L histoire de 10 femmes
111 pages
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L'histoire de 10 femmes , livre ebook

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Description

Aliénor d'Aquitaine, Blanche de Castille, Yolande d'Aragon, Jeanne d'Arc, Marguerite d'Angoulême, Diane de Poitiers, Elisabeth d'Angleterre, Marie Stuart, Catherine II de Russie et Sarah Bernhardt, autant de destins-étapes du voyage historique de plus de 700 ans auquel France Gelbert nous invite. Avec sa verve, son style tonique pimenté de ses commentaires personnels et son intégrité, elle nous embarque sur les traces de ces 10 femmes qui ont marqué leur temps. Sous son regard avisé et sémillant, ces portraits concis prennent le relief singulier qu'une approche purement académique n'aurait jamais pu lui donner.
* L’historien Philippe Erlanger met en page de garde de sa biographie de Diane de Poitiers, deux annotations contradictoires, l’une de Joachim du Bellay : « Diane nous a fait entre nous comme un miracle apparaître... » L’autre, de Claude de l’Aubespine : « Ces deux seuls ( Diane et le cardinal de Lorraine ) ont été les flammèches de nos malheurs !* ...Les trois coups retentissent en coulisse !* « La Voilà ! » glisse malicieusement Sacha Guitry, par allusion à sa jambe de bois !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 09 décembre 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782379792700
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0324€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

L histoire de 10 Femmes
10 Femmes de l Histoire

France Gelbert

2019
Cet ebook a été réalisé avec IGGY FACTORY. Pour plus d'informations rendez-vous sur le site : www.iggybook.com

Table des matières

Aliénor d'Aquitaine : Duchesse d'Aquitaine, reine de France, reine d'Angleterre1122-1204
Yolande d'Aragon : Duchesse d'Anjou, comtesse de Provence, reine de Sicile1384-1442
Blanche de Castille : Mère de Saint Louis1188-1252
Jeanne d'Arc : On l'appelait la pucelle~1412-1431
Marguerite d'Angoulême : Duchesse d'Alençon, reine de Navarre1492-1549
Marie Stuart : Reine d'Ecosse, reine de France1542-1587
Diane de Poitiers : Duchesse de Valentinois1500-1566
Elisabeth Ière d'Angleterre : La reine vierge1533-1603
Catherine II de Russie : La Grande1729-1796
Sarah Bernhardt : La divine1844-1923
« Le roman est l’art de créer une personne, la biographie l’art de la ressusciter »
Benjamín Jarnés (1888–1949)
 
Avant – propos
 
 
 
 
Le jour de mon baptême, ma petite mère attacha à mon berceau un grand bouquet, bleu, blanc, rouge…
 
Est inscrite sur ma carte d’identité, la liste de mes prénoms affichant avec quelque solennité le dernier toujours choisi par ma petite mère… Jeanne d’Arc !
 
Ma mère, Rose Brunon, avait une dévotion particulière pour la Pucelle qui avait sauvé le royaume de France. La France, la patrie, l’ancien royaume, la Fille Aînée de l’Eglise ! Voilà tout ce qui comptait pour elle. Toute son éducation, son milieu familial, et surtout la mort de son frère aîné qui, presque délibérément, avait fait le sacrifice de sa vie pour que son pays reste libre… C’était Sa vie et, Dieu sait, si elle nous en parla, nous en racontant les péripéties, les drames et aussi les joies et l’enthousiasme de «  Savoir  ».
 
Très proche du frère qui lui restait, Jean, elle partage avec lui l’amour du passé, l’amour de notre Histoire et l’a certainement soutenu dans ses recherches et achats merveilleux qui devaient un jour devenir la fabuleuse collection installée à présent au Musée de l’Empéri, à Salon de Provence.
Rose écrivit de nombreuses pièces de théâtre aux sujets patriotiques, très peu à mon goût dois-je l’avouer, toujours empreintes de sacrifices et de gloire.
 
Elle promena tous ses petits-enfants – parfois au bord de l’épuisement – dans la capitale, les initiant à l’art, la beauté et… l’Histoire !
 
Comment aurais-je pu rester indifférente à cet appel ? Mais, et là est mon désespoir, pourquoi ai-je attendu son absence pour l’imiter ou essayer de l’imiter, quand je me suis mise à raconter les vies de ces personnages de l’Histoire et essayer de faire partager ma passion avec un groupe amical ?
 
Maman et moi aurions tellement profité de cette nouvelle proximité ! Mais nous étions déjà en communion d’âme lorsque, les dernières années de sa vie, ne le pouvant plus elle-même, elle me priait de lui lire des biographies de personnages illustres, de femmes le plus souvent… Peut-être, faut-il voir là ce qui m’a poussée à tenter de conter ces vies passionnantes à mon tour !
 
Aussi est-ce à ma petite mère que je dédie ces histoires, tout en remerciant mon petit-fils Michaël Baudino de son aide. Mon neveu Arnaud Bezard-Falgas de sa compétence, en tant qu’historien, héraldiste et écrivain. Grâce à eux, ce recueil peut désormais exister.
 
France Bezard-Falgas Gelbert
Aliénor d’Aquitaine
 
Duchesse d’Aquitaine, reine de France, reine d’Angleterre 1122–1204
 
Parler des femmes est à la mode ! Mais essayer de raconter la vie d’une Aliénor [1] d’Aquitaine ayant vécu au XIIe siècle, n’est pas très facile ! Aliénor nous plaît, elle est l’exemple à suivre, la Femme que l’on appelle aujourd’hui libérée ! Libérée, mais de quoi ? J’ai toujours pensé que les femmes restent maîtresse de leur destinée si elles le désirent et si, comme l’assure Jacqueline Tabarly, elle savent « rendre les clés de la maison qu’elles ont gardé pendant la guerre ! » . Belle phrase, n’est-ce pas ?
 
Régine Pernoud, elle, nous a démontré que les femmes, au Moyen-Age, étaient finalement bien plus indépendantes que celles des époques dites modernes !
 
Aliénor d’Aquitaine vécut en pleine époque romane. Les historiens ne se sont pas très sûrs de l’année de sa naissance, en 1120 ou 1122 à Bélin en Gironde. Elle descend de l’illustre famille d’Aquitaine. Son grand-père Guillaume, le premier des troubadours, est un être terrifiant de vie et va lui transmettre cette violence. Il se rendit célèbre par ses démêlés avec l’Eglise et sa vie plutôt agitée. Quant à son père, il se vit admonester par Bernard de Clairvaux qui vint le conjurer de rentrer dans l’orthodoxie, mais le saint homme subit une réponse d’une telle violence qu’il ne dût son salut, dit-on, qu’à la rapidité de ses jambes !
 
Aliénor reçoit une éducation soignée, à la hauteur des prétentions de la maison d’Aquitaine.
Elle parle plusieurs langues, fréquente troubadours et trouvères [2] , rencontre des bardes armoricains, voire des musulmans venus d’Espagne. Ce milieu raffiné explique l’intérêt qu’elle portera toujours aux Arts et aux Lettres.
 
Ses mœurs sont plutôt libres, en cela elle suit l’exemple donné par sa famille ! Elle est confiée, lors d’un pèlerinage de son père à Compostelle, à son jeune oncle Raymond de Poitiers, à peine plus âgé qu’elle, et aura, avec lui, des relations sans doute bien proches de celles de l’amour. Nous le retrouverons plus tard à Antioche.
En 1137, Aliénor épouse le fils aîné du roi de France Louis VI. Tout de suite, le ministre Suger, le grand Suger, comprend le beau parti que représente la jeune duchesse, héritière du domaine d’Aquitaine, et se montre enchanté de cette union car le domaine royal qui consiste, à l’époque, en une étroite bande de territoires s’étendant depuis le cours de l’Oise à la hauteur de Soissons jusqu’à Bourges : c’est-à-dire l’Ile de France, l’Orléanais, une partie du Berry. Ce territoire va s’étendre de façon spectaculaire.
 
Bien sûr, le roi de France est le suzerain de grands féodaux, mais ils sont, pour la plupart, beaucoup plus riches et puissants que lui, tels le duc de Normandie, les comtes de Toulouse, de la Marche, de Champagne. Le duc d’Aquitaine détient un domaine opulent ouvert sur l’Océan, les villes de Bordeaux, Bayonne, La Rochelle (toute nouvelle). Aussi Suger se réjouit-il à la perspective de ce mariage, car le royaume s’agrandira d’autant.
Dans sa hâte, il précipite la cérémonie qui sera célébrée au mois de juillet de l’an 1137.
 
Le mariage a lieu en la cathédrale Saint André de Bordeaux. Aliénor a quinze ans, elle est rayonnante de toute sa beauté printanière. Vêtue d’une robe écarlate, sûre d’elle, habituée aux regards et aux hommages, elle domine le jeune prince Louis assis près d’elle. Il est vrai que l’héritier de la couronne de France est un frêle adolescent de seize ans qui semble avoir grandi trop vite.
Suger, craignant peut-être quelques manifestations, les fait couronner en même temps duc et duchesse d’Aquitaine à Poitiers. Mais, à ce moment, arrive la nouvelle de la mort du roi de France, Louis VI. Les adolescents vont donc faire leur entrée dans Paris comme roi et reine de France. Paris n’est pas encore la capitale de la France, il ne le deviendra qu’à la fin du XIIe siècle.
 
Assise sur sa haquenée, Aliénor aperçoit la ville, le fleuve parsemé d’îles verdoyantes, dont la plus scintillante, l’île de la Cité ceinturée de remparts, crainte toujours vivace chez les Parisiens d’une nouvelle invasion normande. Paris qui voit se former son université…université éclaboussée d’un scandale qui fait encore jaser les clercs et les étudiants. Ils se souviennent tous d’un événement survenu il y a une vingtaine d’

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