Chaque jour, une pensée
166 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Chaque jour, une pensée

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
166 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description


Le pouvoir des mots est immense.


Trop de personnes s’en servent comme une arme, utilisons-les pour faire du bien.


Chaque jour durant plus de quatre ans, l’auteure a laissé sur son blog une pensée, toute simple, des phrases offertes comme une main tendue vers tous ceux dont le bateau coule. L’amour, l’amitié, l’espoir, le pardon sont présentés dans ce livre. N’hésitez pas à découvrir ces mots afin d’apprendre à vivre tout simplement.


***



Extrait :


Pardonner, ce n’est pas oublier ce qui s’est passé, ce n’est pas tout effacer. Ce n’est pas non plus minimiser l’Erreur. Elle fut, elle a existé, mais il arrive un temps où il faut l’enjamber. Pardonner ne veut pas dire non plus qu’il ne faut pas poser des mots sur la souffrance.


Pardonner, c’est briser un cycle, des chaînes qui inconsciemment nous retiennent dans une souffrance, et au final, pouvoir se diriger vers quelque chose qui pourra être mieux. Alors, autorisons-nous à pardonner pour retrouver simplement notre liberté d’exister.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 261
EAN13 9791034806966
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Chaque jour, une pensée
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Sylvie Grignon
 
 
 
Chaque jour, une pensée
 
 
 
Couverture : Maïka
 
 
 
Publié dans la Collection Samsara
 
 
 

 
 
 
© Evidence Editions 2018

 
Vous désirez être informé de nos publications, il vous suffit, pour cela, de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante :
 
Email : contact@evidence-editions.com
 
Site internet : www.evidence-boutique.com
 
 
 
 
À mes lecteurs qui furent l’âme de ces mots,
À mon homme,
À tous ceux qui font vivre mon blog,
 
 
 
 
 
 
 
Écrire, c’est poser un trait de crayon entre le passé et l’avenir, un fil invisible qui malgré les coups de gomme ne s’effacera jamais. Voilà pourquoi, j’ai pris ma plus belle plume un soir de décembre, il y a quatre ans. Je me suis promis, jamais une seule journée sans écrire. Des mots laissés sans vie sur le papier, des mots oubliés, des mots partagés au travers de mon blog, et puis un jour, car il y a toujours un jour, une lectrice m’a laissé ce message : « Ne laissez pas vos mots disparaître, regroupez-les dans un livre. »
Il n’y a jamais de hasard. « Chaque jour, une pensée » venait de prendre son second souffle.
Des mots tout simples destinés à faire simplement du bien, des mots à partager, à distribuer, et qui sait, peut-être à aimer.
Un livre à consommer sans modération juste pour le plaisir de l’âme.
 
 
 
 
Dire
 
 
 
Nous avons tous des mots qui voudraient sortir, que nous devrions dire un peu comme un testament, des mots qui ne doivent pas rester enfermés, qui s’asphyxient, qui meurent.
 
Je voudrais vous dire…
Qu’il faut vous lever chaque matin avec la joie au cœur même si vous vous sentez mal, même si votre corps est douloureux.
Qu’il est important d’enlever le filtre qui obscurcit votre vie, de regarder les nuages qui passent, le soleil qui vous fait un timide bonjour, qu’il faut surtout ne pas vous arrêter à la grisaille de la pluie.
J’ai envie de vous dire qu’un jour, j’ai été comme vous, pleine d’insouciance, de naïveté, que j’avais une foi illimitée dans l’homme, et que même si j’ai été sérieusement égratignée, je continue de croire qu’il reste un zeste d’humanité dans chaque individu, que ce sont les blessures qui font changer les hommes, et que même si des monstres existent, ils ont eu un jour, un cœur, même s’ils l’ont oublié.
J’aimerais tant vous dire que la vie est facile, malheureusement ce serait trop simple. On doit tous gravir des obstacles en s’écorchant les mains, parfois même l’âme, et pourtant, il faut continuer, encore et encore, parce que c’est important, parce que sinon tout ce chemin aurait été inutile, parce que surtout, là où vous ne voyez, vous, que des obstacles insurmontables, moi je ne vois que des défis à réaliser. Alors, oui, on bute sur des cailloux, on tombe, mais on se relève, toujours.
Je voudrais vous dire de ne jamais renoncer à vos rêves, même s’ils sont insensés, même s’ils n’ont de sens que pour vous. Vous dire de ne pas écouter les autres, ceux qui vous disent d’arrêter, sachez que vous valez bien mieux que cela.
N’oubliez jamais que l’amour, la vie sont comme des nuages qui viennent, puis s’évaporent quand on essaie de les retenir. Sachant cela, contentons-nous juste de vivre l’instant, ensemble.
 
 
 
 
L’espoir
 
 
 
La pensée commune s’égosille à clamer que l’espoir fait vivre. Seulement, à trop espérer, n’est-ce pas une façon de s’illusionner, de plonger dans la forêt de l’oubli de ce qui est ?
Espérer, c’est croire en une réalité incertaine, une certitude qui n’en est pas une. Espérer, c’est cette branche qui nous retient à la vie, qui va permettre au roseau de ne pas complètement casser.
Espérer, c’est se dire que tout va bien se passer lorsque tout va mal, c’est accepter que tout puisse être différent, un jour. L’espoir permet surtout de gravir des montagnes quand on est au fond du trou. Alors, même si tout au bout, cet espoir n’est qu’une illusion, l’important reste tout le chemin parcouru pour parvenir à ce but, même si au final, à l’arrivée, un autre objectif se dessine, même si tout fut vain. La vie nous offre toujours la possibilité de nous réaliser pleinement, même si on ne peut tout avoir. Des choix vont se dessiner, se transformer, ou simplement être abandonnés. Ce n’est pas pour autant que l’on a eu tort d’espérer. Il est important de croire en l’impossible.
Trop souvent, les gens sont convaincus qu’ils ne méritent pas d’être là où ils sont, pensant n’être « rien ». Chacun mérite d’être ce qu’il est, chacun a le droit d’entretenir la petite flamme de l’illusion, le souffle de l’espoir, car l’important reste, après tout, la vie dans son intégralité, et souvent, « on s’aperçoit qu’on n’a qu’une vie lorsque l’on en commence une deuxième ». Pour cela, fermons doucement certaines portes pour en ouvrir de nouvelles, oublions la rancune, la colère, pour ne vivre que ce qui présente, et attrapons cette petite bulle de l’espoir avant qu’elle ne s’envole vers d’autres que nous.
 
 
 
 
Savoir dire non
 
 
 
Pourquoi est-ce si difficile de dire non ?
Savoir dire « non », c’est se respecter, cela semble simple, ce n’est juste qu’un mot de trois lettres que les gosses de deux ans lancent avec conviction tout le temps. Et pourtant, adultes, dire non est bien plus compliqué. Dire non, c’est se mettre en danger, c’est s’opposer à l’autre ce qui demande parfois un effort surhumain, c’est surtout prendre une position irrévocable qui va aussi ouvrir une brèche, celle où nous pourrons être jugés, où notre choix pourra être critiqué.
Dire non est difficile, et pourtant, une nécessité.
Nous sommes nombreux à avoir du mal à dire non à nos amis, ne voulant pas leur faire de la peine, n’ayant surtout pas envie de les affronter. Apprendre à ne plus être la bonne poire de service qui accepte tout, cela s’apprend. C’est un parcours du combattant, car c’est tellement plus facile de ne dire que ce que l’on attend de nous. Le « non » nous met en position de miroir face à l’autre qui n’attend pas cette réaction. Seulement, lorsque l’on s’habitue à dire toujours « oui », on en arrive à oublier nos propres désirs. Le « non » est indispensable. Notre monde regorge de manipulateurs, prêts à tout pour prendre le pouvoir, pour se prouver qu’ils existent.
Il est important de faire que des choix que l’on désire vraiment, même si cela concerne quelqu’un que l’on aime. Si l’autre nous apprécie à notre juste valeur, il comprend notre refus, et cela n’implique pas son rejet, il comprendra nos raisons. C’est le cas pour tous ceux qui s’accrochent à un contrat qu’ils ne veulent pas rendre, à une histoire inventée qu’ils ne veulent pas changer, à une impossibilité non comprise.
On ne peut apprendre à dire « non » que lorsque l’on est sûr de soi, convaincu de ne pas faire deux pas en arrière à la première bourrasque, et s’affirmer sans violence.
Oser dire « non », c’est ne pas avoir peur de qui nous sommes, avoir confiance en nous, et surtout se respecter. C’est un pas parfois difficile à faire, mais on peut y arriver. Dire « non » libère.
 
 
 
 
L’espoir
 
 
 
L’espoir, c’est cette petite voix qui vous dit à l’oreille que rien n’est perdu, que rien n’est fini, que tout recommence. L’espoir, c’est lorsqu’on veut croire encore, quand on se sent couler, que l’on ne sait pas trop à quoi s’accrocher, mais qu’au fond de soi, on a ce besoin de ne pas se noyer, cette volonté de dessiner encore le bonheur.
L’espoir, c’est quand j’ai envie de vous dire, allez venez, il est temps de bouger, il est temps que de vous aperçoir que j’existe, c’est l’heure, je suis prête.
L’espoir, c’est ce bruit que fait notre cœur quand il bat, ce rythme régulier, qui détruit le silence. L’espoir, c’est de se dire que tout n’est pas complètement pourri, la preuve, je suis toujours là, vivante, à poser sur la feuille des mots que jamais vous ne lirez.
L’espoir, c’est se dire que même si on a trop cru aux promesses, il reste quelque part ce souffle qui me fait dire que j’ai eu raison d’y croire, que je n’ai pas fait une erreur en m’accrochant à mes rêves, en continuant à sauter de nuage en nuage.
L’espoir, c’est de mettre du sens sur un non-sens, simplement parce que sinon on ne pourrait jamais se relever. Seule cette petite bulle va nous permettre de tracer notre vie, et de continuer, quoiqu’il advienne, de sourire au lendemain. Alors, ne lâchez jamais cet espoir, c’est votre plus beau cadeau.
 
 
 
 
La seconde chance
 
 
 
Il y a des moments où le poids du monde pèse sur nos épaules, ces moments où tout semble trop lourd, trop difficile, où les couleurs sur le tableau se sont estompées, où le rêve s’en est allé. Personne n’y échappe, même les plus grands, même les plus forts.
Cela peut être simplement l’usure du temps, faire suite à un choc, un accident, une déception. C’est l’instant où une pensée nous traverse l’esprit, une seule, et si nous pouvions changer de vie ? Tout quitter sur un coup de tête, tout recommencer, repartir à zéro sans un sou, avec juste un sentiment de pure liberté, croiser de nouvelles têtes, serrer d’autres mains, sentir son cœur s’emballer en croisant un regard que l’on ne connaît pas. Si nous pouvions changer de vie, le ferions-nous, et surtout en aurions-nous vraiment envie ?
Nous avons pourtant tous une seconde chance, même les méchants, même ceux qui n’y pensent pas, même ceux qui n’en veulent pas, même ceux qui ne se pensent pas assez bien.
Changer de vie reviendrait à changer un fait infime qui ferait de notre présent un aujourd’hui différent, une façon de pouvoir remonter le temps.
 
 
 
 
La peur de l’échec
 
 
 
La peur de l’échec, cette peur qui habite l’homme depuis sa tendre enfance, cette peur qu’il faut combattre. Cette émotion est un véritable stress négatif qui peut détruire une vie, la changer.
Les enfants sont paralysés par cette peur, les adultes tétanisés, peut-être serait-il temps de transformer le mode de pensée de notre société ? Apprendre à accepter l’erreur comme une option non préjudiciable, à apprivoiser la peur de se tromper en l’anticipant et en s’en servant.
L’échec touche l’orgueil, et trop d’individus ont été formatés à ne pas « être ridiculisés ». Le ridicule ne peut avoir un pouvoir que s’il tient compte du jugement des autres. Se moquer de ce que pensent les autres, comment ils nous perçoivent, est facile hormis lorsqu’il s’agit d’une personne à qui on tient. Rien n’est pire que le jugement acide d’un ami, d’un conjoint ou d’un proche.
Est-ce une raison pour ne pas tout tenter pour réussir ? Faut-il s’arrêter à ces critiques possibles ? Après tout, la vie implique nécessairement une possibilité d’échec. Comme tout le monde, je n’ai pas toujours bien vécu certains échecs, me sentant à la fois honteuse, triste. J’ai trébuché, je suis tombée, j’ai saigné, et puis j’ai décidé de me relever, de croire que tout n’était qu’apprentissage, et qu’au final, l’échec ne devait être considéré que comme une leçon de vie pour nous faire progresser.
En écriture, c’est pareil. On peut écrire des pages qui n’ont aucun sens, que l’on va devoir déchirer ensuite, et puis il y en aura une qui va avoir un sens, qui va « parler », alors oui, on a peur, peur que ce futur roman ne soit jamais lu, qu’il reste dans l’ombre, et alors ? Est-ce que l’important n’est pas de l’avoir écrit ? D’avoir osé tenter ? D’être surtout allé jusqu’au bout. Alors oui, même si on a super peur de l’échec, il faut tout de même tenter quitte à se planter. L’important est d’avoir essayé !
 
 
 
 
Écrire
 
 
 
Certaines personnes sont incapables de prendre les mots comme un cadeau, cherchant toujours à mettre une interprétation derrière un texte, à vouloir le relier « au vécu », pire à trouver une analyse psychanalytique complètement tordue là où il n’y a que des lignes. Aimer les mots, est-ce un crime ? Tout auteur a commencé par écrire des mails, des nouvelles puis des romans. C’est une progression logique. Les mots ne se sont jamais là pour s’imposer dans la vie d’une personne sans son accord. Écrire, c’est apprendre à maîtriser le poids des mots, à se préparer à recevoir le poids de tes mots, toi lecteur. Offrir ses mots, c’est surmonter la peur du regard des autres, du négatif qui pourrait en ressortir.
Tout comme en amour ou en amitié, on ne force personne à nous tenir la main, alors il importe de ne jamais imposer, juste proposer. L’autre aime, tant mieux, il n’aime pas, qu’il passe son chemin. L’important est qu’on trouvera toujours une personne qui sautera avec nous entre les lignes de l’invisible.
 
 
 
 
L’inspiration
 
 
 
L’inspiration s’invite tel un papillon, puis se pose doucement sur mon épaule avec tendresse. J’aime ces instants magiques où elle apparaît, surtout après avoir disparu quelques jours pour cause de fatigue. La voilà qui revient, qui m’envahit telle une lumière, qui m’enveloppe, qui me fait danser sur le papier. Cette sensation est merveilleuse, inconnue et connue à la fois, mais salutaire. C’est la révélation, les lettres s’entrecroisent, s’emmêlent, se rejoignent, puis tout se joue sur l’intuition.
Cela me prend d’un seul coup, avec violence, une évidence, il me faut écrire cette histoire. Sera-t-elle bonne ? Après tout, ce n’est peut-être rien, une mauvaise idée, mais j’en ai besoin. Beaucoup de personnes recherchent l’étincelle, moi, elle revient sans que j’aie besoin de l’activer. Je sais que je vais profiter de ces quelques jours de pause forcée pour écrire plusieurs chapitres, sans m’arrêter, juste pour ne pas détruire cette petite flamme irrésistible. L’inspiration est un art de vie qui permet de rester « entier ». Écrire un manuscrit pour moi, c’est un peu comme si je tenais le journal de mes rêves, une manière de dessiner des nuages de bonheur, un peu comme si en laissant les mots sortir, j’ouvrais un robinet autorisant mes émotions à jaillir pour en faire une histoire où ma plume va s’amuser avec des dizaines de personnages imaginaires. Un défi ? Toujours, un nouveau manuscrit est toujours un défi. L’inspiration, c’est le plus grand des défis, celui d’oser l’impossible. Quand l’inspiration revient, c‘est une nouvelle renaissance. Le doute, ce sera pour plus tard. Vous qui avez toujours eu envie d’écrire, qui vous donnez de mauvaises raisons, faites le saut, osez, mettez de la couleur sur votre vie, écrivez !
 
 
 
 
Les rencontres
 
 
 
La vie est faite de rencontres, et en dehors du compagnon de vie, beaucoup ne sont pas là pour durer, pire, certaines s’imposent dans notre existence tout en se sachant vouées à l’échec, mais présentes pour nous faire avancer, pour nous enseigner quelque chose. Cela peut paraître dérangeant, frustrant même, de se dire qu’inconsciemment nos actes nous ont poussés à ces choix, à ces résultats, simplement parce que nous en avions besoin. Quoiqu’il arrive, notre corps parle à notre place, même si notre envie était d’en faire plus, même si notre cœur voulait autre chose, notre corps connaît nos propres limites et va simplement stopper quand il le faut, même si le résultat s’avère parfois violent.
Il nous arrive parfois de regretter une personne, de penser à une autre, le tout est de ne pas s’attarder sur ce qui fut. Cela a eu le privilège d’être. Si nous réfléchissons bien, à un moment de notre vie, cette rencontre fut importante, elle nous a certainement apporté une bouffée de positivisme, même si parfois l’ennui, les disputes, la vie, ont tout gâché.
Prenons ces hasards comme de jolis cadeaux, n’hésitons pas à nous attarder lorsque nous les ouvrons. Même la souffrance ou la maladie vont nous mener à quelque chose qui va nous apporter un enseignement.
 
 
 
 
Le temps
 
 
 
Qui n’a pas un jour de pluie fixé quelques minutes une pendule anticipant le mouvement des aiguilles ? Sensation presque irréelle de sentir ainsi ce temps qui passe, vite, tellement vite, que l’on ne peut rien faire pour le stopper. «  Tu n’as qu’à casser la montre  », disent souvent les enfants. Ah, si c’était si simple ! Je me souviens avec nostalgie d’une époque où j’avais du temps, une époque que les moins de vingt ans…. La société a changé, nous nous retrouvons de plus en plus sollicités par les tentations qu’offre le modernisme, la profusion de sites nous permettant de nous cultiver, l’abondance de séries télé, les contacts sur les réseaux sociaux, qui s’avèrent un véritable enrichissement. Tout cela en plus de la vie. Nous nous retrouvons face à une terrible constatation, nous n’avons plus de temps, et nous avons bien souvent envie de secouer le sablier, de le renverser, juste pour gagner encore quelques minutes de plus. Peut-être serait-il « temps » de simplement oublier notre montre dans le sable, et de ne vivre qu’au gré du Temps, celui de notre âme ?
 
 
 
 
« Être »
 
 
 
Qu’est-ce qui nous définit ? Notre âge ? Notre profession ? Nos valeurs ? Notre physique ? À cette question beaucoup répondent le travail, n’est-ce pas amusant quand on sait que la moitié des Français ne font pas le travail qui leur plaît, puis notre façon de vivre, nos relations, et en tout dernier, ce seront nos idées. Comme si appartenir à un univers nous définissait, alors que cela nous réduit simplement à un « paraître ».
Cessons de nous cacher derrière un miroir sans tain, être, c’est être ce que nous sommes vraiment, au fond de nous, et ce serait bien si on n’essayait pas d’être autre chose.
 
 
 
 
La vie n’est pas un jeu
 
 
 
La vie n’est pas un jeu. Avancer chaque jour donne l’impression de se balader sur un ring, instable, qui bouge, où tous les coups sont permis. L’auteur échappe-t-il à cette règle ? Tout dépend de son intégrité. Je me suis toujours refusé à monter sur ce ring, quitte à me prendre de lourdes claques. Jouons-nous avec les mots ou nous servons-nous simplement de notre encre pour inventer une histoire qui n’existe pas, pour faire l’amour avec une personne qui ne nous aime pas dans la réalité, pour créer un monde imaginaire où il est important de ne pas se perdre ? Quoi de mieux qu’être auteur pour être comblé par les mots ? Je me contente de faire danser ceux qui me lisent sur des partitions qui chantent mes mots.
Je n’aime pas jouer, non parce que j’ai peur de perdre, mais à l’inverse parce que je n’ai pas ce besoin de gagner. Le monde d’aujourd’hui est bien difficile, il fait mal, il pince fort. Les coups se font toujours par-derrière. Je refuse une fois encore de me fondre dans la normalité. Tant pis si j’y perds en crédibilité. Je me contente d’être ce que je suis, et je suis désolée si parfois le voile s’est déchiré, si parfois mes pas ont dérapé. J’essaie de tenir debout refusant d’entrer dans l’arène du jeu de la vie où tous les coups sont permis. Peut-être que j’ai choisi ainsi la difficulté ?
 
 
 
 
Les drames
 
 
 
Comment peut-on se reconstruire après un drame ? Déjà, on survit ! Ensuite, on tâtonne pour sortir la tête de l’eau. Il n’existe aucune recette miracle juste des petites choses qui peuvent aider.
Il faut digérer le choc, car tout comme un plat trop gras, il faut laisser du temps au temps. Je ne crois pas ceux qui disent qu’ils ont tourné la page en un claquement de doigts, tout comme ceux qui sont en pleine dépression, et qui vont super bien deux mois après. Je ne crois pas que l’on peut se reconstruire si vite, c’est une illusion. Un deuil, une rupture non désirée, un échec, il faut l’accepter. Je n’aime pas parler de moi, mais je vais vous parler de « lui ». Il est décédé, il y aura bientôt trente ans. Il n’avait que trois ans. J’ai passé plusieurs semaines à attendre qu’il franchisse la porte du séjour avec son nounours arc-en-ciel à la main. Il m’a fallu changer d’endroit, déménager, changer de vie, pour m’autoriser à effacer cette image qui s’est estompée au fil des années, mais qui ne s’effacera jamais.
Se reconstruire, c’est déjà cesser de se poser en victime. Nous n’avons pas choisi de perdre un proche, mais nous pouvons choisir de ne pas mourir avec. Nous n’avons pas voulu perdre cette amie ou cet amoureux, mais c’est ainsi. Repenser sans cesse à cet échec nous tire vers le bas. Il faut accepter de mettre une fin à toute chose même si cela fait mal.
Un drame nous oblige à changer notre vision de la vie, nous poussant ainsi à sortir de notre zone de confort. Nous ne vivons que ce que nous sommes capables de supporter, et à nous de trouver notre propre équilibre. Je ne dis pas que c’est simple ni rapide. Je suis la première à trébucher lorsque la vie m’agresse, comme si le passé n’était au final qu’une pierre à la cheville, une pierre qu’il faut simplement oublier, le plus souvent possible.
Se reconstruire après un drame, c’est un peu comme prendre un bateau, il faut d’abord le nettoyer, puis le peindre, être certain de sa fiabilité, puis le mettre à l’eau. Tester doucement sa stabilité sans brûler les étapes, s’autoriser à hésiter, se donner le droit parfois d’être en colère, tout envoyer valser à certains moments, puis revenir, recommencer, encore et encore.
La vie reste un grand théâtre où se jouent de nombreux drames. Nous pouvons tous reconstruire nos vies, il faut juste accepter une réalité, un seul fait parfois insignifiant peut tout changer.
Reconstruire autrement, certainement, reconstruire pour avancer, oui, pour faire du bien aux autres et à nous, oui. Un drame est parfois, même si c’est terrible à penser, qu’un passage obligé.
 
 
 
 
Vivre positivement
 
 
 
Vivre positivement n’est pas une illusion. Il existe des dizaines d’ouvrages sur le sujet. S’entourer de pensées qui n’ont jamais de haine, ce n’est pas simple à notre époque. Nous rencontrons encore trop souvent la méchanceté sur la route. Il faut commencer par soi, par se faire du bien, par se valoriser. Bien sûr, tout comme moi, vous n’êtes pas parfaits, vous avez fait des erreurs, été impulsifs, cru dans les mauvaises personnes, mais que cela ne vous empêche surtout pas de continuer de croire dans la vie.
La pire erreur n’est pas dans l’échec, mais dans l’incapacité de dominer l’échec François Mitterrand.
L’échec est inéluctable, nous passons tous par cette donnée. La surmonter demande un effort de volonté, et c’est là où s’entourer de lumière positive est important.
 
 
 
 
La maladie
 
 
 
La maladie n’épargne personne ou presque. Elle n’est pas toujours un hasard. Souvent un signe. Il faut s’autoriser à prendre du temps, se donner du temps, cicatriser pour avancer, se regarder en face, ne pas fuir qui nous sommes.
La douleur doit être guérie de l’intérieur. Un cœur qui saigne finit toujours par se soigner. Une âme en détresse aussi. Il faut du temps, et pas juste une seconde.
 
 
 
 
Écrire
 
 
 
Écrire, cette addiction, ce besoin de poser les mots. Passion, thérapie, peu importe, véritable plaisir. Tout le monde devrait écrire, j’écris, des morceaux de vie, du ressenti, sur des papiers, sur des fichiers, des lettres que l’on envoie ou pas, j’en suis certaine, des phrases pour être en paix avec l’Univers, des mots pour toucher.
Écrire, c’est facile , non pas toujours, car on se déshabille, on laisse place à l’interprétation, et c’est ce qui est dur.
Écrire, c’est facile, il suffit de raconter sa vie . C’est une fausse idée de croire que tous les auteurs font une biographie, à part les politiciens ou les stars. Personnellement, je n’utilise ma plume que pour faire du bien aux autres.
Écrire c’est se donner une chance de survivre à un choc, de faire sortir d’une autre façon que les larmes la douleur. Écrire, c’est mettre un point final. On ne peut écrire que lorsque la guérison s’annonce. Tout comme pour les AA où on demande aux personnes d’écrire parfois, de réparer leurs erreurs, je crois en l’importance du pouvoir des mots.
Je crois qu’il faut écrire « à ses cauchemars », à ceux qui nous ont fait du mal, même si on n’envoie jamais les lettres.
Écrire, c’est un peu faire l’amour...

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents