Parent solo
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Parent solo , livre ebook

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Description


Affronter les crises de colère seul(e), gérer les devoirs seul(e), soigner les bobos et les angoisses seul(e)... Les journées d'un parent solo ressemblent fort à celles d'un superhéros.



Sans la présence et l'appui de l'autre parent, rester disponible et à l'écoute de son enfant en créant un cadre propice à son bonheur relève parfois de l'exploit.



Valérie Roumanoff, hypnothérapeute, livre une foule d'outils, de conseils, d'exercices et d'activités pour résoudre les petits drames et les grands problèmes du quotidien et permettre aux enfants de s'épanouir, sans s'oublier soi-même. Dans cet ouvrage vous trouverez :




  • Des outils pour déjouer les pièges de la parentalité solo et identifier vos vraies priorités


  • Des techniques pour désamorcer conflits et rapports de force avec les enfants


  • Un cahier ludique détachable pour prolonger les activités avec eux


  • Le point de vue de parents et enfants pour sortir (définitivement) de la culpabilité


  • Des exercices pour gérer la relation avec votre ex... et la vivre plus sereinement (parce que oui, c'est possible !)




  • Je gère le quotidien en solo


  • Je sors du rapport de force


  • Mon ex et moi


  • La vie continue !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 22 novembre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782212791020
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0600€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum
Affronter les crises de colère seul(e), gérer les devoirs seul(e), soigner les bobos et les angoisses seul(e)… Les journées d’un parent solo ressemblent fort à celles d’un superhéros.
Sans la présence et l’appui de l’autre parent, rester disponible et à l’écoute de son enfant en créant un cadre propice à son bonheur relève parfois de l’exploit.
Valérie Roumanoff, hypnothérapeute, livre une foule d’outils, de conseils, d’exercices et d’activités pour résoudre les petits drames et les grands problèmes du quotidien et permettre aux enfants de s’épanouir, sans s’oublier soi-même. Dans cet ouvrage vous trouverez :
• Des outils pour déjouer les pièges de la parentalité solo et identifier vos vraies priorités
• Des techniques pour désamorcer conflits et rapports de force avec les enfants
• Un cahier ludique détachable pour prolonger les activités avec eux
• Le point de vue de parents et enfants pour sortir (définitivement) de la culpabilité
• Des exercices pour gérer la relation avec votre ex… et la vivre plus sereinement (parce que oui, c’est possible !)


Biographie auteur

Valérie Roumanoff est hypnothérapeute et reçoit aussi bien des adultes que des enfants dans son cabinet de thérapie brève à Paris ( www.pourallermieux.com ). Elle forme également de futurs thérapeutes en hypnose et en PNL et anime des stages de gestion du stress et de confiance en soi.
Elle a créé le blog Drôle de maman ( www.droledemaman.com ) pour partager son expérience de maman solo, avant de publier des livres mêlant parentalité positive et hypnose ( Le marchand de sable va passer , Et si on arrêtait de crier sur nos enfants ), ainsi qu’un livre thérapeutique ( Anxiété, insomnie… Vos problèmes vous veulent du bien ).
Elle intervient régulièrement à la télévision en tant qu’expert pour parler des bienfaits de l’hypnose.
www.editions-eyrolles.com
Valérie Roumanoff
Parent solo
Avec (ou sans) l’aide de l’autre parent élever ses enfants avec zen et bienveillance
Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
Éditions Eyrolles
61, boulevard Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Avec la collaboration d'Alice Breuil
Illustrations originales Leslie Plée : Couverture et personnage de la maman qui pose des questions
Illustrations originales de Flora Czternasty [ Pomkipik.com ]
Mise en pages et maquette : Flora Czternasty [ Pomkipik.com ]
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Éditions Eyrolles, 2019
ISBN : 978-2-212-56989-6
Sommaire
Introduction
1. Je gère le quotidien en solo
Quels sont mes superpouvoirs ?
Je découvre mes limites
Je m’organise
Chacun cherche sa place…
2. Je sors du rapport de force
Mon enfant ne veut pas…
Mon enfant s’est fait mal
Mon enfant est en colère
Mon enfant ne m’obéit pas
3. Mon ex et moi
Changer de regard sur la séparation
Gérer une relation conflictuelle
Faire exister l’absent
La séparation fait grandir
Se défaire de la nostalgie
4. La vie continue !
Construire de nouvelles bonnes habitudes
Reprendre confiance en soi et en l’autre
Récupérer son (vrai) pouvoir
Diminuer son stress
Rencontrer quelqu’un d’autre
Conclusion
Table des outils
Table des activités
Pour aller plus loin…
Fiches détachables
Introduction
« Quand survient un malheur, il est tout à fait possible qu’il vous évite un malheur plus terrible encore. Et, quand vous commettez une erreur grave, elle peut vous être plus utile que la décision la mieux pesée. » (Winston Churchill)
Q uand on évoque le sujet de la monoparentalité, c’est souvent avec une triste mine, le front plissé et le regard grave. Et s’il était possible de voir les choses sous un angle plus positif ? Et si cette séparation permettait de révéler le merveilleux parent qui sommeille en vous ? Et si c’était aussi une chance pour vos enfants ?
Quand je suis devenue maman solo, j’ai cherché des informations dans les livres, sur Internet, auprès d’avocats, de psys spécialisés… Tout ce que j’ai trouvé était complètement déprimant : « C’est une situation très difficile », « On n’a plus une minute à soi », « Financièrement, c’est horrible ! », « Vous risquez le burn-out maternel », « Ça traumatise forcément les enfants », « C’est un combat de chaque instant », « Vous allez mettre plusieurs années à vous en remettre, si vous y arrivez ! », etc. J’ai alors décidé de prendre le contre-pied de ce discours négatif et j’ai créé un blog, « Maman seule à Paris, après la séparation la vie continue ! », pour changer de regard sur cette situation particulière. Parce que même s’il est certain que cette séparation aura un impact sur vos enfants, pourquoi considérer que cet impact sera forcément négatif ? Il est important pour le bien-être de toute la famille de pouvoir s’autoriser à rire, à s’amuser, à être heureux, même quand on vit une séparation difficile, même quand tout semble vouloir se mettre en travers de notre chemin.
L’année où je suis devenue maman solo, j’ai perdu mon emploi et mon appartement. Autant vous dire que j’avais de bonnes raisons de déprimer. La séparation a été particulièrement difficile à tous les points de vue et je suis passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. J’ai connu la sidération, la tristesse, la peur, le désespoir, la colère, j’en passe et des meilleures. Difficile de s’occuper de ses enfants, de leur apprendre à gérer leurs émotions quand on est soi-même incapable de gérer les siennes. Comment continuer à être un parent aimant quand on se sent démuni, perdu, excédé, affaibli ou inconsolable ? Dans mon expérience, le rire a été la meilleure des armes. Même si cela paraît difficile (impossible ?) quand on est en plein dedans, c’est pourtant le parti pris que je vous propose, parce que l’humour est un levier puissant qui permet de prendre le recul nécessaire pour trouver les solutions qui font du bien.
Ce livre est composé de quatre chapitres qui ont pour objectif de vous permettre de profiter de tous les avantages de votre situation actuelle en découvrant les astuces et les techniques qui faciliteront et égayeront votre quotidien avec vos enfants :
• Je gère le quotidien en solo
• Je sors du rapport de force
• Mon ex et moi
• La vie continue !
Parce que oui, après la séparation, la vie continue ! OK, rien ne sera plus jamais comme avant, mais c’est justement l’occasion de réinventer sa vie ! En changeant de regard sur soi-même et sur cette situation qui a priori n’est que temporaire, il est possible de retrouver le sourire et d’instaurer la bonne humeur au quotidien dans la maison. Les enfants ont cette fâcheuse tendance à imiter leurs parents : alors, plus on s’adaptera facilement à la nouvelle situation, moins l’enfant en souffrira.


C’est tout à fait normal d’avoir ce sentiment-là dans cette situation particulière. Il est important de prendre conscience du fait que chacun fait du mieux possible à chaque instant en fonction de ses connaissances et de ses possibilités. Ce livre est là pour répondre à vos questions et vous apporter des pistes de réflexion, pour vous aider à trouver votre façon de mener votre barque. Il n’y a pas qu’une seule bonne façon de faire les choses. L’important est que vous trouviez celle qui vous convient (et qui convient à vos enfants.)

Alors ça y est, vous avez franchi le pas ! Ou l’autre l’a franchi pour vous… Quoi qu’il en soit, vous y êtes dans cette nouvelle vie que vous n’aviez peut-être pas prévue du tout. Tout paraît bizarre : vos habitudes, vos repères ont volé en éclats, vous avez envie de prendre du temps pour vous reconstruire ou pour vous retrouver, pour mettre de l’ordre dans vos idées ou dans votre appartement (ou les deux). Mais voilà, les enfants sont là et il faut s’en occuper.
Dans ce premier chapitre, vous découvrirez des astuces pour retrouver l’ équilibre familial qui semblait perdu : entre autorité et laxisme, il est parfois difficile de trouver le ton juste quand on est seul à assumer deux rôles à la fois. Tiraillé entre l’impression d’avoir quelque chose à compenser et la peur de mal faire, comment trouver votre place face à vos enfants et au regard de la société ? Vous pourrez vous poser toutes les questions utiles au bien-être de votre famille et notamment apprendre à être plus tolérant envers vous-même.
QUELS SONT MES SUPERPOUVOIRS ?
Quand on se retrouve seul alors qu’on était deux, on peut tomber dans la tentation du « Je suis superwoman / superman , je vais y arriver tout(e) seul(e) ». Et d’ailleurs, c’est assez grisant au début de relever ce défi, car on se répète inconsciemment ce message réconfortant : « Je peux très facilement me passer de mon ex, je n’ai absolument pas besoin de lui. » Être un parent solo ne veut pas dire jouer le rôle du père et de la mère. Même si l’un des deux parents est complètement absent, il existe là quelque part et n’a pas besoin d’une doublure lumière. Il est important pour votre survie (oui, carrément) de rester à votre place sans usurper celle de l’autre, même si votre enfant vous sollicite énormément. C’est-à-dire ne pas dépasser vos limites car, comme tout être humain, vous en avez forcément, n’est-ce pas ?
Aujourd’hui, quand on est parent, on doit être multitâche. Bien sûr, on est cuisinier, infirmier, habilleur, shampouineur, dorloteur et j’en passe… Mais on est aussi coussin, matelas, chaise, lit, repose-pied… Car nos enfants considèrent qu’il est tout à fait normal de s’asseoir sur papa/maman, de s’allonger sur papa/maman, de s’endormir sur papa/maman, de dessiner sur papa/maman, et même parfois de manger sur papa/maman ! Alors on veut bien être un wonderparent , mais à condition qu’on nous donne les superpouvoirs qui vont avec : des jambes bioniques, des bras en acier, la capacité de voler et de traverser les murs (et puis un corps de rêve en prime, merci).
Car on a vraiment des pouvoirs surnaturels, comme ceux de faire disparaître des jouets sans les toucher (« Je suis sûre que c’est toi qui l’as pris ! »), tirer les cheveux d’une enfant en étant dans la pièce voisine (« Aie, maman, c’est toi ! »), et d’autres trucs incroyables. On a tous les pouvoirs de l’univers puisqu’on est celui qui nourrit, qui lave, qui habille, qui endort, qui fait rire. On est donc forcément aussi celui qui fait pleurer, qui déçoit, qui énerve, qui ne fait pas ce qu’on voudrait. Parfois, on rêve d’avoir une télécommande qui nous permette de changer de chaîne. Parce qu’être branché vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur Canalmaman ou Canalpapa, au bout d’un moment, forcément, ça lasse… Alors on se console en se disant qu’on est la figure d’ attachement de son enfant, la personne en qui il a le plus confiance, et donc avec laquelle il va s’exprimer le plus facilement et se permettre d’être complètement naturel.
BON À SAVOIR
LA THÉORIE DE L’ATTACHEMENT
Voici ce que dit la pédiatre Catherine Gueguen, qui œuvre pour une meilleure connaissance des neurosciences affectives et sociales sur ce besoin d’attachement : « C’est un besoin vital chez l’enfant, il permet de créer un lien d’affection durable avec la personne qui prend soin de lui et qui pourra en cas de détresse le réconforter, le protéger, lui donner une proximité affective. La qualité de l’attachement dépend de la rapidité et de la manière dont l’adulte a répondu aux signaux émotionnels de l’enfant. » Si auparavant on pouvait avoir l’intuition que laisser pleurer un bébé était néfaste pour lui, on en a aujourd’hui la preuve scientifique.
Contrairement aux idées reçues, un enfant sécurisé devient sociable et empathique, cela lui permet de développer des capacités d’autonomie. Un enfant qui n’a pas reçu de réponses à ses signaux émotionnels devient anxieux, il peut développer des comportements agressifs ou dépressifs. C’est avec sa figure d’attachement que l’enfant s’autorise à exprimer ses émotions, car il se sent en sécurité. Ce qui peut paraître injuste, car notre enfant peut se montrer insupportable avec nous mais parfaitement calme avec d’autres personnes. C’est justement parce qu’il sait qu’on est capable de répondre à ses besoins. Savoir que c’est une marque de confiance de sa part, ça remonte le moral, non ?

 
LE POINT DE VUE DE…
Suzie, maman de Juliette (5 ans)
« Mamaannnnnnnnnn ! » Voilà le cri que j’entends à peu près 248 fois par heure. « Maman, tu viens jouer aux Petshop ? », « Maman, tu peux m’aider à… ? », « Maman, j’ai faim… », « Maman, j’ai soif », « Maman, j’arrive pas à attraper ce… », « Maman, tu m’essuies ? », « Maman, on invite une copine ? », « Maman, j’ai envie que ce soit déjà demain », « Maman, j’ai peur de faire un cauchemar », « Maman, j’ai chaud », « Maman, j’ai pas envie de dormir », « Maman, tu viens jouer aux Petshop ? », « Maman, on va au parc ? » …
« Mais je suis à côté de toi, pourquoi tu m’appelles ? !
– Maman ? … Maman ? … Maaaaaaaaaaman ? ! –
Je sais que je suis ta mère, tu le sais aussi, alors pourquoi le répéter à longueur de journée ? ! »
Où est passé le temps où les enfants n’osaient pas adresser la parole à leurs parents ? Où ils étaient confinés à la cuisine avec la cuisinière ? Et au fait, où est passée la cuisinière ? !
« Maman ! … C’est ta faute si je me suis fait mal. – Non, c’est pas vrai. – Si, c’est vrai. – Non, tu es tombée toute seule. – Mais tu m’as même pas rattrapée ! »
Et si je préfère avoir un enfant poli, respectueux et qui ne me monte pas dessus à tout bout de champ, je fais quoi ?
Ah, c’est trop tard ? Bon, d’accord, on continue comme ça, alors : « Chérie, viens t’asseoir sur moi, on va jouer aux Petshop ! »
QUIZ PARENT
QUEL SUPERHÉROS DU QUOTIDIEN ÊTES-VOUS ?
Être parent, c’est devenir – qu’on le veuille ou non – un superhéros (au moins aux yeux de nos enfants !). En tant que parent solo, vos superpouvoirs sont encore plus nécessaires qu’avant, puisque vous devez avoir au moins quatre jambes et deux paires d’yeux pour pouvoir assurer ne serait-ce que le quotidien.
Découvrez quel super héros se cache dans votre quotidien.
1. Les jeux
A. Je passe toujours du temps à jouer avec mes enfants. Les châteaux Playmobil, les Lego et la pâte à modeler sont mes hobbies préférés. J’écoute en boucle la chanson d’Alain Souchon « J’ai dix ans, même si je sais que c’est pas vrai, j’ai dix ans ! ».
B. Je passe souvent du temps à jouer avec mes enfants. C’est important de leur consacrer du temps de qualité, j’ai lu ça quelque part (mais je ne sais plus où…).
C. Je ne joue jamais avec mes enfants. Je n’ai pas que ça à faire, je travaille, moi ! Sinon, avec quoi je vais leur acheter des jouets ?
2. Les courses, la cuisine
A. Je leur prépare tous les jours de bons petits plats équilibrés.
B. Je leur fais des pâtes (une fois par jour), c’est leur repas préféré !
C. J’attends avec impatience le jour où ils pourront se débrouiller seuls, j’ai horreur de cuisiner. C’est d’ailleurs la seule chose que je regrette de ma vie de couple : mon ex faisait très bien la cuisine…
3. Les vêtements, les chaussures
A. Je passe un temps fou à choisir le bon vêtement, la bonne couleur, la bonne matière pour que mes enfants soient toujours bien habillés.
B. Le cadet récupère les habits de l’aîné et l’aîné ceux de son cousin, qui lui-même les tient de son grand frère… C’est ma façon à moi de militer contre la société de consommation.
C. C’est seulement quand c’est vraiment trop petit ou complètement troué que j’arrive à trouver le temps d’aller acheter autre chose. Qu’est-ce que ça grandit vite, un enfant !
4. Les devoirs
A. Tous les soirs, je passe une heure à faire les devoirs de mes enfants (euh, pardon, à les aider à faire leurs devoirs…).
B. Je réponds aux questions de l’aîné, tout en cuisinant et en donnant le bain au petit, mais je n’ai pas quatre mains, ni quatre oreilles, alors parfois, y a du savon sur le cahier, ou un bout de scotch dans la salade de tomate. Mais à 20 heures, tout le monde est au lit (et moi aussi !).
C. C’est interdit les devoirs à l’école primaire, alors je ne comprends pas pourquoi la maîtresse continue à en donner. Vous le savez, vous ?
5. Les activités
A. Mon samedi est réglé comme du papier à musique : solfège pour le plus petit à 10 heures, danse classique pour le deuxième à 14 h 15, foot pour l’aîné à 16 h 30. Je passe mon samedi à faire des allers-retours, c’est aussi ça, le métier de parent.
B. C’est la voisine qui emmène les petits à la piscine le mercredi, et moi je prends les siens le samedi pour les emmener au parc.
C. Des activités ? Pour quoi faire ? Ils sont déjà épuisés avec l’école, je ne vais pas en plus me rajouter (pardon… leur rajouter) des choses à faire !
RÉSULTATS
Vous avez une majorité de réponses A. Bravo ! Vous êtes un PARENT SUPERPARFAIT . Vous faites tout ce qu’il faut, quand il faut, comme il faut. Mais comment faites-vous ? Vous devriez peut-être penser à écrire un livre pour apprendre aux autres parents à être aussi parfaits que vous. À moins que vous n’ayez besoin de penser un peu à vous ? Et si vous vous autorisiez à en faire un peu moins, que se passerait-il ? Peut-être qu’il pourrait être intéressant pour votre bien-être de vous autoriser de temps en temps à être moins parfaitement parfait, qu’en pensez-vous ? Le troisième chapitre de ce livre pourra vous aider à déculpabiliser et par la même occasion à profiter de la vie. Ça vous tente ?
Vous avez une majorité de réponses B. Bravo ! Vous êtes un PARENTSUPER DÉBROUILLARD . Vous avez le don de trouver les bonnes idées, les bonnes astuces pour vous faciliter la vie et celle de vos enfants. Vous avez compris que devenir parent ne fait pas de nous des êtres tout-puissants et qu’il est important de montrer à nos enfants que nous avons des faiblesses, des failles et des limites. Ce qui leur donne le droit de faire des erreurs, d’apprendre et d’évoluer en toute tranquillité. Vous trouverez dans ce chapitre de nouvelles astuces pour vous faciliter encore plus la vie !
Vous avez une majorité de réponses C. Bravo ! Vous êtes un PARENTSUPER DÉCULPABILISÉ. Vous n’obéissez pas au diktat de la société d’aujourd’hui qui nous dit de faire sans cesse attention à ne pas traumatiser nos enfants. Vous savez faire la part des choses et ne pas vous laisser influencer. Vous pourrez piocher dans ce chapitre à votre guise en ne prenant que ce qui vous conviendra le mieux, je vous fais confiance !
JE DÉCOUVRE MES LIMITES
On dit souvent qu’il faut apprendre les limites aux enfants. Mais est-ce que nous respectons toujours les nôtres ? S’autoriser à avoir des limites, c’est aussi donner le bon exemple à nos enfants. On peut se tromper, on peut faire des erreurs, on peut être fatigué et c’est une force que de le reconnaître. On est plus puissant quand on respecte ses besoins que quand on les piétine sous toutes sortes de prétextes. Si vous attendez d’être au bord de l’explosion pour en parler, ça risque de finir en cris et en larmes « Laisse-moi tranquille, j’en peux plus ! ».
Réagir avant de craquer permet de trouver les mots justes pour expliquer calmement à nos enfants que papa est fatigué, que maman a sommeil, qu’on jouera plus tard…
Les enfants peuvent comprendre beaucoup plus de choses qu’on ne l’imagine et cela dès le plus jeune âge. Mais ils sont aussi capables d’interpréter faussement des situations de non-dit. Si l’on est stressé, fatigué, énervé, l’enfant peut s’imaginer que c’est de sa faute, qu’il nous embête ou nous encombre, qu’on ne l’aime plus.
Mettre des mots sur nos émotions et nos comportements permet d’éviter le piège de ces fausses interprétations : « Papa est fatigué à cause du travail, ça n’a rien à voir avec toi, ma chérie », « Maman est stressée à cause de la situation avec papa (et non pas « à cause de papa »), tu n’y es pour rien, je n’aurais pas dû crier, excuse-moi s’il te plaît » sont des phrases qui font du bien. Si l’on a tendance à se laisser emporter par la colère, il n’est jamais trop tard pour revenir sur l’incident, même plusieurs jours après, dès que l’on est suffisamment calme pour pouvoir mettre des mots simples sur ce qui s’est passé. Cette attitude permet également d’éviter de ruminer et elle coupe l’herbe sous le pied à la culpabilité.


En tant que parent solo, on peut avoir peur de manquer d’autorité et devenir plus dur qu’avant pour compenser l’absence de l’autre parent. Quand on s’énerve, quand on perd le contrôle, quand on ne réagit pas de manière juste, il est très utile de s’excuser. Les tout petits enfants peuvent comprendre qu’on regrette ce qui s’est passé si on leur parle calmement et avec des mots simples.
Les enfants sont toujours prêts à pardonner, bien plus facilement que les adultes ; ils nous montrent là le bon exemple. En faisant cela, on leur montre qu’on peut se tromper et qu’on peut se corriger, s’améliorer chaque jour en reconnaissant ses erreurs. L’enfant fera naturellement de même sans que l’on ait besoin de le lui demander. La vie est un apprentissage et chaque erreur nous permet d’apprendre quelque chose de nouveau.

Nous ne battons pas en retraite, nous avançons dans une nouvelle direction (général George S. Patton)
ACTIVITÉ
RESPECTEZ VOS LIMITES
Quand on perd son calme, c’est parce qu’un de nos besoins n’a pas été respecté. En prenant conscience du moment où vous dépassez vos limites, vous deviendrez plus respectueux de vos besoins et pourrez plus facilement rester zen. Faites le test suivant pour vous connecter à vous-même et instaurer cette nouvelle manière de vous prendre en considération. (Ce qui est plus efficace que d’attendre que les autres le fassent pour vous, n’est-ce pas ?)
1. Que faites-vous quand vous avez dépassé vos limites ?
Je pleure
Je crie
Je m’écroule de fatigue
Autre :

2. Maintenant que vous avez pris conscience de votre comportement quand vous êtes dans le rouge, essayer de déterminer les premiers signes qui montrent qu’il est temps de réagir :
Je m’énerve pour un rien
Je me réveille fatigué
Je pleure devant les dessins animés de mes enfants
Autre :

3. Très bien. Maintenant, promettez-vous de réagir dès les premiers signes, de manière à respecter votre thermomètre intérieur en imaginant une action qui vous ferait du bien dans cette situation :
Je me promets de me coucher plus tôt ce jour-là
Je me promets de m’offrir un massage/un jogging/une séance de méditation
Je me promets de m’autoriser une sortie avec mes amis avant la fin de la semaine
Je me promets de m’autoriser à taper sur un coussin du salon en hurlant dès que les enfants seront à l’école
Autre :
COMMENTAIRES

En écoutant vos besoins et en prenant soin de vous, vous verrez tout de suite les bénéfices sur votre moral et votre énergie. Pensez aux consignes de sécurité au décollage d’un avion : elles nous indiquent qu’il est vital de penser à soi avant de s’occuper des autres. Dans la vie quotidienne, c’est le même principe : si vous êtes en burn-out , comment pouvez-vous répondre aux besoins de vos enfants ? Il suffit parfois d’une toute petite action pour se sentir mieux.
Alors, quelle est la plus petite chose que vous pouvez faire pour vous aujourd’hui ?
JE M’ORGANISE
Penser à tout, tout le temps, pour assurer le bon fonctionnement du foyer : la « charge mentale » pèse la plupart du temps sur les femmes : penser à acheter de nouvelles chaussures pour le petit dernier, appeler la CAF, ne pas oublier le liquide vaisselle sur la liste des courses, faire le rappel des vaccins de l’aîné, choisir un cadeau pour la maîtresse, appeler la nounou…
Quand on est parent solo, cette charge s’alourdit forcément. Car même si on n’était pas aidé en couple, on avait au moins l’espoir de l’être à un moment ou à un autre. Cet espoir envolé, comment ne pas se sentir écrasé par cette charge mentale à laquelle s’ajoutent les problèmes liés à la séparation ? Il s’agit de faire le tri dans son esprit, d’y mettre un peu d’ organisation , comme lorsqu’on met de l’ordre dans son armoire, en éliminant les vêtements que l’on ne met plus et qui prennent de la place.
BON À SAVOIR
LA CHARGE MENTALE
« À la tête d’une véritable PME, les femmes doivent posséder de multiples compétences de gestion de stock, d’anticipation de crise (qui s’occupera des enfants en cas de grève des enseignants ?) et d’organisation de planning, qui seraient louées en entreprise », explique François Fatoux, ancien membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Aujourd’hui, beaucoup de couples revendiquent l’égalité des tâches, mais en réalité l’homme attend souvent que sa compagne lui demande de faire les choses pour s’y mettre, comme si « elle était la responsable en titre du travail domestique », précise Emma, dessinatrice dans une BD consacrée à ce travail quotidien et invisible de la femme moderne.
Le fameux « Pourquoi tu ne m’as pas demandé ? » de l’homme, la bouche en cœur, arrive souvent trop tard, quand la femme croule sous le linge sale et les paquets de couche ! Cette question innocente augmente (si tant est que cela soit possible) l’énervement de celle sur qui pèse cette charge mentale permanente.

Découvrez quelles sont vos priorités
Pris par le quotidien, on ne pense pas forcément à prendre le temps de connaître nos valeurs et ce qui compte réellement pour nous.
• Est-il plus important pour vous que vos enfants soient tous impeccablement coiffés le matin ou qu’ils arrivent à l’heure à l’école ?
• Est-il plus important pour vous qu’ils arrivent à l’heure à l’école ou d’avoir passé un bon moment avec eux le matin ?
• Est-il plus important pour vous de dormir le plus longtemps possible ou de pouvoir prendre votre temps le matin pour vous préparer ?
Il n’y a pas de bonnes réponses à ces questions. Chacun est différent et a des valeurs et des priorités différentes. Pour être bien dans ses baskets, il s’agit de connaître ses valeurs et de faire en sorte de les respecter. Si vous vous obligez tous les jours à faire le ménage pour avoir une maison impeccable alors qu’en fait ce qui compte pour vous, c’est d’avoir le temps de bouquiner tranquillement, vous pouvez vous sentir stressé. Quand on a mille choses à faire, la question à se poser est : « Est-ce vraiment important ? Est-ce prioritaire pour moi ? » ou « Est-ce que je peux le faire plus tard (ou jamais) ? ».
• Le panier à linge croule sous les vêtements, mais votre armoire est pleine de linge propre : est-ce vraiment important de faire là, tout de suite, une machine ?
• Le frigo est vide, mais le congélateur est plein : est-ce vraiment important d’aller faire des courses immédiatement ?
• Vous avez 200 mails non lus sur votre boîte pro : est-ce vraiment important d’y répondre maintenant, c’est-à-dire le samedi à 10 h 30, avec votre petit dernier dans les bras ?
ACTIVITÉ
MES VALEURS ESSENTIELLES
Pour vous aider à déterminer vos priorités quotidiennes, il est utile de mettre à jour vos valeurs essentielles. Prenez 10 minutes pour vous demander ce qui est vraiment important pour vous : l’harmonie, le respect, le confort, la justice, la sécurité, l’amour… et quoi d’autre encore ?*
Vous pouvez fermer les yeux si cela vous aide et vous poser ces trois questions :
1. Pensez à quelqu’un que vous admirez. Quelles sont ses plus grandes qualités ? En quoi sont-elles importantes ?

2. Imaginez que vous êtes à la fin de votre vie. Quelles sont les trois leçons les plus importantes que vous avez apprises ? Et en quoi sont-elles si importantes ?

3. Pensez à un événement positif marquant dans votre vie. En quoi était-ce important pour vous ?

Puis classez les valeurs que vous avez mises à jour par ordre d’importance, les cinq valeurs sans lesquelles vous ne pouvez pas vous imaginer vivre :
valeur n° 1 :

valeur n° 2 :

valeur n° 3 :

valeur n° 4 :

valeur n° 5 :

Quelle est la plus petite chose que je puisse faire dans les jours qui viennent pour être en accord avec ma valeur n ° 1 ?

COMMENTAIRES

Choisissez à partir de maintenant de faire tout votre possible pour vivre en respectant vos cinq valeurs essentielles et votre sentiment d’épanouissement personnel va monter en flèche.
* Cet exercice est inspiré du livre de Paul McKenna, Changez de vie en 7 jours .
Listez vos tâches
La première chose à faire quand on se sent débordé, c’est de lister tout ce que l’on a à faire. Car il est souvent profitable de savoir perdre du temps pour en gagner ensuite. Il est intéressant de faire preuve de créativité pour transformer certaines tâches en quelque chose de moins contraignant ou de plus agréable.
Par exemple, faire les courses de la semaine avec votre copine Jessica et ses enfants pourra transformer ce passage obligé en discussion sympathique et en moment de jeu pour les enfants ! Faire participer les enfants aux tâches ménagères est une bonne façon de passer du temps de qualité avec eux tout suivant votre to-do-list . Selon leur âge, ce n’est pas forcément l’efficacité qu’il faut chercher mais plutôt le jeu, le moment de partage , les fous rires.
 
LE POINT DE VUE DE…
Julie, maman de Théo (5 ans) et Marie (7 ans)
Quand mon mari m’a quittée, j’étais assez désemparée et tout est devenu compliqué. Je ne savais pas comment concilier la gestion des tâches ménagères et mes deux enfants qui me sollicitaient sans arrêt.
J’ai lu dans un magazine qu’il ne servait à rien de chercher la perfection à tout prix, alors j’ai commencé à relativiser. J’ai compris que je pouvais m’autoriser à faire certaines choses moins parfaitement qu’avant. Aujourd’hui, je fais participer mes enfants à quelques tâches ménagères. Ils voient ça comme un jeu et, du coup, je m’amuse aussi.
Quand ma fille aînée m’aide à étendre le linge, elle adore jeter les petites culottes sur l’étendoir, comme s’il s’agissait d’un panier de basket. Ce n’est pas très efficace comme méthode, mais ça la fait beaucoup rire ! Son frère ramasse celles qui sont tombées par terre et compte les points. Je mets deux fois plus de temps que si je le faisais toute seule, mais ça me permet d’entendre mes enfants éclater de rire et ça, ça me détend plus que tout !
BON À SAVOIR
LA MATRICE D’EISENHOWER
Dwight D. Eisenhower, 34 e président des États-Unis d’Amérique, aurait déclaré : « Ce qui est important est rarement urgent et ce qui est urgent est rarement important. » Une matrice qui porte son nom a été conçue à partir de cette citation pour trier facilement les tâches par ordre de priorité. L’axe horizontal représente le degré d’importance de la tâche, et l’axe vertical le degré d’urgence. Ce classement permet de déterminer précisément ce qu’il convient de faire avec chacune des tâches qui nous incombent : l’exécuter, la planifier, la remettre à plus tard, la déléguer ou la supprimer.

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