LE Guide de survie du patient
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Description

Le Dr Yves Lamontagne s’est donné pour mission, en 2015, d’exposer sans filtre les divers problèmes et lacunes du système de santé. Force lui est de constater, deux ans plus tard, que son diagnostic exige des outils curatifs plus puissants. C’est donc aux patients eux-mêmes qu’il destine ce guide revu de fond en comble, une récidive orientée vers les besoins des bénéficiaires. Un traité qui vous fournira des réponses aux questions suivantes :
• Qui et où consulter?
• Comment obtenir un rendez-vous ?
• Comment vous préparer à la consultation médicale?
• Quel type de relation le médecin doit-il avoir avec vous et vous avec votre médecin?
• Comment se servir de l’Internet pour trouver la bonne information médicale?
• Que penser des médecines alternatives et des produits naturels?
• Enfin, sommes-nous trop soignés ?
Ce guide vous offrira des solutions concrètes qui vous aideront à traverser avec succès le labyrinthe du système de santé.
« Pour la première fois au Québec, une communauté s’organise pour offrir des services de santé de première ligne à travers un acte coopératif où le citoyen s’implique davantage dans la gouverne du système de santé. Pour la première fois, le citoyen, de passif qu’il était, s’est pris en main et a mis en place un excellent partenariat privé-public au moyen de la coopérative. Le succès de ce nouveau modèle s’est répandu à travers la province comme une traînée de poudre à tel point qu’il existe maintenant une cinquantaine de ces organismes, situés principalement en région et qui répondent aux besoins de la population. La coopérative héberge non seulement des médecins, mais aussi d’autres professionnels, psychologues, infirmières, dentistes, physiothérapeutes, pharmaciens, etc. qui rendent service à la fois aux sociétaires et à la population générale en offrant bien souvent des plages horaires pour les non-membres. »

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 août 2017
Nombre de lectures 16
EAN13 9782764434659
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0027€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Du même auteur
L’Enfer du système de santé : Des propositions pour en sortir , Carte blanche, 2015.
Une retraite épanouie – Trucs et conseils pour s’y préparer , Éditions Québec Amérique, 2014.
Brunch entre amis – 20 personnalités cassent des œufs pour Les Impatients , Éditions Québec Amérique, 2012.
La Cinquantaine en Provence , Éditions Québec Amérique, 2010.
Comment devenir un VIP , Éditions Québec Amérique, 2009.
Et si le système de santé vous appartenait ? , Éditions Québec Amérique, 2006.
Confidences d’un médecin , Éditions Québec Amérique, 2003.


Projet dirigé par Éric St-Pierre, adjoint à l’édition

Conception graphique : Claudia Mc Arthur
Mise en pages : Andréa Joseph [pagexpress@videotron.ca]
Révision linguistique : Isabelle Rolland et Flore Boucher
En couverture : Photomontage à partir des visuels de Photoroyalty – Freepik.com
Conversion en ePub : Marylène Plante-Germain

Québec Amérique
7240, rue Saint-Hubert
Montréal (Québec) Canada H2R 2N1
Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010

Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition.
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. L’an dernier, le Conseil a investi 157 millions de dollars pour mettre de l’art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.
Nous tenons également à remercier la SODEC pour son appui financier. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.



Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Lamontagne, Yves
Le guide de survie du patient : dans l’enfer du système de santé
ISBN 978-2-7644-3463-5 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-3464-2 (PDF)
ISBN 978-2-7644-3465-9 (ePub)
1. Services de santé – Québec (Province). 2. Services de santé – Utilisation – Québec (Province). I. Titre.
RA412.5.C32L35 2017 362.109714 C2017-941279-5

Dépôt légal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives du Canada, 2017

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés

© Éditions Québec Amérique inc., 2017.
quebec-amerique.com




Aide-toi et le ciel t’aidera


Remerciements
À Éric St-Pierre des Éditions Québec Amérique pour son excellent travail, et à François Lebel et Nicolas Sarrasin qui m’ont donné l’idée d’écrire ce livre.


Préambule
Sous certains aspects, le présent ouvrage revisite celui qui l’a précédé sous le titre L’Enfer du système de santé : Des propositions pour en sortir . Il tient toutefois compte, dans un premier temps, de l’évolution du système de santé depuis la parution de son prédécesseur ; dans un second temps, et pour la plus grande partie, ce livre touche à d’importantes questions du côté des bénéficiaires, qui étaient demeurées sans réponse jusqu’ici. Vous trouverez donc en majorité, dans les pages qui suivent, des problématiques nouvelles et des pistes de solution actualisées en fonction des développements les plus récents au sein de nos institutions collectives.


Avant-propos
Il faut bien s’y résigner : le vingt et unième siècle est là pour rester. Les communications se développent plus que jamais : babillards électroniques, télécopieurs, courriels, sites Internet, boîtes vocales, etc. Le résultat : on s’écrit beaucoup, on se laisse des messages, on se voit de moins en moins et on perd de plus en plus de vue la communication verbale et non verbale, si importante en médecine.
Grâce aux moyens électroniques, la population est de mieux en mieux renseignée et, nécessairement, elle développe des exigences de plus en plus complexes par rapport à ses services publics. L’attitude jadis paternaliste du médecin est donc bel et bien révolue. En général, les médecins doivent travailler dans un cadre plus participatif, où il faut davantage enseigner, convaincre, argumenter, négocier, etc.
J’ai encore en ma possession cette lettre qu’un patient m’a fait parvenir alors que j’étais président du Collège des médecins et dont voici quelques extraits :
Je me questionne sur l’absence de psychologie, d’humanisme et de compassion chez certains médecins.
Je reconnais que la science médicale a accompli des exploits et c’est tout à son honneur. Cependant, l’humain exige plus que des tests, des radiographies et une revue de son dossier pour qu’un professionnel se prononce sur la santé de son corps.
Quand on consulte un médecin, c’est également sa sensibilité, ses états d’âme et son angoisse par rapport à la santé, à la maladie et à la mort qui sont en question. L’approche technique déconnectée des implications humaines oublie l’essentiel qui fait toute la différence entre le courage de guérir ou l’abandon. Je suis convaincu que cette approche technique, quand elle précède l’approche humaine, fait perdre l’efficacité de guérison chez les soignés.
Notre système de santé dépend beaucoup des choix budgétaires du gouvernement et est contrôlé majoritairement par des professionnels payés à même les impôts de la population. Je souhaite que la formation des diplômés les sensibilise davantage à leur rôle social, psychologique et humain.
On perçoit clairement, entre ces lignes, l’existence de problèmes de communication entre les médecins et leurs malades.
Avec l’évolution de la technologie et de nos connaissances, la médecine est devenue une véritable science, mais on oublie de plus en plus, me semble-t-il, qu’il s’agit aussi d’un art multiple. C’est l’art, entre autres, du sens clinique, de l’empathie et du respect à l’égard du malade ; c’est aussi la capacité de prendre un instant, d’établir un contact et de se faire comprendre par lui.
Un vieux pédiatre m’a un jour confié : « On est dans le siècle des communications, on parle beaucoup à nos enfants, mais on ne les écoute pas. » Comme il avait raison ! Il en est, hélas, trop souvent ainsi dans les relations des médecins avec leurs malades.
J’espère que ce livre vous apportera un éclairage neuf sur le système de santé, sur la relation soignant-patient et qu’il vous offrira des méthodes efficaces pour traverser avec succès le labyrinthe de ce système complexe.
Yves Lamontagne, C. M., O. Q., M.D.


Introduction
Même si je suis médecin, avec l’âge, je suis moi-même devenu patient. Il y a quelques années, j’ai souffert d’une hernie discale. Je ne pouvais absolument plus marcher. J’étais convaincu que ce problème pouvait être réglé et qu’il était impossible que je demeure dans cet état le reste de ma vie. Avant de consulter un physiatre, j’ai cru bon de m’adresser à un orthopédiste très connu et compétent avec qui j’avais travaillé lors de mon internat. Pour éviter de le déranger, j’ai téléphoné à sa secrétaire et lui ai demandé s’il pouvait m’accorder un rendez-vous urgent à la clinique externe de l’hôpital où il travaillait. À la fin de la journée, je me suis donc déplacé de peine et de misère à la clinique où, comme tout le monde – pourquoi pas ? – je me suis trouvé un siège dans le corridor bondé de patients qui servait de salle d’attente. Après les heures de clinique externe, l’orthopédiste est sorti de son bureau et, avant même de me dire bonjour, m’a demandé : « As-tu donné ta carte à la secrétaire pour qu’elle t’ouvre un dossier ? »
Je l’aurais tout simplement crucifié. Comment vouliez-vous que je me rende au bureau de la secrétaire alors que j’avais eu un mal fou à atteindre la clinique externe, d’autant plus qu’aucune indication ne permettait aux patients de savoir où se trouvait le bureau des rendez-vous.
Une fois dans son bureau, que j’ai gagné sans aide – je m’enorgueillis de le dire maintenant – monsieur le professeur m’a fait un court et douloureux examen pour me confirmer qu’effectivement, j’avais une hernie discale et qu’à ce stade-ci, c’était une bonne idée de consulter un physiatre et de revenir le voir quand je ne marcherais plus du tout.
L’entrevue et l’examen ont duré tout au plus une quinzaine de minutes. Mon confrère, qui m’avait au moins reconnu, n’a pas pris le temps de s’intéresser à ma situation ni à ce que je faisais de bon, ne se concentrant que sur mon « petit » problème. En sortant de son bureau, je me suis dit : « Une chance qu’il me connaît et que je ne suis pas monsieur Tout-le-monde ! »
Dans un tel cas, quel traitement m’aurait-on réservé ? Sûrement rien de mieux. De plus, pour la première fois de ma vie, je sentais que je n’étais ni un collègue ni un patient, mais un dossier et une carte d’assurance-maladie. Je me sentais dépersonnalisé et j’avais l’impression que lorsque le médecin dicterait ses notes dans mon dossier pour recevoir sa rémunération, il se souviendrait de moi comme de LAMY -0000-0000.
Plus récemment, j’ai eu la chance d’être le premier patient à utiliser un nouvel appareil d’électrocardiographie dans un grand hôpital de Montréal. Alors que je marchais sur le tapis roulant, le cardiologue, qui n’avait même pas daigné me dire bonjour, a continué à parler avec le représentant de la compagnie. En aucun temps, pendant l’examen, ne m’a-t-il adressé la parole ni même demandé mon nom ; par contre, il débordait d’intérêt pour celui qui lui expliquait toute la sophistication de l’instrument. Quand j’en ai eu assez, j’ai moi-même décidé de mettre fin à l’examen. Sympathique comme tout, vous ne trouvez pas ?
Dans le même ordre d’idées, une amie m’a raconté avoir consulté un chirurgien pour une masse au sein. Pendant la vingtaine de minutes où elle se trouvait dans son bureau, le médecin n’a pas daigné la regarder, révisant sur son ordinateur tous les résultats des tests qu’elle avait passés. Dans les trente dernières secondes, il lui annonça qu’elle n’avait rien de grave, mais qu’elle devrait être suivie aux six mois par son gynécologue.
« Je l’aurais étranglé », a-t-elle conclu.
Selon elle, les médecins ne traitent plus les gens de façon humaine, mais plutôt comme des cobayes. Elle se demandait si, à l’avenir, les patients réussiraient même à voir leur médecin puisque des diagnostics et des traitements s’accomplissent désormais grâce à la technologie, aux vidéos et aux ordinateurs. Comme moi ou comme cette dame, plusieurs d’entre vous ont sûrement vécu des situations semblables aux mains de nos professionnels de la santé.
Que faut-il retenir de ces histoires ? Que la dépersonnalisation des malades et la déshumanisation des soins de santé s’accentuent de jour en jour. Il faut savoir que le médecin est payé à l’acte et que plus il accumule d’actes, plus il gagne d’argent ; puisque parler ne constitue pas un acte médical, il limite la discussion pour ne pas perdre de temps. On fait passer des analyses, des tests, d’autres analyses, de routine ou de contrôle, et on agit sans penser que le malade aimerait en savoir plus sur son état et, peut-être, avoir son mot à dire.
Il faut savoir que le ministère de la Santé, les centres de santé et de services sociaux des régions de même que les directeurs généraux des hôpitaux exercent étonnamment peu d’influence sur la pratique des médecins. L’autonomie importante des médecins remonte à la création de l’assurance-maladie en Saskatchewan. À l’origine, on exigeait d’eux qu’ils continuent à fonctionner comme des entrepreneurs indépendants, facturant le gouvernement pour leurs services, mais avec une responsabilité minimale pour le type, le nombre ou la qualité de leurs services. Ils n’avaient donc, au départ, aucune obligation de participer aux initiatives pour améliorer la qualité des soins qu’ils prodiguaient, même si ça commence à changer dans certaines régions. En conséquence, les médecins jouissent encore aujourd’hui d’un degré élevé d’autonomie comparativement à tous les autres travailleurs en santé.
Cela dit, si les honoraires des médecins n’avaient pas été établis par des avocats et des bureaucrates, pour qui tout doit être défini et comptabilisé, en serait-il autrement ? Si les facultés de médecine ne formaient pas des robots en négligeant les sciences humaines au profit des sciences pures, la relation médecin-patient serait-elle meilleure ? Si la technologie était moins facilement accessible, les médecins prendraient-ils plus de temps avec chacun de leurs patients ? Enfin, si le système de santé était moins rigide, moins compliqué et moins sectorisé, n’y trouverait-on pas davantage d’humanisme ?
Parce que le système de santé est complexe, parce que la bureaucratie est lourde, parce que la science évolue de plus en plus, parce que les médicaments coûtent de plus en plus cher, parce qu’il faut s’absenter du travail pour obtenir des services qui fonctionnent selon des horaires de fonctionnaires, la relation médecin-patient se détériore.
Comme patient, comment pouvez-vous vous tirer d’affaire dans un tel système où vous êtes devenu un client, un consommateur de soins et un bénéficiaire ?
Devant ces faits, je me suis donné pour mission de vous aider autant que possible grâce à ce volume. Si vous avez un problème de santé, qui et où consulter ? Comment vous préparer à la consultation médicale ? Quel type de relation le médecin doit-il privilégier avec vous ? Comment se servir d’Internet pour trouver l’information médicale la plus pertinente ? Que penser des médecines douces et des produits naturels ? Je tenterai aussi de répondre à d’autres questions pour vous offrir quelques bornes salutaires dans le dédale que représente notre système de santé.
Avant de vous offrir mes conseils et mes suggestions, il m’apparaît d’abord utile de vous informer sur les différents problèmes du système de santé qui provoquent, entres autres, la déshumanisation des soins, le difficile accès au médecin de famille et au médecin spécialiste, sans oublier la lourde bureaucratie.
Bonne lecture !




La déshumanisation des soins
Je vous invite à prendre connaissance ici de la lettre d’une patiente relatant sa propre expérience dans le système de santé :
On ne m’a informée de l’opération que la veille à 7 h 30 du soir. Il me fallait trouver rapidement un endroit où laisser mes deux enfants le temps nécessaire.
Vendredi, 7 h 30 : Je suis exacte au rendez-vous, mais j’attendrai une heure dans le hall d’entrée.
8 h 30 : Me voici rendue à la salle où l’on prépare les patients pour la salle d’opération. À première vue, l’infirmière se limite aux explications traditionnelles : « Allez dans la salle de toilettes, madame ; il faut uriner avant l’opération. Ensuite, déshabillez-vous, endossez la jaquette et couchez-vous sur ce lit. »
Puis le tour de l’infirmier : il prend le dossier sur le bureau, y jette un rapide coup d’œil, me regarde, puis le dépose vivement sur mes jambes sans rien dire et sans façon. Il me conduit jusque dans le couloir où donne la salle d’opération. Là il y a transfert de lit et d’infirmier aussi peu agréable que le précédent.
De l’autre côté de la porte se tenait environ une dizaine de personnes qui discutaient entre elles. C’est comique quand j’y repense, car je cherchais en elles un sourire ou un petit mot gentil qui aurait pu me réconforter et me rassurer, mais la seule phrase qu’une infirmière a bien voulu me consacrer, c’est : « La patiente est arrivée. »
Je suis enfin dans la salle d’opération. L’anesthésiste regarde le dossier, me regarde commentant : « C’est rare. » Mettez-vous à ma place, dans un lit dans une salle d’opération et vous faire dire cela. Je lui demande d’expliquer ce qu’il y avait de rare « que l’on fasse une épidurale pour une si courte opération. » Moi qui n’étais pas brave du tout de faire cette tentative et pas sûre du tout de lui, je l’ai donc autorisé à me faire une anesthésie générale, ce qui sembla le satisfaire tout à fait. J’ai su par la suite que, dans cet hôpital, il n’y avait qu’un anesthésiste vraiment sûr de lui pour l’épidurale.
10 h : Je me réveille ; l’infirmière m’informe que je devrai quitter la salle de réveil dans une demi-heure.
À 10 h 30, je retourne dans la salle où on m’avait préparée le matin ; l’infirmière me remet un sac en papier contenant mes vêtements et me dit qu’elle ne veut pas me presser, mais qu’il est temps que je m’habille.
En principe, j’en avais beaucoup contre la bureaucratie que le gouvernement instaure dans les hôpitaux, pensant que cela pouvait faire une différence pour les services donnés aux patients. À bien y penser, je crois que les êtres humains que j’ai côtoyés au cours de cette journée m’ont donné l’impression qu’ils doivent laisser leur côté humanitaire dans une case en changeant de vêtements.
Me croirez-vous si je vous dis que cette lettre a été publiée dans la Gazette des femmes du mois de décembre 1981 1. ? Comme quoi, plus ça change, plus c’est pareil !
Et vous la santé, ça va ? Oui ? Tant mieux et j’espère que cela continuera pour un bon bout de temps, parce que, si vous lisez seulement les journaux, vous aurez constaté que nous éprouvons encore et toujours des problèmes avec notre système de santé dans notre « plusse meilleur pays au monde. »
Vieillissement de la population, désuétude du parc technologique des hôpitaux, augmentation effrénée du coût des médicaments, réduction du nombre de lits disponibles, pénurie de professionnels, épuisement du personnel, engorgement des urgences, difficile accessibilité aux soins, présence croissante du privé, bureaucratie à outrance, etc. Il y a de quoi nous rendre tous malades ! Votre carte de la Régie de l’assurance maladie affiche un beau soleil, en haut à gauche. Laissez-moi vous dire que, pourtant, le temps est plutôt nuageux. Tous ces problèmes entraînent de l’insatisfaction chez les médecins et chez les patients, en plus d’une perte d’efficacité et d’humanisme et des dépenses inutiles.

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