Provocator
112 pages
Français

Provocator , livre ebook

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Description

Sergio Esposito, cinéaste des excès, a-t-on souvent écrit. Il faut avouer que le personnage impressionne par son physique, mais aussi par ses échanges « musclés » avec ses commanditaires ou une certaine presse. Ne nous y trompons pas, l’homme est fin et cultivé (spécialiste de la peinture pompéienne et historien de la Rome antique), mais raconter des histoires souvent sombres et violentes avec la beauté formelle des peintres de la Renaissance, ou le clair-obscur emprunté à Maurice Tourneur ou Robert Siodmak, peut en surprendre plus d’un, à la charnière des années 70-80. En cause le genre auquel se rapporte le cinéma de Sergio Esposito, les genres devrait-on plutôt écrire, policier, historique ou fantastique, lesquels lui valurent un mépris affiché de la part des adeptes du cinéma d’auteur. Retiré dans son palazzo de la côte sorrentine, face au Vésuve, le cinéaste s’explique pour la première et unique fois sur ce que fut sa vie, jalonnée de très gros succès publics, mais aussi d’échecs et d’attaques qui mirent à mal sa santé. Un récit picaresque aux allures de roman d’aventures, à moins que ce ne soit le contraire…

Informations

Publié par
Date de parution 04 août 2021
Nombre de lectures 0
EAN13 9782379798061
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0350€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Provocator
Vie, mort et résurrection de Sergio Esposito
Frédéric Berdeaux
© 2021
Cet ebook a été réalisé avec IGGY FACTORY. Pour plus d'informations rendez-vous sur le site : www.iggybook.com
Silvia
Il Provocator
Sant’Agnello
Table des matières
Il condotierro (le mercenaire du lac) - It 1973
Slippery Wolf - Gb-It 1974
I, Claudius (participation non créditée au scénario de l'épisode 10 Hail Who) -Gb 1975
Il Guercio (le borgne) - It 1976
Capo Cara' - It 1978
L'Ombre du Soir (qui a peur des Villanoviens?) - Fr-It 1982
Murders in Capital (meurtres en capitales) - Fr-It-All-Gb 1991 :Sketch français : L’escalier est dans la concierge
H20 - Fr 1992
Gioco di ruolo (jeu de rôle) - It 2007
In verità, sono pigro
Silvia
Ce petit livre n’aurait pu voir le jour sans l’intervention énergique de Silvia Esposito. En effet, le soudain décès de son mari, survenu dans la soirée du 21 août 2005, mit brutalement un terme aux entretiens entamés un mois plus tôt avec le cinéaste, dans sa villa de Sant’Agnello, près de Sorrente. Anéanti, j e décidai alors d’abandonner la conception d’un ouvrage consacré à Sergio Esposito. De retour à Meudon, à l’automne de la même année, je me décidai à transcrire sur un ordinateur les quelques heures d’enregistrement en ma possession, essayant de les ordonner autant que faire se peut. Il faut préciser que Sergio Esposito refusant, jusqu’à ma venue, d’adresser la parole à tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un critique de cinéma, notre rencontre faisait figure d’évènement. Dès lors, le cinéaste, malgré mes tentatives, organisa à sa manière nos entretiens, selon son humeur ou son état de fatigue. Plus d’une fois il s’interrompit, me laissant seul, s’installant alors dans son jardin, pour se plonger dans la lecture d’ouvrages répondant à son envie du moment, ou s’adonner au plaisir de la sieste. Sergio réapparaissait une heure plus tard, l’air détaché, acceptant ou pas de poursuivre notre échange sur sa carrière, décidant de parler de toute autre chose, ou encore m’invitant à déguster quelquesgelati dans le centre-ville. Je me soumettais de bonne grâce à ces figures imposées, sachant que je n’avais guère le choix, me contentant chaque soir, après le diner, de noter scrupuleusement les thèmes développés ou effleurés par le cinéaste, au cours de la journée écoulée. La santé de Sergio Esposito, alors âgé de 69 ans, fut en partie responsable de l’aspect décousu de nos conversations, ses problèmes cardiaques nécessitant des examens contraignants à Naples, avec le Professeur Raffaele Izzo, ami du cinéaste. Si l’on oublie les méthodes de travail peu orthodoxes de Sergio, je dois reconnaître qu’il fut un hôte attentionné. Il m’invita plus d’une foi s à partager ses promenades sur la péninsule sorrentine, ou à descendre sur la plage de la bourgade de Vico Equense, pour y retrouver ses amis restaurateurs ou quelques notables dont les activités me semblent encore aujourd’hui difficiles à appréhender. Il n’en reste pas moins vrai que la transcription d’entretiens au cours desquels votre interlocuteur navigue sur ses souvenirs, au gré de son humeur ou en fonction des aléas de sa santé, ne s’avéra pas toujours des plus simples pour l’auteur de ces lignes. Bon an, mal an, je parvins au printemps 2006 à rédiger un texte, dont le seul mérite était de compiler l’ensemble des interviews réalisées. Je sauvegardai le tout sur un disque dur et effectuai un tirage papier que je classai dans mes archives, avec la ferme intention de ne plus y revenir. Je pris soin d’adresser une copie de ce travail à Silvia Esposito, l’informant que je ne pouvais publier ce texte inachevé, par respect pour la mémoire de Sergio. Je la remerciai pour son accueil, sa gentillesse et son invitation à rester encore quelque temps dans sa propriété, après les obsèques de son mari, célébrées dans la plus stricte intimité. UneannéesécouladurantlaquelleSilviarepritsonmétierdinterprète,tantenItalie
Uneannées’écouladurantlaquelleSilviarepritsonmétierd’interprète,tantenItalie qu’en Europe. Nous restâmes en contact, nous croisant à l’occasion de festivals de cinéma où Silvia intervenait lors de conférences de presse. Au mois de juin 2007, je la retrouvai à Paris où elle me fit part de la vente dupalazzo, trop grand, « trop lourd à porter », selon ses termes. Elle venait de s’installer dans une charmante villa à Vico Equense et m’annonça son intention ferme et définitive d’y reprendre les enregistrements et d’en sortir un bouquin, dont elle me confiait la rédaction. Elle finit par me persuader d’être en capacité de présenter à un éditeur italien cet ultime témoignage du cinéaste. Fin août 2007, Silvia prenant un congé sabbatique, je me rendis à Vico Equense, où nous unîmes nos efforts afin de boucler la rédaction de ce petit ouvrage. Il nous fallait, me précisa-t-elle, repenser la structure des entretiens. Vaste programme ! Elle m’annonça par la même occasion que le film tourné par Alessandra Fabri en 2005,Gioco di ruolo,sur l’ultime scénario de Sergio, ferait l’objet d’un en tretien avec la cinéaste, contactée récemment. Je repris ainsi le chemin de Naples, où Silvia m’accueillit à bras ouverts, l’émotion étant palpable. Elle m’apparut toujours aussi belle, élég ante comme à son habitude et ne semblant nullement souffrir de la chaleur qui envah issait l’aéroport deNapoli – Capodichino, suite à une panne de climatisation. Mon bagage ré cupéré, nous prîmes l’autoroute A3 et parcourûmes rapidement les quelqu es trente kilomètres qui nous séparaient de Vico Equense (« rapidement » étant un euphémisme, l’Alfa Romeo bénéficiant du pilotage très sportif et néanmoins maîtrisé de Silvia). Nous travaillâmes sans relâche pendant dix jours, cherchant à donner de la clarté au récit, précisant et complétant certains entretiens inachevés. Nous prîmes soin de ne pas édulcorer les propos de Sergio, ni d’ajouter artificiellement des éléments non vérifiables. Nous fîmes en sorte que les entretiens s’ordonnent sur le papier, en fonction du déroulé de la carrière de Sergio, avec les commentaires recueillis auprès de celui-ci, quand cela fut possible. Cette phase de rédaction achevée, Silvia prit son bâton de pèlerin pour contacter un éditeur italien. Cela ne se fit pas sans quelques difficultés, ne serait-ce qu’en raison de la double nationalité du metteur en scène. Celle-ci, il est vrai, ne sautait pas aux yeux, tout au moins à ceux des médias italiens ou français, les uns et les autres brandissant leurs petits drapeaux pour encenser ou fustiger Sergio Esposito, en fonction des circonstances. À titre d’exemple, citons les attaques subies par le cinéaste lors de la sortie française deL’Ombre du soiret le soutien que lui apporta alors la presse italienne, trop heureuse de pourfendre « des confrères timorés, héritiers déchus d’une Nouvelle Vague moribonde et incapables de reconnaître le talent d’un cinéaste libre, trop italien à leurs yeux » (La Repubblica). La même presse fut beaucoup plus tiède dans ses propos, quand elle considéra la carrière de Sergio trop accès sur la France, à l’image de ce curieux article paru dans la revueCiak, à la sortie du filmH2O« Les dictionnaires de cinéma devront d’ici peu répertorier Sergio : Esposito comme un cinéaste français, tournant il est vrai quelques films en Italie. Son point d’orgue a pour titreH2O, déclaration d’amour à la douce France et à son cinéma. Les qualités du film, furieux road movie, ne sont pas ici remises en cause, mais nous pouvons aisément imaginer, avec regret, que le tournage le long de la via Appia n’aurait pas eu à
rougir de celui effectué en France, sur la Nationale 7. Le projet initial, rappelons-le, devait être italien, mais son financement vint plus rapide ment côté français. La situation économique de notre industrie cinématographique sem ble ainsi avoir joué un rôle essentiel dans le choix de Sergio Esposito ». Le cinéaste ne prêta jamais une quelconque attention aux commentaires sur sa double nationalité, mais sa disparition n’éteignit pas totalement cette vieille querelle de clochers, Silvia bataillant pour éviter que le sujet ne revienne sur le tapis au moment de la diffusion d’un livre cent pour cent italien. Il Provocatorparut en librairie à l’automne 2010 et remporta un beau succès d’édition. Cinéastes, comédiens et historiens du cinéma ne tarirent pas d’éloges sur le petit ouvrage, à tel point que Silvia et moi-même furent plus d’une fois sollicités pour nous rendre sur les plateaux de télévision, contribuant ainsi à augment er les ventes et permettre à de nombreux italiens, jeunes et moins jeunes, de découvrir ou redécouvrir les films de Sergio Esposito, lesquels, pour le coup, furent à nouveau exploités dans tout le pays. Le plus beau souvenir de cette période de promotion fut certainement l’inauguration d’une plaque aux noms de Sergio et de son père, dans leTeatro 5de Cinecittà, filmée par la RAI. Le rôle essentiel de Silvia dans la conception et l a diffusion de cet ouvrage fut déterminant. Compagne attentionnée d’un cinéaste usé par son métier, elle se fit plus d’une fois remarquer en « maîtresse d’armes », comm e la surnommait affectueusement Sergio, bataillant contre les ennemis de son mari (qui ne manquaient pas). Silvia me laissa toute liberté pour la phase de rédaction, sans inte rvenir à aucun moment. Confiance mutuelle et complicité facilitèrent la refonte d’un ouvrage, seule filmographie commentée par le cinéaste lui-même. Nos remerciements à Christian d’Almeida pour l’aide spontanée qu’il nous a apportée. Son expérience comme ancien attaché de presse de Sergio Esposito fut un atout précieux dans la conception de ce livre. Ce solide gaillard, à l’origine professeur en droit social à Toulon, devint critique de cinéma et créateur d’une revue éphémère,Sentenza, qui eut le tort de sortir à une époque où plus personne en France ne s’intéressait au western italien. S’installant à Rome, Il fut par la suite l’attaché de presse efficace d’Enzo G. Castellari, qui le mit en rapport avec Sergio Esposito. Ce dernier trouvait le jeune homme intéressant à plus d’un titre, le comparant à un taureau chargeant les ennemis du cinéma de genre. Sergio se prit d’une certaine affection pour ce garçon cultivé, incollable sur le cinéma italien, qui fut par la suite l’auteur primé d’un ouvrage consacré à Franco Nero et d’un court métrage,Au cœur du Volcan(2005), témoignage des équipes techniques ayant travaillé avec Sergio. En nous remémorant la passion du cinéaste pour l’antiquité romaine, l’idée nous est venue, à Silvia et moi-même, de donner comme sous-t itre à ce livreVie, Mort et Résurrection de Sergio Esposito, en référence au livre d’Egon C. Corti, consacré à Pompéi. En effet, tour à tour encensé par la critique, puis enterré et de nouveau porté aux nues, Sergio, telle la cité antique détruite par l’éruption du Vésuve, semblait toujours renaître de ses cendres, parfois en jetant quelques lapilli sur la tête de ses détracteurs ! J’en suis aujourd’hui à me demander si le bonhomme ne va pas nous refaire le coup de la nuée ardente.Chi lo sa ?
Il Provocator
Sergio Esposito vit le jour dans le Latium, à Genzano di Roma, le 6 mai 1936. Il est le fruit des amours d’une historienne française, Simone Blan din, et d’un chef-décorateur napolitain, Renato Esposito. Il passe sa plus jeune enfance en Italie, malgré les ennuis de son père avec le régime de Mussolini. Renato n’est pas un opposant affiché, mais le Pacte d’Acier de 1939 va être le détonateur. Refusant que son pays face alliance avec les Nazis, il rejoint les partisans au sein du Comité de Libération Nationale, participant à la débâcle allemande, dans la plaine du Pô, au printemps 1945. À la fin de la guerre, Simone part avec son fils en Haute-Savoie et s’installe chez ses parents dans la grande maison familiale, à la sorti e d’Annemasse. Mais son activité e d’historienne l’oblige à rejoindre Paris en 1949. Elle y trouve un logement dans le XV arrondissement. Sergio y vivra quelques années, tout en retrouvant son père au cours des vacances scolaires. Ce dernier étant fort occupé sur les plateaux deCineccità, il y amène souvent son fils, ce qui réjouit le jeune Esposito, tout heureux de découvrir des décors fantastiques et de s’y cacher, avec la bienveillanc e des techniciens de plateau qui le surnom m entCaligula (la référence au terrible empereur est due à la je unesse de ce dernier, véritable enfant de troupe adoré des légionnaires). Quand Sergio Esposito, des années plus tard, aura maille à partir avec la crit ique, celle-ci ne se privera pas de considérer son surnom d’enfance comme prémonitoire, compte-tenu de son comportement à l’égard de la presse. Renato travaillant à Rome et Simone donnant des conférences sur toute la France, le couple ne se voit que trop rarement et finit par se séparer à l’automne 1954. Malgré cela, les parents de Sergio prennent toutes les précautions possibles pour ne pas perturber ce garçon sensible, curieux et très avancé pour son âge. Il est vrai que Simone l’encourage à maîtriser les langues française et anglaise, lui donne un goût prononcé pour la littérature classique et l’incite à poursuivre des études d’Histoire, où il se révèle brillant, au point d’écrire à vingt-deux ans un petit essai peu élogieux sur Vercingétorix, qu’il distribue lui-même dans les couloirs de la Sorbonne. Cela lui vaut quelques problèmes avec la direction de cet honorable établissement et une expulsion, co nsécutive au coup de poing qu’il assène à un professeur peu enthousiasmé par la lecture du pamphlet de « ce jeune italien prétentieux qui se permet d’écrire un stupide brûlo t que tout historien devrait jeter, comme son auteur, au bas de la roche Tarpéienne ». Le garçon commence ainsi à se construire une réputa tion de bagarreur, qu’il entretiendra tout au long de sa vie, lui valant plus d’une fois de sérieux ennuis avec la profession.
Suite à cet incident, Sergio se brouille avec sa mère et décide de quitter la France pour Rome en 1959. Renato héberge sans hésiter ce fils aimé, dans son vaste appartement au 109 de la via dei Serpenti. Dans le même temps, le jeune homme s’inscrit à l’université de Rome,La Sapienza, où ses études se déroulent plus sereinement qu’à la Sorbonne. Il y suit en effet un cursus sans anicroche, tout en rôdant dans les studios de Cinecittà, dès qu’il le peut. Il ne tardera pas à y passer des journées ent ières (et parfois certaines nuits, clandestinement), Renato aménageant un petit réduit pour que son fils puisse travailler ses cours d’Histoire. Désirant participer aux frais du logement, Sergio travaille occasionnellement avec son père, dans l’ambiance des tournages qu’il affectionne tant et où il trouve rapidement sa place. Il n’en n’abandonne pas pour autant ses études, allant jusqu’à obtenir un diplôme pour la présentation de son mémoire sur l’empereur Domitien. Ce succès universitaire sera sa dernière prestation d’historien en herbe, le jeune homme décidant alors de se consacrer pleinement au métier de cinéaste. Au printemps 1962 Sergio Esposito fête ses 26 ans a vec sa mère, tous deux s’étant réconciliés, et profite de quelques congés pour la rejoindre régulièrement en Haute-Savoie, dans une pension de famille tenue par la meilleure amie de Simone, au cœur du Faucigny. Il en gardera un amour profond pour cette région des Alpes (laquelle servira de décor au filmL’Ombre du Soir). Il entame alors une liaison tumultueuse avec Catherine, fille de sa logeuse savoyarde, belle libertine, qui se plait à « partager » cette liaison avec un autre garçon. Ce trio improbable se disloque au bout de deux ans. Pour oublier cette séparation, Sergio travaille alors sans relâche et offre ses services à de nombreuses productions plus ou moins honorables. Ainsi, il remplace un perchman tombé malade sur le tournage duFantômasd’André Hunnebelle et il devient assistant costumier su rMaciste e la regina di Samar de Giacomo Gentilomo. Plus glorieux pour son cursus, Sergio participe comme assistant au montage dePrima dellaRivoluzione de Bernardo Bertolucci (film engagé qui annonce les révoltes de 1968), sous l’autorité du chef-monteur Roberto Perpignani. Au mois d’avril 1965, il se retrouve à Almeria, au sud de l’Espagne, sur le tournage dePer qualche dollaro in più,en compagnie du chef costumier Carlo Simi qui le mettra en relation avec Sergio Leone. En France, sa petite réputation de technicien compétent et parfaitement bilingue, lui permet d’intégrer au cours des années 1965–67 quelques équipes de tournage, dans les studios de la Victorine à Nice ou en extérieur, dans les environs. C’est ainsi qu’à l’automne 1965, il rejoint Maurice Fellous, chef-opérateur attitré de Georges Lautner, sur le tournage d eNe nous fâchons pas,lequel n’est pas de tout repos. Il y croise le comé dien Lino Ventura. Sergio Esposito n’a jamais été très bavard sur ses expériences de jeunesse, se contentant de remercier tous les professionnels du cinéma qui l’ont aidé à faire ce métier. Il semble en tous cas avoir entretenu d’excellentes relations avec Lino Ventura, pourtant à la réputation difficile. Est-ce dû au fait qu’ils étaient tous deux franco-italiens? Est-ce dû au fait que Sergio trouve en Lino Ventura un modèle, d ont il suivra par la suite le comportement en dehors des tournages, associant sa vie privée aupomerium, l’espace sacré à ne pas franchir ? Nul ne le sait, mais les deux hommes resteront liés, sans s’afficher pour autant ensemble.
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