Je fais confiance !
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Description


Qui dit parent confiant, dit enfant confiant !



Réaliste et pratique, cet ouvrage est un guide de développement personnel à destination des parents. A travers des suggestions simples, des propositions ludiques et des pistes concrètes, ils sont invités à adopter une attitude aimante et rassurante qui fortifie la confiance en soi chez leurs enfants.




  • Faites le point avec vous même


    • Vous avez vos atouts en main


    • Augmentez votre confiance en vous


    • Misez sur votre compétence de parent




  • Posez les bases avec votre enfant


    • La sécurité affective


    • une relation valorisante


    • Des moments d'échange


    • Des repères rassurants


    • ...




  • Mettez-vous en route ensemble


    • Favorisez sa confiance en l'autre


    • Ouvrez lui aussi les yeux


    • Quand la confiance rentre de l'école


    • ...




Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 novembre 2014
Nombre de lectures 176
EAN13 9782212304466
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum

EST LA PREMIÈRE COLLECTION DE COACHING PARENTAL EN FRANCE. SOUS L’ÉGIDE DE JEAN-MARIE PELT, ELLE FAIT INTERVENIR DES SPÉCIALISTES DE L’ÉDUCATION QUI PARTAGENT UNE VISION D’AVENIR : FAIRE DE NOS ENFANTS DES ADULTES RESPONSABLES. ELLE ACCOMPAGNE AU QUOTIDIEN VERS D’AVANTAGE DE JOIE ET DE SÉRÉNITÉ.

Réaliste et pratique, cet ouvrage est un guide de développement personnel à destination des parents. À travers des suggestions simples, des propositions ludiques et des pistes concrètes, ils sont invités à adopter une attitude aimante et rassurante qui fortifie la confiance en soi chez leurs enfants.

LE BONHEUR EN TROIS ÉTAPES :
1 FAITES LE POINT AVEC VOUS-MÊME
2 POSEZ LES BASES AVEC VOTRE ENFANT
3 METTEZ-VOUS EN ROUTE ENSEMBLE
Biographie auteur
MARIE GILBERT est Docteur en sciences de l’éducation. Ayant suivi une formation en psychologie, mère de famille, elle met au service des parents son expérience de professeur de lettres et d’animatrice de groupes de créativité, ainsi que le résultat de ses recherches sur une pédagogie de la réussite. Elle est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages : Aidez votre enfant à réussir sa vie , L’attitude constructive, Éditions de l’Homme, 2009, Grandir avec les mots , Chronique sociale, 2011.
www.editions-eyrolles.com
Marie GILBERT
Préface de Jean-Marie PELT
JE FAIS CONFIANCE !
ADOPTEZ UNE ATTITUDE RASSURANTE
De la naissance à l'âge adulte
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploita tion du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2014 ISBN : 978-2-212-56006-0
DU MÊME AUTEUR
Aidez votre enfant à réussir sa vie. Adoptez une attitude constructive , Les Éditions de l’Homme, 2009.
Grandir avec les mots. Aimer, rire et créer , collection « Savoir communiquer », Chronique sociale, 2011.
Éduquer son enfant en cuisinant , collection « Savoir communiquer », Chronique sociale, 2012.
DANS LA MÊME COLLECTION
Je positive ! , collection « Parents heureux », Eyrolles, 2014.
À celui que j’appelle « ma Chance »,
À tous les parents afin qu’ils gardent confiance.
La collection "parents heureux" vous accompagne au quotidien vers davantage de joie et de sérénité.
Tous mes remerciements à mes proches, à Jean-Marie Pelt, artisan bienveillant d’un monde meilleur, à Agnès Fontaine et à l’équipe des éditions Eyrolles pour leur précieuse et active contribution à l’édition de ce livre.
SOMMAIRE
Préface
Introduction
Votre confiance, un moteur
Partie 1    Faites le point avec vous-même
1    Vous avez vos atouts en main
Vos cartes maîtresses
Les autres cartes ? Mettez-les sur la table
Jouez la carte du sourire
À retenir
2    Augmentez votre confiance en vous
Prêtez-vous attention
Donnez-vous de l’assurance
Offrez-vous le bonheur de changer
À retenir
3    Misez sur votre compétence de parent
Remettez les peurs à leur place
Faites confiance au cœur et à la raison
Accordez-vous à la joie
À retenir
Partie 2    Posez les bases avec votre enfant
4    La sécurité affective
Votre amour
Votre respect
Votre disponibilité
À retenir
5    Une relation valorisante
Pourquoi valoriser votre enfant ?
Exprimez votre plaisir
Manifestez votre attention
À retenir
6    Des moments d’échange
Dialoguer avec son enfant
Pouvoir tout entendre
Partager des activités
À retenir
7    Des repères rassurants
La nécessaire autorité
Les valeurs du vivre ensemble
L’exemple au quotidien
À retenir
8    Facilitez un départ positif
Ses premiers pas sur sa planète
Sur la planète de ses pairs
Face aux différences
À retenir
9    Aidez votre enfant à se connaître
Prendre sa juste mesure
S’estimer et se comprendre
Ajuster ses désirs aux réalités
À retenir
10  Développez son aptitude à réussir
Bien dans son corps
Bien dans sa tête
Bien dans l’effort
À retenir
11  Voyez votre enfant grandir dans l’action
Bienvenue au succès
Bienvenue à l’échec
Vive les responsabilités
À retenir
Partie 3    Mettez-vous en route ensemble
12  Favorisez sa confiance en l’autre
Ouvrez votre porte
Ouvrez d’autres portes
Développez ses qualités relationnelles
À retenir
13  Ouvrez-lui aussi les yeux
Avant tout : votre bon sens
À temps : la vigilance
À bon escient : le discernement
À retenir
14  Quand la confiance rentre de l’école
Évitez les fausses notes
Mettez une note de gaîté
Ne salez pas la note
À retenir
15  Quand la confiance a besoin de vous
Les faux amis ? Tant pis
L’amour en doute ? Votre écoute
Les conflits ? La sortie
À retenir
16  Le lâcher-prise ? Un anti-stress
Que faut-il lâcher ?
Comment s’y prendre ?
Quand lâcher prise dans l’éducation des enfants ?
À retenir
17  Favorisez l’autonomie de votre enfant
Assumez les vents du changement
Assumez son appel du grand large
Votre confiance, son permis d’embarquer
À retenir
18  Son meilleur bagage : la confiance dans la vie
L’optimisme lucide
Des valeurs qui restaurent la confiance
L’aptitude à se ressourcer
À retenir
Conclusion
Boîte à outils
Bibliographie
PRÉFACE
Dans notre monde en mutation, la confiance est mise à l’épreuve. « L’autre » est trop souvent présenté comme un adversaire dans la compétition ou un suspect pouvant abuser de notre confiance de multiples manières. Les préjugés engendrent aussi leur lot de peurs. Concevoir ainsi un monde hostile engendre la morosité, l’agressivité, voire la violence, privant l’être humain de bonheur et de sérénité. Tout cela ronge le si précieux lien social.
Il est essentiel que la famille aide l’enfant à s’épanouir dans l’amour, l’amitié, la tolérance, la solidarité. C’est pourquoi je trouve tout à fait pertinent que, dans le monde d’aujourd’hui, ce livre sur la confiance soit dédié aux parents.
Créer un climat de confiance dans la famille c’est d’abord offrir à l’enfant un amour sans conditions. Aimer, Marie Gilbert en est convaincue, c’est faire confiance, prendre un risque positif, miser sur le meilleur dans la personne humaine : la foi de ses parents dans sa capacité à croître donne une force à l’enfant, celle de vouloir et de pouvoir grandir.
Dans ce climat propice, la confiance en soi de l’enfant se développe grâce aux repères d’une autorité bienveillante, à travers les expériences, réussites ou échecs, le rendant progressivement plus autonome et responsable. Elle l’aide à affirmer le mieux possible son respect de lui-même, de ses semblables, de son environnement. Elle lui fait accepter les règles du vivre ensemble qui favorisent, avec la confiance mutuelle, une convivialité humaniste vitale dans une société en quête d’un nouveau sens.
La confiance est le fruit d’un apprentissage, elle se construit, se répare, s’alimente au fils du quotidien : le présent ouvrage propose donc aux parents des conseils judicieux pour aider leur enfant à développer sa confiance en lui et à devenir « quelqu’un à qui on peut faire confiance ». Pour l’aider aussi à se relever après les déceptions, les ruptures, les échecs, à se réconcilier et à pardonner.
J’ai apprécié que Marie Gilbert garde le cap d’une confiance lucide faisant sa part au discernement qui protège l’enfant, préserve son équilibre, l’aide à réussir dès le départ ses relations avec les autres.
Ce qu’il faut souligner c’est que ce livre fortifie la confiance en eux des parents : il propose une manière positive d’éduquer l’enfant qui, facilitant les apprentissages, met la joie de vivre au centre de la relation éducative.
Parce qu’il aide les adultes comme les enfants à vivre consciemment, à « voir en tout des matériaux de construction », à mettre en pratique une éthique du rapport à l’autre et au monde, je conseille vivement la lecture de ce livre à tous les parents d’aujourd’hui.
Jean-Marie PELT
Professeur honoraire à l’université de Metz
Président de l’Institut européen d’écologie
INTRODUCTION
« Éduquer, c’est faire confiance au meilleur en soi-même et en son enfant. »
Marie Gilbert
VOTRE CONFIANCE, UN MOTEUR
Être parent n’a rien de facile dans le contexte actuel. Concilier le travail ou la recherche d’un travail, des relations de couple pas toujours simples, les enfants qu’il faut mener bon gré mal gré… un tour de force !
Vous voulez le meilleur pour votre enfant ? Vous voulez économiser de l’énergie ?
Alors, c’est bien pour vous que ce livre est écrit ! Il vous restitue une clé qui est en vous : la confiance.
« Comment la confiance peut-elle m’aider ? » demandez-vous.
La confiance est l’indispensable aliment de croissance de votre enfant.
Quand vous lui faites confiance 1 , vous choisissez de miser sur le meilleur de l’enfant. Et la force de cette espérance l’encourage à donner le meilleur de lui-même – ce qui est le but de l’éducation.
Que de cris, de menaces, de temps et d’énergie économisés !
« Mais, dites-vous, comment bien placer sa confiance ? »
C’est la raison d’être d’une éducation constructive. La confiance se mérite. Avant de se voir confier la mission d’acheter le pain, votre petit doit apprendre à compter sa monnaie et à traverser la rue. Avant de se voir confier votre voiture, votre aîné doit suivre des cours de conduite et « décrocher son permis ». La confiance se construit par étapes, sur le chemin de l’autonomie.
« Dans la société, la confiance est en crise, dites-vous encore… Que faire si les responsables ne donnent pas l’exemple à tous les niveaux ? » Vous avez raison. Mais tout attendre de l’extérieur revient à ne rien faire.
Or, vous pouvez déjà, quel que soit votre statut social, donner sa place à la confiance dans la microsociété de votre famille, sans que cela vous coûte rien !
Ce livre vient alimenter votre créativité d’éducateur : faites librement votre choix parmi les suggestions proposées et inventez-en d’autres.
Je souhaite qu’il soit pour vous un ami de confiance face aux questions du quotidien :
- comment développer votre confiance en vous, croire en votre compétence de parent et aller vers un lâcher-prise qui vous allège du stress ;
- comment créer pour votre enfant un climat de confiance ;
- comment développer une confiance en lui et dans les autres qui soit lucide ;
- comment l’aider à surmonter les situations qui parfois blessent la confiance ;
- comment exprimer votre confiance pour qu’il puisse prendre son envol et construire son avenir.
Bien sûr, ceux qui n’ont pas connu la confiance dans l’enfance peuvent l’expérimenter plus tard. Mais avec des parents conscients de l’aide qu’ils peuvent apporter, que de temps gagné. Que de matériaux engrangés pour les bâtisseurs en herbe qui auront à reconstruire la confiance dans le monde qui vient !
Tirez ce fil et suivez-le, c’est le fil d’or de la sérénité.
Cultivez votre confiance en vous et vous assumerez de faire confiance. La confiance que vous faites à l’enfant lui donne confiance en lui. Il peut alors faire confiance aux autres et développer sa confiance dans l’avenir.

1 . Du latin cum , « ensemble » et fides , la « foi ».
1 FAITES LE POINT AVEC VOUS-MÊME
« Faire confiance participe toujours de la confiance en soi. »
Hervé Bazin
« Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. »
Goethe
Prenez soin de vous.
Enracinez votre confiance en vous-même, cultivez-la, faites-la fleurir, vous aurez foi dans votre amour de parent.
VOUS AVEZ VOS ATOUTS EN MAIN
« Vous avez bien compris : vous avez participé à l’aventure la plus excitante et la plus dangereuse de l’existence – la course de plusieurs millions de spermatozoïdes pour aller fertiliser l’ovule. Gagner dix fois au loto aurait été plus simple, pourtant vous avez réussi ! Quelle prouesse ! »
Augusto Curry
Vous avez déjà gagné la vie ! Il vous reste à gagner au jeu de cette vie.
Quel beau matin, celui où vous mettez un peu d’ordre parmi les cartes éparpillées d’un jeu (d’aucuns diraient d’un Je !) que vous avez jusqu’ici laissé traîner : pas le temps, pas la motivation…
Mais aujourd’hui, en tant que parent, vous avez la motivation : ce qui vous aide à aller de l’avant est bon pour votre enfant.
Alors, prenez le temps. Rassemblez vos atouts.
VOS CARTES MAÎTRESSES
La vie quotidienne sollicite certaines aptitudes aux dépens des autres : les plus utilisées sont intégrées à nos routines, réglées sur la demande extérieure.
À force de toujours utiliser les mêmes cartes, les autres restent sous le paquet. Battre ses cartes, c’est pouvoir compter aussi sur celles qu’on oublie. Faites donc le bon compte qui fera de vous un meilleur ami.
VOS AVANTAGES ?
Vos qualités et compétences, vous les exprimez sans plus vous en rendre compte. Il suffit pourtant de les marquer pour les remarquer et s’en féliciter. Trop simple pour être efficace ? Jouez le jeu et acceptez d’y gagner votre image en 3D.


Que de qualités et compétences exige déjà votre vie quotidienne. Faites-en l’inventaire, marquez-les sur une feuille blanche. Rien n’est insignifiant.
Dans votre métier
N’êtes-vous pas obligé d’exercer des compétences spécifiques et de développer les qualités requises quel que soit votre poste ?
Dans votre vie de famille
Ne devez-vous pas vous adapter à chacun, de zéro à quatre-vingt-dix-neuf ans (ou plus !), être au four et au moulin ?
Dans vos activités de loisirs
N’exprimez-vous pas vos qualités et aptitudes pour faire ce qui vous plaît ?
En prêtant attention à vos fonctionnements positifs, vous les vivrez consciemment, pleinement, et votre confiance en vous en bénéficiera.
Oui, vous avez de multiples qualités et compétences. Et souvent, vous le savez, vous ajoutez un surcroît d’attention, de bienveillance, d’amour même. Votre atout majeur, ce zeste d’humanité !
Nul ne peut avoir toutes les qualités, mais nul n’en est complètement démuni. Elles peuvent s’exprimer partout. Deux marchandes de poisson se relayaient à l’étal d’un supermarché. L’une disait : « Je n’ai rien trouvé d’autre que de vendre du poisson, je n’ai aucune qualification. » L’autre au contraire : « J’aime mon métier, ça me plaît de rencontrer les gens, on échange. Je leur donne des recettes ! »
ENCORE DES ATOUTS !
Maintenant que votre regard s’aiguise, découvrez les autres beautés de votre paysage personnel.
Ce que vous aimez chez vous
À la question « Qu’est-ce que vous aimez chez vous ? », quelques-uns haussent les épaules en répondant : « Rien ! ». Qu’ils commencent donc par des petits riens… ce sont eux qui font les rivières.
Il ne s’agit pas de dessiner un beau portrait pour se faire plaisir, mais de reconnaître ses véritables traits.
Nommez des qualités que vous avez testées. « Je suis ordonné, ponctuel, toujours de bonne humeur, etc. » N’oubliez pas vos efforts, vos attitudes courageuses pour surmonter les aléas de votre existence.
Sur le plan physique, vous vous plaisez peut-être dans l’ensemble. Ou bien vous privilégiez vos yeux, vos cheveux, votre buste, vos chevilles, que sais-je…
Au final, il y en a des choses à aimer chez vous !
N’oubliez pas vos réussites !
Rassemblez les choses dont vous êtes fier(e) : vous avez eu votre permis du premier coup, vous avez sauvé un ami de la noyade, vous savez poser du carrelage, vous connaissez le secret de la meilleure paella, vous avez fondé une startup …
Ici, évidemment, certains diront : « Il y a aussi ce que j’ai raté ! » Pas question de le nier, on ne peut être satisfait de tout, c’est la vie. Mais se centrer sur ce qui est positif empêche les échecs d’occuper toutes ses pensées et développe la confiance en soi qui aide à les assumer.
Lisez et relisez votre liste de VIP ( Very Important Person ) : elle atteste de vos capacités. Elle vous rappelle : « Tu es capable ! » Un ancrage pour la confiance en soi.
LES AUTRES CARTES ? METTEZ-LES SUR LA TABLE
Les autres cartes, ce sont celles que nous voudrions occulter parce qu’elles révèlent que nous ne sommes pas des as. Et alors ? La vie est une école, elle nous donne l’occasion d’avancer à tout âge, quelle que soit la donne du départ.
Ce qui compte, comme dit Bernard Werber, « ce n’est pas de disposer de bonnes ou de mauvaises cartes, mais de savoir jouer avec les mauvaises ». Elles peuvent nous faire gagner en maturité, en compréhension des autres, en humanité.
Se connaître soi-même, c’est accepter ce que l’on est, accepter de n’être pas parfait. Cela ne veut pas dire se résigner, mais au contraire, se mettre en marche, transformer des limites en tremplins vers plus de liberté, apprendre la conquête. D’où l’intérêt de ne rien renier de soi.
Accepter c’est « prendre ce qui est offert, ou ce qui se présente. » Pas toujours facile, mais le bonheur est à ce prix.
S’ENTENDRE AVEC SON CORPS
Notre corps est extraordinaire. Le documentaire scientifique de Chad Cohen, intitulé Incroyable corps humain , qui a été diffusé sur France 5, en atteste : il nous invite à un voyage à l’intérieur de notre microcosme aussi surprenant qu’une exploration de l’espace intersidéral. Nous revenons un peu plus sages de ce voyage. Comment ne pas éprouver de gratitude envers notre incroyable corps humain et s’attrister d’une verrue sur le nez ?
Ce changement de regard incite à prendre du recul pour apprécier différemment l’apparence physique.
Cesser de vouloir être un mannequin virtuel
Il y a des imperfections que l’on peut atténuer ou supprimer si elles empêchent de vivre, et il y a celles que l’on ne peut pas changer.
Se connaître c’est aussi prendre conscience des normes extérieures qui créent un malaise : que de jeunes femmes se jugeant grosses sont tyrannisées par des images de magazines… S’affranchir de la norme permet d’apprécier l’existence librement. « Je préfère être bien en chair et profiter de la vie, me disait une dame joviale, que de me priver pour ressembler à une allumette ! » C’est bien l’avis de sa famille qui bénéficie de sa bonne humeur.
Une suggestion pour ne pas tourner en rond autour de son apparence : s’investir dans des activités qui procurent du plaisir, dans des actions utiles qui font relativiser ses problèmes personnels.
Développer ses possibilités
Donnez-vous le plaisir de développer vos aptitudes physiques – souplesse, grâce, force, endurance –, vous y gagnerez en confiance en vous.
Certaines limites peuvent être dépassées à force de persévérance. Démosthène n’est-il pas devenu, pour vaincre son bégaiement, un illustre orateur ?
Vous verrez autour de vous aussi des gens qui ont su compenser une faiblesse, tel ce carreleur rejeté par le système scolaire à cause d’une surdité dépistée trop tard… « Quand on m’a mis en apprentissage, je me suis dit : “Maintenant, je vais foncer !” » Pari tenu, cet excellent artisan ne compte plus ses clients.
COOPÉRER AVEC SON ÉMOTIONNEL
Que faire avec un émotionnel brouilleur de cartes ?
- Commencer par regarder en face mais d’assez loin ses émotions et sentiments.
- Reconnaître que l’on est souvent passif ou dispersé, jaloux, égoïste, colérique, impatient ou autre.
- Prendre conscience des pensées nocives pour soi et les autres, qui empêchent d’être heureux.
Cette simplicité donne une vision objective s’opposant aux visions déformées par l’orgueil ou le mépris de soi.
À ce moment s’ouvre le chemin du changement. « Il existe un curieux paradoxe, dit Carl Rogers, quand je m’accepte tel que je suis, alors je peux changer. »
Changer, c’est reprendre son gouvernail, faire ce que l’on a décidé de faire sans se laisser mener par les impulsions, les désirs contradictoires du moment.
Comment par exemple s’efforcer de mettre de l’eau dans son vin quand on voit rouge ?


Tout d’abord, trouver un intérêt à voir la vie en rose, par exemple vouloir pacifier le climat familial.
Constater les conséquences de l’impulsivité
Au coup de colère succèdent discorde et coup de blues.
Ne pas s’identifier au problème
Au lieu de se flageller à coups de « Je suis mauvais(e) », s’avouer sans dramatiser : « J’ai une fâcheuse tendance m’emporter ».
Affirmer le succès de ses efforts
Accompagner ses efforts en pensée : « Je maîtrise de mieux en mieux ma tendance à l’emportement ».
Éviter de se laisser emporter
Il n’y a pas de sel dans la soupe ? Ne rien dire. Faire un clin d’œil à son épouse en prenant la salière. Coup double : pas de dispute à l’horizon et pour tous, une bonne digestion !
JOUEZ LA CARTE DU SOURIRE
Une carte cadeau pour soi-même et pour son entourage.
Sourire, c’est inviter l’humour
L’humour est un metteur en scène.
Le terreau de son génie ? Le hic des histoires : le pathétique, le dramatique, le chaotique.
Sa technique ? Quand vous êtes collé au triste « moi », il vous arrache au désarroi, vous assied à distance et dit : « Regarde-toi ! »
Comment ne pas rire de soi en train de dépérir… pour un poil de travers ?
Sourire, c’est inviter l’amour
Le sourire ? Un réducteur de rides pour l’âme et le visage ! Un produit de beauté qui demande juste de voir ce qu’on regarde. De faire de tout une rencontre, si éphémère soit-elle.
Il s’offre, rayonne et se propage de visage en visage.
Sourire, c’est entrer en sympathie, donner sa chance à la confiance. Communiquer aux autres la bienveillance que l’on s’accorde à soi-même. Et parce qu’on reconnaît le meilleur en soi, le reconnaître en l’autre.

Battez et rebattez vos cartes, menez le jeu de votre vie et donnez carte blanche à la sérénité.
SE DONNER LA CHANCE DE GAGNER
Jouer sa meilleure carte, c’est s’accepter tel que l’on est. Se donner à soi-même un amour sans conditions. Accueillir son humanité et la faire fructifier :
1. Accepter de mettre en lumière ses qualités, s’encourager à les faire croître.
2. Accepter de tirer de l’ombre ses travers, s’encourager à les transformer.
3. Accepter l’effort de devenir. Et se voir venir, de plus en plus libre et heureux, au-delà d’aujourd’hui.
Et puis communiquer à ses enfants ce désir précieux de voir en soi ses chances de grandir.
AUGMENTEZ VOTRE CONFIANCE EN VOUS
« Exister, c’est ne jamais cesser de naître. »
Solange Bertherat
Vous voilà avec une nouvelle photo d’identité. Ainsi, vous avez bien positionné votre regard, ni trop haut ni trop bas. Suivez-le, il mène vers vous-même.
PRÊTEZ-VOUS ATTENTION
Que de temps perd-on à tourner en rond autour de ses problèmes ! Mieux vaut cesser ce manège et rentrer en soi-même.
CHERCHER EN SOI DES SOLUTIONS
Souvent encore, il y a en soi le gamin qui accuse la table de l’avoir cogné : quoiqu’il arrive, le responsable est à l’extérieur ! À la longue, on traverse l’existence en victime spoliée de sa responsabilité, abandonnant son destin aux mains de supposés bourreaux. La liberté s’évanouit.
CHEMINER PATIEMMENT
Vouloir changer tout tout de suite dans sa vie aboutit à ne rien faire ou à foncer tête baissée pour se décourager aussitôt. Mieux vaut procéder raisonnablement, à son rythme. C’est ce qu’on appelle « grignoter la montagne » :
- se fixer un but précis à long terme pour orienter ses efforts ;
- se fixer des objectifs réalisables à court terme pour aller de réussite en réussite en augmentant sa confiance en soi.


Bruno Bettelheim nous fait revenir à nous avec cette question :
« Les autres me sont insupportables. Qu’est-ce qui ne va pas en moi ? »
Suivons le fil !
- Les difficultés me semblent insurmontables.
Ai-je pris le temps de respirer ?
- Je ne me sens pas capable.
Ai-je relu ma liste de VIP ?
- Personne ne m’aime.
Est-ce que je m’aime moi-même ?
- Les gens ne me respectent pas.
Est-ce que je montre que je me respecte ?
- Je suis sûr(e) d’échouer.
Me suis-je entraîné(e) à penser de façon positive ?
- On ne me fait pas confiance.
Est-ce que je me fais confiance ?
À chacun de trouver la bonne question au bon moment, elle contient la solution !
PARVENIR À SON BUT PAR ÉTAPES
Vous voulez par exemple arriver à jouer de la guitare en public alors que monter sur une scène vous fait perdre vos moyens. Procédez par étapes pour assurer pas à pas votre confiance en vous :
- Assurez le côté technique en apprenant quelques morceaux ni trop longs ni trop difficiles.
- Habituez-vous à jouer devant un public. Jouez devant la famille qui saura vous encourager, puis devant des voisins et leurs amis que vous ne connaissez pas…
- Pensez positif. Affirmez : « J’ai de la chance d’avoir cette occasion » ; « Je me prépare à réussir ». Imaginez votre succès avec les applaudissements du public.
- Familiarisez-vous avec les conditions. C’est le but de la répétition sur les lieux du concert.
- Le jour J, détendez-vous. Préparez-vous à partager un plaisir avec les auditeurs. Avant d’entrer en scène, n’oubliez pas la respiration abdominale dite « anti-trac » 1 .
S’ENCOURAGER
On ne se parle pas toujours de la bonne façon pour se motiver.
Penser « Je dois être parfait », « Si je n’y arrive pas, qu’est-ce qu’on va dire ? » crée les conditions de la culpabilité, du sentiment d’infériorité. Remarquez-le, on parle aux enfants comme on se parle, !
Alimenter sa confiance en soi demande juste de se parler autrement pour apaiser les doutes : « Je peux y arriver », « Je mets toutes les chances de mon côté ».
Les suggestions stimulantes occupent dans l’esprit la place de pensées fatalistes.
Encouragez-vous et votre enfant sera l’heureux bénéficiaire de cette stratégie constructive.
DONNEZ-VOUS DE L’ASSURANCE
La confiance en soi choisit son logis. Soyez comme il lui plaît, elle restera chez vous.
DE NOUVELLES ATTITUDES
Quand vous avez trouvé les bonnes attitudes, faites-en de bonnes habitudes !
Affirmez votre gestuelle
Au départ, « faire simple » :
- observer ses façons d’être habituelles et les sentiments qu’elles expriment (par exemple, je marche tête baissée en ruminant mes soucis) ;
- puis en essayer d’autres dans lesquelles on se sente plus sûr de soi (je marche tête droite, attentif à ce qui se passe autour de moi).
Une suggestion : adoptez une démarche détendue, marchez à votre rythme d’un pas assuré, la nuque droite sans rigidité, avec un balancement des bras qui assure un équilibre global. Pensez que vous avez rendez-vous avec quelqu’un que vous aimez, ce qui vous fait sourire.
Face à un interlocuteur, vos yeux à la rencontre des siens, votre expression accueillante, votre poignée de main chaleureuse font passer un courant de confiance.
Faites le plein de confiance
Faites de votre corps l’allié de votre confiance en vous-même.
Voici un exercice très simple et efficace.


Debout, pieds légèrement écartés.
À répéter 7 fois lorsqu’on en sent le besoin.
Expiration
Expirer lentement par la bouche : arrondir le dos, nuque détendue, les bras se croisent sur la poitrine, genoux légèrement fléchis.
Inspiration
Inspirer lentement par le nez : le corps se redresse, regard vers le ciel, les bras s’ouvrent le plus loin possible en arrière.
S’emplir de la sensation de confiance en ouvrant les bras.
Expiration
Ramener les bras croisés sur la poitrine comme précédemment.
Vous pouvez accompagner l’inspiration par une phrase stimulante : « J’accueille la confiance en moi » et l’expiration par « Je garde en moi cette confiance ».
UN NOUVEAU LANGAGE
Les mots aussi ont leur routine. Ils viennent tout seuls, toujours les mêmes.
S’entendre parler
« Excusez-moi, s’il vous plaît, c’est combien ce pull ? » Pourquoi être gêné de demander un renseignement ? « S’il vous plaît » suffit à rendre poli !
« J’offre une lampe aux mariés, mais j’ai peur qu’elle ne leur plaise pas. » Pourquoi freiner son élan par une incertitude qui se transforme en prédiction fatale, se couper l’herbe sous les pieds ?
« Vous avez un beau maillot de bain ! — S’il pouvait cacher mes bourrelets… » ; « Vous avez bonne mine ! — Oh non, je sors d’une gastro. » Un compliment et en avant le dénigrement ! Cela relève du comique de répétition, on ne peut que rire en s’écoutant !
Changer de ton
Parler bas les yeux baissés ne donne pas son importance à un propos. Claironner à la ronde le rend indigeste. Le bon ton est dans le juste milieu : diction nette, voix claire, regard vers l’interlocuteur.
Une clé : parlez avec le cœur, la conviction nourrit la confiance en soi et donne de l’énergie à la parole.
Au final, se sentir bien dans ses gestes et dans ses mots favorise la confiance en soi et attire des retours positifs qui la nourrissent.
OFFREZ-VOUS LE BONHEUR DE CHANGER
Changer rend heureux quand on devient ce que l’on est vraiment.
ESTIMEZ-VOUS DE FAÇON POSITIVE
L’estime de soi dépend de la façon dont on se considère. Pourquoi ne pas tout faire pour se considérer d’une façon satisfaisante ?
Estime de soi et confiance en soi
Les concepts estime de soi et confiance en soi sont souvent utilisés l’un pour l’autre.
D’une part, ces notions se distinguent :
- se faire confiance, c’est se sentir capable d’accomplir une tâche, croire en sa réussite : je me sens capable de faire un 100 mètres à la nage.
- avoir une bonne estime de soi, c’est avoir une bonne perception de soi par rapport à ce que l’on veut être, s’évaluer de façon positive. J’ai empêché deux collègues d’en venir aux mains lors d’une dispute : ayant pour valeur la non-violence, je gagne en estime de moi-même.
Dans cette perspective, je peux me sentir capable de réparer mon ordinateur sans avoir globalement une bonne estime de moi. Et je peux avoir une bonne estime de moi sans me sentir capable de réparer mon ordinateur.
D’autre part, il y a constamment des interférences :
- avoir confiance en soi dans de nombreux domaines alimente l’estime de soi ; avoir une bonne estime de soi aide à oser, à se sentir apte à réussir. De même, se sentir trop souvent incapable de bien agir peut diminuer l’estime de soi ;
- avoir confiance en soi d’une manière générale, c’est se sentir capable de faire face aux aléas de la vie, ce qui revient à s’évaluer de façon positive. Confiance et estime convergent ici dans l’aptitude au bonheur.
Choisir d’être soi
Quel parent, dans son enfance, n’a plus ou moins entendu : « Tu es stupide, tu es méchant, tu es ingrat… » Or, l’enfant apprend à se juger comme l’adulte le juge 2 …
Heureusement, tout est mouvement dans la vie, tout est réversible. Sauf en cas de traumatisme, il vous est possible de neutraliser l’impact de ces suggestions négatives. Conséquence ? Votre enfant, lui, n’aura pas à en subir dans sa famille !
On peut faire acte de volonté sans « se mettre la pression », en décidant de faire ce qu’il faut pour être plus heureux.

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