L économie : concepts, méthodes, outils
128 pages
Français

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Description

"Les outils de l'économie ne sont efficaces que s'ils se situent dans le cadre de l'institution de l'imaginaire global de la société." Ainsi se trouve explicité le rapport entre les règles sociales et les règles explicatives de l'économie et de la finance.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2012
Nombre de lectures 96
EAN13 9782296478893
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

L’ÉCONOMIE
Concepts, méthodes, outils
Du même auteur :


L’individu et la société, Éditions L’Harmattan, 2011.
La Justice dans la société, Éditions L’Harmattan, 2011.


© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-55937-0
EAN : 9782296559370

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012
Jacques Blanchet


L’ÉCONOMIE
Concepts, méthodes, outils
Collection « L’esprit économique »
fondée par Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis en 1996
dirigée par Sophie Boutillier, Blandine Laperche, Dimitri Uzunidis
Si l’apparence des choses se confondait avec leur réalité, toute réflexion, toute Science, toute recherche serait superflue. La collection « L’esprit économique » soulève le débat, textes et images à l’appui, sur la face cachée économique des faits sociaux : rapports de pouvoir, de production et d’échange, innovations organisationnelles, technologiques et financières, espaces globaux et microéconomiques de valorisation et de profit, pensées critiques et novatrices sur le monde en mouvement…
Ces ouvrages s’adressent aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs en sciences économiques, politiques, sociales, juridiques et de gestion, ainsi qu’aux experts d’entreprise et d’administration des institutions.
La collection est divisée en six séries :
Dans la série Economie et Innovation sont publiés des ouvrages d’économie industrielle, financière et du travail et de sociologie économique qui mettent l’accent sur les transformations économiques et sociales suite à l’introduction de nouvelles techniques et méthodes de production. L’innovation se confond avec la nouveauté marchande et touche le cœur même des rapports sociaux et de leurs représentations institutionnelles.
La série L’économie formelle a pour objectif de promouvoir l’analyse des faits économiques contemporains en s’appuyant sur les approches critiques de l’économie telle qu’elle est enseignée et normalisée mondialement. Elle comprend des livres qui s’interrogent sur les choix des acteurs économiques dans une perspective macroéconomique, historique et prospective.
Dans la série Le Monde en Questions sont publiés des ouvrages d’économie politique traitant des problèmes internationaux. Les économies nationales, le développement, les espaces élargis, ainsi que l’étude des ressorts fondamentaux de l’économie mondiale sont les sujets de prédilection dans le choix des publications.
La série Krisis a été créée pour faciliter la lecture historique des problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui liés aux métamorphoses de l’organisation industrielle et du travail. Elle comprend la réédition d’ouvrages anciens, de compilations de textes autour des mêmes questions et des ouvrages d’histoire de la pensée et des faits économiques.
La série Clichés a été créée pour fixer les impressions du monde économique. Les ouvrages contiennent photos et texte pour faire ressortir les caractéristiques d’une situation donnée. Le premier thème directeur est : mémoire et actualité du travail et de l’industrie ; le second : histoire et impacts économiques et sociaux des innovations.
La série Cours Principaux comprend des ouvrages simples, fondamentaux et/ou spécialisés qui s’adressent aux étudiants en licence et en master en économie, sociologie, droit, et gestion. Son principe de base est l’application du vieil adage chinois : « le plus long voyage commence par le premier pas ».
Un jour où l’on demandait à Confucius
ce qu’il ferait s’il était appelé à gouverner
Il répondit : « Je changerais de vocabulaire ».
INTRODUCTION
Au-delà des concepts plus ou moins anciens qui servent à représenter le monde de l’économie et dont le pouvoir explicatif n’est pas toujours très éclairant, au-delà des instruments intellectuels que l’homme a forgé pour intervenir sur le réel, se dissimulent des querelles profondes qui impliquent des philosophies différentes sur la manière dont fonctionnent les sociétés.
L’organisation économique a souvent étonné les observateurs par sa complexité, mais aussi par sa précision, son achèvement voire sa perfection. Que des millions de volontés divergentes contribuent à créer un "ordre" acceptable par tous, voilà qui peut surprendre ; aussi a-t-on mis beaucoup de soin à décrire, expliquer cet ordre qui paraissait providentiel sinon surnaturel.
Mais des critiques sont apparues. L’homme qui était plutôt bénéficiaire de cet ordre, mais qui ne semblait pas en être vraiment l’auteur, a cherché sournoisement à le récupérer, et, de fait, il était difficile d’en imputer à d’autres la responsabilité. Mais alors, à quelle vertu particulière devait-on cette faculté qu’a l’homme de créer de l’ordre, de la cohérence, de la compatibilité et finalement du sens ? Devait-il tout particulièrement mettre en œuvre pour cela une action spécifiquement ordonnatrice (comme par exemple la planification) ou lui suffisait-il de compter sur la valeur normative de son propre comportement, de même que sur l’effet structurant de sa propre activité ? En d’autres termes si des règles de conduite venaient à apparaître, devaient-elles être considérées comme spontanées ou voulues ? Ainsi s’ouvrait une interrogation renouvelée sur l’origine du droit, après les enseignements de KANT, HEGEL et Von HAYEK.
Mais le problème des règles et de leur nature renvoie à une question épistémologique classique qui consiste à se demander quelle est la différence fondamentale entre les sciences de la nature et les sciences sociales ou humaines. Si les secondes sont différentes des premières sont-elles autorisées à emprunter à celles-ci leurs outils de travail ?
Michel FOUCAULT dans Les mots et les chose" reconnaît aux sciences sociales une identité et une légitimité qui rendent inutile toute référence aux autres disciplines, fussent-elles mathématiques ou "mathématisées". En d’autres termes il pense que les sciences sociales n’ont pas besoin de ressembler aux autres sciences pour être considérées comme des sciences ; elles n’ont aucune raison de leur emprunter leur logique, leurs méthodes ou leurs outils pour exister.
Bien plus, du fait de leur caractère à la fois interstitiel et englobant, du fait de la noblesse de leur objet (l’homme) les sciences humaines ont souvent été conçues comme devant dominer les autres disciplines. Auguste Comte ne voulait-il pas faire de la sociologie la science qui couronnerait (et contiendrait) l’ensemble des connaissances humaines ?
De son côté Michel FOUCAULT ne voyait-il pas les sciences humaines au cœur du dispositif de la connaissance scientifique ? Pour lui en effet, l’épistème moderne peut être représentée par un "trièdre des savoirs" : sur l’un des axes on trouve les sciences mathématiques et physiques ; un autre regroupe les sciences du langage, de la vie, de la production et de la distribution des richesses, enfin le troisième axe est celui de la réflexion philosophique. Les sciences humaines n’appartiennent à aucun des axes du trièdre, mais s’inscrivent dans le volume défini par les trois dimensions. Ainsi est signifiée leur place particulière.
Il faut reconnaître que la genèse des sciences sociales a été des plus humbles. Elles se sont dégagées de la pensée mythique puis religieuse (théologie) dès lors qu’on a cherché à leur donner une origine non pas surnaturelle ou divine, mais humaine et immanente.
Grotius fait un premier pas dans le sens de la désacralisation : "Il faut inventer des institutions qui seraient viables, même si Dieu n’existait pas" écrit-il.
Et puis les sciences sociales ne cesseront de se dégager de leur contexte pour devenir et rester elles-mêmes. C’est la désintrication (disembeddedness) chère à Karl Polanyi : Désintrication du religieux, du politique, de l’économie, du marché, désintrication laissant à chaque étape un résidu représentant la part de la socialité primaire qui ne s’est pas solidifiée dans des institutions et qui finira peut-être un j

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