À bas la fatigue chronique
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À bas la fatigue chronique , livre ebook

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Description

Imaginez votre corps de fatigué(e) chronique comme la carlingue trouée d’un avion. Comment est-ce que cet avion peut filer dans le ciel de l’énergie sans perdre d’altitude ? Il ne peut pas et c’est bien compréhensible.
Écrit par un ex souffrant du syndrome de la fatigue chronique, devenu thérapeute, À bas la fatigue vous propose de boucher tous les trous en même temps avec le Protocole S.A.I.N.
S.A.I.N. aborde quatre parties fondamentales pour votre rétablissement :
• Stress
• Alimentation
• Inconscient
• Nuisances
Recommandé à de nombreux client(e)s avec succès, le Protocole vous offre des outils puissants et variés regroupant les informations scientifiques les plus prouvées.
Si vous vous sentez démuni(e) face à votre épuisement et que vous avez besoin de réponses à vos questions, ce livre a le pouvoir de vous délivrer.
Oui, il est tout à fait possible de retrouver de l’énergie en quelques semaines !
Sandy : « Mr Ménard m’a conseillé de changer quelques trucs importants dans ma vie. J’ai retrouvé toute mon énergie après environ cinq ou six semaines ! »
Je m’appelle Emmanuel Ménard. Je suis un ex souffrant du syndrome de la fatigue chronique (encéphalomyélite myalgique est le terme plus scientifique). Je suis thérapeute de bien-être naturel, maintenant auteur et éditeur.Il faut être très clair. Je ne suis pas un scientifique ou un expert médical conventionnel. Je suis une personne, comme vous, qui a dû reprendre le contrôle de sa santé à un moment donné de sa vie.Après avoir dépensé beaucoup d’argent, de temps et d’énergie (que je n’avais pas) à consulter 19 spécialistes de santé, j’ai décidé d’arrêter les frais et les frustrations à répétition.J’ai pris ma vie en main.J’ai épluché des centaines de livres, d’articles et de vidéos traitant du syndrome de la fatigue chronique. J’ai rassemblé les informations les plus scientifiquement sensées, et j’ai exploré un ensemble de pratiques naturelles en ne gardant que les plus puissantes et les plus scientifiquement prouvées.Je me suis guéri et je suis devenu thérapeute.Dans mes consultations, j’ai pu me rendre compte que je n’étais pas le seul à me trouver dans un état de fatigue avancée. À titre indicatif, il y a entre 15 et 30 millions de personnes dans le monde qui en souffrent dont 150 000 à 300 000 en France. La plupart de ces personnes affectées sont des femmes actives entre 20 et 50 ans avec un pic autour de 37 ans.Un grand nombre de ces personnes ne savent pas véritablement comment elles sont arrivées à ce stade d’épuisement et savent encore moins comment retrouver leur énergie d’antan. Épuisées, elles s’en remettent aux mains de praticiens médicaux ou alternatifs sans cependant connaître les mécanismes qui régissent le rapport fatigue-énergie et sans aboutir à une solution efficace sur le long terme.Pire encore, pour certaines d’entre elles, les recommandations qu’elles suivent les font plonger encore plus profondément dans leurs difficultés quotidiennes. Pour d’autres, un remède marche un temps et puis cesse de leur apporter des bénéfices, ce qui engendre encore plus un sentiment d’impasse.Il est à préciser d’emblée que le syndrome de la fatigue chronique n’est pas une maladie mentale mais une maladie physiologique. Non, vous n’avez pas besoin d’antidépresseurs qui ne feront qu’exacerber votre désir mental d’être actif(ve), alors que physiquement vous en êtes incapable. Une personne déprimée ne veut rien faire, mais vous, vous êtes seulement frustré(e) de ne pas pouvoir en faire plus. Si vous êtes dépressif(ve), c’est seulement une conséquence de la fatigue handicapante qui finit par vous embrumer continuellement l’esprit. Dans tous les cas, il est impératif que vous soyez suivi(e) par un spécialiste de santé qui sache que le syndrome de la fatigue chronique est d’abord une maladie physiologique et non mentale.J’ai donc voulu écrire ce livre pour délivrer ces personnes qui se retrouvent démunies face à leur épuisement et qui ont besoin de réponses à leurs questions. Ma mission est de partager avec vous ce qui a fonctionné pour moi et mes patient(e)s pour vous permettre de repartir sur le bon pied.En quelques semaines, retrouver de l’énergie est tout à fait possible ... à condition de vous en tenir au Protocole S.A.I.N.Le Protocole S.A.I.N. est un acronyme qui signifieSTRESSALIMENTATIONINCONSCIENTNUISANCESJ’ai recommandé avec succès ce Protocole à de nombreux patient(e)s que je remercie au passage pour leur précieuse confiance et coopération. Selon les besoins de chacun, certaines parties du Protocole apportent plus de bénéfices que d’autres et il en sera de même avec vous.Peut-être que la gestion du stress vous procurera un calme et une clarté que votre être réclame à tout prix. Peut-être que les modifications alimentaires auront un effet très rapide sur votre santé. Peut-être que vous aurez un grand besoin de reprendre le dessus sur votre état psycho-émotionnel à travers une reprogrammation de votre inconscient. Peut-être que la prise de conscience des nuisances toxiques dans votre environnement marquera un tournant dans votre retour à l’énergie.Quels que soient les facteurs qui vous ont mené à l’état de fatigue dans lequel vous vous trouvez aujourd’hui, le Protocole vise à les expliquer et à offrir un remède.Non, la fatigue n’est pas une calamité irrémédiable. Oui, vous pouvez renouer avec votre entrain d’avant. À vous d’appliquer le Protocole S.A.I.N. avec enthousiasme dans toutes ses parties.À qui s’adresse le Protocole ?Le Protocole S.A.I.N. ne s’adresse pas à ceux et celles qui sont fatigué(e)s parce qu’ils ou elles ont fait la fête la nuit dernière, ou parce que leur bébé a pleuré une bonne partie de la nuit, ou pour tout autre facteur épisodique qui peut être réglé assez aisément. Il s’adresse à ceux et celles qui sont impactés par la fatigue et qui sont perturbés à cause de sa durabilité et sa sévérité.Présentez-vous les cinq symptômes suivants ?X Même dormir ne vous aide pas à récupérer.X La fatigue profonde réduit ou empêche votre capacité physique à mener vos activités journalières normales.X Vous avez des difficultés cognitives (brouillard mental).X Vous ressentez des douleurs physiquesX Vous avez une intolérance orthostatique (vos symptômes empirent quand vous vous levez et s’améliorent quand vous vous allongez).Le Dr Katrina Berne a établi une liste de 146 (  !  ) symptômes pour établir la présence du syndrome de la fatigue chronique qu’elle demande à ses patients de compléter. Rassurez-vous, je ne vais pas vous demander de cocher une liste aussi exhaustive.Néanmoins, si vous avez dit oui aux cinq symptômes indiqués plus haut, alors il n’y aucun doute : vous souffrez du syndrome de la fatigue chronique. Le symptôme qui distingue d’ailleurs le plus la fatigue chronique des autres maladies est certainement celui du sommeil non-récupérateur. Le fait que le corps n’arrive pas à produire assez d’énergie même après un temps de repos est caractéristique des fatigués chroniques.Quelles sont les causes ?La vérité est que les chercheurs scientifiques ne connaissent pas exactement les causes du syndrome de la fatigue chronique. A travers le peu de recherches qui ont été effectuées, ils ont pu dépister des marqueurs neurologiques, intestinaux et thyroïdiens anormaux, mais il leur est impossible de nommer une origine précise avec certitude. Ce qui est certain, c’est que- c’est une maladie multifactorielle.- la mitochondrie (usine à énergie de la cellule) est insuffisante.- il y a un effet d'interdépendance biochimique entre les anomalies.Le syndrome de la fatigue chronique se manifeste soit soudainement soit graduellement.Quand la manifestation est soudaine, il est dû à- une réaction infectieuse à un virus, un parasite, des antibiotiques, une vaccination- un traumatisme physique telle qu’une blessure physique, un accouchement- un traumatisme émotionnel récent tel qu’un décès d’un proche, un licenciement, etc.Quand la manifestation est graduelle, c’est-à-dire que cela fait au moins plus de six mois que vous êtes fatigué(e), il est dû à- des déficiences nutritionnelles- un dysfonctionnement hormonal- des infections dues à la candidose et à la levure - des troubles auto-immunitaires- des allergies- des troubles du sommeil- un stress important- une instabilité du taux de sucre dans le sang- une toxicité provenant de l’environnement- une personnalité de type sensible et perfectionnisteQue la manifestation soit soudaine ou graduelle, il est clair que la production mitochondriale ne répond pas assez vite à la demande en énergie et que les hormones du stress et l’amygdale (responsable des émotions, de l’instinct de survie, de la mémoire et de la libido) ne savent plus s’arrêter. Toutes sortes de problèmes métaboliques surgissent alors jusqu’au point où l’organisme est forcé à ralentir.Est-ce que le syndrome de fatigue chronique s’est développé soudainement ou graduellement chez vous ? Est-ce que vous avez déjà une idée des causes potentielles de votre fatigue ? Ce sont deux questions importantes à vous poser.

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Informations

Publié par
Date de parution 21 août 2020
Nombre de lectures 43
EAN13 9782379792069
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0400€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

À bas la fatigue chronique
Le Protocole S.A.I.N. pour retrouver son énergie
Copyright©2020 Manu Ménard Tous droits réservés
La reproduction, la transmission ou la saisie informatique du présent ouvrage, en totalité ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, électronique, photographique ou mécanique est interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
ISBN : 978-2-37979-206-9



Avertissement
Ce produit ne contient pas de conseils de santé mais des informations sur le bien-être dans le but de vous aider à être un(e) consommateur/consommatrice mieux informé(e) sur les choix de style de vie. Il n’a pas été rédigé avec l’intention de remplacer les conseils de services de santé, les diagnostics et ordonnances des médecins ou de tout autre professionnel des services de santé.
Vous devriez régulièrement consulter un spécialiste en ce qui concerne votre santé, notamment si vous souffrez d’une spécificité médicale.
Avant d’entamer tout nouveau changement de style de vie et d’alimentation, allez consulter votre médecin traitant, qui connaît votre passé médical mieux que quiconque, et qui est le/la seul(e) expert(e) autorisé(e) à établir un diagnostic médical et un traitement approprié. Ne tardez pas à le/la consulter si vous voulez en savoir plus sur un point de ce produit.
Tout résultat négatif dû à un conseil ou une information utilisée ou mal interprétée dans ce produit est à vos risques et périls.
A la défunte Pauline Senior, professeur de thérapie Bowen


INTRODUCTION
Qui suis-je ?
Je m’appelle Emmanuel Ménard. Je suis un ex souffrant du syndrome de la fatigue chronique (encéphalomyélite myalgique est le terme plus scientifique). Je suis thérapeute de bien-être naturel, maintenant auteur et éditeur.
Il faut être très clair. Je ne suis pas un scientifique ou un expert médical conventionnel. Je suis une personne, comme vous, qui a dû reprendre le contrôle de sa santé à un moment donné de sa vie.
Après avoir dépensé beaucoup d’argent, de temps et d’énergie (que je n’avais pas) à consulter 19 spécialistes de santé, j’ai décidé d’arrêter les frais et les frustrations à répétition.
J’ai pris ma vie en main.
J’ai épluché des centaines de livres, d’articles et de vidéos traitant du syndrome de la fatigue chronique. J’ai rassemblé les informations les plus scientifiquement sensées, et j’ai exploré un ensemble de pratiques naturelles en ne gardant que les plus puissantes et les plus scientifiquement prouvées.
Je me suis guéri et je suis devenu thérapeute.
Dans mes consultations, j’ai pu me rendre compte que je n’étais pas le seul à me trouver dans un état de fatigue avancée. À titre indicatif, il y a entre 15 et 30 millions de personnes dans le monde qui en souffrent dont 150 000 à 300 000 en France 1 . La plupart de ces personnes affectées sont des femmes actives entre 20 et 50 ans avec un pic autour de 37 ans.
Un grand nombre de ces personnes ne savent pas véritablement comment elles sont arrivées à ce stade d’épuisement et savent encore moins comment retrouver leur énergie d’antan. Épuisées, elles s’en remettent aux mains de praticiens médicaux ou alternatifs sans cependant connaître les mécanismes qui régissent le rapport fatigue-énergie et sans aboutir à une solution efficace sur le long terme.
Pire encore, pour certaines d’entre elles, les recommandations qu’elles suivent les font plonger encore plus profondément dans leurs difficultés quotidiennes. Pour d’autres, un remède marche un temps et puis cesse de leur apporter des bénéfices, ce qui engendre encore plus un sentiment d’impasse.
Il est à préciser d’emblée que le syndrome de la fatigue chronique n’est pas une maladie mentale mais une maladie physiologique. Non, vous n’avez pas besoin d’antidépresseurs qui ne feront qu’exacerber votre désir mental d’être actif(ve), alors que physiquement vous en êtes incapable. Une personne déprimée ne veut rien faire, mais vous, vous êtes seulement frustré(e) de ne pas pouvoir en faire plus. Si vous êtes dépressif(ve), c’est seulement une conséquence de la fatigue handicapante qui finit par vous embrumer continuellement l’esprit. Dans tous les cas, il est impératif que vous soyez suivi(e) par un spécialiste de santé qui sache que le syndrome de la fatigue chronique est d’abord une maladie physiologique et non mentale.
J’ai donc voulu écrire ce livre pour délivrer ces personnes qui se retrouvent démunies face à leur épuisement et qui ont besoin de réponses à leurs questions. Ma mission est de partager avec vous ce qui a fonctionné pour moi et mes patient(e)s pour vous permettre de repartir sur le bon pied.
En quelques semaines, retrouver de l’énergie est tout à fait possible ... à condition de vous en tenir au Protocole S.A.I.N.
Le Protocole S.A.I.N. est un acronyme qui signifie
S TRESS
A LIMENTATION
I NCONSCIENT
N UISANCES
J’ai recommandé avec succès ce Protocole à de nombreux patient(e)s que je remercie au passage pour leur précieuse confiance et coopération. Selon les besoins de chacun, certaines parties du Protocole apportent plus de bénéfices que d’autres et il en sera de même avec vous.
Peut-être que la gestion du stress vous procurera un calme et une clarté que votre être réclame à tout prix. Peut-être que les modifications alimentaires auront un effet très rapide sur votre santé. Peut-être que vous aurez un grand besoin de reprendre le dessus sur votre état psycho-émotionnel à travers une reprogrammation de votre inconscient. Peut-être que la prise de conscience des nuisances toxiques dans votre environnement marquera un tournant dans votre retour à l’énergie.
Quels que soient les facteurs qui vous ont mené à l’état de fatigue dans lequel vous vous trouvez aujourd’hui, le Protocole vise à les expliquer et à offrir un remède.
Non, la fatigue n’est pas une calamité irrémédiable. Oui, vous pouvez renouer avec votre entrain d’avant. À vous d’appliquer le Protocole S.A.I.N. avec enthousiasme dans toutes ses parties.
À qui s’adresse le Protocole ?
Le Protocole S.A.I.N. ne s’adresse pas à ceux et celles qui sont fatigué(e)s parce qu’ils ou elles ont fait la fête la nuit dernière, ou parce que leur bébé a pleuré une bonne partie de la nuit, ou pour tout autre facteur épisodique qui peut être réglé assez aisément. Il s’adresse à ceux et celles qui sont impactés par la fatigue et qui sont perturbés à cause de sa durabilité et sa sévérité.
Présentez-vous les cinq symptômes suivants ?
X Même dormir ne vous aide pas à récupérer.
X La fatigue profonde réduit ou empêche votre capacité physique à mener vos activités journalières normales.
X Vous avez des difficultés cognitives (brouillard mental).
X Vous ressentez des douleurs physiques
X Vous avez une intolérance orthostatique (vos symptômes empirent quand vous vous levez et s’améliorent quand vous vous allongez).
Le Dr Katrina Berne a établi une liste de 146 ( ! ) symptômes pour établir la présence du syndrome de la fatigue chronique qu’elle demande à ses patients de compléter 2 . Rassurez-vous, je ne vais pas vous demander de cocher une liste aussi exhaustive.
Néanmoins, si vous avez dit oui aux cinq symptômes indiqués plus haut, alors il n’y aucun doute : vous souffrez du syndrome de la fatigue chronique. Le symptôme qui distingue d’ailleurs le plus la fatigue chronique des autres maladies est certainement celui du sommeil non-récupérateur. Le fait que le corps n’arrive pas à produire assez d’énergie même après un temps de repos est caractéristique des fatigués chroniques.
Quelles sont les causes ?
La vérité est que les chercheurs scientifiques ne connaissent pas exactement les causes du syndrome de la fatigue chronique. A travers le peu de recherches qui ont été effectuées, ils ont pu dépister des marqueurs neurologiques, intestinaux et thyroïdiens anormaux, mais il leur est impossible de nommer une origine précise avec certitude. Ce qui est certain, c’est que c’est une maladie multifactorielle. la mitochondrie (usine à énergie de la cellule) est insuffisante. il y a un effet d’interdépendance biochimique entre les anomalies.
Le syndrome de la fatigue chronique se manifeste soit soudainement soit graduellement.
Quand la manifestation est soudaine, il est dû à une réaction infectieuse à un virus, un parasite, des antibiotiques, une vaccination un traumatisme physique telle qu’une blessure physique, un accouchement un traumatisme émotionnel récent tel qu’un décès d’un proche, un licenciement, etc. Quand la manifestation est graduelle, c’est-à-dire que cela fait au moins plus de six mois que vous êtes fatigué(e), il est dû à des déficiences nutritionnelles un dysfonctionnement hormonal des infections dues à la candidose et à la levure des troubles auto-immunitaires des allergies des troubles du sommeil un stress important une instabilité du taux de sucre dans le sang une toxicité provenant de l’environnement une personnalité de type sensible et perfectionniste
Que la manifestation soit soudaine ou graduelle, il est clair que la production mitochondriale ne répond pas assez vite à la demande en énergie et que les hormones du stress et l’amygdale (responsable des émotions, de l’instinct de survie, de la mémoire et de la libido) ne savent plus s’arrêter. Toutes sortes de problèmes métaboliques surgissent alors jusqu’au point où l’organisme est forcé à ralentir.
Est-ce que le syndrome de fatigue chronique s’est développé soudainement ou graduellement chez vous ? Est-ce que vous avez déjà une idée des causes potentielles de votre fatigue ? Ce sont deux questions importantes à vous poser.
Le Protocole S.A.I.N. en métaphore
Le corps des personnes affaibli par la fatigue chronique est comme un avion qui est touché.
Il y a huit ou neuf trous dans la carlingue. Vous ne pouvez pas boucher un trou en espérant que cela suffira pour garder l’avion en l’air et le/la pilote en vie. Il vous faut boucher tous les trous. C’est ça qui rend la maladie complexe à guérir. Non seulement il y a beaucoup de trous à boucher, mais les trous s’agrandissent à cause de la pression atmosphérique et de la vitesse, même si celle-ci est réduite. Il faut donc tout boucher en même temps. Il n’y a pas d’autres moyens pour que l’avion puisse continuer à voler.
Vous avez peut-être déjà essayé une recommandation qu’on vous a donnée, et vous vous êtes senti(e) mieux pendant un moment. Vous avez alors bouché un trou. Par exemple, on vous a peut-être dit de prendre de l’hydrocortisone pour soulager les glandes surrénales et vous avez ressenti moins de stress. Vous vous êtes peut-être aussi rendu compte vous-même que certains aliments irritaient vos intestins et vous vous abstenez d’en manger. Vous avez alors bouché quelques autres trous. Si c’est le cas, je vous en félicite parce que vous avez commencé à écouter les sensibilités de votre corps, et vous êtes déterminé(e) à guérir.
Toutefois, malgré les tentatives que vous avez peut-être effectuées, vous ressentez bien que ce n’est pas suffisant pour empêcher votre avion de perdre toujours plus de l’altitude.
Alors que faire ?
Le Protocole S.A.I.N. que je vous propose rebouche tous les trous en même temps. Il n’y a pas à hésiter. Il faut mener de front les réparations.
Quand vous irez mieux, en temps voulu, il sera temps de reprendre vos activités physiques et sociales, mais seulement progressivement. Pas la peine de vous ruer dans l’effort pour battre de l’aile à nouveau. L’avantage de reprendre progressivement des activités physiques et sociales, c’est que vous vous rendrez compte exactement de ce qui vous affecte, et par conséquent de ce que vous devez continuer à suivre dans le Protocole.
Comme exemple personnel, je continue à prendre du magnésium aujourd’hui parce que si je n’en prends pas, je dors moins bien, je supporte moins bien le stress, mon corps tremble en temps de repos et je récupère moins vite physiquement. La prise de magnésium est un trou dans mon avion que je dois reboucher en permanence. Je le sais et je m’y suis habitué. C’est un petit prix à payer pour être en bonne santé.
Se fixer un objectif
Avant de vous lancer dans la lecture de ce livre et la mise en application du Protocole S.A.I.N., fixez-vous un objectif de réussite. Comment savoir si vous avez réussi dans votre projet sans avoir établi des critères de réussite du projet ?
Voici cinq critères PPREM auxquels il vous est demandé d’adhérer avant de commencer le Protocole :
Positif :
Quand vous vous fixez un objectif de réussite, assurez-vous d’employer des tournures de phrase affirmatives. Par exemple, ne dites pas : “Je ne veux pas me lever pendant la nuit” mais dites : “Je veux pouvoir rester endormi(e) toute la nuit.” Nous disposons d’un cerveau reptilien, et ce cerveau ancestral ne comprend pas la tournure négative. Donc formulez vos objectifs de façon affirmative.
Précis :
Formulez votre objectif de réussite avec un maximum de détails surtout en ce qui concerne la date de fin et le niveau d’énergie retrouvée. Par exemple, si vous dites : “Retrouver mon énergie” est votre but, c’est trop vague. Créez une échelle de niveau d’énergie et donnez-vous une date à laquelle vous voulez l’atteindre. Si vous dites que vous voulez que votre énergie passe de 2 sur 10 (10 étant le meilleur) à 7 en trois semaines, vous vous donnez un moyen précis de savoir si vous avez atteint votre but.
Réalisable :
Il est bon d’avoir de l’ambition, mais il ne faut pas non plus pécher par excès d’ambition. Par exemple, si vous dites : “En quelques jours, je veux avoir la même vigueur que celle que j’avais quand j’étais plus jeune,” autant admettre tout de suite que cet objectif de réussite n’est, d’abord pas précis, et deuxièmement difficilement réalisable. Si vous souffrez de fatigue depuis bien longtemps, ce n’est pas du jour au lendemain que l’énergie va revenir en galopant. Soyez réaliste et donc fixez-vous un objectif de réussite réalisable. Par exemple, vous pouvez vous dire qu’en deux semaines, vous voulez être capable de faire une marche de cinq minutes.
Écologique :
Renouer avec son énergie, c’est bien, mais attention aux éventuelles conséquences négatives. Même si je vous souhaite de déborder d’énergie en suivant le Protocole S.A.I.N., posez-vous la question de savoir s’il y a un risque de vouloir trop en faire, rattraper le temps perdu, et de fait retomber dans un nouvel état de fatigue ? Ou alors courez-vous le risque de vous éloigner de votre entourage parce que vous les “fatiguez” à vouloir faire un maximum d’activités ? Ce ne sont que des exemples de conséquences négatives. Le critère écologique n’est pas une mise en garde, mais une prise de conscience à acquérir par avance.
Mesurable :
Tout objectif doit être mesurable : il vous faut un critère indiscutable de réussite de votre projet. Quel est le vôtre ? C’est à vous de le fixer, car il n’existe aucun critère officiel mesurant l’énergie ou la fatigue en tant que telle. Il y a bien une pléthore de tests psychologiques pour mesurer le stress ou l’effort physique, mais aucun sur l’énergie ou la fatigue comme maladie. Donc inventez-vous un ou des critères de réussite mesurable(s).
Voici des pistes que vous seul(e) pouvez choisir d’explorer comme critère :
- une échelle sur 10 concernant votre état de fraîcheur le matin/l’après-midi/le soir
avant d’aller au lit
le meilleur ____________________________ le pire)
0 _______________________________ 10
_____________________________________________
- une échelle sur 10 concernant votre envie de sortir et de faire des activités
le meilleur ____________________________ le pire)
0 _______________________________ 10
_____________________________________________
- une échelle sur 10 concernant le nombre de fois dans la semaine où vous résistez à faire une sieste
le meilleur ____________________________ le pire)
0 _______________________________ 10
_____________________________________________
- une échelle sur 10 concernant le temps de récupération après une activité sociale ou physique
le meilleur ____________________________ le pire)
0 _______________________________ 10
_____________________________________________
- une échelle sur 10 concernant la durée pendant laquelle vous pouvez vous concentrer sur une activité
le meilleur ____________________________ le pire)
0 _______________________________ 10
_____________________________________________
- une échelle sur 10 concernant le manque de vertige bref quand vous vous levez d’une position allongée
le meilleur ____________________________ le pire)
0 _______________________________ 10
_____________________________________________
- etc.
Quelques détails en plus
Dans le Protocole S.A.I.N., vous allez découvrir des méthodes naturelles, simples et précises à suivre pour retrouver votre joie de vivre. Chacune se combine logiquement avec les autres d’un point de vue holistique. “Holistique” est un mot qui veut dire “global.” Il y a des facettes différentes dans notre corps (émotionnelles/psychologiques, physiologiques, spirituelles) et des parties anatomiques différentes. Tous ces éléments forment une seule entité. Nous sommes un dans un tout. Nous ne pouvons pas soigner un élément sans tenir compte de tous les autres éléments.
En langage biochimique, nous pourrions dire que nous avons des corps différents : un corps physique, un corps émotionnel et énergétique, un corps mental, un corps intuitif et même un corps spirituel. Tous ces corps sont connectés parce que l’être ne fait pas de différence entre l’un et l’autre. Remettre un corps sur la voie de la guérison revient à remettre tous les corps sur la voie de la guérison. C’est la pratique de l’holisme telle qu’elle devrait être.
Par exemple, vous ne pouvez pas soigner la fatigue si vous négligez les facteurs qui causent le stress aux effets dévastateurs. Désactiver le stress permanent est impératif. Ce que vous buvez et mangez est important pour vous remettre de la fatigue ; reprogrammer votre inconscient pour posséder un nouvel état d’esprit positif est important ; la baisse d’exposition aux nuisances environnementales est importante. Tout est important pour se sentir bien. J’insiste à nouveau sur cet aspect holistique du Protocole parce que c’est la clé de votre retour à l’énergie.
La plupart des pratiques recommandées ne rajoutent pas du temps à votre routine quotidienne. C’est seulement une question de restructuration de la gestion de votre temps.
Le temps que cela prendra pour ressentir plus d’énergie en vous dépendra de votre état de santé initial et de votre dévouement à mettre en place les recommandations. Nous répondons de manière unique selon notre individualité unique.
Enfin, je tiens à réitérer le message de l’avertissement au commencement du livre. Ce livre est seulement un guide. Je n’offre pas d’avis médical. Ce livre a été écrit à des fins éducatives et se fonde sur mes expériences personnelles et professionnelles avec la fatigue.
Je recommande fortement que vous soyez accompagné(e) par un expert de santé bien informé en matière de médecine fonctionnelle (une médecine axée sur l’identification et le traitement de la cause de la maladie) et capable de comprendre toutes les nuances que vous allez ressentir sur le chemin de votre guérison. La naturopathie me semble une version appropriée de la médecine fonctionnelle. Le nombre de naturopathes grandissant à travers le monde, je pense que vous n’aurez pas de difficulté à en trouver un près de chez vous.
Ne perdez pas de temps à subir le parcours du combattant que j’ai dû endurer en errant de médecins en “spécialistes de santé” qui ne traitent que les symptômes et ne s’intéressent pas véritablement aux causes de votre maladie.
Comme je dis à l’envi à mes patients dès le départ : “Je présente des informations et c’est à vous de prendre des décisions.”
Selon mon expérience, il n’y a aucune méthode préconisée qui n’ait pas apporté de bénéfices à l’utilisateur ou l’utilisatrice. J’ai l’espoir que vous aussi, vous pourrez en récolter les mêmes bénéfices salvateurs.
Si vous êtes trop fatigué(e) pour lire ce livre en entier, allez directement à la conclusion où vous trouverez un résumé du Protocole S.A.I.N dans un tableau.
Nous commençons ?


PARTIE 1 DU PROTOCOLE S.A.I.N. : STRESS

1) Un état des lieux pour comprendre votre organisme au mieux
«Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit que se préoccuper de la meilleure manière d’aller de l’avant.» Paulo Coelho
Le stress est un facteur aggravant dans toutes les maladies. Dans le cas du syndrome de la fatigue chronique, il est encore plus prépondérant.
Selon un sondage réalisé en janvier 2016 pour la Chambre Syndicale de la Sophrologie auprès d’un échantillon grand public de 1030 personnes de plus de 15 ans, “près de 1 Français sur 5 se sent quasiment toujours stressé, soit près de 10 millions de Français.” 3
C’est énorme quand on connaît l’impact ravageur du stress sur le métabolisme, et là il ne s’agit pas que du syndrome de la fatigue chronique.
Idéalement, le corps devrait être sous l’influence d’une dominance parasympathique c’est-à-dire que vous êtes dans un état de Repos, Réparation et Relaxation (les 3 R positifs). Malheureusement pour les fatigués chroniques et les stressés en général, les hormones du stress ne sont plus sous contrôle, et le métabolisme se trouve en situation de dominance sympathique, c’est-à-dire dans un état de “‘Fight, Flight or Freeze” (les 3 F négatifs en anglais) ce qui veut dire : “Combat, Fuite ou Gel.”
De multiples conséquences néfastes se produisent alors dans le corps :
X L’hippocampe dans le cerveau qui joue un rôle déterminant dans la régulation des émotions devient déficient. le cerveau “se brouille,” la mémoire à long-terme décline, le sommeil se trouve perturbé il en résulte de la fatigue
X Le système immunitaire et la thyroïde sont attaqués. les enzymes et les acides chlorhydriques qui sont supposés anéantir les mauvaises bactéries dans l’estomac ne peuvent plus se reproduire et les bonnes bactéries s’attaquent entre elles l’auto-immunité se saborde et les intestins s’enflamment à cause d’un surpeuplement bactérien tel que la candidose des allergies se forment, les toxines s’accumulent, le transit intestinal devient poreux, le sang “contaminé” ouvre la porte aux infections le foie qui décompose les graisses et les cellules sanguines endommagées est trop mis à contribution et ne peut plus détoxifier et fournir l’énergie qui est lui est demandé les bactéries en surnombre remontent jusqu’à la thyroïde qui s’en trouve diminuée (hypothyroïdie) et ne peut plus accélérer la conversion de la nourriture en énergie les acides et les enzymes chlorhydriques étant déficitaires dans l’estomac, la décomposition des glucides, des graisses et des protéines en glucose ne se produit plus le système digestif ne peut plus extraire les vitamines et minéraux qui ne sont plus absorbés par le sang l’estomac et l’intestin grêle libèrent dans le sang un glucose pauvre en nutriments les cellules qui fournissent l’énergie à partir du glucose sont au ralenti il en résulte de la fatigue
X Les glandes surrénales, deux petites glandes endocrines situées juste au-dessus des reins, pompent en quantité excessive l’hormone de l’adrénaline et la stéroïde du cortisol. le flux de glucose dans le cerveau et le corps s’accélère le cerveau qui est un grand demandeur en sucre et glucides rapides perpétue le cycle du taux de glucose élevé dans le sang le pancréas à l’écoute de la demande en sucre dans le corps produit l’hormone de l’insuline dans le sang pour y pourvoir à force d’être envahies en permanence par l’insuline, les cellules dans les muscles, les graisses du corps et le foie, n’écoutent plus son signal (résistance à l’insuline) les muscles sevrés de sang et d’oxygène se trouvent en métabolisme anaérobique (sans oxygène), accumulent l’acide lactique et causent des douleurs, et les graisses qui se déposent dans les organes ralentissent le flux sanguin et le système cardiaque il en résulte de la fatigue
X Le cortisol remplace les hormones du sexe et produit plus de testostérone et moins d’œstrogène chez les femmes parce que l’hormone du stress imite la chimie de l’œstrogène dans le cerveau. le système endocrinien (hormonal) est affecté, la libido est au plus bas les réactions sont plus émotionnelles parce que le sang fuit le lobe préfrontal du cerveau pour aller à l’arrière où le cerveau limbique (siège des émotions) réside s’il n’y a pas assez d’œstrogène dans le lobe frontal du cerveau, la capacité à communiquer, à penser, à prévoir, à prendre des décisions, à être heureux, motivé, etc. est réduite la dépression guette il en résulte de la fatigue
X Le nerf vague qui est un nerf critique dans la détection des menaces sur l’organisme met en place une réponse vagale dorsale c’est-à-dire de gel métabolique. l’organisme se met dans un mode de conservation d’énergie, d’engourdissement généralisé les anciens traumatismes refont surface et font plonger la personne encore plus dans un sentiment d’isolation sociale, de honte et de désespoir il en résulte de la dépression et de la fatigue
Vous rendez-vous compte, à travers ces cinq observations, des conséquences fâcheuses causées par le stress ? Le plus alarmant, c’est que je n’ai expliqué que quelques points cruciaux, mais il y en a bien d’autres, et toutes les réactions biochimiques sont intimement reliées entre elles. Le corps fonctionne comme un tout. Pour le meilleur comme pour le pire. Dans le cas du syndrome de la fatigue chronique, c’est pour le pire.
Le stress cause des problèmes dans tout le corps et sans diminuer son impact nuisible, le processus énergétique ne peut pas être mis en route.
Comment savez-vous si vous êtes stressé(e) et que vos glandes surrénales sont mises en péril ?

Vous avez certainement une idée de votre niveau de stress, mais physiologiquement, en voici les symptômes. Observez-vous dès maintenant !

X Tracez une ligne avec le capuchon d’un stylo le long de votre abdomen. Si cette ligne est blanche au début et puis, elle devient légèrement rouge quelques secondes plus tard, c’est un signe de bonne santé des glandes surrénales. Si cette ligne reste blanche pendant au moins deux minutes, ce n’est pas un bon signe.
X Éclairez le coin de vos yeux devant un miroir avec une lampe de poche et regardez votre pupille pendant que vous le faites. Si le réflexe de votre pupille est lent et si elle se contracte après avoir été éclairée et se dilate tout de suite après, alors vos glandes surrénales sont sur-activées.
X Vous vous sentez constamment fatigué(e).
X Vos ongles de main présentent quelques minuscules points blancs.
X Vous avez des allergies, de l’hypotension (pression artérielle faible), une pneumonie ou une mononucléose.
X Vous êtes irritable à l’heure du repas.
Une autre méthode exclusive pour les fatigués chroniques, pour savoir si votre système nerveux est trop sous pression, est d’observer votre type de personnalité.
Lisez les remarques ci-dessous, et demandez-vous si vous vous reconnaissez à travers ce descriptif :
X Vous êtes perfectionniste. Vous avez des principes de vie par rapport à ce qui doit être fait et même si vous vous sentez au bout du rouleau, vous allez quand même vous pousser à les mettre en pratique.
X Vous essayez de tout faire pour tout le monde. Vous dépensez votre énergie à aider un maximum de gens, vous les écoutez, vous montrez votre compassion hors norme et vous en faites beaucoup plus que vous ne devriez étant donnée votre énergie limitée.
X Vous êtes coincé(e) en première vitesse, celle du stress, et vous ne savez pas et ne pouvez pas passer à la vitesse supérieure. Le moteur rugit d’envie mais la voiture ne peut pas aller plus vite.
X Vous ne savez pas vous calmer. Vous avez des buts que vous êtes déterminé(e) à réaliser, mais aucun de ces buts n’inclut des moments de repos ou des moments qui vous appartiennent. C’est comme si on vous avait appris à être tout le temps occupé(e) et à ne pas vous arrêter. Vous vous cachez derrière une façade de sur-activité sans savoir précisément qu’à l’intérieur de vous il y a un vide énorme.
X Vous en faites tellement pour la famille, le travail (si vous pouvez travailler) et les gens autour de vous que vous ne mangez pas suffisamment bien et que le stress se manifeste en allergies (aux fraises, à la moisissure, etc.), en problèmes de peau et en infections.
X Dire “non” est presque une mission impossible pour vous. L’idée d’entrer en confrontation vous effraie et de toutes façons, votre nature altruiste vous empêche de dire “non.”
X Un rien de travers dans vos relations avec les autres et vous le prenez très personnellement. Une petite anicroche avec un proche et vous êtes dans tous vos états pendant des heures, voire pour le reste de votre vie.
X Vous avez du mal à vous accepter comme vous êtes, à réaliser que vous n’êtes pas votre propre ennemi mais votre ami. Vous avez un mal énorme à vous aimer.
X Quand vous êtes fatigué(e) ou que vous ne faites rien, vous vous culpabilisez. “Je devrais, il faudrait” sont vos débuts de phrase que vous répétez à voix haute ou dans votre tête à longueur de journée.
X Vous avez des problèmes de sommeil parce que vous courez à droite et à gauche, et que même quand vous êtes allongé(e), vous pensez à ce qu’il faut faire l’instant d’après ou le lendemain. Pendant la nuit, un rien vous réveille parce que vous êtes en alerte permanente. Vous êtes programmé(e) pour reconnaître le danger même la nuit.
X Vous repérez rapidement et évitez les personnes qui débordent d’énergie ou celles qui ont une énergie prédatrice. Vous les ressentez comme des vampires émotionnels. Ils vous sucent le peu d’énergie que vous avez en vous. Par exemple, vous ne supportez pas quand quelqu’un vous parle en se tenant très près de vous. Cela vous met dans un malaise immédiat.
X Pour certain(e)s d’entre vous, vous ressentez des douleurs ou des émotions fortes dans le plexus solaire (au milieu de la poitrine).
X Avant d’être un(e) fatigué(e) chronique, vous avez peut-être ressenti un gros traumatisme émotionnel, un drame : dans l’enfance, avec vos parents, vos frères et sœurs, et ce traumatisme, inconscient ou pas, refoulé ou pas, vous empêche d’avoir une relation heureuse avec vous-même, et même si on le mettait en lumière, vous vous en défendriez.
Est-ce que vous vous êtes reconnu(e) dans cette description ? Si oui, c’est parce qu’en résumé, vous avez trop envie d’aider les autres, vous donnez trop de vous-même, vous ressentez les émotions de tout le monde, vous êtes compatissant(e) et perfectionniste à l’extrême et cela met de la pression sur votre système nerveux et endocrinien.
Voici les quatre types de profil psychologique en résumé et vous pouvez très bien appartenir à plus d’un profil : La personne qui réussit : elle a des buts qui la motive à agir, elle s’engage toujours à fond, elle ignore les limites de son corps. La personne qui aide : elle aide les autres sans arrêt, elle met en avant les besoins des autres avant les siens, elle n’a pas de connexion avec ses propres sentiments. La personne anxieuse : elle est craintive, elle ne se sent pas en sécurité, ce sentiment de peur a commencé dès l’enfance. La personne traumatisée : elle a vécu un gros traumatisme avec un -T- majuscule ou alors elle a développé plusieurs traumatismes au cours de sa vie.
Selon une enquête portant sur les gens très sensibles en 2000 4 , les fatigués chroniques ont 30 % de plus de risques d’avoir une condition auto immunitaire que la moyenne nationale, et 65 % d’entre eux souffrent de fatigue chronique.
Les chiffres le montrent clairement. Si vous avez répondu positivement aux tests physiologiques que j’ai indiqués avant et au descriptif de la personnalité sensible et perfectionniste, vous êtes stressé(e) et le stress est une des causes majeures de la fatigue chronique.
Ce n’est pas de votre faute. Acceptez ce fait, et vous pourrez commencer votre guérison. Ce sont des mots durs, mais c’est la vérité qu’il vous faut entendre pour commencer à vous rétablir.
Voici six moyens pour vous remettre sur la voie parasympathique (relaxation du système nerveux) :
😊 Maximiser le sommeil
😊 Choisir un exercice de respiration profonde
😊 Transformer trois points importants de votre personnalité
😊 Faire des exercices physiques légers et brefs
😊 Équilibrer sa journée entre tâches boostantes et tâches limitantes
😊 Bâiller et se caresser la peau de la main
2) Le sommeil n’a pas son pareil
“Les gens qui disent qu’ils dorment comme un bébé n’en ont pas d’habitude.” Leo J Burke
Avant l’invention de l’électricité par Thomas Edison en 1879, les gens dormaient en moyenne neuf heures par nuit (un peu moins en été). Aujourd’hui, cette moyenne est tombée à 7h30 soit 547 heures de sommeil en moins sur une année. La corrélation neurologique avec les maladies dégénératives, cardiaques et le cancer a été mis en évidence dans de nombreuses expériences, car le sommeil est le seul moment sur les 24 heures disponibles où le corps a la possibilité de se réparer et de guérir. Il pourrait même être énoncé que le sommeil est plus essentiel à la vie que la nourriture et l’eau.
Selon une enquête de Newpharma en janvier 2017, “seulement 10 % des français estiment dormir suffisamment, trois quarts disent souffrir d’insomnie.” 5 En tant que fatigué(e) chronique, les troubles du sommeil font malheureusement partie de votre quotidien.
Voici les bénéfices potentiels du sommeil réparateur :
✓ Remettre le corps en mode parasympathique de réparation et repos
✓ Consolider les vaisseaux du cœur et du sang
✓ Booster le système immunitaire, la mémoire et l’humeur

Recommandation : Mettre en place les meilleures conditions de sommeil pour un temps de récupération optimale
Une heure de sommeil avant minuit équivaut à deux heures de sommeil après minuit. Pourquoi ? Parce que les hormones de la croissance humaine se produisent avant minuit. Endormez-vous entre 21 et 22 heures au plus tard.
Assurez-vous bien que votre chambre soit fraîche (entre 16 et 20 degrés idéalement), sans bruit et sans lumière. L’absence de lumière est particulièrement capitale parce que si les photorécepteurs de votre peau perçoivent de la lumière, ils envoient un signal au cerveau, au système nerveux et aux organes pour se renseigner sur l’heure qu’il est. Réprimées, vos glandes pinéales empêchent alors votre cerveau de secréter de la mélatonine, l’hormone du sommeil qui rythme le cycle circadien de la nuit et du jour et qui assure la continuité entre les cycles pendant la nuit. Même les personnes aveugles doivent exclure la lumière de leur chambre.
N’utilisez votre chambre que pour les rapports sexuels et le sommeil. Ce qui veut dire : pas d’écran y compris le téléphone si possible.
Évitez de regarder un écran au moins une heure avant d’éteindre la lumière. Pour chaque heure que vous passez devant votre écran alors qu’il fait nuit dehors, vous secrétez une demi-heure de moins de mélatonine. Quand on connaît l’importance de la mélatonine pour protéger la mitochondrie à l’intérieur de la cellule, il ne faut pas s’étonner de manquer d’énergie.
De plus, la lumière bleue des écrans supprime la production de mélatonine. Si vous devez utiliser votre ordinateur portable la nuit, utilisez des bloqueurs de lumière bleue. Pour ce qui est des téléphones, activez le filtre de lumière de nuit bleue sur votre iphone si vous en avez un, ou téléchargez un filtre de mode nuit si vous n’en n’avez pas déjà un sur votre smartphone. ( https://www.phonandroid.com/comment-filtrer-lumiere-bleue-vos-ecrans-ameliorer-votre-sommeil.html ).
Enlevez un maximum d’appareils électriques de votre chambre, ou sinon gare aux champs électromagnétiques qui passent au travers de votre corps et brouillent la cohésion de vos 80 milliards de neurones. Gardez votre téléphone pour vous réveiller si c’est nécessaire, mais posez-le à plus de deux mètres de votre cerveau afin que les ondes électromagnétiques ne dérèglent pas votre production de mélatonine pendant la nuit.
Allez au lit en suivant les vagues de sommeil qui passent dans votre corps toutes les 90 minutes. Repérez à quelle heure votre vague est la plus forte et surfez dessus : allez au lit. Ne vous dites pas qu’il est trop tôt ou que vous devez faire encore telle ou telle chose. Observez le pic de la vague et prenez la direction de votre chambre. Si vous ratez la vague, disons, à 21h30, la suivante sera à 23h ce qui devient beaucoup plus tard et dommageable. Vous verrez qu’en fait il devient très facile de repérer le pic de sa vague.
Changez de matelas si vous n’en êtes pas satisfait(e). Un matelas dur n’est pas forcément le plus approprié. Si le matelas est chaud et confortable, c’est l’essentiel.
Arrêtez de boire trois heures avant d’aller au lit. Sinon vous augmentez les risques de devoir vous lever pour aller aux WC.
Manger trois heures avant de vous coucher peut être aussi une bonne pratique pour certains, notamment pour ceux qui se réveillent beaucoup, qui ont de l’asthme, des douleurs dans la poitrine, une indigestion ou qui hyperventilent (à court d’oxygène).
Une petite poignée de protéines (noix ou graines) juste avant de vous endormir le soir peut vous empêcher de faire de l’hypoglycémie et de vous réveiller à cause de suées ou de cauchemars au milieu de la nuit si c’est votre cas.
Si vous vous réveillez au milieu de la nuit, n’allumez pas la lumière et ne commencez pas à vous activer.
Les médecines orientales ont cette croyance que notre corps a un cycle interne de réveil et de sommeil. Voici les deux indicateurs principaux s’il y a une interruption de ce cycle circadien :
Si vous vous réveillez régulièrement entre minuit et quatre heures du matin pour aller aux WC, votre foie fait des siennes et cela est un signe d’infection intestinale. Si vous devez vous lever entre quatre et six heures du matin, vos poumons présentent des troubles. En conséquence, si vous trouvez que vous vous levez à une heure régulière pendant la nuit, notez-la et suivez les méthodes indiquées dans le reste de ce Protocole, notamment celles qui ont trait à la détoxification et aux activités physiques.
Si vous avez besoin d’anti-inflammatoires pour contrôler des douleurs qui vous empêchent de vous endormir, prenez-en.
Si vous avez du mal à vous endormir, une capsule de mélatonine peut vous aider. une à quatre capsules de racine de valériane peut aussi faciliter l’endormissement. Un petit bouquet de lavande séchée en dessous de votre oreiller ou sentir l’arôme de lavande peut également vous aider à vous endormir plus facilement. le zeste de mandarine, la mélisse, le ravintsara sont des huiles essentielles utiles pour faciliter le sommeil. 20 à 40 mg d’échinacée angustifolia une heure avant de vous coucher calment l’anxiété qui peuvent vous tenir éveillé(e).
Le matin quand vous vous réveillez, essayez de passer une demi-heure, ou au moins dix minutes, au contact de la lumière du ciel si possible. C’est nécessaire pour optimiser votre rythme circadien qui n’est pas seulement une question d’hormones sécrétées pendant la nuit. Marquer le réveil en vous exposant à la lumière du dehors aide à régler votre horloge circadienne.
Les bébés, les personnes âgées et les malades font une sieste après le repas de midi. Vous êtes malade à cause de la fatigue chronique, alors si vous en avez besoin, ne vous en privez pas. Assurez-vous que la sieste ne dure pas plus d’une heure et qu’elle ne vous empêche pas de dormir le soir.

Recommandation immédiate : Garder un seul appareil électrique dans votre chambre pour vous réveiller le matin et enlever les autres Ouvrir la fenêtre de votre chambre dès maintenant pour l’aérer pendant une heure s’il ne fait pas trop froid
3) Un exercice de respiration profonde et le calme abonde
“La tension est ce que vous croyez que vous devriez être. La relaxation est ce que vous êtes.” Proverbe chinois
Vous allez découvrir cinq exercices de respiration profonde que vous allez tous tester.
Après les avoir testés, sélectionnez celui qui vous correspond le mieux dans sa mise en œuvre.
Quand vous apprenez à vous détendre en vous concentrant sur la respiration, vous apprenez à vous libérer du stress et de la fatigue. C’est une compétence, et comme pour toute compétence, vous continuez à l’exercer jusqu’à ce que vous la maîtrisiez.
Quand vous respirez profondément, il est difficile pour les muscles de retenir de la tension parce que vous êtes en train de les d écontracter . Lorsque la tension du muscle est relâchée, il est moins probable que les vaisseaux du sang se contractent, ce qui facilite une meilleure dilatation et une circulation. La tension artérielle est potentiellement équilibrée au passage.

Avec chaque respiration profonde, vous envoyez de l’oxygène frais dans toutes les cellules du corps, leur permettant d’améliorer leur fonctionnalité et de créer un tremplin pour une performance supérieure.

La respiration profonde stimule la libération d’endorphines et améliore les sensations de bien-être. Dans certains cas, elle peut fournir un soulagement à la douleur.

Respirer et gonfler le diaphragme et l’estomac est aussi bénéfique qu’un massage des organes internes. Vos organes heureux vont mieux fonctionner en aidant à la libération et l’élimination des toxines nocives.
Faites l’exercice de respiration profonde que vous avez choisi au moins une fois tous les jours, et à chaque fois que vous sentez le stress et la fatigue vous assaillir.
Gardez-vous un moment précis tous les jours.
Trouvez-vous un endroit tranquille et si vous le souhaitez, mettez de la musique méditative douce en arrière-plan.
Vous pouvez vous allonger ou vous asseoir. Choisissez la position que vous préférez à moins d’une indication spécifique selon l’exercice.
Soyez patient(e) avec vous, laissez-vous aller, soyez dans le moment !
Je ne recommande pas la méditation (de type bouddhiste) dès le départ parce qu’elle exige un niveau de concentration qui est impossible à maintenir quand on est physiologiquement fragile. Cependant, des milliers d’études démontrent les bienfaits indéniables de la méditation. Quand vous vous sentirez mieux, vous pourrez alors commencer à méditer. Pour l’instant, tenez-vous à des exercices de respiration profonde de très courte durée.
Voici les bénéfices potentiels de la respiration profonde :
✓ Détendre les muscles
✓ Soulager les petits maux
✓ Augmenter le flux de sang vers le cœur et le cerveau
✓ Booster l’énergie et la concentration
✓ Combattre les infections et l’inflammation
Recommandation : Essayer les techniques de respiration profonde ci-dessous et sentir celle qui vous convient le mieux et l’utiliser tous les jours
A) La libération du stress par les pieds
Cet exercice du spécialiste de la fatigue chronique, Dr Randall, au Névada (États-Unis) est très simple à exécuter. Mettez-vous en position assise avec vos pieds qui touchent le sol. Pendant que vous tapez des pieds chaque seconde, inspirez pendant quatre secondes et expirez pendant sept secondes. Quand vous expirez pendant les sept secondes, imaginez le stress et la fatigue en train de partir de votre corps et passer dans le sol.
Faites cet exercice pendant dix minutes si possible.
Si vous voulez une démonstration de cet exercice (en anglais), cliquez sur ce lien et regardez la vidéo après la vidéo 13 : https://powerhealthreno.com/exercises .
B) La technique du 4-7-8
Max Strom, un expert mondial dans les techniques de respiration pour guérir son corps, a mis au point la technique du 4-7-8. Mettez vos mains sur les côtes, des deux côtés du thorax, sous les aisselles et pendant que vous inspirez pendant quatre secondes, attachez-vous à faire gonfler vos côtes. Sentez comme vos côtes s’élargissent. Retenez votre respiration pendant sept secondes. Expirez pendant huit secondes en visualisant votre corps en train de s’allonger vers le haut.
C) La revitalisation Qi Gong du foie
Les médecins traditionnels chinois considèrent que le foie est le général de l’armée du corps. Sans cet organe vital (le plus gros organe intérieur), les toxines ne pourraient pas être traitées et l’énergie circuler.
Le Qi Gong signifie entraînement énergétique en chinois. C’est une pratique homéostatique (retour à la santé) millénaire qui combine des mouvements physiques pour la respiration et la concentration.
Vous pouvez faire l’exercice suivant assis(e), allongé(e) ou debout. Massez doucement votre plexus solaire (la partie creuse tout en haut de l’abdomen) en faisant une trentaine de cercles. Plus vous avancez dans le massage, plus vous serez capable d’aller un peu plus profondément sans pour autant vous faire mal. Puis, inspirez lentement en gonflant l’abdomen (pas les poumons) et videz l’abdomen en expirant par le nez pendant trois minutes. Pendant que vous respirez de cette façon, visualisez-vous souriant(e) et détendu(e). Frottez énergiquement vos côtes sous les aisselles avec le plat des mains. Quand vous ressentez un léger réchauffement de la zone, tapotez avec les poings entre une à deux minutes. Faites une grosse inspiration en visualisant de l’air vert bleu qui entre dans votre foie (en haut à droite de votre abdomen). Expirez en prononçant le son “Shuuuuu” qui est un son “nettoyant” c’est-à-dire qu’il ré-enclenche la circulation de l’énergie en provenance du foie. L’inspiration en imaginant de l’air bleu vert et l’expiration en prononçant “Shuuuuu” se fait plusieurs fois, lentement, pendant quelques minutes.
D) La pleine conscience quand une grosse émotion se manifeste en vous
Vous n’êtes pas votre esprit.
Vous êtes conscient(e) de votre esprit.
Toutes les activités mentales sont des objets dans votre conscience. Elles s’en viennent et elles s’en vont.
Mais vous, en tant que conscience observante, vous restez. Vous n’êtes pas seulement défini(e) par votre esprit et ses activités.
Quand vous déplacez votre attention de l’esprit (objet) à l’observateur (sujet), votre conscience naît et une libération se passe. Vous vous libérez de l’émotion forte qui vous emprisonne et vous ressentez de la paix et de la guérison simultanément. Faites une pause dans ce que vous êtes en train de faire, et penser au beau milieu de votre émotion forte, et faites cinq respirations lentes et profondes en gonflant et vidant l’abdomen. Reconnaissez l’émotion forte qui se manifeste en vous et mettez-lui une étiquette. Par exemple, vous dites : “Le stress est là” ce qui est mieux que de dire “Je suis stressé(e).” Vous observez l’émotion, mais vous ne vous identifiez pas à elle. Voyez à quel endroit principal l’émotion se manifeste dans votre corps. Respirez consciemment à travers cette partie du corps en relâchant la tension à chaque expiration. Quand votre esprit est distrait, répétez “je ressens, je ressens, je ressens” ou “je pense, je pense, je pense” ou “je me souviens, je me souviens, je me souviens” ou “je m’inquiète, je m’inquiète, je m’inquiète” pour vous ramener à votre concentration et laisser partir la distraction.
E) La cohérence du cœur
Notre cœur a des pouvoirs phénoménaux. Le cerveau est illuminé par des neurones, mais le cœur n’est pas en reste non plus. Il a ses propres neurones aussi qui s’appellent des neurites. Il en possède 40 000 qui apprennent indépendamment du cerveau et constituent comme un deuxième cerveau dans le corps.
D’un point de vue énergétique, le cœur est bien plus formidable que le cerveau. Il a en fait 60 fois plus d’énergie électromagnétique que le cerveau.
Aujourd’hui, nous sommes trop bien conditionnés à voir le monde par notre cerveau, mais pas assez par notre cœur. Nous sommes sous le diktat de la raison et du conformisme, et malheureusement nos instincts et nos intuitions générés par notre cœur sont fréquemment mis au rebut.
Quand notre cœur est en harmonie avec notre cerveau, des bienfaits puissants se produisent à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental, spirituel. Nous ressentons un bien-être nouveau, une empathie pleine, une paix intérieure, une clarté mentale, des intuitions inédites.
L’Institut de Heart-Math (https://www.heartmath.org/) a étudié et finalisé des techniques de cohérence du cœur qui ont toutes le même objectif : contrôler les rythmes de son cœur pour influencer les processus cérébraux qui agissent sur le système nerveux, la fonction cognitive et les émotions.
Pour les fatigués chroniques, les techniques de la cohérence du cœur sont notamment efficaces quand vous voulez désamorcer ou rééquilibrer une émotion négative telle que le stress, la frustration, l’anxiété, la sensation de ne plus rien contrôler, etc.
Attention : la pratique de la cohérence du cœur n’est pas un état de relaxation mais bel et bien un acte d’engagement et d’activité.
Au début, il se peut que votre cohérence soit assez faible surtout si votre état de santé est au plus bas, mais persévérez et vous en tirerez les fruits.
Avec un peu d’expérience, vous pouvez atteindre la cohérence de votre cœur en une minute. Au début, exercez-vous entre 5 et 15 minutes par jour. Suspendez les pensées virevoltantes de votre tête. Touchez le centre de votre cœur (au milieu des deux poitrines légèrement à gauche) avec une main de façon à être confortable. Avec le bout des doigts, vous pouvez même sentir le battement de votre cœur. Votre conscience ira toujours à l’endroit où vous touchez votre corps. Ralentissez votre respiration. Prenez par exemple 4-5 secondes à inspirer, et 4-5 secondes à expirer. En ralentissant votre respiration, vous envoyez un signal chimique du cœur au cerveau, rassurant votre être que vous êtes en sécurité, que la détresse peut se dissiper et que la guérison peut commencer. Faites passer votre respiration dans la zone de votre cœur. Vous inspirez et expirez par votre cœur. Continuez à respirer ainsi jusqu’à ce que vous ressentiez un rythme naturel apaisant. À ce moment-là, vous avez trois options : À l’endroit où vous touchez votre cœur, créez un sentiment authentique d’attention ou d’appréciation ou de gratitude ou de compassion pour quelqu’un. Ces quatre mots créent chacun une onde électromagnétique de 0.1 Hertz. Soit vous ressentez l’appréciation sincère de cette personne à votre égard, soit il vous est facile d’apprécier cette personne (peut-être un animal domestique préféré si vous n’arrivez pas à penser à une personne ?). L’amour, la gratitude, la compassion doivent être au cœur de votre sensation. Littéralement. Activez un sentiment positif en vous, en vous rappelant un moment de votre vie où vous vous êtes senti(e) bien, heureux(se) à l’intérieur de vous-même. Cela peut être un endroit où vous êtes allé(e) et qui vous inspire la paix, le calme, la joie, l’énergie, la légèreté, la clarté, etc. Quelle que soit l’émotion que vous voulez soulever en vous, imaginez l’endroit qui réveille cette émotion et vivez cette émotion dans la zone de votre cœur. Imaginez tous les détails de cet endroit en utilisant vos cinq sens. Donc touchez/ressentez, visualisez, entendez, goûtez, sentez-le jusqu’à ce qu’il vous apporte la sensation escomptée dans votre cœur. Si vous avez du mal à visualiser une personne ou un endroit que vous aimez parce que cela fait tellement longtemps que vous ne vous sentez pas bien, pensez à une personne vivante ou morte, un être spirituel qui incarne les qualités de la compassion. Imaginez cette personne comme si elle se tenait assise ou debout devant vous. Regardez dans ses yeux et sentez l’amour inconditionnel et la compassion qui émanent de ses yeux vers vous. Irradiez cette sensation d’amour et de gratitude en retour vers cette personne.
Si votre esprit erre, c’est normal. Ramenez gentiment votre attention vers la zone de votre cœur. C’est tout. Détendez-vous pendant cet exercice, ne forcez pas la manifestation des émotions, et laissez votre cœur faire ce qu’il fait de mieux.
Recommandation immédiate : Tester le premier des exercices de respiration profonde : la libération du stress par les pieds
4) Transformez votre personnalité, transformez votre réalité
“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.” Sénèque
À chaque fois que vous vous parlez en termes négatifs ou que vous avez des pensées toxiques, vous ne faites que renforcer un réalité physique stressée.
Voici les bénéfices potentiels de la transformation de votre personnalité :
✓ Contribuer à passer d’une dominance sympathique à une dominance parasympathique
Recommandation : Repérer à quelles situations de votre vie les trois commandements s’appliquent
Voici trois Commandements que vous vous devez d’intégrer dès maintenant :
A) Commandement 1 : Je dirai “NON ! ”
“Non” est un petit mot de trois lettres qui figure difficilement sur vos tablettes psychologiques et pourtant, c’est le mot le plus important pour vous. Vous dites “oui” à tout va et vous ne savez même pas si vous avez assez de ressource émotionnelle, physique, financière, temporelle, matérielle, etc. pour faire aboutir ce à quoi vous avez dit oui. Alors dites “Non ! ”
Est-ce que l’équation suivante vous paraît équilibrée ?
La famille + les amis + les collègues (si vous en avez) + les voisins + les gens que vous rencontrez = mon bonheur
Absolument pas ! Pourquoi ? Parce que vous vous mettez après les autres.
Voici votre nouvelle équation de vie :
Moi + les autres après moi = mon bonheur
Les autres viennent après ce dont vous avez besoin en ce moment. C’est tout. C’est comme ça.
Vous ne pouvez plus prétendre que vous pouvez tout faire pour tout le monde, vous le savez aussi bien que moi : vous ne pouvez pas et vous ne pourrez plus. Alors arrêtez de prétendre que les autres sont plus importants que vous !
Ménagez votre routine avec des temps de repos pour vous, refusez de prendre en charge le monde autour de vous, demandez aux autres de vous aider pour une fois, ré-évaluez la compagnie des gens qui vous entourent et dites “Non, non, non ! “ aux gens et aux choses qui ne vous soutiennent pas. Dites “Oui, oui, oui ! “ aux choses qui vous font super envie.
Aussi simple et libérateur et puissant et formidable que ça.
“Non ! “
B) Commandement 2 : Je suis imparfait(e) aujourd’hui, j’ai été imparfait(e) toute ma vie et je serai imparfait(e) le reste de ma vie
Ceci est un commandement hautement provocateur mais ô combien vrai pour vous !
Certains des éléments ci-dessous ne s’appliqueront peut-être pas à votre cas mais j’espère que vous en retirerez l’idée principale et que vous pourrez ajuster les conditions pratiques et personnelles de votre vie du moment.
Il y a des vêtements qui n’ont pas encore été lavés, et alors ?
Vous n’avez pas fait le repassage, et alors ?
Vous n’avez pas fait le ménage, et alors ?
Vous n’avez pas de lave-vaisselle ? Achetez-en un pour vous faciliter la vie !
Vous n’êtes pas fier(ière) de votre maison, et alors ?
Vous avez besoin de recourir à un système de livraison de nourriture parce que vous êtes si fatigué(e) que vous ne pouvez pas vous rendre au supermarché, et alors ?
Vous n’êtes pas aussi physiquement présentable que vous souhaiteriez l’être, et alors ?
On vous dit, et vous vous dites, que vous n’êtes plus aussi bien habillé(e), plaisant(e) et dévoué(e) qu’avant, et alors ?
Vous êtes devenu ennuyant(e) aux yeux des autres, et alors ? S’ils n’ont pas d’empathie pour votre situation, ils peuvent sortir de votre cercle de fréquentation !
Vous devez vous défaire d’une relation qui vous est devenue toxique, et alors ?
Vous ne pouvez plus faire autant d’heures de travail, et alors ?
Vous ne pouvez plus emmener telle personne à tel endroit, être là pour telle personne, faire ceci cela, et alors ?
Vous ne pouvez pas finir certaines choses parce que vous n’en pouvez plus, et alors ?
Vous n’êtes plus la même personne qu’avant, et alors ?
Vous vous sentez coupable d’être différent(e) alors que les signaux du tableau de bord de votre vie indiquent que rien ne va plus et qu’il vous faut être différent(e), et alors ?
Vous devez simplifier l’organisation de tous les aspects de votre vie, et alors ?
Vous êtes imparfait(e) et vous allez continuer à être imparfait(e), et alors ?
C) Commandement 3 : Je m’aimerai tel(le) que je suis
Le moment où vous vous acceptez tel(le) que vous êtes, avec la maladie qui vous cloue au lit et met votre énergie sous une coupole, ce sera un des grands tournants de votre guérison.
Maintenant c’est le moment de vous ouvrir sur vous-même. Écoutez-vous, écoutez la voix de votre corps qui vous dit que vous aussi vous comptez, et qu’il n’y pas que les projets de vie des autres qui comptent.
Il vous faut exister pour vous-même, et, pour exister, apprécier votre propre compagnie est indispensable. Peu importent les événements de votre passé qui vous ont amenés là où vous en êtes aujourd’hui.
Je pousserai même le bouchon en disant : “Soyez reconnaissant(e) vis-à-vis de la maladie qui vous permet de faire les changements qui vont faire de vous une meilleure personne ! “
Certain(e)s de mes patients ont établi un journal de gratitude pour se réapproprier le sens des valeurs et les petites choses qui composent le bonheur. D’autres se couchent le soir et avant de s’endormir, re-visitent leur journée avec son lot incontournable de merveilleux moments et expriment leur gratitude. Faites-en de même. Adonnez-vous à la gratitude, et la gratitude vous le rendra !
Si vous n’arrivez pas à mettre en place les trois commandements, il vous est recommandé(e) d’aller à la Partie 3 du Protocole S.A.I.N. et de reprogrammer votre inconscient qui détient le secret de vos croyances limitantes.
Recommandation immédiate : Relisez les trois commandements et imprimez-les dans votre tête dès maintenant
5) Des exercices physiques légers pour vous amener à bouger
“Prenez soin de votre corps. C’est le seul endroit où vous habitez.” Jim Rohn
Bouger de temps en temps est fondamental. La recherche a montré que toutes les 25 minutes nous devrions nous activer physiquement, pour éviter de nous figer et de créer de la tension dans le corps.

Nous avons des cellules lymphatiques dans notre corps qui sont nos meilleures alliées. Elles filtrent notre sang et transportent des cellules blanches qui sont nos protectrices contre toutes sortes d’infections et d’inflammations. Cependant, si nous ne bougeons pas, elles ne peuvent pas faire leur travail. Elles ont besoin que nous bougions pour se mettre en action.
À cause de leur condition même, les fatigués chroniques ont beaucoup de difficultés à s’activer physiquement, et pourtant ils en ont autant besoin que les non-fatigués, si ce n’est plus.
De ce fait, toute activité physique doit être gérée avec le plus de considération possible. Il est par exemple hors de question de faire des activités lourdes et intensives, ou sinon vous allez finir au lit pendant des jours ou des semaines. Même la thérapie officielle d’exercices gradués a écopé d’une multitude de critiques justifiées. En effet, il paraît insensé de demander à un(e) fatigué(e) chronique de se fatiguer encore plus pour des résultats d’amélioration qui s’avèrent à l’avance négatifs.
Les exercices physiques que je recommande sont légers et brefs.
Voici les bénéfices potentiels de mouvements et d’exercices :
✓ Détendre les muscles
✓ Augmenter l’oxygène
✓ Encourager la bais

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