InDesign CC 2014
690 pages
Français

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Description


Tout savoir sur In Design CC 2014



Véritable mine d'informations, de conseils pratiques et d'astuces de travail, cet ouvrage richement illustré dresse un panorama complet d'InDesign pour PC et Mac, des acquis fondamentaux jusqu'aux fonctions les plus pointues. Couvrant la version 2014 d'InDesign CC, il vous livre les meilleures méthodes et techniques pour réaliser vos publications sur papier, réseaux ou tablettes. Nourri par la très grande expérience de l'auteur, cet ouvrage constituera un excellent manuel d'apprentissage pour les débutants comme pour les professionnels.



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  • Les éléments de base d'InDesign


  • Le travail des objets


  • Le remplissage des blocs (texte et image)


  • La typographie avec InDesign


  • Les fonctions éditoriales et dynamiques


  • La gestion des contenus particuliers


  • La gestion des pages et des longs documents


  • Les exportations, les publications numériques et l'impression

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 novembre 2014
Nombre de lectures 462
EAN13 9782212267693
Langue Français
Poids de l'ouvrage 44 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0210€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum
Tout savoir sur InDesign CC 2014
Véritable mine d’informations, de conseils pratiques et d’astuces de travail, cet ouvrage richement illustré dresse un panorama complet d’InDesign pour PC et Mac, des acquis fondamentaux jusqu’aux fonctions les plus pointues. Couvrant la version 2014 d’InDesign CC, il vous livre les meilleures méthodes et techniques pour réaliser vos publications sur papier, réseaux ou tablettes. Nourri par la très grande expérience de l’auteur, cet ouvrage constituera un excellent manuel d’apprentissage pour les débutants comme pour les professionnels.

Au sommaire
Interface et gestion du travail — Outils et palettes • Environnement de travail • Mise en place du document • Travail avec les calques • Gestion et enrichissement des objets — Dessin des objets • Remplissage des blocs • Manipulations d’objets • Objets imbriqués et ancrés • Colorations • Transparences et effets • Styles d’objet • Gestion du texte — Saisie et position du texte • Importation du texte • Chaînages de blocs • Composition en colonnes • Textes sur des tracés • Gestion des images — Types d’images • Préparation des images • Importations • Traitements d’images • Légendes et métadonnées • Habillages • Typographie — Sélection du texte • Attributs et styles de caractère • Attributs et styles de paragraphe • Listes et lettrines • Filets de paragraphe • Textes tabulés • Tableaux • Fonctions éditoriales et dynamiques — Fonction Rechercher/Remplacer • Recherches de type GREP, Glyphe ou Objet • Texte dynamique croisé • Notes et suivi des modifications • Notes de renvoi et notes de bas de page • Textes conditionnels • Vérification de l’orthographe • Gestion des contenus particuliers — Fusion des données • Bibliothèque • Contenus interactifs • Gestion des pages et des longs documents — Gestion des pages • Gabarits • Numérotation des pages • Transferts de pages et d’objets • Livre, table des matières et index • Exportation et publication numérique — Exportation de fichiers • Publication au format Folio avec DPS • Publication au format EPUB • Impression d’un fichier — Préparation pour l’impression • Impression d’un document.
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Biographie auteur

Auteur de nombreux livres sur InDesign, Photoshop et Illustrator, Pierre Labbe est l’un des formateurs les plus renommés dans le monde de l’infographie. Il participe en outre aux sites experts-graphiques.com et wisibility.com , blogs de formation en ligne sur Photoshop et les logiciels des métiers de l’image, qui présentent gratuitement des trucs et astuces sous forme de séquences vidéo.
www.editions-eyrolles.com
InDesign CC 2014
Pour PC et Mac

Pierre Labbe
ÉDITIONS EYROLLES 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris. © Groupe Eyrolles, 2014, ISBN : 978-2-212-13981-5
CHEZ LE MÊME ÉDITEUR
P. L ABBE . – Le grand cahier Photoshop. 100 tutoriels. N°13935, 2014, 368 pages.
P. L ABBE . – Créer des magazines et des livres numériques avec InDesign. N°13781, 2013, 196 pages.
P. L ABBE . – Photoshop CS6. Pour PC et Mac. N°13524, 2012, 800 pages.
P. L ABBE . – Illustrator CS5. Pour PC et Mac. N°12875, 2011, 472 pages.
V. A UDOUIN . – Cahier d’exercices InDesign CS6 – Débutants et initiés. N°13554, 2012, 128 pages + CD-Rom.
É. S AINTE -C ROIX . – Cahier d’exercices Illustrator CS5 – Spécial débutants. N°12997, 2011, 132 pages + CD-Rom.
P. C URTIL . – À la découverte de Photoshop – Spécial grands débutants. N°12757, 2011, 128 pages.
E. C ANIVET . – InDesign. De la créa à l’exé. N°12122, 2008, 228 pages.
C. B RETON -S CHREINER . – L’essentiel de la PAO. Mise en pages, logiciels, polices, images. N°12513, 2009, 206 pages.
D. D ABNER . – Maquette et mise en pages. N°11795, 2006, 128 pages.
D. D ABNER . – Création graphique. N°11566, 2005, 190 pages.
K. C HENG . – Design typographique. N°11745, 2006, 232 pages.
P. P RÉVÔT , F. R OCHER . – Techniques d’impression. N°11797, 2006, 96 pages.
J. P ETERS . – Fabrication du document imprimé. N°11509, 2006, 280 pages.
Tous mes remerciements à Madame Stéphanie Saïssay d’Adobe Systems France, Monsieur Stéphane Baril d’Adobe Systems France, Monsieur Lionel Lemoine d’Adobe Systems France, Monsieur Denis-Pierre Guidot d’Adobe Systems France.
Certaines photos et illustrations de ce livre m’ont été fournies par Messieurs Adrien Labbe, Antoine Labbe et Yves Chatain, je les en remercie vivement.
Avertissement Mac et PC
I nDesign fonctionne sur les environnements Windows et Macintosh. Les différences de fonctionnement entre les deux plates-formes sont uniquement dues aux environnements respectifs. Ce livre ayant été écrit sur Macintosh (mis en pages avec InDesign, bien sûr), la majorité des copies d’écran a été réalisée sur cette plate-forme. Les raccourcis clavier (personnalisables) sont indiqués d’abord pour Mac puis, entre crochets […] , pour Windows. De nombreux menus contextuels sont disponibles ; ils nécessitent le bouton droit de la souris.
Quelques précisions sur la terminologie employée dans cet ouvrage : cliquer signifie appuyer d’un coup sec sur le bouton de la souris et glisser signifie maintenir enfoncé le bouton tout en déplaçant la souris. Le tableau ci-dessous indique les conventions utilisées pour désigner les touches des claviers Mac et Windows.

Dernier point à signaler : dans certains paragraphes, des encadrés gris présenteront une remarque, une note, une astuce de travail ou un conseil.
Introduction
C e livre dresse un panorama complet d’InDesign dans le domaine de création destiné à l’impression et dans celui de la publication numérique (avec les formats PDF, EPUB ou folio). Il vous montrera qu’associé à Photoshop, Illustrator (voire Bridge ou Mini Bridge), ce logiciel est incontournable dans le domaine de la mise en pages. Cette version renferme de nombreuses nouveautés, notamment au niveau de la préparation pour l’exportation au format EPUB qui évolue de jour en jour. Ces fonctionnalités faciliteront votre travail aussi bien dans la gestion des blocs (sélection, remplissage, aspect…) que dans celle des textes (polices, tableau…) ou encore de l’interactivité. Elles seront développées tout au long de cet ouvrage et accompagnées de nombreuses astuces de travail.
Ce livre a pour but de vous proposer des méthodes et des techniques pour préparer vos travaux en vue de les publier (sur papier, sur les réseaux ou les tablettes), depuis la préparation des éléments jusqu’à leur mise en place dans le document prêt à être publié. Les utilisations conjointes à d’autres logiciels sont indiquées et exploitées tout au long du livre, ainsi que certaines automatisations de tâches à l’aide de scripts.
Vous pouvez me poser des questions sur ce logiciel à l’adresse suivante : pierrelabbe@yahoo.com , ou découvrir sur mon blog experts-graphiques.com les dernières astuces en date.
Et maintenant bonne lecture !
Pierre Labbe
Table des matières
Partie 1 Les éléments de base d’InDesign
1   -   L’interface d’InDesign
Les outils et les panneaux
Les outils
Les panneaux
L’environnement de travail
L’aspect de l’interface
La Barre de l’application
La personnalisation de l’espace de travail
La personnalisation des raccourcis
La synchronisation des paramètres
La gestion de l’affichage
2   -   La gestion du travail
Quelques étapes dans le travail
De la maquette à la distribution
Les enregistrements et annulations
La mise en place du document
La configuration du document
Les repères et les grilles
Le travail avec des calques
La gestion des calques
Les types de calques
Le travail sur calques
Les manipulations de calques
Partie 2 Le travail des objets
1   -   La gestion des objets
Le dessin des objets
Les types d’objets
La création de blocs géométriques
Le dessin à la plume
Le dessin au crayon
Le dessin de traits ou de filets
Les conversions de formes et de traits
Les blocs spéciaux
Les retouches de tracés
Le remplissage des blocs
Le placement par importation
Le placement par glissement de Bridge, Mini Bridge…
Le collage d’une image ou d’un texte dans un bloc
Le placement dans plusieurs blocs
Le texte de substitution
Les manipulations d’objets
Les traitements sans sélection : les déplacements
Les sélections d’objets
Les déplacements d’objets
Les copies d’objets
Les transformations d’objets
La mise à l’échelle manuelle
Les mises à l’échelle paramétrées
La rotation d’objets
L’inclinaison et la déformation
Les symétries
L’outil Transformation manuelle
La répétition d’une transformation
Les traitements particuliers
Les combinaisons Pathfinder
Les groupes d’objets
Les alignements et les répartitions d’objets
Les superpositions d’objets
Le verrouillage des blocs
Les objets ancrés
Le principe et les utilisations des objets ancrés
L’obtention de l’objet ancré
Les sélections et traitements de l’objet ancré, du contenu…
Les changements de la position d’ancrage
Les options de positionnement de l’objet ancré
Les imbrications d’objets
2   -   L’enrichissement des objets et les styles d’objet
Les colorations
L’affichage des couleurs
L’affectation d’attributs de coloration
La préparation d’une nuance de couleur
Les contours
Les nuances de dégradés
Les transferts d’attributs de couleur
La transparence et les effets
La destination des réglages
La transparence
Les modes de fusion
Les effets
Les effets de flou
Les problèmes liés à la transparence
Les arrondis d’angle
Les styles d’objet
L’intérêt du style d’objet
La préparation d’un style d’objet
L’affectation du style d’objet
Les modifications d’un objet stylé
La gestion des styles d’objet
Partie 3 Le remplissage des blocs (texte et image)
1   -   La gestion du texte
La saisie d’un texte
Le bloc de texte
La frappe au kilomètre
L’insertion de signes particuliers
L’insertion d’un texte de substitution
Le mode éditeur
Les sélections et les manipulations du texte
Les articles liés
La position du texte
Les marges à l’intérieur du bloc
L’alignement vertical
Le décalage de la première ligne
Le dimensionnement automatique
Les options du bloc et les styles d’objet
L’importation de texte
Les importations et les liens
Les méthodes de placement du texte importé
Les chaînages de blocs
L’intérêt du chaînage
La création d’un chaînage
La modification d’un chaînage
La rupture d’un chaînage
Le chaînage automatique avec le bloc de texte principal
Les compositions en colonnes
Le document multicolonne
Les réglages de colonnes
Le travail dans une composition en colonnes
Les textes sur des tracés
La création de textes curvilignes
Les chaînages de textes curvilignes
La position du texte sur le tracé
Les colorations des textes curvilignes
2   -   La gestion des images
Les types d’images
Les images pixellisées (bitmap)
Les images vectorielles
La préparation des images
Les résolutions
Les formats d’images
La préparation du détourage dans Photoshop
Le profil ICC des images
Les importations
Les placements d’images
Les options d’importation
L’importation de fichier InDesign : obtention et options d’importation
L’affichage des images importées
Les liens avec le fichier externe
Les traitements d’images
Les transformations
Les colorations
Le masque de détourage
Les images et les légendes
Les légendes
Les métadonnées
La préparation des légendes
La génération des légendes
La légende avec une variable de texte
3   -   L’habillage d’un bloc par du texte
Les types d’habillages
Le principe de l’habillage
Les réglages d’habillage
Le bloc sans habillage
Les habillages de blocs
Les habillages de formes
Le travail de l’habillage
Les habillages particuliers
L’habillage par un tracé ajouté
L’habillage et l’objet ancré
L’habillage et les gabarits
Partie 4 La typographie avec InDesign
1   -   Les sélections de textes
Les textes sélectionnés ou non
Les attributs par défaut
L’automatisation avec les styles
2   -   Le formatage des caractères
Les attributs de caractère
Les attributs typographiques
La police
Le corps ou la taille des caractères
L’interligne
L’aspect des caractères
Les approches
Le changement d’échelle
Le décalage vertical
L’inclinaison
Les effets sur les textes curvilignes
La rotation de lettres
La coloration d’un texte
La copie d’attributs de caractère
Les styles de caractère
L’intérêt des styles de caractère
La préparation d’un style de caractère
L’affectation d’un style de caractère
La gestion des styles de caractère
Les modifications d’un texte stylé
3   -   Le formatage des paragraphes
Les attributs de paragraphe
Les alignements horizontaux
Les retraits et alinéas
L’étalement sur plusieurs colonnes
Les listes
Le paramétrage des listes à puces et numérotées
Les listes numérotées
Les listes à puces
La conversion d’une liste
La liste scindée sur plusieurs colonnes
La composition des textes
La composition verticale du texte
Les grilles de ligne de base
La composition horizontale du texte
Les lettrines
Les différents types de lettrines
La création d’une lettrine en saillie
La lettrine habillée au carré
La lettrine par les styles imbriqués
Les lettrines spéciales de type bloc
Le formatage programmé du texte
Les styles imbriqués
Les styles de ligne imbriqués
Les styles GREP
Les filets de paragraphe
La création d’un filet
Les réglages du filet
Les utilisations et traitements des filets
Les styles de paragraphe
L’intérêt des styles de paragraphe
La préparation d’un style de paragraphe
L’application classique d’un style de paragraphe
L’application en cascade avec Style suivant
La gestion des styles de paragraphe
La préparation du texte avec des scripts
Les modifications d’un texte stylé
4   -   Les tabulations et les tableaux
Le texte tabulé
Les utilisations des tabulations
Les tabulations et les taquets
Le panneau Tabulations
Les tableaux
L’obtention d’un tableau
Le remplissage du tableau
La sélection des éléments du tableau
La gestion des éléments du tableau
La gestion des coupures dans un tableau (enchaînement de cellulles)
L’aspect d’un tableau
Les styles de cellule et de tableau
La gestion des styles de tableau
Des tableaux particuliers
Partie 5 Les fonctions éditoriales et dynamiques
1   -   La fonction Rechercher/Remplacer
Les réglages de base
La gestion de la recherche
Les critères de recherche
Les recherches de type Texte
Le contenu de la recherche
Les remplacements avec « collage »
L’enregistrement des requêtes
Les recherches de type GREP
Le contenu de la recherche
Les métacaractères des regex
Quelques commentaires
La mémorisation des regex
La gestion des regex avec un script
Exemple de recherche GREP
Les recherches de types Glyphe et Objet
Les requêtes de type Glyphe
Les requêtes de type Objet
Quelques exemples d’utilisation
L’application d’un style de paragraphe (ou de caractère)
Des utilisations typographiques
La correction d’une saisie
Le changement de police localisé
La préparation d’un tableau
La préparation d’un texte pour une affectation de style
L’ajout d’un bloc pour une photo
L’enchaînement des remplacements avec Multi-Find/Change
2   -   Les textes dynamiques et les éléments liés
Les références croisées
L’utilisation de références croisées
Les composants des références
La gestion des références croisées
Les variables de texte
Le principe de la variable de texte
La description des variables de texte
La gestion des variables de texte
Les manipulations de variables de texte
Les articles et objets liés
Le principe des objets liés
Les outils d’importation avec liens
La mise en œuvre de l’importation
Un exemple de variante de mise en page
Les éléments à transférer avec lien
Les mises à jour des objets liés
Les codes QR
La génération et les types de code QR
Les mises à jour du code QR
3   -   Les notes
Les notes et le suivi des modifications
Le principe des notes et du suivi
Les notes éditoriales
Le suivi des modifications
Les notes de renvoi entre pages
Les notes de bas de page
La création d’une note de bas de page
Les réglages des notes de bas de page
La mise en pages des notes de bas de page
Les traitements particuliers de notes
L’importation de fichiers Word et RTF avec des notes
Les notes de fin de page d’InDesign
Les notes dans la marge
4   -   Les textes conditionnels
L’utilisation de textes conditionnels
Le principe des conditions
La redistribution de texte
Le contenu conditionnel
Les éléments particuliers : notes, index et références croisées
La création d’une condition
La mise en œuvre d’une condition
La gestion des conditions
Les ensembles de conditions
Les manipulations de conditions
La recherche et le remplacement de texte conditionnel
Les conditions dans une table des matières ou un index
5   -   La vérification de l’orthographe
La vérification classique
La vérification dynamique
La vérification automatique
Partie 6 La gestion des contenus particuliers
1   -   La fusion des données et la bibliothèque
Les fusions de données
Le principe de la fusion de données
La préparation du fichier source de données
La préparation du fichier cible
L’obtention et le réglage de la fusion
La mise à jour des données (champs dans un gabarit)
Les scripts de Loïc Aigon pour les fusions de données
La bibliothèque
Le principe de la bibliothèque
La création d’une bibliothèque
Le remplissage de la bibliothèque
L’utilisation de la bibliothèque
2   -   Les contenus interactifs
Les formulaires PDF
La production de formulaires
La mise en pages du formulaire
La mise en place des champs de formulaire
Définition de l’ordre des tabulations
Les autres éléments interactifs
Les types d’éléments interactifs
Les animations
Le minutage des animations
Les boutons
Les états d’objet
Les éléments multimédias (vidéo, son)
Les hyperliens
Partie 7 La gestion des pages et des longs documents
1   -   Les pages : formats, variantes, gabarit, numérotation…
Les manipulations de pages
Le panneau Pages
L’affichage de pages
La création de pages
La suppression de pages
Le changement de format de la page
La réorganisation ou le déplacement de pages
Les configurations particulières
L’ajout d’un rabat
Les variantes de mise en page
La préparation des variantes avec la mise en pages liquide
La création de variantes pour chaque rendu du folio
La mise en pages avec un gabarit
Le principe du gabarit
La préparation d’un gabarit
L’application d’un autre gabarit
Les manipulations dans les pages courantes
Les modifications dans le gabarit
La création d’un nouveau gabarit
La copie et la suppression d’un gabarit
La numérotation des pages
Le principe de la numérotation
La modification de la pagination
Des numérotations particulières
Les transferts de pages et d’objets
Le transfert d’objets
Le transfert de pages
2   -   Les longs documents : livre, table des matières, index
La fonction Livre
Le principe du livre
La création du livre
La préparation
La constitution du livre
La gestion d’un livre
Les tables des matières et listes
Le principe des tables des matières
La préparation de la table des matières
La gestion de la table des matières
Les tables des matières avec un livre
Les remplacements de la table des matières
Des exemples de tables des matières
L’index
Le principe de l’index
La préparation de l’index
Les fonctions du panneau Index
L’importation d’un texte indexé
L’index d’un livre
La génération ou compilation de l’index
Les index particuliers
Partie 8 Les exportations, les publications numériques et l’impression
1   -   Les exportations de fichiers
Le format PDF
Les utilisations du format PDF
La création du fichier PDF
Le format PDF Interactif
Le format PDF pour l’impression
La création de paramètres prédéfinis Adobe PDF
Les formats particuliers
Le format InDesign Markup ou IDML
Les formats d’image (JPEG, PNG…)
Les formats de texte
Les formats Flash
Le format HTML
L’exportation au format HTML 4
L’exportation au format HTML5
2   -   La publication numérique au format Folio (avec DPS)
La présentation et les étapes du travail
Digital Publishing Suite et le folio
La conception de documents
L’interactivité avec Folio Overlays
La préparation des incrustations
Les hyperliens
Le diaporama
La séquence d’images
Les incrustations audio et vidéo
Panorama, Pan et zoom, Bloc défilant
L’incrustation de contenu Web
Les documents, les articles et le folio
Les documents d’un article
La gestion des articles dans le folio
La gestion du folio avec Folio Producer
3   -   La publication numérique au format EPUB
La description de l’ePub
Le format EPUB
Le format de travail du document
La gestion du texte
Le formatage du texte
L’exportation du balisage des styles
Les notes de bas de page
Les hyperliens et les références croisées
Les types d’objet de l’ePub
Les objets pour l’ePub
La préparation des images
Les autres objets (bloc de texte, trait, graphique et groupe)
Les blocs ancrés
Les éléments multimédias
Les objets et les options d’exportation
Les options d’exportation par objet
Les styles d’objet : exportation EPUB et balisage
Le réglage global des options d’exportation pour les objets
La gestion de l’ePub
L’ordre de lecture
Les éléments de gestion de l’ePub
L’obtention de l’ePub
4   -   L’impression d’un fichier
La préparation pour l’impression
L’aplatissement des transparences
Les recouvrements et les surimpressions
La gestion des encres
La préparation des fichiers pour le flasheur
L’impression d’un document
Les options générales d’impression
Les options de format
Les repères et les fonds perdus
Les options de sortie
Les options graphiques
Les options de gestion des couleurs
Les options de la rubrique Avancé
Les fichiers PostScript
Les impressions prédéfinies
Index
P ARTIE 1
Les éléments de base d’InDesign
1 - L’interface d’InDesign
2 - La gestion du travail
1 -   L’interface d’InDesign
Les outils et les panneaux
Les outils
Le panneau Outils d’InDesign présente des similitudes avec ceux de Photoshop et d’Illustrator. Les outils se répartissent en plusieurs catégories : outils de sélection, outils de dessin ou de création de bloc, outils texte, outil de transformation et de coloration, outils de gestion de l’écran…
Certains outils sont masqués et deviennent accessibles lorsqu’on clique sur les outils du panneau dont l’angle inférieur droit contient un petit triangle ou lorsqu’on tape plusieurs fois une lettre associée à l’outil avec la touche (comme dans Photoshop et Illustrator). Les fonctionnalités de ces différents outils seront développées au fur et à mesure de leur découverte dans ce livre.

N OTE Quand un outil présente un petit triangle en bas à droite, c’est qu’il en cache d’autres. Vous pouvez accéder aux autres outils par clic [Alt clic] sur l’outil affiché.
Les panneaux
L’ AFFICHAGE DES PANNEAUX
Le nombre de panneaux affichés est variable. Les panneaux s’affichent (ou se masquent) avec le menu Fenêtre ou le menu Texte . Comme dans Photoshop ou Illustrator, quelques panneaux sont disponibles par défaut ; ils sont affichés de manière réduite et calés contre le bord droit de l’écran. À l’opposé, on trouve le panneau Outils (sur une ou deux colonnes). Quant au panneau Contrôle , il se place sous les menus de l’application. Si vous ouvrez tous les panneaux pendant une séance, ils s’ouvriront tous lors de la prochaine utilisation du programme. Vous pouvez enregistrer leur position à un instant donné de manière à restaurer l’espace de travail dans un état enregistré.
Cette opération permet de n’afficher que certains panneaux à un stade du travail et d’autres lors d’une autre phase de travail.
L’opération s’effectue par le menu Fenêtre et la commande Enregistrer l’espace de travail du sous-menu Espace de travail . Au clavier, vous pouvez afficher/masquer les panneaux. Pour tous les masquer temporairement, tapez Tabulation [ ] (attention de désélectionner tout texte) ; les panneaux réapparaissent en tapant de nouveau [ ] . Pour cacher tous les panneaux sauf les panneaux Outils et Contrôle , tapez [ ] (avec un outil Flèche actif).

A STUCE Vous pouvez modifier ces raccourcis ( voir plus loin ) ou tapez systématiquement A [ Ctrl A] pour désélectionner et ainsi rendre utilisables [ ] ou [ ] , lorsque vous travaillez dans un texte, sans faire apparaître de caractère dans le texte.
L E PANNEAU C ONTRÔLE
Il s’agit d’un panneau « contextuel » qui s’avère très important car il regroupe les fonctions les plus utiles (accessibles à partir de plusieurs panneaux).
Son aspect varie selon l’outil actif (flèche, texte…) et l’objet sélectionné (texte, tableau, image…). Le nombre d’icônes et d’éléments affichés dépend de la taille de l’écran et de l’option activée dans le panneau (caractère ou paragraphe).


L A RÉORGANISATION DES PANNEAUX
Tous les panneaux sont par défaut placés sur une colonne contre le bord droit de l’écran. On retrouve la même interface dans Photoshop ou Illustrator (la plupart des panneaux ont la même icône). Leur taille horizontale est modulable de manière à ne voir qu’une icône, une icône avec le nom du panneau ou encore la totalité du panneau. Des petits triangles ( ou ) permettent de passer d’une configuration réduite à une configuration étendue.

A STUCE Un clic droit sur l’icône d’un panneau donne accès à un menu local qui permet le regroupement, la fermeture automatique des panneaux ou l’affichage des préférences.
Quand vous cliquez sur une icône de panneau, celle-ci se développe pour afficher son contenu. Elle se masque en cliquant à nouveau sur son icône (ou sur celle d’un autre panneau). Le panneau ouvert peut présenter plusieurs onglets selon qu’il a été groupé ou non avec d’autres.

En effet, certains panneaux sont associés par groupes de deux ou trois. Vous pouvez modifier ces associations ; cette opération s’effectue par glissement : une ligne bleue montre « l’accrochage » du panneau. Celui-ci peut se réaliser entre deux panneaux, en bas de la colonne ou contre celle-ci (voire contre le panneau Outils ) ; dans ce cas, il y aura création d’une nouvelle colonne.

A STUCE Pour qu’un panneau reste ouvert en permanence, détachez-le des autres pour le rendre indépendant, ou placez-le seul sur une colonne et affichez-le de façon étendue (développée) par clic sur les triangles . Dans les préférences (rubrique Interface ), vous pouvez définir qu’un panneau ouvert par clic sur son icône se referme automatiquement.
Vous pouvez également rendre le panneau complètement indépendant ou fermer celui que vous n’utilisez pas ou qu’occasionnellement. Pour cela, cliquez sur la croix située à droite du nom dans l’onglet du panneau ouvert. Si le panneau que vous fermez fait partie d’un groupe, c’est tout le groupe qui sera fermé. Par la suite, les panneaux disparus pourront être réaffichés par le menu Fenêtre .

L’environnement de travail
L’aspect de l’interface
Comme Illustrator ou Photoshop, la couleur de l’interface peut être modifiée (du clair au foncé) dans les préférences à la rubrique Interface (menu InDesign ou Édition ).
La Barre de l’application
Dans la version Windows d’InDesign, la Barre de l’application se situe à droite des menus, alors que sur Mac, elle se trouve sous les menus. Elle comporte différentes séries d’icônes qui permettent de gérer l’affichage de l’environnement de travail.

L’ ACCÈS À B RIDGE ET M INI B RIDGE
Après l’icône du programme, on trouve l’icône qui permet une bascule rapide vers Bridge ou Mini Bridge (par clic ). Comme nous le verrons plus loin, Bridge et Mini Bridge (version réduite de Bridge sous forme de panneau) proposent de nombreuses fonctionnalités.
L ES OPTIONS D’AFFICHAGE
Parmi les options disponibles dans la Barre de l’application , certaines correspondent à des commandes figurant dans différents menus.
Les taux d’affichage
La Barre de l’application propose des valeurs de taux d’affichage (de 5 à 4 000 %). On peut également passer d’une valeur à une autre avec les touches fléchées (ou la molette de la souris) une fois que l’on a cliqué dans la valeur en cours ; on peut aussi saisir une valeur (qui peut être différente de celles proposées par défaut).

Les extras
L’icône donne accès à une liste d’extras (accessibles via le menu Affichage ), parmi lesquels on trouve l’affichage des contours du bloc, des règles, des repères, de la grille…

L A PRÉSENTATION DES DOCUMENTS
La disposition des documents
Quand plusieurs documents sont ouverts, il est possible de modifier leur présentation dans le Cadre de l’application afin de pouvoir les visualiser dans une fenêtre (comportant éventuellement plusieurs onglets si elle contient plusieurs documents). Le choix de cette présentation s’effectue dans le menu Réorganiser les documents de la Barre de l’application . Celui-ci propose d’autres commandes de gestion de l’affichage ou encore de création d’une seconde fenêtre du document actif ( Nouvelle fenêtre ).

L’affichage en plusieurs fenêtres juxtaposées s’avère pratique pour transférer des éléments entre documents ou pour visualiser, côte à côte, les pages courantes d’un document et le gabarit de ce dernier en utilisant préalablement la commande Nouvelle fenêtre ( décrite plus loin ).

A STUCE Afin de passer rapidement d’un affichage sous forme d’onglets (dans le Cadre de l’application ) dans lequel on ne voit qu’un seul fichier, à un affichage par juxtaposition des documents pour les voir tous, n’hésitez pas, à l’aide de la commande Raccourcis clavier du menu Édition , à ajouter des raccourcis à ces deux commandes du menu Fenêtre ( Fenêtre/Disposition/Mosaïque et Regrouper toutes les fenêtres ). Elles correspondent respectivement aux icônes et du panneau de disposition ( visible en entier page précédente ).
Les modes de présentation du document
On accède aux modes de présentation du document par un menu local situé sur la Barre de l’application ; on retrouve ces modes de présentation à l’extrémité inférieure du panneau Outils .

A STUCE Avec les différents modes écran et un outil Sélection actif, les panneaux peuvent être masqués en tapant Tabulation [ ] . Pour conserver le panneau Outils (si aucun autre panneau ne lui est attaché) et le panneau Contrôle visibles, tapez [ ] . Avec les panneaux masqués, une bande verticale grise apparaît contre les bords du Cadre de l’application (ou de l’écran) ; son survol réaffiche les panneaux temporairement.
Examinons les différents modes écran :
Normal
C’est le mode par défaut. Tous les éléments (repères, contour de sélection, caractères masqués…) sont affichés. Les objets placés sur le plan de montage autour de la page sont visibles.
Aperçu ( W )
InDesign n’affiche que les objets à l’intérieur de la page dans un plan de montage gris. Les repères de marge, de colonnes…, les contours de sélection de bloc et les objets pour lesquels l’option Non imprimable a été cochée dans le panneau Options d’objet ne sont plus visibles. Les panneaux restent affichés, mais ils disparaissent en tapant Tabulation ( [ ] ) et réapparaissent en tapant à nouveau cette touche. On réactive le mode Normal en tapant W .

A TTENTION Au clavier, on passe du mode Normal au mode Aperçu en tapant W (et réciproquement) ; cependant, si l’outil Texte est actif et un bloc sélectionné, vous verrez apparaître la lettre W dans le texte. Pour pallier ce problème, vous avez deux solutions : tapez systématiquement A [ Ctrl A] pour désélectionner tout élément ; affectez un raccourci à cette manipulation par la commande Raccourcis clavier du menu Édition (à la zone du produit Menu Affichage , puis Mode écran ), par exemple, sur Mac : ctrl W .
Avec le mode Aperçu (et les deux suivants), les contours de sélection de bloc deviennent visibles quand on survole un bloc avec l’outil Sélection (en pointillé avec un groupe). InDesign propose dans ses préférences, (rubrique Interface ) une option pour désactiver cette surbrillance des contours.

Fond perdu
Ce mode est semblable au précédent avec en plus l’extension de la page jusqu’aux repères de fond perdu définis lors de la création du document (ou par la commande Format du document du menu Fichier ). Ce mode permet de vérifier rapidement que les objets respectent l’étalement jusqu’au fond perdu. On réactive le mode Normal en tapant W .
Ligne-bloc
Ce mode est semblable au mode Aperçu avec cette fois une extension de la page jusqu’aux repères ligne-bloc définis lors de la création du document (ou par la commande Format du document du menu Fichier ). À partir de ce mode écran, on réactive le mode Normal en tapant W .

A STUCE On passe d’un mode d’affichage au suivant dans la liste (jusqu’au mode Présentation ) par clic [Alt clic] sur l’icône du mode actif dans le bas du panneau Outils .
Présentation
Avec ce mode, qui s’active en tapant W , la barre de menus et les panneaux disparaissent, la zone grise est remplacée par une zone noire ; la page (sans fond perdu) reste le seul élément visible. Il ne s’agit pas d’un mode de travail car ici, on ne peut que se déplacer de page en page par clic avec le curseur devenu (et si on enfonce la touche ). En tapant W (ou esc [Échap] ) on quitte ce mode pour revenir au mode qui était actif avant le mode Présentation .

A STUCE Quand le mode Présentation est actif, si vous tapez la lettre W , vous ne revenez pas au mode Normal (ou autre), mais remplacez la zone noire autour de la page par une zone blanche ( white ). En tapant G , cette zone devient grise ( grey ) et en tapant B , elle redevient noir ( black ).
L ES ESPACES DE TRAVAIL MÉMORISÉS
La Barre de l’application liste horizontalement quelques espaces de travail. Un menu local ( ) est disponible à droite du dernier espace de la Barre de l’application . Il comporte tous les espaces de travail prédéfinis et permet d’en mémoriser un nouveau ou d’en supprimer (voir ci-après) . Ces espaces englobent la position des différents panneaux, les raccourcis clavier et l’aspect des menus.
La personnalisation de l’espace de travail
L’ ENREGISTREMENT DE L’ESPACE DE TRAVAIL
La position et le comportement des panneaux sur l’écran peuvent être enregistrés par le menu Fenêtre / Espace de travail ou par le menu local qui apparaît en cliquant sur le triangle (à droite du nom de l’espace actif) et qui s’affiche dans la partie droite de la Barre de l’application . Cette mémorisation permet de définir différents environnements de travail, en affichant ou masquant certains panneaux, de manière à les faire correspondre à diverses phases du travail. C’est à partir du menu local Espace de travail de la Barre de l’application que vous passerez d’un espace à l’autre. Vous pouvez même envisager d’affecter un raccourci à chacun des espaces pour passer plus rapidement de l’un à l’autre.


L’ ASPECT DES MENUS
Lors de l’enregistrement de l’espace de travail, une fenêtre permet d’associer ou non à cet espace une personnalisation de l’apparence des menus. En effet, en plus de l’ajout de raccourcis clavier (que nous verrons plus loin), InDesign offre la possibilité de masquer ou de colorer certaines commandes des menus afin de les personnaliser.
Cette opération se réalise à partir de la commande Menus du menu Édition . Dans la fenêtre (voir ci-après) , vous pouvez visualiser les différents jeux de menus personnalisés (voire les modifier) et créer vos propres jeux en modifiant les commandes des menus ou des panneaux.
Le masquage de certaines commandes permet de créer des menus plus courts et ainsi de faciliter l’accès aux commandes qui vous semblent essentielles. De même, l’affectation d’une couleur permet de repérer plus facilement une commande que vous utilisez souvent et pour laquelle vous n’avez pas affecté de raccourci.

A STUCE Si vous avez supprimé des commandes des menus, celles-ci demeurent accessibles si le menu est déroulé en enfonçant la touche [Ctrl] . Si vous enfoncez les touches [ Alt Ctrl] , toutes les commandes des menus sont listées par ordre alphabétique.
Comme pour les espaces de travail, vous pouvez faire des séries de jeux de menus correspondant à des phases de travail. Par défaut, le programme en propose quelques-uns.
La personnalisation des raccourcis
En plus de la personnalisation des menus, vous pouvez personnaliser votre environnement de travail en ajoutant des raccourcis aux commandes qui n’en possèdent pas ou modifier les raccourcis existants pour les mémoriser plus rapidement. La plupart des raccourcis font appel à certaines touches du clavier. Le tableau ci-après rappelle les noms utilisés dans ce livre et les correspondances entre Mac et PC.

Pour consulter et éditer les raccourcis, dans le menu Édition , lancez la commande Raccourcis clavier : une fenêtre s’affiche. Vous pouvez visualiser, par liste, les différentes rubriques et leurs raccourcis. Si vous voulez modifier ou ajouter des raccourcis qui manqueraient à la liste, InDesign vous invitera à créer un ensemble qui pourra être enregistré. Le fichier ainsi créé est placé dans le dossier InDesign Shortcut Sets (lui-même dans Préférences/Adobe InDesign/Version 9.0 ou 10.0 ).
Pour créer le raccourci, sélectionnez la commande souhaitée (si elle possède déjà un raccourci, elle le gardera à condition qu’il n’ait pas été affecté à une autre commande), tapez la séquence voulue dans la case Nouveau raccourci , choisissez le contexte dans le menu local, puis cliquez sur Attribuer .

Certains raccourcis proposés peuvent entraîner des erreurs, il ne faut donc pas hésiter à les changer ou à affecter un second raccourci. C’est le cas de celui qui active l’outil Sélection ( Flèche noire ) : la lettre V , au lieu d’activer l’outil, fait apparaître un « v » quand vous êtes en train d’éditer un texte.
Pour éviter cela, affectez à cet outil la touche F1 . Il en est de même avec bon nombre de raccourcis qui entrent en conflit quand vous travaillez un texte (par exemple, I pour la pipette, [ ] pour cacher les panneaux, etc.). Voici donc quelques propositions de raccourcis (pour Mac) : Manipulation Raccourci (Mac) Ancien raccourci Flèche noire F1 V Flèche blanche F2 A Pipette ctrl I ( ctrl i ) I Texte ctrl T T Passer de à (panneau Contrôle) ctrl A ou ctrl P è

A STUCE Vous pouvez aussi garder les raccourcis existants et taper A [ Ctrl A] pour systématiquement tout désélectionner avant de taper le raccourci (cependant, il faudra resélectionner).
Si vous avez peur de ne pas mémoriser certains raccourcis, vous pouvez affecter à la commande une série de raccourcis ayant une touche commune : vous finirez bien par retenir l’une des combinaisons choisies (il sera alors temps de supprimer les autres devenues inutiles).

N OTE Les raccourcis indiqués dans ce livre sont ceux par défaut. N’hésitez pas à les personnaliser.
La synchronisation des paramètres
InDesign CC propose une fonction de synchronisation de vos paramètres à l’aide de Creative Cloud. Cette synchronisation affecte les éléments suivants :
–Espaces de travail ;
–Ensembles de menus ;
–Paramètres PDF prédéfinis ;
–Raccourcis clavier ;
–Jeux de glyphes.
Elle permet, lorsque vous utilisez deux ordinateurs, de conserver facilement les paramètres synchronisés sur les deux ordinateurs ou, si vous remplacez votre ordinateur, de réinstaller rapidement ces paramètres avec InDesign.
Pour réaliser la synchronisation, les ordinateurs doivent être connectés à Internet et à votre compte Adobe Creative Cloud. En effet, la synchronisation s’effectue via votre compte : tous les paramètres sont chargés sur Creative Cloud, puis téléchargés et appliqués sur l’autre ordinateur.
La gestion de la synchronisation s’effectue à partir des préférences (menu InDesign ou Édition , puis Préférences / Synchroniser les paramètres ) ou par l’icône située en bas à gauche de la barre d’état du document.

Si vous modifiez un des éléments suivants : jeux de glyphes, raccourcis clavier, espaces de travail personnalisés ou paramètres prédéfinis de document PDF, vous devez lancer la synchronisation avant de fermer l’application. L’état de synchronisation est visible en cliquant sur l’icône Synchroniser les paramètres ( ) dans la barre d’état ( voir ci-dessus ).
Des conflits de synchronisation apparaîtront si le système ne parvient pas à déterminer si vous souhaitez conserver un paramètre de Creative Cloud ou de votre ordinateur local (les deux paramètres ayant été modifiés après la dernière synchronisation). Par exemple, vous modifiez des paramètres sur votre ordinateur du bureau, puis les synchronisez sur le cloud, mais, une fois chez vous, vous modifiez ces paramètres sur votre ordinateur personnel avant de l’avoir préalablement synchronisé avec le Creative Cloud. Dans ce cas, bien que les paramètres du nuage et de l’ordinateur personnel soient tous deux mis à jour, un conflit se produira lors de la synchronisation : un avertissement s’affichera pour le gérer.

La gestion de l’affichage
L ES TAUX D’AFFICHAGE
Vous pouvez régler le taux d’affichage avec une valeur comprise entre 5 et 4 000 %. Ce réglage peut s’effectuer :
– en tapant une valeur dans la case du taux d’affichage du panneau Contrôle (un menu local propose une série de valeurs) ;
– en glissant la loupe (avec Espace [Ctrl Espace] ) ;
– en tapant plusieurs fois le raccourci d’agrandissement ou de réduction.
En attendant de mémoriser les différents raccourcis (d’affichage ou autre), pensez à utiliser les menus contextuels ( clic droit ) ; cependant, l’outil Flèche doit être actif ou, si ce n’est pas le cas, aucun bloc ne doit être sélectionné.

L A NAVIGATION DANS LE DOCUMENT
Le déplacement dans un document s’effectue de plusieurs manières :
– avec l’outil Main affiché en enfonçant la barre Espace (ou [Alt] si l’outil Texte est actif) ;
– avec la molette de la souris (avec le déplacement est horizontal).
InDesign propose une option qui permet de se déplacer dans le document et d’en modifier le taux d’affichage directement sur le document. En effet, si vous enfoncez les touches [Alt] et Espace et maintenez le bouton de la souris enfoncé un instant, InDesign affiche la planche entière et un rectangle rouge. Ce dernier reste affiché tant que le bouton est enfoncé (en revanche, les touches peuvent être relâchées). La taille de ce rectangle définit la zone qui occupera tout l’écran quand vous lâcherez le bouton de la souris (il correspond donc au taux d’affichage en cours). Vous pouvez déplacer le rectangle par glissement (éventuellement, vers d’autres planches) et le redimensionner à l’aide des touches fléchées : un agrandissement correspond à un « dé-zoom », une réduction à un zoom. Dès que vous relâchez le bouton de la souris, la zone dans le rectangle occupe la totalité de l’écran.

A STUCE Pour retrouver le zoom incrémenté ou continu de certaines versions antérieures, vous pouvez utiliser le script de Marijan Tompa (tomaxxi.com), téléchargeable à l’adresse : http://expertsgraphiques.free.fr/public/SCRIPTS/zoomTomaxi.zip .
Il se place dans le dossier Scripts/Script panel du programme. Une fois lancé, il affichera le panneau ci-dessous :

U NE NOUVELLE VUE
La commande Nouvelle fenêtre (menu Fenêtre / Disposition ) permet de créer une seconde vue de votre document. Vous pouvez retrouver cette commande directement depuis la Barre de l’application : en effet, un clic sur l’icône affiche un panneau qui montre cette commande.
La nouvelle fenêtre peut avoir un taux d’affichage différent ; vous pourrez y visualiser un gabarit afin de voir la répercussion de ses modifications sur les pages courantes. Pour visualiser côte à côte ces fenêtres, utilisez l’une des commandes Mosaïque ou mieux encore, changez la disposition des fenêtres à partir de l’une des icônes affichées par clic sur l’icône de la Barre de l’application .
2 -   La gestion du travail
Quelques étapes dans le travail
De la maquette à la distribution
L A PRÉPARATION PAPIER
Avant de commencer un travail de mise en pages sur l’ordinateur, il est préférable d’avoir une idée précise de l’aspect que devront avoir les pages et même d’en ébaucher un crayonné sur une feuille de papier. Ce petit travail préparatoire permet de fixer quelques paramètres tels que la valeur des marges, les positions des bandeaux de titre, des illustrations, des légendes, la typographie employée (corps, police, style, couleurs…), etc. Plus cette préparation papier est élaborée, plus votre travail sur l’ordinateur sera facilité.

L A MISE EN PAGES
Sur la page affichée à l’écran, vous commencerez par placer des repères — certains apparaîtront suite à la configuration du document — ou vous définirez une grille de manière à refléter l’aspect général de la composition. Ces éléments constitueront une aide précieuse pour le placement et le dimensionnement des objets que vous allez réaliser.
La deuxième étape du travail consistera à disposer sur les pages les différents blocs de façon à obtenir la mise en pages voulue. Éventuellement, un bloc pourra être mis en attente sur le côté de la page pour y subir des traitements préalables avant d’être incorporé dans la page. Cette étape comprend différentes phases : création et positionnement des objets (bloc, trait, dessin…), transformation éventuelle (rotation, mise à l’échelle…), enrichissement (coloration, cadre…), etc.
L E PLACEMENT DES TEXTES ET DES VISUELS
Dans les réserves créées, placez les textes par saisie directe ou par importation, ou encore par glissement depuis le panneau de Mini Bridge. De même pour les images : les plus simples d’entre elles pourront être réalisées avec les outils de dessin d’InDesign, mais les plus élaborées seront créées ou traitées dans Photoshop ou Illustrator, puis importées ou glissées depuis le panneau de Mini Bridge.

A STUCE Les images (et les textes) peuvent être importées directement sur la page sans préparer de bloc pour les recevoir : celui-ci sera dessiné avec le curseur d’importation.
L ES FINITIONS
C’est l’étape qui demande le plus de temps, de minutie et de connaissance des possibilités du logiciel. Elle consiste, pour les textes, à régler la typographie, à vérifier les encombrements de textes et leur comportement en présence d’images ou d’un autre texte… ; pour les images, à affiner les dimensions, le détourage et l’habillage.


L ES DISTRIBUTIONS
La distribution classique (papier)
Elle s’effectue souvent sous forme papier par une impression des fichiers InDesign. Sa préparation nécessitera des réglages de séparation, de recouvrements de couleurs et la gestion des fichiers correspondant aux éléments importés de manière à obtenir une impression de qualité optimale. InDesign propose toutes les commandes nécessaires à la mise au point de cette préparation (aperçu de la surimpression ou de l’aplatissement des transparences, l’assemblage des données…). L’impression à partir de pages PDF pourra être envisagée ; celles-ci seront créées selon les recommandations de l’imprimeur.


La distribution numérique : HTML, ePub, folio (avec Digital Publishing Suite)
De plus en plus, on trouve des distributions de livre sous forme électronique (HTML, eBook, ePub…). Ces types d’exportation pourront être traités directement depuis In Design, en respectant certaines règles, mais nécessiteront le plus souvent des mises au point dans différents logiciels selon le format envisagé.


Les enregistrements et annulations
L ES ENREGISTREMENTS
L’une des étapes importantes (et répétitives) du travail est l’enregistrement du fichier sur le disque. InDesign met trois commandes à votre disposition : Enregistrer , Enregistrer sous et Enregistrer une copie . La première commande, Enregistrer , s’utilise lors de la première sauvegarde : on vous demandera un nom de fichier et un emplacement sur le disque. Puis, régulièrement vous mettrez à jour ce fichier après chaque étape importante du travail en tapant S [Ctrl S] . La deuxième commande, Enregistrer sous , permet de changer le nom du document ou son dossier d’enregistrement et de le garder toujours ouvert à l’écran. La troisième, Enregistrer une copie , est utile pour créer une copie du fichier que vous ne souhaitez pas afficher à l’écran.
Les enregistrements sont très importants pour garder des traces du travail réalisé. InDesign dispose d’une fonction intéressante ; en effet, si le programme bloque en cours de travail, votre dernier document s’affiche au redémarrage d’InDesign (même s’il n’a pas encore été enregistré) dans un état légèrement antérieur au « plantage ». Le fichier porte alors la mention Récupéré, qui disparaît lorsque vous enregistrez le fichier de manière à le mettre à jour sur le disque. Vous pouvez également revenir à la dernière version enregistrée.
L ES ANNULATIONS
Pour terminer sur l’environnement de travail, rappelons que les annulations sont multiples dans InDesign. Vous pouvez, grâce aux deux premières commandes du menu Édition : Annuler ( Z [Ctrl Z] ) et Rétablir ( Z [ Ctrl Z] avec les raccourcis par défaut d’InDesign), revenir en arrière dans votre travail ou rétablir une opération qui vient d’être annulée. La commande Version précédente (menu Fichier ) peut également constituer une bonne méthode pour revenir en arrière dans le travail.
L’ HISTORIQUE DANS I N D ESIGN
Il n’existe pas d’historique dans InDesign, mais la communauté des développeurs de scripts pour ce logiciel est très productive, aussi, on trouve des solutions alternatives. L’une d’elles est payante, il s’agit de l’une des options des Blatner Tools (dtptools.com) ; l’autre est gratuite, il s’agit de deux scripts de M. Bravac, modifiés par Harbs (in-tools.com). Je les ai francisés, puis regroupés dans un panneau personnalisé avec Adobe Configurator ; ce panneau comporte deux boutons, Annuler et Rétablir , donnant accès à la liste des opérations à annuler ou à rétablir.

Pour l’installation, téléchargez le fichier à l’adresse : http://expertsgraphiques.free.fr/public/SCRIPTS/historique_panneau.zip . Un fois le fichier dézippé, vous obtenez un dossier. Double-cliquez sur le fichier historique. zxp (contenu dans le dossier) pour obtenir l’installation du panneau qui deviendra disponible dans le menu Fenêtre , puis Extensions . Ce panneau peut être intégré dans votre espace de travail.
L ES INSTANTANÉS AVEC LES EXTRAITS ( SNIPPET )
Si vous souhaitez garder une étape intermédiaire d’une page lors d’une phase de travail (sorte d’instantané), vous pouvez créer un extrait en sélectionnant les éléments de la page et en les glissant sur le Bureau ou dans un dossier prévu à cet effet. L’extrait pourra être renommé dès qu’il apparaîtra dans le dossier choisi.

L’extrait s’obtient également avec la commande Exporter du menu Fichier qui propose un export avec le format Extrait InDesign (cela donne un fichier d’extension .idms).
Pour récupérer les éléments de l’extrait, il suffit, depuis Mini Bridge (ou du Bureau), de glisser la vignette de l’extrait sur la page. InDesign affiche un curseur de placement dont l’aspect dépend du réglage des préférences d’In Design (menu InDesign ou Édition / Préférences/Gestion des fichiers ).
En effet, si vous avez choisi l’option Emplacement original , le curseur prend cet aspect : , et le contenu de l’extrait se place à l’endroit où il était lors de sa création ; si vous avez choisi l’option Emplacement du curseur , le curseur devient et le contenu de l’extrait se place à l’endroit du clic sur la page. Dans les deux cas, l’extrait garde sa taille originale.

A STUCE On passe du curseur Emplacement original au curseur Emplacement du curseur , et réciproquement, en enfonçant la touche [Alt] .

N OTE L’extrait peut être placé en lançant la commande Importer du menu Fichier .

La mise en place du document
La configuration du document
Pour commencer un travail, dans le menu Fichier lancez la commande Nouveau ou tapez N [Ctrl N] . Une boîte de dialogue apparaît pour configurer votre composition. Indiquez certaines caractéristiques des pages que vous utiliserez : nombre et format, marges… Afin de faciliter les réglages, vous pouvez choisir un des modes prédéfinis, Impression , Web ou Publication numérique .

N OTE Un aperçu est désormais disponible, il montre l’impact de vos choix et facilite la mise au point du document.
– Avec le mode Impression , le millimètre devient l’unité active avec le format A4 et l’orientation portrait.

– Avec le mode Web , c’est le pixel qui devient l’unité par défaut avec un format de 800 x 600.

– Avec le mode Publication numérique , le pixel est également l’unité par défaut avec un format de page iPad.

En dehors du format de page qui est choisi dans le menu local, vous devez entrer des valeurs dans les différentes cases. Pour cela :
– cliquez sur le libellé à gauche de la case et tapez directement la nouvelle valeur (sans préciser l’unité sauf pour en changer) ;
– utilisez les petites flèches devant la case de valeur. Elles incrémentent la valeur de 1 (ou de 10 avec ) ;
– passez d’une case à la suivante en tapant la touche [ ] (ou [ ] pour revenir à la case précédente). Vous pouvez aussi taper la valeur ou utiliser les touches fléchées du clavier pour augmenter ou réduire la valeur en cours (avec , l’incrément est de 10).
Avant d’entamer tout travail de mise en pages sur l’ordinateur, il faut avoir une idée globale de votre future publication (connaître le format des feuilles, les marges, le nombre de colonnes, etc.). Nous allons à présent passer en revue les différentes options de configuration du document.
L ES OPTIONS DES PAGES
Le nombre de pages
Vous pouvez définir le nombre de pages de votre document ; cependant, il sera possible d’en ajouter ou d’en supprimer à partir de la commande Format du document du menu Fichier ( P [Alt Ctrl P] ) ou par le panneau Pages .
Le numéro de la première page
Par défaut, le document commence par la page n° 1. Vous pouvez souhaiter commencer par une autre numéro ; par exemple, par le n° 4 afin que la première planche affichée soit une double page.
Les pages en vis-à-vis ou recto verso
Cette option permet, lorsqu’elle est activée, d’avoir le recto et le verso côte à côte. Les rectos correspondent aux pages impaires, ils se trouvent à droite sur l’écran ; les versos, pages paires, sont situés à gauche sur l’écran. Cette option est automatiquement désactivée avec les modes Web et Publication numérique .
L E FORMAT DE LA PAGE
Différents choix de format sont possibles :
– Pour l’impression, les formats courants sont le A4 (210 mm par 297 mm, format par défaut) et d’autres formats standards (Tabloïd, A3, A5…), ou une taille quelconque (valeur maximale 5 486 mm ou 216 ").
– Pour le Web et les publications numériques, les formats de page correspondent à des tailles d’écran ou de tablette. Par exemple, le format 1 024 x 768 correspond à l’écran de l’iPad (ou 1 280 x 800 pour Android).
Dans la boîte de dialogue de configuration du document (comme dans toutes les boîtes de dialogue), vous pouvez utiliser différentes unités (le tableau qui suit les récapitule), ainsi que des opérations sur les valeurs en utilisant les symboles suivants : + pour l’addition, – pour la soustraction, * pour la multiplication et / pour la division.

L’orientation de la feuille s’effectue d’après les valeurs des cases Largeur et Hauteur , mais également en cliquant sur le bouton correspondant à l’orientation voulue. Si vous utilisez souvent un même format avec une orientation particulère, vous pouvez enregistrer le format en déroulant la liste des formats jusqu’à l’option Format de page personnalisé .


L E BLOC DE TEXTE PRINCIPAL
Quand vous cochez cette option, InDesign place dans la page de gabarit un bloc de texte aux dimensions du rectangle d’empagement défini par les marges et les colonnes (voir ci-après) . Ce bloc de texte principal est utilisé (de manière transparente) lorsque vous importez un texte long et que vous placez ce texte sur la page en cliquant sur celle-ci avec la touche enfoncée : il y a chaînage du texte vers de nouvelles pages même si le document n’a pas été configuré avec plusieurs pages (sans la touche , le texte ne « coule » pas vers les autres pages).
L ES MARGES
Les marges sont définies depuis les bords de la feuille et sont très importantes pour l’équilibre et l’aération de la page. Elles permettent de définir un rectangle d’empagement dans lequel vous placerez les éléments de la mise en pages. Dans le cas d’une publication numérique de type folio destiné principalement aux iPad, par exemple, les marges sont définies de manière à ce que les éléments de la page ne soient pas cachés par les éléments de navigation du lecteur dans la tablette (barre de navigation, menus, ascenseur…). Dans le cas de l’ePub (publication HTML), ces marges seront ignorées lors de l’exportation du document.
En fonction de l’option d’affichage des pages en vis-à-vis ou non, les cases Petit fond et Grand fond , qui correspondent respectivement à la marge de reliure et à la marge extérieure, prennent les noms Gauche et Droite .
Quelles que soient les valeurs entrées, vous pourrez disposer des objets dans les marges, par exemple une photo à fond perdu. Par défaut, les valeurs sont de 1/2 pouce, soit 12,7 mm. En cliquant sur l’icône (qui devient alors ), toutes les marges deviennent identiques.

L ES COLONNES
Vous pouvez définir le nombre de colonnes de votre publication (par défaut 1), ainsi que la gouttière (ou espace) entre chaque colonne. InDesign placera des repères de colonne dans lesquels vous pourrez par la suite dessiner ou placer des blocs de texte (ou d’image).
Une fois toutes les options choisies, avant de cliquer sur OK , contrôlez les différents éléments à l’aide de l’aperçu qui affiche la page à la taille maximale pour l’écran. Vous pouvez y voir les repères de marge en magenta et les repères de colonne en violet. Les repères de marge constituent un rectangle (empagement). Sur les côtés verticaux de la page sont superposés les repères de colonne ( voir plus loin la description des repères ).

L ES RÉGLAGES DU FOND PERDU ET DE LA ZONE DE LIGNE-BLOC
Le fond perdu définit la zone dans laquelle les objets doivent déborder au-delà des bords du format de la page pour assurer une rogne correcte lors de la fabrication de la publication (la valeur est comprise entre 3 et 5 mm). Les zones correspondant au fond perdu sont marquées par des filets rouges.
La zone de ligne-bloc définit un espace dans lequel vous placerez des informations (marques de pliure, date de modification et nom du fichier gérés par des variables de texte…) ou des instructions pour l’imprimeur (selon les options d’exportation, cette zone est conservée lors de l’export en PDF).
Tous les éléments (ou parties d’éléments) situés dans ces zones disparaissent quand le document est rogné à sa taille finale. Pour les définir, cliquez sur le triangle devant Fond perdu et ligne-bloc et saisissez les valeurs souhaitées dans les champs correspondants. Les zones correspondant aux lignes-blocs sont marquées par des filets bleus. Ici aussi, l’aperçu permet un contrôle des réglages.
L A MÉMORISATION DES RÉGLAGES
Si vous créez souvent des documents ayant la même configuration (même nombre de pages, même format de page…), vous pouvez enregistrer chacun de ces formats de document depuis la fenêtre Nouveau document (par clic sur l’icône) ou encore depuis le menu Fichier , puis Paramètres prédéfinis du document et enfin Définir .

Dans le premier cas, le format enregistré aura la configuration active (et le nom spécifié dans la fenêtre d’enregistrement).
Dans le second cas, vous pourrez préparer plusieurs formats prédéfinis qui deviendront visibles dans le sous-menu Paramètres prédéfinis du document du menu Fichier . Les configurations enregistrées seront également disponibles dans le menu local Document prédéfini du haut de la fenêtre Nouveau .

Quand vous créez un nouveau document, InDesign affiche la fenêtre Nouveau document avec les derniers paramètres prédéfinis utilisés (ceux par défaut, si vous n’en avez pas mémorisés). Pour ne pas afficher la fenêtre de configuration, vous pouvez taper le raccourci N [Alt Ctrl N] .
L A RECONFIGURATION DU DOCUMENT
Si vous vous êtes trompé dans la configuration du document, vous pouvez en modifier le format par le menu Fichier et la commande Format du document . Dans la fenêtre de dialogue qui s’affiche, vous aurez accès au format de la page et à son orientation, au nombre de pages et aux repères de fond perdu ou ligne de bloc. Pour modifier les marges, il faudra opérer différemment comme cela sera indiqué un peu plus loin.

Les repères et les grilles
Les repères et les grilles offrent une aide précieuse à la mise en place des éléments sur la page. En effet, ils constituent non seulement un guide visuel, mais, grâce à leur magnétisme, ils facilitent également le positionnement des objets.
L ES DIFFÉRENTS TYPES DE REPÈRES
Dans la page, InDesign propose trois types de repères : les repères de marge (en magenta), les repères de colonne (en violet) et les repères de règle (en cyan par défaut mais modifiables à volonté, voir plus loin ). À ces repères s’ajoutent, si vous avez coché l’option Bloc de texte principal , les lignes des blocs principaux (elles ont la couleur du calque, par défaut bleu clair) et les repères commentés (de couleur verte) qui apparaissent lors de la construction de blocs ou lors de leur positionnement.
L ES LIGNES DES BLOCS TYPES
Ces lignes ne sont pas magnétisées. Elles sont cachées sous les repères de marge et ne deviennent visibles que si vous modifiez (menu Page ) ou masquez (menu Affichage ou menu contextuel) les repères de marge. Ces lignes délimitent le bord du bloc présent dans la page gabarit ; ce dernier ne peut être modifié ou effacé dans une page courante que s’il a été rempli. En effet, il ne s’agit pas de repères mais d’un bloc de texte visible dans le gabarit qui s’affiche via le panneau Pages (ou F12 ). Ce bloc (ou ces blocs dans le cas d’un document recto verso) a été obtenu lors de la configuration du document en cochant l’option Bloc de texte principal . Rappelons que ces blocs, aux dimensions du rectangle d’empagement, sont utilisés dans les pages courantes lors du placement automatique d’un texte.
L ES REPÈRES DE MARGE
Les repères de marge définissent le rectangle d’empagement ; ce dernier a les dimensions de la page, moins celles des marges. Il détermine les dimensions du bloc de texte qui sera créé quand vous cliquerez sur la page avec l’icône de placement de texte importé.
Pour les modifier, lancez la commande Marges et colonnes dans le menu Page . Une fenêtre de configuration s’affiche pour définir les nouvelles valeurs de marge. Si vous effectuez cette opération dans la page courante, elle n’affecte pas les autres pages ; en revanche, si vous modifiez les marges à partir des pages de gabarits (affichées par un double-clic sur leurs icônes dans le panneau Pages ), toutes les pages courantes subiront les modifications. S’il y a un bloc de texte principal dans la page de gabarit, il devra être redimensionné séparément.

La fenêtre Marges et colonnes comporte une option Activer l’ajustement de la mise en pages ; celle-ci permet un meilleur repositionnement des éléments déjà présents sur les pages quand vous en changez les marges. Pour que certains alignements soient mieux respectés, les blocs doivent être entourés de repères.
L ES REPÈRES DE COLONNE
Lors du placement automatique d’un texte, ces repères provoquent l’écoulement du texte de colonne en colonne ; cependant, le bloc démarre à la hauteur et depuis la colonne où s’est effectué le clic , sauf si le Bloc de texte principal a été défini à la configuration du document. Les repères de colonne peuvent être manipulés à partir de la commande Marges et colonnes du menu Page — un changement des valeurs de marge entraîne un changement des largeurs de colonnes, mais, si le texte a déjà été placé, seuls les repères, et non pas les blocs, sont modifiés. En déverrouillant les repères de colonne (menu contextuel ou menu Affichage / Grilles et repères ), vous pouvez les manipuler directement sur le document par glissement des lignes violettes (gouttières ou bords de colonne) et visualiser leurs coordonnées dans le panneau Contrôle .

Ces manipulations permettent d’obtenir des colonnes de largeur différente. Comme cela a été signalé, il conviendra de les effectuer dans les gabarits si vous souhaitez voir le changement dans toutes les pages courantes, mais aussi d’adapter, puis de créer les blocs aux largeurs des colonnes.

A STUCE Pour retrouver les colonnes égales, lancez la commande Marges et colonnes (menu Page ) : le nombre de colonnes est remplacé par « personnalisé » ; utilisez les triangles pour rétablir le nombre initial de colonnes.
L ES REPÈRES DE RÈGLE
Vous pouvez les obtenir de deux façons : par programmation à partir de la commande Créer des repères du menu Page ou manuellement par glissement depuis les graduations des règles pour un placement parallèle à la règle (ou double-clic sur une graduation pour un placement perpendiculaire au niveau de cette graduation). Avant de voir comment les créer, examinons quelques propriétés.
Les propriétés des repères
Couleur et affichage des repères
Placés de manière paramétrée ou manuelle, les repères apparaissent en couleur cyan ; vous pouvez changer cette dernière à partir de la commande Repères de règle du menu Page . Ces réglages ne s’appliquent que sur les futurs repères ; cependant, ils peuvent être spécifiés par repère comme nous le verrons plus loin. La fenêtre permet de définir à partir de quel taux d’affichage ( Seuil ) les repères ne doivent plus être visibles ; cependant, si des repères ont déjà été positionnés avec un seuil inférieur à celui que vous programmez, ils resteront visibles même si le taux d’affichage devient inférieur au seuil que vous avez fixé.

Les calques de repères
Une fois déverrouillés, les repères de règle sont manipulables à volonté (déplacement, copie, effacement…). Vous pouvez créer un calque spécial pour les y placer. Pour cela, depuis le panneau Calques , cliquez sur l’icône en enfonçant la touche [Alt] de manière à nommer le calque (repères ou guides, par exemple). Par la suite, vous pourrez cacher son contenu (donc les repères) en cliquant sur l’œil ( ) en regard du nom du calque, ou le verrouiller en cliquant dans la case de la seconde colonne (le signe apparaîtra). Pour continuer à travailler, il faudra activer un autre calque en cliquant sur son nom dans le panneau Calques . Vous pouvez aussi utiliser les options de calque pour cacher ou verrouiller les repères sur un calque donné.

A STUCE Bien que déverrouillés, les repères placés sur un gabarit restent inaccessibles sur les pages courantes. Pour sélectionner un repère du gabarit, à l’instar d’un bloc type, enfoncez les touches [ Ctrl] et cliquez sur le repère : il apparaît alors avec la couleur du calque.
L’obtention paramétrée des repères
Si vous lancez la commande Créer les repères du menu Page , une fenêtre apparaît et permet de créer une grille de montage qui découpe votre document de façon à faciliter la création de blocs ou les placements d’objets. Cette grille de lignes et/ou de colonnes est définie à partir des bords (gauche et droit) de la page ou des bords de marge (option Aux marges ou À la page ). En cochant Aperçu , vous contrôlez le positionnement de cette grille.

Si vous relancez cette commande pour modifier un premier réglage, cochez l’option Supprimer les repères de règle existants ; vous pouvez aussi ajouter un autre calque pour recevoir les nouveaux repères. Les repères de colonne qui apparaissent avec cette commande n’ont aucune influence sur le flux de texte lors de son placement automatique ; ils ne constituent qu’une aide (magnétisée) à la mise en pages.
L’obtention manuelle des repères
Pour placer les repères manuellement, les règles doivent être affichées. Leur placement s’obtient par double-clic dans les graduations de la règle, ou par glissement depuis les graduations jusqu’à l’endroit voulu. Avec cette technique, vous obtiendrez un meilleur contrôle du placement en consultant le panneau Contrôle . Il existe quelques contraintes pour ce placement, le tableau suivant les résume. Touche Contrainte sur le repère Le repère se place sur une valeur juste des graduations. [Ctrl] Le repère devient long et s’affiche sur la double page (c’est le repère de planche). [Atl Ctrl] En partant du croisement des graduations, on obtient un croisement de repères. [Atl] Le repère vertical devient horizontal ou inversement.
Si les repères ont été déverrouillés ( Verrouiller les repères non cochée dans le menu Affichage / Grilles et repères ou menu contextuel), un repère qui vient d’être placé (encore sélectionné) peut être positionné en entrant ses coordonnées dans la case X ou Y du panneau Contrôle . Les coordonnées sont définies à partir de l’origine des règles, qui par défaut coïncide avec l’angle supérieur gauche de la page. Pour déplacer l’origine, faites glisser la case de croisement des règles à l’endroit voulu ; pour changer les unités, affichez le menu contextuel dans les graduations de la règle.

A STUCE Dans le panneau Contrôle , quand un repère est sélectionné, on passe d’un repère à l’autre en cliquant sur l’icône (ou ).
Les manipulations de repères
La sélection des répères
Pour être manipulé, un repère (déverrouillé) doit être sélectionné en cliquant dessus (l’outil Flèche devient ou quand le repère est pointé) ou en traçant avec l’outil Flèche un cadre qui ne touche pas de blocs. Cependant, s’il a été placé sur le gabarit, sa sélection sur la page courante n’est possible que si vous enfoncez les touches [ Ctrl] et cliquez sur le repère ; il apparaîtra alors avec la couleur du calque et ne fera plus partie du gabarit.
Afin de sélectionner les repères pour les manipuler (supprimer ou répartir), vous pouvez utiliser un petit script réalisé par Harbs (in-tools.com) que j’ai francisé. Il est disponible sous la forme d’un fichier zippé à l’adresse suivante : http://expertsgraphiques.free.fr/public/SCRIPTS/SelectionReperes.zip . Une fois dézippé, le fichier .jsx qu’il contient ( SélectionRepères.jsx ), doit être glissé dans le dossier des scripts ; celui-ci s’affiche à partir du panneau Scripts (menu Fenêtre ) par clic droit sur l’un des scripts pour afficher la commande Faire apparaître dans le Finder .

Les couleurs des repères
Quand un repère est sélectionné (ou qu’il vient juste d’être placé depuis les règles), vous pouvez changer sa couleur par la commande Repères de règle affichée par clic droit (menu contextuel). Cette couleur ne sera visible qu’une fois le repère désélectionné.
Les déplacements et copies
Un repère d’une page courante peut être sélectionné (seul ou avec d’autres via , s’ils ne sont plus verrouillés) en vue d’être déplacé ou copié. Ce déplacement (avec ou sans copie) s’effectue de multiples façons :
– par glissement pour un déplacement ;
– par la commande Déplacer les repères (affichée par clic droit ou par double-clic sur l’outil Sélection ) ;
– par le panneau Contrôle (pour une copie, validez en tapant (Entrée) [Alt (Entrée)] ) ;
– par copier-coller s’il doit être placé sur une autre page (ou un autre document de même format ; il y apparaîtra à la même position que dans sa page d’origine).
La suppression des repères
Un repère sélectionné s’efface en tapant la touche Efface . Pour les supprimer tous, utilisez la commande correspondante du menu Affichage , puis Grilles et repères (obtenue également par clic droit dans les règles). Pour effacer tous les repères de la planche, effectuez un clic droit dans les règles (ou sur la page, sans élément sélectionné) et lancez la commande Supprimer tous les répères sur la planche . Pour ne supprimer que les horizontaux (ou les verticaux), utilisez le script indiqué précédemment et tapez la touche Efface .
Les répartitions de repères
Quand plusieurs repères sont sélectionnés, le panneau Contrôle propose deux icônes de répartition verticale et horizontale . Elles peuvent se réaliser entre les repères eux-mêmes, entre les marges ou entre les bords de page. Selon le cas, effectuez les opérations suivantes :
– Pour répartir entre les repères : sélectionnez les repères ; dans le menu local ( ) du panneau, choisissez l’option Aligner sur la sélection et cliquez sur l’icône ou : le repère le plus à gauche et celui le plus à droite gardent leur position, les autres se répartissent entre les extrêmes.
– Pour répartir entre les marges : sélectionnez les repères, dans le menu local ( ) du panneau choisissez l’option Aligner sur les marges et cliquez sur l’icône ou : le repère le plus à gauche se place contre la marge gauche, celui le plus à droite contre la marge droite et les autres se répartissent entre les marges.
– Pour répartir entre les bords de page (ou de planche), utilisez l’option Aligner sur la page (ou planche ), les repères sélectionnés se répartiront alors contre et entre les bords de la page (ou de planche).

N OTE L’option Aligner sur l’objet clé ne s’utilise que pour gérer l’espacement entre les repères (voir ci-après) .
Les espacements de repères
Pour définir un espacement entre les repères, cochez l’option Utiliser l’espacement , saisissez une valeur d’espacement dans la case devenue active, choisissez la référence d’alignement (marges, page…) du menu local ( ) et cliquez sur l’icône de distribution voulue ou .
Pour espacer des repères par rapport à un repère particulier, choisissez l’option Aligner sur un objet clé ; une fois les différents repères sélectionnés, cliquez sur celui qui doit conserver sa position afin de le définir comme objet clé (il devient bleu et l’option Utiliser l’espacement s’active), puis cliquez sur l’icône ou : l’espacement s’effectue en déplaçant les repères sélectionnés sauf l’objet clé.

L ES GRILLES
InDesign met à votre disposition deux grilles. La première joue le rôle de papier millimétré, c’est la grille du document ; la seconde a une fonction typographique, c’est la grille de ligne de base : elle permet les alignements des lignes de texte (dans un bloc ou sur les pages). Nous l’étudierons dans la partie consacrée à la typographie car il s’agit d’un attribut de paragraphe. Pour afficher la grille du document, lancez la commande correspondante du menu Affichage ou du menu contextuel (s’il n’y a pas d’objet sélectionné).

Un quadrillage couvre l’écran, il se positionne en fonction de l’origine des règles et deviendra millimétré en fonction des réglages. Pour replacer l’origine à sa position initiale, effectuez un double-clic dans le croisement des règles. La grille se place à l’arrière-plan des objets présents sur la page mais peut être mise au premier plan (menu Affichage ou menu contextuel).

Le paramétrage de cette grille s’effectue avec la commande Grilles des préférences (menu InDesign ou Fichier ). En effet, une fenêtre permet de choisir la couleur et le pas — espace entre deux lignes qui se règle séparément horizontalement et verticalement —, ainsi que le nombre de subdivisions. Pour obtenir un vrai papier millimétré, entrez une valeur de 10 mm pour le pas et de 10 pour les subdivisions.

Vous ne visualiserez correctement les graduations que si le taux d’affichage est suffisamment grand ; dans le cas contraire, les graduations seront placées selon des multiples des valeurs de paramétrage.
Dans tous les cas, son magnétisme agit sur les lignes de subdivision affichées ou non (à condition que l’option ne soit pas désactivée dans le menu Affichage ).
Les deux grilles (de ligne de base et du document) exercent un magnétisme aussi bien lors du placement ou de la création de blocs, que de celui de repères. Le magnétisme de la grille du document est débrayable à l’aide de la commande Magnétiser la grille du menu Affichage . Lors d’un traçage de bloc, le signe indique que le magnétisme de la grille ou des repères est actif. Dans le cas de la grille du document, le magnétisme reste actif même si la grille est cachée.
L ES REPÈRES COMMENTÉS
Les repères commentés sont très pratiques pour mettre en évidence de façon temporaire des dimensions, des alignements, des espacements… d’objets pendant que vous créez ou faites glisser l’objet. Ces repères sont actifs par défaut, ils peuvent être désactivés au clavier en tapant U [Ctrl U] ou par le menu Affichage / Grilles et repères . Ils apparaissent en vert, mais cette couleur peut être modifiée en affichant les préférences à la rubrique Repères et table de montage . Des repères de marge (en magenta) peuvent également apparaître quand un alignement, par exemple avec le centre des marges, est obtenu.

Les dimensions commentées
Des indications de dimensions s’affichent lorsque vous créez un élément sur la page. Lors d’une rotation, un axe, un angle et une valeur d’angle s’affichent pour vous faciliter l’opération.

De même, lorsque vous créez ou redimensionnez un objet situé à côté d’un autre objet, un segment doté d’extrémités fléchées s’affiche pour vous indiquer la coïncidence entre la largeur ou la hauteur de l’objet adjacent.

Les alignements commentés
Les options d’alignement intelligent des objets facilitent le positionnement des objets par rapport au centre ou aux bords d’un élément de page. En plus du magnétisme qu’ils exercent sur les objets, les repères commentés indiquent de manière dynamique l’objet en cours de positionnement.
Les espacements commentés
Cette fonction vous permet de disposer plus facilement des éléments de page, grâce à l’affichage de repères temporaires indiquant la position dans laquelle l’espacement entre les objets est régulier.

Les étiquettes de position
Le curseur affiche, dans un cadre gris, les coordonnées X et Y lorsque vous déplacez des objets, les valeurs L et H lorsque vous les redimensionnez (voir ci-après) , ou bien une mesure lorsque vous appliquez une rotation. Vous pouvez activer ou désactiver ces étiquettes grâce à l’option Afficher les valeurs de transformation de la rubrique Interface dans les préférences.

De la même façon, lors du placement d’une image, si vous créez le bloc à la volée, une étiquette de taille en pourcentage apparaîtra lors du glissement du curseur de placement (les valeurs s’afficheront avec l’unité active en enfonçant la touche ). Nous reparlerons de ces options dans la partie du livre consacrée au placement d’images.

Le travail avec des calques
La gestion des calques
L A DÉMARCHE DE TRAVAIL
Comme Illustrator et Photoshop, InDesign offre la possibilité de travailler par superposition de calques. Certains d’entre eux pourront recevoir les textes avec, dans le cas d’une composition multilingue, un calque par langue ; sur d’autres calques, vous placerez les illustrations ; sur d’autres, les repères et sur d’autres encore, les éléments types…
Vous aurez la possibilité de verrouiller ou de masquer les calques sur lesquels vous ne travaillez pas. La gestion des plans, des sélections et, d’une manière générale, du travail de mise en pages s’en trouvera simplifiée. La plupart des manipulations de calques s’effectuent à partir du panneau Calques .

L’ AJOUT D’UN NOUVEAU CALQUE
Il s’effectue en cliquant sur l’icône située en bas du panneau Calques ; l’emploi de certaines touches du clavier augmente les possibilités. Le tableau suivant les résume. Clic sur avec : Particularités   Aucune touche Nouveau calque au-dessus du calque actif avec nom et couleur imposés. [Alt] Nouveau calque au-dessus du calque actif et affichage des options. [Ctrl] Nouveau calque sous le calque actif. [Alt Ctrl] Nouveau calque en dessous du calque actif avec affichage des options. [ Ctrl] Nouveau calque au premier plan de tous les calques. [ Alt Ctrl] Nouveau calque au premier plan avec affichage des options.
Vous ne pouvez travailler que sur le calque actif, repéré par une petite plume à droite de son nom. En revanche, il est possible de sélectionner plusieurs calques en même temps (par clics s’ils se suivent dans la liste et clic [Ctrl clic] dans le cas contraire), en vue d’en modifier les options ou l’ordre de superposition ou encore les fusionner.
L ES OPTIONS DES CALQUES
Certaines options, comme le choix du nom, de la couleur de sélection (c’est-à-dire des contours du bloc) et l’état des repères ne peuvent se régler qu’en affichant la fenêtre d’options par un double-clic sur le nom du (ou des) calque(s) sélectionné(s).

D’autres options comme l’affichage, le verrouillage… se manipulent par le menu du panneau ou encore par les icônes ou cases situées à gauche du nom du calque du panneau ; le tableau suivant les récapitule.

N OTE Si le calque est masqué, l’icône de l’œil est insivible à gauche du nom du calque mais elle apparaît grisée pour les éléments qu’il contient (objet, sous-calque…).
Les types de calques
On distingue plusieurs types de calques : les calques classiques (par défaut, il y en a un nommé Calque 1) qui vont contenir tous les éléments, et les calques-objets (dont le nom est entre < et >), qui renferme un objet tel qu’un texte, un bloc image, une ligne ou encore un groupe (lui-même constitué de calques-objets). Les noms des calques-objets sont liés à leur contenu. Dans le cas d’un bloc de texte, le nom correspond au début de la saisie ; dans le cas d’un bloc image, c’est le nom du fichier du visuel importé.

Les deux types de calques ont sensiblement les mêmes propriétés au niveau de l’affichage et du verrouillage. Cependant, les manipulations seront réalisables depuis le menu Objet et, dans le cas du verrouillage d’élément, un cadenas apparaîtra sur l’objet dans la page.

A STUCE Il est possible de changer le nom d’un calque-objet, mais l’opération ne se réalise pas par double-clic . Il faut d’abord activer le calque-objet en cliquant sur son nom, puis cliquez une seconde fois sur le nom pour qu’il apparaisse en surbrillance : on peut alors saisir l’intitulé voulu.

Le travail sur calques
L A CRÉATION D’OBJET
Avant de créer un objet, si le document comporte plusieurs calques, activez celui sur lequel vous souhaitez placer l’objet. Pour cela, cliquez sur le nom du calque afin de faire apparaître une plume à droite de son nom : elle indique le calque actif. Si l’objet que vous venez de dessiner ou d’importer ne se situe pas sur le bon calque, transférez-le sur le calque voulu (voir ci-après) .
L ES SÉLECTIONS SUR LES CALQUES
Dès que vous sélectionnez un objet, le calque qui le contient s’active et un carré coloré apparaît en regard du nom. Si plusieurs objets appartenant à différents calques sont sélectionnés, plusieurs carrés colorés apparaîtront.

Pour sélectionner tous les objets d’un calque, enfoncez la touche [Alt] et cliquez sur son nom : des carrés colorés apparaîtront en regard des noms des objets sélectionnés si le calque est développé (par clic sur ). Par clic [ Alt clic] , vous pouvez ajouter des sélections (ou les soustraire) et sélectionner le contenu de plusieurs calques.

À partir du panneau Calques , il est possible de sélectionner un élément de la page par clic droit sur le nom de l’objet. InDesign propose également de l’afficher sélectionné au centre de l’écran en utilisant la commande Sélectionner et ajuster un élément . Ces commandes sont disponibles dans le menu local du panneau Calques mais dans ce cas, vous devez d’abord cliquer sur le nom de l’objet dans le panneau Calques pour avoir accès à ces commandes.

L ES REPÈRES ET LES CALQUES
Quand vous placez des repères, ils appartiennent au calque actif. Vous pouvez les masquer ou les verrouiller, indépendamment de l’état du calque, à partir des options du calque. Pour faciliter les manipulations des repères, vous pouvez aussi les placer sur un même calque et le nommer « repères ».
L ES TRANSFERTS ENTRE CALQUES
Le déplacement d’une sélection d’objets vers un calque
Un bloc appartenant à un calque peut être transféré (ou copié) vers un autre calque. Ces opérations sont utiles lorsqu’un objet n’a pas été créé sur le bon calque ou lorsque vous avez travaillé sur plusieurs objets d’un même calque et que leur gestion devient trop délicate. Il devient impératif de répartir les objets sur différents calques que vous aurez pris soin de créer.
Quand l’objet est sélectionné, un carré coloré s’affiche dans le panneau Calques à droite du nom du calque contenant la sélection. Pour transférer l’objet, glissez ce carré sur le nom du calque de destination (vous verrez ) ; dès que vous relâchez, l’objet change de calque, son cadre de sélection ou son tracé prennent la couleur du nouveau calque. Il se place au premier plan de ce calque mais peut être glissé pour être positionné selon un plan particulier (voir ci-après) .

A STUCE Si le calque vers lequel vous souhaitez transférer un objet est verrouillé ou masqué, enfoncez la touche [Ctrl] pendant le glissement, cela évitera d’avoir à déverrouiller ou réafficher le calque (dans le cas d’un calque masqué, l’objet disparaîtra une fois transféré).
La copie d’une sélection d’objets vers un autre calque
Pour obtenir la copie d’une sélection d’objets, pendant son transfert, enfoncez la touche [Alt] (vous verrez ). Pour réaliser des effets de superposition de photos normales et éclaircies, vous pouvez faire des copies par glissement de calque.
Les manipulations de calques
Les manipulations s’organisent à partir du panneau Calques mais certaines d’entre elles peuvent être réalisées à partir de leur menu local : duplication, suppression, fusion…
L E CHANGEMENT DE L’ORDRE DE SUPERPOSITION
Dans le panneau, le calque (ou calque-objet) situé en haut de la liste correspond à l’élément au premier plan. En le glissant dans la liste, vous pouvez modifier l’ordre d’affichage des objets qui se superposent ou se chevauchent. Pour obtenir le nouvel ordre, glissez le nom de l’élément (calque ou objet) et amenez-le devant ou derrière le calque voulu. Pour déplacer plusieurs calques, sélectionnez-les par clic [Ctrl clic] (ou clic ).

N OTE Cette manipulation est sans effet si les objets sont dans un groupe ancré dans un texte (nous examinerons ce type d’objet plus loin dans le livre). Dans ce cas, le changement d’ordre s’effectuera par le menu Objet / Disposition .
L A DUPLICATION DE CALQUE
Pour copier un calque, glissez son nom sur l’icône du panneau Calques . Le calque est copié avec son contenu, il apparaît au-dessus du calque d’origine.
L A FUSION DES CALQUES
Cette commande permet de convertir un ensemble de calques en un seul contenant tous les objets. Pour obtenir la fusion, sélectionnez les calques à fusionner en cliquant (avec clic [Ctrl clic] ou clic ) sur leur nom. Une fois la sélection des calques réalisée, activez le calque de destination de la fusion en cliquant sur son nom (la plume s’affichera à droite du nom), et lancez la commande Fusionner les calques dans le menu local du panneau.

N OTE Quand vous groupez des objets (menu Objet ), ils passent sur le même calque (celui contenant l’objet le plus au premier plan).
L A SUPPRESSION D’UN CALQUE
La suppression d’un calque par glissement sur entraîne celle des objets qu’il contient ; un message vous l’indique, sauf si vous effectuez l’opération avec la touche [Alt] enfoncée. Le menu du panneau Calques comporte également une commande qui permet la suppression des calques vides.
L ES CALQUES ET L’EXPORTATION PDF POUR A CROBAT
Lors de l’exportation du document InDesign, si vous choisissez le format Acrobat 6 ou + (PDF 1.5 ou +), une option permet de conserver la structure des calques d’InDesign. Dans Acrobat, vous pourrez alors afficher ou masquer certains calques et, ainsi, imprimer plusieurs versions d’une mise en pages à partir d’un seul document.
P ARTIE 2
Le travail des objets
1 - La gestion des objets
2 - L’enrichissement des objets et les styles d’objet
1 -   La gestion des objets
Dans ce chapitre, nous allons aborder la gestion des objets sous tous ses aspects : depuis leur création, leur retouche, leur manipulation (déplacement, copie ou transformation…), leur remplissage, leur coloration, jusqu’à leur gestion par des styles d’objet.

Le dessin des objets
Les types d’objets
L ES BLOCS ET LES FILETS
Dans InDesign, on distingue quatre types d’objets (également appelés blocs) : les blocs de texte, les blocs d’image, les blocs sans contenu et les traits ou filets. À n’importe quel moment, il sera possible de passer d’un type à l’autre (sauf pour les traits) et ceci de différentes manières : par le sous-menu Contenu du menu Objet qui propose trois choix (disponibles également dans le sous-menu du menu contextuel) ; lors d’une importation, la sélection d’un bloc déjà rempli entraînera sa conversion dans le même type que l’élément importé.
L ES OUTILS DE DESSIN
Vous disposez de nombreux outils pour dessiner les blocs : un outil pour les rectangles , un pour les ovales (ou ellipses) , un pour les polygones et étoiles , deux outils de dessin libre (plume et crayon ), un pour les traits , sans oublier l’outil Texte avec lequel il est possible de tracer des blocs de texte rectangulaires.
La création de blocs géométriques
L ES FORMES SIMPLES : RECTANGLES ET OVALES
Pour créer un bloc rectangulaire (ou ovale), sélectionnez l’outil ( ) ou ( ). Amenez-le sur la page et glissez-le pour dessiner l’objet voulu (ses dimensions s’affichent avec les repères commentés).

Tout objet dessiné avec les outils de création de graphiques de type bloc de contenu non attribué ( , …) est doté d’attributs (contour noir 1 pt par défaut) et du style d’objet [Bloc graphique standard] alors que les blocs d’image ou blocs de texte ( , ) en sont systématiquement dépourvus, c’est le style [Sans] qui leur est affecté.
Les contraintes du traçage
Si vous n’avez pas relâché le bouton de la souris, en enfonçant certaines touches, vous pouvez déplacer le bloc, le transformer en carré (ou en cercle), etc. ; cependant, il ne faudra relâcher cette touche qu’après avoir relâché le bouton de la souris. Le tableau ci-après indique les manipulations possibles ; elles sont communes à Photoshop et Illustrator. Touches utilisées Action sur le bloc Espace Déplacement possible. [Alt] Centrage du bloc. Bloc carré ou circulaire. [ Alt] Centrage du bloc carré.

A STUCE Si, au lieu de glisser, vous cliquez sur la page (avec ou sans [Alt] ), une fenêtre permettra de spécifier les dimensions du bloc qui va être créé.

Les créations multiples
Directement par glissement, InDesign permet de créer plusieurs blocs identiques et d’obtenir une grille de blocs.
La gestion du nombre de blocs
Pour réaliser la série de blocs, commencez par dessiner le premier bloc avec l’outil désiré mais ne relâchez pas le bouton de la souris, tapez une ou plusieurs fois la touche Flèche à droite pour obtenir une série de blocs horizontaux, Flèche vers le haut pour une série verticale, ou successivement les deux pour créer une grille de blocs. Pour réduire le nombre de blocs obtenus, tapez la flèche opposée ( Flèche à gauche ou Flèche vers le bas ).

La gestion de l’espacement
Les blocs apparaisssent avec un espacement correspondant à la gouttière définie lors de la création du document (fenêtre Nouveau document ) ou dans la fenêtre Marges et colonnes du menu Page .

Tant que vous n’avez pas relâché le bouton de la souris, l’espacement peut être modifié. Pour cela, enfoncez la touche [Ctrl] et tapez une ou plusieurs fois la touche Flèche à droite (ou à gauche ), Flèche vers le haut (ou vers le bas ). Pour modifier en même temps l’espace vertical et horizontal, utilisez seule la touche PageDown ou PageUp .

A STUCE Pour définir un espacement différent de celui en cours pour les prochaines créations multiples, vous pouvez modifier les valeurs de gouttière de la fenêtre Marges et colonnes du menu Page ; cependant, n’effectuez cette opération que si ne vous ne travaillez pas dans un document en colonnes.
L’utilisation des repères
Dans la page, les repères de marge (ou de règle) sont visibles. Vous pouvez mettre à profit leur présence pour dessiner un bloc. En effet, quand vous placez l’outil de dessin sur le repère, son changement d’aspect indique la superposition avec le repère (s’il est magnétisé) ; de même, lors du glissement de l’outil jusqu’à un autre repère, le magnétisme des repères permet d’arrêter précisément le glissement de l’outil sur le repère choisi.
Inversement, si la présence d’un repère vous gêne pour positionner librement un bloc que vous allez créer, vous pouvez désactiver le magnétisme temporairement en enfonçant la touche ctrl [Ctrl] pendant que vous dessinez le bloc. Le magnétisme est réactivé quand vous relâchez la touche.
Les réglages de position et de dimensions
Quand vous placez l’outil sur la page, vous pouvez repérer ses coordonnées dans le panneau Contrôle . De même, pendant le traçage, vous contrôlez la taille du dessin dans ce panneau (ou par l’étiquette grise des repères commentés). La précision augmente avec le taux d’affichage. Quand le bloc est dessiné, vous pouvez régler ses dimensions et sa position (par rapport à l’origine des règles) à l’aide du panneau Contrôle (ou du panneau Transformation ).
Avant d’entrer des valeurs dans les cases X , Y , L et H , il est nécessaire de définir un point de référence sur l’objet en cliquant sur l’un des neuf points visualisés dans l’icône , située à gauche dans le panneau Contrôle . En effet, les coordonnées du bloc sont définies d’une part par rapport à ce point de référence, et d’autre part c’est ce point qui reste fixe quand vous changez les dimensions de l’objet.
Pour activer une case, cliquez sur son intitulé ( X , Y , L ou H ) et saisissez directement la nouvelle valeur (elle remplacera l’ancienne). Passez d’une case à la suivante (ou à la précédente) en tapant [ ] (ou [ ] ). Dans chaque case, vous pouvez employer n’importe quelle unité ou % et faire des opérations sur les données (+, –, *, /). Quand une valeur est saisie, n’oubliez pas de la valider en tapant ( Entrée ) pour l’appliquer à l’objet ; pour la tester et garder la case active, tapez .

A STUCE Si vous n’avez pas cliqué sur l’icône , vous pouvez cependant conserver les proportions du bloc (rapport L/H), en saisissant la valeur de L (ou H), puis en validant par [Ctrl ] . InDesign adapte la valeur de H (ou L) pour conserver le rapport L/H constant (il y a homothétie). Pour obtenir une copie, ajoutez la touche [Alt] lors de la validation.
Les rectangles arrondis
Ils ne s’obtiennent pas directement : une fois le rectangle dessiné, lancez Options d’arrondis du menu Objet et choisissez l’option Arrondis . Saisissez une valeur et contrôlez l’aspect avec l’aperçu.
L’arrondi peut être identique à chaque angle (option par défaut) ou différent si vous cliquez sur le maillon pour qu’il apparaisse brisé. Les effets d’arrondis peuvent être définis à partir du panneau Contrôle ou encore manuellement à partir d’un carré jaune qui apparaît quand le bloc est sélectionné avec l’outil Sélection (nous reparlerons de ces options avec les enrichissements de bloc).

Le changement de contenu
Quand le bloc est dessiné, il apparaît sélectionné. Vous pouvez passer d’un type de bloc à l’autre à l’aide de la rubrique Contenu du menu contextuel (voir ci-dessous) ou par le menu Objet . En effet, le sous-menu Contenu propose trois options : Image , Texte et Non attribué (sans contenu). Quand vous changez le type du bloc, celui-ci conserve ses attributs de coloration.

Vous pouvez obtenir un bloc de texte à partir d’un bloc d’un autre type en cliquant simplement dessus avec l’outil Texte . De même, lors d’une importation, le bloc sélectionné prend le type correspondant à l’élément importé.
L ES BLOCS DE TEXTE AVEC L’OUTIL T EXTE
Quand vous souhaitez saisir un texte, vous devez obligatoirement sélectionner un bloc à cet effet et activer l’outil Texte . Si aucun bloc n’est disponible, utilisez cet outil Texte pour le créer ; en effet, celui-ci se manipule par glissement comme dans le cas d’une création avec l’outil Rectangle .
À l’issue du traçage, le point d’insertion clignote en haut du tracé, vous pouvez alors commencer la saisie. Par glissement et avec les touches fléchées, vous pouvez réaliser une création multiple ; dans ce cas, les blocs seront chaînés automatiquement, c’est-à-dire que le texte coulera de bloc en bloc de gauche à droite, puis de haut en bas.

A TTENTION Si vous dessinez le bloc sur un bloc de texte déjà présent, le curseur devient (et non pas ). Il faut commencer à dessiner à l’extérieur du bloc, puis, sans relâcher la souris, ramener le tracé à l’endroit voulu en enfonçant la touche Espace .

Alors que là, on peut créer un bloc, puis le déplacer avec Espace .
L ES FORMES POLYGONALES : POLYGONES ET ÉTOILES
InDesign propose deux formes particulières de tracé : des polygones et des étoiles. Avant d’utiliser cet outil, vous pouvez le configurer pour qu’il dessine des polygones ou des étoiles, en effectuant un double-clic dans l’outil ou . Une fenêtre s’affiche : par défaut, elle propose un polygone à six côtés (hexagone).

Pour dessiner des polygones autres que des hexagones, ne changez que le nombre de côtés. Pour dessiner des étoiles, réglez le nombre de côtés (il sera égal au nombre de branches de l’étoile) et la valeur Marge en étoile . Cette dernière définit le rayon intérieur de l’étoile en réduction par rapport au rayon extérieur. Par exemple, une valeur de 50 % donnera un rayon intérieur égal à la moitié du rayon extérieur ; une valeur de 100 % donnera un rayon nul. Pour créer le bloc, glissez l’outil sur la page ; si vous enfoncez la touche , le polygone (ou l’étoile) s’inscrit dans un carré.

Il est possible de modifier le nombre de côtés et la valeur de marge manuellement. Pour cela, tapez une ou plusieurs fois la touche Flèche vers le haut ou vers le bas (pour le nombre de côtés) et Flèche à droite ou à gauche (pour la marge).
Si l’utilisation de ces touches provoque des créations multiples et non pas le changement de nombre de côtés ou la marge, tapez une fois la touche Espace pour passer dans le mode d’édition du polygone. Tapez à nouveau cette touche pour revenir dans le mode créations multiples et changer le nombre de blocs avec les touches fléchées. Dans ce mode, il devient alors possible de gérer l’espacement entre les polygones ou les étoiles, l’opération se réalise comme pour les autres types de blocs (avec [Ctrl] et les touches fléchées).
Le dessin à la plume
Le travail de la plume est le même que dans Illustrator ; il permet deux types de tracés : rectilignes et curvilignes. Les premiers s’obtiennent en dessinant par clics successifs, alors que les seconds se dessinent par glissement de la souris. Le tracé obtenu peut être ouvert et constituer un filet ou être fermé pour recevoir un texte ou une image.
L ES TRACÉS RECTILIGNES
Les tracés créés avec la plume peuvent être ouverts (segment simple ou ligne brisée) ou fermés (polygones). Pour créer un tracé rectiligne, cliquez à différents endroits de la page : InDesign place un point d’ancrage à chaque clic et les relie par une ligne. Pour arrêter le tracé, enfoncez la touche [Ctrl] et cliquez sur une zone vide de la page (vous pouvez aussi cliquer sur l’outil Plume ou changer d’outil).
Voici le principe en cinq images :

Pour obtenir des traits verticaux, horizontaux ou multiples de 45°, cliquez en maintenant enfoncée . Pour fermer un tracé, amenez la plume sur l’origine du tracé (elle change d’aspect ) et cliquez dessus. La plume redevient .

A STUCE Pendant le traçage, il faut cliquer pour placer un point. Si, au lieu de cliquer, vous pressez sans bouger la souris, le point apparaît et vous pouvez alors changer sa position en maintenant la touche Espace enfoncée. Dès que vous relâchez Espace , vous devez relâcher le bouton de la souris (ou ne plus la déplacer) sous peine de créer une tangente.
L ES ASPECTS DE LA PLUME
Quand vous utilisez la plume, son aspect vous renseigne sur sa fonction en cours ( voir le tableau ci-après ). Aspect Fonction de la plume Prête à dessiner (pour créer un nouveau tracé). En cours de traçage. ou Sur une extrémité (pour reprendre). Sur l’origine du tracé (pour fermer).
L ES TRACÉS COURBES
Ils s’obtiennent par glissements successifs de la plume et non plus par des clics . Chaque segment d’une courbe est défini par deux points d’ancrage ; entre ces derniers, le tracé peut prendre des allures différentes. Les tangentes créées en ces points lors du traçage indiquent la direction du tracé au voisinage de chaque point.

Pour obtenir ces points d’ancrage, appelés inflexions ou points lisses, il ne faut pas cliquer aux différents points, mais glisser dans la direction que doit prendre la future courbe. En effet, quand vous glissez la souris, InDesign crée une tangente dont vous pouvez changer l’orientation et la longueur à volonté. C’est plus tard que le tracé apparaîtra (quand InDesign reliera les points d’ancrage).
Voici le principe en quelques images :

Comme pour les traits rectilignes, pour arrêter le tracé sans le fermer, enfoncez la touche [Ctrl] , écartez la plume du tracé et cliquez sur l’écran : la plume reprend l’aspect . En revanche, pour fermer un tracé courbe, approchez la plume du premier point du tracé (elle devient ), glissez-la sur le point pour faire apparaître les tangentes, puis relâchez quand le tracé a l’aspect voulu.

A STUCE Quand vous glissez la plume et que les tangentes apparaissent, comme dans Illustrator, vous pouvez déplacer le point d’ancrage en enfonçant la touche Espace ; dès que vous relâchez cette touche, ce sont les tangentes que vous modifiez à nouveau. De plus, pour obtenir des tangentes orientées selon un angle multiple de 45°, enfoncez pendant la modification des tangentes.
L ES TRACÉS AVEC SOMMETS
Dans un tracé, on peut distinguer trois types de points d’ancrage : les points simples, les inflexions (ou points lisses) et les sommets (ou points anguleux). Chacun d’eux possède des propriétés différentes.
Les points simples : ils sont obtenus avec l’outil Plume par un clic — un rectangle en contient quatre. Ce type de point d’ancrage ne comporte pas de tangente.
Les inflexions : elles donnent un tracé aux courbures régulières et plutôt arrondies (sans cassure). Elles s’obtiennent par glissement de l’outil Plume ; une ellipse en comprend quatre.
Les sommets : ils indiquent un changement de direction (cassure) dans le tracé. Les tangentes ne sont pas alignées. Il n’est pas possible d’obtenir directement un sommet avec la plume. Il faut impérativement passer par une inflexion pour avoir deux tangentes, puis changer l’orientation de l’une d’entre elles par conversion.
Voici les détails de la méthode permettant d’obtenir le tracé ABC ci-dessous, le point B est un sommet :

1. Commencez par tracer le segment AB . Quand la ligne directrice en B devient visible, enfoncez la touche [Alt] et glissez la souris pour réorienter la ligne directrice.

2. Quand la ligne directrice a la direction voulue, relâchez la souris et la touche [Alt] : le segment AB se colorie et la plume redevient , prête à poursuivre le dessin.

3. Placez la plume en C pour y créer un nouveau point : glissez la souris pour dessiner les lignes directrices de la nouvelle inflexion. Quand vous relâchez, le tracé se dessine entre B et C .

L E TRAVAIL DU TRACÉ
Le prolongement d’un tracé
Si vous désirez poursuivre un tracé ouvert (pour le fermer, par exemple), il faut impérativement partir d’une extrémité de ce tracé et glisser la plume sur cette dernière pour faire apparaître des tangentes. Quand la plume ( ) est placée sur une extrémité, elle devient même si les points du tracé ne sont pas sélectionnés.

A STUCE Si vous placez la plume sur une extrémité de tracé, elle devient pour vous indiquer que le tracé se prolonge. Si vous souhaitez démarrer un nouveau tracé indépendant, enfoncez la touche pour que la plume devienne .
La combinaison : droites et courbes
De la droite à la courbe
On veut créer le tracé ABC ci-dessous, la partie AB est rectiligne, BC est curviligne, voici la méthode en images.

De la courbe à la droite
On veut dessiner le tracé ABC de la figure n° 1 ci-dessous. La partie AB est curviligne, la partie BC est rectiligne, voici la méthode en images.

A STUCE Si vous souhaitez que le point B possède deux tangentes (afin de pouvoir modifier ultérieurement la partie BC ), au lieu de cliquer sur B , enfoncez la touche [Alt] et glissez la plume dans la direction de C pour faire apparaître une tangente, puis cliquez en C .
La fermeture d’un tracé
Pour obtenir la fermeture d’un tracé en cours, amenez la souris sur l’origine du tracé (le curseur devient ) : il y aura fermeture si vous cliquez ou glissez la souris sur ce point. Si vous enfoncez la touche [Alt] et glissez la plume sur le point de fermeture, vous obtiendrez un sommet (une tangente indépendante apparaîtra).

N OTE Le panneau Pathfinder propose une icône : , pour fermer un tracé ouvert. On retrouve cette possibilité avec l’option Fermer le tracé (menu Objet/Tracés ).

Si vous n’êtes pas familiarisé avec le maniement de la plume, vous pouvez, dans un premier temps, dessiner par des clics successifs pour créer un polygone, puis, dans un second temps, effectuer des retouches sur le tracé, c’est-à-dire convertir les pointes pour adoucir les angles du tracé ( voir plus loin les retouches de tracé ) ou utiliser le crayon, dont nous allons examiner le principe dans les paragraphes qui suivent.
Le dessin au crayon
L E PRINCIPE DU DESSIN
Pour activer l’outil Crayon , appuyez sur N . Pour dessiner, glissez sur la feuille, le crayon affiche un : un tracé pointillé apparaît, il se transforme en tracé continu dès que vous relâchez le bouton de la souris. Ce tracé comporte des petits carrés colorés (ce sont les points d’ancrage du tracé) et l’intérieur du tracé se remplit de la couleur de fond définie dans le panneau Outils ou dans le panneau Couleur ; le contour prend l’aspect défini dans le panneau Contour .
L ES RÉGLAGES DE L’OUTIL C RAYON
L’aspect du tracé dépend du réglage de l’outil. En effet, avant de commencer à dessiner, il convient de régler les préférences du crayon (on y accède par un double-clic sur l’outil). La fenêtre des préférences comporte deux catégories de réglages : la première, Tolérances , concerne l’aspect du tracé, la seconde, Options , définit le comportement du tracé et du crayon une fois le dessin terminé.

L’aspect du tracé
Les réglages Fidélité et Lissage prédéterminent la précision du tracé. Si la fidélité est faible, le tracé comporte beaucoup de points de manière à être le plus proche possible du chemin réellement suivi par le crayon, alors qu’avec une valeur forte, le tracé s’en éloigne davantage et apparaît simplifié avec des courbures adoucies.

Les réglages pour les retouches du tracé
Dans les préférences de l’outil Crayon , si l’option Conserver la sélection est cochée (elle l’est par défaut), le tracé réalisé reste sélectionné, ce qui est indispensable pour le retravailler en glissant à nouveau le crayon dessus, l’outil prend l’aspect suivant : . Cependant, ceci n’est possible que si Modifier les tracés sélectionnés est également cochée.
N OUVEAU TRACÉ OU RETOUCHES AVEC LE CRAYON ?
Quand un tracé est sélectionné et l’option Modifier les tracés sélectionnés des préférences de l’outil Crayon est cochée, vous pouvez changer son aspect en repassant le crayon le long du tracé : un nouveau tracé remplacera automatiquement le précédent. En opérant plusieurs passages, vous pouvez ajuster l’aspect du dessin jusqu’à obtenir l’effet souhaité.

A TTENTION Le glissement du crayon doit impérativement démarrer à proximité du contour du tracé (le crayon perd son x ) et s’arrêter à un autre endroit mais toujours sur ce contour. Si vous relâchez hors du tracé, une partie de ce dernier risque de disparaître. Entre deux glissements, vous pouvez changer le réglage du crayon (pour lisser davantage, par exemple).
L ES TRACÉS MULTIPLES RAPPROCHÉS
Si vous souhaitez créer un second tracé proche du premier, vous devez désélectionner le dernier tracé. Pour cela, enfoncez la touche [Ctrl] et cliquez hors du tracé : une fois la touche relâchée, le crayon redevient .
Pour réaliser des tracés très proches les uns des autres, décochez l’option Modifier les tracés sélectionnés afin que l’outil Crayon reste actif ( ) et ne dessine que de nouveaux tracés sans retoucher celui qui vient d’être réalisé. Il est possible de trouver un compromis en choisissant la distance à partir de laquelle le crayon en « mode retouche » se désactive au profit du crayon en « mode dessin ». Cette distance se définit dans la case Dans les limites de dans l’option Modifier les tracés sélectionnés .
L ES TRACÉS FERMÉS
Pour obtenir une coloration correcte d’un objet, son tracé doit être fermé. Pour fermer lors de la création, enfoncez [Alt] , le crayon devient , amenez-le alors sur le point de départ du tracé. Si vous relâchez la souris avant le point d’origine, InDesign ferme le tracé par une ligne droite.
Les réglages pour les retouches du tracé.

N OTE Comme indiqué précédemment, le panneau Pathfinder propose l’icône . Un clic dessus permet de fermer un tracé par un segment droit. L’option Fermer le tracé (menu Objet/Tracés ) offre la même possibilité.
L E PROLONGEMENT D’UN TRACÉ
Pour prolonger un tracé, il n’est pas utile de le sélectionner. Amenez le crayon près d’une extrémité : quand il devient (sans * ), commencez à glisser le crayon, il y aura prolongement du tracé. Si le tracé n’était pas sélectionné, il n’apparaîtra pas sélectionné à l’issue de l’opération.
L E RACCORDEMENT DE DEUX TRACÉS
Pour relier deux tracés, inutile de les sélectionner : dessinez depuis une de leurs extrémités, puis enfoncez la touche [Ctrl] et glissez le crayon (devenu ) sur une partie du second tracé à raccorder : dès que vous relâchez la souris, les deux tracés sont reliés et ne forment plus qu’un seul tracé ouvert. Pour fermer ce tracé ouvert, vous devez maintenant partir d’une des extrémités du tracé ouvert, puis, quand le tracé apparaît, enfoncer la touche [Alt] (le crayon se transforme en ) et rejoindre l’autre extrémité.

L’ EFFACEMENT D’UN TRACÉ
Pour effacer un tracé que vous venez de terminer (encore sélectionné), tapez la touche Efface ou lancez Annuler (menu Édition ou Z [Ctrl Z] ).
L ES PRÉFÉRENCES DES TRACÉS
Avant de créer un bloc avec la plume, le crayon ou un des outils de dessin de forme vectorielle (rectangle, ellipse…), définissez certaines caractéristiques du futur tracé (sauf pour les blocs qui demeurent toujours sans fond ni contour). Pour cela, activez l’outil Flèche noire (en tapant V , par exemple), désélectionnez tous les tracés et définissez dans le panneau Outils , le panneau Couleur et le panneau Contour les attributs des futurs tracés.
Il est possible d’englober dans ces attributs de coloration d’autres réglages du panneau Effets (tels que l’ombre portée, la transparence, le contour progressif…) ainsi que l’ Habillage (menu Fenêtre/Habillage de texte ).
Le dessin de traits ou de filets
Les traits ou filets s’obtiennent à partir de trois outils : Plume , Crayon et Trait . Ce dernier ne crée que des tracés ouverts et bénéficie d’options par l’ajout de certaines touches du clavier : Touches utilisées Action sur le trait Espace Déplacement possible. [Alt] Centrage du trait. Trait selon un angle multiple de 45°. [ Alt] Centrage et angle multiple de 45°.
Avant d’entamer le dessin du trait (quel que soit l’outil), désélectionnez tous les tracés (en tapant A [ Ctrl A] ) et réglez l’aspect du futur dessin dans le panneau Contrôle ou Contour si vous souhaitez ajuster certaines options des traits (extrémité, sommet, type…). Ces réglages deviendront les réglages par défaut des futurs dessins.
Les conversions de formes et de traits
L ES CONVERSIONS DE FORMES
La forme d’un bloc quelconque peut être transformée en une autre forme. Pour ce faire, cliquez sur l’une des icônes de la deuxième ou troisième ligne du panneau Pathfinder , ou utilisez le sous-menu Convertir la forme du menu Objet .

Certaines conversions nécessitent un réglage de l’aspect du futur bloc. En effet, le polygone apparaît selon les réglages définis dans la fenêtre de création du polygone (affichée par double-clic sur l’outil ) ; le rectangle arrondi ou en biseau ( , et ) prend l’aspect spécifié dans la commande Options d’arrondis (menu Objet ), mais il reste modifiable en relançant Options d’arrondis .
L ES CONVERSIONS DE TRAITS
En cliquant sur l’une des sept icônes de formes du panneau Pathfinder , un tracé peut être converti en forme (sauf s’il est vertical ou horizontal). De même, il peut devenir rectiligne (vertical, horizontal ou oblique) en cliquant sur ou sur Ces conversions sont accessibles via le sous-menu Convertir la forme du menu Objet .
Les blocs spéciaux
La vectorisation avec l’outil Flèche : le tracé libre
Si vous effectuez la vectorisation en ayant sélectionné le bloc de texte avec l’outil Flèche , le tracé correspondant au texte vectorisé remplacera le bloc de texte. L’ensemble des blocs obtenu est libre. En utilisant l’outil Flèche blanche , il est alors possible de déformer le dessin des lettres.
L ES BLOCS PAR VECTORISATION D’UN TEXTE
InDesign est capable de vectoriser un texte pour le transformer en tracé. Cette opération peut s’effectuer de deux manières avec la commande Vectoriser du menu Texte : à partir d’une sélection avec l’outil Flèche ou à partir d’une sélection avec l’outil Texte .

La vectorisation avec l’outil Texte : l’objet ancré
Si vous sélectionnez le texte (ou une partie d’un texte) avec l’outil Texte , la vectorisation donnera un objet ancré dans le texte. C’est un bloc (ou ensemble de blocs s’il y a plusieurs lettres vectorisées) qui est « emprisonné » dans le bloc de texte et dont la position reste la même par rapport au reste du texte qui n’a pas subi de vectorisation.

Par la suite, ce bloc peut être déformé, se voir appliquer certains attributs typographiques (alignement, marge, décalage vertical…) ou être rempli par une image. Nous reparlerons des objets ancrés à la fin de ce chapitre.

A STUCE Si vous lancez la vectorisation en ayant enfoncé la touche [Alt] , vous conservez le texte original.
L ES OBJETS PAR TRANSFERT DEPUIS I LLUSTRATOR
Si vous transférez un tracé d’Illustrator vers InDesign par copier-coller ou par glisser-déposer, vous obtenez un bloc complètement éditable comme s’il avait été réalisé dans InDesign.
Cette technique peut être intéressante pour préparer dans Illustrator des blocs difficiles à obtenir dans InDesign du fait de l’absence de certaines fonctions de traitements de tracés vectoriels, ou pour placer une illustration dans une mise en pages sans qu’elle soit liée à un fichier.

A TTENTION Le collage et le glissement sont soumis à des réglages dans les préférences des deux logiciels. En effet, l’objet n’apparaît modifiable dans InDesign (c’est-à-dire vectoriel) que si, dans Illustrator, l’option AICB est cochée à la rubrique Gestion des fichiers et presse-papiers des préférences du logiciel (valeur par défaut). En revanche, si l’option PDF est cochée dans Illustrator, dans les préférences d’InDesign ( Gestion du presse-papiers ), l’option Préférer le PDF au collage ne doit pas être cochée (c’est le cas par défaut).

Ce type de transfert permet d’avoir dans InDesign, une forme particulière qui sera manipulable et pourra être traitée (couleur, contour, effets, transparence…) sans être obligé de repasser dans Illustrator.

Les constituants du collage
Les éléments transparents et mode de fusion
Lorsque le document Illustrator comporte des éléments transparents ou auxquels vous avez affecté des modes de fusion, l’aspect de l’objet collé dans InDesign dépend du réglage des préférences d’Illustrator :
– si l’option Conserver les tracés est cochée, les réglages de transparence ne sont pas conservés mais les tracés restent intacts ;
– si c’est l’option Conserver l’aspect… qui est cochée, l’aspect du collage dans InDesign reflète le réglage de transparence d’Illustrator mais les tracés sont redécoupés pour respecter les colorations de chaque partie (c’est l’aplatissement des transparences).

Pour pallier ce problème, il peut être souhaitable d’effectuer un collage avec l’option Conserver les tracés , puis de redéfinir pour certaines parties du dessin les réglages de transparence dans InDesign et leur redonner l’aspect qu’elles avaient dans Illustrator ( voir la copie d’écran page précédente ).
Les éléments bitmap
Si l’élément Illustrator contient des effets bitmap (ombre portée, par exemple), lors du collage avec l’option Conserver l’aspect et les surimpressions , les parties correspondantes ne seront plus éditables dans InDesign, elles apparaissent en tant qu’élément bitmap donc avec un fond blanc (sous le nom de <graphique collé>). Pour obtenir une impression de qualité, pensez à régler les paramètres de pixellisation d’Illustrator avec une résolution suffisamment élevée (300 ppp). Vous pouvez également supprimer ces ombres (en les sélectionnant dans le panneau Calques ) et les réaffecter dans InDesign à partir du panneau Effets .

A STUCE Le transfert vers InDesign d’une forme créée dans Photoshop n’est pas possible. Il faut d’abord faire un collage de la forme dans Illustrator, puis un transfert de ce dernier vers InDesign. Vous pouvez également utiliser la technique d’importation du masque de détourage décrite ci-après.
Les couleurs du collage
Si les documents Illustrator et InDesign n’utilisent pas le même modèle colorimétrique (RVB ou CMJN), les couleurs des objets peuvent être différentes d’un logiciel à l’autre. Pensez à synchroniser les couleurs avec Bridge.
L A CRÉATION DU BLOC LORS DE L’IMPORTATION
Quand vous importez un texte ou une image, vous pouvez le placer dans un bloc. Vous pouvez néanmoins dessiner un bloc rectangulaire par glissement de l’icône de placement ( ou ) qui apparaît lors de l’importation. En cours de création, ce bloc peut être déplacé en enfonçant Espace .
Si, au lieu de glisser l’icône, vous cliquez sur l’écran, vous obtiendrez un bloc qui prend la dimension exacte de l’image dans le cas d’une importation d’image ou un bloc qui prend les dimensions du rectangle d’empagement dans le cas d’une importation de texte. Si vous souhaitez annuler l’importation, cliquez sur l’outil Flèche avec l’icône de placement ou mieux, tapez la touche esc [Echap] .
L E BLOC PAR IMPORTATION D’UN DÉTOURAGE DE P HOTOSHOP
Si vous avez réalisé un détourage dans Photoshop à l’aide d’un masque de fusion ou vectoriel, vous pouvez utiliser ce détourage pour obtenir un bloc ayant la forme du masque. Voici les méthodes, elles varient selon la nature du masque.
Le bloc à partir du masque vectoriel de Photoshop
Dans Photoshop, effectuez les oéparation suivantes :
1. Créez un document détouré en utilisant un masque vectoriel sur une photo ou à l’aide d’un calque de forme vectorielle.
2. Affichez le panneau Tracés et double-cliquez sur le tracé pour le nommer (ce qui aura pour effet de le dupliquer).
3. Définissez ce tracé en tant que masque en lançant la commande Masque du menu du panneau Tracés et enregistrez le document au format Photoshop.

4. Dans InDesign, importez le document Photoshop : l’image détourée apparaît. Pour qu’elle se place dans un bloc qui a la forme du tracé vectoriel de Photoshop, lancez la commande Convertir le masque en bloc depuis le menu contextuel.
5. Par la suite, vous pourrez éventuellement effacer l’image pour ne garder que le bloc.

Le bloc à partir du masque de fusion de Photoshop
Si, dans Photoshop, vous n’avez pas renommé le tracé du masque vectoriel ou si vous avez utilisé un masque de fusion pour détourer l’image, vous pouvez néanmoins obtenir le bloc qui aura l’aspect de la zone transparente du document. Pour cela, effecturez les opérations suivantes :
1. Importez dans InDesign le document Photoshop.
2. Lancez la commande Masque du menu Objet et choisissez le type Couche alpha : l’option Transparence s’active alors automatiquement ; si des zones transparentes se situent à l’intérieur de l’image détourée, cochez l’option Inclure les contours intérieurs .
3. Une fois le masque créé, lancez Convertir le masque en bloc à partir du menu contextuel.

Les retouches de tracés
Les retouches se divisent en deux catégories : celles de type plume réalisées sur un tracé en cours fait avec l’outil Plume , un tracé terminé ou un bloc de forme prédéfinie, et celles de type retouches spéciales avec l’outil Crayon . Nous parlerons plus loin d’autres manipulations réalisables avec le panneau Pathfinder .
L ES RETOUCHES CLASSIQUES AVEC L’OUTIL P LUME
Pendant l’élaboration d’un bloc avec l’outil Plume , vous pouvez déplacer un point en cours de réalisation en enfonçant la touche Espace .
En revanche, si vous avez relâché la souris ou s’il s’agit d’un point déjà dessiné, vous pouvez le déplacer sans changer d’outil. En effet, l’outil Plume change de fonction selon sa position ou en enfonçant certaines touches ( [Ctrl] ou [Alt] ), il permet d’effectuer certaines manipulations. Elles sont résumées dans le tableau page suivante.


1. Il est possible de déplacer le point avec les touches fléchées du clavier. Ce déplacement, défini dans Préférences/Unités et incréments , devient 10 fois plus grand avec .
2. Si vous cliquez, le point apparaît ; si vous glissez l’outil sur le tracé, le point apparaît également mais ses tangentes sont visibles et modifiables.
3. Si vous enfoncez la touche Espace , vous pourrez glisser le point qui apparaît.
L ES RETOUCHES SPÉCIALES DE TYPE CRAYON
À l’instar d’Illustrator, InDesign propose une autre série de retouches de tracé applicables à tout type de tracé. Ces retouches peuvent s’effectuer de trois manières : avec l’outil Crayon , avec l’outil Arrondi ou encore avec l’outil Gomme s’il s’agit de supprimer une partie de tracé.

Les retouches avec l’outil Crayon
Quand un tracé est sélectionné et l’option Modifier les tracés sélectionnés des préférences de l’outil Crayon cochée, vous pouvez changer son aspect en repassant le crayon le long de son dessin : un nouveau tracé remplacera automatiquement le précédent ; en opérant plusieurs passages, vous pouvez ajuster la forme du dessin.

A TTENTION Le glissement du crayon doit démarrer sur le contour du tracé et s’arrêter à un autre endroit mais toujours sur ce contour. En effet, si vous relâchez hors du tracé, une partie de ce dernier risque de disparaître ou le bloc peut prendre un aspect particulier ( voir ci-après ) .

A STUCE Avant de retoucher le tracé, vous pouvez afficher les préférences de l’outil Crayon pour changer les valeurs de tolérance ; ceci permet d’obtenir, sur un même tracé, des parties plus ou moins lissées.
Les retouches avec l’outil Arrondi
Vous pouvez activer l’outil Arrondi de deux façons : depuis le panneau Outils par [Alt] clic sur l’outil Crayon ou sur la page, à partir de l’outil Crayon (ou l’outil Gomme ) qui devient outil Arrondi en maintenant [Alt] enfoncée. Ici aussi le tracé doit être sélectionné, mais comme l’outil n’agit que sur un tracé à la fois, vous pouvez le faire en tapant A [Ctrl A] .
Cet outil s’utilise par glissements le long du tracé à modifier, il permet un lissage du tracé par élimination de zones anguleuses.
Son action est beaucoup plus douce que celle du crayon ; de plus, il n’est plus impératif d’arrêter le glissement de l’outil sur le tracé. Vous pouvez paramétrer l’outil dans sa fenêtre d’options (affichée par double-clic sur l’outil Arrondi ) pour que le lissage soit plus ou moins important ; cependant, l’influence des réglages est assez faible.

Les retouches avec l’outil Gomme
L’outil Gomme s’active par clic [Alt clic] sur l’outil Arrondi . Si vous le glissez le long d’un tracé, il provoque un effacement partiel de ce dernier. Cela peut s’avérer pratique pour raccourcir un tracé ou pour créer un trou dans un tracé fermé en vue de le raccorder avec un autre. Le tracé doit être sélectionné pour que l’outil Gomme puisse agir ; dans le cas contraire, enfoncez la touche [Ctrl] et cliquez sur le tracé ou tapez A [Ctrl A] (tous les tracés seront sélectionnés mais vous n’agirez que sur l’un d’eux).

A STUCE L’outil Gomme est sans action sur un tracé de texte curviligne. Procédez par ajout de points (avec l’outil Plume + ) suivi de l’effacement de l’extrémité.

Le remplissage des blocs
Quels que soient l’aspect et la nature du bloc, vous pouvez le remplir de trois façons : par importation (simple ou multiple), par glissement (depuis Bridge, Mini Bridge ou du Bureau) ou par collage ; dans le dernier cas, un bloc devra impérativement être sélectionné et il n’y aura aucun lien entre le fichier placé et le fichier externe.
Pour le texte, InDesign propose une méthode supplémentaire qui consiste à remplir le bloc avec un texte de substitution (cela peut s’avérer utile pour calibrer un bloc).
Le placement par importation
Les éléments importés
InDesign importe des textes (de différents formats), des tableaux Excel, des images (également de différents formats : .psd, .tif, .pdf, .jpg), et même des pages InDesign (fichier .indd) ou encore des extraits de page (fichier .idms).
L’importation simple
Elle se réalise avec ou sans la présence d’un bloc (sélectionné ou non). Pour importer dans le bloc que vous avez sélectionné (en cliquant dessus avec un des outils Flèche ), lancez la commande Importer du menu Fichier (au clavier, D [Ctrl D] ) : une fenêtre permet de choisir le fichier voulu.

Dans la fenêtre Importer , si l’option Remplacer l’élément sélectionné est cochée, le fichier remplit automatiquement le bloc sélectionné (ou remplace son contenu).

A TTENTION Si le curseur d’insertion clignote dans un texte, l’élément importé se placera dans ce texte (avec une image, il y aura ancrage). Il faudra annuler par Z [Ctrl Z] pour retrouver le curseur de placement et finir l’importation manuellement comme indiqué ci-après.
Si l’option de remplacement n’est pas cochée, aucun bloc n’est rempli ; il apparaît un curseur de placement muni d’une vignette montrant le contenu du fichier image ou le début du texte. Dans le cas d’importation d’image, l’aspect du curseur varie selon son type : pour les images pixellisées classiques, avec les formats PDF ou AI (images vectorielles) et pour un fichier InDesign. En enfonçant la touche [Alt] , le curseur devient systématiquement (ou ), cela signifie qu’il provoquera le remplissage du bloc sur lequel vous cliquez (avec remplacement de l’image si le bloc en contient une) ; quand il est (ou ), cela indique que vous devez créer le bloc par clic ou glissement sur la page.

Dans le cas où vous avez rempli un bloc par erreur, tapez Z [Ctrl Z] pour annuler le remplissage du bloc actif et retrouver le curseur de placement ( , ou ). De même, pour vider le curseur sans placer son contenu (donc interrompre le placement), tapez esc [Echap] .
La fenêtre Importer propose également l’option Afficher les options d’importation . Cette fonctionnalité ainsi que des notions relatives aux formats de fichiers importés seront développées dans les chapitres consacrés à la gestion du texte et à la gestion des images.
Les importations multiples dans des blocs présents
InDesign permet d’importer simultanément plusieurs fichiers (de types différents). En effet, dans la fenêtre Importer , vous pouvez sélectionner plusieurs fichiers (par clic s’ils sont contigus, ou clic [Ctrl clic] dans le cas contraire).

Après validation, le curseur de placement apparaît sur la page ; il affiche l’aperçu du premier fichier sélectionné et un chiffre indiquant le nombre d’éléments à placer. Pour passer d’un élément à l’autre de cette pile (ou visualiser les différents éléments à placer), tapez une ou plusieurs fois les touches fléchées.

A STUCE Lors d’un placement multiple, vous pouvez éliminer l’élément dont vous voyez l’aperçu en tapant esc [Echap] .
Le placement se réalise manuellement : par clic sur un bloc vide, par clic [Alt clic] sur un bloc ayant un contenu. À chaque clic , le chiffre se réduit pour indiquer le nombre de fichiers restant. Dans tous les cas, vous pouvez revenir en arrière et annuler les placements en tapant plusieurs fois Z [Ctrl Z] .

A STUCE Avant d’effectuer le placement des éléments importés, vous pouvez relancer la commande Importer pour ajouter d’autres fichiers (le numéro des vignettes s’incrémentera en conséquence).
Les importations multiples avec création de bloc ou d’une grille de blocs
Quand le curseur de placement est chargé, vous pouvez créer à la volée le ou les blocs nécessaires au placement des éléments chargés. Cette opération se réalise de différentes façons.
Le bloc automatique : image à 100 %
Si vous cliquez sur la page avec le curseur de placement chargé d’une image, un bloc est créé avec une taille telle que le contenu apparaisse entier (image à 100 %). Si le curseur est chargé d’un texte, le bloc qui s’affiche s’étend de la marge gauche à la marge droite de la page (si vous avez cliqué à l’intérieur de la page) et sa hauteur dépend de la position Y du clic sur la page (un signe + rouge apparaîtra en bas à droite du bloc si le texte n’est pas visible en entier).
Le bloc personnalisé : image redimensionnée
Par glissement : quand vous glissez le curseur pour dessiner le bloc, une étiquette grise indique en pourcentage, la taille qu’aura l’image dans le bloc réalisé. Si vous enfoncez la touche , l’étiquette indique des valeur en millimètres (ou avec l’unité courante, px pour le Web) et l’image pourra apparaître avec une mise à l’échelle non homothétique.

La grille de blocs et ses réglages
Pour dessiner une grille de blocs, commencez par enfoncer les touches [ Ctrl] (le curseur devient alors ), puis glissez le curseur et réglez le nombre de blocs (avec la touche Flèche à droite pour les horizontaux et la touche Flèche vers le haut pour les verticaux), ou commencez à glisser l’outil, puis augmentez le nombre de blocs avec les touches fléchées. Si vous faites plus de blocs que d’éléments importés, InDesign ne créera que les blocs nécessaires.

A STUCE Pour obtenir une grille, vous pouvez commencer le premier placement et, sans relâcher le bouton de la souris, taper les touches fléchées du clavier ( vers la droite ou le haut ) pour définir le nombre de colonnes et de lignes de la grille.
Par défaut, l’espace entre les lignes et les colonnes d’images correspond à la valeur des gouttières du document (spécifiée dans la fenêtre Nouveau document ou Marges et colonnes , par défaut 4,33 mm).
Pour modifier cet espace, quand la construction de grille est encore visible et toujours sans relâcher le bouton de la souris, enfoncez la touche [Ctrl] et tapez plusieurs fois la touche Flèche vers la droite (ou vers la gauche ) pour augmenter la distance entre les colonnes et Flèche vers le haut (ou vers le bas ) pour augmenter (ou réduire) la distance entre les lignes. Pour modifier les deux simultanément, utilisez les touches PageUp ( ) ou PageDown ( ).

A STUCE Si vous enfoncez les touches [ Ctrl] et cliquez sur la page (au lieu de glisser), InDesign crée une grille de blocs ayant avec le même nombre de blocs que celui de la dernière grille créée et dont l’encombrement total correspond au format de la page.
L’ajustement des images importées dans leur bloc
Par défaut, les images apparaissent redimentionnées homothétiquement dans les blocs (elles ne le remplissent donc pas forcément complétement). Le redimensionnement homothétique ou non des images, c’est-à-dire la façon dont le contenu est ajusté au bloc, dépend du choix préalablement fait dans la fenêtre Options d’ajustement du bloc affichée à partir du sous-menu Ajustement (du menu Objet ).
Le réglage (sans effet sur les textes) doit être fait avant de lancer l’importation mais il poura être modifié ultérieurement par l’une des quatre commandes du sous-menu Ajustement ( nous reparlerons de ces options plus loin dans le livre, dans le chapitre consacré à la gestion des images ).

Les types d’ajustement
En plus de l’ajustement par défaut ( Sans ), on distingue trois autres types d’ajustement.
– Ajuster le contenu au bloc : l’image remplit compètement le bloc ; le plus souvent, le rapport largeur/hauteur n’est pas conservé.
– Ajuster le contenu proportionnellement : l’image est mise à l’échelle de manière homothétique à partir du point de référence choisi. Selon les dimensions du bloc par rapport à celles de l’image, une zone vide peut apparaître, sa position dépend du choix du point de référence. On retrouve ici, l’équivalent de l’option Sans (mais avec cette option, il y a centrage).
– Remplir le bloc proportionnellement : la largeur ou la hauteur de l’image s’ajuste à celle du bloc et l’autre dimension est mise à l’échelle en conservant le rapport largeur/hauteur. Le point de référence définit le point fixe de l’image. Le bloc apparaît complètement rempli mais une partie de l’image n’est plus visible (celle opposée au point de référence).

Les valeurs de recadrage
Les valeurs de recadrage (sans effet sur l’option d’ajustement Sans ) peuvent être positives ou négatives. Dans le premier cas, l’image est décalée vers l’extérieur et agrandie à partir du point de référence de manière à ce qu’elle apparaisse rognée : l’image est agrandie et recadrée. Dans le second cas, l’image est décalée vers l’intérieur et réduite (ou ajustée), comme si la taille du bloc avait été diminuée. Un zone vide se place dans la zone de recadrage.

Le placement par glissement de Bridge, Mini Bridge…
Dans Bridge, affichez le dossier contenant les éléments à importer et sélectionnez ces derniers par clic sur leurs vignettes ( clic s’ils sont contigus, ou clic [Ctrl clic] dans le cas contraire). Déroulez le menu Fichier jusqu’à Importer et choisissez Dans InDesign . De retour dans InDesign, vous obtiendrez le curseur de placement ou le remplissage du bloc selon le nombre de fichiers sélectionnés.
Vous pouvez réaliser cette même opération à partir de Mini Bridge dans InDesign. Cette fois, la manipulation présente l’avantage de ne pas quitter InDesign. De plus, au lieu d’utiliser la commande d’importation, vous pouvez plus simplement glisser les fichers voulus vers votre mise en pages InDesign (ce glissement peut se faire depuis le Bureau).

Le collage d’une image ou d’un texte dans un bloc
Si un bloc de la page contient une image que vous souhaitez placer dans un autre bloc, vous pouvez la copier (ou la transférer) par un collage spécial. Pour effectuer ce transfert, réalisez les opérations suivantes.

1. Amenez l’outil Sélection (ou Flèche noire ) sur le bloc ; un anneau de sélection apparaît. Cliquez dessus pour sélectionner l’image (vous pouvez également cliquer directement sur le bloc avec l’outil Sélection directe ( Flèche blanche ).

2. Copiez l’image ( C [Ctrl C] ) ou coupez-la ( X [Ctrl X] ).
3. Sélectionnez le bloc de destination en cliquant dessus avec l’outil Flèche noire . Collez dans le bloc à l’aide de la commande Coller dedans du menu Édition ou contextuel (au clavier, V [Alt Ctrl V] ).

Pour créer des effets particuliers comme changer la couleur d’une partie de texte, effectuez les manipulations suivantes.
1. Avec l’outil Flèche noire , sélectionnez puis copiez le bloc de texte (si le texte fait partie d’un ensemble de blocs chaînés, groupez les blocs avant de les copier).
2. Dessinez sur le texte un bloc de forme particulière (colorez éventuellement son fond).

3. Lancez Coller dedans (menu Édition ou V [Alt Ctrl V] ) pour placer le bloc de texte dans cette forme colorée.
4. Par clic sur l’icône du panneau Contrôle , sélectionnez le contenu du bloc, donc du texte collé, puis colorez-le en ayant cliqué sur l’icône du panneau Nuancier.

Le placement dans plusieurs blocs
Pour remplir plusieurs blocs avec la même image afin qu’elle s’étale dans la série de blocs, opérez ainsi : sélectionnez la série de blocs et lancez Addition du panneau Pathfinder , puis effectuez l’importation de l’image ou son collage (avec Coller dedans du menu Édition V [Alt Ctrl V] ).
Le texte de substitution
Pour remplir un bloc avec un texte quelconque, cliquez sur ce bloc avec l’outil Texte et lancez la commande Remplir avec le texte de substitution (menu Texte ou contextuel).

Les manipulations d’objets
Les traitements sans sélection : les déplacements
Dans InDesign, certaines manipulations comme les déplacements (de contenu, de contenant ou de points de construction du bloc), sont réalisables sans sélection préalable, à partir du moment où vous utilisez l’outil Sélection ( Flèche noire ), l’outil Sélection directe ( Flèche blanche ) ou l’outil Texte (ou un autre) avec la touche [Ctrl] enfoncée, et effectuez directement un cliquer-glisser de l’élément voulu.
A VEC L’OUTIL F LÈCHE NOIRE
Cas d’un bloc de texte
Si vous amenez le pointeur sur le bloc, il devient . Glissez alors directement le bloc pour le déplacer ; il apparaît sélectionné une fois le pointeur relâché.

Cas d’un bloc d’image
Si le bloc est vide, le comportement est le même que pour un bloc de texte. S’il comporte une image, son survol montre un anneau appelé saisie du contenu . Le curseur prend la forme d’une flèche s’il est hors de cet anneau ; d’une main s’il est sur l’anneau. Dans le premier cas, un glissement entraîne le déplacement du bloc (il apparaîtra sélectionné à l’issue de son déplacement) ; dans le second cas, celui de l’image (elle apparaîtra recadrée).

A VEC L’OUTIL F LÈCHE BLANCHE
Cas d’un bloc de texte
Le survol du bloc de texte, fait apparaître les points de construction du bloc, vous pouvez glisser l’un d’eux en agissant sur le point avec le curseur devenu , glisser deux points en agissant sur le segment entre deux points avec le curseur devenu , ou encore glisser tout le bloc en agissant à l’intérieur du bloc avec le curseur devenu .


Cas d’un bloc d’image
Le survol fait apparaître le bloc d’encombrement de l’image (avec une couleur complémentaire de celle du calque) et le curseur prend la forme d’une main ; le glissement entraîne le déplacement de l’image à l’intérieur du bloc (on voit le contenu au cours du glissement). Dans tous les cas, l’élément déplacé apparaît sélectionné.

A TTENTION L’affichage du rectangle d’encombrement de l’image ou des points de construction du bloc est lié à l’activation de l’option Mettre en surbrillance l’objet sélectionné par l’outil de sélection dans la rubrique Interface des préférences.

A STUCE S’il n’est pas utile de sélectionner un bloc d’image pour le déplacer, il en est de même pour en remplacer le contenu. En effet, si le curseur de placement ( ) survole un bloc et que vous enfoncez la touche [Alt] , il devient pour vous indiquer qu’il y aura remplacement du contenu.

A VEC L’OUTIL T EXTE ET [C TRL] ENFONCÉE
Quand vous enfoncez la touche [Ctrl] , l’outil Texte (ou l’outil actif, sauf les outils Espace et Page ) se transforme temporairement en Flèche noire ou Flèche blanche selon la nature de l’outil qui avait été activé avant de passer à l’outil Texte . Dans tous les cas, c’est le bloc complet qui est déplacé lors du glissement.
Les sélections d’objets
Hormis les déplacements, pour réaliser les différentes manipulations sur les blocs, ceux-ci doivent être sélectionnés. Cette opération peut s’effectuer à l’aide de l’un des outils de sélection : Flèche noire , Flèche blanche et Flèche blanche + . Le choix de l’outil dépend de l’élément sur lequel vous souhaitez agir (conteneur, contenu ou tracé du bloc). On retrouve les mêmes particularités que lors des manipulations précédentes sans sélection.
Q UEL OUTIL, POUR QUELLE SÉLECTION ?
La sélection du conteneur (bloc)
Elle s’effectue principalement avec l’outil Flèche noire par un clic sur le bloc avec le curseur devenu (dans le cas d’un bloc d’image, cliquez hors de l’anneau de contenu). La sélection peut également se faire en traçant un petit cadre qui touche le bloc ( nous verrons d’autres méthodes plus loin ).
Quand le bloc est sélectionné, le curseur devient (l’anneau de contenu disparaît pour un bloc d’image) et on distingue huit poignées (case blanche) et deux cases colorées (plus grandes) : l’une bleue, en haut du bloc, pour l’ancrage, et l’autre jaune, sur la droite du bloc, pour les angles dynamiques. Le bloc de texte affichera également deux ports de chaînage : un port d’entrée (en haut à gauche) et un port de sortie (en bas à droite). Dans le cas du bloc d’image, l’anneau de contenu réapparaît si le curseur sort du bloc, puis pénètre à nouveau dans le bloc.

La sélection peut également se faire avec l’outil Texte et la touche [Ctrl] enfoncée, mais dans ce cas les deux cases colorées (bleue et jaune) ne seront pas visibles. Pour les afficher, il faudra taper V afin d’activer l’outil Sélection .

Le bloc sélectionné peut subir différents traitements : déplacement, transformation, remplissage, ancrage…

N OTE Par le menu Affichage et son sous-menu Extras , il est possible de masquer l’anneau (saisie du contenu) et le contrôleur d’angle dynamique (poignée jaune).
La sélection du contenu (texte ou image)
Le choix de l’outil n’est pas primordial ; la sélection peut se réaliser avec les trois outils : outil Flèche noire , outil Flèche blanche et outil Texte (avec [Ctrl] pour une image).
Sélection du texte : avec l’outil Flèche noire ou Flèche blanche et un bloc de texte, cette sélection s’effectue par double-clic ; en revanche, un seul clic est nécessaire avec l’outil Texte . À l’issue de cette manipulation, l’outil Texte est activé, le point d’insertion clignote dans la ligne de texte sur laquelle on a double-cliqué et les différentes poignées du bloc sont masquées. Avec ce type de sélection, vous pouvez saisir un texte ou en importer.
Pour un traitement typographique, il faudra réaliser une sélection plus spécifique de texte ; cependant, s’il doit s’appliquer à l’ensemble du texte, une sélection du conteneur est suffisante.
Sélection de l’image : avec l’outil Flèche blanche un clic suffit ; de même avec l’outil Flèche noire si vous cliquez sur l’anneau de contenu. Vous pouvez également double-cliquer mais hors de l’anneau. Quant à l’outil Texte et [Ctrl] , il faudra faire un ou deux clics selon la nature de l’outil activé quand vous enfoncez [Ctrl] . Quand l’image est sélectionnée, on voit ses poignées d’encombrement (avec une couleur complémentaire de celle du calque) et le curseur devient . L’image sélectionnée peut subir différents traitements : déplacement, transformation, remplissage.
La sélection du tracé
Elle s’effectue principalement avec l’outil Flèche blanche par un clic sur le bloc de texte et par double-clic sur un bloc d’image (ou un seul, mais sur le tracé du bloc). La sélection peut également se faire en traçant un petit cadre qui touche le bloc. Les points de configuration du bloc sont alors visibles et on peut déformer le bloc en glissant l’un d’eux.

L E PASSAGE D’UNE SÉLECTION À L’AUTRE : CONTENU/CONTENEUR
Les méthodes sont nombreuses, elles se réalisent avec ou sans changement d’outil, au clavier, avec la souris directement sur le bloc ou depuis les icônes du panneau Contrôle .
Par un changement d’outil
Quand un bloc, ou son contenu, est sélectionné, le fait de changer d’outil ( , ou ) peut modifier la nature de la sélection (contenu, tracé, conteneur). Ce changement d’outil se réalise également au clavier en tapant respectivement : V pour l’outil Flèche noire , A pour l’outil Flèche blanche et T pour l’outil Texte . Dans le cas d’un bloc de texte, il est préférable de ne pas utiliser ces raccourcis clavier (au risque de voir apparaître la lettre saisie dans le texte).

Avec une image, le panneau Contrôle permet de distinguer la nature de la sélection (image ou tracé…). Si l’image est sélectionnée, les deux premières cases du panneau sont X+ et Y+ et les attributs de contour sont indisponibles, alors que si c’est le tracé ou le bloc (conteneur) qui est sélectionné, les cases sont X et Y et un contour peut être affecté.

A TTENTION Les indications (X+ et Y+) n’apparaissent que si l’option Afficher le décalage du contenu est cochée dans les commandes du menu local du panneau Contrôle .

A TTENTION Si le tracé est sélectionné et que vous essayez de glisser le bloc avec l’outil Flèche blanche , c’est l’image qui se déplacera : il y aura automatiquement sélection de cette dernière (le curseur deviendra Main ). Il faut enfoncer la touche [Ctrl] pour que ce soit le conteneur qui se déplace.
Par le panneau Contrôle (bloc d’image)
Le panneau Contrôle comporte deux icônes et dont l’une est active. Elles permettent en cliquant sur d’obtenir la sélection du contenu ou en cliquant sur , celle du conteneur.

Par le sous-menu Sélectionner ou au clavier (bloc d’image)
Quand un bloc d’image est sélectionné, le menu Objet (ou menu contextuel) propose le sous-menu Sélectionner pour obtenir la sélection du contenu ou du conteneur (selon la sélection initiale).

Pour aller plus vite, vous retrouvez ces manipulations directement au clavier :
– si vous tapez esc [Echap] , vous passez de la sélection du contenu à celle du conteneur ;
– si vous tapez esc [ Echap] , vous obtenez la sélection réciproque : passage du conteneur au contenu ( nous verrons plus loin d’autres possibilités dans un groupe ).

Dans le cas d’un bloc texte, seul fonctionne le raccourci esc [Echap] pour passer du contenu au conteneur (l’outil Flèche noire est alors activé). Le passage inverse s’effectuera avec la souris comme indiqué ci-après.
Par action de la souris
On retrouve ici le principe des sélections de bloc ou de contenu. Dans le cas d’un bloc de texte, on passera du conteneur au contenu (intérieur du bloc donc point d’insertion clignotant et outil Texte actif) par double-clic dans le bloc ; pour le passage inverse, utilisez la touche esc [Echap] . Selon l’outil initialement actif, il sera parfois nécessaire d’enfoncer la touche [Ctrl] .
Dans le cas d’un bloc d’image, on passe de la sélection du contenu à celle du conteneur (et réciproquement) par un ou deux clics selon que le pointeur se situe ou non au centre du bloc, autrement dit au-dessus de l’endroit où l’anneau de contenu devrait être visible.
D E L’OUTIL T EXTE À L’OUTIL F LÈCHE
Si vous enfoncez la touche [Ctrl] alors que l’outil Texte est actif, ce dernier se transforme en outil Flèche blanche ou Flèche noire selon la nature de l’outil qui était actif avant l’outil Texte .
Tout survol de bloc fera apparaître temporairement ses poignées : un clic permettra sa sélection alors qu’un glissement provoquera son déplacement sans que ce dernier n’apparaisse sélectionné quand vous relâcherez la souris. S’il y a des superpositions, il sera possible d’accéder aux blocs des plans inférieurs, comme indiqué un peu plus loin.

A STUCE Quand vous souhaitez déplacer un bloc situé au-dessus d’un autre bloc en utilisant l’outil Texte et la touche [Ctrl] , il est préférable de partir d’une désélection (obtenue en tapant A [ Ctrl A] ) car le glissement de la sélection (avec [Ctrl] ) provoquera le déplacement du bloc inférieur.
L ES MÉTHODES DE SÉLECTION
Les sélections multiples
Pour sélectionner des blocs avec l’outil Flèche , vous pouvez :
– en partant de l’extérieur de tout tracé, dessiner (avec la flèche) un cadre qui touche les objets à sélectionner ;
– enfoncer la touche et cliquer sur les objets (ceux qui sont déjà sélectionnés se désélectionneront) ;
– combiner les deux formules précédentes.
La sélection par le panneau Calques
Le panneau Calques d’InDesign se présente comme celui d’Illustrator, aussi il est possible de réaliser des sélections. La technique à utiliser dépend de l’étendue de la sélection (l’outil actif n’a pas d’importance sauf pour la sélection de tous les éléments du calque).
Sélection de tout le contenu d’un calque
Pour sélectionner tous les objets contenus dans un calque (sur la planche active), activez l’outil Flèche noire , enfoncez [Alt] et cliquez sur le nom du calque ou directement (sans [Alt] ) sur la case à doite du nom du calque : celle-ci se remplira d’un carré coloré (de la couleur du calque). On désélectionne par la même méthode, mais en ajoutant .

Sélection de quelques éléments
Pour sélectionner un objet, cliquez avec [Alt] sur son nom ou cliquez sur la case de la colonne de droite. Pour en sélectionner plusieurs, cliquez sur leur nom avec [ Alt] , ou seulement si vous agissez par clics sur la case de sélection. On désélectionne par la même méthode.

Sélection d’une série d’éléments
Pour sélectionner une série d’objets, activez leur calque (leur nom apparaît alors en surbrillance), puis utilisez la commande Sélectionner les éléments du menu du panneau Calques . Pour l’activation de calques, cliquez sur le nom du premier, puis sur celui du dernier avec si les calques sont contigus, ou [Ctrl] sur les différents noms s’ils ne sont pas contigus.

Sélection d’une ou plusieurs images
Au niveau d’un bloc d’image, il est possible de sélectionner le contenu (l’image) directement depuis le panneau Calques . Ce type de sélection s’obtient par clic [Alt clic] sur la case vide située dans la colonne de droite : le carré apparaîtra plus petit que dans le cas de la sélection du conteneur. Pour étendre la sélection à d’autres images, enfoncez les touches clic [ Alt clic] et cliquez sur les cases vides des images à sélectionner.

Les sélections par le menu Édition
Le menu Édition propose deux commandes : Tout sélectionner ( A [Ctrl A] ) et Tout désélectionner ( A [ Ctrl A] ) . La première commande n’agit que sur la planche affichée. Quand une sélection est multiple, le cadre de sélection montre toujours l’encombrement de l’ensemble des éléments sélectionnés. Ce cadre disparaît si on active l’outil Flèche blanche .

L A SÉLECTION D’UN GROUPE DE BLOCS ET DE SES CONSTITUANTS
Quand la mise en pages comporte un groupe, son survol par l’outil Flèche noire fait apparaître des pointillés (de la couleur du calque) qui permettent de voir l’étendue du bloc.

Par un clic avec l’outil Flèche noire sur un élément (appartenant au groupe) situé dans le cadre en pointillés, on obtient la sélection du groupe. En cliquant à nouveau sur un des éléments du groupe, on obtient sa sélection sans avoir à dissocier le groupe.

On passe de la sélection d’un constituant (contenu) à celle du groupe (conteneur) en tapant la touche esc [Echap] et réciproquement, du groupe à l’un des constituants en tapant esc [ Echap] .
InDesign propose quelques méthodes pour passer de la sélection d’un des constituants à celle d’un autre (sans avoir à dissocier le groupe). En effet, le sous-menu Sélectionner (menu Objet ou contextuel) propose les commandes Objet précédent et Objet suivant . Par ailleurs, le panneau Contrôle propose plusieurs icônes : on passe d’un constituant à un autre par les icônes ou ; l’icône permet de passer de la sélection d’un élément d’un groupe à celle du groupe entier et l’icône permet de retrouver la sélection d’un constituant du groupe.

A STUCE Afin de passer d’un élément à l’autre, vous pouvez affecter un raccourci clavier à la commande Objet suivant (ou Objet précédent ), par exemple esc [Alt Echap] .

A STUCE Si vous enfoncez la touche [Alt] , l’outil Flèche blanche devient Flèche blanche + (outil Sélection directe progressive ) ; elle permet la sélection d’un élément d’un groupe. Si vous cliquez plusieurs fois progressivement, la sélection affecte le groupe supérieur, puis le groupe suivant dans la hiérarchie des groupements effectués.
L ES SÉLECTIONS DANS LES SUPERPOSITIONS D’OBJETS
Lorsque des objets sont superposés, sauf à partir du panneau Calques , il est délicat de sélectionner un élément situé dans un des plans inférieurs (surtout quand ceux qui sont au-dessus le cachent). InDesign propose deux méthodes, l’une fait appel à des commandes, l’autre à des manipulations avec la souris.
La sélection d’objets superposés par le sous-menu Sélectionner
Quand le curseur se situe sur une zone de recouvrement des différents objets superposés, vous pouvez utiliser les commandes du sous-menu Sélectionner du menu contextuel.

La sélection d’objets superposés avec la souris
Quand vous cliquez sur une superposition d’objets, vous obtenez la sélection de l’objet au premier plan. Si vous enfoncez [Ctrl] et continuez à cliquer, vous sélectionnez l’objet dans le plan inférieur ; le clic suivant avec [Ctrl] donne le plan inférieur… et ainsi de suite jusqu’à l’objet à l’arrière-plan. Avec l’outil Flèche noire , il est possible de « remonter » dans la superposition en enfonçant les touches et [Alt Ctrl] : les clics successifs feront aboutir progressivement au premier plan.

A TTENTION Dans le cas d’un bloc d’image, si au lieu de cliquer (avec la touche [Ctrl] enfoncée), vous double-cliquez, ceci aura pour effet de sélectionner l’image du bloc sur lequel vous avez cliqué.

A STUCE Si vous souhaitez déplacer un objet situé dans un plan intermédiaire, sélectionnez celui juste au-dessus, enfoncez [Ctrl] (ou [Alt Ctrl] pour le copier) et glissez la souris. Il est parfois plus simple de le sélectionner et de le déplacer avec les touches fléchées.
L ES SÉLECTIONS SPÉCIALES
La sélection d’un élément de gabarit
Quand on compose un document sur plusieurs pages, on utilise des gabarits. On place dans ces gabarits tous les objets qui doivent apparaître dans toutes les pages courantes (marque de pagination, titre courant, etc.). On appelle ces objets des éléments de gabarit ou éléments types ; dans la page courante, ces éléments s’affichent toujours à l’arrière-plan des objets de la page, ils sont verrouillés.
Pour indiquer qu’un objet a été placé sur le gabarit, InDesign affiche ses contours en pointillés. Si vous devez sélectionner un des éléments de gabarit sur une page courante (afin de le déplacer, le modifier, voire le supprimer), vous ne pourrez réaliser cette sélection que si vous enfoncez les touches [ Ctrl] pendant que vous cliquez sur l’élément type. À l’issue de la sélection, l’objet passe automatiquement au premier plan du calque actif (ce n’est plus un élément de gabarit, mais il garde certains liens de mise à jour avec ce dernier).

La sélection des blocs de texte dans une chaîne
Quand le texte est trop long pour tenir dans un seul bloc, on « place » le surplus du texte dans d’autres blocs (sur la même page ou sur des pages différentes) : on dit que les blocs sont chaînés entre eux ( nous étudierons en détail les techniques de chaînage dans le chapitre consacré à la gestion du texte ). InDesign montre cette chaîne si vous lancez la commande Afficher le chaînage du texte du menu Affichage/Extras . De plus, il vous permet, à partir du moment où un des blocs de la chaîne est actif, de sélectionner l’un des autres blocs de la chaîne en utilisant un des raccourcis du tableau ci-après. On tape On sélectionne* [Alt Ctrl] Le bloc suivant dans la chaîne. [Alt Ctrl] Le bloc précédent dans la chaîne. [ Ctrl Alt] Le dernier bloc de la chaîne. [ Ctrl Alt] Le premier bloc de la chaîne.
* Si le point d’insertion clignote dans un bloc, c’est le contenu du bloc, c’est-à-dire le texte, qui sera sélectionné.

N OTE Ces raccourcis restent valables même si les blocs n’appartiennent pas à la même page.
Après les techniques de sélection, passons en revue les différents traitements que peut subir le bloc sélectionné.
Les déplacements d’objets
Ils s’effectuent selon plusieurs méthodes : manuellement par glissement, au clavier, par le panneau Contrôle (ou Transformation ) ou encore par la commande Déplacement . Nous allons examiner ces différentes méthodes et préciser leurs avantages respectifs. Le cas du centrage de l’image dans le bloc est traité plus loin avec les ajustements.

N OTE La génération de l’aperçu du contenu lors d’une tranformation manuelle est réglable dans les préférences à la rubrique Interface . Il n’est plus nécessaire d‘attendre une demi-seconde avant de visualiser le contenu transformé.

L E DÉPLACEMENT MANUEL PAR GLISSEMENT
Le déplacement et l’outil de sélection
Avec les images, le choix de l’outil de sélection (seul ou avec une touche) influe sur la nature de l’élément déplacé (bloc et/ou image). Élément à déplacer Outils Remarque Conteneur (bloc + contenu) ou + [Ctrl] Sur le bloc, hors de l’anneau de contenu, le curseur devient : (ou avec l’outil Flèche blanche sur un bloc de texte). Image seule Sur l’anneau de contenu, le curseur devient. Tracé sans l’image + [Alt] ( clic sur le tracé) Pour déplacer, relâchez [Alt] et glissez le tracé (et non pas le fond du bloc).


A STUCE Pour obtenir un mouvement uniquement vertical (ou horizontal), commencez le déplacement, puis enfoncez .

A TTENTION Quand vous déplacez l’image seule, toutes ses parties situées à l’extérieur du bloc sont masquées. De même, si vous déplacez le tracé du bloc sans l’image, vous ne verrez plus les parties de l’image à l’extérieur du tracé.
Le déplacement et le magnétisme
Si, au cours du déplacement, le bord du cadre de sélection est en superposition avec un repère, la flèche devient blanche quelle que soit sa position sur l’objet.
Le déplacement avec l’outil Texte
Si vous enfoncez [Ctrl] , l’outil en cours se transforme en flèche et les poignées s’affichent sur le bloc « survolé » par le curseur. Ceci permet, par exemple, de déplacer un bloc de texte avec l’outil Texte actif.

A STUCE S’il y a des superpositions de blocs, il est préférable de commencer par désélectionner ( A [ Ctrl A] ) le bloc à déplacer, d’enfoncer la touche [Ctrl] , puis de glisser le bloc dès que ses poignées s’affichent. Si vous n’opérez pas ainsi, c’est le bloc situé dans un plan inférieur qui sera déplacé.
L E DÉPLACEMENT D’OBJET AU CLAVIER
Il est possible d’obtenir des déplacements précis avec les touches fléchées du clavier. En effet, chaque frappe provoque un mouvement dans le sens indiqué par la touche, d’une valeur programmable dans les Préférences / Unités et incréments (menu InDesign ou Fichier ). En ajoutant , le déplacement sera dix fois plus important.

A STUCE N’hésitez pas à programmer une valeur faible dans la case Touche curseur des préférences (par exemple, 0,1 pt) car cette valeur peut être multipliée par dix avec .

A TTENTION Ici aussi, en fonction de l’outil actif ( Flèche noire , Flèche blanche ) et de la sélection affichée, vous déplacerez le bloc et l’image, l’image seule ou le tracé seul.
L E POSITIONNEMENT PAR LE PANNE AU C ONTRÔLE
Le panneau Contrôle permet d’effectuer des déplacements précis en modifiant la valeur de position définie par les cases X ou Y accessibles après une sélection du bloc avec l’outil Flèche noire , ou des cases X+ ou Y+ avec une image sélectionnée avec l’outil Flèche blanche et l’option Afficher le décalage du contenu active dans le menu du panneau Contrôle .

A STUCE Au clavier, on active la première case (X ou X+) du panneau Contrôle en tapant ^ [Ctrl ^] .

La référence du positionnement
Les valeurs des cases X et Y indiquent la position d’un point de référence désigné par le point noir sur l’icône ; cette position est définie par rapport à l’origine de la règle. Celle-ci peut être déplacée par glissement du croisement des règles ou ramenée à sa place initiale (bord supérieur gauche de la page), par double-clic dans le croisement des règles.
Les changements de valeurs
Ils s’effectuent par remplacement de la valeur en cours ou par une opération sur cette dernière (+ ou –), par exemple 120 + 20 (120 étant la position d’origine et 20, le déplacement souhaité). Dans les deux cas, remplacement ou opération, vous devez valider pour appliquer le changement. Pour cela, utilisez la touche [ ] et passez à la case suivante ou tapez ou encore pour garder la case active. Le changement de valeur peut se faire par incrémentation (de 1 unité et 10 avec ) à l’aide des touches Flèche vers le haut ou vers le bas , une fois la case X ou Y active.

A STUCE Si vous enfoncez [Alt] en tapant une des touches fléchées comme indiqué ci-dessus, il y aura une copie.
L A COMMANDE D ÉPLACEMENT
Comme Illustrator, InDesign possède une commande Déplacement . On y accède par le sous-menu Transformation (menu Objet ou menu contextuel), au clavier en tapant M [ Ctrl M] ou par double-clic sur l’outil Flèche .

A STUCE La fenêtre Déplacement s’affiche également à partir du panneau Contrôle par clic [Alt clic] sur l’intitulé de la case X ou Y (ou X+ ou Y+ selon le type de sélection).

Cette commande affiche une fenêtre dans laquelle vous pouvez choisir si le déplacement, selon la sélection, s’applique au tracé seul, au bloc et son contenu, ou pour les images, à son contenu seul. Un aperçu permet un contrôle du positionnement de l’objet ; de plus, une copie peut être envisagée.
P OSITION RELATIVE OU ABSOLUE ?
Quand un objet fait partie d’un groupe ou d’un ensemble d’objets imbriqués ( voir plus loin ), les cases X et Y indiquent la position de la sélection par rapport à son conteneur. Dans le cas d’une image, ce sont les cases X+ et Y+ qui indiquent la position de l’image par rapport à son conteneur. Pour obtenir ces coordonnées par rapport aux bords de la page et non plus par rapport au conteneur, lancez la commande Afficher le décalage du contenu dans le menu local ( ) du panneau Contrôle (ou Transformation ). Relancez cette commande pour retrouver les coordonnées relatives au conteneur.
L ES DÉPLACEMENTS AVEC L’OUTIL E SPACE
Sans sélectionner les blocs, l’outil Espace ( ) pemet de modifier l’espace entre le bord de la page et un bloc ou l’espace entre plusieurs blocs. Nous étudierons d’autres fonctionnalités dans la partie consacrée aux alignements et à la distribution d’espace.
Le déplacement d’un seul objet
Une fois l’outil activé (en tapant la lettre U ), placez-le près du bloc. Une bande grise (horizontale ou verticale) indique alors la zone de référence (bord de page), enfoncez [Alt] et glissez l’outil pour obtenir le déplacement de l’élément (attention, sans [Alt] le bloc sera déformé).

A STUCE Si l’objet devant lequel est placé l’outil Espace est associé à un autre objet, c’est tout le groupe qui se déplacera lors du glissement de l’outil.
Si la mise en pages comporte des blocs alignés, la bande grise indique que les deux blocs seront déplacés en même temps. Pour n’en déplacer qu’un et rompre cet alignement, ajoutez , la bande se réduira à l’élément déplacé.

Le déplacement de plusieurs objets
Si vous placez l’outil Espace entre les deux blocs, la bande grise les relie ; par glissement (avec [Alt] ) vous obtiendrez le déplacement des deux blocs en même temps. Pour les écarter ou les resserer, enfoncez les touches et [Alt Ctrl] .

Si vous souhaitez qu’un des objets ne bouge pas, vous pouvez le verrouiller par la commande du menu Objet (au clavier L [Ctrl L] ). Un cadenas indiquera le verrouillage du bloc (il disparaîtra par double-clic dessus : le bloc sera déverrouillé).

Les copies d’objets
Comme pour les déplacements, les copies se réalisent de plusieurs façons et notamment par la commande Déplacement mentionnée précédemment. Voici la description des autres possibilités.
L A COPIE PAR GLISSEMENT
La copie du bloc (et de son contenu)
Pour réaliser cette copie, nul besoin de sélectionner l’objet à copier. Amenez l’outil Flèche noire sur l’objet pour voir le curseur devenir , (évitez le centre du bloc s’il contient une image, le curseur deviendrait ), enfoncez [Alt] et glissez le bloc copié jusqu’à l’endroit voulu : la flèche devient ou si le déplacement est selon un angle multiple de 45° (des repères commentés s’afficheront).

Si vous utilisez l’outil Flèche blanche , enfoncez d’abord [Alt] avant de glisser le bloc (sur le bloc, le curseur deviendra , puis pendant le glissement).
Si vous utilisez l’outil Texte , enfoncez d’abord [Alt Ctrl] avant de glisser le bloc (sur le bloc, le curseur deviendra , puis pendant le glissement).
Les copies multiples (grille de copies)
On les obtient sensiblement comme précédemment (avec [Alt] ), à ceci près qu’il faut taper (une ou plusieurs fois) Flèche vers le haut et/ou Flèche vers la droite pour augmenter le nombre de copies verticales ou horizontales (les touches fléchées opposées réduisent le nombre).

Si l’espacement entre les différents blocs ne vous convient pas, vous pouvez le modifier. En effet, la grille étant encore sélectionnée, si vous glissez une poignée d’angle en enfonçant la touche Espace , vous rapprocherez ou écarterez les objets. En ajoutant la touche [Alt] , l’espacement se gère à partir du centre de l’ensemble de la grille.

La copie de l’image dans un nouveau bloc
Pour obtenir une copie de l’image dans un bloc rectangulaire de même taille que l’image, au lieu d’un copier-coller, opérez ainsi : désélectionnez le bloc ( A [ Ctrl A] ), avec l‘outil Flèche noire ou l’outil Flèche blanche et la touche [Alt] , glissez le centre de l’image à l’endroit voulu : une copie apparaît dans un bloc rectangulaire de la taille de l’image.

L A COPIE PAR LE PANNEAU C ONTRÔLE
La manipulation est identique à celle du déplacement par le panneau Contrôle (ou encore Transformation ), à un détail près : il faut valider l’opération en tapant [Alt ] .

A STUCE En utilisant les touches Flèche vers le haut ou Flèche vers le bas pour modifier les valeurs de X ou Y (éventuellement, avec pour multiplier par 10 l’incrément), il y a copie si vous enfoncez [Alt] .
L A COPIE PAR DUPLICATION
La duplication d’un bloc (ou d’un ensemble de blocs) s’obtient avec les commandes du menu Édition / Dupliquer ou Exécuter et répéter .
Dupliquer ( D [ Alt Ctrl D] ) crée (la première fois) une copie décalée de 10 pt vers le bas et de 10 pt vers la droite. Par la suite, elle utilise les valeurs correspondant à la dernière copie manuelle par glissement.
Exécuter et répéter ( U [Alt Ctrl U] ) affiche une fenêtre dans laquelle vous spécifiez le nombre de copies et leur déplacement (horizontal et vertical) par rapport à l’original. Si c’est la sélection de l’image qui est réalisée, les copies seront placées dans des blocs de la taille de l’image.

N OTE Les valeurs de décalage saisies dans la fenêtre Exécuter et répéter sont mémorisées et utilisées dans Dupliquer .
L A COPIE PAR COPIER-COLLER
La technique du copier-coller ( C [Ctrl C] , puis V [Ctrl V] ) présente l’avantage de faire transiter la sélection par le presse-papiers, ce qui permet des collages multiples sur des pages ou des documents différents.

N OTE Coller sur place (menu Édition ou V [ Alt Ctrl V] ) permet de placer la copie aux mêmes coordonnées que l’original lorsqu’il a été copié ou coupé.
Les transformations d’objets
Les transformations se répartissent en quatre catégories : la mise à l’échelle, la rotation, la déformation (ou inclinaison) et la symétrie. La plupart d’entre elles se réalisent par programmation (panneau Contrôle ou Transformation ) ou manuellement par les outils du panneau Outils . Nous commencerons par l’étude des mises à l’échelle qui s’effectuent de manière manuelle (par glissement) ou par paramétrages (par les panneaux) si des valeurs précises sont nécessaires.
La mise à l’échelle manuelle
L’ AJOUT D’UNE CONTRAINTE DE MISE À L’ÉCHELLE PAR GLISSEMENT
Il s’agit du glissement d’une des poignées du cadre de sélection. L’élément mis à l’échelle dépend de l’outil actif, de la nature de la sélection (bloc de texte ou bloc d’image) et des touches ajoutées lors du glissement. Le tableau ci-après indique les contraintes possibles avec l’ajout de touches. Touche Contrainte obtenue Le bloc est mis à l’échelle homothétiquement (rapport L/H conservé). [Alt] La mise à l’échelle s’effectue à partir du centre du bloc (ou de la sélection). [Ctrl] Le contenu et le bloc sont mis à l’échelle simultanément. Attention, la touche doit être enfoncée avant d’agir sur la poignée. Cumul , , [ , Alt, Ctrl] Il y a cumul des contraintes. Par exemple, [ Ctrl] donne une mise à l’échelle homothétique du bloc et du contenu.
L ES PRÉFÉRENCES DE MISE À L’ÉCHELLE
La rubrique Général des préférences propose deux options de mise à l’échelle : Appliquer au contenu et Ajuster le poucentage de mise à l’échelle . Elles gèrent la façon dont est appliquée la transformation et dont le pourcentage de mise à l’échelle s’affichera dans le panneau Contrôle .

Option Appliquer au contenu : transformation définitive au niveau du bloc
Avec cette option, quand le bloc est sélectionné, les cases Mise à l’échelle sur X et sur Y affichent toujours 100 % à l’issue d’une mise à l’échelle.
Avec un texte
Si vous sélectionnez le texte, la case Corps indique la nouvelle taille et il n’y a aucune possibilité de connaître la taille initiale et de réinitialiser le texte sur cette valeur.


Avec une image
La sélection de l’image indique le pourcentage de mise à l’échelle. Dans ce cas, celui-ci pourra être remis à 100 % à l’aide de la commande Annuler les transformations du menu du panneau Contrôle .



Option Ajuster le pourcentage de mise à l’échelle
Avec un texte
La case Corps indique la nouvelle taille entre parenthèses à droite de la taille initiale. Ici, depuis le menu du panneau Contrôle , il est possible de réinitialiser le texte sur la valeur initiale à l’aide de la commande Annuler les transformations ou de définir cette nouvelle taille comme valeur initiale avec la commande Rédéfinir comme mise à l’échelle à 100 % . Dans les deux cas, c’est le bloc qui doit être sélectionné.


Avec une image
Sa sélection indique le pourcentage de mise à l’échelle, mais ici, la réinitialisation à 100 % ou l’annulation pourra se faire au niveau de l’image seule et/ou au niveau du bloc.

Voici des exemples d’utilisation des commandes du menu du panneau Contrôle avec un bloc d’image mis à l’échelle manuellement.

A TTENTION N’oubliez pas que l’agrandissement de la taille d’une image bitmap entraîne une réduction de la résolution : il peut en résulter une perte de qualité lors de l’impression si celle-ci est trop importante (agrandissement > à 20 %). Le panneau Informations (menu Fenêtre ) peut indiquer la nouvelle résolution ppp effectifs (sauf avec les images au format PDF, EPS ou les images vectorielles).

L’ AJUSTEMENT AUTOMATIQUE DES IMAGES
Il s’agit d’une option qui peut être activée dans le panneau Contrôle ou dans la fenêtre Options d’ajustement du bloc affichée à partir du sous-menu Ajustement (du menu Objet ). Dans ce dernier cas, il sera possible de choisir les options Ajustement du contenu (les options Valeurs de recadrage sont sans effet sur l’ajustement automatique).


Le point de référence de l’ajustement
Par défaut, l’ajustement s’effectue en gardant fixe (point de référence) l’angle supérieur gauche. Vous pouvez définir un autre point, par exemple le centre de l’image.
Les types d’ajustement du contenu
– Sans : c’est l’option par défaut. Dans ce cas, il n’y a aucun ajustement du contenu, seul le point de référence est utilisé. Par exemple, avec la référence au centre, l’image (non redimensionnée) se repositionne au centre du bloc modifié lors d’une mise à l’échelle manuelle.

– Ajuster le contenu au bloc : l’image remplit compètement le bloc. Le plus souvent, le rapport largeur/hauteur n’est pas conservé.

– Ajuster le contenu proportionnellement : l’image est mise à l’échelle de manière homothétique à partir du point de référence choisi. Selon les dimensions du bloc par rapport à celles de l’image, une zone vide peut apparaître, sa position dépend du choix du point de référence.

– Remplir le bloc proportionnellement : la largeur ou la hauteur de l’image s’ajuste à celle du bloc et l’autre dimension est mise à l’échelle en conservant le rapport largeur/hauteur. Le point de référence définit le point fixe de l’image. Le bloc apparaît complètement rempli mais une partie de l’image n’est plus visible (celle opposée au point de référence).


L’ AJUSTEMENT D’UN BLOC DE TEXTE
Cet ajustement peut se réaliser de deux façons : manuellement, par action sur les poignées, ou automatiquement, par les options du bloc de texte. Cette façon d’opérer s’avérera intéressante car elle pourra être incluse dans le style d’objet ( nous le verrons plus loin ).
L’ajustement manuel du bloc de texte
Avec un bloc de texte, si les dimensions du bloc deviennent trop petites par rapport au texte, une partie de celui-ci disparaît — un signe + rouge indique que du texte est caché (il faudra chaîner vers un autre bloc, réduire l’encombrement du texte ou ajuster le bloc, voir plus loin ). En général, ce genre de transformation s’effectue dans le sens d’un agrandissement du bloc ; il a pour but de réafficher un texte devenu (partiellement) invisible.
Avant d’effectuer la transformation d’un bloc de texte par glissement, vous pouvez adapter ses dimensions à l’encombrement du texte, ce qui facilitera le contrôle de la transformation. Pour cela, sélectionnez le bloc avec l’outil Flèche noire et cliquez sur l’icône du panneau Contrôle (utilisez Ajuster le bloc au contenu du menu Objet ou contextuel, à la rubrique Ajustement , tapez C [Alt Ctrl C] ).

Cet ajustement est réalisable manuellement par double-clic sur une des poignées du bloc (éventuellement avec [Ctrl] et l’outil Texte ). L’ajustement s’effectue sur deux dimensions avec une poignée d’angle et une seule avec une poignée latérale. Dans tous les cas, la réduction s’effectue vers la poignée opposée à celle sur laquelle vous avez cliqué.

L’ajustement automatique du bloc de texte
Cet ajustement se met en place à partir de la fenêtre Options du bloc de texte que l’on affiche, quand le bloc est sélectionné, par le menu Objet , puis la commande Options de bloc de texte (au clavier B [Ctrl B] ). Cette fenêtre propose trois onglets, dont le dernier, Dimensionnement automatique , permet de gérer l’ajustement du bloc (un aperçu facilite les réglages).

Par défaut, aucun ajustement n’est effectué et le bloc conserve ses dimensions de construction. Un menu local, Dimensionnement automatique , propose quatre options de dimensionnement auxquelles est associée une grille pour positionner le bloc redimensionné (par défaut au centre).

Avec l’option Hauteur seulement , la largeur initiale du bloc n’est pas modifiée, en revanche, sa hauteur est augmentée ou réduite pour que tout le texte soit visible. Cette hauteur est ajustée à la hauteur du bloc, sauf si vous spécifiez une valeur supérieure à l’encombrement du texte dans la case Hauteur minimum .
De la même manière, avec l’option Largeur seulement , la hauteur initiale du bloc n’est pas modifiée, mais sa largeur est augmentée ou réduite pour que tout le texte soit visible. Ici aussi, une largeur minimum peut être imposée.

On peut également programmer un redimensionnement automatique sur les deux dimensions et conserver ou non le rapport L/H du bloc initial.
Dans certain cas, le redimensionnement provoque un passage à la ligne des mots. Pour l’éviter, notamment avec des titres, par exemple, on peut cocher l’option Sans saut de ligne pour obtenir un texte sur une seule ligne.

L A MISE À L’ÉCHELLE MANUELLE D’UN ENSEMBLE DE BLOCS
Pour redimensionner simultanément un ensemble de blocs sélectionnés, il n’est plus impératif d’en faire un groupe. Il suffit d’agir sur l’une des poignées de l’ensemble avec [Ctrl] enfoncée (et en ajoutant pour conserver le rapport L/H).

Si vous n’enfoncez pas la touche [Ctrl] , le contenu des blocs n’est pas redimensionné. Au niveau des textes, suite à une réduction, le signe + peut apparaître si une partie du texte n’est plus visible. Au niveau des images, une réduction fait disparaître une partie de l’image ; dans le cas d’un agrandissement, elles ne subissent aucune modification mais peuvent disparaître partiellement.

Si, avant d’agir, vous cochez l’option Ajustement automatique , le contenu des blocs d’image peut disparaître en raison des valeurs différentes de l’option Valeur de recadrage . Par la suite, chaque image est ajustée dans son bloc en fonction du réglage défini des options d’ajustement.

A STUCE Quand vous avez sélectionné un ensemble de blocs et agissez sur une poignée d’angle, le fait d’enfoncer la touche Espace provoque un changement dans la distribution de l’espace entre les blocs et non plus leur redimensionnement ( voir aussi page 78 ).

Les mises à l’échelle paramétrées
L’ OUTIL M ISE À L’ÉCHELLE ET LA FENÊTRE M ISE À L’ÉCHELLE
Appliquée à un bloc d’image, la transformation par l’outil Mise à l’échelle affecte, selon la sélection, le bloc et l’image, l’image seule, le tracé seul ou encore l’ensemble des blocs sélectionnés. Appliquée à un bloc de texte, contenu et conteneur subissent la transformation.
En appliquant une transformation par cet outil, vous pouvez choisir la position de l’axe de transformation. Une fois l’objet sélectionné et l’outil Mise à l’échelle activé, une petite croix marque cet axe (c’est le point noir de l’icône du panneau Contrôle ), mais vous pouvez la déplacer (même hors de l’objet, l’icône deviendra ) en la glissant (l’outil devient ) ou en cliquant sur l’un des points de l’icône .
Quand l’origine est positionnée, vous pouvez transformer manuellement par glissement ou en paramétrant.
Mise à l’échelle manuelle : commencez par écarter l’outil de l’axe (éventuellement, attendez une demi-seconde pour visualiser), puis glissez. Avec , on n’agit que sur un seul axe (glissement horizontal ou vertical) ou par homothétie (glissement en biais). Avec [Alt] , on obtient une copie.
Mise à l’échelle paramétrée : elle s’effectue depuis une fenêtre qui donne un aperçu de la mise à l’échelle ; pour l’afficher, double-cliquez sur l’outil. Pour afficher la fenêtre tout en repositionnant l’axe, effectuez un clic [Alt clic] .

L A MISE À L’ÉCHELLE PARAMÉTRÉE PAR LE PANNEAU C ONTRÔLE
Elle s’effectue (dans le panneau Contrôle ou Transformation ) à l’aide des cases % de mise à l’échelle et (et, éventuellement, leurs menus locaux) ou des cases L et H (des opérations, +, –, * et /, sont possibles).
Pensez à choisir l’axe ( ) de la transformation avant de changer les valeurs ; pour le placer à l’extérieur du bloc, activez un outil de transformation et glissez l’axe. Ici aussi, selon la sélection, la transformation affecte le bloc et l’image, l’image ou le tracé seul, mais avec un bloc de texte, tous deux subissent la transformation (sauf avec les cases L et H ). Pour conserver les proportions du bloc, cliquez sur l’icône (elle devient ). Quand vous saisissez une valeur, vous devez la valider en tapant ( Entrée ).

A STUCE Vous avez différentes possibilités pour valider :
– avec ( Entrée ) , la case reste active ;
– avec [Ctrl ] , il y a homothétie même si le lien n’est pas activé ( ) ;
– avec [Alt ] , il y a copie.

A TTENTION Comme lors d’un glissement avec [Ctrl] , il y a mise à l’échelle du contour sauf si vous avez décoché Ajuster l’épaisseur… dans le menu du panneau Contrôle .
Les mises à l’échelle par incrémentations
Comme dans toutes les cases comportant une valeur, en tapant Flèche vers le haut ou vers le bas , vous pouvez incrémenter, et donc, dans le cas d’une mise à l’échelle, augmenter ou réduire la valeur en cours de 1 % (1 mm pour L et H ) et 10 % avec . Si vous ajoutez [Alt] , il y aura copie.
Les valeurs relatives et absolues
Avec une sélection de bloc, après transformation, les cases indiquent toujours 100 % (sauf si vous choisissez Ajuster le pourcentage de mise à l’échelle dans Préférences/Général ) : elles se réfèrent à la taille relative. Avec une sélection d’une image, les valeurs (en %) reflètent la taille absolue. Pour la ramener à sa taille d’origine (100 %), utilisez la commande Effacer les transformations du menu du panneau Contrôle . On retrouve ici les options des traitements manuels sur les poignées ( voir Les préférences de mise à l’échelle, page 61 ).
L A MISE À L’ÉCHELLE AUTOMATISÉE PAR AJUSTEMENTS PRÉDÉFINIS
Ces ajustements ont déjà été évoqués à plusieurs reprises, nous allons ici en faire un rappel.
L’ajustement par le menu Objet ou le panneau Contrôle
Avec un bloc d’image, quand le bloc ou son image sont sélectionnés, le sous-menu Ajustement (menu Objet ou contextuel) propose différentes mises à l’échelle (et un centrage) du bloc et de l’image. Ces manipulations sont réalisables depuis les icônes du panneau Contrôle .

Le tableau ci-après résume les différents cas. Commande Action obtenue Exemple Ajuster le contenu au bloc E [Alt Ctrl E] L’image occupe tout le bloc et prend ses dimensions. Elle peut apparaître déformée. Ajuster le bloc au contenu C [Alt Ctrl C] Le bloc devient un rectangle aux dimensions de l’image qui est alors parfaitement recadrée. Ajuster le contenu avec ses pro portions E [ Alt Ctrl E] Force l’image dans le bloc homothétiquement. L’image n’occupe pas toujours tout le bloc, un centrage peut s’avérer utile. Remplir le bloc en gardant ses pro portions Force l’image dans le bloc homothétiquement, une partie de celle-ci peut disparaître (centrage parfois utile).
Le centrage du contenu
Cette option figure avec les icônes d’ajustement du panneau Contrôle et dans le sous-menu Ajustement (menu Objet ou contextuel). Elle ne modifie que la position de l’image en la faisant apparaître au centre du bloc (au clavier E [ Ctrl E] ).

Les options d’ajustement
Elles s’appliquent à un ou plusieurs blocs contenant une image ou à un bloc d’image vide. Dans ce cas, cela permet de prédéfinir la façon dont l’image s’ajustera et se positionnera dans le bloc quand elle y sera collée ou importée.

L’ajustement bloc-contenu par double-clic
Quand on double-clique sur une poignée d’un bloc, on ajuste la taille du bloc à celle du contenu. Les résultats diffèrent selon la poignée cliquée et selon le type du bloc d’image ou de texte. Si on clique sur un angle, les deux dimensions sont modifiées alors qu’avec une poignée latérale, seule la hauteur ou la largeur sont ajustées.
Dans le cas d’une image, l’agrandissement du bloc s’effectue vers la droite et/ou le bas ; avec un texte, il s’effectue vers la poignée opposée à l’endroit où on clique.

La rotation d’objets
L A ROTATION MANUELLE
Comme pour les mises à l’échelle, la sélection reste valable : Flèche noire pour faire pivoter le bloc et son contenu ; Flèche blanche pour le tracé seul ou l’image seule. Pour les textes (ou les blocs sans contenu), sélectionnez indifféremment avec l’outil Flèche noire ou Flèche blanche . La touche [Alt] permettra la création de copies.
Pour obtenir cette rotation, amener le curseur au voisinage d’une poignée d’angle, le curseur se transforme en, glissez pour faire pivoter l’objet. Des repères commentés indiquent l’axe et l’angle de rotation.

Quand vous pivotez un objet, les repères commentés changent de couleur pour vous indiquer la coïncidence d’angle avec un autre objet déjà pivoté.

La rotation d’une image à l’intérieur de son bloc s’obtient à partir d’une sélection de l’image (par clic sur l’anneau de saisie du contenu). Le curseur devient au voisinage d’une poignée d’angle et son glissement provoque la rotation de l’image à partir de son centre.

L A ROTATION PAR LE PANNEAU C ONTRÔLE ( OU T RANSFORMATION)
Après avoir choisi la position de l’axe de rotation (par un clic sur ou par glissement de l’axe avec l’outil Rotation ), vous disposez de quatre méthodes pour faire pivoter l’objet :
– saisir une valeur dans la case Angle de rotation , puis valider en tapant ( [Alt ] pour une copie) ;
– utiliser le menu local de valeur à droite de la case ;
– cliquer dans la case , puis incrémenter degré par degré avec les touches Flèche vers le haut ou vers le bas (avec , l’incrément passe à 5°) — cette méthode est particulièrement intéressante pour affiner une rotation visuellement ;
– utiliser le menu local du panneau Contrôle (ou Transformation ) pour choisir l’une des trois rotations proposées.

Le panneau Contrôle propose deux icônes et pour faire pivoter selon des angles multiples de 90° autour de l’axe défini par l’icône (un aperçu montre l’orientation que prend le bloc). On obtient des copies par clic [Alt clic] . Ces options correspondent à des rotations prédéfinies que l’on retrouve dans le menu du panneau Transformation .
Certaines des manipulations précédentes s’obtiennent avec l’outil Rotation . C’est ce que nous allons voir maintenant.
L’ OUTIL R OTATION
L’outil Rotation s’utilise comme l’outil Mise à l’échelle : on positionne l’axe de rotation par glissement ou par un clic sur l’icône dans le panneau Contrôle (ou Transformation ). On s’écarte de l’axe et on fait pivoter par glissement.

A STUCE Avec , la rotation s’effectue selon des multiples de 45°. Si on ajoute [Alt] , on crée une copie.
Pour redresser un objet (image ou tracé), sélectionnez-le avec l’outil ad hoc et tapez 0 dans la case Angle de rotation du panneau Contrôle (ou Transformation ).
Si vous double-cliquez sur l’outil (ou clic [Alt clic] sur l’icône du panneau Contrôle ), une fenêtre de rotation apparaît. Elle permet de prévisualiser la rotation et d’obtenir une copie.

A TTENTION Contrairement à la case du panneau Contrôle , la fenêtre Rotation n’indique pas l’orientation de l’objet mais uniquement l’angle de la future rotation.
L’inclinaison et la déformation
Avec le panneau Contrôle (ou Transformation ), on limite la transformation à une inclinaison de l’objet selon un axe horizontal, alors qu’avec l’outil Déformation , la transformation peut être une inclinaison horizontale, verticale ou les deux en même temps.
L’ INCLINAISON PAR LE PANNEAU C ONTRÔLE
Vous disposez des mêmes techniques que pour la rotation. Choisissez d’abord l’origine de la déformation (par clic sur un point de l’icône ), puis transformez en saisissant une valeur dans la case Angle de déformation sur X et en validant par (ou [Alt ] pour une copie), en utilisant le menu local de valeur à droite de la case , ou encore en cliquant sur l’icône et en incrémentant avec les touches Flèche vers le haut ou vers le bas (l’incrément de 1, passe à 5° avec ). L’aperçu indique qu’il y a eu une inclinaison.

A STUCE La valeur saisie dans la case correspond à une inclinaison horizontale ; pour réaliser une inclinaison verticale uniquement, entrez la même valeur dans la case de rotation et dans celle d’inclinaison.
L’ OUTIL D ÉFORMATION
L’outil Déformation (accessible depuis l’outil Transformation manuelle dans le panneau Outils ), s’utilise comme les autres outils de transformation : on place l’axe par glissement de l’origine directement sur le bloc ou par un clic sur dans le panneau.
On s’écarte de l’axe et on glisse pour déformer l’objet. Selon le glissement opéré, l’outil Déformation peut provoquer des inclinaisons selon les deux axes : le panneau Contrôle indique alors l’angle d’inclinaison horizontale ainsi qu’un changement de l’angle de la rotation et des valeurs de mise à l’échelle du contenu (dans le cas d’une image).
L A FENÊTRE D ÉFORMATION
Si vous double-cliquez sur l’outil (ou clic [Alt clic] sur l’icône du panneau Contrôle ), la fenêtre Déformation apparaît. Elle permet de prévisualiser la future transformation, voire d’obtenir une copie.

A TTENTION La case du panneau Contrôle affiche la valeur de la déformation déjà affectée à l’objet alors que la fenêtre Déformation indique celle de la future transformation.
Les symétries
Elles s’effectuent par les icônes et du panneau Contrôle (ou par le menu local du panneau Transformation ). Avant de faire la symétrie, définissez l’origine de la transformation en cliquant sur l’un des points de l’icône , ou en activant n’importe quel outil de transformation (rotation, mise à l’échelle…) pour glisser l’axe à l’endroit voulu. Quand on réalise une symétrie, l’aperçu l’indique ( , ou pour les deux symétries cumulées). La copie s’obtient en enfonçant [Alt] .

A STUCE Avec des pourcentages négatifs (–100 %, par exemple) dans les cases de mise à l’échelle, on obtient une symétrie (pour une copie, validez par [Alt ] ).
L’outil Transformation manuelle
Cet outil (qui s’active en tapant E ) regroupe la plupart des autres transformations. Son action dépend de l’endroit où vous agissez sur le cadre de sélection et de la touche ajoutée. Si la sélection est réalisée avec l’outil Flèche noire , la transformation affecte toujours le bloc et son contenu. Le tableau suivant résume ses possibilités. Action sur Résultat Poignée latérale Redimensionnement qui n’affecte qu’une seule dimension. Poignée d’angle Redimensionnement qui affecte les deux dimensions. Poignée d’angle + Redimensionnement homothétique (conservation du rapport L/H). Poignée + [Alt] Redimensionnement centré. Poignée latérale + [Ctrl] Inclinaison*. Poignée latérale + [ Ctrl] Inclinaison* horizontale ou verticale. Poignée latérale + [Ctrl Alt] Inclinaison* centrée. Hors du bloc Rotation (multiple de 45° avec ).
* Attention : commencez à glisser la poignée, puis enfoncer [Ctrl] ou [ Ctrl] ou [ Ctrl] .

A STUCE Dans le cas d’une sélection multiple, il n’est pas nécessaire de grouper les éléments de la sélection pour leur faire subir la transformation.

Ce paragraphe termine l’étude des transformations. Rappelons qu’elles sont applicables à un objet ou à un ensemble d’objets. L’ensemble des transformations s’annule en une opération par la commande Effacer les transformations (menu Objet/Transformation ).
Avec les images, il est préférable d’effectuer certaines opérations dans le logiciel où cette image a été créée. Cela évitera des modifications de résolution qui pourront altérer la qualité de l’image et des temps de calcul importants lors de l’impression. De plus, si les images sont déjà recadrées aux bonnes dimensions, elles seront plus petites, s’importeront plus vite et nécessiteront moins de mémoire.
La répétition d’une transformation
InDesign propose plusieurs commandes extrêmement intéressantes (sorte de scripts) pour répéter sur un autre objet, une opération ou une série d’opérations (ou séquence) réalisées sur un premier objet. Pour mettre en œuvre cette répétition, effectuez les manipulations suivantes.
1. Sélectionnez l’élément voulu, par exemple une image.
2. Appliquez à cette sélection la séquence d’opérations souhaitée. Par exemple, les trois opérations suivantes :
– une mise à l’échelle de l’image à 110 % par les cases % de mise à l’échelle sur X et sur Y ;
– un déplacement manuel du contenu avec les touches fléchées ;
– un ajustement automatique avec Ajuster le bloc au contenu ( C [Alt Ctrl C] ).
3. Sélectionnez une autre image ou plusieurs images, puis dans le menu Objet (ou menu contextuel) et Répéter la transformation , lancez la commande :
– Répéter la transformation : pour n’appliquer que la dernière opération (ajustement automatique) à la sélection (s’il n’y a qu’une image sélectionnée) ;
– Répéter la transformation individuellement : pour n’appliquer que la dernière opération à chacune des images sélectionnées ;
– Répéter la transformation en séquence : pour appliquer l’ensemble des opérations ou séquence à la sélection (s’il n’y a qu’une image sélectionnée) ;
– Répéter la transformation en séquence individuellement : pour appliquer l’ensemble des opérations ou séquence à chacune des images sélectionnées.

Le début de la séquence d’opérations est défini par la réalisation de la sélection. La séquence prend fin quand vous réalisez une nouvelle sélection. Seules les transformations (déplacement, mise à l’échelle, rotation…) dans n’importe quel ordre et en toute quantité sont prises en compte.

A TTENTION Il est impératif de bien respecter la nature de la sélection de l’élément sur lequel vous avez réalisé la séquence. Ainsi, si vous avez traité une image (sélection de contenu) et souhaitez traiter de la même façon d’autres images, il faudra sélectionner une image ou une série d’images (et non pas les blocs) pour utiliser correctement Répéter la transformation en séquence individuellement .

Les traitements particuliers
Les combinaisons Pathfinder
Le panneau Pathfinder propose cinq icônes pour créer des combinaisons entre tracés. On retrouve ces opérations dans le sous-menu Pathfinder du menu Objet . On distingue :
– l’ Addition : ;
– la Soustraction : ;
– l’ Intersection : ;
– l’ Exclusion du chevauchement : ;
– la Soustraction (avant-arrière) : .

L’ ADDITION DE TRACÉS
Dans le panneau Pathfinder , elle s’effectue par clic sur l’icône Addition . L’addition donne un tracé unique (sauf si les tracés initiaux ne se superposaient pas). L’ensemble de tracés prend la couleur et le contenu de l’objet au premier plan ; le contour (s’il y en avait un sur l’objet au premier plan) se place sur les bords extérieurs de l’ensemble.

Voici un exemple d’utilisation d’addition de blocs : la photo dans un ensemble de blocs. Si vous souhaitez placer un visuel dans un ensemble de blocs, ces derniers doivent être combinés par addition.

L ES SOUSTRACTIONS
Dans le panneau Pathfinder , il y a deux icônes de soustractions : la Soustraction (normale : arrière-avant) et la Soustraction (avant-arrière) . Elles sont liées à l’ordre de superposition des tracés.
La soustraction arrière-avant
Cela permet de supprimer une partie d’un dessin. Le ou les tracés au premier plan (à l’avant) agissent un peu comme une gomme, ils viennent effacer une partie de l’objet à l’arrière-plan (à l’arrière) : il ne reste que la partie du tracé à l’arrière-plan qui n’était pas recouverte par d’autres tracés.
La soustraction peut se faire par plusieurs objets ; en revanche, vous devez d’abord les sélectionner (ils sont à l’arrière-plan) et leur appliquer une addition pour créer un seul objet. Cette opération n’est pas nécessaire avec un texte vectorisé.

La soustraction avant-arrière
C’est une soustraction également, mais le ou les objets situés à l’arrière-plan effacent une partie de l’objet au premier plan. Il ne reste qu’une ou des parties du tracé qui étaient initialement au premier plan. Cette opération se réalise avec l’icône du panneau Pathfinder .

A STUCE Si un des objets est obtenu avec une copie par glissement, il apparaît toujours au premier plan. Utilisez les commandes Disposition du menu Objet ou contextuel pour rectifier les plans.
L’ INTERSECTION D ’ OBJETS
L’intersection entre deux objets
Pour utiliser l’ Intersection du panneau Pathfinder ou du menu Objet/Pathfinder , il est indispensable que les objets sélectionnés aient une partie commune (zone de recouvrement) puisque c’est elle qui constitue le tracé final (elle prendra les couleurs de l’objet au premier plan). Cette opération est pratique pour ne garder qu’une partie d’un dessin.
L’intersection multiple (entre plusieurs objets)
Si vous essayez de l’utiliser avec plusieurs tracés au premier plan et plusieurs tracés à l’arrière-plan, la commande Intersection est inopérante.
Pour contourner le problème, opérez comme pour les soustractions multiples. Sélectionnez uniquement les tracés à l’arrière-plan et lancez la commande Addition , puis sélectionnez ceux au premier plan, relancez une Addition ; sélectionnez enfin l’ensemble et lancez Intersection .

L ES EXCLUSIONS DU CHEVAUCHEMENT
Les objets doivent présenter une zone de recouvrement pour que l’ Exclusion du chevauchement puisse créer un trou sur le fond des parties communes entre les tracés : la transparence y est totale. Contrairement aux commandes précédentes, l’exclusion peut s’effectuer avec une sélection comportant plusieurs tracés.

N OTE Nous verrons, dans la partie consacrée à la transparence du chapitre suivant, qu’une sorte d’exclusion peut être obtenue avec un texte sans le vectoriser ou avec un tracé qui restera modifiable.
P ATHFINDER ET LES TRACÉS TRANSPARENTS
Après application d’une opération Pathfinder ( Soustraction , Intersection ou Exclusion ), les tracés résultants sont comme « liés » : vous avez obtenu une « forme composée », qu’InDesign appelle Tracés transparents , dans laquelle il est impossible de sélectionner ou colorer séparément un élément.
InDesign propose, dans le sous-menu Tracés du menu Objet , des commandes pour gérer cette forme composée et, éventuellement, la décomposer en tracés indépendants ( Annuler le tracé transparent ). Nous allons les examiner.

N OTE InDesign crée des tracés transparents quand vous appliquez une soustraction à des tracés dont l’un d’eux couvre l’objet inférieur ou quand un texte est vectorisé (pour que l’intérieur de certaines lettres, a, e, p… soit transparent).
Le tracé transparent dont parle InDesign devrait plutôt s’appeler Tracés composés (la version anglaise, l’appelle Compound Path : tracé composé). En fait, il s’agit d’un ensemble de tracés dont les parties en recouvrement sont (le plus souvent) transparentes. La création de tels tracés permet d’obtenir des formes particulières, mais leur présence peut empêcher certaines manipulations. Il faut parfois annuler ces tracés.
La création d’un tracé transparent
L’obtention d’un tracé transparent est souvent automatique, cependant vous pouvez être amené (dans quelques rares cas) à en créer. Pour cela, lancez la commande Créer un tracé transparent (menu Objet/Tracés ). L’ensemble prend les attributs de couleur de l’objet à l’arrière-plan, et la partie commune aux tracés disparaît en devenant transparente.

Si, dans un ensemble de tracés, un des éléments n’a pas créé le « trou » qu’il aurait dû, sélectionnez un de ses points par encadrement avec l’outil Flèche blanche et lancez Inverser le tracé (menu Objet / Tracés ).
L’annulation des tracés transparents
Tous les éléments d’un ensemble de tracés transparents sont liés ; il n’est pas possible d’en sélectionner un séparément et toute coloration affecte forcément l’ensemble des tracés. Pour manipuler un élément librement (sauf pour des retouches de tracé), il faudra obligatoirement annuler cette option par la commande Annuler le tracé transparent ( Objet / Tracés ). La coloration peut alors se réaliser en resélectionnant l’élément voulu devenu indépendant.

A STUCE Avec certains morceaux décomposés (cas du « R » dans l’exemple), il faut parfois appliquer une opération Pathfinder de type Exclusion pour obtenir un résultat correct.
Les groupes d’objets
Quand des objets doivent toujours être manipulés ensemble (déplacés, copiés, transformés), il est parfois préférable de les associer. Leur sélection avec l’outil Flèche noire en sera simplifiée ; l’ensemble agit alors comme une seule entité. Pour obtenir le groupe, sélectionnez les éléments et lancez la commande Associer du menu Objet ( G [Ctrl G] ). Un cadre unique en pointillés entoure le groupe (il définit son encombrement). Un groupe peut lui-même être associé à d’autres objets (ou groupes) pour former un groupe. Le panneau Calques montrera le calque du groupe (qui, developpé, affichera ses constituants).

Pour ajouter un élément dans le groupe, utilisez le panneau Calques . Alors, sans avoir besoin de le sélectionner (sauf pour l’identifier s’il y a plusieurs éléments), glissez le calque de l’élément voulu dans une des lignes du groupe (la première, si l’élément doit être au premier plan du groupe).


Chaque élément de cette entité peut toujours être manipulé individuellement s’il est sélectionné avec l’outil Flèche noire en plusieurs clics ( voir page 54 ). Inversement, si vous avez sélectionné une image (contenu) appartenant à un groupe, tapez deux fois esc [Echap.] pour remonter à la sélection du groupe (avec esc [ Echap] , on rentre à nouveau dans le groupe). N’oubliez pas que la sélection d’un constituant ou du groupe peut s’effectuer à partir des icônes , , et du panneau Contrôle .

Pour dissocier un groupe, sélectionnez-le et lancez Dissocier du menu Objet (au clavier G [ Ctrl G] ). Si le groupe contient des sous-groupes, il faudra dissocier plusieurs fois pour aboutir aux éléments individuels. Pour sortir un élément d’un groupe sans dissocier le reste du groupe, glissez-le hors du calque du groupe dans le panneau Calques .
Les alignements et les répartitions d’objets
Le panneau Alignement , affiché avec ses options, comprend trois rangées d’icônes : la première pour les alignements, la deuxième pour les distributions et la troisième pour les espacements d’objets. Au centre apparaît un menu pop-up qui permet de définir une référence à cet alignement.

Quand plusieurs blocs sont sélectionnés, le panneau Contrôle affiche, dans sa partie droite, certaines icônes du panneau Alignement avec au centre de ces dernières une icône pour définir la référence de l’alignement.

A TTENTION S’il y a un groupe dans la sélection, il se comporte comme un objet unique.
L ES ALIGNEMENTS
Les alignements peuvent être manuels ou automatiques.
Les alignement manuels
En utilisant les repères commentés, il est très facile d’obtenir l’alignement de deux objets entre eux. Cependant, dès que le nombre d’objets à aligner devient plus important, il est impératif d’avoir recours aux commandes ou aux icônes d’alignement. Si les repères commentés vous gênent, vous pouvez en réduire le nombre à partir des préférences dans la rubrique Repères et table de montage.

Les alignements par les commandes et icônes
Il faut distinguer deux types d’alignement : ceux entre les objets (la sélection) et ceux par rapport à un élément de référence (objet clé, marges, page ou planche).

A TTENTION Quand vous utilisez les icônes d’alignement (ou de répartition), vérifiez que le menu local du panneau Contrôle correspond bien au critère voulu.
L’alignement sur la sélection
Dans ce cas, les six icônes de la première série permettent de placer sur un axe horizontal ou vertical certains points des objets sélectionnés : points gauches , centres , droits ou hauts , centres et bas . L’axe d’alignement est placé sur le point de l’objet qui correspond le mieux au critère choisi (le plus haut, par exemple, dans le cas d’un alignement par ) ou sur une position moyenne des extrêmes pour l’option centrée.

L’alignement sur une référence
Dans ce cas, la sélection peut ne comporter qu’un seul élément. L’alignement s’effectue par rapport au critère choisi dans le menu local du panneau Contrôle (ou Alignement ). Par exemple, en choisissant l’option Sur les marges et les icônes et , on peut facilement centrer un objet dans le rectangle d’empagement ou entre les deux colonnes d’une mise en pages en colonnes.
L’alignement sur un objet-clé
Depuis la version CS6 d’InDesign, il est possible de définir un objet-clé qui servira de référence à l’alignement, c’est-à-dire qui restera fixe. Pour obtenir ce type d’alignement, effectuez les opérations suivantes.
1. Réalisez la sélection des éléments à aligner.

2. Toujours avec l’outil de sélection ( Flèche noire ), cliquez sur l’objet qui doit devenir l’objet clé : il s’encadrera de bleu.

Dans le panneau Contrôle (ou dans le panneau Alignement ), l’option Aligner sur un objet clé s’active automatiquement dans le menu local Aligner sur .

3. Quand l’objet clé est désigné, vous pouvez cliquer sur l’icône d’alignement voulu : cet objet reste fixe alors que les autres éléments de la sélection s’alignent dessus.

L ES RÉPARTITIONS ( DES POINTS ) DES OBJETS
Dès que la sélection comporte deux éléments (ou plus), les six icônes de répartition deviennent accessibles dans le panneau Contrôle (ou utilisables dans la deuxième rangée du panneau Alignement ).
Elles s’utilisent pour répartir l’espace de manière identique entre certains points de référence de chaque objet (points gauches, centres, droits…). Seuls les objets aux extrémités (gauche, droite, ou haute et basse) ne bougent pas sauf si vous avez choisi une référence autre que Sur la sélection .
En général, les résultats ne sont intéressants qu’avec des objets ayant des dimensions identiques (dans ce cas, les trois icônes donnent le même résultat), car il s’agit de l’espace entre les points de référence des objets et non pas entre les objets eux-mêmes.
Une option permet de définir une valeur d’espacement entre les points choisis. Elle est sans effet avec les références d’alignement Sur les marges , Sur la page et Sur la planche , en revanche elle s’active automatiquement quand vous sélectionnez l’option Aligner sur l’objet clé . Avec des objets différents, utilisez plutôt la commande d’espacement (voir ci-après) .

L ES ESPACEMENTS ENTRE LES OBJETS
Les espacements par le panneau Alignement
Les espacements entre objets ne sont disponibles que dans le panneau Alignement . En effet, les deux icônes ( et ) de la troisième rangée permettent de spécifier le même espace entre les bords des objets sélectionnés. Une option permet de définir une valeur d’espacement. Cette valeur peut être nulle (dans ce cas, les objets sont bord à bord) ou négative (il y a alors chevauchement entre les objets).


Les espacements par l’outil Espace
L’outil Espace ( , activé en tapant la lettre U ) permet de modifier l’espace entre les blocs et/ou de déplacer certains blocs ( cette partie a été traitée à la page 58 ). Le contenu des blocs d’image s’ajuste en fonction de l’activation ou non de la commande Ajustement automatique du panneau Contrôle et des options spécifiées pour cette commande. Par défaut, le contenu est recadré et peut disparaître partiellement suite à une réduction (c’est systématiquement le cas avec un texte). Cet outil ne nécessite aucune sélection. Dès qu’il est placé à proximité d’un bloc ou entre des blocs, une bande grise apparaît. Si le bloc est aligné avec un autre bloc, la bande s’étale sur la série de blocs alignés. Il est alors possible de n’agir que sur les blocs les plus proches du curseur en ajoutant la touche .
D’autres touches peuvent être utilisées pour obtenir d’autres traitements. Le tableau ci-après vous indique les possibilités. Dans tous les cas, des repères commentés peuvent apparaître pour indiquer la correspondance de certains espaces. Touche Effet du glissement Aucune Déplace l’espace et redimensionne tous les objets alignés le long de la bande grise. Ajoutez cette touche avant de glisser pour déplacer l’espace entre les objets les plus proches uniquement. [Ctrl] Augmente ou réduit l’espace au lieu de déplacer les objets. Ajoutez avant de glisser pour agir entre les deux objets les plus proches uniquement. [Alt] Déplace l’espace et les objets dans la même direction. Ajoutez avant de glisser pour déplacer uniquement les deux objets les plus proches. [Alt Ctrl] Augmente ou réduit l’espace et déplace les objets. Ajoutez avant de glisser pour augmenter ou réduire l’espace et déplacer uniquement les deux objets les plus proches.

Les espacements par glissement avec la touche Espace
Quand vous avez sélectionné un ensemble de blocs (voire de groupes), il est possible de distribuer l’espace entre les blocs en agissant sur une poignée de la sélection et en enfonçant la touche Espace . Sans cette touche, le contenu des blocs risque de disparaître ou d’être rogné.


On peut utiliser cette distribution pour superposer rapidement une série d’objets en vue de réaliser, par exemple, un élément interactif de type États d’objet . Il suffit alors, une fois la sélection réalisée, de réduire la taille de l’ensemble en enfonçant la touche Espace jusqu’à ce que les blocs se superposent. Il restera à cliquer sur l’icône de création d’états d’objets dans le panneau du même nom.

Les superpositions d’objets
Quand vous créez des objets sur un calque, le dernier dessiné se place au-dessus des autres. De même, quand vous copiez un objet par glissement, la copie se place toujours devant les autres objets du calque. Le sous-menu Disposition du menu Objet (ou menu contextuel) permet de modifier l’ordre des superpositions à l’aide de quatre commandes : Premier plan envoie devant tous les objets du calque actif, En avant fait monter d’un plan, En arrière fait descendre d’un plan et Arrière-plan envoie derrière tous les objets du calque actif.

N OTE Un groupe d’objets se gère comme un objet unique. Quand vous sélectionnez l’un de ses constituants, vous ne pouvez modifier son ordre de superposition qu’au sein du groupe.
Toutes les gestions des superpositions peuvent se réaliser à partir du panneau Calques . Il suffit de glisser le nom du calque à la hauteur voulue dans la liste des calques (un trait noir indiquera la destination du calque à l’issue de son glissement).
Le verrouillage des blocs
La commande Verrouiller la position (menu Objet ou contextuel) permet de fixer la position d’un objet dans la mise en pages (un cadenas s’affichera). L’objet verrouillé reste sélectionnable pour l’application de certains traitements mais ne peut être ni déplacé manuellement, ni transformé par les outils ou les panneaux. On le libère par la commande Déverrouiller .

Les objets ancrés
Il faut distinguer les objets ancrés et les objets imbriqués. Les premiers sont des objets « insérés » dans un texte, alors que les seconds sont « collés » dans un bloc d’image ( leur étude est abordée à la fin de ce chapitre ).
Le principe et les utilisations des objets ancrés
Un objet ancré est un bloc de texte, un bloc d’image, un trait, un filet ou encore un groupe d’objets dont la position est définie de manière relative ou personnalisée par rapport au texte, c’est-à-dire qu’il est placé au niveau d’un caractère et le restera quel que soit le traitement que vous ferez subir au texte. En effet, si vous supprimez ou ajoutez du texte ou, plus généralement, si vous modifiez son encombrement, l’objet ancré pourra suivre le mouvement de manière à conserver sa position relative par rapport aux caractères entre lesquels il a été ancré ou conserver une position personnalisée par rapport à la page (ou à ses marges) dans laquelle se trouve le texte dans le cas d’un positionnement absolu (personnalisé).
L’ancrage d’un bloc est intéressant dans de nombreux cas. En voici quelques exemples :
– ajouter un cadre autour d’un titre ou d’un sous-titre ;
– incruster une petite image en remplacement d’une lettre ou d’un mot ;
– placer une lettrine créée (par vectorisation) ou importée ;
– conserver le positionnement d’une illustration (un logo ou un pictogramme, par exemple) par rapport à un paragraphe (voire par rapport aux marges ou à la page). C’est le cas de la majorité des copies d’écran figurant dans ce livre (elles font partie d’un groupe avec leur légende et les flèches) ;
– insérer un tableau de données dans un texte (la plupart des tableaux de ce livre sont des objets ancrés) ;
– placer un rectangle coloré ou une photo sous un paragraphe (en utilisant certains modes de positionnement ou un mode de fusion) ;
– créer une case à cocher ou à remplir.

N OTE Ce livre est constitué d’une seule chaîne de texte dans laquelle toutes les images (associées à leur légende, flèches et autres) sont ancrées dans le texte ; ceci facilite les modifications du texte (ajout ou suppression de texte…).
Parmi les utilisations importantes des objets ancrés, il faut signaler la préparation des fichiers InDesign destinés à être exportés au format EPUB. En effet, si les blocs d’image sont ancrés dans le texte, les images garderont leur position relative au texte malgré toutes les redistributions du texte liées au changement de format (ou d’orientation) de l’écran de lecture. Ainsi, il y aura toujours un ordre et une cohérence de lecture corrects. De plus, à l’aide d’un script ( Layout Zone de Martinho da Gloria), un ensemble de blocs pourra être converti en objet unique (fichier InDesign) pour assurer une gestion simplifiée des éléments ( son étude est abordée dans la partie suivante ).

Selon ses options, un objet ancré réagit comme un caractère. On peut lui affecter quelques-uns des attributs typographiques qui s’appliquent d’habitude aux caractères ou aux paragraphes : sélection en tant que texte, copier-coller, décalage vertical, interligne, alignement… Il est même possible d’ancrer un bloc dans un objet ancré.
L’obtention de l’objet ancré
L’ancrage de l’objet s’effectue selon plusieurs méthodes :
– ancrage par collage : méthode applicable à tout type de bloc ou groupe ;
– ancrage par importation : n’est envisageable qu’avec une illustration ;
– insertion d’un emplacement : cela permet de placer un bloc (de texte, d’image ou sans contenu) non rempli ;
– ancrage par glissement : depuis la version CS5.5, InDesign propose des méthodes très intuitives pour ancrer un objet par glissement.
L’ ANCRAGE PAR COLLAGE OU OBJET TEXTE
Il s’effectue en deux étapes. Avant son ancrage, le bloc peut être rempli par une image ou un texte selon le cas ; mais même ancré, le contenu du bloc pourra être modifié, remplacé ou effacé. Le bloc peut être coloré (aplat ou dégradé) ou se voir attribuer un contour.
1. Couper avec l’outil Flèche noire : pour ancrer, sélectionnez l’élément à ancrer avec l’outil Flèche noire et coupez-le en tapant X [Ctrl X] : l’élément disparaît.

2. Coller avec l’outil Texte : activez l’outil Texte et placez le point d’insertion pour définir la position du marqueur d’ancrage à l’endroit voulu dans le texte (si vous sélectionnez du texte, l’objet ancré le remplacera) ; collez le contenu du presse-papiers ( V [Ctrl V] ). L’objet ancré apparaît ; selon sa taille, il chasse une partie du texte.

A TTENTION Pour ancrer plusieurs blocs, il faut les grouper avant de les copier.

La base de l’objet ancré, appelé aussi objet texte , repose sur la ligne de base des caractères adjacents ; le point d’insertion clignote derrière le bloc, sa hauteur est la même que celle de l’objet ancré. En général, ce type d’objet ancré nécessite certains traitements pour parfaire son positionnement dans le texte ; ceux-ci sont abordés un peu plus loin.

N OTE Si le bloc que vous ancrez est plus large que la colonne ou le bloc de texte dans lequel vous souhaitez l’ancrer, il débordera du bloc (une partie du texte peut disparaître, mais elle réapparaîtra en redimensionnant l’objet ancré).
L’ ANCRAGE PAR IMPORTATION
Si les dimensions de l’image que vous allez ancrer sont bien inférieures à celles du bloc de texte, vous pouvez ancrer par importation. Sinon, il est préférable d’importer l’image en la plaçant sur une zone vide de la page, de la redimensionner, puis de l’ancrer selon la méthode du collage.
Pour un ancrage par importation, il suffit de placer le point d’insertion dans le texte, ou de sélectionner le texte à remplacer par l’image, et de lancer la commande Importer du menu Fichier ou du menu contextuel affiché depuis une vignette du panneau Mini Bridge et sa commande Importer / Dans InDesign .

Si l’image remplace un mot ou s’insère entre deux lettres, il faudra la décaler verticalement pour la centrer dans la hauteur de ligne. Pour éviter qu’une image ancrée un peu grande ne couvre une partie du texte, réglez l’interligne de la ligne sur l’option Automatique (panneau Contrôle ) avant d’importer l’image. Ces réglages, et quelques autres, vont être étudiés dans les paragraphes qui suivent .
L’ ANCRAGE PAR INSERTION D ’ UN EMPLACEMENT
Ce type d’ancrage consiste, une fois le point d’insertion placé dans le texte, à lancer la commande Insérer du sous-menu Objet ancré du menu Objet ou du menu contextuel.

Une fenêtre, Options d’objet ancré , apparaît : vous pouvez y définir le type du contenu (texte, image, non attribué), le style d’objet utilisé (nous en parlerons à la fin de ce chapitre ), la taille du bloc (elle sera modifiable par la suite) ainsi que sa position par rapport au texte selon deux options : Personnalisée ou Sur la ligne ou au-dessus de la ligne .
La première offre de nombreuses possibilités de placements que nous étudierons plus loin, la seconde donne un placement plus classique comme celui obtenu par collage ou importation.

A STUCE Afin de bénéficier d’un aperçu qui facilite le positionnement, vous pouvez valider la fenêtre d’insertion de l’objet ancré avec les options de positionnement par défaut, puis lancer le menu Objet/Objet ancré/Options (ou contextuel) pour retrouver la fenêtre de réglages.
Avant de procéder à un ancrage avec la commande Insérer , vous pouvez prérégler l’aspect par défaut de la fenêtre d’options qui apparaîtra lors de l’insertion. En effet, s’il n’y a aucune sélection de faite ( A [ Ctrl A] ), le sous-menu Objet ancré du menu Objet propose la commande Insérer (options par défaut)… ; elle affiche la fenêtre que vous pouvez voir ci-dessus pour y spécifier les options voulues.
L’ ANCRAGE D ’ OBJETS PAR GLISSEMENT
Depuis la version CS5.5, quand on sélectionne un bloc (ou un groupe de blocs), le cadre de sélection présente (le plus souvent dans sa partie supérieure droite) une poignée bleue dédiée à l’ancrage et appelée poignée Contrôle de l’objet ancré (on parlera aussi de poignée d’ancrage). Elle rend extrêmement facile l’ancrage d’élément ; en effet, il se réalise en une ou deux étapes sans avoir à changer d’outil. InDesign propose trois façons pour utiliser cette poignée d’ancrage.

N OTE La poignée Contrôle de l’objet ancré peut être masquée (ou réaffichée) par le menu Affichage / Extras .
Le glissement simple : ancrage personnalisé sans changement de position
Ici, l’ancrage se réalise en deux étapes :
1. Positionnez l’élément à ancrer à l’endroit où il devra apparaître une fois ancré (éventuellement, utilisez les commande du panneau Habillage pour écarter certaines lignes de texte).

2. Avec l’outil Flèche noire , glissez la poignée bleue Contrôle de l’objet ancré dans le texte (le curseur devient ) et relâchez à la position souhaitée (cela définit la position du marqueur d’ancrage qui, ici, n’a pas grande importance) : l’objet s’ancre dans le texte sans changer de position.

L’élément est ancré et la poignée Contrôle de l’objet ancré devient pour l’indiquer (comme pour tous les autres types d’ancrage). Selon les préférences ( Affichage/Extras/Afficher ou Masquer le chaînage du texte ), un trait pointillé relie un point de l’objet ancré (point de référence par défaut) à l’endroit dans le texte où avait été déposé le carré bleu (c’est-à-dire au marqueur d’ancrage).

Le glissement avec : ancrage relatif dans le texte ou objet texte
Pour obtenir un ancrage relatif au texte (identique à celui obtenu par collage), enfoncez la touche lors du glissement de la poignée d’ancrage (carré bleu) et amenez le curseur dans le texte qui apparaît ( ) à l’endroit exact où l’objet ancré doit s’insérer.

Ce type de placement sera plutôt utilisé pour des objets de petite taille ou encore pour des objets ayant un style d’objet qui définira leur positionnement.
Le glissement avec [Alt] : ancrage paramétré
Le troisième type de placement par glissement s’effectue en glissant la poignée d’ancrage tout en en enfonçant la touche [Alt] .

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