L étrange défaite de la France dans la mondialisation - Partie 3
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L'étrange défaite de la France dans la mondialisation - Partie 3

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Description

Alors que depuis dix ans, la plupart des pays développés se sont engagés à réduire la part de l'Etat dans l'économie ou bien encore le niveau de la redistribution sociale, la France préfère recourir au déficit public. Objectif : maintenir le niveau de vie des Français afin de cacher le déclassement du pays face à ses concurrents dans la course à la mondialisation.




  • Introduction


  • Une économie socialisée


  • Des Français déclassés


  • Un modèle étatique en échec


  • Une mondialisation libérale qui avance

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 janvier 2014
Nombre de lectures 92
EAN13 9782212236651
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Copyright
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
Talmont Media SAS 83, rue Crozatier 75012 Paris www.atlantico.fr

En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, Atlantico, 2013 ISBN : 978-2-212-86913-2


Olivier Marteau
L’ÉTRANGE DÉFAITE DE LA FRANCE DANS LA MONDIALISATION
Un échec singulier parmi les pays développés (Partie 3)




Sommaire
Introduction
Une économie socialisée
Des Français déclassés
Un modèle étatique en échec
Une mondialisation libérale qui avance
L’auteur


Introduction
Traditionnellement bercés dans le mythe d’un État protecteur, les Français découvrent depuis la crise de 2008 que la situation économique de la France ne correspond pas au conte de fée longtemps entretenu par leurs élites. En effet, l’illusion d’un pays prospère et bien géré, ne résiste plus à la lecture des statistiques. Endettement, déficits publics, commerce extérieur, balances des paiements, fuite des capitaux, PIB par habitant, tous les chiffres révèlent le déclassement continu de la France depuis 1974.
La responsabilité de la technostructure au pouvoir dans le désastre en cours est immense. Issue de l’administration étatique, cette oligarchie tant politique qu’économique s’est en effet avérée incapable de s’adapter aux exigences de la concurrence internationale. C’est pourquoi dans le seul but de préserver ses rentes intérieures, elle a sciemment détourné l’économie nationale de la mondialisation. Mieux, elle a utilisé la dette publique pour gonfler artificiellement la demande hexagonale en services publics. La socialisation de l’économie par une fonction publique disproportionnée et une immigration de peuplement irrationnelle sont les deux conséquences majeures de cette instrumentalisation de la population par l’élite.
Ne pouvant plus masquer son incurie par le facile recours à l’endettement, la classe politique française, droite et gauche réunie, tente maintenant d’imputer la responsabilité de son échec à la mondialisation libérale. Car, tout entière acquise au dirigisme étatique qui la nourrit, c’est avec effroi que l’élite au pouvoir constate la réussite du libéralisme. L’analyse comparative démontre en effet clairement que l’intégration dans le libre-échange mondial a fortement bénéficié non seulement aux économies en développement mais aussi et surtout aux économies libérales de nos voisins européens.
L’échec ainsi acté du fameux « modèle français » combinant dirigisme économique et constructivisme social, signe enfin la reddition de l’illusion collectiviste hexagonale. Bien loin du manichéisme des rhéteurs au pouvoir prétendant gouverner par la parole à défaut des actes, le livre partage l’idée qu’une grande puissance économique repose sur un État efficient et non sur un État tout puissant.
Au final, quarante ans de prédation étatique laissent le pays dans une situation périlleuse. Cependant, la crise structurelle que traverse la France aujourd’hui représente une opportunité historique pour les citoyens de se libérer de l’emprise oligarchique. Car, les caisses étant maintenant vides, le pillage de l’économie nationale opéré par la technostructure au pouvoir arrive à son terme. Il revient maintenant aux actifs français intégrés dans l’économie réelle, mondialisée et concurrentielle, de reprendre en main le destin d’un pays qui leur été si longtemps confisqué.


Une économie socialisée
L’institut Thomas More 1. a calculé qu’en 2011 l’Allemagne compte à population égale 24 % de fonctionnaires en moins que la France. Dans les comptes nationaux, ce différentiel se mesure par une sur-dépense publique française de 163 milliards d’euros annuels en comparaison à son voisin allemand. Rapporté à la population active cela représente un excédent de fonction publique française de 1,3 million de fonctionnaires. Paradoxalement, le taux de chômage français dépasse en février 2013 son précédent niveau record de 1997, quand l’Allemagne enregistre elle depuis 2011 le taux d’emploi le plus élevé de son histoire comptant plus de 41 millions d’actifs employés. 2. À la lecture de ces statistiques, il apparaît que le suremploi public ne contribue donc pas à l’emploi général. Et pourtant quelques semaines après son investiture, le gouvernement Ayrault fait voter en octobre 2012 la création de 150 000 emplois d’avenir financés à 75 % par l’État et répartis entre collectivités locales et associations. Les bénéficiaires seront les jeunes de 16 à 25 ans vivant dans des zones défavorisées, peu ou pas qualifiés mais qui bénéficieront tout de même d’un salaire commençant au SMIC 3. . Auparavant, malgré les effets d’annonces du gouvernement Sarkozy, aucune baisse notable du nombre de fonctionnaires n’avait été enregistrée entre 2007 et 2012.
Concrètement, en 2011, la France comptait 90 fonctionnaires pour 1000 habitants contre seulement 50 en Allemagne et aux Pays-Bas. Aujourd’hui, avec 25 % d’actifs employés dans la fonction publique, la France n’est devancée que par la Norvège et le Danemark. Notable différence avec la France, les deux pays scandinaves présentent la particularité de financer une puissante fonction publique sans recourir à l’endettement national. Hormis le cas de ces deux pays de tradition sociale-démocrate, la France devance très largement les autres nations au nombre de fonctionnaires au point de se demander comment des pays comme l’Allemagne et le Japon arrivent à tourner avec respectivement seulement 15 % et 8 % d’emplois publics ! 4. Pléthorique, cette fonction publique française est aussi très bien payée avec un salaire mensuel moyen net de 2 459 euros nets (INSEE 2012, fonction public d’état) qui est 20 % supérieur au niveau allemand. Selon les chiffres de Bercy les salaires dans le public ont augmenté de 3,7 % par an en moyenne en euros courants entre 1995 et 2008 contre 2 % dans le privé 5. . Alors que la fonction publique territoriale présente un absentéisme trois fois supérieur à celle du secteur privé, vingt-deux jours par an contre huit, l’abrogation décidée en 2013 du jour de carence d’arrêt maladie pour les fonctionnaires contribue à renforcer les écarts de traitements au détriment du secteur privé.

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