Histoire de la Chine Antique (Tome 2)
422 pages
Français

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Histoire de la Chine Antique (Tome 2) , livre ebook

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Description

Cet ouvrage présente l'histoire de Chine antique des origines, en partie mythique, jusqu'à la fin des Printemps et Automnes où les pensées telles que le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme émergent. Des récits d'histoires insolites, tantôt véridiques, tantôt légendaires comme des moments de dépaysement total. Ce premier tome nous amène dans le passé de la Chine des temps antiques de ses tout débuts à la fin du règne de Qi'Hua'n Gong.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 octobre 2011
Nombre de lectures 42
EAN13 9782296470682
Langue Français
Poids de l'ouvrage 16 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

HISTOIRE DE LA CHINE ANTIQUE

DES ORIGINES
À LA FIN DES PRINTEMPS
ET AUTOMNES
(546 AV JC)

Tome 2
Recherches Asiatiques
Collection dirigée par Philippe Delalande

Dernières parutions

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DANG VU Quang


HISTOIRE
DE LA
CHINE ANTIQUE


DES ORIGINES
À LA FIN DES PRINTEMPS
ET AUTOMNES
(546 AV JC)


Tome 2
© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-56340-7
EAN : 9782296563407

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012
À ma fille
À mes neveux et nièces
À tous les jeunes transplantés


Le jour où
il leur arrivera de vouloir
remonter jusqu’aux sources
CARTE DE LA CHINE
Chapitre I LE RÈGNE HÉGÉMONIQUE DE JI`N DE 642 À 597 AV. J.-C.
LA PITEUSE MÉSAVENTURE DE SO`NG XIANG GONG
Dans les dernières années de 640 (av. J.-C.) la disparition de Qi’ Hua’n Gong a laissé un grand vide au sein de la communauté seigneuriale de l’époque. Après sa mort en effet et pratiquement jusqu’à la fin de ce siècle, ses nombreux enfants n’ont pas cessé de se disputer le pouvoir. À tour de rôle, quatre d’entre eux ont réussi à monter sur le trône mais affaiblis par ces déchirements internes ils n’ont pas pu être vraiment présents sur la scène « internationale » chinoise. La place d’hégémon était donc à prendre et le candidat le plus vite déclaré fut So`ng Xiang Gong – le Seigneur le Méritoire de So`ng (650-636 av. J.-C.).
L’ambition de Xiang Gong était née à la conférence des seigneurs de Kui’ Qiu en 650. Comme nous l’avons vu, cette année-là Qi’ Hua’n Gong s’était décidé à nommer héritier légitime l’un des plus jeunes de ses fils, le prince Zhào le futur Qi’ Xiào Gong (642-632 av. J.-C.). Cependant comme il avait laissé un peu trop longtemps traîner les choses, il était quasiment certain qu’après sa disparition ses autres enfants ne manqueraient pas de remettre son choix en question. En marge de la conférence, il eut donc un entretien privé avec le seigneur de So`ng pour lui demander de bien vouloir le moment venu donner un coup de main au dauphin qu’il venait de désigner. Hua’n Gong lui faisait confiance car quand il n’était que prince héritier, il s’était montré noble et désintéressé. De sa propre initiative il venait trouver son frère Mù Yi` pour lui proposer sa place. Il jugeait son aîné plus méritant et plus sage et il pensait que l’origine modeste de sa mère n’était pas un motif suffisant pour le priver de l’héritage successoral. Mù Yi` déclina sa proposition et ce fut à contrecœur que Xiang Gong s’était fait ensuite introniser. Maintenant touché par la démarche du seigneur de Qi’, il ne put que l’assurer de tout son dévouement.
Comme c’était à redouter, avant même son dernier soupir, dès l’entrée en agonie de Qi’ Hua’n Gong, les troubles éclatèrent. Voulant devancer tout le monde, son fils le plus âgé le prince Wu’ Kui vint s’emparer du sceau seigneurial pratiquement sur son corps puis, appuyé par les eunuques gardes du palais, il se proclama successeur de droit comme de fait. Zhào le dauphin réussit à s’échapper de justesse. Il partit se réfugier chez les So`ng. Fidèle à sa promesse leur seigneur lui prêta aide et assistance.
Cependant avoir le futur seigneur de Qi’ sous sa coupe donnait forcément des idées. Xiang Gong était disposé à venir à son secours mais en même temps il pensait pouvoir s’en servir comme marchepied pour se hisser à la place d’hégémon devenue vacante. Avec ce calcul en tête, plutôt que d’accorder tout de suite une escorte armée à son poulain, il préféra envoyer une circulaire à tous ses collègues leur demandant de se joindre à lui pour aider l’héritier légitime de Qi’ à récupérer ses droits dans une noble action de défense du Yi` – de l’équité et de l’impres-criptibilité de la loi communautaire. Le rendez-vous était fixé à l’année suivante.

Au printemps de l’an 642 (av. J.-C.) So`ng Xiang Gong parvint à remplir de façon exemplaire sa mission d’assistance. Après avoir provoqué l’assassinat de Wu’ Kui et balayé les armées privées à la solde de ses frères, il a réussi à faire son entrée dans la capitale de Qi’ pour y installer selon les règles le prince Zhào sur son trône. Il était ensuite retourné chez lui sans avoir rien exigé de sa part.
Mais son projet de se faire admettre comme le coordinateur des seigneurs était tombé à plat. Sa circulaire a été ignorée par la presque totalité d’entre eux. Ils voyaient trop clair dans son jeu. Pour venir l’assister dans son opération chevaleresque de remise en ordre, il n’y avait que le petit seigneur de Ca’o. Il était son voisin et il risquait le cas échéant une punition immédiate et sévère. En plus de ses troupes, il y avait celles de Wey et de Zhu. Mais ces deux dernières étaient emmenées par de simples officiers.
Personnellement, le seigneur de Wey avait un problème de conscience. Suite aux ravages causés par les barbares, son pays n’avait pu se relever à l’époque que grâce à l’aide de Qi’ apportée par Wu’ Kui. Mais Wey Wén Gong considérait qu’il ne lui devait rien et qu’il n’avait fait qu’exécuter les ordres de son père. Plutôt que de se ranger du côté de ce candidat issu d’une princesse Wey, il décida de respecter la volonté de Hua’n Gong et venir en aide – mesurée, à l’héritier qu’il s’était choisi. Quant à Zhu, la principauté ne comptait presque pas car son seigneur n’était qu’un Fù Yong – un vassal secondaire.
Devant le refus de ses collègues de l’agréer comme leur chef d’orchestre, Xiang Gong se disait qu’il lui faudrait reprendre le problème à la base. Il prit le parti de commencer par renforcer son potentiel en essayant de rallier derrière lui d’abord les Dong Yi’ – les peuplades barbares de l’est. Il les convoqua à une conférence de chefs d’état qui devrait avoir lieu dans le sud de la principauté de Ca’o. Lors de cette rencontre, seuls lui-même, le maître des lieux et son collègue le seigneur de Téng seraient tenus d’être présents du côté chinois.
Au jour dit il n’y avait que l’organisateur et son hôte. Son vassal de Téng n’arriva que deux jours plus tard.

Xiang Gong souhaitait marcher dans les pas de Qi’ Hua’n Gong. Mais il jugeait sa méthode basée sur le consensus trop longue et pas assez efficace. Pour être plus expéditif il préférait faire preuve d’autorité et de sévérité. Afin de montrer à tous qu’il ne badinait pas avec la discipline il fit mettre aux arrêts le seigneur de Téng pour son léger manque de ponctualité.
Quant aux barbares, ils furent encore plus négligents. Le premier à se présenter fut le chef des Céng qui s’était laissé désiré non pas durant quelques jours mais carrément quelques semaines. Ulcéré et sorti de se

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