Stop Waiting For Friday
48 pages
Français

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Stop Waiting For Friday , livre ebook

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Description

« Stop Waiting For Friday » est un roman à clefs, c’est un guide incontournable pour toute personnes dépassées par les exigences du quotidien. Ce livre n'a d'autre ambition que de rendre heureux celles et ceux qui désirent se prêter au jeu du bonheur. De la dune du Pilat aux Cyclades grecques, durant un périple de plusieurs semaines l’auteur KUTE remonte le fil du passé et découvre comment réussir cette seconde vie. Celle que l’on construit après la quarantaine. William Shakespeare avait écrit «nos doutes sont des traîtres, et nous privent de ce que nous pourrions souvent gagner de bon, parce que nous avons peur d’essayer ». KUTE a souhaité partager les leçons tirées de ses rencontres avec vous. Au fil des pages, de sublimes personnages partagent leur sagesse et leur vision altruiste. Ce roman est un véritable outil de vie écrit pour ses quatre enfants. Libérateur et totalement addictif, ce roadmovie vous obsédera. Stop waiting for Friday, profite de l’instant présent !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 juin 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782379791789
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Kute
Stop Waiting For Friday
Vivre l’instant présent
ISBN numérique 9782379791789
ISBN papier 9782379791772
© mai 2020
Kute


À Cécile, Henri, Jean-François, Belen,
Alejandra, Tristan, Rafael et Ana


Prologue
Mon job ? Organiser des duplex pour une télévision d’information qui diffuse toute l’actualité en direct en continu : LIVE TV. Un duplex, c’est réceptionner en direct l’image et le son d’un journaliste situé aux quatre coins du monde pour les retransmettre en direct à la télévision. Depuis quelques années, ma mission consiste surtout à rendre chaque duplex de LIVE TV le moins flou possible. Il y a de moins en moins d’images nettes sur les chaînes de télévision d’information. Pourquoi ? Il y a quelques années, nous diffusions tous nos programmes par satellite. L’image était exceptionnelle. C’est toujours le cas pour les grands évènements sportifs, l’image est de qualité car elle est transmise par satellite. Pour les chaînes d’information, le mode de transmission a changé. LIVE TV, comme toutes les chaînes d’information du paysage audiovisuel mondial, reçoit désormais ses images principalement par 3G ou 4G, soit par le réseau internet. Dans tous les cas, le débit proposé n’est jamais garanti, il est fluctuant et souvent insuffisant, ce qui rend l’image plus ou moins nette, souvent floue, il faut l’admettre. Les journalistes utilisent des systèmes de transmission qui s’appellent « Aviwest » (système breton) ou bien « Live U » (système israélien). Dans les deux cas, il s’agit d’un boîtier qui agrège huit cartes SIM. Trois cartes fonctionnent avec un abonnement téléphonique classique chez le prestataire Orange, trois cartes avec SFR et deux cartes sont liées à Bouygues Telecom. Le principe est identique à ce que vous faites avec votre Facetime ou Skype lorsque vous appelez depuis chez vous un ami en vidéo avec votre téléphone. Vous faites de la vidéo en « live » avec votre téléphone. En télévision, c’est exactement le même principe. Cependant, au lieu d’utiliser comme vous le faites une carte SIM, LIVE TV en utilise huit qui s’additionnent. Cela permet d’envoyer plus de gigas par seconde avec une vidéo de meilleure qualité et de plus grand format que celle d’un particulier. Hélas, les réseaux sont souvent saturés, ce qui explique la qualité médiocre de nos directs. Nous pourrions faire de la qualité, nous savons le faire et nous le faisions il y a quelques années, cependant la qualité a un prix que l’industrie de l’information ne souhaite plus assumer.
Les économies sont à tous les étages. Hier, vous aviez pour gérer un reportage ou un direct toute une équipe : un ingénieur du son, un caméraman, un monteur, un opérateur transmission et le journaliste/présentateur. Aujourd’hui, ces cinq métiers sont remplacés par un seul : le JRI, le journaliste reporter d’images. Une seule personne regroupe ces cinq postes ; la personne filme toute seule ses propres duplex, ses tournages, et réalise elle-même le montage ainsi que l’enregistrement de ses commentaires et interventions en direct. Elle s’occupe également de la transmission des images avec un boîtier 3G/4G ou Internet. Il s’agit de véritables couteaux suisses. Vous imaginez les économies réalisées par les groupes de presse. Je vous laisse deviner l’isolement des équipes sur le terrain. Vous comprendrez aisément que les soirées en mission sont beaucoup moins fun qu’avant. Maintenant que vous savez, soyez plus tolérant avec ces images qui bougent trop ou qui sont floues : le JRI fait ce qu’il peut avec 40 kilos de matériel sur le dos (son ordinateur de montage, son boîtier de transmission 3G/4G, sa caméra et ses batteries, et le pied de caméra).
Désormais, vous savez pourquoi LIVE TV diffuse un flot de breaking news floues que vous consommez sans faim et sans exigences. Les audiences le prouvent, par exemple, pour une attaque au couteau qui aurait eu lieu dans la nuit, vous êtes capable de rester plus de quatre heures devant une caméra posée au ras du sol, qui propose un cadre flou dans une rue banale, avec trois flics postés devant une barrière de sécurité positionnée devant la caméra sans qu’il se passe quoi que ce soit toute la journée. Le côté voyeuriste vous incite à y rester des heures.
Mes patrons trouvent que ces systèmes 3G/4G sont fantastiques. En même temps, ils exigent que l’image de nos transmissions soit le plus nette possible.
« C’est trop pixélisé », « C’est trop sombre », « C’est de la merde !… », « Pourquoi ne recevons-nous pas les images de notre journaliste depuis le Stade de France où sont rassemblés 80 000 supporters de l’équipe de France, utilisant pratiquement 80 000 téléphones portables 3G/4G en même temps ? », « Les invités sont très mal cadrés ! », « Les appartements sont moches », « Ce n’est pas assez net », « C’est trop flou !… », etc.

Qu’est-ce que vous n’avez pas compris lorsque je vous ai dit qu’en transmission 3G/4G le « débit est aléatoire et que le débit est non garanti ? »



Introduction
Il n’y avait pas que du flou dans ma vie professionnelle. Il y en avait également dans ma vie privée et le flou s’est transformé en burn-out. Je ne me suis jamais remis de l’upercut provoqué par la mort de mon père. Un infarctus foudroyant l’avait emmené un triste jour de février 2005. Ce père si précieux ne parlait pas beaucoup mais lorsqu’il s’exprimait, cela sonnait toujours juste. J’ai l’impression souvent de ne pas être à sa hauteur. J’aimerais tant échanger avec lui aujourd’hui… C’est ce qu’on appelle la crise de la quarantaine. Le corps ne veut plus suivre avec des horaires de nuit intenses et un métier qui n’est plus aussi motivant qu’il y a vingt ans. Bref, rien de nouveau sous le soleil. Alors ce matin, la lassitude était à son comble, et voilà… Pénombre, ma silhouette se fait discrète, un halo orangé sur ma box : 6 h 40. J’embrassai tristement mes enfants, et très doucement pour ne pas les réveiller. J’attrapai ce livre rouge épais The New English Dictionary , qui cachait un petit coffre-fort « trompe-l’œil » qui se fondait dans la masse de livres et encyclopédies dans le haut de ma bibliothèque. J’en sortis une grosse liasse de billets. Mon téléphone vibra deux fois, mon Uber devait m’attendre depuis quelques minutes déjà au bas de l’immeuble. Je détachai le porte-clés, enlevai les clés de voiture, le bip parking, les clés de divers cadenas de vélos pour n’en garder qu’une seule, celle de l’appartement. La porte claqua sans hésitation, l’ascenseur m’amena à la berline Peugeot 3005 de Mohamed.
Le chauffeur regarda son application, me jeta un :
— Christophe ?
Je hochai de la tête, m’installai ; il ajouta :
— Vous n’avez pas précisé la destination.
Je lui demandai :
— Mohamed, soyez bien attentif à ma demande, ne la prenez pas à la légère… Je n’ai pas précisé ma destination parce que je n’en ai pas, ou plus précisément parce que je souhaite que vous m’emmeniez vers une destination inconnue, insolite, extraordinaire… Je ne suis pas fou, je n’ai pas bu, j’ai besoin d’être étonné, vous comprenez, Mohamed ?
Mohamed très direct :
— Burn-out ?…
Surpris, et pour gagner du temps en explication, je répondis :
— En quelque sorte, l’usure de la vie peut-être.
« Shallow », le mélancolique et merveilleux duo de Lady Gaga et Bradley Copper résonnait dans le taxi, à moins que ce ne soit dans mon crâne enfumé. « Es-tu heureux dans ce monde moderne ? Ou as-tu besoin de plus ? Y a-t-il quelque chose d’autre que tu cherches ? Je m’effondre… »
Je repris mes esprits et exprimai ma requête au chauffeur :
— Faites-moi une sorte de surprise, surtout ne me dites rien, surprenez-moi, n’importe où !
— Vraiment n’importe où ? demanda Mohamed.
— N’importe où ! Aucune limite, Mohamed. Vous avez carte blanche, tarif illimité, je suis sérieux et je n’ai pas bu ! Prenez le temps qu’il faudra.
— OK, OK, Christophe, mais laissez-moi réfléchir…
La Porte de Saint-Cloud était sombre, vide, silencieuse, puis tout d’un coup Mohamed s’exclama :
— Alors attention, c’est parti, c’est parti, Christophe… Pour n’importe où ! Sans regret, Christophe ?
— Sans regret.


Changer tout


I
« On peut rendre fou quelqu’un en l’empêchant de rêver. On peut aussi sauver sa vie en écoutant ses rêves à temps. »
Attendez, ne me dites pas que vous ne l’avez jamais fait ? Ou tout du moins rêvé ? Partir à l’aéroport sur un coup de tête et demander à l’hôtesse un billet pour n’impor te où ? Moi, j’en ai rêvé toute ma vie ! Le problème, c’est que lorsque vous essaierez pour de vrai d’aller à l’aéroport et de prendre un billet pour n’importe où, généralement au comptoir de la compagnie aérienne, l’hôtesse sera beaucoup moins souriante que dans vos rêves et parfois plus âgée que dans votre imagination. D’ailleurs elle ne pourra sans doute même pas vous vendre un billet. Il faudra le faire sur Internet ; sur place, à l’aéroport, ce sera impossible. Il n’y a que vous qui pourrez le faire car il faudra être porteur de sa propre carte bleue, etc. Bref, les casseurs de rêve sont partout !
« On peut rendre fou quelqu’un en l’empêchant de rêver. On peut aussi sauver sa vie en écoutant ses rêves à temps », comme l’a écrit si bien Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste, dans Intelligence du rêve , publié aux éditions Payot en 2012. Elle regardait le rêve comme l’instrument majeur d’une transformation de soi. Je crois beaucoup à cette philosophie.
Il suffit de découvrir quels sont ses rêves non accomplis. La méthode est simple, de nombreuses bibles pour « changer de vie » la conseillent : rêver sa « mort ». Imaginer son décès et écrire l’éloge funeste que nous souhaiterions le jour de notre fin et donc prendre dès aujourd’hui conscience des projets et rêves à réaliser avant qu’il ne soit trop tard. Ce que nous n’avons pas fait est encore temps d’être tenté. C’est tout simple et efficace, cela peut éviter de nombreux regrets en fin de vie.
Hélas, je n’avais plus aucun rêve. Je suis un rêveur, un vrai rêveur, un de ceux qui peuvent ne rien dire pendant tout un repas et pourtant ne pas s’être ennuyé une seconde, aller au cinéma et ne pas se souvenir d’une seule scène du film pour avoir pensé à autre chose. J’ai vécu tant intensément dans mon cerveau. J’ai vécu mille vies dans mes errements, je n’ai donc plus à vivre ma vie réellement puisque je l’ai vécue si intensément dans mon esprit. C’est ça, le malheur et le désarroi des rêveurs. C’est ça, mon malheur. Je vis à 90 % dans ma tête. Cela a été réconfortant pendant mon enfance ; à 40 ans, je constate que j’ai trop rêvé… j’ai trop rêvé… j’ai trop rêvé…
La radio du taxi amorçait la chanson que j’adore, « When the Rain Begins to Fall » de Jermaine Jackson et Pia Zadora. Cette chanson vous donne une énergie incroyable. (Ce serait formidable si vous pouviez l’écouter tout en lisant la suite.) « Comme le sable peut s’infiltrer entre vos doigts, tout comme vos jours/Au fil de ces jours, vous m’avez là pour vous aider à trouver/ La façon dont je me sens avec toi, je sais que ça doit durer éternellement/Et quand la pluie commence à tomber/Tu chevaucheras mon arc-en-ciel dans le ciel/ Tu n’auras jamais à me demander pourquoi/Je serai le soleil dans ta vie »… (pleurs)
Le chauffeur quitta la rue Parent-de-Rosan dans le sud-ouest de Paris et s’engouffra sur le périphérique, désert, sous la pluie. À la radio, l’horoscope m’angoissait, avec un animateur à la voix grave : « Capricorne, vous roulez vers l’inconnu, vous sera t-il permis de passer à travers la porte de l’initiation… », sortie Porte d’Orléans, le taxi s’engagea boulevard Gauthier vers une destination inattendue…
Le chauffeur de taxi avait l’air de savoir où il avait décidé de m’emmener. Il s’engouffra sur les quais de Seine ; je dévisageai la tour Eiffel en pensant à toutes ces personnes qui tombaient amoureuses de Paris en la voyant s’illuminer. Moi, je désirai aujourd’hui m’en éloigner. Pour le moment, nous ne prenions pas la direction de l’aéroport, en tout cas pas celui situé au sud, ce ne sera donc pas Orly-Sud. Je craignais que ce chauffeur n’ait rien compris ou pas pris la mesure de ma demande… Place de la Concorde… Opéra… Rue du Sergent-Bauchat et me dépose devant l’hôpital des Diaconesses dans le 12 e … Visiblement incompris, je hoche de la tête ; le chauffeur découvre mon désarroi et ma déception immense.
— Monsieur, vous êtes arrivé…
— Mais c’est un hôpital, vous m’avez pris pour un fou et vous vous moquez de moi !
— Mais pas du tout, Christophe, s’il vous plaît, écoutez moi, vous entrez dans cet hôpital et vous demandez à voir M me Burton, Célia Burton.
— Vous voulez vous débarrasser de moi, c’est ça ?
— Vous savez, lorsque vous verrez Célia, dites-lui bonjour de la part de Mohamed le taxi, cela lui fera plaisir. J’ai eu l’honneur de la conduire il y a deux jours ici et je peux vous dire que je me souviendrai de ces vingt minutes toute ma vie ! Ça vous fera vingt euros ! Pas cher pour une destination « bonheur », vous ne trouvez pas ?
Je ne savais plus s’il me prenait pour un con ou bien s’il me proposait vraiment de rencontrer en toute bonne foi un médecin ou un psychologue très compétent… Je regardai le taxi s’en aller et bifurquer dans une rue adjacente pour disparaître… Il y avait un petit café en face de l’hôpital, j’avais besoin de réfléchir. Ce chauffeur de taxi avait dû me prendre pour un malade mental. Tout en dévisageant cet hôpital, je pris un petit crème afin de réfléchir à ce « fucking » départ !

Une petite voix me dit d’aller jusqu’au bout du délire et de faire malgré tout confiance au chauffeur de taxi. Huit heures. « Entrons dans cet hôpital », me dis-je.
Je me retrouve face à l’infirmière de l’accueil :
— Je souhaiterais voir, s’il vous plaît, M me Burton, Célia…
— C’est pour une livraison ?
— Non je viens rendre visite à M me Burton.
— M me Burton, 107 ans, vous êtes sûr ? Vous n’êtes pas son genre.
— S’il vous plaît, soyez sympa…
— Ah, c’est bête, elle vient de sortir faire son jogging, vous l’avez ratée de peu… Pardon. Julia, ça fait combien de temps que M me Burton est partie faire son jogging ? Une ou deux minutes ?
— Ah mince, c’est dommage, dis-je en bredouillant. Sa collègue amusée leva les yeux au ciel.
L’infirmière reprit :
— C’est un peu tôt pour les visites et ici, tout se compte en minutes. Bon… en revanche, si c’est pour visiter M me Burton, je fais une exception… J’suis un peu taquine, ce matin : quatrième étage, chambre 403 !

Voilà, c’est comme cela qu’a commencé mon tour du monde des centenaires, le tour du monde des leçons de vie !
Célia Burton – 107 ans, née en 1910 à Molveno, Italie
Le regard de Célia Burton est perçant, malgré ses 107 ans ; son regard est pétillant comme celui d’une jeune fille malicieuse (ce sera d’ailleurs toujours le cas pour chacune des rencontres qui suivront).
Célia Burton a été l’une des premières femmes à gravir l’Everest en 1960. Elle emprunta la route du sud par le Népal, ouverte en 1953 par Edmund Hillary et Tensing Norgay. Vous imaginez le type de femme et ce destin hors du commun. Une force de caractère qui transparaît dans ses traits de visage marqué par ces combats face à la force de la nature. Elle en est une également et n’a rien oublié de sa passion pour les grands espaces et ses aventures qu’elle raconte avec les yeux remplis d’émotion. C’est vertigineux, le courage de cette femme et ce qu’elle a dû affronter même si c’était sa passion. Les deux doigts qu’elle perdit lors d’une escalade montrent comment son corps a payé l’addition de ses aventures inouïes.
(Je lui parle fort…)
— BONJOUR, MADAME BURTON, JE VIENS VOUS FAIRE UNE PETITE VISITE MATINALE, CELA NE VOUS DÉRANGE PAS ?
— Mais pas du tout, mon Loulou, vous faites bien de venir tôt, y a tellement de monde l’après-midi, on refuse du monde, le couloir est saturé !!! Ah, ah, je plaisante ! Personne ne vient jamais me voir ou si peu… Pour mes voisines et amies, c’est la même chose… et puis ne criez pas, je ne suis pas sourde !
— Oups, pardon…
— Asseyez-vous à côté de moi… Tu as une petite mine, toi. Tu as l’air triste, il ne faut pas être triste. Cela me fait plaisir de voir du monde, cela distrait.

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