Anatomie et physiologie pour les AS et AP
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Description

Conçu sur mesure pour les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture, cet ouvrage reprend les bases fondamentales de l'anatomie et de la physiologie. À travers plus de 200 illustrations tout en couleurs et schémas simples, ce guide permet à l'étudiant d'acquérir toutes les connaissances indispensables à l'exercice de sa future profession.

Dans un style clair et synthétique, chaque chapitre est conçu pour permettre une assimilation progressive des connaissances, suivant un schéma type :

- Anatomophysiologie de chaque appareil ou système.

- Éclairage particulier sur les principales pathologies.

- Informations générales en rapport avec la notion abordée.

- Mise en exergue des signes pathologiques.

- Explication des mots-clés du vocabulaire médical.

Dans cette 3e édition, les données cliniques ont été entièrement actualisées, les schémas ou infographies ont été en grande partie renouvelés, le vocabulaire médical a été enrichi.

En fin d'ouvrage, un cahier d'apprentissage permet de s'entraîner et de s'auto-évaluer avec des questions ludiques et des schémas muets à compléter.
Un lexique rassemble tous les termes abordés.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 août 2015
Nombre de lectures 94
EAN13 9782294746918
Langue Français
Poids de l'ouvrage 9 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0098€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Anatomie et physiologie pour les AS et AP
Avec cahier d'apprentissage et lexique
3e édition
Alain Ramé
Sylvie Thérond
Table des matières
Couverture
Page de titre
Page de copyright
Dédicace
Préface
Comment utiliser ce livre ?
Les auteurs
Chapitre 1: Introduction à l'anatomie du corps humain
L'organisation du corps humain
Chapitre 2: La cellule
La cellule
Chapitre 3: Le système nerveux
Le système nerveux
Chapitre 4: Les os, les muscles, les articulations
Le tissu osseux
Le squelette
Le tissu musculaire
Les articulations
Chapitre 5: Les organes des sens
La peau
L'œil
L'oreille
Le nez
La bouche
Chapitre 6: Le tissu sanguin Le système immunitaire
Le tissu sanguin
Le système immunitaire
Chapitre 7: L'appareil cardiovasculaire
L'appareil cardiovasculaire
Chapitre 8: L'appareil respiratoire
L'appareil respiratoire
Chapitre 9: L'appareil digestif
L'appareil digestif
Chapitre 10: Le système endocrinien
Le système endocrinien
Chapitre 11: L'appareil urinaire
L'appareil urinaire
Chapitre 12: L'appareil génital masculin
L'appareil génital masculin
Chapitre 13: L'appareil génital féminin
L'appareil génital féminin
Cahier d'apprentissage
Questions pour s'autoévaluer
Corrigés du cahier d'apprentissage
Lexique
Index
Page de copyright
I LLUSTRATIONS
– Les figures 1.1 à 1.4 , 2.1 à 2.11 , 3.1 à 3.18 , 4.3 à 4.31 , 4.33 , 4.34, 5.1 à 5.22 , 6.1 à 6.5 , 6.11 à 6.17 , 7.1 à 7.24 , 8.1 à 8.19 , 9.1 à 9.22 , 10.1 à 10.10 , 11.1 à 11.8 , 12.1 à 12.7 , 13.1 à 13.8 sont extraites de Gary A. Thibodeau, Kevin T. Patton. Anatomy & Physiology , fifth edition. © 2003, ISBN 0-323-01628-6, avec l'autorisation de Mosby, une marque d'Elsevier Science. Tous droits réservés.
– La figure 4.32 est extraite de Richard L. Drake, Wayne Vogl, Adam W. M. Mitchell. Gray's Anatomy for students . © 2005, ISBN 0-443-06612-4, avec l'autorisation de Churchill Livingstone, une marque d'Elsevier, Inc. Tous droits réservés.
– Figures 4.1 , 4.2 , 6.6 à 6.10 : Droits réservés.
– Figure 10.11 : Marie Schmitt.
Conception graphique et maquette de couverture : Véronique Lentaigne
© 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
62, rue Camille-Desmoulins, 92442 Issy-les-Moulineaux cedex
www.elsevier-masson.fr

L'éditeur ne pourra être tenu pour responsable de tout incident ou accident, tant aux personnes qu'aux biens, qui pourrait résulter soit de sa négligence, soit de l'utilisation de tous produits, méthodes, instructions ou idées décrits dans la publication. En raison de l'évolution rapide de la science médicale, l'éditeur recommande qu'une vérification extérieure intervienne pour les diagnostics et la posologie.
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All rights reserved. No part of this publication may be translated, reproduced, stored in a retrieval system or transmitted in any form or by any other electronic means, mechanical, photocopying, recording or otherwise, without prior permission of the publisher.
Photocomposition : SPI Publisher Services, Pondichéry, Inde ISBN : 978-2-294-74453-2
Imprimé en Pologne par Dimograf
Dépôt légal : juillet 2015
Dédicace
Alain Ramé dédie cet ouvrage à :
Stéphanie, Sébastien, Matthieu et Jean.
Sylvie Thérond dédie cet ouvrage à :
Martial, Vincent, Thomas et sa mère.
Préface
Mieux soigner les patients (quel que soit leur âge) par des soins personnalisés de qualité, en toute sécurité, implique un enseignement initial et continu approfondi, diversifié, pour comprendre et mettre en place une démarche de soins adaptée.
Cet ouvrage développe l'anatomie et la physiologie du corps humain. C'est un guide de référence pour les étudiants et les soignants en exercice. La qualité de sa rédaction et l'organisation des chapitres facilitent la lecture pour l'apprentissage.
Les explications, illustrées par des schémas simples et clairs, la mise en exergue des signes pathologiques, la présence d'un lexique de vocabulaire médical et d'un cahier d'apprentissage en fin d'ouvrage favorisent la compréhension pour l'acquisition et l'enrichissement des connaissances.
Ce livre, rédigé avec clarté et précision par ses auteurs, mérite qu'il soit lu et consulté régulièrement, tant pour son attrait pédagogique que pour la richesse complexe et essentielle de son contenu.
Il se veut un support pour tous les élèves, les étudiants et les soignants soucieux d'apprendre, d'approfondir et de développer leurs compétences au bénéfice des patients, tout en assumant leur professionnalisme.
Odile Caron, Cadre supérieur de santé, IFSI Émile-Roux (Limeil-Brévannes)
Comment utiliser ce livre ?
L'enseignement de l'anatomie dans les instituts de formation a toujours posé problème aux enseignants du fait de la grande hétérogénéité des élèves. Pour ce public très diversifié qui va des diplômés de l'enseignement universitaire aux détenteurs du certificat d'études primaires, il a fallu trouver un juste milieu pédagogique afin d'intéresser les premiers, sans perdre les seconds.
Nous avons pris le parti d'un ouvrage soutenu et détaillé qui prenne en compte cette problématique au travers de schémas simples et clairs, de liens entre le contenu et les signes physiopathologiques et l'enseignement des termes médicaux.
Pour naviguer dans cet ouvrage, nous avons conçu chaque chapitre de la manière suivante :
– un apport anatomo-physiologique d'un appareil ou d'un système ;
– un éclairage particulier sur les pathologies signalé par l'icône [ ] ;
– des informations particulières, en rapport avec le chapitre, sont signalées par l'icône [ ] ;
– en fin d'ouvrage, on trouve un cahier d'apprentissage comportant des questions et des réponses en lien avec chaque chapitre et leur corrigé, un lexique et un index. Ce cahier a pour but de faciliter la réalisation d'une fiche de synthèse et d'orienter ses révisions.
Les élèves des formations paramédicales, et en particulier les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture, trouveront, dans cet ouvrage, les connaissances essentielles pour comprendre l'organisation du corps humain et mieux appréhender les dysfonctionnements de ce dernier, en cas de maladie.
Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir dans la lecture de ce livre que nous en avons eu lors de sa conception.
Les auteurs
Les auteurs
Sylvie Thérond
est infirmière diplômée d'État depuis 1985 (École de la Croix-Rouge française d'Alençon). Elle débute sa carrière infirmière en province (Rennes, Le Mans), puis la poursuit à Paris (hôpital Saint-Joseph, Necker-Enfants malades). Son expérience professionnelle est essentiellement chirurgicale (urologie, chirurgie thoracique et vasculaire), mais elle a également travaillé en réanimation, en pédiatrie et au bloc opératoire (chirurgie cardiaque). Cadre de santé depuis 1997, elle a travaillé de nuit et a également occupé un poste au niveau d'un plateau technique pneumologique (consultations, endoscopies, hôpital de jour). Elle est ensuite devenue formatrice (formation infirmière, aide-soignante et auxiliaire de puériculture) dans différents Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI). Son expérience infirmière et de cadre lui a permis de travailler dans des structures sanitaires différentes : publiques, privées et militaire (hôpital du Val-de-Grâce).
Elle est actuellement professeur de STMS (Sciences et techniques médico-sociales) en lycée professionnel dans la filière Bac Pro ASSP.
Alain Ramé
est cadre de santé depuis 1994. Après l'obtention de son diplôme d'État en 1978, il a successivement travaillé en service de gériatrie, en médecine interne, en chirurgie, puis en salle de surveillance post-interventionnelle. En 1990, il a pris en charge la formation des aides-soignants, tout d'abord à l'hôpital Paul-Brousse, puis à Bicêtre et à Émile-Roux. Il a exercé la fonction de cadre de santé en neurologie à l'hôpital Bicêtre et il est actuellement formateur à l'IFAS de la Pitié-Salpêtrière.
Directeur et auteur dans la collection « Guides de l'aide-soignante », il a participé pendant de nombreuses années au comité de rédaction de la Revue de l'aide-soignante .
Chapitre 1
Introduction à l'anatomie du corps humain
L'organisation du corps humain
Le corps humain est une machine complexe composée de milliards de cellules qui fonctionnent en synergie vers un même but : l'homéostasie .
L'anatomie et la physiologie, deux spécialités de la biologie, vont nous permettre de mieux comprendre sa structure et son fonctionnement.
Une organisation structurée
Le corps humain est agencé de manière complexe et comprend plusieurs niveaux structurés de complexité variable ( figure 1.1 ).

Figure 1.1 Niveaux structuraux de l'organisme.
Le niveau chimique
De minuscules particules de matière, les atomes, s'assemblent pour constituer des molécules (comme l'eau, le sucre, les protéines ).
Le niveau cellulaire
Les molécules se combinent à leur tour pour former des organites et des cellules dont chacune aura un rôle déterminé et spécifique. Les cellules sont les unités structurales et fonctionnelles des êtres vivants.
Le niveau tissulaire
Les cellules se complexifient pour former les tissus . Les tissus du corps humain sont constitués de cellules de même type qui remplissent les mêmes fonctions. On distingue quatre tissus primaires :
• le tissu épithélial ou épithélium (c'est le tissu qui couvre la surface du corps et qui tapisse ses cavités internes) ;
• le tissu conjonctif (c'est un tissu de liaison qui entoure, protège et réunit des organes et des structures anatomiques) ;
• le tissu musculaire qui produit les mouvements ;
• le tissu nerveux qui permet des communications internes rapides, en facilitant la transmission des influx nerveux entre le système nerveux et le reste du corps.
Le niveau organique
Les tissus vont constituer les organes. Ces derniers sont composés par au moins deux des tissus précités (la grande majorité étant constituée des quatre tissus primaires). Chacun des organes a une activité qui lui est propre et qui ne peut être compensée par aucun autre organe. Leur fonctionnement tend vers une tâche commune, l'équilibre harmonieux et sans à-coups de la machine humaine. Le dérèglement d'un de ces organes a un retentissement à plus ou moins long terme sur les autres appareils ou systèmes (cerveau , cœur , poumons , foie , estomac , intestins, reins, etc.).
Le niveau des appareils et des systèmes
À ce stade de complexité, les organes travaillent ensemble pour assurer une même fonction. Exemple : l'appareil circulatoire a pour mission principale d'apporter l'oxygène et les matières premières aux cellules, et de les débarrasser en retour des éléments toxiques résultant de leur fonctionnement (gaz carbonique , déchets azoté , etc.) Il transporte ces déchets pour les éliminer par l'intermédiaire des poumons, des reins ou de la sueur.
Le niveau de l'organisme
C'est le corps humain dans son ensemble. À ce niveau, tous les systèmes et appareils travaillent collectivement afin de faire fonctionner correctement la machine : c'est la vie.
Le fonctionnement du corps humain
Les fonctions vitales assurées par les différents appareils (ou systèmes) impliquent une interdépendance entre eux. Les cellules de l'organisme doivent recevoir de l'énergie et de l'oxygène ; ce travail est dévolu aux appareils digestif, respiratoire et cardio-vasculaire.
Tous travaillent les uns avec les autres en coordination et en harmonie.
Caractéristiques générales
Toutes les réactions qui se produisent à l'intérieur des cellules se regroupent sous le terme général de métabolisme . Ce dernier comprend plusieurs étapes : l'anabolisme , qui est l'assimilation de substances nutritives en tissus vivants, et le catabolisme , qui est la dégradation des composés organiques afin de libérer de l'énergie propice aux activités physiologiques, avec élimination des déchets toxiques résultant de cette activité.
Les déchets ou substances toxiques issus du travail cellulaire des différents organes devront être éliminés hors de l'organisme.
Ce rôle excrétoire est assuré par l'appareil digestif (selles ), urinaire (urines ), respiratoire (expiration ) et le système nerveux (transpiration ).
Les cellules de l'organisme (cellules somatiques) ont la capacité de se reproduire grâce à la division cellulaire (la mitose : ce mécanisme est étudié dans le chapitre 2 ). La reproduction de l'espèce est assurée grâce aux appareils génitaux féminins et masculins qui ont la possibilité de féconder un nouvel être, en unissant un ovule et un spermatozoïde (cellules germinales ) ; c'est la méiose (ce phénomène sera abordé dans les chapitres 12 et 13 ). L'œuf ainsi formé possédera la moitié des caractères génétiques de la mère et la moitié des caractères génétiques du père (hérédité).
Le système musculaire, en association avec le système osseux, permet à l'organisme de se mouvoir. Les cellules musculaires se contractent et se raccourcissent sous le contrôle des influx nerveux transmis par le cerveau : c'est la contractilité . Les différents appareils (digestif, cardio-vasculaire, respiratoire, urinaire) sont également en mouvement. Ces derniers sont principalement mécaniques (pompe cardiaque, muscles thoraciques, péristaltisme ).
Les cellules nerveuses sont excitables, c'est-à-dire qu'elles sont capables de réagir à des stimuli afin d'adapter l'organisme aux changements internes ou environnementaux (le fonctionnement des cellules nerveuses sera étudié dans le chapitre 3 ). Les fibres nerveuses peuvent propager un influx nerveux soit du cerveau vers un tissu récepteur, soit d'un tissu récepteur vers le cerveau : c'est la conductivité .
Les éléments nécessaires au fonctionnement cellulaire
Toutes les cellules de l'organisme ont besoin d'éléments indispensables pour travailler correctement.
L'oxygène
C'est le composant essentiel de la vie cellulaire. L'oxygène (apporté par les poumons) et les nutriments (apportés par le système digestif) sont véhiculés jusqu'aux cellules par le sang. Ils se combinent ensuite (oxydation) afin de créer l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'usine cellulaire. Les cellules sont très sensibles à l'anoxie (diminution de l'apport d'oxygène aux cellules et aux tissus ). Sans cet apport, elles meurent en libérant des toxines. L'oxygène représente 21 % de l'air que nous respirons (+ 78 % d'azote et 1 % de gaz rares).
Les nutriments
Ils proviennent de la digestion des aliments (lipides , glucides , protéines , vitamines et sels minéraux ). Les glucides sont indispensables à la bonne marche cellulaire : c'est leur oxydation avec l'oxygène qui est la principale source d'énergie du métabolisme cellulaire .
L'eau
Elle représente environ 60 % de la masse corporelle. Elle est apportée à l'organisme par les aliments et les boissons. Elle est indispensable aux réactions du métabolisme et représente la substance de base des sécrétions et des excrétions . L'évaporation de l'eau se fait par la respiration (vapeurs d'eau), par les pores de la peau (transpiration ) et par les excrétions (selles et urines ).
La température
Pour fonctionner correctement, l'organisme doit garder une température corporelle constante (37 ° ± 5 °C). C'est ce que l'on appelle la thermorégulation (voir le chapitre 5 : la peau). La chaleur du corps est principalement produite par le travail musculaire et grâce au métabolisme des nutriments .
L'équilibre interne : l'homéostasie
L'organisme doit pouvoir faire face aux changements constants du milieu interne et de l'environnement. Cette tendance de l'organisme à maintenir constantes les conditions physiologiques s'appelle l'homéostasie . C'est un état d'équilibre où les conditions internes peuvent varier mais dans des proportions très étroites. Quand on sort de ces limites, l'organisme marche mal et provoque des dysfonctionnements cellulaires et/ou organiques.
Pour rester dans cet état de bon fonctionnement relatif, l'organisme a besoin de l'interconnexion de tous les systèmes et appareils. Deux d'entre eux sont particulièrement importants dans le contrôle de l'homéostasie : le système nerveux et le système endocrinien (c'est grâce aux influx nerveux et aux hormones que la régularisation s'effectuera).
La maladie est considérée comme un déséquilibre homéostatique. À mesure que nous vieillissons, nos organes et nos mécanismes de régulation sont de moins en moins efficaces. Le milieu interne devient instable, il provoque des maladies et entraîne des modifications liées au vieillissement. Les cellules ne se reproduisent plus correctement et prolifèrent de manière anormale, c'est la maladie cancéreuse.
Termes anatomiques
Les régions du corps
Grossièrement, le corps peut être partagé en trois divisions distinctes : la tête et le cou, le tronc et les membres. En anatomie, comme en physiologie, les termes médicaux se rapportent à des régions précises qu'il faut impérativement connaître ( figure 1.2 ). La maîtrise des termes médicaux vous permettra de mieux appréhender les cours et de mieux participer à la prise en charge globale des malades.

Figure 1.2 Les régions du corps.
Les plans de coupe
L'étude de l'anatomie impose de décomposer un corps ou un organe dans un but d'examen plus approfondi. Il faut pour cela effectuer une coupe en fonction d'un tracé imaginaire appelé plan ( figure 1.3 ). On distingue les principaux plans suivants :

Figure 1.3 Directions et plans du corps.
• le plan sagittal : il est longitudinal (il divise le corps dans le sens de la longueur) et il partage le corps ou un organe en parties droite et gauche ;
• le plan frontal : il est également longitudinal. Il partage le corps ou un organe en parties antérieure et postérieure ;
• le plan transverse ou horizontal : il est situé à angle droit avec l'axe du corps ou d'un organe. Il partage celui-ci en parties supérieure ou inférieure.
Les cavités du corps
Les os de la tête, du cou et du tronc forment le squelette axial (axe longitudinal) : il comporte plusieurs cavités (crânienne, vertébrale, thoracique, abdominale, pelvienne) qui renferment les organes internes ( figure 1.4 ). Les os des membres forment le squelette appendiculaire , il ne contient pas de cavité.

Figure 1.4 Les cavités du corps.
La cavité abdomino-pelvienne
Elle contient différents organes et afin de mieux la situer on la divise en plusieurs secteurs qui la séparent en neuf régions distinctes.
Chapitre 2
La cellule
La cellule
La cellule est l'unité structurelle et fonctionnelle la plus simple en laquelle peut être divisé notre organisme. L'être humain possède plusieurs milliards de cellules. Les cellules se lient en combinaisons diverses constituant les tissus , les organes, puis les systèmes, et enfin l'organisme tout entier. L'étude des cellules est la cytologie .
Les cellules n'ont pas toutes la même forme ni la même durée de vie. Leur forme est liée à leur fonction dans l'organisme ( figure 2.1 ), ainsi :

Figure 2.1 La forme des cellules du corps.
• les globules rouges ont une forme de disque ;
• les cellules musculaires sont cylindriques ;
• les cellules nerveuses sont ramifiées ;
• les cellules adipeuses sont sphériques.

Structure cellulaire
Chaque cellule forme un compartiment microscopique de l'ordre du micron (millième de millimètre), et est une véritable petite usine dans laquelle chaque élément assure une fonction particulière ( figure 2.2 ). Ces éléments sont les organites cellulaires. Ils baignent dans un liquide appelé cytosol . L'intérieur de la cellule comprend deux grandes parties : le cytoplasme et le noyau (certaines cellules comme les érythrocytes n'en possèdent pas).

Figure 2.2 La cellule.
Tout élément ou espace situé dans la cellule est dit intracellulaire . Tout élément ou espace situé hors de la cellule est dit extracellulaire .
La membrane cellulaire
La cellule est entourée d'une enveloppe : la membrane plasmique ou cytoplasmique ( figure 2.3 ). Cette dernière assure les fonctions suivantes :

Figure 2.3 La membrane plasmique.
• elle sert de barrière protectrice entre le milieu intra- et extracellulaire ;
• elle transporte des substances du milieu intracellulaire vers le milieu extracellulaire, et inversement ;
• elle permet la cohésion ainsi que la reconnaissance des cellules entre elles ;
• elle possède des récepteurs qui lui permettent de reconnaître les substances chimiques telles que les hormones , les enzymes , les nutriments et les anticorps .

Les antigènes sont situés à la surface de la membrane plasmique. Ceux qui sont situés sur les globules rouges déterminent les groupes sanguins .
Le cytoplasme et les organites
Le cytoplasme est un gel incluant du cytosol et un certain nombre de petites struc-tures appelées organites. Il se situe à l'intérieur de la membrane plasmique et à l'extérieur du noyau cellulaire.
Les organites ont des fonctions métaboliques bien définies :
• les ribosomes : ce sont des petites unités de faible diamètre dont le rôle est de synthétiser les molécules de protéines à partir des acides aminés. Ils utilisent pour cela les ordres donnés par le noyau cellulaire. Ils peuvent soit être isolés dans le cytoplasme, soit être intégrés à la surface du réticulum endoplasmique ;
• le réticulum endoplasmique (lisse et granuleux) : le réticulum endoplasmique granuleux est appelé ainsi car il porte à sa surface des ribosomes ; son rôle est de stocker et de distribuer les protéines synthétisées par les ribosomes aux autres organites ou de les excréter hors de la cellule. Le réticulum endoplasmique lisse ne porte pas de ribosome ; sa fonction est la synthèse des lipides et des lipoprotéines et la mise en réserve du calcium ;
• l'appareil de Golgi : il en existe un seul par cellule, situé près du noyau ( figure 2.4 ). Sa fonction est de récupérer les protéines synthétisées par les ribosomes, de les trier et de les distribuer de la périphérie de la cellule vers le milieu extracellulaire . Sa fonction est plus importante dans les cellules sécrétoires ;

Figure 2.4 Appareil de Golgi.
• les mitochondries ( figure 2.5 ) : leur fonction est de fournir l'énergie aux cellules (ce sont de véritables petites centrales énergétiques). Cette énergie est fabriquée à partir des nutriments apportés à la cellule. Elles sont en plus grand nombre dans les cellules du foie et des muscles qui ont besoin de beaucoup d'énergie ;

Figure 2.5 Mitochondrie.
• les lysosomes : ce sont des vésicules qui contiennent des enzymes lytiques dont le rôle est de détruire les diverses substances qui ont envahi la cellule (exemple : bactéries). Ils peuvent digérer d'autres organites qui ont été endommagés et qui ne sont plus fonctionnels. On trouve les lysosomes dans les polynucléaires neutrophiles ;
• les centrioles : leur fonction est de diriger tels des «aimants» le sens de la division cellulaire ;
• les vacuoles : ce sont des petites cavités sphériques et mobiles qui tiennent en réserve des substances dont la cellule aura besoin ou des déchets d'origines diverses.
Le noyau cellulaire
Presque toutes les cellules contiennent un seul noyau cellulaire ( figure 2.6 ), sphérique ou ovoïde, qui se trouve en général près du centre de la cellule (certaines cellules possèdent plusieurs noyaux tels les polynucléaires ; d'autres n'en possèdent pas tels les globules rouges ). Le noyau est entouré par la membrane nucléaire. Il comprend deux éléments : le nucléole et la chromatine qui baignent dans un liquide, le nucléoplasme .

Figure 2.6 Le noyau cellulaire.
Le noyau commande l'activité métabolique de la cellule. Il contient les codes qui permettent la synthèse des protéines et la division cellulaire . La chromatine contient 46 chromosomes constitués d'acide désoxyribonucléique (ADN) porteurs du code génétique (caractères héréditaires). Les instructions pour la fabrication des protéines sont contenues dans des régions particulières de l'ADN que l'on appelle les gènes . Chaque gène possède les informations pour la création d'une protéine spécifique. Les protéines sont constituées d'une suite d'éléments mis bout à bout, les acides aminés . Selon le nombre et l'ordre dans lequel sont rangés les acides aminés, une protéine spécifique est constituée. Les nucléoles , habituellement au nombre de deux, contiennent de l'acide désoxyribonucléique et de l'acide ribonucléique ou ARN. Ce dernier décode les informations génétiques en instructions et assure leur exécution. Il peut traverser la membrane du noyau cellulaire.

La division cellulaire
Les cellules de l'organisme meurent et sont sans cesse remplacées. Une cellule est donc capable de se reproduire (sauf les cellules nerveuses). En se reproduisant, elle transmet l'intégralité de son matériel cellulaire et génétique. La division cellulaire est essentielle à la croissance et à l'entretien des tissus . Le phénomène qui permet qu'une cellule puisse en fabriquer deux autres s'appelle la mitose ( figure 2.7 ).

Figure 2.7 Mitose et méiose.
Durant la mitose, on observe essentiellement deux phénomènes : la réplication de l'ADN et la fabrication de deux cellules filles identiques, à partir d'une cellule mère. Lorsqu'une cellule est prête à se diviser, la chromatine forme des filaments (chromatides ) qui s'enroulent sur eux-mêmes ; on les appelle les chromosomes . Les chromosomes sont des molécules d'ADN condensées à l'extrême afin de faciliter une égale répartition du matériel génétique lors de la division cellulaire . Ils portent l'intégralité du patrimoine génétique d'un individu. Les cellules humaines contiennent chacune 46 chromosomes.
Les autres fonctions cellulaires
La cellule est vivante, elle se nourrit en puisant dans le milieu extracellulaire les matériaux indispensables au maintien de son activité et à sa croissance. Ce sont les nutriments . Elle rejette dans le milieu extracellulaire les produits de dégradation inutiles ou toxiques. C'est au travers de la membrane plasmique que vont s'effectuer les différents échanges. Il existe deux sortes d'échange : les échanges transmembranaires et les échanges d'un autre type, par l'intermédiaire des vacuoles (endocytose et exocytose ). La membrane plasmique a une perméabilité sélective.
Les échanges transmembranaires
Il en existe deux sortes.
Le transport passif
Il ne requiert aucune énergie. La majorité des mécanismes de transport passif dépendent du phénomène physique de la diffusion ( figure 2.8 ), c'est-à-dire de la tendance des molécules à se répartir également dans un milieu donné. Le déplacement des molécules se fait des régions où elles sont présentes en concentration plus élevée, vers les régions où leur concentration est plus faible. Dans la diffusion simple, les très petites particules diffusent librement. Lorsque ce sont des molécules d'eau, on parle d'osmose . Si le mécanisme de diffusion est assisté, on parle de diffusion facilitée (exemple : le glucose ).

Figure 2.8 La diffusion.
• L'osmose
C'est le phénomène qui permet aux molécules d'eau de se déplacer d'une solution à forte concentration d'eau vers une solution à faible concentration d'eau (les molécules d'eau se déplacent pour diluer le milieu le plus concentré) ( figure 2.9 ).

Figure 2.9 L'osmose.
L'osmose est le mécanisme par lequel l'eau entre et sort de la cellule. C'est un mécanisme important pour le maintien de l'équilibre hydroélectrolytique du corps.
• La filtration
C'est le mécanisme qui fait passer l'eau et les solutés à travers une membrane ou la paroi d'un vaisseau sous l'action de la pression artérielle du sang (même principe que le filtre à café).
Le transport actif
Il exige de l'énergie et l'intervention active des protéines membranaires, comparables à des passeurs ; leur travail requiert de l'énergie. Ce transport concerne les substances qui sont trop grosses pour traverser la membrane cellulaire ( figure 2.10 ). Les sub-stances intéressées par ce type de transport sont les acides aminés et les ions comme le sodium , le potassium et le calcium .

Figure 2.10 La pompe sodium-potassium.
Les autres types d'échanges
• L'endocytose : elle se produit par invagination de la membrane plasmique ; elle capture ainsi des éléments solides ou liquides ( figure 2.11 ). On distingue deux types d'endocytose : la phagocytose (pour les éléments solides, par exemple les globules blancs qui phagocytent les bactéries et les substances étrangères) et la pinocytose (pour les éléments liquides, par exemple les cellules des reins). Les substances captées par endocytose sont dégradées puis utilisées par la cellule immédiatement, ou stockées à l'intérieur de vacuoles .

Figure 2.11 L’endocytose.
• L'exocytose : c'est le phénomène inverse. Les substances contenues dans les vacuoles sont déversées à l'extérieur, les membranes de la vacuole venant s'intégrer à la membrane plasmique.
En résumé :
Chapitre 3
Le système nerveux
Le système nerveux
Le système nerveux est un système fort complexe qui contrôle toutes les fonctions de l'organisme. Il se compose de centres nerveux, qui sont chargés de recevoir, d'intégrer et d'émettre des informations, et de voies nerveuses qui sont chargées de conduire ces informations en tous points du corps (tous les muscles et les organes du corps dépendent de ces influx pour fonctionner).
Trois systèmes travaillent simultanément pour remplir cette mission :
• le système nerveux central (SNC) ;
• le système nerveux périphérique (SNP) ;
• le système nerveux autonome ou végétatif (SNA).
Le système nerveux central (SNC)
Le système nerveux central , appelé aussi névraxe , comprend la moelle épinière et l'encéphale . Ce dernier est contenu dans la boîte crânienne. Le système nerveux central préside aux relations de l'organisme avec le monde extérieur ; c'est le système de la vie de relation (on pourrait le comparer à un ordinateur qui traite sans arrêt des données et qui exécute en retour des fonctions complexes).
L'encéphale
Logé à l'intérieur de la boîte crânienne, il comprend plusieurs parties ( figure 3.1 ) : le tronc cérébral, le cervelet et le cerveau . Il pèse environ 1 600 grammes chez l'homme et environ 1 450 grammes chez la femme, ce qui est proportionnel à la masse corporelle totale. Ce n'est pas le volume, ni le poids de l'encéphale, mais la complexité des connexions neuronales qui détermine la puissance du cerveau (Einstein, plus grand génie de tous les temps, avait un cerveau de taille moyenne).

Figure 3.1 L'encéphale.
Deux hémisphères cérébraux composent la partie supérieure de l'encéphale. Ils représentent environ 83 % de sa masse totale.
Les hémisphères cérébraux couvrent le diencéphale et le sommet du tronc cérébral , un peu comme le chapeau qui couvre le pied d'un champignon, et sont séparés par un sillon interhémisphérique ( figure 3.2 ).

Figure 3.2 Hémisphère cérébral.
La surface des hémisphères cérébraux, le cortex cérébral, est parcourue de saillies de tissu appelées circonvolutions qui sont séparées par des rainures. Les rainures profondes partagent le cortex en plusieurs parties et sont appelées scissures , tandis que les rainures superficielles séparent les circonvolutions et sont appelées sillons.
Quelques sillons un peu plus profonds que les autres divisent la surface corticale de chaque hémisphère en quatre lobes ( figure 3.3 ) :

Figure 3.3 Les lobes cérébraux.
• le lobe frontal ;
• le lobe pariétal ;
• le lobe occipital ;
• le lobe temporal.
En plus des quatre lobes précités, on décrit encore pour chaque hémisphère deux petits lobes : le lobe limbique enfoui dans le sillon interhémisphérique et le lobe de l'insula enfoui dans le fond de la scissure de Sylvius.
Dans chaque hémisphère, les deux scissures les plus importantes sont la scissure de Sylvius séparant le lobe temporal de l'ensemble des deux lobes, l'un, frontal, et l'autre pariétal, et la scissure de Rolando, séparant le lobe frontal en avant du lobe pariétal en arrière.
À la base de l'encéphale, on trouve deux petites glandes (qui seront étudiées dans le chapitre 10 ), l'une au-dessus de l'autre : l'hypothalamus et l'hypophyse ( figure 3.4 ) qui appartiennent au système endocrinien.

Figure 3.4 L'hypothalamus et l'hypophyse.
Une coupe frontale de l'encéphale expose les trois régions fondamentales de chacun des hémisphères cérébraux soit, de l'extérieur vers l'intérieur : le cortex cérébral, la substance blanche et les noyaux gris centraux .

L'encéphalite est une inflammation de l'encéphale d'origine bactérienne, virale ou parasitaire.
L'encéphalocèle est une hernie d'une partie du cerveau ou du cervelet à travers une ouverture congénitale ou accidentelle du crâne.
Le cortex cérébral
C'est le sommet hiérarchique du système nerveux ( figure 3.5 ). C'est lui qui nous fournit nos facultés de perception, de communication, de mémorisation, de compréhens ion, de jugement et d'accomplissement des mouvements volontaires . Toutes ces facultés relèvent du comportement conscient, ou conscience.

Figure 3.5 Cortex cérébral.
Le cortex cérébral renferme trois types d'aires fonctionnelles :
• les aires motrices, qui président à la fonction motrice volontaire ;
• les aires sensitives, qui permettent les perceptions sensorielles somatiques et autonomes ;
• les aires associatives, qui servent principalement à intégrer les diverses informations sensorielles (les messages des yeux, des oreilles, de la peau) afin d'envoyer des commandes motrices aux effecteurs musculaires et glandulaires.
Aucune aire fonctionnelle n'agit isolément ; le comportement conscient touche, d'une façon ou d'une autre l'ensemble du cortex.
Les aires motrices
Les aires corticales régissant les fonctions motrices sont situées dans la partie postérieure des lobes frontaux . On distingue quatre aires motrices :
L'aire motrice primaire (ou aire motrice somatique)
Les neurones de cette aire appelés cellules pyramidales régissent les mouvements volontaires des muscles squelettiques (contraction musculaire ).

Des lésions de l'aire motrice (comme celle que provoque un accident vasculaire cérébral ) entraînent une paralysie des muscles squelettiques régis par cette aire. Si la lésion touche l'hémisphère droit, c'est le côté gauche qui est paralysé (hémiplégie gauche) et vice versa.
L'aire prémotrice
Elle est située à l'avant du gyrus précentral. Cette aire régit les habilités motrices apprises de nature répétitive (dactylographie, pratique d'un instrument de musique). Elle coordonne les mouvements de plusieurs muscles squelettiques simultanément. On peut comparer cette aire à une banque de données dans laquelle sont enregistrées les activités motrices spécialisées.

La destruction totale ou partielle de l'aire prémotrice entraîne la perte des habilités motrices qui y sont programmées, sans diminuer la force des muscles squelettiques, ni leur capacité d'accomplir des mouvements individuels (il faudra réapprendre l'habilité qui a été perdue).
L'aire motrice du langage (aire de Broca)
Elle est située à l'avant de l'aire prémotrice. Située dans l'hémisphère gauche, elle est un centre moteur du langage, dirigeant les muscles de la langue, de la gorge et des lèvres associés à l'articulation.

Une destruction totale ou partielle de cette aire entraîne une aphasie de Broca qui consiste en la perte de la parole et de la faculté de lire et d'écrire (le sujet est alors incapable de formuler oralement ses idées alors que celles-ci sont intactes dans son esprit). S'y associe presque toujours une hémiplégie avec atteinte de la face et une perte de sensibilité du côté atteint.
L'aire oculomotrice frontale
Elle est située en avant de l'aire prémotrice et commande les mouvements volontaires des yeux.
Les aires sensitives
Contrairement aux aires motrices qui sont limitées au lobe frontal , les aires reliées à la conscience des sensations sont situées dans les lobes pariétal , temporal et occipital. On distingue six aires sensitives :
L'aire somesthésique primaire
Elle se trouve à l'arrière du sillon central. Les neurones de cette aire reçoivent des messages parvenant des récepteurs somatiques de la peau et des muscles squelettiques. Ils localisent la provenance des stimuli. Cette faculté est appelée discrimination spatiale . L'hémisphère droit reçoit les informations sensorielles de la partie gauche du corps et vice versa. Le visage (en particulier les lèvres) et le bout des doigts sont les régions les plus sensibles de l'être humain.
L'aire pariétale postérieure
Elle est située à l'arrière de la précédente et y est reliée par de nombreuses connexions. Sa principale fonction consiste à intégrer les différentes informations somesthésiques et à les traduire en perception de taille, de texture et d'organisation spatiale. Quand on met la main dans sa poche, on identifie les objets qui s'y trouvent grâce aux expériences sensitives enregistrées dans cette aire. Si cette aire est endommagée, on ne peut reconnaître les objets qu'en les regardant.
Les aires visuelles
Elles sont situées dans le lobe occipital de chaque hémisphère et abritent l'aire visuelle primaire qui reçoit les informations en provenance de la rétine et l'aire visuelle associative qui interprète ces stimuli visuels en fonction des expériences visuelles antérieures. C'est grâce à cette dernière que nous pouvons reconnaître une fleur ou un visage. La vision en tant que telle dépend des neurones corticaux de cette aire.

Des lésions de l'aire visuelle primaire entraînent une cécité fonctionnelle. Par ailleurs, les personnes qui ont subi des lésions de l'aire visuelle associative sont capables de voir, mais elles ne comprennent pas ce qu'elles voient.
Les aires auditives
Elles sont situées dans le lobe temporal . On distingue l'aire auditive primaire qui reçoit des influx nerveux provenant des récepteurs auditifs de l'oreille interne et qui en décode l'amplitude, le rythme et l'intensité. Derrière cette aire, on trouve l'aire auditive associative qui permet d'interpréter les stimuli sonores comme des paroles, de la musique, un bruit, etc.
L'aire olfactive
Elle se trouve au creux du lobe temporal dans une région appelée uncus et dans la région située immédiatement devant. Les récepteurs olfactifs situés dans les cavités nasales transmettent des influx nerveux jusque dans cette aire, ce qui permet la perception des odeurs.
L'aire gustative
Elle se trouve au creux du lobe pariétal , près du lobe temporal et elle reçoit les stimuli gustatifs, notamment ceux qui se trouvent à l'extrémité de la langue .
Les aires associatives
Les aires associatives reçoivent et envoient des messages indépendamment des aires sensitives et motrices primaires. On distingue :
Le cortex préfrontal
Il occupe la partie antérieure du lobe frontal . C'est la plus complexe des régions corticales. Il est relié à l'intellect, à la cognition (c'est-à-dire aux capacités d'apprentissage) ainsi qu'à la personnalité. De lui dépendent les idées abstraites, le jugement, le raisonnement, la persévérance, l'anticipation et la conscience.
La croissance du cortex préfrontal s'effectue lentement et il semble qu'elle est largement déterminée par les activations et les inhibitions du milieu social.
Le cortex préfrontal est également associé à l'humeur car il est étroitement lié au système limbique (siège des émotions). C'est l'élaboration de cette région qui distingue l'être humain de l'animal.

Des tumeurs ou d'autres lésions du cortex préfrontal peuvent provoquer des troubles mentaux et des troubles de la personnalité. Elles peuvent causer des « sautes d'humeur » plus ou moins marquées ainsi qu'une perte de l'attention et des inhibitions.
L'aire gnosique ou aire de l'interprétation
C'est une région mal définie du cortex cérébral. Elle comprend des parties du lobe temporal , pariétal et occipital. On ne la trouve que dans l'hémisphère gauche. Cette aire reçoit les informations sensorielles de toutes les aires sensitives associatives et semble constituer un « entrepôt de stockage » pour les souvenirs complexes associés aux perceptions sensorielles . À partir d'un ensemble d'informations sensorielles, elle produit une pensée dont elle envoie le résultat au cortex préfrontal qui y ajoute des touches émotionnelles et détermine la réponse appropriée.

Une lésion de l'aire gnosique provoque l'imbécillité, même si toutes les autres aires sensitives associatives sont intactes. La personne est incapable d'interpréter les situations.
L'aire du langage
Les régions corticales associées au langage se trouvent dans les deux hémisphères. On trouve une aire d'intégration spécialisée, appelée aire de Wernicke , dans la partie postérieure du lobe temporal gauche. Cette aire est appelée « centre de la parole » ; elle permet la compréhension du langage écrit et parlé et permet la prononciation de mots inconnus. Le processus plus complexe de la compréhension du langage se déroule dans les aires préfrontales.

Une atteinte de l'aire de Wernicke est responsable d'une aphasie de Wernicke qui est un trouble du langage portant plutôt sur la compréhension que sur l'expression. La syntaxe et l'articulation ne posent pas trop de problèmes ; le discours est, en revanche, incompréhensible, car dénué de sens. Les propositions s'enchaînent sans construction logique.
Les aires du langage affectif
Elles président aux aspects non verbaux et émotionnels du langage. Elles semblent situées dans l'hémisphère opposé à l'aire motrice du langage et à l'aire de compréhension du langage. Ces aires font que le rythme ou le ton de notre voix, ainsi que nos gestes, expriment nos émotions pendant que nous parlons. Elles nous permettent également de comprendre le contenu émotionnel de ce que nous entendons.

Les troubles des aires du langage affectif portent le nom collectif d'aprosodie (absence d'intonation). Une personne à l'expression fermée qui vous dirait d'une voix atone qu'elle est « heureuse de vous rencontrer » présenterait les signes de ce dérèglement.
La substance blanche cérébrale
Les aires corticales des deux hémisphères communiquent entre elles et avec les centres sous-corticaux du système nerveux central grâce à la substance blanche cérébrale. Cette substance est en grande partie composée de neurofibres myélinisées regroupées en faisceaux.
Les noyaux gris centraux
Au cœur de la substance blanche cérébrale de chaque hémisphère se trouve un groupe de noyaux sous-corticaux appelés noyaux gris centraux . Ils regroupent essentiellement le noyau caudé , le putamen et le globus pallidus ; ces deux derniers formant le noyau lenticulaire ( figure 3.6 ). Chacun des noyaux gris centraux reçoit un grand nombre d'informations sensorielles de l'ensemble du cortex cérébral . Par l'intermédiaire des faisceaux d'association passant par le thalamus , les noyaux gris centraux sont en communication avec l'aire prémotrice et le cortex préfrontal et influencent ainsi les mouvements musculaires dirigés par l'aire motrice primaire (ils jouent un rôle particulièrement important dans le déclenchement et la régulation des mouvements, particulièrement les mouvements lents et soutenus ou stéréotypés (comme le balancement des bras pendant la marche).

Figure 3.6 Les noyaux gris centraux.

Les lésions des noyaux gris centraux provoquent des perturbations de la posture et du tonus musculaire , des mouvements involontaires tels que des tremblements, et une lenteur anormale des mouvements.
Le tronc cérébral
Il est composé du mésencéphale , du pont et du bulbe rachidien ( figure 3.7 ). Le tronc cérébral est semblable à la moelle épinière sur le plan histologique ; il est constitué de substances grises entourées de faisceaux de substances blanches . Les centres du tronc cérébral produisent les comportements automatiques et immuables requis pour la survie. Placé entre le cerveau et la moelle épinière , le tronc cérébral constitue un passage pour les faisceaux ascendants et descendants qui relient les centres supérieurs et inférieurs.

Figure 3.7 Le tronc cérébral.
Le pont est la région comprise entre le mésencéphale et le bulbe rachidien. Il existe dans le pont des noyaux importants qui sont des centres de la respiration. Avec les centres de la respiration du bulbe rachidien, ils concourent au maintien du rythme normal de la respiration.
Le bulbe rachidien constitue un important centre réflexe autonome et il participe au maintien de l'homéostasie. Il contient des noyaux moteurs viscéraux importants :
• le centre cardiaque : il adapte la force et la fréquence cardiaque aux besoins de l'organisme ;
• le centre vasomoteur : il règle la pression artérielle en agissant sur les muscles lisses de la paroi vasculaire ;
• les centres respiratoires : ils régissent le rythme et l'amplitude de la respiration.
D'autres centres gèrent des activités telles que le vomissement , le hoquet, la déglutition , la toux et l'éternuement.
Le cervelet
Il représente environ 11 % de la masse de l'encéphale. Il est situé à l'arrière du pont et du bulbe rachidien ( figure 3.8 ). Le cervelet traite les informations sensorielles reçues de l'aire motrice, de divers noyaux du tronc cérébral et de plusieurs récepteurs sensoriels.

Figure 3.8 Le cervelet.
Il synchronise les contractions des muscles squelettiques de manière à produire des mouvements coordonnés . Il compare sans cesse les intentions du cerveau aux mouvements effectués par le corps et émet les messages visant à effectuer les corrections nécessaires à la précision des mouvements volontaires.
Le cervelet reçoit des informations principalement de l'oreille interne (appareil vestibulaire), mais aussi des yeux , du tronc , etc. Il peut ainsi adapter les positions respectives de chaque segment corporel les uns par rapport aux autres. Il participe à l'équilibration du corps. Il contrôle le tonus musculaire (tonus de posture) : il évite toute tendance à la chute en rétablissant le corps dans une position stable en contractant les groupes musculaires adéquats.

Une lésion cérébelleuse entraîne une perte de l'équilibre, une perte du tonus et de la coordination musculaire.
Protection de l'encéphale
Le tissu nerveux est fragile : une pression, même légère, peut endommager les neurones de manière irréversible. L'encéphale est protégé par une boîte osseuse (la boîte crânienne ou crâne ), des membranes (les méninges ) et un coussin aqueux (le liquide céphalo-rachidien ).
Les méninges
Les méninges ( figure 3.9 ) sont constituées de trois membranes (de l'extérieur vers l'intérieur) :

Figure 3.9 Les méninges.
• la dure-mère : elle tapisse la paroi du crâne. Entre la dure-mère et les os vertébraux, il existe un espace appelé espace épidural (ou péridural) ;
• l'arachnoïde : elle tapisse la face profonde de la dure-mère. En dessous d'elle, on trouve l'espace sous-arachnoïdien rempli de liquide céphalo-rachidien ; cet espace sépare l'arachnoïde de la pie-mère ;
• la pie-mère : elle tapisse la surface de l'encéphale, elle s'enfonce à l'intérieur des sillons. Elle porte à certains endroits les plexus choroïdes qui fabriquent le liquide céphalo-rachidien à partir du plasma sanguin.

La méningite désigne toute inflammation des méninges . Elle est dite cérébrale, spinale ou cérébro-spinale selon qu'elle touche l'encéphale seul, la moelle épinière seule ou bien les deux. Les méningites peuvent être d'origine bactérienne, parasitaire, toxique ou être secondaire à certains processus pathologiques. La méningite la plus grave est la méningite bactérienne à méningocoque qui peut en dehors de tout traitement entraîner un coma.
Le liquide céphalo-rachidien (LCR)
Toutes les cavités du système nerveux central contiennent du liquide céphalo-rachidien .
Son volume est d'environ 130 ml. Son rôle est la protection, le soutien 1 et l'épuration du tissu nerveux. Il peut être prélevé par ponction lombaire dans l'espace intervertébral, entre les 4 e et 5 e vertèbres lombaires (L4–L5).
La moelle épinière
Elle est contenue dans la colonne vertébrale ( figure 3.10 ). Elle s'étend du trou occipital , où elle s'unit au bulbe rachidien , jusqu'à la première vertèbre lombaire (juste sous les côtes ). Elle mesure environ 45 cm de long et 1,5 cm d'épaisseur. Elle se poursuit en bas par un cordon fibreux de 20 cm : le filum terminal . De chaque côté, la moelle épinière donne naissance à 31 paires de racines nerveuses, les nerfs rachidiens . Chaque paire est constituée d'une racine antérieure à fonction motrice et d'une racine postérieure à fonction sensitive.

Figure 3.10 La moelle épinière.
La moelle épinière est constituée de cellules nerveuses groupées en amas et constituant la substance grise. Les cellules nerveuses donnent naissance à des fibres entourées ou non d'une gaine de myéline ; celles-ci sont groupées en faisceaux et forment la substance blanche .
La moelle épinière n'occupe pas la totalité du canal rachidien ; on y trouve également plusieurs enveloppes, les méninges , et du tissu graisseux . En dessous de la 2 e  vertèbre lombaire, la moelle épinière se divise en plusieurs racines qui, regroupées, forment un ensemble qui constitue la queue-de-cheval.

Une section traumatique de la moelle épinière sera responsable, en fonction de sa localisation (cervicale, lombaire), d'une paraplégie ou d'une hémiplégie .
Les mécanismes de l'arc réflexe
L'arc réflexe est le type de fonctionnement médullaire le plus simple ( figure 3.11 ). Exemple : un stimulus douloureux sur un orteil provoque un retrait du pied. Il s'agit d'un réflexe . Le réflexe est donc une réaction automatique qui se produit au niveau d'un organe.

Figure 3.11 L'arc réflexe.
Chronologie de l'arc réflexe
• Une excitation périphérique entraîne la propagation d'un influx nerveux par l'intermédiaire d'un neurone sensitif ;
• l'influx suit la racine postérieure sensitive qui pénètre dans la moelle épinière grâce à son axone jusqu'à la substance grise ;
• cet axone entre en relation soit avec un neurone moteur (motoneurone ) directement, soit avec un neurone intermédiaire (dit neurone d'association ) qui se met ensuite en relation avec un neurone moteur ;
• ce dernier transmettra l'influx nerveux reçu, par l'intermédiaire de sa racine antérieure motrice jusqu'au muscle strié qui réagit.
La moelle épinière est le lieu de passage des faisceaux nerveux que l'on appelle couramment les voies médullaires . On en distingue deux sortes : les voies sensitives et les voies motrices.
Les voies sensitives
• La sensibilité extéroceptive : d'origine cutanée et muqueuse, elle est consciente. Elle assure trois sortes de perception, la sensibilité thermoalgésique (à la chaleur), la sensibilité protopathique (sensibilité tactile grossière) et la sensibilité épicritique (sensibilité tactile fine).
• La sensibilité proprioceptive : sensibilité profonde consciente (douleur) et inconsciente (sensations posturales).
• La sensibilité intéroceptive : elle est inconsciente et d'origine viscérale.
Les voies motrices
On distingue : les voies de la motricité volontaire, qui empruntent le faisceau pyramidal , et les voies de la motricité involontaire, qui empruntent le faisceau extrapyramidal.
Toutes les fibres provenant de la motricité volontaire sont croisées ; s'il existe une atteinte cérébrale à droite, les symptômes moteurs apparaîtront dans l'hémicorps opposé.
Le tissu nerveux
Le système nerveux est composé d'un tissu qui, comme tous les autres tissus de l'organisme, est composé d'une infinité de cellules de formes et de fonctions spéciales, en interaction permanente : les cellules nerveuses ou neurones . À la naissance, il existe un capital qui ne se renouvelle pas. Le système nerveux est un centre de régulation et de communication du corps. Il remplit trois fonctions de base : il détecte les modifications du corps, il les interprète et réagit en déclenchant une action corporelle appropriée.
Les cellules nerveuses
Ce sont des cellules hautement spécialisées dont le rôle est d'acheminer les messages sous forme d'influx nerveux entre les différentes parties du corps ( figure 3.12 ). Les neurones ont une longévité extrême (ils peuvent vivre et fonctionner pendant plus de 100 ans). Leur métabolisme est très élevé ; il requiert une grande quantité d'oxygène et de glucose (ils ne survivent que quelques minutes sans oxygène). L'être humain possède dix milliards de neurones rien que dans le cerveau . La plupart des cellules nerveuses sont formées d'un corps cellulaire dont sont issus un ou plusieurs prolongements neuronaux.

Figure 3.12 La cellule nerveuse.
Les neurones présentent trois structures fonctionnelles communes :
• une structure réceptrice : les dendrites ;
• une structure conductrice : les axones ;
• une structure sécrétrice qui libère les neurotransmetteurs .
Les dendrites
Les dendrites sont des prolongements courts aux ramifications diffuses. Ils forment la structure réceptrice. Ils peuvent recevoir un grand nombre de signaux des autres neurones. Ils transmettent les signaux dans un seul sens, de l'extérieur vers le corps cellulaire.
Les axones (ou cylindraxe)
Chaque neurone est muni d'un axone unique. Leur taille est en rapport avec leur fonction (les axones des neurones moteurs peuvent mesurer un mètre et plus – tout axone long est appelé neurofibre). Plus le diamètre de l'axone est grand, plus les influx nerveux cheminent rapidement. Les axones constituent la structure conductrice du neurone. Ils conduisent l'influx nerveux dans un seul sens : du corps de la cellule vers les effecteurs musculaires et glandulaires.
Les fibres nerveuses
Les prolongements des neurones, dendrites ou axones sont pourvus d'une enveloppe. On donne à l'ensemble le nom de fibre nerveuse . Celle-ci peut être de deux sortes :
• la gaine de myéline ( figure 3.13 ), riche en lipides (à l'intérieur) ;

Figure 3.13 La gaine de myéline.
• la gaine de Schwann qui sécrète la myéline (à l'extérieur).
La connexion des cellules nerveuses
Le tissu nerveux est formé d'un grand nombre de neurones juxtaposés. Ils s'articulent entre eux ; c'est ce que l'on appelle une synapse ( figure 3.14 ). L'information est transportée sous la forme d'un influx nerveux . Il existe trois types de synapses :

Figure 3.14 La synapse neuromusculaire.
• les synapses neuroneuronales (entre deux neurones) ; dans ce premier cas, l'influx passe du corps de la première cellule, il suit l'axone , puis la synapse et la dendrite de la deuxième cellule ;
• les synapses neuromusculaires (entre un neurone et un muscle) ; dans ce second cas, l'influx passe du corps cellulaire du neurone , il suit l'axone , puis la synapse et enfin le muscle (plaque motrice ) ;
• les synapses neurotissulaires ou viscérales.
Classification fonctionnelle des neurones
Les neurones sensitifs ou neurones afférents
Ils transmettent les influx des récepteurs sensoriels de la peau ou des organes internes vers le système nerveux central .
Les neurones moteurs ou neurones efférents
Ils transportent l'influx nerveux hors du SNC, vers les organes effecteurs (les muscles et les glandes). Tous les neurones moteurs forment une synapse avec leurs cellules effectrices . Cette jonction s'appelle une plaque motrice .
Les interneurones ou neurones d'association
Ils sont situés entre les neurones sensitifs (voies afférentes) et les neurones moteurs (voies efférentes) ; ils servent de relais aux influx nerveux qui sont acheminés vers le SNC où s'effectue l'analyse des informations sensorielles.
Le système nerveux périphérique (SNP)
Le système nerveux périphérique est formé de l'ensemble des nerfs qui relient le système nerveux central (SNC) aux organes sensitifs et moteurs. Selon leur origine, ils se divisent en nerfs crâniens et en nerfs rachidiens .
Les nerfs
Un nerf est un organe en forme de cordon qui appartient au système nerveux périphérique. La taille des nerfs varie, mais pas leur composition : ils sont tous formés de faisceaux parallèles d'axones périphériques entourés d'enveloppes superposées de tissu conjonctif.
Le système nerveux périphérique comprend une voie sensitive (afférente) et une voie motrice (efférente). Par conséquent, on classe les nerfs selon le type d'influx nerveux qu'ils acheminent, soit une information sensorielle, soit une commande motrice :
• les nerfs, qui transmettent simplement les influx vers le SNC sont des nerfs sensitifs (afférents ) ;
• les nerfs qui conduisent simplement les influx provenant du SNC sont des nerfs moteurs (efférents ) ;
• les nerfs qui contiennent des neurofibres sensitives et des neurofibres motrices sont des nerfs mixtes .
Pour des raisons de commodité, on classe les nerfs périphériques en nerfs crâniens et en nerfs rachidiens , selon qu'ils émergent de l'encéphale ou de la moelle épinière du SNC.
Les nerfs crâniens
Il en existe 12 paires ( figure 3.15 ). On distingue trois types de nerfs crâniens :

Figure 3.15 Les nerfs crâniens.
• les nerfs sensoriels ou sensitifs (nerfs olfactif, optique et auditif) ;
• les nerfs moteurs (nerfs moteurs oculaires communs, externe, spinal et grand hypoglosse) ;
• les nerfs mixtes (moteurs et sensitifs) : les nerfs trijumeau, facial, glossopharyngien et pneumogastrique.
Les nerfs rachidiens
Il existe 31 paires de nerfs rachidiens ( figure 3.16 ). Ils proviennent de la moelle épinière ou s'y rendent. Ce sont des nerfs mixtes qui contiennent des fibres sensitives et motrices. Les nerfs rachidiens sont groupés en plexus , on en compte six :

Figure 3.16 Les nerfs rachidiens.
• le plexus cervical (quatre premiers nerfs rachidiens cervicaux) ;
• le plexus brachial (quatre derniers nerfs rachidiens cervicaux et 1 er nerf dorsal) ;
• le plexus lombaire (quatre premiers nerfs rachidiens lombaires) ;
• le plexus sacré (formé par l'union du tronc lombo-sacré et des trois premiers nerfs rachidiens sacrés) ;
• le plexus honteux formé par le nerf honteux interne (deuxième, troisième et quatrième nerf sacré) ;
• le plexus sacrococcygien (cinquième nerf sacré et nerf coccygien).
Le système nerveux autonome (ou végétatif)
Il est chargé de réguler la vie intérieure ou vie végétative. Cette régulation se fait de manière inconsciente (ce qui permet aux organes de continuer de fonctionner lors d'un état comateux ou lors du sommeil). Il gère la sensibilité des viscères et règle leur fonctionnement. Il commande la musculature lisse, les fibres musculaires cardiaques et les glandes.
Anatomiquement, il comprend des centres nerveux de contrôle et des voies conductrices, sensitives et motrices. Ces dernières sont divisées en deux systèmes particuliers :
• le système sympathique ;
• le système parasympathique .
Fonctionnellement, leurs actions sont antagonistes ( figure 3.17 ).

Figure 3.17 Sympathique et parasympathique.
Le système sympathique
Les centres sympathiques sont situés dans la moelle épinière , étagés de la 8 e cervicale à la 2 e lombaire :
• C8 à D2 : centres des muscles, de l'iris et du cœur ;
• D3 à D5 : centre broncho-pulmonaire ;
• D6 à L2 : centres des viscères abdominaux et pelviens.
Le système sympathique est accélérateur. Il active le fonctionnement des organes :

– œil = mydriase ;
– peau = horripilation, sudation ;
– cœur = accélération de la fréquence, de la contraction, etc. ;
– bronches = dilatation, augmentation des sécrétions bronchiques ;
– vaisseaux = vasoconstriction .
Le système parasympathique
Il est constitué de fibres nerveuses issues de deux sources :
• les fibres parasympathiques annexées à certains nerfs crâniens dont elles suivent le trajet ;
• les centres parasympathiques situés dans la moelle épinière étagés sur les quatre premiers segments sacrés (ces derniers contrôlent les organes urogénitaux et le rectum).
Les effets du système parasympathique sont antagonistes à ceux du système sympathique ; il est modérateur, il ralentit le fonctionnement des organes :

– œil = myosis ;
– peau = aucune action ;
– cœur = diminution de la fréquence, de la contractilité, etc. ;
– bronches = constriction bronchique ;
– vaisseaux = vasodilatation .

Pour fonctionner correctement ces deux systèmes ont besoin de médiateurs chimiques ; ce sont des neurotransmetteurs : l'acétylcholine et la noradrénaline . Ils sont libérés par les fibres nerveuses du système nerveux autonome . Les fibres nerveuses libérant l'acétylcholine sont dites cholinergiques ; les fibres nerveuses libérant la noradrénaline sont dites adrénergiques .
• l'acétylcholine est le neurotransmetteur du système parasympathique ;
• la noradrénaline est le neurotransmetteur du système sympathique.

Ils transmettent l'influx nerveux au niveau des ganglions des organes cibles (œil, cœur, vaisseaux, peau, etc.). Ces ganglions récepteurs sont dits cholinergiques ou adrénergiques, selon qu'ils captent l'acétylcholine ou la noradrénaline ( figure 3.18 ).

Figure 3.18 Connexion nerveuse des organes.

1 En flottant dans le LCR, l'encéphale qui est gélaineux perd 97 % de son poids et évite ainsi de s'effondrer sur lui-même.
Chapitre 4
Les os, les muscles, les articulations
Le tissu osseux
Le tissu osseux est le tissu le plus dur du corps humain. C'est grâce à lui que s'établit notre charpente et que nos organes sont protégés.
Rôles du système osseux
• Il a un rôle de soutien.
• Il a un rôle de protection (le cerveau , le cœur , les poumons et la moelle épinière ).
• Il joue un rôle dans les mouvements : grâce aux muscles et aux articulations , les os reliés entre eux sont capables de bouger.
• Il joue un rôle dans le stockage des sels minéraux : les os servent de réserve essentiellement au calcium , au magnésium et au phosphore . Ils les redistribuent en fonction des besoins de l'organisme.
• Il joue un rôle dans la formation des cellules sanguines à partir de la moelle rouge enfermée dans la cavité médullaire de certains os (c'est l'hématopoïèse ).
Composition du tissu osseux
La composition chimique du tissu osseux
Le tissu osseux est un tissu conjonctif qui s'est minéralisé grâce au dépôt des sels minéraux. Il est composé d'une partie organique et d'une partie minérale :
• la partie organique est faite de fibres de collagène (95 %) qui baignent dans une substance, la substance fondamentale. À eux deux, ils forment la substance ostéoïde. Cette partie organique représente la charpente véritable du tissu osseux ; elle donne à l'os sa résistance, sa flexibilité et sa forme ;
• la partie minérale est composée de sels minéraux complexes : phosphate de calcium (80 %), carbonate de calcium (14 %), phosphate de magnésium et fluorure de calcium (6 %).
Les sels minéraux donnent à l'os sa rigidité et sa dureté ; s'ils sont détruits, on parle de décalcification , l'os devient alors souple et flexible (c'est le cas après la ménopause ).
Les cellules osseuses
On distingue plusieurs sortes de cellules osseuses au sein de la substance fondamentale :
• les ostéoblastes : ce sont les cellules formatrices du tissu osseux. Elles produisent le collagène et les constituants de la substance fondamentale ;
• les ostéocytes ( figure 4.1 ) : ce sont les cellules nutritives du tissu osseux, de forme étoilée avec des prolongements qui unissent les cellules osseuses entre elles ;

Figure 4.1 Ostéocyte.
• les ostéoclastes ( figure 4.2 ) : ce sont des cellules destructrices du tissu osseux. Ce sont d'énormes cellules très mobiles.

Figure 4.2 Ostéoclaste.
La forme des os
La forme des os est variable ( figure 4.3 ) ; elle dépend de leur fonction et de leur situation dans le corps. On distingue :

Figure 4.3 Différents types d'os.
• les os longs (A) : ils sont constitués d'un corps ou diaphyse , de deux extrémités ou épiphyses, d'un canal médullaire creusé au centre de la diaphyse (fémur , humérus ( figure 4.4 )) ;

Figure 4.4 Os long.
• les os plats (B) : l'épaisseur de ces os est minime par rapport à leur longueur ou à leur largeur (omoplate , os du crâne : frontal, pariétal). Ils sont formés par de l'os spongieux placé entre deux couches d'os compact ;
• les os courts (C, D) : ils sont à peu près cubiques, longueur, largeur et épaisseur sont à peu près identiques (vertèbres , os du carpe, os du tarse). Ils sont petits, mais très solides.
En plus de ces principales formes, il existe également :

– les os pneumatiques : ils sont de forme variable. Ils sont tapissés d'une muqueuse et ils limitent une cavité remplie d'air (l'ethmoïde , le sphénoïde ) ;
– les os sésamoïdes : ce sont de petits os, de forme généralement arrondie. On les trouve dans le squelette de la main et du pied ; ils sont fréquemment inclus dans l'épaisseur d'un tendon . Le plus volumineux est la rotule .
L'ossification et la croissance osseuse
Le processus d'ossification
Le développement de l'os est appelé l'ostéogenèse ou ossification . Elle débute vers la sixième semaine de la vie embryonnaire et se poursuit jusqu'à l'âge de 12 ans. Les os des enfants ne sont pas complètement durs car ils sont formés par du cartilage.
La croissance osseuse
La croissance osseuse d'un os long se caractérise par une croissance en longueur et en épaisseur ( figure 4.5 ). La croissance en longueur se fait grâce au cartilage de conjugaison . C'est une ossification progressive menée par les ostéoblastes jusqu'à ce que l'os soit mature (entre 18 et 25 ans).

Figure 4.5 La croissance osseuse.
La croissance en épaisseur se fait grâce au périoste . Elle s'effectue au niveau de la diaphyse par addition successive de nouvelles couches osseuses. La cavité ou canal médullaire se forme en même temps sous l'action des ostéoclastes .
Tout au long de la vie, l'os est en constant renouvellement, mais, pour que ces modifications s'effectuent correctement, il est nécessaire d'avoir un apport en calcium et phosphore suffisant. Ce sont ces deux éléments qui assurent à l'os sa solidité. Il faut également un apport en vitamines et notamment en vitamine D (vitamine de croissance) et l'influence de certaines hormones (hormone de croissance , hormones sexuelles , hormones thyroïdiennes ).

En cas de fracture osseuse, le médecin met en contact les deux extrémités de l'os cassé. Le périoste produit alors des ostéoblastes qui vont former autour de l'os fracturé une espèce de manchon osseux, appelé cal . Le cal osseux réunit les deux extrémités jusqu'à ce que l'os mature soit reconstruit. Il disparaît en partie en quelques mois ou quelques années ( figure 4.6 ).

Figure 4.6 Le cal osseux.
L'ostéoporose est une atteinte du tissu osseux provoquée par une déminéralisation généralisée du squelette (manque en calcium , magnésium ). C'est une affection douloureuse qui touche souvent les femmes après la ménopause . Cette maladie associe des déformations osseuses, voire des fractures qui se produisent à l'occasion de chutes minimes. Elle est souvent, en dehors d'un traitement précoce, à l'origine d'une impotence fonctionnelle très lourde, chez la femme âgée. Une hormonothérapie de substitution sera alors proposée.
Le squelette
L'ostéologie est l'étude des os et des cartilages . Le squelette humain comprend 206 os. Ils ont un rôle de protection et de levier quand nous accomplissons les mouvements . On peut diviser le squelette en deux parties distinctes ( figure 4.7 ) :

Figure 4.7 Squelette axial et appendiculaire.
• le squelette axial : crâne , os hyoïde , rachis , sternum et côtes ;
• le squelette appendiculaire : ceinture scapulaire , membres supérieurs, ceinture pelvienne et membres inférieurs.
Le squelette axial
Il comprend les os se trouvant près de l'axe médian du corps : la tête , la colonne vertébrale et la cage thoracique.
Le squelette de la tête
Le squelette de la tête comprend 22 os. Il se compose de deux parties : les os du crâne et les os de la face.
• Les os du crâne : le crâne est formé de huit os ( figure 4.8 ) :

Figure 4.8 Les os du crâne.
– le frontal : le front et une partie des orbites ;
– l'ethmoïde : entre le sphénoïde et les os propres du nez ;
– le sphénoïde : fosse moyenne de la base du crâne ;
– l'occipital : partie postérieure du crâne et une partie de la base ;
– les deux pariétaux : partie latérale et voûte du crâne ;
– les deux temporaux : partie inférieure et latérale du crâne.
À l'intérieur du crâne est logé l'encéphale , la partie supérieure de la boîte crânienne s'appelle la voûte du crâne. La base du crâne comporte de nombreux orifices qui sont les lieux de passages des vaisseaux et des nerfs de l'encéphale. La région de la fosse temporale est très fragile, c'est là où la boîte crânienne est la plus mince.
Le crâne des nouveau-nés n'est pas encore complètement mature. La suture terminale des différents os se fait tardivement (entre le 5 e et le 24 e mois). Les espaces non encore ossifiés, et donc particulièrement fragiles, sont appelés fontanelles ( figure 4.9 ). Ces cartilages sont utiles au moment de la naissance, car ils permettent de diminuer le diamètre du crâne du nouveau-né afin de faciliter son passage dans la filière génitale (les os du crâne se chevauchant légèrement lors de l'accouchement).

Figure 4.9 Le crâne du nouveau-né.
• Les os de la face : ils sont au nombre de 14 os et comprennent les os suivants ( figure 4.10 ) :

Figure 4.10 Les os de la face.
– les deux os malaires (zygomatiques) : ils s'articulent avec les os temporaux (joues et orbites) ;
– les deux os propres du nez (arête du nez) ;
– les deux os lacrymaux (paroi interne de l'orbite) ;
– les deux os palatins (partie postérieure du palais) ;
– les deux cornets inférieurs (fosse nasale) ;
– le vomer (partie inférieure de la cloison nasale) ;
– l'os maxillaire (mâchoire supérieure) ;
– la mandibule ou maxillaire inférieur (seul os mobile) ;
– l'os hyoïde : c'est un os unique qui n'appartient pas au squelette de la tête et qui ne s'articule avec aucun autre os. Il sert de soutien à la langue et est situé entre la mandibule et le larynx ( figure 4.11 ).

Figure 4.11 L'os hyoïde.

À la naissance, lorsque les apophyses palatines ne se rejoignent pas, il se produit une fente palatine , plus ou moins associée à une fissure labiale de la lèvre supérieure : c'est le bec de lièvre . Lorsqu'on ouvre grand la bouche, on peut déloger les mandibules des cavités temporales, ce qui provoque une luxation de mâchoire.
Le squelette de la colonne vertébrale ou rachis
Le rachis comprend la colonne vertébrale et les parties molles qu'elle contient (moelle épinière , méninges ) et qu'elle protège. Il soutient la tête et nous permet de nous tenir en position debout ( figure 4.12 ).

Figure 4.12 La colonne vertébrale.
La colonne vertébrale est un canal osseux, flexible, constitué de vertèbres superposées et articulées entre elles. La colonne vertébrale représente l'axe du tronc (rachis + cage thoracique ). Elle présente quatre courbures : deux s'incurvent vers l'arrière ou cyphose (courbe convexe), et deux autres s'incurvent vers l'avant ou lordose (courbe concave). Ces courbes sont importantes car elles augmentent la résistance de la colonne vertébrale ( figure 4.13 ).

Figure 4.13 Les courbures anormales du rachis.
Les vertèbres : elles sont au nombre de 33 à 34 ( figure 4.14 ), on distingue successivement :

Figure 4.14 Les vertèbres.
• les sept vertèbres cervicales ;
• les 12 vertèbres dorsales ;
• les cinq vertèbres lombaires ;
• les cinq vertèbres sacrées formant un os unique : le sacrum ;
• les quatre ou cinq vertèbres coccygiennes formant un os rudimentaire : le coccyx .
Les deux premières vertèbres cervicales ont une forme particulière. Elles font la liaison entre le crâne et la colonne vertébrale. Ce sont l'atlas et l'axis .

Chaque vertèbre est séparée par un disque fibro-cartilagineux qui constitue l'articulation et absorbe les chocs verticaux. La hernie discale est la sortie, hors de la cavité qui le contient, du noyau du disque ( figure 4.15 ). Il s'ensuivra une compression d'une ou de plusieurs racines nerveuses. C'est ce type de compression qui est à l'origine des douleurs sciatiques (syndrome dont l'élément principal est une douleur très vive siégeant le long du trajet du nerf sciatique et de ses branches).

Figure 4.15 Hernie discale.
Le squelette de la cage thoracique
Il est constitué par la colonne vertébrale en arrière, latéralement par les côtes et par le sternum en avant ( figure 4.16 ). Son rôle est de protéger les organes intrathoraciques (cœur et poumons ). La cage thoracique, grâce à l'amplitude de ses mouvements (augmentation ou diminution de sa capacité), joue un rôle fondamental dans les phénomènes respiratoires.

Figure 4.16 La cage thoracique.
Les côtes
Il existe 12 paires de côtes , réparties en trois groupes :
• les vraies côtes (sept premières paires) : elles sont reliées en avant au sternum par leur propre cartilage ;
• les fausses côtes (huitième, neuvième et dixième paires) : elles sont reliées en avant au sternum par un cartilage commun ;
• les côtes flottantes (11 e et 12 e paires) : elles se terminent par un cartilage libre et ne sont pas reliées au sternum.
Le sternum
C'est un os plat où les sept premières paires de côtes viennent se fixer. Il comprend trois parties : le manubrium (la partie supérieure), le corps (la partie centrale) et l'appendice xiphoïde (la partie inférieure). C'est au niveau du sternum rempli de moelle osseuse rouge que se font les biopsies de moelle osseuse (ponction sternale ).
Ces biopsies ont un but diagnostique pour les maladies hématologiques, telles que les leucémies .
Le squelette appendiculaire
Il comprend les os des membres ainsi que les ceintures osseuses.
Le squelette du membre supérieur ( figure 4.17 )

Figure 4.17 Les os du bras.
• la ceinture scapulaire : c'est l'ensemble formé par l'omoplate et la clavicule . Ces deux éléments s'articulent grâce au ligament acromio-claviculaire ;
• le bras : il est constitué par un seul os, l'humérus . C'est un os long qui s'articule en haut avec l'omoplate et en bas avec le cubitus (trochlée ) et le radius (condyle ). L'articulation scapulo-humérale relie le bras à l'omoplate ; elle est souvent sujette aux luxations (la tête humérale sort de la cavité glénoïde ) ;
• l'avant-bras : les os de l'avant-bras sont le radius (en dehors vis-à-vis du pouce) et le cubitus (en dedans). Ils sont articulés, en haut avec l'humérus et en bas avec le massif carpien. L'articulation entre l'humérus, le radius et le cubitus forme le coude ;
• le poignet : également appelé carpe, il est constitué par huit os carpiens ( scaphoïde , semi-lunaire, pyramidal, pisiforme, trapèze, trapézoïde, grand os et os crochu) ;
• la main : elle est constituée par les cinq os métacarpiens et par les phalanges (14 os) qui forment le squelette des doigts ( figure 4.18 ).

Figure 4.18 Les os de la main.
Le squelette du membre inférieur
La ceinture pelvienne ou squelette du bassin
Elle est constituée par le sacrum et le coccyx en arrière et en avant, et latéralement par les deux os iliaques ( figure 4.19 ). L'os iliaque comprend trois parties, l'ilion , le pubis et l'ischion . Les deux os iliaques sont unis entre eux par la symphyse pubienne (ligament interpubien). Il existe une différence morphologique entre le bassin de l'homme et celui de la femme. Le bassin de la femme est plus large de manière à permettre le passage du bébé lors de l'accouchement.

Figure 4.19 L'os iliaque.
Le squelette de la cuisse
Il est constitué d'un seul os, le fémur ( figure 4.20 ). C'est l'os le plus long du corps. La tête fémorale s'articule avec le bassin grâce à l'articulation coxo-fémorale. L'extrémité inférieure du fémur est constituée de deux tubérosités articulaires, les condyles fémoraux qui s'articulent avec le tibia , grâce à une surface articulaire unique, la trochlée fémorale. Chez la personne âgée, la fracture col du fémur est assez fréquente.

Figure 4.20 Le fémur.
La rotule
C'est un os sésamoïde aplati, de forme triangulaire, qui s'insère dans le tendon quadriceps reliant la cuisse à la jambe.
Le squelette de la jambe
Il est constitué de deux os, le tibia et le péroné . Le péroné est situé à l'extérieur du tibia. Ils sont unis l'un à l'autre par le ligament interosseux de la jambe. Le tibia et le péroné ( figure 4.21 ) s'articulent avec l'astragale grâce à leurs malléoles interne et externe , et grâce aux ligaments interne et externe.

Figure 4.21 Le tibia et le péroné.
Le squelette du pied comprend trois parties ( figure 4.22 )

Figure 4.22 Le squelette du pied.
• Le tarse est constitué de sept os (l'astragale qui prend en charge le poids du corps sur le pied , le calcanéum , le scaphoïde , les trois os cunéiformes , le cuboïde).
• Le métatarse est composé de cinq os métatarsiens .
• Les orteils ou phalanges sont au nombre de quatorze.

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