Le marketing de soi
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Description


Qui mieux que vous peut parler... de vous ?
Souvent gauches et inhibés pour nous mettre en valeur, nous éprouvons des difficultés à parler de nous de façon positive et minimisons ce que nous faisons le mieux.
Nous sommes pourtant les


Qui mieux que vous peut parler... de vous ?



Souvent gauches et inhibés pour nous mettre en valeur, nous éprouvons des difficultés à parler de nous de façon positive et minimisons ce que nous faisons le mieux.



Nous sommes pourtant les mieux placés pour mettre en avant nos succès, nos talents... et même nos échecs !



Riche de nombreux cas et de conseils pertinents, cet ouvrage propose d'appliquer à notre vie professionnelle quelques principes simples de marketing : mieux se connaître et mieux cerner ses compétences, identifier les bons messages pour parler de soi et éviter les écueils, se doter d'outils différenciants et plus performants que le CV, apprendre à gérer les entretiens de recrutement de façon optimisée et ne plus se laisser déstabiliser.



Collaborateurs confirmés, jeunes entrant sur le marché du travail, managers au top de leur carrière ou seniors voulant encore rebondir... ce livre s'adresse à tous et permettra à chacun de se démarquer enfin sur le marché de l'emploi et de retrouver confiance en soi !




  • Appliquer des notions simples de marketing au marketing de soi


  • Mieux me connaître pour mieux me vendre


  • Cibler mes contacts de façon proactive


  • Concevoir mes outils de communication différenciants


  • Concevoir mon plan de communication


  • Gagner en impact®


  • Me "vendre" en entretien


  • Gérer une situation particulière

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 février 2014
Nombre de lectures 1 028
EAN13 9782212237191
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0135€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait



  • Gérer une situation particulière

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    Qui mieux que vous peut parler… de vous ?
    Souvent gauches et inhibés pour nous mettre en valeur, nous éprouvons des difficultés à parler de nous de façon positive et minimisons ce que nous faisons le mieux.
    Nous sommes pourtant les mieux placés pour mettre en avant nos succès, nos talents… et même nos échecs !
    Riche de nombreux cas et de conseils pertinents, cet ouvrage propose d’appliquer à notre vie professionnelle quelques principes simples de marketing : mieux se connaître et mieux cerner ses compétences, identifier les bons messages pour parler de soi et éviter les écueils, se doter d’outils différenciants et plus performants que le CV, apprendre à gérer les entretiens de recrutement de façon optimisée et ne plus se laisser déstabiliser.
    Collaborateurs confirmés, jeunes entrant sur le marché du travail, managers au top de leur carrière ou seniors voulant encore rebondir… ce livre s’adresse à tous et permettra à chacun de se démarquer enfin sur le marché de l’emploi et de retrouver confiance en soi !

    Au sommaire
    Appliquer des notions simples du marketing au marketing de soi
    Mieux me connaître pour mieux me vendre
    Cibler mes contacts de façon proactive
    Concevoir mes outils de communication différenciants
    Concevoir mon plan de communication
    Gagner en impact ®
    Me « vendre » en entretien
    Gérer une situation particulière
    Biographie auteur
    Les auteurs

    Consultante et psychologue psychanalyste, Sylvie PROTASSIEFF est diplômée de l’Executive MBA HEC. Elle intervient en entreprise dans la fonction commerciale, les projets transversaux, le management et les trajectoires professionnelles. Auteur de Quadras et cadres , elle a créé le séminaire Marketing de soi pour HEC Alumni.

    Cyril BLADIER est digital strategist, fondateur et dirigeant de Business on Line, agence digitale/webmarketing en réseau. Spécialiste des réseaux sociaux. Il est professeur à HEC et à Neoma Business School, blogueur sur Presse-Citron et pour le Huffington Post.

    Jean-Philippe FAUCHE est coach professionnel, il est diplômé de l’Executive MBA HEC, expert dans l’accompagnement des managers et les techniques de développement de réseaux. Il intervient à HEC depuis 10 ans sur ce sujet.

    Directrice Associée d’ALOMEY, sociologue conseil, Sandrine MEYFRET est conférencière, coach et formatrice dans les domaines du leadership, du management, de la communication, de l’impact et de la prise de parole en public. Diplômée de l’Executive MBA HEC, elle est auteur de Gagnez en impact et Le couple à double carrière .

    Co-dirigeante de Verteam, cabinet de conseil, coaching et formation, Catherine SEXTON est diplômée en marketing aux États-Unis. Elle intervient dans les secteurs privés et publics sur le leadership, la communication avec un outil spécifique : le BIPP, Bilan d’Image Personnelle et Professionnelle.
    www.editions-eyrolles.com
    Sylvie Protassieff
    avec la collaboration de Cyril Bladier, Jean-Philippe Fauche, Sandrine Meyfret et Catherine Sexton
    Le marketing de soi
    Groupe Eyrolles
    61, bd Saint-Germain
    75240 Paris Cedex 05
    www.editions-eyrolles.com
    Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
    En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
    © Groupe Eyrolles, 2014
    ISBN : 978-2-212-55700-8
    Sommaire

    Avant-propos Ce livre, pourquoi, pour qui ?
    Les auteurs
    Introduction Pour commencer…
    Le marketing de soi : devenir acteur de ses choix professionnels
    Se marketer à tout âge
    Chapitre 1 Appliquer des notions simples du marketing au marketing de soi
    Où en êtes-vous du marketing de soi ?
    Le marché de l’emploi
    Le ciblage et la segmentation
    Les 4 P : Produit, Promotion, Place, Prix
    La vente et ses bonnes pratiques appliquées aux entretiens de recrutement
    Chapitre 2 Mieux me connaître pour mieux me vendre
    Où en suis-je avec mon image personnelle et professionnelle ?
    Mes réalisations probantes
    Me faut-il une formation complémentaire ?
    Chapitre 3 Cibler mes contacts de façon proactive
    Chapitre 4 Concevoir mes outils de communication différenciants
    Le pitch
    Le CV classique
    Le CV de compétences
    La lettre de motivation
    La success story
    Le super slide
    Le blog
    Chapitre 5 Concevoir mon plan de communication
    Utiliser les sites d’annonces d’emploi
    Faire des candidatures spontanées
    Passer par des cabinets de recrutement et me faire connaître des chasseurs de têtes
    Construire ma trajectoire avec le réseau
    Utiliser les réseaux sociaux
    Chapitre 6 Gagner en impact ®
    Donner envie à mon futur employeur de m’embaucher
    Influencer positivement les autres
    Renforcer mon impact et mon aisance relationnelle
    Chapitre 7 Me « vendre » en entretien
    Prendre des rendez-vous
    Poser des questions qui me mettent en valeur
    Gérer un entretien avec un opérationnel
    Gérer un entretien avec un responsable RH ou un chasseur de têtes
    Argumenter et répondre aux objections
    Que faire après un entretien ?
    Chapitre 8 Gérer une situation particulière
    Bifurquer dans ma vie professionnelle
    Me repositionner dans une mobilité interne
    Assumer la problématique spécifique du senior
    Préparer ma retraite active
    Ceci n’est pas une conclusion, ce n’est qu’un commencement
    … En forme de mind mapping
    … En forme de SWOT
    Et un dernier conseil
    Annexes
    Les sites d’annonces d’emploi vus du point de vue du candidat
    Les sites d’annonces d’emploi vus du point de vue de l’entreprise
    Quelques pistes pour améliorer mon image personnelle et professionnelle
    Quelques règles simples à respecter pour le CV classique
    Exemples de super slides
    Bibliographie et sites intéressants
    Index
    Avant-propos

    Ce livre, pourquoi, pour qui ?
    Nous sommes des professionnels sérieux et compétents. Nous savons parler de notre métier, de notre secteur d’activité, de l’entreprise qui nous emploie, de façon adaptée, bien informée et talentueuse. La plupart du temps, nous sommes capables de transmettre à nos interlocuteurs une partie de la passion ou du vif intérêt qui nous animent.
    Mais nous devons parfois aussi nous mettre en valeur en tant que professionnels, promouvoir non pas l’entreprise qui nous emploie, ni notre secteur ni notre métier, mais nous-mêmes, quand nous cherchons à convaincre pour faire évoluer notre trajectoire professionnelle, prendre un nouveau poste, obtenir une promotion. C’est l’optique alors de « l’entreprise de soi 1 » ou du personal branding 2 .

    Malheureusement, pour la plupart d’entre nous, dès qu’il s’agit de gérer notre propre trajectoire professionnelle et parler de nous-mêmes, nous sommes gauches, inhibés et inefficaces. Or, nous sommes les seuls à avoir une vision globale de notre parcours, de sa cohérence, de son inventivité… Nous devrions être les mieux placés pour parler de façon pertinente de nos succès, de nos talents… et même de nos ratages.
    Nous éprouvons des difficultés à parler de nous de façon positive et synthétique. Discours flou, brouillon, dépréciatif ou emphatique, logorrhéique… Pourquoi ? Serait-ce un manque de connaissance de nous-mêmes ? Serait-ce une difficulté à nous accepter avec nos succès et nos échecs, nos pleins et nos déliés, qui nous ferait nous focaliser sur les aspects les moins convaincants de notre profil ? Nous minimisons ce que nous faisons le mieux. Serait-ce une incapacité à nous voir beaux, intelligents et capables qui nous fait nous comporter ainsi ? Nous avons tendance à penser que lorsque nous réussissons facilement, c’est que cela ne présente aucune difficulté pour personne. Pourquoi en parler, par conséquent ?
    Nous nous présentons sur le marché de l’emploi avec un simple CV, outil de communication « du pauvre », qui ne permet aucune différenciation, abrasant nos particularités.
    Pour tenter de remédier à cela, nous allons utiliser quelques principes simples du marketing : mieux se connaître sur le plan professionnel et comportemental, identifier les bons messages pour parler de soi, se doter d’outils différenciants pour se mettre en valeur, apprendre à gérer les entretiens de recrutement de façon optimisée.
    Les auteurs
    Sylvie Protassieff est consultante en efficacité commerciale, management, trajectoire professionnelle et développement personnel. Elle a également une activité de psychanalyste. Elle est titulaire de l’Executive MBA d’HEC et psychologue clinicienne. Elle anime le séminaire « Marketing de soi » à HEC Alumni. Elle est l’auteur de Quadras et cadres (Chiron, 2003).

    Cyril Bladier dirige une agence digitale en réseau qu’il a créée. Il est Digital Strategist et expert de LinkedIn. Professeur à HEC, il anime des conférences et accompagne entrepreneurs et entreprises dans leurs présences digitales (BtoB, BtoC, RH). Il est auteur sur le blog Presse-Citron et pour le Huffington Post ainsi que de La boîte à outils des réseaux sociaux . Il est également membre fondateur et membre du bureau de l’Association française des décideurs du digital.
    Jean-Philippe Fauche a vingt ans d’expérience dans l’accompagnement des managers en environnement professionnel. Coach certifié et diplômé de l’Executive MBA d’HEC, il intervient au sein d’HEC dans l’animation de séminaires sur le réseau, la mobilité professionnelle et l’expatriation. De plus, il est consultant au sein du cabinet Nexmove sur des missions de bilan, coaching et outplacement.
    Directrice associée d’Alomey, sociologue-conseil, Sandrine Meyfret est conférencière, executive coach et formatrice dans les domaines du leadership, du management, de la communication, de l’impact et de la prise de parole en public. Diplômée de l’Executive MBA d’HEC, elle a écrit deux livres : Gagner en impact. Les clés du charisme, du leadership et de l’influence (Eyrolles, 2010) et Le couple à double carrière : une figure qui réinvente les frontières entre vie privée et vie professionnelle (Connaissances et Savoirs, 2012).
    Diplômée en France et aux États-Unis, Catherine Sexton met son expérience de vingt ans de management et de leadership en cofondant Verteam, cabinet de conseil, de coaching et de formation. Son expertise dans l’image personnelle et professionnelle est reconnue au sein des réseaux Vision et Action et FIPI (Federation of Image Professionals International). Elle s’appuie sur le BIPP : Bilan d’image personnelle et professionnelle. Sa devise : se servir de l’image pour révéler les atouts et talents de chacun.

    1 . Dans son ouvrage éponyme, Bob Aubrey définit l’entreprise de soi ainsi : « C’est une conception de l’individu qui se fonde sur le constat que l’homme augmente sans cesse sa capacité à se connaître, à s’éduquer, à s’adapter aux contextes sociaux et à développer ses stratégies de vie. En un mot : qu’il peut réellement être l’entrepreneur de sa vie. »
    2 . À la fin de leur ouvrage sur le positionnement en marketing, Positioning : the Battle for Your Mind, publié pour la première fois en 1981, Al Ries et Jack Trout ont posé les bases du personal branding.
    Introduction

    Pour commencer…
    Il va de soi, mais encore mieux en le disant, que le marketing de soi n’est en aucun cas un camouflage de l’incompétence, ni de l’obsolescence de savoirs acquis à une autre époque, ni de comportements inadaptés ! Le marketing de soi ne peut se construire que sur de vraies compétences et quelques expériences réussies. Vous avez des lacunes, des échecs ? Tout le monde en a ! Et vous apprendrez avec le marketing de soi à gérer au mieux vos forces et vos faiblesses.
    Le marketing de soi : devenir acteur de ses choix professionnels
    Une partie d’entre nous démarre dans la vie active en faisant des choix par défaut. Bien sûr, nous connaissons tous des personnes qui ont voulu être comptables, médecins, enseignants, chefs d’entreprise et qui le sont devenues. Mais pour beaucoup, nos premiers choix sont souvent le fruit d’un déterminisme familial, un choix par les mathématiques 1 , par l’échec, ou par défaut. On trouve ainsi des avocats, médecins, fils ou filles d’avocats ou médecins… Des ingénieurs devenus ingénieurs car réussissant toutes les sélections par les mathématiques, des stagiaires toujours dans la même entreprise quarante ans après, des gestionnaires ou des enseignants qui sont allés dans cette voie parce que celle qu’ils recherchaient se révélait impossible.
    Ces choix, ou plutôt ces non-choix, ne sont pas graves en soi. Ils sont un exemple concret du concept de rationalité limitée 2 . Ils ne le deviennent que s’ils sont prolongés par d’autres non-choix dans la suite de la trajectoire 3 professionnelle. L’objectif de ce livre est, en quelque sorte, de repousser un peu les limites de nos capacités à choisir.

    Se marketer à tout âge
    Vers 25 ans : qui suis-je ? Où vais-je ?
    Pour la plupart la vie professionnelle a déjà démarré. Certains ont fait des stages ou étudié en alternance. Très souvent, ces opportunités ont été trouvées par relations, et c’était déjà très bien. Souvent, un stage se prolonge par un CDD, qui lui-même devient parfois un CDI. C’est parfait, cela permet à un jeune de faire ses premières armes.
    Mais il est temps alors de se poser la question du métier et du secteur, au risque de passer toute sa vie dans un domaine que l’on n’a pas choisi. Et rien de tel que le marketing de soi pour chercher à incurver sa trajectoire dès cet âge-là.
    À 30-35 ans, donner la bonne accélération à sa trajectoire
    C’est souvent l’âge où l’on est chassé, car on dispose d’une marge de progression encore forte en compétence et en salaire. Dans ce cas, c’est assez simple, car c’est confortable d’être demandé. Encore faut-il réussir les entretiens et transformer les opportunités.
    Le marketing de soi prend tout son sens à cette période où les années professionnelles ont déjà permis d’accumuler de l’expérience et des compétences opérationnelles. C’est maintenant que l’on peut capitaliser sur les acquis et en acquérir de nouveaux. Si, à ce moment-là, on n’a pas déjà le réflexe du marketing de soi, la suite peut se révéler décevante. On perd ainsi facilement un an ou deux à tâtonner, on gaspille des opportunités. Et on finit par se dire : « Je ne sais pas me vendre ! »
    Vers 40 ans : premier vertige ou première panne professionnelle
    La vie avance et la succession des opportunités a épargné à certains toute recherche d’emploi. Un vertige existentiel prend parfois ceux qui ont vécu sur leur lancée sans se poser trop de questions : ils se demandent si réellement ils sont là où ils devraient être. Métier, secteur, quels sont leurs souhaits, leurs priorités ? Ont-ils des regrets ? Quel est leur degré de liberté, avec le crédit, les enfants jeunes, le métier du conjoint, les autres choix déjà faits ?
    Si le moment est venu d’un licenciement, d’une fermeture d’entreprise, c’est pour certains la toute première fois qu’ils sont réellement sur le marché du travail. La première fois qu’ils font leur CV… La première fois qu’ils font partie d’une meute de 400 candidats pour un poste. Ils ont tout à apprendre sur le marketing de soi : comment trouver un poste intéressant, le rôle du réseau, comment gérer un entretien…
    À 50 ans, bonjour dans le monde des seniors, comment se marketer ?
    Cette période de la cinquantaine est en France un no man’s land professionnel où il est préférable de ne pas mettre le nez dehors, car il ne fait pas bon chercher un poste salarié à cet âge. Malheureusement, c’est un âge propice au licenciement : salaire plutôt élevé, concurrence des trentenaires et manque de formation continue font un cocktail détonant.
    Si l’on doit, dans cette période troublée, chercher un poste, il faut y être rudement efficace, car il faut convaincre bien plus que dans les périodes précédentes.
    Le marketing de soi spécifique de la retraite active
    De plus en plus nombreuses sont les personnes, en France, qui souhaitent poursuivre une activité professionnelle rémunérée après le départ en retraite. Les problématiques et les raisons pour cela sont diverses : retraites insuffisantes pour assurer le niveau de vie habituel, familles recomposées avec enfants adolescents encore en cours d’études, envie de rester actif…
    La posture est différente, le statut peut être différent, puisque tout est possible… hormis le travail au noir. Il faut donc innover dans un marketing de soi repensé.

    1 . Choix par les mathématiques : ce qui se passe pour un adolescent bon en maths, à qui il est conseillé de choisir une filière S au lycée et qui y réussit. Il est alors encouragé à choisir une classe préparatoire scientifique et, s’il y réussit, à passer des concours, qu’il peut encore réussir, et se retrouver ainsi dans une filière qu’il n’a pas choisie, de façon mécanique.
    2 . Rationalité limitée : concept développé par Herbert Simon dans Administrative Behaviour (1947). Il fait l’hypothèse que l’individu dispose d’une quantité d’informations et de capacités cognitives limitées ne lui permettant pas d’optimiser ses choix. Il a une vision floue de ses préférences. Ce concept s’oppose à celui de rationalité classique où l’individu a un accès illimité à l’information, des capacités cognitives lui permettant d’optimiser ses choix, et une vision claire de ses préférences. Source http://science-economique.blogspot.fr/2010/10/la-rationalite-limitee.html .
    3 . Nous utilisons dans cet ouvrage le terme « trajectoire », et non celui de « carrière », qui a tendance à véhiculer l’image d’une trajectoire professionnelle continue et régulièrement ascendante en rémunération, responsabilités et pouvoir. On constate aujourd’hui que les trajectoires professionnelles sont de plus en plus morcelées, entrecoupées de périodes de formation et/ou de chômage, avec des discontinuités parfois fortes en rémunération, responsabilités et pouvoir.
    Chapitre 1

    Appliquer des notions simples du marketing au marketing de soi
    Où en êtes-vous du marketing de soi ?
    Il est fréquent que nous ne soyons pas très clairvoyants sur nos réelles capacités et nos manques les plus flagrants. Certains sortent d’un rendez-vous de recrutement en disant : « Ça s’est très bien passé ! » et n’entendent plus parler de l’entreprise pendant des semaines. D’autres reçoivent une réponse négative et ne connaissent pas les raisons de cette décision. Le quiz ci-dessous permet d’y voir plus clair.
    Pour chacune des questions, répondez juste par « oui » ou par « non ». Si la question comporte deux éléments reliés par « et », vous devez répondre « oui » aux deux pour noter oui comme réponse. Par exemple, si vous avez préparé mais pas testé votre pitch, cela vaut non comme réponse.
    Mieux se connaître pour mieux se vendre Pouvez-vous citer cinq qualificatifs positifs vous concernant ? Pouvez-vous citer cinq succès professionnels remportés (qui soient une réussite pour l’ensemble des parties concernées : entreprise, collègues, clients, vous-même…) ? Savez-vous vous présenter professionnellement en trente secondes en ne parlant qu’au présent et en mettant en évidence ce que vous avez de spécifique ? Pouvez-vous formuler de façon simple ce qui est votre moteur dans la vie, ce qui vous permet de vous épanouir et ce que sont vos valeurs ? Savez-vous raconter et expliquer vos échecs dans votre parcours professionnel ? Savez-vous quelle image vos collègues ont de vous ? Votre style personnel (garde-robe, coiffure, etc.) est-il en adéquation avec votre positionnement métier/secteur, et adapté à votre cible ? Votre bureau et votre environnement de travail sont-ils en adéquation avec votre positionnement métier/secteur ? Avez-vous un plan pour diminuer, éliminer ou compenser vos points faibles (qui freinent votre propre succès) ? Cibler mes contacts de façon proactive Quand vous voulez (ou devez) changer de fonction ou d’employeur avez-vous une idée claire des structures (entreprises, services, associations, administrations…) qui vous intéressent ? En faites-vous une liste d’au moins 50 ? Si votre secteur d’activité n’en contient pas 50, cherchez-vous des secteurs proches auxquels vous pouvez vous adresser ? Avez-vous une idée claire de la fonction à laquelle vous devez vous adresser (en dehors des RH) ? Faites-vous des approches spontanées des structures qui vous intéressent ? Gérez-vous vos cibles, contacts et candidatures dans un logiciel ? Avez-vous une connaissance claire de ce que recherchent les structures que vous ciblez ? Avez-vous une vision de ce que vous voulez de votre trajectoire professionnelle à moyen-long terme ? Concevoir mes outils de communication différenciants Avez-vous refait votre CV récemment, et l’avez-vous fait relire par plusieurs personnes ? Avez-vous travaillé et testé votre pitch ? (voir la définition au chapitre 4 ) Avez-vous un blog ou un site internet où vous mettez en valeur vos compétences, spécificités, différenciateurs ? Osez-vous apporter des preuves de vos réalisations (objets, success stories, slides …) en entretien de recrutement ? En période hors poste, avez-vous des cartes de visite personnelles ? Avez-vous une signature automatique sur votre boîte e-mail personnelle, qui renvoie vers votre profil LinkedIn, Viadeo, ou votre blog ? Concevoir mon plan de communication Avez-vous un plan de communication ? Avez-vous publié un article dans la presse ou sur Internet depuis moins de trois mois ? Avez-vous un profil bien travaillé et à jour sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo …) ou une présence professionnelle sur Facebook, Twitter… ? Gardez-vous au moins 10 % de votre temps pour rester en contact (e-mails, appels téléphoniques, rendez-vous) avec votre réseau même quand vous êtes en poste ? Avez-vous appelé, écrit à ou rencontré un membre de votre réseau cette semaine ? Rendez-vous service régulièrement aux membres de votre réseau ? Êtes-vous adhérent à une ou plusieurs associations professionnelles (anciens élèves, association spécifique d’un métier ou d’un secteur…) Participez-vous au moins trois fois par an à des événements de votre secteur d’activité ? Participez-vous parfois à des actions philanthropiques, sportives, politiques ? Gagner en impact et me « vendre » en entretien Venez-vous en entretien avec des questions à poser ? Parvenez-vous à les poser et à obtenir des réponses ? Pensez-vous impacter votre interlocuteur pour l’amener à une action en votre faveur ? Après vos rendez-vous, avez-vous des résultats concrets ? Savez-vous répondre aux questions en donnant des exemples bien adaptés tirés de vos meilleures réussites ? Posez-vous des questions à la fin de l’entretien concernant l’impact que vous avez eu et la pertinence de votre candidature ? À la fin de l’entretien, savez-vous quelles sont les prochaines étapes ? Faites-vous systématiquement un e-mail de remerciement – synthèse après coup ? Trouvez-vous de bonnes façons de relancer les recruteurs sur les postes qui vous intéressent ?
    Calculez le nombre de « oui » De 26 à 40 → Vous avez un marketing de soi fort ! Félicitations ! De 16 à 25 → Vous avez construit de solides fondations pour un marketing de soi fort. De 6 à 15 → Vous avez mis en place certains éléments d’un marketing de soi. De 0 à 5 → Votre marketing de soi ne fait pas encore l’objet de vos préoccupations.
    Le marché de l’emploi
    Qui dit marketing, dit marché. Il s’agit de la vieille question de la demande et de l’offre. Hormis ceux qui ont la chance pendant une période de leur vie d’être sur un métier/secteur qui vit une pénurie de profils, nous sommes tous soumis aux lois du marché de l’emploi. Le rapport de force nous est souvent défavorable. Cet ouvrage vise à trouver des moyens pour rétablir un équilibre, inverser en partie la situation.
    Mon secteur d’activité
    Tout d’abord, sauf si vous figurez parmi les plus jeunes, vous êtes déjà entré dans un secteur d’activité : industrie plastique, services à la personne, éoliennes, fonction publique territoriale… Sauf si ce secteur est totalement sinistré, c’est là que vous aurez le plus de valeur ajoutée, c’est donc là que vous devez chercher en premier. Vous voulez changer de secteur ? Nous en reparlerons au chapitre « Bifurquer dans sa vie professionnelle » (p. 169).
    Mon métier
    Vous êtes déjà certainement impliqué dans un métier : finances, commercial, informatique, service clients… Là encore, vous avez plus de probabilité de trouver un poste en capitalisant sur vos expériences dans ce métier. Si vous voulez changer de métier, reportez-vous au chapitre mentionné ci-dessus.

    Mon marché de l’emploi, intersection entre secteur et métier
    Votre marché de l’emploi est donc en tout premier lieu à l’intersection de vos secteur et métier : comptable dans l’industrie plastique, commercial dans les services à la personne, informaticien dans les énergies renouvelables, responsable des ressources humaines dans la fonction publique territoriale… Car la majorité des entreprises, en France en particulier, veulent embaucher quelqu’un qui a déjà de l’expérience dans leur secteur et dans le métier qu’il va occuper.
    Un peu de géographie…
    Ce que nous venons de décrire, c’est votre marché théorique… Encore faut-il qu’il soit accessible pour vous, en fonction de votre lieu de domicile ou de vos envies de mobilité. Traverser une métropole comme Paris, Lyon ou Marseille n’est pas jouable. En revanche, considérer que votre seul marché de l’emploi se situe à cinq minutes de votre domicile n’est pas non plus très réaliste, même si nous voyons parfois des personnes raisonner ainsi.
    Et si je veux changer de secteur ou de métier ?
    Eh bien, il va falloir trouver des arguments extrêmement solides pour démontrer que vous avez une véritable valeur pour la société dans laquelle vous voulez entrer.
    Si vous voulez changer de secteur d’activité, il vous faudra expliquer que les méthodes, outils, usages de votre ancien secteur peuvent être transposés au nouveau et surtout y apporter de la valeur ajoutée. Cela est vrai dans tous les cas, sauf si vous visez un secteur en forte expansion où il y a pénurie de profils, et qui recrute et forme des collaborateurs. C’est ainsi que, vers la fin des années 1990, le secteur des télécommunications en pleine expansion a recruté des profils venant des assurances, de l’immobilier, de l’informatique et d’ailleurs… faute de candidats issus du secteur, alors un monopole. Pensez également que les entreprises françaises sont particulièrement frileuses dans ce domaine. Vous pourriez avoir beaucoup plus d’opportunités en Belgique, au Canada ou dans les pays anglo-saxons.

    Si c’est un changement de métier que vous recherchez, vous devrez certainement, sauf cas particulier, régresser en salaire et en responsabilités. Vous devrez également démontrer un savoir-faire, parfois même présenter un titre, un diplôme, bref des preuves de votre compétence.
    Il est quasiment impossible de changer à la fois de secteur et de métier.
    Le ciblage et la segmentation
    Choisir les entreprises ou structures cibles en fonction de mes désirs et contraintes
    Vous allez ensuite lister les structures cibles en intégrant vos désirs et contraintes. Continuer sur le même métier/secteur est plus sûr, changer l’un des deux paramètres l’est moins, mais peut faire l’objet d’un désir plus important de votre part.
    Segmenter mon marché de l’emploi pour être efficace
    La segmentation de votre marché de l’emploi vous permet de constituer plusieurs ensembles d’entreprises ou d’organisations où vous pensez que votre candidature ou vos compétences sont recevables. Il est intéressant de segmenter, car l’approche que vous allez en faire, le discours que vous allez y tenir, la préparation et les informations à rassembler sont différents. Par exemple, spécialiste de la diversité, vous pouvez vous intéresser aux cabinets de conseil en ressources humaines, d’un côté, et aux directions des ressources humaines de grands groupes sensibilisés à ce sujet, de l’autre. Ce sont deux segments bien différents, qui ne fonctionnent pas du tout de la même façon pour leurs recrutements.
    La segmentation est le découpage d’un marché en sous-ensembles homogènes. Cela permet de structurer son marketing de soi en faisant une approche raisonnée et non plus une approche aléatoire ou opportuniste du marché.

    Les 4 P : Produit, Promotion, Place, Prix
    C’est un outil mnémotechnique simple dont l’utilisation permet d’analyser et de mieux comprendre la demande du client. Pour nous, le client est l’entité et la personne qui recrute.
    Le produit
    Le produit est le terme utilisé de façon générale pour désigner un produit (yaourt, voiture, vêtement), ou un service (bancaire, médical, de maintenance, de transport…). D’une façon générale, le produit représente une solution pour celui qui l’achète, l’utilise ou le consomme.
    Dans notre contexte, le produit, c’est chacun d’entre nous, avec nos caractéristiques et nos facteurs de différenciation. En tant que potentiel collaborateur dans une entreprise, nous représentons une solution pour elle.
    Dans le marketing classique, la démarche consiste à faire une étude de marché avant de concevoir, fabriquer, vendre un produit ou un service. De cette façon, le fournisseur espère mettre sur le marché un produit ou un service qui va se vendre « comme des petits pains ». Dans notre cas, nous partirons du produit, puisque, sauf de façon marginale, nous n’avons pas la possibilité de le modifier.
    Mais que le terme de marketing ne vous induise pas en erreur : vous ne vendrez pas ce produit (vous-même) si vous manquez de compétences, ou si votre « emballage » (c’est-à-dire votre apparence, votre comportement et vos modes de communication) ne correspond pas aux codes en vigueur.
    L’objectif de ce livre est de vous donner des méthodes et outils pour mieux présenter un produit (vous-même) de bonne qualité. Qu’est-ce que la qualité d’un produit ? C’est la conformité aux exigences pertinentes. Ce sera donc à vous de détecter quelles sont les exigences en savoir, savoir-faire et savoir-être qui sont attendues dans votre marché de l’emploi, c’est-à-dire l’intersection métier/secteur/géographie que vous ciblez.
    Mais être un produit de qualité sur votre marché de l’emploi ne suffit pas, parce que vous n’êtes pas le seul. Il faut donc encore trouver vos facteurs de différenciation par rapport aux autres ainsi que la ou les façons les plus efficaces de les mettre en valeur par une bonne communication.
    Promotion (en français « communication »)
    C’est la communication que vous allez mettre en place grâce à des outils efficaces, en essayant de vous différencier, puisque c’est comme ça que l’on vend un produit dans un marché où l’offre est pléthorique. Vous pouvez continuer à répondre à des annonces et à fréquenter les chasseurs de têtes. Mais vous allez cesser d’envoyer votre CV à tout-va en candidature spontanée, pour tenter des approches plus ciblées avec des outils de communication différenciants.
    Vous pourrez choisir parmi les outils de communication proposés ceux qui sont les plus adaptés à votre personnalité et à votre marché.
    Place (en français « canaux de vente »)
    Dans le marketing classique, on définit par « place » les canaux de vente. En effet, un produit peut être vendu dans une boutique, un marché, une grande surface, sur Internet, en porte à porte, en entretien de vente… En ce qui nous concerne, il s’agit de trouver les bons canaux de mise sur le marché. Les canaux les plus pratiqués par les candidats sont les sites d’emploi, les réseaux sociaux, les cabinets de recrutement.
    Mais tout cela peut ne pas suffire. Vous allez devoir alors cibler vous-même des entreprises qui vous intéressent et mettre en place une démarche proactive.
    Prix
    On comprend aisément ce que signifie ce point dans le marketing classique. Nous ne donnerons pas dans cet ouvrage d’indications concernant les salaires moyens dans tous les métiers et secteurs possibles. Ce qui est important, c’est convaincre quand on en arrive au salaire. Or, parler argent en France est contre nature et, en entretien d’embauche, représente une étape difficile pour beaucoup.

    La vente et ses bonnes pratiques appliquées aux entretiens de recrutement
    Pourquoi cette difficulté à se vendre ?
    Nous avons une « bonne » éducation qui consiste à ne pas parler de nous, à ne pas nous mettre en avant, et c’est un comportement qui est devenu réflexe. Même chez d’excellents professionnels, cela provoque une attitude inhibée qui est vraiment préjudiciable pour faire percevoir sa compétence.
    Est-il possible de se vendre sans « en faire trop » ?
    Lorsque 400 personnes sont candidates pour un poste, dont une bonne proportion est aussi qualifiée que vous, il faut faire mieux que les autres pour l’emporter. Ce que nous proposons donc ici, ce n’est pas « d’en faire trop », mais de faire mieux !
    Chapitre 2

    Mieux me connaître pour mieux me vendre
    Lorsque nous nous adressons à un vendeur de voitures, à un conseiller bancaire, nous admettons mal qu’il ne puisse pas nous présenter clairement les caractéristiques de son produit. Bien connaître son produit est un prérequis. On ne vend bien que ce qu’on connaît bien.
    Or, nous nous connaissons souvent mal. Nous nous sous-estimons ou nous surestimons, ou nous estimons différents de ce que nous donnons à percevoir. D’où un manque de clarté, une absence de cohérence perçue par nos interlocuteurs. Ce qui entraîne un manque de confiance, un manque d’adhésion de leur part. Et un refus de notre candidature.

    Où en suis-je avec mon image personnelle et professionnelle 1 ?
    Pourquoi s’intéresser à son image personnelle et professionnelle ?
    À la question : « À combien estimez-vous le poids de l’apparence dans le cadre d’un recrutement ? », près de 80 % des recruteurs répondent que ce critère est le plus important ou assez important. « Pour départager deux candidats de mêmes compétences, quels sont vos critères de choix ? » Ils sont 82 % à répondre : « La façon de se présenter », et 64 % : « L’apparence physique générale 2 . »
    De tous temps, l’image a été présente et ses codes ont évolué à travers les siècles. Nos tenues vestimentaires se sont adaptées au cours de notre histoire. Nous sommes entrés dans l’ère de l’image avec la naissance de la photographie, du cinéma, de la publicité. Nous jugeons et sommes jugés sur les apparences.
    Selon l’Irep (Institut de recherches et d’études publicitaires), « une image est l’ensemble des représentations à la fois affectives et rationnelles associées par un individu à une marque, un produit, une entreprise, une idée ».
    Lorsque nous participons à un entretien professionnel, nous nous concentrons souvent sur le contenu… mais la personne en face de nous déduit en quelques minutes notre comportement de notre apparence : dynamique ou lent, sûr de lui ou pas à l’aise… Notre image parle de nous, à notre place…
    L’image personnelle et professionnelle, qu’est-ce que c’est ?
    L’image personnelle et professionnelle est l’image qu’une autre personne reçoit et qu’elle perçoit en fonction de son cadre de référence. Le cadre de référence est composé d’éléments comme l’âge, le sexe, l’origine sociale et culturelle, l’éducation, l’expérience, les connaissances, le métier, la personnalité, la morphologie, les valeurs… Plus notre cadre de référence ressemble à celui de l’autre, plus la communication semble facile.
    Lors d’un premier contact, les trois vecteurs de la communication se priorisent de la manière suivante : communication non verbale qui correspond à l’image (55 %), communication para-verbale qui correspond à la voix, au ton, à l’intonation (38 %), communication verbale qui correspond aux mots employés (7 %) 3 .
    Notre image est avant tout ce qui nous représente et nous devons être en accord avec elle. Sur le plan professionnel, nous devons veiller à être suffisamment en cohérence avec le secteur professionnel, l’entreprise, le statut et la fonction, l’interlocuteur, les circonstances, notre époque, la mode… Le casual friday est-il pratiqué ? Sommes-nous dans un siège social ou une usine ? L’entreprise est-elle traditionnelle ou innovante ? Quel est le cadre de référence de notre interlocuteur ? Quels sont les codes en vigueur ?
    Comment ça marche ?
    Plusieurs éléments nous permettent de faire évoluer notre image, si nécessaire : l’hygiène, la morphologie du visage, la morphologie du corps, les vêtements, les accessoires, la coiffure, la dentition, la barbe, la moustache, les sourcils, le maquillage, les tatouages… Sur le plan comportemental, nous pouvons également travailler le regard, le sourire, la posture, la gestuelle.
    Avant d’aborder le langage des différents éléments de communication, n’oublions pas que le soin et la propreté sont des socles indispensables. Dès que vous entrez en communication avec une autre personne, vous êtes scruté inconsciemment de la tête au pied et cela prend seulement quelques secondes pour identifier les points qui gênent. Le regard s’arrête à un détail. C’est le détail qui tue. Que penser de cheveux sales, de chaussures non cirées, d’une jupe fripée, d’une chemise mal repassée, d’une ceinture élimée, d’un maquillage excessif, d’une cravate mal nouée ou tachée, d’ongles rongés ? Ces détails sont interprétés : stressé, pas organisé, pas soigné, désinvolte…

    Le langage du corps
    Nous naissons avec une certaine morphologie du visage et du corps qui correspond à une ossature de base, grand, petit, mince, fort. La première chose est d’accepter ce corps « naturel ». Ensuite, la façon dont nous vivons, l’alimentation, les activités, la culture… font que nous devenons acteur de notre corps. Nous pouvons en prendre soin de plusieurs manières : faire du sport, mener une vie saine, pratiquer un régime adapté. Et si vraiment il y a un élément gênant, faire appel à la chirurgie esthétique. Vous pouvez trouver des solutions adaptées à votre personnalité et les mettre en œuvre pour servir vos ambitions personnelles ou professionnelles. Les personnes bien dans leur peau rayonnent à l’extérieur et transmettent des qualités de bonheur et d’enthousiasme. De la beauté intérieure naît une beauté extérieure.
    Votre corps parle de vous au-delà de la morphologie. La posture est tout aussi significative : êtes-vous voûté ou droit ? Avancez-vous de façon nonchalante ou dynamique ?
    Avoir une meilleure posture se travaille grâce au théâtre et à certains sports. Il est aussi possible d’apporter des corrections à votre morphologie en jouant sur les couleurs, les formes ou les matières de vêtements. Si vous êtes fort, évitez de mettre des vêtements qui accentuent vos rondeurs ; inversement si vous êtes maigre, choisissez des formes qui vous donnent du volume.
    Le langage des vêtements et des accessoires
    Le langage du vêtement et des accessoires raconte l’histoire de notre société et de notre savoir-faire. Le poil est du côté du dévêtu, de la pulsion et de l’animalité. Le vêtu se réclame du progrès et de la culture.
    Le vêtement communique : couleurs, matières, formes et façon dont il est porté. Il joue un rôle social. Il peut dénoter ou modifier votre comportement, du mal-être au bien-être.
    Les accessoires complètent votre apparence et contribuent largement à définir votre image. Dans la famille des accessoires, notons les cravates, foulards, ceintures, barrettes, bandanas, colliers, bracelets, boucles d’oreilles, bagues, piercings, montres, sacs, sacoches, carnets de notes, chaussettes, bas, chaussures, stylos, téléphones, coques de téléphone, outils informatiques…

    Tout comme le vêtement, les accessoires se lisent selon les couleurs, les matières et les formes. Ils sont porteurs de messages. À titre d’exemple, la ceinture sépare le corps du haut du bas, c’est-à-dire les organes de la production de ceux de la digestion et de la reproduction, le spirituel de l’incarné. Vous ne vous étonnerez plus de l’expression « Avoir l’esprit sous la ceinture ». Le piercing est un bijou nouvelle tendance. Pour être plus exact, il y a des piercings. Certains peuvent être très discrets et faire partie de l’intimité, d’autres sont plus visibles : boucle d’oreille, nez, lèvre, langue… et font partie de l’image publique, ce qui peut induire une acceptation, un partage de culture ou au contraire une gêne, voire un rejet pour celui qui les voit.
    Le langage du visage
    Une fois la silhouette visualisée, la communication reste portée sur le visage.
    Le regard doit être présent durant une rencontre car vous donnez et recevez de nombreuses informations. À travers lui, vous faites passer des émotions : peur, colère, tristesse, dégoût, qui peuvent d’ailleurs accompagner vos propos. Un regard perdu dans le vide souligne une absence, un regard écarquillé montre la surprise ou la peur, un regard humide évoque une sensibilité, un regard suspendu montre votre intérêt, un regard pétillant exprime la joie de vivre. Attention donc au message que le regard donne… et aussi à la cohérence avec ce que vous dites.
    Pour les plus timides, regardez votre interlocuteur entre les deux yeux. Pour tous, autorisez-vous à reposer votre regard de temps en temps sur votre environnement ou sur des notes que vous prenez lors d’un entretien : cela détend.
    Le sourire, parfois nommé langage universel, a plusieurs fonctions : il manifeste votre politesse au début et à la fin d’un entretien, met à l’aise, séduit, accompagne des paroles, permet la défense et même excuse lorsque l’on se trompe. En souriant, vous faites travailler soixante-neuf muscles. Le sourire fait faire de la gymnastique à votre visage, et, bien utilisé, il peut en remuscler certaines parties. Mais attention aussi aux sourires forcés ou décalés perçus comme des fausses notes.
    Une mimique peut malheureusement devenir très vite un perturbateur dans une communication. Imaginez une personne qui relève sa mèche ou qui jongle avec son stylo en permanence. Le récepteur peut « perdre le fil » de l’échange, se déconcentrer ou s’énerver.
    La coiffure et ses dérivés. Il est possible de garder toute sa vie sa couleur naturelle de cheveu ou en jouer. Plus le cheveu est brillant, plus il est sain et évoque la vie. Les mouvements et la souplesse sont des critères fondamentaux de la coiffure contemporaine. Vous pouvez également jouer sur le volume. Il est important de choisir sa coiffure en fonction de sa silhouette. Une silhouette petite et fine exige un volume plus léger qu’une silhouette ronde. Ensuite, mieux vaut suivre les règles suivantes : les cheveux longs vieillissent et attristent l’expression, les cheveux courts rajeunissent et dynamisent un visage et une silhouette. Ce qui vient couvrir votre visage, que ce soit les cheveux (mèche ou frange), la barbe, la moustache, pourrait être interprété comme un désir de dissimuler ou un manque de confiance en soi.
    Le langage des mains. La poignée de main est le seul contact physique entre un candidat et un recruteur. Les mains moites, qui transpirent, sont un signe de grand stress. Elles sont un véritable handicap et peuvent devenir discriminatoires lors d’une sélection.
    L’orientation de la paume de la main transmet deux messages opposés selon qu’elle est tournée vers la terre (signe de domination), de fermeture ou vers le ciel (signe d’accueil, d’ouverture). Plusieurs messages sont transmis au travers de l’orientation de la paume : soumission, égalité, autorité.
    La pression souligne le caractère donné à la poignée de main. Trop forte, elle est interprétée comme un besoin de domination ou un manque de confiance en soi à combler. Trop molle, elle indique un manque de confiance en soi et une faible envie d’entrer en communication.
    Enfin, la distance entre deux personnes lorsqu’elles se serrent la main est révélatrice. Celui qui reste très éloigné montre un détachement ou de la peur.
    Le langage des gestes. Les gestes au cours d’un entretien sont la plupart du temps inconscients. Il y a quantité de méthodes et théories qui proposent de décrypter et donner une signification à ces comportements non verbaux. Passer la main dans ses cheveux à l’arrière du crâne marque l’embarras, cacher sa bouche exprime le désaccord, les bras croisés tout au long de l’échange montrent une fermeture. Des gestes trop envahissants peuvent mettre votre interlocuteur sur la défensive.
    Le langage des odeurs. Depuis notre naissance, nous dégageons une odeur corporelle plus ou moins forte qui nous est propre. S’ajoutent le manque d’hygiène et la transpiration qui peuvent provoquer des situations fortement désagréables. Un déodorant ou un parfum sont des solutions possibles, à condition de ne pas en abuser.
    La mauvaise haleine est désagréable pour l’interlocuteur et génère un rejet. Certains ingrédients comme l’oignon, le café, le tabac, les boissons alcoolisées sont aussi la garantie d’une haleine désagréable. L’absence d’un détartrage dentaire régulier amplifie ces odeurs. Il existe des gélules à l’essence de persil, plus efficaces que le bonbon mentholé et le chewing-gum.
    Pour faire un point vraiment complet, rien de tel que le bilan d’image personnelle et professionnelle.


    À quoi ça sert ?
    L’image permet de trouver son identité et de manifester un accomplissement personnel. Les valeurs du paraître et les valeurs de l’être finissent par se confondre. Il faut voir dans les apparences plus que l’expression de besoins primaires, se couvrir, avoir chaud. Il y a le désir d’être beau, d’être reconnu et aimé.
    Ne doit-on pas alors ajuster notre curseur identitaire face aux besoins exprimés par l’environnement professionnel ? La connaissance des codes et leur acceptation, loin d’enfermer l’individu, lui permettent de grandir et de mieux exercer sa liberté.

    Alain a 49 ans.
    Il est cadre informaticien depuis dix ans dans l’industrie et son entreprise vient de déclencher un plan social. Après réflexion, il se dit que cette situation est une opportunité pour changer d’environnement professionnel. Il rêve de se rapprocher des nouvelles technologies. Après quelques démarches, il est sélectionné pour un entretien au poste de directeur de projet avec le directeur technique d’une entreprise de vente sur Internet.
    En fait, il est reçu par deux personnes, le directeur technique et le directeur général. Ils posent tous les deux par habitude un smartphone noir sur la table. Alain fait de même spontanément sans se souvenir qu’il a cassé le sien la veille et qu’il a repris un téléphone datant de près de trois ans.
    Il a bien préparé l’entretien et, après une courte présentation, parvient à poser beaucoup de questions. L’entretien est dynamique et animé. Malheureusement, ce téléphone visible est en incohérence totale avec ce qu’il dit. Le directeur technique l’arrête et lui demande si ce téléphone lui appartient. Embarrassé, il explique la situation.
    Un peu déstabilisé, Alain oublie de demander à ses interlocuteurs ce qu’ils pensent de sa candidature, et quelles sont les étapes suivantes. Il sort du rendez-vous avec un vague sentiment d’échec, n’ose pas relancer trop vite. Il rappelle le directeur technique deux semaines plus tard et apprend qu’un autre candidat a été retenu.

    Mémo perso
    En tant que candidat, tout ce que j’envoie, transmets, publie, donne une image de moi : dossier de candidature, CV, e-mails… J’y porte donc un soin attentif.
    Je fais suffisamment de séances photo pour obtenir au moins un cliché où je me ressemble et qui donne une image de moi en accord avec mon métier/secteur.
    Pas d’entretien sans préparation. Quel est mon objectif ? Quels sont mes atouts ? Quelles qualités est-ce que je souhaite valoriser ? Comment mettre cela en évidence par mon image ?
    Je me renseigne sur l’entreprise : historique, culture, activités, valeurs, chiffres clés, personnages clés et leurs parcours professionnels, interlocuteurs. J’en tire des conséquences pour me préparer et ajuster mon image.
    Je prépare mes affaires la veille, j’observe soigneusement mon apparence avant de partir, je fais attention dans les transports, j’arrive un peu en avance pour une dernière inspection.
    Je choisis des vêtements adaptés au contexte et aux codes de l’entreprise tout en restant moi-même. Je fais un essayage quelques jours avant.
    J’évite les vêtements trop étriqués dans lesquels j’ai du mal à respirer ou les chaussures neuves qui risquent de me mettre dans un état de souffrance !
    Je m’entraîne devant un miroir. Je me regarde bouger. J’observe mon regard et mon sourire. Je demande l’avis d’une autre personne.
    J’écoute des alliés : de « vrais » amis, un coiffeur, un photographe, une esthéticienne, un médecin sur des points particuliers.
    Je fais un bilan d’image avec un coach en image.
    Je m’inspire de l’annexe « Quelques pistes pour améliorer mon image personnelle et professionnelle » (p. 197).

    Alain, suite…
    Quelque temps plus tard, il raconte sa mésaventure à une amie proche.
    Elle lui fait remarquer qu’il est de formation ingénieur, et très orienté sur le contenu et la structuration. Son référentiel est fondé sur les compétences. Il s’intéresse assez peu à son apparence, son style vestimentaire a peu évolué depuis vingt ans. N’étant pas en contact avec la clientèle dans son poste actuel, il privilégie les vêtements solides, confortables, porte un costume trois fois par an, mais conserve ses chaussures un peu sport, dans lesquelles il est si bien ! L’âge et la sédentarité aidant, il a pris du poids.
    Fort de ce constat, Alain décide de faire évoluer son mode de pensée en se disant qu’au-delà des compétences il doit aussi soigner son look et ses attitudes.
    Il se pose d’abord des questions : « Quels sont mes atouts ? » ; « Comment puis-je les mettre en valeur ? » ; « Pour séduire et être retenu à un poste dans le secteur des nouvelles technologies, quelles sont les qualités nécessaires ? »
    Il en arrive à la conclusion qu’il est dynamique, capable d’avoir une vision sur un projet, d’entraîner des collaborateurs pour construire avec eux, communiquer en étant convaincant, défendre des idées et des budgets. Alain a compris que, pour réussir, il faut qu’il revoie son image afin qu’elle soit attractive et en accord avec lui-même.
    Il commence par aller chez le coiffeur et demande une coupe un peu plus courte. Il achète un costume, accepte une chemise pastel et une cravate légèrement fantaisie. Et, surtout, il trouve des chaussures confortables et adaptées au costume. Tout ça pour pas trop cher.
    Alain a aussi compris que, pour réussir, il faut montrer une attitude positive et déterminée.
    Il s’entraîne chez lui, devant un miroir, à avancer, à reculer, à dire bonjour, à dire au revoir, à présenter ses qualités, à affirmer ses points forts. Il se voit, il s’écoute et peut recommencer autant de fois qu’il le souhaite pour améliorer une gestuelle affirmée, une posture droite et posée. Il demande à son amie de le filmer, et prend conscience de quelques points de progrès.
    Petit à petit, Alain prend confiance pour ses futurs entretiens. Maintenant qu’il a travaillé son image, il va s’attaquer au contenu, avec les réalisations probantes. Après tout, là aussi, il peut certainement progresser ! On n’a jamais deux fois l’occasion de faire une bonne première impression.


    Mes réalisations probantes
    Pourquoi des réalisations probantes 4 ?
    Lorsque nous sommes en entretien de recrutement, le stress dû à l’enjeu a tendance à nous faire perdre une partie de nos moyens. Pour être performant, il faut être compétent dans son domaine professionnel et très bon en situation d’entretien. Or, cette dernière qualité est plutôt rare, surtout lorsqu’on est en période de chômage ou bientôt licencié.
    Les réalisations probantes, qu’est-ce que c’est ?
    Les réalisations probantes sont les actions que vous avez accomplies au cours de votre trajectoire professionnelle, qui se sont traduites par un succès pour vous et pour les autres (entreprise, collègues, collaborateurs, clients, public…). Ce sont des actions que vous avez faites avec plaisir, parfois même avec une certaine facilité. Vous allez inventorier systématiquement, dans votre vie professionnelle et personnelle, les réalisations qui révèlent vos compétences métier et secteur, ainsi que vos traits de personnalité ayant une valeur dans la vie professionnelle (par exemple : bon organisateur, leader, communicant, etc.).
    Leur rédaction demande une réflexion personnelle et une mise en forme précise et concrète, à l’aide du tableau ci-dessous.
    Il est conseillé de poursuivre ce travail tout au long de votre vie professionnelle.


    Souvent, lorsque l’on commence à rédiger les réalisations probantes, on a l’impression que jamais on n’en trouvera plus de dix. C’est parce que l’on se focalise sur l’entièreté d’un poste, et non sur les missions diverses que l’on a été amené à y accomplir. Il faut parfois même découper une mission en 4, 8 ou 10 réalisations probantes, qui, chacune, donnera un éclairage différent sur nos compétences.
    Une des difficultés de la préparation des réalisations probantes est la nomination exhaustive des compétences. En effet, nous avons tendance à nous inhiber lorsqu’il s’agit de présenter des aspects positifs de nous-mêmes. Puisque nous l’avons fait, c’est simple et tout le monde pourrait le faire ! Il faudra donc lutter contre notre tendance naturelle à une modestie excessive.
    Comment ça marche ?
    Les réalisations probantes sont structurées en quatre parties. Chacune est indispensable. Les trois premières parties sont factuelles, chiffrées et datées. L’utilisation du « je » est nécessaire, puisqu’il s’agit de ce que vous avez réalisé et que l’objectif est de vous mettre en valeur. Si une réalisation probante a été réalisée avec une équipe (hiérarchique ou projet), dites : « L’équipe et moi, nous avons… » ou « Mes coll&#x0

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