L essentiel de l imagerie médicale : Sein
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L'essentiel de l'imagerie médicale : Sein , livre ebook

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Description

Ce volume sur le Sein traite en 250 pages et 385 illustrations de toutes les pathologies observées depuis les adénomes bénins jusqu'au carcinome mammaire en passant par les traumatismes, l'étude radiologique des prothèses mammaires.
Ce livre Sein intéressera les radiologues, internes, chefs de clinique, étudiants en radiologie, gynécologues, endocrinologues.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2009
Nombre de lectures 91
EAN13 9782257204875
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,03€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

La collection
La collection « l’Essentiel de l’Imagerie Médicale » englobe tous les diagnostics les plus importants de chaque spécialité clinique. Les différents volumes de la collection correspondent soit à une région anatomique : encéphale, tête et cou, moelle et rachis, sein, coeur, thorax, vaisseaux, appareil locomoteur, appareil uro-génital, appareil digestif, soit à une discipline médicale spécifi que : pédiatrie, radiologie interventionnelle… Dans ces volumes, le lecteur trouvera le maximum d’informations nécessaires à sa pratique quotidienne de radiologue, très rapidementaccessibles.
Toutes les techniques utilisées sont traitées : radiologie standard, échographie, opacifi cations vasculaires, TDM, IRM. Dans chaque volume, toutes les pathologies traitées sont rédigées selon le même plan : défi nition, épidémiologie, étiologie, anomalies radiologiques typiques, diagnostic différentiel, orientations thérapeutiques, pièges et artéfacts, références bibliographiques clefs, le tout très richement illustré de documents de grande qualité.
Chez le même éditeur
Dans la collection « l'Essentiel de l'Imagerie Médicale »
Appareil urogénital, par Bernd Hamm, Patrick Asbach, Dirk Beyersdorff, Patrick Hein, Uta Lemke
Appareil digestif, par H.-J. Brambs
Appareil Locomoteur, par M. Reiser, A. Baur-Melnyk et C. Glaser
Encéphale, par K.þSartor, S.þHähnel et B.þKress
Cœur, par C.D. Claussen, S. Miller, M. Fenchel, U. Kramer et R. Riessen
Sein, par U. Fischer, F. Baum
Tête et cou, par U. Mödder, M. Cohnen, K. Andersen, V. Engelbrecht et B. Fritz
Pédiatrie, par G. Staatz, D. Honnef, W. Piroth et T. Radkow
Moelle et rachis, par H. Imhof, B. Halpern, A.M. Herneth, K. Friedrich, M. Matzner, Ch. Müller-Mang, I.-M. Nöbauer-Huhmann, D. Prayer, O. Sommer, F. Wolf
Dans la collection « Atlas de poche »
Atlas de poche d'Anatomie en coupes sériées, TDM-IRM 3 e éd, par T.B. Möller et E. Reif - 1 • Tête et cou - 2 • Thorax, cœur, abdomen et pelvis - 3 • Appareil locomoteur
Atlas de poche d'échographie, par B. Block
Guide de poche d'échographie cardiaque, par T. Böhmeke et R. Doliva
Atlas de poche d'échocardiographie trans-œsophagienne, par C.A. Greim et N. Roewer
Atlas de poche de radiologie dentaire, par F.A. Pasler et H. Visser
Dans la collection « Imagerie médicale » dirigée par Henri Nahum
Traité d'imagerie médicale, par H. Nahum
Imagerie du cœur et des artères coronaires, par O. Vignaux
Imagerie pédiatrique et fœtale, par C. Adamsbaum
Imagerie thoracique de l'adulte, 3 e édition, par Ph. Grenier
Imagerie de l'appareil génito-urinaire, par O. Hélénon
Imagerie du foie, des voies biliaires, du pancréas et de la rate, 2 e édition, par V. Vilgrain et Y. Menu
Imagerie ostéo-articulaire, par J.-D. Laredo, G. Morvan et M. Wybier
Imagerie du système nerveux : l'encéphale, par C. Marsault
Imagerie de la moelle et du rachis, par P. Halimi
Imagerie de l'oreille, par F. Veillon
Imagerie de la prostate, par F. Cornud, X. Belin et G. Fromont
Imagerie du SIDA, par H. Nahum
Imagerie et urgences, par J.-M. Bruel et F.-M. Lopez
Imagerie maxillo-faciale, par N. Martin-Duverneuil et J. Chiras
Imagerie de l'appareil digestif opéré, par M. Zins, A. Sauvanet
Copyright © of the original English language edition 2008 by Georg Thieme Verlag KG, Stuttgart, Germany Original title : Direct Diagnosis in Radiology : Breast Imaging by Uwe Fischer, Friedemann Baum and Susanne Luftner-Nagel
Direction éditoriale : Andrée Piekarski
Suivi éditorial : Cécile Foullon et Brigitte Peyrot
Fabrication : Carine Weber
Couverture Studio Flammarion
EAN numérique : 978-2-257-20487-5
© 2010, Lavoisier SAS pour la traduction française.
11, rue Lavoisier
75008 Paris
Les auteurs
Uwe Fischer, MD
Associate Professor
Women's Health Care Center
Göttingen, Allemagne
Friedemann Baum, MD
Women's Health Care Center
Göttingen, Allemagne
Susanne Luftner-Nagel, MD
Women's Health Care Center
Göttingen, Allemagne
Dessins :
Emil Wolfgang Hanns, Schriesheim, Allemagne.
SOMMAIRE
1. Techniques
Échographie
Exposition aux rayons X
Mammographie : projection cranio-caudale
Mammographie : projection médio-latérale oblique
Mammographie : compression focalisée
Mammographie : centrée agrandie
Galactographie
Mammographie numérique
IRM mammaire
Ponction cytologie à l'aiguille fine
Biopsie au trocart
Biopsie aspiration stéréotaxique
Repérages préopératoires
Lymphonœud sentinelle
2. Nomenclature et résultats
Critères diagnostiques en échographie
Critères diagnostiques en mammographie
Critères diagnostiques en IRM mammaire
Critères de qualité PGMI
Types de densité
BI-RADS (breast imaging report and data system)
Images normales
Asymétrie
Désorganisation architecturale
Anomalies cutanées
Anomalies du mamelon
Écoulement non hémorragique
Écoulement hémorragique
Opacité : forme
Opacité : contour
Opacité : densité
Répartition des microcalcifications
Microcalcifications monomorphes
Microcalcifications polymorphes/pléomorphes
Microcalcifications amorphes
Calcifications bénignes
3. Affections bénignes
Lymphonœuds axillaires et intramammaires
Lésions cutanées
Maladie de Mondor
Abcès
Adénome
Adénose
Hyperplasie lobulaire atypique (HLA)
Fibroadénome hyalinisé
Fibroadénome myxoïde
Fibroadénome géant
Fibrose mammaire
Hamartome
Hémangiome
Lipome
Mastite
Papillome
Papillomes périphériques multiples
Mastite à plasmocytes
Radial scar
Adénome tubulaire
Kyste simple
Kyste complexe
Gynécomastie
Pseudo-gynécomastie
Modifications mammaires durant la grossesse
4. Lésions frontières
Hyperplasie canalaire atypique (HCA)
Carcinome lobulaire in situ (CLIS)
5. Carcinome mammaire
Facteurs de risque
Paramètres d'évaluation du dépistage
Diagnostic précoce
Génomique du cancer du sein (BRCA)
Carcinome canalaire in situ (CCIS, bas grade)
Carcinome canalaire in situ (CCIS, grade intermédiaire)
Carcinome canalaire in situ (CCIS, haut grade)
Carcinome canalaire invasif (CCI)
Carcinome lobulaire invasif, forme nodulaire
Carcinome lobulaire invasif, forme diffuse
Carcinome papillaire invasif
Carcinome médullaire
Carcinome mucineux
Carcinome tubulaire
Carcinome inflammatoire
Carcinome mammaire chez l'homme
Maladie de Paget du mamelon
Récidive locale
Composants tumoraux intracanalaires extensifs
Tumeurs multifocales
Tumeurs multicentriques
6. Autres lésions malignes
Tumeurs phyllodes
CUP syndrome
Sarcome
Lymphome
Métastases intramammaires
7. Lésions post-traumatiques
Hématome organisé
Cytostéatonécrose récente
Cytostéatonécrose ancienne
Kyste huileux
Modifications postopératoires
Modifications post-radiothérapiques
Chirurgie plastique réductrice
8. Prothèses
Prothèses mammaires
Fuites de gel
Rétraction capsulaire
Rupture intracapsulaire
Rupture extracapsulaire
Liste des abréviations
ACR American College of Radiology
BI-RADS Breast imaging and reporting data system
BRCA Breast cancer gene/Facteurs génétiques de carcinome mammaire
CC Mammographie en projection cranio-caudale (face)
CCI Carcinome canalaire invasif
CCIS Carcinome canalaire in situ
CLI Carcinome lobulaire invasif
CLIS Carcinome lobulaire in situ
CUP Carcinoma of unknown primary/Carcinome d'origine inconnue
DD Diagnostic différentiel
EG Séquence en écho de gradient
HCA Hyperplasie canalaire atypique
HLA Hyperplasie lobulaire atypique
IR Séquence en inversion-récupération
MIP Reconstruction MIP : maximum intensity projection
MLO Mammographie en projection médio-latérale oblique (oblique externe)
PGMI Qualité d'image du dépistage britannique : perfect, good, moderate, inadequate
SE Séquence en spin écho
T1 Séquence pondérée en T1
T2 Séquence pondérée en T2
TSE Séquence turbo spin écho
Techniques

Échographie
Définition
Modalité d’imagerie utilisant les ondes ultrasonores ● Imagerie par réflexion tissulaire spécifique des ultrasons.
Indications
Évaluation de nodules mammaires palpables ● Évaluation d’anomalies mammographiques cliniquement inapparentes ● Étude complémentaire des seins denses à la mammographie ● Étude après chirurgie de reconstruction ou d’augmentation avec implants de silicone ● Examen complémentaire chez les patientes à haut risque ● Guidage de techniques interventionnelles.
Conditions techniques de l’appareillage
Calibration de la vitesse du son à 1 540 m/s ● Mode B avec balayage automatique ● Matrice d’image avec plus de 16 échelles de gris ● Puissance d’émission réglable ● Erreur de mesure < 3 p. 100 ● Document image avec échelle de mesure ● Indication de la fréquence nominale ● Indication de l’analyse du signal.
Modalités techniques
Document numérique ou imprimé ● Fréquence du transducteur > 5 MHz ou transducteur multifréquence ● Cadence d’image > 12 images/s ● 128 échelles de gris ● Champ d’image au moins 5 cm à 1,5 cm de profondeur ● Foyer variable ● Indication sur l’écran du moniteur : nom du patient, date, type de sonde, échelle de mesure, schéma corporel, puissance, ajustement en profondeur, échelle de profondeur ● Enregistrement symétrique (droite/gauche) ● Visualisation des irrégularités de paroi en cas de tumeur ● Visualisation de kystes à partir de 4 mm de taille (mieux : 2 mm) ● Profondeur d’examen au moins 4 cm.
Critères d’analyse
● Échogénicité de la lésion comparée à l’environnement.
● Présence d’une paroi lésionnelle hyperéchogène.
● Forme (ronde, ovale, lobulée, irrégulière).
● Bord (circonscrit, microlobulé, inapparent, mal défini, spiculé).
● Tissu environnant (interruption de structures, ligaments de Cooper).
● Transmission des ultrasons (renforcement postérieur ou cône d’ombre).
● Compressibilité.
● Structure interne (homogène, hétérogène).
● Axe du foyer par rapport à la peau.
● Mobilité.
● Architecture (ligaments de Cooper).


Conclusion
L’échographie peut être utilisée de façon sélective dans l’élaboration du diagnostic de structures mammaires palpables ● De plus, l’échographie est un complément précieux de la mammographie, aussi bien pour les lésions de nature indéterminée que pour l’étude des seins denses où l’identification des carcinomes est difficile (ACR 3 et 4).



Exposition aux rayons X
Définition
Notion de dose en mammographie :
● dose superficielle (avec rétrodiffusion) : 110 p. 100 ;
● dose d’entrée (sans rétrodiffusion) : 100 p. 100 ;
● dose glandulaire moyenne : 20 p. 100 ;
● dose au récepteur d’image : 1 p. 100.
Radioprotection et critères de qualité
● Condition requise : l’indication de la mammographie doit être posée par un médecin, sauf dans le cadre d’un dépistage organisé, où le contrôle de qualité est assuré.
● Recherche d’optimisation : la dose délivrée doit être aussi faible que possible pour l’obtention d’une qualité d’image suffisante.
● Compression du sein : au maximum dans les limites de sécurité.
● Qualité du faisceau : anode et filtres adaptés.
● Exposition correcte : contrôle par exposeur automatique.
● Combinaison correcte film-écran renforçateur.
● Qualité du traitement de film (voile, diffusé).
● Contrôle de qualité régulier (dosimétrie, tests sensitométriques).
Doses de radiation
Dose glandulaire moyenne : 2 mGy par exposition ● Réduction de 30 p. 100 en mammographie numérique ● Chez une femme de 45 ans, le risque est accru de 0,0055 p. 100 par mammographie (2 projections) ● Un carcinome mammaire supplémentaire radio-induit pour 100 000 femmes soumises à un dépistage mammographique régulier ● Le risque global passe de 10 à 10,06 p. 100 pour 20 années de dépistage tous les 2 ans, à partir de 40 ans ● Pour un carcinome induit par la mammographie de dépistage, 300 carcinomes sont découverts par ce dépistage.
Le risque de carcinome induit par l’irradiation diminue avec l’âge. Coefficient de risque :
● 10-19 ans : 2,95 p. 100 Sv –1
● 20-29 ans : 0,52 p. 100 Sv –1
● 30-39 ans : 0,43 p. 100 Sv –1
● 40-49 ans : 0,20 p. 100 Sv –1
● 50-59 ans : 0,06 p. 100 Sv –1
● 60-69 ans : 0,00 p. 100 Sv –1
Conclusion
Le bénéfice de la mammographie est immédiat, les effets secondaires éventuels ne surviennent qu’après 20-30 ans.


Mammographie : projection cranio-caudale
Définition
Axe du faisceau dans le sens cranio-caudal ● Meilleure technique pour visualiser la partie médiale du corps mammaire.
Indications
● Dépistage.
● Diagnostic.
● Surveillance.
Technique d’installation
Tube RX en position neutre ● Position de la patiente : 5 cm en avant du plateau, penchée en avant, légèrement tournée du côté médial ● Support du film au niveau du sillon inframammaire ● Positionnement du sein : avec le plat des mains déplacer le sein en avant sur le support du film ● Appliquer la compression en déplaçant les plis cutanés vers le mamelon ● Continuer la compression après contrôle ● Placer le détecteur sous la glande mammaire ● Exposition en apnée.
Critères de qualité
● Bonne visualisation du tissu glandulaire : muscle pectoral visible à la limite postéromédiale du cliché ● Mamelon projeté hors du tissu mammaire, de profil ● Visualisation du maximum de partie latérale du sein sans perte de la partie médiale.
● Inscription correcte : identité de la patiente, date et côté de l’examen.
● Exposition correcte : densité optique 0,4-2,5.
● Bonne compression.
● Pas de flou de mouvement.
● Développement correct du film.
● Pas d’artéfacts de développement ou de manipulation.
● Pas de plis cutanés. Clichés symétriques droite/gauche.
Charge radiante
La dose moyenne au parenchyme glandulaire est de l’ordre de 2 mGy par exposition ● L’augmentation de risque pour une mammographie bilatérale (deux clichés) chez une patiente de 45 ans est de 0,0055 p. 100 ● L’utilité de la mammographie est immédiate ; l’effet secondaire potentiel se manifeste après 20 à 30 ans.
Références
Roth-Ganter G. Mammographie – Handbuch für die tägliche Praxis. Stuttgart : Thieme ; 2002





Mammographie : projection médio-latérale oblique
Définition
Axe du faisceau oblique dans le sens médio-latéral ● Cliché standard en mammographie ● Visualisation maximale de la glande mammaire, y compris le prolongement axillaire ● Visualisation limitée des quadrants internes.
Indications
● Dépistage.
● Diagnostic.
● Surveillance.
Technique d’installation
Plan de projection en fonction de la morphologie de la patiente, adapté à l’obliquité du muscle pectoral (45-60°) ● Position de la patiente : d’abord de profil un peu penchée en avant, puis tournée d’environ 45° vers l’appareil ● Bras posé à angle droit sur le support du film ● Soulever et pousser le sein vers le haut et l’avant pour amener sa partie latérale sur le support du film, et placer l’angle supérieur du support du film un peu en arrière de la fosse axillaire ● Pousser le sein vers le haut et en dehors avec le plat de la main, et ouvrir le sillon inframammaire avec le pouce ● Appliquer la compression en maintenant la palette le plus près possible de la paroi thoracique ● La palette de compression doit s’appliquer à partir du milieu de la clavicule et du sternum.
Critères de qualité
● Bonne visualisation du tissu glandulaire : muscle pectoral représenté au moins jusqu’au niveau du mamelon ● Angle du muscle pectoral > 20° par rapport à la verticale du film ● Mamelon projeté hors du tissu mammaire, de profil ● Sillon inframammaire dégagé sur l’image.
● Inscription correcte : identité de la patiente, date et côté de l’examen.
● Exposition correcte : densité optique 0,4-2,5.
● Bonne compression.
● Pas de flou de mouvement.
● Développement correct du film.
● Pas d’artéfacts de développement ou de manipulation.
● Pas de plis cutanés.
● Clichés symétriques droite/gauche.
Charge radiante
La dose moyenne au parenchyme glandulaire est de l’ordre de 2 mGy par exposition ● L’augmentation de risque pour une mammographie bilatérale (deux clichés) chez une patiente de 45 ans est de 0,0055 p. 100 ● L’utilité de la mammographie est immédiate ; l’effet secondaire potentiel se manifeste après 20 à 30 ans.
Références
Roth-Ganter G. Mammographie – Handbuch für die tägliche Praxis. Stuttgart : Thieme ; 2002





Mammographie : compression focalisée
Définition
Compression localisée sur une zone d’intérêt (« spot ») en utilisant un étroit localisateur ● Dans les techniques avec surprojection de structures, telle la mammographie, une superposition d’images peut simuler des pseudo-lésions ● Une compression accrue permet un meilleur étalement du tissu glandulaire, en réduisant les surprojections de structures ● La compression focalisée peut résoudre des densités mammographiques douteuses en séparant les zones de surprojection.
Technique d’installation
Utilisation d’une palette de compression et d’un collimateur ● Mesurer la situation de la zone d’intérêt par rapport au mamelon ● Focaliser le localisateur avec le rayon principal sur la zone d’intérêt.
Indications
● Différenciation entre une anomalie vraie et la surprojection de structures mammaires normales. L’augmentation focalisée de la compression réduit l’effet de sommation.
● Visualisation plus précise d’images discutables. Le contour d’une lésion est mieux défini en réduisant les surprojections, le flou géométrique et le rayonnement diffusé.
● Étude des images visibles seulement sur une projection.
Résultats
L’image avec compression focalisée peut fournir les résultats suivants :
● L’image n’est pas mieux représentée : effet de sommation ; bénin.
● L’image est modifiée et peut être plus facilement analysée : bénin/malin.
● L’image n’est pas modifiée mais peut être mieux appréciée (moins de surprojection et de flou) : bénin/malin.
Erreur typique
Lésion non retrouvée (mauvaise position du système de compression).
Conclusion
La compression focalisée permet souvent de préciser des images de nature incertaine (masses, hyperdensités, désorganisations architecturales).
Références
Roth-Ganter G. Mammographie – Handbuch für die tägliche Praxis. Stuttgart : Thieme ; 2002


Mammographie : centrée agrandie
Définition
Agrandissement géométrique de l’image par augmentation de la distance objet-film ou objet-détecteur ● La visualisation de la zone d’intérêt est optimisée par l’agrandissement.
Technique d’installation
Installer l’appareil pour augmenter la distance objet-film ● Utiliser la palette de compression et le collimateur ● Mesurer la situation de la zone d’intérêt par rapport au mamelon ● Focaliser le localisateur avec le rayon principal sur la zone d’intérêt ● Facteur d’agrandissement : 1,8.
Indications
Caractérisation des microcalcifications par une meilleure analyse de leur :
● morphologie ;
● nombre ;
● répartition.
Meilleure analyse d’images incertaines (images denses, foyers) concernant leur :
● reproductibilité ;
● modification de forme ;
● bords et contours.
Critères de qualité
Générateur haute fréquence et potentiel constant permettant des temps d’exposition courts ● Petit foyer de 0,1 mm pour réduire le flou géométrique pour une distance objet-film augmentée ● Écrans renforçateurs rapides pour réduire le temps d’exposition ● Pas d’utilisation de grille antidiffusante pour rester dans des doses et temps d’exposition acceptables.
Conclusion
La mammographie centrée agrandie avec sa dose d’irradiation accrue peut souvent être évitée grâce à la mammographie numérique. L’utilisation de la fonction zoom sur la console permet souvent une bonne visualisation et analyse des microcalcifications.
Références
Roth-Ganter G. Mammographie – Handbuch für die tägliche Praxis. Stuttgart : Thieme ; 2002





Galactographie
Définition
Visualisation des conduits lactifères opacifiés par produit de contraste après cathétérisme sélectif d’un ou plusieurs de ces conduits ● Indication : écoulement hémorragique (test sanguin positif ou preuve cytologique) ● Histologie : papillomes (fréquents, environ 97 p. 100) ou carcinomes intracanalaires (rares, environ 3 p. 100).
Technique d’examen
Nettoyer et désinfecter le mamelon ● Provoquer la sécrétion par pression pour identifier l’orifice du conduit sécrétant (lunettes grossissantes) ● Cathétériser le conduit sécrétant avec une aiguille ou un cathéter mousse relié à la seringue avec le produit de contraste ● Injection lente de 1-5 ml de contraste hydrosoluble, en évitant les bulles d’air ● Vaporiser un pansement sur le mamelon ● Mammographie dans les deux plans avec compression modérée ● Exprimer manuellement le produit de contraste de façon prudente.
Résultats
Résultat normal : conduit lactifère à paroi régulière, avec augmentation de ramification et réduction progressive de calibre vers la base de la glande mammaire.
Résultats pathologiques : défaut de remplissage par le contraste (attention aux bulles d’air) ; interruption brusque d’un conduit dilaté rempli de contraste.
Conséquences
Lorsqu’une lésion de nature expansive est constatée dans un conduit lactifère, son exérèse chirurgicale est généralement recommandée (pyramidectomie).
Conclusion
La galactographie permet le diagnostic et la localisation de processus intracanalaires. Elle ne permet cependant pas de distinction fiable entre tumeurs bénignes et malignes.
Références
Gregl A. Atlas der Galaktographie. Stuttgart : Schattauer ; 1985


Mammographie numérique
Définition
Mammographie par rayons X utilisant un détecteur numérique pour former l’image ● On distingue deux modalités d’acquisition numérique :
● technique indirecte (« off line ») : exposition d’une plaque au phosphore photosensible par un appareil de mammographie conventionnelle ● Formation secondaire de l’image par un lecteur numérique ;
● technique directe (« on line ») : exposition primaire de détecteurs grand format ● Formation directe de l’image numérique.
Avantages
Réduction de 25-30 p. 100 de l’irradiation par rapport à la mammographie conventionnelle ● Exposition optimale constante ● Amélioration du diagnostic chez les femmes jeunes ● Amélioration du diagnostic chez les femmes aux seins denses ● Traitement d’image automatique ● Archivage numérique ● Téléradiologie.
Traitement d’image
Modification du noircissement et du contraste ● Agrandissement (zoom) ● Inversion d’image ● Mensurations ● Système d’aide au diagnostic permettant une lecture automatique par ordinateur, pouvant fonctionner comme second lecteur.
Perspectives
Systèmes de couplage combinant la mammographie numérique et l’échographie ● Tomosynthèse assistée par produit de contraste ● Technique double énergie assistée par produit de contraste.
Conclusion
La mammographie numérique plein champ est la méthode de choix pour l’examen radiologique du sein ● Les systèmes de mammographie conventionnels par film vont perdre progressivement en importance.
Références
Fischer U et al. Digital Mammography : Current State and Future Aspects. Eur Radiol 2006 ; 16 : 38-44
Pisano ED et al. Diagnostic Performance of Digital versus Film Mammography for Breast-Cancer Screening. N Engl J Med 2005 ; 353 : 1773-1783


IRM mammaire
Définition
IRM de la glande mammaire avec injection de contraste ● Sensibilité et spécificité élevées pour les carcinomes mammaires invasifs, basées sur la néoangiogenèse ● Sensibilité plus faible pour les carcinomes in situ.
Indications
● Bilan opératoire local.
● Différenciation entre cicatrice et récidive, et entre cicatrice et carcinome.
● Métastases d’origine inconnue (« CUP syndrome »).
● Situation de haut risque, BRCA.
● Bilan de prothèse.
● Cas à problème.
Technique d’examen
● Technique : champ 1-3 Tesla (habituellement 1,5) ● Antennes de surface bilatérales ● Immobilisation des seins pour réduire les artéfacts de mouvement (moyen de compression, coussin, etc.).
● Période optimale d’examen : 2 e (ou 3 e ) semaine du cycle menstruel.
● Influence hormonale : si la valeur de l’examen est insuffisante, répétition après 4-6 semaines sans traitement hormonal.
● Intervalle après une biopsie exérèse : au moins 6 mois.
● Intervalle après chirurgie conservatrice ou radiothérapie : au moins 12 mois.
● Plan des séquences : transversal, coronal, sagittal.
● Séquences en T1-EG, T2-SE, TSE ou IR.
● Résolution spatiale : inférieure ou égale à 4 mm par coupe.
● Résolution temporelle : inférieure à 2,5 min par séquence.
● Champ : 300-350 mm.
● Matrice : au moins 256 ´ 256, mieux 512 ´ 512.
● Produit de contraste paramagnétique : 0,1 mmol/kg pour la technique 2D, 0,1-0,2 mmol/kg pour la technique 3D.
● Injection du contraste dans la veine cubitale, suivie de 20 ml NaCl (2-3 ml/s).
● Mesure dynamique : une séquence avant injection ; séquences toutes les 6 min après injection.
● Documents : examen complet en T1 avant injection indispensable ; examen complet en T1 précoce après injection ; soustraction en T1 précoce complète ; séquences en T2 et analyse de courbes en fonction des résultats.
● Traitements d’images complémentaires : soustraction (obligatoirement : après injection précoce – avant injection) ● Courbes signal-temps (obligatoirement pour les foyers hypervascularisés) ● Région d’intérêt la plus large possible dans le réhaussement maximal d’une lésion ● MIP (facultatif, recommandé).
Évaluation
● Critères morphologiques.
● Critères dynamiques.
● Concepts d’évaluation multimodale.
● Tenir compte des images en T2.
● Considération synoptique : corrélation avec la mammographie et les autres modalités d’imagerie.
● Indication du siège et de la taille des processus pathologiques.
● Classification des résultats selon les critères BI-RADS.




Erreurs typiques
Mauvaise injection du produit de contraste ● Imagerie en inversion de phase ● Problème d’émetteur-récepteur ● Mauvais positionnement de la patiente (visualisation incomplète) ● Artéfacts de mouvement.
Références
Fischer U. Lehratlas der MR-Mammographie. Stuttgart : Thieme ; 2000

Ponction cytologie à l’aiguille fine
Définition
Définition : ponction-aspiration de tissu cellulaire du sein ou de la fosse axillaire, ou ponction de kystes du sein.
Matériel : système d’aspiration (manuel) ● Système Cameco ● Seringue habituellement 20 ml ● Aiguille habituellement 20-24 G.
Indication : très limitée ● Ponction de kystes (kystes douloureux, kystes de nature incertaine) ● Lésion palpable sans corrélation en imagerie ● Lymphonœuds axillaires ● Nodules cutanés (p. ex. après mastectomie).
But : décompression de kyste ● Recueil de matériel cellulaire après centrifugation du liquide kystique ● Examen cytopathologique après coloration.
Technique :
● Kyste : ponction directe guidée par ultrasons ; aspiration ; examen cytologique.
● Nodule palpé ou lymphonœud : ponction directe guidée par ultrasons ; aspiration ; direction de l’aiguille dans plusieurs orientations pour recueillir plusieurs échantillons ; relâcher l’aspiration avant le retrait de l’aiguillle ; examen cytologique des préparations séchées à l’air.
Cytologie
Classification cytologique en 5 groupes :
● C1 : insuffisant au diagnostic ;
● C2 : certainement bénin ;
● C3 : bénin avec atypies cellulaires ;
● C4 : atypies cellulaires suspectes mais sans signes évidents de malignité ;
● C5 : certainement malin.
Conclusion
L’analyse diagnostique des tumeurs intramammaires solides est effectuée non par la cytologie, mais par l’histologie après biopsie percutanée ● La ponction cytologie à l’aiguille fine n’est pas indiquée dans ces cas ● L’analyse cytologique fiable nécessite des pathologistes expérimentés.

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