Dessiner l histoire
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Dessiner l'histoire , livre ebook

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Description

Le dessin est un champ fructueux et aujourd’hui inexploré. Dessiner l’Histoire, c’est se demander ce que cela implique de traduire le passé, qui par définition est évanoui, par le biais du dessin. Si quelque chose, au-delà du style graphique des auteurs rassemble les bandes dessinées «historiques» c’est bien qu’elles re-donnent à voir, qu’elles re-mettent en scène le passé par le biais de l’image et plus précisément du dessin. Là où une bande dessinée « historique » pourrait se définir c’est bien là où – qu’elle soit « sérieuse » ou humoristique – le dessinateur invoque tout un espace d’imagination, de considérations, de connaissances et d’influences qui viennent s’incarner au sein de sa production, de son tracé. Que ce soit Astérix, Fritz Haber ou les bandes dessinées de Séra, ces oeuvres transcrivent et traduisent, par le dessin, une certaine forme du passé historique. Dessiner l’Histoire interroge cette culture du passé au coeur de notre époque. Si le passé est une image, comment peut-on comprendre et répandre une nouvelle pensée de l’écriture visuelle de l’histoire ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 septembre 2015
Nombre de lectures 5
EAN13 9782304045055
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Dessiner l Histoire
Pour une histoire visuelle

Adrien Genoudet

Editions Le Manuscrit 2017
ISBN:9782304045055
Cet ebook a été réalisé avec IGGY FACTORY. Pour plus d'informations rendez-vous sur le site : www.iggybook.com
Table des matières

Collection Graphein
Comité Scientifique
Préface
Vésuve humain et mains levées
De l'histoire au passé
Gouttière (I)
La part inspirée du dessin
Gouttière (II)
Collage des temps : Esquisses et éclisses dans Fritz Haber de David Vandermeulen
Mettre en gage l'histoire : Passé et mémoire dans l'oeuvre de Séra
L'arabesque des contours : Pour une histoire visuelle
Remerciements
Bibliographie
« L’Abécé de l’art serait plutôt de le laisser germiner dans le dessin, par le dessin au crayon, partout sur la page, même dans ses marges.
Le dessin comme mimesis du monde, oxygénation et incandescence du monde.
Le dessin comme démiurge, sémiotique générale, danse et peinture, théâtre et musique, délire et science »
 
Pierre STERCKX, « Tintin et l’Alph’Art », dans Les Cahiers de la Bande Dessinée, n°59, sept-oct 1984
à Éline,
… un reste de toi ou un reste de moi s’arrête au mi-lieu d’une phrase sans importance…
Collection Graphein
 

 
Entre la Bande dessinée, les arts graphiques et l’Histoire les rencontres sont fécondes. A la jonction de l’histoire qui s’est faite, à celle de l’histoire en train de se faire et de s’écrire, la bande dessinée et ses corolaires que sont l’illustration et le dessin apparaissent comme un champ d’analyse novateur et fondamental.
Écrire et peindre, mais aussi dessiner et illustrer l’Histoire, c’est ce que proposent le neuvième art et les arts graphiques aujourd’hui.
Répondre aux enjeux et pratiques que pose l’écriture visuelle de l’Histoire par la bande dessinée est un exercice passionnant et essentiel à mener aujourd’hui. La collection GRAPHEIN propose de convoquer le neuvième art et tous les arts graphiques comme des éléments de l’analyse historique contemporaine. Il s’agit d’explorer les rapports que la bande dessinée et les arts graphiques tissent avec le passé et comment, par leurs procédés et leurs langages propres, ils permettent d’aborder une nouvelle conception de la culture visuelle du passé.
Ressaisir l’histoire par la bande dessinée, éclairer la fabrique des imaginaires historiques et rendre intelligible cette démarche dans le cadre d’expositions ou de rencontres avec des créateurs sont les lignes directrices de cette collection publiée aux éditions Le Manuscrit sous la direction de Adrien Genoudet et Vincent Marie.
Comité Scientifique
 

 
Par ordre alphabétique
Emmanuel ALLOA, maître de conférences en philosophie à l’Université de Saint-Gall (Suisse) et Senior Research Fellow au Pôle National Suisse de Critique de l’Image (Bâle).
Christian AMALVI, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paul Valéry, Montpellier III.
Vincent AUZAS, docteur en Histoire, chercheur à l’Institut de l’Histoire du Temps Présent (CNRS).
Gil BARTHOLEYNS, maître de conférences à l’Université de Lille 3, Chaire d’Études Visuelles (CNRS).
Benoît BERTHOU, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 13 Nord.
Rémy BESSON, docteur en Histoire et en Cinéma. Membre fondateur du site de média et de recherche Culture Visuelle. Post-doctorant à l’Université Toulouse II le Mirail.
Laura Cecilia CARABALLO, doctorante en esthétique à l’université de Paris Ouest Nanterre et à l’université nationale de La Plata à Buenos Aires (Argentine).
Alain CHANTE, professeur en Sciences de l’information et de la communication à l’université Paul Valéry de Montpellier III.
Pierre-Laurent DAURES, médiateur culturel et consultant en bande dessinée, enseignant à Sciences Po Paris.
Jacques DURRENMATT, professeur de littérature à l’Université Paris IV Sorbonne.
Adrien GENOUDET, doctorant en cinéma et histoire visuelle (Paris VIII), associé à l’Institut de l’Histoire du Temps Présent (CNRS), enseignant à Sciences Po Paris.
Christophe GORET dit Kris, scénariste de bande dessinée.
Vincent MARIE, agrégé d’histoire-géographie et docteur en Histoire contemporaine, chercheur associé à l’université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines et l’université de Montpellier III.
Jean-Pierre MERCIER, conseiller scientifique à la cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême.
Caroline MOINE, maître de conférence en histoire contemporaine à l’université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines.
Pascal ORY, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Benoît PEETERS, écrivain, cinéaste et scénariste de bande dessinée.
Gérard REGIMBEAU, professeur en Sciences de l’information et de la communication à l’université de Montpellier III.
David VANDERMEULEN, auteur et dessinateur de bande dessinée.
Préface
 

 
Attentats à Paris contre Charlie Hebdo , attentats à Copenhague – en attendant la suite – : ceux qui, en abordant ce livre, pourraient juger la question de la « culture visuelle » un peu académique et confinée ne vivent pas dans leur temps. Et ce ne sont pas les spécialistes de l’iconoclasme, convoqués d’urgence en 2015 sur les plateaux de télévision, qui me démentiront. En abordant ce vaste champ par le chemin du « dessiner le passé », – c’est ainsi que va la science : on entre toujours dans les grandes questions par la petite porte – Adrien Genoudet, comme ses jeunes camarades du séminaire « Les écritures visuelles de l’histoire dans la bande dessinée », se situe lui-même dans un mouvement dont, on le verra, il est très conscient, un demi-siècle après le lancement de la bédéphilie (1962), quarante ans après les premiers essais de sémiologie ad hoc, les premiers séminaires sans lendemain (Francis Lacassin) ou sans successeur (Pierre Couperie) parce qu’animés par des bédéphiles sans légitimité universitaire – l’auteur de ces lignes joua un petit rôle dans la création du second, en 1978, sous l’égide de Jacques Le Goff, à l’École des hautes études-, dix ans après la création du « Prix de la bande dessinée historique ». Le monde universitaire francophone – cette distinction d’avec l’univers plus strictement « français » importe en matière de bande dessinée – semble, depuis quelques mois, enfin se mettre en branle sur la question, non plus à titre individuel, non plus sous la forme de colloques ponctuels mais cette fois en groupe de travail ou en équipe de recherche, bref en corps : ENS Lyon, Lausanne, Paris 4, Paris 13, sans oublier le CNRS, à travers l’Institut d’Histoire du Temps Présent, auquel se rattachent Adrien Genoudet et son séminaire.
Le vieux culturaliste que je suis ne peut qu’abonder dans le sens des remarques initiales de mon jeune collègue : Dessiner le Passé ce n’est pas Dessiner l’Histoire. C’est ce que j’avais essayé de rappeler en distinguant jadis (1993…), pour la clarté du propos, la bande dessinée historienne et la bande dessinée historique – distinction au reste applicable à toutes les formes de la fiction historique – La fiction historienne prétend nous donner à revivre une vérité située dans le passé, la fiction historique ne vise qu’à construire une vraisemblance. On pourrait ajouter une troisième catégorie, la fiction à costumes, qui ne fait usage du passé que comme décor d’un exercice de style, comique ou fantastique. En d’autres termes : le Vercingétorix-César , tome I de la prototypique Histoire de France en bande dessinée , l’ Alix de Jacques Martin, l’Asterix de Goscinny et Uderzo. Plus au fond, l’une des intuitions d’Adrien Genoudet ne peut que recevoir l’adhésion de l’histoire culturelle : en dernière analyse – donc en première, pour un historien ayant pour objet la bande dessinée – le passé est une image, n’est jamais qu’une image, l’histoire ( history ) n’étant jamais que l&#

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