Zèbre zen
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Description


Découvrir et exploiter le versant lumineux du Haut Potentiel Intellectuel



"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", telle pourrait être la devise des adultes surdoués. Ils possèdent de multiples capacités qu'ils n'arrivent pas toujours à exploiter, du fait de certains freins liés à leur mode de fonctionnement souvent atypique.



Pourtant, on peut être surdoué et bien le vivre !



Cet ouvrage original dresse un portrait inédit des surdoués, sous l'angle des neurosciences et de l'éthologie. Pour tous les zèbres prisonniers d'eux-mêmes, mais aussi pour ceux qui n'assument pas ou n'exploitent pas totalement leur surdouance, ce guide orienté solutions offre enfin des moyens concrets (méditation, cohérence cardiaque, rituels de confiance...), théoriques et surtout pratiques, pour sublimer leurs incroyables talents et en neutraliser ou transmuter les effets secondaires...



Un objectif essentiel : être mieux avec soi-même, mieux avec les autres et mieux avec l'univers.




"Subtil et audacieux.

Un ouvrage de référence..."

D'Olivier Revol, chef de service de psychatrie de l'enfant. Hôpitaux de Lyon





  • Drôles de zèbres


    • Zèbre ou pas zèbre ? Il ne faut pas confondre...


    • Le zèbre de tête, Un cerveau sur pattes


    • Le zèbre de coeur, des émotions sur pattes


    • Le zèbre estampillé




  • Le zèbre à la loupe


    • Le zèbre in vitro : selon les neurosciences


    • Le zèbre in vivo : selon l'éthologie




  • Le zèbre zen


    • Mieux avec soi-même : de too much à juste bien


    • Mieux avec les autres : s'intégrer sans se renier


    • Mieux avec l'Univers : changer de paradigme



Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 septembre 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782212309102
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0550€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Découvrir et exploiter le versant lumineux du Haut Potentiel Intellectuel
« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », telle pourrait être la devise des adultes surdoués. Ils possèdent de multiples capacités qu’ils n’arrivent pas toujours à exploiter, du fait de certains freins liés à leur mode de fonctionnement souvent atypique.
Pourtant, on peut être surdoué et bien le vivre !
Cet ouvrage original dresse un portrait inédit des surdoués, sous l’angle des neurosciences et de l’éthologie. Pour tous les zèbres prisonniers d’eux-mêmes, mais aussi pour ceux qui n’assument pas ou n’exploitent pas totalement leur surdouance, ce guide orienté solutions offre enfin des moyens concrets (méditation, cohérence cardiaque, rituels de confiance…), théoriques et surtout pratiques, pour sublimer leurs incroyables talents et en neutraliser ou transmuter les effets secondaires...
Un objectif essentiel : être mieux avec soi-même, mieux avec les autres et mieux avec l’univers.
« Subtil et audacieux. Un ouvrage de référence... »
Dr Olivier Revol, chef de service de psychatrie de l’enfant, Hôpitaux de Lyon

Clotilde Poivilliers , elle-même zèbre, est thérapeute et enseignante en shiatsu et fascia quantiques. Elle collabore avec des médecins, psychothérapeutes et hôpitaux pour la gestion des douleurs et la déprogrammation cellulaire et transgénérationnelle des chocs émotionnels. Consultante en gestion du stress et des émotions, elle est aussi formatrice en Mind Mapping, notamment pour les surdoués.
Clotilde Poivilliers
Préface du D r Olivier Revol
Zèbre zen
Développer ses talents quand on est un adulte surdoué
Éditions Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
Ouvrage dirigé par Anne Ghesquière, fondatrice du magazine FemininBio.com pour mieux vivre sa vie.
Création de maquette et mise en page : Soft Office Relecture/correction : Clotilde de Royer Illustrations : Virginia Garrido ( p. 5 , 9 , 15 , 29 , 31 , 63 , 79 , 83 , 129 , 173 ) ; Hung Ho Thanh.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris.
© Éditions Eyrolles, 2019
ISBN : 978-2-212-57104-2
Sommaire
Préface
Préambule
Un contexte « idéal » pour déployer mes ailes de zèbre…
Un zèbre zen… qui a fini par s’accepter !
Introduction
PREMIÈRE PARTIE Drôles de zèbres
CHAPITRE 1 Zèbre ou pas zèbre ? Ne pas confondre…
CHAPITRE 2 Le zèbre de tête, un cerveau sur pattes
La pensée analogique : la connectivité des neurones à l’apogée
La pensée systémique : une vue d’ensemble dans les détails
L’hyperstimulation mentale, un atout pour celui qui sait y faire face
La procrastination des surdoués, « c’est la faute à leur cerveau ! »
CHAPITRE 3 Le zèbre de coeur, des émotions sur pattes
Ex-movere , les émotions doivent sortir
Zoom sur les quatre émotions principales
L’hypersensible a une position peu confortable
Émotions, quand vous nous trahissez…
CHAPITRE 4 Le zèbre estampillé
Hauts potentiels intellectuel et émotionnel, les deux facettes de la douance
Les neurones miroirs : pratique !
Empathie, oui, contagion émotionnelle, non
DEUXIÈME PARTIE Le zèbre à la loupe
CHAPITRE 5 Le zèbre in vitro : selon les neurosciences
Encore mystérieux notre cerveau ?
Notre système nerveux, un génie de la communication
Le stress, ennemi ou allié ?
L’amygdale cérébrale fait sa loi
L’hippocampe, le surdoué du cerveau ?
Le thalamus, un filtre pas toujours efficace
Les bugs de perception et de filtration, freins ou atouts ?
Cerveau droit OU cerveau gauche, il faut choisir !
Cerveau droit ET cerveau gauche, une alliance exceptionnelle !
Des hypothèses pour mieux comprendre le haut potentiel
CHAPITRE 6 Le zèbre in vivo : selon l’éthologie
Le zèbre, un homme animal ?
Le zèbre, un animal social ?
Le zèbre, un animal pensant ?
Le zèbre, un adulte-enfant-animal ?
TROISIÈME PARTIE Le zèbre zen
MIEUX AVEC SOI-MÊME : de too much à juste bien
CHAPITRE 7 La métaphore de l’attelage
CHAPITRE 8 Canaliser son mental
La méditation pour apaiser le mental
Le Mind Mapping pour organiser ses idées
CHAPITRE 9 Apprivoiser ses émotions
La cohérence cardiaque (CC) pour gérer le stress et les émotions
Le Do-In pour le lâcher-prise émotionnel
CHAPITRE 10 Se réapproprier ses cinq sens
Activer le filtre sensoriel
Établir la connexion énergétique entre l’espace sensoriel et l’espace émotionnel
CHAPITRE 11 Dompter son cerveau
La Brain Gym pour coordonner émotions, pensées et actions
CHAPITRE 12 Harmoniser le corps-esprit
La MPCC ® , un protocole multitâche
MIEUX AVEC LES AUTRES : s’intégrer sans se renier
CHAPITRE 13 Se faire confiance
Avoir peur d’être soi, un état nourri par des schémas de pensée limitants
L’autolouange, un rituel à instituer
L’autoshiatsu quantique… un petit coup de pouce pour se reprogrammer
CHAPITRE 14 Se protéger
Un rituel de protection… virtuel
CHAPITRE 15 Se centrer
La position d’ancrage, une minute pour se sentir solide
La respiration 5/7 : une minute pour lâcher prise
La respiration méditative, une minute pour se reconnecter à ses besoins profonds
CHAPITRE 16 Bien communiquer
Utiliser les trois formes de communication
Mobiliser le « dronecoach »
Changer de logiciels internes
MIEUX AVEC L’UNIVERS : changer de paradigme
CHAPITRE 17 Accepter et faire fructifier ses talents latents
Et si on se connectait à sa NATURE PROFONDE ?
Et si on se faisait PLAISIR pour booster sa confiance en soi ?
Et si on était FIER de soi pour montrer l’exemple ?
Et si on se métamorphosait en OPTIMALISTE pour réussir facilement ?
Et si on envisageait le MEILLEUR pour attirer la chance ?
Et si on devenait HÉTÉRODOXE pour changer le monde ?
Et si on se laissait aller à la PRONOÏA pour retrouver son chemin de vie ?
Conclusion
Remerciements
Bibliographie
Sitographie
Index
1 N.B. : Une Mind Map (carte mentale) se lit dans le sens des aiguilles d’une montre, en commençant en haut, à droite.
Préface
Comprendre la précocité intellectuelle est une étape indispensable pour vivre avec…
C’est sans doute l’adage de Clotilde Poivilliers et, en tous cas, l’objectif qu’elle s’est donné en rédigeant cet ouvrage, qui est une vraie réussite. À l’évidence, l’auteure est concernée et surtout très à jour sur le haut potentiel intellectuel. Il est vrai que son histoire personnelle et son parcours professionnel lui offrent une belle légitimité pour parler des gens différents en général, et des surdoués en particulier. Il ne lui restait plus qu’à transformer l’essai. Une mission facilitée par une pensée soyeuse et claire, à l’image de la Mind Map qui ouvre judicieusement le livre. Il fallait sans doute tous ces ingrédients pour transmettre un message clé : on peut passer (en douceur…) de la zébritude à la zénitude !
Après une visite obligée du fonctionnement cérébral, Clotilde nous propose un remix des connaissances sur les origines de la pensée, avec la volonté constante de s’approprier les apports des neurosciences (la découverte des neurones miroirs, les avancées dynamiques de l’imagerie fonctionnelle…) pour optimiser la gestion des émotions.
Illustré de métaphores audacieuses et intemporelles (du carrosse et son attelage au « dronecoach » !), l’ouvrage se déguste tranquillement. Les spécificités du profil « zébré » s’imposent peu à peu comme des évidences, tout comme les stratégies pour améliorer le quotidien et la qualité de vie de ces personnes atypiques. De la cohérence cardiaque à l’autoshiatsu, en passant par la méditation, l’auteure propose un arsenal de trucs et astuces facilement reproductibles, dont la finalité est de nous réconcilier avec nos émotions et notre mental envahissant et de faciliter nos relations.
Avec une ultime idée, assez audacieuse : quand plus rien ne va, il faut savoir changer de paradigme. S’engager dans ce que d’autres ont appelé « disruption », au sens de créer la rupture. Briser les frontières étouffantes que certains surdoués ont eux-mêmes créées. Positiver et accepter (enfin) sa différence. Voire aller jusqu’à imaginer que même l’Univers complote en notre faveur !
Pour tous ceux qui ont l’impression que leur esprit et leurs compétences sont depuis trop longtemps en jachère, ce livre original et subtil est un message d’espoir.
Bienvenue en hétérodoxie !
D r Olivier Revol, chef de service de psychiatrie de l’enfant, Hôpitaux de Lyon
Préambule
Un contexte « idéal » pour déployer mes ailes de zèbre…
Je suis née après deux garçons très lourdement handicapés mentaux qui demandaient une attention constante. Le seul référentiel de mes parents était mes frères « a-normaux ». En comparaison, ils m’ont toujours considérée comme « normale » malgré mon hypersensibilité émotionnelle (partagée en cela avec mes frères), ma susceptibilité exacerbée, mon hyperesthésie « maladive », mon intuition époustouflante, ma curiosité et ma perspicacité presque insupportables. Alors, même s’ils m’ont un peu « laissée pousser toute seule », aux dires de ma mère, je ne me suis jamais sentie « bizarre » à leurs yeux, si ce n’est mon côté « princesse au petit pois » car, pour moi, comme dans le conte du même nom, tout est « too much » notamment au niveau sensoriel. Je suis même ainsi un peu « chochotte », ce qui peut prêter à rire ou même agacer !
Quant à ma vivacité intellectuelle, elle était aussi considérée comme « normale ». Il faut dire que mon grand-père paternel était académicien, mon père chercheur en physique quantique au CEA (Centre d’énergie atomique) et ma mère chercheuse en biologie animale au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Mais en dépit de ces brillants parcours, chacun restait humble et simple, curieux de tout, avec une bonne capacité d’autodérision et beaucoup d’humour, s’entourant de nombreux amis de cœur et vivant dans le respect des autres et de l’environnement.
En revanche, étant donné les difficultés avec mes frères, l’ambiance à la maison était tendue au quotidien. Mais paradoxalement, je pense que ce fut une « chance » car, afin d’anticiper les crises que j’aurais voulu éviter, j’ai pu nourrir en toute tranquillité, sans que mes parents ne me cataloguent comme « enfant à problèmes », cette hypervigilance caractéristique des hauts potentiels, sur le plan sensoriel, émotionnel, intuitif, intellectuel et relationnel. Cet environnement m’a permis de développer pleinement une grande empathie, une extrême sensibilité et des ressources pour grandir en toute autonomie.
Finalement, ce contexte familial m’a donné l’occasion en or de laisser s’épanouir certaines caractéristiques des surdoués sans que je ne sois stigmatisée ou mise à l’écart. Pourtant, je voyais bien que je n’étais pas tout à fait comme les autres enfants mais je n’en attribuais pas la cause à mes « bizarreries » de fonctionnement mais plutôt au fait d’être la sœur de deux garçons handicapés.
J’ai bien conscience que je n’aurais probablement pas pu développer mes talents latents de façon paisible si je n’avais pas vécu dans ces conditions-là. Boris Cyrulnik parle à ce propos de « résilience ».
Ce n’est qu’à treize ans, en troisième, qu’un enseignant du collège a suggéré que je passe un test de quotient intellectuel (QI) qui a révélé un résultat de 145. Je ne me souviens pas en avoir ressenti un quelconque soulagement, ou des doutes ou même une certaine satisfaction, d’autant que mes parents n’ont pas accordé une importance exagérée à cet événement mineur. J’ai continué à être qui j’étais et à faire ce que je faisais déjà. Ce quotient élevé était juste « anodin » pour nous tous, ni extraordinaire ni inquiétant. Ainsi, contrairement à certaines personnes qui apprennent leur douance, cela ne m’a pas mis la pression, ni plongée dans le complexe de l’imposteur mais je ne me suis pas non plus sentie supérieure ou plus confiante, et c’était mieux ainsi.
J’ai compris peu à peu, même si je le faisais déjà inconsciemment, que je pouvais aussi utiliser tous mes « hyperbidules » en conscience, comme des atouts supplémentaires pour comprendre, réfléchir, apprendre, mémoriser, voir les situations de façon globale – à la façon d’un objectif grand-angle – ou en détail – à la manière d’un zoom. C’était le chemin pour faire la part des choses et agir ou réagir de façon juste ou au moins correcte, en tout cas de mon mieux.
Avec le recul, je me rends compte que mes différences n’ont pas été des freins, mais des accélérateurs pour réussir et rebondir à toutes les étapes de ma vie personnelle et professionnelle.
Un zèbre zen… qui a fini par s’accepter !
Maintenant, je suis assez fière d’être là où j’en suis. Si je me force aujourd’hui à accomplir cette démarche d’autogratification un peu contre nature, surtout pour un zèbre, c’est pour dépasser le complexe de l’imposteur et honorer avec gratitude les compétences qui ont pu s’épanouir en moi. Si on recherche, on découvre, on accepte et on fait fructifier nos talents, ils deviennent des alliés et non des ennemis.
Quand je regarde mon parcours, je me dis que ce n’est pas trop mal, même si je dois prendre sur moi pour le reconnaître, l’exprimer publiquement et l’écrire.
J’ai eu mon bac à dix-sept ans et commencé à enseigner à dix-neuf, lorsque j’étais en licence de biologie. Puis j’ai continué mes études jusqu’au DEA et poursuivi l’enseignement pendant quatorze ans.
À l’instar de nombreux zèbres, j’aime le changement et je suis atteinte « d’apprenite » aiguë. J’ai donc repris un cursus de psycho/médiation familiale qui m’a apporté une meilleure appréhension de la psyché humaine, des relations, de la communication et la gestion des conflits. J’ai commencé à mieux comprendre mes propres fonctionnements psychoémotionnels, mes peurs, mes failles, mes croyances limitantes et découvert certains potentiels non encore épanouis.
Ensuite, pour nourrir ma fibre de soignante – à l’adolescence je faisais du magnétisme sur mes amis –, j’ai suivi de nombreuses formations liées à la santé du corps et de l’esprit. Puis je suis devenue thérapeute en shiatsu, en fasciathérapie et reprogrammation cellulaire et transgénérationnelle, et j’ai fondé ma propre école pour enseigner le shiatsu. Je suis également consultante en entreprises et en institutions pour la gestion du stress, des émotions, de l’anxiété, et formatrice en Mind Mapping pour l’apprentissage et l’organisation des idées. Transmettre étant une vraie passion, j’écris des articles pour des magazines, je publie des livres et je donne des conférences.
Aujourd’hui, je me sens à ma place, en harmonie entre le faire et l’être. Je fais ce que j’aime, du mieux que je peux, en prenant autant soin de moi que des autres, en restant dans la bienveillance, l’empathie, la générosité et les encouragements. Je continue à travailler sur moi-même et j’essaye de nourrir mon être pour fonctionner de façon équilibrée entre le cœur et la raison.
Introduction
Honorer et développer ses talents latents
Comme le terme l’indique, « haut potentiel » (HP) signifie que le HP a DU potentiel et même un sacré potentiel mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il en a conscience, ni qu’il l’accepte ni même qu’il le développe et l’utilise au mieux.
Parfois ces talents ne sont pas exploités et peuvent même constituer un obstacle à l’épanouissement personnel, relationnel, affectif et professionnel. En effet, les surdoués possèdent de multiples potentiels qu’ils n’arrivent pas toujours à déployer, du fait de certains freins liés à leur mode de fonctionnement souvent atypique.
Jusqu’à présent, on connaît davantage le versant sombre de la douance car la plupart des ouvrages dédiés aux hauts potentiels sont écrits par des thérapeutes qui reçoivent en cabinet ceux en souffrance (au même titre que les non-HP), et la majorité des articles ou reportages sur ce sujet présente surtout des surdoués qui témoignent de leurs difficultés.
Il est alors important de mettre l’accent sur le versant lumineux de cette particularité qu’est la douance qui, en réalité, peut être un atout fabuleux.
C’est en partant de ma propre expérience de zèbre, de mes échanges avec de nombreux autres zèbres que j’ai décidé, sur les conseils de ceux qui sont épanouis et à la demande de ceux qui souffrent, qui n’ont pas encore réussi à accepter et à exploiter leur « statut de surdoué », d’écrire ce livre.
Le but de cet ouvrage est d’inviter les surdoués à bien vivre leur douance, d’une part en leur expliquant le fonctionnement de leur cerveau « hors norme » (apport des neurosciences) ainsi que leur mode relationnel (apport de l’éthologie) et d’autre part, en leur proposant des solutions spécifiques et adaptées à leurs façons d’être et de faire différentes. C’est ainsi qu’ils apprendront à se débarrasser de leur propension au faux-self et à la suradaptation, à retrouver ou à renforcer l’estime de soi et la confiance en soi, la stabilité émotionnelle, le calme mental mais aussi à développer leur capacité à être en bonne relation avec les autres.
Il s’agit de proposer aux zèbres prisonniers d’eux-mêmes et à ceux qui n’assument pas ou n’exploitent pas totalement leur douance, des moyens concrets pour faire fructifier leurs multiples potentiels, en en neutralisant ou transmutant les « effets secondaires », dans le but d’en tirer le meilleur.
Cet ouvrage est « orienté solutions » avec des exercices et des techniques issus de disciplines qui ont fait leurs preuves : neurosciences, éthologie, thérapies cognitivo-comportementales (TTC), médecine traditionnelle chinoise (MTC), Mind Mapping…
C’est un guide non seulement théorique mais aussi et surtout pratique, pour faire des capacités hors norme des surdoués non pas des différences à gommer pour entrer dans le moule de la normalité, mais des atouts inestimables pour une vie épanouie individuellement et collectivement, en retrouvant l’équilibre entre la tête et le cœur.
Ce livre s’adresse donc aux adultes surdoués – y compris à ceux qui vont bien – ainsi qu’aux parents et enseignants d’enfants précoces, non seulement parce qu’ils y trouveront des outils pour mieux comprendre et communiquer avec leurs petits zèbres, ou ceux qui leur sont confiés, mais aussi parce qu’ils peuvent s’appliquer à toutes les classes d’âge.
Mais ces outils étant sélectionnés pour gérer séparément les différentes caractéristiques des surdoués, ce livre peut être utile à tout un chacun. Toute personne dotée d’un mental envahissant, d’hypersensibilité émotionnelle ou d’hyperesthésie, manquant de confiance en soi ou vivant des difficultés relationnelles… y trouvera des solutions pour développer le meilleur de soi et se réconcilier avec elle-même.
Et maintenant, voici des pistes pour mieux comprendre comment fonctionne un surdoué de l’intérieur et la façon dont il peut tirer parti de ses compétences différentes, hors norme, « extra-ordinaires » (dans le sens « en dehors de l’ordinaire ») afin de devenir un zèbre zen… et fier de l’être.
Première partie
Drôles de zèbres

Surdoué, précoce, haut potentiel, surefficient, zèbre… plusieurs termes qui s’adressent à ceux dont le fonctionnement cérébral est particulier, le mode de pensée spécifique, la personnalité atypique, le QI supérieur à 130. Ils sont généralement dotés d’une hypersensibilité émotionnelle et sensorielle. Différents du reste de la population, ils ont parfois des difficultés à s’intégrer ou à être intégrés parmi les autres. Considérés comme « hors norme », un peu bizarres, plus ou moins sauvages, on dit parfois que ce sont de « drôles de zèbres ».
Jeanne Siaud-Facchin, auteure de Trop intelligent pour être heureux – L’adulte surdoué 1 , a d’ailleurs proposé de les surnommer « zèbres ». Elle explique son choix en disant que « le zèbre est le seul animal que l’homme ne peut apprivoiser, il a besoin des autres pour vivre mais se distingue nettement d’eux en utilisant ses rayures pour se dissimuler… Il est à la fois différent tout en étant pareil… ».
Mais, en réalité, qui est-il, ce drôle de zèbre ?

1 Odile Jacob, 2008.
C HAPITRE 1
Zèbre ou pas zèbre ? Ne pas confondre…
Les surdoués sont à la mode alors qu’ils ne représentent qu’environ 3 % de la population, soit tout de même 2 millions en France ! Des livres, des articles, des émissions, des blogs, des sites décrivent leurs spécificités de long en large. Cependant, en posséder quelques-unes ne signifie pas obligatoirement qu’on en est un.
Tous les individus brillants ou rapides intellectuellement, tous les premiers de la classe, tous ceux qui ont un mode de pensée globale et en arborescence, les neurodroitiers (surengagement de l’hémisphère droit), tous les hypersensibles, hyperémotifs, hyperesthésiques (sensibilité sensorielle aiguë), les empathiques, les intuitifs, les créatifs, les lucides, les logiques, les perfectionnistes, les enthousiastes et les plein d’énergie… ne sont pas obligatoirement surdoués.
Tous ceux qui ont une personnalité atypique, des difficultés relationnelles, doutent d’eux-mêmes, se suradaptent, s’isolent, sont hors norme, anxieux, stressés, procrastinent, s’ennuient… n’en sont pas forcément non plus.
Il arrive pourtant parfois que l’on dise à des parents que leur enfant est probablement précoce, sous prétexte qu’il est créatif, rebelle à l’autorité, hyperémotif et hyperactif…
C’est moins fréquent chez les adultes mais malgré tout, de plus en plus de personnes supposent qu’elles sont surdouées parce qu’elles fonctionnent surtout avec leur hémisphère droit ou sont hypersensibles et empathiques…
La réalité de la douance n’est pas subjective, elle est objective car anatomique et physiologique.
Depuis quelques années, les neurosciences ont démontré que les hauts potentiels ont un fonctionnement cérébral singulier qui explique une grande partie de leurs caractéristiques au niveau cognitif, émotionnel et sensitif, validant ainsi le mode de fonctionnement psychoémotionnel particulier que les psys avaient constaté depuis longtemps.
Il est donc maintenant prouvé qu’ils ont une forme d’intelligence qualitativement et quantitativement différente, et une organisation spécifique de leur personnalité.
Pour plus de simplicité, dans ce livre, j’emploierai généralement le terme « surdoué » dans le texte et « zèbre » pour les titres.
C HAPITRE 2
Le zèbre de tête, un cerveau sur pattes


Les surdoués pensent tout le temps, vite et souvent trop. Aucune trêve, aucun repos.
La pensée analogique : la connectivité des neurones à l’apogée
Comme tout le monde, les surdoués peuvent voir les relations de cause à effet (pensée séquentielle) et rebondir sur d’autres concepts (la pensée en arborescence qui n’est pas uniquement l’apanage des surdoués). Cependant, chez eux, le résultat est bien plus riche car, du fait de leurs particularités cérébrales évoquées au chapitre 5 , tout va plus vite dans leur cerveau et les deux processus mentaux se font toujours de façon simultanée et non alternative.
En faisant systématiquement des allers-retours ultrarapides au sein de l’arborescence, grâce à leur forte connectivité neuronale, ils sont aussi capables de faire des associations d’idées immédiates en sautant d’un point à un autre, les reliant par similitudes ou oppositions. Ce mode de réflexion correspond à la pensée analogique.
Mais cela va plus loin : puisque leur cerveau est programmé pour la recherche de nouveauté, il leur arrive souvent, intentionnellement ou non, d’aller « visiter » mentalement d’autres espaces de pensée qui n’ont rien à voir avec le contexte actuel pour y trouver des points communs leur permettant de rajouter des éléments d’analyse.
Ils vont, de la même façon, scanner très vite les événements du passé afin d’y trouver des analogies avec l’état présent, pouvant leur apporter des pistes de réflexion supplémentaires.
Possédant une bonne mémoire événementielle et la faculté d’aller rechercher, telles les pièces d’un puzzle, tous les détails importants d’une situation, ils peuvent en faire émerger certains, les sortant de leur contexte initial pour les recycler en remplacement des « pièces manquantes » du nouveau « puzzle » !
Et cela va encore plus loin…
La pensée systémique : une vue d’ensemble dans les détails
Les surdoués, utilisant leurs deux hémisphères cérébraux en mode « ET » (voir chapitre 5 ), perçoivent et « photographient » chaque situation avec deux types d’objectif pour saisir le premier plan et l’arrière-plan simultanément. Le premier est un grand-angle pour l’analyse panoramique, dans le contexte global et même pourquoi pas, en dehors du cadre de référence (« On ne sait jamais, au cas où » !). C’est approximatif mais a l’avantage de tout voir en un clin d’œil. Le second est un zoom pour percevoir et étudier tous les détails, même ceux qui ne semblent pas pertinents a priori , notamment ceux qui sont « hors champ ». Le traitement est plus lent mais plus précis. Cette capacité d’analyse « global/détails » leur permet de considérer et d’appréhender la situation ou le problème dans son ensemble et leur confère un atout supplémentaire, c’est la pensée systémique.
Et ce n’est pas fini !
L’hyperstimulation mentale, un atout pour celui qui sait y faire face
Bien d’autres stimuli viennent nourrir la pensée déjà foisonnante des hauts potentiels. Puisqu’ils sont généralement hypersensibles, souvent hyperesthésiques et qu’ils ont fréquemment une grande intuition et parfois une proprioception (perception de ce qui se passe dans notre corps) supérieure à la moyenne, ils captent une multitude de signaux issus de leur environnement externe et interne, de façon concrète ou subtile. Normalement ceux qui, à l’instant T, semblent a priori inutiles ou non pertinents pour le corps-esprit, sont filtrés grâce au processus d’inhibition latente présenté dans le chapitre 5 , afin que l’individu puisse se concentrer avec le moins possible de parasites, sur ce qui est important.
Mais chez un certain nombre de surdoués, ce processus est défaillant, laissant arriver précipitamment à leur conscience les « signaux faibles », des informations considérées comme anodines par la plupart des personnes mais qui, plus tard, pourraient se révéler fondamentales.
Évidemment, on peut considérer que tous ces différents mécanismes sont de véritables atouts puisqu’ils permettent de déceler très rapidement un plus grand nombre d’indications supplémentaires. En effet, à l’instar d’un détective privé menant une enquête, ils sont le moyen de la résoudre plus vite.
Cependant, le nombre d’informations à traiter étant considérable, la quantité de connexions neuronales est fortement augmentée, encombrant encore davantage la pensée. À chaque nouvel indice, le nombre de composantes de l’arborescence augmente, de nouvelles solutions apparaissent mais aussi de nouveaux problèmes. Elle doit donc se modifier en permanence pour adapter la toute dernière architecture aux nouvelles données.
En le comparant avec le mode de fonctionnement cérébral normal, le mode de pensée et de traitement des données « hors norme » des surdoués va affiner la précision, la justesse et la rapidité du résultat émergeant de la combinaison d’un nombre infiniment supérieur de paramètres. Bien qu’épuisant, cela pourrait l’être encore davantage si le cerveau des hauts potentiels n’était pas organisé pour leur permettre de l’utiliser facilement.
Selon l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail, le stress survient « lorsqu’il existe un déséquilibre entre la perception qu’un e personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face » .
Et pourtant, certains hauts potentiels n’arrivent pas à gérer le flot incessant de pensées qui traversent leur esprit à tout instant, jour et nuit.
Il peut s’agir d’un manque de collaboration entre l’intelligence émotionnelle et l’intelligence intellectuelle diminuant les capacités cognitives en cas de surcharge émotionnelle. Mais il est possible également que ce soit juste une difficulté à faire le vide mental, ce qui est probablement plus difficile que pour le reste de la population, vu la quantité d’informations supplémentaires qui arrivent au niveau du cerveau. Le mental est mis à rude épreuve.
La procrastination des surdoués, « c’est la faute à leur cerveau ! »
À plus ou moins forte dose nous procrastinons tous, remettant au lendemain, à plus tard ou à jamais, ce que nous pourrions faire aujourd’hui. Par rapport à ce qui nous ennuie, nous fait peur, nous paraît insurmontable ou nous importe moins que d’autres choses, nous préférons faire ce qui nous rapporte le plus, en termes d’intérêt, de sécurité ou de gain. Il se peut que nous remettions à plus tard, si cela nous procure moins de plaisir ou de valorisation, nous demande plus d’efforts et d’investissement personnel, si ce n’est pas assez rentable en termes de résultats ou si nous manquons de temps…
Les prétextes pour procrastiner sont multiples mais la procrastination du surdoué proviendrait moins de la paresse ou de toutes les raisons précitées que de sa tendance à rechercher un maximum d’informations pour « pondre » LE résultat optimal : il veut donner le meilleur de lui-même sans nécessairement vouloir faire mieux que les autres.
Étant donné son mode de pensée spécifique, arborescente, analogique et systémique, dès qu’un nouvel élément est rajouté, c’est l’ensemble modifié qu’il faut aussitôt réajuster.
Le nombre de branches et de connexions de l’arborescence augmente, faisant apparaître de nouvelles hypothèses mais aussi de nouveaux problèmes qu’il va falloir résoudre et donc de nouvelles solutions potentielles parmi lesquelles il va falloir faire un choix ! Plus c’est riche, et plus il faut d’énergie et de temps pour analyser, synthétiser et réajuster l’architecture en cours, repoussant régulièrement le passage à l’action.
Tant qu’il n’y a pas de deadline, le cerveau des surdoués se dit qu’il a encore l’opportunité d’aller chiner des éléments supplémentaires qui pourraient toujours servir selon leurs deux maximes favorites « On ne sait jamais », « Au cas où » !
À l’approche de la date butoir, ayant compris qu’il n’a plus le choix, le cerveau fige l’ensemble et ouvre les vannes, produisant en deux temps, trois mouvements, un véritable chef-d’œuvre : le résultat optimal escompté !
C HAPITRE 3
Le zèbre de cœur, des émotions sur pattes


Ex-movere , les émotions doivent sortir
Le mot « émotion » vient du latin ex-movere , mouvement vers l’extérieur. Cela veut dire qu’une émotion doit être extériorisée, exprimée, car tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime. Encore faut-il le faire de la bonne façon afin que l’émotion ne crée pas de dissonances dans la communication et dans les réactions qu’elle génère. Si elle est gardée à l’intérieur, elle va chercher à sortir d’une manière ou d’une autre sous forme de douleurs corporelles, de tensions nerveuses, de ruminations et d’anxiété.
Il est utile de faire un « arrêt sur image » sur nos émotions car il se pourrait bien qu’elles soient bien plus importantes qu’on ne l’imagine dans notre manière de fonctionner, d’agir et de réagir. L’une des caractéristiques majeures du surdoué, c’est l’hypersensibilité : son fonctionnement intellectuel et son relationnel sont fortement influencés par son état émotionnel et par celui de ceux qu’il côtoie.
Les émotions font partie de nous, à tout instant. Même si nous en refrénons certaines, elles sont toujours présentes et viennent « colorer » nos actions. Elles naissent soit de nos sensations qui nous informent sur notre monde extérieur, soit de nos pensées qui correspondent à notre monde intérieur. En effet, selon Aaron Beck, l’un des fondateurs de la thérapie cognitive, les émotions sont engendrées par la cognition et non pas le contraire.

De zèbre à zèbre
Si nous parvenons à avoir une meilleure maîtrise de nos émotions – c’est-à-dire les accueillir puis les apprivoiser plutôt que de les supporter, les refouler ou s’en débarrasser –, elles pourront être nos alliées pour vivre pleinement au lieu d’être des tyrans qui nous dirigent et nous écrasent.
L ES ÉMOTIONS NOUS POUSSENT À RÉAGIR POUR RÉTABLIR L ’ HOMÉOSTASIE
Grâce à nos organes des sens, nous captons des informations provenant de notre environnement extérieur. Celles-ci sont transformées en signaux neuroendocriniens déclenchant des émotions quand nos besoins vitaux ne sont pas satisfaits ou bien en déséquilibre (selon Abraham Maslow) : Le corps : respiration, faim, sommeil… La sécurité : environnement stable, prévisible, reposant, sans dangers ni menaces. L’appartenance : lien social, relationnel, se sentir appartenir à un groupe. L’estime de soi : être reconnu comme un individu dans un groupe. L’accomplissement : transcender le niveau matériel pour être un être humain à part entière.
L ES ÉMOTIONS NOUS PERMETTENT AUSSI DE COMMUNIQUER
Les émotions nous renseignent sur notre rapport à nous-mêmes, à l’autre ou aux autres. Par exemple, la colère, exprimée ou non, génère un regard, une voix ou des attitudes particuliers qui vont renseigner l’entourage sur nos intentions. Il est alors évident que ce que nous pensons va être capté par le monde qui nous entoure.
Zoom sur les quatre émotions principales
Les émotions sont toutes utiles, c’est pourquoi plutôt que de les opposer positives ou négatives, il serait plus juste de les qualifier comme agréables ou désagréables. La joie est ce qui nous fait avancer dans la vie, ce qui nous donne l’envie d’aller de l’avant : c’est notre moteur. La peur permet la sécurité en nous forçant à ralentir ou en nous stoppant en cas de danger : c’est notre frein. La colère nous fait monter en puissance, plus vite et plus fort pour combattre un danger ou faire respecter son territoire : c’est notre accélérateur. La tristesse correspond à un état transitoire pour passer d’un niveau à un autre : c’est notre embrayage.
Pour rouler et avancer correctement dans notre vie, au meilleur régime, nous avons besoin de toutes nos émotions.
L’hypersensible a une position peu confortable
Presque tous les surdoués sont hypersensibles mais tous les hypersensibles (environ 20 % de la population) ne sont pas forcément surdoués.
Par ailleurs, tous les hypersensibles ne sont pas obligatoirement hyperémotifs.
Le surdoué perçoit tout de façon exacerbée, les atmosphères et les émotions des autres qui le touchent profondément lui aussi, au niveau émotionnel. On dit de lui qu’il est une éponge, une antenne qui capte trop et absorbe tout, et cela le déstabilise fortement au niveau émotionnel. Il a une capacité de perception bien plus élevée que les autres.
La sensibilité correspond à un mouvement centripète. Cependant, il peut, ou non, exprimer plus ou moins visiblement ce qu’il ressent émotionnellement. Il peut donc être soit émotif ou même hyperémotif, soit ne rien montrer, c’est l’alexithymie. Selon Christophe André 1 , « Ce n’est pas de l’insensibilité mais une sorte de handicap pour mettre des mots sur ce qu’on éprouve et pour avoir des comportements adaptés à ce que l’on vit intérieurement sur le plan émotionnel. Ces difficultés s’avèrent être une source de souffrance et de malentendus, tant pour la personne que pour son entourage. Les individus alexithymiques ont du mal à reconnaître les émotions des autres et à en tenir compte ».
Sans aller jusque-là, certaines personnes ne savent tout simplement pas exprimer ou gérer leurs émotions et celles des autres, parce qu’on ne leur a jamais appris à le faire.
Émotions, quand vous nous trahissez…
Il existe des gens qui, bien que très sensibles, ne laissent rien paraître, par pudeur ou par peur d’être incompris, raillés ou même rejetés : ce sont les sensibles/non émotifs. Il se peut d’ailleurs, qu’ils aient mis en place un mode de défense si puissant qu’ils n’en ont même pas conscience, justement pour se protéger inconsciemment d’un éventuel raz de marée émotionnel qu’ils ne pourraient pas gérer. De l’extérieur, on peut imaginer, à tort, qu’ils ne ressentent rien alors qu’à l’intérieur d’eux-mêmes, c’est la tempête, mais tout est verrouillé.
En revanche, on connaît bien les hyperémotifs dont les émotions s’expriment visiblement à travers des réactions corporelles et des comportements spécifiques. Ils sont bouleversés émotionnellement et c’est visible ! Ils rougissent, blanchissent, transpirent, pleurent, crient, rient, s’agitent, se figent, agressent verbalement ou physiquement, ou se taisent subitement, se défilent, se détournent, boudent, perdent leurs moyens… Ce sont les sensibles/émotifs.
L’émotivité correspond à un mouvement centrifuge. Ainsi, ce n’est pas seulement le fait d’être hypersensible qui déstabilise mais surtout celui de ne pas savoir comprendre puis adapter ses réactions émotionnelles au contexte car c’est facteur de stress, de frustration, d’anxiété, voire même de phobies ou de dépression.
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