtels de luxe.
Si vous comptez travailler dans votre chambre d’hôtel , demandez une chambre loin de la piscine ou du restaurant, à cause du bruit bien sûr.
Si jamais vous avez réservé et que vous en avez la preuve , mais que l’hôtel est overbooked, vous êtes en droit de passer un coup de téléphone longue distance gratuit à votre bureau ou à votre famille pour les avertir de votre changement d’adresse, mais aussi d’exiger qu’on vous emmène gratuitement à l’hôtel le plus proche pour y passer la nuit (sans débourser un centime, s’il s’agit, bien sûr, d’un hôtel de même standing). Vous pouvez aussi demander un coupon d’hébergement gratuit pour un week-end.


La guerre des prix

Nous avons reçu plusieurs remarques de lecteurs mentionnant que les prix indiqués dans ce guide ne sont pas toujours ceux qu'ils observent sur place. Si nous menons nos enquêtes avec sérieux, les hôteliers et sites touristiques conservent la liberté d'augmenter leurs tarifs quand bon leur chante. Ainsi, nous avons pu constater que les prix d'entrée sur les sites touristiques nationaux avaient presque doublé depuis notre dernière visite ces dernières années. Il en est de même pour certains établissements hôteliers, qui devant le succès ou au contraire la disette, augmentent leurs tarifs de façon déraisonnée.
Il faut savoir que beaucoup d'établissements pratiquent des prix haute saison (normalement d'octobre à avril) et qu'en basse saison les tarifs sont plus facilement négociables. Afin d'obtenir un bon prix, il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence. Pour mener une négociation à bien, il est important de conserver son calme et le sourire. Quel hôtelier consentirait à vous accueillir si vous l'invectivez et le traitez avec mépris ? En règle générale, les établissements luxueux ou de catégorie intermédiaire affichent leurs tarifs sur leur site Internet et le problème du décalage entre le prix contenu dans ce guide et celui annoncé par l'hôtelier se produit rarement. L'affaire se corse pour les hôtels « bon marché », qui pratiquent souvent des prix à la tête du client et en fonction du taux de remplissage de leur établissement.
Concernant les tarifs mentionnés pour les courses en rickshaw, notre bonne connaissance du terrain et de la culture nous permet souvent d'obtenir le juste prix pour une course. Il est vrai qu'il est beaucoup moins aisé de négocier une course dans une ville dans laquelle on ne possède aucun repère. Les rickshaws-wallah ont tendance à gonfler le prix de la course de façon éhontée lorsqu'ils voient débarquer les touristes. Ceci est d'autant plus vrai en basse saison, alors qu'ils ont moins de courses. Là encore, il est indispensable de garder son calme et d'expliquer au chauffeur que vous connaissez les tarifs et qu'il ne s'agit pas de votre premier séjour en Inde. Quoiqu'il arrive, inutile de perdre son sang froid et se gâcher le séjour pour une dizaine de roupies.

Chambres d'hôtes
Vous pouvez loger chez l'habitant en Inde pour des tarifs assez intéressants. C'est une bonne solution pour vivre en immersion totale et s'imprégner de la culture. Vous trouverez ces chambres d'hôte sous l'appellation homestay ou guesthouse  ; la famille qui vous accueille vit en général au dernier étage ou au rez-de-chaussée. Ce mode d'hébergement tend à se développer de plus en plus, notamment à Jaipur et Jodhpur. Là encore, vous trouverez différents niveaux de confort et de prix, dans une fourchette globale variant de 350 Rs à 5 000 Rs. Les chambres d'hôtes les plus chères n'ont en général rien à envier aux hôtels de charme. Vous aurez une grande chambre confortable, avec la climatisation et l'eau chaude et l'accueil d'une famille sympathique en plus. Quant aux adresses les moins chères, elles sont souvent simples, voire spartiates. La location des chambres constitue souvent la principale source de revenus pour la famille.
Ne faites jamais confiance à des inconnus qui vous proposeraient de vous héberger, car vous pourriez bien vous faire dépouiller ! Pour être sûr du sérieux de vos hôtes, fiez-vous aux adresses référencées dans ce guide ou à la liste officielle communiquée par l'office de tourisme de la ville où vous vous trouvez.

Auberges de jeunesse
Auberges de jeunesse . Comptez de 150 Rs à 300 Rs pour un lit. Ces auberges peuvent être un bon choix, bien qu’elles soient les mêmes dans presque toutes les villes. Il faut y aller et s’en rendre compte par soi-même. On n’a pas besoin d’en être membre. Si vous êtes en couple, sachez que vous devrez vous séparer de votre moitié car les dortoirs ne sont pas mixtes. Elles ne sont pas très répandues, à part dans les très grandes villes.
Le pays voit apparaître quelques chaînes qui proposent un hébergement de type auberge de jeunesse avec lits en dortoirs et quelques chambres doubles pour les couples. De plus, une déco soignée, une ambiance jeune et internationale, des animations, le lavage du linge et le wifi font partie des services proposés. Ces auberges sont nettement plus chères que les auberges de jeunesse « classiques », mais vous bénéficiez de la sécurité et de la propreté, deux éléments non négligeables lorsqu'on voyage seul. Les chaînes Moustache et Zostel sont désormais présentes dans les principales villes touristiques du Rajasthan : Jaipur, Jodhpur, Jaisalmer, Udaipur, Pushkar... Vous pouvez réserver votre lit directement sur le site Internet.
Dortoirs des gares . Situés dans les gares, ces dortoirs, loués pour 24 heures, sont basiques et bruyants à cause de leur proximité avec les quais. Pourtant, ils sont toujours pleins, car c'est une bonne option quand il s’agit d’attraper un train au petit matin, ou lors d'une arrivée en milieu de nuit dans une ville. Pour avoir un lit, il faut s’adresser au chef de gare et présenter un billet de train ou un Indrail Pass et ne pas redouter la promiscuité.

Campings
Le camping est quasi inexistant au Rajasthan. D'ailleurs les seules personnes qui campent en Inde sont les habitants les plus pauvres, les nomades, les communautés tribales. Camping signifie absence de maison pour les Indiens. Un camping pour touristes leur paraîtrait donc particulièrement incongru !

Tourisme rural – Agritourisme
Le Rajasthan n'a pas encore développé de tourisme rural à proprement parler. La raison en est assez simple : c'est une région très rurale et, où que vous soyez, vous serez généralement en pleine ruralité ou seulement à quelques kilomètres d'un village de paysans.

Se déplacer

Avion
Accès aux aéroports
En Inde, les procédures de sécurité qui précèdent l'embarquement pour les vols intérieurs et internationaux sont probablement parmi les plus rigoureuses du monde et elles se sont renforcées depuis les attentats de Bombay en 2008. Le contrôle commence 150 minutes avant le départ des vols internationaux, et vous devez présenter votre billet avant de pouvoir accéder au bâtiment même de l'aéroport. Si vous aviez l'intention d'acheter votre billet dans l'aéroport, des comptoirs commerciaux ont été aménagés à l'extérieur. Pour les vols intérieurs, on vous conseille vraiment d'arriver au plus tard 75 minutes avant le départ. Votre bagage devra être contrôlé, scanné et scellé, avant que vous alliez vous présenter au comptoir de contrôle, même si cette mesure tend à disparaître dans les très grands aéroports récemment rénovés tel celui de Delhi. Les procédures de contrôle sont arrêtées 30 minutes avant le départ. La liste des objets dangereux interdits à bord est prodigieusement longue et inclut notamment briquet et allumettes. Après, vous devrez faire la queue à l'immigration puis immédiatement foncer au sas de sécurité, où l'on vous tâtera le long du corps et où l'on scannera votre bagage à main. Les portes d'embarquement ferment 15 minutes avant l'heure de départ prévue (bien que les retards soient fréquents). Votre identité peut être contrôlée pour accéder à la salle d'embarquement, puis dans le couloir d'embarquement. Parfois, on vous demandera d'identifier vos bagages, plusieurs fois contrôlés, sur le tarmac. Notez que, même si l'on a déjà vérifié et revérifié vos bagages, vous devrez encore les identifier à chaque point de transit et vous soumettre de nouveau à toutes les procédures de sécurité. Certains voyageurs sont irrités par tous ces rituels qui leur font perdre un temps fou, alors que d'autres y trouvent la paix de l'esprit.
Les compagnies
Les différentes villes du pays sont reliées entre elles par plusieurs compagnies aériennes. Air India est la compagnie nationale officielle, elle dessert plus de 70 villes et propose des vols réguliers vers des pays voisins, comme le Bangladesh, la Malaisie, les Maldives, le Myanmar, le Népal, le Pakistan, Singapour, le Sri Lanka, la Thaïlande et le Moyen-Orient. Parmi les autres compagnies, on peut citer Jet Airways et Air Arabia qui assurent des liaisons internationales ou domestiques en moyens ou longs courriers. Aujourd’hui, les compagnies Spice Jet, Go Air, IndiGo ou encore Air Asia proposent de nombreux vols dans tout le pays, à des prix défiant toute concurrence et jouissent d’une très bonne réputation. On peut réserver par téléphone, en passant par une agence de voyage, ou par Internet qui reste l’option la plus avantageuse. La réservation par Internet n'est plus possible 48 heures avant le départ du vol, sauf à posséder une carte de paiement indienne. La carte ayant servi au paiement du billet vous sera demandée au comptoir d'enregistrement. Plus tôt on réserve son billet, plus le prix est intéressant. Si vous réservez directement au siège de la compagnie, vous ne payerez que lors de l’achat effectif et vous pourrez changer de date ou simplement annuler votre vol sans perdre votre argent. L’un des graves inconvénients de l’avion reste l’irrégularité des vols : beaucoup d’annulations et de changements d’horaires et bien sûr des tarifs beaucoup moins attractifs que les autres modes de transport.
Tarifs spéciaux . Air India offre une réduction de 25 % aux passagers âgés de 12 à 30 ans, sur présentation du passeport.


Le Rajasthan par les airs

Depuis 2014, le gouvernement du Rajasthan met à disposition de la clientèle privée un service d'air-taxi. Il est désormais possible d'affréter un avion pour se déplacer n'importe où à l'intérieur du Rajasthan ou dans le pays, grâce à ce système. Si le coût peut sembler élevé, il permet de réduire considérablement les distances et par conséquent de visiter les plus beaux sites de l'État en un temps record. Chaque avion peut accueillir 7 passagers et deux membres d'équipage. Il faut compter 70 000 Rs pour la location du King Air B-200 et 50 000 Rs pour le King Air C-90A par heure de vol. Un avion doit être loué pour un minimum de 2 heures par jour. Viennent s'ajouter des coûts de 25 000 Rs par nuit pour les membres d'équipage, les frais de manutention, les frais de garde, les taxes et une commission de 7 % à verser à la RTDC, l'office gouvernemental en charge du tourisme. Le tourisme façon jet-set a un prix !
Pour tout renseignement, contactez le bureau de la RTDC à Jaipur ou le Directorat de l'Aviation Civile de Jaipur au +91 141 255 0543.


AIR ARABIA
Shalimar Complex
Church Road
JAIPUR
✆ +91 141 336 6444
Vols internationaux.


AIR COSTA
Jaipur International Airport
JAIPUR
✆ +91 141 272 5207
Vols domestiques.


AIR INDIA
Mumal Towers (1 er  étage)
Saheli Marg
UDAIPUR
✆ +91 29 42 41 09 99
www.airindia.com
amdsales@airindia.in
Le bureau est ouvert du lundi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 17h.

Assure des liaisons régulières avec Jaipur, Delhi et Mumbai.


GO AIR
Civil Airport
Terminal 2
JAIPUR
✆ +91 141 650 0803
www.goair.in
appellateauthority@goair.in
Vols domestiques.


INDIGO AIRLINES
Jaipur Tower
101-106 M.I. Road
JAIPUR
✆ +91 141 236 0532
http://book.goindigo.in
grouprequest@goindigo.in
Vols domestiques.


JET AIRWAYS
Jaipur Airport
Terminal 2
JAIPUR
✆ +91 22 39 89 33 33
www.jetairways.com
jetprivilege@jetairways.com
Vols internationaux et domestiques.


SPICE JET
Jaipur Airport
Terminal 2
JAIPUR
✆ +91 141 511 9882
www.spicejet.com
custrelations@spicejet.com
Vols domestiques. Accueil de 6h à 19h.

Bus
Le bus, c’est le transport en commun le plus efficace, le plus flexible, le plus pratique pour rallier de petites localités, mais aussi souvent le moins confortable et le plus risqué. Souvent bourrés de gens, les bus d’État sont lancés à des vitesses à vous glacer le sang, sur des routes dangereuses et qui ne pardonnent pas. De nombreux bus, prétendument Deluxe ou Luxury, gérés par des compagnies privées, avalent fréquemment des routes de ce genre en roulant des nuits entières avec un seul et même chauffeur. Vous pourriez être tenté d’économiser du temps et de l’argent, mais sachez que pour ces bus, la sécurité n’est jamais une priorité. En outre, il est impossible d’y dormir, en raison du bruit et de l’inconfort des sièges. Après les innombrables arrêts pour faire monter ou descendre des passagers, vous arriverez certainement épuisé à destination et les yeux larmoyants, en vous demandant pourquoi vous vous êtes imposé ce voyage d’enfer. Cependant, si vous êtes quand même intéressé, vous trouverez toutes les informations dans les parties concernées de ce guide. Mais n’oubliez pas : évitez les sièges à l’arrière du bus à cause de méchants cahots dus et ne passez jamais votre tête ou votre bras par la fenêtre car les bus, qui se font la course, passent très très près les uns des autres. Pour de courtes distances en journée, il est tout à fait possible d’opter pour ce moyen de transport. Il en passe plus souvent que des trains. On peut considérer qu’il faut goûter au moins une fois à l’exotisme d’un trajet dans un bus brinquebalant avec la pop hindi crachée au volume maximal par les enceintes, mais sur une courte distance ! C’est aussi un bon moyen d’échanger quelques mots avec la population locale.
En Inde, d’une manière générale , évitez les bus privés, moins sûrs. Dans certaines villes, vous pourrez choisir entre les bus ordinaires et les Deluxe (également appelés Volvo bus). Les premiers n’ont pas de carreaux aux fenêtres, les seconds des vitres teintées. Certains Deluxe ou Superdeluxe vous feront hésiter : avec ou sans climatisation, avec ou sans couchette ? La question essentielle étant : avec ou sans musique pendant toute la durée du voyage ? Chaque ville possède sa ou ses gare(s) routière(s) ( bus stand ) d’où les bus partent aux quatre coins de l’État. Pour les bus standard, il n’y a pas besoin de réserver car les départs sont souvent nombreux au cours d’une journée.
Pour le Rajasthan, préférez les bus de la RSTRC (Rajasthan State Transport Roadways Corporation). Ils desservent pratiquement tous les villages du Rajasthan. Certes, ils sont souvent bondés, mais vous pourrez réserver votre place dans les gares routières ( bus stands ) pour les trajets dépassant 5 heures. Sinon, vous achèterez votre ticket dans le bus. Tarifs dégressifs suivant le nombre de kilomètres.
Prévoyez environ 50 Rs pour un trajet de 30 km. La RSTRC dispose également de bus Deluxe (ou Delux) pour les grandes distances et accessibles avec une réservation seulement. Les bus Silver Line relient les principales villes du Rajasthan. Les Pink Line sont climatisés et moins fréquents. Environ 300 Rs pour 200 km.

Train
Le réseau ferroviaire indien est le second plus grand du monde et dessert pratiquement toutes les régions du pays. Bien moins cher que l'avion, le train représente souvent la meilleure solution pour couvrir de longues distances. C'est moins vrai pour les courtes distances car seules les grandes villes possèdent des gares bien desservies. Attention également au temps de trajet : il faut compter une moyenne de 50 km/h, si le train ne s'arrête pas des heures en gare ou en rase campagne sans raison apparente. Il s'agit le plus souvent d'attendre un train qui vient dans l'autre sens. Le réseau ferré n'est pas à double voie de circulation partout. Voyager de nuit permet « d'économiser » un jour de vacances si votre temps est compté, d'autant que le train est plutôt confortable. Le fonctionnement du réseau, les différentes catégories de train et système des classes peuvent sembler confus au premier abord.
Les catégories de train
Il existe plusieurs catégories de train qui proposent différents niveaux de confort et de priorité sur les voies : express, superfast, passenger, rajdhani... Les deux catégories les plus fréquentes et que vous serez sûrement amené à emprunter sont les express et les passengers. Dans ces trains, la réservation est possible. Il y a habituellement un wagon appelé general car , pour les passagers voyageant sans réservation. Ces wagons sont toujours bondés et non climatisés.
Les trains express se divisent en deux sous-catégories : les trains avec couchettes ( berth ) et ceux avec sièges ( chair ) et comportent plusieurs classes de confort. Beaucoup couvrent de longues distances et sont donc avec couchettes, même si vous ne l'emprunterez que quelques heures en journée.

Les trains passenger sont des trains locaux, qui s'arrêtent dans toutes les gares. Ils mettent des heures pour parcourir de petites distances et s'arrêtent souvent sans raison apparente. Ils sont souvent bondés et il est difficile de trouver à s'y asseoir. La réservation n'y est pas possible.
Les trains Shatabdi sont des trains qui ne circulent qu'à l'intérieur d'un État et marquent peu d'arrêts. Ce sont des compartiments avec sièges et différentes classes de confort.
Les trains Rajdhani sont les trains qui relient Delhi aux autres capitales d'États de l'Inde. Ils marquent très peu d'arrêts. Ce sont des trains-couchettes climatisés et les classes vont de la 3AC à la 1AC. Les repas sont compris dans le prix du billet.
Les différentes classes de confort
Il existe 5 classes différentes. Tous les trains n'offrent pas ces cinq niveaux de confort différents. Cela dépend de la distance parcourue et si ce sont des trains-couchettes ou des trains avec sièges.
Pour les trains-couchettes , les différentes classes sont : 1AC – 1 re classe avec climatisation. Compartiments fermés de 2 ou 4 couchettes ; 2AC – 2 e classe avec climatisation. Ce sont des compartiments ouverts de 4 couchettes + 2 de l'autre côté de la coursive ; 3AC – troisième classe avec climatisation. Ce sont des compartiments ouverts avec 6 couchettes + 2 de l'autre côté de la coursive ; Sleeper (SL) – identique à la 3AC, mais sans la climatisation. De simples ventilateurs sont fixés au plafond. General car ou chair car – banquettes ou sièges pour les personnes voyageant sans réservation.
Pour les trains avec siège , il existe trois catégories différentes : CC (chair car AC) – ce sont des voitures climatisées avec sièges inclinables ; 2S (second seating) – ce sont des voitures non climatisées avec ventilateurs ; General car ou chair car – banquettes ou sièges pour les personnes voyageant sans réservation.
Si vous voyagez en train de nuit, draps, oreiller et couverture vous sont fournis des classes 3AC à 1AC. Si vous n'appréciez guère la promiscuité, vous voyagerez en 2AC ou 1AC, plus chères, mais plus confortables et sécurisées. Les wagons sont verrouillés la nuit et il est par conséquent impossible aux vendeurs de chai de remonter les coursives. Les voyageurs à petit budget opteront pour la classe sleeper , surtout en hiver, où il ne fait pas chaud. Pourquoi payer un surplus pour la climatisation, inutile en cette saison ?
Il se peut que la place que vous avez réservée soit déjà occupée lorsque vous monterez dans le train. Il s'agit en général d'une personne qui n'a pas réservé et qui s'octroie un espace libre. Réappropriez-vous gentiment votre siège. De la même manière, la couchette intermédiaire est souvent rabattue dans la journée. Si vous occupez la couchette inférieure ou intermédiaire et que vous souhaitez vous allonger, faites-le savoir gentiment aux personnes qui voyagent avec vous.
Les tarifs
En Inde, le train est un moyen de se déplacer à prix vraiment réduit. Les tarifs sont proportionnels à la distance parcourue et à la classe choisie. Plus votre trajet est long, moins le rapport prix/km sera élevé. Comptez environ 350 Rs pour 500 kilomètres en classe sleeper et train express, 880 Rs en 3AC, 1 200 Rs en 2AC et 2 000 Rs en 1AC.
Acheter son billet
Il existe deux guichets bien distincts si vous souhaitez réserver ou acheter un billet pour un départ immédiat. Si vous partez dans la foulée, les guichets se trouvent en général dans le hall des départs. Il faut souvent faire la queue. Un billet acheté sans réservation n'est valable que dans les 3 heures suivant l'achat. Dans certaines gares d'importance, où le trafic est dense, la queue peut parfois se montrer très longue. Ne vous pointez pas à la dernière minute. Pour de courtes distances, inutile de réserver à l'avance. Achetez votre billet pour la destination au guichet et grimpez dans n'importe quel wagon. Le contrôleur vous fera payer la différence entre un billet ordinaire et la classe choisie et vous assignera une place.
Réserver son billet
Vous pouvez réserver votre billet en gare au guichet des réservations (souvent dans la cour de la gare), le faire vous-même sur Internet ou passer par une agence locale. Les réservations sont ouvertes 3 mois avant le départ du train. Les places dans les trains de nuit ou pour de longues distances peuvent partir très vite, notamment en haute saison et pendant les périodes de vacances scolaires indiennes (avril à juin) ou de festivals d'importance (Diwali, Eid...). Mieux vaut vous y prendre à l'avance.
Si vous vous rendez au guichet , vous devrez compléter un formulaire indiquant votre identité, votre âge, le nom et le numéro du train, la gare de départ et la gare d'arrivée. Un site très pratique vous permettra d'obtenir toutes les informations concernant les trains en quelques clics : www.erail.in. Entrez votre point de départ et la destination, choisissez la date et le site vous affichera tous les trains avec leurs jours de circulation. Vous obtiendrez également le tarif (pour cela passer la souris sur la classe désirée) et le nombre de places restantes (cliquez sur la classe désirée). Les gares des (très) grandes villes ont parfois un guichet de réservation pour les touristes étrangers. Pour bénéficier d'une place sur le quota touriste, vous devrez impérativement montrer votre passeport. Inutile de faire la queue si vous n'avez pas compléter votre formulaire. Pour l'obtenir, remontez la file et demandez-le au guichet, puis faites la queue.
Vous pouvez réserver par internet sur le site www.indianrail.gov.in. La procédure est longue et complexe, mais pas insurmontable. Il vous faudra créer un compte avec identifiant et mot de passe. En tant qu'étranger, ce compte sera validé manuellement après avoir fourni une copie scannée de votre passeport. Comptez au moins 48 heures avant de pouvoir effectuer une réservation. Comme pour une réservation au guichet, ayez toutes les informations concernant le train sous la main. Vous devrez également choisir le quota sous lequel vous voyagez : choisissez General. Si vous souhaitez réserver plusieurs billets, vous devrez répéter l'opération à chaque fois, car il n'est pas possible d'effectuer plusieurs commandes en une fois. Cela peut provoquer des problèmes de paiement en cas de multiplication d'achats, la transaction pouvant être refusée par la banque. Mieux vaut effectuer une réservation par jour. N'oubliez pas d'imprimer votre billet.
Si vous passez par une agence , vous ne vous occuperez de rien, mais vous payerez un peu plus cher. L'opération prend en général une heure, car l'agence se charge d'aller retirer votre billet à la gare si elle ne peut effectuer la réservation par Internet.
Bon à savoir
Waiting list  : Indian Railways pratique le surbooking. De nombreuses annulations interviennent à quelques jours ou quelques heures du départ. Il vous est possible de réserver un billet en vous plaçant sur la liste d'attente ( waiting list ). Jusqu'à la 25 e place, vous prenez peu de risques, sauf sur le train de nuit Jodhpur-Jaisalmer, où il n'y a qu'un wagon ouvert à la réservation. Vous pouvez vérifier le statut de votre réservation en vous rendant sur le site d'Indian Railways www.indianrail.gov.in. Choisissez l'onglet PNR Status et rentrez la référence de votre réservation. Vous êtes sûrs d'avoir une place à bord à partir du moment où vous passez sous le statut RAC (Reservation Against Cancellation). La liste définitive du statut de réservation est arrêtée deux heures avant le départ du train de la gare initiale. Elle est affichée en gare. Si vous êtes en RAC, contactez le contrôleur qui vous assignera une place. Si vous avez une place confirmée, rejoignez le wagon et le numéro de place obtenu. Si vous n'avez pas obtenu de place, vous pourrez vous faire rembourser au guichet de la gare avant le départ du train.
Les billets tatkal  : si vous n'avez pas pu réserver un train à temps ou que la liste d'attente s'avère trop longue, rien n'est perdu. Vous pouvez réserver un billet tatkal , la veille du départ du train (attention de vérifier l'heure de départ de la gare initiale). Indian Railways conserve un quota de places mises en vente au dernier moment. Les prix sont évidemment beaucoup plus élevés que pour un billet normal. Vous devez vous rendre en gare, au guichet tatkal , qui ouvre à 10h.
L'IndRail Pass  : Indian Railways met à la disposition des voyageurs étrangers un forfait qui permet de prendre le train à volonté sur une période donnée. La durée de validité du forfait va de 24 heures à 3 mois. Le prix varie en fonction de la classe choisie et vous n'avez aucun supplément à payer au moment de votre réservation. Pour 24 heures, les tarifs vont de 19 $ à 95 $ et pour 3 mois de 235 $ à 1 060 $. Autant dire que ce n'est guère avantageux, sauf si vous comptez passer beaucoup de temps dans les trains. Le pass ne s'obtient que dans certaines gares, dont vous trouverez la liste sur le site de l'Indian Railways en vous rendant dans l'onglet Tourist Info et en cliquant sur le lien IndRail Passes.

Voiture
Selon les statistiques, les routes de l'Inde sont les plus dangereuses du monde. Aussi louer une voiture et tenter de se mêler au chaos du trafic est simplement suicidaire. Sans compter que les Indiens roulent à gauche. Cela étant dit, le meilleur moyen de pouvoir aller où l'on veut est de disposer de sa propre voiture et d'un chauffeur qui connaît les routes, sait lire les panneaux et peut communiquer avec les autochtones. Vous allez à votre propre rythme, sans avoir à vous soucier de retenir vos places, de faire vos réservations et de prévoir vos correspondances. Vous pouvez admirer les paysages et vivre pas mal d'expériences sans éprouver la moindre anxiété (ne regardez pas trop la route quand même). Votre chauffeur vous sera d'une grande aide en vous conseillant sur les usages et les prix. Vous pouvez même vous aventurer dans des coins écartés des sentiers trop foulés, à la découverte du visage souvent caché de l'Inde véritable. Et le luxe de se faire conduire à travers le pays est ridiculement bon marché, comparé aux standards européens. Attention, il n'est pas conseillé de parcourir de trop longues distances dans une journée, pas plus de 3 à 4 heures par jour de voiture en général, même si la tentation est grande car les distances sont grandes. Où que vous alliez, ne voyagez jamais de nuit.
Quel genre de voiture ? Vous aurez à choisir le type de véhicule selon vos besoins : Indica ou Swift, qui sont de petites voitures de type 205 ; l'Indigo plus familiale comparable à une 306 ; Grand Vitara ou la Safari qui sont des SUV. Les charmantes Ambassadors qui naguère sillonnaient les routes ont été retirées de la circulation, au moins pour les longs trajets. Vous n'en verrez plus qu'à Delhi ou Jaipur, où ces voitures sorties d'un autre âge font encore parfois office de taxi de luxe.
Demander son chemin...  Il est préférable de formuler une question précise et à laquelle la réponse ne peut pas être « oui » ou « non », les Indiens ayant tendance à dire automatiquement oui, par politesse ou par timidité devant votre accent qu'ils ne comprennent pas. N'hésitez pas à interroger plusieurs personnes, elles seront généralement ravies de vous rendre service, et si les réponses convergent, vous pouvez être certains d'être dans la bonne direction !
... et comprendre la réponse . Contrairement aux Occidentaux, les Indiens secouent la tête de droite à gauche pour répondre d'une façon positive. Ce mouvement signifie « Je vous ai compris », mais pas forcément « Je suis d'accord avec vous ». C'est un peu déconcertant au départ, mais la grâce avec laquelle ils font ce geste, et le sourire qui l'accompagne la plupart du temps, vous le rendra vite familier et compréhensible.
Combien cela va-t-il coûter ? Les prix sont très variables. Il faut compter généralement 10 Rs du kilomètre pour l'essence, le chauffeur, la voiture et les taxes ou 2 000 Rs à 2 500 Rs par jour avec un maximum de 250 kilomètres dans la journée. Attendez-vous à payer plus si la voiture est plus grande ou si elle est climatisée. Vous pourrez négocier le prix à la baisse si vous utilisez les services de votre chauffeur sur plusieurs jours. Les prix pratiqués par les agences de voyages incluent tous les éléments tels que le carburant, les taxes de route, le stationnement, etc. Si vous effectuez un trajet à sens unique, vous devrez payer le trajet de retour (le plus direct, cela s'entend). Il est d'usage de donner un pourboire conséquent au conducteur à la fin du voyage. Comptez 1 000 Rs par jour si la prestation est satisfaisante. Les chauffeurs sont en général assez fiers de leur dextérité au volant et ils n'hésiteront pas à vous le montrer. Aussi, à moins de risquer de manquer votre vol, n'hésitez pas à lui demander de ralentir ! Adressez-vous à un loueur recommandé par un tour-opérateur ou à l'agence de location de votre hôtel, et vous aurez de fortes chances d'avoir à payer le maximum mais le véhicule et la qualité du service seront probablement au top. Une autre façon de faire les choses, c'est d'aborder un chauffeur dans la rue, négocier une excellente affaire, et passer le reste de ses vacances à le regarder changer les pneus. C'est toujours une bonne idée de commencer par contacter le Conseil municipal de développement du tourisme, quel que soit l'état où vous désirez louer la voiture. Leurs prix étant raisonnables et fixes, la bataille du marchandage vous sera épargnée. Les agences de voyages peuvent également vous aider à trouver un loueur, mais vous aurez à leur verser une commission.
Que négocier ? Avant de claquer la portière de la voiture et de vous mettre en route, assurez-vous de ce qu'inclut et ce que n'inclut pas votre contrat auprès de votre agent. Après, il sera trop tard... Dans un premier temps, définissez le type de véhicule : petite ou grande voiture, climatisation ou non. Habituellement, le contrat comprend l'essence à hauteur de 250 km par jour, le chauffeur, son hébergement et ses repas, les péages et les taxes. Vérifiez que la voiture est destinée à transporter les touristes et qu'elle dispose d'un permis pour toute l'Inde, sauf à ne pas sortir de l'État. Ces voitures sont blanches et possèdent une plaque d'immatriculation jaune. Exigez que votre chauffeur parle un bon anglais, au risque d'incompréhensions de nature à ternir votre expérience. Certains agents de voyage peuvent fournir un chauffeur-guide parlant français. Pensez à demander si le stationnement est compris dans le prix et si l'agence dispose d'un contrat d'assistance en cas de panne. Qui a envie de rester bloqué 2 jours en rase campagne le temps que la voiture soit réparée ? Enfin, vérifiez l'état des pneus et celui de la roue de secours, afin de partir l'esprit vraiment tranquille.


Sur la route

Si Jack Kerouac avait pu écrire son fameux roman au pays de Gandhi, nul doute que son récit aurait émaillé d'anecdotes parfois dramatiques, souvent cocasses, toujours mémorables. Voyager par la route en Inde relève de l'exploit ou du masochisme, voire des deux à la fois. Les prétendues National Highways se limitent le plus souvent à une route à double voie, cabossée, où l'on ne compte plus les nids de poules, particulièrement « pondeuses » sous ces tropiques. Y circulent camions, bus, voitures et motos, au mépris de toutes les règles de la prévention routière, à grand renfort de klaxon et d'appels de phare, jusque-là rien de très original. Y trottinent également en toute insouciance chèvres égarées, buffles en vadrouille, cochons sauvages, chiens errants et parfois, comble de chance pour le photographe en pénitence dans un bus surchargé, troupeaux de chameaux ou pachydermes au pas lent. Les autochtones s'y soulagent sans pudeur aucune et parfois y font un brin de causette, accroupis sur la chaussée. La vitesse moyenne des véhicules frôle les 50 km/h et la bienséance veut qu'une voiture complètement dépourvue de ceinture de sécurité s'écarte – au dernier moment – devant plus gros qu'elle, c'est-à-dire un bus par exemple. Lesdits bus percutant frontalement et régulièrement des camions de marchandise car aucun des conducteurs en train de doubler n'a consenti à se rabattre dans sa file. En Inde aussi les chauffards ont leur fierté. La nuit, les dangers sont multipliés disons par deux et ses multiples : l'éclairage public n'existe pas et on hésite à changer un phare défectueux. Les essuie-glaces sont un luxe que peu daignent s'offrir même en pleine mousson. En revanche, si la corne de brume qui leur sert d'avertisseur sonore fonctionne, tout roule... La route tue plus de 150 personnes par jour en Inde, un record mondial si l'on considère le faible nombre d'automobiles par rapport au nombre d'habitants. Au Rajasthan, vous aurez la possibilité de louer une jeep, rassurante et pratique pour sillonner les routes de montagne. Les voitures climatisées sont plus chères mais pourtant recommandées car il fait souvent chaud en Inde.

Taxi
Taxi . Les chauffeurs de taxi refusent systématiquement de mettre leur compteur ( meter ). Vous devrez donc négocier le prix avant de monter. Comptez environ 15 Rs par kilomètre. Les taxis ne sont en fait disponibles que dans les grandes villes et le plus souvent vous aurez donc affaire à des rickshaws (véhicule à trois roues). Ils attendent en général à proximité des hôtels de luxe ou des gares et des aéroports. Il est quasiment impossible de héler un taxi dans la rue.
Uber . Le service est disponible dans les grandes villes, dont Delhi, Jaipur, Jodhpur et Udaipur. Une autre application, indienne, Ola, existe et pratique les mêmes tarifs à bas prix, au moins 20 % de moins que pour les autres taxis. Le service est disponible dans les villes de Jaipur, Udaipur, Ajmer, Bikaner, Jodhpur, Kota, Agra et Delhi. Dans tous les cas, vous devrez posséder une carte SIM indienne afin de pouvoir vous servir de ces applications.
Rickshaws . Vous remarquerez de loin les auto-rickshaws grâce à leur carrosserie jaune, verte, noire ou bleue selon les villes et à leurs pétarades caractéristiques. Prévoyez en général 30 Rs pour 2 km, mais les tarifs fluctuent d'une ville à l'autre et le rapport prix/distance évolue considérablement en fonction du trajet. Plus il est court, plus c'est cher. Beaucoup de conducteurs d'auto-rickshaws essayeront de vous mener dans les hôtels ou dans les boutiques qui leur versent des commissions. Ils vous diront souvent que votre guesthouse n'existe plus ou bien qu'elle est complète. C'est systématiquement faux. C'est malheureux à dire, mais ne croyez jamais un conducteur d'auto-rickshaw. D'autre part, ne laissez jamais le conducteur embarquer l'un de ses amis, ça n'est jamais très bon signe. Les vélos-rickshaws sont beaucoup plus discrets et écologiques, meilleur marché, et en général leurs courageux conducteurs sont bien plus honnêtes.
Jeep-taxi . C'est un moyen de transport très couramment utilisé dans les régions où le réseau ferroviaire est peu ou pas développé, et pour se rendre là où les bus ne vont pas. C'est plus cher que le bus (20 % de plus en moyenne), mais plus pratique et plus rapide. Le système fonctionne comme un taxi partagé. Si vous n'avez pas envie de vous retrouver coincé entre 4 sacs de riz, douze Indiens et vos bagages sur vos genoux, vous pouvez privatiser une jeep. Mais le prix peut s'avérer élevé.


RADIO TAXI
✆ +91 141 51 15 100
www.metrocabs.in
booking@driverscab.com

Transferts aéroport ou gare (aller et/ou retour), City Tour, etc. Une solution sûre et économique.

Deux-roues
Moto . Peu de gens emportent leur propre moto pour visiter l'Inde, mais nombreux sont ceux qui s'en procurent une sur place pour voyager plus librement. Cela dit, mieux vaut être un motard expérimenté car conduire en Inde relève de l'inconscience. Si vous êtes prudent, la moto reste une bonne option pour découvrir des coins inexplorés et s'éloigner des circuits touristiques. Pour une 350 cm³ d'occasion, comptez entre 18 000 et 40 000 Rs, contre 50 000 Rs en moyenne pour une 500 cm³. Il est également possible de louer de grosses cylindrées, de type Royal Enfield. Il existe certaines agences spécialisées, notamment dans les grandes villes. Certaines agences de voyage organisent des circuits à moto. Vous bénéficiez d'un guide, d'une assistance mécanique et vos bagages seront transportés en voiture séparée. Cela peut être un moyen intéressant et plus sûr de découvrir le Rajasthan, que de partir seul à l'aventure. Le fléchage est quasiment inexistant et principalement en hindi. Vous aurez également beaucoup de mal à échanger avec les populations dans les coins reculés si vous ne parlez pas un mot d'hindi. Or, le plaisir de la moto est aussi de s'écarter des sentiers battus.
Scooter . Le scooter peut être une expérience intéressante pour découvrir les villes et leurs environs si vous êtes expérimenté et attentif. La circulation est dense et tout le monde roule dans tous les sens. Nous vous déconseillons fortement de tenter une première expérience en deux-roues en Inde. Quoi qu'il en soit, soyez vigilant et ayez l'œil ! Il est assez facile de s'en procurer. Demandez à votre hôtel. Pensez à vérifier auprès de votre assureur que les risques liés aux deux-roues sont bien pris en charge. Il faut compter entre 350 Rs et 500 Rs par jour, l'essence étant à vos frais.
Vélo . Le vélo s'avère très agréable dans les petites villes et les zones rurales, où il remplace les rickshaws, mais presque suicidaire dans les grandes villes où l'on conduit « au klaxon ». Vous pourrez en louer dans les hôtels, dans les petites boutiques des quartiers touristiques et, en général, dans la plupart des endroits touristiques (de 50 Rs à 100 Rs la journée). Assurez-vous que le vélo est dans un état correct et qu'il est muni d'un cadenas. Vérifiez également l'état des freins.
DÉCOUVERTE


DÉCOUVERTE - Vue sur le Fort d'Amber.
© f9photos

Le Rajasthan en 35 mots-clés


PUSHKAR - Jeune indienne du Rajasthan.
© Bartosz HADYNIAK – iStockphoto

Ahimsa
Ce mot sanskrit, qui signifie « absence de désir de nuire », désigne l'un des fondements de la religion jaïn. Les jaïns tentent d'éviter toute violence, en pensée, en paroles et en actes. L’ ahimsa implique de ne faire de mal à aucune créature vivante (même au plus petit des insectes). Ce concept a inspiré celui de la résistance non violente de Gandhi.
Ajrak
Tissus aux motifs géométriques imprimés à la main généralement de couleur indigo. Le mot serait d’origine arabe du terme azrac qui se traduit par « bleu ».
Ambassador
Pour les puristes, il s’agit de la Morris Oxford 1954. Pour les autres, c’est la voiture indienne mythique. Sa production s'est arrêtée en 2014.
Bandhani
Technique de teinture artisanale sur étoffe appelée aussi tie and dye . Les tissus sont noués à la main avec du fil de coton puis plongés dans un bain de couleur.
Baori
Grands puits ou réservoirs. On accède à l’eau en descendant une multitude de marches sur plusieurs niveaux. Ces emmarchements servaient autrefois de lieux de rencontre sociale et de cérémonies religieuses car ils étaient souvent associés à des temples.
Bazaar
C'est le mot le plus courant en Inde pour désigner un marché. Ces étals voisins les uns des autres vendent tous types de marchandises (tissus, nourriture, objets de culte, fruits et légumes, bijoux, vêtements…) et de services. Les bazars sont les meilleurs endroits pour obtenir des prix intéressants, la règle étant le marchandage. Un lieu de vie, de mélange culturel et de rencontres.
Chai
Un chai est beaucoup plus que du thé, c’est LA boisson nationale ! Impossible de ne pas y goûter, on vous en proposera partout. Chez l'habitant, dans les échoppes, dans la rue, dans les gares et dans les trains… D'ailleurs, vous apprendrez rapidement à reconnaître la voix nasillarde du vendeur qui scande des « châaaï, châaï ! » pendant les trajets en train. Il s'agit de thé avec du lait, beaucoup de sucre, du gingembre et parfois des épices ( masala chai ), et qui se boit très chaud. Si vous souhaitez du thé nature (sans lait), vous devrez le spécifier en demandant un black tea .
Charpoy
Lit indien formé d’un cadre en bois et d’un sommier en cordes tressées. Il est souvent placé devant les maisons ou dans la cour, afin de profiter de la fraîcheur nocturne lors des chaudes soirées d'été.
Chhatri
Structure architecturale à 4 piliers (ou plus) surmontée d’un dôme en forme de parapluie. Le chhatri surmonte souvent les structures des palais et forts de l'époque moghole ou constitue un édifice à lui seul dans le cas des cénotaphes.
Dharma
Concept de la philosophie hindoue dont la racine dhru signifie « porter, soutenir ». Le terme signifie « ce qui constitue notre vraie nature ». Le dharma est un moyen, un instrument ou une ligne de vie qui empêche l’homme de tomber et lui permet de s’élever spirituellement. C’est à la fois un mode de vie spirituel et un ensemble de principes à suivre. L’hindouisme décrit le dharma comme les lois naturelles universelles qui, si on les observe, permettent d'atteindre le bonheur et de ne pas souffrir. Les hindous considèrent le dharma comme étant le fondement de la vie. Ce code de conduite implique un comportement de non-violence, d’égalité, de paix, d’absence d’agression et d’envie.
Dhoti
Tenue traditionnelle d’homme, composée d’un large tissu blanc serré autour de la taille. Au Rajasthan, l'étoffe est plus longue, car les hommes, par un savant jeu de pliage, en font un pantalon.
Éléphant
L’ hathi est un animal symbolique et sacré en Inde. Signe de richesse et de puissance, il était autrefois de toutes les processions royales. Les maharajas l’utilisaient pour la chasse au tigre. A présent, il promène et « bénit » les touristes près des temples et des forts.
Haveli
Anciennes demeures de riches marchands ou de princes rajputs, dont les façades et les salles intérieures sont peintes a fresco , d’images de dieux, déesses, animaux, scènes de la colonisation britannique et d’histoires de vie des seigneurs locaux. Souvent à but éducatif dans une région qui comptait un fort taux d’illettrisme, les fresques représentaient aussi des objets occidentaux tels que le train, la voiture, l’avion… Une grande partie des havelis se trouve dans la région du Shekhawati, certaines ont été restaurées et transformées en hôtels.
Jali
Fenêtres murales en pierre ou en bois, aux motifs sculptés, qui laissent passer peu de lumière mais beaucoup de courants d’air. Ces écrans permettent aussi de voir sans être vu.
Jharokha
Typique de l’architecture rajasthanie médiévale, ce petit balcon permettait aux femmes de voir sans être vues mais pouvait occasionnellement servir aussi à un espion, voire à un archer. Le terme désigne aussi une sorte d'alcôve avec banquette dans les chambres des hôtels de luxe.
Jauhar
Suicide collectif de femmes de guerriers rajputs suite à une défaite militaire. Le plus tristement célèbre aurait conduit plus de 13 000 femmes à se jeter dans les flammes de la place centrale du fort de Chittorgarh en 1535.
Karma
Dogme primordial de la religion hindouiste. Il désigne tout à la fois les causes et les conséquences des vies antérieures et futures. Améliorer son karma est le moyen pour chaque hindou d’atteindre la fin du cycle, la moksha .
Mahâbhârata
Ce poème épique, de 10 000 vers, retrace la grande guerre des Bharata et décrit le combat entre les cinq fils Pandava et leurs cousins les Kaurava, lesquels leur ont confisqué leur royaume. A la fin de la bataille sanglante qui s’ensuit, ne survivent que les cinq frères qui retrouvent leur bien. Au milieu du récit viennent s’ajouter des digressions sur la vie spirituelle. Au Livre VI, le dialogue entre Arjuna et son cocher Krishna – le premier hésite à combattre tandis que le second lui conseille d’agir selon son karma –, est l’une de ces célèbres digressions, plus connue sous le nom de Bhagavad-Gita , le « Chant du bienheureux ».
Maharaja
Littéralement « grand roi ». La grande reine, la femme du maharaja est désignée comme « maharani ». « Maharana » est le titre suprême. Seul le souverain d’Udaipur, le « soleil des hindous », arbore cet honneur.
Mehendi
Tatouage au henné appliqué à l’aide d’un pinceau ou d’une poche à douille sur la paume des mains et sur les pieds des femmes. Le mehendi est notamment arboré lors des mariages.
Moksha
Libération finale de l'âme et fin du cycle des réincarnations.
Namaste
Autrement dit : « Bonjour ! » : nama signifie « salut », as signifie « je », et te signifie « vous ». Dans certains endroits, les Indiens utilisent namaskar , qui a la même signification.
Nilgaut
Antilope du Rajasthan appelée également en hindi nilgai ou « vache bleue ».
Om
Prononcer « â-ouu-mmm » avec le nez. C’est le son primordial émis par Brahma le Créateur, Vishnu le Sauveur et Shiva le Destructeur. Il n’a aucun commencement ni aucune fin, il est au-delà du présent, du futur et du passé. Il apporte la paix, le bonheur et la puissance et contient toutes les vibrations de l’Univers. C’est le son que le yogi entend dans la méditation. On le retrouve dans la plupart des mantras. Selon certains maîtres et historiens, Om aurait été déformé en Amen au Moyen-Orient. Il a été repris dans certains milieux bouddhistes où il a une signification différente.
Paan
Pâte composée de feuille de bétel, de noix d’arec et de tabac, que les Indiens mâchent à longueur de journée et recrachent un peu partout. Cette mixture posséderait des propriétés psychostimulantes et tonifiantes.
Puja
Prière ou offrande. Elle marque la vie quotidienne des Indiens. Le propriétaire d’une boutique fait sa puja à sa divinité préférée, avant de commencer sa journée, même chose pour les conducteurs de bus ou de taxi qui ont installé un mini-temple à côté de leur volant.
Rajput
« Fils de roi ». Les Rajput sont des guerriers de la caste des Kshatriya. Si leurs origines sont incertaines, leurs talents guerriers ont empêché une conquête complète par les musulmans du nord de l'Inde et de certaines région du Pakistan.
Sadhu
Parfois appelé « baba ». Le sadhu est un ascète errant. Le terme désigne en principe une personne effectuant un sadhana (cheminement spirituel). Les sadhus vivent le plus souvent dans le renoncement. Ils sont alors appelés sanyasin . On les retrouve dans les villes de pèlerinage ou isolés dans des lieux reculés. Beaucoup de prétendus sadhus que vous rencontrerez dans les lieux de pèlerinage ne sont en fait que des mendiants sans préoccupation spirituelle.
Sati
Première épouse de Shiva qui se donna la mort en s'immolant par le feu sur un bûcher. Elle se réincarna sous la forme de Parvati. Le mot désigne aussi la coutume hindoue qui veut que la veuve s’immole sur le bûcher funéraire de son époux. Une coutume officiellement abolie mais qui persiste dans l’Inde profonde.
Swastika
« Signe de prospérité » et, par extension, de tout ce qui apparaît lié à l’harmonie cosmique. Il symbolise le mouvement d’une roue et aussi les cycles micro ou macrocosmiques. On le retrouve partout en Inde, dans les temples, les boutiques, peint sur les véhicules ou même sur les vaches. C’est bien ce signe que reprirent les nazis pour symboliser leurs vues sur l’harmonie… Ce pillage culturel doublé d’un détournement de symbole est perçu comme une cruelle insulte par les hindous.
Thakur
Chef rajput, seigneur d’un ou plusieurs villages. Dans certains États princiers, le thakur peut correspondre à un titre de noblesse.
Tika
Point rouge que les hindouistes appliquent sur leur front à l’aide d’une poudre vermillon ( sindoor ) ou jaunâtre ( vibhuti ). Apprenez à reconnaître les signes sur les fronts indiens que vous croisez dans les temples : trois barres horizontales indiquent que le fidèle est shivaïte, trois barres verticales qu’il est vishnuïte. Enfin, à l’origine, seules les femmes mariées portaient le bindi (petit rond de couleur au milieu du front) mais cet usage est de plus en plus répandu chez les jeunes femmes qui accordent ce rond autocollant avec la couleur de leur sari.
Tirthankara
Prophètes jaïns au nombre de 24, fondateurs du jaïnisme. Leur état d'omniscience ( kevala jnana ) leur a permis d'enseigner à leurs disciples la voie de l'illumination.
Vaches
Symbolisant la Mère, c'est un animal sacré en Inde. Elle a sa place partout. Les vaches que vous verrez dans les rues des grandes villes appartiennent souvent à un propriétaire qui s’en occupe avec dévotion. Les plus chétives survivent grâce à la générosité des passants. Il n’est pas rare de voir des hindous se prosterner devant une vache et lui offrir de la nourriture. Le dieu Krishna est le protecteur des vaches. C’est dire si l’animal doit être respecté. Même ses excréments ( Go bar ) sont considérés comme des sources de bénédictions. Dans les villages, vous remarquerez des bouses de vaches séchant sur les murs. Elles serviront de combustibles. Certains pieux hindous consomment même l'urine de vache, dont les vertus seraient immunisantes.
Zenana
Zone d'un palais ou d'une maison réservée aux femmes. Les hommes ont eux aussi leur partie privée, c’est le mardana .


Faire / Ne pas faire

Pour ne pas choquer, vexer, offenser, il est important de connaître certaines règles de savoir-vivre indien. Accumulations de détails, les différences interculturelles sont nombreuses, et même si les Indiens font preuve de tolérance à l’égard des étrangers, il est bon que le visiteur se familiarise avec les coutumes locales. Si vous êtes dans le doute, faites preuve d'observation ou demandez autour de vous.
Faire
Toujours manger avec la main droite. Si la tradition se perd dans les grandes villes où les gens utilisent des couverts, ce n'est pas le cas dans les villages reculés. Cela nécessite un peu de pratique. Règle n° 1 : utiliser la main droite seulement. En Inde, comme en Orient, la main gauche, impure, sert à s’essuyer, à se nettoyer les pieds, à mettre et enlever ses chaussures… Tandis que la main droite sert à manger, à serrer la main ou encore à tendre de l'argent. Brahmanes et habitants du Sud sont le plus à cheval sur cette règle. Bien sûr, vous pouvez tenir une tasse ou un ustensile avec votre main gauche, mais vous ne devez pas manger ou vous essuyer la bouche avec elle et ne tendre aucun aliment à quelqu’un.
Enlever ses chaussures avant d'entrer dans un temple, une mosquée, un monastère, une maison et même une boutique. Il est recommandé de porter des chaussures faciles à enfiler et à enlever (tongs) et qui ne tentent pas les voleurs (pas de marques connues). Dans les lieux de culte les chaussettes sont autorisées et en été elles protégeront vos pieds du sol en pierre brûlant. Vous trouverez souvent une consigne à l'entrée des sanctuaires où déposer vos chaussures. Pour les récupérer vous devrez souvent donner quelques roupies au gardien.
Déposer tout article en cuir (sac, chaussures, ceintures...) à l'entrée d'un temple jaïn.
Faire le tour d'un stupa ou de tout autre monument bouddhique dans le sens des aiguilles d'une montre. Suivez la foule et vous ne vous tromperez pas.
S'habiller décemment , se couvrir. Les Indiens sont prudes et leur culture veut que l'on couvre son corps. Les femmes (à l'exception de celles qui s'habillent « à l'occidentale ») se couvrent les épaules, montrer ses aisselles est un geste indécent. Ne pas être assez couvert suggère que vous êtes trop pauvre pour vous vêtir et vous serez rapidement mal jugé, car il est honteux d'exhiber son corps. Les vêtements trop moulants sont aussi mal perçus. Plus vous cachez vos formes, mieux c'est. Short et jupes courtes sont considérés comme une offense.
Porter de préférence une tenue locale. Pour les femmes, une tenue pendjabi (ou salwar kameez ), un ensemble constitué d'un pantalon large, d'une tunique et d'une écharpe pudiquement drapée sur la poitrine. Les hommes aussi doivent éviter le short (considéré comme un signe de basse caste dans certains villages). Ces règles sont impératives dans les lieux de culte.
Rester calme en toutes circonstances. C'est la règle d'or en Inde. Et cela s'apprend vous verrez. Notamment quand vous serez confronté à la bureaucratie, aux files d'attentes interminables, aux bousculades... Ici, les horaires sont rarement respectés, mais cela ne choque personne à part les touristes étrangers. Il est inutile de s'énerver, au contraire il faut prendre son mal en patience et adopter la zen attitude.
Accepter la curiosité à votre égard. Ne soyez pas étonné si les gens veulent tout savoir à votre sujet ; tenez compte des différences culturelles et soyez sensibles à l'intérêt qu'ils vous portent, c'est important pour eux de rencontrer des Occidentaux. Ces conversations sont de vrais échanges de politesse qui leur permettent de se placer socialement. Famille, travail et argent ne sont pas des sujets personnels en Inde, il est donc normal d'en parler avec des inconnus. On vous demandera fréquemment votre âge, si vous êtes mariés ou si vous avez des enfants. Poser les mêmes questions en retour : être curieux n'est pas mal, au contraire !
Ne pas juger sans comprendre. Les Indiens aiment débattre sur tous les sujets et plus ils sont éduqués, plus ils provoqueront d'interminables débats ! Concernant certains sujets sensibles (l'amour, le sexe, la religion, la politique et le système des castes) soyez subtils et ne vous braquez pas. N'oubliez pas que tout est une question de culture. Patriotiques, les Indiens défendront leur position bec et ongle. Une critique peut passer, mais évitez les grossièretés et les insultes.
Poser une même question plusieurs fois pour être sûr de la réponse. Par politesse, votre interlocuteur répondra toujours, même s'il ignore la réponse. C'est toujours mieux que d'avouer qu'il ne sait pas. Cela vous arrivera fréquemment, notamment quand vous demanderez votre chemin. Pensez à poser une question dont la réponse est autre que oui ou non, car vous allez toujours comprendre « oui » (les Indiens font le même signe de tête pour oui et non).
Accepter de se faire prendre en photo par les touristes indiens. Pendant votre séjour nombreux seront les Indiens qui voudront vous photographier ou que vous-même les preniez en photo. Ne cherchez pas à comprendre pour quelle raison. Vous avez des chances que votre portrait figure dans l'album de famille ou trône dans leur salon pendant les soixante années à venir ! Rien ne vous oblige à en faire de même avec les photos que vous aurez prises d'eux.
Ne pas faire
Ne pas poser les lèvres sur un objet destiné à plusieurs personnes (bouteille, verre, tasse…). En buvant, ne touchez pas l'objet (tasse, verre, bouteille) et versez le contenu dans votre bouche en gardant une distance. Cela nécessite un peu de pratique, surtout dans un train ou dans un bus ! Ou sinon ayez votre propre bouteille d’eau.
Ne jamais lever votre assiette (ou bol) au-dessus du plat ou de la marmite de votre hôte lorsqu'il ou elle vous sert. Cela signifierait que vous vous estimez supérieur.
Ne pas remercier systématiquement comme il est de coutume de le faire en Occident. Cela montre un étonnement de votre part quand au fait que l’on puisse vous servir ou vous rendre un service, et peut être vexant.
Ne pas photographier quand on vous le demande. Certaines divinités sont protégées et ne peuvent être prises en photo. Respecter les règles. Ne jamais prendre de photos d'obsèques ou de crémations. Ne pas photographier dans les aéroports ou les zones militaires. C'est normalement explicitement indiqué et mieux vaut ne pas enfreindre cette règle si l'on veut éviter les ennuis ou se faire confisquer son matériel. Généralement il faut un permis/une autorisation pour prendre des photos dans les monuments. Quoiqu'il arrive, ne laissez jamais votre appareil en dépôt, conservez le toujours avec vous.
Ne pas embrasser ou enlacer quelqu'un en public. Ces gestes sont considérés comme sexuels, alors, soyez respectueux ! Dans les villages les plus éloignés, il est recommandé aux couples de ne pas se tenir par la main, ni de ne montrer aucun signe physique d’affection. Vous verrez pourtant des hommes se tenir la main, mais c'est là un signe d'affection fraternelle.
Ne donnez pas d'argent, surtout aux enfants. Les mendiants sont nombreux en Inde, parce qu'il n'y a aucun système d’aide sociale. Mendier est donc pour certains l'unique façon de survivre. Mais pour d'autres, il est plus facile de quémander que de travailler ; et dans leur ligne de mire : les touristes. Soyez donc ferme et ne vous laissez pas berner, car beaucoup travaillent pour le compte de quelqu'un, d'une « autorité supérieure » qui récupère l’argent récolté. Mieux vaut verser un don à une association locale ou lors de votre retour à la maison.
Ne pas donner de nourriture aux femmes qui mendient avec leur bébé. Ces dernières vous demanderont d'acheter le lait pour leur enfant, au prix fort, pour finalement le revendre et empocher de l'argent. Ce système mafieux est très répandu. Il est préférable de donner de la nourriture aux enfants plutôt que des roupies.

Survol du Rajasthan


Survol du Rajasthan - Le Rajasthan touristique
© Petit Futé

Géographie
Le Rajasthan couvre une surface de 342 239 km², c'est le plus grand État indien. Il est délimité au nord-ouest par la Pakistan, au nord-est par l'État du Penjab et celui de l'Haryana, à l'est par l'Uttar Pradesh, au sud-ouest par la Gujarat et au sud-est par le Madhya Pradesh. Le Rajasthan est formé de trois parties distinctes.
Au nord et nord-ouest, les plaines semi-arides s’étendent du Shekhawati au Godawar. Le désert de Thar, environ 200 000 km², est une frontière naturelle avec le Pakistan et l’État de l’Uttar Pradesh. Cette zone n’est favorable ni à l’agriculture ni à l’élevage. La pluviosité moyenne annuelle se situe autour de 300 mm, moins de 100 mm pour les régions les plus sèches. Pour remédier à ce manque d’eau, le projet pharaonique du canal d’irrigation Indira Gandhi, débuté en 1958, traverse 7 districts du Rajasthan. Le canal démarre dans l'État du Pendjab et est alimenté par les eaux venues de l'Himalaya. Il termine sa course 645 kilomètres plus loin dans le désert du Thar, aux portes de Jaisalmer.
Au sud-est et à l’est , les plateaux du Malwa. Une partie des sols est composée de terre volcanique fertile. Cette zone humide et très riche, permet la culture du coton, du blé ou du millet. L’autre partie du sud-est est constituée de grandes étendues aux sols rouges, des latérites riches en hydroxydes de fer, mais pauvres en éléments nutritifs fertilisants. Bien que la végétation y soit abondante, les potentialités agricoles sont limitées. La vallée de la rivière Chambal et les monts Vindhya, frontaliers avec les États du Gujarat et du Madhya Pradesh, sont bordés de ravins profonds et inhospitaliers.
Séparant ces deux zones distinctes, les monts Aravalli. Cette longue chaîne de montagnes moyennes, composées de roches imperméables telles que le schiste ou le granit est l’une des plus anciennes formations géologiques terrestres. À sa base, des étendues constituées de steppes à épineux, de brousses et des massifs sablonneux. L'agriculture y est peu présente, et seuls quelques cultivateurs bornés y font pousser du millet en été et du blé en hiver. Des éleveurs nomades y font paître leurs chèvres.

Climat
Au Rajasthan . La meilleure période pour se rendre au Rajasthan est assurément l’hiver, de novembre à février. Les journées sont généralement ensoleillées, les températures oscillent entre 22 et 28 °C pour les zones les plus chaudes, et entre 14 et 8 °C pour les plus froides. L’été est brûlant. Il n’est pas rare d’atteindre les 48 à 50 °C à l’ombre plusieurs jours durant, notamment dans le désert du Thar. La moyenne se situe tout de même bien au-delà des 35 °C. La saison des pluies, la mousson, arrive pendant les mois de juillet à septembre. En moyenne, il tombe 200 mm d’eau par mois à Jaipur, 550 mm à Kota et 60 mm à Jaisalmer. La mousson est une période très attendue qui se fête avec allégresse dans de nombreux villages.
À Delhi . Entre décembre et début février, un épais brouillard enveloppe une partie du nord de l’Inde. Alors, si au moment de prendre la route, vous constatez que la visibilité est mauvaise, redoublez de prudence et vérifiez auprès de votre chauffeur que votre véhicule est bien équipé de phares. En fonction des conditions météorologiques, attendez que le brouillard se lève et reportez votre départ… même si l’agence de voyage tente de vous en dissuader. À Delhi, le brouillard est souvent la cause de retards ou d'annulations de vols ; la plupart des compagnies ont donc un numéro spécial pour tenir les passagers informés des changements d’horaires. Les températures sont froides en hiver et peuvent frôler 0 °C la nuit. À compter du mois de mars, le thermomètre remonte progressivement pour atteindre des températures difficiles à supporter en mai et juin (jusqu'à 45 °C !). La mousson arrive fin juin, début juillet et se poursuit jusqu'en août. Il fait ensuite chaud et humide. À compter d'octobre, le climat s'assèche et les températures redescendent.

Environnement – écologie
Avec une population de plus d’un milliard deux cents millions d’habitants et une industrialisation en constant et rapide développement, l'Inde doit faire face à une sérieuse dégradation de son environnement. Pratiquement toutes ses ressources naturelles sont exploitées jusqu’à leurs dernières limites et le Rajasthan ne fait pas exception. Ce n’est que très récemment que le gouvernement et la population ont pris conscience des dommages écologiques infligés au pays et à ses habitants, à long et court terme. Des efforts ont été entrepris pour inverser la tendance, mais il reste beaucoup à faire.
Pollution. Le Rajasthan, malgré son aspect rural, n'est pas épargné par la pollution. Les gaz d’échappement des véhicules sont la cause principale de la pollution de l’air, à laquelle ils contribuent à 57 %, les industries étant responsables de 20 %. Delhi est la quatrième ville la plus polluée au monde. La capitale a d'ailleurs mis en place une phase test de circulation alternée en janvier 2016, qui a été plutôt bien accueillie par la population. Le nord de l'État pratique également le brûlis au début de l'hiver, ce qui occasionne de nombreux pics de pollution et l'air peut vite devenir irrespirable. Au sud-est, à Kota, c'est l'industrie qui est essentiellement en cause. Un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé publié en 2016 place Jodhpur comme la ville la plus polluée du Rajasthan, au 30 e rang national. Figurent aussi parmi ce classement des 100 villes les plus polluées de l'Inde, Jaipur, Kota et Udaipur.
L’Inde figure parmi les signataires de la convention internationale visant à freiner la pollution. Il en résulte que les véhicules diesel, ainsi que ceux datant de plus de quinze ans, doivent être éliminés progressivement. Par ailleurs, les contrôles des émissions de gaz sont obligatoires pour tous les véhicules, privés ou publics. Des mesures techniques drastiques ont été imposées afin de réguler le niveau de pollution aux abords des complexes industriels. Des dispositions légales, sous le nom d’ « Air Act » (pollution, prévention et contrôle), ont également été prises pour permettre la poursuite en justice des industries polluantes. Le Comité de contrôle de la pollution du Rajasthan a lancé en juin 2016 l'application RajVayu partageant l'indice de qualité de l'air pour les villes de Jaipur, Jodhpur et Udaipur. Cet indice prend en compte 8 polluants présents dans l'air dont les particules fines, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone, l'ozone, l'ammoniaque et le plomb.
Santé. Pollution et coût de la santé vont de pair. Tous les types de pollution ont un effet sur l’organisme humain, les degrés de ces effets pouvant être différents. La pollution de l’air (véhicules, activités industrielles et poussière), provoque de nombreux problèmes respiratoires comme asthme, bronchite, cancer des poumons, attaques... Le Global Burden of Disease (Charge Globale des Maladies), un consortium de 2 300 chercheurs de 130 pays, a rassemblé des données permettant d'évaluer à 1,2 million le nombre de décès dus à la pollution de l'air en Inde en 2015. Ce nombre de décès prématurés a été doublé entre 1990 et 2015. En cause, le développement supersonique du pays, qui l'a conduit à doubler sa consommation de charbon et à augmenter sa consommation de pétrole de 60 % en seulement 10 ans. L'impact économique est évalué à 3 % du PIB, soit plus de 63 milliards de dollars ! La prise de conscience est désormais totale. Les journaux sont saturés de gros titres relatant les pics de pollution à Delhi et ailleurs. Dans la capitale, les enfants sont désormais renvoyés à la maison, l'utilisation de la climatisation interdite en cas de pic majeur. Le Gouvernement se trouve quelque peu désarmé face à l'ampleur du désastre et se contente pour le moment de « mesurettes » telle que l'interdiction des feux d'artifice lors de la fête de Diwali.
La pollution par le bruit, provenant de la circulation, des haut-parleurs et de certains secteurs de l’industrie, affecte aussi l’organisme humain. L'État accorde une compensation à ses habitants souffrant de perte auditive par le biais de leurs activités professionnelles depuis 1948. Il a tout de même fallu attendre 1996 pour que le premier cas de compensation soit reconnu. De rares études viennent confirmer l'impact du bruit sur la perte auditive. Une première étude menée en 2011 par le Centre for Science and Environment (Centre pour la Science et l'Environnement) démontrait que Delhi comptait parmi les routes les plus bruyantes d'Inde. Une étude internationale menée en 2018 à l'aide d'une application mobile rassemblant 200 000 personnes de 50 villes démontre à nouveau que Delhi est la ville la plus bruyante au monde. La même étude avance que 64 % de la perte d'audition est directement liée au niveau sonore élevé de l'environnement. Là encore, Delhi se classe en tête quant à la perte d'audition chez les jeunes sujets. Une étude de l'Organisation Mondiale de la Santé de 2007 estimait que 6 % de la population indienne souffrait de surdité. L'OMS fixe à 45 dB le seuil acceptable de bruit dans une ville. A Delhi, des pics sont enregistrés à 106 dB et la moyenne sonore est de 90 dB. Là encore, le gouvernement a tendance à fermer les yeux (voire les oreilles). Des zones « silence » existent dans les villes, mais ne sont pas respectées. Seules 35 amendes ont été distribuées par la police de la circulation pour klaxon intempestif en 2015 à Delhi.
Eau. C’est la plus importante mais peut-être la plus rare des ressources du pays. La quantité des eaux de pluie déversée a été estimée à 4 000 km³ mais seulement 15 % sont récupérées et exploitées. La mousson du sud-ouest est la principale ressource en eau du Rajasthan. En trois mois, elle procure 91 % des précipitations annuelles. Imprévisible, la quantité d'eau déversée varie fortement d'une année à l'autre et suivant les régions. Les nappes phréatiques comptent pour 70 % des ressources disponibles. Elles sont plus ou moins facilement accessibles selon les régions. Il faut parfois creuser des puits à plus de 100 mètres de profondeur, comme aux alentours de Jaisalmer et de Bikaner. D'une manière générale, l'Etat pompe plus d'eau que ce dont il dispose et le niveau moyen des nappes baisse. Le Rajasthan constitue 10 % de la surface du pays mais ne compte qu'1 % des ressources aquifères.
93 % de l’eau disponible va au secteur agricole, alors que l’eau réservée à l’usage domestique n’atteint que 3,73 %.
80 % des rivières permanentes sont polluées par les eaux usées. Les émanations industrielles, les eaux d’épandage des champs cultivés, le déversement de déchets toxiques dans les rivières et d’autres dispositifs d’évacuation des eaux sont responsables de la pollution de l’eau. La population ayant triplé depuis 1950, la demande en eau a été multipliée par deux. L’épuisement des ressources en eau peut faire baisser la récolte de blé du pays de près de 25 %.
La modification du climat, si elle est encore mal quantifiée, entraîne d'ores et déjà des périodes de sécheresse plus fréquentes dans certaines régions, une baisse du nombre de jours de pluie par an et une intensification de la pluviométrie entraînant des inondations. Le Rajasthan n'est pas épargné par ces changements climatiques. Certains niveaux dans les puits des zones désertiques connaissent une baisse de plus de 4 mètres en moyenne quand dans d'autres districts le niveau moyen connaît une élévation de plus de 4 mètres. Toute la difficulté pour le Rajasthan est de pouvoir anticiper la modification des ressources en eaux, afin de pouvoir mettre en place des plans de développement à moyen et long terme.
L'Etat investit dans le désensablement des citernes, la reforestation, afin de stabiliser les dunes de sable, la construction de canaux, la création de bassins de retenue d'eau et des systèmes de récolte des eaux de pluie à petite et grande échelle. Le canal Indira Ghandi, construit en 1958 grâce à des financements de la Banque mondiale, était un premier pas vers une meilleure gestion des eaux. Depuis 2006, les bâtiments gouvernementaux bénéficiant d'une toiture de plus de 300 m² sont tenus d'installer des citernes de collecte d'eaux de pluie. A l'échelle nationale, le gouvernement travaille en étroite collaboration avec Israël pour mettre en place des solutions à la raréfaction de l'eau. Certaines pratiques d’irrigation comme la pulvérisation sont des remèdes possibles. Une disposition légale pour la prévention et le contrôle de la pollution de l’eau est également stipulée dans le Water Act de 1974.
Sols. La dégradation du sol et les changements survenus dans les modes d’exploitation des terres sont les principaux problèmes relatifs aux ressources foncières de l’Inde. Dans les zones urbaines, la pollution de la terre est causée par les dépôts de déchets solides et le dégagement d’émanations. Dans les zones rurales, la pollution s'explique par la pratique des cultures intensives et par l’usage excessif des fertilisants chimiques et d’insecticides. L'Inde est le deuxième pays avec la plus grande surface arable, derrière les États-Unis.
Glissements de terrain et érosion du sol sont courants et dus à des pratiques inappropriées d’exploitation des sols. Les zones de pâturage sont épuisées par un bétail en constante augmentation. La saturation du sol en eau et la salinisation sont des problèmes relatifs à l’agriculture moderne.
En raison de l’accroissement de la population, la surface de terre disponible per capita a diminué. La couverture forestière ne représente plus que 11 % contre les 33 % requis. Le gouvernement a élaboré le National Wasteland Development Board, dont le but est la reconquête des marécages. Des programmes de reforestation, comme le Social Forestry et le Joint Forest Management, ont été mis en œuvre, mais plus d'efforts sont nécessaires. Les pratiques d’aménagement du sol (reforestation des régions hydrographiques, stabilisation des terrains vallonnés, usage d’engrais organiques) et un système approprié d’enlèvement des déchets peuvent ralentir le processus de dégradation du sol.
Des dizaines de villages tribaux dans le Rajasthan prennent la voie de l’autogestion, déclarant l’assemblée du village comme seule décisionnaire concernant les activités locales et les ressources naturelles. Plusieurs de ces villages ont déclaré une partie de leur environnement people’s protected areas , en y interdisant l’extraction destructrice des ressources et la chasse. Les agriculteurs du Rajasthan sont également ceux qui utilisent le moins de fertilisants et d'insecticides chimiques.
Énergies renouvelables. La modernisation a commencé avec une utilisation efficace des énergies renouvelables. Ces alternatives incluent le soleil, le vent, les marées et l’énergie géothermique. Ces sources d’énergies non conventionnelles sont durables et favorables à l’écologie. L’Inde s'est dotée d’un ministère indépendant chargé d’encourager le recours aux sources d’énergies non conventionnelles renouvelables, un domaine où le pays est considéré comme un leader mondial. Il est par exemple au premier rang des usagers de fours solaires.
Le recours à des sources d’énergies non conventionnelles devrait aider à réduire les émissions de dioxyde de carbone de près de 5 %, de dioxyde de sulfure de 10 %, et d’oxyde d’azote de 15 %, ce qui constituera une diminution notable de la pollution.
Avec 300 à 330 jours d'ensoleillement par an, le Rajasthan investit massivement dans l'énergie solaire et fait figure de bon élève à l'échelle nationale. Il dispose actuellement de 50 % de sa capacité en énergie solaire et 46 % de sa capacité en énergie éolienne. Le Plan de développement de l'énergie 2017-2022 impose à l'Etat de doubler sa capacité de production pour la porter à 32 000 MW.

Parcs nationaux
L’Inde est le foyer de 33 % des formes de vie recensées dans le monde et fait partie des 12 plus grandes zones de diversité. La richesse en biodiversité du pays est sans doute due à ses différentes zones géographiques, à sa situation et à son climat tropical. La protection et la conservation des espèces endémiques et rares ont fait des progrès considérables. Le Rajasthan s’emploie à la conservation in situ des espèces vivantes, en créant des régions protégées dont certaines furent autrefois des domaines de chasse des maharajas. L'Etat compte 3 parcs nationaux et 17 réserves et sancutaires. Des programmes de conservation (Project Tiger, Project Elephant), ainsi qu’un programme de réhabilitation des crocodiles sont menés de front. L’Inde figure également parmi les signataires de conventions internationales comme la Convention of International Trade on Endangered Species (CITES) et la Convention of Migratory Species (CMS), dont le but est la protection de la biodiversité.
Parc national de Ranthambore
Ce parc immense de 392 km² était à l'origine une réserve de chasse des maharajas de Jaipur. Situé aux portes de Sawai Madhopur, dans la chaîne des Aravalli, le parc alterne plateaux rocailleux, hautes herbes, forêts denses et lacs. Il est un des parcs les plus visités du pays, en raison de son accessibilité depuis Delhi et Jaipur. Le tigre, Panthera tigris , est la star incontournable du parc. On en dénombre 62 au sein du parc et ses sanctuaires attenants, contre 22 en 2005. Le parc compte de nombreuses autres espèces dont le léopard, l'ours lippu, antilopes et cervidés, chacal et chats sauvages, gerbille, renard, écureuils... Les oiseaux viennent également trouver refuge dans le parc et on en dénombre pas moins de 272 variétés. Les pensionnaires les plus appréciés sont les martin-pêcheurs d'Europe, les calaos de Gingi, les piverts ou encore les guêpiers d'Orient. Le parc est fortement fréquenté, à tel point que les sanctuaires avoisinants ont été ouverts au public pour des safaris.
Parc national de Keoladeo Ghana
Située à Bharatpur, cette réserve ornithologique est incontestablement la plus belle et la plus riche du pays. 364 espèces y sont répertoriées, la plupart étant résidentes. Le parc de 29 km² forme une mosaïque d'herbages, de forêt, de marais et marécages qui accueille également de nombreuses espèces migratoires venues du Turkménistan, d'Afghanistan, de Chine ou de Sibérie durant l'hiver. La biodiversité et le biotope unique font que le parc est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985. On y recense notamment la rarissime grue de Sibérie ainsi que de nombreuses variétés de cigognes, de vanneaux, de canards, de poules d'eau... Le parc attire les amateurs d'oiseaux du monde entier, mais aussi les néophytes. Son environnement tranquille, loin du bruit de la ville, est idéal pour une promenade à pied ou à vélo.
Parc national de Sariska
La deuxième plus grande réserve de tigres du Rajasthan a bien failli disparaître au début des années 2000. Le braconnage intensif a eu la peau du félin, et plus aucun tigre n'y était recensé en 2004. Un programme de réintroduction a été entrepris par le Wildlife Institute of India (l'Institut de la faune d'Inde) et aujourd'hui on dénombrerait 14 tigres adultes qui se partagent un territoire de 800 km². Une forêt de dhok recouvre 90 % de la surface du parc. Le parc abrite également léopards, sangliers, antilopes et cervidés, chats sauvages, hyènes et singes.

Faune et flore


RANTHAMBORE NATIONAL PARK - Parc National de Ranthambore.
© eROMAZe – iStockphoto

Le concept de conservation de la faune et de la flore est très ancien en Inde, la culture et la littérature indiennes prônant la non-violence et le respect de toutes formes de vie humaine. Depuis la nuit des temps, la faune et la flore ont bénéficié d’une protection particulière grâce à ces idéaux et à la religion. Beaucoup de dieux sont associés à des animaux : Brahma avec le cerf, Vishnu avec le lion et le cobra, Shiva avec le taureau et Ganesh, le symbole éternel de sagesse, est mi-homme et mi-éléphant.
Les premières lois de conservation apparaissent en Inde au III e  siècle av. J.-C., quand l’empereur Ashoka rédige le Cinquième Décret de Pilier, interdisant l’abattage de certaines espèces sauvages et limitant le défrichage des forêts. Malheureusement, cette tradition s'est perdue. La chasse intensive pratiquée par les maharajas et les Britanniques, l’abattage de forêts pour l’agriculture, le braconnage, les pesticides et l'accroissement de la population ont eu des effets désastreux sur l’environnement.
Faune
L’Inde est renommée pour sa grande diversité animale, et notamment ses tigres et ses éléphants. On peut observer plusieurs variétés de cerfs et d’antilopes, mais les animaux sont parqués dans des zones protégées maintenant, à cause de la compétition avec les animaux domestiques et des risques de transmission de maladies. Ces espèces incluent les gracieuses gazellas bennettii ( chinkara ), les antilopes cervicapres ( blackbucks ), les nilgauts ( nilgais ). Vous pouvez aussi voir de massifs bisons indiens ( gaur ), des ours lipus ( sloth bear ), des hyènes rayées ( striped hyena ), des cochons sauvages ( wild boar ), des chacals ( jackal ), des renards indiens, des loups et des chiens sauvages ( dhole ), qui ressemblent à des renards géants et errent en bandes dans les forêts. Parmi les mammifères plus petits, on trouve les mangoustes, connues pour tuer les serpents, et les écureuils géants. Les félins comprennent léopards, panthères, lynx à queue courte, caracals… Les espèces de singes sont nombreuses, les plus communes étant les différentes variétés de macaques rhésus et les entelles ( langur ) à longue queue.
On dénombre des centaines d’espèces et sous-espèces d’oiseaux, notamment la perruche à collier, la tourterelle turque, le vautour à dos blanc et l’élégant oiseau national, le paon. Des oiseaux d’eau, tels que hérons, ibis, cigognes, grues et pélicans s’observent non seulement dans les parcs mais aussi dans des réserves qui leur sont spécialement consacrées.
On recense de nombreuses espèces de reptiles et d’amphibiens, dont des cobras royaux, des pythons, des gavials, des crocodiles…
Espèces protégées. Malgré son climat hostile, le Rajasthan abrite des espèces sauvages et notamment le tigre. Pratiquement disparu de la région au début des années 1970 et à nouveau en 2005, il est à présent protégé dans deux réserves : Sariska, près d’Alwar, et Ranthambore, près de Sawaï Madhopur. Peut-être verrez-vous aussi des panthères, loups, chacals et ours. Les cervidés et antilopes, eux, sont facilement visibles. La région abrite aussi une espèce d’antilope rare, de taille imposante, le nilgaut (« vache bleue »). Malgré le respect religieux des Indiens envers la nature et les animaux, la pression démographique laisse entrevoir un avenir flou pour les animaux sauvages.
Flore
Le nord-ouest du Rajasthan possède une végétation très pauvre, essentiellement formée de plantes xérophytes : principalement l’ anwal ( Cassia auriculata ), le babul ( Acacia arabica ), l’ akaro ( Calotropis procera ), le tumbo ( Citrullus colocynthis ). Quelques rares oasis fournissent un peu de fruits (oranges, bananes, mangues), mais la plupart des buissons ne présentent guère d’autre utilité qu’un peu d’ombrage et du bois pour le feu. Les cosses du khejra ( Prosopis cineraria ) sont cependant utilisées dans la cuisine locale, et les tribus du désert connaissent les vertus médicinales de cet arbuste.
Les montagnes du sud du Rajasthan abritent de vraies forêts où pousse le teck, utilisé pour le mobilier et la décoration des haveli et des palais rajpoutes.
Partout de magnifiques bougainvilliers égayent les campagnes et les jardins. Le banian ( Ficus indica ), souvent immense et aisément reconnaissable à ses racines aériennes, dispense une ombre généreuse sur les places.

Histoire


DELHI - Peinture représentant la prise de la ville par les musulmans.
© Alamer – Iconotec

Chronologie


Chronologie

Les grands empires de l’Antiquité classique
2 700 av. J.-C.>  Civilisation de la Vallée de l’Indus.
2 500 av. J.-C.>  Civilisation védique.
544 av. J.-C.>  Le Nirvâna de Bouddha.
327 av. J.-C.>  Alexandre s'enfonce en Inde.
322 av. J.-C.>  Chandragupa Maurya premier dirigeant de l'Empire maurya.
320 av. J.-C.>  Chandragupta I er  fonde la dynastie des Gupta.
500>  Le Malwa et le Rajasthan sous la tutelle des Huns.
Le Moyen Age indien
734>  Fondation de Chittorgarh par Bappa Rawal.
892>  Arrivée des Chalukya de l’Est.
997>  Le Sultan de Ghazni Mahmud pille pour la première fois le nord de l'Inde.
1001>  Défaite de Jaipal par le sultan Mahmud.
1026>  Mahmud Ghazni pille le temple de Somnath.
1052>  Les premières pierres du Fort rouge de Delhi.
1163>  La dynastie Chauhan.
1232>  Fondation de Qutab Minar.
1288>  Marco Polo visite l’Inde.
1301>  Rantambhor tombe entre les mains d'Ala ud-Din Khilji.
1302>  Chittorgarh subit le même sort.
1327>  Daulatabad remplace Delhi comme capitale.
1398  > Timur envahit l’Inde.
La grande époque moghole et l’implantation européenne
1459>  Fondation de Jaipur.
1498>  Arrivée en Inde de Vasco de Gama.
1510>  Les Portugais soumettent Goa.
1526>  Début de la dynastie moghole, avec la première bataille de Panipat et Babur ; défaite des Lodi.
1538>  Mort de Gourou Nanak (Sikh Guru).
1555>  Humayun récupère le trône de Delhi.
1556>  La mort de Humayun conduit à l’accession au pouvoir d’Akbar.
1562>  Akbar épouse une princesse d'Amber.
1564>  Akbar supprime les taxes des hindous.
1571>  Fondation de Fatehpur Sikri par Akbar.
1600>  Charte de la Compagnie britannique des Indes de l’Est.
1602>  Fondation de la Compagnie hollandaise des Indes de l’Est.
1605>  Mort d’Akbar, suivie de l’accession au trône de Jahangir.
1615>  Le Mewar capitule devant les Moghols.
1623>  Shah Jahan se révolte contre Jahangir.
1628>  Shah Jahan est proclamé empereur.
1631>  Mort de la femme de Shah Jahan Mumtaz Mahal. Construction du Taj Mahal.
1632>  Invasion moghole de Bijapur ; octroi du « Golden Firman » à la Compagnie britannique par le sultan de Golkunda. Début de la construction du Taj Mahal.
1639>  Fondation du fort Saint-Georges à Madras par les Anglais.
1678>  Soumissoin du Marwar aux Moghols.
1707>  Mort d’Aurangzeb, dernier des grands Moghols et bataille de Jajau.
1727>  Fondation de Jaipur par Jai Singh II, premier maharaja.
L’Inde des Britanniques
1829>  L'interdiction des Sati est promulgué par Lord Bentick, gouverneur général d'Inde.
1831>  Le raja de Mysore est chassé du pouvoir et l’administration de la région est reprise par la Compagnie britannique des Indes de l’Est.
1833>  Renouvellement de la charte de la Compagnie britannique et suppression de ses droits de commerce.
1835>  L’anglais devient la langue des tribunaux. La Compagnie émet une roupie d’argent qui devient l’unité monétaire du pays.
1853>  Inauguration de la ligne de chemin de fer entre Bombay et Thana, et ouverture de la ligne de télégraphe de Calcutta à Agra.
1857>  Révolte des Cipayes. Première guerre de l’Indépendance indienne.
1858>  Les Britanniques renversent le gouvernement indien. Abolition de l’East India Company. L’Inde dépend désormais directement de la couronne britannique et la reine Victoria prendra officiellement le titre d’impératrice des Indes en 1876.
1905>  Première division du Bengale. Et développement du terrorisme au Bengale dès 1906.
1906>  Réunis à Calcutta, les membres du Congrès réclament une complète autonomie de l’Inde sous suzeraineté britannique.
1911>  La capitale impériale est transférée de Calcutta à Delhi. La même année, le nouveau roi d’Angleterre George V vient se faire sacrer empereur des Indes à Delhi.
1914>  Première guerre mondiale. Retour de Gandhi d’Afrique du Sud.
1916>  Proclamation de la « Home Rule League ». Massacre de Jalianwalla Bagh.
1920>  Mahatma Gandhi dirige le parti du Congrès ; début du mouvement de non-coopération. Gandhi lance la campagne du rouet et appelle au boycott des tissus anglais importés.
1922>  Séjour en prison de Gandhi jusqu’en 1924.
1928>  La Commission Simon arrive en Inde, boycottée par tous les partis.
1931>  L’accord Gandhi-Irwin (qui représente le gouvernement travailliste au pouvoir depuis 1929) met fin à la campagne de désobéissance civile, mais les conférences de la Table Ronde réunies à Londres aboutissent à des échecs du fait du refus des musulmans d’accepter le principe majoritaire.
1939>  Seconde Guerre mondiale.
1942>  Mission Cripps en Inde. Le parti du Congrès adopte une résolution intimant aux Britanniques l’ordre de quitter l’Inde. Les leaders du Congrès sont arrêtés. Subhash Chandra Bose forme l’Armée nationale indienne.
15 août 1947>  Indépendance indienne ; séparation de l’Inde et du Pakistan, marquée par des massacres et le déplacement, dans les deux sens, de près de 15 millions de personnes. Jawaharlal Nehru devient le premier Premier ministre du pays.
L’Inde après l’indépendance
1948>  Mahatma Gandhi est assassiné, le 30 janvier. La Banque des réserves de l’Inde est nationalisée. B. R. Ambedkar présente la première ébauche d’une constitution à l’Assemblée constituante.
26 janvier 1950>  Proclamation de la République de l’Inde, et entrée en vigueur de la Constitution inspirée par le parti du Congrès.
1951>  Vote du Premier Plan de cinq années.
1956>  Vote du Second Plan de cinq années.
1959>  Le Dalaï-Lama fuit le Tibet vers l’Inde. Confrontation militaire avec la Chine.
1961>  Les Indiens s’emparent de Goa, la dernière possession portugaise en Inde.
1964>  Mort de Jawaharlal Nehru. Lal Bahadur Shastri devient Premier ministre.
1965>  Guerre indo-pakistanaise après des incursions armées pakistanaises en Jammu-Cachemire.
1969>  Apparition d’un nouveau parti communiste marxiste-léniniste. Scission au sein du parti du Congrès.
1974>  Explosion nucléaire souterraine à Pokhran qui fait entrer le pays dans le club des « grandes puissances ».
1975>  Lancement du satellite indien Aryabhatta. Le Sikkim rejoint l’Inde. L’élection d’Indira Gandhi est invalidée par la Haute Cour d’Allahabad. Le pouvoir réagit en faisant arrêter les principaux dirigeants de l’opposition et en proclamant l’état d’urgence.
1980>  Indira Gandhi redevient Premier ministre.
1984>  Opération Etoile Bleue : l’armée indienne prend d’assaut le temple d’Or d’Amritsar, faisant des centaines de victimes. Indira Gandhi est assassinée à Delhi ; Rajiv Gandhi devient Premier ministre. Tragédie de l’usine de pesticides de Bhopal, le plus grand désastre écologique du pays. 8 e  élection législative : le parti du Congrès gagne avec Rajiv Gandhi comme Premier ministre.
Une nouvelle puissance mondiale
1991>  Rajiv Gandhi est assassiné par le LTTE (mouvement des Tigres tamouls sri-lankais). 10 e  élection législative avec la victoire du Congrès ; Narasimha Rao devient Premier ministre. Libéralisation amorcée par le ministre des Finances, le Dr Manmohan Singh.
1992>  Démolition de la mosquée Babri Masjid d’Ayodhya, le 6 décembre.
1993>  Émeutes des musulmans à Bombay. La roupie devient convertible au niveau commercial. Plus de 300 personnes sont tuées par l’explosion de bombes. Tremblement de terre à Latur.
1994>  Le secteur des télécommunications est ouvert à des sociétés privées.
1996>  11 e  élection législative ; le chef du BJP, Atal Behari Vajpayee, devient Premier ministre. Le parti du Congrès perd le vote de confiance. Dewe Gowda prend le pouvoir en tant que Premier ministre du gouvernement de coalition du Front uni.
1997>  Le Congrès retire son appui au gouvernement FU ; I. K. Gujral est nommé Premier ministre. La nation célèbre 50 ans d’indépendance. Chute du gouvernement Gujral avec le retrait de l’appui du Congrès. Sonia Gandhi entre en politique. L’Inde offre des obsèques solennelles à Mère Teresa.
1998>  Le gouvernement d’alliance BJP prête serment ; Atal Behari Vajpayee devient Premier ministre. L’Inde procède à trois essais nucléaires souterrains à Pokhran, au Rajasthan.
1999>  Les élections de Lok Sabha mènent à l’Alliance démocratique nationale et à la formation d’un gouvernement de coalition avec Atal Behari Vajpayee comme Premier ministre. Des insurgés du Pakistan pénètrent en territoire indien, mais sont repoussés.
2003>  Le cessez-le-feu est proclamé le long de la ligne de contrôle entre l’Inde et le Pakistan. Les relations avec la Chine s’améliorent également, notamment en ce qui concerne les différends frontaliers. Un attentat à la bombe attribué aux extrémistes musulmans fait 52 morts à Bombay.
2004>  Le parti du Congrès de Sonia Gandhi remporte les élections législatives. Sonia Gandhi, pressentie pour être le Premier ministre, laisse la place à Manmohan Singh, qui devient le premier sikh à occuper ce poste.
2005>  Réouverture de la très symbolique liaison par autocar entre Srinagar et Muzzafarabad (Pakistan). Suites aux attentats meurtriers de 2005 et 2006 à Delhi, Varanasi et Mumbai, attribués aux extrémistes musulmans, coup d’arrêt dans les négociations de paix.
2006>  Un accord passé entre George Bush et Manmohan Singh sur la coopération nucléaire civile permet à l’Inde d’acheter de l’uranium. L’Inde devient la 6 e  puissance nucléaire mondiale.
2007>  Attentat contre le Train de l’Amitié reliant l’Inde et le Pakistan ; remise en cause du processus de paix. Le 19 juillet, Pratibha Devisingh Patil est la première femme à devenir présidente de l’Inde. Elle succède à Abdul Kalam.
2008>  Des attentats frappent Jaipur (Rajasthan) et font 80 morts. Les grandes puissances émergentes (Brésil, Russie, Inde et Chine) officialisent leur groupement sous le sigle BRIC. Relance du projet de gazoduc reliant l’Iran à l’Inde en passant par le Pakistan : le pipeline de la paix  ?
2009>  Contre toute attente, le parti du Congrès (gauche hindoue) gagne les élections législatives avec son meilleur résultat depuis 1991 (261 sièges sur 543 à l’Assemblée) face à l’Alliance nationale et démocratique (NDA) menée par le Parti du peuple indien (BJP, droite hindoue).
L'avènement nationaliste hindou
2014> Narendra Modi (BJP, droite nationaliste hindoue) emporte les élections législatives avec une écrasante majorité de 336 sièges sur 543. Le parti du Congrès subit sa pire défaite avec seulement 19,3 % des voix.
2016> Nouvel embrasement au Cachemire qui ravive les tensions entre l'Inde et le Pakistan. L'attaque d'une base militaire indienne dans la région fait 18 morts.
2017> Le gouvernement indien interdit l'abattage des bœufs au motif que la vache est sacrée dans la religion hindoue. Cette mesure affecte fortement la communauté musulmane.
2017> Ram Nath Kovind, un intouchable nationaliste soutenu par le BJP, est élu président de la République pour 5 ans.
2018> Le parti du Congrès remporte les élections législatives du Rajasthan avec 100 sièges, à un siège de la majorité absolue. Le BJP obtient 73 sièges, perdant ainsi 90 sièges par rapport aux élections précédentes.

Des origines à nos jours
L’histoire du Rajasthan, littéralement « pays des rois », est liée à celle des Rajput, ces audacieux guerriers qui occupèrent la région pendant plus d’un millénaire. Mais d’autres civilisations (Naths, Jāts, Bhīls, Ahīrs, Gujars et Meenas) ont également marqué son passé.
Avant les Rajput
Les premières traces humaines remontent à la période de l'Age de pierre, entre 500 000 et 100 000 av. J.-C. Des bifaces, outils de pierre sculptés sur leur deux faces afin d'aiguiser la pointe, ont été retrouvés à Nagaur dans le nord du Rajasthan. La culture acheuléenne laisse place au paléolithique moyen, jusqu'en 40 000 av. J.-C. Les outils de pierre se multiplient et s'affinent. Des outils remontant à cette période ont été retrouvés autour de Luni, Pushkar et Didwana. Durant le paléolithique supérieur, jusqu'en 10 000 av. J.-C., les colonies se multiplient. La société s'organise en petites communautés semi-nomades de moins de 100 personnes. Des restes de coquilles d'oie ont été retrouvés permettant d'attester de l'adaptation de l'oiseau dans la région. Les principaux sites se trouvent à Chittorgarh, Kota et autour de vallées fluviales.
La civilisation de l’Indus, ou Harappa, a laissé des traces au Rajasthan dans la région de Kalibangan. Le site a été découvert en 1952 et a permis de faire resurgir une ancienne cité comprenant une citadelle fortifiée, une ville basse fortifiée ainsi qu'un champ labouré. Les colonies se sédentarisent et les hommes construisent des maisons pour abriter leurs familles. Les premiers objets d'art en terre cuite font leur apparition. Ils ont principalement une utilité religieuse ou funéraire. Le déclin de la puissance harappa à compter de 1 500 av. J.-C. marque l’arrivée de nouveaux venus, les Aryens. Arrivés par le nord-ouest de l’Inde depuis l’Iran, ils sont porteurs d’une nouvelle religion inscrite dans le livre sacré ( Veda ). Ils colonisent en premier lieu les vallées du Cachemire et la plaine du Pendjab. En quête de nouvelle pâtures pour leurs troupeaux, ils descendent progressivement vers la plaine indo-gangétique. Le nord de l'Inde est entièrement colonisé dès 600 av. J.-C. Durant cette période, la société s'organise politiquement. De petits royaumes de type monarchie héréditaire se mettent en place. Mais la démocratie s'exerce au sein d'un Conseil des sages ( sabha ) et d'une assemblée populaire qui inclut l'ensemble de la population ( samiti ). Les femmes bénéficient des mêmes droits que les hommes et peuvent s'épanouir intellectuellement. Les loisirs sous forme de course de char, de jeux de dés ou de musique font leur apparition. L'apparition des outils en fer permet de développer l'agriculture et commence à modifier les paysages. Les forêts sont éclaircies pour étendre les surfaces cultivables. La fin de la période védique (1000 av. J.-C. – 600 av. J.-C.) voit apparaître le système de caste. Le varna divise désormais la société en quatre catégories : les Brahmanes (prêtres, professeurs et hommes de loi) ; les Kshatriyas (rois, nobles et guerriers) ; les Vaishyas (artisans, commerçants, hommes d'affaires, agriculteurs et bergers) ; et les Shudras (serfs). Les femmes perdent leurs droits politiques et le mariage d'enfants apparaît. Le pouvoir administratif se renforce avec l'apparition du percepteur, du Trésorier royal ou du messager royal. Artisans et commerçants se structurent au sein de guildes. De nombreuses reliques datant de la période védique ont été retrouvées autour de Jaipur, Jodhpur, Bharatpur ou encore Jhunjhunu qui laissent à penser que le Rajasthan a été intégralement colonisé durant cette période.
La fin de la période védique se caractérise par des changements linguistiques, culturels et politiques. Les royaumes, appelés Mahapanjadas, se renforcent et s'agrandissent. Le Rajasthan est occupé par 3 royaumes distincts : les Matshyas, les Saurashenas et les Kuru. L'invasion d'Alexandre le Grand, s'il n'est pas arrivé jusqu'au Rajasthan, provoque des changements en profondeur. De nombreux réfugiés venus du Pendjab voisin modifient les rapports entre les puissances et de nouvelles structures étatiques apparaissent. Les royaumes et républiques tribales se font et se défont au rythme des conquêtes et des alliances, au profit de la dynastie Maurya. Première des grandes dynasties indiennes, les Mauryas, en 250 av. J.-C., contrôlent l'intégralité du sous-continent, à l'exception de la pointe sud. L'empire connaît des vicissitudes au fil des siècles et en 351 la plaine indo-gangétique tombe sous le contrôle des Gupta. Il demeure deux temples typiques de cette époque à Kota et à Charchoma. L'empire Gupta commence à se déliter suite à l'invasion du roi Hun Torman en 503. Il occupe le Rajasthan ainsi que l'ouest de l'Himalaya.
Les Rajput
Au VI e siècle, on considère que le Rajasthan est aux mains des Rajputs. Organisés en clan, ils se sont approprié les places fortes du Rajasthan. Leur origine demeure incertaine. Certaines théories affirment qu'ils descendent des Huns et d'autres tribus étrangères qui ont tenté des percées dans le nord de l'Inde. D'autres estiment qu'ils sont les descendants des Kshatriya, caste des guerriers de l’Inde védique, cités dans les plus anciens textes sacrés de l’hindouisme (les Purana ). Leur arbre généalogique remonterait donc à l’époque des divinités, comme Rama ou Krishna. Selon d’autres légendes, certains seraient nés du feu en haut du mont Abu.
Le code d’honneur de leurs chevaliers est en fait celui de guerriers craints et respectés. Dans chacun de leur clan, ils défendent leur foi, leurs coutumes et repoussent au nom de leur religion (hindouisme), l’envahisseur musulman. Le Rajasthan va rester dominé pendant des siècles par ces hommes et leur système féodal. Les alliances, les mariages arrangés et les guérillas qu’ils se livrent, rythment la vie des habitants de la région. Ils forgent leur courage et leur réputation aux combats. Le code d’honneur de ces peuples impose aux hommes de combattre jusqu’à la mort, plutôt que de vivre le déshonneur de la retraite. Les femmes, elles, pratiquent le jauhar , c’est-à-dire qu’elles se tuent, vêtues de leurs plus beaux atours. Laissant à l’ennemi la cité vide, ils gravent leurs légendes au feu du sacrifice. La structure politique est fondée sur des rapports claniques. Le chef de clan régit son royaume selon sa bonne volonté, décidant de l'impôt et collectant les taxes. Il a toute autorité administrative et judiciaire sur son peuple. L'ensemble des clans est soumise à l'autorité d'un roi qui aura remporté l'adhésion de leurs chefs.
Gurjara-Pratiharas. De 550 à 1018, le Rajasthan vit sous l'emprise des Gurjara-Pratiharas. L'empire s'étend jusqu'au Bengale occidental actuel. Il est dirigé par un roi qui jouit de pouvoirs énormes. S'il ne dispose pas de ministres, il nomme les hauts officiers chargés de l'administration du royaume sur les plans militaire, judiciaire, de police et économique. Ils sont au nombre de 8. Le territoire est organisé en différentes strates administratives qui descend jusqu'au village administré par un fonctionnaire. Cette organisation administrative très structurée a notamment permis de repousser les attaques arabes. Le siège du pouvoir était installé à Ujjain, à l'ouest du Madhya Pradesh, puis à Kannauj, en Uttar Pradesh. En 1036, l'Afghan Mahmoud de Ghazni s'empare de la capitale des Gujara, qui est ensuite occupée par les Rathore.
Les Guhil de Mewar. Parallèlement aux Gurjara, d'autres dynasties puissantes se forment. La dynastie Guhil de Mewar fait partie de celles-ci. Guhil, né au Gujarat, fonde sa dynastie en 565 à Nagda (Udaipur). Ses successeurs installeront leur capitale à Chittor. Le dernier représentant de la dynastie, Ratan Singh perd son royaume suite au long siège de son fort de Chittor. Son épouse, la belle Padmini, s'est suicidée, entraînant à sa suite toutes les femmes du fort, afin de ne pas tomber dans les mains de l'ennemi Alaudin Khilji. Il s'agit du plus célèbre jauhar , ou suicide collectif, de l'histoire indienne. Le royaume de Chittor est donné à Maldeo, le souverain de l'état voisin de Jalore.
Les Chauhan de Shakambari. La dynastie est née au VI e siècle à Nagaur sous l'impulsion de Vasudeva. Ajaya II déplace la capitale à Ajmer vers 1120. Avec son successeur Arno, il repousse de nombreuses attaques, dont celle des Turcs. En 1180, le souverain Visaladeva s'empare de Delhi alors aux mains des Tomaras. Le dernier grand roi est Prithviraja III, qui repousse le Moghol Muhammad Ghuri lors de la première bataille de Tarain en 1191. La victoire est de courte durée, puisqu'un an plus tard, Ghuri remporte la seconde bataille qui scelle l'invasion moghole en Inde du Nord. Le successeur de Prithviraja III, Govinda, reconnaît la suzeraineté musulmane. Il se voit chassé du trône par son frère et s'en va régir Ranthambore, en tant que vassal de Ghuri.
Les Sisodia de Mewar. Hamir Singh épouse la fille de Maldeo qui a hérité du Mewar lors de la chute de Chittor. Il s'empresse d'éjecter son beau-père du trône et de récupérer le Mewar en 1326. Cette dynastie est toujours en place, même si depuis 1971 les maharajas ne disposent plus de pouvoir monarchique. Les différents héritiers du trône se sont toujours attachés à repousser les envahisseurs moghols. Pendant plus de 200 ans, les batailles se succèdent, souvent aux mêmes endroits et contre les mêmes ennemis. Parmi les plus grand régnants des Sisodia de Mewar, nous retrouvons Rana Kumbha (règne de 1433 à 1468). Il réussit à contrer les attaques et à agrandir son territoire en remportant de nombreuses batailles contre les moghols et les Rathore. Puissant stratège, il fait édifier 32 forts à travers le Mewar, dont le fort de Kumbhalgarh. Il lègue également la tour de la Victoire, haute de 37 mètres, au fort de Chittor et des ouvrages littéraires et musicaux d'importance. Figure aussi Sangram Singh (règne de 1508 à 1528) qui remporta de nombreuses victoires contre le Sultan de Malwa, Bhar Mal ou encore Ibrahim Lodhi. En revanche, il concède un défaite cruciale à Khanwa contre le premier empereur moghol Babur en 1527. Sangram Singh avait levé une armée considérable ralliant presque tous les les rois rajputs du Rajasthan. Mais les milliers de soldats ne font pas le poids face au formidable sens tactique et militaire de Babur. Sangram Singh réussit à prendre la fuite et à se réfugier à Chittor, évitant ainsi au Mewar de tomber dans l'escarcelle moghole. Udai Singh II (règne de 1540 à 1572) est le contemporain du grand empereur moghol Akbar. Ce dernier entame le siège de Chittor en 1567 qu'il conquiert après 4 mois. Udai Singh II fonde alors la ville d'Udaipur qui devient et restera la capitale du Mewar. Pratap Singh (règne de 1572 à 1597) succède à Udai Singh II. Il affronte Akbar lors de la bataille d'Haldighati le 18 juin 1576, qui cherche à ouvrir un accès direct au Gujarat. Pratap perd la bataille, mais réussit à s'enfuir. A partir de 1579, les moghols sont occupés à mater des rebellions au Bihar et au Bengal. La pression sur le Mewar se relâche et Pratap reprend successivement Kumbhalgarh, Udaipur et Gogunda. Jahangir, le successeur d'Akbar, entend reconquérir le Mewar lors de son accession au trône. Il attaque l'armée d'Amar Singh (règne de 1597 à 1620) à Dewar en 1606, mais sans succès. Jahangir ne lâche pas l'affaire et attaque le Mewar à intervalles réguliers, laissant le royaume à sac. En 1615, Amar Singh accepte de négocier avec le pouvoir moghol et signe un traité de paix. Un an plus tard, en signe de bonne volonté, Jahangir rend les terres de Chittor au royaume de Mewar.
Les Rathore de Jodhpur. La dynastie fut fondée en 1226, par Rao Siyaji, un prince de Kannauj venu en pèlerinage dans la région du Marwar. Il fallut attendre le 10 e souverain dans la succession pour que les Rathore prenne le contrôle de la région du Marwar sur les Gurjara-Pratihara. Rao Jodha (règne de 1348 à 1489) devient le premier roi indépendant de Jodhpur. Il fonde la ville moderne ainsi que la construction du fort de Mehrangarh. Il reprend Mandore à Kumbha Singh, roi de Mewar. Son fils, Rao Beekar fondera le royaume de Bikaner. Tout comme les Rajputs voisins, les Rathore tente de résister à la domination moghole, mais avec moins de succès. Rao Maldeo (règne de 1532 à 1562) finit par céder à la fin de son règne et se soumet à la puissance d'Akbar en 1562 après la perte de Merta et Ajmer. Son fils Chandra Sen (règne de 1652 à 1581) refusera les accords conclus par son père et entrera en résistance. Là non plus, sans succès. Il décède à la bataille de Pali en 1581 et deux ans plus tard le royaume de Jodhpur sera définitivement inféodé à l'empire moghol. Les rois sont désormais choisis par l'empereur lui-même, qui leur confère le titre de raja . A la mort de l'empereur Aurangzeb en 1707, l'héritier au trône, Ajit Singh (règne de 1707 à 1724), écarté jusque-là, revient à Jodhpur.
Les Rathore de Bikaner. Le royaume est fondé par Rao Bika, fils de Rao Jodha, le fondateur de Jodhpur. Il profite de profondes rivalités entre 7 cantons Jat pour asseoir son pouvoir. Il épouse une princesse Bhatti de Jaisalmer. Les Rathore de Bikaner luttent contre leurs cousins du Marwar dans un premier temps ainsi que contre les Moghols. Kalyan Singh (règne de 1542 à 1571) défait Rao Maldeo, mais bute contre l'irrésistible armée d'Akbar, à laquelle il se soumet en 1570. A compter de ce moment, les Rathore de Bikaner mèneront campagne aux côtés des Moghols dans leur conquête du Deccan. Le titre de maharaja est conféré au roi Anup Singh (règne de 1669 à 1698) par Aurangzeb.
Les Bhatti de Jaisalmer. De par sa position géographique, à l'ouest du Rajasthan, le royaume de Jaisalmer a très tôt été soumis à la férule arabe. Au XII e siècle, la capitale est à Ludarva. Elle est saccagée par le chef afghan Shiahbuddin. Rawa Jaisal, un Rajput du clan des Bhatti, déplace alors sa capitale à Jaisalmer. Pendant quatre siècles, celle-ci entretient des relations correctes avec les dirigeants moghols, lui permettant de devenir une étape caravanière de choix entre l'Inde, la Perse, l'Arabie et l'Occident. En 1570, l'empereur moghol Akbar épouse une fille du Rawa Harrai et soumet Jaisalmer à son empire.
Akbar est le premier souverain à unifier politiquement le Rajasthan. Il réussit le tour de force de soumettre les différents royaumes rajput à coup de conquêtes militaires et de mariages d'intérêt. Il comptait au moins 23 épouses et un certain nombre de concubines. Cette stabilité politique perdurera jusqu'au déclin de l'empire après la mort d'Aurangzeb en 1707. L'affaiblissement de l'empire voit resurgir des conflits épidermiques qui donnent naissance à de nouveaux royaumes ou régénèrent d'anciens royaumes soumis depuis de longs siècles à la gouvernance moghole. Tel est le cas des royaumes Sikar (1687), de Bharatpur (1707), de Jaipur (1727), ou encore de celui de l'État d'Alwar (1775). Aurangzeb, dernier grand empereur moghol, entreprit de repousser ses frontières vers le sud et mena une guerre sans merci contre les Marathes (actuel Maharashtra). Sous son règne, l'empire atteint son apogée territoriale et devient la première économique du monde, détenant un quart du PIB mondial. Mais son décès marque le morcellement de son empire. Les Marathes, menés par Shivaji, entreprennent une remontée vers le nord et en 1720, le Gujarat et la province de Malwa tombent sous leur contrôle. Ils font de Malwa leur base et envoient régulièrement des raids offensifs au Rajasthan. Les chefs rajput réalisent que les Moghols ne parviennent pas à contenir ces hémorragies expansionnistes. Ils se réunissent à Hurda et signent un accord d'alliance visant à faire front commun contre l'invasion marathe le 17 juillet 1734. Néanmoins, des différends de succession au sein de certains royaumes font surgir des alliances d'opportunité avec les Marathes. Des héritiers dépités font appel à l'ennemi juré pour reconquérir leur trône en échange de fortes sommes d'argent. S'ils avaient des problèmes de paiement, les Marathes saisissaient alors des terres, accroissant leur emprise. Les rois rajput virent l'arrivée de la Compagnie britannique des Indes Orientales comme une occasion bénie de se débarrasser des Marathes. Entre 1803 et 1823, tous les rois rajput signèrent des traités commerciaux et de protection avec la compagnie.
L’époque anglaise
La découverte de la route maritime des Indes par Vasco de Gamma en 1498 a ouvert la porte aux puissances européennes en quête de produits exotiques : épices, soieries, pierres précieuses... Le Portugal, la France, mais surtout l'Empire britannique ouvrent des comptoirs commerciaux sur les côtes indiennes. Les Anglais sont les plus prompts à étendre leur influence et la Compagnie britannique des Indes Orientales obtient progressivement des concessions territoriales et des accords commerciaux à travers tout le pays. Lord Rawdon-Hastings, gouverneur des Indes de 1813 à 1823, cherche à infléchir l'influence marathe. Il entreprend de signer des traités avec chacun des rois du Rajasthan. Ceux-ci acceptent de bon gré de se défaire de leur pouvoir. Ils cèdent aux Britanniques l'administration de leurs affaires extérieures et les autorisent à mettre le nez dans leurs affaires internes.
En 1857, une mutinerie éclate à Meerut (Uttar Pradesh) à la suite d'une effroyable rumeur : les cartouches utilisées par les soldats, et qui s'ouvraient avec les dents, seraient graissées avec du suif de vache ou de porc. La vache est un animal sacré et proscrite du régime hindou, alors que le porc est une viande impure pour les musulmans. En guise de représailles, les bataillons de Meerut s'en prennent aux colons et bientôt tout le nord du sous-continent s'embrase. La Compagnie anglaise des Indes Orientales parvient à contrôler la situation grâce au soutien guerrier des Sikhs du Punjab, tandis que les maharajas du Rajasthan contiennent le soulèvement populaire qui se dessinent dans leur région. Suite à cet épisode, communément connu sous le nom de révolte des Cipayes, la Reine Victoria prend le contrôle direct du pouvoir et ajoute une nouvelle colonie à son empire en 1877, qu'elle baptisera Raj.
Les Rajput apprécient ces nouveaux émissaires issus de la haute bourgeoisie et de la noblesse, chargés de mettre sur pied une administration capable de contrôler le peuple et d'enrichir l'empire. Ils jouent ensemble au polo, participent à des mondanités, chassent le tigre et le léopard. Enrichis grâce à la reine, ils concèdent volontiers leurs pouvoirs régaliens et affichent une loyauté indéfectible envers la couronne britannique. Si cette colonisation convient aux puissants, elle ne fait qu'appauvrir les paysans. Ils doivent désormais payer deux tributs : un à leur roi – le système féodal perdure - et un à la Couronne qui impose de nouvelles taxes. Ainsi, certains fermiers se retrouvaient à payer en loyers et taxes des montants pouvant atteindre le double de la valeur de leurs récoltes. Des mouvements de révolte spontanés commencent à éclore. Cette injustice sociale fait également germer une volonté d'indépendance qui prendra son essor lorsque les paysans commenceront à se fédérer.
1885 voit naître le premier parti politique de l'histoire indienne : le Congrès national indien. Il est fondé par des membres issus de la nouvelle bourgeoisie indienne, biberonnée au bon lait britannique. Fonctionnaires, avocats, médecins, hommes d'affaires, ils sont nés sous la domination anglaise, ont fait des études à Londres ou à Cambridge et ont découvert la force et la puissance – théorique – de la démocratie. Mohandas Karamchand Gandhi s'y inscrit en 1915, à son retour d'Afrique du Sud, où il a officié quelques années en tant qu'avocat. Il se forge rapidement un nom en défendant l'exploitation des fermiers du Bihar ; en mettant sur pied une stratégie de non-coopération avec l'occupant britannique ; en s'opposant à la taxe sur le sel par une marche à travers le Gujarat accompagné de milliers de personnes. Parallèlement à l'action de Gandhi, le parti du Peuple de tous les États d'Inde tient une conférence à Bombay en 1927. Il s'y décide que les sujets des États princiers peuvent désormais adhérer au parti. De nouveaux conseils fleurissent à travers les États princiers, et notamment ceux du Rajasthan. Ils donneront naissance au mouvement Praja Mandal. Ce mouvement revendique la fin de la féodalité et du colonialisme et l'attribution de droits fondamentaux pour l'ensemble du peuple, indépendamment de la caste. Il promeut l'éducation pour tous et l'équité sociale. Il permet également aux fermiers des différents États princiers de converger dans une lutte commune. Le premier Praja Mandal est constitué à Jaipur en 1931.
En 1942, Gandhi revient à la politique après une absence de 8 années. Il lance la campagne « Quittez l'Inde », nouvel appel à la désobéissance civile et qui se traduit par d'immenses manifestations pacifistes à travers le pays.
En 1945, une page se tourne. L'Europe panse ses plaies infligées par six années de guerre et le Royaume-Uni choisit le parti travailliste pour diriger le pays. Cette victoire de la gauche britannique va permettre à Jawaharlal Nehru, alors président du parti du Congrès, d'amorcer des négociations pour l'indépendance de l'Inde.
De l’indépendance à nos jours
En Inde, la situation entre les musulmans partisans de la création d'un état islamique indépendant et les hindous désireux de conserver une Inde unifiée s'embrase. Les affrontements se font de plus en plus fréquents et de plus en plus violents, occasionnant de nombreuses victimes. Les Britanniques sont dans l'incapacité de réconcilier les deux camps. En 1947, Lord Mountbatten est nommé Vice-Roi des Indes avec pour mission de mener le pays à l'indépendance, prévue pour juin 1948. Mais devant l'urgence de la situation, l'indépendance est finalement proclamée le 15 août 1947, faisant naître deux états : l'Inde et le Pakistan oriental (l'actuel Bengladesh) et occidental (l'actuel Pakistan).
L'indépendance sonne le glas de la grande époque des maharajas. L’État, ruiné par la décadence des souverains durant les années anglaises, est un des plus mauvais élèves du nouveau pays. Les 19 maharajas du Rajasthan joignent un à un leur royaume à l'union indienne. En échange, ils conservent leur titres, leurs terres, leurs revenus, leurs palais. Le processus d'unification s'achève et la République indienne est officiellement proclamée le 26 janvier 1950, et Nehru devient Premier ministre, avec pour ambition principale de moderniser le pays et de sécuriser les frontières avec le Pakistan et la Chine.
Le Rajasthan n'est plus que l'ombre de lui-même. Les rois dirigent leur petits royaumes sans grandes ambitions, n'entreprenant aucune réforme majeure. Les caisses sont vides pour le peuple.
Il faudra attendre le début des années 1970, et la volonté d'une femme pour mettre fin à ce système féodal. Indira Gandhi (fille de Nehru et sans aucune parenté avec le Mahatma) oblige les Rajas à rendre leurs titres et privilèges. Désormais, s'ils veulent participer à la vie politique, ils devront le faire sous l'égide d'un parti. Ce que beaucoup choisissent. Ils migrent alors vers Delhi, la capitale et abandonnent partiellement leurs palais du Rajasthan. Au même moment, Indira Gandhi amorce la « Révolution verte », grande campagne d'irrigation, de sélection de céréales à haut rendement et d'introduction de fertilisants et de pesticides. Un canal de 445 km est creusé dans le désert du Thar permettant à des milliers de petits fermiers de cultiver les terres sans dépendre de la mousson très incertaine dans cette région. Le tourisme commence également à se développer à travers le pays. Le New Age bat son plein en Occident et la participation des Beatles à un stage de méditation transcendantale à Rishikesh en 1968 place l'Inde sur la carte des destinations en vogue.
Les maharajas en quête de devises pour entretenir leur palais sautent sur l'occasion et s'unissent pour transformer leur État en eldorado du tourisme de masse. Des terrains sont concédés à l'Indian Railways pour construire des gares et faire passer des lignes ferroviaires. De nouvelles routes sont tracées. Et idée sublime, les palais et forts sont transformés en hôtels de luxe, permettant d'attirer une clientèle fortunée amatrice de culture et d'histoire. Cette nouvelle manne financière permet de contrer l'absence de ressources minières, malgré le gaz et le pétrole découverts récemment dans le désert de Thar, et d'industrie. Aux haveli et palais d'antan, sont venus s'ajouter de nombreux hôtels, en périphérie des grandes villes, certains parmi les plus luxueux de la planète. Cet afflux d'argent a permis de développer de grands axes routiers, construire des aéroports et même une première ligne de métro à Jaipur, opérationnelle depuis 2015.
Aujourd'hui, le Rajasthan est un État pacifié, parfaitement intégré à l'Union indienne, qui surfe habilement sur son passé glorieux. Longtemps considéré à la traîne du pays en terme de développement économique, l'Etat table désormais sur un plan de développement ambitieux. Il est le troisième État en termes d'investissements, derrière le Maharashtra et le Gujarat.


Figures historiques

Bappa Rawal, né Prince Kalbhoj (713-753). Il est le huitième souverain de la dynastie Guhilot. En 734, il crée la dynastie des Mewar, et fait bâtir le fort de Chittorgarh qui deviendra sa capitale. Il est considéré comme l’un des plus grands héros rajput de l’histoire.
Babur, né Zahir ud-Din Muhammad (1483-1530). Fondateur de la dynastie Moghole, excellent stratège militaire, il défait le sultan de Delhi, Ibrahim Lodi en 1526, puis s’attaque aux Rajput du Mewar en 1527 et s’empare de Chittorgarh. Il s’installe à Agra et en fait la capitale de son nouvel empire.
Akbar, né Jalal ud-Din Muhammad Akbar (1542-1605). Fils d’Humayun, petit fils de Babur, il est considéré comme le plus grand empereur de la dynastie moghole. Moins guerrier que son grand-père, il conquiert tout de même le Gujarat et ordonne la construction d'une nouvelle capitale à Fatehpur-Sikri, il est reconnu comme très fin diplomate. Durant son règne, il s’assure l’allégeance de nombreux Rajput.
Aurangzeb, né Abu Muzaffar Muhiuddin Muhammad Aurangzeb Alamgir (1618-1707). Fils de Shâh Jahân et de Mumtaz Mahal, il est considéré comme le dernier des grands moghols. Après sa mort, l’empire moghol s’écroule et voit le retour des princes rajput.
Jai Sing II (1700-1743). C’est lui qui fonde la ville Jaipur et en fait sa capitale en lieu et place d’Amber. Grand érudit et patron des arts, astronome et mathématicien, il est le premier de la dynastie à prendre le titre de maharaja.

Politique et économie

Politique
Chaque Etat possède une assemblée de 200 membres élus au suffrage universel pour un mandat de 5 ans, Vidhan Shaba, et un gouvernement représentatif de sa majorité. Le gouvernement local, mené par le Ministre en chef issu du parti ou de la coalition majoritaire, a les pleins pouvoirs en matière d’ordre public, d'économie locale, d'agriculture, d'éducation, de santé. Le gouverneur du Rajasthan actuel, Kalyan Singh, tout comme ses prédécesseurs, est nommé par le président de la République, et veille à ce que la politique locale s’inscrive dans le cadre de la Constitution indienne adoptée le 26 janvier 1950. Au cas où le gouvernement local s’éloignerait de ses devoirs constitutionnels ou s’avérerait incapable d’assurer l’ordre et la sécurité, le président de la République se réserve le droit de le dissoudre et de prononcer la « President Rule ». Le gouverneur assure alors la gestion de l’Etat. Les élections de décembre 2018 ont été favorables au parti du Congrès qui remporte 100 sièges. A l'occasion de cette élection, le BJP (parti majoritaire en Inde) perd 90 sièges par rapport à l'élection de 2013, siégeant ainsi avec 73 députés.

Structure étatique


Structure étatique - Parlement Indien.
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Le Parlement indien est constitué du Rajya Sabha (Chambre supérieure) et du Lok Sabha (Chambre basse). Les membres du Rajya Sabha sont élus indirectement par les Assemblées législatives des Etats, sur la base de la représentation proportionnelle. Un tiers de ses membres change tous les deux ans, mais ils peuvent cependant être réélus. Le président nomme 12 membres au Rajya Sabha qui se sont distingués dans divers domaines (arts, sport, musique, etc.) Les membres du Lok Sabha sont élus directement par le peuple pour 5 ans. Tout citoyen indien de plus de 25 ans peut être élu au Lok Sabha et tout citoyen âgé de 18 ans et plus peut voter.
Les Etats sont dirigés de la même façon que la nation. Ils ont une Assemblée législative semblable au Lok Sabha. Chaque Etat a aussi un gouverneur, nommé par le président.
Le président est le chef constitutionnel de l’exécutif de l’Union. Le pouvoir exécutif véritable est détenu par un Conseil des ministres, avec à sa tête un Premier ministre qui aide et conseille le président. Le Conseil des ministres est responsable du Lok Sabha, la Chambre du peuple. Dans les Etats, le gouverneur, en tant que représentant du président, est le chef de l’exécutif, mais le pouvoir exécutif véritable appartient au ministre à la tête du Conseil des ministres.
Pouvoir judiciaire. L’autorité juridique en Inde est exercée par un système de cours nationales administrant les lois de la République et des Etats. Tous les juges sont nommés par l’instance exécutive du gouvernement, mais leur indépendance est garantie par divers dispositifs de sécurité. Une Cour suprême comportant jusqu’à 26 membres est au sommet du système juridique. Juste en dessous se trouvent les hautes cours et les cours subordonnées de chaque Etat. Le rôle principal de la Cour suprême est d’arbitrer les querelles entre les gouvernements centraux et d’Etat, ainsi que les litiges publics impliquant une interprétation de la Constitution. Totalement autonome, la Cour suprême a souvent été utilisée par le peuple, dans l’histoire récente, comme une instance de contrôle sur le gouvernement.
Les élections sont conduites et contrôlées par une Commission électorale. Ce corps indépendant veille à ce que les élections se déroulent de façon libre et régulière. La Commission électorale fixe et annonce les dates des élections. Elle supervise le plus grand vote démocratique au monde avec 814,5 millions d'électeurs !
Le parti obtenant la majorité simple (nombre de votes le plus élevé) emporte les élections.
Une majorité simple peut conduire de temps en temps à des paradoxes, dans lesquels les représentants élus peuvent gagner seulement parce qu’ils totalisent le plus grand nombre de votes mais sans avoir pour autant le mandat de la majorité du public votant. Ce qui conduit à des situations intéressantes les lendemains d’élection !

Partis
L’État du Rajasthan compte plusieurs partis politiques. Les deux plus importants sont le Parti du Congrès (Indian National Congress) fondé en 1885, et le Bharatiya Janata Party (BJP) fondé en 1980. Tous les autres partis, le NPP, de droite et allié au BJP aux élections nationales, le BSP, parti des intouchables, le CPI, parti communiste indien, etc. représentent en cumulé moins de 10 % de l’assemblée législative.
Le Parti du Congrès a participé à toutes les étapes menant à l'indépendance, notamment avec la présidence de Nehru (1929) et l'autorité de Gandhi. Il a longtemps accueilli en son sein toutes les tendances politiques indiennes. Le parti a pris des orientations socialisantes (dirigisme économique, révolution verte, rapprochement avec l'URSS, etc.), mais depuis la fin des années 1980, ses orientations sont nettement plus social-libérales, quoique allié avec deux partis communistes. Le parti du Congrès se targue d'être un parti laïque et centriste historiquement dominant. Mais sa popularité a été effritée par plusieurs affaires de corruption et des scissions. Le parti a connu sa pire défaite aux élections législatives de 2014, mais a remporté les 100 sièges lors d'élections législatives du Rajasthan en 2018.
Le BJP (le Parti du peuple indien) est un parti à orientation nationaliste hindoue. Depuis 2014, le président du parti est Amit Shah. Le parti tire sa force politique de la Hindi belt (régions du Nord et de l'Ouest de l'Inde peuplées d'hindiphones). Considéré comme le parti des hautes castes, des milieux commerçants et du Nord. Depuis les élections générales d'avril 2014, le BJP est le premier parti du pays, avec 282 sièges sur 543 à la Lok Sabha.

Enjeux actuels
Le président de la République, Ram Nath Kovind, représentant de la coalition gouvernementale, a été élu en juillet 2017. Le président est le commandant suprême des forces armées, composées uniquement de volontaires. L’armée régulière compte 1 265 000 personnes. La marine comprend 55 000 personnes et l’armée de l’air 110 000 (et plus de 700 avions de combat). Impliquée dans trois guerres depuis l’indépendance, l’Inde accorde une grande importance à sa défense. De nombreuses bases militaires se situent au Rajasthan, plus particulièrement à la frontière du Pakistan.
Ayant deux puissances nucléaires pour voisins (Pakistan et Chine), l’Inde a aussi développé et testé des armes nucléaires, dans le désert de Thar. Le pays n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. En 2007, l'Inde a conclu un accord avec les États-Unis sur le nucléaire civil. Mais le Premier ministre a indiqué que cet accord n’empêcherait pas l’Inde de reprendre ses essais nucléaires militaires si sa sécurité était menacée. Il est intéressant de noter que, jusqu’ici, l’Inde n’a jamais été l’agresseur dans aucune guerre. Le pays dispose aujourd’hui d’une technologie qui lui permet de fabriquer missiles, avions de chasse, tanks et autres armes.
Jusqu’au début des années 1990, la politique étrangère de l’Inde était une politique de non-alignement avec les grandes puissances quelles qu’elles soient. Le pays est l’un des membres fondateurs du Mouvement des non-alignés (MNA) et a joué un rôle important dans les affaires mondiales se ralliant souvent à la cause des nations exploitées par la colonisation et les moins développées. L’Inde a maintenu son adhésion au Commonwealth (autrefois Commonwealth britannique des Nations) et est devenue le premier pays de ce Commonwealth à passer du statut de dominion à celui de république, en 1950. L’Inde était membre, bien que non indépendante, des Nations unies où elle a joué un rôle actif. En 1985, elle a rejoint six pays voisins dans le lancement de l’Association asiatique du Sud pour la coopération régionale (AASCR). Aujourd’hui l’Inde est un membre de l’ANASE (l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est).
Depuis le début des années 1990, elle a amorcé un sérieux virage. La politique de non-alignement n’est plus à l’ordre du jour. Consciente de son potentiel économique et de sa situation géostratégique délicate, l’Inde s’ouvre de plus en plus aux grandes puissances. Elle tente d’apaiser les tensions avec ses proches et puissants voisins (Chine et Pakistan), tout en nouant de nouvelles alliances, officielles ou officieuses, avec les grandes puissances. En 2006, l’Inde passe un accord avec les États-Unis sur la coopération nucléaire civile qui lui permet entre autres d’acheter de l’uranium. Elle devient par ce fait la 6 e  puissance nucléaire mondiale. L'Inde tente désormais d'occuper une place prépondérante grâce à la mise en place d'une stratégie diplomatique. La nomination de Narendra Modi en 2014 perpétue la volonté du pays d'assurer sa sécurité régionale. Mais la diplomatie ne suffit pas toujours, comme le montre le problème du Cachemire, réclamé par le Pakistan depuis 1947 et la partition des deux pays. Ce territoire situé aux confins de l'Himalaya empoisonne les relations entre les deux pays depuis 70 ans. De vives tensions ont encore eu lieu à l'automne 2016. L'attaque d'une base militaire indienne par un groupe non identifié a fait 18 morts. En guise de représailles, l'Inde a pour la première fois opéré des « frappes chirurgicales » au Pakistan, visant à exterminer des « cellules terroristes ». Depuis cet épisode, les relations entre les deux pays sont extrêmement tendues.
L'Inde noue également des relations stratégiques avec les grandes puissances économiques et technologiques, afin de soutenir son taux de croissance élevé (plus de 7 %). Enfin, elle veille à dynamiser ses relations politiques avec les États voisins, notamment le Bangladesh et le Sri Lanka, en améliorant les connectivités régionales.

Économie

Principales ressources
Le Rajasthan a toujours été une région principalement agricole. L’agriculture fait vivre plus des deux tiers de la population. Le blé, le millet, le sorgho, l’orge, le coton, le tabac et dans une moindre mesure le sésame, l’arachide, le pois chiche, le maïs et la moutarde sont les principales ressources végétales cultivées.
Il y a peu de grandes entreprises au Rajasthan. Quelques-unes ont été nationalisées, d'autres, dans les secteurs de la pétrochimie ou la cimenterie commencent à s'installer. C'est essentiellement la petite industrie, familiale, qui est le moteur de l'économie locale, dominée par le textile, la métallurgie, l'extraction de métaux (fer, plomb, cuivre, zinc, tungstène), de minéraux (calcaire, dolomite, gypse) et la transformation (ciments, marbre, granite). Le Rajasthan exploite du gaz et du pétrole depuis quelques années, dans le désert du Thar aux environs de Barmer. La compagnie anglaise Cairn Energy, par l'intermédiaire de Cairn India Limited, en est à l'initiative. L’État a également entrepris des partenariats public-privé pour développer l'énergie éolienne dans le désert du Thar aux environs de Jaisalmer. Chaque année, la forêt d'éoliennes s'étend encore un peu plus. Le parc éolien de Jaisalmer devient ainsi le 2 e parc éolien opérationnel le plus grand du pays.

Place du tourisme
Le tourisme en Inde a longtemps été réservé à un cercle fermé, celui des élites britanniques et indiennes. Ce n’est qu’à partir des années 1960 que l’Inde s’ouvre véritablement au reste du monde, devenant une destination envisageable par le grand public, avec ses images d’Épinal en tête. Le mouvement orientaliste, les récits d’Orwell, de Kipling, d’Albert Londres, de Michaux, les mouvements hippies et routards contribuent au nouvel intérêt que suscite le sous-continent, freiné tout de même par une réputation de pauvreté. En 1964, le gouvernement met en place trois structures destinées directement aux étrangers. L’Indian Tourism Hotel Corporation, l’Indian Transportation Undertaking Ltd, l’Indian Tourism Corporation Ltd. Ces premières créations sont à la base de l’Indian Tourism Development Corporation. Mais les fonds manquent et les coûts élevés des infrastructures ne sont pas la priorité d’une Inde encore fragile. Dans les années 1980, un nouveau tournant s’opère. Les partenariats public-privé se développent, l’offre se diversifie, les États s’organisent. Aujourd’hui, dans sa stratégie globale d’ouverture sur le monde extérieur, l’Inde prête à nouveau une attention particulière au tourisme, et les résultats sont là. Le secteur est devenu essentiel pour l’économie indienne, et tout particulièrement pour le Rajasthan, cinquième État par le nombre de touristes étrangers. Il est un moteur de croissance et d’emplois. L’industrie touristique et hôtelière en Inde est la troisième industrie exportatrice après le prêt-à-porter, les pierres précieuses et la bijouterie. Alors que le pays accueillait moins de 17 000 touristes étrangers en 1951, ils ont été 4 millions à fouler son sol en 2006 et plus de 10 millions en 2017, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Cette augmentation est due à l’amélioration des produits touristiques, des prestations, des campagnes de promotion ( Incredible India ) et à l’extension du trafic aérien. Aujourd’hui, ce secteur emploie plus de 22 millions de personnes et contribue à 6,3 % du PIB. Les familles nobles du Rajasthan ont transformé leurs demeures en hôtels, dopant l'arrivée de nombreux touristes. Très sensibles aux vieilles pierres, aux traditions, aux fastes et grandeur d'antan, les Français étaient les premiers à se rendre dans la région en 2017, au nombre de 220 000. Le tourisme au Rajasthan pèse pour près de 15 % dans la balance économique. L’État mène de nombreuses actions afin d'augmenter le nombre de visiteurs étrangers et domestiques. Il multiplie les partenariats public-privé pour développer de nouvelles activités comme les croisières sur la rivière Chambal, le 4x4 dans les dunes de sable du Thar, le golf ou l'illumination des monuments à Jaipur, Jaisalmer, Bharatpur, Udaipur ou Chittorgarh. L’État mène aussi des plans d'action très concrets pour le développement de l'éco-tourisme et de l'agro-tourisme dans certaines régions. Le tourisme est perçu comme un atout considérable pour améliorer la connectivité entre les villes, entretenir le patrimoine culturel et faire perdurer les traditions. C'est également une manne économique qui permet aux citoyens de bénéficier directement de la modernisation. Une étude a démontré qu'une roupie dépensée par un touriste change de main 13 fois en moyenne et que chaque chambre d'hôtel génère 3 emplois directs et 8 emplois indirects. Si le tourisme étranger revêt une importance particulière permettant d'engranger des devises, le Rajasthan mène également des campagnes de séduction massive à l'encontre des touristes domestiques. Le marché est énorme, avec plus d'un milliard de touristes potentiels et l'explosion récente d'une classe moyenne qui se déplace et consomme.

Enjeux actuels
Beaucoup des enjeux économiques du Rajasthan recoupent ceux de l'Inde, à commencer par le surendettement des fermiers. Faibles revenus, récoltes incertaines, difficultés à obtenir des emprunts, taux d'intérêts élevés sont autant de facteurs qui pèsent sur les épaules des fermiers. Au Rajasthan, 70 % de la population dépend d'une activité agricole, mais seule 20 % de la surface cultivable est irriguée. L'accès à l'eau dans cette région semi-désertique à désertique constitue un défi majeur, d'autant plus que les dérèglements climatiques provoquent des moussons de moins en moins abondantes... ou au contraire dévastatrices. La pénibilité des conditions de travail influe également fortement sur le taux d'alphabétisation des habitants. Vivant souvent dans des villages isolés, loin des écoles, les enfants n'ont pas toujours accès à l'éducation. Quand ils y ont accès, certains parents préfèrent les envoyer garder les troupeaux ou chercher l'eau au puits parfois éloigné, tous les bras étant nécessaires pour faire vivre la famille. Le Rajasthan obtient ainsi un des plus mauvais taux d'alphabétisation de l'Inde avec seulement 67,06 % de personnes sachant lire et écrire. L'absence d'éducation diminue les chances de ces enfants de mener un jour une activité alternative et donc d'être source de revenus différents, à même de procurer une meilleure sécurité financière à la famille toute entière.
Le tourisme constitue une autre part majeure de l'économie de l'État, contribuant à 15 % de ses revenus. Après des années de croissance exponentielle, l'arrivée de touristes étrangers semblent stagner depuis 2007. Le Rajasthan peut se reposer sur le tourisme local qui explose, avec un nombre de visiteurs multipliés par quatre en seulement dix ans. L'investissement dans les infrastructures lourdes (routes, voies ferrées, aéroports) se révèle plus que jamais nécessaire pour pérenniser ce fort taux de fréquentation.
L'inefficacité bureaucratique et la corruption généralisée sont un autre frein au développement économique. Les résultats éclatants du BJP aux élections de 2014 prouvent que les Indiens dans leur ensemble appellent à un vrai changement dans le mode de gouvernance, tant à l'échelon national que local. Une purge des mauvaises pratiques administratives (absentéisme, horaires variables, désintérêt, copinage, dessous de table...) s'avère plus que nécessaire pour redonner confiance aux Indiens dans leurs institutions et favoriser les prises d'initiative. Après avoir stabilisé l'inflation et assuré la croissance économique du pays, le gouvernement de Narendra Modi semble enfin s'atteler à sa promesse de campagne « 0 corruption ». En novembre 2016, le gouvernement a soudainement retiré du marché les coupures de 500 Rs et 1 000 Rs, afin de lutter contre l'économie souterraine et la fraude, les remplaçant par de nouveaux billets. Beaucoup d'Indiens se sont retrouvés avec leur matelas en argent liquide impossible à écouler.
L'hygiène est également un enjeu de préoccupation important et ne pourra qu'améliorer l'image désastreuse de l'Inde auprès des étrangers. Modi a lancé une grande campagne « Inde propre » en octobre 2014 incitant les Indiens à nettoyer un peu plus loin que leur pas-de-porte et à ne pas jeter leurs déchets n'importe où. L'opération se répète tous les ans, mais la gestion des déchets, ramassage, recyclage, traitement et stockage nécessite des investissements importants qui ne sont pas encore prévus. Cette campagne s'accompagne d'une volonté de généralisation des sanitaires, sachant que seulement 23 % de la population vivant dans des zones rurales a accès à des toilettes, soit autant d'occasions de véhiculer des maladies et souiller l'eau et les sols. Modi a ainsi prévu de construire 110 millions de sanitaires en cinq ans afin d'offrir à l'Inde et aux Indiens un environnement plus sain. Ne reste plus qu'à les maintenir propres et convaincre les citoyens de les utiliser !

Population et langues


Population et langues - Jeune femme du Rajasthan.
© Adam KAZMIERSKI


Tribus du Rajasthan

Les Meena. Tribu sédentaire de l’est du Rajasthan, vivant surtout de l’agriculture. Elle occupait le site d’Amber avant que la dynastie Kachhwaha (les futurs maharajas de Jaipur) ne s’en empare. Les 4 millions d'individus qui composent cette communauté sont considérés comme les aborigènes de la « terre des princes ».
Les Bhil. Dans le sud du Rajasthan. Autrefois réputés pour leur adresse au tir à l’arc, ils furent les fidèles alliés des souverains du Mewar, les Rana de Chittorgarh contre les armées mogholes. Ils ont conservé des rites animistes.
Les Bishnoi . Vers Jodhpur et Bikaner. Une tribu « écolo » de fervents défenseurs de la nature, vénérée comme une divinité. Elle compte des agriculteurs sédentaires qui vouent toujours un respect sans limites aux arbres… A leur mort, ils se font d’ailleurs enterrer plutôt qu’incinérer afin de les épargner.
Les Gaduliya Lohar. Ces forgerons itinérants parcourent encore les routes du Rajasthan avec leurs chariots à grandes roues en bois. Au XI e  siècle, ils menaient déjà une existence similaire. Certains se seraient ensuite fixés dans le Mewar (au sud du Rajasthan) où ils étaient les armuriers attitrés des souverains Sisodya. En 1568, ils auraient fait le vœu de ne plus avoir de maison tant que la forteresse de Chittogarh ne serait pas libérée. Et dans les années 1950, Nehru leur aurait proposé de se sédentariser après les avoir symboliquement conduits dans l’enceinte du fort.
Les Kalbeliya . Ce peuple nomade élève du bétail et « charme » les serpents. On leur prête des pouvoirs magiques et des dons de guérisseurs.
Les Rabari. Communauté d’éleveurs nomades qui mène leurs troupeaux de dromadaires et de chèvres à travers les déserts du Rajasthan et du Gujarat. Leurs femmes sont reconnaissables à leurs vêtements colorés et à leurs bijoux massifs dont les modèles sont volontiers repris par les créateurs de mode ethnique.
Les Banjara. Cette tribu vit du commerce itinérant. On la retrouve dans l'Andra Pradesh. Leur statut de colporteurs leur valait le respect des habitants des villages isolés. En plus des tissus ou du sel, cette tribu répandait les nouvelles et avait un rôle de média dans les zones désertiques.
Les Gitans. Selon la tradition, les premiers gitans (forgerons et armuriers itinérants) auraient quitté le Rajasthan au début du XI e  siècle pour l'Afghanistan, avant de poursuivre vers l’Europe. Ils seraient arrivés en France et en Espagne dès le XIII e  siècle. Les Occidentaux les auraient pris pour des habitants du Moyen-Orient rencontrés lors des croisades, d’où leur nom de gitans, déformation d’Egyptiens. Certains ont conservé leurs traits indiens et se nomment d'ailleurs les Kalo, « sombres », (appellation dérivant de l’hindoustani kala , « noir »).

Population
L’Inde est le deuxième pays le plus peuplé du monde (1,3 milliard d’habitants en 2015), avec une croissance de 1,2 % par an. Sa population totale a été multipliée par 4 au cours du dernier siècle, et par 3 durant ces cinquante dernières années. Le Rajasthan se place au septième rang des états les plus peuplés de l’Inde avec 73,5 millions d'habitants.
Aujourd'hui, la population rurale du Rajasthan s'élèverait à 77 %, soit un taux légèrement supérieur la moyenne nationale.
Religion
Les communautés religieuses du Rajasthan sont réparties de la manière suivante : hindous : 87,4 %, musulmans : 10 %, sikhs : 1,3 %, jaïns : 1 %.
Castes
Le mot caste regroupe en fait deux notions distinctes.
Les varna (« classe » ou « couleur ») divisent la société en quatre groupes : les brahmanes (prêtres), les kshatriya (guerriers), les vaishiya (commerçants) et les shudra (serviteurs).
Les jati (« espèce » ou « naissance ») correspondent à des activités professionnelles (tisserands, potiers…) ou parfois ethniques.
Les hors castes ou intouchables, parfois appelés Dalit ou Harijan, forment des groupes restés en dehors de cette stratification et considérés comme impurs par les autres communautés.
Les Portugais ont remarqué cette notion de pureté rituelle liée à l’organisation de la société, à leur arrivée en Inde. Ils ont donc désigné tous ces groupes par le nom évocateur de casta , « race, espèce », traduit en français par « caste ».
La réalité du système des castes. La Constitution de l’Inde moderne (1950) interdit toute discrimination fondée sur le système des castes, mais celui-ci perdure dans les mentalités. Cinquante ans de démocratie laïque n’ont pas suffi à abolir des rites sociaux millénaires. Les classes moyennes des villes semblent cependant attacher un peu moins d’importance à la pureté pour se replier sur une stratification simplement socio-économique, proche de celle de l’Occident et ne correspondant pas forcément à la hiérarchie de castes. Certains brahmanes vivent en effet très pauvrement, leurs obligations rituelles leur interdisant tout commerce avec les autres groupes. Quelques intouchables (parfois convertis à l’islam ou au christianisme) ont au contraire fait fortune en se livrant à des activités jugées impures par les autres (par exemple le travail du cuir).
Tout en bas de l’échelle sociale traditionnelle, on trouve par ailleurs les populations tribales, divisées en quelque 450 groupes différents. Ces Adivasi (ou aborigènes de l'Inde) sont considérés comme les plus anciens habitants de l’Inde, installés avant les Aryens et les Dravidiens. Touchés par de fortes discriminations et un taux d'analphabétisme très élevés, ils peinent à préserver leurs modes de vie traditionnels.
Pour favoriser l’essor des intouchables ( Scheduled Castes ou « castes répertoriées ») et des tribus ( Scheduled Tribes ), le gouvernement leur réserve des places dans les administrations et les grandes écoles, entérinant ainsi la survie du système des castes.


Des chasseurs interdits de chasser


Des chasseurs interdits de chasser - Portrait d'un chasseur de la tribu des Bawarias.
© Maxime DRAY

Ancienne communauté de chasseurs, les Bawarias ont perdu toute source d’activités suite à un amendement interdisant la chasse, imposée par une loi de protection de la faune. Depuis, cette communauté erre de villes en villages, traînant une réputation de voleurs et de criminels, braconnant des perdrix ou des serpents échangés parfois contre quelques roupies. L'intégration est rendue d’autant plus difficile qu'ils ne possèdent pas de terre et que les ruraux établis refusent toute coexistence. Dans plusieurs villages du Rajasthan où les Bawarias ont tenté de se fixer, des cabanes ont été incendiées, l’approvisionnement en eau leur a été refusé, les troupeaux de chèvres ont été décimés et pour finir, la communauté a été chassée. Bien que plusieurs plaintes aient été déposées auprès des autorités locales concernées, rares ont été les décisions prises en faveur des Bawarias.

Langues
Les langues principales parlées au Rajasthan sont l’hindi et l’anglais. Le rajasthani n'est pas reconnue comme une langue officielle. Le dhundhari est parlé dans le district de Jaipur, le marwari dans celui de Bikaner, le mewari au Mewar, le harauti à Kota. Ces dialectes n'ont pas d'alphabets distincts.

Mode de vie


PUSHKAR - Portrait d'une famille à Pushkar.
© Bravobravo – iStockphoto

Vie sociale


Vie sociale - Mariée arborant bracelets et henné.
© Jeremy Richards – iStockphoto.com
Structure sociale
L’Inde est connue pour ses systèmes sociaux compliqués et pour sa société à multiples facettes. En fait, aucune généralisation n’est possible à son propos qui soit applicable à l’ensemble des divers groupes qui la composent.
La diversité ethnique et linguistique de la civilisation indienne ressemble plus à la diversité d’une zone telle que l’Europe qu’à celle de n’importe quel autre Etat-nation. Les écarts entre les structures sociales du Nord et du Sud sont particulièrement remarquables, surtout en ce qui concerne les systèmes de parenté. Dans tout le pays, les différences religieuses peuvent également être significatives, notamment entre la majorité hindoue et la grande minorité musulmane, mais aussi entre ces groupes indiens que constituent les bouddhistes, chrétiens, jaïns, juifs, parsis, sikhs et pratiquants de religions tribales.
L’accès à la richesse et à la puissance varie considérablement et les énormes différences de statut socio-économique sont évidentes. Le pauvre et le riche vivent côte à côte dans des secteurs urbains et ruraux, et il est courant de voir un homme prospère ou une femme dans une voiture avec chauffeur passer devant des habitants affamés et décharnés. Dans beaucoup de villages, les solides maisons de ciment des propriétaires terriens côtoient de fragiles cabanes de chaume des manœuvres sans terre. Même quand elles ne sont pas aussi évidentes, ces distinctions de classe marquent pratiquement chaque agglomération.
Les différences entre zones urbaines et rurales peuvent être immenses. Presque 74 % de la population vit dans des villages dont les maisons aux murs de boue séchée sont ornées de dessins traditionnels et dont les ruelles poussiéreuses sont traversées par des troupeaux de bétail cherchant leur pitance. Tandis que dans les grandes villes, des millions de gens respirent la pollution industrielle, se pressent dans la cohue de la foule en marche et vivent dans la cacophonie des véhicules klaxonnant et des haut-parleurs crachant les musiques des derniers films à succès.
Les distinctions entre les sexes sont évidentes : le comportement attendu des hommes et des femmes peut être tout à fait différent, particulièrement dans les villages mais aussi dans les centres urbains. Hommes et femmes ont des rôles bien définis dans la famille et à l’extérieur de la maison. Il est souvent surprenant pour les Occidentaux de constater que la plupart des tailleurs sont des hommes, alors que des femmes très pauvres travaillent sur les chantiers de construction et portent des pierres, des briques et des coupelles de ciment sur la tête.
Chevauchant et pénétrant la différence de régions, langues, conditions de ressources, statut, religion, territoire et sexe, on trouve cette spécificité de la société indienne : la caste. Le peuple indien est divisé en des milliers de castes, ou groupes fonctionnant comme tels, répertoriés et hiérarchiquement ordonnés.
Les membres d’une caste le deviennent par naissance, par définition. On attend qu’ils se marient à l’intérieur du groupe et qu’ils suivent les règles concernant les nombreux aspects de la vie (interdits alimentaires, rituels de purification, etc.). Certaines castes inférieures ou intermédiaires ont cependant tendance à adopter les interdits des castes supérieures, espérant ainsi y être assimilées. Ce processus s’intitule la « sanscritisation ».
Etant donné la grande diversité de la société indienne, toute observation doit être tempérée par le fait qu’elle peut ne pas s’appliquer à tous les Indiens. Cependant, certains thèmes ou principes sous-jacents de vie font en Inde l’objet d’un large consensus.
Famille
L’importance des liens familiaux ne manque en principe pas d’étonner les Occidentaux voyageant en Inde et vous comprendrez vite que la liberté individuelle qui vous est sans doute si chère passe pour une curieuse fantaisie, voire pour une tare, auprès des Indiens.
Toutes les grandes décisions, y compris le choix d’une profession, d’un conjoint ou d’une conjointe, sont prises en famille ou plus précisément par les parents. L’existence est divisée en quatre âges aux limites assez précises : l’enfance et le temps des études, le temps du mariage et des enfants, la retraite puis le renoncement. La vie de la majorité de la population est ainsi réglée comme du papier à musique et pourra vous paraître bien monotone et ennuyeuse.
Dans beaucoup de villages et de petites villes, les Indiens ont gardé le principe de la joint family  : plusieurs générations vivent sous le même toit avec oncles, tantes et cousins. Nul ne cherche à se soustraire à cet environnement laissant peu de place à l'intimité, finalement sécurisant.
Dans les grandes villes, les nouvelles générations ont tendance à s’écarter du modèle, surtout dans les milieux éduqués où le contrôle permanent des parents ou des beaux-parents peut être perçu comme un frein au progrès.
Vous serez toutefois surpris par le conservatisme de la jeunesse indienne. Son manque d’idéalisme social proviendrait-il de ces traditions familiales les poussant à considérer le monde extérieur comme négligeable, voire hostile ?
Mariage
C’est l’événement majeur de la vie des Indiens, pour lequel certaines familles pauvres s’endettent pendant de longues années. On se marie dans sa communauté, pour ne pas dire sa caste. L’apparence physique, les diplômes, le rang social, l’aisance financière de la belle-famille et évidemment l’horoscope de l’époux ou de la promise : tout est étudié, rien n’est laissé au hasard. Les mariages d’amour sont encore très rares, et on fait encore appel à ses parents même quand on a vécu à l’étranger pour trouver un bon parti. La presse dominicale consacre d’ailleurs de pleines pages aux petites annonces matrimoniales.
La dot, pourtant illégale, est également au centre des négociations entre les parents.

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