Traitement des opérations comptables conforme au référentiel SYSCOHADA révisé et aux normes IFRS
859 pages
Français

Traitement des opérations comptables conforme au référentiel SYSCOHADA révisé et aux normes IFRS

-

859 pages
Français

Description

L'ouvrage s'intéresse donc au traitement comptable des opérations particulières dans un contexte de révision de l'Acte uniforme. Il a pour objectif non seulement d'éclairer le lecteur sur la comptabilisation des opérations particulières conformément à cet Acte uniforme révisé, mais aussi de mettre en exergue la référence aux articles et aux principes comptables les justifiant. Quelques tests de connaissances à la fin de chaque chapitre (dont les corrigés sont fournis à la fin de l'ouvrage) mettent en évidence la valorisation des volets pratiques encore plus spécifiques.

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Date de parution 16 avril 2020
Nombre de lectures 141
EAN13 9782140147494
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Traitement des opérations comptables conforme au
Etudesréférentiel SYSCOHADA révisé et aux normes IFRS
africaines
er Série Comptabilité Depuis le 1 janvier 2018, toutes les entités des États
parties au traité SYSCOHADA sont tenues de présenter leurs
comptes conformément à l’Acte uniforme du SYSCOHADA
révisé et aux normes comptables internationales IFRS
(International Financial Reporting Standards) en référence
aux articles 8, 73-1 et 75, notamment pour celles qui font
appel public à l’épargne et/ou sont cotées en bourse. Souleymanou K
L’ouvrage s’intéresse donc au traitement comptable des
opérations particulières dans un contexte de révision de l’Acte
uniforme (26 janvier 2017). Dans la mesure où cette évolution
Traitement des opérations compompompompompompttttttables ables ables ables ables ables comptable intéresse non seulement les dirigeants des entités
de l’espace OHADA, mais aussi, tout lecteur en situation
professionnelle ou d’apprentissage dans un contexte où la conforme au référentiel SYSCOHADA rA rA rA rA rA rA rA rA rA rA rA rA rA réééééééééééééévisé visé visé visé visé visé visé visé visé visé visé visé visé visé
pratique comptable de certaines opérations est devenue un
enjeu majeur des politiques nationales et sous régionales, et aux normes IFRS
le traitement de certaines opérations comptables conforme au
référentiel en vigueur s’impose comme un préalable d’arrimage
appliqué à l’évolution incrémentale du système en vigueur.
Cet ouvrage a pour objectif non seulement d’éclairer le
lecteur sur la comptabilisation des opérations particulières
conformément à cet Acte uniforme révisé, mais aussi de
mettre en exergue la référence aux articles et aux principes
comptables les justifi ant.
Quelques tests de connaissances à la fi n de chaque chapitre
(dont les corrigés sont fournis à la fi n de l’ouvrage) mettent
en évidence la valorisation des volets pratiques encore plus
spécifi ques.
Préface du Professeur Mouhamed El Bachir Wadeadeadeadeadeadeadeadeadeadeadeade
Agrégé en Sciences de Gestion (gestion comptable), Postface de M. Martin Dieudonné Ndene
Souleymanou Kadouamaï est enseignant à l’Université de
Maroua (Cameroun), Chef de Département de Comptabilité
et Finance, Coordonnateur de Master Professionnel en CCA.
Il est auteur de nombreux articles publiés dans des revues
scientifi ques classées (CNRS, FNEGE et ABS-ABDC). Ses travaux
portent sur les perspectives évolutionnistes des systèmes comptables,
avec incursion sur la pertinence de l’information comptable produite et
diffusée par les entités des États parties au traité SYSCOHADA.
Etudes africaines
ISBN : 978-2-343-19579-7
Série Comptabilité52 €
Traitement des opérations comptables
Souleymanou K
conforme au référentiel SYSCOHADA révisé
et aux normes IFRS7UDLWHPHQW
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Souleymanou Kadouamaï
Préface du Professeur Mouhamed El Bachir WADE
Postface de Monsieur Martin Dieudonné NDENE



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SOMMAIRE ..................................................................................................................... 7
REMERCIEMENTS ........................................................................................................ 9
PREFACE ....................................................................................................................... 11
AVANT-PROPOS .......................................................................................................... 15
SIGLES, ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS ......................................................... 19
INTRODUCTION .......................................................................................................... 21
Chapitre 1. Opérations affectant les capitaux propres .................................................. 25
Section 1. Le principe de comptabilisation d’une affectation du résultat ................... 25
Section 2. La comptabilisation d’une augmentation de capital ................................... 38
Section 3. La comptabili d’une modification du capital .................................... 48
Section 4. La comptabilisation des fonds propres de l’entité ...................................... 53
Section 5. La comptabilisation des dividendes ............................................................. 55
Tests de connaissances ................................................................................................... 62
Chapitre 2. Opérations liées aux comptes d’actif immobilisé ..................................... 73
Section 1. L’acquisition des immobilisations ............................................................... 73
Section 2. La comptabilisation des immobilisations incorporelles ........................... 128
Section 3. La comptabili des immobilis financières ............................... 152
Section 4. Les amortissements des immobilisations .................................................. 171
Section 5. Réévaluation et cession d’immobilisations ............................................... 218
Tests de connaissances ................................................................................................. 242
Chapitre 3. Comptabilisation des comptes de stocks et en-cours .............................. 254
Section 1. Les stocks en comptabilité ......................................................................... 254
Section 2. Comptabilisation des stocks et des dépréciations de stocks ..................... 256
Section 3. L’inventaire des stocks et des en-cours ..................................................... 260
Section 4. La comptabilisation des vols de stocks et de la démarque inconnue ............. 267
Section 5. L’évaluation des stocks en comptabilité.................................................... 270
Tests de connaissances ................................................................................................. 282
Chapitre 4. Comptabilisation des créances et des dettes ............................................ 284
Section 1. Les particularités des créances et des dettes.............................................. 284
Section 2. Les abandons de créances ........................................................................... 289
Section 3. La comptabilisation des achats, des cessions de créances et de leurs
accessoires ..................................................................................................................... 310
Section 4. La liquidation des créances ........................................................................ 336
Section 5. Le préfinancement des tiers ........................................................................ 355
Tests de connaissances ................................................................................................. 376
Chapitre 5. Comptabilisation des opérations des comptes financiers ....................... 380
Section 1. La comptabilisation des obligations .......................................................... 380
Section 2. La comptabili des opérations bancaires ........................................... 386
Section 3. La comptabilisation des opérations de caisse ............................................ 397
Section 4. La comptabili d’une lettre de change ............................................... 407
Section 5. La différence entre la notion de trésorerie et celle du résultat en
comptabilité................................................................................................................... 410
Tests de connaissances ................................................................................................. 428
Chapitre 6. Comptabilisation des affectations des charges ........................................ 430
7 Section 1. Les affectations des charges courantes ...................................................... 430
Section 2. Le traitement de crédit-bail, charges locatives et autres frais .................. 476
Section 3. La comptabilisation des frais et des intérêts d’emprunt ........................... 508
Section 4. La comptabili des droits, de la prime de bilan et des primes
d'assurance .................................................................................................................... 550
Section 5. La comptabilisation des rémunérations diverses ...................................... 583
Tests de connaissances ................................................................................................. 609
Chapitre 7. Comptabilisation des affectations des produits ....................................... 617
Section 1. Les comptes de « Produits des activités ordinaires » (classe 7)............... 617
Section 2. La comptabilisation d'une extension de garantie ...................................... 650
Section 3. Les comptes d'abonnement en comptabilité .............................................. 660
Section 4. Comptabilisation de la production immobilisée au sein d'une entité ............. 686
Section 5. La comptabilisation des indemnités d’assurances .................................... 714
Tests de connaissances ................................................................................................. 727
Corrigés des tests de connaissances ............................................................................ 733
Corrigés du chapitre 1. Les opérations affectant les capitaux propres ...................... 733
Corrigés du chapitre 2. Opérations liées aux comptes d'immobilisations................. 745
Corrigés du chapitre 3. Comptabilisation des comptes de stocks et en-cours .......... 760
Corrigés du chapitre 4. Comptabies créances et des dettes ........................ 762
Corrigés du chapitre 5. Comptabilisation des opérations des comptes financiers .......... 768
Corrigés du chapitre 6. Comptabilisation des affectations des charges .................... 770
Corrigés du chapitre 7. Comptabies affectations des produits ................... 777
CONCLUSION ............................................................................................................. 783
POSTFACE ................................................................................................................... 785
BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE ..................................................................... 787
ANNEXES .................................................................................................................... 789
INDEX DES TERMES ................................................................................................ 829
I DE LA BIBLIOGRAPHIE ET DE LA SITOGRAPHIE ............................. 835
TABLE DES MATIÈRES ........................................................................................... 837







8

REMERCIEMENTS
J’exprime ma reconnaissance à Semdi Soulaye, Expert-Comptable Diplômé,
Promoteur du Cabinet d’Expertise Comptable « SEMDI SOULAYE » à
Maroua ; à Paul Bwelle, Expert-Comptable, Directeur du Cabinet
« STRATEGIKONSEIL » à Maroua, membre du réseau « Alliance Experts
France » ; à Georges Wandji, Docteur en Sciences de Gestion, Chef de
Département de Comptabilité et Finance de la Faculté des Sciences
Economiques et de Gestion (FSEG) de l’Université de Dschang (UDs),
Coordonnateur de Master Professionnel en Comptabilité et Fiscalité, et par
ailleurs, Directeur du Cabinet "Centre d’Expertise et de Conseil en Economie et
Gestion des entreprises" (CEGEC-SARL), pour leur profonde implication dans
la relecture et les critiques pertinentes et constructives du présent ouvrage.
Je suis aussi redevable à Sakinatou Alhaji Yougouda, mon ancienne
étudiante, Comptable de longue date au Cabinet FIDACO-Ngaoundéré ; à
Mohamadou Djibrilla et David Djora, autrefois mes promotionnaires d’études en
comptabilité au Lycée Technique de Maroua, sont respectivement Directeur
Adjoint de l’École Normale d’Instituteurs de l’Enseignement Technique
(ENIET) et Directeur du Collège d’Enseignement Technique Industriel et
Commercial (CETIC) de Petté, et par ailleurs, chercheurs au département de
Comptabilité et Finance de la FSEG de l’Université de Maroua (UMa), pour
leurs relectures contributives et marquantes. J’adresse également mes
remerciements aux enseignants et chercheurs de l’UMa, de l’UDs et de
l’Université de Ngaoundéré (UN) pour la pertinence de leurs critiques.
Ici, j’exprime également ma gratitude aux inoubliables enseignants de
comptabilité qui m’ont tenu la main tout au long de mon cursus d’apprentissage
de cette matière. D’abord, au premier cycle au CETIC de Maroua de 1989 à
1993, respectivement : Elvis Tchinda Signing (1989-1990), Mboundja Moukoko
(1990-1991), Emmanuel Simo (1991-1992), Fonain Kouam Siméon
(19921993). Ensuite au second cycle du Lycée Technique de Maroua de 1994 à 1999,
Fonain Kouam Siméon (1993-1994), Flaubert Ndjoumeni (1994-1995), François
Urbain Owona en 1995-1997 (en mémoire), Kouokap Paul en 1997-1999 (en
mémoire). Ensuite, au cycle de Licence en Comptabilité-Contrôle-Audit (CCA)
de la FSEG de l’UN de 1999 à 2002, François-Xavier Mayéglè, Jules-Roger
Feudjo, Aboubakar Mfopain. Ensuite, en Maitrise en CCA en 2002-2003, David
Kamdem ; en DEA en Sciences de Gestion-option CCA en 2003-2004,
JeanGuy Degos (en mémoire). Enfin, pendant la rédaction de ma thèse de doctorat
Ph/D en Sciences de Gestion (option Comptabilité) de 2005 à 2010 : Victor
Tsapi, Jules-Roger Feudjo, David Kamdem, Bigou Laré-Nadèdjo, Jean-Guy
Degos, Géneviève Causse.
Au lecteur avisé, je demande toute son indulgence pour d’éventuelles
erreurs et omissions de ma part, erreurs et omissions qui n’obliqueraient
aucunement ma pleine et entière responsabilité.
9 PREFACE
L’intitulé de cet ouvrage est tout un programme, une ambition proclamée et
certainement un engagement assumé : celui de former des « comptables purs
et durs », de transformer qualitativement et radicalement les apprenants. En
effet, un comptable pur et dur est un comptable qui maîtrise parfaitement le
traitement des opérations comptables.
Cet ouvrage appartient à la catégorie des manuels pédagogiques qui
permettent la maîtrise de l’exhaustivité d’un champ de connaissance grâce à
la clarté de leur exposé et aux qualités pédagogiques de leurs auteurs. Il vise
à préparer des praticiens comptables parfaitement adaptés au nouvel
environnement qu’a créé la révision du Système comptable de l’OHADA.
En effet, dans son ambition d’être partie prenante de l’harmonisation
comptable internationale, l’OHADA a réalisé une révision de son référentiel
comptable qui est guidé par le souci de s’appuyer sur tout ce qu’il y a de
pertinent pour les économies des états-partis au traité de Port Louis.
La révision du SYSCOHADA est avant tout une exégèse des traitements des
opérations à la lumière des meilleures pratiques internationales. La démarche
méthodologique adoptée pour réaliser l’inventaire des points à réviser et le
« check up » complet du référentiel existant est celle d’une recherche
qualitative. Des focus groupes réunissant toutes les parties prenantes de la
production et l’utilisation de l’information comptable ont été organisés par
les pays membres. En outre, un autre outil méthodologique pertinent a été
adopté. C’est le recueil et l’analyse du point de vue des experts à travers des
sessions spéciales du Comité de Normalisation comptable de l’OHADA
(CNC-OHADA), des comptes rendus des délibérations des Conseils
Nationaux Comptables (CNC) des pays membres et celles des commissions
nationales OHADA.
La validation technique de la révision a été faite par une commission Ad hoc
des spécialistes provenant de tous les pays de la zone OHADA, réunie à
Abidjan en avril 2015.
Le résultat de ce processus de révision est à mon avis un « nouveau »
référentiel de grande qualité qui a amélioré le traitement comptable de
beaucoup d’opérations sur la base des leçons apprises et des évolutions des
normes internationales (IFRS, notamment, mais, pas seulement). En effet, de
manière très lucide, le normalisateur OHADA a opté pour la « convergence
vers les IFRS » et non une « full adoption ». Ainsi chaque traitement
comptable du SYSCOHADA révisé a été comparé aux normes IFRS, aux
US GAAP, etc. La révision a consisté donc à s’aligner sur les meilleurs
pratiques. Mais, à chaque fois que ces pratiques internationales étaient
inadaptées au contexte OHADA, les aménagements nécessaires sont retenus.
11 La révision du référentiel comptable de l’OHADA est une heureuse initiative
car elle s’imposait en réalité. En effet, 2001, la date de son entrée en vigueur
a été le point départ de grandes mutations dans la normalisation comptable
internationale (l’apparition des normes IFRS, la transformation de IASC en
IASB qui va lancer plusieurs chantiers et imprimer à la réflexion sur la
comptabilité, un dynamisme remarquable).
À cause de la profondeur de ces mutations, le champ couvert par la révision
a été vaste. Ce qui impose une profonde remise en cause aux professionnels,
aux enseignants et aux apprenants formés sur la base des référentiels
antérieurs.
La première qualité de l’ouvrage du Professeur SOULEYMANOU est de
cibler ce besoin urgent et de proposer un produit adapté pour sa satisfaction.
À ce niveau rien de surprenant. En effet, Pr. SOULEYMANOU, par son
parcours de formation est un comptable pur et dur que son métier
d’enseignant oblige à former ses étudiants selon les mêmes standards
d’excellence.
La deuxième qualité de l’ouvrage, celle qui est la plus remarquable et fait
son originalité est sa structuration séquentielle qui rappelle l’atmosphère des
théâtres découpés en actes. La pédagogie, mieux l’andragogie de l’ouvrage
présente chaque traitement d’opération comptable comme un acte d’une
pièce de théâtre dont l’apprenant est l’acteur. Ainsi, la consultation du livre
est facilitée ; chaque usager peut choisir son circuit propre en s’évaluant ou
en se renforçant grâce à des applications corrigées. Les comptables aguerris
et les experts comptables peuvent en tirer profit, en identifier facilement les
opérations qui les intéressent pour voir les préconisations du SYSCOHADA
révisé à coté de celle des IFRS.
Les sept chapitres du livre expliquent le traitement des opérations
particulières impactant les comptes du bilan et les comptes de résultat, en
montrant pour chacun d’eux comment s’enregistrent les écritures comptables
à la lumière des principes retenus par le SYSCOHADA révisé. L’auteur
aborde spécifiquement les opérations liées à l’achat et à la vente, aux effets
de commerce, aux emballages commerciaux ainsi qu’à la comptabilisation
des charges relatives aux personnels et aux autres charges. Il s’agit des
opérations courantes qui font partie des activités économiques récurrentes
des entités.
SOULEYMANOU KADOUAMAÏ est titulaire d’un Ph.D en Sciences de
Gestion de l’Université de Ngaoundéré dans la spécialisation
« Comptabilité-Contrôle-Audit ». Il est Agrégé en Sciences de Gestion
(Option Gestion Comptable). C’est un enseignant de rang international qui a
fait et continue de faire ses preuves dans des universités d’Afrique Centrale
et d’Afrique de l’Ouest francophone. Chef de Département de Comptabilité
et Finance à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de
12

l’Université de Maroua, il est intéressé par les perspectives évolutionnistes
de la comptabilité. Il est l’auteur d’une vingtaine d’articles publiés dans des
revues scientifiques internationales classées par FNEGE, CNRS et ABS. Il
est actuellement membre très actif du comité de pilotage de l’Association
Francophone de Comptabilité - Afrique, membre (adhérent) à l’AFC
(Association Francophone de Comptabilité), et à l’ACFAS (Association
Francophone pour le Savoir). Aussi, il est le représentant de l’Afrique
Centrale à l’AAFA (African of Accounting and Finance Association) ou
Association Africaine de Comptabilité et Finance. Il est membre actif en tant
que réviseur de la Revue REGO (Recherche en Economie et Gestion des
Organisations) et de la Revue Camerounaise de Management (RCM).
Depuis près de quatorze ans déjà, il enseigne la comptabilité financière, la
comptabilité internationale, le contrôle de gestion et l’audit. Il a dirigé et
continue à diriger plusieurs thèses de doctorats. Il est également membre de
plusieurs comités de thèses doctorales.
Cet ouvrage est une formidable contribution à vulgarisation du
SYSCOHADA révisé qui correspond à divers besoins dans les lycées, les
universités et autres organisations des États-Parties.
Le lecteur y découvrira autant de points de repères conceptuels que
pédagogique s’il n’est pas familier de cette thématique de traitement des
opérations comptables particulières, ou encore redécouvrira ce qu’il a déjà
étudié, sous d’autres aspects conformes au SYSCOHADA révisé.
Kuala Lumpur, le 27 décembre 2019
Pr. Mouhamed El Bachir WADE
Professeur Titulaire CAMES
Secrétaire Permanent du Cursus de formation
à l’expertise comptable de l’UEMOA
13 AVANT-PROPOS
Cet ouvrage est élaboré dans le but de s’attacher à faire du contenu, un guide
pratique, un auxiliaire indispensable, un précieux support didactique autant
par la pertinence des composantes thématiques que par la clarté des
explications et la diversité des exercices, et aussi, le potentiel illustrant des
nombreux cas d’application, tous corrigés au demeurant.
Fruit d’un sérieux effort de recherche et de réflexion ayant intégré l’esprit
du Droit comptable OHADA, ce livre « Traitement comptable des opérations
particulières conforme au référentiel comptable SYSCOHADA révisé avec
les normes IFRS » ambitionne d’épauler efficacement dans cette démarche,
les enseignants, étudiants et élèves intéressés par cette comptabilité.
En effet, en 2017, plus précisément le 26 janvier, il est révisé, adopté,
puis édité le 15 février et devenu l’Acte uniforme relatif au droit comptable
eret à l’information financière (AUDCIF). Le 1 numéro spécial du nouveau
1système comptable OHADA (SYSCOHADA) est donc constitué de 13
titres de 83 chapitres au total. Le libellé dudit acte uniforme a changé. Il a
également abrogé les articles 12, 27 et 60 de l’ancienne version de l’acte
uniforme de droit comptable. L’article 12 disposait que, « dans le Système
normal est rendu obligatoire l’établissement d’un état fournissant des
informations additionnelles, dénommé "État supplémentaire statistique" ».
L’article 27 quant à lui disposait que, « le Système allégé comporte
l’établissement du Bilan, du Compte de résultat de l’exercice et de l’Etat
annexé, simplifiés dans les conditions définies par le Système comptable
2OHADA » . L’article 60 disposait que, « seuls les bénéfices réalisés à la
date de clôture d’un exercice sont inscrits dans les résultats de l’exercice. À
cette date, le bénéfice résultant d’une opération partiellement exécutée et
acceptée par le client, peut prouver, avec une sécurité suffisante, que le
contrat est bien avancé pour que ce bénéfice partiel puisse s’insérer
1 L’OHADA adopte donc le nouvel acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information
èmefinancière suite à la réunion du 26 janvier 2017 à Brazzaville à l’occasion de la 43 session
du Conseil des ministres, pour lequel les pays de l’espace OHADA ont adopté le nouvel acte
uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière. En effet, la révision de
l’Acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises pour
en faire l’unique référentiel comptable en vigueur dans l’espace géographique de l’OHADA
avait été instruite le 17 octobre 2013 suite à la conférence des Chef d’Etat et de
gouvernement.
2 Avant la révision de l’acte uniforme, il était appliqué au sein de l’OHADA : un système
normal, un système allégé et un système minimal de trésorerie pour les toutes petites
entreprises (articles 11, 12, 13 et 25, 26 à 28). Avant la révision de l’OHADA le compte de
résultat avait la primauté avec des principes comme le rattachement des charges aux produits,
les comptes de régularisation, l’étalement de la comptabilisation de certaines charges
(retraites, écarts de change, charges différées).
15 normalement dans le bénéfice global prévisionnel de l’opération dans son
ensemble ».
Dans ses perspectives pratiques, l’acte uniforme OHADA privilégie la
normalisation à l’harmonisation. Il révise les conventions et les principes
comptables (en plus des articles 3, 6, 8, 9, 10, 11,33, 34, 35, 36, 39, 40, 59
relatifs aux conventions, il y a d’autres articles 17, 35 et 36 qui sont relatifs
aux principes). Tout se concrétise par le cadre conceptuel (élaboration de
nouvelles normes, article 14). Il incarne le mécanisme de communication des
états financiers (tableau de variations des capitaux propres, tableau de flux
de trésorerie, notes explicatives, autres informations). Rappelons que 256
comptes et sous comptes ont changé d’intitulé, 46 comptes d’actif sont
supprimés, 192 comptes de passif sont créés, 14 sous comptes sont aussi
créés pour faciliter l’élaboration du tableau de flux de trésorerie. Parmi les
améliorations comptables relevées en termes de modifications de
SYSCOHADA, nous relevons (Degos et Souleymanou, 2018, p. 53) :
-l’utilisation des états financiers (l'investisseur est l’utilisateur privilégié des
états financiers) ;
-les objectifs des états financiers (comme pour l'IASB) sont de fournir des
informations sur la situation financière de l'entreprise et son évolution, en
premier lieu, présentée par le bilan) ;
-les caractéristiques de l'information (pour la communication de
l'information financière) ;
-la présentation des états financiers (système normal, SMT, DSF selon les
normes IFRS) ;
-l’OHADA est à l’heure de produire l’information financière plutôt que
comptable seulement.
« Désormais, le Système Comptable OHADA révisé est un nouveau
système comptable doté d’un cadre conceptuel propre et de meilleures
pratiques nécessaires pour améliorer le traitement comptable et la
présentation des états financiers » (Ndene, 2017, p.8).
Le potentiel de l’évolution des méthodes comptables a depuis le début du
XXe siècle façonné le raisonnement du normalisateur comptable
SYSCOHADA. Son apport dans la construction des modèles comptables au
sens de Littleton (1953) selon lequel, « les méthodes comptables sont
élaborées par la pratique qui procède par essais et erreurs pour dégager les
plus adaptées » est indéniable.
Après seize années de mise en application de l’ancien Acte Uniforme, la
volonté des pays membres de SYSCOHADA d’adopter un changement de
leurs pratiques comptables, dans la perspective de prendre l’élan
d’amélioration volontaire et progressive des structures informelles à capital
fermé, dominantes en Afrique noire francophone est mise en évidence.
16

« En réponse à la nouvelle donne, la préparation du référentiel
SYSCOA/OHADA a offert aux pays concernés, l’occasion de procéder
ensemble à une mise à jour accélérée et de grande ampleur, à de nombre
d’évolutions... » (Gouadain et Wade, 2009, p.1310).
En harmonisant les outils et les règles du jeu comptable, moyens de
pilotage interne de l’entité, et de les amener à fournir une information
financière normalisée, plus pertinente et fiable auprès de divers utilisateurs,
le Système Comptable OHADA révisé s’ouvre à la mondialisation financière
et s’avère de plus en plus précieux pour améliorer la comparabilité des
données financières au-delà du continent Africain.
« En réalité, ce système en vigueur tient compte d’une part des
spécificités du contexte, puis tente d’autre part, d’adopter les IFRS et de se
mettre en conformité avec l’extérieur. Cette tentation est renforcée par la
pression forte exercée par les bailleurs de fonds, ainsi que par certains
cabinets étrangers qui ont pour champ d’activité la zone de l’Afrique
francophone » (Causse, 2014, p.159). Il se veut « … un système comptable
de qualité nécessaire pour attirer les capitaux extérieurs en provenance des
banques, des organismes internationaux ou des investisseurs privés »
(Causse, 2018, p.9).
Cet ouvrage s’avère à la fois utile pour le cours et les exercices avec
corrigés couvrant l’essentiel du programme de la comptabilité approfondie et
spéciale : les particularités de la comptabilité des sociétés commerciales, de
l’analyse de l’exploitation de tous les comptes de bilan et du compte de
résultat.
Toutes les précautions ont été prises pour faire du présent ouvrage, un
auxiliaire à la fois commode, pratique et toujours de bon conseil aussi bien
pour les professionnels (Chefs d’entreprise, Responsables comptables et
financiers) que pour les enseignants et élèves ou étudiants.
17 SIGLES, ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS
ABDC: Australian Business Deans Council
ABS: Association of Business Schools
ANC : Autorité des Normes Comptables
AUDCIF : Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’Information
Financière
BTP : Bâtiments et Travaux Publics
CCA : Comptabilité Contrôle Audit
CDE : Camerounaise Des Eaux
CEMAC: Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale
CETIC : Collège d’Enseignement Technique Industriel et Commercial
CFA : Coopération Financière en Afrique (CEMAC), Communauté
Financière en Afrique (UEMOA)
CMC : Cameroon Music Corporation
CMP: Coût Moyen Pondéré
CMUP: Coût Moyen Unitaire Pondéré
CNCC : Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes
CNRS : Centre National de Recherche Scientifique
COBAC : Commission Bancaires d’Afrique Centrale
DG : Directeur Général
ENIET : École Normale d’Instituteurs de l’Enseignement Technique
ERP : Enterprise Resource Planning
FIDACO : Fiduciaire audit conseil
FIFO: First In First Out
FNEGE : Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des
Entreprises
FRP : Finance Resource Planning
FSEG : Faculté des Sciences Économiques et de Gestion
GPS : Global Positioning System ou Système mondial de positionnement
(en français)
HAO: Hors Activité Ordinaire
HT: Hors Taxe
IARD: Incendie, Accident, Risque Divers
IAS: International Accounting Standards
IASC: International Accounting Standards Committee
IASB: International Accounting Stas Board
IFRS : International Financial Reporting Standards
IR : Impôt sur le Revenu
IRPP : Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques
IS : Impôt sur les Sociétés
OAPI : Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle
19 OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des
Affaires
ONECCA : Ordre National des Experts Comptables et Comptables Agréés
OPA : Offre Publique d'Achat
OPCA : Organismes Paritaires Collecteurs Agréés
OPE : Offre Publique d’Échange
PDG : Président Directeur Général
PEPS: Premier Entrée, Premier Sortie
PGI : Progiciel de Gestion Intégré
PME : Petites et Moyennes Entreprises
RAS : Rien À Signaler
SA : Société Anonyme
SARL : Société Anonyme à Responsabilité Limitée
SNC : Société en Nom Collectif
SOCAM : Société Civile Camerounaise de l'Art Musical
SONACAM : Société Nationale Camerounaise de l’Art Musical
SYSCOHADA : Système comptable OHADA
TIAP : Titres Immobilisés de l'Activité de Portefeuille
TTC: Toute Taxe Comprise
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
UDEAC : Union Douanière et Économique de l’Afrique Centrale
UEMOA : Union Économique et Monétaire Ouest Africaine
UDs : Université de Dschang
UEAC : Union Économique de l’Afrique Centrale
UMa: Université de Maroua
US-GAAP: United States Generally Accepted Accounting Principles
Va : Valeur actuelle
VA : Valeur Ajoutée
VMP : Valeur Mobilière de Placement
VNC : Valeur Nette Comptable
VR : Valeur Résiduelle
VV : Valeur Vénale







20

INTRODUCTION
La comptabilité est une technique qui permet d’exprimer une image fidèle de
la situation financière d’une entité ou d’un groupe d’entités. Elle est donc un
outil de gestion indispensable à toute entité économique. Sous l’effet du
développement des échanges économiques et de l’importance prise par les
marchés financiers, la comptabilité est devenue le langage fondamental de la
communication financière. Ainsi, la mondialisation de l’économie a conduit
le normalisateur OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du
Droit des Affaires) à réviser les normes comptables appliquées en Afrique
Noire Francophone, afin d’utiliser un langage commun plus compréhensible
et plus comparable à l’international. Dans cette optique, les pays d’Afrique
francophone, membres de l’espace OHADA, ont adopté ce référentiel
comptable révisé (appelé Système Comptable OHADA, en abrégé
SYSCOHADA). Ce système est révisé dans le but de favoriser davantage
l’intégration économique régionale et contribuer à la restauration d’un climat
favorable des affaires entre les États-membres et auprès des investisseurs.
C’est dans cet esprit que cet ouvrage est écrit pour participer, tant que faire
3se peut, à la vulgarisation de la comptabilité OHADA révisé. Créée le 17
eroctobre 1993, mise en application le 1 janvier 2001, révisée le 15 février
2017 ; l’OHADA, a conduit à l’adoption d’une évolution comptable
incrémentale, donc d’un langage commun, notamment pour la comptabilité
financière.
Encore dans une force à dominance économique et juridique, la
comptabilité OHADA appliquée permet de traduire, dans des documents de
synthèse destinés à des différents utilisateurs, la présentation plus fidèle de la
situation financière d’une entité. Produits dans des environnements
économiques, culturels et réglementaires différents, les documents
comptables issus d’un pays donné se veulent désormais compréhensibles
pour des investisseurs étrangers. Pour cette raison, des efforts permanents
d’harmonisation et de normalisation internationale des règles comptables à
travers le monde sont entrepris. Ils le sont dans le but d’assurer la
comparabilité des états financiers.
Aujourd’hui, si les procédures de normalisation du SYSCOHADA ont
lieu en contexte de mise en application d’autres référentiels (IFRS,
USGAAP), elles sont encore différentes selon les pays. Mais, dans certains
d’entre eux, et notamment dans les États parties au traité, la comptabilité
OHADA révisée fait l’objet d’une réglementation des pouvoirs publics.
Cette révision a rendu la pratique comptable plus rigoureuse. Peu d’options
sont prévues (à l’instar de celles relatives aux articles 8, 73-1 et 75 de l’Acte
3 Instituée par le traité du 17 octobre 1993, signé à Port-Louis en Île Maurice.
21 Uniforme), mais de nombreuses informations sont adoptées et détaillées
(article 45 relatif à la prééminence de la réalité économique sur l’apparence
juridique). Elles doivent être fournies dans les états financiers conduisant à
la production d’indicateurs (ratios) plus pertinents. Ainsi, par exemple
l’adoption du principe de prééminence de la réalité économique sur
l’apparence juridique relevant de l’article 45 de l’Acte Uniforme du
SYSCOHADA, explique la mise obligatoire à l’actif, des biens en
locationfinancement (voir chapitre 6, section 2, § 1). Elle a éventuellement une
incidence sure : le montant des capitaux propres, l’endettement financier, la
valeur nette des immobilisations, le résultat d’exploitation, le résultat
financier, l’impôt sur le résultat et le résultat net au même titre que
4l’application des IFRS .
Cet ouvrage se veut pédagogique et pratique. Il a été conçu de manière à
aider les lecteurs à se familiariser aux principes liés aux techniques de
comptabilisation de certaines opérations plus ou moins spécifiques,
conformément aux articles de l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et
à l’Information Financière (AUDCIF) du SYSCOHADA révisé. Il convient
donc de comptabiliser ces opérations conformément aux articles les stipulant
et aux principes comptables auxquels se réfère le praticien de la
comptabilité. Ce faisant, l’ouvrage permet d’acquérir une parfaite maitrise
du SYSCOHADA révisé.
Son objectif est d’amener les lecteurs à acquérir, non seulement, la
maitrise des opérations rarement expliquées dans les autres ouvrages, mais
aussi et surtout la logique du raisonnement qui les sous-tend. Le référentiel
comptable SYSCOHADA (2017) est ici appliqué dans ses spécificités et ses
caractéristiques par l’analyse et le fonctionnement des comptes de manière
rigoureuse et approfondie. Les opérations comptables sont explicitées par
une réflexion conceptuelle appuyée par de nombreuses applications
concrètes.
Fruit de plusieurs années d’expérience de la pratique et de
l’enregistrement de cette matière par son auteur, l’ouvrage s’adresse aux
étudiants et aux enseignants. Il recherche davantage à répondre aux
principales préoccupations des praticiens et des dirigeants d’entités des
États-membres de l’OHADA.
Dans cet ouvrage, les écritures comptables sont justifiées par les règles et
principes comptables en vertu desquelles elles sont enregistrées. Dans
chaque chapitre, nous analysons comment sont traités en SYSCOHADA, un
certain nombre de thèmes comptables spécifiques.

4 En référence à la norme IAS 17 et aux articles 8, 73-1 et 75 de l’Acte Uniforme relatif au
Droit Comptable et à l’Information Financière.
22

De nombreux exemples, soit tirés de la réalité de certaines entreprises
africaines, soit construits pour l’illustration des thèmes, sont présentés pour
aider à la maitrise des normes du SYSCOHADA révisé. Ce référentiel
comptable ayant été bâti sur des modifications d’articles et la restructuration
du cadre comptable, corrélativement aux principes comptables et
l’application de ces principes, il convient de noter que l’illustration pratique
n’est pas toujours facile. Aussi, nous avons voulu donner à partir de
nombreux exemples, un meilleur décryptage et une meilleure compréhension
du fonctionnement de certains comptes utilisés dans des opérations
particulières, relativement à l’application de ces principes en références aux
articles de ce SYSCOHADA révisé. Ainsi, cet ouvrage s’efforce d’être un
instrument méthodologique et pédagogique du travail, répondant aux attentes
des étudiants désireux de comprendre les raisons et les rouages des
techniques comptables plus ou moins approfondies. Nous espérons qu’il sera
le bienvenu pour notre cible.
Chacun des chapitres de cet ouvrage est terminé par quelques exercices
centrés sur l’application pratique, permettant au lecteur de faire les tests de
ses connaissances. Ces tests étant composés d’un ensemble d’exercices
précis, ils aident à la compréhension optimale du chapitre concerné. Les
corrigés de ces exercices sont donnés en fin d’ouvrage avec quelques
commentaires.
Cet ouvrage tient compte des règles existantes et des principes approuvés
par le SYSCOHADA révisé du 15 février 2017 et de son guide
d’application.
Il comprend sept chapitres. Les cinq premiers (du premier au cinquième
chapitre) expliquent certaines opérations particulières (fondamentales en
comptabilité générale) relatifs aux comptes patrimoniaux. Les deux derniers
(le sixième et le septième chapitre) développent d’autres opérations
particulières, aussi fondamentales, relatives aux comptes de gestion.
23 Chapitre 1. Opérations affectant les capitaux propres
Les capitaux propres sont notamment constitués de : capital social, réserves
accumulées, reports à nouveau créditeurs ou débiteurs, primes d’émission
versées, résultat de l’exercice, subventions d’investissement, provisions
réglementées. Ces éléments figurent dans les comptes 10 à 14 de la
nomenclature comptable SYSCOHADA. Les capitaux propres constituent le
risque total que coure l’entité. En cas de pertes, ceux-ci sont perdus
totalement ou partiellement. Comptablement, les capitaux propres sont
calculés par la différence entre les éléments d’actifs (patrimoine de l’entité)
et les éléments du passif externe (dettes). Ainsi, les capitaux propres =actifs
- dettes. Il est également possible de calculer le montant des capitaux propres
en faisant la somme des éléments qui les composent.
Autrement dit, capitaux propres = apports en capital (apports en
numéraire et apport en nature) + primes liées au capital (prime d’émission,
de fusion…) + réserves (réserve légale, réserves statutaires, autres réserves)
+ résultat de l’exercice (bénéfice ou perte) + report à nouveau (débiteur ou
créditeur) + subventions d’investissements + provisions réglementées.
Par ailleurs, on obtient la situation nette d’une entité en retranchant des
capitaux propres, les subventions d’investissements et les provisions
réglementées. En pratique, les informations relatives au calcul du montant de
capitaux propres se trouve en haut du passif du bilan comptable.
Ainsi, sont examinés dans ce chapitre, la comptabilisation des opérations
relatives : à l’affectation du résultat (section 1), à l’augmentation de capital
(section 2), à la réduction du capital (section 3), aux fonds propres de l’entité
(section 4), et enfin aux dividendes (section 5).
Section 1. Le principe de comptabilisation d’une affectation du résultat
En référence à l’article 31 de l’ Acte uniforme du SYSCOHADA (2017, p.23),
« Le Compte de résultat de l'exercice fait apparaître les produits et les charges,
distingués selon qu'ils concernent les opérations d'exploitation et les opérations
financières attachées aux activités ordinaires et les opérations hors activités
ordinaires. Le classement des produits et des charges en liste doit permettre
d'établir des soldes intermédiaires de gestion en cascade dans les conditions
définies par le Système comptable OHADA ». Cette section examine
l’affectation du résultat (1) et la comptabilisation des apports en capital (2).
1. L’affectation du résultat
Nous tentons d’expliquer l’aspect comptable de l’affectation du résultat
(schémas d’écritures). Rappelons simplement que l’affectation du résultat
doit être faîte conformément à la législation en vigueur, aux dispositions
25 prévues dans les statuts et aux décisions de l’assemblée générale. Le
traitement comptable de l’affectation du résultat est tout d’abord différent
selon la forme juridique de l’entité (entreprise individuelle ou société).
Ainsi, à l’issue de chaque exercice comptable, les comptes de charges et de
produits sont soldés par le compte 13 « résultat de l’exercice ». Lorsque les ts sont supérieurs aux charges, on parle de bénéfice comptable (compte
131). À l’inverse, lorsque les charges sont prépondérantes, on parle de perte
comptable (compte 139). L’affectation du résultat comptable doit faire l’objet
d’une comptabilisation particulière. Les écritures comptables à enregistrer
dépendent de la forme de l’entité (entité individuelle ou société) et également du
caractère de cette dernière (société de personnes ou société de capitaux).

La comptabilisation de l’affectation du résultat d’une entité répond au
respect de l’article 31 de l’Acte uniforme du SYSCOHADA.

La démarche d’affectation du résultat se matérialise en général par les
écritures suivantes.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
137 Résultat des activités ordinaires (R.A.O.) X
138 Résultat hors activités ordinaires (R.H.A.O.) X
139 Résultat net : perte X
137 Résultat des activités ordinaires (R.A.O.) X
138 Résultat hors activités ordinaires (R.H.A.O.) X
131 Résultat net : bénéfice X
(Pour affectation du résultat)

Tous les comptes débités sont enregistrés comme ci-dessus, notamment,
lorsque les soldes sont créditeurs et tous les comptes crédités sont enregistrés
ainsi, lorsque les soldes sont débiteurs.

Principe comptable

Tout d’abord, le principe comptable ayant guidé à l’enregistrement de
l’opération ci-dessus s’explique en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17
de l’Acte Uniforme SYSCOHADA (2017). C’est donc en conformité au
principe de transparence, que les informations importantes telles que celles
relatives à l’affectation du bénéfice sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.

Ensuite, en vertu du principe d’indépendance (séparation, spécialisation)
des exercices (article 59), le résultat de chaque exercice est indépendant de
26

celui qui le précède et de celui qui le suit. Ainsi, pour leur détermination, les
bénéfices ou pertes constatés à la clôture de l’exercice sont rattachés à
chaque exercice pour la valeur des produits et des charges qui les concernent
spécifiquement, afin de leur imputer les évènements et opérations qui leur
sont propres et ceux-là seulement.

1.1. Spécificités de l’affectation du résultat dans une société de personnes

Dans une société de personnes, notamment en entreprises individuelles, la
comptabilisation de l’affectation du résultat est très simple. Le résultat est
viré au crédit ou au débit du compte 103 « Capital personnel ». Les écritures
doivent être enregistrées à l’ouverture de l’exercice suivant. Par exemple,
dans le cas où une entreprise individuelle clôture ses comptes au 31
décembre de l’année 2018, les écritures d’affectation du résultat doivent être
ercomptabilisées au 1 janvier 2019.

En cas de bénéfice, les écritures suivantes sont enregistrées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
131 Résultat net : bénéfice X
1301 Résultat en instance d'affectation : Bénéfice X
(Pour constatation du bénéfice)

En cas de perte, les écritures suivantes sont enregistrées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1309 Résultat en instance d'affectation : Perte X
139 Résultat net : perte X
(Pour constatation de perte)

Si l’exercice s’est soldé par un bénéfice, l’affectation du résultat se
comptabilise comme suit.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1301 Résultat en instance d'affectation : Bénéfice X
103 Capital personnel X
(Pour constatation du bénéfice)


27

Principe comptable

Le principe comptable ayant guidé à l’enregistrement des opérations
cidessus s’explique en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 de l’Acte
Uniforme SYSCOHADA (2017). Dans un premier temps, c’est en
conformité au principe de transparence, que les informations importantes
telles que celles relatives à l’affectation du bénéfice sont présentées,
communiquées clairement, et la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.
Dans un second temps, en vertu du principe d’indépendance (séparation,
spécialisation) des exercices (article 59), le résultat de chaque exercice est
indépendant de celui qui le précède et de celui qui le suit. Ainsi, pour leur
affectation, les bénéfices ou pertes constatés à la clôture de l’exercice sont
rattachés à chaque exercice pour la valeur des produits et des charges qui les
concernent spécifiquement, afin de leur imputer les évènements et opérations
qui leur sont propres et ceux-là seulement.

Dans le cas contraire (constatation d’une perte), les écritures suivantes sont
plutôt enregistrées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
103 Capital personnel X
1309 Résultat en instance d'affectation : perte X
(Pour constatation de la perte)

Principe comptable

C’est également au regard des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 du même Acte
Uniforme et donc, en référence au principe de transparence, que les
informations importantes telles que celles relatives à l’affectation de la perte
sont présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations.
Puis, en vertu du principe d’indépendance (séparation, spécialisation)
des exercices (article 59), le résultat de chaque exercice est indépendant de
celui qui le précède et de celui qui le suit. Ainsi, pour leur affectation, les
bénéfices ou pertes constatés à la clôture de l’exercice sont rattachés à
chaque exercice pour la valeur des produits et des charges qui les concernent
spécifiquement, afin de leur imputer les évènements et opérations qui leur
sont propres et ceux-là seulement.

28

Il faut noter tout de même que les écritures comptables de répartition du
résultat sont plus complexes dans les sociétés que dans une entité
individuelle.
En effet, les sociétés de personnes sont composées principalement des
sociétés en nom collectif, des sociétés civiles, des sociétés en commandite
simple. Les règles de comptabilisation sont identiques à celles prévues pour
les sociétés de capitaux (réserves légales (non obligatoire dans les sociétés
des personnes), réserves statuaires et réserves libres) à l’exception suivante :
les écritures comptables d’affectation des bénéfices doivent tenir compte des
prélèvements effectués par anticipations sur les bénéfices prévus par les
associés.
Il faut aussi noter que les prélèvements effectués à titre d’avance sur la
répartition du bénéfice peuvent être comptabilisés, en cours d’année, au
débit du compte 4659 « Prélèvements des apporteurs, associés, dividendes à
payer » par le crédit du compte de trésorerie 521 « Banque ».
Dans la plupart des cas, il y a trois possibilités d’affectation du résultat
aux associés dans une société de personnes.
1). Le résultat bénéficiaire peut être supérieur au montant des
prélèvements effectués pendant l’année. Dans ce cas, le reste du bénéfice
peut être affecté aux réserves libres (compte 118) « Autres réserves »
(réserves dites libres ou facultatives), être porté en report à nouveau
(compte 121) ou être inscrit en compte de dividendes à payer d’associé
(compte 465) ;
2). Le résultat bénéficiaire peut être inférieur au montant des prélèvements
effectués pendant l’année. Dans ce cas, les prélèvements (compte 4659)
sont apurés à concurrence du bénéfice. Les comptes de prélèvements
subsistent jusqu’à ce que les bénéfices les apurent entièrement ;
3). Le résultat peut être déficitaire pendant l’année. Dans ce cas, il est
enregistré au débit d’un compte de report à nouveau débiteur (compte 129).
Les comptes de prélèvements (compte 4659) subsistent jusqu’à ce que la
société réalise des bénéfices qui permettent de les apurer entièrement.
En référence à l’article 59 de l’Acte uniforme du SYSCOHADA (2017,
p.34), « Le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui le
précède et de celui qui le suit. Pour sa détermination, il convient de lui
rattacher et de lui imputer tous les événements et toutes les opérations qui lui
sont propres et ceux-là seulement ». Selon cet article, les écritures
d’affectation du résultat doivent suivre un schéma comptable bien précis. Il
convient également de s’assurer du respect de la législation en vigueur et des
éventuelles dispositions prévues par les statuts ou décidée par l’assemblée
générale.
29 1.2. Affectation du résultat dans une société des capitaux

Dans les sociétés, le résultat doit être affecté conformément à la loi, aux statuts
et aux décisions de l’assemblée générale. Les modes de comptabilisation varient
selon que l’entité est une société de capitaux ou une société de personnes. Quoi
qu’il en soit, dans les sociétés, les écritures d’affectation du résultat ne doivent
être comptabilisées qu’après l’approbation du projet de répartition résultat par
l’assemblée générale.
En pratique, on comptabilise ces écritures à la date mentionnée sur le
procèsverbal de l’assemblée générale ordinaire annuelle approuvant les comptes de
l’exercice.

Les sociétés de capitaux doivent, comme toutes les sociétés, affecter leur résultat
chaque année. Il s’agit des sociétés anonymes, des sociétés en commandite par
actions et des sociétés à responsabilité limitée soumises à l’impôt sur les sociétés
et qui n’ont pas opté temporairement pour le régime fiscal des sociétés de
personnes.

1.2.1. Cas des résultats bénéficiaires

Le bénéfice d’une société peut être affecté à un compte de réserve (réserve
légale, réserve statuaire ou réserves facultatives) ; il peut être attribué ou encore
enregistré au compte de report à nouveau. Lorsque la société réalise un bénéfice
comptable, elle peut le comptabiliser selon le schéma suivant : d’abord, on
débite le compte 131 « Résultat de l’exercice : Bénéfice », et on crédite (selon la
décision d’affectation prise) :
-le compte 111 « Réserve légale » (dans la limite de 10% du capital social) ;
-le compte 112 «es statuaires ou contractuelles » (si les statuts prévoient
la dotation d’une réserve particulière) ;
-le compte 118 « Autres réserves » (ces réserves sont dites facultatives) ;
-le compte 121 « Report à nouveau créditeur » ;
-le compte 465 « Associés, dividendes à payer ».
En guise de synthèse, les écritures suivantes peuvent être enregistrées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1301 Résultat en instance d'affectation : Bénéfice X
11 Réserves X
121.1 Report à nouveau créditeur X
11 Réserves X
121.2 Report à nouveau créditeur X
129 Report à nouveau débiteur X
465 Associés, dividendes à payer X
(Pour constatation de la distribution de dividendes)

30

Principe comptable

En vertu des mêmes articles se rapportant au principe de transparence que
pour l’opération précédente (1.1.), les informations importantes telles que
celles relatives aux dividendes à payer sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.

Lorsque la société distribue des dividendes, elle peut utiliser le schéma
d’écritures ci-dessous pour enregistrer ses opérations.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1301 Résultat en instance d'affectation : Bénéfice X
465 Associés, dividendes à payer X
447 État, impôts retenus à la source X
(Pour constatation de la distribution de dividendes)
465 Associés, dividendes à payer X
521 Banque X
(Pour paiement des dividendes aux associés)

Principe comptable

En vertu des mêmes articles se rapportant au principe de transparence que
pour l’opération précédente (1.1.), les informations importantes telles que
celles relatives aux dividendes à payer sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.

Il faut noter que, lorsqu’une société de capitaux verse des dividendes à des
associés (personnes physiques), elle doit, en général, retenir à la source sur le
montant des dividendes, l’Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers
er(IRCM) calculés au taux de 16,5% encore en vigueur même jusqu’au 1
janvier 2019). Cet impôt doit être comptabilisé au crédit du compte 447
« État, impôts retenus à la source ». Le solde étant comptabilisé en compte
465, les associés vont percevoir un dividende « net ». Il faut tout de même
noter qu’un dividende ne peut être distribué qu’après apurement de toutes les
pertes antérieures et après dotation de la réserve légale.

1.2.2. Cas des résultats déficitaires

Une perte peut être comptabilisée dans un compte de report à nouveau
débiteur (compte 129).

31

Les écritures à comptabiliser en cas d’une perte se présentent comme suit.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
129 Report à nouveau débiteur X
1309 Résultat en instance d'affectation : perte X
(Pour affectation d’une perte d’une société de capitaux)

Principe comptable

Les articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 de l’Acte Uniforme, en conformité au
principe de transparence, guident à expliquer que les informations
importantes telles que celles relatives au report à nouveau débiteur méritent
d’être présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet
à l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations.

2. Comptabilisation des apports en capital

Lors de la création d’une société, il va falloir procéder à la comptabilisation
des apports en capital effectués par les associés ou actionnaires. La
comptabilisation des apports concerne les opérations d’apports en numéraire
et d’apports en nature. Aucune écriture comptable n’est à enregistrer pour les
apports en industries. Nous traiterons uniquement ici les apports réalisés à la
constitution et nous étudierons dans un autre article la comptabilisation les
apports en cours de vie sociale.

2.1. Rappel sur les apports en capital

Rappelons que d’après leur nature, on distingue :
- Les apports en numéraires sont ceux qui sont représentés par des sommes
d’argent apportées en espèces ;
- Les apports en nature sont tout apport de biens autre que l’argent (immeuble
corporel ou incorporel). Par immeuble corporel, il est fait allusion au matériel et
mobilier, de la valeur d’exploitation, de la valeur réalisable, et de la valeur
disponible. Par immeuble incorporel, on entend : les brevets, les licences, fonds
de commerce, image de marque… L’apport en nature peut être fait en pleine
propriété ou en jouissance.
- L’apport en jouissance est la mise d’un bien à la disposition de la société pour
un temps déterminé, sans transfert des droits de propriété. La société peut user
librement de ce bien pendant le délai prévu, mais l’apporteur en est propriétaire.
L’intérêt de cette formule est la possibilité pour l’apporteur de récupérer son
bien à la dissolution de la société.
32

- Les apports en industrie constituent les apports dont, on dit qu’il y’a apport en
industrie lorsqu’un associé met à la disposition de l’entreprise, ses
connaissances techniques, son travail, ses services, ou ses compétences.

Les apports qui sont les plus régulièrement traités et enregistrés en comptabilité
sont les apports en numéraire et les apports en nature. Les apports en numéraire
peuvent être libérés partiellement à la constitution de l’entité, contrairement aux
apports en nature qui doivent être libérés en intégralité.

2.2. Les apports en numéraire

La comptabilisation des apports en numéraire est relativement simple.
L’opération se caractérise par l’encaissement des apports effectués par les
associés ou actionnaires sur le compte bancaire de l’entité. Néanmoins, une
petite subtilité est à noter lorsque la libération des apports à la constitution est
partielle.

2.2.1. Les promesses d’apport en numéraire

Il convient tout d’abord de procéder à la comptabilisation des promesses
d’apports, qui correspondent aux engagements des apports contractés par les
associés ou actionnaires dans les statuts. Il y a plusieurs cas : le cas de la
libération intégrale, le cas de la libération partielle, le cas de la libération
anticipée, le cas de la libération avec retard.
Pour la fraction des apports en numéraire directement libérée (ou
intégralement libérée), le schéma de comptabilisation est le suivant.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
4612 Apporteurs, apports en numéraire X
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
(Comptabilisation des promesses d’apport)

La fraction d’apports en numéraire partiellement libérée s’enregistre comme suit.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
4612 Apporteurs, apports en numéraire X
109 Apporteurs, capital souscrit, non appelé X
1011 Capital souscrit, non appelé X
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
(Comptabilisation des promesses d’apport)

33

Principe comptable

En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (1.3.2.), les informations importantes telles que celles
relatives aux opérations effectuées par les apporteurs de capital sont
présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations.

Pour la fraction des apports en numéraire à libérer ultérieurement, ces
écritures sont passées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellés de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1011 Capital souscrit, non appelé X
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
(Comptabilisation d’appel de la fraction)
467 Apporteurs restant dû sur capital appelé X
109 Apporteurs, capital souscrit, non appelé X
(Comptabilisation de l’exigibilité)

Principe comptable

En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (1.3.2.), les informations importantes telles que celles
relatives aux apports en numéraire sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations. Pour cela, elles sont enregistrées ainsi.

2.2.2. Spécificités de la réalisation des apports en numéraire

Lorsque les associés ou actionnaires réalisent leurs apports en numéraire,
plusieurs cas peuvent être envisagés. Il convient de procéder à la
comptabilisation suivante.

i). Pour la libération pure et simple

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
521/571 Compte de trésorerie X
4612 Apporteurs, apports en numéraire X
(Comptabilisation de la réalisation des apports)

34

ii). Pour la libération avec anticipation
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
521/571 Compte de trésorerie X
4612 Apporteurs, apports en numéraire X
4616 Apporteurs, versements anticipés
(Comptabilisation de la réalisation des apports)
iii). Pour la libération avec défaillance
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellés de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
521/571 Compte de trésorerie X
467 Apporteurs restant dû sur capital appelé X
(Pour libération avec défaillance)
4617 Apporteurs défaillants X
467 Apporteurs restant dû sur capital appelé X
(Pour constatation de la défaillance)
iv). Pour la libération avec retard
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
521/571 Compte de trésorerie X
467 Apporteurs restant dû sur capital appelé X
7782 Gains sur risques financiers sur opérations financières X
(Pour libération avec défaillance)
Principe comptable
En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (1.3.2.), les informations importantes telles que celles
relatives à la réalisation des apports en numéraire sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.
À l’issue des différentes réalisations des libérations des apports en numéraire
ci-dessus, la procédure d’enregistrement des écritures est la suivante,
lorsqu’il faudra indiquer que le capital est souscrit, appelé et versé.
35 Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X
(Comptabilisation de l’apport en fonds de commerce)

Des écritures précédentes, le compte 1012 « Capital souscrit, appelé, non
versé » est débité, puis le compte 1013 « Capital souscrit, appelé, versé, non
amorti » est crédité (qui est soldé).

Principe comptable

En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (1.3.2.), les informations importantes telles que celles
relatives à l’apport en fonds de commerce et indiquant la souscription,
l’appel et versement de capital sont présentées et communiquées clairement,
dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire et
loyale de ces informations.

2.3. Les apports en nature

Rappelons que les apports en nature sont tout apport de biens autre que
l’argent (immeuble corporel ou incorporel). L’apport en nature peut être fait
en pleine propriété ou en jouissance. Comparativement à la comptabilisation
des apports en numéraire, celle des apports en nature est par contre un peu
plus complexe.

2.3.1. Comptabilisation des promesses d’apport en nature

La comptabilisation des promesses d’apports est également requise pour les
apports en nature. Le schéma d’écritures est le même que pour les apports en
numéraire (sous paragraphe 2.2.1 ci-dessus). Toutefois, le schéma de
comptabilisation de la fraction des apports qui sera libéré ultérieurement
n’est pas applicable aux apports en nature, et le compte 4611 « Apporteurs,
apports en nature » est requis à la place du compte 4612 « Apporteurs,
apports en numéraire ».

Il faut d’abord comptabiliser l’ensemble des biens apportés par l’associé ou
l’actionnaire à l’entité. Pour les apports d’immobilisation (immeubles,
machines, gros matériel, titres…), les écritures suivantes sont généralement
passées.

36

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
2-/3-/4-/5- Comptes d’actif concerné X
40-/471-/48- Comptes du passif concerné X
4611 Apporteurs, apports en nature
(Comptabilisation de l’apport en fonds de commerce)

De ce qui précède, les comptes d’actif concerné sont débités, puis le compte
4611 « Apporteurs, apports en nature » est crédité (qui est ainsi soldé),
accompagné des comptes du passif concerné.

Principe comptable

C’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en référence au
principe de transparence, que les informations importantes telles que celles
relatives à réalisation des apports en nature sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.
En cas d’apport d’immeuble, un schéma d’écritures comptables particulier est
passé. Pour les apports de stocks, les écritures suivantes sont enregistrées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
3. Compte de classe 3 concerné X
4611 Apporteurs, apports en nature X
(Comptabilisation de l’apport en fonds de commerce)

De ce qui précède, le compte de classe 3 concerné est débité, puis le compte
461 « Apporteurs, opérations sur le capital » est crédité (qui est ainsi soldé).
Pour les apports de fonds de commerce, on inscrit au débit l’ensemble des
biens apportés dans les comptes concernés (immobilisations, stocks,
créances…), puis, on inscrit au crédit, l’ensemble des dettes liées au fonds de
commerce (dettes fournisseurs, emprunts…), enfin, on inscrit dans le compte
4611 « Apporteurs, apports en nature » pour le solder.

Principe comptable

En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (2.3.2.), les informations importantes telles que celles
relatives à réalisation des apports en nature sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.

37

Il faut noter que, les valeurs retenues sont celles qui figurent dans les statuts
de la nouvelle société, et non pas dans la précédente comptabilité. On peut
aller un peu plus en profondeur pour les comptabilisations liées à l’achat
d’un fonds de commerce. Il convient de procéder à l’enregistrement des
écritures suivantes pour indiquer que le capital est souscrit, appelé et versé.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X
(Comptabilisation de l’apport en fonds de commerce)

Principe comptable

En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (2.3.2.), les informations importantes telles que celles
relatives aux comptabilisations liées à l’achat d’un fonds de commerce
sont présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations.

Section 2. La comptabilisation d’une augmentation de capital

Les augmentations de capital sont des opérations fréquemment réalisées dans
les sociétés. Elles peuvent avoir de nombreuses motivations telles que le
renforcement de la crédibilité de la société sur son marché, la reconstitution
de ses capitaux propres pour apurer des pertes antérieures ou encore l’arrivée
d’associés nouveaux. De même, les modalités d’augmentation de capital sont
encore multiples : augmentation de capital en numéraire, augmentation de
capital en nature, augmentation de capital par incorporation de réserves ou
encore augmentation de capital par compensation avec des créances. Elles
suivent toutes un traitement comptable particulier. Cette section aborde les
modalités de comptabilisation des diverses augmentations de capital. Cette
section examine l’augmentation de capital en numéraire (1), l’augmentation
de capital par incorporation de réserve ou de bénéfices (2), l’augmentation
de capital par apports en nature (3), l’augmentation de capital par
compensation avec des créances (4).

1. Augmentation de capital en numéraire

Les apports en numéraire sont les liquidités (chèque ou virement), que les
associés fondateurs apportent au capital lors de la constitution d’une société
38

(ou lors d’une augmentation de capital). Ces apports en numéraire sont
rémunérés par des parts ou actions en proportion de leur valeur. Les
fondateurs peuvent aussi effectuer des apports en nature ou, dans certaines
sociétés, des apports en industrie.

1.1. Date de comptabilisation d’une augmentation de capital en numéraire

La date d’enregistrement comptable d’une augmentation de capital par
apports en numéraire dépend de la forme de la société :

- dans les sociétés anonymes ou les sociétés par actions simplifiées, il s’agit
de la date d’établissement du certificat du dépositaire ;
- dans les sociétés à responsabilité limitée, il faut retenir la date de
l’assemblée générale constatant l’augmentation de capital.

1.2. Ecritures comptables d’une augmentation de capital en numéraire

Lorsqu’une société procède à une augmentation de capital, le prix
d’émission nouvelle doit être au moins égal à la valeur nominale des titres.
Le surplus, appelé « prime d’émission » s’analyse comme un droit d’entrée
dont les nouveaux associés doivent s’acquitter intégralement. Les écritures à
comptabiliser (pour la fraction de capital non appelé, mais qui le sera
ultérieurement) sont passées comme suit.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
109 Apporteurs, capital souscrit, non appelé X
1011 Capital souscrit, non appelé X
(Comptabilisation d’une augmentation de capital)

Principe comptable

C’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en référence au
principe de transparence, que les informations importantes telles que celles
relatives à l’augmentation de capital en numéraire sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.

S’agissant du capital appelé aux associés, les écritures suivantes sont souvent
enregistrées.

39

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
Apporteurs, versements reçus sur augmentation de capital 4615 X
Capital souscrit, appelé, non versé 1012 X
Prime d’émission 1051 X
(Comptabilisation d’une augmentation de capital)

De ce qui précède, on débite le compte 4615 « Apporteurs, versements reçus
sur augmentation de capital », et on crédite les comptes : 1012 « Capital
souscrit, appelé non versé » pour le montant nominal, et 1051 « prime
d’émission » pour la différence entre le prix d’émission et la valeur
nominale.

Principe comptable

En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (1.2.), les informations importantes telles que celles
relatives à l’appel de capital aux associés sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.

Lorsque les associés apportent les sommes, les écritures suivantes sont
enregistrées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
521/571 Comptes de trésorerie X
Apporteurs, versements reçus sur augmentation de capital 4615 X
(Pour Règlement par la banque)

Principe comptable

En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (1.2.), les informations importantes telles que celles
relatives à l’apport des sommes par les associés sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.

Et on constate le versement du capital par les écritures suivantes.


40

Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
1013 Capital suscrit, appelé, versé, non amorti X
(Pour virement au compte 1013)
Principe comptable
En vertu des mêmes articles du principe de transparence que pour
l’opération précédente (1.2.), les informations importantes telles que celles
relatives au versement du capital appelé sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.
Il faut noter que lorsqu’une augmentation de capital a été décidée par une
assemblée générale extraordinaire réunie après la date de clôture de
l’exercice comptable, il interdit de procéder à sa comptabilisation dans les
comptes mais il est possible de la mentionner dans les Notes annexes au titre
des évènements postérieurs à la clôture.
2. Augmentation de capital par incorporation de réserve ou de bénéfices
Fondamentalement, il s’agit d’augmenter le capital social de l’entité sans
faire appel à des fonds externes (des associés ou de nouveaux investisseurs).
En qualité d’autres raisons explicatives aux différentes formes
d’augmentation du capital, une entité procède à une démarche
d’incorporation de réserves, dans le but de renforcer sa vitrine financière et
sa crédibilité face à ses partenaires.
2.1. Principes d’augmentation par incorporation de réserves ou de bénéfices
Les enregistrements comptables d’une augmentation de capital par
incorporation de réserves doivent être comptabilisés :
- à la date de la décision de l’assemblée générale des actionnaires ou (si
délégation il y a eu) du conseil d’administration ou du directoire pour les SA ;
- à la date de la décision collective des associés constatant la réalisation de
l’opération pour les SARL.
2.2. Ecritures d’une augmentation par incorporation de réserves ou de
bénéfices
En cas d’augmentation de capital par incorporation de réserves ou de
bénéfices.
41
Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
11 Réserves X
121 Report à nouveau créditeur X
131 Résultat net : bénéfice X
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X
(Augmentation de capital par incorporations de réserves) X

Principe comptable

C’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en référence au
principe de transparence, que les informations importantes telles que celles
relatives à l’augmentation de capital par incorporation de réserves, par
report à nouveau, ou par affectation de bénéfices sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.

3. Augmentation de capital par apports en nature

L’augmentation de capital par apports en nature est une forme
d’augmentation qui émane d’un apport d’élément d’actif à la société. En
général, il s’agit essentiellement de l’absorption d’un fonds de commerce
(notamment à l’occasion de fusion, d’apport partiel d’actif, ...). Avec cette
opération, il se pose une question juridique essentielle : celle de l’évaluation
du bien apporté.

3.1. Date de comptabilisation d’une augmentation de capital par apports
en nature

Les écritures comptables d’une augmentation de capital par apports en
nature doivent être enregistrées à la date d’approbation de l’évaluation des
apports par l’assemblée.

3.2. Ecritures comptables d’une augmentation de capital par apports en nature

La logique à suivre est la même que celle ci-dessus.




42


Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellés de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
4611 Apporteurs, apports en nature X
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
1052 Primes d'apport X
(Pour écritures de la promesse d’apport)
2-/3-/4-/5- Comptes d’actif concerné X
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
40-/471-/48-/49- Comptes du passif concerné X
(Augmentation de capital par apports en nature)
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
1013 Capital suscrit, appelé, versé, non amorti X
(Pour virement au compte 1013)

Principe comptable

Dans un premier temps, en vertu des mêmes articles du principe de
transparence que pour l’opération précédente (2.2.), les informations
importantes telles que celles relatives à l’augmentation de capital par
apports en nature sont présentées et communiquées clairement, dont la mise
en œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces
informations. Pour cela, elles sont enregistrées.
Dans un second temps, en vertu aussi des articles 3 et 6 et donc, en
référence au principe de prudence, pour une appréciation raisonnable des
événements et des opérations à enregistrer, afin d’éviter de transférer sur
l’avenir des risques actuels, les deux dernières écritures ci-dessus sont
enregistrées.

Il faut noter qu’il est parfois obligatoire de procéder à la désignation d’un
commissaire aux comptes chargé d’apprécier les valeurs conférées aux
apports en nature (notamment dans les sociétés par actions et les SARL).
Ainsi, le montant des capitaux propres peut être important en cas de
transformation de la société en une autre forme juridique, notamment :
- en cas de transformation d’une SARL en SA par exemple, le commissaire à
la transformation doit attester que les capitaux propres sont au moins égaux
au capital social ;
- en cas de transformation d’une société par action dotée d’un commissaire
aux comptes en société d’une autre forme, ce dernier doit attester
préalablement que les capitaux propres sont au moins égaux au capital
social.
Enfin, le montant des capitaux propres limite le montant de la somme
distribuable sous forme de dividendes. En effet, une distribution de
43

dividendes ne peut avoir lieu que si elle ne conduit pas à rendre les capitaux
propres de l’entité inférieurs au montant du capital social majoré des
réserves non distribuables (réserve légale et réserve statutaires).

4. Augmentation de capital par compensation avec des créances

L’apport d’une créance en capital d’une société est une opération qui
consiste, du point de vue économique, à « convertir » une créance en compte
courant d’associé en capital social. L’apport d’une créance est un type
d’apport au même titre que l’apport en nature ou l’apport en industrie.
Un associé qui dispose d’un compte courant d’associé créditeur sur sa
société peut souhaiter renflouer les fonds propres de cette dernière et, par-là,
rayer son avance en compte courant d’associé pour la transformer en capital
social. Comptablement, la dette de la société est ainsi transformée en fonds
propres (capital social), ce qui lui permet d’afficher des comptes plus sains
en rehaussant son niveau de capitaux propres.
Du point de vue juridique, l’opération d’un « apport d’une créance en
capital » prend la forme, contrairement à ce que son nom indique, non pas
d’un apport en nature de créance, mais d’une augmentation de capital en
numéraire (donc par apport d’une somme d’argent) souscrite par l’associé
concerné par compensation avec le remboursement de sa créance.
Pour ce faire, la créance en compte courant d’associé doit être certaine,
liquide et exigible. Il conviendra de respecter les dispositions d’une
éventuelle convention de compte courant d’associé qui aurait été signée et, le
cas échéant, de la résilier ou de l’amender en conséquence, de sorte que la
créance doit clairement exigible.
Ainsi, les opérations peuvent suivre les étapes suivantes :
- l’assemblée générale de la société (ou la président de SA agissant sur
délégation) décidera une augmentation de capital en numéraire
(l’augmentation peut-être avec ou sans prime d’émission, avec maintien du
droit préférentiel de souscription ou suppression du droit préférentiel de
souscription). Cette décision devra clairement indiquer que la souscription
peut se faire par compensation avec toute créance existante ;
- le dirigeant de la société devra établir un arrêté de compte concernant la
créance. Cet arrêté devra être certifié exact par le commissaire aux comptes
s’il en existe un ;
- l’associé concerné signera un bulletin de souscription indiquant qu’il
souscrit aux actions émises et qu’il libère le montant de sa souscription par
compensation avec sa créance ;
- la libération des actions sera constatée par un certificat établi, soit par le
commissaire aux comptes de la société, soit par un notaire (notamment s’il
n’y a pas de commissaire aux comptes) ;
44

- il pourra dès lors être constaté que l’augmentation de capital est réalisée.
En effet, il convient de respecter les dispositions de convention de compte
courant d’associé qui aurait été signée et, le cas échéant, respecter ces étapes
qui concourent à la présentation de l’image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et du résultat de l’entreprise (article 8 de l’Acte
Uniforme SYSCOHADA, 2017, p.15). En plus, « dans les entités qui
désignent, volontairement ou obligatoirement, des commissaires aux
comptes, ces derniers soit émettent une opinion indiquant que les états
financiers sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat
des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du
patrimoine à la fin de cet exercice » (article 70 de l’Acte Uniforme
SYSCOHADA, 2017, p.36).
4.1. Principes d’augmentation par compensation avec des créances
Cette opération n’est autorisée que pour les créances liquides et exigibles. Il
peut s’agir d’une dette fournisseur, d’un compte courant d’associé créditeur,
de dettes rattachées à des participations ou de toute autre créance détenue par
un tiers sur la société. Dans les sociétés par actions, les créances doivent
faire l’objet d’un arrêté de compte par le conseil d’administration ou le
directoire qui doit être certifié exact par le commissaire aux comptes s’il y en
a un. Pour les sociétés n’ayant pas de commissaire aux comptes, elles
doivent demander à un notaire d’établir un certificat pour constater la
libération des actions. Dans les SARL, aucun arrêté de compte n’est imposé
(un arrêté de compte peut tout de même être établi, sur une base volontaire).
4.2. Ecritures comptables d’une augmentation par compensation avec
des créances
Le schéma usuel de comptabilisation d’une augmentation de capital par
compensation avec des créances liquides et exigibles se présente comme
suit.
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
4611 Apporteurs, apports en nature X
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
1054 Primes de conversion X
(Augmentation de capital par compensation)
45
Principe comptable

C’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en référence au
principe de transparence, que les informations importantes telles que celles
relatives à l’augmentation de capital par compensation avec des créances
sont présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations. Pour
cela, elles sont enregistrées ainsi.

Puis on annule la dette vis-à-vis de la société par les écritures suivantes pour
matérialiser l’augmentation de capital par compensation.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
401 Fournisseur X
462 Associés, comptes courants X
181 Dettes liées à des participations X
4611 Apporteurs, apports en nature X
(Augmentation de capital par compensation)

Principe comptable

En vertu des mêmes articles concernant le principe de transparence que
pour l’opération précédente, les informations importantes telles que celles
relatives à l’annulation de la dette vis-à-vis de la société sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.

Enfin, on constate le virement du capital ou les écritures d’ordre suivantes.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
1013 Capital suscrit, appelé, versé, non amorti X
(Pour constatation de versement du capital)

Principe comptable

En vertu des mêmes articles ayant trait au principe de transparence que
pour l’opération précédente, les informations importantes telles que celles
46

relatives au versement du capital appelé sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.
4.3. Imputation des frais d’augmentation de capital
Les frais d’augmentation de capital (frais de publicité, honoraires directement
liés à l’augmentation de capital) peuvent être comptabilisés en charge
immédiatement ou imputés sur la prime d’émission (net d’impôts). Dans le
cadre de réalisation des apports, cette solution relative à l’imputation des frais
d’augmentation de capital constitue une méthode préférentielle de résolution. En
effet, pour la constatation des frais, « les frais d’augmentation de capital ou de
constitution de la nouvelle société sont comptabilisés en charges par nature ou
imputés sur la prime de fusion » (SYSCOHADA, 2017, p.940).
Les écritures préconisées pour l’imputation des frais d’augmentation de
capital sont les suivantes.
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellés de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
627 Publicité, publications, relations publiques X
6324 Honoraires des professions règlementées X
4454 T.V.A. récupérable sur services extérieurs et autres charges X
Comptes de trésorerie concernés 521/571 X
(Pour frais de publicité et honoraires d’augmentation)
1054 Primes de conversion X
401 Fournisseur X
(Constatation de la prime de conversion)
Principe comptable
C’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en référence au
principe de transparence, que les informations importantes telles que celles
relatives aux frais d’augmentation de capital imputés sur la prime
d’émission sont présentées et communiquées clairement, dont la mise en
œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces
informations. Pour cela, elles sont enregistrées ainsi.
Ensuite, on procède à la constatation de l’impôt à payer.
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
891 Impôts sur les bénéfices de l’exercice X
1054 Prime de conversion X
(Constatation de l’impôt à payer)
47
Principe comptable

En vertu des mêmes articles relevant du principe de transparence que pour
l’opération précédente, les informations importantes telles que celles
relatives à la constatation de l’impôt à payer sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.

Du point de vue fiscal, les frais imputés sur la prime d’émission sont
immédiatement déductibles (même s’ils ont été comptabilisés dans un
compte de bilan (compte 104 « Primes d’émission »).

En fin de compte, il convient d’être particulièrement attentif aux écritures de
comptabilisation des augmentations de capital qui diffèrent selon la nature
des apports (numéraire, nature, compensation de créances ou encore
incorporation de bénéfices ou de réserves).

Section 3. La comptabilisation d’une modification du capital

Au cours de leur vie sociale, les sociétés peuvent être amenées, pour
différentes raisons, à réduire leur capital. Cette section en détaille les
écritures comptables générées par des opérations types. Ainsi, elle explique
la comptabilisation : d’une réduction de capital motivée par des pertes (1),
d’une réduction d’un capital trop élevé (2), d’une réduction de capital par
remboursement aux associés (3), d’une réduction de capital par rachat de ses
propres titres (4).

1. La réduction de capital motivée par des pertes

Les pertes subies par une société viennent diminuer les capitaux propres.
Lorsque leur montant devient inférieur au capital social, ces pertes doivent
être imputées sur le capital afin que la valeur des parts sociales (ou des
actions) ne soit pas inférieure à leur valeur nominale. Dans ce cas, la
réduction de capital peut être réalisée de deux façons :
- soit en réduisant la valeur nominale des titres ;
- soit en échangeant les anciens titres contre un nombre moins important de titres.

Au-delà des calculs, les capitaux propres solides constituent un indicateur
pertinent de bonne structure de bilan et de bonne santé financière. C’est ce
qui rassure notamment, les partenaires, les tiers et les investisseurs. Les
capitaux propres servent de garantie aux créanciers.
48

Lorsque les capitaux propres de la société deviennent inférieurs à la
moitié du capital social, le représentant légal de la société doit
obligatoirement convoquer une assemblée dans les 4 mois qui suivent
l’assemblée générale annuelle d’approbation des comptes de l’exercice
déficitaire pour décider du sort de la société : soit, décider la dissolution
anticipée, soit décider la poursuite de l’activité avec un délai de deux ans
pour les reconstituer. La décision prise nécessite de publier la décision dans
un journal d’annonces légales et d’effectuer des formalités du greffe.
Si une entité a des capitaux propres négatifs, cela signifie théoriquement
qu’elle n’a plus aucune valeur, voir qu’elle a une valeur négative. Il s’agit
d’un signal particulièrement négatif vis-à-vis des partenaires (fournisseurs,
apporteurs de capitaux notamment) et des tiers. Ensuite, si les capitaux
propres sont négatifs, cela signifie qu’ils sont forcément inférieurs à la
moitié du capital social. La procédure indiquée dans le paragraphe précédent
doit donc être respectée.
En conséquence de ce qui précède relatif à la baisse des capitaux propres,
deux solutions sont possibles pour reconstituer les capitaux propres : réalisation
de nouveaux apports en capital social, par voie d’augmentation de capital ; et/ou
réalisation de bénéfices non distribués qui rehaussent d’autant le montant des
capitaux propres. En dehors de la réalisation de nouveaux apports, les associés
ont plusieurs leviers d’actions notamment : abandon de compte courant
d’associé, incorporation du compte courant d’associé au capital.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
101 Capital social X
129 Report à nouveau débiteur X
1309 Résultat en instance d'affectation : perte X
(Pour comptabilisation d’une réduction de capital)

Pour cette comptabilisation d’une réduction de capital afin de compenser des
pertes, on débite le compte 101 « Capital social » ; puis on crédite le compte
129 « Report à nouveau débiteur », et le compte 11 « Réserves » pour la
différence entre la réduction de capital et la perte.

Principe comptable

C’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en référence au
principe de transparence, que les informations importantes telles que celles
relatives à une réduction de capital motivée par des pertes sont présentées
et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de
donner une exposition claire et loyale de ces informations.

49

Exemple : une réduction de capital motivée par des pertes

La SARL YAHYA essuie une perte comptable de 45 000 000. Elle décide de
réduire la valeur nominale de ses 5 000 parts sociales de 10 000 (soit une
réduction de capital de 50 000 000) afin d’apurer la perte. Les écritures
comptables que Madame YASMINE, comptable de la SARL va enregistrer
dans ces comptes (suivant le procès-verbal de l’assemblée générale
extraordinaire) se présente comme suit.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
101 Capital social 50 000 000
129 Report à nouveau débiteur 45 000 000
11 Réserves 5 000 000
(Pour comptabilisation d’une réduction de capital)

Principe comptable

Comme enregistrée aussi ci-dessus, c’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 17 et donc, en référence au principe de transparence, que les
informations importantes telles que celles relatives à une réduction de
capital motivée par des pertes sont présentées et communiquées clairement,
dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire et
loyale de ces informations. Pour cela, elles sont enregistrées ainsi.

Il faut noter qu’il pourra être procédé simultanément à une augmentation de
capital. Cette double opération (réduction de capital puis augmentation de
capital) est appelée le « coup d’accordéon ». Une réduction de capital peut
aussi être motivée par un capital trop élevé pour les besoins d’une société
pour différentes raisons (activité réduite par exemple). La société peut
rembourser à chaque associé une fraction du nominal ou une fraction du
nombre de titres ou racheter ses propres titres pour les annuler ensuite.

2. La réduction de capital par remboursement aux associés

De prime abord, lorsque la réduction de capital est décidée par l’assemblée
générale, les écritures de comptabilisation pour le remboursement à chaque
associé d’une fraction du nominal ou d’une fraction du nombre de ses titres
sont les suivantes.


50

Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
101 Capital social X
4619 Apporteurs, capital à rembourser X
(Comptabilisation d’une réduction de capital)
Principe comptable
En vertu des mêmes articles corrélatifs au principe de transparence que
pour les opérations précédentes (1), les informations importantes telles que
celles relatives à une réduction de capital par remboursement aux associés
sont présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations.
Lorsque le capital est effectivement remboursé à chaque associé, ces
écritures sont passées.
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
4619 Apporteurs, capital à rembourser X
521 Banque X
(Constatation capital est effectivement remboursé)
Principe comptable
En vertu des mêmes articles de l’Acte Uniforme que pour la
comptabilisation précédente, les informations importantes telles que celles
relatives à un remboursement effectif de capital à chaque associé sont
présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations. Pour
cela, elles sont enregistrées ainsi.
3. La réduction de capital par rachat de ses propres titres
Cette pratique est très encadrée et elle n’est autorisée que dans certains cas
prévus par la loi, et dans une certaine limite. Dans un premier temps, la
société rachète ses propres titres.
51 Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
2746 Actions ou parts propres X
521 Banque X
(Comptabilisation de réduction de capital par rachat)

Ici, on débite le compte 2746 « Actions ou parts propres » pour le montant
du prix de rachat ;
Puis, on crédite le compte 521 « Banque » pour la contrepartie.

Principe comptable

Comme enregistrée aussi ci-dessus, c’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 17 et donc, en référence au principe de transparence, que les
informations importantes telles que celles relatives à une réduction de
capital par rachat de ses propres titres sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition
claire et loyale de ces informations.

Puis elle procède simultanément à l’annulation de ses titres. Lorsque le prix
de rachat est supérieur à la valeur normale des titres.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
101 Capital social X
2746 Actions ou parts propres X
Produits des cessions d'immobilisations financières 826 X
(Comptabilisation de réduction de capital par rachat)

Ici, on débite d’une part le compte 101 « Capital social » pour le montant
correspondant à la valeur nominale des titres rachetés, et le compte 118 « Autres
réserves » (il s’agit le plus généralement, d’un compte de réserves distribuables)
pour la différence entre le montant de rachat et la valeur nominale ; puis, on crédite
le compte 2746 « Actions ou parts propres ».

Principe comptable

En vertu des mêmes articles de l’Acte Uniforme ayant trait au principe de
transparence que pour l’opération précédente, les informations importantes telles
que celles relatives à une réduction de capital par rachat lorsque le prix de rachat
est supérieur à la valeur normale des titres sont présentées et communiquées
clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire
et loyale de ces informations.

52

Lorsque le prix de rachat est inférieur à la valeur nominale des titres, les
écritures suivantes sont enregistrées.
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
101 Capital social X
Valeurs comptables des cessions d'immobilisations financières 816 X
Actions ou parts propres 2746 X
(Comptabilisation de réduction de capital par rachat)
De ce qui précède, on débite d’une part le compte 101 « Capital social » pour le
montant correspondant à la valeur nominale des titres rachetés ; puis on crédite
d’autre part le compte 2746 « Actions ou parts propres », et les comptes respectifs :
816 « Valeurs comptables des cessions d'immobilisations financières » et 826
« Produits des cessions d'immobilisations financières » pour la différence entre le
montant de rachat et la valeur nominale.
Principe comptable
En vertu des mêmes articles se rapportant au principe de transparence que
pour les opérations précédentes (4.), les informations importantes telles que
celles relatives à une réduction de capital par rachat lorsque le prix de
rachat est inférieur à la valeur nominale des titres sont présentées et
communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de donner
une exposition claire et loyale de ces informations.
En fin de compte, les réductions de capital sont des opérations
fréquemment réalisées dans les sociétés. Elles peuvent être réalisées pour
compenser une perte ou pour distribuer partiellement les actifs d’une société.
Section 4. La comptabilisation des fonds propres de l’entité
Selon l’article 29 de l’Acte uniforme du SYSCOHADA (2017, p.22) « Le
Bilan décrit séparément les éléments d'actif et les éléments de passif
constituant le patrimoine de l'entité. Il fait apparaître de façon distincte les
capitaux propres. Le Compte de résultat récapitule en liste, les produits et
les charges qui font apparaître par cascade les résultats intermédiaires et, in
fine, le bénéfice net ou la perte nette de l'exercice. Le Tableau des flux de
trésorerie retrace les mouvements « entrée » ou « sortie » de liquidités de
l'exercice. Les Notes annexes complètent et précisent, l'information donnée
par les autres états financiers annuels ».
53 Ainsi, les fonds propres d’une entité comprennent les capitaux propres et
les autres fonds propres. Ils correspondent aux sommes versées par les
associés ou actionnaires, augmentées par les profits générés annuellement
par l’entité qui ne sont pas distribués en dividendes. Les capitaux propres
constituent donc une composante importante du bilan comptable de l’entité.
Ils enregistrent toutes les ressources acycliques, notamment, celles qui ont
un caractère durable. Ils correspondent aux capitaux apportés par les associés
auxquels s’ajoutent, au fur et à mesure des exercices, les résultats accumulés
et laissés par ces derniers dans l’entité. Ils appartiennent à la collectivité des
associés ou actionnaires de la société, en proportion de leurs droits (actions
ou parts sociales en fonction du statut juridique de l’entité).
Cette section présente la composition des fonds propres d’une entité et
son importance. Elle examine l’élément principal des fonds propres : les
capitaux propres (1), les autres fonds propres (2), l’importance des fonds
propres de l’entité (3).

1. Elément principal des fonds propres : les capitaux propres

Les capitaux propres de l’entité apparaissent dans le bilan comptable, en
haut du passif plus exactement. Ils font partie des fonds propres de l’entité.
On retrouve notamment dans les capitaux propres les éléments suivants :
-le capital en compte 101 (utilisable pour les sociétés) comprenant les
apports des associés,
-les primes liées au capital en compte 105 (primes d’émission, primes
d’apport, primes de fusion…),
-les écarts de réévaluation en compte 106,
-les réserves en compte 11 (réserve légale, réserves statuaires, autres
réserves…),
-le compte d’exploitation en compte 104 (utilisable pour les entités
individuelles),
-le report à nouveau débiteur ou créditeur en compte 129 et 121,
-les bénéfices et les pertes en compte 131 et 139,
-les subventions d’investissement en compte 14,
-et les provisions réglementées en compte 15.
La somme de ces éléments correspond au montant des capitaux propres
de l’entité.

Dans l'hypothèse de continuité de l'exploitation, l'entité est normalement
considérée comme étant en activité, c'est-à-dire, comme devant continuer à
fonctionner dans un avenir raisonnablement prévisible. En référence à
l’article 40 de l’Acte uniforme du SYSCOHADA (2017, p.27) « La
54

cohérence des évaluations au cours des exercices successifs implique la
permanence dans l'application des règles et des procédures les concernant ».

Lorsque l’entité manifeste l'intention ou quand elle se trouve dans
l'obligation de se mettre en liquidation ou de réduire sensiblement l'étendue
de ses activités, l'évaluation de ses biens doit être reconsidérée en tenant tout
de même compte d’autres fonds propres.

2. Les autres fonds propres

On peut définir les autres fonds propres comme des instruments financiers
qui, en vertu de l’application des clauses d’un contrat et des conditions
économiques, ne sont pas remboursables ou le sont sous contrôle exclusif de
l’émetteur, ou par émission et attribution d’autres instruments de fonds
propres. Les autres fonds propres d’une entité :
-le montant des émissions de titres participatifs,
-les avances conditionnées,
-et les droits du concédant (pour les entités concessionnaires).

Les autres fonds propres figurent entre les capitaux propres et les dettes.

3. Importance des fonds propres de l’entité

Les fonds propres d’une entité constituent un élément très important en analyse
financière. Des fonds propres importants témoignent de la solidité financière
d’une entité. Cet élément comptable est très important aux yeux des
investisseurs et des organismes de financement. Le niveau des fonds propres est
notamment retenu par le banquier pour calculer la capacité d’emprunt de
l’entité.

Section 5. La comptabilisation des dividendes

Chaque année, les sociétés doivent approuver le résultat de l’exercice clos d’une
assemblée générale ordinaire annuelle. Lorsqu’un bénéfice apparaît, elle peut
décider de le distribuer en tout ou partie à ses associés sous forme de dividendes.
Cette section aborde les écritures comptables à enregistrer lors d’une distribution
de dividendes, qu’elle soit faite en numéraire, en nature ou en actions. Elle
répond à la question de leur comptabilisation. Ainsi, elle examine tour à tour :
les principes généraux sur les distributions de dividendes (1), la comptabilisation
d’une distribution de dividendes (2), la comptabilisation d’une distribution de
dividende en numéraire (3), la comptabilisation d’une distribution de dividendes
en nature (4), la comptabilisation d’une distribution de dividendes en actions (5),
la déclaration des dividendes versés (6).

55

1. Principes généraux sur les distributions de dividendes

Des dividendes ne peuvent être distribués que si l’assemblée générale
annuelle a approuvé les comptes de l’exercice et qu’elle a constaté
l’existence d’un bénéfice distribuable. Ce dernier est constitué par :

-le bénéfice de l’exercice (compte 131) ;
-diminuer des éventuelles pertes antérieures figurant en compte de report à
nouveau débiteur (compte 129) ;
-diminuer des sommes non distribuables telles que la dotation à la réserve
légale (compte 111) ou la dotation aux réserves statuaires obligatoires
(compte 112) ;
-augmenter des bénéfices antérieurs non distribués et portés en report à
nouveau créditeur (compte 121) ou en réserves facultatives (1181).

Certaines conditions supplémentaires peuvent être exigées pour distribuer
des dividendes :
-les frais de condition, s’ils existent, doivent entièrement réglés ;
-les capitaux propres doivent être supérieurs au montant du capital social et
des réserves statuaires. La distribution des dividendes ne peut avoir pour
effet de rendre ces capitaux propres inférieurs au capital augmenté des
réserves non distribuables.

2. Comptabilisation d’une distribution de dividendes

Quelle que soit la forme de la distribution de dividendes, celle-ci doit
obligatoirement être enregistrée en comptabilité au jour même de
l’assemblée qui a décidé la distribution en question. Le traitement comptable
d’une distribution de dividendes diffère selon qu’il s’agisse d’une
distribution en numéraire, en nature ou en actions. Dans tous les cas, un
dividende ne constitue jamais une charge dans les comptes de la société
distributrice.

2.1. Traitement d’une distribution de dividende en numéraire

Cette forme de distribution de dividende est la plus courante. La société
distributrice va virer des sommes d’argent au crédit des comptes bancaires
des associés. Lorsque la société procède au paiement des dividendes, elle
doit comptabiliser les écritures suivantes.



56

Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
465 Associés, dividendes à payer X
521 Banque X
4424 Impôts et taxes recouvrables sur des associés X
(Comptabilisation d’une distribution de dividendes)
Rappelons que le compte 465 « Associés, dividendes à payer » avait été
crédité au préalable, lors de la décision d’affectation du résultat. La société
dispose, en principe, d’un délai à compter de la clôture de l’exercice, pour
procéder au versement des dividendes. Ce versement s’effectue
généralement pat virement bancaire, compte tenu d’un Impôt sur le Revenu
des Capitaux Mobiliers (IRCM) à retenir à la source.
Principe comptable
Comme enregistrée aussi ci-dessus, c’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 17 et donc, en référence au principe de transparence, que les
informations importantes telles que celles relatives à une distribution de
dividende en numéraire sont présentées et communiquées clairement, dont
la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire et loyale
de ces informations. Pour cela, elles sont enregistrées ainsi.
Lorsque les associés sont des personnes physiques, la société doit
précompter sur le montant du dividende brut des prélèvements sociaux (au
taux de 16,5% pour les distributions effectuées, encore en vigueur jusqu’au
er1 janvier 2019. La société va donc verser à chaque associé son dividende
« net » et payer directement les contributions précitées au Trésor Public. Elle
va comptabiliser les écritures suivantes, au titre du paiement des
prélèvements sociaux.
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
447 État, impôts retenus à la source X
521 Banque X
(Comptabilisation d’une distribution de dividendes)
Principe comptable
En vertu des mêmes articles de l’Acte Uniforme relevant du principe de
transparence que pour l’opération précédente, les informations importantes
57 telles que celles relatives à une distribution de dividende, avec précompte
sur le montant du dividende brut des prélèvements sociaux sont présentées
et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à l’entité de
donner une exposition claire et loyale de ces informations.

La société peut ne pas décaisser immédiatement les sommes afférentes aux
dividendes. Elle va ainsi les inscrire au crédit du compte courant de chaque
associé. Il est nécessaire d’enregistrer les écritures suivantes.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
465 Associés, dividendes à payer X
462 Associés, comptes courants X
(Comptabilisation d’une distribution de dividendes)

Principe comptable

Comme enregistrée aussi ci-dessus, c’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 17 et donc, en référence au principe de transparence, que les
informations importantes telles que celles relatives à une distribution de
dividende, dont la société ne décaisse pas immédiatement les sommes
afférentes aux dividendes sont présentées et communiquées clairement, dont
la mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire et loyale
de ces informations. Pour cela, elles sont enregistrées ainsi.

À la suite de ce qui précède, le point de vue fiscal laisse savoir que, toute
inscription en compte courant équivaut à un paiement des dividendes.
L’associé sera donc imposé sur les dividendes inscrits au crédit de son
compte courant, peu importe qu’il les ait perçus en numéraire ou non.

2.2. Traitement d’une distribution de dividendes en nature

Il est possible que la société rémunère les associés en nature, même si cette
faculté n’a pas été envisagée dans les statuts. Les biens doivent cependant
être de même nature. Il peut s’agir, par exemple, d’un portefeuille de titres,
d’un bien immobilier, de matériel… L’enregistrement comptable d’une
distribution de dividendes en nature est similaire à la comptabilisation d’une
cession d’actif. Une plus-value va donc être constatée par les écritures
suivantes.


58

Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
28 Amortissement des immobilisations X
465 Associés, dividendes à payer X
Valeurs comptables des cessions courantes d’immobilisations 654/812 X
Compte de l’immobilisation concernée 2. X
Produits des cessions courantes d’immobilisations 754/822 X
(Comptabilisation d’une distribution de dividendes)
Principe comptable
En vertu des mêmes articles de l’Acte Uniforme concernant le principe de
transparence que pour l’opération précédente, les informations importantes
telles que celles relatives à une distribution de dividende en nature sont
présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entité de donner une exposition claire et loyale de ces informations. Pour
cela, elles sont enregistrées ainsi.
Il faut noter que la plus-value sur le bien vendu subit une imposition
particulière selon sa nature (bien mobilier/immobilier) et selon sa durée de
détention par la société (cout terme/long terme). Ce mode de rémunération
des associés permet à la société de ne pas décaisser de trésorerie.
2.3. Traitement d’une distribution de dividendes en actions
Les sociétés par actions (société anonyme, société par actions simplifiée)
peuvent proposer aux actionnaires le paiement de leurs dividendes en
échange de la remise d’actions nouvelles. Cette option doit obligatoirement
être prévue dans les statuts et elle doit être faite simultanément à tous les
actionnaires. De plus, le capital de la société distributrice doit être
intégralement libéré. Ce mode de distribution de dividendes entraîne une
augmentation de capital.
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
465 Associés, dividendes à payer X
101 Capital social X
1054 Prime de conversion X
(Comptabilisation de distribution de dividendes en actions)
59 Principe comptable

Comme enregistrée aussi ci-dessus, c’est en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 17 et donc, en référence au principe de transparence, que les
informations importantes telles que celles relatives à une distribution de
dividende en actions sont présentées et communiquées clairement, dont la
mise en œuvre permet à l’entité de donner une exposition claire et loyale de
ces informations. Pour cela, elles sont enregistrées ainsi.

Quelques mouvements (évènements) affectent le montant des capitaux propres
d’une entité : la performance réalisée sur l’exercice social, pouvant se traduire
par un bénéfice (hausse des capitaux propres) ou par une perte (baisse des
capitaux propres), les opérations modifiant le capital social : augmentation de
capital et réduction de capital notamment, les distributions de dividendes.
Plusieurs techniques d’évaluation financière d’entité se basent sur les capitaux
propres de l’entité. Plus ils sont importants, plus l’entité est valorisée. Toutefois,
il n’est pas très pertinent de se baser uniquement sur ce critère et des
retraitements doivent être opérés. Par exemple, la politique de distribution de
dividendes influe sur la valeur de l’entité si le calcul de l’évaluation se base sur
le montant des capitaux propres. Un retraitement est alors nécessaire pour
obtenir une valeur cohérente et comparable à d’autres entités.
Il faut noter que ce mode de rémunération permet également de ne pas
altérer la trésorerie de la société mais il présente l’inconvénient majeur de
diluer le résultat net par action.
À la lumière de l’article 41 de l’Acte uniforme du SYSCOHADA (2017,
p.27), « Toute exception à la permanence visée à l'article 40 doit être
justifiée par la recherche d'une meilleure information ou par des
circonstances impératives. Il en est ainsi :
-en cas de changement exceptionnel intervenu aussi bien dans la situation de
l'entité que du fait de l'environnement juridique, économique ou financier
dans lequel elle évolue ;
-à la suite de modifications ou de compléments apportés à la réglementation
comptable.
Dès lors que les exceptions visées ci-dessus sont décidées par les
autorités compétentes en matière de normalisation comptable, leurs
conséquences comptables sur la situation de l'entité doivent être imputées, en
tout ou en partie, sur les capitaux propres du bilan d'ouverture de l'exercice
au cours duquel elles sont constatées. Toutes informations nécessaires à la
compréhension et à l'appréciation des changements intervenus sont données
dans les Notes annexes conformément aux dispositions de l'article 33 dudit
Acte uniforme.
60

3. Déclaration des dividendes versés
Lorsqu’il est procédé à une distribution de dividendes, un formalisme
important doit être respecté, notamment :
- le rapport de gestion présenté à l’assemblée générale doit mentionner le
montant des dividendes distribués au titre des trois exercices précédents ;
- un imprimé spécial qui doit être souscrit chaque année.
En conclusion de ce premier chapitre, il faut garder à l’esprit que, les fonds
propres (capitaux propres) sont des ressources inscrites au passif du bilan.
Elles correspondent aux fonds apportés par le ou les fondateurs et
actionnaires au moment de la création de la société ainsi qu’aux capitaux
générés au cours du temps par l’activité ou par des levées de fonds laissés
pour financer l’activité. Alors, les mouvements pouvant affecter les fonds
propres sont :
- le résultat de l’exercice dont, souvent, à la clôture de l’exercice, le résultat
vient s’ajouter au montant des capitaux propres. S’il est positif, il augmente
les capitaux propres, et inversement.
- l’augmentation de capital qui consiste à accroitre le capital social de la
société. Soit en créant de nouvelles actions achetées par des actionnaires, soit
en incorporant dans le capital social la part des profits qui avait été mise en
réserve car n’ayant pas été distribué.
- la réduction du capital, qu’elle soit motivée ou non par des pertes,
l’opération peut s’opérer sous différentes modalités. Les trois possibilités
sont : la réduction du nominal des titres, la réduction du nombre des titres, le
rachat de certains titres par la société.
- la distribution de dividendes, les dividendes étant une distribution des
bénéfices, la distribution vient donc baisser le montant des capitaux propres.
Par ailleurs, avoir un peu de dettes n’est pas en soi une mauvaise chose
pour une entreprise. Autrement dit, elles n’affectent pas directement les
capitaux propres. Mais, l’idée est de trouver la bonne structure financière de
l’entreprise, c’est-à-dire le bon rapport entre « dettes » et « capitaux
propres ». En guise de point de référence, il faut simplement se dire que le
montant des dettes ne devrait pas trop dépasser la moitié des capitaux
propres.
61 Tests de connaissances

1. La comptabilisation des apports en capital

e e eQ.1.1. Dans la plupart des cas, lorsqu’une partie (2 quart, 3 quart, 4 quart)
du capital est à libérer ultérieurement, on enregistre les écritures de la même
façon que pour la libération lors de la constitution. Toutefois, on diminue les
comptes 109 et 1011 en passant les écritures suivantes. Etes-vous d’accord
avec ces écritures ? Quels sont les comptes qui resteront dans le patrimoine
de l’entité ?

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
Apporteurs, opérations sur le capital, apports en numéraire 4612 X
Capital souscrit, non appelé 1011 X
Capital souscrit, appelé, non versé 1012 X
Apporteurs, capital souscrit, non appelé 109 X
(Pour comptabilisation de la libération)

Q.1.2. Monsieur SANDA a créé une SA avec 3 autres personnes
(OUMAROU, SEINI, ARABO). Comme le veut la loi (libérer le minimum
légal du capital), ils ont libéré le capital de moitié. La société a été créée en
03 mars 2014. Mais, suite à différents soucis, ils ont convenu que le gérant,
qui possédait 20% du capital soit 300 000 (dont 150 000 libéré), allait
revendre ses parts à son ami pour un montant de 600 000. Pour approuver
cette décision, l’Assemblée Générale Extraordinaire, a eu lieu le 23
décembre 2014. Selon vous, quelle(s) écriture(s) faudrait-il passer ? Que
faudra-t-il faire du reste du capital à libérer ?

Q.1.3. Au cas où un capital apporté en numéraire est entièrement versé dès
le départ (versement anticipé), doit-on quand même passer par le compte
1012 (le temps que les fonds sont bloqués à la banque peut-être ?) ou
peuton directement enregistrer l’opération comme suivante ?

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
Apporteurs, opérations sur le capital, apports en numéraire 4612 X
Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 1013 X
(Pour réalisation de l’apport)
521 Banque X
Apporteurs, opérations sur le capital, apports en numéraire 4612 X
(Libration du capital)

62

Q.1.4. MAMADOU a apporté des biens à la Société EMEBET. Cet apport
comporte des immobilisations qui ont fait l’objet d’amortissements. Doit-on
considérer les apports d’immobilisations dans cette Société pour leurs
valeurs brutes et les amortissements ou bien, ne doit-on reprendre que la
valeur comptable nette ?

Q.1.5. Quel est l’impact de l’apport en numéraire sur le compte de résultat ?

Q.1.6. Monsieur BAKARY a un capital de 1 000 000 libérés à hauteur de
50% à la constitution de la société. Si on comptabilise la promesse du capital
et la réalisation des apports selon la procédure suivante.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellés de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
Apporteurs, opérations sur le capital, apports en numéraire 4612 500 000
Capital souscrit, appelé, non versé 1012 500 000
(Comptabilisation des promesses d’apport en numéraire)
109 Apporteurs, capital souscrit, non appelé 500 000
1011 Capital souscrit, non appelé 500 000
(Pour fraction des apports en numéraire)
521 Banque 500 000
Apporteurs, opérations sur le capital, apports en numéraire 4612 500 000
(Pour réalisation des apports en numéraire)
1012 Capital souscrit, appelé, non versé 500 000 500 000
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti
(Pour constatation du versement du capital)

On comptabilise d’abord les promesses d’apport en numéraire pour la
fraction des apports en numéraire directement libéré de 500 000 appelé en
débitant le compte 4612 « Apporteurs, apports en numéraire » pour 500 000,
en créditant le compte 1012 « Capital souscrit, appelé, non versé » pour
500 000.
Ensuite, pour la fraction des apports en numéraire qui sera libérée
ultérieurement de 500 000 non appelé, on débite le compte 109
« Apporteurs, capital souscrit, non appelé » pour 500 000, puis, on crédite le
compte 1011 « Capital souscrit, non appelé » pour 500 000.
Ensuite, on comptabilise la réalisation des apports en numéraire en
créditant le compte 4612 « Apporteurs, apports en numéraire » pour 500 000
(qui est ainsi soldé), en débitant le compte 512 « Banque » pour 500 000.
Ensuite, on constate le capital souscrit, appelé et versé en débitant le
compte 1012 « Capital souscrit, appelé, non versé » pour 500 000 (qui est
ainsi soldé), et en créditant le compte 1013 « Capital souscrit, appelé, versé »
pour 500 000.
63

On se retrouve avec 500 000 de capital au passif du bilan au lieu de
1 000 000 et 0 franc de créance pour le capital non appelé à l’actif du bilan,
car le compte 4612 se trouve soldé alors qu’il doit être débiteur de 500 000
pour la partie non appelée du capital.
Qu’en pensez-vous ? À votre avis, si on comptabilise le capital de la
manière suivante, ces écritures sont-elles correctes ?

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellés de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
Apporteurs, opérations sur le capital, apports en numéraire 4612 1 000 000
Capital souscrit, appelé, non versé 1012 1 000 000
(Comptabilisation des promesses d’apport en numéraire)
109 Apporteurs, capital souscrit, non appelé 500 000
1011 Capital souscrit, non appelé 500 000
(Pour fraction des apports en numéraire)
521 Banque 500 000
Apporteurs, opérations sur le capital, apports en numéraire 4612 500 000
(Pour réalisation des apports en numéraire)
1012 Capital souscrit, appelé, non versé 500 000 500 000
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti
(Pour constatation du versement du capital)

De cette manière, on se retrouve avec une créance de 500 000 (solde
débiteur compte 4612) à l’actif et le capital de 1 000 000 au passif. Qu’en
pensez-vous ? À votre avis, ces écritures sont-elles plus correctes ?

Q.1.7. Monsieur BENSALMAN a créé une société où il a réalisé un apport
en nature pour constituer son capital. Bien-sûr son apport en nature est
amortissable, donc il l’amortie ! Mais on lit par ailleurs que le capital social
lui, doit rester « identique », en tant qu’information historique. Alors, on a
du mal à comprendre comment équilibrer le bilan de fin d’année si le capital
reste identique, alors que les immobilisations réduisent !

Q.1.8. Dans quel compte faire apparaître les arrondis. Si les sommes sont
arrondies par exemple à la dizaine de francs alors que dans le corps du
document figurent les sommes en centimes de francs.

2. La comptabilisation de l’affectation du résultat

Q.2.1. Lors de l’affectation de résultat, Monsieur WASSILE, comptable de
la société WALYA constate que cette société a réalisé une perte pour
l’exercice 2018. Sachant qu’il y avait un report à nouveau créditeur pour
18 979 310, il a procédé à l’affectation de résultat par la comptabilisation des
écritures suivantes.

64

Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
121 Report à nouveau créditeur 18 979 310
129 Report à nouveau débiteur 14 475 700
139 Résultat net : perte 33 455 010
(Pour comptabilisation de la libération)
De ce qui précède, il reste un report à nouveau débiteur pour la différence. À
votre avis, ces écritures sont-elles correctes ?
Q.2.2. L’association MARMAR a réalisé un résultat négatif (perte) de
200 000. Comment l’affecter ? Que doit-o avoir dans le compte 129
« Résultat net : perte », dans le compte 121 « Report à nouveau créditeur » et
éventuellement dans le compte 162 « Emprunts et dettes auprès des
établissements de crédit » à moins d’un an ? À quelle date les écritures
doivent se comptabiliser, au dernier jour d’exercice en cours ou au premier
jour exercice suivant ? Aussi le bilan montre un report à nouveau de : -
200 000 et le Résultat est nul (0), les écritures suivantes sont-elles
correctes ?
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
121 Report à nouveau créditeur 200 000
139 Résultat net : perte 200 000
(Pour comptabilisation de la libération)
Q.2.3. Au 31 décembre 2018, la société WAYOH vous présente la situation
suivante de sa comptabilité : le compte 101 « Capital social » est de
9 250 000 ; et le compte 139 « Résultat net : perte » est de -1 280 000, donc
une différence nette de la situation de : 7 990 000. On vous sollicite pour
présenter les écritures d’affectation du résultat en 2018, pour assainir ladite
situation. Doit-on comptabiliser aussi la différence de 7 990 000 ou
seulement le résultat, ou encore seulement le résultat et le capital social ?
Q.2.4. Lors de la mise à jour de la comptabilité de la Société NOVOTEL
avec affectation du résultat en 2016, on constate une perte de 2 000 000,
aucune écriture d’affectation, mais un compte 129 « Report à nouveau
débiteur » de 2 000 000. En 2017, on note un bénéfice de 4 500 000 avec
affectation en partie en réserve après augmentation apparait dans les comptes
à la fin de l’exercice 2018, dont le récapitulatif est présenté comme suit.
65 Écritures de la situation comptable présentée

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
131 Résultat net : bénéfice (exercice 2017) 4 500 000
102 Capital par dotation 500 000
1188 Réserves diverses 2 000 000
139 Résultat net : perte (exercice 2016) 200 000
(Pour comptabilisation de la libération)

Le résultat de 2017 a été affecté en partie pour la perte en 2016, en partie en
réserve et le solde affecté au fonds propre. À votre avis, la situation
paraitelle correcte ?

Q.2.5. Dans l’Association MENDEL, le comptable a des difficultés à faire
constater le résultat dans les écritures en 2018, et à la clôture, à passer les
écritures à l’ouverture en 2019, quel conseil lui donneriez-vous ? Vous êtes
encore sollicité à lui venir en aide parce qu’il est coincé lorsqu’il faut solder
le bilan à la clôture, et même lorsqu’il faut reprendre les écritures
appropriées en 2019 !

Q.2.6. Lors de l’Assemblée Générale de la société SIDDI, la résolution du
résultat n’est pas adoptée du fait que la société SIDDIKI ayant 50% des parts
a voté contre. Que faut-il faire pour passer les écritures conformément au
procès-verbal de ladite Assemblée Générale qui n’est malheureusement pas
adoptée ? En effet il faut bien que le compte 139 soit soldé ici, mais par
quelle contrepartie ? (Aurait-on dû le mettre en moins du compte 118
« Autres réserves ») ?

Q.2.7. La Sarl SASSAYE a essuyé une perte de 60 000 000 en 2017. En
2018, elle a réalisé un bénéfice de 8 000 000. Comment comptabiliser
l’affectation du résultat ? Peut-on utiliser les 8 000 000 de bénéfice pour
épurer la perte de 60 000 000 ? Doit-on payer des taxes sur les (-8 000 000) ?

Q.2.8. Lors de la clôture de sa première année, la SARL YOUSSOUF
affiche un déficit, ce à quoi on s’attendait et même en cas de résultat positif,
il n’y avait aucune intention de distribuer de dividendes. Cependant,
Monsieur MALIKI, comptable de cette SARL demande la répartition à faire
pour inscrire sur le procès-verbal de l’Assemblée Générale pour ce résultat.
Que le résultat soit un bénéfice ou un déficit est-on obligé de répartir et de
consigner les conclusions dans un procès-verbal ?

Q.2.9. La société KALI a réalisé une perte de 700 000 en 2017, qui a été
affectée comme suit.

66

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
129 Report à nouveau débiteur 700 000
139 Résultat net : perte (exercice 2017) 700 000
(Pour comptabilisation de la libération)

En 2016, cette société avait un bénéfice, mais aussi en 2018, elle a un compte
121 « Report à nouveau créditeur ». Doit-on faire quelque chose avec ce compte
121 après avoir affecté la perte de ladite société en compte 129 ?

Q.2.10. La Société MIKAÏLA vient d’établir son bilan avec un résultat de
11 834 000. Logiquement elle doit payer l’Impôt sur les Sociétés
correspondant à 33% du résultat. Si elle souhaite se distribuer les dividendes,
doit-elle d’abord déduire le montant de l’Impôt sur les Sociétés (si oui,
doitelle le mettre en report à nouveau ?) ou peut-elle se verser l’intégralité sur
les résultats soit 11 834 000 et payer l’Impôt sur les Sociétés sur l’exercice
de 2016 ?

Q.2.11. La répartition du résultat de la société SOKOTO s’est soldée par un
résultat bénéficiaire de 5 000 000 alors qu’il y a un report à nouveau débiteur
de 10 000 000, que doit-on faire ?

Q.2.12. Au 31 décembre 2018, Monsieur VINKOÏ, comptable de la société
VINDI sollicite votre aide pour effectuer les écritures comptables pour un
report à nouveau n’ayant pas fait objet de ces écritures depuis l’année 2017.
Quels conseils lui donneriez-vous ?

-compte 131 « Résultat net : bénéfice » : 7 091 000
-compte 129 « Report à nouveau débiteur » exercice 2018 : 20 433 000
-compte 129 « Report à nouveateur » exercice 2017 : 28 771 000
-compte 111 « Réserve légale » : 500 000
-compte 118 « Autres réserves » : 28 657 000

Q.2.13. Monsieur RODON est associé unique d’une Entreprise Individuelle
soumise à l’Impôt sur le Revenu. Comment faut-il enregistrer le bénéfice ?
Peut-on le mettre directement dans le compte 462 « Associés, comptes
courants » ? À ce jour cette entreprise l’a toujours affecté au compte 121
« Report à nouveau créditeur » et elle a enregistré les prélèvements de
l’associé unique au compte 462. Est-il possible de comptabiliser l’opération
par les écritures suivantes pour les 6 années passées sans tenir d’Assemblée
Générale ?

67

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
462 Associés, comptes courants X
121 Report à nouveau créditeur X
(Pour comptabilisation de la libération)

Q.2.14. La société LAOURATOU a eu un déficit en 2016, 2017 et 2018
(donc, depuis création en 2016). Le Report à nouveau de -17 000 000. Or en
2019, elle réalise un bénéfice de 10 000 000. Le résultat va-t-il être affecté
intégralement au report à nouveau : ainsi nouveau report = -7 000 000 =
(17 000 000 + 10 000 000) ou est-elle obligée de payer l’Impôt sur les
Sociétés de 33% soit (10 000 000*33% = 3 300 000, et affecter le résultat de
6 700 000 sur le report à nouveau : ainsi nouveau report = 6 700 000 ?

Q.2.15. Monsieur MAMOUDOU, est gérant de la Société Anonyme à
Responsabilité Limitée MANDOROU qui exploite des biens immobiliers en
location. Avec ses associés, elle envisage l’acquisition, par emprunt
amortissable, d’un bien à rénover et, pour ce faire, passer la SARL au régime
de la SA afin de mieux utiliser les amortissements sur immobilisations et
travaux selon les principes des sociétés cotées en bourse. Le notaire l’a bien
conseillé sur les avantages et les inconvénients des régimes fiscaux. En ce
qui concerne la comptabilisation de l’affectation du résultat de cette
(éventuelle) société, Monsieur MAMOUDOU sollicite votre conseil. Le
changement de régime laisse comprendre qu’il y a une opportunité de
dégager un résultat bénéficiaire mais, après avoir remboursé la partie du
capital de son annuité d’emprunt, payé quelques travaux et payé l’impôt sur
le bénéfice, elle aurait épuisé sa trésorerie ; ceci pendant plusieurs années
successives. Dans ce cas-là, si l’assemblée générale décide de distribuer une
partie du bénéfice en dividendes, ceux-ci seraient débités immédiatement du
compte 131 « Résultat net : bénéfice » pour créditer le compte 465
« Associés, dividendes à payer ». Puis, au plus tard 9 mois après l’assemblée
générale, les dividendes à distribuer, ne pouvant être décaissés faute de
trésorerie, seront débités du compte 465 « Associés, dividendes à payer »
pour créditer le compte 462 « Associés, comptes courants ». Ces comptes
courants d’associés resteront donc créditeurs jusqu’à ce que la trésorerie
puisse les décaisser en faveur des associés. À votre avis, les comptes
courants d’associés ne sont-ils pas censés être remboursables à tout
moment ? Le cas échéant, si le manque de trésorerie perdure, la société
devra-t-elle rechercher un prêt de trésorerie auprès de sa banque pour payer
les dividendes à un associé qui les réclame ? Enfin, pour la partie du
bénéfice que l’assemblé générale aurait décidé de ne pas distribuer, la
68

société pourrait-elle la porter au crédit du compte 121 « Report à nouveau
créditeur » ? Ou bien du compte 1181 « Réserves facultatives » ?
3. La comptabilisation d’une augmentation de capital
Q.3.1. À votre avis, comment comptabilise-t-on une prime d’apport chez la
société apporteuse (au compte 1052 « Primes d’apport » dans la société
bénéficiaire), suite à un appel public d’actions par exemple. Si on enregistre
l’apport d’un terrain de 100 000, dont 20 000 sont en augmentation de
capital et 80 000 sont en prime d’apport.
Chez la société bénéficiaire, les écritures suivantes sont-elles exactes ?
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
222 Terrains nus 100 000
101 Capital social 20 000
1052 Primes d’apport 80 000
(Pour comptabilisation de dividendes)
Chez la société apporteuse, les écritures suivantes sont-elles exactes ?
Écritures comptables
Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
Titres de participation dans des entités sous contrôle exclusif 261 100 000
Terrains nus 222 100 000
(Pour comptabilisation de dividendes)
Q.3.2. Dans le cas d’une augmentation de capital par compensation de
créance d’un fournisseur qui devient ainsi actionnaire, que se passe-t-il avec
la TVA de sa facture ? Est-elle exigible ? Comment cela se comptabilise du
côté créancier et débiteur ?
Q.3.3. Dans le cas d’une compensation, la créance est transformée en titres,
et donc non réglée en numéraire, le créancier peut-il collecter la TVA ?
Q.3.4. Monsieur YAMO, actionnaire majoritaire de la société NDEDI a
racheté 90% des parts de la société BADJO. Comment doit-on comptabiliser
cette opération ? Monsieur YAMO a aussi une facture de commissariat aux
apports relatifs à ce rachat. Comment doit-on la comptabiliser ?
Q.3.5. Pourquoi toujours, après l’augmentation du capital, les écritures
suivantes ne sont comptabilisées à aucune occasion ?
69
Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X
101 Capital social X
(Pour comptabilisation de dividendes)

Cela signifie-t-il que le compte 1013 reste au bilan indéfiniment ?

Q.3.6. Lors de la création d’une société, et que le capital est complètement
libéré, les écritures à comptabiliser mettent en jeux les deux comptes
suivants : le compte 1013 « Capital souscrit, appelé, versé, non amorti » et le
compte 101 « Capital social », lequel est débité et lequel est crédité ? Quels
comptes met-on en jeu hors d’une augmentation de capital ?

Q.3.7. Comment comptabilise-t-on pour une augmentation de capital par
achat d’un pourcentage des parts dont une partie est payée au comptant et
l’autre à crédit ? Par exemple, l’entreprise AYOUBA achète 30% des parts
de l’entreprise BELLO pour une valeur de 100 000 000. Elle paie la moitié
par chèque bancaire au comptant, et le reste à crédit. Sur quel compte de
tiers faut-il alors enregistrer la dette de 50 000 000 ?

Q.3.8. RAPAPA voudrait augmenter le capital pour devenir partenaire dans
une jeune société. L’actionnaire unique a investi une année de travail dans le
développement de l’entreprise, nécessite qu’une prime d’émission soit
déterminée. Comment celle-ci sera-t-elle calculée pour qu’elle soit équitable
pour les deux parties ? Le bilan est-il suffisant ou faudra-t-il d’autres
documents ?

Q.3.9. Dans le cas où l’on suit la méthode préférentielle en imputant les frais
d’augmentation de capital par le débit du compte 1051 « Prime d’émission »,
cela signifie-t-il que ces charges ne sont pas déduites pour le calcul du
bénéfice fiscal ? (Ce qui aurait été le cas, si l’enregistrement s’était fait en
classe 6…).

4. La comptabilisation d’une réduction du capital

Q.4.1. Savoir sur le traitement de l’impact de la réduction du Capital en cas
de la détention d’un pourcentage du Capital par une autre société. À partir du
cas concret de la Société AKIBAÏ qui a acquis 60% du capital de B en 2016
(pour une valeur de 2 500 000). Sachant que le Capital social de B est
composé de 15 000 actions de valeur nominale : 10 000. Suite à des pertes
70

subies en 2018 les capitaux propres de la société B sont devenus inférieurs
au quart du capital social. Il a été décidé de réduire le capital pour le ramener
à 45 000 000. Quelles sont les écritures comptables à passer chez la société
AKIBAÏ ?

Q.4.2. Lors d’une ancienne augmentation de capital il y avait eu une prime
d’émission, que fait-on de celle-ci au moment de la réduction du capital ? Si
par exemple, le capital social est de 100 000 000, la prime émission est de
50 000 000, le report à nouveau est de -70 000 000. Réduit-on le capital de
20 000 000 ? Annule-t-on la prime d’émission ? Ou bien, réduit-on le capital
de 70 000 000 en conservant la prime d’émission inchangée ?

Q.4.3. Quel est le traitement comptable d’une réduction de capital pour
absorption des pertes ?

Q.4.4. La société SOCAS au capital de 7 500 000 libérés à hauteur de
4 500 000, décide qu’à la clôture de son premier exercice au 31 décembre
2019, le capital sera de 4 500 000. Quelles sont les écritures à passer pour la
clôture au 31 décembre 2019 ? La diminution du capital doit-elle être
effective au bilan ou faut-il la provisionner compte tenu des délais ?

Q.4.5. Si, les pertes sont supérieures au capital portant ainsi les capitaux
propres à un montant négatif, comment comptabilise-t-on la différence en
partant du principe que les pertes doivent être épongées entièrement ?

Q.5.1. Dans le cadre de versement de ses dividendes, la société ISSAH au
capital de 3 000 000 réalise un chiffre d’affaires de 100 000 000 à la clôture de
l’exercice de l’année 2018. Les charges de cette année sont de 30 000 000. Il y a
donc un dividende distribuable de 100 000 000 – 30 000 000 = 70 000 000 ? Il
est dit que les dividendes peuvent être versés seulement après l’Impôt sur les
Sociétés. De quel Impôt sur les Sociétés s’agit-il précisément ? L’Impôt sur les
Sociétés dû et calculé sur l’exercice 2017 (déjà payé) ou l’Impôt sur les Sociétés
de l’exercice 2018 (à payer en 2019) ?

Q.5.2. La société ASSAY a 2 associés (Monsieur ASSAYA et Mme
ASSAYATOU) dont le capital est constitué respectivement à 60 et 40%.
Pour la distribution de dividendes, faut-il passer une écriture par associé ?

Q.5.3. La société SAOUDA a reçu des dividendes de la société MAÏRAMA
dont SAOUDATOU est actionnaire. Comment les comptabilise-t-on,
s’agitil des dividendes perçus ou à recevoir ?

Q.5.4. Monsieur YAKOUBA a créé une Société en juin 2015. À la création,
Monsieur YAKOUBA était avec Monsieur YAYAH (ils n’étaient que 2
71

actionnaires). Le premier exercice comptable a été clôturé en décembre
2016. Il ressort, de ce bilan, un bénéfice de 9 482 000. La société a décidé de
verser 9 008 000 de dividendes aux actionnaires de la société et de conserver
les 474 000 restants en Réserve légale. Cette somme (9 008 000) a été
distribuée et versée aux actionnaires au mois de septembre 2017. Elle a été
télédéclarée en octobre 2017. Les prélèvements sociaux dus sur la
distribution de ces dividendes s’élèveraient à 1 396 000. Cette somme est
prélevée en octobre 2017. En décembre de l’année 2017, lors de
l’élaboration du bilan comptable 2017, doit-on inscrire ces 2 montants
(9 008 000 + 1 396 000) dans le bilan comptable et/ou le compte de
résultat ? Quelles écritures comptables doit-on concrètement passer ?

Q.5.5. La société PADDE est détenue par une autre (la société SARDIL) et
que la société SARDIL a des dettes auprès de la société PADDE.
L’Assemblée Générale Ordinaire décide d’une distribution de dividende
pour diminuer les dettes du compte 471 « Débiteurs et créditeurs divers » et
évidemment le versement n’est pas effectué. Dans un premier temps les
écritures comptables suivantes sont passées.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
121 Report à nouveau créditeur X
465 Associés, Dividendes à payer X
(Pour comptabilisation de dividendes)

Mais le 465 est toujours créditeur, et bien même, ne devrait-on pas le solder
par le compte 471 « Débiteurs et créditeurs divers » ? Quel avis
donneriezvous sur ce traitement comptable, si on enregistre les écritures suivantes ?

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
465 Associés, Dividendes à payer X
471 Débiteurs et créditeurs divers X
(Apurement des dettes par compensation avec les dividendes)







72

Chapitre 2. Opérations liées aux comptes d’actif immobilisé
Lorsqu’une entité détient des biens nécessaires à son activité de production,
de prestations de services, de commercialisation ou à son administration
5utilisée au-delà de l’exercice en cours , ils sont appelés immobilisations.
Parmi ces biens, certains sont des objets durables (immeubles, matériels,
mobiliers) qui ont une forme physique, un « corps » (immobilisations
corporelles). D’autres sont immatériels (immobilisations incorporelles).
Toutefois, si ces biens sont des créances ou des parts de capital, ils sont
considérés comme des éléments financiers, et par conséquent, appelés
immobilisations financières.
Dans leurs classements comptables, toutes les immobilisations sont
enregistrées dans les comptes de la classe 2 (comptes d’immobilisations).
L’utilisation des actifs immobilisés au fil du temps se matérialise à travers
une baisse de leur valeur constatée à l’aide des amortissements. Pour cela, le
processus d’exploitation desdites immobilisations peut se décrire en phase :
d’acquisition, d’amortissement, de cession, de réévaluation. Ainsi, plusieurs
modes existent pour apprécier cette usure.
Il faut toutefois rappeler que l’acquisition n’est pas la seule forme pour une
entreprise de se procurer une immobilisation (elle peut se faire par la
production pour elle-même, par voie d’apport en société, par échange, par
subvention, par crédit-bail.
Ce chapitre examine : l’acquisition des immobilisations (Section 1), la
comptabilisation des immobilisations incorporelles (Section 2), la
comptabilisation des immobilisations financières (Section 3), les
amortissements des immobilisations (Section 4), la réévaluation et la cession
d’immobilisations (Section 5).
Section 1. L’acquisition des immobilisations
L’acquisition d’une immobilisation occasionne des conséquences
comptables pour l’entreprise. Le coût d’acquisition comprend le prix d’achat
et les frais accessoires. L’acquisition fait donc l’objet d’un enregistrement
comptable afin que l’immobilisation puisse ensuite être amortie. Le coût
5 Le droit comptable des États-Parties au traité OHADA préconise la division de l’activité de
l’entreprise en exercices. L’exercice comptable coïncide avec l’année civile. Ainsi, il débute
erle 1 janvier et se termine le 31 décembre de la même année.
73 d’acquisition de l’immobilisation est constitué des éléments suivants (Acte
Uniforme du SYSCOHADA, 2017, p.25):
-du prix d'achat définitif net de remises et de rabais commerciaux,
d'escompte de règlement et de taxes récupérables ;
-des charges accessoires rattachables directement à l'opération d'achat ;
-des frais d'acquisition notamment les droits d'enregistrement, les
honoraires, les commissions, les frais d'actes, après déductions des taxes
récupérables ;
-des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien en état
d'utilisation ;
-de l'estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement, à l'enlèvement
de l'immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située, si
cette obligation incombe à l'entité, soit du fait de l'acquisition de
l'immobilisation corporelle, soit du fait de son utilisation pendant une durée
spécifique à des fins autres que la production de stocks au cours de cette
période.
Cette section s’intéresse au traitement de l'acquisition d'immobilisation
en général (1), plus spécifiquement à l'acquisition d'un véhicule (2), à la
comptabilisation de l’acquisition des immobilisations et la TVA (3), et à
l’acquisition d’immobilisations au prix indexé (4).

1. Notion d'immobilisation

Une immobilisation est un actif qui sera utilisé par une entreprise pour une
durée supérieure à l'exercice comptable en cours et destiné à être utilisé pour
produire des biens ou fournir des services, pour être loué à des tiers ou être
utilisé en interne. Pour répondre à la définition d'un actif, il doit s'agir d'un
élément identifiable qui confère des avantages économiques futurs à
l'entreprise (c'est-à-dire qui va contribuer à générer des flux nets de
trésorerie), qui génère une ressource que l'entreprise contrôle et dont le coût
peut être évalué de façon fiable.

L’actif peut être :
-monétaire et sans substance physique : on parlera alors d'immobilisation
financière. Il s'agit notamment des titres de placement et instruments
financiers (titres de participations, parts sociales, actions, prêts, etc.).
- non monétaire et sans substance physique : on parlera alors
d'immobilisation corporelle. Cela concerne les logiciels, le droit au bail ou
pas de porte, le fonds de commerce, les dépôts de brevet, de marque, etc.
- non monétaire et avec substance physique : on parlera alors
d'immobilisation corporelle.

74

Sont compris dans cette catégorie l'ensemble du matériel utilisé par une
entreprise : matériel informatique, véhicule, machines, outils, ensemble
immobilier, etc.
1.1. Comptabilisation de l'acquisition d'immobilisation
L’acquisition d'immobilisation donne lieu à de traitements comptables
particuliers, notamment à une comptabilisation spécifique. Ce paragraphe y
est consacré pour répondre à la question de comptabilisation de l'achat d'une
immobilisation.
En effet, la comptabilisation de l’acquisition d’une immobilisation
s’effectue de la manière suivante. L’entreprise débite un compte de la classe
2 « Comptes d’actif immobilisé » concerné et le compte 4451 « T.V.A.
récupérable sur immobilisations ». Le compte 404 « Fournisseurs,
acquisitions courantes d’immobilisations » est en contrepartie crédité.
1.1.1. Détermination de coût d'entrée d'une immobilisation
Les immobilisations doivent être comptabilisées à un coût appelé coût
d'entrée dans le patrimoine. En cas d'achat d'immobilisation, on parle de coût
d'acquisition.
Coût d'acquisition = prix d'achat + coûts directement attribuables (frais
accessoires)
1.1.2. Le prix d'achat de l'immobilisation
Il s'agit du montant payé pour acquérir le bien majoré, le cas échéant, des
taxes non récupérables. Doivent obligatoirement venir en déduction de ce
montant :
- les taxes récupérables (TVA par exemple),
- les rabais, remises ou ristournes obtenues,
- et les escomptes obtenus.
1.1.3. Les frais accessoires à l'acquisition de l'immobilisation
Les coûts directement attribuables à l'acquisition de l'immobilisation ou à sa
mise en service doivent être incorporés au coût d'achat de l'immobilisation
lorsqu'ils sont supportés pendant la période d'acquisition du bien. Il s'agira
notamment :
- des droits de mutation (droits d'enregistrement et de timbres), honoraires
(frais d'agences, notaires, etc.), commissions (frais de courtage) et frais
d'actes (ces frais sont qualifiés de frais d'acquisition d’immobilisation),
75 - des droits de douane et de toutes taxes assimilées à la TVA non récupérable
par l'entreprise,
- des frais de livraisons, de transport (et d'assurance transport), d'installation,
de montage et de manutention lorsqu'ils permettent de mettre en service
l'immobilisation.

Les frais qui ne sont pas nécessaires à l'acquisition de l'immobilisation ou à
sa mise en état de fonctionner sont exclus du coût d'acquisition et doivent
être comptabilisés directement en charge. Il s'agira, par exemple, des frais de
formation du personnel à l'utilisation et à l'entretien des machines.

Une option peut toutefois être exercée seulement pour les "frais d'acquisition
d'immobilisation" au sens strict du terme (comme définis ci-dessus).
Théoriquement, ils doivent obligatoirement être comptabilisés à l'actif mais
ils peuvent, sur option de l'entreprise, être enregistrés directement en
charges. En revanche, si l'entreprise opte pour cette solution, elle doit
l'appliquer à l’ensemble des immobilisations corporelles et incorporelles
qu'elle achète (l'option peut toutefois s'exercer de manière distincte pour les
immobilisations financières). Par ailleurs, tous les autres frais accessoires
doivent obligatoirement être incorporés au coût d'entrée de l'immobilisation,
sans aucun autre choix possible.

1.1.4. Enregistrement de l'immobilisation

La comptabilisation de l'acquisition d'une immobilisation suit le traitement
suivant.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
215 Fonds commercial X
22 Terrains X
23 Bâtiments, installations techniques et agencements X
24 Matériel, mobilier et actifs biologiques X
26 Titres de participation X
27 Autres immobilisations financières X
4451 T.V.A. récupérable sur immobilisations X
404/4811/4812 Fournisseurs, acquisitions courantes d'immobilisations X
(Comptabilisation de l'acquisition d'une immobilisation)

Les comptes crédités expliquent la validité de l’enregistrement tant pour les
opérations récurrentes que lorsqu’elles ne sont pas courantes.

76

Par exception, le SYSCOHADA prévoit l'exercice d'option permettant de ne
pas comptabiliser en immobilisation les éléments d'actifs significatifs. Les
actifs sont considérés comme entièrement consommés au cours de l'exercice
de mise en service et doivent ainsi figurer en charges. C'est une tolérance
fiscale qui s'applique en comptabilité : les matériels et le mobilier dont la
somme n'excédant pas 500 000 hors taxes peuvent être comptabilisés dans le
compte 6056 « Achats de petit matériel et outillage ». En pratique, peuvent
bénéficier de cette mesure les biens enregistrés normalement dans le compte
2411 « Matériel industriel », 2412 « Outillage industriel », le compte 2442 «
Matériel informatique le compte 2444 « Mobilier de bureau ». Le schéma de
comptabilisation est alors le suivant.

Écritures comptables

Comptes Comptes Intitulés et libellé de l’opération Montant Montant
débités crédités débité crédité
6056 Achats de petit matériel et outillage X
4452 T.V.A. récupérable sur achats X
Fournisseurs X
(Comptabilisation d'achats de petit matériel et outillage) 401


Principes comptables

Tout d’abord, en vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en
référence au principe de transparence, les informations importantes telles
que celles relatives aux achats de petit matériel et outillage doivent être
présentées et communiquées clairement, dont la mise en œuvre permet à
l’entreprise de donner une exposition claire et loyale de ces informations, et
c’est pour cela que les écritures ci-dessus sont enregistrées.
En plus, en vertu des articles 35 et 36 et donc, en référence au principe de
coût historique, l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée
sur la convention du coût historique qui permet d’enregistrer les biens, à la
leur date d’entrée dans le patrimoine, à leur coût d’acquisition exprimé en
unités monétaires courantes. Ainsi donc, à sa date d’entrée, la valeur de cet
achat de petit matériel et outillage est déterminée en tenant compte de la
condition suivante (SYSCOHADA, 2017, p.166) : les actifs acquis à titre
onéreux sont comptabilisés à leur coût d’acquisition. Ce coût historique
étant le coût constaté auquel sont enregistrés, en unités monétaires
courantes, les biens à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, il
en résulte la mise en évidence de problème de surévaluation et de
sous77

évaluation en ce sens qu’après une période donnée, un bien peut augmenter
ou diminuer de sa valeur.

1.2. Amortissement de l'immobilisation

Une fois l'acquisition comptabilisée, l'immobilisation doit faire l'objet d'un
amortissement à la clôture de l'exercice. Celui-ci va être enregistré tous les
ans dans les comptes de l'entreprise (on parle de comptabilisation de
dotations aux amortissements). Les amortissements ont vocation à constater
la perte de valeur d'un bien du fait de son utilisation, de sa détérioration ou
de son obsolescence. Ils nécessitent la détermination préalable de la durée
probable d'utilisation du bien concerné.

En conclusion, les achats d'immobilisations doivent être enregistrés au débit
d'un compte de classe 2 « Comptes d’actifs immobilisés » à leur coût
d'acquisition, selon la nature du bien (incorporelle, corporelle ou financière).
Doivent y être inclus non seulement le prix d'achat mais également les frais
accessoires supportés au titre de l'acquisition du bien ou de sa mise en
service.

1.2.1. Acquisition des immobilisations à titre onéreux

De prime abord, l’entrée d’une immobilisation en comptabilité doit
s’enregistrer à son coût d’acquisition. D’après le SYSCOHADA, ce coût
correspond au prix d’achat majoré de certains frais accessoires. Toutefois, la
difficulté de la détermination de ce coût provient de l’existence de ces frais
accessoires susceptibles d’accompagner une telle opération. Une distinction
mérite donc d’être faite entre les frais accessoires qui font obligatoirement
partie du coût d’acquisition et ceux qui sont à exclure. Tout de même, il
convient également de s’interroger sur l’origine des frais financiers que
l’opération peut faire naître.

i). Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle

Rappelons qu’une immobilisation corporelle est un actif physique détenu,
soit pour être utilisé dans la production ou la fourniture de biens ou de
services, soit pour être loué à des tiers, soit destiné à des fins de gestion
interne, dont l’entité attend qu’il soit utilisé au-delà de l’exercice en cours.

Tout de même, une immobilisation corporelle acquise doit être évaluée à son
coût d’acquisition. Il est plus précisément question de prix d’achat majoré de
tous les coûts directement attribuables engagés pour mettre l’actif en place et
78

x
x
éventuellement, de l’estimation initiale des coûts de déstructuration
(destruction) et de restauration du site sur lequel elle est située.
Le prix d’achat
Il est question ici du prix d’argent en francs, net de toute réduction de
caractère commercial (rabais, remises) et financier (escompte de règlement),
diminué de la TVA récupérable au titre de cette opération.
Les frais accessoires incorporables au coût d’entrée de l’immobilisation
En référence à l’article 37 de l’Acte Uniforme du SYSCOHADA (2017,
p.25), lors de la détermination du coût d’entrée de l’immobilisation, les frais
constitutifs du coût d’acquisition correspondent aux charges directement ou
indirectement liées à l’acquisition du bien. Il s’agit entre autres :
- des droits de douane pour les biens importés ;
- de la TVA et taxes assimilées non récupérables par l’entreprise ;
- des frais de transport, d’installation et de montage nécessaire à la mise en
service du bien ;
- de l’enregistrement d’une production immobilisée (compte 722),
notamment dans l’hypothèse où ces dernières opérations ont été effectuées
par l’entreprise elle-même.
- de l’estimation initiale des coûts de destruction, d’enlèvement et de
restauration du site sur lequel elle est située, en contrepartie de l’obligation
encourue, soit lors de l’acquisition, en cours d’utilisation de l’immobilisation
pendant une période donnée à des fins autres que de produire des stocks. Ces
coûts font l’objet d’un plan d’amortissement tant de par la durée que le
mode.
Dans son article 35, le SYSCOHADA précise que la méthode d'évaluation
des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur les conventions du coût
historique, de prudence et l'hypothèse de base de continuité d'exploitation.
Cependant, l'entité peut procéder à la réévaluation des immobilisations
corporelles et financières dans le respect des dispositions des articles 62 à
65. Ainsi, l’estimation initiale des coûts de destruction, d’enlèvement et de
restauration du site est incorporée dans le coût d’acquisition. Ce coût est un
coût estimé car, il s’agit d’une dépense non encore effectuée. Ces coûts font
l’objet d’un plan d’amortissement dans les comptes individuels. Il faut noter
que les coûts de destruction, d’enlèvement et de restauration du site se
constituent en contrepartie de la provision constatée au passif.
79 x
x
Sur le plan fiscal, les provisions constituées pour faire face aux coûts de
destruction, d’enlèvement et de restauration ne sont pas déductibles. Par
contre, l’amortissement des coûts de démantèlement est déductible.

Les frais accessoires facultativement incorporables à l’acquisition de
l’immobilisation

Tous les coûts directement ou indirectement attribuables engagés pour
mettre l’actif en place et en état de fonctionner selon l’utilisation prévue par
6la direction doivent être incorporés au coût d’acquisition de
l’immobilisation. Le SYCOHADA a laissé la possibilité de comptabiliser les
coûts d’emprunts, les droits de mutation, les honoraires ou commission et
frais d’actes liés à l’acquisition selon deux options, dont la première est
obligatoire :
- le rattachement au coût d’acquisition ;
- la comptabilisation en charges.

Pour l’instant, le rattachement au coût d’acquisition est plus conforme aux
normes IFRS qu’au SYSCOHADA. C’est d’ailleurs en matière de comptes
consolidés, qu’elle est la seule méthode autorisée.

Traitement des coûts d’emprunt pour financer l’acquisition ou la
production d’un actif

Dans son article 37, l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à
l’Information Financière (2017, p.25) fait état de la formation du coût réel
d'acquisition d'une immobilisation financé par les coûts d’emprunt. En effet,
les coûts d'emprunt nécessaires au financement de l'acquisition ou de la
production d'un actif qualifié, immobilisation incorporelle, corporelle ou
stock, font partie du coût du bien lorsqu'ils concernent la période de
production de cet actif, jusqu'à la date d'acquisition ou la date de réception
définitive. Ainsi, un actif qualifié comme tel est un actif qui exige une
longue période de préparation avant de pouvoir être utilisé ou vendu. Par
conséquent, tous les frais accessoires encourus sont inclus dans le coût
d'acquisition ou de production du bien jusqu'à son lieu d'exploitation et sa
mise en état de fonctionner.

Pour cela, pour financer par emprunt toute acquisition des immobilisations
incorporelles, corporelles ou un stock, ou même la production d’un actif qui

6 Dans le cadre de la mise de l’actif en place et en état de fonctionner, cette notion correspond
généralement au niveau de performance nécessaire pour atteindre le rendement initial attendu.
80

x
exige une longue période de préparation ou de construction avant de pouvoir
être utilisé ou vendu (actif appelé par le plan comptable « actif éligible »),
les coûts d’emprunts peuvent être inclus dans le coût de l’actif lorsqu’il
concerne la période de production de cet actif, jusqu’à la date de son
acquisition ou de sa réception définitive et effective.
Les éléments de coûts d’emprunt sont :
-intérêt sur découverts bancaires et emprunts à court terme et long terme ;
-amortissement des primes d’émission ou de remboursement relatives aux
emprunts ;
-amortissements des coûts accessoires encourus pour la mise en place des
emprunts (frais d’émission) ;
-différences de change résultant des emprunts en monnaie étrangère, dans la
mesure où elles sont assimilées à un ajustement des coûts d’intérêts.
Deux traitements sont autorisés. D’abord, la comptabilisation des coûts
d’emprunt en charges ou l’incorporation au coût de l’actif. Ensuite,
l’obligation de mentionner explicitement en annexe (conformément à
l’article 33 de l’acte uniforme), la méthode comptable adoptée pour
l’évaluation du coût d’emprunt.
Dans le cadre de l’incorporation au coût de l’actif, il convient de
distinguer les coûts d’emprunt directement attribuable des coûts d’emprunt
non directement attribuables. Les coûts d’emprunt qui sont directement
attribuables à l’acquisition, ou à la période de construction ou de production
d’un actif éligible sont incorporés dans le coût de cet actif lorsqu’il est
probable qu’ils généreront des avantages économiques futurs pour l’entité et
qu’ils peuvent être évalués de façon fiable. Dans la mesure où les fonds sont
empruntés de façon générale et utilisés en vue de l’obtention d’un actif
éligible, le montant des coûts d’emprunt incorporables au coût de cet actif
doit être déterminé en appliquant un taux de capitalisation aux dépenses
relatives à l’actif. Ce taux de capitalisation doit être la moyenne pondérée
des coûts d’emprunt applicables aux emprunts de l’entité en cours au titre de
l’exercice, autres que les emprunts contractés spécifiquement dans le but
d’obtenir un actif éligible. Les autres coûts d’emprunt sont comptabilisés en
charges de l’exercice au cours duquel ils sont normalement encourus.
Traitement des droits de mutation, des honoraires ou de commission et
des frais d’actes
Lorsque les droits de mutation, les honoraires ou les commissions et les frais
d’actes sont comptabilisés en charges, ils sont enregistrés dans les comptes
suivants.
81 x

- 6322 : « Commissions et courtages sur ventes » ;
- 6324 : « Honoraires des professions règlementées » ;
- 6325 : « Frais d'actes et de contentieux » ;
- 6461 : « Droits de mutation ».

Sur le plan fiscal, les conséquences de la comptabilisation en charges
permettent de déduire immédiatement les coûts d’emprunts, droits de
mutation, honoraires, commissions et frais d’actes. Le rattachement au coût
d’acquisition ne permet de déduire la charge qu’en fonction des
amortissements. Si le bien n’est pas amortissable, la déduction ne se fera
qu’au moment de la cession de l’immobilisation (la plus-value sera moins
importante si la charge est rattachée au coût d’acquisition). Dans le cas
contraire (hypothèse de poursuite d’activités avec le bien), l’entreprise perd
définitivement cette déductibilité fiscale, notamment pour les terrains.

Les frais accessoires à ne pas incorporer dans le coût d’acquisition

Tous les coûts qui ne font pas partie du prix d’acquisition de
l’immobilisation et qui ne peuvent pas être rattachés directement aux coûts
rendus nécessaires pour mettre l’actif en place et en état de fonctionner
conformément à l’utilisation prévue par la direction, sont comptabilisés en
charges.

Les coûts qui ne peuvent être inclus dans le coût d’acquisition sont les
suivants.

-coûts d’ouverture d’une nouvelle installation ;
-coûts d’introduction d’un nouveau produit ou service (incluant les coûts de
publicité et de promotion) ;
-coûts de relocalisation d’une affaire dans un nouvel emplacement ou avec
une nouvelle catégorie de clients (incluant le coût de formation du
personnel) ;
-coûts administratifs et autres frais généraux à l’exception des coûts des
structures dédiées ;
-coût des rémunérations et autres avantages au personnel ne résultant pas
directement de la construction ou de l’acquisition de l’immobilisation ;
-coûts encourus lorsque des actifs en état de fonctionner conformément à
l’utilisation prévue par la direction ne sont pas encore mis en production ou
fonctionnent en dessous de leur pleine capacité ;
-pertes d’exploitation initiales ;
82

-inefficiences clairement identifiées et les pertes opérationnelles initiales
encourues avant qu’un actif n’atteigne le niveau de performance prévu ;
-coûts de réinstallation ou de réorganisation d’une partie ou de la totalité des
activités de l’entité.
Les coûts sont attribués au coût de l’immobilisation à compter de la date à
laquelle la direction a prise et a justifié sur le plan technique et financier la
décision de l’acquérir ou de la produire pour l’utiliser ou la céder
ultérieurement, et démontre qu’elle générera des avantages économiques
futurs. Les coûts cessent d’être activés lorsque l’immobilisation est en place
et en état de fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction. En
conséquence, les coûts supportés lors de l’utilisation effective (allusion faite
aux dépenses courantes d’entretien ou de maintenance) ou de redéploiement
de l’actif sont exclus du coût de cet actif. Certaines opérations pouvant
intervenir avant ou pendant la construction ou l’aménagement d’une
immobilisation corporelle, qui ne sont pas nécessaires afin de mettre
l’immobilisation en place et en état de fonctionner conformément à
l’utilisation prévue par la direction sont comptabilisées en charges.
ii). Détermination du coût d’acquisition d’une immobilisation incorporelle
En référence à l’article 37 de l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et
à l’Information Financière, une immobilisation incorporelle est un actif non
monétaire sans substance physique. Elle est identifiable si elle est séparable
des activités de l’entité, c’est-à-dire susceptible d’être vendue, transférée,
louée ou échangée de manière isolée ou avec un contrat, un autre actif ou
passif ou si elle résulte d’un droit légal ou contractuel même si ce droit n’est
pas transférable ou séparable de l’entité ou des autres droits et obligations.
En général, les coûts d’entrée des immobilisations incorporelles se
déterminent de manière semblable aux coûts d’entrée des immobilisations
corporelles. Ainsi, le coût d’acquisition d’une immobilisation incorporelle
acquise séparément est constitué de son prix d’achat, y compris les droits de
douane et taxes non récupérables, après déduction des remises, rabais
commerciaux et escomptes de règlement, et de tous les coûts directement
attribuables à la préparation de cet actif en vue de l’utilisation envisagée. Les
droits de mutations, honoraires ou commissions et frais d’actes, liés à
l’acquisition, peuvent sur option, être rattachés au coût d’acquisition de
l’immobilisation ou comptabilisés en charges.
Les coûts sont attribués au coût de l’immobilisation à compter de la date
à laquelle la direction a prise et a justifié sur le plan technique et financier la
décision de l’acquérir ou de la produire pour l’utiliser ou la céder
ultérieurement, et démontre qu’elle générera des avantages économiques
83 futurs. Les coûts d’emprunt peuvent être rattachés au coût d’acquisition
selon les mêmes dispositions qu’en matière d’immobilisation corporelle. Les
coûts cessent d’être activés lorsque l’immobilisation incorporelle est en
place et en état de fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction. En
conséquence, les coûts supportés lors de l’utilisation effective ou de
redéploiement de l’actif sont exclus du coût de cet actif. Certaines opérations
pouvant intervenir avant ou pendant le développement de l’immobilisation
incorporelle, qui ne sont pas nécessaires afin de mettre l’immobilisation en
place et en état de fonctionner conformément à l’utilisation prévue par la
direction, sont comptabilisées en charges au compte de résultat.
Le coût d’une immobilisation incorporelle générée en interne, comprend
toutes les dépenses pouvant lui être directement attribués et qui sont
nécessaires à la création, la production et la préparation de l’actif afin qu’il
soit en mesure de fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction.
Autrement dit, le coût d’une immobilisation incorporelle est constitué depuis
le coût de sa production jusqu'à son exploitation et à sa mise en état de
fonctionner.
Toutefois, les dépenses engagées pour créer en interne des fonds
commerciaux, des marques, et autres éléments similaires en substance, ne
peuvent pas être distinguées du coût de développement de l’activité dans son
ensemble. Par conséquent ces éléments ne sont pas comptabilisés en tant
qu’immobilisations incorporelles. Il en est de même pour les coûts engagés
ultérieurement relatifs à ces dépenses internes.

Exercice 1. Coût d’acquisition d’une machine industrielle et frais liés à
l’acquisition

En 2019, l’entreprise APPLEXA a acquis une machine industrielle auprès
d’un fournisseur gabonais. Le 15 octobre, elle a reçu une facture relative à
l’acquisition effective d’un matériel au prix catalogué à 600 000, elle a
bénéficié d’une remise spéciale de 5 % du prix dudit matériel. L’entreprise
APPLEXA est assujettie à la TVA au taux de 19,25 %, soit : 109 725. Le net
à payer est de 679 725. Les frais de transport et de montage ont été pris en
compte par le fournisseur. Cependant, les travaux évalués à 20 275 ont été
faits par le personnel de l’entreprise pour permettre l’installation. Enfin, les
honoraires fixés à 15 000 ont été réglés à un ingénieur-conseil au titre de
cette opération.

Travail demandé :

Enregistrer ces opérations dans les livres de l’entreprise APPLEXA qui tient
toujours compte des frais liés à l’acquisition de ces immobilisations.
84

Solution

1). Détermination du montant de la facture

Éléments Montant
Machine industrielle 600 000
Remise 5% -30 000
Net Commercial 570 000
TVA 19,25% 109 725
Net à payer 679 725
Travaux évalués 20 275
Honoraires 15 000
Total 715 000

2). Enregistrement des écritures au journal

Comptes Comptes Intitulés et libellés des opérations Montant Montant
débités crédités débité crédité
15/10/2019

2411 Matériel industriel 570 000
4451 T.V.A. récupérable sur immobilisations 109 725
6324 Honoraires des professions réglementées 15 000
6618 Autres rémunérations directes 20 275
404/4812 Fournisseurs d'immobilisations 679 725
4712 Créditeurs divers 15 000
722 Production d’immobilisations corporelles 20 275
(Pour acquisition du matériel industriel)

Principes comptables

En vertu des articles 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 17 et donc, en référence au principe
de transparence, les informations importantes telles que celles relatives aux
écritures ci-dessus sont présentées et communiquées clairement, dont la mise
en œuvre permet à l’entreprise de donner une exposition claire et loyale de
ces informations, et c’est pour cela qu’elles sont enregistrées ainsi.
En plus, en vertu des articles 35 et 36 et donc, en référence au principe de
coût historique, l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée
sur la convention du coût historique qui permet d’enregistrer le matériel
industriel à sa date d’entrée dans le patrimoine, à son coût d’acquisition
exprimé en unités monétaires courantes. Ainsi donc, à sa date d’entrée, la
valeur du matériel est déterminée en tenant compte de la condition suivante
(SYSCOHADA, 2017, p.166) : les actifs acquis à titre onéreux sont
comptabilisés à leur coût d’acquisition. Ce coût historique étant le coût
constaté auquel est enregistré, en unités monétaires courantes, la machine à
sa date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, il en résulte la mise en
évidence de problème de surévaluation et de sous-évaluation en ce sens
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