Chronique de l année 2003
504 pages
Français

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Chronique de l'année 2003

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Description

Comme chaque année, les Éditions Chronique reviennent sur tous les événements majeurs qui ont bouleversé, ému ou enthousiasmé le monde poltique, culturel, social et sportif. L'année 2003 a particulièrement été riche : la capture de Saddam Hussein, la canicule, l'explosion en vol de la navette Columbia, l'adoption de la réforme des retraites, le décès de Marie Trintignant... La collection "Chronique de l'année" rassemble en un ouvrage complet, sur un ton clair et objectif tous les événements culturels, politiques et sociaux qui ont été les plus marquants mois après mois. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site des Éditions Chronique.

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Nombre de lectures 5
EAN13 9782366020083
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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CHRONIQUEDEL'ANNÉE2003
Explosion de la navette Colombia, la canicule en France, béatification de Mère Teresa, les 60 ans de Johnny, le premier Chinois dans l’espace, Harry Potter débarque.
Ébitions Chronique
© 2004 - Ébitions Chronique – Mebiatoon Licensing SA, pour la présente ébition.
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EAN : 9782366020083
Ébitions Chronique Mebiatoon Licensing 15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris E-mail :contact@ebitions-chronique.com Site Internet :http://www.ebitions-chronique.com
C ' 2003 HRONIQUE DE L ANNÉE
Janvier
Mai
Septembre
Sommaire
Février
Juin
Octobre
Mars
Juillet
Novembre
Avril
Août
Décembre
Côte d'Ivoire
er Mercredi 1 Jeudi 2 Vendredi 3 Samedi 4 Dimanche 5 Lundi 6 Mardi 7 Mercredi 8 Jeudi 9 Vendredi 10 Samedi 11 Dimanche 12 Lundi 13 Mardi 14 Mercredi 15 Jeudi 16 Vendredi 17 Samedi 18 Dimanche 19 Lundi 20 Mardi 21 Mercredi 22 Jeudi 23 Vendredi 24 Samedi 25 Dimanche 26 Lundi 27 Mardi 28
J 2003 ANVIER
Mercredi 29 Jeudi 30 Vendredi 31
CÔTED'IVOIREJANVIER2003
Côte d’Ivoire et guerre civile Jusqu’à la fin des années 70, la Côte d’Ivoire était le parfait exemple de la réussite économique des Etats africains. A partir des années 80, le pays traverse une crise économique due à la baisse des cours du café et du cacao, ses principales ressources. De plus, des crises socio-politiques éclatent à partir des années 90, engendrées par la quête de justice sociale et de démocratie multipartite des populations, surtout urbaines. De guerre lasse, le président Houphouët-Boigny s’ouvre à la démocratie, acculé par la rue et par son principal opposant, Laurent Gbagbo, ancien dirigeant syndicaliste estudiantin, dirigeant du FPI (Front populaire ivoirien). A la mort d’Houphouët-Boigny, en 1993, fort d’une disposition constitutionnelle, le président de l’Assemblée nationale Henri Konan Bédié se proclame président de la République et cherche aussitôt à marginaliser le Premier ministre sortant, Alassane Dramane Ouattara, président du RDR (Rassemblement des Républicains). Lors de la présidentielle de 1995, les trois principaux leaders de la politique ivoirienne sont candidats : Bédié, Gbagbo et Ouattara. La Cour suprême rejeta la candidature de Ouattara pour cause de « nationalité douteuse », car il ne serait pas né de père et de mère nés eux-mêmes ivoiriens, comme le stipulait une loi introduite par Bédié – il faut noter que cette disposition ne fut pas appliquée aux autres candidats, ce qui constituait une violation du principe d’égalité électorale. Faute de documents officiels, le président Bédié, dont les origines ivoiriennes n’étaient pas plus claires, se contenta de présenter une déclaration sur l’honneur. Dénonçant l’insuffisance de garanties quant à la transparence et au contrôle du scrutin, le FPI et le RDR prônent le boycott actif. Le concept raciste de « l’ivoirité » semble être à la base de la première guerre civile de l’histoire ivoirienne. Il fut appliqué aux populations du Nord ivoirien (Senoufo, Dioula, Koulango…) toutes désignées sous le vocable « Dioula », groupe dont est issu Ouattara. A la même époque, la loi sur le foncier est modifiée, déniant la propriété des terres aux étrangers, ou soupçonnés de l’être, même si ceux-ci en étaient légitimement détenteurs. A partir de 1999, des troubles inter-ethniques éclatent dans l’ouest du pays opposant d’un côté les Ivoiriens du Nord ayant migré dans cette zone aux populations dites autochtones et, d’autre part, les populations étrangères, d’origine burkinabé surtout, à ces mêmes autochtones autour de querelles foncières. Il s’ensuivra le massacre et l’expulsion de milliers de Burkinabé, Nigériens, Maliens et Ghanéens, et de populations originaires du Nord ivoirien (les massacres de Tabou). En décembre 1999, la tension sociale aboutit au premier coup d’Etat militaire de ce pays, organisé par de jeunes militaires qui installent le général Gueï comme chef de l’Etat. Le coup d’Etat fut accueilli comme une véritable délivrance par les populations du Nord et les étrangers, plusieurs des chefs de la junte étant originaires du Nord. Dans un premier temps, le concept de l’ivoirité fut jeté aux orties. Il fit pourtant une réapparition fracassante avec les nouvelles ambitions politiques de Gueï… Une fois de plus, l’ancien Premier ministre Ouattara fut écarté de la présidentielle sous prétexte de s’être prévalu d’une autre nationalité. C’est donc dans un climat tendu qu’une parodie d’élection fut organisée, Gueï étant convaincu de sa victoire face à son rival Gbagbo, avec lequel il avait d’ailleurs passé un pacte tacite pour écarter les autres candidats. Après moult retournements de situation (dissolution de la commission d’organisation des élections, autoproclamation de la victoire de Gueï, manifestations de rue, massacres), Gbagbo s’autoproclame, à son tour, vainqueur de la présidentielle et ordonne aux forces de sécurité de mater les manifestations du RDR de Ouattara qui visaient à réclamer
l’annulation du scrutin. Il s’ensuivra une chasse aux étrangers et aux « Dioula » dont des centaines furent massacrés, comme l’a sinistrement prouvé le charnier découvert à Youpougon, le quartier populaire d’Abidjan. Le 19 septembre 2002, prenant prétexte d’une légitime réclamation de quelques militaires réclamant réintégrations ou mises à la retraite, les autorités ivoiriennes annoncent l’échec d’une tentative de coup d’Etat… Tour à tour, le RDR de Ouattara et Gueï sont accusés d’en être les instigateurs. Les militaires accusés prennent le maquis et s’installent avec une grande partie des forces vives de l’armée au nord du pays. Les forces de Gbagbo quadrillent systématiquement Abidjan, à la recherche d’assaillants et assimilés : les populations originaires du Nord et les étrangers, notamment les Burkinabé. Plusieurs massacres sont perpétrés par les milices de Gbagbo, et des milliers de personnes issues de ces deux communautés fuient vers le nord. Le général Gueï et une grande partie de sa famille sont massacrés chez eux. Ouattara et sa famille ne doivent leur survie qu’au fait qu’ils aient pu se réfugier dans la résidence de l’ambassadeur de France, leur voisin, mais une vingtaine de personnes de leur proche entourage sont massacrées. Le ministre de l’Intérieur, soupçonné de faiblesse par le couple Gbagbo, sera assassiné. Les rebelles de circonstance établissent leur QG à Bouaké, s’organisent et sont presque aux portes de Yamoussoukro et d’Abidjan qu’ils menacent de prendre. C’est alors que la France, qui entretient une coopération militaire très étroite avec la Côte d’Ivoire (accord de défense qui autorise le stationnement de soldats français en Côte d’Ivoire), à la demande de Gbagbo, déploie ses troupes pour barrer le chemin de Yamoussoukro aux rebelles. De facto, on assiste à une partition du pays entre le Nord tenu par les rebelles et le Sud par Laurent Gbagbo, la zone tampon du centre étant tenue par les troupes françaises. C’est ainsi que, campés sur leurs positions, les deux camps participeront aux négociations de Marcoussis, qui déboucheront sur les accords du même nom et dont la mise en œuvre demeure encore en souffrance. La crise aiguë que traverse la Côte d’Ivoire n’est que la résultante des contradictions sociales, politiques et économiques que vit ce pays depuis son accession à l’indépendance, jusque-là occultées. Cette crise a mis à nu des problèmes dont la résolution est impérative pour le retour de la paix et une véritable réconciliation nationale, gages de stabilité et conditions sine qua non du développement. La question de la nationalité doit être posée avec le maximum de discernement en évitant l’exclusion et en prenant en compte les facteurs historiques et les pratiques sociales des populations. L’égalité en droit et en devoir des citoyens doit être réaffirmée, en excluant toute idée de clanisation, de régionalisme et de tribalisme. L’intégration des communautés étrangères et le respect de leurs droits doivent être des pratiques quotidiennes, eu égard au rôle historique qu’elles ont joué dans le développement du pays et au poids économique et démographique qu’elles représentent aujourd’hui. L’instauration d’une véritable démocratie consensuelle contribuerait à la résolution de tous ces problèmes. Jean R. Guion de l’Académie des sciences d’outre-mer, président de l’Alliance francophone. La Côte d Ivoire
Sommaire
ER M 1 J 2003 ERCREDI ANVIER
Lula prend les rênes du Brésil pour vaincre la misère et la faim Brasilia Lorsque l’ancien président Fernando Henrique Cardoso a remis l’écharpe vert et jaune à Luiz Ignacio da Silva, plus connu sous le sobriquet de Lula, il était clair que le Brésil était en train de vivre une révolution pacifique et démocratique. Élu le 27 octobre 2002 à la magistrature suprême, avec un score sans appel de 61,50 % des voix, le leader charismatique du Parti des travailleurs n’a pas mis son drapeau dans sa poche en prononçant son très attendu discours d’investiture. Le programme de cet ancien ouvrier se résume à trois axes forts : faire en sorte que tout Brésilien puisse manger à sa faim, ce qui est encore loin d’être le cas aujourd’hui, mettre en œuvre la réforme agraire promise pendant la campagne électorale, assurer au pays indépendance et rayonnement. Lula, qui a su fort habilement rassurer les milieux économiques et financiers, entend effectivement réexaminer les contrats léonins signés entre le Brésil et certaines multinationales. Il s’est également engagé à moderniser et à renforcer l’armée brésilienne. Ce qui lui a attiré de réels soutiens au sein d’une institution que l’on aurait pu croire hostile à un président entouré de personnalités connues pour leur passé trotskiste ou guévariste. Parmi les chefs d’Etat venus dans la capitale assister à l’« adoubement » de Lula, la présence de l’inusable Fidel Castro et celle du président vénézuélien Hugo Chavez ont été remarquées. (30) Lula da Silva, Luiz Ignacio / Chavez, Hugo / Castro, Fidel / Cardoso, Fernando Henrique / Brésil
Brèves
Janvier 2003 Sarajevo L’ONU cède à l’Union européenne la direction des forces de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine. UE (Union européenne) / ONU (Organisation des Nations unies) / Bosnie-Herzégovine Janvier 2003 France 379 voitures ont été incendiées dans la nuit de la Saint-Sylvestre. France Janvier 2003 Ile-de-France Lancement d’un nouveau ticket de métro, de couleur mauve, valable dans tous les transports de la région. Paris Janvier 2003 Union européenne La Grèce succède au Danemark à la présidence semestrielle de l’UE. UE (Union européenne) / Grèce / Danemark
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