Marie Guyart : Mère Marie de l Incarnation
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Description

Marie Guyart, Mère Marie de l’Incarnation, est une femme forte à qui le travail n’a jamais fait peur. D’abord épouse et mère, elle devient rapidement veuve et se voit dans l’obligation de reprendre l’entreprise de son mari, qu’elle dirige de main de maître. Malgré toutes ses activités, Marie ressent un vide. Elle ne pourra le combler qu’en répondant à l’appel de Dieu qu’elle entend depuis sa tendre enfance. C’est en tant que Mère Marie de l’Incarnation que Marie Guyart viendra en Nouvelle-France. Elle supervisera la construction du grand couvent de la congrégation des Ursulines où elle consacrera sa vie à l’éducation des jeunes filles Françaises et Amérindiennes. Une femme d’exception trop souvent oubliée par les livres d’histoire.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 27 avril 2014
Nombre de lectures 0
EAN13 9782924309117
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0017€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

MARIE GUYART
Mère Marie de l’Incarnation
MARIE GUYART
Mère Marie de l’Incarnation
Direction éditoriale : Angèle Delaunois Direction artistique : Pierre Houde Édition électronique : Hélène Meunier Révision linguistique : Jocelyne Vézina
Conversion au format ePub : Studio C1C4
© 2011 : Sylvie Roberge, Isabelle Morello et les Éditions de l’Isatis

Collection Bonjour l’histoire n o 2 Dépôt légal : 4 e trimestre 2011 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

Roberge, Sylvie, 1955 15 mars-
Marie Guyart : Mère Marie de l’Incarnation
(Bonjour l’histoire ; 2) Comprend des réf. bibliogr. et un index. Pour les jeunes de 8 à 12 ans.
ISBN 978-2-923234-72-4 ISBN 9782923818-69-6 (PDF)
1. Marie de l’Incarnation, mère 1599-1672 - Ouvrages pour la jeunesse. 2. Canada - Histoire - Jusqu’à 1663 (Nouvelle-France) - Ouvrages pour la jeunesse. 3. Ursulines - Québec (Province) - Biographies - Ouvrages pour la jeunesse. I. Titre. II. Collection : Bonjour l’histoire ; 2.
BX4705.M36R62 2011 j271’.97402 C2011-942029-5

Aucune édition, impression, adaptation ou reproduction de ce texte par quelque procédé que ce soit, ne peut être faite sans l’autorisation écrite des Éditions de l’Isatis inc.
Nous remercions le gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres Gestion SODEC
Nous remercions le Conseil des Arts du Canada de l’aide accordée à notre programme de publication.
Sylvie Roberge

MARIE GUYART
Mère Marie de l’Incarnation
illustré par Isabelle Morello
ÉDITIONS DE L’ISTATIS 4829, avenue Victoria Montréal (Québec) H3W 2M9 www.editionsdelisatis.com
*
L es mots d’époque suivis d’un astérisque sont expliqués dans le glossaire du dossier Marie Guyart

F iche d’activités pédagogiques téléchargeable gratuitement depuis le site www.editionsdelisatis.com
Sous le grand frêne, Les petites têtes emplumées Connaissent bien le moment. Quand le soleil éclaire La plus haute branche du frêne, Mère Marie paraît sur le perron. Elle descend s’asseoir Sous le grand arbre. Toutes les couleurs Arrivent en courant. La leçon commence… ( Gabrielle Noël, o.s.u. )
Chapitre 1
UN RÊVE PRÉMONITOIRE

— M aman, chuchote Marie Guyart en glissant sa main dans celle de sa mère, j’ai fait un rêve merveilleux cette nuit.
J eanne se penche vers sa fille de sept ans et lui souffle à l’oreille :
— Chut ! Ce n’est ni le lieu, ni le moment, Marie.
E n ce matin de mai 1607, la famille Guyart assiste à la messe dans l’église de Saint-Pierre-des-Corps, un faubourg* de la ville de Tours, en France. À part les défilés militaires et les visites plutôt rares du roi Henri IV, les célébrations religieuses sont les seules distractions de l’époque.
M arie est très pieuse. Depuis qu’elle est toute petite, elle entend sa mère parler à voix haute avec Dieu. La fillette aime se recueillir devant les statues de la Vierge, de saint Joseph et de saint Martin, patron de Tours. Mais ce sont surtout les sermons qui la captivent. Les prédicateurs* racontent les périlleux voyages des explorateurs dans les « terres étrangères ». et décrivent les beautés du lointain Canada. Marie les écoute attentivement. Elle voudrait tant rencontrer Samuel de Champlain dont les voyages en Nouvelle-France la fascinent.
C e matin, toutefois, Marie est incapable de fixer son attention sur le discours du prêtre. Elle ferme les yeux et revit son rêve en pensée. Elle est dans la cour de l’école, où elle joue en compagnie d’une amie. Elle lève la tête et voit le ciel s’ouvrir. Une forme humaine se dessine et s’approche d’elle. Marie tend les bras pour l’accueillir. « Qu’il est beau ! » s’exclame-t-elle en reconnaissant Jésus. Celui-ci lui demande : « Veux-tu être à moi ? » Sans hésiter, Marie lui répond : « Oui ! »
L e bruit des gens qui se lèvent tire Marie de sa rêverie. Les cloches sonnent à toute volée pour annoncer que la messe est terminée. À l’extérieur de l’église, des mendiants attendent la sortie des fidèles pour quémander de quoi manger.
C ’est une époque difficile et la famine règne. Marie se désole de voir autant de misère autour d’elle. Quand elle passe à la boulangerie que possède son père, elle en profite pour lui demander du pain frais, qu’elle distribue ensuite dans la rue à ceux qui ont faim.
E ntre l’école et la maison, elle voit souvent passer des processions. La fillette se joint avec enthousiasme à la foule qui déambule en chantant des cantiques sacrés.
U n jour, elle s’aperçoit que son voisin est un capitaine d’armée. Les yeux fixés sur le crucifix porté par les fidèles, Marie se dit : « Moi, c’est celui-là qui est mon capitaine. C’est lui que je veux suivre, comme les soldats suivent leur chef. »
Chapitre 2
ÉPOUSE, MÈRE ET VEUVE

L es années ont passé et Marie Guyart est devenue l’une des plus jolies filles du faubourg. Comme toutes les femmes de Tours, elle a appris la broderie et elle maîtrise déjà cette technique à la perfection. Son père lui enseigne la comptabilité. Il l’initie aussi à l’administration du commerce et à la négociation des contrats avec les fournisseurs. Marie a également développé d’autres talents. Elle sait très bien se servir d’une scie et d’un marteau. Elle a aussi appris à peindre le bois.
D errière le comptoir de la boulangerie paternelle, la mince silhouette de l’adolescente attire les regards des jeunes gens, mais Marie ne se rend pas compte de l’émoi qu’elle suscite. Un jour, elle confie à sa mère :
— Mon plus cher désir serait d’entrer chez les Bénédictines* de Beaumont.
— Chez les religieuses ! s’étonne Jeanne.
M is au courant des intentions de sa fille, Fleurant Guyart s’emporte :
— Quelle sottise ! Pourquoi ma fille voudrait-elle s’enfermer dans un couvent ? Il n’en est pas question.
M arie n’ose pas protester.

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