Yes You Can
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Description

Pourquoi le changement nous effraie-t-il autant ?
Nous avons parfois des attitudes totalement antinomiques, d’une part la recherche du confort et de la sécurité d’un monde connu, d’autre part la propension à envier les autres pour leur audace, leur force de caractère et leur esprit d’initiative.
Pourquoi est-ce si difficile pour nous?
Limites physiques, manque de connaissances, manque de moyens, telles sont les raisons « valables » que nous nous donnons. Et s’il s’agissait de tout autre chose : notre confrontation à la peur du changement.
A partir de nos propres expériences de vie, de témoignages d’entrepreneurs, de sportifs qui ont su conduire des défis, mener à bien d'ambitieux projets nous proposons un guide pour accompagner votre réflexion, votre mise en mouvement.
Vous y trouverez:
-Une aide à la réflexion et au questionnement.
-Des outils pour construire et mener à bien vos propres défis.
-Des repères pour mesurer votre évolution
Pour qui ce livre ?La naissance de ce livre s'inscrit dans une époque complexe où se mêlent recherche de performances, quête du bonheur et retour à l’essentiel.Si les raisons qui nous poussent à agir dans l'une ou l'autre de ces directions nous sont propres, une notion fondamentale les met en lien : le mouvement.Les enjeux actuels, les mutations de nos sociétés valorisent les attitudes de compréhension du monde, de passage à l'action et ainsi, de croissance personnelle.Par mise en mouvement et croissance personnelle nous entendons : agir pour ce que nous pensons important, pour ce qui est en accord avec nos valeurs, que ce soit dans le domaine personnel ou dans le domaine professionnel.Nous sommes convaincus que chacun d’entre nous est fait pour entreprendre, mener à bien un projet qui lui est cher, et ainsi dépasser ce qu’il croit être ses limites.Nous souhaitons, à travers ce livre, faciliter une meilleure connaissance de « soi », permettre l’identification d'un potentiel souvent insoupçonné voire négligé et, par la même, aider à prendre conscience qu'un passage à l'action est possible.Nous nous adressons donc à tous ceux qui ont l’envie, l’idée, le projet de mettre en œuvre du changement dans leur vie :-Sportifs quel que soit leurs niveaux voulant dépasser leurs limites.-Personnes ayant un projet professionnel fort (création d’entreprise, changement radical de métier, …).-Jeunes adultes arrivant sur le marché du travail et devant mobiliser tout leur potentiel pour se distinguer.-Personnes ayant toujours eu envie de se dépasser mais n’ayant jamais osé.-Seniors souhaitant dépasser les limites que la société leur impose.-Personnes en recherche d’évolution. In fine, tous ceux pour qui la croissance est une perspective recherchée et qui sont prêts pour cela à définir et mener à bien un défi. 

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 septembre 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782379791451
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Robert Diez et Julien Masinsky
YES YOU CAN
Si vous le voulez…
ISBN numérique 978-2-37979-145-1
papier 978-2-37979-144-4
© mars 2020
Robert Diez et Julien Masinsky


Nous dédicaçons cet ouvrage à tous ceux qui, même dans les pires difficultés, savent faire de leur vie un défi de chaque instant.


Ne te laisse pas mourir lentement ! Ne te prive pas d’être heureux ! Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider. Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu. Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions, celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les cœurs blessés. Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils sensés. Vis maintenant ! Risque-toi aujourd’hui ! Agis tout de suite ! Martha Medeiros 1 (souvent attribué à Pablo Neruda)




1 . Martha Medeiros, née le 20 août 1961 à Porto Alegre, est une journaliste et femme de lettres brésilienne.


Préambule : Du Groenland au livre.


L’origine de ce livre peut se trouver dans le surprenant voyage intergénérationnel au Groenland de deux hommes aux personnalités, aux histoires, aux âges et à la forme physique totalement différents.
Robert, 70 ans, peu enclin aux exploits sportifs mais ayant eu à gérer tout au long de sa vie professionnelle des évolutions radicales allant de professeur de mathématiques à créateur et responsable d’une entreprise de conseil en management et organisation, en passant par des fonctions de conseil au sein d’un rectorat ainsi que d’une grande entreprise nationale. Il a été confronté tout au long de sa vie professionnelle à des challenges, des défis à relever.
Julien, 30 ans, a consacré plus de 10 ans de sa vie à décrypter et faire le lien entre les différents schémas comportementaux pouvant se retrouver aussi bien chez les sportifs de haut niveau, chez les personnes âgées que dans la population active. La mise en lumière de comportements prédominants en matière de relation à la douleur, de gestion de l’effort, de volonté d’engagement, de recherche de compréhension et de questionnement personnel a pu se faire au travers de ses activités de kinésithérapeute du sport, de coach de vie, de préparation physique et mentale.
La proximité engendrée par ce voyage a créé des moments d’échanges et de confrontations, a renforcé l’estime réciproque, l’écoute et la confiance mutuelle. Elle a fait naître une réflexion partagée sur la notion de dépassement de soi qui peut se révéler au travers de défis physiques, de défis de vie.
C’est le souhait de partager leur analyse et d’apporter une vision nouvelle qui les a amenés à écrire ce livre. Au-delà d’une introspection sur leurs vies respectives, ils ont souhaité apporter des éléments de réflexion et des pistes d’action pouvant donner envie aux lecteurs de sortir d’un certain immobilisme pour aller vers une vie plus riche et stimulante.



Pourquoi ce livre ?


Pour qui ce livre ?
La naissance de ce livre s’inscrit dans une époque complexe où se mêlent recherche de performances, quête du bonheur et retour à l’essentiel.
Si les raisons qui nous poussent à agir dans l’une ou l’autre de ces directions nous sont propres, une notion fondamentale les met en lien : le mouvement.
Les enjeux actuels, les mutations de nos sociétés valorisent les attitudes de compréhension du monde, de passage à l’action et ainsi, de croissance personnelle.
Par mise en mouvement et croissance personnelle nous entendons agir pour ce que nous pensons important, pour ce qui est en accord avec nos valeurs, que ce soit dans le domaine personnel ou dans le domaine professionnel.
Nous sommes convaincus que chacun d’entre nous est fait pour entreprendre, mener à bien un projet qui lui est cher, et ainsi dépasser ce qu’il croit être ses limites.
Nous souhaitons, à travers ce livre, faciliter une meilleure connaissance de « soi », permettre l’identification d’un potentiel souvent insoupçonné, voire négligé et, par là même, aider à prendre conscience qu’un passage à l’action est possible.
Nous nous adressons donc à tous ceux qui ont l’envie, l’idée, le projet de mettre en œuvre du changement dans leur vie : Sportifs quel que soit leur niveau voulant dépasser leurs limites, Personnes ayant un projet professionnel fort (création d’entreprise, changement radical de métier…), Jeunes adultes arrivant sur le marché du travail et devant mobiliser tout leur potentiel pour se distinguer, Personnes ayant toujours eu envie de se dépasser mais n’ayant jamais osé, Seniors souhaitant dépasser les limites que la société leur impose, Personnes en recherche d’évolution.

In fine, tous ceux pour qui la croissance personnelle est une perspective recherchée et qui sont prêts pour cela à définir et mener à bien un défi.

Si vous pensez qu’il est temps de changer, ce qui ne peut être que votre choix, ce n’est pas à nous de vous dire ce qu’il faut faire. Nous pouvons simplement vous accompagner pour trouver votre « manière de le faire ».
Ce livre ne veut pas être un ouvrage théorique mais plutôt une lecture qui ouvrirait l’esprit sur une nouvelle vie possible, une perspective d’évolution. Grâce, entre autres, à un certain nombre de témoignages, nous souhaitons renforcer une mise en confiance en donnant un peu de méthode. Il pourra aussi constituer une aide précieuse à ceux qui sont en charge de l’accompagnement d’un changement individuel ou collectif (psychologues, coach…)
Notre expérience ainsi que les témoignages recueillis montrent que se mettre en mouvement en se lançant des défis sur le plan physique peut être un accélérateur pour accompagner l’émergence et la construction de défis de vie.
Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui, à travers leurs témoignages ou par leur collaboration, nous ont permis de conforter notre réflexion à la lumière de leurs expériences.
Citons : Stéphanie B. Chargée de communication marketing dans un grand groupe qui a décidé de créer sa gamme de voyages expérientiels Estelle V. Ancienne sportive de haut niveau et journaliste qui s’est mobilisée dans la création de sa société de production Andy S. Ancien danseur professionnel qui, au-delà de ses performances de danseur international, est un multi-entrepreneur à succès Benjamin L. Sportif déficient visuel qui a su accepter son handicap et le sublimer Vincent C. Ancien pilote de chasse, fondateur d’une startup Maxime B. Ingénieur centralien qui a intégré l’ENA Didier M. Éducateur spécialisé qui a intégré Sciences Po Pierre C, Retraité qui s’est lancé à l’assaut du mont Ventoux à vélo Manuel D. Fonctionnaire qui a créé son entreprise de conseil Jean M. Professionnel de santé et multi-entrepreneur Emmanuel R. Consultant interne dans une entreprise pharmaceutique qui a créé son cabinet de conseil

Nous retrouverons, tout au long des chapitres, leurs témoignages et les réponses qu’ils ont bien voulu apporter à nos questions.
Des constats partagés.
La recherche d’instantanéité.
Nos observations, nos échanges pourraient amener à penser que nous sommes dans une époque où la perte du goût et celle du sens de l’effort deviennent des attitudes de plus en plus répandues. Elles laisseraient la place à une recherche de satisfaction immédiate souvent éphémère, plus liée à l’objet d’un désir qu’à la démarche à mettre en œuvre pour l’obtenir.
Nous voyons se développer des attitudes de consumérisme dans de nombreux domaines (tout, tout de suite et sans effort) ; nombreux sont ceux qui veulent progresser, changer, guérir rapidement avec facilité, et ce, sans se prendre réellement en charge.
Nous sommes trop souvent à la recherche de « la » solution idéale quelquefois même proposée par autrui alors que la réponse est multifactorielle et toujours personnelle.
Nous voulons agir trop vite sans avoir les bases, les connaissances, l’expérience nécessaires. Nos envies trop vite assouvies conduisent à de la lassitude, à une fuite en avant vers plus de satisfactions éphémères sans pour autant engendrer de véritable construction personnelle.
Nous sommes enclins à une recherche de facilité, d’instantanéité, de plaisir fugace et donc à une perte de notre sens critique.
La perte du sens critique et le suivi de la norme sociale.
Notre société, en valorisant la compétition, l’opposition et la comparaison entre les individus, ne favorise ni le développement de synergies collectives ni un véritable développement personnel. Elle valorise de faux modèles de réussite avec, souvent, un manque profond de sens.
Trop souvent, nous ne nous posons plus au quotidien la question de ce qui est bon ou non pour nous. Nous acceptons trop facilement l’opinion, les propos tenus par autrui, sans esprit critique, en les validant et en nous les appropriant sans conduire de véritable réflexion.
La recherche de notre propre bonheur au long cours passe au second plan, précédée par le souci d’une image sociale conforme. Se comparer à mauvais escient, mène à suivre un cadre de croissance défini par autrui et par là même, inadapté à notre propre personnalité : nous laissons par exemple s’installer des habitudes alimentaires induites (par l’environnement social, la publicité, les phénomènes de mode…), en oubliant que nous devons apprendre à nous connaître, à nous comprendre, à nous pousser dans nos propres retranchements pour pouvoir progresser.
Une certaine inertie s’installe dans le quotidien qui nous fait perdre de vue la nécessité d’optimiser l’ensemble de nos ressources pour « potentialiser » notre réussite et croître.
Avec le temps, nous sommes enclins à privilégier la recherche permanente de sécurité qui va renforcer le développement des phénomènes de crainte, de peur de l’échec et l’impression que tout ce qui n’est pas conforme à certains modèles présente un danger.
Dans ce contexte, il est de plus en plus difficile d’avoir une image de soi pertinente, notre perception en est souvent erronée.
Des attitudes revendicatives et attentistes.
Un des éléments « limitants » qu’il convient de prendre tout particulièrement en compte est le manque de confiance en soi. Il risque d’impacter notre ambition personnelle et de permettre le développement d’un certain défaitisme.
Ce défaitisme peut se concrétiser dans le positionnement social : Je suis trop vieux. Je n’en ai pas les moyens. Je n’y arriverai pas. Ça ne marchera pas. Je n’ai pas fait d’études. Cela ne sert à rien ; je ne suis pas reconnu…
Il impacte notre attitude vis-à-vis de notre propre corps : C’est trop difficile pour moi. Je ne peux pas refaire de sport. J’ai des douleurs de dos depuis des années.
Il nous amène à évoquer le poids d’un certain déterminisme familial : Dans ma famille, tout le monde est... Ma mère avait de l’arthrose donc...
Il va se traduire plus globalement par un manque de volonté, de conviction, de détermination.
Ce qui peut parfois renforcer une forme de négativisme ambiant, d’attitude critique du système, de l’information, de la classe politique, une méfiance systématique vis-à-vis des idées nouvelles et de toute forme de changement.
Toutes ces croyances limitantes, ces attitudes négatives ne peuvent que nous conforter dans une situation que nous savons pourtant insatisfaisante au fond de nous.
En opposition à ces attitudes attentistes et revendicatives émergent, fort heureusement, de courageuses et ambitieuses initiatives, qui montrent qu’il n’y a pas de fatalité, que l’on peut chercher à sortir de sa léthargie, à aller de l’avant, à croître, à se dépasser.
Si nous avons l’impression d’être étouffés par ce que nous faisons, par notre quotidien, par notre travail, demandons nous par exemple combien de temps nous passons chaque semaine à des tâches qui ne présentent pas un réel intérêt ?


?

Si vous répondez non à une ou plusieurs de ces questions alors, nous vous invitons à lire la suite...
Nos convictions, notre conviction.
Nos expériences, notre réflexion, nos échanges nous ont convaincus que chacun possède un potentiel souvent inexploité, voire parfois même insoupçonné, de créativité, de capacité d’innovation, d’évolution.
Cette capacité à créer, à innover, à agir est directement dépendante de la confiance en soi que nous sommes capables de développer, elle est fortement liée à l’image de soi. La confiance en soi et l’enthousiasme peuvent se renforcer à partir, notamment, de la prise de conscience de nos propres capacités à relever et à mener à bien des défis physiques, des défis de vie.
Pour que ce potentiel puisse s’exprimer pleinement, il est bien entendu nécessaire que les conditions personnelles et environnementales nous permettent de puiser dans l’ensemble de nos ressources qu’elles soient physiques, mentales ou émotionnelles.
Chacun agit en mobilisant, combinant, mettant en mouvement un certain nombre de ressources qui peuvent être explicites c’est-à-dire identifiables : Personnelles (connaissances, capacités physiques, émotions, capacités cognitives, savoir-faire formalisés ou d’expériences…) Matérielles (outils, moyens, logistiques…) De réseau (relations, appuis…).

On notera cependant, d’après les travaux d’un certain nombre de sociologues, et en particulier de Réal Jacob 2 que les ressources que nous mobilisons pour agir sont pour seulement 30 % d’entre elles des ressources explicites (identifiées), les autres 70 % sont enfouies, ignorées ou cachées, on parlera alors de ressources implicites.
Ce qui veut dire que, face à un projet à conduire, une action à réaliser, une situation à gérer, le potentiel mobilisable pour plus d’efficacité est trop souvent minimisé.


Lorsque nous sommes face à une situation simple déjà connue, la mobilisation de nos simples ressources explicites permet souvent d’agir, de la gérer, de la maîtriser de manière satisfaisante mais nous le faisons souvent sans véritable challenge.
Lorsque nous avons une volonté forte de changement, d’évolution importante, l’envie de mener à bien un projet ambitieux (dépasser ses limites physiques, créer une entreprise, accepter un poste avec de nouvelles responsabilités), nous nous interrogeons très souvent sur nos réelles capacités à gérer les difficultés.
Nous ne pourrons pas mener à bien ces projets ambitieux d’évolution, de changement, avec la seule mobilisation des ressources que nous connaissons (ressources explicites) : nous allons devoir puiser dans notre potentiel caché (ressources implicites) et donc le faire émerger. C’est souvent la maîtrise de situations complexes, de défis qui va nous permettre de prendre conscience de la réalité de nos ressources implicites, devenant ainsi explicites car identifiées.

Ne vous limitez pas à ce que vous pensez pouvoir réaliser facilement. Osez, vous avez des ressources cachées !


2 . Intervention de Réal Jacob, professeur titulaire au Centre d’études en transformation des organisations, École des hautes études commerciales (HEC) de Montréal, lors de l’atelier de planification stratégique sur la gestion des ressources humaines organisé par le Comité sectoriel.


Pourquoi se mettre en mouvement ?


L’immobilisme.
Une cause de mal-être.
À l’heure où les repères sociaux se redéfinissent, où la performance est érigée en principe et où le mouvement devient un mode de vie, la société tend à valoriser les gagneurs et même à marginaliser ceux qui s’installent dans l’immobilisme.
Nous parlons d’immobilisme, lorsque nous nous satisfaisons de notre situation matérielle, relationnelle ou intellectuelle, que nous nous laissons envahir par la routine, le quotidien, sans chercher à remettre en question notre condition ou nos acquis.
L’immobilisme se définit en regard du référentiel sociétal et de notre référentiel personnel : Le référentiel sociétal est l’ensemble des normes qui structurent la vie sociale. Il est lié à une époque, un lieu, une culture. Le référentiel personnel, qui se construit en ajustement du référentiel sociétal, prend en compte notre expérience, nos choix de vie, nos capacités, nos ressources physiques et mentales, notre appartenance générationnelle.
Le référentiel personnel qui sous-tend nos actions n’est pas figé : il évolue en fonction du temps, de notre vécu, de nos envies, de nos choix. L’immobilisme peut se caractériser par un référentiel personnel figé.
En prendre conscience.
Les marqueurs qui nous permettent de prendre conscience que nous stagnons et que nous vivons dans l’immobilisme peuvent être de plusieurs ordres : L’ennui, que nous pouvons apparenter à un état émotionnel de perception de l’immobilisme ou de la non-créativité et qui prend souvent son origine dans la répétitivité (impression de refaire toujours les mêmes choses) La frustration, liée à l’impression de ne pas vivre la vie que nous souhaitons (envies non assouvies) Les faux alibis, l’occupation de notre temps avec des tâches sans importance, des actions compensatoires, des activités non constructives (ménage excessif, rangements compulsifs, TV, réseaux sociaux…). Nous nous persuadons que nous n’avons pas le temps pour autre chose, en priorisant les tâches simples de notre quotidien Le besoin de reconnaissance non assouvi…
Cette liste non exhaustive peut être le point de départ d’une réflexion et pourquoi pas d’une prise de conscience de l’inertie dans laquelle nous nous trouvons.
La prise de conscience peut également venir de l’image renvoyée par autrui. Elle peut être un déclencheur si elle touche de manière pertinente un point de vulnérabilité ou une blessure personnelle...
Qui n’a jamais entendu des phrases telles que : Où sont passés tes rêves ? Qu’as-tu réellement accompli ? Tu n’as jamais eu envie de… ? Qu’aurais-tu envie de changer ? Je ne te reconnais pas !

?
Pourquoi en sortir ?
Nous avons bien conscience qu’il existe un très grand nombre de causes possibles à l’immobilisme, qui peuvent conduire avec le temps et l’accumulation, à un état de repli, de sclérose menant à un certain fatalisme.
Il convient de ne pas sous-estimer l’impact que peuvent avoir des événements personnels ou interpersonnels sur nos futurs choix de vie. Bon nombre de personnes décrivent une attitude de procrastination ou encore une incapacité à faire un choix, parfois même basique, à la suite d’une énorme perte de confiance consécutive à un traumatisme.
Citons à titre d’exemple les travaux de Jean Rivolier chirurgien ORL de formation et médecin emblématique des expéditions polaires françaises qui met en lien les traumatismes de vie subis (un licenciement, une faillite, une maladie, le décès d’un être cher, une rupture) avec la volonté et la capacité de changement.
La pression sociale et le regard des autres tendent souvent à installer un mal-être chez les personnes d’une grande sensibilité ou en manque de mobilité et de créativité.


!
Un parallèle intéressant pourrait être fait avec un sportif classé (tennis ou autres) qui, s’il venait à arrêter de jouer (à cause d’une blessure, ou pour une raison personnelle), se verrait dépassé au classement ATP par ses adversaires qui eux continueraient à cumuler des points, alors que les siens n’évolueraient plus.
Il ne s’agit pas ici de porter un jugement sur les choix que chacun peut être amené à faire. L’immobilisme, si c’est un état accepté, peut être confortable et apporter certaines satisfactions. Mais si l’immobilisme induit un véritable sentiment d’inconfort, il faudra se poser la question du pourquoi et comment en sortir.



De ce point de vue, les réponses apportées lors des entretiens que nous avons conduits à la question « Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir vous mettre en mouvement, en compétition, en challenge vis-à-vis de vous-même ? » peuvent apporter un certain nombre d’éléments de compréhension : La volonté d’exister, le besoin d’apprendre en permanence, de repousser mes limites, d’aller plus loin, d’être reconnu pour ce que je suis capable de faire L’envie de nouveauté, de difficultés supplémentaires, pour combattre l’impression de ne plus progresser La crainte de m’enfermer dans la routine et la facilité L’ennui, le rejet de l’immobilisme, le refus de la norme, le besoin de croissance, la soif d’apprendre La recherche de sens : ce que je fais est-il en lien avec ce que je suis ?
Comment en sortir ?
Pour sortir de l’immobilisme, il peut être judicieux de commencer par repérer ce qui nous y maintient, d’identifier nos freins à l’action. Ils peuvent être de plusieurs ordres : Nos peurs du changement, de l’échec, du jugement des autres Nos croyances limitantes (idées arrêtées sur notre vie, nos capacités, nos perceptions) Nos bagages émotionnels (réactions de défenses inconscientes induites par nos expériences passées).
Sortir de l’immobilisme c’est d’abord identifier nos envies, c’est ensuite oser de nouvelles expériences, des prises de risque qui vont s’accompagner d’une évolution de notre référentiel personnel.
?


Autorisez-vous à rêver, le rêve est souvent banni de nos modes de pensée car nous sommes confrontés à un besoin permanent de rationalité, d’efficacité voire de rentabilité. Rêver deviendrait-il un défaut ? Faut-il encore opposer les « rêveurs » aux « réalistes » ?
Sortir de notre immobilisme, ce n’est pas rester sur nos certitudes, c’est nous interroger sur nos choix de vie, sur notre niveau de bonheur et ne pas nous laisser endormir par ce que l’on veut nous imposer ; en bref, c’est nous remettre en question, c’est nous demander par exemple : la profession que j’exerce correspond-elle à ce que je suis dans la vie ?
C’est aussi prendre conscience des émotions qui nous maintiennent dans un aujourd’hui fidèle à notre passé.
De cette réflexion pourra naître une volonté de mise en mouvement, l’envie de développer une attitude proactive et non attentiste (donner par exemple plus de place à notre épanouissement personnel, commencer à nous poser la question de ce qui peut être bon pour notre bonheur).
Il pourrait alors être temps de changer même si pour certains le manque d’envie, de courage, de motivation ou toute autre raison valable ne favorise pas cette mise en mouvement.
Comme pour un sportif qui, lorsqu’il cesse son entraînement, perd peu à peu ses capacités physiques et physiologiques, ses automatismes, la qualité de son geste, l’immobilisme entraîne l’atrophie d’un certain nombre de fonctions et d’aptitudes.
Se mettre en mouvement c’est travailler sa force de caractère, sa persévérance, sa ténacité, sa confiance en soi, c’est développer sa résistance, son endurance en s’exposant volontairement aux pressions positives.
!
S’exposer pour se renforcer.
Il paraît étonnant de penser que l’exposition à certains facteurs de stress, toxines ou difficultés puisse nous permettre de nous renforcer, surtout lorsqu’ils sont considérés comme dangereux. C’est pourtant ce qu’avancent certains scientifiques, et plus particulièrement les docteurs Hugo Schulz (pharmacie) et Rudolf Arndt (médecine) qui montrent dans leurs travaux qu’une forte et rapide exposition à ces facteurs peut être délétère voire mortelle, mais qu’une faible et progressive exposition à ceux-ci permet une adaptation de l’organisme et le développement d’une résistance à ces facteurs (comme par exemple l’exposition au rayonnement gamma sur des souris) : nous parlons ici d’un mécanisme biologique qu’ils nomment l’hormèse. Par extrapolation, nous sommes en droit de penser qu’il pourrait en être de même pour une grande majorité de facteurs considérés comme néfastes.
Pour nous en convaincre, prenons quelques exemples d u quotidien : Le froid : une exposition rapide à de très basses températures (air ou eau) est difficilement supportable. Cependant, s’y exposer régulièrement mais avant tout progressivement, développe une certaine accoutumance ainsi qu’une résistance à ses effets. Le soleil : l’exposition progressive au soleil en est également un bon exemple. Nous bronzons grâce à l’activation de la mélanine. Une exposition trop rapide chez les personnes dont la mélanine est en déficit ou inactive provoquera, une brûlure (coup de soleil). L’altitude : il en est de même pour l’altitude. L’acclimatation passe par une ascension plus ou moins lente et une synthèse progressive de globules rouges permettant d’en supporter les effets. L’apnée : la même observation peut être faite pour l’hypercapnie et sa tolérance. La tendinopathie : il s’agit d’une atteinte de la totalité ou d’une partie du tendon à la suite d’une exposition soit trop rapide soit trop intense ou prolongée à un stress mécanique. C’est une microlésion de surcharge. Une personne en souffrant, subira pendant son traitement de kinésithérapie une charge mécanique progressive indispensable à sa guérison. Les capacités cardio-respiratoires : un sportif débutant réussira à acquérir, avec le temps et l’entraînement, une résistance à l’effort grâce notamment à la régularité et à des difficultés allant au-delà d’un simple footing (aussi bien en terme de vitesse de course que de temps de pratique).
Vous l’aurez compris les exemples sont innombrables.
Il est, de fait, important de s’exposer progressivement et régulièrement, au-delà de notre niveau basal et de manière maîtrisée à des facteurs de stress, et autres difficultés pour progresser.
C’est à cette unique condition que nous pourrons nous adapter au mieux à notre environnement.
!

Outil 1. Le besoin de changement
Nous pouvons estimer la réalité de nos capacités et besoins de changement à travers plusieurs facteurs : Notre impact social : est-ce que j’apporte ma contribution au monde ? Notre état physique : à quel point suis-je à l’aise et maître de mon propre corps ? Notre niveau d’estime personnelle : à quel point ai-je confiance en moi ainsi qu’en mon potentiel d’action ? Notre niveau de bonheur : à quel point suis-je heureux et satisfait de ma vie ? Notre capacité de changement : à quel point ai-je envie de changement dans ma vie ?
Facteurs de mouvement
Niveau de satisfaction de -3 à 3
Quel est mon impact social ?
Quel est mon état physique ?
Quelle est mon estime de moi ?
Quel est mon niveau de bonheur ?
Quelle est ma capacité de changement ?

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