Mes années de radio télé à la Radiodiffusion Télévision Congolaise
124 pages
Français

Mes années de radio télé à la Radiodiffusion Télévision Congolaise

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124 pages
Français

Description

Ghislain Joseph Gabio, qui a passé 50 ans de sa vie professionnelle dans l'audiovisuel, est le témoin privilégié de l'histoire de la R.T.C. (Radiodiffusion Télévision Congolaise). Il présente ici sa biographie dans laquelle il nous fait découvrir l'histoire de cet organiosme de radiodiffusion.

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Date de parution 16 mai 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140090462
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Exrait

Ghislain Joseph G
Mes années de radio télé à la Radiodiffusion Télévision Congolaise (19652001)
Préface de Marc Talansi
MES ANNÉES DE RADIO TÉLÉ À LA RADIODIFFUSION TÉLÉVISION CONGOLAISE
(1965-2001)
Ghislain Joseph GABIOMES ANNÉES DE RADIO TÉLÉ À LA RADIODIFFUSION TÉLÉVISION CONGOLAISE
(1965-2001) Préface de Marc Talansi
Du même auteur La véritable histoire du football congolais, L’Harmattan-Congo, 2012.
Bahamboula-Mbemba Tostao, la perle du football congolais, L’Harmattan-Congo, 2014.
Le Handball féminin au Congo-Brazzaville, les grandes dames des Diables rouges, L’Harmattan-Congo, 2015.
© L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-14291-3 EAN : 9782343142913
PRÉFACE Ce livre porte un titresans équivoque: « Mes années de Radio Télé ». Ghislain Joseph Gabio se présente devant le tribunal de l'Histoire pour livrer sa version des faits. Un regard pour la postérité, mais surtout un témoignage et un morceau de l'histoire congolaise. Du reste, l'histoire d'un pays n'est-elle pas, dans sa globalité, la somme de nos petites histoires ? Cet ancien lycéen, professeur bénévole d’anglais aux collèges d’enseignement général des Trois francs de Bacongo et de Virgile Mafoua, raconte ses années d'apprentissage, des stages, d'animateur, de journaliste ou de reporter sportif. Il n'oublie pas le point de vue du dirigeant de « la maison » qu'il fut au Service des sports, à la rédaction du journal ou à la direction de la Radio, etc. Des expériences racontées pour donner aux nouvelles générations de quoi s'inspirer en matière de rigueur et de professionnalisme. Certes, nul ne peut avoir le monopole de la vérité et du savoir-faire, mais il se trouve que quelques valeurs fondamentales liées à la déontologie, à l'exercice du métier ou au recrutement des journalistes ont été souvent piétinées, voire hermétiquement enfermées dans les placards de la Radio et de la Télévision. Qu'importe son nom : Gabio ou Bisset, Odzoki ou Massengo, Henri Pangui ou Jean Bruno, etc., ce qui comptait, avant tout, c'était l'exigence de la compétence. Aujourd'hui, que de présentateurs à la Télé ne le sont devenus que sur des critères douteux ! On s'étonne alors du niveau d'instruction de certains présentateurs. Un doctorat en linguistique n'est pas nécessaire pour
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comprendre que la langue française est une langue accentuée : si on lit l'expression « Président de la République » en « avalant » les accents aigus, tout change évidemment. Et là, on est dans le b.a.ba de l'apprentissage du français. Des lacunes de cette ampleur, la Télévision congolaise en diffuse dans le monde entier aujourd'hui. Qu'attend-on en réalité d'un présentateur ? Un visage télégénique, un niveau d'études correct, une voix audible, un propos clair, une bonne élocution, une bonne culture générale. Or notre pays souffre d'une pathologie qui a pour nom « le cas ». C'est la maladie de la médiocrité, qui a pris racine de façon inquiétante. Ceux qui en souffrent devraient être éloignés d'un poste de responsabilité. Jamais ils ne choisiraient les meilleurs, car ceux-ci leur sont allergiques. Aujourd'hui, aucune Télé n'échappe au regard de la planète entière. Des concours de meilleure Télévision d'Afrique seront bientôt organisés. Sommes-nous prêts à y participer ? En attendant, soyez remercié, cher Ghislain Joseph Gabio, pour cette nouvelle contribution, aussi précieuse que les précédentes, mais je veux aussi vous remercier pour avoir ouvert le chemin d'une petite place au soleil à beaucoup d'entre nous. Marc Talansi
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CHAPITRE I DE RADIO BRAZZAVILLE À LA RADIO-TÉLÉVISION CONGOLAISE (Guy MENGA raconte)
Guy Menga Ce titre pourrait laisser penser que la RTC est née de « Radio-Brazzaville - Poste national français » qui fonctionna dans la capitale de l'Afrique Equatoriale Française (AEF) durant les années de la deuxième guerre mondiale. Ce n'est pas le cas. En effet, l'ancienne station française qui émettait pendant la seconde guerre mondiale depuis Brazza-La-Verte a été plutôt associée à la démarche qui a donné naissance plus tard à RFI (Radio France Internationale). L'intitulé proposé ici est employé simplement à titre indicatif. Une certaine façon de dire que Brazzaville, pour avoir été tour à tour chef-lieu de l'Afrique Equatoriale Française puis capitale de la France Libre, est l'une des villes de l'ancien empire colonial français à avoir abrité les émetteurs de la radiodiffusion moderne sous les appellations suivantes: Radio-Brazzaville, Radio-AEF, Radio Inter-Equatoriale, Radio Congo puis Radio-télévision congolaise (RTC). Quand, en 1963, le Congo-Brazzaville est tombé sous la férule du régime marxiste-léniniste, pendant plus d'un quart de siècle, la station nationale s’est vue imposer l’appellation de « La voix de la Révolution Congolaise ».
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Dans le domaine de l'audiovisuel public africain, la capitale congolaise peut donc être considérée comme faisant partie des villes pionnières en la matière. Cela valait la peine d'être rappelé pour les besoins de la petite histoire. Cependant, c'est surtout de la Voix de la révolution congolaise qu'il va être question dans ce qui va être narré brièvement ici. C'est au lendemain de la mise en place en 1956 de la Loi-cadre, dans le contexte de la Communauté franco-africaine, que naît Radio Congo. A noter que durant la même période naissent aussi d’autres chaînes de Radio dans les capitales des anciens territoires qui formaient naguère l'Afrique Equatoriale Française, à savoir : Radio Gabon à Libreville, Radio Tchad à Fort Lamy (devenu Ndjamena) et Radio RCA à Bangui. Le premier studio de Radio Congo fut installé dans une case coloniale, à deux cents mètres environ de la façade du palais du gouverneur général (actuel Palais présidentiel). A titre expérimental, Radio Congo ne diffusait qu'un programme quotidien de courte durée; programme composé surtout de musique traditionnelle et de celle des orchestres de variétés; puis naturellement des bulletins d'information. Après la proclamation de l'indépendance le 15 août 1960, c'est un grand bâtiment à deux étages, faisant face à la gendarmerie nationale et au Stade Marchand, qui sera affecté par le gouvernement à la jeune Radio qui émet désormais ses programmes en trois langues : le Français, la langue officielle, puis le Lingala et le Munukutuba proclamés langues nationales. Ventdefoliedanslestransistors Dès 1961, africanisation des cadres oblige, ce sont les trois premiers stagiaires formés au Studio Ecole de la
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SORAFOM à Maisons-Laffitte (France) à savoir : Jean Malonga, François Itoua et Joachim Bitouloulou qui, de retour au pays, vont être chargés de prendre en mains le fonctionnement de la station radiophonique qui prend de plus en plus de l'importance. Jean Malonga en devient le premier directeur, François Itoua le rédacteur en chef, Joachim Bitouloulou le directeur des programmes. Les trois animateurs ne sont pas des inconnus. Avant d'aller en formation en France, les micros de Radio-AEF puis de Radio-Inter-équatoriale avaient déjà rendu célèbres leurs voix portées par le vent de folie qui déferlait dans les transistors dont étaient inondés les quartiers des villes et les chaumières de nombreux villages. Des techniciens mandatés par le ministère français de la Coopération, assistaient les anciens stagiaires dans leurs tâches respectives. Ces coopérants, des hommes pour la plupart, œuvrent sous le contrôle d'un compatriote qui seconde le directeur. Jacques Alexandre et Guy Breton ont joué ce rôle auprès de Jean Malonga. Au niveau des services techniques, l'assistance est entièrement française. Fournier, De la Beaume Michel encadrent l'équipe des preneurs de son qui ont aussi travaillé à Radio-AEF ou Radio-Interéquatoriale. C'est le cas de Raoul Louamba, André Mfouna, Louis Abokoniongo et David Makondo. Au sein de cette équipe de techniciens, s'activent également des agents plus jeunes tels que Jean Jacques Ntsiété, Gomez Makanda, François Batamio, Andoche Toumi et Armand Théodore Kazouna. Il faudra attendre décembre 1963 pour voir débarquer le premier contrôleur technique de niveau 2 formé également au Studio Ecole de Maisons-Laffitte. Il s'appelle Denis Koubatika. Plus tard, il deviendra le premier ingénieur congolais du son et sera secondé par Antoine Ondongo et Ngayi Mvouembé, eux aussi sortis du Studio Ecole. Sur les finances de Radio Congo veille la compétence d'un comptable répondant au nom de
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