SAINT PÉTERSBOURG - VOLGA 2018-2019 (avec cartes photos + avis des lecteurs)
345 pages
Français

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Description

"Ancienne capitale de la Russie, la Venise du Nord révèle, été comme hiver, son charme et ses multiples secrets. Au détour d'une rue ou d'un pont au bord de la Neva, ce sont plus de trois cents ans d'histoire qui paradent sous les yeux des flâneurs. Comment ne pas penser à Nicolas Gogol en foulant la Perspective Nevski ou à Fédor Dostoïevski au cours des éternelles Nuits Blanches au mois de juin ? Cette ville est unique. Ses habitants le savent et en sont fiers. Ils sont les premiers à vous dire qu'ici tout est différent du reste de la Russie : savoir-vivre, architecture, mentalité… Saint-Pétersbourg est ainsi. Elle possède une âme et envoûte au premier regard. En effet, elle regorge à elle seule les plus beaux musées et les plus belles façades du monde entier. L'Ermitage, le célèbre palais d'hiver, l'illustre parfaitement."

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 novembre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9791033189800
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
INVITATION AU VOYAGE
Добро пожаловать в Санкт-Петербург !
Les plus de Saint-Pétersbourg
Fiche technique
Idées de séjour
Comment partir ?
DÉCOUVERTE
Saint-Pétersbourg en 10 mots-clés
Survol de Saint-Pétersbourg
Histoire
Politique et économie
Mode de vie
Arts et culture
Festivités
Cuisine russe
Jeux, loisirs et sports
Enfants du pays
SAINT-PÉTERSBOURG
Saint-Pétersbourg
Les environs de Saint-Pétersbourg
CROISIÈRE SUR LA VOLGA
Croisière sur la Volga
PENSE FUTÉ
Pense futé
S'informer
Rester
Galerie photos
Galerie cartes
© Pat on stock


© BestPhotoStudio – Shutterstock.com
INVITATION AU VOYAGE


INVITATION AU VOYAGE - La chapelle royale du palais Catherine.
© Stéphan SZEREMETA

Добро пожаловать в Санкт-Петербург !
Bienvenue à Saint-Pétersbourg ! Il y a des villes mythiques, et celle que les locaux appellent affectueusement Piter en fait indéniablement partie. C’est peut-être en raison de son incongruité totale. C’est une ville européenne tout juste tricentenaire alors que ses consœurs occidentales sont de très vieilles dames. Cité idéale, elle est née de la volonté d’un seul homme et a été édifiée sur un gigantesque marécage. Elle déploie une architecture italienne et française d’une pureté de géomètre au bord de la mer Baltique... Bref, Saint-Pétersbourg est une drôle d’idée !
Aussi déconcertante soit-elle, elle livre ses plus précieux trésors à ses hôtes, avec générosité et faste. Les collections de l’Ermitage sont à l’image de la ville, à la fois familières et surprenantes. Ses innombrables palais, tout en façades et en secrets bien gardés, donnent le tournis et laissent une impression de grandeur passée, certes, mais pas disparue. Véritable musée à ciel ouvert, Saint-Pétersbourg est une invitation à la marche. Guidés par la beauté, vos pas vous mèneront le long de ses canaux tranquilles, là où on ressent la présence des personnages de Dostoïevski ou de Gogol. Vos balades vous conduiront dans des arrière-cours figées dans le temps, dans des quartiers d’un romantisme de jeune fille et dans des parcs chargés d’histoire et de mystères. Pour les Russes, Saint-Pétersbourg c’est la « capitale culturelle de la Russie ».
Au-delà des musées, les compagnies de théâtre et de ballet, comme le Mariinskiy, font montre d’une créativité jouissive. On a donné à la Philharmonie, pendant les heures sombres du blocus nazi, la première de la superbe Septième symphonie de Chostakovitch, dirigée par le maître lui-même, à portée de canon de l’artillerie allemande. Mais « Piter », comme l’appellent avec tendresse ses habitants, n’est pas qu’une belle endormie. Dîners dans des restaurants résolument tendance, bars branchés, nuits dans des clubs où tout peut arriver, brunchs exotiques et journées shopping sont au programme des Pétersbourgeois et de leurs invités.
Avec la magie des « Nuits blanches », ces jours de juin où le soleil est tellement satisfait d’éclairer cette cité idéale qu’il ne se couche jamais vraiment. La ville de Pierre le Grand, sortie du néant comme d’un rêve il y a quelque trois cents ans, n’oublie pas que la vie c’est le mouvement. Alors entrez dans la danse !
L’équipe de rédaction
REMERCIEMENTS : Ibis SPB Centre, Elizaveta Gorlova, Igor Shindin et l'équipe du Viderzhka, Novotel Saint-Péteresbourg, Excursions Informelles à Piter (Sergei Goncharov et Alexander Sergeev), Dmitriy Boulba et IdeaGuide, Russie Autrement.

Les plus de Saint-Pétersbourg


Les plus de Saint-Pétersbourg - Cathédrale Notre-Dame-de-Kazan.
© M.V. Photography – Shutterstock.com

Des richesses culturelles et historiques
Théâtre de l’histoire politique du pays, tableau croisé des siècles écoulés, Saint-Pétersbourg témoigne d’une grandeur passée… Toujours d’actualité. Cette ville bâtie sur un sol instable (d’anciens marécages) a néanmoins connu ce qu’il y a de plus difficile : les conquêtes, les intempéries, et un implacable blocus de 900 jours pendant la Seconde Guerre mondiale. Il reste de ce passé une mosaïque culturelle et architecturale qui doit son évolution au bon vouloir des dirigeants de l’ancien Empire, dont le père de la ville, le tsar Pierre le Grand. Saint-Pétersbourg l’impériale ne cesse de se démaquiller pour mieux se remaquiller, de se déconstruire pour mieux se reconstruire. Avant-dernier ravalement en date : la veille de son tricentenaire, « Saint-Pet » s’offre un lifting complet, mais un lifting de façade : seuls les grands axes font l’objet d’une rénovation cosmétique : un peu d’enduit, quelques coups de pinceaux, l’honneur est sauf. A la décharge des autorités locales, on peut reconnaître que le patrimoine architectural de cette ville est d’une telle richesse, que lui redonner toute sa splendeur en un claquement de doigt est impossible. Aujourd’hui Saint-Pétersbourg reçoit un traitement de choc. On construit (centres d’affaires, galeries marchandes, appartements luxueux…) derrière les façades. Les perspectives deviennent palimpsestes. Mais il est encore possible, et certainement pour un bout de temps, de quitter les belles avenues pour aller à la rencontre du Saint-Pétersbourg des cours, des marchés et des petites rues hors d’âge.

Un haut lieu du tourisme
Saint-Pétersbourg est depuis quelques années une destination très prisée. Belle architecture, histoire riche, musées à foison, concerts à répétition… Les changements qui ont eu lieu dans le pays ont permis d’ouvrir aux visiteurs des palais précédemment fermés : celui de Bielosselskih-Bielozerskih, Nikolaïevski, Sheremetievski, le bâtiment du foyer des officiers. Ces palais sont devenus des centres culturels où sont organisées des conférences, des expositions ainsi que des réceptions. Les amateurs de tourisme culturel n’ont que l’embarras du choix ! Certes, les tarifs pratiqués par les musées, sont parfois proches de ceux que l’on connaît en France, mais les collections présentées à Saint-Pétersbourg sont parmi les plus riches d’Europe. C’est par exemple à l’Ermitage que vous verrez le plus grand nombre de tableaux de Matisse (surveillés par une gardienne souvent bourrue mais parfois très sociable).
Mais ne voir dans cette ville qu’un long catalogue d’expositions serait injuste. « Piter », c’est aussi la ville de nombreux groupes de musique, des espaces artistiques, des clubs du jazz, d’expériences littéraires et cinématographiques hors normes, la capitale de la gastronomie et du « savoir-boire » à la russe ! Les grands DJ occidentaux se produisent à Moscou ? « Saint-Pet » a les siens propres, nourris de minimalisme berlinois et de techno américaine. On prend, on assimile et on fait quelque chose qui n’a rien à voir avec l’original ! La culture, sous toutes les formes, a le droit de cité à « Piter » …
Les fêtards ne sont pas en reste. Les clubs de la ville, nombreux et rivalisant d’originalité, vous feront danser jusqu’au bout de la nuit, définitivement blanche. Et si vous êtes fatigués de la vie de nuit à Saint-Pétersbourg et préférez prendre une pause, la ville vous ouvrira d'autres portes. Vous pourrez facilement vous retrouver dans un appartement typique pétersbourgeois, à écouter de la poésie russe classique lue à haute voix avec une bouteille de vin.

Des ponts et canaux
Loin de Moscou la frénétique, la Venise du Nord est parcourue par de nombreux canaux qui, en parallèle du fleuve (la Neva), irriguent lentement les strates de l’ancienne capitale de Russie. En témoignent ses nombreux quais de granit rose, qui contiennent tant bien que mal les eaux fraîches de la Fontanka, de la Moïka ou encore du canal Griboyedov, et qui vous permettent d’arpenter les abords des joyaux architecturaux que compte la ville pour y contempler leurs reflets. Les « Nuits blanches » de juin vous donneront également l’occasion de découvrir la magie du mariage entre le rose du ciel et le bleu des cours d’eau. Les ponts sont magnifiques, certes, mais n’oubliez pas leurs horaires de levée. L'un des grands classiques du séjour à « Saint-Pet » est de rester bloqué sur une île (la ville en compte 42) toute la nuit. Ce qui peut donner l’occasion de magnifiques balades nocturnes pendant les « Nuits blanches » …

Une population généreuse et accueillante
Les Pétersbourgeois sont des gens du Nord. Plus calmes, plus posés que les turbulents Moscovites, ils n’en sont pas moins tout aussi fidèles à la tradition d’hospitalité slave, dont les Russes sont si fiers. Alors que Moscou, temple de l’argent et du pouvoir efface en apparence les liens humains, Saint-Pétersbourg regorge de mamies prêtes à vous indiquer votre chemin ou à vous réprimander avec douceur, parce que vous attendez le bus sans écharpe en plein hiver. Les Russes vous apparaîtront probablement froids en public. Mais sachez qu’on ne sait jamais qui est qui en Russie. Un rustaud mal aimable peut s’avérer être en privé d’une charmante compagnie et le chauffeur de taxi peut être médecin. Par ailleurs, « Saint-Pet » s’est forgé en Russie une solide réputation de tolérance dont les habitants sont très fiers. Ne pas être dans le moule n’est pas un problème à « Piter », qui a suffisamment souffert dans son histoire récente pour ne pas s’arrêter sur des différences mal vues dans le reste du pays. En témoignent le dynamisme et la relative visibilité de la communauté gay.

Une ville dynamique
En accord avec sa jeunesse et son renouvellement urbain, Saint-Pétersbourg est une ville en perpétuelle évolution qui saura vous surprendre. Forte de 5 millions d’habitants, la ville mêle allègrement et sans complexe héritage du passé et regard vers l’avenir. Un exemple : la perspective Nevski, véritable colonne vertébrale du centre-ville, et passage incontournable pour tout résident ou étranger qui séjourne dans la ville. Les habitants déambulent entre des petits magasins ou de grands centres commerciaux, mais aussi des musées, théâtres, hôtels, cafés et églises, l’ensemble constituant, sur plus de quatre kilomètres, le véritable portrait hétérogène d’une ville qui refuse de s’enfermer dans un passé figé.

Une ville de marcheurs
Il faut arpenter ces avenues tracées arbitrairement, déambuler dans ces cours et ruelles, lever le regard sur cette architecture intacte et perdre son regard dans l’azur pour saisir tout le charme de cette Venise du Nord. C’est une ville abstraite. Décidée par un seul homme contre tout sens commun et contre toute humanité : bâtie sur des marécages balayés par les vents marins, elle a vu des milliers de prisonniers périr lors de son édification. Régie par les plans d’architectes en pleine crise d’idéalisme et la plupart du temps italiens, Saint-Pétersbourg se parcourt en marchant. Et, possède beaucoup de lieux où faire une pause agréable, lorsque le froid humide de la Baltique vous coupe les jambes…
A l’inverse de Moscou qui a tout de la ruche, Saint-Pétersbourg étale ses splendeurs le long de ses avenues et canaux, prenant par surprise le marcheur qui s’attendait à traverser une ville uniforme. En effet, « Piter » n’est pas qu’un musée en plein air, c’est aussi une ville offrant de multiples facettes. Tour à tour festive, populaire, impériale ou romantique, une longue balade est toujours le meilleur moyen de découvrir cette cité différente des autres.

Fiche technique


Fiche technique - Église du Sauveur-sur-le-Sang-Versé.
© Stéphan SZEREMETA

Argent
Monnaie  : le rouble.
Sigle international  : RUB.
Taux de change (février 2018)  : 1 € = 70,33 RUB / 100 RUB = 1,42 € ; 1 CAN$ = 45,42 RUB / 100 RUB = 2,20 CAN$ ; 1 CHF = 60,57 RUB / 100 RUB = 1,65 CHF.
Idées de budget
Ce sont évidemment des prix moyens conseillés par jour. Les prix sont présentés comme suit : hébergement, restauration, loisirs (musées, etc.).
Petit budget  : 30 € + 25 € + 15 € = 80 €
Moyen budget  : 60 € + 30 € + 20 € = 120 €
Gros budget  : 180 € + 40 € + 30 € = 250 €
Préparez bien votre voyage en vous faisant confirmer les tarifs. Si la dévaluation du rouble se montre très avantageuse pour les visiteurs étrangers, Saint-Pétersbourg a tendance à voir ses prix fluctuer fortement à la hausse à la période des Nuits blanches !

Saint-Pétersbourg en bref
La ville
Statut  : ville fédérale (comme Moscou).
Régime politique du pays  : République fédérale comprenant 83 sujets.
Président de la République  : Vladimir Poutine
Chef du gouvernement  : Dmitri Medvedev
Maire-gouverneur de Saint-Pétersbourg  : Georgiy Poltavtchenko (depuis 2011)
Superficie de la Russie  : 17 125 407 km 2  (depuis l'ajout des quelque 26 000 km 2  de la Crimée).
Superficie de Saint-Pétersbourg  : 1 439 km²
Langue officielle  : le russe.
Religions en Russie  : chrétiens orthodoxes (74 %), musulmans (7 %), catholiques (1,5 %).
La population
Population en Russie  : 146 804 372 habitants (2017)
Population à Saint-Pétersbourg  : 5 281 579 habitants (2017).
Densité en Russie  : 8,57 habitants au km².
Densité à Saint-Pétersbourg  : 3764,49 habitants au km 2 .
Espérance de vie  : 71,9 ans (66,5 ans pour les hommes et 77 ans pour les femmes).
L’économie
PIB  : 1 442 milliards de $ (2017).
Salaire mensuel moyen (Saint-Pétersbourg)  : 48 000 RUB (2016).
Taux de chômage en Russie  : 5,8 % (2016).

Téléphone
Mode d'emploi
Pour appeler de la France vers la Russie (sur un fixe) : 00 + 7 + indicatif téléphonique de la ville + numéro du correspondant. Exemple : pour téléphoner à Saint-Pétersbourg : 00 + 7 + 812 + numéro du correspondant.
Pour appeler de Russie vers la France : composez le 8 + 10 + 33, puis le préfixe de la région sans le zéro. Exemple : pour appeler le Petit Futé Tél 01 53 69 70 00, composez le 8 + 10 33 1 53 69 70 00.
Pour téléphoner d’une ville de Russie à une autre : exemple de Saint-Pétersbourg vers Moscou : 8 (attendez la tonalité), puis 495 (ou 499), puis numéro du correspondant.
Pour téléphoner dans une même ville : ne faites pas l’indicatif de la ville où vous vous trouvez, composez uniquement le numéro de votre correspondant.
Coût du téléphone
Communications internationales : l’époque où joindre la France par téléphone demandait patience et abnégation est depuis longtemps révolue. De manière générale, les liaisons téléphoniques sont excellentes. Cela dit, depuis votre hôtel, elles sont facturées de façon exorbitante.
Portables
Les compagnies russes proposent des forfaits ou des comptes à recharger. Il est possible d’acheter des cartes SIM (de 250 RUB à 2 500 RUB par mois en fonction du nombre de GB Internet et des prestations téléphoniques) pour les portables dans les boutiques Beeline (jaune et noir) ou MTS (rouges avec un œuf blanc sur le logo), MegaFon (vert).
Ce sont les 3 opérateurs principaux de téléphonie mobile en Russie, donc leur réseau de boutiques officielles est très nombreux. Malheureusement, les sites des opérateurs sont rarement traduits en anglais (sauf MTS) et il est plus simple d'obtenir des renseignements directement à la boutique.
Si vous emportez votre portable pour utiliser une carte SIM russe, pensez à le faire débloquer avant de partir. Vous pouvez les recharger sur des bornes automatiques que vous trouvez notamment dans ou près des stations de métro, à l'entrée de certains hôtels, épiceries et dans les centres commerciaux.

Décalage horaire
Depuis que la Russie a décidé de ne plus changer d'heure en été ou en hiver, Saint-Pétersbourg est à l'heure UTC +3 tout l'année (temps universel coordonné). La France a une heure d’avance sur l’heure UTC (UTC + 1 heure) l’hiver et deux l’été (UTC + 2 heures). Bref, quand il est 10h à Paris, il est 11h à Saint-Pétersbourg en été, 12h en hiver.


Histoires de calendriers

C’est bien connu, la révolution d’Octobre est en fait la révolution de novembre. Un an plus tard, le tout nouveau pouvoir soviétique remet les pendules à l’heure en adoptant le calendrier grégorien, imposé en 1582 par une bulle papale de Grégoire XIII. Grégoire craignait en effet le glissement de Pâques vers les mois d’été… Toujours est-il que, pour les fêtes religieuses, les orthodoxes russes suivent toujours le calendrier julien, décalé de 13 jours : Noël est célébré le 7 janvier, et le Nouvel An est fêté le 13 janvier au soir.
Un certain mercantilisme, doublé d’une irrésistible envie de faire la fête, pousse aujourd’hui certains à fêter le Noël catholique le 25, le Réveillon du 31, le Noël orthodoxe et l’ancien Nouvel An ! Ces célébrations n’ont souvent pas grand-chose de religieux, puisque le moment le plus important de l’année orthodoxe reste Pâques, que vous ne manquerez surtout pas si vous êtes en Russie à cette période.
S’ajoutent à ces fêtes traditionnelles celles qui furent imposées par le pouvoir soviétique et auxquelles les Russes restent attachés. Vous pourrez ainsi célébrer en grande pompe la fête des Femmes (le 8 mars), celle des Défenseurs de la patrie (le 23 février) et la journée des Cosmonautes (le 12 avril).

Formalités
Les ressortissants de l'Union européenne qui souhaitent séjourner en Russie doivent au préalable obtenir un visa (30 jours maximum pour un visa tourisme).
Le passeport utilisé doit être encore valable au moins six mois après la date de sortie du pays.

Climat
Saint-Pétersbourg se trouve à la même latitude que les villes d'Oslo et de Stockholm ainsi que du sud de l'Alaska ou ou encore la pointe sud du Groënland. Son climat continental humide, avec de forts contrastes thermiques entre l'hiver et l'été, rend la vie dure aux Pétersbourgeois. Heureusement, les étés sont relativement chauds avec une température moyenne comprise entre 15 et 25 °C, tandis qu'en hiver la température moyenne se situe entre -4 et -8 °C, avec des températures ressenties bien en deçà, notamment à cause d'un vent glacial. Il neige beaucoup en hiver, il pleut beaucoup toute l'année. Du fait de sa latitude très septentrionale, les nuits qui encadrent le solstice d'été ne sont jamais complètement obscures (« Nuits blanches »). C'est à cette période que Saint-Pétersbourg est la plus fréquentée par les touristes. Sans parler des noctambules qui s'en donnent à cœur joie.

Saisonnalité


Saisonnalité - Bloc Meteo russie
La saison touristique atteint son apogée en été, la période des « Nuits blanches » de juin, permettant de découvrir la ville sous d’étonnantes couleurs. L’hiver sera davantage réservé à ceux qui ne sont pas trop frileux. Les températures hivernales sont loin des frimas sibériens, mais le climat de Saint-Pétersbourg reste marqué par l’humidité de la Baltique. Des vêtements près du corps, un bon coupe-vent, des chaussures étanches… et vous voilà prêt à arpenter la ville sous la neige. Ici comme ailleurs il n’y a plus de climat. La neige se fait parfois attendre et le soleil peut bouder l’été. Un petit coup d’œil à la météo locale peut éviter des déconvenues (site Internet – www.meteoconsult.fr).


Drapeau de la Russie


Drapeau de la Russie - Drapeau Russie

L’éclatement de l’Union soviétique en 1991 a donné naissance à la Communauté des Etats indépendants (CEI) regroupant 12 des 15 anciennes Républiques soviétiques. Les nouveaux Etats se sont alors dotés de leur propre drapeau, rompant ainsi avec l’icône traditionnelle de la faucille et du marteau. La Russie a opté pour un drapeau tricolore blanc bleu rouge à bandes horizontales. Ce drapeau est le même que celui conçu, dès 1699, par le tsar Pierre Ier le Grand : devenu drapeau national en 1883, il a flotté sur les bâtiments officiels jusqu’à l’arrivée au pouvoir des bolcheviks en 1918. Ce drapeau sera adopté de nouveau le 11 décembre 1993 par la Russie.
Plusieurs interprétations existent pour expliquer les couleurs et l’agencement du drapeau. A titre purement indicatif et non exhaustif, sachez donc que le blanc symbolise la noblesse, la liberté et l’indépendance, le bleu l’honneur et la droiture, et le rouge le courage et la hardiesse.

Idées de séjour


Idées de séjour - Fontaine devant le Palais de Peterhof.
© Delpixart

Saint-Pétersbourg le temps d'un week-end
Dès votre arrivée, imprégnez-vous de l’atmosphère de Saint-Pétersbourg grâce à une promenade en bateau sur ses canaux. Nul besoin de vous fatiguer en marchant après votre voyage : laissez-vous porter au fil de l’eau, et profitez de la vue. Depuis le pont Achnikov sur la perspective Nevski, vous prendrez l’un des gros bateaux couverts qui partent toutes les 30 minutes. Vous pourrez choisir différents itinéraires, suivant le canal que vous souhaitez emprunter. Mais que vous choisissiez de naviguer sur le Griboyedov, la Fontanka ou la Moïka, vous resterez en plein centre historique. Vous pourrez ainsi, tout en passant sous de charmants petits ponts, apercevoir et même longer des monuments magnifiques – la cathédrale de Kazan, l’église Saint-Sauveur, pour ne citer qu’eux ! Si les conditions météorologiques s’y prêtent, le bateau sortira sur la Neva, et vous aurez alors un aperçu grandiose de la ville éclairée.
Samedi matin. Un bon compromis entre l’art, l’histoire et la nature s’offre à vous : les palais. Ce jour-là, choisissez-en deux parmi les plus éblouissants. Et pour varier les plaisirs, choisissez une résidence d’été et une résidence principale située en ville. Par exemple, Petrodvorets et le palais Youssoupov. Dès 9h30, prenez l’hydroglisseur face à l’entrée principale de l’Ermitage. Après une demi-heure de navigation sur le golfe de Finlande, vous accosterez au pied du parc de Petrodvorets qui fut pendant deux siècles la datcha officielle des tsars. Inspiré par Versailles, Pierre le Grand avait voulu un ensemble architectural tout aussi grandiose. Promenez-vous dans les jardins magnifiquement agencés, découvrez les petits pavillons privés qui s’y dissimulent, comme autant de trésors isolés dans la nature, contemplez ces jeux de cascades à l’ingéniosité inégalée… Et au sein du palais, ouvrez grand les yeux. La salle de danse, l’escalier baroque, la salle du trône, sont autant d’éléments qui composent un décor féerique. Puis, retour en hydroglisseur en sens inverse.
Samedi après-midi. Descendu de l’hydroglisseur, vous voici face à la demeure officielle des tsars. Rendez-vous sur la place du palais, littéralement gigantesque, qui permet d’embrasser tout l’Ermitage du regard. Observez ces 500 mètres d’architecture baroque et cependant parfaitement équilibrée, ainsi que la colonne d’Alexandre, élevée par Nicolas I er pour commémorer le règne de son prédécesseur. Rejoignez les rives de la Neva et tournez à gauche par la rue Angliskaïa, en longeant l’Amirauté, cette forteresse qui a été un important chantier naval. Tournez à gauche et atteignez l’église Saint-Isaac, le monument religieux le plus impressionnant de Saint-Pétersbourg. Puis, rejoignez la Moïka en direction du palais de Youssoupov. Ces grands propriétaires terriens constituaient la plus grande famille après les Romanov, et occupaient de très hauts postes dans l’administration. Plongez-vous dans l’intimité d’une demeure richissime, suivez les vastes appartements, les chambres à coucher, le salon mauresque, la salle aux vitraux, le cabinet turc… Surtout, revivez l’assassinat de Raspoutine, empoisonné en ces lieux.
Prenez ensuite un bon dîner typiquement russe au restaurant Yat dans la rue naberezhnaya Reki Moyki, nab. Reki Moyki, 16. Enfin, vous pouvez passer la soirée dans le palais Nikolaïevki, qui se situe dans le même quartier, où vous assisterez à un spectacle de danses traditionnelles.
Dimanche. Impossible de séjourner à Saint-Pétersbourg sans flâner le long de la perspective Nevski, la plus grande artère de la ville. Prenez une matinée pour la redescendre à pied (en direction de l’Ermitage) depuis le pont Anitchkov. Suivant le temps dont vous disposez, vous pouvez vous contenter d'un coup d'œil ou profiter de l'occasion pour contempler les différents monuments historiques qui la jalonnent : le palais Stroganov, le palais Bellosselski-Belozersi, le palais Anitchkov, l’église Sainte-Catherine… Ne manquez surtout pas la superbe épicerie Elisseïev (au n° 56, ouverte à partir de 11h le dimanche), dans laquelle vous pourrez acheter quelques souvenirs, mais également admirer la richesse et la finesse du décor. Puis, revenez sur vos pas, tournez à gauche et longez le canal Griboyedov sur quelques centaines de mètres. Vous arriverez au Musée russe, dans lequel vous pouvez passer environ 2 heures, à condition de vous fixer un thème. Les icônes, la peinture aux XVIII e et XIX e  siècles, le mouvement des Ambulants, les arts populaires, l'avant-garde… Vous n’avez que l’embarras du choix.

Piter en 10 jours
Jour 1. Saint-Pétersbourg est une ville immense. Prenez le temps de l’apprivoiser avant de vous lancer dans les visites. Promenez-vous tranquillement, repérez ses principaux monuments sans encore y pénétrer, imprégnez-vous de son atmosphère et de son histoire. Pour cela, promenez-vous le long des quais de la Neva et observez le palais de l’Ermitage, l’Amirauté, et en face, la flèche dorée de la forteresse Pierre-et-Paul. Remontez la perspective Nevski et jouissez du foisonnement de vie qui s’offre à vous : palais somptueux, magasins de toutes sortes, du plus luxueux au plus obscur, population affairée, habitations luxueuses, grande variété de restaurants…
Jour 2. Il est temps de vous jeter à l’eau. Qui séjourne à Saint-Pétersbourg se doit de visiter l’Ermitage, musée incontournable, véritable puits de richesses. Prenez pour cela toute une journée, car 400 salles vous attendent. Vous devrez choisir cependant, car vous ne pourrez pas tout voir. A ne pas manquer : la grande enfilade d’apparat, avec son superbe escalier d’honneur, l’art français (XV e -XVIII e  siècle et XIX e -XX e  siècle), l’art italien du XIII e au XVIII e  siècle, les écoles du Nord, la peinture espagnole du XV e au XIX e  siècle. Vous pourrez aussi jeter un œil sur les trésoreries Joyaux de l’Ermitage, constituées de joyaux divers ayant appartenu à Catherine II (bijoux d’or et de diamants, œufs de Fabergé, orfèvrerie…).
Jour 3. Rendez-vous à Tsarkoïe Selo, à 25 km au sud de Saint-Pétersbourg. Cet ensemble architectural, qui signifie « village du tsar », ne comprend au début du XVIII e  siècle qu’un petit palais. Progressivement agrandi par l’architecte Rastrelli, sous les ordres de Catherine II, il devient « le grand palais Catherine ». Ses somptuosités baroques s’étalent sur 300 mètres et son intérieur se montre largement à la hauteur… Juste en face se trouvent le palais Alexandre, d’un très beau classicisme (édifié pour le petit-fils de Catherine II), et non loin le lycée où Pouchkine a fait ses classes et a vécu durant sa jeunesse, y composant de nombreux poèmes.
Jour 4. Consacrez cette journée à visiter le quartier du Triangle d’Or, constitué par l’Ermitage, la Colonne d’Alexandre, et l’église Saint-Sauveur-sur-le-Sang-versé. Après avoir admiré la place du palais et la façade de l’Ermitage, rendez-vous au musée appartement de Pouchkine, à 300 mètres de là. Le poète a vécu dans ce palais (dont il louait le rez-de-chaussée à une princesse qui l’admirait) et y est mort après s’être battu en duel. Vous y verrez son cabinet de travail, ses manuscrits… Visitez ensuite l’impressionnante église Saint-Sauveur, juste à côté. L’après-midi, dans le même quartier, visitez les palais et les jardins d’été, sur les bords de la Neva. L'une des merveilleuses demeures de la famille des Romanov…
Jour 5. Deuxième grand musée de Saint-Pétersbourg, le Musée russe vous permettra de découvrir un art souvent méconnu. Comme à l’Ermitage, il sera difficile de sélectionner ce qui vous plaira le plus. Le musée permet une approche chronologique de l’art russe, en détaillant certains de ses mouvements marquants. Vous pourrez ainsi comprendre comment les peintres se sont progressivement affranchis des normes religieuses, pour se tourner vers des thèmes plus concrets, renforcés ensuite par l’idéologie communiste, jusqu’à se montrer audacieux et libérés de tout carcan artistique ou politique.
Jour 6. Promenez-vous aujourd’hui dans le quartier de l’Amirauté. Cette forteresse fut de tout temps un très important chantier naval. Admirez sur sa façade principale le haut-relief représentant Neptune donnant son trident à Pierre le Grand. Rendez-vous ensuite dans la cathédrale Saint-Isaac, véritable débauche d’or, de cuivre, de bronze, de marbre, de fonte, de pierre… Vous pourrez aussi vous promener dans le jardin Alexandrovski, où se trouvent des bustes en bronze de personnages célèbres, tel l’écrivain Gogol. De l’autre côté de la Moïka, vous pourrez visiter le magnifique palais Youssoupov, où a vécu une très importante famille noble, et où Raspoutine a été assassiné. Redescendez la rue Krjukova vers l’église Saint-Nicolas-des-Marins, de couleur bleue et symbolisant la structure d’un bateau.
Jour 7. Prenez l’hydroglisseur sur la Neva pour vous rendre à Peterhof ou Petrodvorets (son autre nom), la résidence d’été officielle des tsars. Durant la matinée, vous pourrez visiter le grand palais dans lequel se trouvent diverses salles d’apparats et appartements privés, tous plus rocambolesques les uns que les autres.
L’après-midi, arpentez l’immense parc composé de jardins à l’anglaise et à la française, surplombant théâtralement la mer. Vous pourrez vous émerveiller devant les cascades étonnantes, et les divers « petits » palais (d’anciens pavillons privés), nichés dans la nature.
Jour 8. Rendez-vous sur l’île aux lièvres, où se trouve la forteresse Pierre-et-Paul, l’ancienne citadelle de Pierre le Grand. Entre ces murs, vous pourrez visiter la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, le bastion Troubetskoï (où l’on enfermait les prisonniers politiques) ou encore le petit musée de l’astronomie. L’île aux Lièvres n’est qu’une enclave sur l’île Petrogradskaya. Dans le reste de l’île, ne manquez pas le croiseur Aurore, qui a tiré le coup de canon annonciateur de l’attaque des bolcheviks sur le palais d’Hiver. Ne manquez pas non plus le musée appartement de Kirov, où vécut le premier secrétaire du PC : un témoignage très réaliste du quotidien des années 1930, où le culte stalinien était à son apogée.
Jour 9. Durant la matinée, visitez le palais Menchikov sur l’île Vassilievski. Ce somptueux palais, l’un des premiers à être construits en pierre, a appartenu à l’un des gouverneurs de Saint-Pétersbourg. En restant sur l’île Vassilievski, visitez l’après-midi le musée de la Marine, qui retrace l’histoire de la flotte de Saint-Pétersbourg grâce à diverses maquettes. Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil sur les curiosités que Pierre le Grand avait collectionnées, en vous rendant au musée de la Kunstamera.
Jour 10. A l’est de la perspective Nevski, le long de la Fontanka, se trouve le palais Cheremetiev. Vous pouvez le visiter en une demi-journée. Il regroupe exclusivement des instruments de musique, souvent à la fois insolites et esthétiques. Dans une des dépendances du palais, vous trouverez le musée appartement d’Anna Akhmatova, où vécut la célèbre poétesse. Emouvant, il évoque la vie de cette femme qui œuvrait dans l’ombre en pleine répression stalinienne. En sortant du musée, vous pouvez vous rendre au musée Dostoïevski, à quelques centaines de mètres de l’autre côté de la perspective Nevski. C’est là qu’a été écrit son roman Les Frères Karamazov …

Séjours thématiques

Saint-Pétersbourg littéraire
A côté des grands incontournables de la ville, les mastodontes du tourisme avec leurs boutiques pour touristes et leurs groupes aux pas lents et piétinant, un autre Saint-Pétersbourg est possible. Plus caché et plus secret, il est surtout plus proche de la vie des pétersbourgeois, qui ne vont pas tous les jours à l'Ermitage, mais préfèrent des musées, des étapes, des promenades qui leur sont plus chers, car ils évoquent le doux parfum de l'enfance, de l'insouciance de la jeunesse à la soviétique. Les pétersbourgeois citeront comme musées préférés les musées littéraires. La ville entretient un rapport extrêmement proche avec ses écrivains. Petite bourgade au nord du pays, le mythe de Saint-Pétersbourg n'aurait sans doute jamais existé sans les artistes et singulièrement les écrivains qui non seulement y ont résidé, mais qui en ont fait également non seulement le décor de leurs poèmes, romans ou pièce de théâtre, mais aussi le sujet même de leurs écrits. Saint-Pétersbourg est d'ailleurs l'une des premières villes à être le sujet central de productions littéraires, tellement son existence même – née de la seule volonté d'un homme – posait question. Sa culture aussi, tellement européenne dans une Russie du XVIII e et du XIX e siècle, encore très peu ouverte aux influences extérieures. A ces écrivains, qui ont donné ses lettres de noblesse à la Venise du Nord, les pétersbourgeois vouent un culte presque religieux, par l'intermédiaire de ces temples que sont les musées littéraires.
Jour 1 : Commencez avec le palais Youssoupov. Cette demeure d'une grande famille de l'empire, qui possède des terres dans tous les royaumes et qui organisait des soirées littéraires réputées dans ses salons donnant sur les flots de la Moïka. Retournez vers la Moïka et rendez-vous au musée-appartement de Pouckine, situé au 12 de la rue. Si l'adresse complète est le 12 du Quai de la rivière, les pétersbourgeois disent simplement « Moïka 12 » et tout le monde sait de quoi l'on parle. Pour déjeuner, allez au restaurant Yat à 60 mètres du musée. Puis faites une pause au jardin d'été si apprécié de Pouchkine qui le nommait « mon potager ».
Pour le dîner : le café littéraire Pouchkine, il aurait été le lieu du dernier repas du poète. C'est un brin kitsch, mais l'établissement a tout de même 200 ans. Puis, offrez-vous la belle promenade sur la Perspective Nevski, personnage principal ou épicentre de l'action de nombre d'œuvres classiques de la littérature russe, à l'image de la « perspective Nevski » de Nikolaï Gogol.
Jour 2  : le musée-appartement d'Anna Akhmatova avec son jardin sur la Fontanka est l'un des mieux réussis, et a refusé le côté poussiéreux de l'exercice. Un bel hommage pour celle qui à la fin de sa vie riait encore comme une petite fille. Pour déjeuner léger, vous pouvez vous rendre dans l'ambiance chaleureuse et moderne du Pinch, le restaurant/bar à vins d'inspiration russo-hispanique avec spécialités maison – des tapas/zakouski aux portions généreuses et savoureuses. Sur votre chemin vers le café, prêtez attention à la maison magnifique qui se trouve au croisement de la rue Belinskogo et la perspective Liteïny. C'est le numéro 42 qui nous intéresse, l'hôtel particulier Youssoupov construit de 1852 à 1858 pour la princesse Youssupova. Aujourd'hui le classieux bâtiment aux riches intérieurs est occupé par l'Institut du Commerce extérieur et le théâtre Youssoupov.
Une promenade dans les quartiers des romans réalistes de Dostoïevski complétera ces visites littéraires. Mieux que personne Dostoïevski a réussi à saisir la quintessence de la ville qui grouille. Il ne vous en prendra que 10 minutes de marche à pied jusqu'à la rue Sadovaya, en passant par le pont Belinskogo et devant le cirque Ciniselli. En arrivant sur la rue Sadovaya, tournez à gauche et prenez le bus 49 vers Sennaya Ploshchad'. Vous commencerez par cette « Place aux Foins » si familière aux héros des romans de Dostoïevski et si importante pour leur destin. Puis la perspective Voznessenski, où habitait l'usurière que Raskolnikov, le héros de Crime et châtiment , assassine. Entre Sennaya Ploshchad' et Voznessenski, vous pourrez faire un petit stop dans le jardin Yousuppov si le temps vous le permet.
Et pour finir cette journée thématique, prenez le taxi (qui ne coûtera pas plus que 5 €) ou le bus 181 qui vous amènera jusqu'à l’arrêt Prospekt Liteïny, pour vous rendre au musée littéraire Dostoïevski. Et voilà la boucle bouclée, car vous voici de retour au centre-ville. Pour le dîner et un petit verre d'après-repas, vous aurez pléthore de choix entre les innombrables restaurants et bars de la fameuse rue Rubinstein qui se trouve à même pas 10 minutes à pied du musée.
Jour 3 : visite du petit musée, unique dans le monde, de Vladimir Nabokov à Bol'shaya Morskaya 47, ou il naquit et vécut avec sa famille jusqu'en 1917 dans le quartier de Nevski sud. Déjeuner au restaurant Petrusha, recettes typiques et classiques russes dans une ambiance rappelant les belles soirées d'avant la révolution. Pour vous y rendre, prenez la rue Bolshaya Morskaya qui vous fera passer devant la maison-domaine du grand scientifique et écrivain Mikhaïl Lomonossov (Bol'shaya Morskaya, 61). Puis halte au Dom Knigi, immense librairie nichée dans un magnifique immeuble qui fut longtemps le siège social de la compagnie Singer sur la perspective Nevski. Il propose sur plusieurs étages un vaste catalogue de publications, y compris nombre d’œuvres en français, diffusion des versions originales de livres de l'Hexagone comme traductions en français des grands romans russes et de beaux articles de souvenirs pour vos emplettes. En sortant, on pourra se diriger vers la Place des Arts afin de saluer la statue de Pouchkine. Pour la soirée : concert à la grande salle de la philharmonie, sur la place des Arts.
Enfin pour bien finir ce séjour, dernière escapade au restaurant Gastroli (Ulitsa Pestelya, 7) et sa cuisine ouverte avant une dernière promenade bucolique entre le jardin d'été et le Champ de Mars.

Saint-Pétersbourg avec des enfants
Saint-Pétersbourg peut se révéler un très bon endroit pour les séjours en famille. La plupart des hôtels proposent des places pour les enfants dans leurs forfaits. Les principaux avantages de la ville sont la variété de ses musées et le nombre de parcs que la ville comprend sur son territoire.
Jour 1 : La visite de l'Ermitage peut être abordée de façon plus originale que par la visite standard, notamment par les impressionnantes chambres de la Galerie des Trésors. Par ailleurs les antiquités, notamment sibériennes, ainsi que les salles d'apparat, comme celles recréant le mode de vie des tsars, sont très appréciées des enfants. Le midi, le décor un brin kitsch mais très amusant de la chaîne U teshi na blinax, donne aussi l'occasion de goûter des spécialités russes sucrées et salées.
Un petit tour au musée d'Ethnographie de Russie, sur la place des Arts. Ses impressionnantes collections d'objets et de costumes des peuples de feu l'URSS ne manqueront pas d'amuser les enfants.
Si le Teplo propose plutôt de la gastronomie pour adultes, ce restaurant très tendance possède une jolie salle de jeux pour les enfants, très colorée et avec de nombreux jeux.
Jour 2 : Visite du musée d'Anthropologie et d'Ethnographie, aussi appelé Kuntzkamera, sur l'île Vassilievski. Toujours à la Strelka, le bout de l'île Vassilievski, le Musée zoologique est un excellent espace de jeux pour les enfants.
Toujours sur l'île Vassilievski, le restaurant Stolle permet de goûter toutes les délicieuses pâtisseries de la cuisine russe. Les Russes y vont d'ailleurs souvent en famille. Spectacle au programme avec le théâtre de marionnettes, situé près du Passage. Les spectacles, reconnus comme parmi les meilleurs du monde, durent en général entre 1 heure et 1 heure 30 et ont lieu à 11h, 14h ou 17h. Emotions assurées devant les marionnettes peintes avec soin. Un vrai régal. Le très bon Stroganoff Steak House dispose d'une grande et agréable salle pour les enfants. Il existe aussi pour les petits clients un menu assez occidental, ce qui permettra de faire une petite pause dans les découvertes culinaires plus ou moins appréciées. Les toilettes sont aussi adaptées aux petits.
Jour 3 : Visite du charmant et désuet musée de l'Arctique et de l'Antarctique. Pingouins et manchots empaillés, souvenirs des expéditions polaires, sans parler du spectacle de l'aurore boréale... de quoi passer une bonne matinée à rêver de paradis blancs et de voyages à la Jack London. Déjeuner dans le café Ukrop qui propose des plats sains. Puis promenade dans le parc du jardin de Tauride, offrant un très grand nombre de structures et de jeux pour enfants. Vous trouverez les mêmes activités dans le jardin Mikhaïlovski (jardin Michel), derrière l'église du Saint- Sauveur-sur-le-sang-versé. L'hiver il y a aussi des petits parcours de luges et une petite patinoire avec location de patins.
Les enfants adoreront le show-musée Grande Maquette (2 e plus grand plateau de miniatures au monde). Toute la Russie et ses régions y sont représentées, de Kaliningrad au Kamtchatka. Les petits trains et voitures parcourent la maquette en configuration diurne et nocturne. Par contre ce musée est assez loin du centre, donc si vous souhaitez rester plutôt dans le quartier du Triangle d'Or, une trés bonne alternative est le Théatre-maquette historique Petrogradskaya Akvatoria, immense plateau représentant le Saint-Pétersbourg impérial avec sa flotte miniature dans les eaux et de nombreuses animations qu'on déclenche en pressant un bouton (la danse des favorites, la cuisson à la broche d'un sanglier, etc.).

Comment partir ?

Partir en voyage organisé

Spécialistes


ALEST VOYAGES
55, rue Letellier (15 e )
Paris
✆  01 42 09 58 04
www.alestvoyages.fr
contact@alestvoyages.fr
Bureau ouvert du lundi au vendredi de 11h à 17h. Renseignements par téléphone du lundi au vendredi de 10h à 18h, possibilité d'accueil le samedi sur rendez-vous.

Ce spécialiste des destinations d'Europe de l’Est offre plusieurs séjours d’une semaine à Saint-Pétersbourg notamment dans des hôtels de haut standing et en formule « all inclusive ». Combinés avec Moscou ou des croisières sur la Volga. Sur leur site, vous avez également la possibilité de concevoir votre voyage sur mesure.


AMSLAV
60, rue de Richelieu (2 e )
Paris
✆  01 44 88 20 40
www.amslav.com
info@amslav.com
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Le samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h (uniquement sur rendez-vous).

Amslav Tourisme est une agence de référence des leaders des voyages en Russie et en Europe de l'Est. À destination de Saint-Pétersbourg, Amslav vous propose de nombreuses formules pour des week-ends de 2 à 4 jours dans des hôtels de charme, ainsi qu'un circuit de 7 jours « Magie de Saint-Pétersbourg » qui prévoit deux excursions hors de la ville.


ANN – NOSTALASIE – NOSTALATINA
19, rue Damesme (13 e )
Paris
✆  01 43 13 29 29
www.ann.fr
info@ann.fr
M° Tolbiac ou Maison Blanche
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 13h et de 15h à 18h.

Dans la continuité de l’Asie sur laquelle son équipe s’est fait une solide réputation, NostalAsie s’étend sur sa destination « coup de cœur » : la Russie. La Russie dans tous ses états : des séjours dédiés à la « cité des tsars », mais aussi des combinés avec Moscou, des réservations dans des hôtels de toutes catégories et le célèbre Transsibérien. La formule « Estampe » vous propose les grands transferts de ville en ville et quartier libre  ; la formule « Aquarelle » la renforce avec guides et visites. Ce voyagiste, travaillant uniquement en direct, compose des séjours sur mesure dans une ambiance conviviale pour les voyageurs avertis et curieux.
audrey131974 le 14/03/2014 Nous préparons 2 voyages : 1 en amérique centrale (guatemala/honduras/belize) et 1 en Asie (Laos/cambodge).Nous ne sommes pas encore partis avec cette agence mais le concept du sur-mesure nous séduit fortement.Mes parents ont déjà utilisé 2 fois cette agence et sont enchanté.Donc nous vous raconterons !


ARTS ET VIE
251, rue de Vaugirard (15 e )
Paris
✆  01 40 43 20 21
www.artsetvie.com
info@artsetvie.com
Autres agences à Grenoble, Lyon, Marseille et Nice.

Depuis 60 ans, Arts et Vie, association culturelle de voyages et de loisirs, développe un tourisme ouvert au savoir et au bonheur de la découverte culturelle et humaine. L’esprit des voyages s’inscrit dans une tradition associative caractérisée par une ambiance conviviale, riche en rencontres, en patrimoine et civilisations du monde. Tous les circuits sont animés et conduits par des accompagnateurs passionnés, formés par l’association, soucieux de faire partager leur enthousiasme aux adhérents voyageurs. Cinq continents, soixante pays, à chacun son voyage, que vous aimiez les croisières fluviales et maritimes, les festivals pour assister aux grandes manifestations culturelles européennes, les séjours dans les villes d’art, les circuits de découverte, les grands périples, les voyages nature au cœur de grands paysages, les balades et randonnées, les escapades pour flâner dans l’Europe de la culture… À retenir également, les week-ends et les journées à la découverte du patrimoine national, les nouveaux séjours en résidences Arts et Vie, en Bretagne par exemple.


LES ATELIERS DU VOYAGE
54-56, avenue Bosquet (7 e )
Paris
✆  01 40 62 16 79
www.ateliersduvoyage.fr
Ouvert du lundi au jeudi de 10h à 18h30, les vendredi et samedi de 10h à 18h.

Spécialistes du voyage sur mesure, Les Ateliers du Voyage vous emmènent en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Inde. Leurs conseillers voyages, experts de leur zone géographique, sont à votre écoute pour construire le voyage de vos rêves. L'équipe saura aussi bien vous suggérer les sites incontournables que les dernières adresses tendance.


CLIO
34, rue du Hameau (15 e )
Paris
✆  01 53 68 82 82
www.clio.fr
Agence ouverte du lundi au vendredi de 9h à 19h, le samedi de 10h à 18h.

Spécialiste des voyages culturels, Clio vous fait découvrir de nombreuses destinations à travers le monde. Pour partir explorer les trésors de Saint-Pétersbourg, de nombreux circuits sont programmés, certains combinant le reste de la Russie et parfois même la Mongolie ou la Chine. A noter un circuit de 8 jours pour découvrir les splendeurs de la cité des tsars.


GRAND NORD – GRAND LARGE
75, rue de Richelieu (2 e )
Paris
✆  01 40 46 05 14
www.gngl.com
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h.

Spécialiste des voyages en terres polaires, Grand Nord-Grand Large propose plusieurs croisières combinées avec la ville des Tsars et Moscou. La croisière « La Néva et la Volga de Saint-Pétersbourg à Moscou » propose 12 nuits à bord et un accompagnement francophone est prévu.


GRANDS ESPACES
✆  03 80 84 89 91  / 07 89 07 06 43
www.grandsespaces.ch
marielle@grandsespaces.ch , marion@grandsespaces.ch

Ce croisiériste suisse se spécialise dans les expéditions polaires. Pionnier depuis 1987 avec l'organisation des premières croisières en bateaux polaires et brise-glace en Arctique et en Antarctique, Grands Espaces vous mène au plus près de la banquise, des icebergs, des ours et des Inuits. Ces Grand Nord et Grand Sud, qui peuvent paraître absolument inaccessibles, le sont désormais à tous, grâce aux multiples voyages proposés. Une aventure magique vous attend à coup sûr.


IKHAR
23, rue Danielle Casanova
2 e étage (1 er )
Paris
✆  01 43 06 73 13
www.explo.com/voyage-sur-mesure-ikhar
ikhar@ikhar.com
M° Opéra ou Pyramides.

Avec Ikhar, découvrez Saint-Pétersbourg à votre rythme, grâce à la formule du voyage individuel sur mesure... De la durée du séjour aux hébergements en passant par le choix des excursions, le voyage peut être entièrement cousu main. Une escapade de 4 jours vous est proposée pour Saint-Pétersbourg avec au programme la visite du musée de l’Ermitage, de la forteresse Saint-Paul et de la cathédrale Saint-Isaac. Vous trouverez également une croisière entre Moscou et Saint-Pétersbourg.


INTERMÈDES
10, rue de Mézières (6 e )
Paris
✆  01 45 61 90 90
www.intermedes.com
info@intermedes.com
M° Saint-Sulpice ou M° Rennes
Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 19h ; le vendredi de 9h à 18h ; le samedi de 9h30 à 16h de janvier à mars et de septembre à octobre.

Un spécialiste des voyages culturels avec conférencier en Europe et dans le monde. Depuis près de 25 ans, Intermèdes crée des voyages sur des routes millénaires. Conçus dans un esprit « grand voyageur », les voyages sont proposés en petits groupes, accompagnés par des guides sélectionnés : vous partez seul, à deux ou plus avec un groupe constitué d'autres voyageurs (12 personnes en moyenne). Si vous préférez un voyage cousu main, les spécialistes vous proposent un itinéraire selon vos goûts, vos envies et votre budget.


KORE VOYAGES / IDÉES VOYAGES
23, rue Danielle Casanova (10 e )
Paris
✆  01 53 42 12 24
www.korevoyages-operadumonde.com
contact@korevoyages.com
Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 18h30.

Ce spécialiste des voyages culturels et musicaux vous propose plusieurs itinéraires en Russie. L’un d’entre eux prévoit de découvrir l’ancienne capitale de l’Empire russe, combinée avec la Finlande : « Itinéraire Romanov, d’Helsinki à Saint-Pétersbourg » (8 jours) vous fera découvrir la côte finlandaise et visiter Saint-Pétersbourg.


NATIONAL TOURS
www.national-tours.fr
rennes.lamartine@nationaltours.fr
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 18h30, le samedi de 9h30 à 17h30. Pause de 12h30 à 14h.

Pour Saint-Pétersbourg, National Tours organise trois circuits : un combiné Saint-Pétersbourg-Moscou de 8 jours et 7 nuits, un combiné Pays baltes-Russie-Ukraine de 18 jours qui vous emmènera découvrir la ville des tsars et enfin une croisière de 12 jours « De la Volga à la Neva ».


NORD ESPACES
35, rue de la Tombe-Issoire (14 e )
Paris
✆  01 45 65 00 00
www.nord-espaces.com
info@nord-espaces.com

Nord Espaces est spécialiste des pays nordiques et programme la destination de Saint-Pétersbourg en été comme en hiver : croisières entre Moscou et Saint-Pétersbourg sur la Volga, séjours culturels dans l’ancienne capitale des tsars, circuits accompagnés « Les magnifiques capitales russes » (7 jours et 6 nuits), « Sur la route des tsars » (9 jours et 8 nuits), un combiné Helsinki-Saint-Pétersbourg (7 jours et 6 nuits) ou encore « Saint-Pétersbourg-Valaam » (7 jours et 6 nuits).
ALA le 09/01/2014 Vous nous avez concocté un séjour en Carélie absolument magnifique. Un grand merci,car j'ai vraiment apprécié. Je compte sur vous pour recommencer Et si vous veniez avec nous vous éclater sur la motoneige ? ? ? Alain L.
richardb le 09/01/2014 J’ai eu le plaisir de voyager au moins deux fois avec Nord Espaces et j’en conserve un excellent souvenir. J’envisage d’aller cette année en Islande et probablement encore en Finlande. Bien Cordialement. Richard B.
BGT le 08/01/2014 QUEL VOYAGE MERVEILLEUX ! ! ! ! …. Croisière au Pôle Nord à bord du brise-glace… j’avais toujours rêvée d’un tel voyage, et nous l’avons réalisé avec Nord Espaces, on regarde très régulièrement les photos et les films et tout cela me procure un sentiment difficilement explicable mais si intense que j’en suis souvent bouleversée et je ne m’explique pas pourquoi ; c’était exceptionnel ! 1000 MERCI(s) Brigitte & Patrick
BaudoinW le 08/01/2014 Le voyage en Islande a été tout simplement époustouflant : un enchantement de tous les instants, extrèmement dépaysant, avec des panoramas à couper le souffle, des guides extraordinairement sympathiques et compétents, des activités inouïes. Magnifique ! ! ! Merci pour nous avoir fait découvrir ce splendide pays. Baudoin Wilhelm


NORTOURS
5, rue Thorel (2 e )
Paris
✆  01 71 18 30 35
www.nortours.fr
info@nortours.fr
Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h.

Week-ends et hôtels à la carte sont proposés pour explorer Saint-Pétersbourg comme vous l’entendez. Nortours dispose également d’autres formules, comme un circuit individuel combinant la découverte de la capitale russe à celle de Saint-Pétersbourg.


POUCHKINE TOURS
38, rue de Quimper
Pont-de-Buis-lès-Quimerch
✆  02 98 73 76 38
www.pouchkine-tours.com

Pouchkine Tours, marque du groupe Salaün Holidays, propose un circuit de 8 jours pour visiter Saint-Pétersbourg. La ville russe n’aura plus de secrets pour vous puisque le séjour met au programme de très nombreuses visites. Vous trouverez également un week-end de 4 jours et 3 nuits et plusieurs possibilités d’hébergements pour organiser votre séjour à la carte.


RTA EAST-WEST
Rue du gentilhomme, n°1
BRUXELLES – BRUSSEL (Belgique)
✆ +32 2 502 44 40
www.rta-eastwest.be
info@rta-eastwest.be , rts.be@skynet.be
Le lundi uniquement sur rendez-vous. Du mardi au vendredi de 9h30 à 13h et de 14h à 17h.

Spécialistes des voyages sur mesure, culturels et thématiques en Russie, en Finlande, en Estonie, en Tchéquie, en Lituanie, en Ukraine, en Slovaquie, en Bulgarie, en Arménie, en Ouzbékistan, au Kazakhstan, en Mongolie... Alain et Loussine, tous deux bilingues russes, et leur équipe sauront vous faire oublier l'habituelle paperasse à vivre pour préparer ses voyages. Leurs circuits sont réalisés sur mesure pour répondre aux souhaits culturels de tous et s'adapter au budget que vous souhaitez prévoir pour votre voyage. Un guide et un chauffeur privé faciliteront aussi vos déplacements.
Boula le 04/09/2015 Nous remercions vivement toute l’équipe de RTA (Loussine, Pierre et les autres) qui nous a organisé un voyage sur mesure à St Petersbourg, avec guide et chauffeur privé. L 'organisation était parfaite du début à la fin. Pas de files d'attente dans les musés et notre guide "Natasha" était vraiment remarquable. C'est une richesse d'avoir une guide aussi passionnée et disponible. Nous avons vite sympathisé. Elle a beaucoup investi dans la préparation de nos visites et a pu répondre à toutes nos questions. Toutes les visites étaient une réussite. Nous souhaitions visiter le métro (hors programme) et elle s’est même proposée de nous y accompagner. Super sympa. Elle nous a très bien conseillé trois restaurants près de l’hôtel : le Gogol, le restaurant 1923 et l’Idiot. Très bonnes suggestions. L’hôtel Angleterre était très bien situé, en face de la cathédrale St Isaac. Il offre un excellent confort, le personnel très aimable, le buffet du petit-déjeuner très varié.Notre chauffeur, Alex, était ponctuel, excellent conducteur, très dévoué et sympathique. Nous garderons un souvenir inoubliable de notre voyage et nous recommandons vraiment l’agence RTA pour son professionalisme.
BastienD le 23/04/2014 Excellent tour opérateur spécialisé sur la Russie ! Ils offrent un très bon service, un programme culturel de grande qualité, un service irréprochable et leurs guides en Russie sont vraiment excellents...à conseiller sans hésiter ! Bastien Dubois, agent de voyages
DenisVH le 16/04/2014 Nous avons effectué une visite "sur mesure" de St Petersbourg en famille, avec trois enfants en bas âge et une personne en chaise roulante.L'équipe de RTA a organisé tout le voyage d'une main de maître, que ce soit en amont et sur place avec l'immense aide de la guide (excellente) et du chauffeur (très disponible). L'hôtel W est très bien situé et offre un excellent confort. Grâce aux relations d'RTA, pas besoin de faire les files à l'Ermitage, tout est tellement plus simple afin de profiter un maximum des visites ! Immense merci à toute l'équipe d'RTA qui soigne vraiment ses clients afin que tout soit au top.
Coppenholle-Lazarescu le 13/01/2014 Nous voudrions vous remercier d' avoir organisé un voyage inoubliable en Russie. Les deux villes, Moscou et Saint-Petersbourg, sont merveilleuses et nous ont fortement charmés par leur grandeur, culture et beauté. Les guides que vous avez proposés etaient tous les deux excellents : chacun avec son style propre à lui mais avec une connaissance qui nous a permis de découvrir la richesse culturelle. Les hôtels dans les deux villes étaient très bien situés et le personnel était très acceuillant et professionel. Nous avons passé de très bonnes vacances, ont appris beaucoup et nous tenons à vous remercier davantage pour les bon conseils et l'excellente organisation.


SABERATOURS
11, rue des Pyramides (1 er )
Paris
✆  01 42 61 51 13
saberatours.fr
site.contact@saberatours.fr

Opérateur historique sur l'Arménie et fort de plus de 30 ans d'expérience, Saberatours propose des séjours personnalisés en Russie. L'agence a conçu des séjours courts à Saint-Pétersbourg, à Moscou ou les deux en combinés à des tarifs très compétitifs et de très bon rapport qualité-prix. Par ailleurs, quelles que soient vos envies, Saberatours propose un vaste choix de prestations avec des partenaires certifiés pour créer votre séjour à la carte cousu main. Services de billetterie et de réservations de vols, transports, hébergements, excursions, promotions, etc. Un spécialiste au savoir-faire éprouvé.


TERRA NOBILIS
22, rue du Général-de-Castelnau
Strasbourg
✆  03 88 35 32 14
www.terranobilis.com
info@terranobilis.com
Bus et tram arrêt République
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 18h.

Ce tour-opérateur basé à Strasbourg, spécialiste des voyages liés à la culture, propose des week-ends et escapades à Saint-Pétersbourg sur mesure. Vous choisirez visites et excursions dans l’ancienne capitale des tsars : la découverte des palais des Romanov, la visite du musée de l’Ermitage et de longues promenades dans les plus beaux coins du centre-ville, notamment le long de la perspective Nevski.


TERRE ENTIÈRE
10, rue de Mézières (6 e )
Paris
✆  01 44 39 03 03
www.terreentiere.com
info@terreentiere.com
M° : Saint-Sulpice (ligne 4) ou Rennes (ligne 12) ou Sèvres-Babylone (ligne 10 et 12).
Du lundi au jeudi de 9h à 19h et le vendredi de 9h à 18h.Le samedi de 9h30 à 16h en septembre, en octobre et de janvier à mars.

Terre Entière, que certains connaissent encore sous le nom de La Procure Voyages, c’est une autre façon de voir le monde, d’un œil humaniste et intelligent. Une équipe de spécialistes passionnés par le voyage culturel au service de particuliers ou de groupes, pouvant réaliser de véritables voyages sur mesure pour aller à la découverte du monde. Terre Entière, ce sont des croisières culturelles de qualité à dimension humaine, des voyages aux circuits originaux, mais aussi l’accompagnement sur les chemins de pèlerinage.


TSAR VOYAGES RUSSIE
2bis, rue Édouard Jacques (14 e )
Paris
✆  01 75 43 96 77
www.trains-des-tsars.com
france@tsarvoyages.com
M° Pernety ou Gaîté (ligne 13)
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h. De mars à juillet : ouvert également le samedi de 10h à 14h (sur rendez-vous).

Tsar Voyages est le grand spécialiste des croisières russes. Cette agence de référence sur la Russie a créé un département « Croisières des Tsars » qui rassemble ses experts des fleuves et voies d’eau russes. Ils proposent un grand nombre de départs sur l’itinéraire Moscou-Saint-Pétersbourg et surtout, un grand choix de bateaux. Car il existe toute une gamme de bateaux, des plus simples aux plus luxueux : Standard, Supérieur, Prestige, Luxe, Dream… Le comparatif de « Croisières des Tsars » permet de comprendre les différences de confort et de prix. Si vous souhaitez compléter votre voyage par un séjour à Moscou ou Saint-Pétersbourg, l’agence organise une extension sur mesure. A noter : Tsar Voyages dispose de ses propres équipes à Moscou et Saint-Pétersbourg, qui peuvent intervenir au besoin. A Paris, le département visa intégré s’occupe des formalités de visa. Le site internet spécialisé, 100 % dédié aux croisières russes, donne de précieuses informations sur les programmes et les départs et propose des tarifs très intéressants.

Généralistes


ALMA VOYAGES
573, route de Toulouse
Villenave-d'Ornon
✆  05 33 89 17 60  / 05 56 87 58 46
www.alma-voyages.com
Ouvert de 9h à 21h.

Chez Alma Voyages, les conseillers connaissent vraiment les destinations. Ils ont la chance d'aller sur place plusieurs fois par an pour mettre à jour et bien conseiller. Chaque client est suivi par un agent attitré qui n'est pas payé en fonction de ses ventes... mais pour son métier de conseiller. Une large offre de voyages (séjour, circuit, croisière ou circuit individuel) avec l'émission de devis pour les voyages de noces ou sur mesure. Alma Voyages pratique les meilleurs prix du marché et travaille avec Kuoni, Beachcombers, Jet Tour, Marmara, Look Voyages... Si vous trouvez moins cher ailleurs, l'agence s'alignera sur ce tarif et vous bénéficierez en plus, d'un bon d'achat de 30 € sur le prochain voyage. Surfez sur leur site !
Jerome L. le 08/12/2014 Deuxième voyage avec Alma... Toujours très bien organisé. Il est très appréciable d'avoir quelqu'un au bout du fil qui s'occupe de tout avec grand professionnalisme et gentillesse (merci Marine ! !). Si on a un pépin, l'agence est là pour y donner suite, toujours dans le bon sens ! Il est sûr que maintenant, pour mes voyages, je ferai appel à eux.Agence à conseiller absolument .
Luce et Patrick le 06/12/2014 De retour de notre super circuit "Cuba intense", nous tenons à remercier chaleureusement toute l'équipe d'Alma Voyages pour son grand professionnalisme. Un grand merci en particulier à Marine, qui s'est occupée personnellement de notre dossier, pour sa gentillesse, la qualité de ses conseils et sa disponibilité. Le circuit est vraiment très bien organisé. Aucun problème particulier avec la compagnie aérienne cubaine ( au contraire, l'avion était en avance au retour !), les prestations hôtelières vraiment très biens, notre super guide, qui a su nous faire apprécier vraiment son pays. En conclusion, nous pouvons recommander sans aucune hésitation l'agence ALMA Voyages à quiconque souhaite voyager en toute sérénité. Surtout, ne changez rien : nous voulons repartir dès que possible avec vous.Luce et Patrick
Ph. N. le 03/11/2014 Quelques observations sur notre voyage Splendeurs de l'Inde, septembre 2014, très bien organisé, guide, hôtels etc...A conseiller pour découvrir un monde ou le choc des cultures est très fort, densité de population, grande misère insalubrité, mode de vie toujours sous régime fermé des différentes Castes bien qu'aboli depuis 1947, qui évolue à petits pas. Tout cela côtoie les technologies les plus élaborées pour par exemple d'un métro extraordinaire sous terre à Delhi . Paradoxe.Histoire, religion, coutumes, faste des monuments, couleurs et regards touchant de ce peuple, une grande leçon de vie.Il ne s'agit pas évidemment de "vacances balnéaires", mais d'un circuit ou il est mieux d'être en bonne conditions physique, qui permet au retour de mieux se rendre compte de la qualité de notre environnement ! ! ! Merci au PETIT FUTE et à ALMA-VOYAGES , pour la qualité de leurs conseils et de leur disponibilité à parfaire l'organisation de ces échappées lointaines .N. et Ph.
even le 09/02/2012 De retour de notre magnifique voyage en Thaïlande nous tenons à remercier Claire qui nous a merveilleusement bien guidé. Tout était parfait les pré- acheminements les transfert à nos hôtels. Tout était simple même pour nous qui n'avons pas l'habitude. En plus il sont par plus cher que promo vacances et les autres du net pour avoir comparé et il sont joignable en cas de soucis. Merci ! ! ! Évidemment le prochain voyage avec vous bien entendu ! ! !

Réceptifs


IDEAGUIDE
Baskov per, 35 - 9
✆ +7 49 57 72 24 06
www.ideaguide.ru/fr
info@ideaguide.ru
M° Chernyshevskaya (ligne 1)

IdeaGuide est une agence francophone basée à Saint-Pétersbourg et spécialisée dans les voyages individuels et pour les mini-groupes. L'agence est née de la compréhension qu'un voyage aujourd'hui nécessite autre chose qu'un tour opérateur classique proposant des packages standardisés. Aussi, depuis 2008, IdeaGuide élabore un vaste éventail de prestations totalement à la carte afin de privilégier une approche cousue main de votre séjour à Saint-Pétersbourg ou en Russie, d'une visite thématique ponctuelle à un programme de séjour complet (avec bien sûr les services d'invitations pour les visas, transferts, et billetterie transports et spectacles). Outre Saint-Pétersbourg, IdeaGuide propose différentes offres de tours comprenant d'autres destinations culturelles – les villes du Nord les plus proches (Pskov, Novgorod, Petrozavodsk) comme la Russie centrale – Moscou (où se trouve le deuxième bureau de l'agence) et l'Anneau d'or.
L'équipe d'IdeaGuide est entièrement francophone et vous apportera son assistance sur toutes les questions et pour tous vos besoins 7j/7 et 24h/24. Les guides de l'agence sont des locaux natifs de Saint-Pétersbourg qui connaissent leur ville comme leur poche ; ils partageront avec vous leur passion pour la culture et l'histoire russes. Le contrôle des toutes les étapes de travail sans appel aux intermédiaires permet à l’agence de proposer des prix très raisonnables pour toutes ces prestations, y compris dans le cadre de programmes entièrement personnalisés. IdeaGuide n'utilise que ses propres guides et chauffeurs, tous les billets des musées, théâtres et transports sont achetés en direct. IdeaGuide s'adresse à des clients curieux et exigeants qui accordent une importance au niveau et aux compétences des guides tout en bénéficiant d'une liberté complète de choix des prestations et du niveau de prise en charge.


LIBERTY TOUR
ul. Polozova, 12
✆ +7 921 650 00 25 / +7 921 306 85 63
www.accessiblerussia.com
info@libertytour.ru
M° Chkalovskaya (ligne 5), Petrogradskaya (ligne 2)
Première agence de voyages russe pour visiteurs handicapés. Le site est consultable en français.

Natalia Gasparyan a créé en 2004 la première agence en Russie dédiée aux voyageurs handicapés moteur. Cette pionnière du tourisme accessible dispose d'une expérience éprouvée et est le partenaire réceptif de nombreux tour-opérateurs spécialisés d'Allemagne, du Royaume-Uni, d'Italie, des États-Unis ou du Canada. La flotte de bus et mini-bus utilisée par l'agence est intégralement équipée d'élévateurs et rampes repliables. Les hôtels sont eux aussi triés sur le volet et les parties communes comme les chambres sont certifiées accessibles et à de bons niveaux de confort comme d'équipements. Liberty Tour a conçu et propose des visites guidées et séjours accessibles exclusifs à Saint-Pétersbourg (www.petersburg4all.ru), à Moscou et dans l'Anneau d'Or, avec accompagnement tout du long. Liberty organise également des séjours et tours ailleurs en Russie. Que l'on soit un groupe constitué ou en individuel, Liberty aura toujours une formule adaptée ou pourra concevoir un séjour cousu-main.


RUSSIAN EMPIRE DMC
Naberezhnaya kanala Griboyedova, 130
bâtiment A, office 206
✆ +7 812 337 57 58 / +7 921 907 79 54
www.rus-empire.com
info@rus-empire.com
M° Spasskaya (ligne 4), Sadovaya (ligne 5) ou Sennaya ploshchad' (ligne 2). Sur les quais du canal Griboyedov.
Bureau ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 19h.

“Russian Empire” (l’Empire russe) est une agence réceptive créée à Saint-Pétersbourg en 2013 et qui fournit une large palette de services touristiques sur tout le territoire de la Russie, de Kaliningrad à Vladivostok ! Si l'agence est jeune, l'équipe en charge de vos voyages est expérimentée, polyglotte et créative. Qu'il s'agisse de la visite culturelle des deux capitales Moscou et Saint-Pétersbourg, d'un inoubliable circuit Transsibérien avec le lac Baïkal, d'une escapade romantique à travers l’Anneau d’Or, de vacances actives en Carélie, le pays des lacs, ou de la découverte des paysages à couper le souffle de l'Altaï, Russian Empire est capable de mettre en scène vos rêves de Russie, des plus classiques aux plus spécifiques. Chaque voyage est cousu main par les conseillers de l'agence, avec amour et une connaissance experte du pays. Qu'il s'agisse de séjours 100% sur-mesure, à la carte ou de circuits personnalisables (en fonction de votre budget, de vos centres d'intérêt, du niveau de prise en charge souhaité, etc.).
Russian Empire propose ainsi un combiné Moscou/Saint-Pétersbourg (7 jours/6 nuits) qui permet une découverte en profondeur des deux phares de la Russie aux identités si contrastées. Avec un peu plus de temps (10 jours), on peut y ajouter la découverte de la Carélie, la Laponie russe qui recèle nombre de merveilles. A l'image de l'immense lac Onega et ses 9 720 îles dont celle de Kizhi qui abrite son magnifique ensemble monastique en bois, classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Russian Empire propose également une traversée fantastique de la Russie en 3 semaines avec le Transsibérien, de Saint-Pétersbourg à Vladivostok en passant par Moscou, Kazan, Ekaterinbourg (frontière entre l'Europe et l'Asie), Novossibirsk, Irkoutsk et le lac Baïkal, Oulan-Oudé (capitale de la Bouriatie et du bouddhisme en Russie). Dans cet infini champ des possibles voyages qu'est la Russie, l'engagement de Russian Empire est de vous créer des séjours riches en émotions et d'inoubliables souvenirs.


RUSSIE AUTREMENT
Nevsky prospekt, 30
Bureau 5.3
✆ +33 09 77 19 83 27
www.russieautrement.com
info@russieautrement.org
Monter au 4 e étage en ascenseur, tourner à droite dans le couloir et aller jusqu'à l'escalier, puis monter au 5 e étage à pied.
Agence francophone. Joignable au téléphone (prix d'un appel local depuis la France) de 10h à 12h et de 14h à 18h (heure française).

Agence de voyage en ligne vers la Russie et la route du Transsibérien, l'agence Russie Autrement est spécialisée depuis 2006 dans le tourisme sur mesure. Elle propose des voyages exclusifs, de nombreux services à la carte mais aussi des tours clés en main. Ses options de circuits sont variées et multiples aussi bien que ses destinations : Saint-Pétersbourg et ses environs, Moscou et l'Anneau d'Or, la région de la Carélie et le Cercle polaire, la route du Transsibérien et Trans-mongolien en passant par la Sibérie, la Biélorussie, les pays baltes et l'Ouzbékistan. Ses séjours individuels sont organisés dans tout le territoire de l’ex-URSS et partiellement en Chine et en Mongolie pour le Transsibérien. Ses offres de voyages en bateau sont présentées sous forme de croisières organisées 100 % francophones et de croisières « à la russe » en formule liberté, qui sont une nouvelle offre de voyages en bateau destinée, en particulier, aux expatriés russes et aux francophones apprenant la langue russe. Un vaste choix de parcours entièrement organisés ou totalement libres, adaptés aux souhaits et aux budgets des voyageurs, sont conçus pour permettre une découverte authentique et exhaustive de chaque destination, que ce soit en vacances ou pour un week-end, pour une croisière ou un itinéraire de plusieurs semaines. Grâce à une connaissance experte du terrain, ses relations de confiance et ses liens d’amitié tissés avec les prestataires locaux, Russie Autrement garantit de véritables voyages « cousu main » à des prix raisonnables. Basée au cœur de Saint-Pétersbourg et constituée d'une équipe de spécialistes du voyage francophones, l'agence propose également toute une panoplie de services à la carte : organisation de circuits libres ou organisés, réservation de logement (hôtel, appartement ou chez l'habitant), transferts et location de véhicules de toutes tailles, achat de billets de train, d’avion et de spectacles, excursions privées avec guides francophones diplômés, etc. Sans oublier les nécessaires invitations et formalités pour l'obtention de visa pour la Russie, la Mongolie et la Chine.
Vincent7254 le 04/01/2017 Je suis rentré il y a deux jours, et si mon voyage s'est bien passé, c'est entre autres grâce à cette super agence de voyage ! Organisation top ! Ils ont été très réactifs, en particulier lorsqu'ils m'ont ré-édité dans l'heure une lettre d'invitation, car la date ne collait pas avec celle de l'assurance.Je recommande fortement
quhem52 le 09/10/2016 Russie autrement – 5 jours à Saint Pétersbourg – fin septembre 2016 Saint Pétersbourg était une ville que nous voulions connaître et nous sommes revenus enchantés, surtout d’avoir fêté notre anniversaire de mariage en « terre inconnue ».L’organisation de notre séjour à la carte a été très simple avec les conseils de Maria, très réactive à nos mails. Sur l’organisation à Saint Pétersbourg, je reste impressionné car il n’y a pas eu aucun incident : chauffeur à l’aéroport, accueil à notre hôtel par Maria, conseils sur les restaurants et les plats russes à essayer, hôtel très bien situé, chauffeur pour le retour à l’aéroport : ponctualité, gentillesse, professionnalisme. Les journées étaient bien remplies mais avions du temps libre pour découvrir la ville en solo.Mais ce que nous retenons de ce séjour, ce sont les visites de ce magnifique patrimoine avec Irina. Nous n’avons vu qu’une petite partie des trésors de Saint Pétersbourg mais c’était magnifique. Irina a su s’adapter à nos goûts et a voulu nous faire adopter sa passion pour sa ville grâce à ses connaissances sur l’histoire, sur l’architecture, sur les peintures… et surtout grâce à sa gentillesse et son écoute de notre ressenti. Nous avons pu discuter pendant ces 3 jours avec elle, ce qui constitue également la richesse d’une découverte d’un pays inconnu. Merci à notre nouvelle amie et à sa famille Catherine, Pierre, Nicolas, Alexandre qui nous ont accompagnés tous les jours.Egalement merci à Maria et à nos chauffeurs Dimitri et Gregori.Nous revenons donc enchantés de ce petit séjour totalement dépaysant et nous avons dans nos têtes des images magnifiques et des souvenirs de cette très belle ville.Nous reviendrons peut être un jour et ferons appel à « Russie autrement » très professionnel et à notre écoute.Cynthia et Michel
MOUNA1 le 08/10/2016 Bonjour,Nous sommes rentrés de notre séjour dimanche dernier, et nous avons encore plein de belles images en tête.L'organisation était parfaite et nous avons beaucoup apprécié la compétence, la gentillesse et l'attention d'Irina, notre guide idéale pour Saint Petersbourg.Nous l'en remercions.
domino2992 le 09/09/2016 Un grand merci à "Russie Autrement" pour ces formidables 8 jours passés en Russie depuis le départ de Paris en train jusqu'à Moscou avec sa visite, à nouveau le train pour Saint-Pétersbourg, une grande reconnaissance à nos guides, Eugène à Moscou et Masha à Saint-Pétersbourg, pour leurs compétences , leur passion pour nous faire partager leurs connaissances. Spassiba,


TJ TRAVEL
9-ya liniya, 34a
✆ +7 812 325 6531 / +7 921 953 23 78
www.st-petersburg-tours.ru
info@st-petersburg-tours.ru
M° Vasileostrovskaya (ligne 3)
Ouvert de lundi au vendredi de 10h à 17h. Appel gratuit depuis le Canada et les USA au & +1 855 897 87 84.

TJ Travel est une entreprise d'expérience (qui exerce depuis 2007) et propose une large palette d'excursions classiques à Saint-Pétersbourg, à Moscou et dans les villes des pays de la mer Baltique (Tallinn, Riga, Helsinki, Berlin, Stockholm, Oslo, Copenhague, Amsterdam) sans visa (jusqu'à 3 jours) pour les croisiéristes et les particuliers (visa nécessaire). Les guides sont tous de vrais professionnels parfaitement francophones vous accompagnent sur un un, deux ou trois jours d'excursions d'une durée de 8 heures par jour (possibilités de visites nocturnes). Les prix incluent l'admission à tous les musées et visites prévus dans le programme, le services de chauffeur (en Mercedes/Minivan avec A/C), les services de guide, l'autorisation de prise de photo/vidéo dans tous les musées (sauf le palais Ioussoupov). TJ Travel propose à ses clients des visites speciales pour les enfants ou des excursions sur les traces de l'héritage juif de Russie. Création de programmes sur-mesure à la demande. La companie ne demande pas le paiement en avance des prestations, fidèle à son succès et son leitmotiv  : "Voyagez d'abord, payez ensuite" !


TSAR VOYAGES
Dom Mertens
Nevsky Prospekt, 21
✆ +7 812 648 00 35 / +7 931 540 32 52
www.tsarvoyages.com
spb@tsarvoyages.com
M° Vladimirskaya (ligne 1) ou Dostoyevskaya (ligne 4)
Agence francophone. Ouverte du lundi au vendredi de 9h à 18h. Permanence téléphonique au ✆ +7 931 540 32 52.

Agence de spécialistes par excellence, Tsar Voyages dispose de son propre bureau à Saint-Pétersbourg, travaillant en coordination étroite avec les équipes basées à Paris et Moscou. Vous serez en contact avec des agents passionnés par leur pays et les pays de l'ex-URSS (Arménie, Géorgie, Ouzbékistan, Kirghizistan) qui pourront composer avec vous un voyage sur-mesure en fonction de votre budget et de vos préférences. Circuits incontournables ou demandes très personnalisées, hôtels de luxe ou logement chez l’habitant, billets de train, motoneige, transsibériens… Tsar voyages propose aussi des croisières en Russie à des tarifs attractifs, que ce soit sur la Volga (nombreuses formules et durées disponibles) mais aussi dans la région d'Arkhangelsk, en Yakoutie ou en Ukraine. La grande force de ce réceptif est d’avoir ses propres équipes aussi bien en France, pour démêler les questions de visas, parfois ardues, et en Russie où ses agents francophones sont à votre disposition pour garantir le bon déroulé de votre séjour.

Sites comparateurs
Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d’avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l’internaute directement sur le site où est proposée l’offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservations ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.


LILIGO
www.liligo.com

Liligo interroge agences de voyage, compagnies aériennes (régulières et low cost ), trains (TGV, Eurostar…), loueurs de voiture mais aussi 250 000 hôtels à travers le monde pour vous proposer les offres les plus intéressantes du moment. Les prix sont donnés TTC et incluent donc les frais de dossier, d’agence…


QUOTATRIP
www.quotatrip.com

QuotaTrip est une nouvelle plateforme de réservation de voyage en ligne mettant en relation voyageurs et agences de voyage locales sélectionnées dans près de 200 destinations pour leurs compétences. Le but de ce rapprochement est simple : proposer un séjour entièrement personnalisé aux utilisateurs. QuotaTrip promet l'assurance d'un voyage serein, sans frais supplémentaires.

Partir seul

En avion
Le prix moyen d'un vol Paris-Saint-Pétersbourg oscille entre 200 € et 500 €. A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée et du nombre d'escales, et surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très à l'avance. Pensez à acheter vos billets quelques mois avant le départ !


AIR-INDEMNITE.COM
✆  01 85 32 16 28
www.air-indemnite.com
contact@air-indemnite.com

Des problèmes d’avion (retard de vol, annulation ou surbooking) gâchent le séjour de millions de voyageurs chaque année. Bonne nouvelle : selon la réglementation, ceux-ci ont droit jusqu’à 600 € d’indemnité par passager ! Mauvaise nouvelle, devant la complexité juridique et les lourdeurs administratives, très peu parviennent en réalité à faire valoir leurs droits. Pionnier français depuis 2007, ce service en ligne simplifie les démarches en prenant en charge l‘intégralité de la procédure. Analyse et construction du dossier, échanges avec la compagnie, suivi jusqu'au versement des sommes dues, air-indemnite.com s’occupe de tout cela et, dans 9 cas sur 10, obtient gain de cause. L'agence se rémunère par une commission sur l’indemnité reçue. Si la réclamation n’aboutit pas, rien ne sera donc déboursé !

Principales compagnies desservant la destination


AEROFLOT
✆  0805 98 0010
www.aeroflot.com
reservation.cdg@aeroflot.fr
Site disponible en français.

La compagnie nationale russe (et sa filiale Rossiya), membres de SkyTeam, proposent des vols directs quotidiens pour Saint-Pétersbourg depuis Paris-Orly.


AIR FRANCE
✆  36 54
www.airfrance.fr

Air France propose tous les jours deux vols quotidiens directs pour Saint-Pétersbourg au départ de Paris CDG. Durée du vol : 3 heures 15. Départs à 10h05 (arrivée à 15h20) et 16h (arrivée à 21h15).


KLM ROYAL DUTCH AIRLINES
✆  0 890 710 710
www.klm.com

KLM propose plusieurs vols quotidiens entre Paris et Saint-Pétersbourg via Amsterdam.


LOT POLISH AIRLINES
101, rue d'Aboukir
✆  01 47 42 05 60
www.lot.com
lot_info@lot.pl
M° Sentier (ligne 3)

Cette compagnie propose un vol quotidien (sauf le dimanche). Départ de Paris CDG à 7h15, arrivée à 14h45.


LUFTHANSA
✆  08 92 23 16 90
www.lufthansa.fr

Lufthansa propose des liaisons quotidiennes entre Paris et Saint-Pétersbourg, via Francfort ou Munich. Comptez entre 5 heures et 9 heures de trajet.
tomg75 le 03/02/2015 Compagnie très professionnelle. Un bon espace pendant le voyage
Lame2use le 03/02/2013 Pour le moment, probablement la meilleure compagnie que nous ayons prise. Personnel très agréable et souriant, collation et boisson pour chaque vol même les plus courts. Sièges confortables. Je recommande vivement !


SAS (SCANDINAVIAN AIRLINES SYSTEM)
✆  0 825 325 335
www.flysas.com

La compagnie programme des vols du lundi au vendredi au départ de Paris CDG à 7h à destination de Saint-Pétersbourg, via Copenhague. L’arrivée est prévue à 13h40.

Aéroports


AÉROPORT INTERNATIONAL DE BRUXELLES
Leopoldlaan
Zaventem (Belgique)
✆ +32 2 753 77 53
www.brusselsairport.be/fr
comments@brusselsairport.be


AÉROPORT MARSEILLE-PROVENCE
Marignane
✆  0 820 811 414  / 04 42 14 14 14
www.navettemarseilleaeroport.com
contact@airportcom.com


BEAUVAIS
✆  08 92 68 20 66
www.aeroportbeauvais.com
service.clients@aeroportbeauvais.com


BORDEAUX
✆  05 56 34 50 50
www.bordeaux.aeroport.fr


GENÈVE
✆ +41 22 717 71 11 / +410900 57 15 00
www.gva.ch


LILLE-LESQUIN
✆  0 891 67 32 10
www.lille.aeroport.fr


LYON SAINT-EXUPÉRY
✆  08 26 80 08 26
www.lyonaeroports.com
communication@lyonaeroports.com


MONTPELLIER-MÉDITERRANÉE
✆  04 67 20 85 00
www.montpellier.aeroport.fr
rh@montpellier.aeroport.fr


MONTRÉAL-TRUDEAU
✆ +1 514 394 7377 / +1 800 465 1213
www.admtl.com


NANTES-ATLANTIQUE
✆  0 892 568 800
www.nantes.aeroport.fr


PARIS ORLY
✆  39 50  / 0 892 56 39 50
www.aeroportsdeparis.fr


PARIS ROISSY – CHARLES-DE-GAULLE
✆  39 50  / +33 1 70 36 39 50
www.aeroportsdeparis.fr


QUÉBEC – JEAN-LESAGE
✆ +1 418 640 3300 / +1 877 769 2700
www.aeroportdequebec.com
anthondylan le 01/12/2010 TRES BIENC'EST A VOIR BEAUCOUP DE BONS SOUVENIRS ET SURTOUT DES GENS CHARMANTS AVEC UN ACCENT QUI FAIT RIRE TRES SOUVENT


STRASBOURG
✆  03 88 64 67 67
www.strasbourg.aeroport.fr
information@strasbourg.aeroport.fr


TOULOUSE-BLAGNAC
✆  08 25 38 00 00  / 01 70 46 74 74
www.toulouse.aeroport.fr

En voiture
Vous pourrez rejoindre Saint-Pétersbourg au départ de la France, mais cette option est à réserver à ceux qui ont du temps. Prévoyez 32 heures de trajet environ (sans compter les arrêts) pour relier Paris à l’ancienne capitale des tsars, distantes de 2 760,4 km (sans compter les transferts par bateau). Il vous faudra passer par la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie.

Location de voitures


ALAMO
✆  08 05 54 25 10
www.alamo.fr

Avec plus de 40 ans d'expérience, Alamo possède actuellement plus de 1 million de véhicules au service de 15 millions de voyageurs chaque année, répartis dans 1 248 agences implantées dans 43 pays. Des tarifs spécifiques sont proposés, comme Alamo Gold aux États-Unis et au Canada, le forfait de location de voiture tout compris incluant le GPS, les assurances, les taxes, les frais d'aéroport, un plein d'essence et les conducteurs supplémentaires. Alamo met tout en œuvre pour une location de voiture sans souci.
varehu le 01/01/2013 Si le prix est tout à fait correct, le problème est que, lorsque vous arrivez à destination et que vous avez le plus souvent plusieurs heures de décalage horaire, il est désagréable d'avoir à s'adresser à des machines, pour prendre possession du véhicule, et non à des humains... Je continue à préférer de parler à des personnes, plutôt qu'à des bornes interactives, qui, le plus souvent, ne peuvent comprendre nos besoins particuliers...
nationalcite le 20/07/2010 Avis de National/Citer : Merci pour cet article. Juste une petite correction : Rent A Car n'a aucun lien avec National/Citer ou Alamo. Citer est une filiale du groupe PSA ainsi que le représentant des marques National et Alamo.


AUTO EUROPE
✆  08 05 08 88 45
www.autoeurope.fr
reservations@autoeurope.fr

Auto Europe négocie toute l'année des tarifs privilégiés auprès des loueurs internationaux et locaux afin de proposer à ses clients des prix compétitifs. Les conditions Auto Europe : le kilométrage illimité, les assurances et taxes incluses à tout petits prix et des surclassements gratuits pour certaines destinations. Vous pouvez récupérer ou laisser votre véhicule à l'aéroport ou en ville.
HEP51 le 26/07/2017 Voiture Budget Prague via AUTO-EUROPE à éviterFin mars 2017, j'ai loué via AUTO-EUROPE une voiture de classe économique pour une durée de sept jours dans l'agence Budget de l'aéroport de Prague, en République Tchèque.Le prix initial semblait très attractif 87,66 € pour 7 jours (du 7 au 14 avril 2017).J'ai dû laisser par CB une caution de 1000 € lors de la prise du véhicule.La location s'est parfaitement déroulée. J'ai rendu le véhicule en temps et en heure, sans aucun accrochage, avec le plein.Quelle ne fût pas ma surprise de constater à mon retour en France, que en plus du règlement initial de 87,66 € à Auto Europe, S.R.O, qui semble être la maison mère de Budget Prague, avait débité en 3 fois 303,44 € supplémentaires (69 € + 47,44 € + 187 €) ! ! ! Le premier prélèvement de 69 € a même débuté le 10 avril alors que je n'avais même pas rendu le véhicule.Depuis cette constatation, je me bas pour obtenir la justification et le remboursement de cette somme.Auto Europe met 1 mois pour répondre à chacun de mes mails, et ne m'envoie aucune facture correspondante. Ils disposent bien d'un numéro gratuit pour les réclamations mais le numéro sonne occupé en permanence. Ce que je comprends, vu le niveau de leur service.Si j'ai un SEUL CONSEIL à vous donner, c'est d'éviter aussi bien l'intermédiaire AUTO EUROPE que le fournisseur de voiture BUDGET de Prague.Ils ne sont ni sérieux, ni honnêtes.
Jomaf le 14/12/2016 J'ai été arnaqué à l'aéroport de Faro – agence Avis. J'ai précisé que je payais avec ma Carte Gold, donc pas d'assurance supplémentaire. Or, pour le payement d'autoroute ils vous proposent de louer une boite de paiement automatique (2euros/jour, annoncé comme simplement 2 euros pour toute la durée de la location – première arnaque !) et ils cachent sur le sigle RSN une assurance dépannage sur l'autoroute. Le résultat – la facture est doublée. Faites-donc attention à ce que vous signez.
olivier75.n le 11/08/2016 Voiture louée à new york impossible à prendre, le loueur n'acceptant pas la carte VISA. comme l'ensemble des loueurs de la place. Nous sommes scandalisés 1/ que AutoEurope n'ait pas prévenu clairement (en relisant le contrat, on voit que des réserves sont données sur les cartes de crédit, mais franchement c'était pas évident) et 2/ AutoEurope est difficile à joindre et ne réponds pas à la réclamation postée sur le site
sassou13 le 10/12/2013 tres bon acceuil et tres bonne relation qualite prix chez ab auto 13 locattion 60 av de la croix rouge marseille tel 0777394304


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DÉCOUVERTE


DÉCOUVERTE - Cathédrale Saint-Pierre-et-Paul.
© Sergey Sizov – Shutterstock.com

Saint-Pétersbourg en 10 mots-clés


SAINT-PÉTERSBOURG (САНКТ-ПЕТЕРБУРГ) - Palace Bridge au coucher du soleil.
© Aleksandar Vrzalski – iStockphoto

Baroque
Associés à l’architecte italien Rastrelli, les grands maîtres de ce style font fureur au XVIII e  siècle à Saint-Pétersbourg. Rastrelli, né à Paris en 1700, arrive à Saint-Pétersbourg en 1716 avec son père, sculpteur. Durant les trente années que durent le règne d’Anna Ivanovna puis celui d’Elisabeth I re , il marque la ville de son empreinte. Fortement inspiré du style baroque occidental, le baroque russe donne naissance à des édifices majestueux et un peu prétentieux, dotés de longues colonnades, de façades allongées peintes en bleu ou vert et surchargées de moulures, frontons et angelots dorés. Auteur des palais impériaux, Rastrelli introduit, dès 1734, le faste du rococo dans le palais d’Eté, et devient l’architecte attitré d’Elisabeth. Le palais d’Hiver, l’ensemble Smolny, l’église Saint-Nicolas-des-Marins, les palais de Peterhof et de Tsarkoïe Selo comptent parmi les chefs-d’œuvre de cette époque. Mais l’essor de l’art baroque est aussi le fruit de la formation des boursiers envoyés par Pierre I er en Europe. L’assimilation des modèles occidentaux a donné lieu ici à une véritable création.

Cyrillique
L’alphabet russe est un descendant en ligne directe du glagolitique, qui tire son nom du vieux mot slave « parler ». En russe moderne, le mot « glagol » désigne d’ailleurs un verbe. Cet alphabet slave est introduit dans le royaume de Grande Moravie au IX e siècle par les moines bulgares Cyrille et Méthode, pour les besoins d’évangélisation des populations balkaniques. Il est interdit par le pape et manque même de disparaître complètement au X e siècle. Toujours est-il que vous risquez de vous trouver en Russie bien perdu devant les panneaux indicateurs et les enseignes. Proche de l’alphabet grec, l’alphabet russe est trompeur. La lettre P est en fait un « r », la lettre Y se dit « ou », la lettre C se prononce comme un « s », bizarreries auxquelles il faut ajouter nombre de graphies qui ne vous diront rien du tout. Et c’est dommage parce que quelques mots pratiques sont empruntés au français (restaurant, métro, station ferroviaire, etc.). Cet alphabet comporte 33 signes dont l’apprentissage ne demande que deux ou trois heures. Ensuite, rien de plus simple pour descendre à la bonne station ou trouver un café : en russe, toutes les lettres se prononcent. Enfin, presque…

Fenêtre sur l’Europe
La construction de Saint-Pétersbourg représente un pari politique immense, car il s’agit alors de bâtir une capitale occidentale, bien différente de la capitale de la Moscovie, restée attachée aux traditions antérieures et foyer d’opposition aux réformes. Grâce à Saint-Pétersbourg, Pierre le Grand cherche à ouvrir en Russie une « fenêtre sur l’Europe ». D’où sa position sur le golfe de Finlande, menant à la mer Baltique. S’ouvrir sur l’Europe, c’est déjà prendre possession de celle-ci. La construction de Saint-Pétersbourg, en tant que forteresse militaire détentrice d’une flotte gigantesque, est le prélude à l’avancée définitive de l’Empire russe vers le Nord européen. Mais Saint-Pétersbourg doit également, dans son architecture, s’inspirer de tendances européennes. Ce raffinement vise à démontrer à ses voisins qu’elle n’est pas sauvage, un cliché dont elle peine à se débarrasser… Ainsi Pierre le Grand fait-il venir des architectes italiens et français, donnant à la ville un aspect qui n’a parfois rien de slave, si ce n’est son excès. Catherine II, qui fréquente assidûment Voltaire et Diderot, se charge ensuite d’imprégner la cour de l’esprit des Lumières. Sans parler de la mode vestimentaire européenne qui devient de bon ton. Tout comme il est recommandé de bannir la langue russe, jugé trop primaire, au profit du français ou de l’allemand…

Météo capricieuse
Saint-Pétersbourg est largement connue pour sa pluie et ses nuages lourds, mais cela ne signifie pas pour autant que les locaux sont indéfiniment privés de soleil ! La ville dispose en moyenne de 70 jours de soleil par an (pas si mal !). La météo est très variable, il n'est pas rare que de la neige fondue tombe en fin de printemps, suivie de pluie l’après midi et d'un chaud soleil le soir. Cela s'explique par la proximité de la Baltique, la grande taille plane de la région d'est en ouest, la diversité du paysage et la proximité de grandes étendues d'eau. En conséquence, il est très important de prévoir des vêtements chauds et un parapluie, même si vous effectuez votre voyage en été.

Nuits blanches
Saint-Pétersbourg est la grande métropole la plus septentrionale du monde, située sur le 60 e  parallèle nord, comme Oslo et Helsinki. Cette latitude engendre un phénomène particulier : de mai à début juillet, le soleil ne se couche pratiquement pas. Il ne disparaît qu’à 6 ° sous l’horizon, ce qui est tout à fait insuffisant pour assombrir le ciel. De fin juin à début juillet, les journées durent 18 heures et les nuits sont presque blanches. Les habitants de Saint-Pétersbourg ne cachent pas leur joie devant cet été enfin retrouvé, après un hiver très rude. Quand arrivent les « Nuits blanches », la joie s’empare de la ville. Les concerts et les festivals se multiplient, les bars et les rues ne désemplissent pas. Les jeunes flânent indéfiniment sur les quais, une canette de bière à la main, attendant que les ponts de la Neva se lèvent l’un après l’autre. De manière générale, les Russes sont emplis d’allégresse dès qu’arrive la fonte des neiges, et qu’un rayon de soleil pointe son nez. On voit alors, à Saint-Pétersbourg, les membres du « club des Morzhes » se réunir en maillot de bain au pied de la forteresse Pierre-et-Paul.

Palais
Saint-Pétersbourg offre un décor de conte de fées. Les résidences des nobles et de la famille impériale se répartissent dans toute la ville, y compris dans ses environs. Ces palais ( dvorets ) sont le reflet de ce mode de vie passé. Ils montrent, par leur démesure, que toutes les richesses du pays se concentraient entre les mains de ces quelques élus, qui ne représentaient qu’un pour cent de la population russe ! Visiter un palais, c’est accéder à l’intimité de leur vie privée, qui semble tout à fait féerique et éloignée des réalités pratiques. Résidence d’été, résidence d’hiver, jardin d’été ou d’hiver, chambre à coucher d’apparat, grand salon, petit salon, boudoir chinois, boudoir turc, pavillon des bains, pavillon à musique… Chaque pièce, chaque édifice, ressemble à un caprice, mais ne nous en émerveille pas moins. Il y a une centaine de palais à Saint-Pétersbourg, certains se suffisent à eux-mêmes, d’autres servent d’écrin à diverses œuvres d’art.

Perspective Nevski
L’avenue principale de Saint-Pétersbourg (souvent surnommée les Champs-Elysées pétersbourgeois) a été imaginée par Pierre Le Grand et taillée dans une forêt à partir de 1760. Entre les bords de la Neva et la gare de Moscou, elle concentre la majorité des commerces, des banques, de la vie culturelle et nocturne de la ville, et l’une des grandes activités, aussi bien pour les habitants que pour les touristes, est de l’arpenter dans les deux sens. En octobre 1918, Nevsky Prospekt (littéralement « l’avenue de la Neva ») a été rebaptisée avenue du 25-Octobre, en l'honneur du premier anniversaire de la révolution d'Octobre. Alors que l'effroyable siège de Leningrad touche à sa fin, c'est Staline qui rend l'avenue son nom d'origine le 13 janvier 1944. La Perspective Nevski est aussi le nom d’une célèbre nouvelle de Gogol.

« Piter »
Saint-Pétersbourg, Petrograd ou Leningrad, ce sera toujours « Piter » pour les habitants et les amoureux de l’ancienne capitale impériale. A moins de parler avec des étrangers, rares sont les Pétersbourgeois qui appellent leur ville par son vrai nom. Ils lui ont donné ce petit nom, « Piter ». Un mélange de fierté tranquille et d’affection jalouse enveloppe ce mot tendre qui, employé par des Russes, atteint des cimes quasi mythiques. « Ah, Piter ! » Synonyme de culture (les Moscovites sont des affairistes) et d’Europe (on n’est pas vraiment en Russie ici), cette ville à part et quasi personnifiée est l'objet de beaucoup de tendresse.

Ponts
Ils ont valu à Saint-Pétersbourg le surnom de Venise du Nord et constituent indéniablement l'un des nombreux charmes de cette ville à part, en Russie mais aussi dans le reste du monde. Simples passages de pierre au-dessus de l’eau, architectures tripodes ou longues allées richement ornées, les ponts sont l’objet des plus belles balades le long des canaux. Ceux qui relient les principales îles entre elles s’ouvrent et se ferment à heures fixes, et tout Pétersbourgeois a les horaires en tête. Se faire prendre en défaut suppose d’attendre toute la nuit, avant de pouvoir regagner son hôtel. Ce genre d’étourderie peut cependant être à l’origine de bien belles découvertes pendant les « Nuits blanches ».

Révolution
C’est à Saint-Pétersbourg que l’histoire bascule. Le 22 janvier 1905, se produit l’événement qui va consacrer le divorce entre l’Etat et le peuple. Près de 100 000 ouvriers réunis face à l’Ermitage pour protester contre leurs conditions de travail se font tirer dessus à bout portant par la troupe impériale. La révolte gronde au sein du prolétariat opprimé, qui tente une première révolution, avortée en 1905. La seconde, en février 1917, entraîne de telles manifestations qu’elle provoque l’abdication du tsar, sans que le gouvernement soit encore aux mains des bolcheviks. Durant la nuit du 6 au 7 novembre 1917, ces derniers s’emparent des principaux centres de décision de Saint-Pétersbourg, occupent en silence tous les ponts, s’assurent du ralliement de la garnison de la forteresse Pierre-et-Paul… Les ministres du gouvernement provisoire siègent pendant ce temps au palais d’Hiver. Ils n’ont pour se défendre qu’une petite troupe de 1 300 soldats, cosaques et élèves officiers. Lénine fait tirer le croiseur Aurore, annonçant l’assaut du palais. Ses partisans, aidés par 5 000 marins de Kronstadt, assiègent l’Ermitage, tirant près d’une trentaine d’obus en sa direction. Armes au poing, ils se hasardent dans les méandres du palais, débusquent les ministres, les arrêtent, et libèrent leurs soldats… C’est l’avènement du bolchevisme.

Romanov
Saint-Pétersbourg est la ville princière par excellence. Pierre le Grand, un des tout premiers tsars de la famille des Romanov, l’a créée, et tous ses successeurs y ont vécu. Se plonger dans leur histoire, c’est revivre trois siècles de querelles intestines, de passions, de grandeur et de drame. La personnalité de beaucoup d’entre eux recèle bien des mystères, et leur vie est jalonnée d’anecdotes pittoresques.
A commencer par Pierre le Grand, citons sa taille démesurée pour l’époque (2,03 m), ses crises de nerf, son alcoolisme et ses prétentions (il se déclarait professionnel dans 14 disciplines différentes, dont celle d’arracheur de dents…). Il épouse une blanchisseuse, qui devient Catherine I re , et n’hésite pas à nommer Menchikov, un vendeur de pirojki qu’il juge sympathique, gouverneur de Saint-Pétersbourg.
Catherine II, figure emblématique de la ville à la fin du XVIII e  siècle, est une femme fatale très érudite, multipliant les amants, divisant pour mieux régner. Elle n’hésite pas à faire assassiner Orlov, son plus fidèle amant, et à emprisonner à vie son faible mari…


Faire / Ne pas faire

Voici quelques règles comportementales à adopter en société :
La vodka
Il y a des règles qui régissent la consommation modérée et immodérée de vodka. En compagnie d'hôtes ou d'amis russes, connus ou inconnus, vous risquez de vous retrouver quelque part avec le verre rempli.
La vodka se boit d'un trait, et le verre se repose vide. Tâchez de ne pas échouer. On ne vous en voudra, pas bien sûr, mais votre échec rompra la magie de l'instant et les serments scellés.
Le premier verre de vodka ne se refuse pas. Ensuite, libre à vous de continuer à boire, mais prenez garde, cette boisson est traîtresse. Avec l'habitude, « la petite eau » porte très bien son nom. Les Russes soutiennent qu'avaler – et c'est le mot qui convient ! – la vodka d'un trait préserve de la cuite, l'organisme ingurgitant ainsi moins d'alcool, ce qui n'a pas de preuve scientifique… Pour votre bien, n'oubliez pas de manger en buvant. Les petits zakouskis salés ou gras (pain noir avec du lard et moutarde ou hareng, par exemple) sont des accompagnements traditionnels de la vodka. Autre fait intéressant : la vodka est bue froide et en exhalation.
Préparez un petit mot pour porter un toast, car votre tour viendra forcément.
Le foyer
Il y a également quelques règles à respecter à l'intérieur de la maison :
A votre arrivée, tendez la main à vos hôtes, hommes et femmes, mais évitez de le faire en travers de la porte. Soit vos amis vous rejoignent à l'extérieur, soit vous attendez d'être entré avant de les saluer.
Les Russes se déchaussent à l'intérieur de la maison. Ils ont toujours une paire de chaussons à la disposition de leurs invités.
Les Russes croient que si lors d'un repas en famille vous veniez à renverser par mégarde la salière, ce serait annonciateur de fâcherie à venir avec quelqu'un autour de la table. Pour conjurer le sort, il suffit de recueillir quelques grains du sel tombé sur la table et de les jeter par-dessus votre épaule gauche.
Le Voyage
Avant un départ, il est de coutume de s’assoir pour quelques minutes avant le départ de chez soi pour un long voyage.
Les applaudissements dans l'avion sont plus une tradition qu'une règle comportementale qui a pris naissance en Russie dans les années 1990. Après l'atterrissage, les passagers applaudissent généralement l'équipage, en reconnaissance d'un atterrissage réussi. Un peu kitsch et bonne ambiance !
La politique
Sujet sensible entre tous, surtout avec des étrangers qui souvent se veulent donneurs de leçons de démocratie et auxquels on répète à longueur de journaux que la Russie est une dictature. Les Russes n'apprécient pas tellement ces remarques et quoi qu'on en dise, Poutine reste très populaire. Et, comme nous, ils critiquent facilement leur pays mais n'aiment pas que des étrangers s'en chargent ! Le souvenir de feu l'URSS sera aussi un sujet sensible, à n'évoquer qu'avec des personnes dont vous connaissez bien les opinions, au risque de blesser profondément quelqu'un.

Survol de Saint-Pétersbourg


Survol de Saint-Pétersbourg - La cathédrale de Smolny, un monastère devenu centre politique.
© Puripat – Shutterstock.com

Géographie
Baignée par la Neva, la ville de Saint-Pétersbourg elle-même (5 281 579 millions d’habitants) s’étend sur 650 km² et, si on y ajoute ses quartiers périphériques, elle occupe 1 439 km². Située au centre d’un riche réseau de communications, elle jouit d’une situation particulièrement favorable. C’est un des ports les plus grands et les plus importants de Russie : c’est grâce à lui que la mer Baltique se trouve reliée à la mer Noire, à la mer Caspienne et à l’océan du Nord. La ville est sur le passage des voies aériennes qui, partant de Grande-Bretagne et des pays scandinaves relient l’Extrême-Orient. Saint-Pétersbourg est sous l’influence d’un climat marin, humide et relativement doux en hiver, et qui est proche de ceux de Tallinn (Estonie), d’Helsinki (Finlande) et des villes scandinaves de la côte. Les célèbres « Nuits blanches » de Saint-Pétersbourg commencent à partir du 11 juin et durent jusqu’au 2 juillet. C’est la meilleure période pour visiter la ville !

Climat
Dans un pays recouvert par la neige durant cinq mois sur douze, l’état du sol a forcément des répercussions sur le quotidien. De nombreux éléments d’architecture et d’aménagement sont conçus pour vivre avec le froid, la neige et la glace : ce sont les portes basses pour économiser le chauffage, les maisons de bois à toits pointus, les villages placés sur les rares éminences pour dépasser la couche de neige, etc. Les artistes se réfèrent aussi fréquemment à cette réalité et l’une des nouvelles les plus connues de Pouchkine, La Tempête de neige , adaptée au cinéma en 1965, évoque un destin bouleversé par la neige qui contrarie le rendez-vous de deux fiancés sur le point de se marier. Le climat est un élément de fatalité avec lequel il faut compter en Russie. Celui de Saint-Pétersbourg est continental, avec des étés relativement chauds et secs et des hivers assez rigoureux.
C’est en janvier qu’on enregistre les températures les plus basses, avec une moyenne de moins 6 °C. En mars, on enregistre encore une moyenne de moins 4 °C, mais le printemps s’annonce à partir de la mi-mars, quand les neiges commencent à fondre ; en avril, les températures sont à peine positives, mais la Neva brise son carcan de glace.
Le printemps n'arrive vraiment qu'en mai, symboliquement le 2 du mois, quand les premiers orages éclatent, et le 24, quand les pommiers commencent à fleurir.
C’est en juillet qu’il fait le plus chaud, avec une moyenne de 18,8 °C, en août, le thermomètre descend à 17 °C, et l’automne pointe son nez dès la fin du mois, avec les premières chutes de feuilles. En septembre, l’hiver s’annonce déjà par les premiers gels nocturnes, pour se confirmer le 28 octobre, avec les premières neiges.
L’hiver est bien là en novembre, quand la Neva est prise dans les glaces, et il règne en maître, quand la neige s’installe pour quatre longs mois.


Le club des Morses (моржы)

Si vous séjournez en hiver à Saint-Pétersbourg, vous aurez peut-être la surprise de voir, au pied de la forteresse Pierre-et-Paul, des gens creuser un trou dans la glace de la Neva. Une partie de pêche ? Non, juste une petite baignade dans une eau à 2 °C ! Le club des « Morses » ( Morzhy ), comme les appellent les habitants, est constitué d’une centaine d’aficionados des bains dans l’eau glacée. Cette tradition remonte à la nuit des temps pour certains, au règne de Pierre le Grand pour d’autres. Théorisé par Porphyre Ivanov au XX e  siècle, ce sport extrême concentre le goût des Russes pour les ablutions d’eau froide. Toute séance au bania est ainsi ponctuée d’aller-retour entre les vapeurs chaudes et les douches glacées. Et quand il n’y a pas de sanitaires, on se jette tout simplement dans la neige. Pendant quelques minutes, une sensation de chaleur envahit tout le corps. Mais si les Russes prêtent des vertus préventives à cet exercice, n’essayez surtout pas de les imiter au pied levé : même les babouchkas qui le pratiquent sont surentraînées et ont habitué leur corps au froid depuis des années.
Les Pétersbourgeois ne manqueront de vanter les vertus de ce traitement de cheval, tout droit sorti des croyances païennes des Russes d'avant la christianisation. Toutefois, l'Eglise orthodoxe a également réinvesti ces traditions et on célèbre le baptême du Christ par un bain gelé, le 19 janvier, généralement devant la forteresse Pierre-et-Paul.

Histoire


SAINT-PÉTERSBOURG (САНКТ-ПЕТЕРБУРГ) - Mémorial pour le blocus.
© John Frechet – Iconotec


Pour en savoir plus

Petite bibliographie sélective d’ouvrages historiques de référence :
Berelowitch (Wladimir) et Medvedkova (Olga), Histoire de Saint-Pétersbourg, Fayard, 1996. La Bible des férus d’histoire pétersbourgeoise. Un excellent travail universitaire truffé de références et d’une lecture très agréable.
Collectif. Saint-Pétersbourg, Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire , Robert Laffont « Bouquins », 2003. Une collection de textes littéraires ou non, à feuilleter au gré de votre humeur et de vos centres d’intérêt.
Fedorovski (Vladimir), Le Roman de Saint-Pétersbourg , Editions du Rocher, 2003. L’auteur, longtemps diplomate en France, romance élégamment l’histoire de Saint-Pétersbourg.
Dominique Fernandez, La Magie blanche de Saint-Pétersbourg , Gallimard, coll. « Découvertes », 1994. Romancier et essayiste, Dominique Fernandez connaît fort bien Saint-Pétersbourg. Il signe un texte sensible et subjectif, alliant références historiques et impressions personnelles. Généreuse et pertinente iconographie.
Fernandez (Dominique), Le Dictionnaire amoureux de la Russie , Plon, 2004. Dominique Fernandez est également l’auteur de ce passionnant et volumineux dictionnaire, dans lequel trois chapitres sont consacrés à Saint-Pétersbourg. Vous retrouverez également les personnages liés à l’histoire de cette ville.
Lo Gatto (Ettore), Le Mythe de Saint-Pétersbourg. Histoire, légende et poésie , Editions de l’Aube, coll. « Regards croisés », 1995 (pour la traduction française). Ettore Lo Gatto est l’un des plus grands slavisants européens. Il décortique avec érudition le mythe fondateur de cette ville. Un régal.
Stépanoff (Charles), S aint-Pétersbourg, biographie d’une cité idéale , Editions Magellan, 2003. Une compilation des plus beaux textes des auteurs russes et français sur la beauté de Saint- Pétersbourg.


Personnages historiques

Alexandre Kerenski (1881-1970)
Né à Simbirsk comme Lénine, il achève ses études à la faculté de droit de Saint-Pétersbourg et devient membre du Comité d’aide aux victimes du Dimanche rouge. Il joue un rôle de défenseur lors des procès politiques, comme celui des bolcheviks, membres de la quatrième Douma. Membre de la Douma, il devient populaire grâce à sa critique du gouvernement ; il considère la révolution comme un moyen de sauver l’Etat, et mène, au sein de la Douma, la lutte pour le rétablissement des droits démocratiques. Lors de la révolution de Février, il est l’adjoint du chef du conseil de Petrograd. Membre du Parti socialiste-révolutionnaire, il devient, au mois d’août, chef du gouvernement provisoire.
La révolution d’Octobre met fin à sa carrière politique. Kerenski quitte Petrograd, pour, à partir de 1918, vivre à l’étranger. Il meurt à New York, dans la misère, après avoir survécu à tous ses alliés et ennemis politiques.
Vladimir Lénine (1870-1924)
Pendant les années soviétiques, Saint-Pétersbourg (Leningrad) est appelée, avec raison, le berceau de la révolution russe. C’est ici qu’est né, le mouvement révolutionnaire terminé par la révolution d’Octobre. Organisateur du Parti bolchevik et fondateur de l’Etat soviétique, Lénine vit à Saint-Pétersbourg de 1893 à 1895. Durant cette période, il fonde l’Union de lutte pour la libération du prolétariat. Il y retourne en 1905 pour diriger la première révolution russe. En exil jusqu’en 1917, arrive à Petrograd en avril et prend la tête du coup d’Etat d’octobre. En mars 1918, la capitale de l’Etat est transférée à Moscou, il y déménage avec le Comité central du parti et le gouvernement soviétique.
Après sa mort, en 1924, Saint-Pétersbourg est rebaptisée Leningrad, la ville de Lénine. Le musée historique Lénine se trouve dans l’ancien institut Smolny, d’où il a dirigé le coup d’Etat.
Alexandre Menchikov (1673-1729)
Compagnon d’arme de Pierre le Grand. Prince, généralissime, grand homme d’Etat, chef militaire lors de la guerre du Nord, premier préfet de Saint-Pétersbourg. Favori de Catherine I re , pendant son règne, il est le véritable gouverneur de la Russie. A l’avènement de l’empereur Pierre II, Menchikov, tombé en disgrâce, est exilé en Sibérie, à Berestov.
Pierre le Grand (1672-1725)
Nommé tsar à l’âge de 10 ans, il n’entre réellement en fonction qu’à partir de 1694, âgé alors de 22 ans. Géant légendaire de la Russie, il semble avoir adapté ses ambitions à sa taille et aux dimensions du pays, qu’il a rendu le plus puissant d’Europe. Partisan convaincu de l’expérimentation, il voyage dans les pays européens incognito (sous le nom de Pierre Mikhaïlov), s’enrôle dans sa propre armée comme seconde classe, avant de signer le décret le nommant officier. On dit qu’il arrache de ses mains les dents de ses proches, et qu’il a appris tant de métiers différents qu’il n’y a rien qu’il ne pouvait fabriquer seul. Ce souverain éclairé aux idées très modernistes est capable de nommer préfet de police un moussaillon, et son plus fidèle serviteur, Menchikov, avait été, dit-on, vendeur ambulant de pâtés. C’est lui qui réforme profondément l’administration et la société en l’occidentalisant (il aligne le calendrier russe sur le calendrier romain), fonde Saint-Pétersbourg en 1703 et gouverne tout au long de son règne, avec fermeté et esprit de réforme. Les historiens s’accordent pour voir en lui l’un des souverains européens les plus marquants de notre ère.
Grigori Raspoutine (1872-1916)
Fils du peuple, illettré mais intelligent et rusé, Raspoutine exerce, en tant que mage et guérisseur, une influence illimitée sur Nicolas II, son épouse Alexandra et leur entourage le plus proche. Fortement prédisposée au mysticisme, l’impératrice voit dans l’apparition de ce prophète une expression de la volonté divine. Raspoutine devient le seul guérisseur du tsarévitch Alexis – malade d’hémophilie – et ne manque pas de profiter de son pouvoir. Il est assassiné par un groupe de monarchistes, dont le prince Alexandre Youssoupov, tous ces nobles ayant décidé de sauver l’honneur de la famille impériale.
Anatoli Sobtchak (1937-2000)
Né à Tchita, l’ancien maire de Saint-Pétersbourg fait ses études à la faculté de droit de l’université de Leningrad. Il est élu maire de Saint-Pétersbourg aux élections municipales de 1991, mais battu cinq ans plus tard par son premier adjoint Yakovlev. Il est obligé de quitter la Russie pendant quelques années à la suite d’une campagne orchestrée contre lui par les médias. Après son exil en France, il rejoint, en fevrier 2000, le candidat Poutine, mais meurt le 20 février des suites d’un infarctus.
Galina Starovoïtova (1946-1998)
Née à Tcheliabinsk, elle habite Leningrad entre 1948 et 1987. Députée de la Douma, formée à l’université de Leningrad, elle est la conseillère du président pour des questions nationales. Spécialiste du Caucase, elle travaille avec Sakharov et prend part à l’élaboration de la nouvelle Constitution. Elle est assassinée le 20 novembre 1998 à l’entrée de son immeuble.
Piotr Stolypine (1862-1911)
Né d’une famille de vieille noblesse à laquelle appartient Lermontov, Stolypine est à 39 ans le plus jeune gouverneur de Russie. Il se distingue par ses dons oratoires, mais aussi par sa fermeté dans la répression des troubles de 1905. Son projet de réforme agraire, alors qu’il devient l’année suivante ministre de l’Intérieur, le rend célèbre. Mais il ne peut pas achever son œuvre qui aurait pu créer la classe moyenne, dont la Russie avait tant besoin. Il est assassiné à Kiev par l’anarchiste et agent de l’Okhrana, Bogrov. Nicolas II ne l’aimait pas et n’assiste même pas à ses funérailles.


Légendes pétersbourgeoises

Autour de la création de la ville
Sachez tout d’abord que le nom de la ville n’est pas celui de Pierre le Grand. En réalité, bien avant la fondation de la ville, en 1697, lors de la prise d’Azov, Pierre a l’idée de fonder une forteresse en l’honneur de son patron céleste. Tout comme l’apôtre Pierre est le gardien de la clef du Paradis, la forteresse doit devenir la clef ouvrant la voie à la mer. Six années plus tard, après avoir perdu les territoires conquis sur la mer d’Azov au profit des Turcs, Pierre I er fonde une forteresse au nord du pays et lui donne le nom de Saint-Pierre : Saint-Pétersbourg. Cela dit, les explications sur l’origine du nom même de la ville sont multiples : mot d’origine suédoise, toponyme, décision du tsar… Signe que la magie et le mystère de Saint-Pétersbourg sont aussi présents dans le mythe de sa fondation.
Au début du XVIII e  siècle, les boyards moscovites considèrent Pierre I er comme l’hypostase de l’Antéchrist. Comment, en effet, expliquer autrement qu’il ait transféré la capitale à Saint-Pétersbourg, qu’il ait ordonné aux hommes de raser leur barbe et de porter des vêtements européens, qu’il ait fait appel à des étrangers et qu’il ait fait de roturiers ses favoris ? Sur son ordre, on interrompt tous les travaux de construction en pierre sur l’immense territoire de la Russie, et l’on va même jusqu’à démonter les fondations des églises, afin de bâtir la ville de l’Antéchrist.
Eudoxie Lopoukhina, première femme de Pierre, forcée par son mari à prendre le voile, prédit le proche déclin de la ville, prédiction qui figure dans les dossiers de l’enquête sur l’affaire du tsarévitch Alexis. Depuis sa fondation, les inondations ont menacé constamment Saint-Pétersbourg et, aujourd’hui encore, les éléments essayent de l’engloutir.
Les premières constructions font leur apparition dans ce qui est devenu le quartier de Petrogradskaya Storona, l’île Petrogradski. Le tsar fait bâtir son palais d’été dans le quartier de l’amirauté, à côté du chantier naval, afin d’inciter les habitants à venir aménager cette zone. Le bâtiment des Douze Collèges (l’université actuelle), qui, à l’origine devait être situé le long de la Neva, est paraît-il légèrement déplacé, pour faire de la place au palais de Menchikov, une impertinence qui vaut à ce dernier de se faire corriger par l’empereur. La façade du bâtiment des Douze Collèges donne à l’époque sur la place centrale et non pas sur la Neva, devenue assez tardivement l’un des axes principaux de la ville.
Autres légendes de Montferrand à nos jours
On dit que Montferrand, l’architecte de la célèbre cathédrale Saint-Isaac, est mort de chagrin un mois après la consécration de son ouvrage. Il a perdu la faveur de l’empereur Alexandre II, qui ne répond même plus à ses salutations. La raison en est plus qu’innocente : Montferrand s’est fait représenter dans la cathédrale tenant la maquette de son ouvrage entre les mains, la tête droite, et non inclinée vers saint Isaac. L’empereur a vu dans cette attitude un signe d'incorrection et l'absence de respect envers le pouvoir.
Mais on dit bien d’autres choses à propos de cette ville qui, décidément, excite les imaginations. Ainsi, on prétend qu’un Anglais, arrivé à Saint-Pétersbourg avec son voilier, a jeté l’ancre en face du palais d’été refusant de descendre à terre. Charmé par les « nuits blanches », il décide de rester là en arguant que nulle part, il ne saurait voir quelque chose d’aussi beau.
La légende veut que la princesse Tarakanova, une prétendante au trône à l’époque d’Elizabeth I e , soit morte noyée dans sa cellule, à la forteresse Pierre-et-Paul, lors de l’inondation de 1777. K. Flavitski s’est même inspiré de cette tragédie pour son tableau le plus célèbre. Cependant, si la princesse Tarakanova est bien morte dans cette forteresse, c’est deux ans avant la fameuse inondation.
Toujours selon la légende, Catherine II a donné un formidable festin dans la galerie sur Zimniaya Kanavka, afin de convaincre les mauvaises langues de la solidité de l’arche construite par Quarenghi.
On dit aussi que Falconet a rapporté à Paris des fragments du bloc de granit, ayant servi à sculpter le monument de Pierre le Grand pour les offrir à ses amis. La nouvelle mode parisienne voulait, paraît-il, que ces cailloux soient sertis et portés en guise de bijoux. Il est fort probable qu’à Paris, on n’ait jamais entendu parler de cette histoire, mais les habitants de Saint-Pétersbourg s’empressent de commander boutons de manchettes et pommeaux de canne, fidèlement sculptés dans ces mêmes cailloux.
Il paraît que la couleur du château Mikhaïlovski a pour modèle celle des gants de bal d’Anne Lopoukhina, envoyés par Paul I er à l’architecte V. Brenna.
On dit aussi – mais on dit tant de choses – que la fille de Nicolas I er a refusé d’habiter le palais Mariinski, croyant lire dans sa position par rapport au monument de Nicolas, le signe de la désaffection paternelle.
On utilise l’expression des « 40 martyrs », nom donné au milieu du XIX e  siècle, aux premiers omnibus de Saint-Pétersbourg, véritables carrosses publics. Aujourd’hui, où le nombre des martyrs d’un bus moderne dépasse largement quarante, l’expression reste d’actualité !
Les habitants de la ville essayeront de vous persuader qu’avant la révolution, un énorme lustre en or décorait le célèbre magasin Eliseev.
Une maison de la rue Rubinstein est appelée la larme du socialisme, en mémoire des martyrs de la lutte contre la routine du passé, pour la socialisation de la vie privée et du temps libre.
De nos jours, on appelle « prisonniers de la forteresse Pierre-et-Paul », les courageux qui tentent inlassablement de se faire bronzer sous les murailles de la forteresse.
Sur la perspective Nevski, se trouvait jadis une prestigieuse maison de couture, rêve de nombreuses femmes. On la surnommait la « mort des maris ».

Chronologie
La Russie avant Moscou
862 > appel au prince varègue Rurik.
882 > Oleg fait de Kiev la capitale de sa principauté.
988 > baptême de la Russie, sur décision du prince Vladimir I er , dit le Saint.
1113-1125 > Vladimir règne toujours à Kiev, mais inquiet de la puissance de Novgorod, il regarde vers le nord-est. Fondation de la ville de Vladimir.
1136 > Novgorod devient autonome suite à la destitution de son prince.
1147 > Moscou est mentionnée pour la première fois dans les chroniques. Iouri Dolgorouki, prince de Vladimir aurait remarqué le site. Subjugué, il décide d’y faire construire une forteresse (kremlin) en bois.
1223 > bataille contre les Mongols sur les bords de la Kalka. L’armée russe est défaite.
1236 > invasion du mongol Baty, petit-fils de Genghis Kahn.
1238 > la Horde d’Or tataro-mongole déferle des steppes centre-asiatiques.
1240 > l’armée de Baty s’empare de Kiev.
1242 > « Bataille des glaces » sur la Neva et sur le lac de Pskov ou de Tchoud : Alexandre Nevski défait les chevaliers Porte-Glaive.
1252-1263 > Alexandre Nevski est grand prince de Vladimir.
L’émergence d'une nation
1325-1340 > Ivan Kalita est prince de Moscou.
1328 > le métropolite Pierre transfère à Moscou son siège de Vladimir.
1350 > le monastère de La Trinité est fondé par Serge de Radonège. La ville développée autour de ce monastère a retrouvé aujourd’hui son nom, Serguiev Possad.
1359-1389 > Dimitri Donskoï est grand prince de Moscou.
1380 > bataille du Koulikovo Polé (le Champ-des-Bécasses). Le prince de Moscou Dimitri écrase les armées tataro-mongoles.
1448 > l’Eglise russe devient autocéphale.
1462-1505 > début du règne d’Ivan III (né en 1440).
1478 > Ivan III soumet Novgorod.
1480 > fin du joug mongol. Ivan III refuse de payer le tribut.
1485 > rattachement de Tver à Moscou.
La Russie des tsars
1547 > Ivan IV le Terrible (1530-1584) est couronné tsar de Moscou.
1552 > Conquête de Kazan.
1555-1560 > édification de la cathédrale Basile-le-Bienheureux, en mémoire de la prise de Kazan.
1558 > début de la guerre de Livonie.
1570 > Ivan le Terrible met à sac Novgorod.
1571 > le khan Devlet livre Moscou aux flammes.
1582 > fin de la guerre de Livonie. Moscou perd toutes ses conquêtes sur le territoire livonien. Début de la conquête de la Sibérie.
1584 > fondation d'Arkhanguelsk. Mort d'Ivan IV. Début des luttes de succession et de la période dite « des troubles ».
1591 > mort mystérieuse de tsarévitch Dimitri, fils d'Ivan le Terrible, à l'âge de 8 ans, à Ouglitch.
1598 > mort du tsar Fiodor.
1598-1605 > le Conseil élit tsar Boris Godounov.
1605 > un faux Dimitri est couronné à Moscou (1605-1613).
1606 > assassinat du faux Dimitri par les boyards. Basile Chouïski est élu tsar.
1609 > Smolensk est assiégée par l'armée polonaise de Sigismond.
1610 > Basile Chouïski est renversé et l'héritier de Pologne, Ladislas, est élu par les boyards sur le trône de Russie. Les Polonais s'installent au Kremlin.
1611 > prise de Novgorod par les Suédois. Création de l'armée populaire ( opoltchénié ) russe.
1613 > l'armée populaire russe libère Moscou. Michel Romanov est élu tsar.
1645-1676 > le tsar Alexis Mikhaïlovitch succède à son père, Mikhail.
1652-1666 > patriarcat de Nikon. Ses prises de positions modernistes, approuvées par le concile de 1654 provoquent un schisme au sein de l'Eglise russe.
1654 > l'Ukraine fait allégeance à Moscou.
1666-1667 > deux conciles condamnent le Schisme et destituent Nikon.
1672 > le 6 juin, naissance de Pierre le Grand.
1682 > Pierre succède à son frère Fiodor III et est élu tsar sur la Grande Place de 1682-1689 : régence de la princesse puis de la tsarine Sophie.
1689 > Pierre I er (1672-1725) écarte Sophie du pouvoir.
1699 > rénovation du calendrier par Pierre I er .
1700 > la Russie s'engage dans la Guerre du Nord. Défaite de Narva.
L'ère pétersbourgeoise
1703 > Pierre le Grand fonde Saint-Pétersbourg sur les bords de la Baltique.
1705-1711 > révolte des Bachkirs.
1709 > victoire de Poltava.
1712 > la capitale est transférée à Saint-Pétersbourg.
1721 > fin de la Guerre du Nord. Paix de Nystad. Pierre prend le titre d'empereur (imperator) en créant l'Empire russe.
1722 > instauration de la « Table des Rangs ».
1725 > mort de Pierre I er .
1762 > révolte de palais. La garde place Catherine II (1729-1796) sur le trône.
1768-1774 > première guerre contre la Turquie.
1772 > premier partage de la Pologne.
1773-1774 > révolte d'Emelian Pougatchev.
1783 > rattachement de la Crimée. Le servage est étendu à l'Ukraine. Le roi Héraclius II de Géorgie fait allégeance à la Russie.
1787-1791 > deuxième guerre contre la Turquie.
1793 > second partage de la Pologne.
1795 > troisième partage de la Pologne.
L'apogée de l'Empire
1796-1801 > règne de Paul I er .
1799 > campagne de Souvorov en Italie.
1801 > révolte de palais. Paul I er est assassiné, Alexandre I er (1777-1825) monte sur le trône.
1807 > paix de Tilsit.
1809 > rattachement de la Finlande après la victoire sur la Suède.
1812 > les troupes de Napoléon I er entrent en Russie.
1814-1815 > Congrès de Vienne.
1815 > la Sainte-Alliance. Rattachement du grand-duché de Varsovie à la Russie, sous le nom de tsarat de Pologne.
1819 > création de l'université de Saint-Pétersbourg.
1822 > Moscou est reconstruite en dur, presque intégralement.
1825 > la révolte des décembristes à Saint-Pétersbourg. L'armée russe est défaite en Crimée (1854-1856) par les Français et les Anglais.
1833 > édition du Code des Lois.
1855 > Alexandre II (1818-1861) monte sur le trône.
1856 > paix de Paris.
1858 > paix d'Aigun. La Russie annexe la région de l'Amour.
1859 > conquête du Caucase oriental.
1860 > le Conseil de Moscou, sorte de gouvernement autonome, est élu.
1861 > abolition du servage par le tsar Alexandre II.
1881 > assassinat d'Alexandre II à Saint-Pétersbourg. Alexandre III (1845-1894) monte sur le trône.
1891 > début de la construction du Transsibérien.
La chute de l'Empire
1894 > Nicolas II (1868-1918), le dernier tsar de Russie, succède à son père.
1901 > naissance du parti socialiste révolutionnaire.
1903 > création de deux groupes rivaux, les bolcheviks et les mencheviks.
1904 > attaque de Port-Arthur.
1904-1905 > première révolution russe.
1905 > traité de Portsmouth.
1905 > le cuirassé Potemkine. Les marins du Potemkine se mutinent à Odessa.
1906 > insurrection armée à Moscou.
1912 > parution du premier numéro de La Pravda le 23 avril.
1914 > Première Guerre mondiale.
1917 > Révolution en février. Nicolas II abdique le 3 mars, et un gouvernement dirigé par Kerensky se forme dans la capitale.Le parti de Lénine prend le pouvoir en octobre à Petrograd.
1918 > Création de l'Armée Rouge. Signature de la paix de Brest-Litovsk. Lénine transfère le gouvernement soviétique de Petrograd à Moscou qui devient capitale de la Russie bolchévique. En juillet, la Constitution de RSFSR (République soviétique fédérative socialiste de Russie) conclut formellement l'histoire de l'Empire russe. Le 16, c'est la fin des Romanov. Nicolas II, sa femme et ses cinq enfants sont exécutés.
L'URSS : de Lénine à Staline
1921 > mise en place de la NEP.
1922 > Staline devient Secrétaire général du parti communiste.
1924 > mort de Lénine.
1927 > Trotski est écarté du pouvoir.
1928-1932 > premier plan quinquennal.
1936-1938 > purges staliniennes.
1936-1938 > procès de Moscou.
Mars 1939 > pacte germano-soviétique.
22 juin 1941 > les troupes nazies attaquent l'URSS (22 juin).
1941-1943 > Blocus de Saint Pétersbourg par les troupes nazies, plus de 1 million de morts.
1944 > Les troupes soviétiques brisent le blocus qui durait depuis 876 jours.
1943 > reddition de l'armée allemande à Stalingrad (janvier).
1945 > Prise de Berlin, fin du troisième Reich.
5 mars 1953 > mort de Staline.
De la déstalinisation à la détente
1953 > Khroutchev succède à Staline. Mise au point de la bombe H.
1956 > le XX e Congrès donne le coup d'envoi de la déstalinisation. L'URSS teste sa bombe H.
1961 > Gagarine dans l'espace. Rupture sino-soviétique et construction du mur de Berlin.
1963 > mise en place du téléphone rouge.
1964 > Khroutchev est destitué : lui succède une direction collégiale présidée par Brejnev.
1979 > intervention en Afghanistan.
1982-1985 > Brejnev, Andropov, Tchernenko disparaissent tour à tour. Election de Mikhail Gorbatchev au poste de secrétaire général du PCUS.
La perestroïka
1986 > catastrophe de Tchernobyl (26 avril).
1986-1988 > Boris Eltsine est chef du parti communiste de Moscou jusqu'à sa destitution par ses pairs du Politburo.
1988 > fin de la campagne d'Afghanistan.
1989 > premières élections à Moscou.
1990 > l'URSS se dote d'un régime présidentiel. Mikhaïl Gorbatchev est élu président de l'URSS par le congrès.
1991 > Gorbatchev obtient le prix Nobel de la paix.
12 juin 1991 > Boris Eltsine gagne les élections présidentielles de la république de Russie le 12 juin. Putsch manqué des conservateurs en août. Conférence d'Alma-Aty le 21 décembre : l'URSS est dissoute. Gorbatchev démissionne. Le 25 décembre, Moscou remplace le drapeau de l'URSS par celui de la Russie sur le Kremlin.
La Fédération de Russie
Décembre 1992 > Eltsine se sépare de son Premier ministre libéral, Egor Gaïdar.
25 avril 1993 > c'est par un da (oui) majoritaire que les Russes ont renouvelé leur confiance à Boris Eltsine.
1995 > élection des membres de la Douma.
1996 > 2 e élection présidentielle. Boris Eltsine est élu pour la 2 e fois président de Russie. Iouri Loujkov est réélu maire de Moscou.
1996 > la Russie devient membre du Conseil de l'Europe.
1997 > Fin de la première guerre de Tchétchénie. Moscou fête en grande pompe son 850 e anniversaire, qui est l'occasion d'une vaste campagne de restauration des monuments de la capitale.
1998 > Crise économique russe. Le Premier ministre Tchernomyrdine est renvoyé. Evguéni Primakov est nommé à la tête du gouvernement russe.
1999 > Eltsine limoge Primakov et nomme Vladimir Poutine à sa place. Début de la deuxième guerre de Tchétchénie. Eltsine démissionne le 31 décembre et désigne Poutine comme dauphin.
Les années 2000
2000 > Poutine est élu deuxième président de la Russie dès le premier tour, avec 52 % des voix.
2002 > en octobre, attentat à Moscou contre le théâtre Doubrovna à Moscou.
2003 > Saint-Pétersbourg fête son tricentenaire en grandes pompes. La ville bénéficie de très importantes rénovations et développement d'infrastructures.
2004 > prise d'otages le 1 er septembre par un commando indépendantiste tchétchène dans une école en Ossétie du Nord. Près de 350 personnes, dont une majorité d'enfants, meurent.
2005 > assassinat du président indépendantiste tchétchène, Aslan Maskhadov, par les forces de sécurité russes. L'oligarque Mikhaïl Khodorkovski est transféré dans une prison de Sibérie. Le 14 novembre 2005, signature du traité d'alliance Russie-Ouzbékistan d'après lequel une attaque contre un des deux pays sera considérée comme une agression contre les deux parties.
2006 > assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa alors qu'elle était sur le point de publier un article accusateur sur les atrocités en Tchétchénie.
2007 > le club de foot de Saint-Pétersbourg, le « Zenit » remporte le championnat russe, après plus de 15 ans de domination des clubs moscovites. Le Zenit sera sacré en 2010, 2012 et 2015. En décembre, Medvedev est nommé par Poutine comme son successeur et candidat aux élections présidentielles de 2008.
2008 > Dmitri Medvedev remporte les élections présidentielles de mars avec une majorité de 70,28 % des suffrages exprimés, il entre en fonction le 7 mai 2008. Vladimir Poutine, conserve un rôle clef dans la politique russe, en étant promu chef du parti Russie Unie, majoritaire au parlement, et redevient Premier ministre. En août, la Russie remporte une guerre éclair contre la Géorgie au sujet de l'Ossétie du Nord, et renforce sa position dans le Caucase.
2010 > signature à Prague du New START entre la Russie et les Etats-Unis qui conviennent de se défaire d'1/3 de leur arsenal nucléaire d'ici 2021. Le 7 e forum économique de Saint Pétersbourg accueille tous les grands chefs d'Etats européens et marque la nouvelle force de la Russie sur la scène internationale.
2011 > Georgy Poltavchenko devient le 3 e gouverneur de Saint-Pétersbourg. Les élections législatives donnent une large victoire au parti Russie Unie (formation de Vladimir Poutine). C'est le début d'importants mouvements de protestation qui se poursuivront toute l'année 2012.
2012 > le groupe punk féministe Pussy Riot entonne une chanson anti-Poutine dans la principale cathédrale de Moscou. Deux de ses membres passeront près de deux ans derrière les barreaux pour hooliganisme et incitation à la haine religieuse. Vladimir Poutine remporte les élections présidentielles avec 70,5 % des suffrages exprimés. Résultats encore une fois contestés par l'opposition dont les manifestations reprennent de plus belle. En mai suivant, Poutine est investi et attaque son troisième mandat. Dmitri Medvedev redevient son Premier ministre.
2013 > Face aux pressions interventionnistes des grandes puissances occidentales et du Golfe pour destituer Bachar el-Assad, la Russie remporte une victoire diplomatique et se pose en conciliateur entre l'ONU et le régime syrien. Une série d'attentats suicide revendiqués par des rebelles islamistes du Caucase russe font plusieurs dizaines de morts.
2014  > les Jeux Olympiques d'hiver se déroulent à Sotchi. C'est un succès populaire et d'organisation mais le coût historique de sa préparation interpelle. En mars, suite au référendum en République autonome de Crimée qui demande son rattachement à la Russie, Vladimir Poutine finalise l'annexion de la Crimée en signant la loi créant deux nouvelles entités administratives russes : la Crimée et la ville portuaire de Sébastopol. Les régions de Lugansk et Donetsk tentent de faire sécession en mai mais l'Ukraine envoie son armée : la région sombre dans la guerre civile. Le 29 juillet, l'UE vote d'importantes sanctions économiques contre la Russie.
2015 > Boris Nemtsov, ancien ministre de l'Energie sous Boris Eltsine et opposant farouche Vladimir Poutine, est abattu au pied du Kremlin. Les deux camps dénoncent un complot. Le 9 mai, la Russie célèbre en grande pompe les 70 ans de la fin de la Grande Guerre patriotique. Aucun des principaux chefs de gouvernement occidentaux n'est présent. L'UE vote la prolongation des sanctions économiques jusqu'au 31 janvier 2016, puis jusqu'au 31 juillet 2016. La Russie intervient militairement en Syrie pour soutenir le pouvoir en place contre les différentes factions rebelles. Fin octobre, un avion de tourisme Airbus A321 de la compagnie aérienne russe Metrojet s'écrase en Egypte dans le Sinaï en raison d'une acte terroriste. 224 personnes décèdent dans le crash. L'Etat islamique revendique l'attentat. Fin novembre, c'est l'armée turque qui abat un avion militaire russe. Le 24 novembre, l'ambassadeur russe en Turquie est assassiné par un djihadiste.
2016 > les bombardements russes permettent aux forces loyalistes de reconquérir petit à petit les territoires aux mains des rebelles, à commencer par Palmyre. A l'été, début de l'enquête du FBI sur d'éventuelles interférences russes durant la campagne électorale américaine. En septembre, la Russie bombarde Alep en soutien aux troupes de Bachar al-Assad qui reprennent l'est de la ville après quatre ans de combats acharnés.
2017 > les relations entre la Russie et les États-Unis se dégradent fortement en avril. A la suite d'une attaque par arme chimique imputée au gouvernement syrien, la marine américaine lance une frappe de missiles sur la base aérienne d'al-Chaayrate. Le scandale sur les liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie atteint son apogée. Certains de ses anciens collaborateurs sont accusés de trahison. Au prétexte du "dopage systématique" des athlètes olympiques russes à Sotchi, le CIO interdit au pays de participer aux JO d'hiver de Pyeongchang en 2018. Le 6 décembre, Vladimir Poutine annonce être candidat à sa succession aux élections présidentielles de 2018.
2018 > la Russie organise la Coupe du Monde de Football en juin-juillet, les matchs ont lieu dans 11 villes-hôtes, situées pour la plupart dans la partie européenne du pays. Saint-Pétersbourg est bien sûr l'une d'entre elles.

Les origines
La région de Saint-Pétersbourg, peuplée de Slaves, de peuples finno-ougriens et d’autres groupes ethniques, appartient à la zone d’influence de l’Ancienne Russie depuis le IX e  siècle de notre ère. En effet, c’est à cette époque qu’elle est intégrée par la principauté de Novgorod, située à 200 km au sud. Cette ville médiévale est un important centre de commerce avec le nord et l’ouest de l’Europe. Plus tard, elle commercera activement avec les villes de la Ligue hanséatique. La Neva et le lac Ladoga sont des voies de transport privilégiées dans ces échanges. En 1240, alors que la Russie centrale et méridionale est tout entière occupée à tenter d’arrêter l’invasion mongole déferlant des steppes orientales, les Suédois en profitent pour s’installer sur les bords de la Neva et couper ainsi la route aux Russes. Les troupes novgorodiennes du prince Alexandre repoussent ces ennemis du Nord lors de la Bataille de la Neva qui devient un véritable symbole de la lutte pour l’indépendance et donne au prince Alexandre Nevski son surnom « Alexandre de la Neva ». Son courage lors de cette bataille qui semblait perdue d’avance, du fait de la modernité de l’armée suédoise et de l’occupation par la majorité des effectifs russes du front de l’Est, le fera consacrer saint de l’Eglise orthodoxe au XVIII e  siècle. C’est presque naturellement qu’il devient aussi le saint patron de Saint-Pétersbourg.
La menace suédoise refait surface au début du XVII e  siècle, à la faveur de l’affaiblissement du pouvoir moscovite, consécutif à la fin de la dynastie des Riourikides. Son dernier représentant, le tsar Fiodor Iovanovitch, fils d’Ivan le Terrible ne laisse aucun héritier. S’ouvre alors pour la Russie une ère d’instabilité politique connue sous le nom de Temps des Troubles. L’armée suédoise s’installe sur une grande partie du nord-ouest, et les frontières sont définitivement et officiellement fixées par le traité de Stolbovo en 1617. La Russie est désormais coupée de la Baltique, importante zone de commerce maritime. C’est Pierre Le Grand, hériter des Romanov, dynastie cousine du dernier tsar Iovanovitch qui accède au pouvoir à l’issue du Temps des troubles. Il souhaite, d’une part, retrouver un accès à la Baltique et à ses précieux échanges commerciaux et, d’autre part, orienter nettement la Russie vers l’Europe. Pendant plus de vingt ans, de 1700 à 1721, les troupes russes tentent de repousser l’ennemi suédois toujours plus au Nord. En 1703, les troupes du tsar reprennent le contrôle de la Neva, et la ville de Saint-Pétersbourg est fondée le 27 mai.

La fondation par Pierre le Grand
Lors de la Guerre du Nord, les forces russes prennent le fort suédois de Nienchanz après un siège de huit jours. Pour protéger ces nouvelles conquêtes, Pierre le Grand a une forteresse, mais Nienchanz est de petite dimension… et est sérieusement endommagée. Il se met à la recherche d’un lieu stratégique pour ériger la future forteresse Pierre-et-Paul et jette son dévolu sur l’île Enisaari, aussitôt rebaptisée île Zayatchi (île aux Lièvres).
La première pierre de cet édifice militaire est posée le 16 mai 1703, date anniversaire de la naissance de la ville. Quelques jours plus tard, non loin du chantier, on construira la première habitation de la ville : la résidence du tsar, c’est-à-dire, une simple cabane en bois. De nombreux visiteurs étrangers, diplomates ou commerçants restent sans voix, lorsqu’ils apprennent que le « tsar de toutes les Russies » vit aussi modestement. C’est que Pierre le Grand a fort à faire : il lui faut construire une forteresse en toute urgence (la guerre pour les territoires du Nord se poursuit) et surveiller, de plus près, tous les travaux. L’édification de la forteresse, dans une zone marécageuse, balayée par les vents de la Baltique, et difficile à ravitailler, coûte la vie à des milliers de soldats et de paysans, enrôlés de force dans cette aventure. « La parole du tsar anime les pierres, mais c’est en tuant les hommes », écrira le marquis de Custine. Les nouveaux habitants de ce lieu inhabitable se font surprendre, en août 1703, par un des fléaux de la future ville : une gigantesque inondation. La stratégie militaire exige pourtant que les Russes s’installent durablement à cet endroit. Ce qu’ils font, alors que la situation les pousse à fuir. Les premières années, cette installation contrainte se résume à un petit bourg concentré autour de la forteresse, mais en 1712 il avait suffisamment grossi et la petite ville qu’il était devenu est déclarée capitale de l’Empire. Une des plus grandes bizarreries de la ville est que la forteresse ne prit jamais part à un quelconque combat !
Sur l’autre rive du fleuve, Pierre érige le complexe de l’amirauté, vaste chantier naval reflétant la passion du tsar, très peu russe, pour la marine. Les vaisseaux qui en sortent contribuent largement à la victoire russe dans la guerre du Nord. Encore aujourd’hui, de nombreux noms de rue font écho à cette industrie navale, la première de Saint-Pétersbourg : la perspective Litieïni rend hommage à la fonderie, le quartier de Smolny au goudron… Bien que rompu à un mode de vie spartiate, le tsar ne s’en fait pas moins construire un palais d’été sur les bords de la Neva et, plus tard, un palais d’hiver. Comme il n’y a pas encore de pont, les habitants circulent d’une île à l’autre en barque, ce qui donne à la ville son surnom de Venise du Nord.
Le centre historique, situé entre la forteresse et la cabane de Pierre, est rapidement agrémenté d’une église, l’église de la Sainte-Trinité où le tsar aime aller chanter en revenant du chantier et où sont célébrées toutes les cérémonies majeures de l’Empire. La place, dont il ne reste aujourd’hui plus rien, est alors entourée de galeries marchandes, de tavernes et d’auberges. Les événements importants prennent place soit dans les jardins d’été, soit dans le somptueux palais du prince Menchikov, sur l’île Vassilievski. Il reste, hélas, peu d’exemples architecturaux du XVIII e  siècle. Outre le palais Menchikov, les Douze collèges et la maison Kikine voisins restent parmi les rares témoins de l’allure de la ville à cette époque.

L'empreinte des impératrices
Après la mort du tsar fondateur en 1725, sa femme Catherine ne parvient pas réellement à prendre les rênes du pouvoir. Les prétendants au trône intriguent et la cour doit momentanément déménager à Moscou. De nombreux fonctionnaires sont ravis de quitter ces marécages isolés et de retrouver les fastes moscovites. La ville redevient capitale à l’avènement d’Elizabeth, la fille de Pierre le Grand, en 1741. Durant son règne, Saint-Pétersbourg devient une capitale européenne de 150 000 habitants, rivalisant de luxe et de majesté avec ses consœurs occidentales.
La splendeur voulue par l’impératrice se développe principalement dans les alentours de la ville. Peterhof est revu et corrigé par l’architecte italien Bartolomeo Rastrelli, également concepteur de la cathédrale Smolny et du palais d’Hiver. Le Grand Palais et les fontaines sont recouverts d’or, de pierres précieuses et de statues reflétant à merveille les goûts décadents et le caractère très dépensier d’Elizabeth. A Tsarskoïe Selo, le palais de Catherine, est transformé en résidence royale débordante de luxe et agrémenté de jardins baroques. Soucieuse de poursuivre les objectifs politiques de son père, elle met cependant un point d’honneur à confier les postes les plus importants de l’Etat à des Russes et non à des étrangers. Autre leitmotiv de son règne : devenir la patronne des arts russes. Elle crée ainsi la première Académie des arts russe. Jouant les relations publiques avant l’heure, elle redonne à la vie mondaine toute son intensité et sa démesure. La ville vit au rythme des bals, des réceptions et des feux d’artifice donnés par l’impératrice.
Cette femme généreuse et dispendieuse, à la limite de la mégalomanie a pourtant un fils bien falot, Pierre III, qui épouse une jeune et ambitieuse princesse germanique : la future Catherine II. C’est sous son règne que la magnificence de Saint-Pétersbourg prend toute son ampleur. Arrivée au pouvoir en 1762 après un coup d’Etat fomenté contre son époux, elle ne rencontre pratiquement aucun obstacle politique. Alors que les élites détestent Pierre III, elles apprécient vivement la culture et les liens avec les élites européennes de la Grande Catherine. Femme cultivée, appréciant les philosophes des Lumières, Catherine n’en est pas moins une bonne vivante. Elle aime s’entourer d’un luxe inouï et est le premier monarque à emménager dans le palais d’Hiver qui vient juste d’être enfin terminé. Passionnée d’art, elle entreprend une collection qui atteint rapidement des dimensions telles qu’il faut construire de nouveaux bâtiments sur les bords de la Neva. Cette collection est à l’origine de celle de l’Ermitage, l’une des plus riches du monde.
C’est également sous le règne de Catherine que les quais adjacents, régulièrement inondés par la Neva sont rehaussés de blocs de granit rose, à la fois efficaces contre les inondations et d’une rare élégance. Comme Pierre le Grand, Catherine a l’obsession de la construction. Elle fait bâtir nombre de nouveaux édifices : l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts, la première bibliothèque publique de Russie, Gostiny Dvor (une gigantesque galerie marchande) et un nombre incroyable d’institutions d’enseignement. Catherine marque, elle aussi, de son empreinte Tsarskoïe Selo : elle fait construire des pavillons dans le parc et fait aménager la somptueuse galerie Cameron. Mais l’impératrice ne se contente pas de donner à Saint-Pétersbourg les artifices d’un luxe démesuré. Femme de pouvoir, sensible aux idées des Lumières, elle entreprend une réforme de l’administration de la ville. La fonction de maire est créée en 1766 et, en 1774, c’est l’organisation de conseils municipaux qui deviendront, douze ans plus tard, les doumas municipales.

Retour à l'ordre
L’ère des fastes et des projets pharaoniques, de réformes politiques et de l’influence européenne prend fin en 1796 avec la mort de la Grande Catherine. Son fils Paul I er opère un virage à 180 degrés. Ultra-conservateur, il met fin à la liberté politique des nouvelles institutions municipales et transforme tout le pays en une vaste entreprise bureaucratique. Celle-ci fleurit sous le règne d’Alexandre I er , qui restructure complètement le gouvernement et crée en 1802 un système de ministères dans lequel les ministres font leur rapport directement au monarque. En 1810, il institue le Conseil d’Etat. Saint-Pétersbourg devient une ville d’ordre, habitée par une foule de fonctionnaires. Militaire dans l’âme, Alexandre repousse les troupes napoléoniennes jusqu’à Paris de 1812 à 1814. Les étendards pris à l’armée française sont exposés dans un nouvel édifice, la cathédrale de Kazan où le commandant des Armées, le célèbre Koutouzov, est enterré en 1813.
Dans ce contexte, la capitale impériale se doit de refléter l’ordre voulu par les tsars. C’est à cette époque que l’architecture prend un tour nettement classique, pour ne pas dire ultra-classique. L’amirauté est rénovée dans cet esprit de 1806 à 1823, les colonnes rostrales et la Bourse font leur apparition sur l’île Vassilievski. L’architecte italien Carlo Rossi conçoit le palais Mikhaïlovski et, en 1818, commence la construction de l’imposante cathédrale Saint-Isaac. Alexandre, ne supportant plus la charge du pouvoir, prend la fuite pour la Sibérie en 1825. Il meurt en route, dans la ville de Taganrog. Au mois de décembre de la même année, un groupe de jeunes officiers, appelés plus tard Décembristes, profite de cette période de flou politique pour se révolter. Ils demandent à Nicolas I er , le frère d’Alexandre I er , d’adopter une Constitution. Cette initiative, non violente, est réprimée dans le sang et la déportation. En réaction, le nouveau tsar adopte une politique dure et conservatrice.
Saint-Pétersbourg prend des airs de garnison. Tout devait être rectiligne, ordonné et devait décourager les esprits séditieux. Paradoxalement, ce régime d’oppression n’empêche pas la vie culturelle de se développer. C’est l’époque du grand Pouchkine, du compositeur Glinka et de Dostoïevski. Sur le plan économique, les résultats de la Russie sont moins brillants. Sur le plan technique, la Russie s’avère très en retard sur les pays européens, comme en atteste la cuisante défaite de la guerre de Crimée (1853-1856). Toujours est-il que la capitale impériale est à nouveau l’objet de toutes les attentions architecturales et urbanistiques. La place du Palais est agrémentée du bâtiment de la Garde royale en 1843. Entre 1839 et 1844, le tsar fait construire le théâtre Mariinski pour sa fille préférée Marie. La cathédrale Saint-Isaac est achevée, après quelques remaniements, en 1858, après l’accession au pouvoir d’Alexandre II, le fils de Nicolas I er .

Sur la voie du capitalisme
Son début de règne reste marqué par l’humiliante défaite en Crimée contre la coalition anglo-franco-ottomane. Il faut donner un coup de fouet à l’économie et assurer enfin la stabilité politique du régime. Alexandre II procède à une série de réformes dont la plus symbolique reste l’émancipation des serfs en 1861. Symbolique, parce que cette décision ne libère pas complètement la paysannerie russe, encore obligée de louer la terre qu’elle travaille alors qu’elle ne possède aucun capital…
Le tsar poursuit ses réformes avec l’introduction des jurys dans les tribunaux et une nouvelle réforme de l’administration de la ville de Saint-Pétersbourg, donnant à cette dernière plus d’autonomie.
Bien que cette série de réformes tranche avec le conservatisme de Nicolas I er , certains révolutionnaires considèrent que ce n’est pas encore assez. Alexandre est assassiné le 1 er  mars 1881. La cathédrale du Sauveur-sur-le-Sang-Versé (1883-1907) est construite en sa mémoire à l’endroit même où il a été mortellement blessé. Cette fin tragique fait tourner court l’élan réformateur de la Russie. D’autres réformes et une véritable Constitution, prête à être signée, attendent le nouveau tsar, Alexandre III. Mais ce dernier préfère le conservatisme et la répression.
« Rien n’est impossible en Russie, sauf les réformes », écrit Oscar Wilde…
Cela n’empêche pas Saint-Pétersbourg de devenir une ville capitaliste, où la bourgeoisie commence à se développer. La ville se peuple de fabriques russes et étrangères, la Nevsky voit s’ouvrir une multitude de banques d’affaires. Dans les années 1890, la ville connaît un boom de l’immobilier : des immeubles d’habitations à plusieurs étages poussent comme des champignons .

Le tournant du siècle
Cette période est certainement l’une des plus passionnantes de l’histoire de Saint-Pétersbourg, aussi trouble que brillante. Elle commence par les somptueuses cérémonies du couronnement de Nicolas II et se termine par la Première Guerre mondiale.
Le début du siècle coïncide avec une vague de commémorations, censées renforcer l’unité nationale derrière le tsar. En 1902, on fête le centième anniversaire des réformes d’Alexandre II. En 1903, la ville a 200 ans, et c’est l’occasion d’inaugurer le nouveau pont Troïtski ainsi que l’église de la place du Sénat. Mais ces célébrations ne parviennent pas à apaiser la grogne. En janvier 1905, la troupe ouvre le feu sur une manifestation d’ouvriers. Quelques mois plus tard, Nicolas est contraint d’adopter un manifeste, proclamant une série de droits civils et instituant un nouveau parlement.
L’ouverture de cette nouvelle Douma, en 1906, redonne espoir aux centaines de libéraux de l’intelligentsia. L’obstruction aux réformes du pouvoir tsariste, qui permet formellement un début d’émancipation politique (mais lui refuse tout moyen d’intervenir) et la première guerre industrielle de l’histoire mettent fin à l’expérience. A la veille de la révolution de 1917, Saint-Pétersbourg connaît un renouveau culturel connu sous le nom d’Age d’Argent, en référence à l’Age d’Or des lettres russes. La vie littéraire est animée par les plus grands poètes du siècle : Anna Akhmatova, Alexandre Blok, Serge Essenine, Nicolas Goumiliov, Marina Tsvetayeva, Boris Pasternak, Daniil Kharms, Velimir Khlebnikov… Tous seront bientôt persécutés.

De Petrograd à Leningrad
Lorsqu’en août 1914 la guerre éclate, la capitale abandonne son nom à consonance germanique pour être rebaptisée Petrograd (la ville de Pierre). Toute l’industrie de la ville est consacrée à l’économie de guerre. Même le palais d’Hiver fait office d’hôpital. La situation des troupes russes sur le front discrédite le pouvoir, et les tensions politiques se font plus exacerbées. La population se sent à bout quand le ravitaillement se détériore à la fin de 1916. L’hiver est une rude épreuve pour les Pétersbourgeois.
En février 1917, devant la déconfiture militaire et la grogne sociale, Nicolas II abdique. S’ensuit une période de flou politique et de statu quo économique : le peuple, malgré l’abdication de son autocrate, ne perçoit aucun changement. Le 25 octobre, les canons du croiseur Aurore donnent le départ de la Révolution et de 75 ans de régime communiste.
Cette prise de pouvoir par Vladimir Lénine n’est pas suivie de lendemains radieux, mais de trois années de guerre civile, lançant les soldats de la nouvelle Garde Rouge sur les routes du pays, jusqu’au fin fond de la Sibérie. Les habitants de Saint-Pétersbourg, affamés, quittent massivement la ville pour la campagne toute proche. La population passe de 2,3 millions à 722 000 personnes en 1920. Dépeuplée, menacée par l’avancée des troupes allemandes, la ville perd le statut de capitale au profit de sa rivale, Moscou. Monuments et statues révolutionnaires s’empressent de marquer la ville du sceau du nouveau pouvoir et les rues changent de nom.
Pourtant, la Nouvelle économie politique (NEP) qui permet quelques survivances bourgeoises au nom de la transition vers l’économie socialiste (et aussi parce que le pays est exsangue), offre à Saint-Pétersbourg un véritable bol d’air. Après la mort de Vladimir Lénine, en 1924, Petrograd devient Leningrad (la ville de Lénine) officiellement à la demande de la population.
A la fin des années 1920, le panorama de la ville est marqué par la construction de logements bon marché pour ouvriers. Les grands et somptueux appartements de l’ancien régime sont transformés en appartements communautaires logeant plusieurs familles. Parallèlement, les autorités se lancent dans un programme de construction de bâtiments culturels. Ces palais de la culture offrent à la population des distractions jusqu’alors réservées aux élites (théâtre, opéra, concert…) et lui permettent également de pratiquer un art, via l’un des innombrables clubs ou cercles de la ville.

Le blocus de Leningrad
Le siège de Leningrad, blokada en russe, est sans contexte l’événement le plus tragique et le plus douloureux de Saint-Pétersbourg. Symbole d’héroïsme et de résistance, il reste aujourd’hui très présent dans la mémoire des Pétersbourgeois et de tous les Russes.
Deux mois et demi après le début de l’attaque de l’armée nazie, les troupes allemandes sont déjà aux portes de la ville. Le 8 septembre 1941, Leningrad est encerclée et coupée du monde extérieur.
Le siège dure 900 jours, du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944, trois années pendant lesquelles l’immense majorité des 3 millions d’habitants refuse de se rendre et endure le pire : la faim extrême et des hivers exceptionnellement rigoureux. Des témoignages de survivants évoquent des cas d’anthropophagie. Rapidement, dès le premier hiver, il n’y a plus ni chauffage, ni eau, ni électricité et très peu de nourriture. Bref, la ville est livrée à elle-même : des bâtiments, des hommes et rien de plus. En seulement deux mois (janvier et février 1942), 200 000 personnes périssent de faim et de froid.
Des milliers d’habitants choisissent le départ par l’unique et dangereuse route de la vie, seul lien avec l’extérieur. En été, on traverse le lac Ladoga à la rame, et en hiver en camion, sous les tirs de l’artillerie ennemie. La vie culturelle de Leningrad, malgré ce contexte cauchemardesque, ne s’arrête pas pour autant. Les trésors de l’Ermitage sont mis à l’abri dans les caves du musée et de la cathédrale Saint-Isaac.
Les étudiants continuent à se rendre à l’université, au péril de leur vie, et un public affamé remplit chaque soir les salles de spectacle. La Septième Symphonie de Chostakovitch est jouée pour la première fois en plein bombardement. De nombreux poètes et écrivains de renom refusent de quitter leur ville : leur place, selon eux, est plus que jamais à Leningrad. Les estimations sur le nombre de morts durant ce siège varient de 650 000 à 1 million, selon les historiens ; 500 000 d’entre eux reposent dans les fosses communes du cimetière de Piskariovskoye. Unique dans l’histoire mondiale, ce siège fera dire à Cioran que : « La Russie ne s’est jamais contentée de malheurs médiocres. »
Cette résistance exemplaire est évidemment récupérée par le pouvoir stalinien, mais elle est d’abord un acte de courage apolitique et collectif, un élan de fierté. Aujourd’hui encore, en discutant avec des Pétersbourgeois, vous découvrirez vite leur attachement viscéral à cette ville et à la mémoire de ce tragique événement.

De Leningrad à Saint-Pétersbourg
La guerre finie, Leningrad met un point d’honneur à retrouver une allure normale, le plus vite possible. Il s’agit d’accueillir dans de bonnes conditions les soldats de retour du front et aussi d’oublier les horreurs récentes. Sur les façades meurtries, on tend des toiles représentant les façades originales. Une crise du logement sans précédent entasse les familles dans des appartements communautaires.
Chaque mètre carré compte, et il y a même un de ces appartements dans la forteresse Pierre-et-Paul ! Contrairement à beaucoup de villes soviétiques, l’architecture de Leningrad ne subit pas les assauts du modernisme, mais est entièrement restaurée.
Les années 1970 et 1980, même si la liberté d’expression n’est pas au programme, sont empreintes d’une stabilité politique et d’une relative prospérité. Tout le monde mange à sa faim, part en vacances, et acquérir une voiture est certes compliqué, mais possible.
Pendant la perestroïka (littéralement, la reconstruction), cette stabilité politique chancelle rapidement, et le peuple va bientôt se retrouver propulsé dans une expérience aussi exotique que nouvelle : l’économie de marché. Après la chute de l’URSS, un référendum municipal redonne l’ancien nom de Saint-Pétersbourg à la ville.
Aujourd’hui encore, la ville connaît une période de transition. Deuxième centre économique du pays, elle laisse pourtant une grande partie de la population en marge de son développement.
Des modèles de voitures de luxe qui ne sont pas encore commercialisées en Europe côtoient la misère de petites gens. La nouvelle génération s’accommode plus vite de ces changements et maîtrise désormais les rouages de l’économie capitaliste. Certains réussissent même très bien.
Vous verrez peut-être beaucoup de gens flamber à Saint-Pétersbourg, flamber d’autant plus vite qu’ils ne savent pas de quoi le lendemain sera fait. En 2003, la ville a fêté ses 300 ans avec moult réjouissances (défilés, feux d’artifices, spectacles en plein air…) et un vaste programme de rénovation qui s’est limité dans un premier temps à un toilettage cosmétique. Il fallait se donner fière allure pour recevoir des milliers d’hôtes étrangers. Elle a reçu notamment en juillet 2006 le premier sommet du G8 jamais organisé en Russie. Par ailleurs l’origine pétersbourgeoise des dirigeants actuels de la Russie (Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev, ou Alexeï Miller, le patron de Gazprom), fait que la ville est le sujet de toutes les attentions.
Depuis 2008, un festival de films, une fashion week , des sommets économiques régionaux (CEI) et internationaux sont organisés dans la deuxième capitale russe. Des événements qui renforcent encore l’importance et le glamour de la ville. Considérée jusqu'il y a peu comme la ville la plus gay-friendly de Russie (ou disons la moins homophobe), Saint-Pétersbourg ne se démarque plus des autres régions russes par sa relative tolérance. En 2012, la région de Saint-Pétersbourg a été l'une des premières à adopter une loi interdisant « la propagande homosexuelle et pédophile auprès des enfants », aujourd'hui en vigueur dans toute la Fédération. Dans les faits, cependant, de nombreux nightclubs gay rythment toujours la nuit pétersbourgeoise.
Depuis le tournant des années 2010, Saint-Pétersbourg connaît un vrai dynamisme économique et culturel qui contribue à la rendre de plus en plus attractive sur la scène internationale : construction du grand quartier d'affaires Lakhta Center, grand projet de rénovation urbaine de l'île de Nouvelle-Hollande (à deux pas du Mariinsky) transformé en éco-quartier culturel contemporain, ouverture du Musée des Chemins de Fer ou du plus grand Planétarium du monde en 2017. La ville s'est d'ailleurs vue décerner le World Travel Awards 2017 de la meilleure destination européenne. Saint-Pétersbourg est l'une des villes-phares de la Coupe du Monde de Football 2018 en Russie. Elle accueille de nombreux matches, dont la demi-finale du 10 juillet. Avec ses 69 500 places face au Golfe de Finlande et sa conception en vaisseau spatial fantasmé par l'architecte japonais Kisho Kurokawa, le flambant neuf stade Krestovski est à la hauteur de l'événement.

Politique et économie

Politique
La Fédération de Russie couvre les trois quarts du territoire, mais ne regroupe que la moitié de la population de l’ex-URSS. La Russie est divisée en 89 unités administratives : 21 républiques, la région autonome du Birobidjan, 49 régions, 6 territoires, 10 districts autonomes et deux villes fédérales, Moscou et Saint-Pétersbourg. L’agglomération de Moscou compte 38 millions d’habitants, soit un quart de la population russe. Ancienne capitale de l’URSS, Moscou est celle de la Fédération de Russie depuis sa création en 1991. Toutes les instances gouvernementales y sont installées. Quant à Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie avec plus de 5 millions d'habitants, elle est dirigée par un gouverneur (actuellement Gueorgui Poltavtchenko par intérim) proposé par Vladimir Poutine et approuvé par l'Assemblée législative de la ville, et non plus un maire élu au suffrage direct par les habitants comme c'était le cas jusqu'en 2006. Contrairement à Saint-Pétersbourg qui a été rebaptisée après la chute du régime soviétique, l'oblast qui encadre la ville a gardé le nom de Léningrad.
Structure étatique
La Fédération de Russie est une république fédérale à régime présidentiel fort. Selon la constitution du 12 décembre 1993, le président est élu au suffrage universel pour quatre ans. Il détient le pouvoir exécutif et nomme le Premier ministre.
Cette nomination doit être approuvée par la Douma, soit l’Assemblée du peuple. La Douma est composée de 450 membres élus au suffrage universel, la moitié au scrutin majoritaire et l’autre moitié au scrutin proportionnel, et ce pour quatre ans. Elle détient le pouvoir législatif puisqu’elle prépare et adopte les lois. Elle peut également engager la procédure de destitution du président et poser la question de confiance au gouvernement. Le conseil de la Fédération, une chambre haute indissoluble, est composé de 176 membres, les sénateurs, élus par les 85 entités territoriales, à raison de deux membres chacune. Le conseil a un pouvoir judiciaire : il nomme les juges des trois hautes cours de justice et le procureur général qu’il peut également révoquer.
La Douma est à majorité présidentielle au sein de Russie unie, qualifié de « parti du pouvoir » et qui compte 368 élus après les élections de 2008. Ce parti-Etat cohabite avec une aile droite représentée par l’Union des forces de droite, et l’aile gauche du Parti communiste. La Douma fait donc preuve d’une grande docilité vis-à-vis de l’exécutif, comme le conseil de la Fédération, dirigée par un proche de Vladimir Poutine, et qui a pour principale vocation d’être une tribune de lobbying pour les entités régionales.
Vladimir Poutine est clairement la personnalité politique la plus marquante de la dernière décennie et sera très certainement celle de la décennie en cours. Premier ministre en 1999, il est élu président en 2000, puis réélu avec 71% des suffrages en 2004. Ne pouvant se présenter une troisième fois en 2008, c’est Dmitri Medvedev, vice-Premier ministre, adoubé par Poutine, qui est élu avec plus de 70 % des voix. Mais le message était clair avant l’élection : Poutine garde toutes les clés du pouvoir exécutif et il retrouve d’ailleurs le poste de Premier ministre qu’il avait occupé dix ans plus tôt. C'est sans surprise qu'il se représente à la présidentielle en 2012 et retourne au Kremlin en mai de la même année.

Partis
Les deux partis les plus puissants en Russie actuellement sont Russie Unie (le parti du pouvoir) de Vladimir Poutine et, loin derrière, mais première force d’opposition quand même, le Parti communiste de Russie (KPRF), dirigé par Guennadi Ziouganov. Suivent le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR, nationaliste de droite, présidé par Vladimir Jirinovski) et le parti Russie Juste, parti de gauche proche du pouvoir. Ces deux derniers font les choux gras de la presse avec des déclarations outrancières, souvent en contradiction avec le pouvoir et qui font mouche dans l’électorat populaire. Toutefois, quand il s’agit de voter les lois, ils suivent bien docilement les consignes de vote de Russie Unie. Russie Juste aurait d’ailleurs été créé en 2004 pour prendre une partie des voix du tout puissant KPRF, les communistes bénéficiant alors encore largement du soutien des nombreux nostalgiques de l’URSS. Une opération réussie, Russie Juste représente 10% des voix, là où le KPRF a perdu 12% des siennes. Yabloko est un parti réformateur, libéral et social fondé par Grigori Iavlinski et dirigé actuellement par Sergueï Mitrokhine. Le Front de gauche est un parti créé en 2008, l'un de ses principaux leaders est Sergueï Oudaltsov. Rodina, qui signifie « Patrie » en russe, est un parti politique nationaliste de droite présidé par Alexandre Babakov. Quant à l’Union des forces de droite (SPS, de Boris Nemtsov), le parti s’est dissous (lui-même !) le 1 er octobre 2008. A l'été 2012, l'oligarque Mikhail Prokhorov a lancé un nouveau parti politique, Plateforme citoyenne. Tandis qu'Alexeï Navalny, le plus farouche opposant à Poutine, a été élu président du parti non-enregistré qu'est l'Alliance populaire, fondé fin 2012.

Enjeux actuels
L’alliance de l’Eglise orthodoxe et du Kremlin est l’un des piliers de la nouvelle Russie de Poutine. Quand Eltsine passe le pouvoir à Poutine en décembre 1999, ce dernier insiste pour que le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Alexis II (décédé en décembre 2008), assiste à cette passation de pouvoir et la bénisse, ce qui est un événement sans précédent depuis la révolution. Après la première élection de Poutine en 2000, Alexis II le conduit dans la cathédrale de l’Annonciation au Kremlin pour un service d’action de grâce. Ainsi l’Eglise occupe une place particulière dans le projet poutinien de restauration de la grandeur de la Russie et de la puissance de l’Etat. Le patriarcat de Moscou a besoin de l’Etat pour continuer à récupérer ses églises et ses monastères, obtenir des avantages fiscaux… L’Etat jouit de son côté du prestige moral de l’Eglise, qui est une des rares institutions à inspirer encore le respect aux Russes. Les deux instances partagent d’ailleurs des valeurs communes, comme le patriotisme et l’aspiration d’un retour à l’Etat fort.


Quelle est l'idéologie du pouvoir russe ?

Souvent considéré comme un dictateur à l’étranger et pourtant encore largement soutenu chez lui, Vladimir Poutine incarne depuis treize ans le pouvoir en Russie. S’il revendique l’héritage de l’URSS dans certains domaines (puissance internationale, force de l’armée, intégrité morale), il est en revanche très loin des considérations sociales de feu l’Union Soviétique (retraites minuscules, délabrement du secteur public) et favorise le développement des grosses industries, contrôlées par l’Etat. La Russie s’apparente donc à un étrange mélange de libéralisme économique mêlé d’une certaine défiance vis-à-vis de l’étranger, souligné par les traits nationalistes de discours officiels. Une pirouette de plus pour un pays qui en a connu beaucoup depuis un siècle, mais un double discours qui sera difficile à tenir dans la durée. Et parfois on s’interroge : comment croire que la Russie dépasse l’Occident, si les médecins, les enseignants, les retraités ne sont pas payés et si les chômeurs ne sont pas aidés ? La répression rapide et massive de la moindre manifestation dans le pays montre que les dirigeants sont conscients de ce grave dilemme, mais qu’ils n’ont sans doute pas assez de pouvoir, face aux élites économiques (les fameux oligarques), pour changer quelque chose.

Économie


Économie - Poupée Russe.
© Elena Gueno – Fotolia

Saint-Pétersbourg connaît aujourd’hui une véritable renaissance économique. Elle en possède tous les atouts. Sa situation géographique tournée vers la mer, ses infrastructures portuaires considérables et développées, ses coûts de production bien moindres qu’à Moscou, une main-d’œuvre bien formée et éduquée, des instituts de recherche performants, tout cela concourt à faire de la deuxième capitale russe une ville d’avenir. Avec ses 5 millions d’habitants, Saint-Pétersbourg est la première ville du pourtour de la Baltique, une voie d’échange privilégiée avec l’Union européenne, premier partenaire du pays.
Qu’elle soit tsariste ou soviétique, la Russie est potentiellement un pays parfaitement autosuffisant… et riche. La nature russe est généreuse, mais elle n’a jamais permis aux Russes de connaître l’opulence. Le passage de l’économie centralisée et planifiée à l’économie de marché s’est fait dans la douleur, laissant au bord de la route, tout un pan de la société. Aujourd’hui, les chiffres annoncent une vigoureuse croissance et l’émergence d’une classe moyenne, que beaucoup d’économistes considèrent comme un facteur impératif de développement. Pourtant, l’avenir reste peuplé de zones d’ombre.
Un difficile passage à l’économie de marché
Jusqu’en 1991, l’économie soviétique fonctionne selon des principes plus idéologiques que pragmatiques. L’histoire soviétique est ainsi constellée de situations absurdes, dont l’une des plus tragiques est peut-être la famine ukrainienne du début des années 1930 qui vit mourir des milliers de personnes au pied de silos pleins. Cette économie fondée sur le dirigisme, le collectivisme, le centralisme et la planification, ne reconnaît ni la propriété ni la libre entreprise. A la campagne, la nationalisation et la collectivisation des terres s’accompagnent de l’instauration de gigantesques fermes d’Etat, fonctionnant comme des entreprises industrielles.
Pour des raisons idéologiques, l’industrie est particulièrement mise en avant. L’ Homo sovieticus n’est pas un vulgaire paysan, mais un prolétaire, un ouvrier de l’industrie. Aussi le régime mène-t-il rapidement une politique volontariste d’industrialisation en mettant l’accent sur l’industrie lourde (extraction minière, métallurgie…) avec, en parallèle, la création de complexes militaro-industriels démesurés. Les biens d’équipement et de consommation sont négligés. L’industrie prend donc rapidement une place prépondérante dans l’économie, mais reste toujours sous-productive et extrêmement polluante. Par ailleurs, les Soviétiques pratiquent abondamment l’économie parallèle, appelée « économie de l’ombre » en russe. Les déficits, chroniques en produits de première nécessité les obligent à développer et multiplier les réseaux d’approvisionnement souterrains. Les changements opérés au début des années 1990, ont donc été pour beaucoup de véritables révolutions.
L’ère des réformes
A partir de 1992, Boris Eltsine entreprend de réformer cette économie socialiste et de la mettre sur la voie du capitalisme et de la libre entreprise. Les plus grosses entreprises sont transformées en sociétés par action ou vendues, la plupart du temps, à des firmes étrangères. Cependant, le désengagement de l’Etat n’est pas total : certains secteurs stratégiques comme l’énergie restent dans son giron. Ces réformes ne se font pas sans opposition, bien au contraire. Certains directeurs de combinats et bureaucrates conservateurs se sont ligués contre ces changements. Aussi la Banque centrale de Russie a continué en 1992 à accorder des subventions faramineuses à des entreprises réputées inefficaces, creusant ainsi un peu plus le déficit de l’Etat.
Ceci dure jusqu’au milieu de l’année 1993, année à la fin de laquelle un tiers des entreprises d’Etat et d’entreprises municipales sont privatisées. Mais le rythme de ces privatisations varie beaucoup en fonction des régions et surtout des autorités locales. Des villes comme Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg ou Laroslav prennent les devants. Toujours est-il qu’en 1995, le secteur privé représente 70 % du PIB et 36 % des emplois.
Cette libéralisation de l’économie est rendue encore plus complexe par la disparition de facto des réseaux commerciaux interdépendants, établis entre l’URSS, ses ex-républiques et les républiques socialistes d’Europe de l’Est. La fin du bloc donne lieu à des situations absurdes et lourdes de conséquences. Un exemple : seule la Hongrie produit de l’insuline pour l’ensemble du bloc, les diabétiques russes se trouvent dépourvus, sans pour autant avoir les moyens d’acheter de l’insuline d’importation, européenne ou américaine. La libération des prix opérée en janvier 1992 est catastrophique pour l’inflation qui atteint immédiatement 1 353 %. Le rouble devient une monnaie comme au jeu du Monopoly.
Ce passage à l’économie de marché est long, douloureux et… pas toujours populaire. Dans la première moitié des années 1990 beaucoup de Russes consacrent leur journée entière à résoudre des problèmes de ravitaillement en produits de base. Fruits, viandes et laitages disparaissent momentanément de la circulation, et les queues interminables s’allongent devant les magasins. La grave crise financière de 1998 survient alors que la situation s’est nettement améliorée : les étals sont à nouveau achalandés même si cette marchandise reste hors de prix. Ce qui fait dire à beaucoup « Avant on avait de l’argent, mais il n’y avait rien à acheter alors que maintenant c’est l’inverse : il y a tout ce que vous voulez mais peu peuvent se l’offrir. »
Le boom des années Poutine
Lorsque Poutine prend les rênes du pays en mars 2000, sa dette extérieure s’élève à des milliards de dollars, le rouble est au plus bas, la misère des rues est grande et l’image du pays sur la scène internationale assez peu glorieuse. Mais ses huit années de présidence voient la Russie s’élever au 7 e rang mondial avec un PIB de 2 076 millions de dollars en 2007 (devant la France), soit une croissance de 8,1 %. L’année 2007 est ainsi la neuvième année de croissance consécutive. Les dettes du pays sont alors remboursées, le rouble se porte bien, les investissements affluent, et les entreprises étrangères sont de plus en plus nombreuses à s’installer en Russie, encouragées par la réforme de la fiscalité et du code foncier en 2003. Cette envolée économique est largement soutenue par l’augmentation de la production de pétrole et du prix du baril (de 20 US$ en 2000 jusqu’à plus de 100 US$ en 2008 !). Mais en faisant le choix du tout énergétique et en privilégiant le commerce international, Poutine empêche la diversification de l’économie russe et les investissements dans des secteurs comme les infrastructures, l’éducation et le social. Malgré l’émergence d’une véritable classe moyenne, seule une petite minorité profite des dollars du pétrole. A Moscou comme à Saint-Pétersbourg, le luxe ostentatoire des happy few côtoie des situations économiques dramatiques, à commencer par celles des retraités et des étudiants. La corruption reste endémique dans un pays dirigé par une poignée de milliardaires, et le climat d’investissement est troublé par les décisions arbitraires du gouvernement, à commencer par celles prises dans l’affaire Youkos, en 2003. Par ailleurs, la très forte dépendance de l’économie russe vis-à-vis du pétrole et du gaz, et le manque de diversification de son économie rend la croissance fragile et laisse la Russie d’autant plus exposée à la crise mondiale.
La Russie face à la crise
Après pratiquement une décennie de croissance qui s’est appuyée essentiellement sur le secteur de l’extraction de matières premières (70 % de la production industrielle totale dont 45 % pour le pétrole), la Russie n’échappe pas à la crise économique mondiale. Les sanctions économiques décidées par l'UE en représaille de la politique russe en Ukraine isolent la Russie sur le marché des capitaux. La chute du cours du pétrole et du gaz portent par ailleurs un rude coup à l'économie nationale qui du pays : après avoir stagné en 2014, le PIB du pays s'est contracté de 3,8% en 2015.
Par ailleurs, la chute du cours du rouble (passé de 40 RB pour 1 € mi-2014 à 80 RUB pur 1 € début 2016) pénalise lourdement les comptes de la nation : en Russie, tout est importé, et avec la chute du prix des matières premières, les revenus à l’exportation baissent tandis que les importations coûtent plus cher. La hausse du niveau de vie des Russes, sur laquelle Vladimir Poutine a bâti sa popularité, se trouve aujourd’hui menacée, et dans ces conditions, la population risque d’être moins indulgente quant à la corruption et autres dérives autoritaires du pouvoir.
Saint-Pétersbourg, deuxième centre économique
L’antagonisme Moscou/Saint-Pétersbourg comprend évidemment une partie économique. Capitale politique et financière du pays, Moscou continue à centraliser massivement les richesses économiques russes. La région du nord-ouest, comprenant Saint-Pétersbourg, Novgorod et Mourmansk, contribue à 11 % de l’économie nationale. Cette terre est riche en ressources naturelles : cuivre, manganèse, nickel, cobalt, diamants, pétrole, charbon… et bois (la région produit 60 % du bois coupé dans la partie européenne du pays). La fabrication du papier journal (56 % de la production nationale) occupe quantité d’usines, par ailleurs fort polluantes.
Leningrad était la fierté de l’industrie soviétique, principalement grâce à ses chantiers navals et ses combinats militaro-industriels. Les premiers devraient entamer bientôt un plan de modernisation et les seconds appartiennent désormais à l’Histoire. Reste que cette culture industrielle est toujours vivante. La construction mécanique, l’agroalimentaire, l’électricité et la métallurgie restent les principaux secteurs d’activité. Cela incombe en partie à l’excellente formation reçue par les ingénieurs et les techniciens dans les dizaines d’instituts et d’universités que compte la ville. Le plus bel exemple de réussite en la matière est la célèbre brasserie Baltika. Sa production équivaut à la moitié de celle de la France, son chiffre d’affaires atteint 1 milliard d’euros et elle se lance dans l’export. Certes, tout n’est pas rose, mais Saint-Pétersbourg est une des villes qui vit le mieux cette difficile période de transition qui, pour beaucoup de Russes, commence à s’éterniser…
Autre secteur ayant le vent en poupe : l’informatique. Si les meilleurs pirates au monde sont russes, ce n’est pas le fruit du hasard. Saint-Pétersbourg héberge les meilleures universités d’informatique de Russie, et tous ces brillants étudiants n’émigrent pas en Occident. Alcatel, par exemple, a ouvert un centre de recherche et développement, et embauché 300 ingénieurs locaux.
Les étrangers sont bien implantés à Piter. Souvent, ils ont abordé le marché russe à Moscou avant de s’intéresser à Saint-Pétersbourg qui a l’avantage d’offrir des coûts moindres. La ville compte un millier de co-entreprises qui participent à 50 % des richesses produites.
Idéalement située, avec une population qualifiée et un bon réseau de partenaires étrangers, la Venise du Nord autorise tous les espoirs.


Крисис : la crise

Les Russes adorent les slogans qu’on plaque et qui expliquent tous les maux. Autrefois c’était l’aristocratie, puis en 1990 les bolcheviques, et maintenant la crise. La crise est presque devenue un phénomène de mode, avec des boutiques et des boîtes de nuit qui ont adopté ce nom. Derrière cette véritable tendance, des réalités tragiques se jouent. Beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, et les allocations de chômage n’existent presque pas. Autre problème, le surendettement des ménages, datant de l’époque où les banques donnaient des crédits à tout va, sans demande de garantie et à des taux très élevés. C’était en 2006 et 2007, les taux des crédits semblaient dérisoires face aux salaires qui flambaient (+15% par an entre 2005 et 2007). Aujourd’hui les salaires stagnent et les retards de paiements s’accumulent : les ingrédients d’une nouvelle crise, sociale cette fois ?

Mode de vie


Mode de vie - La Perspective Nevski de nuit.
© airportrait – iStockphoto

Vie sociale


SAINT-PÉTERSBOURG (САНКТ-ПЕТЕРБУРГ) - Jeunes mariés et leurs témoins pour la pose photo.
© Stéphan SZEREMETA
Inquiétudes démographiques
La question démographique en Russie interpelle de nombreux experts, tous d’accord sur un point : la population russe baisse considérablement. A tel point que cela pourrait entraver tout développement économique. Une natalité en chute libre, un système de santé qui a connu des jours meilleurs, l’envol du nombre des avortements, une confiance toute relative en l’avenir… Les raisons de cette baisse sont aussi nombreuses que peu enthousiasmantes. Selon un rapport des Nations unies, la Russie comptera 137 millions d’habitants en 2025 contre 142 millions aujourd’hui. D'après les chiffres du ministère de la Santé, la mortalité est néanmoins en train de diminuer. Les dernières statistiques affichent ainsi une baisse de 2,5 % en 2017 par rapport à l'année précédente.
Le gouvernement a également lancé un important programme de soutien de la natalité. Le programme d'accompagnement des jeunes familles connu sous le nom « Capital Maternité », initié pour 15 ans en 2007 (jusqu'à horizon 2021) prévoit une prime d’un équivalent de 453 026 RUB (environ 6 520 €) pour les deuxième et troisième enfants (une prime par famille pour le prochain enfant). La prime peut être reçue une fois par famille et utilisée strictement pour réaliser les objectifs de la liste fournie par le gouvernement (achat ou rénovation du logement principal, remboursement de prêt immobilier, éducation de l'enfant, etc.). Cet argent est débloqué et attribué à l’enfant à ses 3 ans. De plus, à partir de 2018, un versement mensuel sera établi à la naissance du premier enfant, et ce jusqu'à ce qu'il atteigne un an et demi.
La famille
La taille moyenne d’une famille est évidemment aujourd’hui plus petite. Mais son rôle est toujours central dans la société russe contemporaine. Elle est paradoxalement le théâtre de conflits générationnels et un lieu de solidarité important. Du fait de la cherté des loyers et de la difficulté de trouver un logement, les enfants restent de plus en plus longtemps à la maison.
Toujours est-il que le cercle familial reste le lien de solidarité la plus fiable. Les jeunes qui ne trouvent pas de travail logent chez leurs parents… et ceux qui en ont aussi.
Le logement
A Saint-Pétersbourg comme dans toutes les grandes villes de Russie, c’est le problème numéro un. Se loger est devenu très cher, à tel point que les prix pratiqués dans le centre historique, n’ont rien à envier à ceux qui sont pratiqués à Paris, pour peu qu’il s’agisse d’un appartement rénové à l’européenne. D’ailleurs, il n’est pas rare que les propriétaires louent leur bien à des étrangers et se logent à moindres frais en banlieue. Les appartements communautaires, qui n’appartiennent plus à l’Etat, existent toujours. Le principe n’a pas changé depuis l’URSS. Une pièce pour soi et sa famille, la cuisine et les sanitaires à partager.
Le froid influe évidemment beaucoup sur le chez soi : fenêtres doubles, habitude de se changer quand on rentre le soir, les chaussons pour les invités… De plus, mais peut-être de moins en moins du fait de la crise économique, les Russes adorent s’inviter les uns chez les autres. Recevoir est une affaire sérieuse. Un anniversaire classique peut demander des jours de préparatifs, et un banquet russe est une expérience inoubliable, le sommet étant atteint lors des mariages.
La pièce la plus importante, bien souvent parce que le salon n'était pas vraiment prévu dans les appartements standard d'époque soviétique, reste la cuisine. C’est un lieu d’échanges, où l’on partage un repas et où l’on discute (les Russes adorent ça). C’est là que, pendant les périodes les plus répressives de l’URSS, les langues se déliaient pour désigner ce que pense le peuple du pouvoir.
Au fil des saisons
La vie des Pétersbourgeois dépend beaucoup du climat. L’hiver dure six mois, d’octobre à avril. Il peut faire moins 8 à moins 10 °C et les chutes de neige entraînent des conditions de vie particulières. En hiver, l’atmosphère est ouatée. Les journées sont très courtes, le ciel souvent gris, et la neige atténue les bruits de la circulation. Les passants, engoncés dans leurs manteaux, la tête emmitouflée, pressent le pas. Tout le monde observe avec curiosité les « Morses » ( Morji ), ces amateurs de bains glacés en plein air : après avoir creusé un trou dans la glace, ils revêtent un maillot de bain et plongent. С’est le patin à glace qui a la vedette auprès des enfants. Des patinoires à ciel ouvert attirent jeunes et moins jeunes, qui glissent au son de la musique. Les adolescents préfèrent s’adonner aux joies du hockey. Le changement de saison intervient brutalement dès la fonte des neiges : la végétation explose sans réelle transition. Les jours s’allongent rapidement dans les latitudes septentrionales de Saint-Pétersbourg, en quelques semaines c’est l’été et les « Nuits blanches » qui commencent. Le week-end, la ville est paisible en journée, tout le monde se rendant à la datcha profiter de la nature. On rentre souvent le soir s’adonner à la vie nocturne trépidante des « Nuits blanches ». L’été est bref mais intense. Dès septembre les premiers froids font tomber les feuilles qui n’ont pas eu le temps de jaunir. On résiste une dernière fois en bravant la première neige sans manteau, avant de s’emmitoufler à nouveau.


Superstitions

Superstitions russes
Un chat noir qui traverse votre route est un mauvais signe.
Si vous voulez pas que quelque chose se réalise , il faut cracher trois fois derrière votre épaule gauche et frapper sur un objet en bois.
Avant de partir pour un long voyage, on s’assoit pendant une minute et on reste sans parler.
Répandre du sel sur la table est un mauvais signe. C'est l'annonce d'une querelle avec un proche. Il faudra alors prendre une pincée de sel et la jeter par-dessus votre épaule gauche.
Superstitions pétersbourgeoises
Les élèves sortant des écoles du génie maritime mettent un maillot rayé sur la statue de Krusenstern sur le quai du Lieutenant Schmidt.
Pour avoir de la chance en amour et en affaires , il faut toucher le doigt de Pierre le Grand dans la forteresse Pierre-et-Paul.
Dans la rue piétonne Malaya Sadovaya n'importe qui peut faire même deux vœux  ! Deux sculptures des chats Elisey et Vasilisa sont installées sur des façades de bâtiments des deux côtés de la rue Malaya Sadovaya, se faisant face l'un l'autre. Une légende dit que ces chats sont des monuments aux félins de Yaroslavl importés à Leningrad pendant le blocus afin de sauver la ville des rats qui l'infestaient. Selon la superstition, votre souhait se réalisera si vous jetez une pièce et qu'elle reste sur le piédestal d'un des chats (attention, l'affaire n'est pas aisée car les sculptures sont accrochées sur les corniches du premier étage) !

Religion


Religion - Coupole de la Cathédrale Saint-Isaac.
© Oxana PUSHKAREVA

Orthodoxie
Dire que la religion orthodoxe est religion dominante en Russie par le nombre des baptêmes est un euphémisme si l’on considère le rôle identitaire, patriotique et politique qu’elle a joué. Dès son officialisation en Russie au X e  siècle elle entretient un rapport étroit avec le politique, lien d’ailleurs perpétué à présent par Vladimir Poutine qui a fait bénir son mandat. Le patriotisme est une valeur intrinsèque à l’orthodoxie, tout orthodoxe se doit de défendre sa patrie si elle est attaquée. Aussi Staline qui avait commencé par une politique répressive n’a pas hésité à utiliser la religion pour mobiliser la population contre l’ennemi durant la Grande Guerre patriotique. Enfin l’orthodoxie a toujours été le repli identitaire des Russes quand ils sentent l’essence même de leur culture menacée : en recevant cette religion de Byzance la Russie hérite par la même occasion de toute une tradition culturelle, littéraire et architecturale. La liturgie devient même le fondement de l’identité nationale russe. Aussi la religion a-t-elle été le signe de la résistance identitaire durant le joug mongol ; et elle a toujours été le point d’appui des slavophiles dans leur opposition aux occidentalistes. En 1988, Gorbatchev fait un acte hautement symbolique en fêtant avec faste le millénaire de la religion orthodoxe en Russie, alors que celle-ci vient de connaître soixante-dix ans de répression. Puis, en 1991, la Russie opère un retour en masse vers l’orthodoxie : réouverture d’églises, profusion de baptême, frénésie liturgique. Mais derrière ce retour à la foi, c’est surtout un retour aux racines profondes de la culture russe qui motive une grande partie de la population. La raison principale de cet engouement est souvent la recherche de nouvelles valeurs, aussi, lorsqu’on peut en trouver ailleurs on se soucie peu de religion. Et d’ailleurs les pratiquants réguliers sont rares, on entre dans une église allumer une bougie pour quelqu’un, adresser une prière à un saint, ou chercher un moment de réconfort dans une période difficile, mais on n’assiste pas forcément à la liturgie.
Islam
Loin de ces querelles internes à la famille chrétienne, l’islam, la deuxième religion de Russie, totalise environ 23 millions de fidèles, répartis entre le Tatarstan, à 500 km à l’est de Moscou, le Caucase du Nord, et de nombreuses communautés dispersées à travers le pays. Disposant de lieux de culte, les musulmans de Russie, très généralement sunnites, connaissent un réveil religieux qui coïncide souvent avec des revendications nationales, comme au Tatarstan ou en Tchétchénie. Cet essor coïncide également avec la multiplication des antennes paraboliques qui captent les nouvelles émissions diffusées à partir de la Turquie. Le principal « signe extérieur » de l’Islam à Saint-Pétersbourg est la mosquée bleue, située près de la forteresse Pierre-et-Paul.
Judaïsme
Le judaïsme compte encore plus d’un million et demi de fidèles en Russie, en dépit de l’érosion d’une communauté juive qui émigre en masse vers Israël. Et si les juifs peuvent désormais pratiquer librement leur religion et leur culture, les difficultés économiques les poussent toujours plus nombreux à quitter le pays. Saint-Pétersbourg n’est pas épargnée par ce phénomène et malgré les élégantes lignes de la Grande Synagogue, le nombre de pratiquants réguliers est très limité. L’antisémitisme qui caractérise les groupes d’extrêmes droites – particulièrement bien implantés dans la capitale du nord – ne sont sans doute pas étrangers à cette désaffection.
Bouddhisme
Si on parle de la Russie dans son ensemble, le bouddhisme est la religion officielle de trois peuples : les Touvas, les Kalmouks et les Bouriates. Le bouddhisme, venant de Mongolie, s’implante en Russie aux XVII e et XIX e  siècles tandis que celle-ci colonise la Sibérie méridionale. Dès le début du XVIII e  siècle, les conversions intensives au bouddhisme sont le fait de missionnaires mongols et tibétains. Au XVIII e  siècle, les lamas obtiennent le droit de prêcher le bouddhisme en Transbaïkalie s’ils prêtent allégeance au trône de Russie. Cette politique qui cherche renforcer les marges russes profite surtout à l’essor de cette religion. La propagation du bouddhisme en Sibérie porte un coup fatal au chamanisme à la base de nombreuses traditions populaires des peuples sibériens. Mais le bouddhisme joue aussi un rôle dans la diffusion de la culture, enseignant la philosophie et les médecines orientales dans ces frontières reculées de Russie orientale. La culture bouddhiste permet ainsi l’essor d’une intelligentsia nationale qui après la révolution de 1905 s’intègre aux mouvements politiques russes, allant jusqu’à proposer une fusion des principes du bouddhisme et du communisme en 1922. Pourtant le régime soviétique ne fait pas d’exception dans sa politique religieuse pour le bouddhisme : nombre de monastères sont détruits et les lamas sont réprimés. Mais, à la fin des années 1980, dans la mouvance du renouveau religieux général en Russie après 70 ans de communisme, le bouddhisme connaît un nouvel essor : création dans les trois régions concernées de temples, de monastères et de centres culturels à vocation religieuse. En 2000, on compte à peu près 1 million de bouddhistes. Une trentaine de monastères sont construits, et le temple de Saint-Pétersbourg est à nouveau en activité. Deux événements phares ont marqué la vie du bouddhisme russe ces dernières années : la visite du Dalaï-Lama à Oulan Oude et à Moscou en septembre 1992 et en Kalmoukie en 2004. Outre les régions dont il est religion nationale, le bouddhisme est aujourd’hui fortement implanté en Altaï, dans les régions d’Irkoutsk et de Tchita. A Saint-Pétersbourg, cette présence est nettement plus anecdotique. Il existe un temple bouddhiste sur l’île Elaguine, kitsch à souhait, où les immigrés de ces républiques et les Pétersbourgeois convertis à cette religion orientale – toujours plus nombreux – se retrouvent.


Qu’est-ce que l’orthodoxie ?

Pendant 1 000 ans il n’y a eu qu’une seule Eglise, à la fois catholique, c’est-à-dire universelle et orthodoxe, c’est-à-dire « à la foi juste ». Il y avait l’Eglise chrétienne d’Orient et celle d’Occident. Ainsi quand le grand prince Vladimir introduit le christianisme en Russie, il n’y a encore qu’une seule Eglise. La rupture n’a pas encore eu lieu, mais la Russie a déjà choisi son camp en se rattachant à l’Eglise chrétienne orientale de Byzance. Les raisons qui vont provoquer le schisme entre les deux Eglises sont d’ordre politique, les conflits d’influence vont être masqués par des questions de dogme. Les différends ont commencé en 1054, avec échanges d’anathèmes entre les clergés russe et romain, mais la véritable rupture s’est produite au XIII e  siècle, quand les croisés ont saccagé Constantinople sur le chemin des croisades, déclarant ainsi la guerre à la chrétienté d’Orient. Les rivalités incessantes avec la Pologne, affiliée au catholicisme romain, ont consommé la rupture, tandis que la chute de Constantinople sous les coups des Turcs ottomans, en 1453, a suscité des ambitions nouvelles et messianiques dans le clergé russe, qui voulait faire de Moscou, héritière de Byzance, la « Troisième Rome ». L’église orthodoxe de Russie est nationale et autocéphale, c’est-à-dire qu’elle a son propre chef spirituel. Après le décès en décembre 2008 d’Alexis II qui occupait cette fonction depuis 1999, le nouveau patriarche Kirill a été élu lors d’un Concile à Moscou le 29 janvier et intronisé le 1 er  février 2009.


Différences entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe

Pour les catholiques, le Saint-Esprit procède de Dieu et du Christ, pour les orthodoxes, seulement de Dieu.
Pour les catholiques, l’Eglise est une. Le pouvoir du pape transmis sans rupture depuis Pierre est infaillible (quand le pape proclame de façon définitive un point de doctrine touchant la foi ou les mœurs). Les Eglises orthodoxes sont autocéphales, elles se gouvernent par elles-mêmes. La foi orthodoxe est constituée par les définitions dogmatiques des 7 premiers conciles œcuméniques, qu’elle a en commun avec la foi catholique.
Lors du baptême orthodoxe, le baptisé est toujours plongé entièrement dans l’eau.
La confirmation chez les orthodoxes a lieu juste après la naissance de l’enfant.

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