Marie-Galante
59 pages
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Marie-Galante , livre ebook

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Description

L'auteur offre aux lecteurs une palette socio-économique originale de son île, Marie-Galante, émaillée de faits historiques et d'anecdotes. Elle présente toute une galerie de portraits de cette rue du bord de mer : personnages pittoresques, pêcheurs, vendeurs en tout genre, femmes extravagantes, des senteurs, en un mot un puzzle vivant et coloré.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2009
Nombre de lectures 143
EAN13 9782336254524
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

© L’Harmattan, 2008
5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
9782296070103
EAN : 9782296070103
Sommaire
Page de Copyright Page de titre Mes remerciements vont à : L’orange de mes étrennes Le Madras L’habitat Arrivée des premières automobiles à M-G Deux événements religieux : La Fête-Dieu et la Fête de Pâques Le petit commerce à Grand-Bourg Communication avec l’extérieur Du charbon de bois à l’électricité Electricité Evolution du réseau routier et de la liaison maritime L’eau à Marie-Galante Et les enfants dans tout cela ?
Marie-Galante

Evelyne Lima Saint Martin
A mes enfants et petits enfants quelques dates historiques et souvenirs importants glanés ça et là de mon île Marie-Galante ancrée en moi contre vents et marées.
Sur les barges de ma jeunesse, à cette époque très incertaine, feux de bâbord, feux de tribord, nous arrivions toujours à bon port.
Mes remerciements vont à :
M. Siméon SAINT-MARTIN mon époux, pour ses précieux conseils.
M. Christian SELBONNE dit Paul et M. Anatole AUBATIN pour leur concours.
En exergue, ces deux poèmes de mon parrain à double titre, Willy Alante LIMA, en guise d’introduction.
L’orange de mes étrennes
(cadeau d’autrefois)
Autrefois, l’orange de mes étrennes était une véritable orange : elle était... verte ! Le nectar de souvenirs que j’en ai gardés, les voici :

Grand-mère, je te souhaite, santé, bonheur, prospérité.
En échange de ces vœux l’orange reçue était pelée, avec l’affectueuse tendresse imitée de Zoé, ma sœur, coiffant sa poupée Elseneur.

La verte guirlande de l’écorce, dans mon dos balancée
voici l’oracle :

Tombée à l’endroit : je n’aurai pas des étrennes... Tombée à l’envers : j’aurai des étrennes...
Dans sa chemise blanche parée, l’orange ainsi dénudée, était en deux hémisphères sacrifiés, son jus doré, goulûment aspiré, ses pépins frais amoureusement gardés, dans mon porte-monnaie estébécoué. Il ignorait, mon porte-monnaie, que pépins d’orange verte gardés, sont espérance d’argent toute l’année ! L’enseignement de l’orange verte est bien perdu, je crois...
Willy Alante LIMA
Le Madras
Sur le madras de ma grand-mère Je vois le damier d’un folklore délaissé Et des coutumes rectilignes comme des avenues d’une nouvelle ville. Au hasard de mon album de souvenirs je décalque. Petit Poucet de la fable du monde Je retrouve Les cailloux qui jalonnent mon passé perdu.
Willy Alante LIMA
Marie-Galante, ce petit coin de terre ancré dans l’océan, a toujours hanté mes rêves. Jamais ensorcellement ne me parut aussi tenace. Je suis loin d’être un historien mais, modestement, en glanant ici et là, j’ai tenu à vous reconstituer un puzzle émaillé d’histoires, d’anecdotes, de souvenirs sur Marie-Galante en général et Grand-Bourg en particulier.

Des siècles d’Histoire s’y sont déroulés depuis Colomb, mais je m’attacherai à son passé plus récent.

Au XIX e siècle dans les décennies qui suivirent et jusque vers les années 1949-1950, circuler à Marie-Galante n’était pas chose aisée.
La propulsion animale resta, pendant longtemps, la seule utilisée, faisant de la charrette l’élément incontournable.
Les premières apparurent à la fin du XVIII e siècle. « M. Aubert, second Gouverneur de l’île, y a introduit les premiers chevaux. M. Houel, propriétaire de l’île, quelques années après son arrivée (1649/1654), fit rouler les chariots et labourer la terre avec des bœufs », précise le père Dutertre. Après la nomination du Gouverneur Boisseret de Téméricourt entre les années 1600 et 1700, le bétail fut introduit, la population augmenta ainsi que le nombre de sucreries.

Le réseau routier était très sommaire. Les routes, étroites, non bitumées, faites de pierres blanches et friables poudraient fossés et piétons par temps sec. Parsemées de nids-de-poule malgré le tuf qui les recouvrait, elles retenaient l’eau après la pluie.
Circuler, même à pied, dans ces sentiers améliorés n’était pas chose facile.
Aussi, les habitants vivaient-ils dans de petites agglomérations pas très éloignées les unes des autres !

Cliché W. Lima

Charrette ancienne
Le transport des récoltes s’effectuait dans des charrettes tirées par des bœufs ou des mulets. Celles-ci étaient utilisées à des fins multiples (transport de canne, de charbon de bois, de boucauts de sucre, de fûts en tous genres etc. )
Quelquefois, ces mêmes charrettes servaient au transport d’un lieu à un autre, des cases de «colons » (paysans plus nantis soumis au colonat, sorte d’affermage propre à cet espace insulaire).
Indispensables à tous, elles ont traversé le temps, acceptant un brin de modernisme. C’est ainsi, et c’est dommage, que leurs élégantes roues à rayons bien cerclées furent remplacées par des pneus en caoutchouc, entraînant peu à peu la disparition du métier de charron sur l’île.

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