Sommaire :I. Du marché à l’économie de marché1. Le désencastrement et la généralisation des relations marchandes2. Main invisible, équilibre général, ordre spontanéII. Le capitalisme des grandes unités : une remise en cause de la régulation marchande ?1. Marché, capitalisme et concurrence2. Quelle régulation pour l’économie de marché généralisée ?(...)Extraits :Le marché, c’est l’ouverture sur le monde, c’est la rupture avec les contraintes et l’immobilisme des économies traditionnelles comme avec la pesanteur et l’arbitraire du pouvoir féodal ou monarchique. On comprend pourquoi, à l’origine, le libéralisme économique et le libéralisme politique sont étroitement associés dans l’affirmation des libertés et des droits individuels. Le marché, c’est la libre confrontation des offres et des demandes qui permet l’établissement d’un prix d’équilibre, sans intervention consciente de quiconque. Pourtant, très rapidement, le marché va être remis en cause, la “question sociale” au XIXe siècle apparaît à nombre de commentateurs comme la conséquence de l’application de la logique marchande à toutes les sphères de la vie économique et sociale. Au marché autorégulateur facteur d’harmonie, on oppose donc l’anarchie du capitalisme et la destruction du lien social. C’est que l’on est passé du marché, comme technique parmi d’autres d’organisation des échanges, à l’économie de marché, dans laquelle la régulation marchande joue un rôle central. Et de l’économie de marché on est passé au capitalisme, c’est à dire à un système social où le travail (la force de travail chez Marx) devient une marchandise. Cependant, le développement même des relations marchandes et de la logique capitaliste fait apparaître progressivement, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, que le marché autorégulateur est dans une impasse. (...)
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