97 exercices décalés pour prendre la parole n importe où, n importe quand, avec (presque) n importe qui !
188 pages
Français

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Description


Prendre la parole avec brio, captiver et persuader, vous en rêvez ! Oui, mais cela demande de la pratique. Vous n'avez pas le temps et cela vous assomme.



Plus d'excuses avec ce livre. Vous pourrez vous exercer facilement à partir de votre quotidien : lors d'un apéro avec des amis, dans la rue avec des inconnus, à la maison avec votre ado, dans la queue au supermarché...



Les exercices décalés de ce livre, gorgés d'humour, vont à l'essentiel. Vous trouverez rapidement l'astuce pour créer une relation privilégiée avec le public, concevoir un message percutant et conquérir votre auditoire.



Prendre la parole ne sera plus un moment d'appréhension mais un plaisir ludique. Entre amis, en famille, au boulot, au café, sur votre lit ou devant la télé, entraînez-vous en vous amusant... le plus sérieusement du monde.




  • La voix


  • Le langage du corps


  • Le regard


  • Connaître son public


  • La mise en place


  • Fixer un objectif


  • Le message


  • Choisir les bons mots


  • Les 30 premières secondes


  • L'introduction


  • Raconter une histoire pour un impact maximum


  • Faire participer le public


  • Gérer les questions du public


  • La conclusion


  • Les 30 dernières secondes


  • Le trac


  • Répéter sa présentation


  • Le trou de mémoire


  • L'humour


  • Le support visuel


  • Le charisme


  • Se présenter

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 octobre 2017
Nombre de lectures 316
EAN13 9782212595895
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0035€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum
Prendre la parole avec brio, captiver et persuader, vous en rêvez ! Oui, mais cela demande de la pratique. Vous n’avez pas le temps et cela vous assomme. Plus d’excuses avec ce livre. Vous pourrez vous exercer facilement à partir de votre quotidien : lors d’un apéro avec des amis, dans la rue avec des inconnus, à la maison avec votre ado, dans la queue au supermarché… Les exercices décalés de ce livre, gorgés d’humour, vont à l’essentiel. Vous trouverez rapidement l’astuce pour créer une relation privilégiée avec le public, concevoir un message percutant et conquérir votre auditoire. Prendre la parole ne sera plus un moment d’appréhension mais un plaisir ludique. Entre amis, en famille, au boulot, au café, sur votre lit ou devant la télé, entraînez-vous en vous amusant… le plus sérieusement du monde.
Biographie auteur

Chilina Hills (Franco-britannique) et Geneviève Smal (Belge) sont deux reines de la prise de parole, avec plus de 50 ans d’expérience (à elles deux, bien entendu). Coachs, formatrices, conférencières et auteures, elles partagent le même plaisir : celui de mettre le feu aux orateurs en herbe ou à ceux qui sont déjà chevronnés, et transformer des présentations barbantes en événements magiques. Responsables politiques, personnalités de tout poil, chefs d’entreprise, commerciaux, avocats ou managers, ceux et celles qui sont passés entre leurs mains ne les oublient jamais !
www.editions-eyrolles.com
Chilina Hills – Geneviève Smal
97 exercices d cal s
POUR PRENDRE LA PAROLE
n’importe où, n’importe quand, avec (presque) n’importe qui !
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
Illustrations : Leslie Plee Création de maquette et composition : Hung Ho Thanh
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2017 ISBN : 978-2-212-56707-6
SOMMAIRE
Premiers mots de Chilina
Le pacte
Matériel
La voix
Dès que je parle, tout le monde s’endort
Exercice 1 Sautez de joie
Exercice 2 Le bonjour enthousiaste
J’ai une voix de canard
Exercice 3 Fasten your seat belt
Exercice 4 Le téléphone rose
Ils sont sourds ou quoi ? Pourquoi personne ne m’entend ?
Exercice 5 L’éolienne
Exercice 6 Le cri de l’ours
Exercice 7 Sale gamin !
Il y a quelque chose qui ne va pas… mais je ne sais pas ce que c’est !
Exercice 8 Mufleries ton sur ton
Le langage du corps
On ne me trouve pas sympa
Exercice 9 Sourire aux anges et aux autres
Dès qu’on me regarde, je ne suis pas à l’aise avec mon corps
Exercice 10 Restez au lit
Exercice 11 Voulez-vous danser ?
Exercice 12 J’ai avalé de la dynamite !
Qu’est-ce que je fais de mes mains ?
Exercice 13 La pantomime
Exercice 14 Jeu de mains…
Je n’en impose pas assez…
Exercice 15 De Lapinou à Gorillator
Exercice 16 Résultat des courses
Mais comment fait-on pour avoir plus de présence ?
Exercice 17 100 % présent
En public, j’ai une tête d’andouille
Exercice 18 Faire l’andouille
Le regard
Je ne sais ni où ni comment regarder !
Exercice 19 Je t’aime, je te déteste
Il faut que je les regarde dans les yeux ?
Exercice 20 Juste une seconde !
Exercice 21 Passez à la caisse
Exercice 22 La serveuse et moi
Et celui qui s’en fiche ou qui me regarde de travers ?
Exercice 23 L’abeille 3 x 2
Exercice 24 Ne coupez pas !
Exercice 25 Sérieusement en réunion
Et comment je regarde des publics de tailles différentes ?
Exercice 26 Butinez au café
Connaître son public
Je suis toujours à côté de la plaque
Exercice 27 la règle de 3
Exercice 28 Le pavé dans la mare
La mise en place
Pour parler en public, je suis trop petit et mal placé, personne ne me voit
Exercice 29 Le trône
Exercice 30 Prendre la parole dans un lieu insolite
Fixer un objectif
Je perds le fil, je m’emmêle les pinceaux
Exercice 31 Retour arrière
Exercice 32 Différencier objectif et moyens en 2 secondes
Exercice 33 Avouer l’inavouable, mais rien qu’à moi
Le message
Ils ne voient pas où je veux en venir
Exercice 34 Dans un article de presse
Exercice 35 L’angle de pub
Exercice 36 Un angle à nourrir
Je ne sais pas comment présenter mes arguments
Exercice 37 Des preuves !
Je ne sais pas quel titre donner à ma présentation
Exercice 38 Impertinent, mais pertinent
Mais je croyais que le message, c’était comme un slogan
Exercice 39 Le slogan
Exercice 40 La chute des slides !
Choisir les bons mots
Je parviens à foirer ma présentation en deux secondes. Mais qu’est-ce que j’ai fait ?
Exercice 41 Mots qui cassent, mots qui passent
Exercice 42 Les temps de verbe : ensoleillés ou orageux ?
Exercice 43 Leurs mots sont toujours les meilleurs
Les 30 premières secondes
J’ai beaucoup de mal à commencer
Exercice 44 Sésame, ouvre-toi !
Exercice 45 J’ai un truc à te dire
L’introduction
Les introductions, ça saoule tout le monde
Exercice 46 Le vif du sujet
Et si je démarrais par une blague ? Non ? Je fais quoi alors ?
Exercice 47 Une question pour bien démarrer
Exercice 48 Surprenez-les !
Raconter une histoire pour un impact maximum
Dès le début, personne ne m’écoute
Exercice 49 Une histoire incroyable
Exercice 50 « Jouez » la leçon
Je ne suis pas convaincant
Exercice 51 Et si vous m’achetiez ?
Exercice 52 Vendez la fille du voisin
Faire participer le public
Et si je perds le contrôle ?
Exercice 53 Le chef d’orchestre
Exercice 54 Quand je veux, comme je veux !
Jouer avec le public : facile à dire !
Exercice 55 Utiliser les jeux de société en société
Gérer les questions du public
J’ai toujours l’impression que je dois me justifier
Exercice 56 Allez, chiche !
J’ai peur de me faire avoir !
Exercice 57 Questionnez le questionneur
Exercice 58 Quelle question ?
Je ne sais pas rebondir élégamment
Exercice 59 Et c’est justement… !
Exercice 60 Pot-pourri
Exercice 61 L’avocat du diable
S’ils sont hostiles, je perds tous mes moyens
Exercice 62 Survivor : gérer les terroristes verbaux
La conclusion
Je n’arrive pas à terminer, mes fins sont plates
Exercice 63 AAAction wo-man !
Exercice 64 L’effet tricolon
Et s’il y a des questions à la fin ?
Exercice 65 Ni vu ni connu, j’me débrouille !
Les 30 dernières secondes
Alors, c’est fini ou c’est pas fini ?
Exercice 66 De BOF à WOW !
Exercice 67 Le public debout
Le trac
Je suis mort de trouille
Exercice 68 Rêve de grenouille
Exercice 69 Stress au carré
Je rougis, quelle horreur !
Exercice 70 Rougir de plaisir
Je bafouille
Exercice 71 Si j’avais un marteau
Je sens bien que je ne suis pas à ma place
Exercice 72 Entrer dans le costume d’orateur ou de l’oratrice
Je suis nul et je n’y arriverai pas
Exercice 73 Speed confiance, chaussez vos baskets
Répéter sa présentation
Je déteste parler seul à voix haute
Exercice 74 Dans l’escalier et sous la douche
Exercice 75 Dans la rue ou au supermarché avec mon smartphone
Exercice 76 Utilisez le public fantôme
J’ai l’impression de radoter et je me sens ridicule
Exercice 77 Faites appel à l’équipe
Le trou de mémoire
J’ai trop peur de tout oublier, alors j’écris tout mon texte
Exercice 78 La structure du Petit Poucet
Exercice 79 Le mot manquant !
Exercice 80 Le synonyme équivalent similaire
Et si je n’arrive pas à redémarrer ?
Exercice 81 Jeux de langage
L’humour
L’autodérision ? Mais je vais perdre ma crédibilité !
Exercice 82 Défauts et imperfections
Exercice 83 Imparfaitement vôtre !
Exercice 84 Trou de mémoire et autodérision
Le support visuel
Mes slides sont moches et ennuyeux
Exercice 85 Mise en appétit
Exercice 86 Ouvrir des livres d’images
Exercice 87 Se présenter avec un visuel
Et comment je fais si je n’ai pas de slides ?
Exercice 88 Objets à croquer
Exercice 89 La recette
Exercice 90 Full Illustration !
Le charisme
Quand je présente, j’ai l’air d’avoir avalé un manche à balai
Exercice 91 Test de styles
Exercice 92 Test audio
Exercice 93 Test ados
J’ai un charisme d’huître
Exercice 94 Jouez-la à la Michelle ou Barack
Se présenter
Je déteste les tours de table
Exercice 95 Bonjour, moi c’est Jean-Eudes
Quand je me présente, j’ai l’impression de me vanter
Exercice 96 Préparez votre éloge funèbre (avant que quelqu’un d’autre ne le fasse !)
Exercice 97 Se la péter tout en nuances
Derniers mots de Geneviève
Bibliographie
PREMIERS MOTS DE CHILINA
« Vous n’auriez pas quelques exercices sympas qu’on pourrait faire sans trop se prendre la tête ? » ; « Qu’est-ce que vous pourriez nous suggérer comme livre d’exercices pour pouvoir s’entraîner ? » ; « C’est pour un ami qui n’a pas souvent l’occasion de prendre la parole. Qu’est-ce que vous proposez pour qu’il puisse s’exercer ? »
Et là, l’une comme l’autre, chaque fois que nos clients nous posaient ces questions (c’est-à-dire souvent, très souvent), nous restions coites (et pourtant, tout le monde vous le dira, il n’est pas facile de nous fermer le clapet !). Bien sûr, nous leur donnions toujours quelques exercices à emporter, mais nous sentions bien qu’il y avait un manque… Il existe pourtant beaucoup de livres excellents sur la prise de parole (dont les deux nôtres, les meilleurs bien sûr 1  !) avec des exercices çà et là, mais en ce qui concerne des livres d’exercices dédiés, nous avons vite constaté qu’il n’y avait pas un grand choix sur le marché.
De plus, le problème des exercices, c’est qu’il faut les faire. Ça demande un effort, même si l’on est très motivé. C’est un peu comme apprendre à jouer du piano : on veut savoir jouer, pour notre plaisir et celui de nos amis, et on veut que ça aille vite (on ne vise pas la salle Pleyel après tout !). Alors, pourquoi faut-il absolument se farcir des heures et des heures de gammes ? Pourquoi faut-il se taper des heures de solfège ? Il n’y a rien de plus assommant ! C’est trop ennuyeux, les progrès sont trop lents, et au bout d’un moment on est irrésistiblement attiré par une pléthore de trucs plus motivants ou apparemment plus importants : « Tiens, ça fait longtemps que je n’ai pas appelé ma mère » ; « Ah et si je préparais une bonne pizza pour ce soir ! » ; « Bon, et si je commençais à créer mon site Web… ». Dieu merci pour tous les apprentis pianistes, il existe maintenant des méthodes beaucoup plus ludiques, qui rendent la tâche plus légère et donc plus motivante.
C’est ce que nous recherchions pour la prise de parole… D’ailleurs, chacune de notre côté, nous restions en veille au cas où un livre d’exercices apparaisse pour pouvoir 1) s’en inspirer et 2) le conseiller. Ne trouvant pas, une idée folle germa dans l’esprit de Geneviève : et si nous l’écrivions, ce livre ? D’accord ! Mais je vous avoue que si cela m’avait été proposé par quelqu’un d’autre, j’aurais probablement dit non : la sagacité, la créativité et l’humour de Geneviève ne cessant de me ravir, je savais que cela se passerait bien et que je ne risquais pas de m’ennuyer. Nous sommes facilement tombées d’accord sur le fait qu’il fallait absolument que ces exercices soient sympas, efficaces et si possible un peu marrants (eh oui, surtout pas de gammes à la gomme !). De plus, comme tout le monde n’a pas le loisir de s’entraîner régulièrement devant un public et que l’on a peu l’occasion de s’exercer seul en prise de parole, il est difficile de s’améliorer. Nous voulions qu’il soit possible de s’exercer un peu partout, dans des circonstances de tous les jours, seul ou avec d’autres : à la maison, au travail, en promenade, au supermarché, à l’apéro, devant la télé, et même au lit (ou plutôt sur le lit !)…
Nous vous avons donc concocté une foultitude d’exercices un peu (parfois très) différents de ceux que l’on voit d’habitude, pour que vous puissiez pratiquer et vous améliorer tout en vous amusant. Et, surtout, nous avons voulu éviter le sérieux qui tue. Ne vous y trompez pas : c’est traité légèrement, mais c’est du lourd ! À nous deux, nous avons plus de cinquante ans d’expérience, des centaines de clients transformés (rassurez-vous : en mieux !), et nous nous tenons constamment à jour des dernières trouvailles neuroscientifiques et linguistiques pour en faire profiter nos clients (aucun mérite : nous sommes bien trop curieuses et passionnées pour nous reposer sur nos lauriers). Et, en plus, il y a un bonus non négligeable : bien qu’entièrement dédiés à la prise de parole, ces exercices vous permettront aussi de vous améliorer dans des tas d’autres situations de communication, par exemple lorsque vous avez quelque chose à demander, un conseil à donner, une question à poser, une idée à faire passer, une suggestion à faire, une réponse à apporter, ou encore quand vous voulez surprendre, amuser, rassurer, inciter le respect, susciter la bienveillance…
S’il y a beaucoup d’exercices, c’est pour que vous ayez le choix et la variété. De toute façon, notre petit doigt nous dit que vous ne les ferez pas tous ; vous choisirez en fonction de vos préférences, de vos urgences, de votre niveau de compétence ou de flemme. Ainsi, nous avons fait en sorte qu’un certain nombre d’exercices rappellent et/ou combinent des choses déjà vues dans d’autres exercices (et, franchement, on aurait difficilement pu faire autrement).
Certains exercices sont assez réjouissants, d’autres sont plus exigeants, et certains requièrent un petit peu de culot (mais jamais trop, vous n’aurez donc pas de raison de vous défiler !), et tous ont été testés et éprouvés : ils marchent du tonnerre !
Êtes-vous prêt à vous lancer ? Si oui, faisons un pacte !

1 Chilina Hills, Cultivez votre charisme , Eyrolles, 2013 (2 e édition), et Geneviève Smal, La parole en public pour les timides, les stressés, et autres tétanisés , Edipro, 2011.
LE PACTE
Voici venu le moment tant appréhendé : vous devez prendre la parole prochainement. Seul, face à un public. Vous allez vous sentir déshabillé, vulnérable. Vous êtes certain d’être une proie de choix pour les trous de mémoire et les hésitations.
Ces exercices sont simples et semblent inoffensifs, mais ils sont redoutablement efficaces. Et comme vous pouvez vous exercer n’importe où, n’importe quand et avec (presque) n’importe qui, vous n’avez plus d’excuse.
• Si c’est votre première fois, laissez-vous guider, nous vous menons pas à pas vers le succès de la prise de parole.
• Si vous êtes coutumier des présentations en public, vous allez découvrir comment vous améliorer nettement.
• Si vous êtes déjà un très bon orateur ou une excellente oratrice, ces exercices vont vous apprendre à devenir très, très bon.
Ce livre ne vous servira à rien si vous ne le mettez pas en action. Personne n’a jamais maigri uniquement après avoir lu un livre sur les régimes.
Maintenant, regardez-vous droit dans les yeux, dans le miroir de votre salle de bains, les mains appuyées sur le lavabo, et faites un pacte : promettez-vous d’aller jusqu’au bout de chaque exercice dont vous avez besoin.
On se sent bête, non ? C’est comme quand on tombe amoureux. On se sent un peu idiot. Mais si personne ne fait le premier pas, il n’y aura pas de baiser.
Alors, laissez votre gêne au vestiaire. Nous vous promettons une grande histoire d’amour entre la prise de parole et vous.
MATÉRIEL
Un miroir
Une fois passé le moment de se brosser les dents, rien de plus étrange que de s’observer dans un miroir en train de parler. Le miroir sera forcément grossissant de vos erreurs, amplifiera chaque complexe, mettra le doigt sur vos failles sans complaisance. Là où vos amis peuvent embellir la vérité (mais si, c’était pas si mal, j’te jure !), le miroir ne vous fera pas de cadeau. C’est la qualité qu’il partage avec la caméra, qui elle, en plus, a l’effet pervers de conserver vos méfaits tout comme vos brillantes réussites.
Un smartphone
Vous l’avez sous la main, à portée de poche. Pas la peine d’investir dans un caméscope coûteux. Vous aurez seulement besoin d’un petit pied à poser sur la table et d’un grip. Et encore, vous pouvez vous débrouiller avec un bricolage simple pour le faire tenir face à vous.
Deuxième usage du smartphone : sa minuterie et son alarme. Rien de pire qu’un orateur qui parle pendant des heures. Vous vous souvenez tous de votre envie de partir, papoter, lire vos e-mails, lorsque X lisait son discours ? Ce n’est pas pour vous : un orateur doit être bref s’il veut être écouté.
Des enfants ou, pire, des ados
Les vôtres ou ceux de vos voisins qui seront ravis de vous les laisser pour quelque temps. Plus incisifs qu’un miroir, les enfants vous renverront à la minute leur impression sur votre prise de parole. Hésitez, et ils se détourneront de vous, utilisez du jargon, et ils commenceront à soupirer pour les plus grands, à compter leurs orteils pour les plus petits. Vous trouverez plusieurs exercices avec lesquels il est appréciable d’avoir un public enfantin. C’est un peu plus sportif avec les ados dont l’une des activités principales est de « casser » l’autre : ils ne prendront pas de pincettes pour vous dire les choses « comme ça leur vient ». Et bim !
Des amis bienveillants
Quelques amis sympathiques vont pouvoir vous faire progresser. Parfois à leur insu. De temps en temps, vous pouvez les mettre à contribution. Ils vous aideront avec plaisir, surtout si vous leur donnez le rôle de l’avocat du diable.
Des collègues indifférents, d’autres impliqués et certains qui ne vous aiment pas
Vu que vous les avez sous la main tous les jours, ce serait dommage de ne pas en profiter. Certains se sentent impliqués, comme investis d’une mission et sont prêts à se donner de la peine pour vous venir en aide. Aide parfois bienvenue. Parfois pas.
D’autres se moquent de votre présentation et c’est ceux-là que vous allez convaincre. Et certains, moins nombreux, on l’espère pour vous, ne peuvent simplement pas vous sentir. Mais il faut faire avec, alors autant vous exercer avec eux, sans qu’ils le réalisent.
Des quidams rencontrés au gré de vos sorties
Dans la rue, à la gare, dans une galerie commerçante, ils sont simples à trouver. Évitez les coins sombres à la tombée du jour et lancez-vous !
Un crayon
Pour prendre quelques notes d’une part et le tenir en bouche lors des exercices d’articulation. Préférez-le sans vernis si vous n’aimez pas ce petit goût âcre qu’il peut vous laisser.
Votre courage à deux mains
Vous verrez que, pour la plupart des exercices, vous n’aurez même pas besoin de courage, seulement de bonne volonté. Et pour ceux qui sont un peu plus corsés (comme vous dévoiler face à des collègues ou des adolescents), choisissez d’y aller crescendo : ne commencez pas par le plus difficile, car vous en profiteriez pour tout laisser tomber !
Un public fantôme pour s’entraîner quand vous êtes seul
Avertissement : parler seul n’est pas une maladie mentale. Enfin officiellement.
Pas simple de répéter seul devant un mur blanc. Le miroir ne donne pas vraiment envie et reflète toutes nos imperfections. Brancher la caméra, OK. Mais après, ce n’est pas agréable de se revoir. Donc, si on doit s’exercer seul, où regarder ? Des chaises vides qui permettent d’imaginer un éventuel public ? Pas très motivant.

De toute façon, travailler seul ou seule, pour certains, ce n’est effectivement pas très stimulant.
Mais comme vous n’avez pas le choix, si vous voulez être brillant en public, il faut trouver des astuces. En voici certaines. On va créer un public pour vous.
Vous êtes à l’intérieur
Effectivement, regarder des chaises est une option et ça vous permet de positionner les publics : autour d’une table, derrière un bureau, en conférence, en U, etc. Cela vous donne aussi la possibilité de tourner le cou, de gauche à droite ou l’inverse, au lieu de regarder toujours dans la même direction (le miroir, l’œil de la caméra, etc.).
Maintenant, imaginons une astuce plus exaltante.
Pour rappel, l’objectif de cet exercice est d’apprendre à poser les yeux sur chacune des personnes du public ou du moins sur certaines si le public est très nombreux. Laissez les chaises à leur place et disposez des Post-it dans la pièce, sur les murs, les portes, les fenêtres, les meubles, ou vous voulez. Chaque Post-it représente un visage. Vous pouvez faire de même avec des feuilles de papier A4, A5 ou tout ce que vous voulez.
Plus fun ?
Découpez des visages de people dans des magazines (en attendant votre tour dans la salle d’attente du dentiste). Choisissez des personnalités qui vous plaisent beaucoup (et dont le regard pourrait vous déstabiliser, ce qui pimentera l’exercice) ou d’autres que vous ne pouvez pas voir en peinture (pour vous exercer à parler à un public indifférent ou récalcitrant).
Archifun ?
Soufflez dans des ballons de baudruche et attachez-les avec une pince et un morceau de papier collant. Dessinez des visages au feutre indélébile. Des visages souriants, d’autres hébétés, certains agacés. Allez puiser dans votre réserve de smileys, cela vous inspirera. Les ballons gonflés ont l’avantage de bouger légèrement. On s’y croirait !
Vous êtes à l’extérieur
Que choisir d’autre que des arbres et le plaisir de répéter à l’air libre, vous laissant la possibilité de parler à pleins poumons, de vous exprimer librement ? N’oubliez pas de faire un petit signe à ceux qui passent près de vous en promenant leur chien pour les rassurer. Faites preuve d’imagination, tout peut servir de public. Un poteau, les voitures, une fleur…
L’important, en dehors de ces exemples qui semblent farfelus, est de déplacer votre regard, de passer de l’un à l’autre.
Du texte, ce que vous avez sous la main
Ce peut être de quoi lire, l’une de vos présentations, un discours ou une page de livre prise au hasard… Nous allons souvent vous demander de vous exercer à partir d’un texte ou de quelques lignes. Allez piocher sur la Toile ou dans le magazine qui traîne à côté de vous, souvenez-vous de votre première fable, peu importe, tout fera l’affaire !
La voix
S ’il y a bien une raison d’être à la prise de parole, c’est celle-ci : être entendu. Ça tombe sous le sens, non ? Oui, évidemment. Mais si vous avez déjà assisté à des conférences, des discours, des présentations, vous vous apercevez vite que l’on ne donne pas au son l’importance qu’il mérite.
et ce, sans oublier le micro qui ne fonctionne pas, l’effet Larsen qui vous irrite les tympans, ou quelque autre désagrément technique qui empêche vos interlocuteurs de vous entendre.
Sans son suffisant, point d’écoute. Sans modulation, point d’écoute. Sans voix posée, point d’écoute. Et s’il n’y a pas d’écoute, pas la peine de prendre la parole. Le son, la voix et l’intonation seront donc notre point de départ, notre socle.
DÈS QUE JE PARLE, tout le monde s’endort
Ce n’est donc pas le tout d’être entendu, encore faut-il « intoner » agréablement, moduler sa voix avec justesse, nuancer et varier le ton sous peine de voir votre public piquer du nez. Nous avons tous le souvenir de profs au ton monocorde qui rendaient la matière, aussi passionnante qu’elle eût pu être, complètement rasoir. C’est encore le cas maintenant : un contenu extraordinaire, mais une voix sans nuance, ça fait flop !
Entrons donc dans le vif du sujet. Songez qu’il va falloir mouiller votre chemise.
« On n’a rien sans rien », disait Cicéron — ou un autre orateur qui est passé par là.

SAUTEZ DE JOIE

AVERTISSEMENT : comptez 30 secondes pour vous mettre dans le bain. Mais seulement 2 si vous faites l’exercice avec des enfants.
DURÉE : 5 minutes par-ci, 5 minutes par-là. Cet exercice est aussi bénéfique si vous le faites peu de temps avant une prise de parole stressante.
MATÉRIEL : deux cordes vocales bien mûres — et pas après une soirée arrosée, s’il vous plaît !
OBJECTIF : moduler votre voix et réveiller votre public.

L’exercice est plus facile (et plus amusant) si vous êtes plusieurs, mais ce n’est pas obligatoire. Vous pouvez être seul devant votre livre, mais pas affalé dans votre canapé non plus. Debout, les jambes bien campées dans le sol.
Si vous êtes deux, placez-vous l’un en face de l’autre, en vous répondant. De préférence debout également pour laisser votre corps s’exprimer.
Lisez les phrases ci-dessous, à voix haute, en variant votre intonation en fonction du texte. Soyez excessif, explosif. Ajoutez-y les bras, mimez, donnez tout et continuez jusqu’à ce que vous trouviez ça vraiment drôle.
Si vous n’y mettez pas assez d’énergie, ça peut durer avant que vous ne constatiez des résultats. Allez, on recommence ! Voilàààà.
Je suis très en forme aujourd’hui !
Monsieur ! Vous êtes très beau !
On fait la course ?
Hé, mais je vous connais !
Mais c’est pas vrai ! Génial !
Ça te dit de sauter dans les flaques ?
Demain c’est samediiiii !
Oh non, il n’a pas dit ça ? Si ?
Quoi ? Mais je rêve !
J’en meurs d’envie !
Et alors, tu as répondu quoi ?
Go Go Go Go Gooooo !
Tu viens avec moi ?
Tu es au courant ?
Alors, ces vacances ?
Je propose une minute de silence.
Ah tu m’invites ? Merci !
Je suis très content de te voir !
Quoi ? C’est horrible !
Oh, mais ça alors ! Je ne le crois pas !
Ce film est fabuleux !
Quelle catastrophe !
J’ai perdu mon chien.
J’adore ce soleil !
J’ai réussi !
Bonne année !

LE BONJOUR ENTHOUSIASTE

AVERTISSEMENT : vous allez vous faire des amis.
DURÉE : le temps de faire le tour du quartier ou de l’immeuble.
MATÉRIEL : votre plus beau sourire.
OBJECTIF : mettre vos interlocuteurs dans de bonnes dispositions et vous distancer de la monotonie vocale.

Ah, le « bonjour », mot tellement simple et aussi tellement galvaudé, vide de sens à force d’utilisation. Mais quelle force quand il est prononcé avec le sourire et qu’il vous vient du fond du corps. Le « bonjour » est souvent celui dont on fait l’économie quand on croise un voisin, certes toujours le même depuis longtemps, mais que l’on connaît si peu qu’on ne se donne même plus la peine de le saluer.
L’objectif premier de cet exercice est de vous apprendre à varier votre ton, mais, si en plus il améliore vos relations, c’est tout bénef !
Pendant quelques minutes, vous allez dire « bonjour » à toutes les personnes que vous croisez. Et pas un petit « bonjour » entre les dents, non, un vrai de vrai, avec le sourire, avec toutes vos dents et une belle voix bien forte.
Votre moment de gêne disparu, veillez à prononcer « bonjour » sur des tons différents, en plaçant l’accent tonique sur la première ou la deuxième syllabe, en appuyant sur le « on » ou le « ou », mais toujours avec beaucoup d’enthousiasme.
Vous allez parvenir à faire plaisir aux ronchons, qui normalement vous répondront sur le même ton.
Une fois votre mission accomplie, vous méritez un gros morceau de chocolat. Le lendemain vous pourrez tenter le « Bonjour, quelle belle journée ! » Sauf s’il pleut.
J’AI UNE VOIX de canard
En réfléchissant bien, on a certainement croisé un jour ou l’autre une personne dont on avait envie de singer la voix, tellement elle était stridente ou nasillarde. D’un autre côté, cette personne, c’est peut-être vous et vous souffrez du complexe de la voix de canard.
La voix est un outil souple qui peut se modifier avec des exercices et de la ténacité. Si vous pensez que votre voix vous empêche d’être écouté attentivement, là, vous allez devoir passer de canard à steward ou hôtesse de l’air.

FASTEN YOUR SEAT BELT

AVERTISSEMENT : risque d’être embauché chez Air France.
DURÉE : 5 minutes max.
MATÉRIEL : votre œil de biche ou de cerf.
OBJECTIF : baisser d’un ton et ajouter du miel dans votre voix.

Utilisez le ton le plus grave que vous pouvez, tout en conservant du confort. Miaulez une fois ou deux comme un très gros chat paresseux, asseyez-vous et croisez les jambes, placez un coude sur la table et caressez-vous le menton avec l’index.
Et puis lisez ceci à voix chaude :
« Mesdames et Messieurs, je suis très heureux-se 1 de vous accueillir à bord. Nous allons bientôt décoller pour Paris. La durée du vol est estimée à trois heures. Nous vous demandons de lire attentivement les consignes de sécurité placées devant vous. Nous vous rappelons que les bagages à main doivent être placés sous votre siège. Nous vous demandons de relever vos tablettes, d’attacher votre ceinture pour votre sécurité et de la garder pendant la durée du vol si vous n’avez pas à vous déplacer.
Nous vous rappelons par ailleurs que ce vol est non fumeur et qu’il est interdit de fumer dans les toilettes. »
Attention, turbulences. Continuez en gardant le même ton de voix rassurant :
« Mesdames et Messieurs, nous approchons d’une zone de turbulences. Nous vous demandons de rester assis, de relever vos tablettes et d’attacher votre ceinture. Nous risquons d’être légèrement secoués. Merci pour votre compréhension. »
Et vous arrivez à destination, gardez de la chaleur dans la voix :
« Mesdames et Messieurs, nous allons atterrir dans quelques minutes. La température au sol est de 25 °C. Veuillez rester assis jusqu’à l’arrêt complet de l’avion. Nous avons été très heureux de vous accueillir à bord et nous vous remercions d’avoir choisi notre compagnie pour voyager. Nous espérons vous revoir prochainement sur nos lignes. »
Dès que vous vous trouvez crédible, vous pouvez passer à l’exercice suivant.

LE TÉLÉPHONE ROSE

AVERTISSEMENT : irrévérencieux si vous êtes d’humeur perverse.
DURÉE : ah là, ça peut déraper et vous en avez pour la nuit. Mais l’exercice durera 30 secondes seulement… si ça ne fonctionne pas.
MATÉRIEL : le texte de Louise Labé, vos charmants murmures et un-e partenaire consentant à être embrassé-e.
OBJECTIF : convaincre par vos modulations et mériter votre baiser.

Mettons tout de suite les pendules à l’heure : « Baise-moi », dans le texte de Louise Labé (1524-1566) signifie « embrasse-moi » et rien d’autre. Nous voyons déjà votre œil briller.
Vous êtes probablement déçu, mais l’exercice ne va pas être plus simple pour autant.
Méthode :
Seul dans votre coin, mémorisez le premier quatrain du texte. Gardez la suite pour plus tard.
Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.
Las ! Te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m’Amour penser quelque folie :
Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moi ne fais quelque saillie.
Hélez votre partenaire, votre compagnon de route ou d’un soir, et glissez-lui les premiers vers à l’oreille.
Mettez-y du cœur, murmurez, nuancez, chamarrez votre voix, passez du téléphone rose aux sentiments les plus romanesques, multipliez les tons, charmez, enchantez-le.
L’exercice se termine quand vous percevez une aurore boréale dans les yeux de votre ami et qu’il vous embrasse enfin. S’il vous dit d’un ton sec : « Il reste du poulet ? » avant de se moucher, il vous faudra recommencer le lendemain. Eh oui, même avec un bon texte, si l’intonation n’est pas à la hauteur, vous n’obtiendrez pas l’attention.
Quand vous serez fier de vos résultats, enchaînez avec la suite du poème. Elle est moins aisée, mais vous ne devriez pas être déçu.

1 Certain-e-s d’entre vous risquent d’être surpris-e-s : nous avons pris le parti de mettre un tiret, et non pas des parenthèses, lorsque nous voulions, ici et là, « rappeler » l’existence du genre féminin. Que voulez-vous, nous aimons avancer à découvert et refusons d’être mises entre parenthèses !
ILS SONT SOURDS OU QUOI ? Pourquoi personne ne m’entend ?
« Parle plus fort ! » ; « Vous pouvez répéter ? » ; « Je n’ai pas bien compris ce que vous disiez », « Mais, articule ! »… Ah, chers chuchoteurs et murmureurs, vous les avez entendues, ces réflexions. Et si, en plus de la voix faible, vous avez tendance à marmonner, à oublier vos mots dans votre bouche, sans remuer les lèvres, c’est cent fois par jour qu’on vous les répète.
Mais avouez, rien de pire que de devoir tendre l’oreille pour entendre ce que dit votre interlocuteur. C’est fastidieux et, à la fin, on abandonne.
Heureusement, le fil conducteur entre votre bouche et nos oreilles peut être restauré. Voici comment vous y prendre.

L’ÉOLIENNE

AVERTISSEMENT : zut, ce n’est pas très décalé !
DURÉE : aïe, toute la vie.
MATÉRIEL : ouf, votre corps en entier.
OBJECTIF : hop, vivre mieux. Rien que ça.

La respiration abdominale, c’est un grand classique et c’est FONDAMENTAL. Ne faites donc pas l’impasse sur cet exercice, somme toute simple et dont les résultats vous satisferont largement. Une bonne respiration vous apportera plus de confort, vous permettra aussi de gérer votre stress, de mieux résister à la douleur. Bref, elle a un tas d’avantages.
Debout
1. Mouchez-vous. C’est détestable d’expirer par le nez quand il n’est pas mouché.
2. Debout, les jambes légèrement écartées, placez une main dans le bas du dos.
3. Placez une main sur le bas du ventre.
4. Inspirez sans forcer par le nez. La main posée sur le ventre sent le gonflement du ventre. Si vous voyez vos épaules monter, ce n’est pas bon. Le ventre doit se gonfler comme un ballon.
5. Expirez lentement par la bouche, sans trop l’ouvrir. Sentez votre ventre se dégonfler.
6. Continuez l’exercice pendant quelques minutes. N’hésitez pas à imaginer votre expiration comme un souffle de stress que vous éliminez de votre corps.
Couché
1. Installez-vous sur le sol, sur un tapis, par exemple. Éloignez le chat, le chien, les enfants ou tout ce qui est susceptible de venir troubler votre quiétude.
2. Détendez toutes les parties du corps une à une en pensant que vous êtes sur une plage de sable blanc pour des vacances éternelles.
3. Comme précédemment, une main sur le ventre, inspirez sans forcer par le nez, expirez par la bouche.
Avec du son
1. Même exercice, mais laissez échapper un Pchttt sur l’expiration, répétez pendant une minute.
2. Puis continuez avec un son : AAAAA, OOOOO et variez les sons.
3. Vous allez vous en apercevoir, la respiration abdominale va vous procurer des bienfaits. Pensez-y le soir en vous couchant, en journée lors d’une pause et, dans tous les cas, avant une prise de parole.

LE CRI DE L’OURS

AVERTISSEMENT : ce n’est pas le plus discret des exercices.
DURÉE : quand le sol tremble, vous pouvez arrêter.
MATÉRIEL : votre sens de l’autodérision.
OBJECTIF : amplifier votre « voix du bas ».

Qu’ont en commun le sumo, la poire et l’ours ?
Ils ont une forme plus imposante dans le bas du corps. Vous pouvez choisir le cri de la poire, le cri du sumo ou celui de l’ourse ou de l’ours, à votre guise. Votre position devrait être similaire.
Placez-vous devant un miroir et apprêtez-vous à vous trouver un peu moche.
Écartez les jambes, soyez stable et descendez légèrement le bassin. Faites quelques pas, lentement et pensez très fort à Baloo, à une grosse poire juteuse ou à un sumo avant le combat qui veut effrayer son adversaire.
Bon, OK, ce n’est pas la posture la plus sexy qui soit, mais elle est très pratique quand vous devez évacuer une colère, vous donner du courage pour une tâche gigantesque ou décharger votre stress.
Face à votre reflet, positionnez vos bras en rond, comme si vous pesiez 3 tonnes. Donnez à votre visage la grimace des joueurs de rugby avant un haka et poussez un premier grognement qui vient du fond de vos entrailles. Recommencez jusqu’à ce que vous vous fassiez peur et, quand vous êtes prêt-e, lâchez un long cri bien grave, entre le rugissement, le hurlement, le vagissement ; enfin choisissez. Mais prenez-le long, grave et profond.
Serrez les poings, gardez une posture terriblement ancrée dans le sol, imaginez que vous preniez de l’air dans le bassin, ne levez surtout pas les épaules et recommencez.
Lorsque le sol tremble et que vous éprouvez un profond soulagement, vous pouvez passer à l’exercice suivant. Gardez cependant celui-ci dans un coin de votre tête, il vous sauvera de pas mal de situations de stress et amplifiera le volume de votre voix.

SALE GAMIN !

AVERTISSEMENT : cet exercice ne va pas améliorer vos bonnes manières.
DURÉE : jusqu’à ce que vous ayez soif.
MATÉRIEL : un verre d’eau — pour après.
OBJECTIF : lancer votre voix comme on lance une insulte.

Lisez la liste de l’encadré ci-dessous. Face à votre miroir ou à un mur si vous ne voulez pas avoir l’impression de vous insulter vous-même, une main sur le ventre (comme dans l’exercice « L’Éolienne »), jetez, d’une voix forte, les insultes en plein visage de votre reflet.
Prenez bien soin de porter la voix, d’insister sur la dernière syllabe.
Lancez ensuite les lignes entières à la suite.
Puis tentez par deux lignes.
Puis trois. Sans reprendre votre souffle.
Si vous pratiquez l’exercice régulièrement, vous devriez être capable, au bout de quelques jours, de dire toutes les insultes d’une traite.
Maintenant vous pouvez boire.
Cornichon !
Dégénéré !
Ignorant !
Gourde !
Enflure !
Débile !
Innocent !
Demeuré !
Stupide !
Bêta !
Couillon !
Sot !
Imbécile !
Idiot !
Abruti !
Andouille !
Crétin !
Racaille !
Canaille !
Fripouille !
Vermine !
Voleur !
Salopard !
Garnement !
Chenapan !
Goujat !
Voyou !
Vaurien !
Gredin !
Bandit !
IL Y A QUELQUE CHOSE QUI NE VA PAS… mais je ne sais pas ce que c’est !
Vous présentez un projet chez un client, vous tentez de faire adopter une idée aux gros bonnets de votre entreprise, vous êtes devant un public en tant qu’expert dans votre domaine. Vous êtes stressé car les enjeux sont de taille, mais vous savez que votre contenu est convaincant (vous l’avez testé !). Mais que se passe-t-il ? Ils ont l’air de se désintéresser… vous êtes mal, très mal…
Quelque chose ne va pas… Cela peut être plein de choses (comme vous le verrez tout au long de ce livre), mais cela peut être une chose toute bête dont vous pourriez ne jamais vous apercevoir et que personne ne remarquerait — du moins consciemment . Et c’est là le problème : on sent bien de chaque côté qu’il y a quelque chose qui coince, mais on n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Cela n’empêche qu’au niveau inconscient — ouh là là — l’impact de cette chose toute bête est dévastateur et détruit votre crédibilité en quelques secondes. Surtout si vous répétez « la chose » plusieurs fois dans votre intervention ! Mais de quoi s’agit-il ?
C’est employer un ton interrogatif alors que vous déclarez ou affirmez quelque chose. C’est le ton de voix que l’on adopte inconsciemment lorsque l’on est impressionné par son auditoire, lorsqu’il y a de gros enjeux, lorsque l’on a le trac (on a un chapitre entier pour vous aider avec le trac), lorsque l’on n’est pas sûr de soi ou de ce que l’on avance. C’est un ton de voix qui monte à la fin de votre phrase (ou quand vous faites une pause), comme pour une interrogation, au lieu de descendre comme pour une déclaration ou une affirmation. C’est simplissime et si peu de gens le savent ! C’est simplissime et pourtant, ça change TOUT ! C’est simplissime et ça peut vous sauver lorsque vous perdez pied !
Utiliser un ton interrogatif quand on tente d’affirmer quelque chose est inconsciemment perçu par votre auditoire comme un manque de confiance en vous ou en ce que vous proposez, et comme une recherche d’approbation (bon, ils n’ont pas tort !). Du coup, ils ne sont pas rassurés… et bye bye votre crédibilité et leur soutien ! Cela ne vous concerne peut-être pas, et tant mieux. Nous avons d’ailleurs remarqué que ce phénomène tonal était plus fréquent chez les femmes que chez les hommes (et chez les Anglaises, encore plus, allez comprendre !).
Mise en garde : prendre un ton affirmatif ne veut pas dire prendre un ton arrogant (vous le connaissez, celui qui dit : « Moi, je sais tout mieux que vous » avec un air supérieur). Il ne s’agit pas de vous montrer supérieur, mais de vous montrer professionnel, rassurant, crédible. Une incursion dans les vidéos de Barack Obama vous en donne un bel exemple (même en anglais c’est flagrant) ainsi que dans celles de Christine Lagarde (il y en a en français).

MUFLERIES TON SUR TON

AVERTISSEMENT : évitez de tester le ton interrogatif sur un client ou votre boss, car vous perdriez tout crédit !
DURÉE : le temps d’une phrase.
MATÉRIEL : vous, puis des personnes que vous avez sous la main ; des choses à affirmer.
OBJECTIF : tester l’impact des deux tons de voix, interrogatif/affirmatif.

Vous allez tout simplement tester consciemment, et pour vous, les deux tons de voix et en noter l’impact. Vous allez dire à voix haute les affirmations ci-dessous dans les deux tons. Nous avons choisi des affirmations dont certaines sont surprenantes, voire offensantes (sexistes, racistes…), et par égard pour les auteurs de ces mufleries, nous ne vous donnons pas leurs noms. Sachez seulement qu’ils sont connus et que vous pouvez facilement retrouver ces phrases sur le Net. Alors, faites comme nous, rangez vos réactions « oh ! so shocking » et essayez de vous marrer — et si jamais vous étiez d’accord avec l’affirmation, ce n’est pas grave, nous ne le saurons pas ! Mais nous ne faisons pas cela que pour le fun : nous espérons que ces déclarations vous mettront mal à l’aise, ce qui vous aidera à produire plus facilement ce ton « interrogatif », typique des personnes qui ne sont pas sûres d’elles ou qui ont le trac. De plus, lorsque vous direz ces mêmes déclarations sur un ton affirmatif, cela devrait être plus difficile — peut-être même vous faudra-t-il vous faire violence pour arriver à dire ces affirmations comme si vous y croyiez vraiment.
Ton interrogatif : volume faible, hésitant ou trop rapide, ton qui monte comme si vous vous excusiez de parler, comme si vous proposiez timidement sans trop y croire.
Ton affirmatif : volume plus élevé que votre volume normal (sauf si vous avez une voix de stentor !), débit structuré avec des pauses et des variantes (si vous avez fait les exercices précédents, cela devrait venir facilement), ton qui descend, qui « assoit » votre affirmation à la fin de votre phrase (ou dans les pauses si l’affirmation est plus longue).
Voici donc les mufleries. Nous avons mis un « slash » à chaque endroit de la déclaration où vous pouvez donner un ton « interrogatif » ou « affirmatif ». Pour le ton « interrogatif », le meilleur moyen est de vous imaginer que vous ajoutez un « non ? » hésitant à la fin de la phrase (ou à la place d’un slash) comme pour rechercher l’approbation…
« Un débat entre un homme et une femme est très compliqué/parce que s’il vous arrive de faire usage de votre supériorité intellectuelle, vous allez avoir l’air d’un machiste/s’en prenant à une femme sans défense ». Si vous êtes une femme, vous pouvez changer la fin de la phrase par « vous allez avoir l’air d’une harpie/s’en prenant à un homme sans défense/. »
« Le viol est un acte qui dépend des hommes et des femmes/parfois il est légitime/parfois il est injuste/. »
« L’auteur d’un viol est moins responsable/si la victime porte une tenue sexy/. »
Vous pouvez maintenant vous amuser à tester ces mufleries sur des membres de votre entourage, mais si certaines vous semblent un peu difficiles à faire passer, voici des déclarations plus convenables :
« La cigarette a de multiples effets positifs sur la santé/. En premier lieu l’endorphine (hormone du plaisir) libérée dans le corps à chaque bouffée compense à elle seule les effets néfastes du tabac/. »
« Les non-fumeurs ont plus d’allergies que les fumeurs/. En fait, le tabac crée une couche protectrice de mucus/qui empêche les allergènes/. »
« Donner aux employés le choix de travailler le dimanche est en réalité une marque de respect/. »
« Je pense que l’âge de la retraite devrait être porté à 69 ans/. »
« Les mariages de raison sont beaucoup plus efficaces et durables que les mariages d’amour/. »
Les réactions que vous déclencherez avec le ton interrogatif seront du genre « N’importe quoi ! », « Mais ça va pas ! », « Et puis quoi encore ?»… ou les yeux au ciel : la dérision, ou le rejet évident de ce que vous dites se fera sentir tout de suite.
Les réactions que vous déclencherez avec le ton affirmatif seront plus nuancées, plus dans l’acceptation de votre affirmation : « Ah oui ? Tu crois ? », « Tu es sûr ? », « Ah bon ? ». Cela veut dire que votre ton de voix affirmatif à lui seul est assez crédible pour ne pas provoquer l’incrédulité immédiate.
“ Votre corps en dit long. Ne le laissez pas dire n’importe quoi. „
Le langage du corps
P as facile de positionner son corps quand on est en public. On se sent gauche et le regard des autres nous donne juste envie de nous tortiller, de sourire bêtement ou au contraire de prendre cet air contrit qui ne nous facilite pas le contact non plus. Quelques exercices pour se mettre en route, et vous ne penserez plus à votre posture lors de votre prochaine tirade en public.
ON NE ME TROUVE pas sympa
Sourire demande une gymnastique, et quand on n’a pas un bon motif d’exprimer sa joie, aucune raison, direz-vous, de vous obliger à vous amuser.
Pourtant, sourire est souvent la clé magique pour entrer en relation facilement. Reconnaissez-le, il n’y a rien de pire qu’un râleur. Croisez un orateur trop sérieux quand la situation ne l’exige pas, un guichetier qui porte un masque revêche, un prof maussade ou un partenaire grincheux et votre journée se trouve assombrie.
Alors qu’apprendre à sourire, même quand on n’en a pas l’habitude, c’est assez facile.

SOURIRE AUX ANGES ET AUX AUTRES

AVERTISSEMENT : pas après minuit dans une ruelle peu fréquentée.
DURÉE : une heure au moins, la première fois. Ne lâchez pas avant !
MATÉRIEL : un bon brossage des dents s’impose.
OBJECTIF : vous montrer sous votre meilleur jour.

Si on vous reproche votre austérité, voici un exercice qui va vous faire du bien (et surtout à votre entourage).
Direction la salle de bains et son fameux miroir au-dessus du lavabo. Souriez-vous de différentes manières. Avec les dents, sans les dents, prenez un genre canaille, faites le singe ou souriez avec grâce et continuez l’exercice jusqu’à ce que vous vous trouviez beau ou belle. Pour certains, ça peut durer un bout de temps, mais fixez-vous une limite, sinon on ne va pas avancer.
Selfiez-vous, pour conserver une preuve de votre visage souriant (ça peut servir pour les jours de cafard) et dirigez-vous vers une galerie commerçante.
Respirez une bonne fois parce que le moment peut être gênant (mais vous êtes très motivé).
Commencez par entrer dans un magasin et souriez au vendeur à qui vous demandez un renseignement. Comme ça, gratuitement. Dirigez-vous vers un ou une cliente, souriez sans forcément lui adresser la parole. Enchaînez avez un autre magasin et ainsi de suite pendant une heure.
À la fin de l’exercice, il est très probable que :
• vous ayez mal aux lèvres et à tous les muscles de la mâchoire, comme quand vous avez gardé un chewing-gum trop longtemps en bouche ;
• vous avez provoqué un sourire chez au moins dix personnes ;
• vous avez engagé la conversation plusieurs fois avec des inconnus ;
• vous avez enregistré le numéro de portable d’un quidam séduisant (facultatif) ;
• vous aurez plus de facilité à sourire lors de votre prochaine prise de parole ;
• vous allez avoir envie de recommencer, ça tombe bien, c’est comme ça que vous allez devenir vraiment chaleureux et engageant.
Par la suite, vous pouvez combiner cet exercice avec « Le bonjour enthousiaste » ( exercice 2 ).
DÈS QU’ON ME REGARDE, je ne suis pas à l’aise avec mon corps
Vous connaissez certainement des orateurs qui piétinent lorsqu’ils font une présentation en public. On ne sait pas sur quel pied ils dansent, ils se dandinent, hésitent, jettent un pied en avant, reviennent en arrière, se déhanchent et certains finissent même par trébucher tout seuls tant ils semblent handicapés par leur corps.
Pas facile de trouver la bonne position, celle dans laquelle on se sent bien et qui assure, en même temps, confiance et crédibilité.
Un petit truc tout simple, pour s’entraîner, consiste à bloquer ses pieds et à prendre de la hauteur.

RESTEZ AU LIT

AVERTISSEMENT : si vous souffrez de vertiges, passez à l’exercice suivant.
DURÉE : jusqu’à ce que vous tombiez.
MATÉRIEL : un lit et un bon équilibre.
OBJECTIF : s’élever et penser à autre chose qu’à votre corps.

Placez-vous debout sur votre lit, un fauteuil, un coussin ou tout ce qui est suffisamment mou et vous donne plus ou moins de hauteur.
Prenez soin d’écarter légèrement les pieds pour ne pas tomber.
Regardez cet espace entre vos deux pieds. Il y a beaucoup de chance pour qu’il soit équivalent à l’espace entre vos deux hanches.
Pendant la durée de votre intervention, ne déplacez pas vos pieds, laissez-les bien là, enfoncés dans le matelas ou le coussin. De toute façon, vous risqueriez de perdre l’équilibre. Vous avez donc tout intérêt à ne pas bouger.
Si vous n’avez pas votre présentation sous la main, voici ce que vous pouvez dire à voix haute, en vous imaginant à l’Assemblée nationale :
« Monsieur le Président, mesdames, messieurs les Députés, j’ai l’honneur, au nom du gouvernement de la République, de vous demander l’abolition des tâches ménagères dans la maison.
En effet, depuis l’acquisition du territoire sis 17, rue des Martyrs-du-Ménage, à Ajax, l’activité principale de toute la maisonnée n’a été faite que d’épuisantes et chronophages corvées ménagères.
Chers amis, si je puis me permettre cette appellation, ne nous laissons pas entraîner dans cet avilissement, qui accapare toutes nos libertés. Renonçons aux parquets patinés et à la vaisselle rutilante. Jouissons de la vie en toute quiétude, sans nous demander de quoi le repas sera fait. Chérissons la poussière et profitons enfin des années de vie sur terre. »
Cet exercice, quoique curieux, est indispensable si vous désirez avoir une bonne assise et une présence sur scène. Vous pouvez faire de même avec des marchepieds ou des chaises, mais vous allez constater par vous-même que vos jambes auront davantage de chance de bouger.
Dès que vous en avez l’occasion, que vous souffriez d’un manque de confiance ou que vous vous trouviez en situation de stress, montez sur votre lit, répétez votre demande en mariage, votre allocution devant les parents d’élèves, les premières phrases de votre conférence ou de votre cours.

VOULEZ-VOUS DANSER ?

AVERTISSEMENT : vous allez vous faire des copains.
DURÉE : le temps d’une chanson.
MATÉRIEL : un micro ou une bouteille vide, des écouteurs ou une bonne sono. De la musique qui swingue.
OBJECTIF : vous décoincer. Radical !

Après l’exercice précédent, vous sentez-vous encore un peu maladroit ? Passons à la méthode radicale : dansons !
Commencez votre intervention comme d’habitude, placez-vous derrière le pupitre, ou un pupitre imaginaire si vous n’en avez pas. Choisissez une posture un peu formelle, scolaire, bref, tout ce qu’on tente de vous faire oublier depuis le début de ce livre. Si vous n’avez pas de présentation, entraînez-vous avec un texte que vous connaissez de mémoire ou improvisez. Démarrez. Au bout de quelques secondes, le temps de l’introduction par exemple, lancez la musique, et continuez à parler tout en laissant votre corps se mouvoir et vibrer en suivant le rythme.

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