7 aliments précieux
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Description


De l'humour, des histoires émouvantes... pour ne pas oublier de consommer 7 aliments précieux pour notre immunité et notre cerveau !



Un oeuf et, chaque jour, un peu de miel ou de pollen et de la levure maltée. De temps à autre, une cure de sève de bouleau, d'un lait exceptionnel de juments libres, ou encore d'huile de très jeunes olives vertes pour un regain d'énergie, comme nos ancêtres ! 7 Aliments précieux est un guide où l'on découvre qu'une poule normale vit en couple avec son coq, que des juments traites uniquement au cinquième mois de lactation, une minute à la fois, une à une, ne sont pas séparées de leurs poulains qui n'iront jamais à l'abattoir, que l'huile Omphacine d'olive verte augmente beaucoup notre résistance en nous faisant une jolie peau... Comment choisir son miel, reconnaître la sève de bouleau fraîche toute l'année, retrouver rapidement une belle énergie stable ou soutenir avec sérénité de lourds traitements ?



Ces aliments sont accessibles à tous ceux qui comprennent l'intérêt d'en faire parfois une priorité.



Remerciements


Pourquoi ce choix ?


chapitre 1 – Mon oeuf est tout neuf !


L’oeuf, symbole de la genèse des dieux, de la terre


et de la vie


Voyons ce que nous apporte l’oeuf


Quels oeufs choisir ?


Quelle est la meilleure manière de manger un oeuf ?


Comment conserver les oeufs ?


 


chapitre 2 – La levure maltée, à mes yeux, un rêve de bière !


Composition de la levure maltée


Bienfaits de la levure maltée


 


chapitre 3 – Ta peau est douce comme le miel


Un mets ancestral


Composition du miel


Les bienfaits du miel sur notre corps


Comment tirer les meilleurs bénéfices du miel ?


 


chapitre 4 – Le pollen, matière fécondante des végétaux


Comment se récolte le pollen ?


De quoi est fait le pollen ?


Comment conserver le pollen ?


Les bienfaits du pollen


 


chapitre 5 – La sève de bouleau, l’âme d’un arbre généreux


Une boisson ancestrale


Privilégier la sève fraîche


Les bienfaits de la sève de bouleau


Comment consommer la sève de bouleau ?


 


chapitre 6 – L’huile d’olive verte, exceptionnelle et multimillénaire


Omphacine, l’huile d’olive verte


Composition et propriétés de l’huile Omphacine


Comment consommer l’huile Omphacine ?


 


chapitre 7 – Le lait de jument, un merveilleux réparateur


Un lait bien particulier


Composition et bienfaits du lait de jument


Pourquoi consommer du lait de jument ?


Comment consommer le lait de jument ?


 


En conclusion


Du même auteur


 

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 février 2020
Nombre de lectures 9
EAN13 9782212902020
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

De l’humour, des histoires émouvantes... pour ne pas oublier de consommer 7 aliments précieux pour notre immunité et notre cerveau !
Un œuf et, chaque jour, un peu de miel ou de pollen et de la levure maltée . De temps à autre, une cure de sève de bouleau , d’un lait exceptionnel de juments libres, ou encore d’ huile de très jeunes olives vertes pour un regain d’énergie, comme nos ancêtres ! 7 Aliments précieux est un guide où l’on découvre qu’une poule normale vit en couple avec son coq, que des juments traites uniquement au cinquième mois de lactation, une minute à la fois, une à une, ne sont pas séparées de leurs poulains qui n’iront jamais à l’abattoir, que l’huile Omphacine d’olive verte augmente beaucoup notre résistance en nous faisant une jolie peau… Comment choisir son miel, reconnaître la sève de bouleau fraîche toute l’année, retrouver rapidement une belle énergie stable ou soutenir avec sérénité de lourds traitements ?
Ces aliments sont accessibles à tous ceux qui comprennent l’intérêt d’en faire parfois une priorité.

France Guillain , auteur de best-sellers et de long-sellers (notamment Le Bain dérivatif , Éditions du Rocher), est une ancienne navigatrice et skipper à la voile autour du monde, seule avec ses cinq enfants. De formation scientifique, elle anime conférences et formations sur l’hygiène naturelle qu’elle étudie depuis quarante ans.
FRANCE GUILLAIN
7 ALIMENTS PRÉCIEUX
Éditions Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
La collection est dirigée par Anne Ghesquière, fondatrice du magazine FemininBio.com pour mieux vivre sa vie !
Dans la même collection :
Happy Détox , Anne Ghesquière
Je ne mange pas de produits industriels , Stéfane Guilbaud
Je mange sans gluten , Audrey Etner, Marion Kaplan
Je mange hypotoxique , Damien Leretaille
Je mange veggie , Ôna Maiocc o
Je mange sain en famille , Maëlle Feret
Je me libère du sucre , Marion Thelliez
Je jeûne ! , Romain Vicente
Je mange cru , Stefan Lehner

L’information dans ce livre est présentée à des fins éducatives uniquement. Elle n’est pas destinée à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une condition ou une maladie et n’est pas à considérer comme du conseil médical. Le lecteur est invité à prendre ses propres décisions de santé en fonction de son jugement et en collaboration avec un professionnel de santé certifié.
Création de maquette : Hung Ho Thanh Mise en pages : Facompo, Rouen
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Éditions Eyrolles, 2020 ISBN : 978-2-212-57251-3
REMERCIEMENTS
Merci à Babeth et Raphaël Colicci pour leur magnifique travail dantesque à Oléatherm, leur accueil intelligent et chaleureux que j’engage tout le monde à découvrir. Merci à eux d’avoir ressuscité l’huile que faisaient déjà les Grecs, avec de jeunes olives vertes, Omphacine.
Merci à Patrick et Dominique Vogel et à toute la famille Vogel : ils savent allier le respect le plus profond, une très grande affection pour les chevaux et une grande rigueur pour la qualité exceptionnelle de leur lait. Les chevaux se reproduisent de manière absolument naturelle et vivent en belle communauté paisible. Comme chez Babeth et Raphaël, vous serez toujours accueillis en visiteurs avec bonheur au Domaine de La Voie Lactée !
Merci à Anne Ghesquière – et aux éditions Eyrolles – sans qui ce livre n’existerait pas !
SOMMAIRE
Remerciements
Pourquoi ce choix ?
CHAPITRE 1 – MON ŒUF EST TOUT NEUF !
L’œuf, symbole de la genèse des dieux, de la terreet de la vie
Voyons ce que nous apporte l’œuf
Quels œufs choisir ?
Quelle est la meilleure manière de manger un œuf ?
Comment conserver les œufs ?
CHAPITRE 2 – LA LEVURE MALTÉE, À MES YEUX, UN RÊVE DE BIÈRE !
Composition de la levure maltée
Bienfaits de la levure maltée
CHAPITRE 3 – TA PEAU EST DOUCE COMME LE MIEL
Un mets ancestral
Composition du miel
Les bienfaits du miel sur notre corps
Comment tirer les meilleurs bénéfices du miel ?
CHAPITRE 4 – LE POLLEN, MATIÈRE FÉCONDANTE DES VÉGÉTAUX
Comment se récolte le pollen ?
De quoi est fait le pollen ?
Comment conserver le pollen ?
Les bienfaits du pollen
CHAPITRE 5 – LA SÈVE DE BOULEAU, L’ÂME D’UN ARBRE GÉNÉREUX
Une boisson ancestrale
Privilégier la sève fraîche
Les bienfaits de la sève de bouleau
Comment consommer la sève de bouleau ?
CHAPITRE 6 – L’HUILE D’OLIVE VERTE, EXCEPTIONNELLE ET MULTIMILLÉNAIRE
Omphacine, l’huile d’olive verte
Composition et propriétés de l’huile Omphacine
Comment consommer l’huile Omphacine ?
CHAPITRE 7 – LE LAIT DE JUMENT, UN MERVEILLEUX RÉPARATEUR
Un lait bien particulier
Composition et bienfaits du lait de jument
Pourquoi consommer du lait de jument ?
Comment consommer le lait de jument ?
En conclusion
Du même auteur
Table des matières
POURQUOI CE CHOIX ?
Désigner 7 aliments comme étant des compléments de base est arbitraire et limitatif, car les graines germées, les légumineuses, les algues – par exemple – auraient pu avoir leur place dans la liste des aliments très utiles.
Ces 7 aliments ne sont pas des médicaments, ce ne sont pas des aliments miracles – aucun aliment ne peut y prétendre. Mais il serait bien dommage de se priver de leurs nombreux apports en nutriments, vitamines, polyphénols, oligoéléments. Certains peuvent être consommés presque tous les jours, les autres par périodes, plusieurs fois dans l’année, sous forme de cures.
Ces aliments ont largement fait leurs preuves depuis des siècles, parfois des milliers d’années. Ce que nous nommons la « science » ne s’y est pas toujours intéressée, tout comme nous avons profité de l’air que nous respirons et de l’eau que nous buvons sans avoir besoin d’études scientifiques pour savoir qu’ils nous sont indispensables pour vivre. Si je tiens à le préciser, c’est parce qu’une « nouvelle mode de l’esprit » consiste à mettre en doute à tout moment les plus vieilles traditions si leur efficacité n’a pas été démontrée scientifiquement !
Nous considérons donc ici que c’est l’expérience qui prévaut, que des millions, des milliards d’êtres humains ont consommé ces produits avant nous sans connaître la masse des maladies dégénératives d’aujourd’hui qui, contrairement à ce que l’on aimerait nous faire croire, ne sont pas liées à l’âge. Elles sont le résultat massif de notre éloignement des aliments naturels, le résultat de la consommation de produits transformés, assaisonnés de pesticides, de conservateurs, de colorants, d’exhausteurs de goût, d’une alimentation industrielle qui a pour objectif principal non pas notre santé, mais le gain, comme nous l’explique très bien Christophe Brusset dans Vous êtes fous d’avaler ça 1 .
Le but de ces pages est donc de permettre à une personne qui se sent fatiguée, qui doit affronter des traitements pour une maladie, ou qui veut tout simplement se maintenir en excellente forme, de ne pas oublier, chaque jour, ces aliments naturels, connus depuis des siècles, qui peuvent compléter de manière dynamique et efficace son alimentation quotidienne. En renforçant l’immunité, en apportant un beau choix de vitamines ou d’oligoéléments, des polyphénols, bien des traitements médicaux sont vécus avec plus de légèreté, avec moins de stress.
J’ai choisi des aliments de base , traditionnels , intéressants à consommer régulièrement , qui sont parfois victimes de préjugés sans fondement. L’œuf, car il traîne avec lui un cortège de vieilles idées reçues laissant croire qu’il nous donnerait du mauvais cholestérol puisque son jaune est du cholestérol. Qu’il ne faudrait pas en consommer trop souvent. Pourtant, l’œuf est à lui seul un univers d’éléments indispensables à notre organisme. La levure maltée, aliment extrêmement intéressant qui fait peur à certaines personnes qui ont des mycoses, petits champignons, et, puisque la levure est un champignon, craignent, à tort, l’amplification de leurs mycoses. Le risque est aussi inexistant qu’en se régalant d’une belle poêlée de champignons de Paris. Le miel, que d’aucuns considèrent à l’égal du sucre, ce qu’il n’est point quand il n’a pas été chauffé et qu’il est consommé à la température de notre corps. C’est une source importante de bons sucres et d’une sorte d’ antibiotiques naturels largement utilisés depuis près de trente années par le centre hospitalier universitaire de Limoges. Mais encore faut-il savoir le choisir, car le marché est aujourd’hui inondé de faux miels qui ne sont que du très mauvais sucre. Le pollen, qui fait très peur à ceux qui pleurent, reniflent ou se mouchent à chaque saison des pollens, ignorant que les pollens allergisants sont, dans leur grande majorité, ceux qui sont issus de plantes soumises à la pollution. Il existe donc des pollens non allergisants. Ainsi, le pollen d’un bouleau citadin peut être allergisant alors que celui des bouleaux d’une forêt saine ne l’est pas. Mais attention, pour consommer du pollen, les personnes gravement allergiques doivent rester prudentes. La sève de bouleau, boisson très intéressante, que la majorité des gens dans ce pays ne considère que comme une cure de printemps, au moment de la récolte. Alors qu’ailleurs elle se boit toute l’année depuis des milliers d’années et possède tant de silicium organique naturel qu’il serait presque grave de l’ignorer. Le lait de jument, si proche du lait maternel, véritable sauveteur, car nous ne le classons pas dans ce que l’on nomme habituellement les « produits laitiers » ! Surtout pas dans les produits à cuisiner d’aucune façon : il est hors de question d’en faire le chocolat au lait du matin ! Hors de question de le pasteuriser, et encore moins de le faire bouillir. De plus, il s’agit ici du lait de juments complètement libres de se reproduire ou non, qui ne termineront jamais leur vie à l’abattoir – pas plus que leurs poulains –, et qui ne sont traites que quelques semaines par an, une minute seulement à la fois, lorsque le poulain à leurs côtés est déjà assez grand et se nourrit principalement d’herbe. Un lait de très haute qualité en nutriments et en anticorps que nous utiliserons pour suppléer un bébé qui n’a pas ou plus le lait de sa mère, mais aussi, en cures annuelles ou bisannuelles pour l’enfant, l’adolescent, la femme enceinte ou celle qui allaite, l’adulte qui a besoin d’un coup de pouce nutritif ou de refaire sa flore intestinale, ou doit faire monter son immunité pour lutter contre une maladie grave. Et n’oublions pas l’huile d’olive verte , car tout le monde pense connaître l’huile d’olive. Mais rares sont ceux qui connaissent l’huile d’olives encore jeunes et vertes. Il m’a même déjà été objecté que l’huile d’olive ne contenant pas d’oméga-3 n’était d’aucun intérêt. Il est donc utile et nécessaire de refaire le point sur ce que l’olivier nous apporte de particulièrement précieux, en particulier, en France, l’huile du Larzac, dans l’Hérault, désignée sous le nom d’« Omphacine ».

1. J’ai lu, 2016.
Chapitre 1
MON ŒUF EST TOUT NEUF !
Trois petites filles chantent « Mon œuf est tout neuf… Crac un coup de mon couteau, je lui découpe un chapeau… Un peu de blanc, un peu de jaune, beaucoup de blanc et plus de jaune, oh oh oh oh… » d’Anne Sylvestre, Pour manger un œuf à la coque . Dehors, la mer est régulière, notre voilier, Le Tonnant , une coque Joshua 1 de 12 mètres très allégée et gréée en yawl 2 , fend bruyamment la vague avec une belle énergie ! Elles ont entre 2 et 7 ans, et chacune s’applique de son mieux à bien glisser la cuillère à l’intérieur de l’œuf sans le casser, bien viser ensuite sa bouche, car il suffit d’une vague qui cogne un peu en travers pour que la cuillère dérape sur la joue !
Nous sommes en pleine mer, au large des Bahamas, en route pour Miami. Mes trois filles ont grandi depuis leur naissance sur des voiliers.
Pour un marin, l’œuf est un aliment précieux : une rare protéine animale transportable sans réfrigérateur ni congélateur. En mer, avec l’humidité permanente de l’atmosphère, les salaisons moisissent très vite, tout comme les fromages. Quant à la pêche, elle n’est possible qu’à condition de se trouver en zone poissonneuse et de se déplacer à la vitesse du poisson convoité : si le bateau file plus vite ou moins vite que le poisson, on ne pêche rien.
L’œuf est donc particulièrement apprécié de ceux qui, comme nous, évitent absolument les boîtes de conserve, veulent toujours manger des aliments frais et vivants et bio. J’ai certainement été, à cette époque, une des rares navigatrices autour du monde à avoir pu préparer de délicieuses salades de chou blanc avec des oignons, au bout d’un mois de mer, suivies d’omelettes aux oignons et à l’ail.
Ma reconnaissance pour l’œuf est donc immense. Et je ne suis pas la seule !
L’œuf, symbole de la genèse des dieux, de la terre et de la vie
Dans l’Égypte ancienne, le Soleil – qui crée le monde – sort d’un œuf qui a été pondu par huit dieux après la disparition de l’Atlantide, continent englouti dans l’océan Atlantique.
Dans toutes les traditions, l’œuf est valorisé.
Dans le Pacifique, Taaroa engendre l’œuf, et sa coquille représente le Ciel tandis que le jaune représente la Terre, images reprises en Inde après l’engloutissement dans l’océan Pacifique du continent Mu 3 . Chez les Aborigènes, en Australie, l’œuf représente le Soleil. On dit dans certains coins de France qu’un œuf pondu le Vendredi saint ne s’abîme jamais. On raconte aussi que les œufs mangés le dimanche de Pâques prémunissent contre la maladie et les maléfices – de la part des œufs en chocolat, je veux bien ! Il fut aussi un temps, dès la Rome antique, où l’on suspendait dans les étables et les écuries des œufs pour porter chance. On lançait aussi des œufs dans les brasiers pour éteindre les incendies – mais là, j’avoue que j’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi !
L’œuf se peint, se dessine, se sculpte. Il est copié pour dessiner une voiture ou un siège d’avion, ou une maison ou des cabines de télésièges très naturellement nommées « œufs » ! En bois, il aidait naguère à repriser les chaussettes. En bois encore, ou en papier mâché décoré, peint et vernissé, en étain ou en or, en argent ciselé, en marbre ou en pierre précieuse ou tout simplement en plastique, il se fait coffret ou objet d’art ou de collection. En chocolat, il peut arborer une taille gigantesque dans la vitrine d’un bon chocolatier. Il fait la joie de tous à Pâques.
Enfin, la nature nous offre une profusion d’œufs de toutes les tailles et de toutes les couleurs ! Il suffit bien souvent de regarder où l’on pose les pieds dans les bois pour découvrir des coquilles vides, roses, bleues, marron, blanches mouchetées, coquilles rondes ou ovoïdes d’où se sont échappés mésanges charbonnières et coucous, bouvreuils ou Pics épeiches ! Sans oublier les œufs tout ronds et tout blancs des lézards qui en sortent tout noirs avant de muer en blanc, ou celui de l’araignée, style soucoupe volante ou véritable cheval de Troie lorsqu’il en sort une myriade d’octopèdes !
Mais revenons à notre œuf de poule. Il se gobe tout cru par un tout petit trou, il se fait coque, mollet, poché, dur, au plat, ou brouillé. On le sert en omelette, dans les gâteaux et même en poudre. Il dore la galette des rois et colore les pâtes, ou se laisse monter en neige pour devenir meringue ou île flottante sur mer de crème anglaise. Dur et égrené, il est dit « mimosa », comme les fleurs. Sucré, en lait de poule 4 , ou nature, avec des mouillettes, l’œuf participe à toutes sortes de préparations délicieuses et festives aux quatre coins du monde. Même sa coquille peut être absorbée, dissoute dans du jus de citron : dans l’œuf, rien ne se perd ! Même pas le cri s’il en avait un 5 !
L’œuf est potentiellement à l’origine de milliards de vies, même si certains s’interrogent encore pour savoir qui est né le premier, de la poule ou de l’œuf !

MERVEILLES DE LA LANGUE FRANÇAISE AUTOUR DE L’ŒUF !

En nous régalant d’œuf coque, ou dur ou au plat, nous pouvons aussi nous régaler des expressions pittoresques autour de l’œuf qui ne manquent pas.
Si « faire l’œuf », c’est jouer les imbéciles, au contraire, en consommer, nous le verrons, nous rend intelligents. Car il ne faut pas oublier qu’à Montpellier, ma ville natale où je ne vécus qu’au jour de ma naissance sous les bombes guerrières, « faire l’œuf » était l’apanage des étudiants qui se retrouvaient entre amis pour refaire le monde, en parcourant le passage piétonnier en ovoïde de la magnifique place de la Comédie sous le regard de ses Trois Grâces !
Par contre, « aller se faire cuire un œuf » n’augure pas toujours le meilleur ! Cela revient à se faire expédier aux oubliettes ! Disparaître aux yeux de qui nous le dit !
De même, il est fortement conseillé de ne pas « mettre tous ses œufs dans le même panier », car si, comme Perrette et son pot au lait, il advient d’en renverser un, il nous reste l’autre. C’est une autre manière de nous dire de ne pas tout « miser sur le même cheval »…
« Être aux œufs » est excellent de bonheur et de réussite, la joie totale de qui a bien gagné des sous, quand le comble de la dégradation est parfois d’« être plein comme un œuf », et donc ivre et chancelant !
Il faut aussi « marcher sur des œufs », avec d’infinies précautions, pour ne pas gêner ou se mettre en mauvaise posture, surtout avec celui qui « tond un œuf », ce qui est le comble de l’avarice.
Entre l’« œuf de Christophe Colomb 6 », qui est une histoire à faire tenir un œuf debout, les « œufs au plat », qui se partagent deux définitions, l’une évoquant une belle quantité de pièces d’or et d’argent tandis que l’autre évoque de petits seins plats, qui, eux, c’est garanti, ne tomberont jamais, il y a de quoi en perdre son latin, oo , avis 7 , ou « oiseau », d’où nous vient le nom de l’œuf !
Évitons d’« écraser – quoi que ce soit – dans l’œuf », ce ne serait pas très gentil de tout anéantir avant même toute naissance de projet car mieux vaut une belle omelette aux cèpes et à l’ail, ou des œufs brouillés au sucre de canne vanillé, flambés au rhum !
Enfin, pour éviter de se retrouver avec un « crâne d’œuf », mieux vaut éviter de se gorger de blanc d’œuf cru lyophilisé et en poudre qui, en détruisant la vitamine B8 ou H, fait disparaître peu à peu nos cheveux et notre système pileux. C’est le choix cornélien de certains aficionados des salles de sport qui essaient par tous les moyens de bomber leurs muscles, choix entre les biscoteaux ou les tifs ! Ajoutons que perdre les cheveux, les cils et les sourcils de cette manière ne serait pas bien grave si cela n’impactait également, peu à peu, notre mémoire. Il faut choisir entre des muscles rebondis et une tête chevelue qui fonctionne bien.
Et attention au lapsus si vous voulez séduire un homme avec le célèbre « T’as d’beaux yeux », car « T’as d’beaux œufs » pourrait désigner clairement ses testicules, ce que vous n’avez peut-être pas eu le temps de vérifier !
Quand on apprend le français à l’école, le dédale de toutes ces expressions autour de l’œuf donne le tournis !
Voyons ce que nous apporte l’œuf
L’œuf contient, dans les meilleures proportions, tous les acides aminés que le corps ne peut fabriquer lui-même et est beaucoup moins calorique que la viande. À condition que les poules soient bien nourries. Nous le choisirons donc toujours au minimum bio.
Le blanc d’œuf est composé d’eau et de protéines. Le jaune est fait de lipides, de protéines et d’un cholestérol particulier, non inquiétant pour nous. Les quatre protéines de l’œuf, réparties entre le jaune et le blanc, sont l’ovalbumine, l’ovomucoïde, l’ovotransferrine et le lysozyme. La plus importante de ces protéines est l’ovalbumine.
En outre, l’œuf est très riche en vitamines et sels minéraux.
Des vitamines et des sels minéraux
Les vitamines de l’œuf La vitamine A, ou « rétinol ». Associée aux caroténoïdes des légumes vert foncé, orange ou rouges, la vitamine A est indispensable à la vision, à l’immunité et intervient in utero dans la symétrie parfaite du corps. Cette vitamine A est détruite par le tabac, l’alcool – oui, même celui du vin –, et certains problèmes digestifs. La vitamine B1, ou « thiamine ». Pourvoyeuse d’énergie pour le cerveau, la vitamine B est détruite par le sucre et l’alcool – même celui de la bière ou du champagne. Donc pas d’œuf mélangé à du Calvados, même si ce fut une coutume ! La vitamine B2, ou « riboflavine ». Importante pour la peau, les muqueuses et les yeux. Elle est détruite par la lumière. La vitamine B3, PP ou « niacine ». C’est la vitamine de la séduction, nous dit le docteur Jean-Marie Bourre dans La Nouvelle Diététique du cerveau 8 . Importante pour le bon fonctionnement de notre cerveau, importante pour notre intestin. Elle est détruite par l’alcool, même celui du vin, de la bière et du cidre. La vitamine B5, ou « acide pantothénique ». Importante pour les nerfs, elle intervient dans le métabolisme cellulaire et dans le bon fonctionnement du cerveau, pour garder un bon moral, mais aussi sur la qualité de nos cheveux et de nos poils. Les shampooings et les masques faits d’huile d’olive, de citron et de jaune d’œuf cru ont été très à la mode durant les années 1960, les sixties. La vitamine B6. Elle assure une bonne communication entre nos cellules, ainsi qu’une bonne irrigation et oxygénation du cerveau. Importante aussi pour les muqueuses et la peau. Elle est détruite par les régimes hyperprotéinés ! La vitamine B9, ou « acide folique ». Indispensable pour le bon fonctionnement de notre mémoire. Combinée à la vitamine C, elle répare l’ADN et joue un rôle important dans la production de globules blancs et rouges ainsi que de plaquettes. Elle est détruite par les jus d’orange et de tomates 9 . La vitamine B12. Nécessaire à notre système nerveux, elle dynamise le cerveau et diminue les risques d’anémie. Attention à la mode végane : nos gènes, hérités de nos parents, ne nous prédisposent pas toujours à nous priver de produits animaux. N’imposons jamais cette diète à nos enfants ! La vitamine D. Chacun sait que cette vitamine, ici d’origine alimentaire, est indispensable pour fixer le calcium, les phosphates, et est fondamentale pour notre immunité. Tout le monde ne sait pas toujours que 75 % des vitamines D (D1, D2, D3) doivent impérativement venir de notre exposition directe, peau nue, au soleil doux. La vitamine E. C’est la vitamine du bon gras, antivieillissement, antioxydation, indispensable à la fertilité et au bon fonctionnement du cerveau des hommes comme des femmes.

ALLERGIE AUX PROTÉINES DE L’ŒUF

Certaines personnes présentent une allergie aux protéines de l’œuf, qui se manifeste sous la forme d’éruptions cutanées, d’eczéma et d’asthme. Le plus souvent, c’est une réaction aux protéines du blanc d’œuf, mais il arrive qu’elle concerne les protéines du jaune. Les jeunes enfants y sont plus sujets que les adultes, car il semble que cette allergie disparaisse en grandissant.
Les sels minéraux de l’œuf Le phosphore (un œuf en contient 155 mg pour 100 g). Sachant que les phospholipides sont les constituants majeurs des membranes cellulaires, il importe de ne point en manquer. Le potassium (164 mg pour 100 g), important pour notre tension artérielle. Le calcium, indispensable à l’élaboration du collagène, pour le cerveau comme pour la peau. Le fer (1,9 mg pour 100 g), indispensable à notre énergie et à notre concentration. L’ovotransferrine de l’œuf aide à fixer le fer. Attention, trop de thé peut faire fuir le fer 10 . Le zinc. Indispensable pour connaître les saveurs, nécessaire à la vision, à la croissance, à notre immunité et à la cicatrisation des blessures. L’iode. Très important pour nos cellules, la thyroïde, la croissance et pour le développement du cerveau. Sa présence dans un œuf n’est pas négligeable mais variable. Le magnésium , indispensable aux os et aux muscles. Le sélénium (23,8 µ g pour 100 g), garant de la jeunesse du cerveau et du bon fonctionnement de la thyroïde. Sachant qu’un œuf à lui seul vaut quatre gélules de sélénium, autant en consommer régulièrement, à la coque, mollet, poché ou dur ! Enfin, les caroténoïdes. Le jaune contient deux caroténoïdes : la lutéine et la zéaxanthine. Les caroténoïdes alliés à la vitamine A préviennent la dégénérescence de nos cellules et en particulier celles de nos yeux (qui peut conduire à la dégénérescence maculaire liée à l’âge, dite « DMLA » 11 ).
Cet inventaire des vitamines et sels minéraux de l’œuf ne peut que nous inciter à en consommer régulièrement – ce que font depuis toujours les Britanniques, et ils ne sont pas les seuls. Pourtant, en France, nombreux sont ceux qui pensent que nous devons être très prudents avec le cholestérol des œufs.
Et le cholestérol ?
De nombreuses études, depuis plus de vingt ans, ont montré que bien que le jaune d’œuf soit fait en partie de cholestérol, il n’a aucun impact sur le cholestérol humain. De nombreuses études ont montré que l’alimentation ne modifie pas les lipoprotéines du sang, qui contiennent et transportent le cholestérol. Plusieurs facteurs, comme l’exposition du corps nu à la lumière solaire directe 12 , ou la présence de graisses brunes 13 dans le corps, régulent notre cholestérol.
Composé principalement de lipides, de protéines et de cholestérol, le jaune de l’œuf ne fait pas monter le taux du mauvais cholestérol. Car ce cholestérol de l’œuf est décomposé par la digestion pour se transformer en autre chose. Les Anglais qui mangent des œufs tous les jours ont – dit-on – moins de problèmes de cholestérol que nous.
Le docteur Jean-Marie Bourre rapporte dans deux de ses ouvrages l’histoire d’un fermier américain à qui un médecin avait dit, lors d’un contrôle médical à 40 ans : « Be care with eggs » – littéralement, « soyez soigneux avec les œufs » –, expression qui s’entend de deux manières opposées aux États-Unis : « Attention aux œufs ! », ou bien : « Soyez soigneux, prenez soin de vous avec des œufs ! » (autrement dit : « Consommez-en pour vous faire du bien ! »).
Dix ans plus tard, le fermier revenait pour un contrôle, avec le taux de cholestérol d’un enfant de 4 ans. « Magnifique, cher Monsieur ! Et qu’avez-vous donc fait pendant dix ans ? », « Ce que vous m’avez dit : je n’ai mangé que des œufs, pas de charcuterie ni de fromage, mais des œufs. Les œufs de mes poules : 6 le matin, 6 à midi, 6 le soir. »
OK, c’était un fermier, qui dépensait énormément d’énergie, mais quand même ! Bien évidemment, il consommait également des légumes, des fruits, des pâtes, des haricots, et ses poules couraient librement.

MON CONSEIL

N’essayez pas d’en faire autant !
Cette aventure singulière – à ne surtout pas reproduire si l’on n’est pas fermier d’une grande exploitation aux États-Unis – entraîna six années de recherches qui conclurent que les œufs de poules qui courent librement toute la journée et mangent de tout, consommés sans graisses cuites ni mayonnaise, ne donnent pas de mauvais cholestérol.
Dans son livre intitulé La Vérité sur les oméga-3 14 , le docteur Jean-Marie Bourre cite aussi une expérience plus récente destinée à mesurer les effets des œufs de poules supplémentées en graines de lin, élevage dit Bleu-Blanc-Cœur 15 : durant trois semaines, un groupe de personnes a consommé ce type d’œufs à raison de cinq par jour durant vingt jours. À l’analyse, les oméga-3 n’avaient absolument pas augmenté dans le sang des « cobayes », ce qui rend inutile de payer ces œufs dits « oméga-3 », bio ou non, plus cher. Et ils n’ont pas eu de problèmes de cholestérol. Mais attention, c’était une expérience très contrôlée ! Ne vous mettez pas à manger cinq œufs par jour ! C’était une étude sous contrôle. Un œuf bio à la coque ou mollet suffit chaque jour.
La bonne nouvelle à retenir est que le taux de cholestérol ne monte pas quand on mange des œufs , à l’exception des personnes porteuses du gène ApoE4

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